Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Optimisation du recyclage du cuivre et du zinc, depuis leur apport en alimentation animale jusqu’à leur retour au sol chez le porc charcutier
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
210 porcs vont être utilisés, dont 80 renvoyés en élevage et 130 tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent des prises de sang toutes les trois semaines, la tête bloquée au tord-nez, ainsi que des prélèvements fécaux par voie rectale après une nuit de mise à jeun, les 130 tués l'étant à l'abattoir expérimental pour prélever leur foie et leurs os. L'objectif est de tester des aliments appauvris en cuivre et en zinc pour réduire l'impact environnemental de la production porcine tout en maintenant la croissance, une visée agronomique et industrielle. Le porteur affirme que ces mesures ne sont possibles que sur un "animal entier et vivant" et qu'aucune méthode in vitro ou mathématique ne peut les remplacer.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans l'enjeu global d’améliorer la durabilité des systèmes agricoles. L’objectif de ce projet est de tester l’incorporation d’aliments à teneurs réduites en Cu et Zn en condition d’élevage sur la digestibilité des aliments et sur les performances de croissance des animaux.
Bénéfices attendus
Notre hypothèse est que nous pouvons réduire la teneur en Cu et Zn de l’aliment, et donc leur excrétion et l’impact environnemental de la production porcine en maintenant les performances de croissance des animaux. Nous vérifierons le statut métabolique en Cu et en Zn des animaux en mesurant leur concentration plasmatique et hépatique. Pour que la réduction d’impacts obtenues au kg d’aliment produit soit conservée au kg de porc produit, il faut que la santé et les performances de croissance soient maintenues.
Procédures
Lors de l'essai 1, les animaux subissent plusieurs prises de sang. Elles auront lieu toutes les 3 semaines sur chaque porc afin de vérifier le statut métabolique en Zn de l’animal. Pour procéder à la prise de sang, les animaux seront bloqués au « tord nez » dans leur case durant maximum deux minutes, le prélèvement se fera en utilisant un vacutainer et une aiguille (0.90 X 38mm) à usage unique. Le volume prélevé sera de 10 mL. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux après une nuit de mise à jeun. Un échantillon fécal (100g) sera réalisé toutes les 3 semaines sur chaque porc par prélèvement rectal, en même temps que le prélèvement sanguin, afin de mesurer l’exportation du Cu et du Zn vers les déjections sur le long terme. Lors de l'essai 2, une prise de sang sera effectuée sur chaque animal à la fin de la période d’adaptation en flat-decks afin de vérifier le statut métabolique en Zn de l’animal et comparer les différents régimes. Pour procéder à la prise de sang, les animaux seront bloqués au « tord nez » dans leur case durant maximum deux minutes, le prélèvement se fera en utilisant un vacutainer et une aiguille (0.90 X 38mm) à usage unique. Le volume prélevé sera de 10 mL. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux après une nuit de mise à jeun.
Impact sur les animaux
Une baisse des performances de croissance des animaux pourrait être observée en diminuant les teneurs en Cu et en Zn de l'aliment.
Devenir
Procédure n°1 : Les porcs seront conservés pendant 13 semaines puis abattus à l’abattoir expérimental de l’UE3P de St-Gilles. Des prélèvements du foie et d’os et un dernier prélèvement de sang seront réalisés à l’abattoir. Procédure n°2 : L’ensemble des animaux retourneront dans l’élevage de production à la fin de la procédure expérimentale. La décision de garder en vie les animaux revient au responsable du projet en coordination avec le responsable de l’élevage
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’incorporation d’aliments à teneurs réduites en Cu et Zn en condition d’élevage sur l’utilisation digestive des aliments et sur les performances de croissance des animaux. Ces objectifs ne peuvent être atteints par des méthodes mathématiques ou in vitro et nécessitent le recours à une étude in vivo. L’essai 1 nous permettra d’évaluer l’impact des aliments à teneurs réduites en Cu et Zn sur les performances de croissance des porcs en engraissement. L’essai 2 nous permettra d’étudier l’utilisation digestive des aliments à teneurs réduites en Cu et Zn chez le porc. Les mesures sur animaux sont requises car il n’est pas possible d’étudier cet aspect autrement que sur un animal entier et vivant.
Réduction
Lors de l'essai 1, 130 animaux sont utilisés. Les précédents travaux de l’unité menés sur ce sujet ont montré que les réponses des porcs à des stratégies alimentaires sont très variables d’un individu à l’autre à l’intérieur de chaque groupe sexuel. Cela justifie l’utilisation de 12 mâles entiers et 12 femelles pour chaque lot expérimental. Lors de l'essai 2, un total de 80 animaux est utilisé. Des protocoles similaires conduits dans l’unité ont utilisés entre 4 et 8 porcs par régime pour obtenir une précision satisfaisante dans les valeurs de digestibilité. En conséquence, nous conduirons nos mesures avec 8 porcs par régime.
Raffinement
Lors de l'essai 1, les animaux sont placés en loge individuelle afin de limiter les risques d’agressivité des porcs mâles entiers entre eux et vis-à-vis des porcs femelles. Lors de l'essai 2, l’appétit, l’ingestion d’eau, le comportement des animaux (posture) ainsi que l’état de la cage seront observés minimum deux fois par jour par le personnel des animaleries afin de détecter des blessures éventuelles, des troubles respiratoires ou des troubles du transit digestif. Tout animal présentant l’un de ses troubles sera pris en charge immédiatement. Les loges et cages individuelles utilisées lors de ces deux essais sont équipées de barreaux et placées dans la même pièce, proche les unes des autres, afin de permettre aux animaux de maintenir un contact visuel, tactile, olfactif et auditif entre eux.
Choix des espèces
La cible de l’étude est le porc en croissance-finition. Nous allons utiliser un croisement répandu dans les élevages commerciaux français (Piétrain X (Large White X Landrace)). Les animaux seront des porcs en croissance-finition (30 à 120 kg). Il est choisi de travailler avec des animaux dont le poids vif moyen atteint au cours de l’étude correspond au poids vif moyen des porcs en élevage commercial
Rôle de la chimiokine CXCR4 dans l’effet remyélinisant de la testostérone
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique de la moelle épinière avec lésion de la myéline, pour certaines une castration ou une ovariectomie, puis quatre semaines de surveillance avant le prélèvement de leur moelle épinière. Le porteur étudie le rôle du récepteur CXCR4 dans la réparation de la myéline par la testostérone, en vue de la sclérose en plaques, et affirme que les souris récupèrent vite sans séquelles. Il indique avoir mené des cultures cellulaires mais conclut que la complexité des processus "nécessite l'utilisation d'animaux".
Objectifs
L'objectif de ce projet est d’identifier le rôle du récepteur de chimiokine CXCR4 dans l’effet de la testostérone et de son récepteur (AR) dans la réparation de la myéline lésée chez la souris. Les résultas obtenus auront une retombée sur la thérapie de la maldei de la sclérose en plaques.
Bénéfices attendus
A terme, ce travail permettra de confirmer ou infirmer l’implication du récepteur CXCR4 dans les effets remyélinisants de la testostérone et son AR. Le gain de fonction du CXCR4, à travers les souris WHIM, nous permettra de déterminer si on pouvait ou non rétablir le phénotype des souris. En effet, nous déterminerons si la surexpression du CXCR4 permet ou non la remyélinisation sans ajout d’implants de testostérone chez des souris castrées. Ce travail permettra de valider l’efficacité des protocoles proposés dans la réparation de la myéline des souris malades et il apportera des informations importantes sur les moyens d’optimiser le traitement de ces pathologies démyélinisantes chez les patients.
Procédures
la chirurgie par stéreotaxie sur la moelle épinière de tous les animaux sera faite une seule fois. Les animaux seront gardés dans l'animalerie pendant 4 semaines, sous surveillance, avant de les euthanasier et de leur prélever la moelle épinère. et leurs états surveillés
Impact sur les animaux
D’après nos expériences précédentes, déjà publiées, les animaux récupèrent vite après la chirurgie. ils ne gardent pas de séquelles.
Devenir
tous les animaux seront euthanasiés pour l'utilisation de leurs moelles épinères afin d'analyser le nombre d'oligodendrocytes et le marquage de la myéline dans les zones lésées.
Remplacement
Des expériences de cultures de cellules ont été réalisées, mais la complexité des processus regardés nécessite l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit à 8 par point expérimental, le minimum requis lors de nos travaux précédents de façon à mettre en évidence des différences statistiques. Nous utiliserons 336 souris en 5 ans. De même, si les résultats obtenus en utilisant les souris CXCR4GFAP/CreLoxp de la procédure N°1 montrent que les astrocytes sont indispensables pour l’effet de la testostérone sur la réparation de la myéline, nous ne réaliserons pas la procédure N°2. Ainsi, les souris CXCR4nestin/CreLoxp ne seront pas utilisées, ce qui réduirait le nombre de souris à seulement 240.
Raffinement
les animaux seront hébergés par groupe de 5 animaux par cage dans des conditions optimales d’hébergement (nourriture et eau disponible à volonté). La méthodologie expérimentale est optimisée pour utiliser le strict nécessaire d’animaux. Pendant la chirurgie, un tapis chauffant sera utilisé pour l’animal, sous anesthésie générale. A la fin de l’opération, l’animal sera traité par antalgiques et la surveillance post-opératoire sera assurée quotidiennement. Si des points-limites, préalablement établis, seront atteints, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
Nous utilisons l'animal le plus utilisé par les chercheurs, la souris C57BL/6, pour leur facilité d’hébergement et d’élevage (rapidité de reproduction et nombre de souris par portée). Ces animaux constituent un excellent modèle pour l’étude des pathologies neurodégénératives. Leur génome est très bien connu, ce qui permet de les "modifier génétiquement". Cet avantage nous permet d’utiliser des souris transgéniques et des souris sauvages du même fond génétique dans nos études expérimentales. Nous utiliserons des souris transgéniques, dépourvues du CXCR4 dans toutes leurs cellules neurales (souris CXCR4Nestine-Cre-Loxp) et des souris dépourvues du CXCR4 spécifiquement dans les cellules astrocytaires GFAP (souris CXCR4GFAP-Cre-Loxp). Ces souris seront produites dans notre laboratoire après accouplement des souris CXCR4-Loxp et les souris Nestine-Cre pour les premières et avec les souris GFAP-Cre pour les secondes. Les souris WHIM seront produites et élevées par nos collaborateurs à Clamart, France. Pour les études in vivo, nous appliquerons les conditions publiées par notre équipe, à savoir des souris âgées de 8 semaines (souris jeunes adultes) pour la castration et l’ovariectomie et des souris de 10 à 12 semaines (souris adultes) pour la lésion LPC Bielecki B et al., 2016, PMID: 27930320). Notre projet d’étude de la démyélinisation et la remyélinisation in vivo mimerait les processus pathologiques accompagnant la maladie de la sclérose en plaques chez l’homme adulte.
Utilisation du BCG comme agent thérapeutique pour la guérison de plaies chroniques infectées chez l’individu diabétique
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
2 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 2 020 en gravité sévère. Ces souris diabétiques reçoivent une plaie dorsale chirurgicale, dont la plupart sont ensuite infectées par des bactéries pathogènes exposant à un risque de septicémie, puis un antibiotique ou du BCG, avant d'être tuées au pentobarbital. Le porteur reconnaît qu'aucune donnée ne permet de prédire la mortalité par infection dans ce modèle. Il affirme que les modèles in vitro ou in silico "ne suffisent pas" et qu'une validation in vivo est requise pour un usage clinique.
Objectifs
Cette étude a pour objectif principal de comprendre les mécanismes cellulaires, moléculaires et vasculaires associés à l’utilisation du BCG sur un modèle de plaie chronique
Bénéfices attendus
Cette étude a pour objectif principal de comprendre les mécanismes cellulaires, moléculaires et vasculaires associés à l’utilisation du BCG sur un modèle de plaie chronique chez l’animal diabétique, dont il est attendu qu’elle favorise leur guérison. Le cas échéant, un essai clinique pour la prise en charge des infections du pied chez le patient diabétique pourrait être rapidement mené, dont la réussite se traduirait immédiatement par une amélioration considérable leur confort de vie, l’infection du pied diabétique étant souvent synonyme d’hospitalisations multiples et d’interventions menaçant l’autonomie que la « BCG-thérapie » pourrait éviter.
Procédures
les 2280 souris seront impliquées dans la procedure chirurgicale impliquant la mise en place d'une plaie dorsale. Tous les 2 jours pendant 14 jours l’évaluation de la cicatrisation se fera par photographie digitale et le suivi du flux sanguin de surface sera mesuré par doppler-laser. Un prélèvement sanguin pour un contrôle de la glycémie sera réalisé apres 14j lors de la mise à mort de l'animal soit par ponction intracardiaque. pour 2120 souris les plais seront infectés par une souche bactérienne et elle recevront ensuite une administration d'antibiotique ou de BCG
Impact sur les animaux
La procedure chirurgicale impliquera la mise en place d'une plaie dorsale dont la douleur induite sera traitee par une solution de buprénorphine (0.05 à 0.1 mg/kg) administrée par voie sous-cutanée avant le réveil de l’animal et maintenue pendant 3j par 2 administrations sous-cutanée par 24h et prolongée si des signes de souffrance ou d’inconfort sont observés. Nous sommes conscients que l’infection de plaies cutanées par des agents particulièrement pathogènes tels que S. aureus et P. areuginosa expose les animaux à un risque de septicémie précoce. En outre, il n’existe pas de données dans la littérature permettant de prédire le taux de mortalité par infection dans ce modèle. Toutefois, la profondeur des plaies ne dépassant pas le stratum granulosum, le risque d’infection généralisée reste faible.
Devenir
à la fin de l'étude pour chaque procédure tous les animaux seront mises à mort par injection d’une dose létale de pentobarbital (Euthasol) à 140 mg/kg par voie intrapéritonéale
Remplacement
Il nous tient à cœur d'appliquer au mieux la règle des 3R. . Les modèles in vitro ou in silico ne suffisent pas en ce qui concerne l’analyse des phénomènes cellulaires et moléculaires induits par l’injection in situ de BCG car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu. En outre, dans l’optique de positionner le BCG comme agent thérapeutique dans la prise en charge des IPD en clinique humaine, son efficacité doit être validée par une expérimentation animale in vivo.
Réduction
Il nous tient à cœur d'appliquer au mieux la règle des 3R. le nombre d’animaux est basé sur un calcul de puissance statistique en fonction de la variabilité attendue concernant la significativité des différences observées entre les groupes expérimentaux. Si la variabilité inter-individus et inter-expérimentation est faible le nombre d’animaux par groupe sera revu à la baisse.
Raffinement
Il nous tient à cœur d'appliquer au mieux la règle des 3R. nous serons extrêmement vigilants sur le respect de la notion de points limites. Chaque jour, les critères de souffrance seront évalués (perte de poids importante, changement comportemental, hypothermie, etc.) à l’aide d’une grille de cotation. Dans le cas où le score atteint le seuil limite fixé, l'animal sera mis à mort.
Choix des espèces
Le modèle murin nous permet d’étudier facilement les réponses locales induites par l’injection intra-lésionnelle de BCG. Nous utiliserons une souche de souris C57BL/6 db/db qui est le modèle de souris diabétique le plus couramment utilisé dans la recherche de thérapeutiques innovantes concernant les plaies chroniques du diabétique (Goldufsky et al., Wound Rep Reg 2015 ; Han and al., Mol Med Rep 2017 ; Mirza et al., Cytokine 2011 ; Wang et al., J Surg Res 2019 ; Xiao et al., Proc Natl Acad Sci USA 2016). Notamment parce que les souris C57BL/6 db/db présentent un retard à la cicatrisation, par rapport aux souris saine du même fonds génétique C57BL/6, proche de la pathologie diabétique humaine. Nous utiliserons des souris adultes de 10 à 12 semaines car c’est à cet âge que les souris diabétiques présentent une glycémie élevée, une atrophie des cellules bêta pancréatiques ainsi qu’un retard à la cicatrisation des plaies comparables à ce qui est observé en pathologie humaine.
Impact de la température corporelle sur les complications cliniques du choc infectieux chez la souris 1/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Après la pose d'une sonde thermique, un choc septique leur est provoqué par injection de contenu caecal ou par ligature et perforation du caecum, puis elles subissent des prélèvements sanguins quotidiens et des échographies avant le prélèvement de leurs organes. Le porteur décrit une forte perte de poids, des diarrhées et une prostration, et pose l'hypothèse que la fièvre serait bénéfique. Il affirme que le remplacement total par la culture cellulaire "n'est pas possible à ce jour".
Objectifs
Le choc septique est le dysfonctionnement des organes à la suited'une infection, impliquant une atteinte des vaisseaux sanguins et un changement de la température corporelle. Malgré les recherches et les travaux publiés ces dernières années, le rôle de la température sur ce dysfonctionnement est encore mal connu. Notre hypothèse est que la fièvre est bénéfique chez des souris atteintes d'infections. Dans ce projet, nous souhaitons contrôler la température pour étudier finement la dysfonction des organes lors d'un choc septique chez la souris.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait nous permettre de mieux comprendre le rôle que joue la température dans l'évolution du choc septique, et pourrait aider les cliniciens à mieux prendre en charge la température chez les patients en choc septique.
Procédures
Les souris seront implantées avec des sondes thermiques en sous-cutanée sous anesthésie (2 minutes par souris). Un modèle de septicémie sera induit chez ces souris au niveau du péritoine, soit par injection de contenu caecal dans le péritoine (simple injection péritonéale), soit par ligature et perforation du caecum par chirurgie (3 minutes par souris). Puis les souirs seront placées sous surveillance. Un prélèvement sanguin quotidien sera réalisé durant les 48 premières heures après une courte anesthésie gazeuse, afin de suivre les paramètres sanguins au cours du temps. Les souris subiront une échographie cardiaque (5 minutes par souris et temps de transport par cage de 10 minutes) avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris subiront une échographie cardiaque avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris seront euthanasiées par excès d'anesthésie gazeuse lors de la fin de l'expérience, et les organes seront prélevés.
Impact sur les animaux
Les deux modèles sont associés à un un changement important de la température corporelle des souris, à une perte de poids, à des diarrhées possibles, à une prostration et à une activité sociale fortement alterée.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés « afin de prélever les organes et le sang nécessaires pour l'étude que nous menons
Remplacement
Afin de tester les mécanismes moléculaires, des expériences in vitro seront menées indépendamment. Néanmoins, le remplacement total par la culture cellulaire n'est pas possible à ce jour car les expériences in vitro ne rendent pas compte de l'immense complexité des intéractions moléculaires et physiologiques qui ont lieu dans un organisme comme l'homme ou la souris. Nous utilisons les modèles de péritonite afin de nous rapprocher au plus près des causes du choc septique chez l'homme, qui représentent la 1ere cause de mortalité dans le monde. A cet égard, aucune étude expérimentale chez l'animal n'a permis de contrôler finement la température corporelle dans un modèle de sepsis.
Réduction
Pour minimiser le nombre d'animaux, nous nous sommes basés sur des études préalablement publiées dans la littérature ainsi que sur des tests statistiques. Des résultats antérieurs fournissent des informations importantes concernant la mortalité, les modalités de modèles de sepsis, les temps d'étude etc. Ainsi, nous proposons d'utiliser 496 animaux au total. Cet effectif permettra d'approfondir les mécanismes de la septicémie en réponse à la température, tout en limitant l'étude.
Raffinement
Afin de minimiser le stress animal, les souris seront placées en groupe avec des éléments d’enrichissements comme des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification ainsi qu’un accès illimité à la nourriture et l’eau de boisson. Les animaux seront surveillés quotidiennement. La mise en place de nourriture humidifiée dans la cage sera faite une semaine avant le début du protocole pour éviter le stress. Nous mettrons en place une grille d'évaluation de la souffrance des souris pour suivre l'évolution de la maladie. Le poids, l'apparence, la conscience, l'activité physique, la réponse aux stimuli, les yeux, la respiration seront évalués pour suivre l’évolution de la maladie et intervenir par euthanasie lorsque les points limites seront atteints.
Choix des espèces
Pour notre étude, nous avons choisi la souris car les modèles de choc septique que nous utilisons sont largement décrits dans la littérature scientifique chez la souris. De plus, de nombreux souris génétiquement modifiées permettant l'étude des mécanismes pathologiques sont largement développés. Age adulte (2 à 3 mois). Nous utiliserons des souris adultes car les données de la littérature scientifique montrent que l'incidence de la péritonite est beaucoup plus importante chez l'adulte que chez l'enfant.
Rôles physiopathologiques de deux substrats moléculaires, cibles de l’interaction sociale, dans le modèle murin
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
7 744 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Rendues déficientes en sociabilité par modification génétique ou par isolement, elles subissent des injections intracérébrales pouvant provoquer inflammation, infection ou mortalité, un puçage et des tests de comportement, avant le prélèvement de leurs tissus. Le porteur cherche à valider deux cibles moléculaires de l'interaction sociale. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode de remplacement du comportement social in vitro" et qu'une expérimentation in vivo est "indispensable".
Objectifs
Les Mammifères, incluant notamment les humains, les animaux de ferme et les rongeurs, ont acquis une grande variété de comportements sociaux (interaction sociale, comportements affiliatifs, comportements socio-sexuels, ...) pour garantir leur succès évolutif. Les substrats moléculaires et cellulaires sous-jacents du comportement social restent peu élucidés à ce jour. Il existe de nombreux troubles du comportement social dus à des traumatismes psychologiques précoces, à l’exposition à des drogues, ou bien à des mutations génétiques. L’identification des dérégulations communes chez les souris souffrant de troubles du comportement social par rapport aux souris sauvages permet d’identifier ces substrats moléculaires et cellulaires. Ainsi, en se focalisant sur l’interaction sociale avec un congénère inconnu, deux substrats moléculaires répondant à ces critères ont été identifiés. Les objectifs de cette étude sont donc 1) de valider ces substrats moléculaires de l’interaction sociale, 2) de déterminer leur rôle physiologique exact au niveau moléculaire et cellulaire à l’état basal et au cours de l’interaction sociale et 3) de comprendre les mécanismes pathologiques menant à leurs dérégulations dans les modèles de déficit d’interaction sociale.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de valider deux nouvelles cibles thérapeutiques afin d'améliorer l’interaction sociale chez les animaux sociaux dont l’Homme et les animaux d’élevage reste méconnus. Ces expériences vont significativement contribuer à l’augmentation des connaissances scientifiques de ces troubles de l'interaction sociale, et également de développer des nouvelles approches thérapeutiques pour soulager ces troubles.
Procédures
administration de composés (1 fois, 5 sec), puçage des animaux (1 fois, 10min par animal), Procédures chirurgicales par injections intracérébrales (1 fois, 30-60 min de procédure par animal).
Impact sur les animaux
administration de composés et puçage des animaux : légère inflammation des tissus localement au site d'injection. Modèles de déficit de sociabilité (génétique ou par isolement) : diminution légère de la sociabilité entre congénères et du bien-être et éventuellement une augmentation légère du stress de ces animaux. Tests de comportement: léger stress des animaux dans un nouvel environnement. Injections intracérébrales : potentielle inflammation et infection des tissus ou mortalité due à l'opération.
Devenir
administration de composés, puçage des animaux, modèles de déficit de sociabilité (génétique ou par isolement), Injections intracérébrales : les animaux sont gardés en vie afin de pouvoir réaliser les tests de comportement. Après les tests de comportement, les animaux sont euthanasiés.
Remplacement
Il n’y a pas de méthode de remplacement du comportement social in vitro. Le comportement animal et les conséquences moléculaires et fonctionnelles de l’interaction sociale ou des déficits ne peuvent donc être évalués que sur des animaux vivants. Il est indispensable de recourir à une expérimentation in vivo.
Réduction
notre étude met en place des conditions spécifiques bien identifiées à l’utilisation chaque sous-groupe d’animaux et à chaque étape du projet. Dans chacun des groupes expérimentaux, la méthode ou le modèle qui semble la plus approprié sera préalablement testé, si les résultats sont probants directement, les autres méthodes ou modèles ne seront pas utilisés. De plus, si aucun effet genre n’est observé dans les premières expériences, les effectifs seront réduits de 50%.
Raffinement
La durée des procédures pour chaque animal est la plus brève possible afin de minimiser son inconfort et son stress. De plus, certaines de ces expériences mettent en place des approches thérapeutiques afin de restaurer l’interaction sociale, et donc le bien-être des animaux souffrant de déficit d’interaction sociale. Pour les animaux isolés, un enrichissement supplémentaire leur sera apporté, en plus du nid en carton, avec des frisures de papier kraft diminuant leur stress et facilitant leur thermorégulation.
Choix des espèces
Les souris sont des petits animaux sociaux qui se reproduisent bien et vite et dont les comportements sociaux sont mesurables par des tests comportementaux bien décrits. Les expériences seront réalisées chez la souris jeune adulte (7-12 semaines) à un stade post-pubère où les neurones sont bien caractérisés et matures.
Mesure du potentiel anxiolytique d’un candidat médicament dans le modèle d’alimentation supprimée par la nouveauté
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
10 560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la moitié d'entre elles étant tuées sous anesthésie avant tout réveil. Privées de nourriture pendant 24 heures, elles sont placées dans un environnement fortement éclairé et anxiogène pour mesurer un comportement de type anxieux, reçoivent le candidat médicament le plus souvent par gavage, puis leur sang et leur cerveau sont prélevés. Le porteur revendique un "besoin" de nouveaux anxiolytiques face aux effets indésirables des traitements actuels. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" et que le recours à l'animal est "nécessaire".
Objectifs
Nous réalisons des études de comportement animal dans le domaine du système nerveux central. Les tests utilisés permettent d’évaluer différentes caractéristiques des pathologies étudiées et l’effet des traitements sur ces caractéristiques. L’étude de l’action des agents pharmacologiques sur le comportement animal est une étape essentielle dans le développement des médicaments à visée psychiatrique ou neurologique. Tous les tests utilisés sont ceux qui sont requis dans les phases précliniques de sélection de candidat médicament. Les traitements actuels de l’anxiété sont principalement limités aux benzodiazépines et aux antidépresseurs possédant de nombreux effets indésirables. Il demeure aujourd’hui un besoin de développement de nouveaux anxiolytiques procurant aux patients une meilleure qualité de vie. Dans un premier temps, ce projet a pour but la mise en place du test d’alimentation supprimée par la nouveauté. Ce test permet de mesurer le comportement de type anxieux chez le rongeur. Il est couramment utilisé pour mettre en évidence des effets anxiolytiques chez de nouveaux candidats médicaments. Le principe de ce test repose sur le conflit pour un animal privé de nourriture durant 24h face au choix d’approcher et de consommer un morceau de nourriture au centre d’un nouvel environnement fortement éclairé ou de rester dans un coin et d’éviter le centre de cet environnement anxiogène. Dans un second temps, il permettra de tester le potentiel anxiolytique de nouveaux candidats médicaments pour le traitement de l’anxiété.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels de l’anxiété sont principalement limités aux benzodiazépines et aux antidépresseurs possédant de nombreux effets indésirables. Il demeure aujourd’hui un besoin de développement de nouveaux anxiolytiques procurant aux patients une meilleure qualité de vie. Ce modèle est utile pour tester de nouvelles molécules candidates pour améliorer la prise en charge de l’anxiété.
Procédures
La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, certains effets indésirables tels que les crampes abdominales ou la sédation, peuvent apparaitre. Ainsi pour vérifier une éventuelle toxicité et en limiter les risques, les animaux sont suivis après injection. L’état général des animaux est évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint, à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort. Les administrations sont réalisées une seule fois avant le test. Le mode et le nombre d’administrations des solutions sont déterminés en fonction des caractéristiques pharmacologiques des produits. La voie orale (gavage) est généralement privilégiée pour administrer le ou les produits étudiés parce que c’est celle qui sera prescrite chez l’homme. Le cas échéant, par exemple si le produit administré est destiné à être administré par d’autres voies chez l’homme, ou si sa biodisponibilité nécessite un autre mode d’administration, les voies intrapéritonéale, sous cutanée, intraveineuse ou intranasale peuvent être choisies.
Devenir
Pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à la fin de l’étude à un prélèvement sanguin et de cerveau.
Remplacement
A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour évaluer le potentiel anxiolytique d’un candidat médicament, le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour étudier l’efficacité de nouvelles molécules.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Il correspond généralement à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.
Raffinement
Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux seront pesés et leur état général quotidiennement évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Le répertoire comportemental des souris correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. Les lignées utilisées sont : la souris Swiss et la C57Bl/6. Entre 5 et 10 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes
Mise en place et caractérisation de modèles murins de greffes de lymphomes B humains pour l’évaluation d’un traitement thérapeutique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
648 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Sévèrement immunodéprimées, elles reçoivent un conditionnement par chimiothérapie ou irradiation puis une greffe de cellules de lymphome humain dans le sang, la rate ou la moelle, et sont suivies jusqu'à l'atteinte de points limites liés au développement tumoral. Le porteur veut vérifier qu'un inhibiteur déjà utilisé dans la sclérose en plaques ralentit la progression du lymphome. Il affirme que seul un modèle "à l'échelle d'un organisme vivant" peut reproduire la complexité des interactions tumorales.
Objectifs
Nous menons des travaux de recherche focalisés sur la physiopathologie des lymphomes B, un groupe pathologique hétérogène de cancers, dont la fréquence est en augmentation constante dans les pays développés (incidence actuelle d'environ 8 pour 100 000 habitants). Notre projet vise à mettre en place différents modèles murins pertinents de lymphomes B humains. Après caractérisation, ils nous permettront d’évaluer au mieux l’effet bénéfique de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider notre hypothèse que les vésicules extracellulaires produites par les cellules tumorales ont un rôle accélérateur de la prise de greffe tumorale et que l'utilisation d'un inhibiteur pourrait donc avoir un rôle protecteur. Cet inhibiteur que nous souhaitons évalué est déjà utilisée largement dans la sclérose en plaque et pourrait trouver sa place dans la prise en charge des lymphomes sans métastase dans la moelle osseuse au diagnostic pour limiter leur évolution à une forme disséminée.
Procédures
Pour obtenir des modèles murins fiables et robustes reproduisant au mieux les lymphomes humains, les souris devront recevoir un conditionnement (traitement chimique par injection ou irradiation) puis une greffe de cellules tumorales humaines dans un site reproduisant au mieux la pathologie humaine (dans le sang, la rate ou la moelle). Les traitements évalués seront ensuite administrés par voie intraveineuse ou intrapéritonéale. Enfin dans le cadre du suivi de ces animaux greffés, des prélèvements de sang ainsi que de l'imagerie non invasive pourront être réalisés.
Impact sur les animaux
Le développement tumoral peut engendrer un affaiblissement de l'animal, c'est pourquoi les souris expérimentées seront observées très régulièrement pour détecter l'apparition de signes de lymphome (perte de poids, léthargie, dos courbé...).
Devenir
Les souris ne développant pas de tumeur seront euthanasiées. Les souris développant une tumeur seront soit euthanasiées à un temps prédéfini dans le cadre de la caractérisation du modèle soit seront traitées puis euthanasiées dès l'atteinte des points limites énoncés ou en parallèle des souris contrôles.
Remplacement
Ce projet vient après des analyses in vitro nous permettant de justifier l'intérêt de la molécule thérapeutique (anticorps monoclonal) que nous souhaitons évaluer maintenant in vivo, étape indispensable pour valider son intérêt. Cette évaluation passe par la mise en place et la caractérisation de modèles murins robustes et pertinents pour reproduire la pathologie humaine (utilisation de cellules tumorales humaines, implantation orthotopique...).
Réduction
Nos choix de stratégies (lignées cellulaires, pré-conditionnement, voies d'injection et doses utilisés) se basent sur les données de la littérature et sur notre propre expérience dans le développement de modèles murins autour du lymphome. Tout cela nous a permis de réduire au minimum les conditions testées et va également nous guider dans notre stratégie : les combinaisons de conditions vont être testées successivement (en commençant par les plus relevantes au regard de notre expérience) et si une s'avère pertinente et validée, nous ne testerons pas les autres. Le nombre de souris par lot sera également adapté à chaque étape afin de garantir la fiabilité des résultats obtenus sans réaliser des lots trop importants lorsque cela n'est pas nécessaire.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des souris, un suivi adapté des animaux sera mis en place afin de soulager voire supprimer l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Pour cela des soins pré-, per- et post-opératoires adéquats seront réalisés. Les interventions de chirurgie seront réalisées sous anesthésie générale et des traitements analgésiques seront systématiquement utilisés pour prévenir toute douleur. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. La technique de suivi non-invasif par imagerie bioluminescente nous permettra de réaliser une caractérisation en cinétique de nos modèles de façon non douloureuse tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaire à une caractérisation en cinétique.
Choix des espèces
Seul un modèle à l'échelle d'un organisme vivant peut reproduire la complexité des interactions entre les cellules tumorales et les cellules du microenvironnement et permet d'être au plus près de l'effet potentiellement obtenu chez l'homme lors du test de nouvelles thérapeutiques. Les souris sont de bons modèles d'étude, notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilitées d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leur similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Le développement de xénogreffes de tumeurs humaines chez la souris nécessite l’utilisation de souris sévèrement immunodéprimées pour permettre la prise tumorale. Ces animaux seront utilisé à l'âge de 7 à 10 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs semaines, donc l’implantation sur des jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.
valider un traitement contre la sclérose amyotrophique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces souris transgéniques développent une sclérose latérale amyotrophique évolutive, avec troubles de la démarche, perte de force musculaire et perte de poids, reçoivent une injection tous les deux jours pendant plus de trois mois, et subissent des tests de locomotion ainsi qu'un test d'évitement par choc électrique aux pattes. Le porteur indique avoir d'abord travaillé sur la drosophile puis sur des larves de poissons zèbres avant de recourir à la souris. Il affirme que les modèles murins "ne peuvent pas être remplacés" en vue d'un développement clinique.
Objectifs
notre objectif est de valider une cible thérapeutique pour lutter contre la sclérose latérale amyotrophique. Notre étude permettra d'identifier des molécules capables de réduire les défauts locomoteurs et les atteintes cellulaires liés à cette maladie
Bénéfices attendus
Valider une cible thérapeutique et identifier un/des agents thérapeutiques pour lutter contre la sclérose latérale amyotrophique
Procédures
Tous les animaux (n=768) recoivent une injection intrapéritonéale tous les deux jours. L'impact sur le comportement est évalué du 21ème jour au 124ème jour. Les tissus nerveux des animaux sont analysés post-mortem
Impact sur les animaux
Les souris utilisées présentent un phenotype pathologique avec un décours différent suivant le sexe . Les mâles ont un phénotype plus rapide et prononcé. A 30 jours : apparition des trouble de la démarche et de l'équilibre. A 60 jours : aggravation des défauts de locomotion (diminution de la force musculaire). A 90 jours : début de la perte de poids (mâles). A 120 jours : perte de poids (femelles et mâles).Comme les souris montrent des déficit au niveau intestinal, elles auront accès à de la nourriture en gelée dès le 30ème jour pour limiter la perte de poids. La nuisance liée à l'injection en intrapéritonéale tous les 2 jours est minimisée en alternant le côté d'injection. Les tests de locomotion utilisés provoquent très peu d'effet indésirable. Pour le test d'évitement, les animaux reçoivent un faible choc électrique aversif par les pattes et on note leur réaction. Les chocs sont limités en intensité et en durée de façon à limiter la nuisance aux animaux. Toute variation importante de la sensibilité aux chocs conduit à l'arrêt de la procédure. Ce test ne sera pratiqué qu'une seule fois à la fin du projet
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour permettre l'étude des mécanismes d'action de la thérapie
Remplacement
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie complexe se traduisant par une perte progressive des neurones de la moelle épinière et du cortex moteur. Elle se traduit par une diminution progressive des capacités motrices. Pour minimiser l'utilisation d'animaux vertébrés, nous avons dans un premier temps démontrer chez la drosophile que l'activation d'un récepteur est une cible thérapeutique d'intérêt. Pour identifier 3 nouveaux activateurs de ce récepteur avec un fort potentiel thérapeutique, une série d'activateurs sera d'abord testée sur des larves de poissons zèbres de 5 jours. Ensuite pour valider les 3 meilleurs activateurs candidats, nous avons besoin d'un modèle vertébré proche de la maladie avec une perte de neurones moteurs de la moelle épinière et des déficits progressive de locomotion. Les modèles murins sont les plus adaptés à ce type d'étude et ne peuvent pas être remplacés par d'autres modèles en vue d'un futur développement clinique.
Réduction
Pour déterminer le nombre d'animaux nécéssaire, on se base sur les études antérieures utilisant la même stratégie thérapeutique et les mêmes tests comportementaux pour d'autres maladies neurodégénératives. Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé par un logiciel de statistique.
Raffinement
Afin de réduire l'angoisse et la souffrance, l'environnement des animaux sera enrichi avec des copeaux de cartons qui permettront aux animaux de se cacher et constituer un abri. Les animaux seront également manipulés toutes les semaines afin de réduire le stress que peut engendrer un expérimentateur lors d'une procédure expérimentale. Afin de réduire la difficulté des souris transgéniques pour s'alimenter, elles auront accès à de la nourriture en gelée dès le 30 ème jour. Afin de contrôler le bien-être des animaux, les souris seront pesées deux fois par semaine dès la naissance. Une feuille de bien-être, avec les points limites sera complétée par l'expérimentateur lorsque tout comportement suspect (plaie, lésions cutanés, agressivité, stéréotypie, apathie, convulsions, ...) sera remarqué. Dès lors une grille d'évaluation sera complétée tous les jours pour le suivi de l'animal. Si une souris présentait un score de souffrance trop élevé sur la grille d'évaluation, elle sera immédiatement euthanasiée par l'expérimentateur qualifié après en avoir averti le chef de projet et le vétérinaire.
Choix des espèces
La lignée de souris transgéniques utilisée a fait l'objet de nombreuses publications et son phénotype est donc bien caractérisé. L'utilisation de ces animaux est indispensable à l'élaboration de thérapies efficaces car ils représentent un des modèles les plus pertinents de la sclérose latérale amyotrophique. Ces souris présentent une altération progressive de leurs performances motrices et mnésiques comme observée dans cette pathologie : A 30 jours : apparition des premiers défauts de locomotion A 90 jours : début de la perte significative des neurones moteurs A 120 jours : aggravation des symptômes
Etude des perturbations de l’intégrité de la muqueuse colique et du comportement de l’hôte en cas d’infection intestinale par Citrobacter rodentium
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la bactérie Citrobacter rodentium pour reproduire un syndrome de l'intestin irritable, reçoivent un gavage de probiotiques, puis subissent un labyrinthe en croix surélevé, un test de nage forcée et une distension colorectale avant le prélèvement de leurs organes. Le porteur décrit une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux persistant jusqu'à la fin des expériences. Il affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des animaux et que les modèles cellulaires in vitro ne sont pas envisageables.
Objectifs
L’hypersensibilité colique et les douleurs abdominales sont les principaux symptômes du SII. La prise en charge de ces douleurs en clinique est actuellement limitée. En effet, le manque d’efficacité des traitements disponibles rend le développement de nouveaux outils pharmacologiques nécessaire. Il est donc important de mieux comprendre les mécanismes de ces douleurs afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, puis de tester de nouveaux médicaments agissant sur ces nouvelles cibles. La complexité de cette pathologie faisant intervenir plusieurs organes rend impossible l’utilisation in vitro d’un modèle cellulaire. Ainsi, afin de tester de nouvelles molécules dans des conditions mimant ces pathologies, il est indispensable de développer un modèle animal présentant des origines communes à ce qui est observé chez le patient et permettant donc de reproduire ces pathologies douloureuses. Le protocole s’orientera sur les mécanismes périphériques impliqués dans l’initiation et/ou le développement d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique sur des modèles animaux de syndrome de l’intestin irritable post-infectieux. En effet, parmi les différents facteurs étiologiques suspectés dans la physiopathologie de ces atteintes intestinales, il a été observé, chez des patients présentant de sévères douleurs abdominales, des facteurs communs tels qu’un dérèglement du système immunitaire ou des modifications de la composition du microbiote intestinal pouvant être l’origine d’une micro-inflammation locale et/ou d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique. L’objectif de ce projet sera donc de clarifier le lien entre un désordre microbien, immunitaire et/ou inflammatoire à bas bruit et le développement d’une HSVC afin de proposer de nouvelles cibles pharmacologiques pour le traitement de la douleur viscérale d’origine colique.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs associées au syndrôme de l'intestin irritable afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec des services de gastroentérologie . L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au syndrome de l'intestin irritable et, in fine, à soulager les patients douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Prélèvement de fèces à J3, 7, 10 et 16 post infection sur chaque souris pour évaluer l’état de colonisation du tractus digestif. Suite à cela, les souris recevront un traitement par gavage orale à base de bactéries probiotiques entre J16 et J23. A J21, les souris subiront un premier test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état d'anxiété des souris (Labyrinthe en croix surélevé) puis à J23 un second test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état de dépression des souris (test de la nage forcée). Enfin, à J24, les souris subiront un dernier test (40 min par souris sur l'ensemble des souris), le test de distension colorectale, afin d'évaluer leur sensibilité colique avant d'être mis à mort à la suite de ce test de distension colorectale.
Impact sur les animaux
Une perte de poids (au maximum, 5% du poids initial) peut être observée chez certains animaux durant la phase d’infection et notamment au pic d’infection (7 jours post-infection), mais ce phénomène est temporaire et naturellement résolu avec l’élimination du pathogène (16 jours post-infection). Ensuite, cette infection par C. rodentium induira chez les animaux les symptômes associés au SII-PI à savoir une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux en phase post-infectieuse (16 jours post-infection) et jusqu’à la fin des expérimentations prévues (24 jours post-infection).
Devenir
A l'issu de l'ensemble des procédures, les animaux seront mis à mort par overdose d'isoflurane suivi par une dislocation cervicale afin de réaliser des prélèvements d'organes.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de C. rodentium sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec C. rodentium. Ce type d’étude n’est concevable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. L’utilisation de différents modèles cellulaires in vitro pour répondre aux objectifs de ce projet n’est donc pas envisageable.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle expérimental est appuyé par sa pertinence pour l’étude des pathologies intestinales in vivo ainsi que par la disponibilité de lignées d’animaux génétiquement modifiés et l’existence de nombreux outils d’analyse (anticorps, kit ELISA…) développés pour cette espèce. De plus, la spécificité d’espèce de la souche bactérienne pathogène utilisée rend ce modèle encore plus approprié. Les souris seront utilisées au stade de jeune adulte (4-5 semaines). En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Caractérisation des propriétés nutritionnelles des protéines d’organismes unicellulaires (POU) chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont nourris avec des protéines issues de levure et de bactérie, soumis à des prélèvements sanguins caudaux puis à une ponction intracardiaque sous anesthésie, avant le prélèvement de leurs contenus intestinaux et de leurs organes, pour évaluer l'intérêt nutritionnel de ces protéines pour l'alimentation humaine. Le porteur signale que ces aliments peuvent contenir des acides nucléiques potentiellement néfastes pour les reins. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative validée in vitro" pour mesurer la digestibilité des acides aminés, mesurable seulement chez l'animal ou chez l'humain.
Objectifs
Face à l’accroissement de plus en plus rapide de la population, aux enjeux liés au changement climatique et à l’urbanisation croissante, sécuriser l’offre alimentaire constitue un défi majeur pour le secteur agricole. Une augmentation considérable des besoins de ressources en protéines est inévitable. Les ressources végétales et animales nécessitent la mobilisation de grandes surfaces agricoles et sont dépendantes des conditions climatiques et de la saisonnalité. La recherche de sources protéiques alternatives est ainsi en plein essor et les Protéines d’Organismes Unicellulaires (POU) représentent actuellement une filière en développement. Les microorganismes sont des ressources intéressantes à exploiter, de par leur vitesse de croissance, leur capacité d’accumulation et la possibilité de moduler leur métabolisme et leur composition en fonction des conditions d’environnement. Dans ce contexte, le projet Nutripou va produire des POU issues de bactérie et de levure à partir de procédés de culture, d’extraction et de purification optimisés afin d’obtenir des POU dont la composition nutritionnelle est adaptée à l’alimentation humaine. Les objectifs de l’étude animale que nous souhaitons mener sont : i- d’évaluer la qualité nutritionnelle de POU issues de levure et de bactérie et présentant des degrés de purification différents (procédures expérimentales 1 et 2) et ii- d’évaluer les effets métaboliques et physiopathologiques de l’ingestion durant 3 mois de ces mêmes POU (procédure expérimentale 3) chez le rat.
Bénéfices attendus
Les données de qualité nutritionnelle des POU de levure et de bactérie et les effets de leur ingestion obtenues dans notre étude permettront d’appréhender l’intérêt de cette nouvelle ressource en protéines. La caractérisation nutritionnelle permettra de valoriser ou d’envisager des pistes d’amélioration de la production des POU et elles pourront éventuellement venir compléter le catalogue des ressources alternatives en protéines permettant de faire face à la demande mondiale croissante.
Procédures
Dans les procédures 1 et 2, les animaux seront hébergés en cage individuelle en permanence. Dans la procédure 3, ils seront hébergés à 2 par cages et placés uniquement 3 fois 24h dans des cages individuelles pour la collecte des urines. Lors des procédures 2 et 3, avant l’euthanasie des animaux et pour collecter une quantité suffisante de sang, une ponction intracardiaque sera réalisée après anesthésie gazeuse profonde de l’animal. Lors de la procédure 3, des prélèvements sanguins sur la veine latérale de la queue seront réalisés sur les rats vigiles. Trois prélèvements seront réalisés (au début, à mi-parcours et à la fin de la procédure) et la durée de chaque prélèvement ne dépassera pas 5 minutes
Impact sur les animaux
Lors des procédures 1 et 2, il sera nécessaire d’héberger les animaux en cages individuelles car nous devrons suivre précisément la prise alimentaire de chaque rat (procédure 1) et les habituer à l’ingestion d’un repas-test (procédure 1). Lors de la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. La prise alimentaire n’étant pas le paramètre principal évalué lors de cette procédure, il est envisageable de diminuer la précision de cette mesure pour cette procédure. Les animaux seront placés en cage individuelle uniquement lors du recueil des urines, soit 3 fois une journée sur l’ensemble de la procédure. Les prélèvements sanguins de la procédure 3 sont susceptibles d’induire de la douleur. Les prélèvements se feront au niveau d’une veine latérale de la queue par un expérimentateur entraîné et les volumes prélevés seront modérés et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Bien que la production des POU utilisées dans cette étude sera optimisée pour réduire les quantités d’acides nucléiques, les régimes à base de POU sont susceptibles de contenir des quantités faibles d’acides nucléiques pouvant être potentiellement néfastes pour la santé des rats. Les expérimentateurs seront donc particulièrement vigilant lors du suivi de l’état de santé globale des animaux. L’ingestion d’acides nucléiques pourrait avoir un effet sur le rein et l’excrétion des urines sera particulièrement observée.
Devenir
Procédure 1: Les 40 rats seront réutilisés pour la procédure 2. Procédure 2: les 40 rats seront euthanasiés afin de collecter les digestats des différents compartiments intestinaux et évaluer la digestibilité de POU. Procédure 3: les 40 rats seront euthanasiés afin de prélever les organes et tissus permettant d'évaluer les effets de l'ingestion de POU sur des marqueurs inflammatoires et histologiques.
Remplacement
A l’heure actuelle il n’existe pas de méthode alternative validée in vitro pour déterminer la digestibilité de l’azote et des acides aminés des protéines. Les méthodes de digestion in vitro ne permettent pas en l’état actuel des connaissances d’obtenir des données représentatives de la digestibilité in vivo des acides aminés alimentaires. Ces mesures ne peuvent être réalisées que chez l’animal et chez l’homme. Néanmoins, les études de digestibilité des acides aminés nécessitent à l’heure actuelle l’accès aux contenus intestinaux au niveau iléal et sont très invasives chez l’homme. En outre, afin d’étudier l’innocuité de ces nouvelles sources de protéines alimentaires à moyen terme, et en particulier les effets de taux d’acides nucléiques non négligeables, il est nécessaire d’évaluer les effets sur différents marqueurs inflammatoires, métaboliques, du statut osseux, etc. et cela ne peut se faire que chez l’animal en ayant accès à l’ensemble des tissus et organes.
Réduction
A partir des données déjà publiées sur le sujet et dans des conditions expérimentales comparables, le nombre minimum d’animaux requis pour atteindre une puissance statistique suffisante et garantir l'exploitation des résultats est de 8 rats par groupe.
Raffinement
Afin de limiter l'impact de l'hébergement individuel dans les procédures 1 et 2, les cages sont en plexiglas transparent permettant le plus d’interactions visuelles entre les animaux et elles seront enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Des regroupements dans des cages collectives (5 rats/cage) seront effectués une fois par semaine lors de ces 2 procédures. La capacité d’accueil de la cage de regroupement sera adaptée au nombre et au poids des rats et les animaux seront identifiés par un numéro inscrit au marqueur sur leur queue. Pour la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. Néanmoins, les animaux passeront 3 fois 24h en cage métabolique individuelle afin de collecter les urines. Ces cages seront également en plexiglas et enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Afin de réduire la douleur lors des prises de sang au niveau d’une veine latérale caudale réalisées en procédure 3, les prélèvements se feront par un expérimentateur entraîné. Les volumes prélevés seront modérés (2mL/prélèvement, 3 prélèvements à J0, J45 et J90) et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Les animaux seront habitués à la contention dans un tissu lors des pesées afin de réduire le stress généré lors de la contention pour réaliser la prise de sang et un analgésique sera appliqué sur la queue quelques minutes avant le prélèvement pour réduire les douleurs. La manipulation régulière des animaux par les mêmes expérimentateurs pour les mesures du poids et de la prise alimentaire permettra de suivre de manière rapprochée l’état de santé des animaux et de détecter des modifications éventuelles de leur état physique ou de leur comportement. Si une perte de poids de plus de 20% sans cause apparente et sans récupération, des diarrhées sans cause apparente ou des difficultés à uriner ou une modification de l’aspect des urines sont détectées grâce au suivi rapproché de chaque animal, il sera sorti du protocole expérimental et euthanasié si son état de santé ne s’améliore pas rapidement.
Choix des espèces
Le régime alimentaire et le système digestif du rat présentent des similarités suffisamment importantes avec ceux de l’Homme pour qu’une extrapolation des résultats obtenus soit envisagée. De plus, le rat est une espèce de référence pour les études nutritionnelles. Procédure 1 : Rats âgés de 3 semaines. L’évaluation du CEP est une procédure standardisée qui se réalise chez de jeunes rats pour rendre compte de la capacité de la protéine à soutenir la croissance. Procédure 2 : Rats issus de la procédure 1. Ils seront alors âgés de 8 semaines. Les études de digestibilité sont habituellement réalisées sur des rats de cet âge. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche. Procédure 3 : Rats adultes âgés de 8 semaines. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche.
Elevage de médakas (Oryzias latipes) et de cichlidés (Neolamprologus Brichardi, Amatitlania Nigrofasciata) en vue d’études comportementales.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
4 260 médakas et cichlidés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils sont élevés pour fournir des œufs et des animaux dans le cadre de "prestations" à des laboratoires, les femelles voyant leur abdomen gratté pour récolter les œufs, et une partie est soumise à des tests de conditionnement opérant pendant une vingtaine de jours avant une étude neuroanatomique après leur mise à mort. Le porteur veut montrer que ces poissons disposent d'une mémoire de travail et de fonctions cognitives comparables à celles des mammifères et des oiseaux. Il affirme que les comportements observés "ne peuvent être remplacés" et nécessitent une approche sur l'animal vivant.
Objectifs
Ce projet a pour but de maintenir des élevages de médakas et de cichlidés dans le but 1/ de la fourniture d’oeufs et d’animaux dans le cadre de prestations à des laboratoires privés ou publiques, 2/ d’études comportementales. Les fonctions exécutives représentent les capacités cognitives nécessaires pour organiser une séquence d’actions vers un but (comportements dirigés par un but). Cela implique une mémoire de travail, de l’attention et un contrôle inhibiteur (capacité à ne pas être distrait par des stimuli non pertinents), qui sont les composantes de base de tâches telles que la planification, la prise de décision, le raisonnement ou la résolution de problèmes. L’observation comportementale des poissons téléostéens suggère que les fonctions cognitives d’ordre supérieur ne sont pas limitées aux mammifères et aux oiseaux. Certains poissons téléostéens comme les Labres et les Cichlidés présentent des comportements semblables à ceux de l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la pensée logique telle l'inférence transitive (la reconnaissance d'un lien entre deux objets), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier le comportement de cichlidés (Neolamprologus Brichardi, Amatitlania nigrofasciata) et de médaka (Oryzias latipes) lors de taches de conditionnement opérant afin d'évaluer la mémoire de travail.
Bénéfices attendus
Ces tests comportementaux ont déjà donné de bons résultats sur une autre espèce de poisson. L'idée de ce projet est de pouvoir montrer que ces tests sont applicables sur différentes espèces de poissons mais aussi de montrer que les poissons ont une mémoire de travail fonctionnelle. Par la suite, en combinant des approches anatomiques, comportementales et pharmacologiques, il serait possible d’identifier les zones de cerveau impliquées dans les fonctions exécutives chez les poissons.
Procédures
Lors de l'elevage de médaka, la récolte des œufs s’effectue le matin, en grattant l’abdomen des femelles. Nous veillons à ce que le geste soit rapide et que la femelle soit maintenue dans l’eau afin de limiter le stress de l’animal. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux de type conditionnement opérant basé sur un système d'apprentissage par récompense. Il y a aura 4 tâches comportementales différentes mais chaque animal ne sera soumis qu'à une seule de ces tâches. Les tâches comportementales sont répétées pendant 20 jours maximum à raison d'une quinzaine de minutes par jour.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de l’élevage des animaux, aucune nuisance ne devrait être détectée sur les animaux. Si un quelconque effet délétère est observé (mal-être, maladie, blessure), une grille de point limite déterminera la marche à suivre concernant le devenir du poisson (ajout d’enrichissement, isolement, soin, ou euthanasie).
Devenir
Tous les animaux utilisés seront euthanasiés à la fin du projet afin de pouvoir procéder à une étude neuroanatomique après les tests comportementaux.
Remplacement
Dans le cas de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées. Les comportements observés sur les animaux aquatiques sont non prévisibles ou reproductibles. Notre projet nécessite donc une approche in vivo sur l’animal. Les études comportementales se font directement sur l’animal vivant et sont réalisées dans des conditions optimales de bien être pour l’animal. De plus les études comportementales peuvent apporter des informations fondamentales en relation avec de grandes questions biologiques.
Réduction
Une attention particulière sera portée à la gestion du cheptel, notamment via le logiciel Anibio, afin de ne produire que le nombre d’individus nécessaires au maintien du cheptel et aux prestations de services. Pour le comportement, nous limiterons le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses et nous privilégierons des tests statistiques non-paramétriques (Mann Whitney U test, test de Kruskal Wallis, test de Wilcoxon). Par ailleurs, lors d’analyses comportementales l’animal pourra être son propre témoin ou encore être utilisé lors de plusieurs procédures expérimentales diminuant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Il est à noter que les animaux pour l’étude du comportement seront issus de l’élevage dédié à la production d'œufs.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera particulièrement observé. Si les animaux montrent des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Le médaka est une espèce grégaire, il est donc placé en groupe dans les aquariums d'élevage. Les cichlidés étant des poissons territoriaux, nous avons mis en place des cachettes sous forme de tuyau pvc afin de réduire les comportements agressifs. Les paramètres de la qualité de l ‘eau seront surveillés, ainsi que le bien être et la santé de nos poissons. Nous n'attendons pas de souffrance lors de nos tests mais dans chaque cas, nous suivrons les signes visibles d’un animal souffrant et procéderons si nécessaire à une interruption de l’expérience ou à une euthanasie. Pour cela nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments.
Choix des espèces
Les poissons téléostéens ont été récemment cooptés au rang d’animaux modèles pour les analyses comportementales, aussi bien pour des comportements « innés » (fonctions motrices et sensorielles) que pour des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage).Ces comportements ont déjà été observé chez plusieurs espèces de cichlidés. De plus la croissance rapide du médaka, son développement externe dans un œuf avec tous les stades de développement directement accessibles et sa facilité de modification génétique en font un modèle de choix. Nos tests de comportement font appel à l'apprentissage ce qui nécessite la maturité du système nerveux ; celle-ci est atteinte à partir de 3 mois chez le médaka ce qui correspond à la maturité sexuelle. Pour avoir des individus de bonne taille, les tests sont donc généralement réalisés sur des individus âgés de six mois à un an chez le médaka. Les cichlidés n'ayant pas la même croissance les tests peuvent être réalisé à partir de 6 mois.
Influence des rythmes circadiens et multidiens sur l’activité cérébrale chez l’animal sain et épileptique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
798 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils reçoivent un agent épileptogène qui provoque un état de mal épileptique puis une épilepsie durable, subissent des craniotomies de cinq à dix heures et le port d'électrodes intracérébrales pendant deux à douze semaines, avant une perfusion intracardiaque terminale sous anesthésie. Le porteur indique une mortalité d'environ 30 % dans le modèle d'épilepsie généralisée, des crises spontanées récurrentes et une perte de poids pouvant atteindre 30 %. Il affirme qu'il est "indispensable" de disposer d'un modèle animal et qu'aucune méthode alternative n'existe, le rat étant présenté comme l'espèce de référence.
Objectifs
Le projet de recherche fondamentale que nous mènerons pendant 5 ans consiste à déterminer comment les rythmes circadiens et multidiens contraignent la dynamique cérébrale en condition physiologique et pathologique. Cette question est primordiale sur le plan humain car toutes les fonctions de l’organismes sont régulées de façon circadienne, et que nombre de ces régulations sont modifiées en condition pathologique comme l’épilepsie. L'épilepsie est la maladie neurologique la plus répandue après la migraine et touche près de 50 millions de personnes dans le monde et 600 000 en France. Environ 30% des patients sont résistants aux traitements médicamenteux. Ce taux de pharmaco résistance n'a hélas pas changé depuis les années 1950 car les mécanismes sous-tendant l'épilepsie sont toujours mal connus. En plus des crises, de nombreuses comorbidités, comme de profonds troubles mnésiques, handicapent les patients. Ces troubles mnésiques ne sont pas pris en charges au niveau thérapeutique et sont souvent encore plus invalidants que les crises. Il est donc indispensable de disposer d'une approche pertinente permettant de comprendre les mécanismes du développement de cette pathologie afin de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter à la fois les crises et les déficits cognitifs associés. Les données récentes montrent de plus que les crises d’épilepsies sont non seulement régulées de façon circadienne (elles ont une plus grande probabilité de se produire à une certaine heure) mais aussi multidienne (elles montrent une périodicité de plusieurs jours/semaines). Ces résultats ont été retrouvés dans diverses espèces : homme, chien, rat et souris. Il est fondamental d’en comprendre les mécanismes non seulement pour prédire les crises mais aussi pour traiter les individus au meilleur moment.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche consiste à déterminer la relation entre crises, comorbidités cognitives et rythmes circadiens/multidiens. Pour cela, nous allons développer et utiliser des modèles animaux pertinents reproduisant de nombreuses caractéristiques de la pathologie. Notre but est de déterminer le plus grand nombre de mécanismes sous-tendant la genèse et la propagation des crises, l'apparition des déficits mnésiques dans le contexte des épilepsies généralisées et focales, et leur rythmicité circadienne/multidienne. La description de ces mécanismes pourra idéalement fournir des marqueurs prédictifs de la maladie qui pourraient être à terme transféré à l'Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis : - Traitement avec un agent épileptogène, qui induit un status epilepticus et permet le développement d'une épilepsie qui perdure à vie ; ce traitement est soit injecté IP une seule fois, soit une seule fois in situ dans le cerveau sous anesthésie générale (chirurgie de 3-4h); - Procédures chirurgicales (craniotomies) sans réveil (durant 5-6h) sous anesthésie générales et analgésie afin d’enregistrer l’activité cérébrales avec des microélectrodes; - Procédures chirurgicales (craniotomies) sous anesthésie générale et analgésie avec réveil et traitement adapté de la douleur éventuelle, afin d'implanter à demeure des microélectrodes (durée de la chirurgie 6-10h) afin d’enregistrer l’activité cérébrales chez l’animal vigile pendant deux à 12 semaines; - Perfusion intracardiaque sous anesthésie générale et analgésie profondes dans le but d’extraire les cerveaux (terminal)
Impact sur les animaux
Dans la procédure #1 la genèse des modèles d'épilepsie généralisée induisent une mortalité de 30% environ. Elle est de moins de 5% dans le modèle d'épilepsie focale de la procédure #2. Les animaux issus de ces modèles développent des crises épileptiques spontanées récurrentes. Ils subissent généralement une perte de poids pouvant aller jusqu’à 30% mais qui se rattrape dès le 2e jour post-status et une déshydratation qui peut aussi persister jusqu’à 2 jours. L’implantation d’électrodes intracérébrales (procédures #2, 4, 5) chez ces animaux (et chez les animaux contrôles) nécessite le placement d’un « chapeau » protecteur sur le crâne. La plaie au niveau du scalp cicatrise en quelques jours.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés pour prélever les cerveaux pour réaliser des analyses anatomiques et histologiques.
Remplacement
Le caractère méconnu du fonctionnement cérébral implique que ce projet ne peut pas se passer de l'utilisation d'animaux afin d'en déterminer les mécanismes. Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour réaliser ce travail. Ce projet utilise des rats comme modèle animal, qui est l'espèce la plus pertinente car de nombreuses études montrent que les régions cérébrales impliquées dans la mémoire sont conservées entre les rongeurs et l’Homme. Les résultats de notre étude permettront de mieux extrapoler les mécanismes de la mémoire chez l’Homme.
Réduction
Ce projet utilise des outils de collection des données à la pointe de la technologie nous permettant d’obtenir des données fiables sur un faible échantillon. De plus, des tests statistiques adéquats nous permettront de limiter la taille des cohortes à un minimum.
Raffinement
ce projet propose des méthodes pertinentes pour limiter la douleur, la souffrance, le stress et l’inconfort. Nous avons mis en place des points limites adaptés et précoces pour chaque procédure (comme les interventions chirurgicales) et une réponse rapide (suivi post-opératoire, analgésie (Buprécare 0,05mg/kg/24h s.c. et Métacam 2mg/kg/24h i.p.), suivi quotidien des animaux). Tous les actes invasifs seront pratiqués sous anesthésie générale utilisant du sévoflurane (4%) ou une association de kétamine-xylazine (80 mg/kg et 10mg/kg, i.p.) - Buprécare (0,05mg/kg s.c.) et ropivacaïne (2mg/kg s.c.). Le bien-être animal est aussi privilégié au niveau des conditions d'hébergement (animaux à plusieurs dans de grandes cages, eau et nourriture ad libitum, enrichissement avec nid végétal, tubes en cartons et divers objets) pour minimiser le stress et être au plus près du comportement naturel de l'espèce animale.
Choix des espèces
Ce projet utilise des rats comme modèle expérimental. C’est l'espèce de référence dans le cadre de l’étude des mécanismes de la mémoire et de l'épilepsie. Les régions cérébrales impliquées sont conservées entre les rongeurs et l’Homme. Ce projet est la continuité de travaux pré-existants et des projets #01451 et #20325-2019041914138115 v2. Donc dans le but de respecter la règle des 3R, nous avons choisi d’utiliser les mêmes espèces et souches animales de façon à ne pas répéter inutilement des expériences sur d’autres animaux d’espèce ou de souche différente. Nous étudions la relation entre rythmes circadiens et multidiens et épilepsie dans un cerveau dont le développement est achevé, donc nous utilisons des rats mâles adultes âgés de 6 semaines minimum à quelques mois.