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Souris : 864
Souffrances
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864 souris dites humanisées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules humaines, des prélèvements de moelle osseuse et de sang sous anesthésie, des injections répétées et un gavage, puis une irradiation qui provoque une anémie d'une dizaine de jours, pour tester une molécule censée limiter les dommages sanguins des rayonnements. Les retombées annoncées, augmenter la survie de patients exposés à des doses aiguës d'irradiation, restent au conditionnel et à long terme. Le porteur affirme que le projet n'a "pas d'alternative non animale" et qualifie l'étape in vivo d'"indispensable", ces souris immunodéficientes étant présentées comme les "outils de référence" du développement sanguin humain.

Objectifs

Les chimiothérapies et radiothérapies peuvent altérer la production des cellules sanguines et immunitaires par la moelle osseuse (appelé myelosuppression). Les recherches menées depuis 2013, par une partenaire, portent sur le développement d'une molécule X1 pour l'indication de la myélosuppression induite par la chimiothérapie et par irradiation. Notre projet se base sur des données préliminaires, qui démontrent un effet positif de X1, en combinaison avec des facteurs stimulant la formation de cellules impliquées dans l'immunité anti-bactérienne et virale et dans la formation de plaquettes sanguines, améliorant ainsi la survie des animaux traités après une myélosuppression induite par irradiation. Le présent projet vise à valider si le traitement par X1 peut améliorer la récupération fonctionnelle des cellules sanguines humaines après irradiation. Cette étude nécessite d’explorer les effets de l’irradiation par des études d’efficacité sur des rongeurs dits "humanisés" (souris ayant reçu une greffe des cellules humaines) traités ou non avec X1. Ces modèles murins sont les seuls à l'heure actuelle à récapituler le développement sanguin normal humain. Notre projet a plusieurs objectifs: L'Objectif 1 consiste en l'étude thérapeutique de X1 dans laquelle nous allons mesurer l’effet de X1, seul ou combiné aux facteurs décrits plus haut, sur l’atténuation de la toxicité des radiations sur les cellules sanguines humaines lorsque X1 est donné à partir de 2 heures après irradiation aux souris humanisées. L'Objectif 2 consiste en l'étude thérapeutique de X1 dans une moelle osseuse humaine. Dans cet objectif, nous testerons l’efficacité de X1 comme dans l'objectif 1, mais cette fois dans des souris portant une niche de moelle osseuse humanisée contenant une production sanguine humaine active. L'Objectif 3 consiste en l'étude prophylaxique de X1 dans laquelle nous étudierons si X1 peut aussi être utilisé pour atténuer la toxicité des radiations sur les cellules hématopoïétiques humaines dans les modèles de souris humanisées en apportant X1 avant l'irradiation. Cette étude permettra de prédire au mieux la réponse sanguine humaine à ce nouvel agent thérapeutique.

Bénéfices attendus

1-Atténuation de la myélosuppression et des séquelles associées (infections, hémorragies) chez les patients à des doses myélosuppressives de irradiation aiguë. Par conséquent, augmenter la survie des patients exposés de manière aiguë à des doses de irradiation (syndrome aiguë de rayonnement). 2-Augmenter la survie des patients exposés de manière aigüe à des doses myélosuppressives d’irradiation. Les cytokines aident à la récupération des lignées granulocytaire et macrophagique, mais sont sources d’effets indésirables graves. De plus, elles sont très couteuses à produire. Il y a donc un besoin de développement de nouvelles contre-mesures médicales. Celles-ci devront se caractériser par leur efficacité à améliorer les séquelles post-myelosuppression induite par une irradiation, par une atténuation complémentaire ou plus large de la myélosuppression associée. Ces nouvelles contre mesures devront également avoir un profil d'innocuité et de tolérabilité, un stockage facile et pouvoir être administrées rapidement dans un scénario de pertes massives. X1 est une bio-molécule administrée par voie orale. Elle a été initialement développée pour le traitement des infections virales respiratoires et de la neutropénie induite par la chimiothérapie. Son utilisation est justifiée en tant qu'agent de radioatténuation pour le syndrome hématopoïétique d’irradiation. En effet, les lésions induites par la chimiothérapie et la radiothérapie ont des voies communes qui entraînent une myélosuppression aigüe et des lésions résiduelles de la moelle osseuse. La gravité des lésions des organes dépend de la dose de rayonnement et de la durée d'exposition. Les lésions par rayonnement sensibilisent les organes et les cellules cibles entraînant le syndrome d'irradiation aigüe (ARS). Ces dommages multiples nécessiteront probablement plus d'une seule thérapie pour atténuer et améliorer la récupération. Par conséquent, une approche polypharmaceutique est justifiée, en particulier lorsque les sujets sont exposés à des doses plus élevées d’irradiations aiguës.

Procédures

Nous aurons recours à un prélèvement de sang et de moelle osseuse, 3 mois après transplantation de cellules souches et de progéniteurs humains du sang. Ces deux actes, d’une durée inférieure à 2 minutes chacun seront réalisés sous anesthésie générale sur un tapis chauffant. Nous utiliserons du gel ophtalmique pour prévenir le déssèchement des yeux. Pour l’injection des molécules, via 2 actes en sous-cutané et un acte en intrapéritonéale, ils se feront sur animal vigile, une fois et pendant 4 semaines pour l’hormone parathyroïdienne. Cet acte prendra 1 minute. Il y aura un acte de gavage durant 4 jours sur animal vigile prenant une minute. Suite à ces prélèvements et injections/gavages, il sera ajouté de l’hydrogel et des cupules de nourritures enrichies dans les cages afin d’aider les animaux à récupérer. Les souris seront irradiées en 1 fois pendant une période d'environ 2 minutes.

Impact sur les animaux

Nous aurons recours à un prélèvement de sang et de moelle osseuse, 3 mois après transplantation des cellules souches/progénitrices humaines du sang, pour vérifier que nos souris sont bien humanisées ce qui induira une douleur pour les souris. L’irradiation utilisée dans ce projet est subléthale mais provoque une anémie qui dure une dizaine de jours. Les souris recevront la molécule X1 par voie orale pendant 30 jours, dans le protocole thérapeutique. Le traitement en lui-même n’induit pas d’effet secondaire notable selon les expériences préliminaires réalisées par la compagnie qui produit X1. Les souris recevront transitoirement plusieurs injections de facteurs de croissance/hormonaux ce qui induit un risque d'inflammation locale temporaire ou des douleurs osseuses à courte durée.

Devenir

Afin de mesurer la récupération en cellules sanguines humaines après traitement, nous devons euthanasier les souris. Des organes hématopoïétiques (moelle osseuse, rate et thymus) sont prélevés et les cellules qui y sont contenues sont soumises à une caractérisation cellulaire et à des tests fonctionnels in vitro. Ces protocoles sont importants pour pouvoir juger de la réussite ou pas du traitement effectué après ou avant l'irradiation.

Remplacement

Ce projet n'a pas d'alternative non animale. Nous allons réaliser des expériences in vitro en parallèle, mais ces tests ne récapituleront jamais l'hétérogénéité organique des réponses in vivo, étape indispensable pour l’évaluation des effets potentiels de radio-atténuation de X1 (seul ou combiné) pour le syndrome hématopoïétique aigue lié aux radiations. En effet, notre projet nécessite une étape indispensable in vivo afin d'étudier les effets de X1 en suivant la récupération et la production hématopoïétique humaine dans un modèle préclinique capable de mimer la réponse thérapeutique chez l’homme. Nous utiliserons des souris sans système immunitaire qui représentent les outils de référence internationaux pour l’analyse fonctionnelle du développement sanguin humain d'après la littérature scientifique. Ces souris immunodéficientes sont appelées souris NSG; elles combinent une série de mutations génétiques qui altèrent leur système immunitaire dans sa globalité, les rendant aptes à ne pas rejeter les xénogreffes de cellules humaines d'origine sanguine.

Réduction

Nous avons à coeur de réduire au maximum le nombre de souris utilisées. Pour celà, lorsque les effets de différents traitements seront testés en utilisant la même procédure expérimentale, les expériences seront combinées et réalisées en même temps afin de comparer les différents groupes testés à un seul et unique groupe contrôle (qu'il est inévitable de faire pour que le résultat soit validé). Aussi, nous avons choisi de réaliser des expériences préliminaires (objectif 1) de choisir une dose d'irradiation et une seule souche de souris, pour réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux impliqués dans la réalisation des différents objectifs du projet seront surveillés régulièrement par l'expérimentateur et les animaliers afin de détecter toutes modifications comportementales et éviter autant que possible les souffrances, douleurs et angoisses inutiles. Afin d’améliorer le bien-être des souris, vis-à-vis des potentiels souffrances et angoisses liées aux manipulations expérimentales, les souris affaiblies seront supplémentées avec de l’hydrogel et de la nourriture humidifiée déposée directement sur la litière en plus de leurs nids en coton et des tubes en cartons. Un analgésique sera donné lors du prélèvement de moelle osseuse réalisé pour mesurer le niveau de reconstitution du système sanguin humain avant irradiation et traitement avec X1. Les injections de cellules et les prélèvements sanguins et médullaires seront réalisés sous anesthésie générale

Choix des espèces

La souris domestique Mus Musculus est un mammifère de petite taille à l'âge adulte qui peut être facilement élevé et reproduit en captivité. De plus, la génétique et le comportement de cette souris étant parfaitement connus, cela permet de mesurer très facilement le bien-être, la souffrance et l'angoisse des animaux élevés en captivité et de pouvoir y remédier le cas échéant ; ce qui en fait un très bon modèle pour atteindre les objectifs scientifiques du projet proposé. Enfin, la souris reproduit de nombreux mécanismes fondamentaux existant chez l'homme ; les résultats des expériences réalisées chez la souris pourraient à terme améliorer l'étude des pathologies humaines ainsi que leurs thérapeutiques. Nous utilisons plus particulièrement un modèle de souris dépourvu de système immunitaire fonctionnel permettant les études sur le développement des cellules sanguines humaines normales et pathologiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
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    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 588
Souffrances
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588 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection d'anticorps déclenchant une maladie rénale, des injections répétées et des prélèvements sanguins, dont des prélèvements dans l'orbite de l'œil que le porteur reconnaît associés à un risque de lésions oculaires. Il fixe comme points limites une perte de poids importante et des saignements urinaires, déclenchant la mise à mort. Il affirme que les conditions de circulation sanguine ne peuvent être reproduites in vitro, les biopsies humaines étant rares et limitées.

Objectifs

Les vascularites humaines (maladies inflammatoires des petits vaisseaux sanguins) sont associées avec le développement de maladies rénales. Celles-ci sont induites par des anticorps dirigés contre les petits vaisseaux du rein et provoquent des lésions, de l'inflammation, de l'activation des plaquettes et le remodelage du tissue. La chronicité de cette lésion vasculaire rénale provoque une perturbation des fonctions rénales (insuffisance rénale), et peut nécessiter une greffe d'organe pour remplacer le rein défaillant. Nous avons montré récemment que l'inflammation rénale provoque la production de molécules qui stimulent la production de plaquettes et de cellules immunitaires dans la moelle osseuse. Les objectifs de ce projet sont : 1/de comprendre quelles molécules stimulent la production de plaquettes et de cellules immunitaires au cours de la maladie. 2/ d'identifier les cellules immunitaires qui participent à l'inflammation rénale au cours de la maladie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont multiples : 1- mieux comprendre le rôle de l'inflammation dans la maladie rénale. 2- cibler l'inflammation pour prévenir le développement de la maladie rénale et améliorer la santé des patients. 3- Proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour le développement de médicaments plus spécifiques ayant moins d'effets secondaires.

Procédures

Nous effectuerons des prélèvements d'urines à l'aide d'un dispositif de collecte (pendant la nuit) permettant de ne pas changer les animaux d'environnement (adaptation à la cage), et les animaux recevront une injection de liquide contenant les anticorps dans une veine (5 minutes); cette injection se fera au niveau de la queue sur animal vigile. 3 injections dans l'abdomen seront effectuées par semaine, pendant 2 semaines (3 x 2 minutes) pour les traitements pharmacologiques. Des prélèvements sanguins sous anesthésie seront effectués sur une période de 3 semaines (3 prélèvements, 5 min par prélèvement). Les prélèvements seront effectués sous l'oeil . Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin de chaque procédure afin d'étudier les organes d'intérêts avec différentes techniques.

Impact sur les animaux

Le protocole expérimental a un effet modéré sur le bien-être de l'animal. Une injection en intraveineuse de sérum contenant les anticorps qui induisent la maladie sera réalisée à la veine caudale sur animaux vigils. La collection d'urine se fera sur la nuit, pendant une période de temps restreinte (

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour une utilisation post-mortem (prélèvement d'organes).

Remplacement

Les pièces opératoires (biopsies rénales) chez l’homme sont limitées en nombre et en nature (petite quantité de tissue, une seule biopsie/patient). De plus, l'étude des facteurs de croissances produits par le rein et agissant sur la moelle osseuse, et l'étude du role des cellules immunitaires pendant la maladie rénale nécessite la présence des conditions mécaniques et fluidiques caractéristiques de la circulation. Ces conditions ne peuvent pas être reproduites in vitro.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux au strict minimum, tout en garantissant l'obtention de résultats fiables, une étude statistique a permis de determiner que 12 animaux/groupe seraient necessaire pour obtenir une différence significative entre 2 groupes. Pour confirmer ces résultats, une étude cinétique sera effectuée par la suite, et nécessitera 5 animaux/groupe.

Raffinement

Pour prévenir la souffrance et détecter les points limites les animaux seront pesés et observés de façon journalière, du lundi au vendredi (suivi de poids). Si douleur avérée un analgésique sera injecté jusqu'à la disparition des signes de douleur. Ce modèle de maladie rénale est caractérisé par une perte d’appétit, une réduction de l'activité et du sang dans les urines. Les points limites que nous avons identifiés sont: une perte de poids importante, et des saignements urinaires associés à une réduction importante du nombre de globules rouges circulants. Pour prévenir l’apparition de ces signes, plusieurs approches sont en place: nourriture humidifiée dans la cage, injection de liquide pour hydrater, mesure des fonctions rénales (bandelettes urinaires) et prélèvement de sang pour évaluer le nombre de globules rouges. L'atteinte des points limites entrainera la mise à mort des animaux. Une phase d'habituation aux insert de collection d'urine sera effectuée la semaine précédant l'induction de la maladie afin de réduire le stress des animaux. Afin de réduire l'angoisse, les prélèvements sanguins seront effectués sous anesthésie. Afin de prévenir la douleur, les prélèvements sanguins seront effectués en alternant les sites de prélèvements. Conditions d'hébergement: les animaux ont accès à la nourriture/eau ad libitum, alternance jour/nuit (12h/12h), accès à du matériel pour se nicher (coton, petite maison en plastique), litière classique, en portoir ventillé (système Techniplast). Lors de la collection d'urine, les animaux seront placés dans un système adapté aux cages d'hébergement, pendant la nuit, avec accès à de la nourriture/eau sous forme de gelée (CLEARH2O). Les animaux sont replacés dans leur environement après chaque periode de collection.

Choix des espèces

Les modèles murins de maladie rénale induits par des anticorps sont préférables aux modèles utilisant d'autres animaux dans le cas de ce projet car : - Ce modèle est déjà en place dans le laboratoire et maitrisé. -Les outils pour étudier ce modèle murin sont aussi maitrisés au laboratoire, en particulier les anticorps neutralisants et capable de supprimer les cellules immunitaires in vivo. -Nous avons montré avec ce modèle que la production de plaquettes et de cellules immunitaires contribuent au développement de la maladie rénale. Chez l'Homme, cette maladie se développe chez l'adulte, donc nous utiliserons des souris adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 150
Souffrances
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150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère (40 léger, 110 sévère). La plupart subissent une thoracotomie avec ligature d'une artère coronaire pour provoquer un infarctus, suivie d'une insuffisance cardiaque marquée par ascite, œdème pulmonaire, essoufflement et prostration, plus la pose de capteurs et des échographies. Le porteur teste une thérapie génique censée limiter cette dégradation, bénéfice clinique renvoyé à l'avenir. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit une cellule cardiaque adulte ni les régulations neuro-hormonales, rendant selon lui l'expérimentation "indispensable".

Objectifs

L’infarctus du myocarde est un problème de santé public majeur dont la prévalence est estimée à 120 000 cas par an en France. Environ 10% des victimes décèdent dans l’heure qui suit et le taux de mortalité à un an est de 15%. C'est une maladie évolutive qui peut engendrer des arythmies et à terme une insuffisance cardiaque (IC) chronique. Ceci correspond à l’incapacité du coeur à pomper suffisamment le sang pour répondre aux besoins de l’organisme avec des conséquences dramatiques qui affectent non seulement le coeur mais également les tissus périphériques et notamment les poumons, les reins, le foie et les muscles. Notre hypothèse générale est que l’augmentation de l’activité des phosphodiestérases dans le cœur pourrait protéger contre la progression de la maladie et prévenir les arythmies associées.Nous avons déjà testé notre hypothèse dans des cultures primaires et validé notre hypothèse générale dans des modèles physiopathologiques mimant d’autres causes de de l'insuffisance cardiaque. L’utilisation d’animaux est indispensable pour l’évaluation de la fonction cardiovasculaire et ne peut être remplacée par des cultures cellulaires (les cellules cardiaques ne se divisent pas). De plus l’évaluation de la fonction cardiaque est à réaliser sur l’animal entier adulte afin de s’approcher le plus possible de la pathologie humaine.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de tester qu’une thérapie génique permettant l'augmentation de l'expression d'une enzyme, la phosphodiestérase de type 3 (PDE3A) dans le coeur, améliorerait l'activité cardiaque des insuffisants cardiaques. En effet, 50% d'entre eux meurent 5 ans après diagnostic malgré les médicaments actuels. Notre stratégie thérapeutique pourrait ainsi constituer une alternative prometteuse ou un complément aux traitements actuels de l'insuffisance cardiaque induite par un infarctus du myocarde.

Procédures

-20 rats sont injectés avec un virus codant pour une protéine contrôle et 20 autres avec un virus codant le gène d'intérêt (PDE3A) sous anesthésie.Cette intervention dure 10 minutes. -60 rats subissent une thoracothomie et une ligature de l’artère coronaire gauche sous anesthésie, procédure qui dure 20 minutes. -50 rats contrôles subissent la même intervention sans subir d’infarctus. - La mesure de la fonction cardiaque de tous les rats est réalisée sous anesthésie générale pendant 20 minutes par échocardiographies successives. Lors de la première échocardiographie, les animaux anesthésiés subissent l’injection des virus d‘intérêt. A cette même occasion, nous posons des capteurs de télémétrie aux rats. Ceci dure environ 30 minutes.

Impact sur les animaux

L’injection dans la veine caudale des aav9 ne provoque aucune nuisance notable d’après la littérature. Au contraire, la surexpression de PDE3A devrait limiter la progression de l’insuffisance cardiaque et soulager les animaux ainsi traités. Les chirurgies réalisées entraineront des douleurs plus ou moins importantes selon que les animaux ne subissent ou non la ligature de l’artère coronaire gauche et la pose de capteurs de télémétrie. L’insuffisance cardiaque qui va ensuite s’installer dans le groupe ayant subi la ligature va s’accompagner des signes cliniques de cette pathologie. Apparition d’une ascite et un œdème pulmonaire, qui provoquent asthénie, une dyspnée, perte de poids et une prostration.

Devenir

L’insuffisance cardiaque est une pathologie irréversible, les animaux sont donc euthanasiés en fin de procédure. L’ensemble des animaux sera euthanasié pour prélèvements d’organes, ce qui est nécessaire pour permettre l’évaluation du potentiel thérapeutique de la thérapie génique que nous testons.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle cellulaire permettant de récapituler le phénotype d’une cellule cardiaque adulte. Les tests cellulaires ne peuvent donc être réalisés que sur des cellules fraichement isolées de cœurs. De plus, lors d’un infarctus, le corps met en place des régulations physiologiques impliquant le système neuro-hormonal. Ces régulations neuro-hormonales ne peuvent pas être reproduites in vitro ce qui rend indispensable l’expérimentation dans un modèle préclinique intégré.

Réduction

(i) une planification minutieuse basée sur un calcul de puissance et l’expertise de l’équipe ont permis l'estimation de la taille d'échantillon optimale. Ceci a permis de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité statistique de l’étude, et de conserver une puissance statistique suffisante pour observer un effet de 40% obtenu sur la diminution de la fonction cardiaque (ii) les fonctions cardiovasculaires sont étudiées par des méthodes non invasives permettant de limiter le nombre d’animaux, (iii) afin de minimiser encore le nombre d’animaux utilisés, en fin d’expérimentation les tissus prélevés sont partagés entre les domaines explorés.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s’assurer qu’ils ne subissent aucun stress. Afin d’améliorer leurs conditions d’hébergement de l’enrichissement sera ajouté dans leurs cages. Les rats sont mis en cage et observés tous les jours. Les cages sont changées 2 fois par semaine afin de minimiser une éventuelle infection. L’injection d’aav9 dans la veine caudale est réalisée à l’occasion de la première échographie évitant un stress et une anesthésie à l’animal. L’infarctus du myocarde sera induit en respectant au maximum les procédures de bien-être animal et en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques et analgésiques. Toutes les mesures sont prises pour mettre en place la qualité de l’hébergement requis et la mise en place de procédures adaptées pour limiter la souffrance animale en accord avec la législation en vigueur et respecter l’application de la règle des « 3R ». Un suivi rigoureux des animaux engagés dans les procédures est mis en place. Des points limites ont été scrupuleusement déterminés et sont soigneusement évalués quotidiennement. Si ces points limites sont atteints, les animaux sont sacrifiés pour limiter leur souffrance et leurs organes sont prélevés.

Choix des espèces

Le rat est choisi car c’est un mammifère qui constitue un modèle courant et classique pour l'étude de la fonction cardiovasculaire y compris dans un contexte pathologique. Il est un modèle de choix car il offre la possibilité d’induire l’insuffisance cardiaque par des procédures chirurgicales. Rats de 7 semaines (250g ) jeunes adultes

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2268
Souffrances
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2 268 souris vont être utilisées, toutes tuées par dislocation cervicale à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par voie orale avec des salmonelles ou des Klebsiella, gavées, prélevées et génotypées, pour cartographier les cellules B mémoires de la muqueuse intestinale. Le porteur indique que les souris mal protégées peuvent développer diarrhée et perte de poids. Il affirme que l'expérimentation animale est "inévitable" et que les bénéfices attendus pour de futurs vaccins "justifient amplement" ces expériences sur le plan éthique.

Objectifs

Notre système immunitaire met en place des réponses protectrices pour contrer la menace exercée par les agents pathogènes lors d'une infection. Heureusement, ces réponses laissent une mémoire immunologique, une stratégie qui permet à notre organisme de se souvenir des agents pathogènes précédemment rencontrés. Les lymphocytes B mémoires sont un élément essentiel de cette stratégie : en cas de réinfection, ils peuvent se différencier rapidement en cellules plasmatiques sécréteurs d'anticorps et neutraliser l'envahisseur récurrent ou pénétrer à nouveau dans les centres germinaux, jusqu'à un certain point, et diversifier le répertoire des lymphocytes B mémoires. Malgré l'importance des lymphocytes B mémoires dans la lutte contre les expositions récurrentes aux agents pathogènes, la dynamique de ces cellules au niveau des barrières tissulaires, et en particulier dans la muqueuse intestinale, reste mal comprise. L'objectif principal de ce projet est de découvrir la cinétique, le positionnement spatial et la diversité tissulaire des cellules B mémoires dans le tractus gastro-intestinal lors d'une infection par Salmonella et Klebsiella. Dans cette optique, les objectifs spécifiques sont les suivants : 1. Faire la lumière sur la dynamique spatio-temporelle des cellules B à mémoire intestinale dans les compartiments inductifs et effecteurs au cours de l'infection par Salmonella. 2. Découvrir le positionnement spatial des cellules B à mémoire dans les tissus intestinaux à l'aide de techniques d'imagerie de pointe. 3. Identifier les différents programmes génétiques des lymphocytes B mémoires dans un même organe ou dans différents organes.

Bénéfices attendus

Plusieurs lignes de recherche ont montré que l'immunité des cellules B contre Salmonella est remarquablement différente de celle suscitée contre d'autres agents pathogènes. Dans le cas de Salmonella, les réponses des cellules B se produisent massivement à l'extérieur des follicules de cellules B pendant le premier mois de l'infection. Il est remarquable que cette réponse primaire puisse établir une immunité à long terme composée de cellules productrices d'anticorps et de lymphocytes B mémoires. Alors qu'une étude récente a dévoilé la biologie du compartiment des cellules productrices d'anticorps, la dynamique des lymphocytes B à mémoire intestinale à la suite d'une infection par Salmonella reste inexplorée. Comme la plupart des vaccins humains homologués reposent sur l'induction de lymphocytes à mémoire de longue durée, la compréhension des mécanismes impliqués dans la génération et le maintien des lymphocytes B à mémoire intestinale est d'un intérêt capital pour la conception de vaccins protecteurs contre Salmonella et d'autres infections d’origine bactérienne se trouvant dans les intestins.

Procédures

- Infection oral de Salmonella typhimurium : 1134 souris (au jour 0 ou/et au jour 35) - Infection oral de Klebsiella pneumoniae : 1134 souris (au jour 0 ou/et au jour 35) - Gavage oral de Tamoxifen dans de l'huile de maïs : 168 souris (aux jours 6, 8 et 10) - Prélèvement sanguin avec anesthésie gazeuse : 1134 souris (aux jours 7, 14, 21, 28 et 35). - Genotypage avec biopsie de la queue et marquage des oreilles: 504 souris (252 souris CD23Cre Bcl6 flox/flox et 252 sourisCD19Cre Tgfbrii flox/flox). - Creation d'une lignée de souris transgéniques: 126 souris (souris KO pour la charnière IgA).

Impact sur les animaux

Nous utiliserons des souches de type sauvage pour le nouveau défi. Comme les souris ont déjà généré une mémoire contre les agents pathogènes, nous nous attendons à ce qu'elles soient protégées contre la réinfection. Cependant, comme l'induction de la mémoire peut varier entre les différentes souches de souris transgéniques que nous utiliserons, les souris qui ne sont pas bien protégées peuvent présenter de la diarrhée et une perte de poids.

Devenir

Les animaux seront mis a mort par dislocation cervicale a la fin de chaque experience. Nous prélèverons les organes (intestin, rate et ganglions lymphatiques mésentériques) pour la cytométrie de flux, une technologie qui permet d'analyser rapidement des cellules lorsqu'elles passent devant plusieurs lasers, et la microscopie de cellules productrices d'anticorps.

Remplacement

La recherche sur les animaux est effectuée lorsqu'aucune autre approche ne permet d'obtenir les avantages scientifiques escomptés. Dans cette étude, nous analyserons le positionnement spatial de cellules B mémoires spécifiques dans la muqueuse intestinale lors d'une infection. Malheureusement, cet objectif ne peut être atteint autrement qu'en utilisant un modèle in vivo. En raison de la nature et de la complexité des interactions cellulaires au cours des réponses immunitaires, les expériences basées sur un organisme modèle sont inévitables pour développer nos connaissances sur les réponses des cellules B intestinales et ne peuvent pas être imitées par des modèles in vitro ou in silico. Nous utiliserons des souches de souris génétiquement modifiées, en raison des similitudes entre la physiologie de la souris et celle de l'homme et de la large gamme de réactifs immunologiques disponibles chez cette espèce. Les résultats escomptés permettront non seulement d'accroître les connaissances médicales, mais aussi de fournir des indications médicales pour le développement de vaccins contre les microbes intestinales. Par conséquent, les avantages potentiels de ce projet à des fins médicales humaines justifient amplement, d'un point de vue éthique, la réalisation d'expériences sur des animaux.

Réduction

Dans la mesure du possible, nous réduirons le nombre d'animaux au minimum nécessaire. Nous utiliserons des tests statistiques lors de la planification des expériences afin de nous assurer que le nombre minimum d'animaux est utilisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Il serait utile d'utiliser les mêmes souris pour les expériences d'imagerie et de cytométrie de flux, mais cela n'est pas possible dans notre cas. Tout d'abord, les organes lymphatiques ne peuvent pas être coupés au milieu car nous perdons la structure. Deuxièmement, l'intestin héberge un nombre limité de cellules B mémoires, de sorte que nous avons besoin de tout l'intestin pour le passer en cytométrie de flux afin d'obtenir une centaine d'événements dans le compartiment mémoire.

Raffinement

L'utilisation d'animaux génétiquement modifiés et préalablement caractérisés est une bonne approche pour affiner les études sur les animaux, car elle évite l'utilisation de médicaments pour bloquer un processus biologique qui pourrait avoir des conséquences inattendues. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum. La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier absorbant seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. Nous fournirons également des aliments semi-solides aux animaux au cours de l'infection.

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle d’étude des maladies inflammatoires de l’intestin car l’obtention d’animaux génétiquement modifiés est bien contrôlée et les modèles expérimentaux bien calibrés. Or ces modèles sont les seuls permettant de tester la contribution génétique de modifications de certains gènes de susceptibilité au développement de ces pathologies. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 14 semaines seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1100
Souffrances
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Greffées sous la peau de cellules tumorales, les souris reçoivent une injection intrapéritonéale chaque jour pendant environ quatorze jours, trois gavages et une irradiation de leur tumeur sous anesthésie générale. 1 100 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour l'examen de leurs tissus. Le projet teste contre des cancers bronchiques une triple combinaison de radiothérapie, d'inhibiteur et d'immunothérapie, qui "pourrait constituer un traitement de référence dans certains cancers". Le porteur décrit une gêne quand la tumeur grossit et une "douleur légère et temporaire" due aux injections et aux gavages, puis affirme que les protocoles d'exposition aux agents anticancéreux "ne donnent pas lieu à des manifestations de gêne ou de douleur chez les animaux".

Objectifs

Le but du projet consiste en l’étude de l’efficacité antitumorale de la radiothérapie associée à un médicament inhibiteur ainsi qu’à une immunothérapie. Le rôle de la ferroptose dans les effets observés précédemment et comment mieux exploiter cette mort cellulaire afin de potentialiser les effets de la triple combinaison de traitement. L'immunnothérapie permet d'inhiber une molécule qui induit une polarisation des lymphocytes T du microenvironnement tumoral vers un phénotype anti-inflammatoire et pro-tumoral. De récentes études montrent que l’association de la radiothérapie et d’une immunothérapie ciblant cette voie est susceptible d’améliorer la réponse antitumorale en comparaison avec l’immunothérapie seule. De plus, d’autres études ont montré que l’utilisation de cet inhibiteur combiné avec la radiothérapie, entrainait une réponse antitumorale

Bénéfices attendus

Les résultats de ces expériences pourraient, en expliquant le mécanisme d’action des interactions des traitements, ouvrir la voie à de nouveaux schémas thérapeutiques, dans lesquels la triple combinaison thérapeutique pourrait constituer un traitement de référence dans certains cancers. De plus, l’utilisation d’inducteur ou d’inhibiteur pourront nous permettre (i) d’exploiter cette mort cellulaire dont les cellules sont particulièrement dépendantes et (ii) d’élucider la proportion que représente la ferroptose dans les effets observés en réponse à notre triple combinaison de traitement.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection sous-cutanée (anesthésie locale) de cellules tumorales, à des injections intrapéritonéales quotidienne (anesthésie locale) durant environ 14 jours ainsi qu'à trois gavages lors des différentes procédures. Pour finir les souris subiront également sous anésthésie générale une irradiation localisée de la tumeur.

Impact sur les animaux

Le developpement de tumeurs sous-cutané chez la souris peut entrainer une gêne chez ces dernières lorsque la tumeur sous-cutané va grossir. De plus, les diférentes injections sous-cutanées, intra-péritonéales ainsi que les gavages sont suscetibles d'entrainer chez l'animal un stress du a la manipulation de l'animal et aux différents traitements appliqués ainsi qu'une douleur légère et temporaire. Il en est de même pour l'irradiation des tumeurs des souris qui va déclencher un stress chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédures, pour examens sur tissus post-mortem.

Remplacement

L’utilisation d’un modèle animal est indispensable car les interactions au sein du microenvironnement immunitaire tumoral est au centre des effets de la triple combinaison, impliquant des composantes cellulaires et moléculaires impossibles à reproduire actuellement dans des modèles ex-vivo. Nous allons donc procéder à des expériences in vivo utilisant des modèles murins, mais aussi des expériences in vitro complémentaires en utilisant le modèle de culture d’organoïdes murins.

Réduction

Pour chaque point expérimental nous utiliserons le nombre minimal d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs d’un point de vue statistique. Nous comptons utiliser 4 lignées cellulaires tumorales (génétiquement modifié pour les différentes voies de signalisation étudiées). Le nombre mnimal d'animaux, nécessaire et suffisant, a été déterminé grâce à un calcul de puissance.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe, avec un équipement et des conditions sanitaires adéquates. Pendant la durée de l’expérience, ils restent dans leur environnement habituel. Les animaux seront en groupes sociaux de 5. Les protocoles d’exposition aux agents anticancéreux ont déjà été utilisés chez les souris et ne donnent pas lieu à des manifestations de gêne ou de douleur chez les animaux. Les animaux seront suivis quotidiennement pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe de douleur, ils recevront un antiinflammatoire non stéroïdien ou un analgésique. Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Dans ce type de combinaison thérapeutique, le recours à l’utilisation d’un modèle animal (organisme vivant entier), est indispensable car les interactions entre radiothérapie et immunothérapie au sein d’une tumeur obéissent à des processus cellulaires complexes impliquant de multiples voies immunitaires et métaboliques impossibles à reproduire in-vitro.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 332
Souffrances
▲ 172
▲ -
▲ -
▲ 160
Devenir
 -
 -
 -
 332

Certaines souris porteuses de la mutation étudiée meurent à la naissance, d'une hypotonie générale. 332 souris vont être utilisées, la déclaration en comptant 172 sans réveil et 160 en souffrance sévère. Une partie est enregistrée sous anesthésie profonde puis perfusée au fixateur sans réveil, une autre subit deux heures de chirurgie pour implanter des électrodes dans le cerveau, jusqu'à cinq semaines d'isolement et deux semaines d'enregistrements quotidiens, dans une arène circulaire et pendant le sommeil. Le porteur écrit pourtant que les mutants "ne présentent aucun phénotype dommageable s'ils ont survécu à la naissance". Toutes sont tuées par perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde, pour prélever le cerveau et vérifier l'emplacement des électrodes.

Objectifs

La sensibilité extrême aux informations sensorielles des personnes autistes sous-entend un traitement cérébral de l’information bien particulier. Ce projet a donc pour objectif d’étudier les propriétés du traitement cérébral de l’information chez des souris reproduisant des traits observables dans les troubles du spectre de l’autisme. Plus précisément, nous étudierons l’activité de groupes de neurones présents dans une région du cerveau appelée hippocampe, structure impliquée dans la mémoire épisodique (mémoire des évènements autobiographiques -vécus à la première personne) et sociale. Il a été montré, chez le rongeur puis chez l’Homme, que lorsque nous vivons une expérience certains neurones de cette structure s’activent dans un ordre temporel précis qui récapitule, dans une fenêtre temporelle réduite (quelques millisecondes) cette même expérience. Lorsque l’individu est hors contexte, ces mêmes neurones reproduisent à nouveau cette même activité séquentielle, rejouant sans la vivre directement l’expérience passée. Or, cette propriété de réactivation séquentielle, rendue possible par l’architecture des circuits neuronaux de l’hippocampe, joue un rôle primordial dans la mémoire et l’apprentissage. Puisque l’architecture neuronale de l’hippocampe est altérée chez la personne autiste et dans les modèles de l’autisme, nous émettons hypothèse qu’une des traits comportementaux propre à la personne autiste est due à une anomalie de ce traitement séquentiel. Nous tenterons de caractériser ces altérations ainsi que les mécanismes responsables de ces déficits chez des souris reproduisant des traits observables dans les troubles du spectre de l’autisme.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques responsables des déficits cognitifs propres aux troubles du spectre autistique. A long terme, ceci pourrait permettre l'élaboration de traitements prévenant ou rémidiant à ces déficits.

Procédures

Un groupe d’animaux subira des enregistrements électrophysiologiques intracrâniens sous anesthésie profonde suivie de perfusion intracardiaque de fixateur. Le deuxième groupe se verra implanter des électrodes intracrâniennes sous chirurgie stéréotaxique (2h). Ceci se fera sous anesthésie gazeuse, anesthésie locale et analgesie. Une semaine plus tard l'activité cérébrale sera enregistrée alors que l’animal explore une arène circulaire et lors de phases de sommeil, pour un total d'une heure par session, une session par jour pour un maximum de deux semaines. A la fin des enregistrements, les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque, sous anesthésie profonde et analgesie. Une fois implantés les animaux seront hébergés en individuel pour 5 semaines maximum (3 semaines en moyenne), le temps des enregistrements.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables suivants sont attendus : - L'anesthésie peut engendrer une détresse respiratoire; il peut survenir une douleur post-opératoire; un stress associé à l'isolement d'une partie des animaux ; un stress associé à la manipulation par l'experimentateur; la perte des implants par choc accidentel; la mort à la naissance de certaines souris portant le gène d'autisme (hypotonie générale).

Devenir

Les animaux seront mis a mort et les cerveaux prélevés post-mortem caractériser leur état histologique et révéler la localisation des électrodes après les enregistrements.

Remplacement

L’étude de l’intégrité des oscillations hippocampique et de leurs fonctions nécessite l’observation de systèmes neuronaux intacts. Par conséquent, cette étude ne peut se faire que sur l’animal soit vigile en comportement, soit anesthésié. Ceci rend donc impossible l’utilisation de modèle in silico ou d'organoides. A ce jour, très peu d'enregistrements électrophysiologiques de l’activité hippocampique ont été réalisés chez les souris porteuses des gènes impliqués dans l'autisme que nous étudions. Nous avons opté pour l’utilisation de souris plutôt que de rat étant donné que les modèles d’autismes qui nous intéressent nécessitent la réalisation de mutation de gènes. La souris présente davantage de bénéfices étant donné l’accessibilité expérimentale (la réalisation de mutation génétique est plus simple que sur d’autres modèles).

Réduction

Afin de réduire au maximum les éventuelles souffrances induites par les chirurgies ainsi que le nombre d’animaux, la procédure d’enregistrements sous anesthésie (Procédure 1) a été mise en place pour déterminer en premier lieu, les phénotypes électrophysiologiques propres à nos modèles. Ainsi, elle permet de préciser à l’avance les paramètres et patrons à examiner lors des enregistrements chez l’animal en comportement. Par exemple si nos enregistrements anesthésiés révèlent une anomalie spécifique à un certain rythme cérébral dans une structure et non une autre, nous n’étudierons que la structure impliquée et le comportement auquel elle est associée. Ceci nous permettra donc de limiter le nombre d’implantation à des fins d’enregistrements en comportement. L’avancée technologique concernant la miniaturisation des systèmes électroniques et d’électrodes permet maintenant d’enregistrer un grand nombre de canaux, sur de multiples sites simultanément. Un grand nombre de nos analyses reposant sur le nombre de cellules enregistrées , ces progrès nous permettent de diminuer fortement le nombre de souris utilisées. Pour les souris des portées de modèles autistiques, les animaux présentant le génotype requis par l’étude constitueront la population cible ; les animaux ne présentant pas le génotype requis seront aussi étudiés en tant que contrôles de la population cible, réduisant le nombre de portées à produire dans le cadre de cette procédure. De même, les mâles et femelles seront étudiés dans le cadre des procédures TSA, aboutissant à une utilisation de l’ensemble des animaux de chaque portées. Enfin, les données obtenues au cours du projet seront mises à disposition de la communauté scientifique pour analyses complémentaires et utilisation dans des modèles computationnels. Les animaux sont préparés par petites séries de 4 ou 5 et les résultats analysés au fur et à mesure, ce qui permet d'ajuster le nombre final d'animaux utilisés, la procédure s'arrêtant dès que le nombre de 10 expériences réussies par groupe est atteint.

Raffinement

Le bien-être des animaux, qu'il s'agisse des souris gestantes comme de leur progéniture, sera évalué régulièrement (croissance staturo-pondérale, aspect général, comportement). La souffrance animale est minimisée par les conditions d'élevage (cages collectives, les animaux sont mis en présence de matériel d’enrichissement : un dôme en carton permettant la nidification (sauf protocole 2) , une tige de papier pouvant être rongée et faisant aussi office de matériel de nidification, ainsi qu’une briquette en bois pour le rongeage), le suivi des règles de l'art pour les interventions chirurgicales (aseptie, anesthésie et antalgie, regulation thermique), le suivi régulier des animaux par le chercheur responsable et par le personnel animalier (définition de points limites de bien être général qui déclenchent soins particuliers, voire euthanasie, selon leur gravité). Les animaux sont conservés le minimum de temps nécessaire au projet, dès lors qu’ils ont atteint l’âge adulte. Les souris sont habitués progressivement à la manipulation afin de minimiser le stress. Bien que les animaux soient sujets à une mutation génétique, ces derniers ne présentent aucun phénotype dommageable s’ils ont survécu à la naissance. Enfin les animaux ont un accès illimité à l'eau et la nourriture.

Choix des espèces

Nous avons opté pour l’utilisation de la souris car cette espèce présente des similitudes neuronales et cognitives suffisantes pour assurer la pertinence des investigations menées par rapport au cerveau humain. C'est également l'espèce de choix pour modéliser la pathologie cérébrale concernée par cette étude, représentant un bon équilibre entre les bénéfices (disponibilité d'outils de biologie moléculaire, de génétique, facilité d'élevage, pertinance par rapport aux pathologies chez l'humain) et les dommages éventuels (souffrance liées aux conditions d'élevage ou d'expérimentation). En outre, une quantité de données considérable dans le domaine des Neurosciences Cognitives, notamment des aspectis sociaux et de mémoire spatiale, a été obtenue avec cette espèce, ce qui nous permet une comparaison des résultats obtenus au sein de l’équipe et avec la communauté scientifique ainsi qu’une minimisation du nombre d'animaux utilisés. Les animaux seront de jeunes adultes (7-8 semaines) puisque nous nous intéressons à un système nerveux mature. Nous voulons aussi minimiser autant que possible la durée d'élevage en conditions d'animalerie de laboratoire.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 souris mdx, modèle de la myopathie de Duchenne, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs muscles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit jusqu'à quinze séances de microlésions musculaires sur quatorze jours et jusqu'à dix-huit anesthésies, ainsi que des injections, pour provoquer une fibrose et tester une molécule stabilisant les vaisseaux. Le porteur affirme que le muscle lésé étant petit, la locomotion et le comportement ne sont pas affectés, la contention répétée restant une source de stress. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'analyser tissus et cellules, les cultures cellulaires ne suffisant pas selon lui.

Objectifs

Les myopathies dégénératives comme la myopathie de Duchenne induisent des lésions permanentes des fibres musculaires qui épuisent les capacités de régénération du muscle, entraînent une inflammation chronique et l'installation d'une fibrose conduisant à la perte de fonction de l'organe, et finalement à la mort de l'individu. Le projet vise à utiliser un modèle permettant l’installation d’une fibrose musculaire afin d’en étudier les mécanismes. Une deuxième procédure vise à étudier l’effet d’une molécule stabilisant les vaisseaux sanguins sur l’évolution de la pathologie.

Bénéfices attendus

Le projet vise à améliorer les connaissances sur des myopathies dégénératives, et éventuellement, d’identifier de nouveaux processus biologiques comme cibles thérapeutiques potentielles.

Procédures

Contention pendant 6-10 secondes lors de l’anesthésie (18 anesthésies au maximum par individu). Injections intrapéritonéales de 5 secondes (5 au maximum par souris) sous anesthésie gazeuse Innjection intraveineuse de 30-45 secondes (1 au maximum par souris) sous anesthésie gazeuse Microlésions intramusculaires de 8-12 secondes (15 x 14 jours) sous anesthésie gazeuse

Impact sur les animaux

Le protocole de microlésions induit une perte de force du muscle traité uniquement. Ce muscle étant petit et le seul traité de toute la patte, la locomotion et le comportement de l'animal ne sont pas affectés. La contention en vue des anesthésies multiples engendre un stress chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en vue de préèvement des muscles.

Remplacement

Des analyses in vitro, utilisant des cultures cellulaires sont déjà réalisées afin d’établir une évidence des processus biologiques. Afin de démontrer la pertinence des résultats, l'analyse des tissus ou des cellules de l’animal est indispensable.

Réduction

Le même animal est utilisé pour plusieurs analyses. Les deux pattes de l'animal sont traitées afin de réduire le nombre d'animaux par deux.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions standard. Ils bénéficient de l’anesthésie générale lors de l'entièreté des manipulations afin d'éviter le stress des injections. Malgré une survenue très peu probable d’évènements indésirables, une surveillance est réalisée pendant toute la procédure et en particulier après les anesthésies, afin de prendre les mesures appropriées selon des points limites définis.

Choix des espèces

La souris mdx est un des modèles disponibles de la myopathie de Duchenne qui mime la plupart des aspects cellulaires et tissulaires de la pathologie. Deux lignées permettant l'analyse d'un gène dans les cellules immunitaires dans cette souris mdx seront utilisées. Les animaux sont utilisés à partir de 8 semaines, c’est-à-dire à l’âge adulte, au stade chronique de la pathologie. Les animaux utilisés sont des mâles car cette pathologie ne touche que les garçons.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 6048
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4320
▲ 1728
Devenir
 -
 -
 -
 6048

6 048 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère (4 320 modéré, 1 728 sévère). Réparties sur neuf protocoles, elles subissent jusqu'à quatorze actes (prélèvements sanguins, injections intrapéritonéales, intramusculaires et intraveineuses), dont une injection hydrodynamique d'un volume proche de 9 % du poids corporel qui provoque dilatation du foie, montée de pression et arythmie. Le porteur estime lui-même que cet acte sévère peut tuer jusqu'à 5 % des animaux concernés. Il affirme qu'il est "indispensable" d'étudier le foie in vivo, le diagnostic humain de l'hépatite auto-immune étant trop tardif.

Objectifs

L’hépatite auto-immune (HAI) est une pathologie du foie caractérisée par une attaque immunitaire contre l’organe qui peut entraîner une défaillance hépatique, des cirrhoses ou même des cancers. Les traitements immunosuppresseurs non-spécifiques (combinaison de corticostéroïdes et d’azathioprine) entraînent une rémission complète en 18 mois chez 75% des patients HAI. Cependant, ces traitements présentent de nombreux effets secondaires et 50 à 90% des patients rechutent dans l’année après l’arrêt du traitement. Par ailleurs, l’HAI est une pathologie dont l’origine reste méconnue. Les lymphocytes T CD4+ (LT CD4) constituent la population de cellules immunitaires classiquement considérée comme responsable des lésions hépatiques. Mais l’étude des LT CD4 dits spécifiques d’antigènes hépatiques, c’est-à-dire les LT CD4 qui reconnaissent des molécules présentent spécifiquement dans le foie, reste limitée chez l’Homme. De plus, le diagnostic de l’HAI n’étant que tardif dans l'évolution de la pathologie, l’étude des évènements à l’origine de la maladie n’est pas réalisable chez l’Homme. Notre équipe a mis en place des modèles murins ressemblant à l’HAI et qui permettent d’étudier le rôle des LT CD4 spécifiques d’un antigène hépatique dans les temps précoces de l’atteinte du foie. Dans ce projet, notre objectif est de décrire les signaux immunologiques impliqués dans le contrôle d’une réponse immunitaire contre un antigène hépatique et pouvant favoriser l’attaque immunitaire du foie sur le long terme. Dans cette mesure, nous souhaitons moduler l’environnement hépatique dans : (1) un modèle de tolérance de l’antigène hépatique, (2) un modèle d’hépatite aiguë transitoire et (3) un modèle d’hépatite chronique.

Bénéfices attendus

Nos travaux permettront de mettre en évidence comment l’environnement hépatique joue un rôle dans les réponses inflammatoires locales contre un antigène hépatique, ainsi que des pistes solides concernant l’origine immunologique de l’hépatite auto-immune. Les résultats de nos travaux devraient apporter de nouvelles pistes thérapeutiques plus spécifiques contre la pathologie. Nous espérons également pouvoir mettre en lumière une marque prédictive précoce de la sévérité et de l’évolution de l’hépatite auto-immune.

Procédures

Les animaux subiront entre 3 et 14 actes sur une période allant de 10 à 60 jours en fonction de la procédure : Procédure 1 = Les animaux recevront, sur une période de dix jours, 1 prélèvement sanguin (durée : 1 minute, animal anesthésié), 1 injection intrapéritonéale (i.p., durée : 30 secondes, animal vigile) et 3 injections intraveineuses (i.v., durée : 1 minute, animal anesthésié) à 3 jours d’intervalle. Procédure 2 = Les animaux recevront, sur une période d’un mois, 2 prélèvements sanguins, 1 injection intramusculaire (i.m., durée : 30 secondes, animal anesthésié), 1 injection i.p. et 3 injections i.v. à 3 jours d’intervalle. Procédure 3 = Les animaux recevront, sur une période de cinq semaines, 3 prélèvements sanguins, 1 injection i.p., 2 injections i.m. et 3 injections i.v. à 3 jours d’intervalle. Procédure 4 = Les animaux recevront, sur une période de dix jours, 1 prélèvement sanguin, 1 injection i.p. et 1 injection intraveineuse hydrodynamique (HTVi, durée : 10 secondes, animal vigile). Procédure 5 = Les animaux recevront, sur une période d’un mois, 2 prélèvements sanguins, 1 injection i.m., 1 injection i.p. et 1 injection HTVi. Procédure 6 = Les animaux recevront, sur une période de cinq semaines, 3 prélèvements sanguins, 1 injection i.p., 2 injections i.m. et 1 injection HTVi. Procédure 7 = Les animaux recevront, sur une période de douze jours, 1 prélèvement sanguin, 6 injections i.p. et 3 injections i.v. à 3 jours d’intervalle. Procédure 8 = Les animaux recevront, sur une période d’un mois, 2 prélèvements sanguins, 1 injection i.m., 6 injections i.p. en douze jours et 3 injections i.v. à 3 jours d’intervalle. Procédure 9 = Les animaux recevront, sur une période de cinq semaines, 3 prélèvements sanguins, 2 injections i.m., 6 injections i.p. en douze jours et 3 injections i.v. à 3 jours d’intervalle. Les procédures 1, 2, 3, 4, 5 et 6 se terminent à un temps précoce ou tardif. Dans le cas d’une fin de procédure à un temps tardif, les animaux recevront un prélèvement sanguin une semaine après le dernier acte subi.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les animaux recevront des gestes plus ou moins douloureux au cours des différentes procédures. Durant les injections intrapéritonéales, les animaux pourront ressentir un inconfort local et limité dans le temps. En fonction de la procédure, ce geste sera reproduit jusqu’à 6 fois sur une période de deux semaines. Pour les actes subis tels que l’injection intraveineuse, l’injection intramusculaire ou le prélèvement sanguin, les animaux seront anesthésiés par un anesthésique gazeux ce qui pourrait engendrer un stress chez l’animal. Du fait de l’injection intraveineuse par la veine caudale d’un grand volume de solution dans la circulation systémique, une analgésie locale sera appliquée au site d’injection. L’injection hydrodynamique d’environ 9% du poids corporel en volume, conduit à une dilatation massive mais transitoire (inférieure à 30 minutes) du tissu hépatique, une augmentation de la volémie globale, une forte augmentation de la pression sanguine et une arythmie cardiaque courte (durant 30 à 60 secondes). Du fait de la sévérité de cet acte, une perte maximale de 5% des animaux impliqués dans ces procédures est estimée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de récupérer différents tissus (sang, foie et rate) indispensables pour mener diverses analyses d’histologie, de biologie cellulaire, de biologie moléculaire, de biochimie et d’immunologie.

Remplacement

Dans ce projet, nous interrogeons l’origine immunologique de l’auto-immunité dans le foie. Cet aspect ne peut être étudié chez le patient humain car le diagnostic de l’hépatite auto-immune est très tardif et les échantillons (biopsies) sont rares. Par ailleurs, l’étude des mécanismes immunologiques dictant le développement de la pathologie n’est pas réalisable à l’échelle cellulaire et, à nos connaissances, il n’existe pas de système pertinent de remplacement. Ainsi, dans notre projet l’étude in vivo chez l’animal est indispensable car cela permet d’avoir accès à des échantillons de l’organe cible de la pathologie, le foie. Cela nous permet d’une part de mesurer les dommages hépatiques et d’autre part d’étudier l’environnement immunologique dans l’organe.

Réduction

Nous estimons que pour ce projet 6048 animaux seront étudiés. Les groupes expérimentaux seront constitués du minimum d’animaux nécessaire et suffisant pour permettre une analyse statistique robuste des effets observés. Pour cela, le calcul des effectifs a été réalisé par un calcul de puissance, basé sur des expériences préliminaires réalisées dans des conditions comparables. Durant le projet une réduction du nombre d’animaux pourra être envisagée en fonction des résultats expérimentaux obtenus. Nous pourrons être amenés à manipuler moins d’animaux si l’effet de certains composés s’avère significatif au cours des premières expériences. À l’inverse, si l’effet d’un composé rejette l’hypothèse émise dès les premières expériences, le composé sera exclu des prochaines expérimentations afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Dans le but d’extraire le maximum de données de chaque animal, plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire).

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des conditions optimales (température, hygrométrie, cycle jour nuit 12h/12h, enrichissement des cages, nourriture ad libitum). Afin de limiter le stress des animaux, un foisonnement à base de frisures de papier kraft sera mis dans les cages. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, si toutefois des souris paraissent agressives lors du protocole, une séparation pourrait être nécessaire avec le maintien d’un enrichissement de type tunnel rouge ou dôme. Les utilisateurs passeront régulièrement du temps avec les animaux avant les procédures et en dehors des jours d’expérimentation pour limiter leur stress et les habituer à être manipulés. Les animaux seront conditionnés afin de limiter le stress lors de la manipulation. Ainsi avant toutes manipulations, un stimulus sonore (tapotement sur la cage) sera réalisé avant récupération pour les phases de manipulation. Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Toute manipulation invasive sera précédée d’une courte anesthésie générale gazeuse et d’une analgésie locale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur un tapis chauffant. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un symptôme réversible sera signalé, l’animal recevra les soins nécessaires. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l'euthanasie de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

L’étude chez l’animal étant indispensable dans notre projet, nous travaillerons avec la souris qui est un modèle de référence pour la recherche fondamentale ainsi que pour les examens précliniques. À nos connaissances, il n’existe pas de modèle pertinent pour étudier le développement de l’auto-immunité dans le foie utilisant une autre espèce animale. De plus, au cours de ce projet, nous bénéficions de souches génétiquement modifiées déjà en place au laboratoire. Nous travaillerons avec des souris adultes de 8 à 12 semaines, car la croissance hépatique est achevée et le système immunitaire mature. À des âges plus avancés, le système immunitaire ainsi que la capacité de prolifération du tissu hépatique peuvent varier, ce qui pourrait engendrer une plus grande variabilité au cours des expérimentations.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1418
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 1318
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1418

1 418 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré (100 léger, 1 318 modéré). Elles reçoivent une greffe de cellules leucémiques en intraveineuse, des gavages quotidiens pendant cinq à quinze jours et des injections répétées, la leucémie infiltrant moelle, sang et organes avec perte de poids et altération du comportement. Le porteur indique encadrer ces atteintes par un score et des points limites déclenchant antalgiques ou mise à mort. Il affirme qu'aucune alternative in vitro, y compris les organoïdes, ne permet d'étudier ces interactions.

Objectifs

La leucémie aiguë myéloïde touche différents organes dont la rate et est le type le plus fréquent de leucémie chez l'adulte, avec un pronostic effroyable. L'identité des cellules immunitaires de la rate impliquées dans l'élimination des cellules leucémiques est inconnue. Tous comme celle des cellules responsables de l'efficacité des traitements pour induire la rémission, courament utilisés ou actuellement en cours d'essai thérapeutique chez l'homme. Nous proposons d’identifier et caractériser ces cellules par l'étude d'un modèle de leucémie aiguë myéloïde murine induite par la transplantation de cellules leucémiques dans des souris transgéniques. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

L’identification des cellules immunitaires de la rate impliquées dans la progression ou la rémission d'un modèle murin de leucémie aiguë myéloïde, ou dans l’efficacité des traitements de référence ou en cours d'essai chez l'homme permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la maladie humaine, ou de proposer de nouvelles stratégies de traitement ciblant plus spécifiquement les cellules immunitaires impliquées.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions selon les procédures : une biopsie d'oreille/queue pour génotypage (durée du geste 10 secondes/souris), une injection intraveineuse de cellules leucémiques (durée du geste 10 secondes/souris) sous anesthésie gazeuse par isoflurane ; gavage oral quotidien à l'aide d'une sonde en silicone (durée du geste 1 min/souris) en condition vigile pendant 5 à 15 jours consécutifs ; inclusion d'un traitement dans l'alimentation des souris ; injections intrapéritonéales de molécules ou véhicules sur des animaux vigiles en contention manuelle (durée du geste 30 secondes/souris) sous la forme de 5 injections avec une injection tous les deux jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables des procédures sur les animaux sont : 1) légers. Les biopsies d'oreille/queue réalisées par des zootechniciens expérimentés génèrent des douleurs négligeables. Les injections de molécules ou de cellules leucémiques sont associées à des douleurs minimes prévenues par une anesthésie gazeuse par isoflurane de durée la plus courte possible pour les intraveineuses. Le recours aux gavages oraux sera remplacé si possible par l'administration du traitement dans l'alimentation des souris, laquelle s'associe à une perte de poids transitoire, réversible et modérée qui sera surveillée et corrigée le cas échéant. 2) modérés. La leucémie induite par l'injection intraveineuse de cellules cancéreuses infiltre différents tissus (moelle osseuse, sang) et organes (rate, foie, poumons…) causant une perte de poids, d’une altération du comportement et éventuellement des douleurs. Ces évènements significatifs seront limités par la définition de points limites cotés à l’aide d’un scoring spécifique et la mise en place d’un plan d’action graduel (utilisation d’antalgiques, correction de la perte pondérale et hydrique, mise à mort).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de prélever différents organes pour étudier le système immunitaire et/ou le développement de la leucémie

Remplacement

Tous les modèles de leucémie impliquent un envahissement progressif de la moelle osseuse, du sang, du foie, de la rate et des poumons. Par ailleurs, il existe des interactions dynamiques entre les cellules leucémiques et les cellules du système immunitaire au sein de ces différents organes. Ces phénomènes ne peuvent pas être étudiés in vitro y compris en utilisant des organoïdes. Il n'y a donc pas d'alternative à ce jour au recours à des modèles animaux vivants.

Réduction

Dans le cadre des procédures exploratoires nous avons inclus le nombre minimal d'animaux permettant d'effectuer un test statistique pertinent. Pour les études de survie nous avons utilisé des outils statistiques pour déterminer une taille d'échantillon nécessaire. Nous conserverons tout échantillon non utilisé. Nous avons mis en place une stratégie "stop and go" pour identifier si l'administration d'un traitement mélangé à l'alimentation peut remplacer le gavage oral. Cette stratégie permet également de ne pas entreprendre de tests de durées de traitements supplémentaires si l'objectif fixé est atteint pour des durées plus courtes.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un environnement adapté et enrichit de l’environnement (nids en coton, cylindre en plastique, copeaux de bois). Un protocole de surveillance du bien-être est défini a priori et appliqué pour chaque procédure, avec définition de points-limites basé sur un score composite d’items (apparence physique externe, changement de comportement des animaux, perte pondérale) d’observations cliniques. L’atteinte de points-limites de gravité variable conduit à une décision immédiate ou différée (utilisation d’antalgiques, correction de la déshydratation par de l’eau gélifiée, mise à mort) et à un renforcement de la surveillance des animaux.

Choix des espèces

Les modèles animaux représentent un organisme de choix dans l’étude des réponses immunitaires en contextes physiologiques et pathologiques, notamment dans les réponses anti-tumorales. Ils permettent une étude dynamique, spatiale et temporelle, contrôlée des mécanismes immunologiques in vivo. Le modèle murin est particulièrement adapté du fait des nombreuses similitudes dans l’organisation anatomique, cellulaire et fonctionnelle de la rate avec la rate humaine. Par ailleurs, le modèle de leucémie murine récapitule la maladie humaine. Des souris de fond génétique C57BL/6 adultes âgées entre 6 et 14 semaines en début de procédure seront utilisées car le système immunitaire est mature et la transplantation de cellules leucémiques permet d’induire une leucémie à cet âge semblable à la maladie humaine adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 790
Souffrances
▲ -
▲ 294
▲ 496
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Devenir
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 790

790 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré (294 léger, 496 modéré). Elles subissent une chirurgie intracérébrale ou intra-buccale, un hébergement isolé après l'opération, puis un conditionnement à la vapeur de nicotine et des tests comportementaux (réactivité hédonique, conditionnement de place), pour modéliser l'addiction au vapotage. Le porteur affirme que la vaporisation n'a "pas d'effets nuisibles", tout en présentant le projet comme un éclairage sur une innocuité de la cigarette électronique qu'il juge non établie. Il conclut qu'aucune approche in vitro ou in silico ne peut remplacer la souris pour ce travail.

Objectifs

Le projet a pour objectif scientifique de modéliser chez le rongeur l’exposition à la E-cigarette. Il s’agira d’examiner lla motivation et le plaisir en réponse à la vaporisation de nicotine avec ou sans arôme afin de tester le potentiel addictif de ces nouveaux composés inhalés. De plus, l’objectif est d’examiner si l’exposition à la E-cigarette produit chez le rongeur l’apparition de marqueurs neurobiologiques et toxicologiques pulmonaires similaires à l’intoxication tabagique. Nous interrogerons le rôle du striatum ventral dans les propriétés récompensantes de la vapote.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera de nouveaux éléments importants pour la réflexion sur l’innocuité avéré de l’usage de la E-cigarette. Ces informations sont cruciales dans le contexte où, spontanément, les usagers considèrent la vapote comme moins nocive que la cigarette conventionnelle sans connaitre les conséquences de l’usage chronique. Il nous permettra d'avancer sur la compréhension des mécanismes comportementaux et cérébraux de l'exposition aux e-liquides arômatisé et nicotinés.

Procédures

Les animaux vont recevoir des chirurgies intracérébrales (durée d'environ 1h) ou intra-buccale (durée d'environ 30 min). Hébergement en cage individuelle après la chirurgie intra-buccale le temps de l'expérience (environ 3 semaines). Les tests comportementaux seront soit d'une durée très courte quand nous testerons la réactivité hédonique (mesure du mimiques oro-faciales après vaporisation, durée de 5 min/test), soit d'une durée de 30 min quand les animaux iront en conditionnement avec la vaporisation (30 min/jour pendant 8 jours).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à de la chirurgie intra-buccale ou intracérébrale. Ces interventions engendrent une légère douleur et un inconfort très transitoire puisque les animaux reçoivent des analgésiques adaptés au moment de la chirurgie et un suivi post-opératoire qui permet de s'assurer que leur comportement ultérieur est normal. Les animaux sont également soumis à la vaporisation de e-liquide qui permet une imprégnation en nicotine, objet de l'étude pour l'addiction, mais cela n'a pas d'effets nuisibles et les chambres de conditionnement sont ventilées en temps réel pour permettre l'évacuation de la vaporisation en quelques secondes.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de l'expérience soit pour effectuer des marquages immunohistochimiques, soit pour faire des prélèvement de bloc coeur-poumon.

Remplacement

Nous utilisons le modèle animal pour modéliser la pathologie humaine de l'addiction au vapotage. Les similitudes entre homme et rongeurs en terme de développement, de symptomatologie comportementale ainsi que de caractéristiques neuronales justifient l’utilisation de la souris dans nos études. De plus, notre projet d'étude du potentiel addictif du vapotage repose ainsi sur une approche intégrée nécessitant les capacités cognitives de l’animal et impliquant le fonctionnement du système nerveux dans son intégrité. Un tel travail ne pourrait être effectué par une approche in vitro ou in silico.

Réduction

Nous prévoyons d'utiliser le nombre minimal de souris nécessaires pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes. Pour les études comportementales, afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, nous effectuerons lorsque cela est possible sans biaiser les résultats de l'expérience, plusieurs tests sur les mêmes souris.

Raffinement

Pour la quasi totalité des procédures, les animaux sont hébergés en cage collectives (10/cage maximum) dans un milieu enrichi (litière de cellulose, carrés de cellulose et papier ouaté). En revanche, lorsuqe les animaux auront été opérés pour l'implantation d'un cathéter intra-buccal, il seront hébergés isolés juste après la chirurgie et le temps de l'expérience pour que le dispositif ne soit pas détruit par un congénère. Ils seront également dans un milieu enrichi (litière de cellulose, carrés de cellulose et papier ouaté). La surveillance des animaux est réalisée quotidiennement par le zootechnicien. Toute anomalie ou souffrance évidente est signalée à l'expérimentateur et au responsable du projet qui décident de la conduite à tenir en fonction des points limites fixés (perte de poids >20%, automutilation, plaie ou infection, changement de comportement avec prostration). Pour toute chirurgie, nous utiliserons les anesthésiques et analgésiques adequats, et nous avons mis en place des mesures conservatoires adaptées au suivi post-opératoire.

Choix des espèces

Nos travaux considèrent la souris in vivo, et mettent à profit différents protocoles comportementaux développés et codifiés, irréalisables matériellement et/ou scientifiquement sur d'autres espèces. L'organisation du cerveau de souris est proche de celle du cerveau humain, ce qui permet de proposer des hypothèses de fonctionnement du cerveau humain dans le cadre des comportements spécifiques liés à la toxicomanie. Cela permet aussi l’utilisation de méthodes invasives (vaporisation orale de drogue, injections de virus…) qui sont indispensables car nous recherchons des activations au niveau unicellulaire et au niveau de structures spécifiques nécessitant une résolution spatiale impossible avec les autres approches d’imagerie disponibles. Les animaux débuteront les expérimentations à l'âge de 45 jours car nous réalisons nos expériences chez les souris en fin d'adolescence - jeunes adultes car c'est l'âge le plus intéressant pour étudier la vulnéabilité à la nicotine.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Cancers
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 196
Souffrances
▲ -
▲ 196
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Devenir
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 196

196 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Sur quatorze semaines, elles reçoivent un régime hyperlipidique, une greffe de cellules cancéreuses de prostate sous la peau, des prélèvements sanguins mensuels sous anesthésie et, pour une partie, des injections quotidiennes d'un inhibiteur, pour étudier le lien entre lipides et cancer résistant à la castration. Le porteur maintient une gravité légère en indiquant que la tumeur, sous-cutanée, ne devrait pas affecter le comportement de l'animal. Il présente les statines et la metformine comme pistes possibles, à un stade encore exploratoire.

Objectifs

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus diagnostiqué chez l'homme avec 50 400 nouveaux cas chaque année en France. Plusieurs thérapies sont utilisées telles que la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie ou la chimiothérapie, cependant, ces traitements ne conduisent souvent pas à la guérison. Dans le cas des formes agressives, si l'hormonothérapie est efficace dans un premier temps pour faire diminuer la tumeur, celle-ci va rapidement progresser de nouveau alors que le patient est encore sous traitement et devenir résistante à l'hormonothérapie ou CPRC (cancer de la prostate résistant à la castration). Face à l'échec thérapeutique, il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes de cette récidive tumorale afin de la contrer. Parmi les cancers, le cancer de la prostate est l'un des plus liés au métabolisme des lipides (fabrication (lipogenèse) et dégradation (lipolyse)). En effet, dans le cancer de la prostate, le risque de développer des formes agressives de cancer de la prostate résistant à la castration est plus élevé en cas d'obésité et de régimes hypercaloriques-hyperlipidiques, et les patients atteints de CPRC présentent des taux plasmatiques élevés de cholestérol et une augmentation de la lipogenèse dans les cellules cancéreuses. Ce projet utilisera des cellules cancéreuses prostatiques humaines résistantes à la castration qui surexpriment un facteur que nous proposons d’étudier et qui est connu pour être un facteur de mauvais pronostic pouvant être activé par le cholestérol. Deux approches seront réalisées avec les cellules tumorales. La première en nourrissant l'animal avec un régime normal ou riche en graisses, en saccharose et en cholestérol pour imiter les régimes hypercaloriques-hyperlipidiques. La seconde en utilisant un inhibiteur du facteur surexprimé dans le cadre d'un régime normal et riche en graisses, en saccharose et en cholestérol afin de déterminer la valeur de cible potentielle dans le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration. L'objectif principal de ce projet est d'identifier de nouveaux mécanismes impliquant les lipides dans la progression du CPRC et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d'identifier de nouveaux mécanismes impliquant les lipides dans la progression du cancer de la prostate résistant à la castration et donc de déterminer si dans le futur, les thérapies actuellement utilisées pour traiter la dyslipidémie (excès de cholestérol) comme les statines ou traiter le diabète comme la metformine pourraient aider à diminuer la récidive du cancer de la prostate résistant à la castration et la résistance thérapeutique. Notre projet a également le potentiel d'identifier de nouveaux biomarqueurs et cibles thérapeutiques pour surveiller la progression, la récurrence et la prévention des métastases du cancer de la prostate résistant à la castration.

Procédures

Chaque animal sera intégré à une procédure multi-étapes qui durera au total 14 semaines. La moitié des animaux aura un régime alimentaire hypercalorique-hyperlipidémique et l’autre moitié aura un régime normal et ce, pour toute la durée du projet (14 semaines). Certaines étapes seront communes à l’ensemble des animaux. En effet, les 196 souris seront soumises après leur temps d’acclimatation à un jeûne de 5h suivi d’une pesée (1 min) puis d’une anesthésie gazeuse afin de faire un prélèvement sanguin (2min30) pour quantifier la glycémie, l'insulinémie, le niveau de triglycérides et de cholestérol ; étape essentielle pour déterminer le niveau d’augmentation des triglycérides et du cholestérol sanguins qui attestera de leur disponibilité à la tumeur pour la suite. Les animaux seront pesés hebdomadairement (1min) et 3 prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse (2min30) seront réalisés à raison d’un prélèvement par mois. En fin de protocole, les souris recevront une injection d’analgésique (30 sec) avant prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) et mise à mort. Parmi ces souris, 24 recevront une injection de médicaments (inhibiteur pharmacologique du facteur que nous voulons étudier) ou de placebo quotidienne pendant les 2 dernières semaines (10x30sec) ; 80 recevront une injection de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse à la 8ème semaine (2min30) et 80 recevront une injection de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse à la 8ème semaine (2min30) et une injection de médicaments ou de placebo quotidienne pendant les 2 dernières semaines (10x30sec).

Impact sur les animaux

Les cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée (sous la peau), et donc la tumeur ne se développera que sous la peau et ne devrait pas se propager à d'autres parties du corps. La taille de la tumeur ne dépassera pas celle autorisée à savoir qu’elle ne devra engendrer aucune conséquence significative sur le comportement de l'animal. Cependant, les animaux peuvent perdre du poids. Les animaux anesthésiés peuvent ressentir une aversion pour l'anesthésie et trouver l'expérience désagréable. Les animaux auxquels seront injectés la thérapie peuvent ressentir une gêne passagère lors de l'insertion de l'aiguille. Aucun effet indésirable n'est prévu concernant la molécule thérapeutique, cependant, les animaux seront surveillés afin de s'assurer du maintien de leur bien-être.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort humainement à la fin du projet pour permettre l’analyse histologique de la tumeur, nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques de l’étude

Remplacement

Les interactions complexes qui existent entre le microenvironnement tumoral (vaisseau sanguin pour l'apport en nutriments, cellules graisseuses…) et une tumeur ne peuvent pas être correctement étudiées en utilisant exclusivement des systèmes de culture cellulaire ou des tissus humains. De plus, cette étude nécessite de l’expérimentation animale pour déterminer les effets du traitement sur la tumeur, la santé et le bien-être général de l'animal.

Réduction

Le nombre minimum d'animaux requis pour obtenir des résultats scientifiquement valides a été déterminé par des calculs de taille d'échantillon en utilisant les résultats de projets antérieurs entreprenant des expériences similaires.

Raffinement

La croissance tumorale, le poids corporel et le bien-être des animaux seront surveillés régulièrement afin de s'assurer que la tumeur n’ait pas d’impact sur le comportement de l’animal. Les cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée (sous la peau) pour éviter les risques de propagation du cancer à d'autres parties du corps. Les opportunités de raffinement seront continuellement explorées et mises en œuvre dans la mesure du possible pendant la durée du projet en réduisant le nombre d'animaux/cages et en apportant un environnement constamment enrichi. L’ensemble des personnes en charge de ce projet respectera les lignes directrices sur les meilleures pratiques et consultera le personnel de soins des animaux tout au long du projet. Afin d’éviter toute expression du phénotype dommageable lié au caractère immunodéprimé des animaux, ceux-ci seront hébergés sur des portoirs comportant des cages individuellement ventilées et à un maximum de 5 animaux par cage dans une zone placée en surpression afin de limiter l’entrée de pathogènes véhiculés dans l’air. Les cages sont autoclavées avec la litière et l’enrichissement. La nourriture est irradiée à 25kGy et l’eau de boisson est osmosée. L’ouverture des cages et la manipulation des animaux seront réalisées sous PSM de type II et tout le matériel utilisé sera stérile.

Choix des espèces

Les souris constituent le modèle animal le mieux établi pour la recherche sur le cancer. La souche de souris choisie pour ce projet a été sélectionnée comme modèle de croissance des cellules cancéreuses de la prostate. Des souris mâles adultes seront utilisées car le cancer de la prostate n’affecte que les mâles adultes et, par conséquent, cette recherche sera transposable à la condition humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 1182
Souffrances
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▲ 1182
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Devenir
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 1182

1 182 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, cette autorisation ne couvrant que les séances d'IRM, à l'issue desquelles les animaux repartent dans un autre établissement pour la suite du projet. Porteurs de tumeurs cérébrales greffées et irradiés dans le cadre d'autres procédures, ils subissent ici des examens d'IRM répétés sous anesthésie, jusqu'à huit sessions sur un an, pour suivre les effets d'une radiothérapie à mini-faisceaux. Le porteur décrit l'IRM comme non invasive, les effets attendus se limitant à l'anesthésie et à une légère perte de poids. Il présente le suivi longitudinal d'un même animal comme une réduction du nombre d'individus et juge le recours au modèle animal "indispensable".

Objectifs

Le principal défi de la radiothérapie est de parvenir à déposer une dose curative dans la tumeur tout en s’assurant que les tissus sains environnants soient préservés dans leur intégrité. Pour certains types de tumeurs radiorésistantes comme les gliomes (tumeurs cérébrales), la radiothérapie ne peut être que palliative. Pour parvenir à une dose de radiation curative, le risque de dommages graves aux tissus sains est trop élevé pour pouvoir être considéré. Dans ce contexte, notre objectif principal s’inscrit dans l’amélioration des traitements de radiothérapie. Le but de ce projet est d’utiliser l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique, technique non invasive et atraumatique utilisée en clinique chez l’homme) chez le modèle rongeur pour étudier le mode de fonctionnement et les conséquences morphologiques de nouveaux modes d’irradiation, et notamment la Radiothérapie avec Mini-Faisceaux (MBRT).

Bénéfices attendus

La radiothérapie avec mini-faisceaux (MBRT) étant une technique novatrice, il est primordial de très bien comprendre les mécanismes microscopiques et macroscopiques intervenant lors de son utilisation, pour pouvoir optimiser les conditions d’utilisation : pour ce faire, la réaction de différentes lignées de cellules cancéreuses plus ou moins agressives doit être étudiées et ce, avec différentes géométries et puissances de faisceaux. Par le suivi IRM des animaux implantés (différentes lignées cancéreuses) et irradiés (différentes conditions d’irradiations), nous espérons pouvoir établir les meilleures conditions de MBRT en vue d’applications futures en clinique.

Procédures

Pour les sessions d’ IRM (objet de la présente DAP) permettant de suivre les effets de la radiothérapie, les animaux recevront une anesthésie gazeuse. Ce suivi sera d’un an maximum et comportera une session IRM à plusieurs moments après irradiation (2, 7, 14, 21, 30, 40 jours, 3 et 6 mois après irradiation). Chaque session IRM n’excédera pas 1 heure.

Impact sur les animaux

L’examen IRM étant une modalité de neuroimagerie totalement non-invasive et non-irradiante, les potentiels effets indésirables sont liés au fait que l’examen est réalisé sous anesthésie générale légère. Afin de vérifier que cette dernière n’a pas d’effet néfaste sur la respiration du sujet anesthésié, la fréquence respiratoire est surveillée en permanence tout au long de l’examen. Il est également possible d’observer une légère perte de poids le lendemain de l’examen, suite au stress potentiellement induit par la combinaison transport/examen entre les deux animaleries.

Devenir

Après l’examen IRM, tous les animaux retourneront dans l’autre établissement utilisateur pour continuer le projet (utilisation continue).

Remplacement

Nous désirons valider un potentiel nouveau mode de traitement par radiothérapie dans le cadre du cancer du cerveau. Pour évaluer l’efficacité de la technique, nous allons étudier la préservation des tissus sains environnants de la tumeur et contrôler la croissance des tumeurs irradiées. Les mécanismes biologiques activés impliquent très probablement des effets vasculaires et immunologiques. Aussi, le recours à des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans ce projet et il nous est indispensable de développer des modèles animaux. En effet, une culture in vitro de tissus ne permettrait pas d’apprécier l’effet des traitements, ni un modèle in silico.

Réduction

L’IRM permettant un suivi longitudinal des animaux, et chaque animal étant observé à 8 stades différents, nous utiliserons 8 fois moins d’animaux que par une méthode classique d’histologie. Le nombre d’animaux (1182 rats au total) a été statistiquement défini pour permettre l’obtention de résultats fiables avec le moins d’animaux possible. Une analyse de puissance a été effectuée comme décrite et validée par le projet précédent.

Raffinement

Que ce soit durant leur transport sur le lieu de l’examen IRM, ou lors de l’examen lui-même, une grande attention est apportée au bien-être des animaux, et tout est mis en œuvre pour éviter les sources potentielles de stress. Transports : Les animaux sont transportés dans leur boîte habituelle (enrichie), avec leurs partenaires habituels et manipulés par les personnes assurant leur suivi quotidien. Les boîtes sont protégées du froid ou du chaud éventuel. Manipulations/anesthésie avant/après examen IRM : Ces actes sont réalisés par les personnes qualifiées assurant le suivi quotidien des animaux. Examen IRM : Il est réalisé sous anesthésie, dans un berceau chauffé uniquement dédié à ces animaux, avec contrôle de la respiration et de la température. Manipulations après examen IRM : Le réveil naturel de l’animal se fait au calme en cage individuelle sur un matelas chauffant. Lors de l’examen IRM, si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal est mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération. Par ailleurs, le temps de l’examen IRM a été réduit à son minimum. En dehors des sessions d’examen IRM, une grille de scoring et des points limites ont été définis pour suivre le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Les rongeurs sont particulièrement utilisés en cancérologie et dans les études de radiothérapie car il s’agit d’espèces génétiquement caractérisées et pour lesquelles les références bibliographiques sont très nombreuses dans la littérature ayant trait au domaine de la radiothérapie. Notre projet va nécessiter de travailler sur des rats chez lesquels la taille plus importante du cerveau va être plus adaptée aux types d’irradiations proposées dans le cadre des procédures expérimentales que celle des souris. De nombreux articles ont déjà été déposés avec le modèle « rat », nous poursuivons donc nos études avec ce modèle. Les procédures seront réalisées sur des animaux adultes de 6-7 semaines, âge compatible avec un développement suffisant et la possibilité de garder les animaux assez longtemps pour permettre une étude des effets à long terme de l’irradiation.