Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Elevage d’une lignée de rat diabetique: le rat Goto-Kakizaki
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
5 000 rats vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir une lignée de rats rendus diabétiques et la mettre à disposition d'autres projets. Les animaux subissent une mesure de glycémie par prélèvement d'une goutte de sang à la queue, parfois un prélèvement sanguin plus important selon les projets qui les recevront. Le champ structuré sur le devenir est vide et la narration indique que femelles et mâles sont utilisés pour les accouplements et transférés vers des recherches autorisées, sans mise à mort à l'issue de ce projet. Le porteur travaille sur un "organisme entier" que les approches in vitro ne remplaceraient pas, et présente le maintien de cet élevage comme "indispensable".
Objectifs
Ce projet va permettre la mise à disposition de notre équipe de rats diabétiques nécessaires à la mise en place de différents projets. Ce modèle de diabète constitue un outil de choix pour l’étude des mécanismes impliqués dans les défauts métaboliques dans un contexte d’hyperglycémie et/ou d’inflammation chronique. Par ailleurs lee rat GK peut également être utilisé pour évaluer le potentiel thérapeutique de nouvelles molécules.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de notre équipe d'un modèle animal de diabète de type 2 présentant de grandes similitudes avec le diabète humain nécessaire aux différents projets de l'équipe et des collaborateurs portant sur l'étude de la régulation du métabolisme glucidique et son implication dans d'autres pathologies. Le maintien de cet élevage au sein de la plateforme est donc indispensable pour la pursuite des activités de recherche ménées au sein de l'équipe et dans le cadre des collaborations avec d'autres laboratoires publics et privés.
Procédures
A l’âge de 7-8 semaines, lors que leur état diabétique sera stable, une mesure de la glycémie des animaux sera réalisée en vue de leur sélection. Une goutte de sang (environ 5µl) sera prélevée à la queue après piqûre avec une aiguille 26G. Ce prélèvement ne dure que quelques secondes. Uniquement les animaux présentant les valeurs de glycémie souhaitées (150-170 mg/dl pour les femelles et 240/280 mg/dl pour les mâles) seront sélectionnés pour l'entretien de l'élevage et inclus dans des projets de recherche. Un prélèvement de sang sera réalisé uniquement si le projet de recherche auxquels les animaux seront destinés le nécessite. Ce prélèvement, qui n'est donc pas systématique sur tous les animaux de la colonie, sera réalisé au bout de la queue et le volume de sang prélevé sera d'environ 250 µl (volume négligeable par rapport au volume sanguin qui est de 17 ml pour un rat de 250 g). La durée du prélèvement à la queue est de 20-30 secondes.
Impact sur les animaux
Du fait de leur diabète, ces rats presentent une polyuro-polydipsie, caractérisée par une augmentation de la prise de boisson et de l'émission d'urine. Celle-ci est très légère chez les femelles et modérée chez les mâles. Les animaux diabétiques présentent la même durée de vie que leurs contrôles non-diabétiques et ne nécessitent d'aucun traitement pour leur survie.
Devenir
Les femelles et les mâles seront utilisés pour les accouplements futurs et mis à disposition des chercheurs dans le cadre de projets de recherche autorisés.
Remplacement
Le métabolisme glucidique dont nous cherchons à mettre en évidence la régulation nous conduit à devoir travailler sur un organisme vivant dans son intégralité. Des approches in vitro, notamment sur des lignées de cellules immortalisées, ou ex vivo, sur des îlots isolés nous permettraient uniquement de mettre en évidence des mécanismes spécifiques, mais pas d’étudier la réponse physiologique globale de l’organisme aux traitements. Ainsi pour atteindre les objectifs spécifiques de notre projet, l’utilisation d’animaux vivants est indispensable.
Réduction
Le nombre d’animaux générés est réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins des différents projets de l'équipe. . Nous connaissons bien cette lignée de rat (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes pour respecter leur comportement naturel. En raison de leur polyuro-polydipsie modérée, une litière adaptée sera utilisée dans les cages d'hébergement des mâles et renouvelée 2 fois par semaine pour éviter l'inconfort des animaux. Pour les femelles, leur polyuro-polydipsie étant très légère, une litière standard sera utilisée, sans nécessité d'effectuer un change hebdomadaire supplémentaire. Les biberons seront renouvellés 3 fois par semaine. Les rats seront surveillés quotidiennement afin de détecter des signes de souffrance portant sur l'apparence physique (manque de toilettage, poils ébouriffés, dos arrondi), le comportement (modification de la prise alimentaire, prostration) et les modifications de poids. Une perte de poids de plus de 15% entraînera la mise à mort de l'animal concerné.
Choix des espèces
Le modèle animal sur lequel nous conduisons nos recherches sur le diabète dans l'équipe est le rat. Le rat est une espèce animale pertinente dans le cas de nos projets d'étude parce que du point de vue comportement, le rat est un apprenant rapide et intelligent, et les processus physiologiques sont similaires chez le rat et chez l’Homme. De plus, le rat est suffisamment grand pour des mesures physiologiques pratiques et pour des manipulations neurochirurgicales/stéréotaxiques. Les femelles seront mises en accouplement à partir de l'âge de 8 semaines (maturité sexuelle) et jusqu'à l'age de 12 semaines. Les mâles seront utilisés à partir de l'age de 10 semaines et jusqu'à 6 mois.
AMENDEMENT : Rôle des lymphocytes T non conventionnels dans des modèles murins de diabète de type 1
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
6 194 souris vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection virale intra-péritonéale, un transfert de flore intestinale par gavage d'eau fécale et un suivi de glycémie, pour étudier le rôle de certains lymphocytes dans le diabète de type 1. Les souris devenues diabétiques développent une hyperglycémie et sont mises à mort dans les huit jours suivant sa détection, puis disséquées pour l'analyse du pancréas, du foie et de l'intestin. Le porteur affirme que le recours à la souris est "indispensable" parce que ces cellules immunitaires ne s'étudient pas in vitro.
Objectifs
Notre projet porte sur le rôle des lymphocytes T non conventionnels dans le diabète de type 1. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui se caractérise par la destruction des cellules productrices d’insuline par le système immunitaire. Les cellules immunitaires infiltrent les îlots pancréatiques en déclenchant une inflammation qui aboutit à la destruction des cellules productrices d’insuline principalement par des lymphocytes T auto-réactifs. Cependant, les mécanismes de recrutement et d’activation de ces cellules par les îlots ne sont pas encore connus. Certaines infections virales et le microbiote sont impliqués dans la destruction des cellules productrices d’insuline mais aussi dans les altérations intestinales dont souffrent les malades atteints d’un diabète de type 1. Les lymphocytes T invariants associés aux muqueuses sont fortement perturbés chez les enfants et les modèles murins à l’apparition du diabète. De manière intéressante, ces cellules répondent à la fois face au microbiote, mais également aux infections virales.
Bénéfices attendus
Ce travail nous permettra de comprendre les mécanismes d'action par lesquels les cellules MAIT participent à l'apparition du diabète de type 1 et des complications associées aux infections virales.
Procédures
L'infection virale est induite par une injection intra-peritonéale (durée 30 secondes). Les différents traitements de molécules inhibitrices sont réalisés par injection intra-peritonéale (durée 30 secondes). Le transfert de flore intestinale est réalisé par gavage d'eau fécale (durée 1 minute). Certains animaux subirons une anesthésie de 5 minutes pour permettre une injection intraveineuse pour limiter le stress. Pour le suivi de la glycémie, une goutte de sang est prélevée à l'extrémité de la queue.
Impact sur les animaux
Les souris peuvent développer une hyperglycémie, mais cette hyperglycémie reste modérée car les animaux sont suivis quotidiennement et sacrifiés dans les huit jours après la détection d'une hyperglycémie. L'infection virale peut induire un état fébril modéré et transitoire. Les injections intra-péritonéales ainsi que la mesure de la glycémie sont une nuisance pour l'animal.
Devenir
Mise à mort à la fin de la procédure pour les analyses des tissus implliqués dans le diabète (pancréas, foie, intestins) : histologie, cellules immunes présentes dans les tissus, cytokines.
Remplacement
Le recours à l'animal est indispensable car les cellules immunitaires étudiées sont localisées essentiellement dans les muqueuses et le pancréas et l'analyse de leurs interactions dans l’organisme au cours du développement de la maladie ne peut être faite in vitro. Néanmoins ce projet est associé à de multiples manipulations in vitro visant à remplacer le maximum d'expérimentation animale possible.
Réduction
Selon le principe de Réduction, le nombre d'animaux utilisés in vivo pour valider ces donnés est calculé sur la base d'un plan expérimentale stéréotypé permettant d'obtenir la puissance statistique nécéssaire à l'obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Notre stratégie vise à obtenir le maximum de résultats significatifs en utilisant des tests staistiques appropriés à chaque procédure expérimentale, de manière à utiliser le moins d’animaux possibles. De plus, en amont des procédures expérimentales, des expériences in vitro seront réalisées afin de mieux sélectionner les échantillons à tester in vivo. Chaque procédure fait l'objet d'analyses complètes qui permettent d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants et un panel large d’informations.
Raffinement
Pour chacune de ces procédures, le bien-être des animaux est surveillé par le personnel compétent ainsi que les responsables du projet. De l’enrichissement (maison et coton) est ajouté dans leurs cages de façon systématique. L’expertise des responsables de projet avec les procédures permet également de limiter le stress et l’inconfort des animaux. Pour les procédures necessitant une injection par intraveineuse, les souris subirons une anesthésie isoflurane d'une durée de 5 minutes. Toute souris diagnostiquée diabétique aura une attention plus poussée ainsi qu’un change de biberon d’eau et de litière plus fréquent. Une échelle avec les points limites adaptés est mise en place pendant les procédures expérimentales. Tout animal présentant des signes de souffrance sera pris en charge et mis à mort selon le score.
Choix des espèces
Le modèle murin du diabète de type 1 est adapté à l’étude immunitaire de cette pathologie : -Sa physiopathologie est très proche de la maladie humaine avec notamment une destruction auto-immune progressive des cellules productrices d’insuline de manière spontanée; -Ce modèle est une souris, ce qui permet d’avoir accès à de multiples modèles génétiquement modifiés pour pouvoir isoler des paramètres biologiques importants dans le développement de la pathologie ; -Le système immunitaire de la souris est très proche de l’homme, ce qui est important pour l’étude d’une pathologie auto-immune, et également facile à étudier par diverses techniques cellulaires ou biochimiques Les animaux seront utilisés à partir de 5 semaines d’âge (jeunes adultes), stade auquel on observe les premières anomalies du système immunitaire chez ce modèle de souris. AMENDEMENT : Les souris sous fond B6 permettent de déterminer les mécanismes pathologiques induits par des infections virales au delà du diabète.
Impératifs d’Élevage (génotypage et isolement) dans le cadre de projets de recherche chez le rongeur
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 2560
45 260 souris et rats vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et 500 souris réutilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ces animaux forment des lignées élevées pour fournir leurs tissus après mise à mort à des équipes de neurosciences travaillant sur Parkinson, Alzheimer ou la schizophrénie. Chaque petit subit un prélèvement de l'extrémité de la queue à 10 jours pour le génotypage, et certains mâles peuvent être isolés jusqu'à six mois pour caler les dates d'accouplement. Le porteur affirme que l'expérimentation animale est "nécessaire" en neurosciences et que ces techniques d'élevage couvrent les "besoins" des chercheurs.
Objectifs
Cette demande couvrira les lignées élevées pour l’utilisation de leurs tissus en post-mortem dans le cadre de projets en neurosciences pour réaliser des cultures, du développement de lignées cellulaires, d’organoïdes…. Les recherches associées à l’établissement utilisateur portent sur les maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson, Alzheimer, la sclérose en plaques et sur les maladies psychiatriques telles que la schizophrénie ou les troubles de l’humeur pour développer nos connaissances sur le sujet et trouver des axes thérapeutiques innovants pour améliorer la prise en charge des patients. Nous produirons des modèles pour nos équipes de recherche avec des caractéristiques génotypiques précises.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont d’apporter des modèles animaux (souris et rats) à nos équipes de recherche possédant le bon génotype et au bon stade de développement de manière, à ce que les connaissances progressent en neurosciences, et qu’in fine de nouveaux axes thérapeutiques puissent émerger, pour améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies neurodégénératives, troubles autistiques, dépressions qui sont au cœur des recherches menées dans notre établissement utilisateur.
Procédures
Il y aura la réalisation d’un prélèvement de l’extrémité terminale de la queue à l’âge de 10 jours, période où l’animal est moins sensible à la douleur et cicatrise rapidement. Cet acte n'est réalisé qu’une seule fois et dure environ 1 minute par animal. Rarement un reprélevement à l’oreille ou sanguin (1 seule fois, moins d’une minute) aura lieu sur un animal adulte si cela est jugé nécessaire après avis de la structure chargée du bien-être animal. Chez le Rat, ce prélèvement sanguin est réalisé sous anesthésie pour faciliter la manipulation de l’animal. Dans le cadre de mise en accouplement pour obtenir des souriceaux à des dates précises, certaines souris mâles pourraient être isolées de manière intermittente et pour une durée de 6 mois maximum avec une mise en accouplement au minimum une fois toutes les deux semaines.
Impact sur les animaux
Une légère et brève douleur au moment du prélèvement de l’extrémité distale de la queue pour le génotypage (ou du pavillon de l’oreille chez les souris adulte). L’identification et le prélèvement pour génotypage ont lieu au même moment. Dans les rares cas où le prélèvement sanguin sera préféré pour vérifier le génotypage, il y aura une légère douleur à la piqure, un risque d’hématome ou de saignement sur le site de prélèvement (veine sous mandibulaire (souris) ou saphène externe (Rat)). Chez le Rat, le prélèvement sanguin est réalisé sous anesthésie avec les risques inhérents à celle-ci (hypothermie, dépression cardio-respiatoire, recouvrement de la vigilance). Lors de l’isolement, les souris mâles qui sont des animaux grégaires, peuvent ressentir du stress.
Devenir
Exception faite des animaux n’ayant pas un génotype d’intérêt qui pourraient être inclus pour de la formation aux gestes techniques dans un projet autorisé dans notre animalerie, tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure : les reproducteurs sont maintenus pour un temps donné, et les animaux produits sont euthanasiés pour des raisons expérimentales pour permettre l’analyse de leurs tissus ou la culture cellulaire en utilisant les prélèvements réalisés en post-mortem. Il n’y aura pas d’utilisation continue de ces animaux en les incluant par la suite dans d’autres projets de recherche.
Remplacement
Malgré l’élaboration de projets in vitro en amont, l’utilisation d’animaux utilisés à des fins scientifique est nécessaire dans de nombreux projets de recherche en Neurosciences. De plus, les techniques d’isolement et de prélèvement sont nécessaires à la production d’animaux pour couvrir les besoins des chercheurs. L’utilisation des animaux ne peut donc pas être remplacée dans ce projet car ils sont à la base de travaux sur tissus ou la production de lignées cellulaires sur lesquels pourront être réalisés un bon nombre d’expériences.
Réduction
Le maintien de 32 lignées différentes (souris et rats confondus) sera nécessaire pour répondre à l’ensemble des projets de recherche. D’après le cumul du nombre d’animaux maximum utilisés dans tous les projets de recherche à l’année, nous estimons que nous prélèverons un maximum de 43200 souriceaux et 2560 petits rats. Les projets de recherche associés à l’élevage seront conçus de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux, en s’assurant de résultats scientifiques robustes. Etant donné la nature du projet, aucun test statistique n’a été réalisé en dehors de ceux utilisés dans les projets de recherche associés. Un maximum de 900 souris mâles pourra être isolées au cours du projet afin de définir précisément la date d’accouplement, ces animaux étant issus de notre élevage et donc inclus dans le nombre de petits générés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont agréées et les animaux reçoivent des enrichissements correspondants à leur besoin : matériel de nidification, maisonnette, bâtonnet à ronger. La quantité de ces enrichissements pourra être adaptée pour les animaux isolés. A la moindre anomalie qui est observée un suivi et des conseils sont données par la structure chargée du bien-être animal (SBEA) de manière à assurer une prise en charge rapide et optimale de l’animal. Des points limites sont définis et seront respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux notamment en ce qui concerne la durée d’isolement des mâles, le nombre de portée par femelle et le temps de reproduction des géniteurs. Les animaux isolés sont identifiés par des cartes spécifiques pour qu’ils puissent bénéficier d’une surveillance adaptée (présence de comportements anormaux, durée de l’isolement). Le prélèvement tissulaire est réalisé au même moment que l’identification pour limiter le nombre de manipulation des souriceaux. Il est réalisé dans un endroit calme par des personnes compétentes. Si un reprèlèvement est nécessaire à l’oreille ou sanguin sur un animal, il n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien être animal.
Choix des espèces
Il existe de nombreuses lignées génétiquement modifiées chez la souris pour apporter des modèles aux équipes de recherche. Nous avons également des équipes qui travaillent chez le Rat, pour des raisons génétiques et de la taille des rats qui permet d’accéder à un cerveau plus grand, à des embryons de taille supérieure et en nombre important, et de réaliser ainsi certaines expériences plus aisément. Les animaux produits seront tatoués et prélevés à l’extrémité terminale de la queue à l’âge de 10 jours (pour limiter la douleur et permettre une cicatrisation rapide) pour connaitre leur patrimoine génétique et pouvoir les reconnaitre. Exceptionnellement, Il pourra être nécessaire parfois de prélever une nouvelle fois sur les adultes mais cela sera fait à l’oreille ou par prélèvement de sang avec une demande justifiée par l’équipe et évaluée par la structure chargée du bien-être animal. Les reproducteurs sont utilisés à l’âge de 6 semaines pour les femelles et 8 semaines pour les mâles jusqu’à l’âge d’environ 8 mois pour les souris et 12 mois pour les rats. Les mâles souris susceptibles d’être isolés seront donc des adultes.
Étude du rôle de la variation comportementale, génétique et épigénétique dans l’adaptation aux environnements urbains et sauvages chez la souris domestique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
150 souris domestiques sauvages vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchées sur place. Elles sont piégées vivantes et gardées une nuit, soumises à trois tests comportementaux, la latence à quitter un tube sombre, un test de champ libre et un test de mobilité dans un sac sombre, puis marquées à l'oreille avec prélèvement d'un échantillon de peau. Le porteur indique un stress lié à la capture et à la manipulation et un risque de prédation lié aux pièges, limités par un temps court dans le piège. Le projet compare des populations urbaines, rurales et sauvages pour étudier leur adaptation à l'urbanisation.
Objectifs
Tous les êtres vivants existent dans un monde qui change. Alors que certains organismes s’adaptent facilement ou même prospèrent dans des environnements nouveaux ou difficiles, d’autres succombent même à de légers changements dans leurs conditions environnementales. Pourquoi certains animaux réussissent-ils là où d’autres ne réussissent pas ? Pour répondre à cette question, il faut comprendre les mécanismes phénotypiques, génétiques et épigénétiques qui aident une population à s’adapter à de nouveaux environnements. Ce domaine de recherche a longtemps été au cœur de l’écologie évolutive, mais il est maintenant encore plus important que jamais étant donné la menace urgente du changement climatique induit par l’homme. Les contrastes entre les populations urbaines et rurales sont un moyen puissant d’aborder la façon dont différents traits phénotypiques et (épi)génétiques influencent l’adaptation des organismes : les populations vivant en milieu urbain font face à une variété de conditions environnementales que les populations rurales ne subissent pas, ex. pollution et fragmentation de l’habitat. L’objectif de ce projet est de déterminer comment les traits comportementaux, génétiques et épigénétiques diffèrent entre les populations sauvages, rurales et urbaines de la souris domestique (Mus musculus domesticus). La souris domestique sauvage est un modèle d’étude particulièrement intéressant pour aborder ces questions: espèce commensale avec une forte capacité d’adaptation, elle est aussi un organisme très étudié sur le plan comportemental et génomique: on sait que les souris présentent une variation comportementale quantifiable répétable et héréditaire de la proactivité, et nous disposons d’une variété d’outils génomiques, y compris un génome bien annoté, chez cette espèce modèle. Nous faisons l’hypothèse que les environnements urbains induisent des réponses comportementales adaptatives, répétables et quantifiables. Deuxièmement, nous faisons l’hypothèse que les phénotypes comportementaux adaptatifs reposent à la fois sur des adaptations génétiques et épigénétiques (méthodes non décrites ici).
Bénéfices attendus
Ces travaux fourniront un aperçu des mécanismes sous-jacents à la capacité de tolérer et de s’adapter à de nouveaux environnements. Ils nous permettront de mieux comprendre les capacités d’adaptation des espèces envahissantes, mais aussi de mieux comprendre et prédire la vulnérabilité des espèces à l’extinction face aux changements environnementaux induits par l’homme. Parce que ce travail concerne la souris domestique, une espèce hautement commensale — à la fois un vecteur de maladie et un ravageur agricole — les données de ce projet pourront être utilisées pour éclairer les programmes de lutte contre les rongeurs qui ont une incidence directe sur la santé publique et l’économie. Enfin, les résultats de cette étude aideront à relever les défis en suspens dans les domaines de l’écologie comportementale et de la biologie évolutive.
Procédures
Capture-vivant (N=150). Les souris seront piégées et maintenues toute la nuit pendant la phase nocturne de pose du piège dans la nature et relâchées au lever du jour. Nous passerons jusqu'à 14 nuits consécutives sur un site de piégeage et y retournerons après un mois. Ainsi, il est possible que chaque souris subisse plusieurs piégeages. Tests comportementaux (N=150). Chaque souris sera équipée à trois tests comportementaux consécutifs : latence pour quitter un tube sombre, champ libre et test de mobilité dans un sac sombre. Marquage auriculaire et prélèvement d'échantillons auriculaires (N=150). Chaque souris recevra une étiquette auriculaire sur l'oreille droite et aura un échantillon de peau prélevé sur l'oreille gauche. Ces procédures durent moins de 2 minutes et sont réalisées avec des outils sanitaires appropriés.
Impact sur les animaux
Les pièges peuvent attirer les animaux sauvages (comme les sangliers) ou les prédateurs domestiques (comme les chiens ou les chats) et ainsi augmenter le risque de prédation. La capture et la manipulation des animaux peuvent également engendrer un stress. Toutefois notre protocole a pour objectif de réduire au maximum ces nuisances potentielles : en réduisant la durée de séjour dans le piège d’un animal, en ajoutant dans le piège du coton permettant la construction d’un nid, en manipulant l’animal le plus rapidement possible et en utilisant des objets sombres (tunnel, sac) lors du passage d’un test à un autre.
Devenir
À la fin de l’échantillonnage comportemental et tissulaire, les souris seront relâchées sur place (souris en milieu naturel).
Remplacement
Ce projet de recherche s’intéresse au comportement de la souris et à la variation génétique des animaux sauvages. Les questions précises que nous posons au sujet de l’adaptation aux environnements urbains n’ont pas d’analogie directe dans les modèles de culture cellulaire ni dans les modèles non vertébrés. De plus, il s’agit de questions empiriques auxquelles on ne peut répondre en utilisant des approches théoriques.
Réduction
Nous aimerions avoir un échantillon uniforme de souris dans nos différentes catégories environnementales. Notre but est d’étudier 10 souris adultes par site de piégeage et d’avoir 5 sites de piégeage par type d’environnement. Cette stratégie assurera une représentation égale pour chaque type d’environnement et une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Ce projet se limite à la capture, à l’observation comportementale, aux mesures morphologiques et à l’échantillonnage de tissus. Le temps passé dans les pièges sera aussi réduit que possible car les pièges seront placés juste avant le coucher du soleil et relevés au lever du soleil. Les pièges comprennent de la nourriture, un abri, et un morceau de coton, permettant une protection du froid et de la chaleur ainsi que la construction d'un nid. S’il y a beaucoup de souris à traiter en même temps, les souris resteront dans leurs pièges avec une tranche de pomme pour prévenir la faim et la déshydratation. Être dans un piège ne nuit pas aux animaux capturés lorsque le piégeage est fait de façon responsable, par exemple, si les pièges ne sont pas exposés à des températures extrêmes. Ici, nous ne prévoyons pas de piéger en hiver, et tous les pièges contiendront du coton, qui fournit une bonne isolation. Nous limiterons l’exposition des pièges aux températures trop chaudes en installant des pièges au coucher du soleil et en les vérifiant au lever du soleil. La mortalité dans les pièges devrait donc être très faible. L’observation comportementale et les mesures morphologiques ne nécessitent pas des gestes invasifs et n’induisent pas des dommages aux animaux. Les tests comportementaux ne durent pas plus de 15 minutes. L’échantillonnage des tissus se fera au moyen de poinçons auriculaires, une procédure courante qui ne nécessite pas de sédation. Au total, les souris seront manipulées et testées pendant au plus 30 minutes, ce qui minimisera le stress sur les animaux. Nos critères de mauvaise santé pour l’euthanasie seront une fourrure mate et/ou une posture voûtée.
Choix des espèces
La souris domestique (M. m. domesticus) est le seul mammifère non domestique qui a récemment été introduit dans un large éventail d’habitats (rural, urbain, feral), c’est donc une espèce de choix pour les travaux proposés. De plus, la souris domestique dispose d’une abondance inégalée d’outils génomiques disponibles, y compris des bases de données génétiques nombreuses et un génome bien annoté qui seront utiles pour nos études génétiques à partir des prélèvements réalisés ici. Enfin, des nombreuses études indiquent que les souris présentent des variations quantifiables et héréditaires dans les traits comportementaux que nous étudions ici dans le contexte particulier d’un gradient d’urbanisation. Toutes les souris utilisées dans ce projet sont des adultes car nous nous intéressons uniquement au comportement des animaux sexuellement matures. Les souris juvéniles, gravides ou allaitantes seront libérées immédiatement sur le lieu de capture.
Rôle de FGF21 hépatique dans le comportement alimentaire
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 384 d'entre elles étant ensuite replacées en élevage et les autres tuées. Elles subissent un jeûne pouvant durer 24 heures, un hébergement isolé lors des tests de comportement alimentaire et des prélèvements de sang à la queue et à la joue, pour étudier le rôle de l'hormone hépatique FGF21 dans l'appétence au sucre et à l'alcool. Le porteur indique que le jeûne peut abaisser la glycémie et la température corporelle et que l'isolement peut stresser les animaux. Il affirme que ces mécanismes, faisant intervenir plusieurs organes, ne peuvent être reproduits par des méthodes alternatives.
Objectifs
Le foie est un régulateur central du métabolisme et du dialogue avec les autres organes, notamment avec le cerveau pour assurer le contrôle de différents types de comportements alimentaires. Dans ce dialogue entre le foie et le cerveau, la protéine FGF21 (pour Fibroblast Growth Factor 21), une hormone produite de manière prédominante par le foie (hepatokine), exerce divers effets métaboliques parmi lesquels le contrôle de l’appétence pour le sucre et l’alcool. FGF21 est aussi une hormone dont l’expression est fortement induite lors du jeûne. La majorité des recherches sur cette hormone a été réalisée grâce à l’utilisation de souris déficientes pour FGF21 dans tout l’organisme et avec des souris transgéniques surexprimant FGF21. Dans ce projet, nous souhaitons approfondir les connaissances sur l’implication de FGF21 spécifiquement du foie lors du jeûne et dans le comportement alimentaire.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettront de valider notre modèle de délétion spécifiquement hépatique de FGF21. De plus, ce projet permettra de démontrer ou réfuter que FGF21 d’origine hépatique contrôle la préférence au sucre et à l’alcool. En effet, les résultats décrits jusqu’alors dans la littérature ont été obtenus à partir de souris délétées pour FGF21 dans tout l’organisme ou surexprimant FGF21 dans tout l’organisme. Ces modèles sont peu physiologiques et ne permettent pas de définir l’origine tissulaire de FGF21 dans ces effets.
Procédures
Dans la procédure 1, les animaux seront mis à jeun pendant 24h maximum. Pour la mesure de la glycémie, un prélèvement d’une seule goutte de sang (
Impact sur les animaux
Le jeûne peut induire une baisse du taux de glucose circulant et une baisse de la température corporelle. La consommation d’eau sucrée et d’alcool peut entraîner une augmentation de la glycémie. L’hébergement isolé (1 animal/cage) lors des tests de comportement alimentaire et des récoltes d’urine en cages métaboliques peut entraîner un stress de l’animal. La piqûre pour mesure la glycémie ainsi que le prélèvement de sang peuvent entraîner une douleur.
Devenir
A la fin de la procédure 1 de jeûne, les animaux seront euthanasiés. A la fin de la procédure 2, les animaux seront replacés en élevage après examination par la vétérinaire référente.
Remplacement
Ce projet nécessite l’utilisation d’animaux de laboratoire car les phénomènes biologiques étudiés (jeûne et comportement alimentaire) sont complexes et font intervenir différents tissus agissant en synergie (foie, tissus adipeux, intestin, cerveau, muscle). Il est impossible de mimer ceci par l’utilisation de méthodes alternatives. L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car il est possible d’étudier la protéine d’intérêt (FGF21) grâce à l’utilisation de souris génétiquement modifiées.
Réduction
Le nombre d’animaux pour ce projet est défini pour permettre d’une part de répondre aux questions scientifiques et d’autre part de respecter la réduction du nombre d’animaux au maximum. Ainsi, nous utiliserons le plus petit nombre d’animaux possible qui est requis pour répondre à nos questions scientifiques et conduire à des résultats statistiquement significatifs. Le nombre d’animaux a été déterminé par un calcul de puissance et est basé sur des données provenant d’expériences antérieures du laboratoire. Ce nombre d’animaux est le nombre minimum nécessaire mais suffisant afin d’obtenir des résultats exploitables.
Raffinement
Nous veillerons au bien-être des animaux tout au long des expérimentations en leur assurant les meilleures conditions d’hébergement. Tous les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (température, hygrométrie). Des enrichissements du milieu de vie (cabanes en inox et ouate de coton ou de cellulose) seront disposés dans la cage afin de pouvoir se distraire, se cacher et fabriquer des nids. Pour un meilleur raffinement et limiter le stress, les animaux seront habitués à l’expérimentateur et les gestes techniques seront réalisés par une personne formée et expérimentée. Nous surveillerons également attentivement l’apparence physique externe, le poids et le comportement des animaux, et nous mesurerons leur consommation alimentaire et hydrique afin de vérifier la bonne tolérance des différentes expérimentations. Des points limites gradés seront mis en place pour l’évaluation de ces différents paramètres (indice 0 = normal ou léger, indice 3 = changements importants par rapport à la normale). Si un animal présente un signe quelconque de souffrance (inactivité, somnolence, respiration lente, déshydratation) avec un score de 3 après évaluation de ces paramètres, le critère d’arrêt sera atteint. L’animal sera aussitôt retiré de l’étude et replacé dans des conditions d’hébergement standard (hébergement collectif, régime standard et aucune procédure réalisée).
Choix des espèces
L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car elle permet d’étudier le rôle de protéines spécifiques en utilisant des souris transgéniques. Ces modèles existent uniquement chez la souris. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7 semaines d’âge minimum) car le développement des organes métaboliques est terminé et nous nous intéressons au métabolisme chez l’individu adulte.
Caractérisation chez la souris de vecteurs synthétiques pour le transfert d’acides nucléiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1572 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections intramusculaires répétées de vecteurs synthétiques et des prélèvements de sang hebdomadaires, avant euthanasie et autopsie pour doser les vecteurs et évaluer leur toxicité. Le projet vise à mettre au point des vecteurs transportant des fragments d'anticorps, notamment pour la reproduction et une alternative à la contraception hormonale. Le porteur affirme que le passage chez l'animal reste "indispensable" car aucune méthode in vitro ne reproduit l'organisme entier.
Objectifs
Le traitement des troubles de la reproduction ainsi que le développement d’alternatives à la contraception hormonale pourraient potentiellement voir le jour sur la base de la modulation réalisée par des petits fragments d’anticorps communément appelés nanobodies, qui grâce à leur taille inférieure aux anticorps classiques peuvent pénétrer plus facilement au sein des tissus ciblés. Afin de permettre leur délivrance, nous souhaitons évaluer l’utilisation de vecteurs synthétiques facilitant l’adressage des « gènes » codant pour ces nanobodies et induisant leur production par le tissu ciblé. Dans ce contexte, nous cherchons à améliorer le ciblage de la thérapie à l’aide de vecteurs synthétiques. En effet, les acides nucléiques ne traversant pas spontanément les membranes biologiques, l’objectif de notre projet est d’inventer et d’optimiser de nouvelles classes de vecteurs synthétiques pour faciliter l’entrée des gènes dans les cellules. C’est pourquoi, nous voulons injecter nos vecteurs synthétiques chez la souris adulte pour observer la réponse globale de l’animal. L’analyse des résultats, des différents prélèvements des sites d’injections, du sang, ou de différents d’organes permettra d’ajuster la composition des vecteurs que nous développons et de trouver le meilleur vecteur pour les thérapies futures. Le projet proposé ici a pour objet (1) de déterminer les meilleures voies d’administration de ces fragments d’anticorps, d’étudier leur comportement in vivo, (2) d’optimiser leur séquences et formulation pour leur utilisation in vivo ; et (3) de confirmer leurs effets fonctionnels sur la reproduction.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet se mesurent sur plusieurs niveaux : - Court terme : chaque protocole inclus dans ce projet, permettra à son échelle d’informer sur la potentielle toxicité des composés étudiés. De plus, l’efficacité des vecteurs synthétiques administrés dans différents organes sera caractérisée. - Long terme : ce projet permettra d’obtenir des informations sur l’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques de reproduction chez les animaux après application du composé. De plus, ce projet doit permettre d’établir des plans de prévention et de traitement des troubles de la reproduction ainsi que le développement d’alternatives à la contraception hormonale, chez l'homme et/ou les animaux.
Procédures
Selon la procédure, les animaux subiront soit : - Procédure 1 : Des injections intramusculaires des vecteurs sous anesthésie et après analgésie de l'animal. La procédure durera moins de 5 min et sera répétée 7 fois. Des prélèvements de sang seront également effectués en submandibulaire sur animal vigile pour alléger au maximum la sévérité des actes effectués. Des prélèvements sanguins sont prévus 1x/semaine sur animal vigile pendant toute la durée de l’étude. Chaque prélèvement durera moins de 5 min. - Procédure 2 : Des injections intramusculaires (dans les deux muscles tibiaux) des vecteurs sous anesthésie et après analgésie de l'animal. La procédure durera moins de 5 min sera répétée 1 fois. Des prélèvements de sang seront également effectués en submandibulaire sur animal vigile pour alléger au maximum la sévérité des actes effectués. Cinq prélèvements sanguins sont prévus sur animal vigile sur toute la durée de l’étude. Chaque prélèvement durera moins de 5 min.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables susceptibles d’être observés ont été anticipés avant la mise en œuvre du projet. Les vecteurs synthétiques testés possèdent des caractéristiques très précises et un degré de pureté élevé. Des études préliminaires de toxicologie et de biodistribution réglementaires ont déjà démontré la parfaite innocuité et absence de mortalité de ces nouvelles classes de vecteurs synthétiques pour le transport intracellulaire de gènes thérapeutiques. Plus précisément, nous surveillerons quotidiennement l’apparition d’effets délétères qui pourraient survenir, comme un comportement anormal de l’animal, une perte de poids, un gonflement ou une formation de nodules au site d’injection… Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Traumatisme et inflammation transitoire au niveau du site d’injection (intra-musculaire) du vecteur. - Traumatisme et douleur transitoire au niveau du site de prélèvement de sang.
Devenir
A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront humainement euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour doser le vecteur et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les vecteurs, évaluer leur efficacité, et / ou réaliser des analyses histologiques.
Remplacement
De manière systématique, les vecteurs que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des vecteurs testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet donc actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, les vecteurs utilisés dans notre étude sont de nature polymérique et ne sont pas capables de délivrer des « gènes thérapeutiques » dans des cellules en culture. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet. C’est d’ailleurs par cette approche que cette nouvelle classe de vecteur a été récemment validée et est actuellement en phase de développement clinique chez l’Homme.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Un premier tri in vitro a été réalisé afin de ne sélectionner que les vecteurs ayant démontré la meilleure efficacité de transfection. Etant donné la variabilité probable des réponses aux principes actifs, 10 animaux par groupe au maximum ont été prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique (calcul de puissance), sur nos données historiques et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. Cet effectif sera revu à la baisse après analyse des résultats des études préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons un analgésique local lors des prélèvements sanguins, et des traitements antalgiques sont prévus en cas d’apparition de signes cliniques. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine. Les observations permettront d'effectuer une estimation de la douleur générée et, le cas échéant, de mettre en place des moyens adaptés pour la soulager de façon appropriée, efficacement et sans interférence avec le protocole (grâce à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées à ce projet). Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de sang).
Choix des espèces
Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et dépendra de l'indication thérapeutique dans laquelle les différents vecteurs seront utilisés.
Identification de nouveaux acteurs de l’identité de cellules souches germinales testiculaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
2480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie pour génotypage, certaines étant des donneuses tuées en période néonatale pour prélever des spermatogonies, d'autres recevant une transplantation de ces cellules par chirurgie du testicule. Le porteur indique une douleur liée à la chirurgie de transplantation via le rete testis et des points limites déclenchant l'euthanasie. Il affirme qu'aucune approche alternative ne permet d'étudier le maintien de la spermatogenèse sur plusieurs mois.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'identifier de nouveaux gènes impliqués dans le contrôle de l'homéostasie des cellules souches germinales, à l'origine de la spermatogenèse à partir de la puberté et pendant toute la vie de l'individu. Cela devrait permettre d'identifier des gènes impliqués dans les infertilités masculines d'origine encore non identifiée; et de proposer de nouveaux marqueurs de diagnostic voire de nouvelles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Dans 30% des cas les infertilités masculines restent de cause inconnue. L'analyse du rôle de différents gènes grâce à la transplantation de cellules souches pour l'étude de leur capacité à recoloniser les tubes séminifières ainsi que pour l'étude de leur capacité à donner sur le long terme de nouvelles vagues de spermatogenèse devrait nous permettre d'identifier de nouvelles causes des infertilités masculines et ainsi de proposer de nouvelle pistes de diagnostiques voire thérapeutiques.
Procédures
Tous les animaux subiront une biopsie pour le génotypage (procédure 1). Des animaux serviront de donneurs de spermatogonies souches suite à leur mise à mort en période néonatale. D'autres animaux seront utilisés pour la réalisation des transplantations de spermatogonies souches et l'analyse de leur capacite de recolonisation testiculaire.
Impact sur les animaux
Les nuisances que vont subir les animaux sont les douleurs et contraintes associées à la chirurgie pour la transplantation des spermatogonies via le rete testis. Il est à noter que ce modèle, selon la littérature, ne devrait pas engendrer de phénotypes dommageables systémiques conduisant à une atteinte majeure de la santé de l'individu.
Devenir
Suite à la procédure de génotypage, certains animaux seront utilisés pour le maintien des colonies. Les animaux de génotype sans intérêt pour le projet seront mis à mort. D'autres animaux serviront de donneurs de spermatogonies souches suite à leur mise à mort. Enfin d'autres animaux receveurs seront utilisés pour la réalisation des transplantations. Ces animaux transplantés seront mis à mort à la fin de l'expérimentation pour la récupération de tissus pour l'analyse phénotypique de recolonisation des tubes séminifères et restauration de la spermatogenèse à partir des spermatogonies transplantées.
Remplacement
Le remplacement par des approches alternatives n'est pas possible car aucune approche ne permettrait d'analyser les mécanismes des interactions cellulaires intra et inter-organes pouvant contrôler le développement et le maintien de la spermatogenèse sur le long terme (plusieurs semaines/mois).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Nous utiliserons 20 animaux par type de spermatogonies réimplantées afin d’obtenir des résultats statistiquement valides pour les différences entre les différents groupes.
Raffinement
Le raffinement reposera sur la surveillance quotidienne des animaux effectuée par du personnel qualifié (expérimentateurs et personnel animalier). De plus, les animaux seront maintenus en groupes sociaux (5 au maximum) dans des cages de tailles conformes à la législation en fonction du nombre et du poids des souris, avec un enrichissement (tunnel en carton et maisons à souris) des cages. Des mesures spécifiques seront mises en place pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être animal dans les procédures expérimentales. Un traitement préventif analgésique sous-cutané sera réalisé au moment de la chirurgie. Il y aura une surveillance accrue, soins post-opératoires, mesures de gestion de la douleur. Un suivi post opératoire individuel des animaux inclus dans la procédure chirurgicale sera matérialisé par le renseignement d’une fiche de suivi. Il n’est pas attendu d’effets dommageables durables. Des effets dommageables à court terme et/ou accidentels peuvent résulter de la laparotomie abdominale. Les contrôles prévus prendront place pendant l’intervention chirurgicale, au réveil de l’animal le même jour, le lendemain de l’intervention et le jour suivant. Des points limites gradés précis et adaptés ont été défini pouvant conduire à l'arrêt de l'expérimentation. Ainsi, des difficultés opératoires (hémorragies, temps d’intervention trop long) ou post-opératoires majeures (réveil retardé, saignements, suintements ou ouverture de la plaie, altérations de l’état général : posture de l’animal, mobilité spontanée, entretien du pelage) conduiront systématiquement à l’euthanasie de l’animal concerné.
Choix des espèces
Notre étude reposera sur la technique de transplantation de cellules germinales souches. Nous utiliserons des lignées de souris transgéniques avec des gènes traceurs afin de suivre les cellules germinales transplantées. En parallèle, nous utiliserons une lignée bien définie permettant d'obtenir des souris stériles receveuses pour le transfert de cellules germinales souches. Les femelles et les mâles héterozygotes de la lignée receveuse seront utilisées pour l'entretien de la colonie et sacrifiées à 4 mois; Les femelles qui ne seront pas utilisées ou de génotype sans intérêt pour le projet seront sacrifiées après génotypages soit à 30 jours postnatal. Les mâles receveurs seront utilisés pour la transplantation des cellules germinales souches à 1 mois. Pour les mâles du génotype d'intérêt, pour analyser les capacités de régénération de la spermatogenèse, les souris transplantées seront mis à mort après 1 semaine, 2 semaines, 4 semaines, 8 semaines, 3 mois ou 6 mois. Les souris mâles "traceurs" seront mis à mort à 6 jours après la naissance pour la récupération des spermatogonies souches par tri cellulaire.
Etude sur modèle murin du rôle des cosmétiques capillaires contenant du glycolate ou du glyoxylate dans l’apparition de la néphropathie oxalique
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système urogénital
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une crème lissante capillaire contenant du glycolate est appliquée sur leur pelage pendant 24 heures, avec port d'une collerette et gavage, pour vérifier si ces cosmétiques provoquent une insuffisance rénale par précipitation de cristaux. Le porteur indique un risque d'insuffisance rénale sévère, objet même de l'étude, avant mise à mort pour analyse des tissus. Il affirme que l'usage d'un "organisme vivant dans son ensemble" est "indispensable" pour tester l'effet cutané sur les reins.
Objectifs
L'insuffisance rénale aigue est une situation grave dans laquelle la fonction rénale est altérée et met en jeu le pronostic vital des patients. De nombreuses causes peuvent être retrouvées, parmi lesquelles des maladies rénales causées par la précipitation de cristaux: les néphropathies cristallines. Parmi ces maladies, les néphropathies dites oxaliques sont des maladies sévères avec un pronostic de récupération très sombre. Ces maladies ont comme déterminant commun la précipitation intra-rénale de cristaux d'oxalate de calcium. Elles peuvent être dûes à des maladies génétiques monogéniques (hyperoxalurie primaire) ou encore à des intoxications par de l'éthylène glycol. Très récemment, une équipe israélienne a rapporté la survenue de néphropathie oxalique chez des jeunes femmes dont le seul déterminant commun était l'application de crème lissante sur les cheveux à répétition. Hors, ces préparations contiennent de fortes doses de glycolate, le précurseur naturel de l'oxalate (le glycolate est transformé dans le foie en oxalate et libéré sous cette forme). Toutefois, les auteurs de cette étude n'ont pas pu apporter de preuve expérimentale de la toxicité de ce cosmétique, qui reste utilisé par de nombreuses personnes. Cete série de patiente concernait 26 patientes jeunes atteintes d'insuffisance rénale sévère, dont peu ont récupéré une fonction rénale normale. Récemment un cas similaire a été observé en France, la crême lissante utilisée a pu être récupérée. L'objectif de ce travail est de déterminer si les crèmes lissantes contenant du glycolate (notamment celle utilisée par la patiente française) sont effectivement responsables de la survenue de néphropathie oxalique dans un modèle murin. Si cela devait se confirmer, une alerte de pharmacovigilance sera lancée et le retrait d'un certain nombre de ces produits sera probablement envisagé.
Bénéfices attendus
Démonstration expérimentale du lien direct entre l'application de crème lissante capillaire et la survenue d'une insuffisance rénale aigue cristalline permettant de documenter le risque associé à cette pratique. Si cela devait se confirmer, une alerte de pharmacovigilance sera lancée et le retrait d'un certain nombre de ces produits sera probablement envisagé.
Procédures
La procédure consistera simplement à appliquer des crèmes lissantes le plus rapidement possible sur l'animal afin de ne pas induire de stress (2 minutes maximum). La souris sera exposée 24h à ce produit. Le prélèvement de "spots urinaires" le soir de l'application de la crème, et le lendemain de l'application de la crème (J1) Le spot urinaire: Il s'agit d'une miction spontanée de la souris. Un léger massage abdominal est appliqué pour favoriser la miction cette sera de courte durée 30 secondes environ . le gavage à l'aide d'une sonde appropriée pour souris ce geste sera court d'environ 30 secondes . La méthode d'euthanasie réglementaire sera éffectuée à la suite du prélèvement sanguin toujours sous anesthésie .
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet les animaux seront exposés à différentes crèmes qui seront appliquées sur le pelage sur animal vigile .Afin d'éviter toute digestion par léchage les animaux seront isolés durant une courte durée et disposent d'une collerette qui pourrait être source d'un stress de courte durée 30 minutes .Certains animaux receverons également un traitement par gavage impliquant une contention et l'introduction d'une sonde gastrique qui peut être source de stress et d'une sensation désagréable pour l' animal mais de courte durée (30 secondes ).Enfin il y a un risque de survenue d'une insuffisance rénale sévère consécutive à l'exposition aux crèmes ceci fait l'objet de cette étude .
Devenir
Euthanasie à la fin de la procédure pour procéder à l'analyse histologique et moléculaire des différents tissus.Tous les animaux de la procédure .
Remplacement
L'utilisation d'un organisme vivant dans son ensemble est ici indispensable, car il faut déposer le toxique supposé sur la peau pour tester son effet sur les reins .Ceci ne peut etre réalisé que sur des modèles animaux en l'état actuel des choses. Les modèles murins sont particulièrement appropriés pour le développement de modèles de néphropathie oxalique. Cette étude ne peut pas être réalisée sur des cellules ou des organoïdes.
Réduction
Des lots d'animaux suffisamment grands sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences de la toxicité entre les groupes d'animaux. Les tests statistiques adéquats seront ensuite utilisés pour comparer les 6 groupes entre eux.Au total pour ce projet 120 souris.
Raffinement
Le bien être animal est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose ,des dômes seront ajouté dans les cages afin que les animaux puissent se cacher et grignoter celui-ci pour confectionner un nid. Les animaux seront hébergés en portoir ventilés avec une acclimatation de 8 jours avant la procédure. Le personnel est formé spécifiquement dans le domaine avec une surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter tout signe de douleur.l'exposition aux disfférentes crèmes sont de courte durée l'anesthésie et l'analgésie seront pratiquées pour le prélèvement sanguin terminal ,les points limites seront respectés pendant la durée du protocole .
Choix des espèces
L'utilisation d'un organisme vivant dans son ensemble est ici indispensable, car il faut déposer le toxique supposé sur la peau pour tester son effet sur les reins. Ceci ne peut être réalisé que sur des modèles animaux en l'état actuel des choses. La souris est un modèle de petite taille ,d'hébergement et pour lequel nous disposons de toutes les techniques d'analyses des résultas. Les souris seront utilisées à l'âge de 8 à 9 seamines correspondant au moment le plus propice à la précipitation de cristaux dans l'arbre urinaire.
Evaluation du rôle des intégrines β1 et β3 plaquettaires dans les saignements inflammatoires (EU 1/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent selon les groupes une inflammation cutanée, pulmonaire ou cérébrale, ce dernier modèle incluant une chirurgie du cou pour provoquer un AVC, avec prélèvements de sang, injections et pose de cathéter à la queue. Le porteur indique une détresse respiratoire possible et des difficultés motrices et alimentaires liées à l'AVC, les animaux étant mis à mort sous anesthésie pour quantifier les saignements. Il affirme que le rôle des intégrines plaquettaires ne peut être étudié sans le métabolisme entier de la souris.
Objectifs
L’arrêt des saignements implique notamment les plaquettes sanguines, qui, suite à une lésion du vaisseau, adhèrent, s’activent et agrègent pour former le clou plaquettaire qui limite le saignement. Il a été mis en évidence que les plaquettes jouent un rôle particulièrement important également dans l’arrêt des saignements en conditions inflammatoires. En effet, l’inflammation induit un recrutement des neutrophiles qui traversent la paroi vasculaire entrainant la formation de brèches vasculaires. Les plaquettes jouent alors leur rôle et colmatent les brèches. Cependant, les mécanismes impliquant les plaquettes dans ce processus restent encore peu compris à ce jour. Ce projet vise donc à évaluer l’importance d’une famille de récepteurs présents à la surface des plaquettes, les intégrines β1 et β3, dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure compréhension des mécanismes impliquant les plaquettes dans l’arrêt des saignements inflammatoires, ce qui à terme pourrait conduire à une meilleure prise en charge des patients.
Procédures
Pour l’inflammation cutanée, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à des injections intradermiques et rétro-orbitales et à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h). Pour l’inflammation pulmonaire, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h) et à une inoculation intranasale. Pour l’inflammation cérébrale, les animaux anesthésiés sont soumis à des prélèvements de sang à la queue, à des injections rétro-orbitales, à la pose de cathéter au niveau de la queue permettant une perfusion continue d’un traitement (maximum 1h), à une chirurgie au niveau du cou qui permettra d’induire un AVC (maximum 30min) et à une imagerie IRM (maximum 1h).
Impact sur les animaux
Un effet indésirable attendu est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire, un saignement au niveau du point de prélèvement ou d’injection. De plus, une inflammation locale sera observée. Dans le modèle pulmonaire, on pourra observer une surcharge de liquide dans les poumons conduisant à une détresse respiratoire légère à modérée. Pour le modèle d’AVC, on s’attend à des douleurs suite à la chirurgie, à des difficultés motrices et pour s’alimenter dues aux manifestations de l’AVC.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, les animaux encore anesthésiés sont mis à mort afin de prélever et quantifier les saignements dans les tissus.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’importance d’une famille de récepteurs présents à la surface des plaquettes, les intégrines β1 et β3, dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire. Ce processus fait intervenir de multiples types cellulaires (plaquettes, leucocytes, cellules endothéliales), il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal par d’autres méthodes du fait de la nécessité du métabolisme de la souris pour évaluer le processus complet.
Réduction
Le projet se fera par étapes. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé à 10 souris/groupe pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le critère recherché est la comparaison de moyennes des résultats obtenus pour chaque groupe d’animaux.
Raffinement
Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 2 jours avant l’expérimentation. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une anesthésie et analgésie de l’animal avant et pendant la durée des procédures • Par utilisation de gel ophtalmique pour protéger les yeux de l’animal sous anesthésie • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant les procédures. • Par l’application d’une goutte de tétracaïne sur l’œil après les injections retro-orbitale pour réduire la douleur au réveil. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.
Choix des espèces
Ce travail s’appuie sur des travaux effectués sur la souris démontrant le rôle primordial des plaquettes dans l’arrêt des saignements en condition inflammatoire. Afin de pouvoir comparer nos résultats avec ceux publiés, il est nécessaire de réaliser ce modèle dans la même espèce animale. Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement.
Mise en place d’un nouveau traitement dans le gliome pédiatrique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont greffées dans le tronc cérébral sous anesthésie, puis un traitement anticancéreux est injecté par voie intrapéritonéale ou intracrânienne, avant prélèvement des tumeurs. Le projet compare deux voies d'administration d'une combinaison de médicaments contre le gliome du tronc cérébral, un cancer pédiatrique incurable. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit la complexité de la tumeur in vivo.
Objectifs
Ces travaux de recherche vise à étudier le gliome du tronc cérébral (DIPG), un cancer pédiatrique toujours incurable. Aucun des traitements actuels ne prolonge la vie des enfants atteint de DIPG. Dans ce contexte, il est nécessaire de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques mais aussi d’optimiser celles développées récemment afin que le traitement soit le plus efficace possible. Ici, le projet vise à comparer deux voies d’administration afin de déterminer si la voie d’administration intracrânienne de notre thérapie est la plus adaptée pour un usage chez les patients. La combinaison de drogues utilisée sera celle validée il y a deux ans dans ce même modèle murin. Elle sera injectée soit par voie intrapéritonéale, soit par voie intracrânienne. Des analyses moléculaires et histologiques seront réalisées sur les tumeurs après prélèvement afin d’apprécier l’action de chacune des drogues et de chaque voie d’injection sur les cellules cancéreuses et l’expression de leurs gènes dans un contexte in vivo.
Bénéfices attendus
Démontrer que la combinaison bloque la formation de la tumeur chez la souris qu’elle soit injectée par voie intrapéritonéale ou par voie intracrânienne. Ces données serviront de base à l’élaboration de stratégie thérapeutique chez les enfants atteints d’un gliome pédiatrique. Elles permettront aussi d’envisager l’utilisation de ce modèle pour tester de nouvelles combinaisons de drogue par voie intracrânienne, si cette dernière donne satisfaction.
Procédures
Injection sous anesthésie de cellules dans le tronc cérébral (une fois, 5 minutes ). Suivi du poids et du développement tumoral sous anesthésie (3 fois par semaine pendant 3 semaines, 20 minutes). Injection intrapéritonéale ou intracrânienne sous anesthésie d’une solution chimique (2 fois par semaine pendant 3 semaines, 5 minutes ).
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales utilisées dans ce projet sont de classe modérée avec la greffe de cellules tumorales dans le tronc cérébral et la formation de tumeur dans le cerveau. Dans certains groupes de souris, des agents anticancéreux seront administrés aux animaux par voie intrapéritonéal et intracrânienne afin d’évaluer la sensibilité des cellules tumorales à la combinaison et selon le mode d’administration. La plupart des manipulations sur les animaux seront réalisés sous anesthésie générale. Les nuisances sont la manipulation des cages et des souris, l’injection de cellules et de solutions chimiques avec une aiguille, un stress lors de manipulations répétées, une légère douleur au point de piqure. Cependant, comme les souris sont manipulées sous anesthésie, une large partie de ces nuisances ont un effet limité sur les animaux.
Devenir
Les 90 souris de ce projet seront euthanasiées afin de procéder au prélèvement des tumeurs et leur analyse pas des approches cellulaires, moléculaires et histologiques.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytique et moléculaire de notre objet d'étude. II est impossible d'obtenir les informations fournies dans cette étude sans l'utilisation de cette souche de souris. Les conclusions recherchées ne peuvent être obtenues par des modèles alternatifs d'étude en boite de culture, qui ne reconstituent pas de manière optimale la complexité, l’interactivité et la diversité des compartiments stromaux et tumoraux en action in vivo chez la souris.
Réduction
En termes de test statistique et d’après la littérature scientifique, le nombre d’animaux nécessaire par lot pour détecter 50 pourcent de différence inter-lots avec 50 pourcent d’écart type intra-lots est de 15.
Raffinement
Concernant l’objectif de réduction de la souffrance, la douleur et l’angoisse infligées aux animaux. Les souris seront hébergées en animalerie, suivies quotidiennement pour détecter d’éventuels signes cliniques par du personnel qualifié. Ces animaux sont hébergés en cages à raison de 5 souris par cage. Les conditions d’hébergements sont adaptées à la forte immunodépression de ces animaux : cages, nourritures et litières sont stérilisées. De plus, chaque cage reçoit un enrichissement du milieu en l’occurrence des nids de Woodwoll. En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie, l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie. Si pour une raison quelconque, un animal est considéré comme en souffrance, il sera euthanasié sans attendre.
Choix des espèces
1. La souche de souris choisie est largement utilisée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié du fait de sa forte immunodépression. 2. L’expérience d’utilisation des chercheurs demandeurs. Pour le modèle intracrânien de gliome, l’injection de cellules dans les souris sera réalisée au deuxième jour après la naissance. À cet âge, une injection intracérébrale est faisable sans procédures chirurgicales, ce qui réduit considérablement la souffrance animale. Il est aussi important que le cerveau soit à un stade de développement précoce pour être proche du microenvironnement présent chez les enfants atteints de gliomes du tronc cérébral.
Pré-conditionnement des cellules stromales mésenchymateuses ex vivo avec alpha-tocophérol : accélération de la régénération osseuse ?
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
133 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 28 mis à mort sans réveil comme donneurs de cellules et 105 opérés du crâne sous anesthésie en souffrance modérée. Un défaut osseux est créé chirurgicalement dans la calotte crânienne puis comblé par un biomatériau, les rats étant hébergés deux à huit semaines avant mise à mort pour analyser la régénération osseuse. Le porteur décrit une douleur post-opératoire prise en charge par analgésie et des points limites déclenchant l'euthanasie. Il affirme que ces études de reconstruction osseuse "ne peuvent être menées que sur des animaux".
Objectifs
L’objectif de cette étude est de tester l’hypothèse selon laquelle le traitement, pré-implantation, de cellules souches autologues avec une molécule nommée l’alpha-tocophérol (AT) peut améliorer leur participation au phénomène de réparation osseuse. Cette hypothèse est établie sur la base des résultats montrant que l’AT favorise la formation de cellules productrices de tissu osseux à partir de cellules souches mésenchymateuses. Ces effets sont obtenus sans effet toxique de l’AT.
Bénéfices attendus
Les précédentes expériences effectuées in vitro suggèrent que les CStroM traitées avec l’AT pourraient avoir une meilleure capacité de régénération osseuse se traduisant par une résolution des défauts plus rapide et de meilleure qualité. Dans ce cas, nous allons tester, sur un modèle animal, la preuve de principe d’une procédure thérapeutique (accélération de la régénération osseuse) innovante. La mise au point d’un essai préclinique sur grand animal est la perspective directe de ces expériences, utilisant les réactifs et consommables de grade clinique, compatibles avec une procédure ex vivo de médicament de thérapie innovante (MTI). Dans la même perspective, nous préparerons ces cellules pour le développement d’un MTI et d’un essai clinique de grade 1/2 en médecine humaine. De même, ces résultats peuvent orienter la recherche sur l’effet de l’AT ex vivo sur les cellules souches isolées à partir d’autres tissus, ce qui pourrait, à son tour, ouvrir des perspectives vers le développement d’autres MTI.
Procédures
Les animaux (rats) prévus pour ce projet seront soumis à une seule procédure chirurgicale (procédure 1, durée environ 30 minutes, 105 rats), à l'exception des rats donneurs de cellules qui seront euthanasiés pour obtenir des cellules souches mésenchymateuses (28 rats).
Impact sur les animaux
Durant ce projet, uniquement une douleur post chirurgie est attendue pour les animaux. Comme indiqué dans la suite du formulaire, l’estimation de la souffrance sera réalisée dans les 5 premiers jours par l’expérimentateur et/ou par le personnel de l’animalerie. Cette estimation sera ensuite réalisée quotidiennement par le personnel de l’animalerie. Les animaux seront surveillés concernant leurs activités et leurs comportements [voir annexe 2 et 3]. Les critères utilisés seront ceux de Lloyd.
Devenir
Les animaux (105 rats) ayant subi l'unique procédure 1 seront hébergés entre 2 et 8 semaines puis sacrifiés pour prélever les implants et réaliser les différentes analyses ayant pour but de quantifier la régénération osseuse induites par les matériaux implantés.
Remplacement
Le processus de développement et de validation des biomatériaux utilisés pour la reconstruction osseuse nécessite des études précliniques qui ne peuvent être menées que sur des animaux et, dans le cas de ce projet, sur des rongeurs. Les études faisabilité, de fonctionnalité et de régénération osseuse chez l’animal sont indispensables pour le développement des biomatériaux. Ces tests menés chez le rongeur sont une étape nécessaire pour permetre la suite de notre projet dirigé vers la clinique. Le principe général est de créer chirurgicalement un défaut osseux dans la calvaria puis de mettre en place un biomatériau de comblement permettant de stimuler la reconstruction osseuse. Les procédures d’évaluation comprennent un suivi clinique (inflammation, douleur), ainsi qu’un suivi histologique et radiologique par microscanner, après euthanasie des animaux.
Réduction
Afin d'utiliser le moins d'animaux possibles mais également afin d’avoir un nombre suffisant d’échantillons à la fin de l’étude, tout en prenant en compte le risque de perte d’animaux, une approche statistique nous a permis d'établir que notre projet comprendra des groupes de 5 rats pour l'expérience préliminaire puis de 8 rats pour chaque condition dans les expériences suivantes. Pour l’analyse statistique, nous comparerons les résultats obtenus avec les différents échantillons.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et dans des cages avec de l'enrichissement adapté afin de leur offrir un cadre d'hébergement optimal: litière en copeaux de peupliers et des jouets. Après la chirurgie, chaque animal se réveillera dans une cage séparée pour éviter le contact avec des congénères non anesthésiés. Après le réveil complet, l’animal reviendra dans sa cage d’origine. L'anesthésie des animaux sera réalisée au masque (anesthésie gazeuse) par de l’isoflurane (4,5% pour l’induction, puis 2.5% pour le maintien). L'analgésie sera réalisée en pré oépratoire par une par une injection sous-cutanée d’un anesthésique local (lidocaïne) et par une injection sous-cutanée de buprénorphine, 30 minutes avant l'intervention, ainsi qu'une injection en post-opératoire. L'estimation de la souffrance animale sera constamment mesurée: 1/ Tout au long de l’intervention chirurgicale, les signes avant-coureurs du réveil seront surveillés et, si un de ces signes apparait, une augmentation temporaire du taux d'isoflurane à 4,5% sera réalisée. Si les signes persistent, l'animal, qui sera toujours sous anesthésie sera euthanasié par dislocation cervicale. 2/ L’estimation de la souffrance sera mesurée dans les 5 premiers jours post chirurgie concernant leurs activités et comportements. Les critères utilisés seront ceux de Lloyd et al. : le score limite est de 14 et au-delà, l’animal sera euthanasié. Toute souffrance plus modérée sera traitée par l’administration quotidienne, par voie intra-péritonéale, de buprénorphine pendant 3 jours. La persistance de douleurs entraînera l’euthanasie de l’animal. Les critères suivants seront prépondérants dans la détermination du point limite : apparence de l’animal, prise d’eau et de nourriture, signes cliniques (rythme cardiaque et respiratoire), comportement naturel et provoqué. En cas de blessures corporelles suite à un combat, l’animal sera isolé et soigné avant de retourner dans sa cage pour être surveillé en continu. En cas de problème de cicatrisation des plaies, les soins nécessaires seront effectués. Selon la gravité, la plaie sera ré-ouverte pour enlever pus ou hématomes, et un traitement antibiotique. Les animaux ayant atteint les points limites seront euthanasiés.
Choix des espèces
Le défaut de calvaria chez le rongeur est un modèle largement utilisé dans notre recherche, validé dans la littérature. C'est un modèle de choix pour étudier l’influence des cellules et biomatériaux sur la régénération osseuse. Pour ce projet, nous devons nous placer dans des conditions expérimentales in vivo qui miment l’allogreffe. Nous travaillerons ainsi avec une souche allogénique de rats couramment utilisé pour ce type d’expérimentation : des rats Sprague Dawley. Nous utiliserons un modèle de rat plutôt qu'un modèle plus petit (comme la souris) car ce modèle est mieux adapté aux types de matériaux (nature et taille) et car nous avons déjà une bonne expertise de la culture des CStroM de rats qui rend ce projet réalisable sans mise au point.. Les animaux seront commandés et hébergés environ 2 semaines avant l’intervention pour permettre leur acclimatation. Nous utiliserons des animaux adultes (10 à 12 semaines pour les rats). Cela permettra d’éviter que la croissance osseuse des animaux vienne interférer avec les processus de régénération.
Étude du rôle des macrophages dans le développement du cancer buccal.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1008 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 541 d'entre elles étant réutilisées et les autres tuées. Elles reçoivent une biopsie de la queue à la naissance, un cancérigène dans l'eau de boisson pendant deux à quatre mois qui provoque des tumeurs de la langue, et un gavage, les tumeurs entraînant des difficultés d'alimentation et une perte de poids. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort pour prélever les organes et que les parents reproducteurs sont euthanasiés après six mois. Il affirme que seules des souris génétiquement modifiées permettent d'étudier le rôle des macrophages dans ce cancer.
Objectifs
Le carcinome à cellules squameuses oral (OSCC) est le cancer de la langue le plus courant, touchant principalement les fumeurs, les personnes alcooliques ou porteuses d’un papillomavirus. Malgré sa prévalence, il reste peu étudié en comparaison avec d’autres cancers. Les macrophages sont connus pour s'infiltrer dans divers types de tissus cancéreux, contribuant à la progression tumorale en favorisant l'angiogenèse, la métastase ou le développement d'un environnement immunosuppresseur. A l’inverse, certains sous-types de macrophages vont avoir un rôle antitumoral, notamment aux prémices du développement tumoral. La diversité et les fonctions spécifiques de sous-populations de macrophages lors du développement de l’OSCC sont encore peu claires. En effet, l'hétérogénéité des macrophages et le rôle des différentes populations dans la promotion de la croissance tumorale font encore l'objet de controverses. De plus, la plupart de cette caractérisation reste très superficielle car réalisée chez l'homme. A travers l’utilisation de modèles animaux permettant de supprimer spécifiquement et localement les macrophages de la langue, nous proposons d’étudier leur rôle au cours du développement tumoral de l’OSCC.
Bénéfices attendus
Les cancers de la tête et du cou sont le sixième type de cancer le plus courant. Ils regroupent plusieurs types de cancers qui se développent souvent dans les cellules squameuses tapissant les surfaces muqueuses de la cavité buccale, du pharynx, du larynx ou de la cavité nasale. Toutefois, le cancer de la bouche est le type le plus fréquent des cancers de la tête et du cou, avec environ 377 700 nouveaux cas et 177 700 nouveaux décès signalés chaque année dans le monde. L’OSCC est le cancer de la bouche le plus courant, représentant 90% de tous les cancers buccaux et se trouvant le plus souvent sur la langue. Malgré les traitements disponibles tels que la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, les taux de mortalité et de morbidité restent élevés, avec un taux de survie à 5 ans et après traitement de moins de 50%. De plus, selon l'Observatoire mondial du cancer, l'incidence de l’OSCC devrait augmenter d’au moins 40% d'ici 2040, ce qui en fait une préoccupation majeure de santé actuelle et future. Ce projet va nous permettre de comprendre la dynamique des macrophages dans un cancer encore trop peu étudié, tant chez l'homme que chez la souris. L'utilisation d'un modèle unique va donc nous permettre d'aller plus loin dans la compréhension du rôle des macrophages dans le développement de la maladie, ainsi que des mécanismes moléculaires impliqués, que ce soit au stade précoce ou tardif du développement. À terme, ces données pourraient donc ouvrir la voie à de nouvelles voies thérapeutiques en particulier celles impliquant l’immunomodulation.
Procédures
1008 souris se verront prélever un morceau de queue 7 à 10 jours après leur naissance. 314 souris seront soumises à un traitement avec une molécule cancérigène ajouté à l'eau de boisson pendant des périodes allant de 2 à 4 mois maximum. 84 souris seront traitées avec une molécule cancérigène ajouté à l'eau de boisson pendant 4 mois et seront traitées avec une molécule qui permet à notre modèle murin de fonctionner, à travers un gavage de moins de 10 secondes par voie orale 2 fois à 7 jours d'intervalle.
Impact sur les animaux
- Une biopsie de la queue sera réalisée sur les animaux entre 7 et 10 jours après leur naissance. À cet âge, la perception de la douleur dans la queue par la souris est encore considérée comme faible, voire nulle, car le réseau neuronal de cette partie est encore sous-développé. - L'induction de l'OSCC se fait par la prise d'une molécule cancérigène diluée dans l'eau de boisson pendant une durée maximale de 4 mois. Au fur et à mesure de son développement, ce cancer provoque des lésions sur la langue, entraînant finalement l'apparition de tumeurs. Ces lésions et tumeurs induisent des difficultés d'alimentation, entraînant une perte de poids à la fin du protocole. - L'administration d'une molécule par voie orale à l'aide d'une seringue avec embout flexible), permettant à notre modèle murin peut entraîner un léger inconfort et du stress pour la souris pendant l'administration, qui dure environ 10 secondes.
Devenir
Après 6 mois d'accouplement, les parents sont euthanasiés. Les bébés sont utilisés pour (i) remplacer les parents, (ii) être utilisés dans ce projet ou être utilisé dans de futures projets. À la fin des procédures, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes.
Remplacement
Les données de la littérature ont montré que chaque type de macrophage exprime un profil d’expression de gènes unique lui permettant de réaliser des fonctions propres à ce sous-type. Ce profil d'expression de gènes est induit par un ensemble de signaux fournis par son microenvironnement direct. Nous anticipons que le développement de la tumeur fournira un nouvel environnement et donc de nouveaux signaux instructifs permettant la différenciation de nouveaux sous-types de macrophages. L'utilisation d'un modèle in vitro ne permettrait pas de reproduire la complexité des interactions entre le macrophage et le microenvironnement de la tumeur. Ces interactions sont basées sur le recrutement de cellules circulantes, la présence de macrophages linguaux différenciés avant l’apparition de la tumeur, dont on ne sait pas reproduire le profil in vitro, et un profil évolutif des cellules tumorales au cours du temps qui possèdent également leur propre profil. De plus, les macrophages pourraient également impliqués dans le recrutement ou la communication avec d’autres cellules immunitaires circulantes, dont on ne pourra pas connaître la nature exacte si les expériences in vivo ne sont pas effectuées. Enfin, les modèles expérimentaux permettant de répondre aux questions posées reposent exclusivement sur l'utilisation de souris génétiquement modifiées.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires pour l'étude a été calculé en prenant en compte des facteurs tels que la puissance statistique, le niveau de risque acceptable et l'écart de moyennes attendu entre les groupes expérimentaux et contrôles. Des tests statistiques appropriés seront utilisés pour les analyses des données.
Raffinement
De la nourriture en gelée sera ajoutée à chaque cage dès le début du traitement. Des bâtonnets de bois seront également ajoutés pour permettre le limage naturel des dents, qui seront contrôlées de manière hebdomadaire et coupées si nécessaire. Une surveillance renforcée sera mise en place deux fois par jour si les souris perdent plus de 10 % de leur poids initial, présentent une diminution de leur mobilité ou un pelage hirsute. Les souris seront euthanasiées en cas de perte de poids supérieure à 20 %, de comportement sévèrement altéré (vocalisations spontanées, automutilation, immobilité et absence de réaction) ou d'anomalie physique (piloérection, dos arrondi). Le statut de notre animalerie permet de minimiser les variabilités dues aux infections. Les conditions d'hébergement des souris respectent la DIRECTIVE 2010/63/UE : - Les cages utilisées dans les zones ont une surface de 530 cm2. Il est possible d'y héberger 5 souris adultes d'un poids >= à 30 g (souris âgées de plus de 6 semaines). Les souris sont donc élevées en groupes sociaux afin de satisfaire leur instinct grégaire, de favoriser les comportements naturels et limiter l’agressivité. - Du coton ou du sizzle pad pour confectionner des nids est introduit dans chaque cage. - Les animaleries bénéficient d'une Température régulée à 21°C, d'une Hygrométrie contrôlée, ainsi que d'une photopériode contrôlée (250 lux à un mètre du sol). - Les animaleries sont calmes (58Db).
Choix des espèces
L´espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés, et leur utilisation dans ce projet est nécessaire pour répondre de manière irréfutable aux questions posées. Tous les animaux seront utilisés à l'âge adulte, à partir de 6 semaines jusqu'à la fin du traitement, puisque nous nous intéressons au rôle des macrophages lors du développement tumoral à l’âge adulte.