Oncologie

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Souris : 158000
Rats : 1000
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Pour savoir lesquels portent la bonne modification génétique, les rongeurs de 350 lignées élevées dans un même établissement sont génotypés un par un. 158 000 souris et 1 000 rats vont être utilisés sur cinq ans, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chacun subit, vigile, le prélèvement d'un fragment de 2 mm d'oreille ou de 1 mm de queue, cinq secondes de geste et jusqu'à trente secondes de contention. Ceux qui portent les modifications recherchées partent vers d'autres projets, les autres sont mis à mort, sans que le RNT indique combien d'animaux relèvent de ce second cas.

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés permettent la modélisation de plusieurs maladies humaines comme les cancers, les maladies auto-immunes… et sont donc indispensables en recherche fondamentale pour comprendre le fonctionnement et les causes de ces maladies. Les animaux génétiquement modifiés sont porteurs d’une ou de plusieurs modifications génétiques et leur gestion nécessite souvent la détermination de la variante du gène. Il est essentiel de connaitre quelles sont ces modifications génétiques pour utiliser les animaux d’intérêt dans les projets affiliés. Pour cela il est nécessaire de : - Réaliser un prélèvement de tissu sur des jeunes rongeurs (entre 10 et 21 jours) et rechercher la présence ou non des modifications génétiques transmises par leurs parents. L’objectif de ce projet est de caractériser génétiquement les 350 lignées de souris et de rats (génétiquement modifiées) élevées dans notre établissement utilisateur. Cette caractérisation permet une gestion optimale des différentes lignées utilisées par la suite dans les différents projets scientifiques. La méthode de prélèvement de tissus choisie permet d’obtenir des résultats fiables concernant l’analyse des échantillons prélevés, tout en garantissant le bien-être des animaux. De plus, cette méthode de prélèvement de tissus convient aux exigences de la structure.

Bénéfices attendus

Les rongeurs génétiquement modifiés sont élevés dans le but d’inclure des modifications génétiques particulières. Il est essentiel de connaitre quelles sont ces modifications génétiques pour utiliser uniquement les animaux d’intérêt dans les projets scientifiques affiliés. Les animaux génétiquement modifiés permettent la modélisation de plusieurs maladies humaines comme les cancers, les maladies auto-immunes… et sont donc indispensables en recherche fondamentale pour mieux comprendre les causes de ces maladies. Connaitre et comprendre le fonctionnement d’une maladie est essentiel pour développer des traitements ou des thérapies efficaces, agissant sur la cause et non les effets. À long terme, l'approfondissement des connaissances en recherche fondamentale et la compréhension des mécanismes des maladies étudiées permettra la mise en place de nouvelles thérapies. Les bénéfices escomptés seront ensuite l’amélioration des conditions de vie des patients atteints de ces maladies d’intérêt.

Procédures

Pour prélever un morceau de tissus des animaux afin de déterminer les modifications génétiques, le prélèvement d’un fragment de tissu à l’oreille (2 mm) ou dans de rares cas à la queue (1mm) des animaux sera réalisé. Cela sera effectué une seule fois, sur animal vigile, pour une durée courte de 5 secondes. Le prélèvement génère une douleur légère. La préhension de l’animal pour ce geste dure 30 secondes maximum.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de tissus nécessite de contentionner l’animal, ce qui peut induire un stress transitoire de courte durée chez les animaux. Ces gestes, réalisés une seule fois peuvent causer de la douleur légère et de l’inconfort chez l’animal. Dans de rares cas, si les animaux sont âgés de plus de 21 jours pour le prélèvement de tissus, alors ils seront anesthésiés par une anesthésie gazeuse.

Devenir

Les animaux comportant les modifications génétiques d’intérêt seront utilisés pour les projets scientifiques validés en parallèle. À l’inverse, les animaux ne comportant pas les modifications génétiques d’intérêt seront mis à mort selon une méthode réglementaire.

Remplacement

Les projets nécessitant des souris ou rats sont préalablement étudiés pour procéder à du remplacement. Pour chaque projet, il est justifié que les méthodes alternatives ou substitutives ne sont pas possibles pour modéliser la pathologie d’intérêt. Les méthodes alternatives pour le prélèvement de tissus ne sont pas adaptées aux besoins de notre structure.

Réduction

Le prélèvement de tissus ne se fait que sur les animaux pour lesquels il est essentiel de connaitre les modifications génétiques. Ce nombre a été calculé sur ce qui a été réalisé les 3 dernières années et extrapolé sur les 5 prochaines années. Connaitre ces modifications génétiques permet d’appliquer les procédures expérimentales uniquement aux animaux concernés. Lorsqu’il est possible de réunir les élevages pour plusieurs projets différents, tout est mis en œuvre pour diminuer la production d’animaux et de ce fait, diminuer le nombre d’animaux pour lesquels il faut réaliser l’identification et le prélèvement de tissus. Les accouplements sont gérés de façon à limiter le nombre d’animaux surnuméraires.

Raffinement

Le prélèvement de tissus est réalisé à des stades de développement précis pour que ces gestes soient indolores pour l’animal. Le prélèvement d’un fragment de tissu est réalisé à l’aide d’outils régulièrement nettoyés et stérilisés, spécifique pour réaliser ce genre de prélèvement. Dans de rares cas où les animaux sont âgés de plus de 21 jours pour le prélèvement de tissus, ils seront préalablement anesthésiés par anesthésie gazeuse. La méthode de prélèvement de tissus provoque moins d’inconfort chez l’animal que la précédente méthode utilisée dans notre établissement utilisateur.

Choix des espèces

Les souris et rats permettent le développement de modèles génétiquement modifiés pertinents pour les différentes thématiques de recherche de notre établissement utilisateur (immunologie, infectiologie, neurologie…). Les animaux seront utilisés seront de jeunes rongeurs, selon les recommandations d’âge pour les gestes réalisés (prélèvement de tissus à l’oreille ou à la queue) entre 10 et 21 jours de vie.

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Souris : 415
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415 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes reçoivent une injection sous contention de moins de trente secondes, puis sont mises à mort deux heures plus tard pour que leurs fœtus soient prélevés et tués à leur tour, entre le quatorzième et le dix-huitième jour de gestation. Le porteur annonce des pistes pour "mieux diagnostiquer (et éventuellement traiter)" des pathologies du testicule ou l'infertilité humaine, l'objet immédiat étant de comparer la prolifération cellulaire dans le testicule de fœtus normaux et mutants. Il conclut que l'emploi de la souris est "indispensable" et que le remplacement in vitro est "impossible".

Objectifs

La vitamine A est essentielle au développement embryonnaire de tous les mammifères mais son rôle reste à définir dans les différents tissus. Les cellules dans lesquelles la vitamine A doit agir fabriquent des enzymes, qui transforment la vitamine A en un métabolite actif qui active des récepteurs nucléaires pour relayer son effet biologique. Les cellules dans lesquelles la vitamine A ne doit pas agir fabriquent d’autres enzymes, qui dégradent ce métabolite. Afin de comprendre le rôle de la vitamine A dans la formation du testicule chez la souris, nous devons comparer la prolifération des cellules entre des fœtus normaux et des foetus porteurs de mutations dans les gènes codant les enzymes qui transforment et qui dégradent la vitamine A, ainsi que dans les gènes codant les récepteurs nucléaires, aux étapes clés de la formation du testicule (entre les jours 14.5 et 18.5 post-fécondation).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont de comprendre l’action de la vitamine A et de ses récepteurs nucléaires dans la prolifération des cellules constitutives de testicule. En découvrant comment la vitamine A agit sur cet évènement chez la souris, nous obtiendrons des pistes pour mieux diagnostiquer (et éventuellement traiter) des pathologies du testicule ou des cas d'infertilité chez l’Homme, qui sont en augmentation constante dans le monde.

Procédures

Chaque souris femelle gestante reçoit une injection de subtance lors d’une contention simple qui dure moins de 30 secondes. Elle est ensuite euthanasiée. Les fœtus sont isolés et euthanasiés.

Impact sur les animaux

La nuisance subie par les femelles gestantes est limitée à la contention pour l’administration par injection d’une substance permettant de mesurer la prolifération des cellules. Celle méthode est utilisée en routine au laboratoire et nous possédons l’expertise requise. L’administration de la substance entraîne une douleur équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille sous la peau. Les femelles gestantes et les foetus sont ensuite euthanasiés de sorte qu'ils ne souffrent pas.

Devenir

Toutes les femelles gestantes sont euthanasiées pour permettre le prélèvement des fœtus. Elles ne peuvent pas être gardées en vie, réutilisées, adoptées ou replacées. Tous les fœtus prélevés sont euthanasiés pour les analyses moleculaires ou sur coupes histologiques. Ils ne peuvent pas être gardés en vie, réutilisés, adoptés ou replacés.

Remplacement

Le testicule est formé de diverses cellules qui ont toutes un rôle essentiel pour la différenciation des cellules germinales. A l’heure actuelle, nous ne sommes pas capables de reproduire in vitro les conditions nécessaires à la formation d’un testicule. En effet, les techniques de culture cellulaire ne permettent pas d'appréhender le développement dynamique du testicule, qui nécessite vascularisation, contexte tridimensionnel et interactions entre les cellules. Par conséquent, l'emploi d’un modèle animal comme la souris récapitulant toutes les étapes complexes de ce processus de développement, est indispensable. Le remplacement par un système in vitro (1er R de la règle des 3R) est impossible.

Réduction

La stratégie des accouplements fait en sorte que des contrôles, des mutants simples et des mutants doubles sont obtenus dans les mêmes portées. Relever les jours d’accouplement permet d’anticiper la date de mise à mort des femelles gestantes et de prévoir les dissections des fœtus. Utiliser à la fois les fœtus mâles et les fœtus femelles est impossible, puisque nous étudions le testicule. Les nombres de fœtus requis sont calculés au plus juste pour satisfaire aux exigences en matière de qualité des résultats obtenus et à la robustesse de leur validité statistique. Dès que le nombre de fœtus requis pour un stade donné est atteint, les prélèvements à ce stade donné sont arrêtés. De plus, dans la mesure où chaque stade est planifié l’un après l’autre, du plus précode (14.5 jours post-fécondation) au plus tardif (18.5 jours post-fécondation), si l’analyse d’un stade révèle qu’il n’est pas nécessaire d’étudier le stade suivant, alors le projet est arrêté.

Raffinement

Les étapes expérimentales mises en œuvre engendrent une douleur équivalente à celle de l’introduction d’une aiguille sous la peau. La qualité de la contention permet de limiter le stress imposé à l’animal par la procédure. Le personnel est formé à cet effet. Les solutions sont amenées à la température ambiante pour limiter l’inconfort de la femelle. Le bien-être des animaux est surveillé tous les jours et toute altération du comportement (souffrance, angoisse) est immédiatement discutée avec les responsables de la structure du bien-être animal (SBEA) pour prendre les mesures correctives nécessaires (soins, euthanasie, le cas échéant). Les animaux seront hébergés par deux ou par trois dans des cages comportant différents types d’enrichissement tels qu’un tunnel de transfert et des fibres pour la construction d’un nid afin de leur permettre d'exercer les activités spécifiques à leur espèce.

Choix des espèces

De par sa petite taille, ses nombreuses ressemblances génétiques et physiologiques avec l'Homme, et les facilités de modification de son génome, la souris est un excellent modèle pour appréhender la physiopathologie des maladies humaines. Par ailleurs, le développement embryonnaire normal du testicule est décrit très en détail ce qui en fait un modèle de choix. Nous utilisons une approche de génomique fonctionnelle pour laquelle la souris est particulièrement bien adaptée. Tous les modèles génétiquement modifiés permettant d’étudier la fonction des gènes d'intérêt dans le testicule fœtal des souris sont déjà à notre disposition. Les femelles gestantes reçoivent la subtance permettant de mesurer la proliferation des cellules 2 heures avant leur euthanasie. Elles sont euthanasiées à différents moments du dernier tiers de la gestation, de sorte que la période de développement du testicule fœtal qui nous intéresse soit couverte: de 14.5 jours post-fécondation (période de différenciation des cellules somatique terminée et démarrage de l’entrée en quiescence des cellules germinales), à 18.5 jours post-fécondation (architecture du testicule et quiescence des cellules germinales établies).

Communication intra corporelle dans un poisson

(NTS-FR-278060v1 – 25/04/2024)
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Loups de mer : 24
Souffrances
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Le thon rouge n'étant pas manipulable en captivité, 24 bars d'élevage sont utilisés à sa place pour mettre au point une balise électronique implantée censée suivre les migrations d'un poisson de forte valeur commerciale. Ces 24 individus, tués à l'issue, subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré : implantation d'électrodes sous la peau et dans le muscle dorsal sous anesthésie, moins de trente minutes d'opération, 24 heures dans un couloir de nage, puis exposition à des courants électriques. Les électrodes sont récupérées sur les cadavres. Le porteur cale l'intensité des courants sur les consignes applicables aux êtres humains et en déduit qu'elle ne "devrait pas causer des nuisances", tout en indiquant qu'elle pourrait provoquer un picotement dans le muscle.

Objectifs

Les expérimentations décrites dans cette demande visent à avancer sur la compréhension du cycle de vie du thon rouge, un poisson migrateur de grand valeur culturel et économique en France. Il est proposé de développer des moyens d’observation pour comprendre la réponse physiologique des animaux à leur environnement. Nous travaillons au développement d’une marque électronique combinant une marque interne pour collecter des informations physiologiques (température corporelle, fréquence cardiaque…) et une marque satellite de type ‘pop-up’ permettant de collecter des informations environnementaux (température, pression, lumière …) pendant les migrations, et de les transmettre par satellite à l’issue du déploiement à la surface de la mer. Pour cela, il est nécessaire d’établir une communication intracorporelle entre le capteur implanté (marque interne) et le concentrateur des informations (marque externe). Notre choix s’est porté sur l'utilisation de la conductivité électrique des tissus biologiques pour transmettre un signal électrique de très faible intensité. Nous souhaitons donc mettre en œuvre deux expérimentations. Avant toute chose, une expérimentation sur le thon rouge n’est pas envisageable. Nous proposons de réaliser ces expérimentations sur une espèce élevée en captivité, le bar, Dicentrarchus labrax. La première expérimentation vise à confirmer que les très faibles courants utilisés restent imperceptibles pour le poisson. La gamme d'intensité des courants de stimulation est basée sur les consignes pour les êtres humains et donc ne devrait pas causer des nuisances. Pendant l'exposition aux courants électriques, nous évaluons leur innocuité avec des indicateurs physiologiques et comportementaux. La seconde expérimentation a pour objectif de mettre en œuvre une communication intracorporelle afin de valider son principe.

Bénéfices attendus

Ces mesures permettront d’une part de vérifier l'innocuité des dispositifs de communication intracorporelle. La deuxième phase permettra de valider la possibilité de faire communiquer deux dispositifs électroniques au travers du corps de l'animal en vue du développement d'un réseau de capteurs implantés. A l’issue de ces deux expérimentations, nous devrions pouvoir concevoir un premier prototype de marque implantée communicante pour le thon rouge.

Procédures

Les poissons seront équipés avec des électrodes en Inox très fines et flexibles, sous cutanées et dans le muscle dorsal, sous anesthésie générale. La durée de l'opération est inférieure à 30 minutes. Cette chirurgie sera suivie par 24 heures de récupération, protégé des perturbations humaines. Puis, chaque individu sera soumis à des stimulations par courant électrique à très faible intensité.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont le stress du poisson lors des manipulations et de l'anesthésie, puis la nuisance d'avoir des électrodes très fines sous la peau et à la surface du muscle. Les individus seront maintenus pendant 24 heures dans un couloir de nage. L'intensité maximale du courant pourrait provoquer un picotement dans le muscle mais cette intensité est imperceptible chez l'homme.

Devenir

A la fin de la procédure, les poissons seront euthanasiés pour récupérer les électrodes.

Remplacement

Cette étude, qui implique la mesure des facteurs de conditions corporelles et des réponses physiologiques doit être réalisée sur des animaux. Il n’est pas possible de remplacer les poissons par un autre modèle pour ce type de procédures.

Réduction

Le nombre de 12 individus pour chacune des procédures (12+12 = 24) est basé sur une analyse de puissance avec le logiciel G*Power.

Raffinement

Le protocole de manipulation et d’anesthésie est optimisé et parfaitement maîtrisé. Les électrodes sont très fines mais très résistantes et flexibles. Leur finesse et flexibilité minimisent la nuisance au poisson, et lui permettent une liberté de mouvement. Pendant les expériences les poissons seront protégés de toute nuisance visuelle et sonore. Pendant l'exposition aux courants électriques, nous évaluons leur innocuité avec des indicateurs physiologiques et comportementaux.

Choix des espèces

Le bar est une des principales espèces élevées en pisciculture et sa physiologie est bien étudiée. Les individus seront tous adultes et sexuellement matures, pour permettre le bon placement des électrodes.

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Souris : 1728
Souffrances
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Pour établir le rôle d'une enzyme dans la résistance des mélanomes aux traitements, 1 728 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous la peau ou dans les poumons une greffe de cellules de mélanome, puis un gavage trois fois par semaine pendant cinq semaines ou des injections d'immunothérapie, avec un suivi de la rechute jusqu'à trois mois. Les tumeurs peuvent s'ulcérer et se nécroser, le gavage peut léser l'œsophage, et toutes les souris sont tuées pour prélever les tissus tumoraux. Le porteur conclut qu'en l'absence de système artificiel reproduisant l'environnement d'une tumeur, la souris constitue "un modèle sans alternative".

Objectifs

Le mélanome est un cancer de la peau qui reste difficile à traiter malgré les progrès récents grâce aux thérapies ciblées et aux immunothérapies. Globalement, plus de 50% des patients ont besoin de traitements supplémentaires, justifiant le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. La fonction des enzymes appelées déubiquitinases dans la réponse des mélanomes aux thérapies actuelles est très mal connue. Dans ce contexte, l’objectif du projet est de montrer l’importance de certaines enzymes comme RPN11 dans la réponse et la résistance thérapeutique des mélanomes.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra d’apporter la preuve de concept pré-clinique de l'importance de l’enzyme RPN11 dans la réponse des mélanomes aux thérapies ciblées et aux immunothérapies (bénéfices à court terme). A plus long terme, notre projet doit permettre d’identifier de nouveaux biomarqueurs de la réponse des patients aux thérapies actuelles ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques pour développer des stratégies innovantes permettant de combattre le mélanome métastatique résistant.

Procédures

Pour les greffes sous-cutanées, les animaux sont anesthésiés et reçoivent sur un flanc une injection de cellules de mélanome (1 minute/animal). La croissance des tumeurs est suivie trois fois par semaine par mesure au pied à coulisse (1 minute/animal) jusqu'à 3 mois après le début du traitement pour suivre la rechute tumorale. Pour les greffes pulmonaires, les animaux sont anesthésiés puis injectées avec des cellules de mélanome bioluminescent (1 à 2 minutes/animal). La croissance des tumeurs est suivie par analyse de la bioluminescence sur les animaux anesthésiés le jour de l’injection puis une fois par semaine pendant le traitement (durée de l'analyse 30 min/groupe d'animaux). L’expérience est poursuivie jusqu’à 12 semaines après le début du traitement pour suivre la rechute tumorale. Une partie des souris reçoivent les traitements par gavage oral (1 minute/animal). L’administration des substances se fait trois fois par semaine pendant 5 semaines. Une autre partie des souris sera traitée par l’immunothérapie par injection en intrapéritonéale (1 minute/animal) à raison de 3 injections pendant 1 semaine.

Impact sur les animaux

- Ulcération/nécrose des tumeurs sous-cutanées - Les injections intrapéritonéale peuvent provoquer une inflammation locale - Perte de poids anormale suite au traitement - Risque de lésion de l’œsophage lors du gavage oral.

Devenir

Dans tous les cas, à la fin de l’expérience ou lorsque les points limites sont atteints, il est nécessaire de prélever post-mortem les tissus tumoraux afin de réaliser des analyses complémentaires permettant de confirmer l’intérêt des cibles thérapeutiques identifiées. Tous les animaux sont donc mis à mort et ne seront pas réutilisés.

Remplacement

Dans le cadre du remplacement, nous avons réalisé un certain nombre d'expériences in vitro qui ont permis de déterminer les conditions optimales pour cibler l’enzyme RPN11 dans le mélanome. Cependant, en l’absence de système artificiel pouvant reproduire in vitro l’environnement complexe d’une tumeur, il est nécessaire de confirmer nos résultats dans des modèles pré-cliniques de réponse thérapeutique chez la souris. La combinaison de nos modèles permettra d’apporter une solide preuve de concept in vivo de l'importance de RPN11 pour l’amélioration des thérapies ciblées et des immunothérapies. En ce sens, le modèle murin constitue un modèle sans alternative pour les études pré-cliniques visant à valider de nouvelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Nos études sont réalisées dans le souci d'utiliser un nombre minimum d'animaux sans compromettre les objectifs du projet. Le nombre d'animaux nécessaires au projet a été calculé au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables. Le recours à des techniques d'imagerie non invasive réduit de façon importante le nombre d’animaux nécessaires dans chaque groupe expérimental. Dans tous les cas, les tissus tumoraux sont prélevés post-mortem à la fin de l’expérience afin de réaliser des analyses complémentaires permettant de valoriser au mieux les expériences chez la souris.

Raffinement

Nous hébergerons les animaux dans des conditions enrichies d’hébergement prenant en compte leur bien-être et de soins afin de réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable. L’hébergement et la manipulation en condition stérile permettra d’éviter toute contamination des animaux. Les souris seront observées quotidiennement et très attentivement par du personnel qualifié pour permettre la détection très précoce des signes de souffrance ou de mal-être, une réaction immédiate si le point limite est atteint, et une surveillance accrue en cas de doute. Le personnel participant à ce projet maîtrisent les expériences de greffe et les modes d'administration des drogues. Les transplantations de mélanome réalisées sont bien supportées par les animaux. Afin de réduire le stress ou la souffrance éventuelle, une anesthésie est effectuée avant les injections. Le risque d'inflammation associée aux injections intrapéritonéales est diminué en alternant les sites d'injection ou en privilégiant l’administration des drogues par gavage oral. Le gavage est amélioré par l’utilisation d’une canule courbée terminée par une olive qui permet de minimiser le risque de lésion de l’œsophage. Tout changement de comportement significatif, modification physique, variation anormale de poids ou signes de douleur conduiront à l’euthanasie des souris. Si des ulcérations des tumeurs sont observées, la tumeur est traitée avec une solution antiseptique jusqu'à la résolution de la plaie. L’ensemble de ces procédures nous permettra d'intervenir au plus tôt en cas de souffrance des animaux dans les phases avancées de la maladie.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale relativement proche de l’homme, systématiquement utilisée dans les études précliniques visant à étudier l'efficacité de nouveaux traitements anticancéreux. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court et une natalité importante. Nos expériences seront réalisées sur des modèles de souris permettant d'éviter le rejet des greffes de cellules tumorales humaines et sur des modèles de souris permettant d’étudier la réponse immunitaire contre la tumeur. En l’absence de système artificiel pouvant reproduire in vitro l’environnement complexe d’une tumeur, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour mener à bien ce projet. Les expériences de greffes de mélanome seront réalisées sur des animaux âgés de 6 semaines, un âge auquel la prise tumorale est particulièrement efficace d'après les données de la littérature. Les souris sont commandées à l'âge de 5 semaines. A leur arrivée, elles sont acclimatées pendant une semaine à l'animalerie avant d'être utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 58
Souffrances
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Devenir
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58 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une colite est provoquée chez elles par traitement, avec inflammation de l'intestin et perte de poids possibles, et chacune subit cinq injections intrapéritonéales et six pesées. Le porteur indique que les données obtenues hors de l'animal ne suffisent pas, faute d'y retrouver le système immunitaire et les facteurs circulants. Le bénéfice annoncé se limite à identifier "potentiellement" des cibles thérapeutiques pour les troubles digestifs liés au stress.

Objectifs

Le système nerveux entérique (SNE) régule la motricité digestive et les fonctions de la barrière épithélio-intestinale. Il est admis que le stress altère l’axe cerveau-intestin et contribue à un large éventail de troubles gastro-intestinaux, incluant le syndrome de l’intestin irritable. La survenue d’évènements stressants ou traumatisants affecte les fonctions digestives, qui en pratique se manifestent par des flatulences, des douleurs abdominales, plus ou moins associées à une accélération ou à une diminution de la vidange gastrique. La réponse biologique au stress implique l’activation de l’axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien, initiant une sécrétion de glucocorticoïdes. Bien que la synthèse de glucocorticoïdes ait lieu principalement au niveau des glandes surrénales, il a été décrit de nombreux autres sites de production, associés à une action locale des glucocorticoïdes via le récepteur aux glucocorticoïdes. Dans l’intestin, le système nerveux exprime le récepteur des glucocorticoïdes ainsi que l’enzyme responsable de leurs synthèses. Une étude préliminaire in vitro de notre équipe de recherche a permis de mettre en évidence une synthèse de corticostérone par le système nerveux entérique et une augmentation de la synthèse de corticostérone en conditions inflammatoires. De plus, des modifications de l’expression de protéines impliquées dans l’activité neuronale ont également été mises en évidence en conditions inflammatoires et lorsqu’on bloque l’effet des glucocorticoïdes. L’objectif de ce projet est d’étudier comment l’inflammation module le système nerveux entérique in vivo, et si les conséquences fonctionnelles de l’inflammation passent par l’action des glucocorticoïdes.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre les mécanismes de la synthèse locale des glucocorticoïdes au niveau de l’intestin afin de pouvoir potentiellement identifier des cibles thérapeutiques pour améliorer les troubles digestifs intestinaux liés au stress et à l’inflammation.

Procédures

Pesée quotidienne des animaux – 10 sec sur la balance – 6 au total Contention + injection intrapéritonéale – 30 sec – 5 au total

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent avoir une inflammation des intestins à l’issue du traitement et cela peut générer une perte de poids. Ils peuvent également avoir peur au moment des injections intrapéritonéales.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés afin de prélever des tissus d’intérêt (tube digestif) pour analyser les échantillons ex vivo.

Remplacement

Les données préliminaires obtenues dans un modèle ex vivo ne sont malheureusement pas suffisantes pour extrapoler les résultats obtenus à un individu entier. Plusieurs acteurs comme le système immunitaire et la présence de facteurs circulants sont absents de nos modèles ex vivo. C’est pourquoi il n’est pas possible de remplacer ce modèle d’induction de colite aigüe par un modèle ex vivo ou in vitro.

Réduction

Nous avons calculé le nombre d’animaux minimum nous permettant d’obtenir des résultats statistiquement interprétables (n=9 pour une augmentation de 40 % de la production de corticostérone). Pour s’assurer de la réussite de ce projet, nous avons prévu un lot d’animaux « pilote » de 10 souris qui permettra de valider les expérimentations in vitro sur les échantillons issus de nos animaux. Comme une partie des animaux va recevoir une injection intrapéritonéale d’antagoniste et que ce type d’injection peut rater malgré un personnel compétent, nous avons prévu un lot supplémentaire (n=3 par groupe) qui sera réalisé seulement si certains animaux doivent être exclus. L’utilisation d’un tel nombre (58 au total) devrait nous éviter de devoir répéter l’expérience.

Raffinement

Les souris seront au maximum 5 par cages et de l’enrichissement (frisottis, tubes) sera placé dans les cages leur permettant de déchiqueter, de jouer et de se cacher. Elles seront également surveillées quotidiennement à l’animalerie avant et pendant la procédure expérimentale, y compris le week-end. Les souris seront habituées à la présence de l’utilisateur grâce à une manipulation régulière pour limiter le stress lors des expérimentations. Nous avons également défini des points limites à nos expérimentations pour évaluer le bien-être de nos animaux et prendre en charge la douleur si elle a lieu.

Choix des espèces

La colite expérimentale provoquée par le traitement chez les rongeurs est un modèle reconnu d’affections inflammatoires chroniques humaines. La souris représente un très bon modèle d’étude (plus petit) et est plus adapté à nos besoins qu’un modèle rat et nous permettra de faire un parallèle avec l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (8 à 10 semaines) puisque ce projet s’intéresse à la régulation de la production de glucocorticoïdes à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 15385
Souffrances
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Devenir
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Exposées à des sons assez forts pour déclencher une crise d'épilepsie réflexe, immobilisées par une pièce fixée chirurgicalement sur le crâne pour enregistrer leur activité cérébrale tous les deux jours pendant huit semaines, 15 385 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées, une partie par perfusion intracardiaque, et au moins 675 d'entre elles reçoivent en plus une injection de vecteur thérapeutique dans la cochlée. Le projet porte sur les atteintes auditives du cerveau associées aux formes génétiques de surdité, dans la perspective d'améliorer les résultats de la thérapie génique et des implants cochléaires. Le porteur écrit qu'aucune nuisance majeure n'est attendue et que la surdité est "largement compensée" chez la souris, tout en décrivant des crises convulsives provoquées, des chirurgies crâniennes et des infections postopératoires traitées aux antibiotiques.

Objectifs

L’étude des atteintes auditives héréditaires a conduit à l'identification de leurs gènes causaux. Les gènes responsables de plus de 140 formes et d'environ 400 formes génétiques de surdité ont déjà été découverts. L'étude de modèles murins de ces formes monogéniques de surdité a permis de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de l'audition, en particulier ceux impliqués dans le développement et/ou la physiologie de l'organe sensoriel auditif, la cochlée. Parallèlement, l'étude de ces modèles a également permis de déchiffrer les mécanismes physiopathologiques à l'origine des atteintes auditives. Ceci a conduit plusieurs laboratoires à s'intéresser au potentiel de la thérapie génique pour guérir ces formes de surdité. Des preuves de concept ont été obtenues pour le traitement de plusieurs formes de surdité chez la souris, ouvrant la voie à des essais cliniques de thérapie génique cochléaire chez des patients. Néanmoins, la surdité périphérique peut également être associée à des dysfonctionnements auditifs centraux et peut s'étendre bien au-delà du système auditif lui-même, à la suite d'altérations des entrées sensorielles ou de l'implication des gènes responsables de la surdité dans le développement et/ou le fonctionnement des circuits auditifs centraux. L'étude de la diversité, des causes et des mécanismes sous-jacents de ces dysfonctionnements centraux, de la manière dont ils pourraient entraver les avantages escomptés de la restauration de l'audition par la thérapie génique périphérique, et la détermination de la manière dont ces problèmes pourraient être résolus sont devenus un domaine de recherche à part entière. L’objectif du projet est de caractériser les deux grands types de troubles centraux auditifs, i) ceux induits indirectement des suites d’une surdité périphérique, et ii) ceux qui ont pour origine un rôle intrinsèque de gène dans le développement et/ou le fonctionnement des voies auditives centrales. Afin de déchiffrer les mécanismes physiopathologiques induisant ces atteintes auditives centrales, nous caractériserons sur les plans histologiques, transcriptomiques, fonctionnels et comportemental deux grandes classes de modèles de souris mutantes, une première avec des modèles présentant des troubles auditifs périphériques et une seconde avec des modèles pour des gènes de surdité particulier qui induisent une hyperexcitabilité auditive chez l’animal.

Bénéfices attendus

En caractérisant les atteintes auditives centrales directes et indirectes dans les formes génétiques de surdité, notre projet permettra les avancées suivantes : -Nous déterminerons les conséquences vasculaires et neuronales des pertes auditives dans les formes génétiques de surdité. Ce travail contribuera au déchiffrage des mécanismes pathologiques impliqués dans le lien entre perte auditive et risque ultérieur de développer une maladie neurodégénérative. Enfin, notre projet testera la réversibilité de ces déficits vasculaires et neuronaux suite à une récupération auditive. Ce travail sera essentiel pour montrer de quelle façon la pose d’aides auditives est bénéfique afin protéger le système auditif central des patients. - La qualité de la récupération auditive suite à la pose d’un implant cochléaire est variable d’un patient à l’autre. Certains facteurs comme l’âge d’apparition de la surdité et sa durée sont connus pour influer sur le résultat. Cependant, les potentiels troubles centraux auditifs liés à des rôles multiples des gènes de surdité dans la cochlée et le cerveau sont pour le moment mal compris. Notre travail permettra tout d’abord d’identifier les formes génétiques de surdité pour lesquelles il existe des déficits centraux intrinsèques masqués par le déficit périphérique. Puis, il permettra d’étudier les conséquences de ces déficits, de développer de nouveaux outils de diagnostiques et enfin le développement éventuel de thérapies réparatrices ou compensatrices.

Procédures

Les interventions seront: - Une biopsie sera effectuée sur tous les animaux du projet afin de les marquer et de les génotyper. - L’hyperexcitabilité auditive sera testée par des expositions sonores pouvant générer un début de crise audiogène, i.e. une crise d’épilepsie réflexe (réversible) en réponse à un son fort, ou en effectuant des tests de sursaut. Cette procédure impliquera des tests d’une durée d’1h tous les deux jours sur 1 à 3 mois. - L’hyperexcitabilité auditive sera testée par la susceptibilité aux crises audiogènes (2 min de test), puis les tissus seront fixés par perfusion intracardiaque. - L’hyperexcitabilité auditive sera testée au cours du développement par la susceptibilité aux crises audiogènes (2 min de test), puis l’activité du cerveau auditif sera testée en réponse à des sons sur des animaux profondément anesthésiés. Les enregistrements durent 4 à 8h. -Des animaux auront une chirurgie afin de fixer une pièce de maintien sur leur tête en vue de les immobiliser lors des enregistrements ultérieurs de l’activité intracérébrale sur animal éveillé. Ces enregistrements intracérébraux auront lieu tous les 2 jours pendant 2 à 8 semaines sur 870 animaux. A noter qu’une partie de ces animaux aura en plus une injection de vecteur thérapeutique intracochléaire afin de restaurer l’audition. -Nous effectuerons un suivi audiologique de modèles de souris pour des atteintes auditives du cerveau impliquant parfois des anesthésies légères pour immobiliser l’animal. Ces tests dureront environ 2h et seront répétés tous les 2 semaines pendant 6 à 9 mois de vie de l’animal. Enfin, les tissus seront fixés par perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde. A noter qu’une partie de ces animaux (270 souris) aura en plus une injection de vecteur thérapeutique intracochléaire afin de restaurer l’audition. -Nous effectuerons un suivi comportemental de modèles de souris pour des atteintes auditives du cerveau. Ces tests perceptifs auditifs seront effectués dans une chambre opérante connectée à la cage de vie des animaux. L’expérience dure 4 à 6 semaines. A noter qu’une partie de ces animaux (405 souris) aura en plus une injection de vecteur thérapeutique intracochléaire afin de restaurer l’audition.

Impact sur les animaux

Toutes les procédures impliquent des expérimentations légères ou une succession d’expérimentations légères. On ne s’attend donc pas à des nuisances majeures ou effets indésirables sur les animaux. Les modèles de souris que nous utilisons ont des modifications génétiques entraînant des surdités périphériques associées parfois à des atteintes auditives centrales. La souris reposant principalement sur l’olfaction, son système somatosensoriel et dans une moindre mesure sur son système visuel lors des interactions sociales, ces atteintes auditives sont largement compensées et n’entrainent pas de phénotype dommageable. Quelques manipulations du projet pourraient entraîner de légères nuisances : -Certaines expositions sonores à forte intensité mais de courte durée pourraient induire un stress temporaire sur l’animal. C’est pourquoi les différentes mesures utilisant ces tests sont espacées dans le temps. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. -En ce qui concerne les chirurgies classées modérées visant à injecter un gène médicament ou à enregistrer l’activité cérébrale, les animaux bénéficient de traitements antalgiques et antidouleurs adaptés afin de limiter les effets indésirables. Les animaux récupèrent de ces chirurgies généralement en quelques jours. Parfois, ces chirurgies sont susceptibles d’entrainer des infections. Dans ce cas, ces animaux suivent un traitement antibiotique adapté

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, l’ensemble des animaux du projet sont des organismes génétiquement modifiés empêchant tout replacement ou adoption. Par ailleurs, de nombreuses procédures nécessitent la mise à mort de l’animal pour récupérer des tissus afin d’effectuer différentes expérimentations de physiologie, de transcriptomique ou d’histologie. Les autres procédures impliquent des interventions comme des injections de produits ou des entraînements comportementaux auditifs ou des chirurgies. On ne peut donc pas considérer ces animaux comme naïfs expérimentalement. De plus, la plupart des animaux sont porteurs de mutations de gènes de surdité très spécifiques rendant leur réutilisation, par exemple par d’autres équipes, encore plus difficile. Leur réutilisation pourrait donc mettre en péril les conclusions des nouvelles expériences car trop de paramètres ne pourraient pas être contrôlés. Cependant, une fois les animaux mis à mort, nous essayons de les utiliser pour des entraînements à la dissection et la mise au point de nouveaux protocoles. Ces partages se font typiquement à l’échelle de l’Institut au-delà de notre équipe de recherche.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative que ce soit des études au niveau cellulaire ou tissulaire ne sont connues et envisagées pour ce projet. En effet, il n’est pas possible actuellement de simuler de manière pertinente les effets des entrées sensorielles sur des circuits cérébraux composés de millions de neurones densément connectés, en interaction avec l’évolution des niveaux de stress des animaux.

Réduction

Les groupes sont constitués afin de garantir une puissance statistique de 80% pour des différences de 20%. Le nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique. Nous utilisons des tests statistqiues classiques pour tester la significativité de nos résultats. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et nous nous concentrerons sur le nombre limité d’animaux en fonction de la capacité des dispositifs expérimentaux et de l’application des mesures sur le même animal le cas échéant.

Raffinement

Ce projet ne concerne que des procédures dont la mise en œuvre ne devrait se traduire ni par une dégradation de l’état de santé de l’animal ni par des douleurs importantes. Si nous observions un comportement anormal en termes de santé (observation du poids, du pelage, etc.) dès l’initiation de l’intégration dans un groupe expérimental, l’animal serait immédiatement mis à mort. Plusieurs méthodes de raffinement sont utilisées dans nos projets. Nous avons par exemple veillé à ce que nos tests comportementaux ne reposent pas sur des motivations par des déprivations de nourriture ou d’eau. Lors des chirurgies, des antalgiques et des couvertures chauffantes sont utilisées afin de limiter au strict minimum le risque d’hypothermie et de stress physique. Nous utilisons également des enrichissements de cage par défaut et renforcés après certaines procédures, comme par exemple après les chirurgies. Notre projet comporte plusieurs procédures chirurgicales toutes effectuées sous anesthésie. Un suivi régulier des animaux inclus dans le projet selon leur état général de santé est prévu. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux lors des procédures douloureuses (chirurgie), une analgésie sera administrée en combinaison avec l'anesthésie. Une surveillance postopératoire avec administration d'analgésiques sera assurée pour garantir le confort total de l'animal. Le Dietgel et l'amélioration de la température des cages seront fournis pour certains protocoles. Des points limites précoces spécifiques sont définis pour les différentes étapes de chaque procédure afin d'éviter toute douleur et tout inconfort inutiles.

Choix des espèces

Les gènes responsables de surdité chez l’homme sont aussi responsables de déficits auditifs chez la souris, et l’architecture des systèmes auditifs périphérique et central de rongeurs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. De plus, la souris de laboratoire est le seul mammifère modèle pour lequel on dispose d’outils génétiques conséquents. Le projet impliquera des animaux de stades très différents. En effet, la plupart des molécules que nous étudions sont directement impliquées dans le développement du système auditif central (à partir du jour embryonnaire 9). Nous étudierons leur rôle au cours du développement mais aussi les conséquences de leur absence plus tard pendant le développement et la maturation du système auditif. L’étude utilisera donc des animaux âgés de 9 jours embryonnaires à l’âge adulte (15 mois maximum).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 120
Rats : 240
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 120
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 360

Cinq semaines d'hébergement en isolement, des chocs électriques répétés et jusqu'à trois injections sur animal vigile : 240 rats et 120 souris vont être utilisés dans des procédures allant de la souffrance modérée à sévère, soixante d'entre eux étant anesthésiés puis tués sans reprendre conscience. Les tests comportementaux mesurent l'anxiété, l'apathie, le désespoir et la perte de goût pour le sucre, autant d'états provoqués délibérément avant l'administration de LSD. Le projet cherche à comprendre par quels récepteurs le LSD produit un effet antidépresseur rapide. Le porteur justifie le choix des rongeurs par le fait qu'il s'agit des plus petits mammifères dont le cerveau reste assez proche de celui de l'être humain, et reconnaît calibrer ses effectifs aussi pour éviter "tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication".

Objectifs

La dépression majeure concerne environ 17 % de la population française, ce qui en fait le trouble psychiatrique le plus fréquent. La classe d’antidépresseur prescrite en première intention sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, mais 50% des patients déprimés ne répondent pas correctement à ce type de traitement, d'où l'importance de chercher des molécules capables de potentialiser leur effet. L’acide lysergique diéthylamide (LSD) est une substance psychédélique qui induit des états de conscience altérés caractérisés par des changements dans la perception sensorielle et l’humeur. De manière intéressante, à faible dose, il a été montré qu’une seule injection de LSD a un effet antidépresseur pouvant durée un mois. Toutefois, l’interaction du LSD avec presque tous les récepteurs 5-HT souligne sa pharmacologie assez complexe. Le LSD est un agoniste de la plupart des récepteurs de la sérotonine. Notre projet est de rechercher les modalités d'action du LSD pour mieux discerner sa nouvelle propriété d'antidépresseur à action rapide et sa susceptibilité à augmenter la réponse antidépressive des antidépresseurs classiques.

Bénéfices attendus

L’objectif de notre étude est de mieux comprendre les raisons pour lesquelles de nombreux antidépresseurs couramment utilisés produisent une rémission des symptômes dépressifs chez seulement un tiers des patients. Notre projet vise à identifier les mécanismes par lesquels le LSD aurait un impact majeur sur l’humeur et la réponse antidépressive. La perspective à plus long terme sera de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles.

Procédures

Les animaux subiront des administrations systémiques de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes. Les animaux seront soumis à des stimulations électriques (4 secondes) répétés ou non. Certains subiront 5 semaines d’hébergement en individuel lors du modèle stress répété suivi des tests comportementaux et 1 à 3 injections (10-20 secondes). Les tests comportementaux utilisés ont pour finalité l’évaluation des conséquences de type anxieux (1 test de 5 min), d’apathie (10 min), dépressif (1 test de 6 min) et d’anhédonie (3 jours) chez des modèles de dépression.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent être soumis à différentes nuisances listées ci-dessous : 1) Les animaux subiront des administrations de substances actives comme le LSD entrainant des ébrouements. 2) Certains animaux recevront des injections de substance active induisant une inflammation. 3) Certains animaux seront exposés au modèle de stress répété pharmaco-résistant qui induit un stress important pendant 6 minutes. 4) Certains animaux seront soumis à un hébérgement individuel, à des injections intrapéritonéales répétées (contention de 10-20 secondes), à des stimulations électriques entrainant un l’émission d’ultrasons.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des expérimentations. Ayant subi un protocole pharmacologique et/ou de stress chronique, les animaux ne peuvent pas être réutilisés dans une autre étude pour éviter tous biais.

Remplacement

L'objectif de ce projet est la mise au point de nouveaux traitements antidépresseurs destinés à être utilisés chez l'homme. L'étude préclinique doit prévoir une administration sur l'animal entier, d'autant que leurs effets comportementaux ne peuvent être évalués que chez l'animal vigile, tandis que leurs effets sur l'activité électrique neuronale résultent de l'intégration de nombreux signaux émis par une variété de régions cérébrales différentes. En termes de bénéfice/risque, notre étude pharmacologique chez le rat anesthésié reste plus appropriée que chez le rat vigile. Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogénèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives dans des modèles de dépression pharmaco-résistants.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques. Pour les analyses comportementales nous comptons donc 15 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 13 dans l'analyse, sachant que les différences interindividuelles sont plus fortes dans les analyses comportementales. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes de dépression seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de limiter le nombre total de tests à 2. Pour les expériences d'électrophysiologie, nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8-9 dans l'analyse. Le nombre d'animaux est réduit à une valeur minimale (test statistique PS de Dupont et Plummer) permettant d'une part d'atteindre une significativité statistique pour la validation et l'évaluation des réponses mesurées et d'autre part d'éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Pour pallier à l'hébergement individuel de certains animaux, facteur indispensable à l’induction du modèle de résistance, plusieurs enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo et buchette). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. Un monitoring du poids sera entrepris. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupelle dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée quotidiennement et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci (une grille de score et des points limites seront mis en place).

Choix des espèces

Les rongeurs sont choisis car il s'agit des plus petits mammifères ayant un cerveau encore suffisamment homologue à celui de l'homme pour mener des études expérimentales en neuropsychiatrie. Ce rôle sera notamment déterminé dans deux modèles de dépression, l'un d'origine inflammatoire et l'autre induit par des stress répétés afin d’évaluer l'impact de l'étiologie sur la thérapeutique. Le modèle de stress répété, validé chez la souris, présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels. Enfin, le modèle d’anxiété par émission d’ultrason n’a été validé/utilisé que chez le rat par notre équipe. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs sont majoritairement prescrits chez l'adulte. De plus, nous envisageons l’utilisation d’un modèle de résistance aux antidépresseurs chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Injectées tous les deux jours pendant neuf jours avec une molécule qui déclenche une crise migraineuse, 320 rates subissent ensuite l'application d'un filament sur la face pour mesurer leur hypersensibilité à la douleur. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et toutes les rates sont tuées sous anesthésie profonde pour prélever leurs tissus nerveux. L'objectif porte sur le rôle des astrocytes dans le déclenchement de l'allodynie, avec la perspective annoncée de nouvelles cibles contre la douleur chez l'être humain. Les nuisances attendues sont estimées à partir de travaux menés sur des rats mâles, alors que le projet porte sur des femelles.

Objectifs

La migraine est une pathologie qui a un fort impact sur la santé publique (12-15% de la population touchée). Une des signatures comportementales de la migraine est l’hypersensibilité à la douleur mécanique cutanée appelée allodynie qui représente en plus de la douleur spontanée un symptôme très handicapant pour les malades. L’allodynie correspond à une douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse qui peut être déclenchée suite à une inflammation. En temps normal, les informations tactiles et douloureuses n’aboutissent pas au même niveau de la moelle épinière ou du tronc cérébral, les deux modalités sensorielles (tact et douleur) sont donc normalement séparées. En conditions pathologiques, par exemple lors d’une allodynie, l’information tactile devient capable d’activer des neurones nociceptifs, grâce à un circuit qui implique plusieurs cellules. Le tact va alors devenir douleur (allodynie mécanique). Ce processus va provoquer l'activation de plusieurs populations neuronales et implique également une population spécifique de cellules gliales, les astrocytes. Cependant, peu de choses sont connues sur ces cellules et leur implication dans le déclenchement de l’allodynie .L’objectif de ce projet va consister à étudier l’implication des astrocytes et plus précisément des canaux potassiques astrocytaires dans un modèle de migraine chronique .Ce projet combinera des études comportementales et d’expression protéique. Il présente donc un intérêt fondamental, et également un intérêt plus appliqué en permettant éventuellement de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques visant à diminuer les douleurs pathologiques chez l’homme.

Bénéfices attendus

La migraine est une pathologie qui a un fort impact sur la santé publique (12-15% de la population touchée). Les traitements proposés ont une efficacité limitée, surtout au stade chronique de la maladie. Le développement et l'évaluation des effets antalgiques de nouvelles molécules est indispensable pour l’amélioration des thérapeutiques.

Procédures

Les injections intra péritonéales (fréquence: 1 injection tous les 2j pendant 9j/ durée: 30s) et les perfusions (fréquence: 1/ durée 30min/ sans réveil) seront réalisées par du personnel formé et compétent, sous la responsabilité des membres de la Structure du Bien Etre Animal. Après une phase d'habituation, des tests comportementaux (test d'allodynie suite à l'application d'un filament au niveau de la face) seront réalisés (habituation+test: 35min/ test de la face tous les 2 jours).

Impact sur les animaux

Les résultats obtenus des travaux des autres laboratoires avec le modèle NTG ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux autre que la développement d'une allodynie. Ce modèle a été réalisé sur des rats mâles, dont les nuisances sont le développement de l'allodynie mécanique au niveau de la zone péri orbitale après l'application de filament de vF (modérée). Les rats doivent pouvoir continuer à se mouvoir, se toiletter, exercer leurs gestes habituels.

Devenir

A la fin des procédures d'études comportementales, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort: pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une quantification protéique ou une analyse immunohistochimique.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de NTG.

Réduction

Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales et moléculaires est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif . Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc il est préférable de prévoir 10 animaux par groupe: habituation, injection,comportement, prélèvements et préparation des échantillons. C'est un modèle que le laboratoire veut mettre en place, donc, pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. D’abord, un test de significativité sera réalisé afin de déterminer si les données suivent une distribution normale, puis un test d’égalité des variances avant de confronter les valeurs avec un test paramétrique. Dans le cas où le test de normalité soit significatif ou les variances ne puissent pas être considérées égales, nous allons donc utiliser des tests non paramétriques. La significativité sera définie pour une valeur de p≤0,05. Les groupes non stimulés (NS) seront réalisés en priorité; si les résultats obtenus sont significatifs, nous ne réaliserons pas les groupes stimulés (St).

Raffinement

Préalablement à toutes études comportementales, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections, les rats seront préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure. L'état général de l'animal est surveillé tous les jours avec contrôle du poids. Les points limites des animaux sont identifées par une liste définie. Si au cours de l’expérimentation, l’animal a de grosses difficultés à se déplacer, se relever pour se nourrir, l’animal sera euthanasié par dose létale de pentobarbital.

Choix des espèces

La souche de rat Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Nous utiliserons des animaux entre 7-10 semaines, pour comparer avec les données du laboratoire.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 3
Souffrances
▲ 3
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3

Anesthésiés puis tués sans reprendre conscience, trois mini-porcs vont être utilisés pour mesurer l'élasticité de leur peau et de leur graisse. Chacun reste deux heures allongé sur le dos sous anesthésie, le temps de quatre mesures d'épaisseur par ultrasons et de quatre mesures mécaniques par succion, à raison de trente minutes par zone. Les mêmes mesures sont refaites après la mise à mort, sur des tissus laissés à température ambiante, réfrigérés ou congelés, afin de produire des facteurs correctifs applicables aux données obtenues sur cadavres. Le porteur retient le mini-porc parce que l'épaisseur de sa peau et de sa graisse correspond au dispositif utilisé sur l'humain, et parce que sa taille permet de conserver le corps entier sans découpe, contrairement "aux procédés appliqués aux corps humains".

Objectifs

L'objectif est d'évaluer les élasticités (modules de Young) des tissus mous du vivant sous petite déformation et de suivre leur évolution entre le modèle vivant puis euthanasié, en fonction du temps et des conditions de conservations après euthanasie : dégradation à température ambiante, réfrigérée ou congelée. L'étude se restreint à la peau et de la graisse située immédiatement sous la peau. Le modèle choisi est le mini-porc qui présente des épaisseurs de peau de l'ordre de 2mm et des épaisseurs de graisses de l'ordre de 20 mm ou plus, compatible avec le procédé de mesure in vivo utilisé sur l'humain.

Bénéfices attendus

Mesurer les propriétés mécaniques des tissus mous du vivant de manière fiable est une nécessité pour prédire le comportement des tissus mous lors de diverses situations rencontrées chez l'homme (planification de geste opératoires, prédiction de résultats fonctionnels et esthétiques post opératoires, amélioration des interfaces hommes-orthèses, etc). La grande majorité des données de la littérature ou expérimentales sont fournies sur des mesures effectuées ex vivo pour des raisons éthiques et de "facilité" techniques. Or, les résultats des modèles exploitant ces propriétés sont visiblement loin de la réalité, d'une part parce que les propriétés mécaniques sont patient spécifique, mais surtout parce que les propriétés mécaniques des tissus mous sont très différentes entre les mesures in-vivo et ex vivo (absence de vascularisation dans les tissus ex vivo, du desséchement de ces tissus après prélèvement et de la dégradation des cellules). Ce constat est effectué de manière indirecte : les modèles ne prédisent pas les déplacements/déformations des tissus mou tels qu'observés chez les sujets vivants étudiés. A notre connaissance, aucune étude de la littérature ne propose de quantification expérimentale des variations des propriétés mécaniques des tissus mous du vivant entre l'état in vivo et ex vivo. L'évaluation quantitative de ces variations au cours du temps permettra de valoriser les données obtenues classiquement ex-vivo en proposant des facteurs correctifs à appliquer aux modules de Young obtenus. Ces facteurs correctifs seront à utiliser sous hypothèse (1) dégradation similaire entre les tissus porcin et humain sous conditions de conservations similaires, et (2) sous conditions de tests similaires (température, humidité, etc).

Procédures

Sous anesthésie, position allongée sur le dos pendant 2h. Mesure d'épaisseur de peau en 4 zones par ultrasons (indolore). Mesures de propriétés mécaniques par succion en 4 zones (indolore). Euthanasie suivant les mesures sans réveil. Prélèvements après euthanasie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie pendant toute la durée des mesures, elles-mêmes parfaitement indolores. La plus grosse gêne occasionnée aux animaux sera l'injection pour l'anesthésie et de rester sous anesthésie et allongé sur le dos pendant toute la durée de la mesure (environ 2h) avant euthanasie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de protocole de mesure des prélèvements post mortem étant prévus.

Remplacement

Une étude sur animal est indispensable pour obtenir ces données sur l'évolution des propriétés in-vivo puis post mortem des propriétés mécaniques des tissus mous du vivant. La taille de l'animal (peau et graisse) sont compatibles avec le dispositif utilisé sur l'homme. Ce système ne pourrait être utilisé sur le rongeur de par la taille des ouvertures d'aspiration.

Réduction

Le projet porte actuellement sur uniquement 3 modes de conservation et ne prévoit pas de faire des tests de reproductibilité entre animaux. Il s'agit donc du nombre minimum de mini-porc possible. Chaque animal dispose de 4 zones de test possible (deux zones sur l'abdomen, et deux zones sur le cou). La durée d'une mesure de propriété mécanique est d'environ 30 mns par zones, limitant le nombre de zones pouvant être testée pendant la fenêtre de temps allouée par l'anesthésie.

Raffinement

Les douleurs potentielles que pouraient ressentir les animaux pendant l'expérimentation sont uniquement liées à l'injection de l'anesthésie en intramusculaire. Cette intervention sera réalisée par un animalier expérimenté suivant une procédure maitrisée et utilisée depuis plusieurs années au sein de l'installation.

Choix des espèces

Le porc présente un certain nombre de similitudes anatomiques et physiologiques avec l'Homme. C’est la raison pour laquelle il est fréquemment utilisé comme modèle pour les études biomédicales (Schomberg et al, Toxicologic Pathology, 2016). La taille des mini-porc (peau et graisse) sont compatibles avec le dispositif de succion utilisé sur l'homme. Le dispositif de succion utilise des coupelles d'aspiration de 6mm à 20mm. Les dimensions de la peau sont optimalement de 2 mm d'épaisseur ou supérieure. L'épaisseur de la peau et de la graisse est optimalement de 20mm ou supérieure. Les dimensions des pièces anatomiques (peau + graisse) sont donc compatibles avec le dispositif actuel. De plus, ces dimensions sont très comparables aux épaisseurs rencontrées chez l'homme (épaisseur de peau entre 0.5 et 2.5 mm). Ces mesures ne pourraient donc pas être effectuées sur le rongeur par exemple. La taille des mini-porc permet également une conservation des animaux entiers après euthanasie, sans nécessiter de découpe qui pourraient affecter la conservation par comparaison aux procédés appliqués aux corps humains. L’étude est réalisée sur des animaux adultes (âge>10 mois). A cet âge, la taille des animaux (environ 30kg) est adaptée pour les mesures in vivo. De plus, le travail sur animaux adultes permet également de travailler sur de longues périodes sans variations majeures de poids corporel.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
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Souris : 79950
Souffrances
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79 950 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacune pour une biopsie d'oreille au poinçon de deux millimètres ou une prise de sang, contention comprise, en une trentaine de secondes. Aucun anesthésique ni analgésique n'est prévu, le porteur estimant la douleur aiguë mais limitée à deux secondes environ. Ces prélèvements servent au génotypage de lignées de souris immunodéficientes élevées en vue d'être utilisées dans d'autres projets, et le porteur indique qu'une méthode non invasive sur poils ou salive sera privilégiée quand elle sera au point. Une partie des souris est gardée vivante selon les génotypes recherchés et les besoins de reproduction, les autres sont tuées faute de génotype utile, en fin de reproduction, ou parce qu'aucune procédure ne les attend.

Objectifs

Il concerne donc toutes les méthodes de prélèvements invasives d’échantillons en vue des génotypages (biopsies oreilles ou prélèvements sanguins) ainsi que l’hébergement de souris immunodéficientes. Le génotypage des animaux est indispensable afin de définir le génotype de chaque individu, ce qui permettra par la suite d’identifier les animaux qui seront utilisés en reproduction ou à des fins scientifiques dans le cadre de projets/procédures de recherche autorisés. A terme, lorsque la technique de génotypage sur échantillon de poils ou salivaire sera mise au point et que cela sera possible techniquement, une méthode non-invasive sera privilégiée.

Bénéfices attendus

Pouvoir fournir des animaux d’intérêts de lignées de souris génétiquement altérées qui seront utilisés dans les différentes procédures expérimentales des projets autorisés. De manière à atteindre les objectifs scientifiques dans les domaines de l’inflammation, du cancer et de l’infectiologie.

Procédures

Biopsies oreilles : animaux vigiles, prélèvement unique, durée de l’intervention moins de 20 secondes (30 secondes avec la pose de la bague) Prélèvements de sang : animaux vigiles, prélèvement unique, durée de l’intervention moins de 20 secondes (30 secondes avec la pose de la bague)

Impact sur les animaux

Les nuisances pouvant être causées aux animaux sont : - le stress lié à la contention (environ 30 secondes) - la douleur, aigue mais de très courte durée, ressentie lors du poinçonnage de l’oreille (environ 2 secondes) ou au point de ponction pour le prélèvement sanguin (environ 2 secondes)

Devenir

Les animaux sont gardés en vie, en fonction des procédures expérimentales en cours, des génotypes d’intérêts ainsi que des besoins en reproduction. Les animaux mis à mort concernent les animaux ayant un génotype ne présentant pas d’intérêt, arrivant en fin de reproduction, n’étant pas inclus dans une procédure expérimentale.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal est incontournable dans certains projets des équipes de l'institut. En effet, la nature des travaux qui sont menés imposent le choix du modèle murin, dans la mesure où les processus développementaux étudiés ne peuvent être abordés dans leur complexité physiopathologique dans des lignées cellulaires ou d’autres systèmes in vitro.

Réduction

Une gestion raisonnée des accouplements est mise en place au sein du service de zootechnie. Nous adaptons au mieux le schéma de reproduction en fonction de la spécificité de chaque lignée et/ou des besoins expérimentaux. Cela ayant pour objectif de limiter au maximum la production d’animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales ont été optimisées afin de générer le moins de stress et de douleurs aux animaux. Le personnel étant formé et sensible au bien-être animal et les animaux habitués à la manipulation, le stress engendré lors de la préhension (pince au-niveau de la peau du cou ou tunnel) et de la contention est moins présent. De plus, toutes les mesures sont prises lors des gestes techniques afin de minimiser au maximum les dommages causés aux animaux. Le matériel est adapté à l’espèce et la taille ou le volume de prélèvement est minimisé (poinçon de 2 mm pour la biopsie d’oreilles et volume de 50µl pour le sang). Tous ces éléments font qu’il n’est pas prévu d’utiliser d’anesthésiques volatils, d’analgésique et/ou anesthésique local.

Choix des espèces

Le modèle murin offre plusieurs avantages : 1) sa génétique est bien connue ce qui permet une certaine souplesse dans le choix du fond génétique approprié aux questions posées, 2) il existe de nombreuses lignées mutantes permettant des analyses génétiques et développementales fines, 3) le fonctionnement de son système immunitaire est relativement bien connu et est à maints égards semblable au système immunitaire humain. Les animaux seront prélevés au sevrage soit entre 21 et 27 jours pour les biopsies d’oreilles et à partir de 28 jours pour les prélèvements sanguins.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 625
Souffrances
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 625

Les souris utilisées sont athymiques, dépourvues de thymus et donc incapables de rejeter les cellules tumorales qu'on leur implante. 625 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur est injectée sous la peau du flanc sous anesthésie, puis viennent une injection intraveineuse de nanoparticules lipidiques, deux prélèvements de sang par incision du bout de la queue sur souris vigile, une injection de luciférine et dix à quinze minutes d'imagerie sous anesthésie, la tumeur pouvant gêner les déplacements et la toilette. Le calendrier est celui d'une société privée, cinq études de vingt-cinq souris par an pendant cinq ans, pour mesurer où se logent des nanoparticules destinées à transporter des médicaments.

Objectifs

Ce projet est centré sur l'adressage sélectif de nanoparticules lipidiques vectorisés (LNP-V) vers des tumeurs afin d’en améliorer leur diagnostic/traitement. L’imagerie par bioluminescence permet la détection et la quantification/accumulation in vivo de conjugués ou de cellules développées pour présenter une activité bioluminescente. L'objectif principal de ce projet est donc d’utiliser cette technique pour étudier les effets de l'utilisation de différents vecteurs sur la biodistribution et l'accumulation plus spécifique dans les tumeurs de LNP-V en limitant leur accumulation non spécifique dans les autres tissus. En effet un ARNm codant pour l'enzyme luciferase sera encapsulée dans les LNP-V et servira de read out de l'accumulation des différents LNP-V dans les tumeurs.

Bénéfices attendus

L'utilisation de nanoparticules lipidiques vectorisées (LNP-V) permets de protéger la molécule thérapeutique de la dégradation et de permettre une distribution plus spécifique. D'un point de vue médical, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos molécules constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.

Procédures

Chaque souris sera implantée avec un modèle de cellules tumorales par une injection en sous cutanée sur le flanc de l’animal anesthésié. Après croissance tumorale, les souris recevront une injection par i.v. de nanoparticules lipidiques (LNP) vectorisées (V) contenant un ARNm codant pour la luciférase (protéine émettant de la lumière en présence de son substrat la luciférine), en solution isotonique stérile, sous anesthésie gazeuse. Après administration des petits prélèvements sanguins intermédiaires seront réalisés sur animaux vigiles en contention par une micro-incision de l’extrémité caudale, 3 à 5 gouttes de sang (≤50μl) suffiront pour quantifier la 1/2 vie plasmatique de nos conjugués. Au maximum seront réalisés 2 prélèvements de maximum 50μl, pour un volume total n’excédant pas 10% de la volémie. Vingt-quatre heures après, pour induire la bioluminescence, une injection intrapéritonéale de luciférine sera réalisée sous anesthésie, juste avant l’imagerie. Les imageries bioluminescentes dureront environ 10-15min et les animaux seront maintenus sous anesthésie pendant la totalité de l'acquisition.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pour les souris sont principalement le stress causé par la capture, l'implantation des cellules tumorales en sous-cutanées (réalisé une seule fois) sous anesthésie, les injections en i.v. des molécules (réalisé une fois) et en i.p du susbtrat Luciferine (réalisé une fois) sous anesthesie, les prélèvements sanguins intermédiaires ( 2 prélèvements (≤50μl) /individus, n’excédant pas 10% de la volémie), ainsi que le développement de la tumeur primaire chez l’animal en tant que pathologie. Ce developpement de la tumeur en sous cutanée peut entrainer une gène physique, avec de possibles grattages et demangeaisons. Les animaux seront soumis à la mesure bi-hebdomadaire des volumes tumoraux. La pousse de la tumeur peut eventuellement entrainer chez l'animal une gêne physique au déplacement ou à la toilette par exemple. Les LNP-V peuvent (éventuellement) causer des effets secondaires observés post-administration comme des chocs immunitaires (anaphylactique), des réactions allergiques, des détresses cardio-respiratoires et des troubles comportementaux.

Devenir

A l'issue de chaque procédure d'imagerie les animaux seront mis à mort et certains organes seront prelevés afin de valider ex vivo la biodistribtuion des LNP-V.

Remplacement

Toute étude de mesures physiologiques en temps réel, de ciblage thérapeutique ou pharmacocinétique, impliquent tôt ou tard l’utilisation d’animaux. Il n'existe à l'heure actuelle aucune alternative qui permet d'avoir accès aux grandes fonctions mécaniques et physiologiques des mammifères proches de l’homme. Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, et idéale pour la mise en place de premières approches précliniques. La partie développement de nos LNP-V ne peut être réalisée que par une approche in vivo pour réellement en mesurer le bénéfice. L'utilisation de rongeurs (ici, n= 125 souris/an) impose la prise en compte de la règle des 3 R, la conformité vis à vis des recommandations et cahier des charges.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été réduit au minimum requis pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le nombre total de souris pour cette étude s'élève à 625 souris. Il tient compte du suivi des modèles expérimentaux développés dans le projet et de la variabilité de développement des tumeurs qu’il peut exister dans les différents modèles. L’optimisation de nos vecteurs in vitro nous permet aussi de limiter le nombre d’individus au sein de la procédure. Le nombre total d’animaux répartis sur des études necessitants 25 souris chacune sera de 625 souris décomposé en 5 études de 25 individus/an sur 5 ans. Ce nombre sera suffisant pour appréhender la détection et l'accumulation de nos molécules dans les tumeurs. Cette estimation a été faite d’après les données bibliographiques et/ou les résultats antérieurs obtenus par la société. Ce nombre d'animaux pour ces procédures nécessaire à l'obtention d'une significativité statistique a été défini en déterminant le test statistique et l'effet biologique et la dispersion escomptés.

Raffinement

La formation initiale et l’expérience du personnel permettent d’avoir suffisamment de recul pour appréhender tout signe et/ou comportement caractéristique d’une douleur ou gène chez l’animal, appuyés si besoin par la présence sur site d’un pharmacien, personne dument qualifiée, pour exercer dans le respect des 3R. Nous porterons une attention particulière à la phase amont de l’expérimentation qui regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux. Dès leur arrivées les souris sont placées dans une pièce cyclée (12h/12h), insonorisée, armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont ainsi maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), avec la même cage (taille standard pour portoir ventilé+couvercle à filtre), un maximum de 5 individus par cage, litières (copeaux de bois) et alternance d'enrichissement, dômes, tubes, fibres pour faire des nids. Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Une personne compétente (formation en experimentation animale) réalisera les injections des cellules tumorales qui se feront sous anesthésie gazeuse (Sévoflurane). Une observation bi-hebdomadaire des animaux par les expérimentateurs (poids, douleurs/souffrance) sera faite ainsi qu'une surveillance du volume des tumeurs, en plus de leur observation quaotidienne par les animaliers. Toute perte de poids, signe de douleur (analgésiques prévus en cas de nécessité) ou souffrance notable (cardiaque, respiratoire) de l'animal éveillé après anesthesie ou au cours du developpement tumoral constituera un point limite. Dans cette procédure, nous utiliserons des animaux issus d’élevages extérieurs de deux fournisseurs extérieurs.

Choix des espèces

- Facilité d'utilisation en général, espèce athymique (sans thymus) comme modèle in vivo, pour faciliter la mise en place et la prise de tumeurs solides (facilité et maîtrise de l’injection, déficience du système immunitaire), ainsi que pour le suivi de leur croissance. - Modèle d’injection de lignées tumeurs en sous-cutanée bien décrit dans la littérature et déjà utilisé dans le passé par des membres du laboratoire ou membres du projet collaboratif. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de lignées cancéreuses, c’est à dire des souris athymiques « jeunes adultes » âgés de 6 semaines au moment de l’implantation de la lignée tumorale et 10 à 12 semaines au moment du traitement (injection du candidat imagerie) en fonction de la taille des tumeurs.

Thermothérapies par hyperthermie magnétique

(NTS-FR-837261v1 – 22/04/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1280
Souffrances
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 1280

1 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant subir dix séances d'imagerie et six mesures de tumeur, toutes sous anesthésie. Une tumeur leur est implantée sous la peau, puis viennent cinq injections dans le péritoine, une injection dans la circulation sanguine et une injection directement dans la tumeur, avant l'échauffement par nanoparticules magnétiques. Le porteur annonce comme bénéfice de "développer de nouvelles nanoparticules performantes pour l'hyperthermie magnétique", en une phrase, quand les nuisances décrites incluent nécrose, douleur, perte de poids et fatigue liée aux anesthésies répétées. Le choix de la souris tient à la sensibilité de l'imagerie optique sur petit animal et à un poids qui, entre huit et douze semaines, reste "raisonnable" pour la manipulation.

Objectifs

Les thermothérapies regroupent un ensemble de méthodes basées sur l’utilisation d'un dépôt de chaleur local à des fins thérapeutiques incluant le traitement des cancers. Elles sont actuellement utilisées pour traiter directement la tumeur et/ou pour aider l'action des radiothérapies ou chimiothérapies. L’hyperthermie magnétique fait partie des thermothérapies et elle est déjà utilisée en clinique. Cependant les nanoparticules utilisées à l’heure actuelle pour réaliser cette hyperthermie doivent être améliorées afin d’augmenter leur efficacité. L’objectif de ce projet est de tester de nouvelles formulations de nanoparticules magnétiques in vivo dans l’optique de les transférer à la clinique.

Bénéfices attendus

Développer de nouvelles nanoparticules performantes pour l’hyperthermie magnétique afin de traiter les tumeurs solides.

Procédures

Injection sous la peau de cellules : 1 minute, 1 fois, durée anesthésie 5 minutes. Injection dans le péritoine : 10 secondes, 5 fois. Injection dans la circulation sanguine : inférieur à 1 minute, 1 fois, durée anesthésie 2 minutes. Injection dans la tumeur : 30 secondes, 1 fois, durée anesthésie 1 min 30. Imagerie : 10 fois, durée anesthésie 10 minutes. Mesure des tumeurs : 6 fois, durée anesthésie 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances peuvent provenir de : 1. L’injection des cellules cancéreuses en sous cutané : infection au niveau du site d’injection. 2. La présence d’une tumeur : douleur, gêne occasionnée, nécrose. Perte de poids liée à la croissance tumorale. 3. Hyperthermie et suivi en imagerie : fatigue et stress liés aux anesthésies répétées, stress lié à la contention.

Devenir

Les souris seront euthanasiées car elles auront une tumeur sous-cutanée.

Remplacement

Nous souhaitons développer de nouvelles nanoparticules qui permettraient d’améliorer la thérapie des tumeurs solides par hyperthermie magnétique. Même si leur potentiel thérapeutique, leur validité et l’absence de toxicité seront testés en amont sur des modèles de cultures cellulaires ou d'organoides quand cela est possible, la finalité est le test sur des modèles in vivo avant d’envisager un passage en clinique.

Réduction

Les nanoparticules seront préalablement testées et validées in vitro avant d’être injectées à l’animal. Seules les nanoparticules validées seront utilisées. Le suivi se fait par imagerie de bioluminescence qui est une technique d’imagerie non invasive permettant de faire un suivi du début à la fin sur un même animal. Chaque animal est son propre contrôle. Le nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique.

Raffinement

Les souris seront acclimatées pendant 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie. Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel, maison, paille) sur un portoir filtrant. Les étapes du projet sont réalisées sur animal anesthésié et lors de l’anesthésie l’animal est maintenu sur un tapis chauffant. Pour les anesthésie de longues durée de l’ocrygel est utilisé pour éviter l'asséchement des yeux. Les animaux sont surveillés par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur selon une grille de score. En cas de léger mal être un antidouleur sera administré à l'animal et de la nourriture sera déposée directement au fond de sa cage pour plus d'accessibilité.

Choix des espèces

L'imagerie optique est plus sensible et facilement réalisable sur le petit animal tel que la souris. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte entre 8 et 12 semaines. A cet âge les souris ont un poids et une taille raisonnable permettant leur manipulation.