Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Imagerie et modélisation des circuits sensorimoteurs à l’échelle du cerveau entier de la larve de poisson zèbre
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
4 395 larves de poissons zèbres vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les expériences, elles sont immobilisées vivantes dans un gel d'agarose, soumises à l'ablation de neurones au laser, à l'ablation chirurgicale des deux yeux, au retrait des otolithes d'une oreille ou à la destruction des cellules sensorielles de la ligne latérale par un bain de sulfate de cuivre, pour enregistrer l'activité du cerveau entier. Le porteur justifie le nombre par le fait que seule une petite proportion des larves d'élevage sert au renouvellement de la population, les autres étant utilisées puis tuées. Il affirme que la complexité du système nerveux central "ne peut être reproduite in vitro" et présente ce modèle comme un remplacement partiel de l'expérimentation sur des mammifères.
Objectifs
Comprendre comment le cerveau intègre les multiples informations sensorielles dans son environement afin de produire un comportement approprié est un objectif fondamental des neurosciences. La dynamique cérébrale qui sous-tend ces mécanismes d'intégration est largement distribuée à travers l'ensemble du système nerveux. Son étude requiert donc de pouvoir enregistrer à l'échelle cellulaire l'activité d'une large fraction des neurones. A l'heure actuelle, il n'existe pas de système de réseau de neurones in-vitro comparable à un cerveau entier. La compréhension de sa structure à grande échelle nécessite donc le recours à l'expérimentation animale. Nous utiliserons un organisme modèle vertébré, la larve de poisson zèbre, (Danio Rerio). Cet animal présente à l'état larvaire un ensemble d'atouts - comportements stéréotypés, cerveau de petite taille, transparence des tissus, accessibilité génétique. Cela nous permet d'utiliser des lignées exprimant des rapporteurs optiques de l'activité neuronale pour enregistrer, in vivo et de maniere non invasive, l'activite neuronale de l'ensemble du cerveau, par microscopie optique avec une résolution subcellulaire. Obtenir des données dans plusieurs régions du cerveau simultanément permet ainsi de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés ainsi que le nombre et la durée des manipulations de chaque animal. Au total, 4395 larves de poisson zèbre (Danio Rerio) seront nécessaires pour ce projet de 5 ans. Le stade larvaire du poisson zèbre va d'environ 3 jpf (jours après fécondation) à 21 jpf. Nou utilisons des larves âgées de 6 à 14 jours, un âge où elles sont encore relativement transparentes. Ces larves sont issues de croisements de poissons adultes dans notre animalerie. Nous manipulerons ces larves avec un soin extrême, car nos projets exigent le minimum de perturbations possible pour recueillir des données comportementales et neuronales naturelles et fiables. Notre objectif est d'utiliser ces nouvelles approches expérimentales, couplées à des méthodes de physique statistique et d'apprentissage machine. Notre but est de produire un modèle numérique de la dynamique du cerveau vertébré qui rende compte à la fois de son activité endogène et des processus d'intégration multi-sensorielle et motrice lorsque l'animal évolue dans son environnement.
Bénéfices attendus
L'objectif est de développer un modèle d'interaction d'un vertébré avec son environnement complexe. Les bénéfices attendus sont des avances dans la connaissance scientifique sur l’intégration des stimulus multi-sensoriel et leur hiérarchisation dans la prise de décision motrice. La larve de poisson zèbre dispose par ailleurs d'un riche répertoire de comportements qui ouvrent la possibilité d'étudier les processus d'intégration sensorimotrices dans des contextes éthologiquement pertinents. Ainsi, ce projet devrait également permettre de valider l’utilisation de ce petit modèle dans le cadre du remplacement des modèles mammifères pour l’analyse des réponses sensori-motrices, tout en gardant une très grande pertinence du point de vue neuro-comportemental. Ainsi, nos données fourniront une base de données importante pour tester les modèles basés sur les circuits pour l'intégration sensori-motrice, la prise de décision et l'apprentissage multisensoriel-moteur et pour comparer l'architecture et la fonction des circuits neuronaux biologiques avec les implémentations in silico des réseaux neuronaux.
Procédures
Les expériences de la procédure 2 ont lieu en milieu ouvert: les larves sont libres de nager dans une cuve et leur mouvement est suivi au moyen d'une caméra. Différents dispositifs permettent de soumettre la larve à des stimuli contrôlés (visuels, acoustiques, thermiques, vestibulaires) afin de déterminer sa réponse sensorimotrice. Une larve n'est utilisée qu'une fois par expérience, cette dernière dure entre 30 min et 3h. Pour les expériences des procédures 1 et 3-8, les larves (état vigile) sont immobilisées sous le microscope dans un gel d'agarose qui les tiennent autour du tronc du corps. Nous observons le comportement (mouvement des yeux et de la queue) spontané et évoqué par des stimuli physiologiques variés (vestibulaires, visuels, thermiques, acoustiques) avec une caméra. Simultanément, nous enregistrons de façon non-invasive via des méthodes optiques l’activité neuronale du cerveau entier. Une larve n'est utilisée qu'une fois par expérience, cette dernière dure entre 30 min et 3h. Pendant l'expérience de la procédure 3, certains neurones vont être activés ou désactivés de façon non invasive avec de la lumière. Avant les expériences de la procédure 4, nous injectons un ferrofluide biocompatible de façon uni- ou bilatérale dans les vésicules otiques des larves de poisson zèbre anesthésiées. Après un à deux jours de récupération, les larves (état vigile) sont immobilisées sous le microscope dans le gel d'agarose pour les expériences. Ici le ferrofluide sert de point d’accroche pour stimuler la perception vestibulaire et les mouvements corporels compensatoires grâce à un aimant placé sous le poisson. Pendant l'expérience de la procédure 5, des neurones individuels seront sélectionnés et ensuite ciblés pour une suppression rapide par ablation via un laser . Plusieurs jours avant les expériences de la procédure 6, nous allons enlever via une intervention chirurgicale sous anesthésie les deux yeux des larves. Plusieurs jours avant les expériences de la procédure 7, nous allons inactiver avec une intervention chirurgicale une oreille. Ceci sera réalisé en enlevant les otolites avec un embout de verre fin hors de la vésicule otique sur des larves anesthésiées entre 2 et 4 jpf. Avant les expériences de la procédure 8, nous allons enlever les cellules sensorielles de la ligne latérale par un bain de 2 heures dans une solution de sulfate de cuivre de faible concentration (10 μM/L).
Impact sur les animaux
Pour la procédure 2 aucun effet indésirable est attendu car les larves peuvent nager librement. Pour les procédures 1 et 3-8, les larves (état vigile) sont immobilisées sous le microscope dans un gel d'agarose. Cette méthode permet une oxygénation de l'animal par simple diffusion de l'oxygène à travers la peau. L’immobilisation n’induit pas de douleur mais éventuellement du stress. Toutes les expériences sont effectuées par du personnel formé en expérimentation animale, ce qui permet de garantir de limiter le plus possible le stress. Cela est capital pour le succès des expériences dont le but est de caractériser la réponse comportementale et neuronale sous les conditions les plus naturelles possibles. Toutes les interventions chirurgicales sont exécutées sous anesthésie et la bonne récupération des larves est surveillée au cours du temps pour assurer une bonne cicatrisation et l`absence d’inflammation.
Devenir
Procédure 1 - 8: euthanasie. Pour des raisons de place et de coût, il ne sera pas possible d'amener l'ensemble des individus utilisés jusqu'à l'âge adulte. En milieu naturel, seule une toute petite proportion d’individus atteint l'âge adulte, ce qui signifie que si nous ne limitons pas artificiellement le nombre d'individus la population croît exponentiellement. Ainsi, seule une petite proportion de larves sera utilisée pour renouveler la population d'adultes. Les individus qui ne sont pas utilisés pour ce renouvellement seront utilisés pour les expériences, puis mis à mort à l'issue des procédures expérimentales.
Remplacement
Nos études visent à comprendre comment les capacités computationnelles émergent de l'organisation à toutes les échelles du cerveau chez le vertébré. Compte-tenu de la complexité structurelle et fonctionnelle du système nerveux, une telle recherche ne peut être menée sur des modèle in vitro ou in silico. Le choix du modèle animal (Danio Rerio) permet de répondre aux contraintes physiques (taille et transparence du cerveau) et génétique (disponibilité de méthodes de transgénèse) inhérentes aux méthodes d'enregistrement et de perturbations optiques. L'utilisation de ce modèle permettra de remplacer au moins partiellement l’expérimentation sur des mammifères. La morphogénèse d'un système nerveux central complet et pleinement fonctionnel ne peut pas être reproduite in vitro, ce qui nécessite de recourir à des organismes modèles animaux pour étudier les réseaux neuronal du cerveau. Nos travaux permettrons à terme de définir des paramètre pour une modélisation in silico pour élaborer des hypothèse avant la phase expérimental ce qui permettra à réduire le nombre des animaux utilisés en expérimentation.
Réduction
Afin d’appliquer le principe de réduction, nous suivons les méthodes suivantes : - Pour chaque expérience, nous limitons le nombre d’animaux au minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous intégrons cependant assez d'animaux pour ne pas risquer d'avoir à refaire l'expérience. En totale, nous utiliserons 4395 larves de poisson zèbre. - Les expérimentations sont faites de façon séquentielle ce qui permet de ne pas intégrer d'autres animaux si les résultats escomptés ne peuvent être obtenus pour des raison techniques. - Nous partageons toutes les lignées de poissons sauvages et certaines lignées transgéniques entre les projets et les équipes utilisatrices. Si possible nous partageons les pontes lorsqu’il y a suffisamment d’œufs fécondés pour une utilisation par plusieurs expérimentateurs. Nous élevons que le nombre minimal d'embryons nécessaires au maintien d’une lignée (35 adultes). La population adulte de poisons utilisée pour produire les embryons est ainsi restreinte pour limiter le nombre d’animaux mais suffisamment développée pour assurer des conditions de reproduction efficaces pour les études envisagées et optimales pour le maintien de la diversité génétique (éviter la consanguinité).
Raffinement
Nous nous appliquerons à réduire la souffrance, la douleur et l’angoisse des animaux. Dans toutes les expériences menées, nous suivons systématiquement les signes visibles d’un animal souffrant. Selon les procédures, ces signes peuvent être l’apparence des animaux, leur position dans l'eau, leur cinétique de nage, leur circulation sanguine, leurs battements du cœur, etc. Si des signes d’anomalie apparaissent, nous interrompons immédiatement l’expérience et procédons à une euthanasie. Concernant l’élevage, nous surveillons les conditions d’hébergement des animaux et leur état de santé (établissement des points limites). Les poissons trop vieux pour la ponte ou présentant des signes de maladie sont euthanasiés afin d’éviter tout risque de souffrance. L’hébergement est conforme à la réglementation avec un contrôle permanent et quotidien reporté sur un registre. Pour enrichissement les poissons sont maintenus en groupes de 30-40 poissons dans un régime lumière/obscurité de 12/12 heures.
Choix des espèces
Le poisson zèbre (Danio rerio) est un modèle reconnu pour l'imagerie calcique des neurones. Son développement rapide, le grand nombre d'embryons synchronisés par la ponte et la diversité des lignées génétiquement modifiées disponibles en font un système de choix pour les neurosciences. La transparence et les dimensions réduites du cerveau à l'état larvaire en font un modèle pour étudier les réseaux neuronal à l'echelle du cerveau entier. Nous utiliserons des animaux adultes pour l'entretien des lignées. Toutes les expériences sur les animaux seront réalisées entre 6 et 14 jours après la fécondation (jpf). À cet âge, le cerveau est encore petit et peut être entièrement étudié par les méthodes optiques. En revanche, les systèmes nerveux moteur et sensoriel sont déjà en place et peuvent être analysés sans attendre le stade adulte (12 semaines).
Etude du rôle de la protéine X dans la thérapie du cancer par transfert de lymphocytes.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau puis une injection de lymphocytes T par voie rétro-orbitale, avant le prélèvement de leurs tumeurs, rate et ganglions, pour étudier le rôle d'une protéine dans l'efficacité de l'immunothérapie du cancer. Le porteur fixe un point limite à un volume tumoral de 2 500 mm3, seuil au-delà duquel les souris qui l'atteignent sont mises à mort. Il indique avoir mené des expériences in vitro au préalable mais conclut que les interactions entre cellules tumorales et microenvironnement immunitaire "ne peuvent actuellement pas être remplacées" par des systèmes in vitro fiables.
Objectifs
La progression du cancer est grandement influencée par un équilibre délicat entre l'immunité et la tolérance aux tumeurs. En particulier, les lymphocytes T (LT) CD8 ont pour fonction de détruire les cellules tumorales. Leur étude a conduit au développement de deux types d’immunothérapies du cancer, qui ont révolutionné la prise en charge des patients : l’administration d’anticorps anti- PD-1 qui ciblent la fonction défectueuse des LT CD8, ainsi que l’injection de LT spécifiques d’un antigène tumoral et capables d’éliminer directement la tumeur. La combinaison de ces deux traitements est testée actuellement en clinique mais les mécanismes moléculaires régissant la réponse ou la résistance à ces thérapies sont mal connus. La protéine X joue un rôle critique dans la tolérance immunitaire dans le cancer et nos données préliminaires suggèrent qu’il pourrait également être un régulateur majeur de l’activité des LT CD8+. Dans ce contexte, nous émettons l’hypothèse que l’élimination des tumeurs par l’injection de LT spécifiques, en combinaison ou non avec une thérapie par anti-PD-1, requiert l’activation de X.
Bénéfices attendus
Ces travaux pourraient permettre d’identifier un mécanisme moléculaire impliqué dans l’effet curatif des thérapies du cancer par injection de LT. D’autre part, ces études pourraient révéler des activités spécifiques de la protéine X qui peuvent être ciblées par de nouveaux agents thérapeutiques pour améliorer la fonction des LT, seule ou de concert avec des immunothérapies existantes.
Procédures
- Rasage du flanc des souris après désinfection a l’alcool 70% sous anesthésie isofluorane (1x 2 minutes/souris) -Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie isofluorane, de cellules tumorales resuspendues dans du PBS1X stérile, dans un volume total de 100uL (1x 2 minute/souris) -Injection intraveineuse par voie rétro-orbitale, sous anesthésie isofluorane, de cellules LT resuspendues dans du PBS1X stérile, (ou du PBS1X comme témoin) dans un volume total de 100uL. (1x 2 minute/souris)
Impact sur les animaux
Les tumeurs B16F10-OVA et MC-38-OVA injectées par voie sous-cutanée ne développent pas de métastases et ne provoquent pas/peu de douleurs. Chez la souris, l’injection d’anti-PD-1 ne provoque pas d’effets secondaires délétères détectables. Les animaux subissent un ensemble d’étapes de classe de gravité légère, effectuées sous anesthésie isofluorane, mais susceptible d’entraîner une angoisse légère et de courte durée. La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites et la manipulation des animaux sans stress par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux 2 fois par semaine. Un enrichissement (morceau de coton) est ajouté à chaque cage et le cas échéant du DietGel et/ou de l’HydroGel sera utilisé.
Devenir
Les animaux seront mis à mort lorsqu’un des points limite (volume tumoral de 2500 mm3, nécrose de la tumeur ou altération de l'état général de la souris) sera en passe d’être atteint, par dislocation cervicale ; les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques seront prélevées pour analyse du phénotype immunitaire par cytométrie en flux. Ceci permettra de documenter la fonction des protéines X non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.
Remplacement
Nous allons tout d’abord effectuer un certain nombre d'expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences in vivo pour mesurer la fonction de la protéine X dans l’immunothérapie par transfert de LT. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, l'étude de la pathologie, en particulier les interactions entre les cellules tumorales et leur microenvironnement immunitaire, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.
Réduction
Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Dans des études antérieures décrivant les lignées cellulaires utilisées ici, il a été démontré un écart-type de 150 mm3 au point final (1250 mm3). L'effet minimal souhaité de l’ablation de X serait une augmentation > 50% de la croissance tumorale, donc une taille de 2500 mm3 au point final. En prenant en compte une puissance de 90% et un alpha de 0.05, nous calculons une taille d'échantillon de 5 souris par groupe. Un test ANOVA à 2 voies suivi du post-test Bonferroni sera utilisé pour analyser la significativité des résultats. L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin du protocole (au plus tard à J21) ou dès l’atteinte d’un point limite par un individu pour réduire la variabilité expérimentale. Pour assurer la reproductibilité des résultats, nous répéterons l'expérience une fois. Il n’y a pas de double emploi des souris.
Raffinement
Les tumeurs B16F10-OVA et MC-38-OVA injectées par voie sous-cutanée ne développent pas de métastases et ne provoquent pas/peu de douleurs ou d'inconfort autre que le stress et la douleur liés à l'injection. Les animaux subissent donc un ensemble d’étapes de classe de gravité légère. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs (2 fois par semaine), et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage et le cas échéant du DietGel et/ou de l’HydroGel sera utilisé.
Choix des espèces
Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles transgéniques nous permettant de mesurer le rôle de NF-kB dans les réponses immunitaires anti-tumorales. D’autre part il existe un certain nombre de modèles de tumeurs transplantables chez la souris, largement décrits et utilisés par le passé. Pour atteindre la maturité du système immunitaire, les souris seront âgées de 7 à 10 semaines.
Mecanobiologie: role des mécanorécepteur après myéloablation ou lors de myélofibrose
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
2 368 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées, répétées deux fois par semaine pendant quatre semaines pour une partie d'entre elles, et des prélèvements de sang par section de la queue sous anesthésie, avant d'être tuées pour analyser leur sang et leur moelle osseuse. Le porteur étudie la formation des plaquettes et le rôle des forces mécaniques, et annonce des retombées à la fois thérapeutiques et technologiques, dont l'augmentation des rendements de production de plaquettes en bioréacteur. Il affirme que les expériences "nécessitent un animal adulte vivant" et que la souris est la seule espèce pour laquelle il dispose du modèle génétique voulu.
Objectifs
Les principaux objectifs de ce projet seront la compréhension des mécanismes de formation des plaquettes sanguines, et notamment le rôle joué par les forces mécaniques de l’environnement. Ces forces mécaniques sont perturbées dans différentes conditions pathologiques qui modifient l’environnement mécanobiologique, telles que les traitements chimiothérapeutiques, ou les cancers de la moelle osseuses aboutissant au développement de myélofibrose. Bénéfices. La mise en évidence de nouvelles voies importantes pour la formation des plaquettes
Bénéfices attendus
La mise en évidence de nouvelles voies importantes pour la formation des plaquettes permettra d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour augmenter la production des plaquettes chez la patients, ou selon les cas pour prévenir leur chute. Un deuxième bénéfice important est d’ordre technologique. Actuellement on est incapable de produire des plaquettes in vitro à une échelle suffisamment importante pour envisager des transfusions. L’une des raisons en est que la différenciation des mégacaryocytes in vitro est inaboutie en comparaison de la différentiation in vivo. Nous avons montré que la culture des mégacaryocytes en présence de contraintes mécaniques améliore la différenciation de ces cellules et in fine double la quantité de plaquettes produites. L’identification des récepteurs et voies de signalisation nous permettra de les cibler spécifiquement pour mimer l’impact des forces mécaniques, ce qui augmentera les rendements de production de plaquette en bioréacteur en milieu liquide.
Procédures
Les nuisances sont essentiellement liées au stress de contention au moment des injections, soit en i.p., soit en s.c. Les produits injectés ont comme impact soit d’augmenter la quantité de plaquette, soit de la diminuer modérément et transitoirement, de sorte qu’ils n’ont aucun impact négatif sur l’animal.
Impact sur les animaux
Les animaux seront majoritairement soumis à une injection unique, soit en i.p., soit s.c. (animal vigile). L’une des procédures fait appel à des injections s.c. répétées (2 injections par semaine, pendant 4 semaines). Une autre procédure fait appel au prélèvement de sang par section de moins de 1 mm à la queue de souris anesthésiée, puis par grattage de la croute pour les 4 autres prélèvements (toujours sur souris anesthésiée).
Devenir
En fin de projet, les animaux sont tous sacrifiés pour récupérer et analyser le sang et la moelle osseuse
Remplacement
Les expériences nécessitent un animal adulte vivant, car elles posent la question du rôle de l'environnement de la moelle osseuse dans la différenciation hématopoiétique en mégacaryocytes et dans la libération des plaquettes à travers les vaisseaux sinusoides de la moelle. De plus, nous disposons des souris identiques au niveau génétique et modifiées génétiquement afin de nous permettre d'évaluer spécifiquement l'impact de ces mécanorécepteurs et facteurs de transcription.
Réduction
Le nombre d’animal est réduit par le fait qu’un maximum d’analyses seront réalisées pour une même procédure expérimentale avec un même lot d’animaux, selon la question posée (ex. analyse du sang, récupération des os pour culture de cellules, pour récupération de moelle en vue d’analyses histologiques et de microscopie de transmission), récupération éventuelle d’autres organes. Différents manipulateurs seront ainsi réquisitionnés pour permettre d’effectuer simultanément ces différentes analyses afin d’acquérir des données fiables et définitives.
Raffinement
Tout est mis en place pour limiter l’inconfort des souris durant toute la durée de la procédure, incluant une manipulation et contention par des personnes formées et expérimentées, à l’abris du bruit. Le prélèvement caudal de sang est effectué sur souris anesthésiée à l’isoflurane, permettant une bonne anesthésie et un réveil rapide. Les souris restent ensemble dans la même cage, en présence une litière abondante et permettant la formation de nid, dans un environnement enrichi en jouets.
Choix des espèces
La mise en évidence des proplaquettes à partir des MK et cellules souches hématopoiétiques est bien maitrisée chez la souris. En outre, c'est la seule espèce pour laquelle nous disposons du modèle dont les gènes qui nous intéressent sont inactivés. Animaux utilisés au stade jeune adulte (8-18 semaines), car à ce stade la moelle osseuse du fémur est encore très hématopoiétique et peu d'adipocytes sont présents.
Etude des capacités pluripotentes d’un nouveau type d’iPs dans le cadre du développement embryonnaire
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
80 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit une injection de blastocystes par voie vaginale, sans chirurgie ni anesthésie, avant d'être tuée pour prélever les embryons, afin d'évaluer la capacité de nouvelles cellules souches induites à participer au développement embryonnaire. Le porteur souligne avoir choisi une méthode d'implantation "non douloureuse" évitant la chirurgie. Il affirme qu'un "modèle in vivo est indispensable" car le développement embryonnaire complet ne peut être reproduit in vitro.
Objectifs
Tous les organismes vivants proviennent à l’origine d’une seule cellule, dite « cellule souche pluripotente », car celle-ci a la capacité de générer tous les tissus composant un individu. Néanmoins, ces cellules souches pluripotentes disparaissent extrêmement rapidement au cours du développement de l’embryon. Elles sont remplacées par des cellules souches aux capacités beaucoup plus limitées qui ne peuvent produire qu’un nombre limité de types cellulaires. Actuellement, des méthodes de production de cellules souches pluripotentes in vitro existent, mais les cellules ainsi obtenues soit ne permettent pas de générer la totalité des tissus composant un organisme, soit nécessitent des traitements longs et difficiles à mettre en œuvre. Un des défis de la science est de réussir à créer facilement des cellules souches pluripotentes in vitro permettant de reproduire la totalité d’un embryon. Or, à l'aide de nouveaux traitements innovant, notre laboratoire a réussi à produire in vitro de grandes quantités de ces cellules souches. Le but de ce projet est d’évaluer la capacité de cette nouvelle lignée de « cellules souches pluripotentes induites » (iPS) à contribuer au développement embryonnaire, confirmant ainsi leur statut de cellules souches pluripotentes.
Bénéfices attendus
La maîtrise de la production in vitro d’iPS vraiment pluripotente permettrait d'éviter d'avoir recours à des cellules-souches embryonnaire. En effet, ces dernières ont des propriétés qu'on ne peut pas intégralement reproduire chez les iPS. On pourrait ainsi éviter des problèmes éthiques mais également pratiques en simplifiant la production d'une grande quantité de cellules-souches totipotentes tout en se passant d'embryon. Les recherches utilisant des cellules-souches totipotentes sont particulièrement importantes pour la médecine régénérative, car elles pourraient permettre, à terme, de générer des tissus in vitro pour des transplantations ou réparer des dommages corporels après accident ou maladie, mais également de modéliser la progression de maladies, faire de tests toxicologiques et développer la médecine personnalisée (en testant des traitements sur des tissus provenant des iPS du malade).
Procédures
Injection d'une suspension de blastocystes par voie basse (passage par voie vaginale) a l'aide d'une pipette adaptée. L'injection, qui ne dure que quelque seconde, se fera une seul fois, sur animaux vigile, et concernera la totalité des souris.
Impact sur les animaux
La méthode d’implantation choisie est non douloureuse et aussi peu invasive que possible car elle ne requiert ni chirurgie ni anesthésie. En effet, les femelles CD-1 seront simplement implantées par voie basse à l'aide d'une pipette adaptée.
Devenir
Le prélèvement des embryons nécessitera l'euthanasie des souris.
Remplacement
Un modèle in vivo est indispensable car il n’est pas possible de récapituler la totalité du développement embryonnaire in vitro, ce qui est critique dans notre projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été calculé en se basant sur les pourcentages de réussite connus et publiés
Raffinement
Nous avons choisi une technique d’implantation ne nécessitant ni chirurgie ni euthanasie, préservant ainsi au mieux le bien-être des souris. 1) les animaux seront observés quotidiennement et leur état de santé évalué à l’aide d’une grille de score standard utilisée par notre équipe et les zootechniciens de l’animalerie (annexe 2). 2) Des points limites ont été définis afin d’anticiper toute souffrance à l’animal. En effet, les souris, comme tout être vivant peuvent développer des pathologies ou se blesser indépendamment des procédures menées. 3) Par soucis de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage, et conservés intacts jusqu'à ce que les animaux soient utilisés pour la reproduction. 4) Les cages sont enrichies à l’aide de matériaux permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, nestlets, lab nest, maison en carton,...).
Choix des espèces
Les modèles murins, et notamment la souche CD-1, sont parmi les modèles les plus répandus pour étudier le développement embryonnaire et pour pratiquer des implantations de blastocystes. De plus, les iPs ont été obtenus originellement à partir de cellules murines transgéniques. Enfin, les souris présentent les avantages d'être des mammifères avec un cycle de vie, et notamment une période gestation, très court, facilitant ainsi le déroulement de l'expérience. Les souris femelles CD-1 devront avoir atteint leur maturité sexuelle et peser au moins 26g. Nous estimons donc que 8 semaines est un âge adéquat.
Validation in vivo de méthodes et d’instruments pour la chirurgie du rachis assistée robotique.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
12 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, pour valider des instruments et méthodes de chirurgie du rachis assistée par robot. Chaque animal subit une opération de la colonne vertébrale de quatre heures, encadrée de scanners, sans phase de réveil car la colonne est ensuite instable. Le porteur affirme qu'aucun protocole "in vitro ou ex vivo" ne reproduit les conditions du bloc opératoire, notamment les flux sanguins. Il indique avoir écarté le grand primate, jugé plus proche de l'humain, pour des raisons "financières, pratiques et surtout psychologiques et éthiques", au profit du porc.
Objectifs
En médecine, la chirurgie du rachis représente une difficulté majeure à cause de la présence d’organes vitaux proches de la colonne vertébrale, tels que la moelle épinière, les terminaisons nerveuses, l’aorte, les poumons, etc. La mise de vis représente la référence pour le traitement des pathologies rachidiennes. Le taux d’échec lors de la mise de vis est de 5 à 7%.
Bénéfices attendus
Plusieurs outils et méthodes robotiques sont en cours de développement pour assister le chirurgien durant la mise de vis. Plusieurs campagnes de validation, à la fois des instruments et des méthodes, ont été effectuées in-vitro sur des vertèbres d’animaux. L’analyse des données issues de ces expérimentations a permis de valider certains concepts et approches scientifiques. Les expérimentations in vitro ne sont pas suffisantes car elles ne reproduisent pas l’environnement chirurgical au complet (présence de mouvements physiologiques, saignements, présence d’organes et tissus nobles, etc.). D’où la nécessité de validation sur un modèle animal proche de celui des humains.
Procédures
La validation sur animal est prévue en 4 séances par année sur 3 ans. Chacune des séances nécessite un animal. La durée opératoire de chaque séance est 4 heures. La procédure sera une chirurgie du rachis précédée et suivie par un scanner pour évaluer le succès. Il est à noter que le nombre d’animaux nécessaire à ce travail de validation peut diminuer en fonction du déroulement des tests et de la pertinence des données acquises à chaque étape intermédiaire.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sous anesthésie et analgésie durant la prrocédure. Un traitement de douleur sera donné de façon continue avec des doses supplémentaires en cas de signes de douleur.
Devenir
Tous les animaux inclus dans l'étude sont mis à mort sans réveil directement à la fin de la procédure pour éviter les douleurs post-opératoires. En plus, suite à la chirurgie rachidienne, la colonne vertébrale est instable pour permettre le déplacment des animaux.
Remplacement
L’expérimentation sur animal vivant car aucun protocole in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire fidèlement les conditions rencontrées au bloc opératoire. En particulier, la nature des tissus vivants et des flux sanguins. Le cochon représente le modèle animal le plus proche de l’homme.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux nous envisageons seulement 4 expérimentations par an pour avoir des données suffisamment représentatives de la chirurgie du rachis (placement de vis pédiculaires).
Raffinement
Les essais proposés ne requièrent pas de suivi postopératoire ni que les animaux soient en état éveillé. Les animaux seront donc endormis pendant les essais en chirurgie ouverte et mis à mort sans réveil. En dehors de cette phase très technique, ils seront maintenus dans des groupes sociaux pour assurer les meilleures conditions de confort adaptées à leur espèce. Durant toute la procédure, l’animal sera sous anesthésie générale avec traitement continu de la douleur (morphine 0.3 mg/kg en intraveineux de façon continue).
Choix des espèces
Le modèle porc (Sus scrofa domesticus) est un modèle reconnu de modélisation chirurgicale compte tenu de sa taille et de sa conformation organique. L’anatomie du cochon, notamment au niveau de la colonne vertébrale, de la qualité osseuse et des flux sanguins sont plus proches de ceux rencontrés chez l’Homme. Le modèle grand primate est considéré comme étant le plus proche de l’Homme offrant des conditions expérimentales réalistiques pour les praticiens souhaitant pratiquer une procédure chirurgicale dans des conditions les plus fidèles possibles à la réalité. Cependant, pour des raisons financières, pratiques et surtout psychologiques et éthiques concernant l'utilisation de ces animaux comme modèle, le choix s’est porté sur le porc qui offre suffisamment de similarités pour garantir la pertinence du protocole expérimental. Les animaux choisis sont âgés de plus que 6 mois permettant d’avoir une taille des pédicules adéquate pour réaliser les expérimentations et d’éviter la présence de cartilage de croissance ce qui pourra fausser les résultats.
Etude des effets de l’activation de récepteur sur les réseaux cérébraux par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
490 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, pour développer une IRM pharmacologique mesurant l'activation de récepteurs cérébraux. Le porteur déclare "aucune" procédure et "aucun" impact au-delà de l'anesthésie terminale, alors que 490 animaux sont tués pour l'étude. Il indique tester des molécules sur des souris témoins et génétiquement modifiées pour des cibles liées à la dépression et à l'impulsivité. Il affirme qu'il est "impossible de recourir à un autre modèle que l'animal" pour sonder ces réseaux cérébraux dynamiques.
Objectifs
L'IRM pharmacologique a été utilisée chez l'homme pour étudier l'activation cérébrale et nous souhaiterions développer l’IRM pharmacologique chez la souris afin d’une part (i) vérifier la spécificité de la molécule, et (ii) d’identifier les effets bénéfiques et les potentiels effets indésirables de nouvelles molécules afin de classifier les nouvelles molécules. Cette nouvelle méthode pourrait servir dans le futur pour sélectionner des nouvelles molécules avec le meilleur ration bénéfice/risque.
Bénéfices attendus
Cette nouvelle méthode pourrait servir dans le futur pour sélectionner des nouvelles molécules avec le meilleur ration bénéfice/risque.
Procédures
Aucune
Impact sur les animaux
Aucun
Devenir
Tous les animaux seront sacrifié.
Remplacement
Sonder les réseaux cérébraux chez la souris, le modèle le plus largement utilisé dans les neurosciences expérimentales, sera crucial pour cette recherche translationnelle, comblant ainsi le fossé entre les investigations précliniques et cliniques. Ainsi, dans la mesure où ces travaux s’intéressent à l'étude de processus dynamiques que sont les réseaux cérébraux, il est impossible de recourir à un autre modèle d'étude que l'animal.
Réduction
littérature de précédentes études IRM chez le rongeur, 20 animaux par groupe seront utilisés, correspondant à l'effectif minimal pour obtenir des résultats statistiques fiables.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 3 animaux dans des cages enrichies avec un barreau à ronger et des papiers absorbants pour qu'ils puissent faire leur nid. Ils bénéficieront d’un suivi quotidien à partir du début de leur traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Une grille d’évaluation sera utilisée afin de détecter les animaux qui présenteraient des signes de souffrance, de mal-être, ou de douleur.
Choix des espèces
L’IRM préclinique 7T est un appareil dédié aux études sur les rongeurs. La souris est un modèle de prédilection pour la recherche biomédicale et sont aujourd'hui utilisés comme modèles standards pour l’étude de la plupart des pathologies, grâce aux connaissances de plus en plus précises de leurs génomes permettant la création de modèles transgéniques de ces maladies. Notre démarche scientifique est primordiale et unique afin de développer de nouveaux composés prometteurs et confirmer le fort potentiel thérapeutique des cibles DOR (dépression) et GPR88 (Impulsivité). . Il n'est pas encore possible de nos jours de modéliser les processus cognitifs de façon assez fiable et complète dans un modèle in silico de la pathologie. Il est donc nécessaire de recourir à des modèles animaux dont on analyse la connectivité cérébrale. Des souris (8 semaines) seront utilisés. Notre projet vise à tester des molécules thérapeutiques dans des souris contrôles et knockout pour les récepteurs DOR et GPR88.
Fragmentation du sommeil d’un modèle murin: impact sur la barrière hémato-encéphalique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
44 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Une partie subit l'implantation chirurgicale d'électrodes cérébrales, l'ensemble étant soumis à une fragmentation du sommeil sur 28 jours et à des tests de mémoire en labyrinthe en Y, avant une mise à mort par exsanguination intracardiaque pour récupérer un maximum de sang. Le porteur affirme, sur la base d'une étude précédente, que les animaux "ne souffraient pas du protocole de fragmentation". Il justifie le rat en écartant les modèles de "classes phylogénétiques inférieures" comme la drosophile ou le poisson zèbre.
Objectifs
Ce projet de recherche est motivé par l’enjeu en santé publique que représente la dégradation des fonctions neurologiques induites par la composante fragmentation du sommeil dans le Syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le SAOS se retrouve en grande majorité chez les personnes âgées et peut être à l’origine de troubles métaboliques tels que l’obésité et les risques cardiovasculaires. Les effets du SAOS peuvent être classés selon deux catégories : l’hypoxie intermittente, qui a été, et est toujours, très largement étudiée, et la fragmentation du sommeil, où le nombre d’études est plus limité. La limitation des troubles cognitifs est un enjeu thérapeutique majeur d'où le multifinancement de ce projet. En effet, participe financièrement l'association SYNAPSE (Système Nerveux Autonome et Physiologie Santé Exercice) et le laboratoire SNA (Système Nerveux Autonome) de l'Université Jean Monnet. Plusieurs appels à projet ont également été déposés.
Bénéfices attendus
Nous faisons l’hypothèse que la fragmentation du sommeil jouerait un rôle majeur dans l’apparition de nombreuses complications neurologiques, en particulier chez les personnes âgées, en favorisant l’apparition de modifications cérébrales propices au développement de pathologies neurologiques. Notre projet actuel est d’étudier les effets isolés de la disruption répétée du sommeil, donc sans hypoxie additionnelle, pour évaluer l’effet propre de la fragmentation du sommeil sur l’étanchéité de la barrière hémato-encéphalique. Améliorer et approfondir les connaissances de l’effet d’une fragmentation du sommeil, sur la dérégulation du système nerveux autonome, passent par la réalisation et la validation d’un modèle de fragmentation du sommeil chronique sur un modèle de rongeurs.
Procédures
Une partie des animaux subira une chirurgie d'implantation d'électrodes EEG. 4 animaux sont prévus à cet effet et 8 autres au cas où il faille recommencer la chirurgie. Tous les animaux seront pesés tous les deux jours et subiront deux tests cognitifs (labyrinthe en Y) sur 28 jours. En cas d'échec de la chirurgie ou de dysfonctionnement du dispositif les rats continueront le protocole si leur état le leur permet (voir points limites). La chirurgie d'implantation des électrodes sur les 4 animaux durera entre 1h et 1h30 par animal.
Impact sur les animaux
Notre première étude a montré que les animaux ne souffraient pas du protocole de fragmentation. Ils ne perdaient pas de poids, ne devenaient pas plus agressifs au fur et à mesure du protocole. Pour ce qui est de l’implantation des électrodes EEG, la prise en charge de la douleur indiquée dans le protocole est adaptée. En effet lors du premier protocole les animaux ont mangé et bu le jour même de leur chirurgie. Pas de signes de douleurs observés par les repsonsables BEA et moi-même.
Devenir
A la fin des chirurgies, les animaux seront tous maintenus en vie. A l'issue des 28 jours de protocole, tous les animaux seront mis à mort par exsanguination intracardiaque sous anesthésie profonde. Cette méthode de mise à mort est nécessaire pour récupérer une maximum de sang, dont sera extrait le sérum, ce dernier servira à effectuer des tests élisa et à isolerde potentiels exosones.
Remplacement
Afin d’étudier la dégradation des fonctions neurologiques ainsi que des voies moléculaires impliquées, il nous faut étudier le phénomène in vivo. Pour étudier les effets neurologiques, il ne serait pas pertinent d’utiliser des animaux de classes phylogénétiques dites « inférieures ».
Réduction
Le nombre de rats nécessaire à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’interprétation statistique de nos résultats : 12 animaux pour la mise en place de la procédure (implantation d'électrodes EEG), 12 animaux par groupe (2 groupes) pour l'étude et 8 animaux pour les cas de dérives/problèmes expérimentaux sont prévus soit un total de 44 rats.
Raffinement
Outre l'attention générale portée à la qualité des méthodes d'anesthésie et d'analgésie pour tous les animaux, la vérification de leur bien-être sera quotidienne. Nous nous appuierons sur l'échelle d'évaluation des expressions faciales du rat afin de détecter tout signe de douleur.
Choix des espèces
Nos travaux sont centrés sur les effets de la fragmentation du sommeil sur le cerveau. Des modèles alternatifs d’animaux de classes phylogénétiques inférieures (drosophile, zebrafish, c-elegans), utilisés parfois en recherche fondamentale, ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Le rat convient particulièrement à notre étude qui se déroulera chez des rats adultes. L’anatomie du cerveau du rat est parfaitement connue et les outils qui permettront l’analyse immunohistochimique et moléculaire des tissus cérébraux ne nécessiteront qu’une légère adaptation puisqu’ils sont déjà maîtrisés au laboratoire. Les animaux seront matures (1 an) lors de leur utilisation car la fragmentation de sommeil, notamment lors de l'apnée du sommeil, touche une population plutôt âgée chez les hommes. Utiliser des rats trop âgés mettrait à mal le protocole de part le risque de perte.
Impacts moléculaires et fonctionnels des radiofréquences de la téléphonie mobile 5G sur le cerveau.
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie pour fixer une pièce au crâne, puis une exposition à des ondes 5G une heure par jour pendant quatre semaines, tête immobilisée par contention, suivie de tests comportementaux avant le prélèvement du cerveau. Le porteur qualifie la contention d'une heure de non douloureuse et présente les tests comme non stressants, fondés sur la curiosité des rongeurs. Il affirme qu'un modèle "in vitro ou ex vivo" est "inapproprié" pour observer des effets comportementaux.
Objectifs
Au cours des deux dernières décennies, les recherches relatives aux effets centraux des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile ont essentiellement porté sur des signaux utilisés par les standards 2G, 3G ou 4G dont les fréquences porteuses étaient comprise entre 700 MHz et 2,6 GHz. Le spectre qui sera exploité par la 5G comporte, entre autres, des gammes de radiofréquence (RF) comprises entre 450 MHz et 6 GHz (5G sub-6). Ces radiofréquences plus élevées que celles utilisées par les standards 2-4G (≤ 2,6 GHz) assureront des couvertures géographiques beaucoup plus larges et leur pénétration intra tissulaire est compatible avec une absorption directe de l’énergie dans le système nerveux central, absorption dont les conséquences biologiques et fonctionnelles restent largement à déterminer. De plus, l’usage commun d’un téléphone portable entraine une exposition régulière du tissu cérébral aux signaux électromagnétiques vecteurs des télécommunications. A notre connaissance les effets centraux de signaux 5G sub-6GHz n’ont fait l’objet d’aucune étude. Notre programme de recherche porte sur les effets centraux, à des niveaux moléculaires et comportementaux, des signaux électromagnétiques exploités par les standards récents (5G) de la téléphonie mobile. Il comporte des analyses in vivo fondées sur un modèle murin, pour caractériser les effets d’expositions de la tête aux signaux 5G sur des fonctions cognitives.
Bénéfices attendus
Notre projet vise une première caractérisation des effets centraux à des niveaux comportementaux et moléculaires de l'exposition journalière à des signaux 5G-3,5GHz. Etant donné le déploiement extrêmement rapide de la 5G dans de nombreux pays, toutes les études montrant que les animaux ont, ou pas, des déficits comportementaux et des altérations de transcriptome issu du tissu cérébral, est extrêmement important pour le développement des normes d’utilisation de cette nouvelle technologie. Il sera particulièrement important de déterminer le seuil à partir duquel des effets biologiques sont observés, ce qui nécessitera surement d’autres études non incluses dans ce projet.
Procédures
- Procédure chirurgicale (1 par animal) pour la mise en place préalable d’une pièce solidarisée au crâne - Exposition au champ électromagnétique (20h : 1h par jour pendant 4 semaines (5 jours/semaine)) - Tests comportementaux (7 : 1 par jour pendant 7 jours)
Impact sur les animaux
- Présence de douleurs postopératoires. La présence de douleurs est déterminée d’après les indicateurs comportementaux suivant : réduction de la mobilité avec dos voûté et/ou tressautements du corps. Dans ce cas une analgésie supplémentaire et une antibiothérapie est mise en place. L’animal est euthanasié si les douleurs persistent plus de 24h. - Infections postopératoires (écoulements) ou perte de l’implant crânien. Dans ce cas, l’animal est euthanasié. - La perte de poids importante (plus de 20% de son poids). Dans ce cas l’animal est euthanasié.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux prélevés.
Remplacement
Le programme de recherche vise à étudier les effets des signaux électromagnétiques de type 5G sur le système nerveux central dans son ensemble mais surtout sur les effets cognitifs en utilisant des tests comportementaux. L’exposition à ces ondes électromagnétiques est répétée sur plusieurs jours (20 jours), avec une durée quotidienne de 1h, ce qui peut ressembler à l’usage commun d’un téléphone portable chez l’être humain. Ces modèles animaux rendent possibles des analyses de mécanismes cellulaires ou moléculaires associés à toute modification comportementale induite par un agent environnemental. Un modèle in-vitro ou ex-vivo est donc inapproprié pour observer de possibles modifications comportementales ou pour associer des modifications moléculaires et cellulaires au comportement.
Réduction
A notre connaissance les effets centraux de signaux 5G exploitant des radiofréquences plus élevées que celles utilisées par les standards 2-4 G (≤ 2,6 GHz) n’ont fait l’objet d’aucune étude. Notre projet vise ainsi une première caractérisation des effets centraux de signaux 5G-3,5GHz à des niveaux moléculaires et comportementaux. Au niveau comportemental, le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides, y compris pour des études pilotes. Sur la base des études publiées et de notre expérience, un maximum de 15 souris par groupe est nécessaire. Nous utilisons des tests statistiques non paramétriques adaptés aux petits échantillons (
Raffinement
Les animaux d’une même fratrie ou du même âge sont regroupés dans une large cage (Techniplast, 530 cm²). Les souris ont de la nourriture (A04, 18% de protéines, en zone conventionnelle) et de la boisson ad libitum, ainsi que de l’enrichissement (tunnels et maisons en carton). Les 7 jours suivant l'opération chirurgicale, les animaux sont surveillés et pesés tous les jours par l'expérimentateur et/ou les animaliers (avec une fiche post-opératoire pour chaque animaux), et reçoivent si besoin un analgésique par voie orale ou en injection sous-cutanée. Pendant la période de repos, aucune manipulation expérimentale n’est entreprise. La procédure d’exposition au champ électromagnétique et les tests de comportement durent 4 semaines, dont 20h d’exposition. Pour éviter de possibles effets de l’anesthésie sur le système nerveux central et permettre à la souris de réaliser des tâches comportementales à la fin du protocole, il est nécessaire que la souris soit exposée en étant vigile. De plus, il est important que lors de l’exposition aux ondes électromagnétiques d’une antenne 5G, l’animal soit en contention partielle pour recevoir précisément pendant 1h la dose de degré d’absorption spécifique (DAS) qui a été sélectionnée. Pour que la tête de l’animal soit dans une position fixe tout en ayant un environnement qui ne soit pas trop stressant, un dispositif de contention immobilisera la tête de la souris pendant 1h tout en lui permettant de bouger son corps dans un tube en plexiglas. Cette immobilisation pendant 1h, lorsque la souris a compris la tâche n’est aucunement douloureux et le système de contention décrit dans l’annexe 1 est le même que celui qui a été utilisé dans de nombreuses expériences impliquant l’acquisition de réponses calciques en imagerie bi-photonique. Les tests de comportement qui suivront l’exposition ne sont pas stressants et sont basés sur la curiosité naturelle des rongeurs pour la nouveauté.
Choix des espèces
Il est important que lors de l’exposition aux ondes électromagnétiques 5G, la tête de l’animal soit dans une position constante pour recevoir précisément la dose de degré d’absorption spécifique (DAS) sélectionnée pendant 1h. L’espèce utilisée, la souris, a déjà montré une capacité d’habituation à une contention modérée (à savoir ne pas bouger la tête, alors que le corps et les pattes peuvent bouger) lors de nombreuses expériences sur souris éveillée. Les tests comportementaux qui seront réalisés ont déjà été réalisés chez la souris dans de très nombreuses études comportementales, ce qui nous permettra de nous référer à des données connues de la littérature. Les souris auront 2 mois au début de l’expérience. Cette étude s’applique sur l’animal adulte.
Phénotypage comportemental d’une lignée de souris présentant une diminution de la densité des cellules de Cajal-Retzius
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
25 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour réduire de 30% une population de neurones, elles subissent des tests comportementaux mesurant le sursaut à un souffle d'air et son inhibition par des sons, avant d'être tuées pour analyse du cerveau. Le porteur affirme qu'aucune intervention ni nuisance n'est attendue, alors que la modification génétique et la mise à mort sont au cœur du protocole. Il indique que le "modèle animal reste indispensable" pour étudier ces neurones à l'échelle de "l'organisme entier".
Objectifs
La partie du cerveau appelée néocortex contrôle la perception sensorielle (les organes des cinq sens), les comportements moteurs et la cognition, et repose sur des circuits neuronaux complexes. Les neurones sont des cellules spécialisées qui vont transmettre l'information à d'autres cellules nerveuses, musculaires ou glandulaires. Le rapport entre l'excitation et l'inhibition de ces neurones est essentiel au fonctionnement des circuits. Son déséquilibre est ainsi lié à l'origine de troubles du développement neurologique, notamment les troubles du spectre autistique ou la schizophrénie. La couche superficielle du néocortex constitue en particulier une entrée principale des circuits neuronaux. Malgré son rôle de plus en plus reconnu, nous n'avons encore qu'une compréhension limitée de la façon dont cette couche superficielle du néocortex s'organise au cours du développement. Des études récentes ont mis en évidence les rôles clés d'une population transitoire de neurones nés précocément dans cette zone, appelés cellules de Cajal-Retzius. Cependant, les rôles précis de ces cellules transitoires dans le développement des circuits neuronaux du néocortex, le comportement des souris et l'intégration multisensorielle restent à élucider.
Bénéfices attendus
Ces expériences nous permettront d'établir une corrélation entre la densité des cellules de Cajal-Retzius et les déficits comportementaux potentiels. Ces résultats seront importants car les mutations génétiques liées à ces cellules chez l'homme ont été associées à des troubles du développement neurologique. Ainsi, ce projet permettra des avancées importantes dans la recherche sur le développement neurologique, avec des applications potentielles dans l'étiologie des troubles du développement neurologique et de la santé mentale.
Procédures
Il n'y aura pas d'intervention sur les animaux dans le cadre de cette étude
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effet indésirable n'est attendu sur les animaux
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des tests.
Remplacement
L’objectif de nos expériences est de définir les rôles des cellules de Cajal-Retzius dans le développement et le fonctionnement du cortex cérébral à l’aide de manipulations génétiques qui réduisent de 30% le nombre de ces cellules. Pour comprendre les rôles de ces neurones particuliers, le modèle animal reste indispensable et nécessaire pour identifier l'effet à l'échelle de l'organisme entier, notamment dans le cadre de l'étude du développement du cortex cérébral, les anomalies de ce développement étant liées à des pathologies comme l'autisme ou la schizophrénie.
Réduction
L’amplitude du sursaut en réaction au souffle d’air et l’inhibition de celui-ci par les stimuli sonores seront comparées entre les souris contrôles et les souris mutantes en utilisant le test t de Student ou le test de Mann-Whitney selon la normalité des données. Afin de garder une analyse statistique fiable et reproductible, chaque groupe expérimental sera constitué de 12 animaux au minimum. Par ailleurs, nous nous attendons à avoir le même phénotype chez les mâles et les femelles, d'où des effectifs d'animaux mutants et contrôles combinant les 2 sexes pour arriver à un effectif total de 12 par génotype, et ainsi éviter de doubler les effectifs.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Après les expériences comportementales, les animaux seront observés pour s'assurer de leur bien-être. Ils seront remis par cagée initiale à la fin des tests. En cas de signe de souffrance, le personnel qualifié et le vétérinaire pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l'euthanasie de l'animal.
Choix des espèces
Le modèle souris est très pertinent et est necessaire pour étudier la modification de notre gène d'intêret à l'échelle de l'organisme entier, notamment dans le cadre d'une étude portant sur le développement du cortex cérébral, les anomalies de ce développement étant liées à des pathologies comme l'autisme ou la schizophrénie. De plus, le modèle souris est très étudié et largement utlisé pour des analyses comportementales. Les tests comportementaux seront réalisés sur la souris adulte, à l'age de 9 mois environ.
Etude des intéractions entre l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) et l’antagoniste du recepteur à l’interleukin-1 sur les dommages cérébraux et l’inflammation lors d’un accident vasculaire cérébral ischémique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
66 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit un accident vasculaire cérébral provoqué par un caillot, la pose d'un cathéter, des injections répétées et des examens d'imagerie, avant une mise à mort par perfusion intracardiaque, pour étudier l'interaction entre deux traitements de l'AVC. Le porteur affirme n'avoir "pas observé de signe de douleur" lors de projets antérieurs similaires. Il indique que les techniques sans animaux "ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information".
Objectifs
Cette étude vise à comprende les intéraction entre l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) et l'antagoniste du recepteur à l'interleukin-1 (IL-1Ra) sur les dommages cérébraux et l'inflammation lors d'un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC). Ce projet est une collaboration avec l'Université de Manchester. L'inflammation cérébrale joue un rôle majeur dans le développement les lésions neurologiques à la suite d’un accident vasculaire cérébral, en particulier, la cytokine pro-inflammatoire IL-1 est un médiateur central des processus inflammatoires lors de la phase aigue d’un AVC. Cette cytokine a été ciblé thérapeutiquement par le développement de la forme recombinante de l’antagoniste du récepteur à l’IL-1, IL-1Ra ou Anakinra. Dans un récent essai clinique de phase 2, IL-1Ra a été démontré comme étant efficace pour limiter l’inflammation. Cependant, une analyse secondaire de ces résultats a permis de découvrir un mécanisme alternatif conduisant une détérioration du devenir clinique des patient. Dans cette étude, IL1Ra été administré en combinaison avec l’Actilyse, une forme recombinant de l’activateur tissulaire du plasminogène qui permet la fibrinolyse et ainsi conduire à une recanalisation artérielle. Ces résultats cliniques nous permettent de suggérer la présence d'une interaction négative entre ces deux traitements. Notre projet vise à comprendre les interactions possibles entre le tPA et IL1Ra dans une étude pré-clinique. L’importance de la reperfusion pour l’efficacité d’IL1Ra va être exploré en utilisant un modèle thrombo-embolique d’AVC chez la souris. Dans ce modèle, la thrombolyse par le tPA est efficace pour détruire les caillots sanguins. La compréhension des interactions entre le tPA et IL1Ra est critique afin de progresser sur de futurs essais cliniques pour IL1Ra.
Bénéfices attendus
L’importance de la reperfusion pour l’efficacité d’IL1Ra va être exploré en utilisant un modèle thrombo-embolique d’AVC chez la souris. Dans ce modèle, la thrombolyse par le tPA est efficace pour détruire les caillots sanguins. Le bénéfice du projet est la compréhension des interactions entre le tPA et IL1Ra est critique afin de progresser sur de futurs essais cliniques pour IL1Ra.
Procédures
Procedure 1: 1) Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale (n=66, durée de la procedure :1.5heures) 2) Pose d’un cathéter intraveineux pour injection de tPA (n=66, durée de la procedure :15 minutes) 3) Injection sous-cutanée d'IL-1Ra (6 injections réparties sur 72h, n=66) 4) Evaluation de la perfusion cérébrale par doppler Speckle (n=66, durée de la procedure :15 minutes) 5) Evaluation des lesions cérébrales par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) (n=66, durée de la procedure :15 minutes) 6) Mise à mort par perfusion intracardique (n=66, sans réveil)
Impact sur les animaux
Afin de limiter toutes douleur occasionnée par la chirurgie, nous utiliserons un analgesique lors du protocol chirurgical. Lors de projets précédents utilisant des procédures identiques ou similaires, nous n’avons pas observés de signe de douleur ni souffrance des animaux à la suite de la chirurgie. Les mesures pour réduire au maximum toute forme d’inconfort et de souffrance sont le suivi strict et rapproché des animaux, l’hébergement en petits groupes sociaux stables (n=5) avec un enrichissement minimum (un rouleau cartonné + une feuille de papier essuie-tout), et la manipulation uniquement par des personnels expérimentés. Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales d’hébergement, dans un environnement stabilisé en température (21°), hygrométrie (55%), luminosité (100 lux), et durée du cycle de lumière (12h/12h).
Devenir
A l'issue de la procédure 1, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 66 souris seront nécessaires pour réaliser cette étude, et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrale et l’inflammation cérébrale permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux total : 66) a été évalué via un test d’analyse de puissance (α=0.05 ; β=0.8). Les échantillons sont suffisamment importants pour pouvoir utiliser des tests paramétriques : ANOVA à 2 facteurs sur des données mises sur le rang puis test post-hoc de Dunnett. Nous pourrons utiliser également les tests de Mann-Whitney et de Wilcoxon.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce de référence comme d’inflammation et l’ischémie cérébrale dans la littérature. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la thrombolyse, la neuroprotection et la réponse inflammatoire suite à un AVC ischémique. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour notre étude. Les souris Swiss utilisées dans cette étude seront âgées de 8-12 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisédans la littérature dans l'étude de la neuroinflammation et des AVC.
Evaluation du pouvoir infectieux de Rickettsia helvetica chez la souris
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont inoculées avec une bactérie transmise par les tiques, Rickettsia helvetica, par deux voies et trois doses, puis subissent des prélèvements de sang répétés à la mandibule ou à l'œil, pour évaluer le pouvoir infectieux de ce germe et repérer les organes cibles. Le porteur indique n'attendre "pas de symptômes importants" car la bactérie est rarement isolée chez l'animal ou l'humain, ce qui interroge l'ampleur du recours à l'infection. Il affirme qu'il n'existe "pas de modèle in vitro alternatif" pour tester ce pouvoir infectieux.
Objectifs
Notre projet a pour pour objectif d'évaluer le pouvoir infectieux chez la souris de Rickettsia helvetica, une bactérie très présente chez les tiques et transmise à l'Homme et les animaux (dont la souris), mais pourtant rarement isolée dans le tissu de l'Homme et des animaux. Pour cela deux types de souris seront infectées avec trois doses différentes et deux voies d'injection (sous cutanée et intra péritonéale) afin d'évaluer : - les symptômes (s'il y en a) observables suite à l'infection et les organes infectés par la bactérie - la dose infectieuse minimale nécessaire à l'infection chez la souris - la cinétique de multiplication de cette bactérie dans le sang des souris
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le cycle épidémiologique de la bactérie Rickettsia helvetica et notamment l'implication potentielle des rongeurs (ici modèle souris) dans ce cycle dans la nature
Procédures
A J0 les animaux seront inoculés avec différentes doses de bactéries selon deux voies d'injection (Intrapéritonéale ou sous cutanée), puis tous les 2 jours entre J4 et J12, ils subiront une prise de 10µl de sang par prélèvement à la mandibule ou à l'oeil (sous anesthésie locale).
Impact sur les animaux
Nous ne connaissons pas le pouvoir pathogène de cette bactérie sur les souris, cependant cette bactérie semble très peu infectieuse chez l'animal et chez l'homme puisqu'il a été jusqu'à présent quasiment impossible de l'isoler d'un animal ou d'un homme. Elle a pour le moment seulement été isolée de tiques prélevées dans la nature. Nous n'attendons donc pas de symptômes importants tels que des paralysies chez les souris, mais nous suivrons les animaux tous les jours afin de contrôler l'apparition de symptômes éventuels.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure (J14) afin de pouvoir détecter la bactérie dans les différents organes et le sang des animaux et donc connaitre les organes cibles qui sont préférentiellement infectés par cette bactérie chez les souris.
Remplacement
La culture des Rickettsia est effectuée en culture in vitro de cellules de mammifères. Cependant, il n'existe pas de modèle in vitro alternatif permettant de tester le pouvoir infectieux de cette bactérie. Le modèle in vivo souris ne peut donc être remplacé dans cette expérimentation.
Réduction
Le nombre de souris utilisé par lot contrôle a été réduit de moitié (3 au lieu de 6) afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisé. Les lots de 6 souris pour les lots infectieux sont le minimum d'animaux permettant d'obtenir des résultats scientifiquement robustes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par lot dans leur conditions classiques avec l’enrichissement nécessaire à leur bien-être (carré de coton, maison en plastique pour les souris).
Choix des espèces
Dans la nature et en laboratoire, les souris (comparativement à d’autres modèles animaux) sont sensibles à l’infection par différentes espèces de Rickettsia. En effet les micromammifères sont souvent impliqués dans les cycles de transmission naturels de ces agents pathogènes. Pour la Rickettsia qui nous intéresse des rongeurs sauvages ont été retrouvés positifs en test PCR mais nous ne connaissons pas leur réelle implication dans le cycle épidémiologique de cette bactérie. Les souris représentent donc le modèle idéal à tester en laboratoire pour palier à ce manque d'information.
Revitalisation de lignées de souris à partir de sperme et d’embryons congelés
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
345 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Cinquante femelles sont superovulées par injections pour fournir des ovocytes et 295 femelles reçoivent des embryons par chirurgie abdominale, pour régénérer des lignées transgéniques conservées sous forme de sperme ou d'embryons congelés. Le porteur présente le projet comme une application de la "règle des 3R" visant à "réduire le nombre de souris" gardées vivantes à l'animalerie. Les donneuses et les receveuses sont toutes tuées en fin de procédure, les receveuses n'étant pas réutilisées pour éviter une seconde opération jugée plus douloureuse.
Objectifs
Les lignées de souris transgéniques sont maintenues soit sous forme de colonies vivantes au sein de notre animalerie ou dans les animaleries de collaborateurs scientifiques. La préservation de ces lignées est essentielle pour la poursuite des projets de recherche ayant motivé leur création. Les lignées sont conservées par croisement avec de jeunes parents (environ 4 mois) car de nombreuses lignées de souris peuvent présenter des troubles de la fertilité en vieillissant. Pour éviter cela, nous devons générer des nouveaux individus très souvent. Cela représente de nombreuses souris qui sont conservées sans être utilisées dans nos projets scientifiques. Notre objectif est de réduire le nombre de ces animaux et de ne générer que les animaux indispensables à nos travaux de recherche. Pour cela, nous utilisons la cryo-préservation. Aussi, chacune de nos lignées est stockée sous forme d’embryons congelés ou de sperme congelé dans des cryo-préservateurs au sein de notre institut et certaines d’entre elles sont déposées dans un centre de ressource public. Quand nous aurons besoin d’utiliser l’une de ces lignées, nous la raviverons. Selon les mutations étudiées, les lignées seront régénérées par fécondation in vitro à partir de sperme décongelé préalablement en utilisant des ovocytes venant de femelles superovulées. La superovulation permet de réduire le nombre de femelles donneuses d’ovocytes et d’embryons après fécondation. Pour des lignées de génotype complexe des embryons sous forme de morulas (embryons formés de 16 cellules) ont été congelés et ces embryons seront décongelés. Puis les embryons seront transplantés chez des femelles receveuses. Les souriceaux issus de ces transplantations permettront de régénérer les lignées nécessaires à nos projets scientifiques. Notre objectif final est de réduire le nombre de nos souris dans notre animalerie.
Bénéfices attendus
Afin d’éviter une production continuelle de souris, dans le but de mieux répondre à la règle des 3 R et pour des raisons économiques également, nous avons appris à cryo-preserver le sperme de nos lignées que nous n’utilisons pas durant une période pouvant s’étendre de quelques mois à quelques années. Cela nous permet d’avoir uniquement les animaux vivants nécessaires à nos projets scientifiques dans l’animalerie, les autres modèles étant conservés sous forme d’embryons congelés ou sous forme de sperme congelé dans des cryo-préservateurs au sein de notre institut et certaines d’entre elles sont déposées dans un centre de ressource public. Dans le cas où les lignées sont régénérées par fécondation in vitro, la superovulation de femelles donneuses permet de réduire le nombre de souris utilisé car les cycles ovulatoires sont synchronisés. En absence de traitement hormonal, nous obtenons en moyenne 8 oocytes par femelle. En appliquant ce protocole, le nombre d’ovocytes ovulés en moyenne est de 20 ovocytes (2.5 fois plus que normalement). En résumé, notre projet permettra de réduire fortement le nombre de souris utilisées à un temps donné, tout en assurant la préservation de nos lignées.
Procédures
Les lignées seront régénérées par fécondation in vitro à partir de sperme décongelé préalablement et réimplantation des embryons au stade 2 cellules ou par transfert d‘embryons au stade morula. 50 femelles donneuses d’ovocytes achetées chez un fournisseur agréé seront superovulées par injection intrapéritonéale afin d’obtenir un nombre maximum d’ovocytes par femelle. Les ovocytes seront fécondés in vitro par le sperme décongelé afin d’obtenir des embryons au stade 2 cellules, qui ont commencé à se développer. La transplantation des embryons ou morulas sera réalisée par intervention chirurgicale non dommageable. Cela concerne 295 femelles.
Impact sur les animaux
Pour la procédure 1 de superovulation, aucune aggravation résultant directement du traitement n’est attendue. Aucun critère d’arrêt anticipé spécifique de la procédure n’est prévu. Les animaux sont néanmoins individuellement manipulés à l’occasion de chaque injection, de la mise en accouplement et de la détection des bouchons vaginaux suivant l’accouplement. Des animaux éventuellement trouvés prostrés, blessés à l’issue d’accident ou bagarre seront sacrifiés immédiatement par dislocation cervicale. Pour la procédure 2 de réimplantation d’embryons in utero, un suivi post opératoire individuel des animaux inclus dans la procédure chirurgicale sera matérialisé par le renseignement d’une fiche de suivi. Il n’est pas attendu d’effets dommageables durables du transfert par voie chirurgicale. Des effets dommageables à court terme et/ou accidentels peuvent résulter de la laparotomie abdominale. Les contrôles prévus prendront place pendant l’intervention chirurgicale, au réveil de l’animal le même jour, le lendemain de l’intervention et le jour suivant. Brièvement, des difficultés opératoires (hémorragies, temps d’intervention trop long) ou post opératoire majeures (réveil retardé, saignements, suintements ou ouverture de la plaie, altérations de l’état général : posture de l’animal, mobilité spontanée, entretien du pelage) conduiront systématiquement à l’euthanasie de l’animal concerné.
Devenir
Les femelles donneuses et receveuses seront euthanasiées en fin de procédure, pour donner des ovocytes (donneuses) et assurées une gestation (receveuses). Les femelles receveuses ne seront pas réutilisées pour prévenir une deuxième opération qui pourrait être plus difficile et douloureuse que la première opération.
Remplacement
Ce projet a été élaboré et sera réalisé dans le respect de la règle des 3R (remplacer, réduire, raffiner) : le recours à l'expérimentation animale est essentiel pour la biologie du développement et l'étiologie de la différenciation sexuelle: en effet, les techniques de culture cellulaire ne permettent pas d'appréhender le développement de certains organes qui nécessite vascularisation et contexte tridimensionnel et ont montré leurs limites en aboutissant à des résultats erronés. Cependant si de nouvelles conditions de culture satisfaisantes sont élaborées, nous les utiliserons dans la perspective de remplacer les souris par ces nouvelles technologies.
Réduction
L’objectif principal de cette demande est de réduire le nombre de souris. D’une part, la superovulation des femelles donneuses nous permettra de réduire le nombre d’animaux sacrifiés pour obtenir des ovocytes. De plus, le projet vise à réduire de façon importante le nombre de souris dans notre l’animalerie, en congelant le sperme ou les embryons selon les génotypes des lignées et en les ravivant quand les projets le nécessitent. Ainsi les souris présentes à l’animalerie sont nécessaires à un projet scientifique et nous ne gardons pas d’animaux vivants non utilisés.
Raffinement
Pendant et après la chirurgie, l’anesthésie au gaz isoflurane et l’administration d’antalgiques permet de limiter au maximum les douleurs engendrées. Ces mesures sont accompagnées de la mise en place d’un protocole d’observation permettant de déceler précocement tout inconfort des animaux durant les expériences. Ce protocole inclue la mise en œuvre de points limites précoces et adaptés permettant de mettre un terme aux souffrances des animaux le cas échéant. De plus, les souris seront hébergées par deux ou par trois dans des cages comportant des objets à ronger et des igloos pour se faire un nid de façon à garantir leur bien-être et leur permettre d'exercer les activités spécifiques à leur espèce.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Nous avons tous les outils à notre disposition et déjà au point pour pouvoir étudier ces modèles d’ablation/gain-de-fonction conditionnelle inductible dans la souris. De surcroît, toute la collection des systèmes Cre nécessaires à l’inactivation/gain de fonction génétique conditionnelle n’existe que chez la souris. Nous utiliserons des femelles adultes âgées d’environ 8 semaines car c’est la période de fécondité optimum.