Oncologie

4330 contenus, page 199 sur 361
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Greffées de cellules d'adénocarcinome colorectal humain sous anesthésie, 80 souris mâles portent une tumeur pendant deux à trois semaines, traitées tous les trois jours et passées deux à trois fois en microtomographie à rayons X. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse des tumeurs. Le porteur écrit qu'aucune nuisance ni douleur n'est prévisible puisque les animaux sont anesthésiés pendant les manipulations puis tués en fin de protocole, tout en listant la perte de poids, le stress et la perte de mobilité parmi les effets à surveiller. Le projet transpose au cancer colorectal des peptides déjà testés sur un modèle de mélanome, jugé moins utile parce que ce cancer est plus rare et de meilleur pronostic.

Objectifs

Avec plus de 43000 personnes touchées par an en France, le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents chez l’homme et au deuxième rang chez la femme. Il constitue la deuxième cause de décès par cancer et représente près de 12 % de l’ensemble des décès par cancer, en particulier chez les 65 ans et plus. Le choix du traitement du cancer colorectal dépend du stade, de sa localisation et de l'état général du patient. Bien que la  chirurgie  soit utilisée en première ligne, la chimiothérapie peut être prescrite à tous les stades de la maladie, et plus récemment, des thérapies ciblées sont utilisées en association avec la chimiothérapie . Malheureusement tous les patients ne répondent pas à ces thérapies et des phénomènes de résistance se développent très souvent. La recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du cancer colorectal demeure donc un défi majeur.

Bénéfices attendus

Historiquement, nos premiers résultats sur les effets anti-cancéreux de nos peptides ont été obtenus sur un modèle de mélanome, en association avec un laboratoire de dermatologie. Toutefois, en France, le mélanome cutané se situe au 9ème rang des cancers tous sexes confondus et ne représente que 2 à 3 % de l’ensemble des cancers. C’est également un cancer de bon pronostic avec une survie à 5 ans supérieure à 80% dans le cas du mélanome de stade I, représentant lui-même 84% des cancers diagnostiqués. A l’heure actuelle, les traitements sont souvent efficaces depuis les progrès de l’immunothérapie. Le cancer colorectal est, quant à lui, le troisième cancer le plus fréquent, tous sexes confondus, en France où il représente la deuxième cause de décès par cancer. Les traitements peuvent être très lourds avec de nombreux effets secondaires. Il apparaît donc important de cibler de nouvelles approches thérapeutiques, c’est pourquoi nous souhaitons vérifier que l’activité anti-tumorale de notre molécule et de ses analogues, observée in vivo dans un modèle de mélanome murin, est transposable au cancer colorectal. En effet, les résultats préliminaires obtenus dans un modèle in vitro de tumeur 3D sont très prometteurs.

Procédures

Pour nos expériences, les animaux seront sous anesthésie générale (quelques minutes) pour l'injection des cellules de cancer colorectal. 7 jours après, les animaux seront traités tous les 3 jours (quelques secondes par animal) pendant 2 à 3 semaines. Le suivi longitudinal (imagerie 3D par microtomographie rayons X) des animaux se fera sous anesthésie (10 à 15 minutes) à raison de 2 à 3 fois au cours des 2 dernières semaines du projet.

Impact sur les animaux

Pas de nuisances ou critère prévisible de douleur dans la mesure ou les animaux seront sous anesthésie générale durant les manipulations puis euthanasiés en fin de protocole. Douleur potentielle modérée et passagère (piqure) à l'injection des molécules. Une surveillance quotidienne du développement des tumeurs permettra de s'assurer du bien-être des animaux (absence de gêne à la locomotion ou de signes visibles de souffrance). Les effets indésirables surveillés pourraient être : perte de poids, stress, perte mobilité.

Devenir

Pour chaque procédure, l’ensemble des animaux seront euthanasiés à la fin des expérimentations, afin de prélever et d'analyser les tumeurs.

Remplacement

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’études réalisées in silico, in vitro et ex vivo. Les peptides testés ont fait l’objet d’une étude in silico afin de sélectionner les meilleurs candidats potentiels. Ces candidats ont ensuite été validés par des études in vitro (migration et invasion cellulaire, modèles 3D multicellulaires) et ex vivo (anneaux aortiques) et nous testerons dans ce projet les peptides ayant donnés les meilleures réponses. Ce projet vise donc à valider in vivo les effets observés. Aucune méthode de substitution n’existe actuellement pour mesurer les effets sur la croissance tumorale.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, les peptides candidats ont été sélectionnés sur des modèles de sphéroïdes 3D. Ainsi seuls les peptides à fort potentiel seront testés. Ainsi l’étude considérée dans sa globalité est susceptible de concerner un nombre maximal de 80 souris mâles, réparties en 4 groupes et 2 procédures : 1 groupe contrôle, 3 groupes de test. Afin d’obtenir des résultats significativement robustes, un nombre maximal de 10 souris par groupe sera utilisé. L’analyse statistique se fera avec le test U de Mann-Whitney bidirectionnel.

Raffinement

Préalablement à la mise en place des expérimentations, les animaux seront hébergés dans des cages. L'eau et la nourriture seront mis à disposition ad libitum et la litière changée régulièrement. Afin de limiter le stress des animaux, les cages seront enrichies de divers équipements d'activité (tubes de jeu, niche, papier...). À leur arrivée dans l’animalerie et avant toute manipulation, les souris subiront une phase d’acclimatation aux conditions d’hébergement du laboratoire durant une période de 7 jours. Le suivi du protocole et de sa réalisation sera effectué par les responsables du projet en concertation avec la structure en charge du Bien-être animal et les animaux seront anesthésiés lors des procédures pouvant apporter un stress (jusqu'à l'euthanasie), de manière à n'induire aucune souffrance. Durant la phase d’anesthésie, si une détérioration irréversible de l'état de l'animal est observée (accélération anormale du rythme cardiaque ou suffocation ou hypothermie importante), alors l'animal sera immédiatement euthanasié.

Choix des espèces

Le modèle choisi est la souris. Il s’agit du modèle de référence pour l’étude de la croissance tumorale.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 24
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 24
 -

24 vaches laitières Prim'Holstein vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucune tuée, toutes réintégrant ensuite le troupeau de l'établissement où elles pourront être réutilisées dans de nouvelles expérimentations. Chacune subit 16 prélèvements de sang à la veine caudale en 12 semaines, dont sept journées avec deux prises espacées de quatre heures, jusqu'à 60 mL au total ces jours-là. Le projet cherche à savoir si le fait de leur laisser ajouter deux fourrages à une ration décrite comme monotone améliore leur bien-être, ces vaches restant en bâtiment pendant toute l'expérience. Sur le remplacement, le porteur écrit qu'il est "impossible de se passer" de ces animaux puisqu'ils sont eux-mêmes le sujet de l'étude.

Objectifs

Dans les systèmes d’élevage de bovins laitiers actuels, l’alimentation des vaches laitières peut être qualifiée de monotone car les rations qui leur sont offertes sont généralement peu complexes en termes de composition et ne varient pas ou peu dans le temps. Pourtant lorsqu’elles en ont la possibilité, les vaches laitières composent un régime alimentaire diversifié en sélectionnant, pour constituer leur ration, un large éventail de plantes dont la disponibilité et la composition biochimique varient dans l’espace et dans le temps. Cependant, la question de l’importance de la diversité alimentaire dans les systèmes d’alimentation des ruminants d’élevage n’a émergé que récemment. L’objectif est d’étudier les effets à court et moyen termes de la diversification de l’offre alimentaire sur l’ingestion, le comportement alimentaire et le statut physiologique des vaches laitières élevées en bâtiment, afin de déterminer si cela constitue une pratique d’élevage qui favorise leur bien-être. Pour cela, des indicateurs physiologiques (liés aux statuts métabolique, inflammatoire et oxydant et à la réponse de stress) et comportementaux (comportement alimentaire, motivation, comportements anticipatoires et activités) seront analysés dans la situation où les vaches laitières ont un accès individualisé à une ration complète (ration mélangée composée d'un mélange de fourrages et de concentrés) équilibrée d’un point de vue nutritionnel et considérée comme monotone, avec ou non la possibilité d’ajouter à leur régime alimentaire deux fourrages supplémentaires (un foin épié et un regain).

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre d’acquérir des connaissances sur l’intérêt de procurer une diversité alimentaire permettant à chaque individu de faire ses propres choix, pour améliorer le bien-être des vaches laitières, en analysant les données comportementales et physiologiques à l’échelle individuelle. A plus long terme, les nouvelles connaissances apportées par ce projet participeront à déterminer si les choix et la diversité alimentaire peuvent améliorer le bien-être des vaches laitières et s’il convient de favoriser leur intégration dans les pratiques d’alimentation. Les résultats de ce projet ont vocation de permettre de faire évoluer les pratiques d’élevage en faveur du bien-être des vaches laitières.

Procédures

Des prélèvements de sang seront réalisés au cours de ce projet (au total 16 prélèvements par vache sur une période de 12 semaines). Ces prélèvements de sang seront réalisés à la veine caudale afin de mesurer les concentrations plasmatiques d’indicateurs des statuts métabolique, inflammatoire, oxydant, de santé et de stress.

Impact sur les animaux

La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l'aiguille la traverse. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache. Certains jours précis (7 fois sur une période de 12 semaines), des prises de sang seront réalisées avant et après le repas. La réalisation de ces 2 prises de sang de façon rapprochées dans le temps (intervalle de temps entre les deux prises de sang = 4 heures) n’entraine pas de nuisance supplémentaire aux nuisances déjà décrites ci-dessus (légère sensibilité au niveau de la peau pour une durée de quelques secondes) puisque le volume prélevé de manière rapproché est très faible (maximum 60 mL pour les 2 prises de sang avant et après repas).

Devenir

Dans le cadre de ce projet, seule une procédure légère qui n’est pas susceptible d’avoir d‘effets importants sur le bien-être et la santé des animaux sera réalisée (prélèvements de sang). Les animaux seront donc conservés, réintégreront le troupeau d’élevage de l’établissement utilisateur et pourront être réutilisés dans de nouvelles expérimentations. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable de l’installation expérimentale. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est effectivement possible.

Remplacement

Ce projet vise à étudier les conséquences comportementale et physiologique du fait de donner aux vaches laitières la possibilité d’augmenter la diversité de leur régime alimentaire afin de déterminer si cette pratique permet d’améliorer leur bien-être. Les vaches laitières étant le sujet même de l'étude, il est donc impossible de se passer de l’utilisation de ces animaux pour atteindre l’objectif de ce projet.

Réduction

Le nombre de vaches laitières impliquées dans cette expérimentation a été calculé afin de garantir la possibilité de mettre en évidence des différences significatives entre les deux lots pour un risque à 5 % et une puissance de 80 %, au vu du schéma expérimental en continu et de la variabilité interindividuelle des paramètres étudiés. Un plus faible nombre d’animaux ne nous permettrait pas de mettre en évidence l’effet des traitements. Les modèles statistiques qui seront utilisés pour l'analyse des données seront des modèles linéaires généralisés mixtes qui sont adaptés à l’analyse des données répétées. Ces modèles statistiques permettront de comparer les différents indicateurs mesurés au cours du temps entre les deux lots de vaches et de prendre en compte les données mesurées pendant la période pré-expérimentale en tant que co-variable. La prise en compte des données de la phase pré-expérimentale en co-variable dans les modèles statistiques, qui revient à utiliser chaque animal comme son propre témoin, permettra d’obtenir une bonne puissance statistique du modèle d’analyse et permet de limiter le nombre d'animaux à inclure au sein de chacun des lots.

Raffinement

Ce projet sera réalisé par des personnes compétentes et habilitées à la manipulation des vaches laitières. Les vaches laitières sont habituées à être manipulées par le personnel de la ferme expérimentale et lors de ce projet, elles seront manipulées par des personnes familières réduisant ainsi leur stress. Lors de l’expérimentation, les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux et sanitaires (hébergement en groupe, matelas pour le couchage, alimentation et eau à volonté). Les mesures et prélèvements réalisés lors de cette expérimentation sont des prélèvements non invasifs (observation du comportement alimentaire, de la motivation, des comportements d’anticipation et des activités à l’aide de caméras, prélèvements de lait à la traite, prélèvement de poils de la queue) à l’exception des prélèvements de sang. Ces prises de sang seront réalisées au niveau de la queue qui est une zone peu douloureuse pour les vaches laitières. Le nombre de prises de sang réalisées lors de cette expérimentation sera de 16 au cours des 12 semaines d’expérimentation. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache.

Choix des espèces

La question de l’intérêt de la diversité et des choix alimentaires a été abordée chez les petits ruminants. Cependant, il existe très peu d’études traitant de cette question chez la vache laitière, alors que ces dernières sont les ruminants dont les systèmes d’alimentation sont généralement parmi les plus monotones. La problématique de l’étude est donc spécifique aux vaches laitières et nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches laitières utilisées dans ce projet seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la principale race de vache laitière fournissant du lait pour l’alimentation humaine et de la race la plus répandue en France et dans le monde. Les vaches laitières impliquées dans cet essai seront des vaches adultes en milieu de lactation (à partir d’environ 2 mois et demi de lactation). En effet, le projet vise à étudier les conséquences comportementales et physiologiques de la possibilité de diversification du régime alimentaire chez la vache laitière. L’objectif de cette expérimentation s’applique donc aux vaches laitières en lactation. De plus, les effets de la possibilité de diversification sur la qualité du lait seront étudiés par le biais d’analyse de prélèvements de lait ce qui nécessite de travailler avec des animaux en lactation. Les vaches seront en milieu de lactation au cours de l’expérimentation afin d’éviter la période du début de lactation lors de laquelle les niveaux d’ingestion des vaches ne sont pas stables en lien avec l’augmentation de la production laitière jusqu’au pic de lactation qui intervient environ 2 mois après la mise-bas.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 168
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 168
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 168

Douze semaines de régime enrichi en graisse jusqu'à l'obésité, puis six semaines de restriction calorique avec un gavage cinq fois par semaine : 168 souris suivent ce protocole de 18 semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont placées trois fois dans un tube de mesure de la composition corporelle, et mises à jeun six heures avant chacun des deux tests de tolérance au glucose, avec six gouttes de sang prélevées à la queue sur trois heures, à vif. Le porteur annonce une dyslipidémie, une hyperglycémie chronique et une intolérance au glucose comme effets attendus du régime, et un risque d'irritation de l'œsophage lié au gavage. À la dix-huitième semaine, toutes sont tuées pour prélever le tissu adipeux, le foie et le muscle.

Objectifs

L'obésité est un facteur de risque majeur pour le développement des maladies cardiovasculaires et du diabète. Différentes stratégies existent pour réduire le poids corporel (restriction calorique, chirurgie bariatrique ou traitements pharmacologiques) qui induisent à court terme une amélioration, mais qui ne perdurent généralement pas dans le temps, avec fréquemment un rebond pondéral avec retour des anomalies métaboliques, en particulier la dysfonction du tissu graisseux. Par exemple, les anomalies fonctionnelles du tissu adipeux comme la fibrose (définie par l'accumulation excessive de matrice de collagène dans le tissu gras), présente chez de nombreux patients en situation d'obésité ne sont pas résolues au cours de la perte de poids, et constituent un facteur important d'échec des interventions thérapeutiques de réduction pondérale. Cette situation peut être reproduite chez la souris rendue obèse par un régime riche en graisse, qui développe une fibrose du tissu adipeux comme les patients. Ce sont les cellules souches du tissu adipeux qui produisent l'excès de matrice extracellulaire. Notre objectif est de tester l'efficacité de stratégies visant ces cellules souches pour éviter leur transformation. Nous avons identifié deux traitements potentiels a administrer pendant la période de réduction pondérale, que nous souhaitons valider in vivo dans le modèle souris. Ces traitements se basent sur l'administration de 2 molécules déjà administrées chez l'homme dans d'autres contextes. Nous testerons si elles peuvent améliorer la réponse a la perte de poids lorsqu'elles sont administrées en combinaison à la restriction calorique chez des souris préalablement rendues obese par régime gras.

Bénéfices attendus

Ce protocole doit constituer une preuve de concept chez la souris de l'efficacité des traitements combinés avec la restriction calorique pour restaurer la santé métabolique, en utilisant des approches ciblant la fibrose du tissu graisseux. A terme ces experiences constitueront une indication de ces traitements vers une application en clinique humaine.

Procédures

Pendant 18 semaines, des changements de régime alimentaire seront effectués, avec mise sous régime enrichi en graisse (12 semaines) puis retour à un régime standard (pendant 6 semaines). La stabulation sera effectuée a thermoneutralité (30degrés Celsius) dans une enceinte a climat constant afin de limiter la dépense d'énergie liée au maintien de la température corporelle. Pendant 6 semaines a partir de la semaine 12 les animaux recevront un gavage avec les composes A ou B ou véhicule. Le gavage est réalisé sur animal vigile par simple contention a raison de 5 fois /semaine, et dure moins de 30 secondes. La nuisance est liée au risque d'inflammation de l'oesophage. Ni A ni B n'entrainent d'effet toxiques, ces composés sont approuvés et utilisés chez l'homme dans d'autres contextes. Le suivi métabolique longitudinal comprend des pesées hebdomadaires. Nous réaliserons des mesures non invasives de la composition corporelle à 3 temps : avant la mise sous régime, à la fin du régime gras, et à la fin de la période de traitement. Cette mesure implique de placer les animaux dans un petit tube et de placer l’animal dans l’appareil de mesure durant 2 minutes. Le test de tolérance au glucose est réalisé 2 fois a 12 et 18 semaines, comportant la mise a jeun pendant 6h suivie de prélèvements séquentiels de gouttes de sang a la queue (1 goutte x 6 pendant 180 minutes) sur animaux vigiles. Apres 18 semaines : prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse suivie immédiatement d'euthanasie pour prélèvement d'organes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus du projet sont ceux liés à l’induction de l’obésité et aux altérations métaboliques associées. En effet, la consommation d’un régime enrichi en lipides tel que celui utilisé ici, peut mener à une dyslipidémie, des altérations de la glycémie avec notamment une hyperglycémie chronique, une intolérance au glucose et une altération de la sensibilité à l’insuline, facteurs de risque cardiovasculaires chez la souris comme chez l'homme. Une fois l'obésité constituée nous initierons une période de restriction calorique pour induire une perte de poids, ce qui permet de reverser partiellement les troubles métaboliques. Cependant le gavage avec les composés a tester nessecite des manipulations de contention, et peut aussi induire des effets indesirables par irritation de l'oesophage. Pour l’évaluation métabolique des animaux, nous privilegions les procedures non invasives pour limiter le stress/douleur. Il est cependant necessaire de proceder au prélèvement de gouttes de sang a la queue pour le test de tolérance au glucose et les mesures de glycémie et de cétonémie, qui doivent etre réalisées sur animaux vigiles pour l'obtention de résultats valides. Les prélèvements sanguins peuvent générer un stress/douleur de courte durée.

Devenir

A la fin du protocole, tous les animaux sont euthanasiés en vue de prelever et d'etudier differents organes (tissu adipeux, foie, muscle etc). Les différents prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem et que cela implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux

Remplacement

Le tissu adipeux excerce une fonction de stockage de l'energie en exces et de production de molecules signalisatrices qui va être déterminée par le microenvironnement tissulaire complexe. Ainsi, il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle cellulaire in vitro qui puisse reproduire les fonctions de ce tissu in situ, en particulier sa flexibilité et les changenement ponderaux. L’évaluation de l’activité du tissu adipeux en réponse à des changements d'environnement métabolique et nutritionnels sont des processus biologiques et physiopathologiques complexes qui ne peuvent être explorés que par des approches expérimentales in vivo.

Réduction

Chaque animal (au total 168) sera exploité afin d’apporter le maximum d’information. Si possible, nous utiliserons les données de manière transversale entre les protocoles afin de réduire le nombre d’animaux. La taille des groupes expérimentaux a également été optimisée afin de répondre aux besoins de mettre en évidence des différences statistiques et pour prendre en compte les variations liées à la diversité de la réponse biologique. Lorsque cela est possible techniquement, sans affecter la qualité des données recueillies, les souris partageant un même groupe contrôle seront étudiés en même temps afin de réduire le nombre d’animaux. La taille des groupes expérimentaux a également été optimisée afin de répondre aux besoins de mettre en évidence des différences statistiques et pour prendre en compte les variations liées à la diversité de la réponse biologique. Le calcul de puissance indique que 12 souris par groupe est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables compte tenu de la variabilité interindividuelle des paramètres mesurés (poids,tolérance au glucose, tailles des adipocytes, contenu en collagène, analyse de cytométrie en flux).

Raffinement

Un suivi du poids des animaux sera effectué avant mise sous régime puis de manière hebdomadaire pendant les 12 semaines de régime riche en graisse. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (regroupés à 4 animaux par cage) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Les animaux seront maintenus à une temperature de 30 degrés Celsius qui correspond a la thermoneutralité pour les petits rongeurs (absence totale de stress thermique, réduction de la thermogénese). Nous utilisons une enceinte climatique homologuée permettant de contrôler la température, l'humidité et le niveau d'éclairage. De plus, le personnel expérimenté de l'animalerie veille au bien-être des animaux et l'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement pour vérifier le respect des points limites définis pour ce projet. De plus, un suivi hebdomadaire de prise alimentaire et du poids sera réalisé, ce qui permet, en plus des données expérimentales, de s’assurer du bon état de santé des animaux et de les habituer aux manipulations afin de reduire le stress potentiel lors des procédures ultérieures (tests de tolérance au glucose). Nous prendrons soin de faire exécuter toutes les manipulations des animaux (pesées, gavages) par des personnes expérimentées afin de réduire le stress au maximum. Nous avons également choisi un matériel et des procédures adéquats pour limiter la douleur, avec en particulier l’utilisation des sondes de gavage en plastique fines et souples. Un laps de temps de minimum 1 semaine entre les actes sera respecté afin de laisser un temps de récupération aux animaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle pertinent car les mécanismes de régulation de la balance énergétique sont très proches de ceux a l'œuvre chez l'homme. En cas de surnutrition, les souris développent une obésité (accumulation de tissu adipeux) qui ressemble à la situation chez l'homme avec des troubles du métabolisme glucidique (diabète) et d’autres perturbations métaboliques. Il est à noter que les modèles murins ont généré des apports conceptuels dans le domaine de la régulation du poids corporel, avec la découverte de la leptine, hormone d'origine adipocytaire qui contrôle la prise alimentaire. Cette hormone a été découverte grâce a des mutations naturelles chez la souris (mutation ob). De plus en rapport avec le projet, les souris répondent a des restrictions caloriques par perte de poids, elles peuvent aussi, comme les patients atteints d'obésité, développer une fibrose du tissu adipeux, avec des conséquences deletaires sur leur santé. Nos études requièrent que les animaux soient sexuellement matures avec un métabolisme adulte. Les souris seront donc mises sous régime à partir de l’âge de 6-8 semaines, pour une étude de durée totale de 18 semaines.

Elevage de souris génétiquement altérées

(NTS-FR-340823v1 – 03/04/2024)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 20000
Souffrances
▲ -
▲ 20000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20000

Fournir des souris génétiquement altérées à 20 à 25 projets du laboratoire, répartis sur 40 à 45 lignées : telle est la finalité de ce projet, qui prévoit le génotypage de 4 000 souris par an, soit 20 000 sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit à vif un prélèvement de tissu à l'oreille de moins d'une minute, qui sert en même temps d'identification définitive. Celles dont le génotype ne convient pas sont tuées, les autres restant en vie pour une utilisation continue. Sur le remplacement, le porteur se limite à une phrase, qui redit que le projet existe pour alimenter les études in vivo du laboratoire.

Objectifs

L'objectif est de générer des souris génétiquement altérées pour les équipes de recherche du laboratoire. Il y a en moyenne entre 20 et 25 projets autorisés dans la structure. Cela implique l'élevage de 40 à 45 lignées différentes.

Bénéfices attendus

Le projet permet d'optimiser la production d'animaux modèles pour les différents projets du laboratoire avec des retombées positives dans les domaines de la biologie du développement, du cancer et des maladies neuropsychiatriques et neurodégénératives.

Procédures

Un prélèvement d'un échantillon de tissu sur animal vigile. Durée totale de moins d'1 minute.

Impact sur les animaux

La contention induit un stress léger de moins d'1 minute qui peut s'accompagner d'une douleur brève et légère lors du prélèvement de tissu à l'oreille.

Devenir

Soit mise à mort des animaux si le génotype n’est pas approprié, soit animaux gardés en vie pour une utilisation continue.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de générer des animaux pour les études in vivo développées au laboratoire.

Réduction

Les stratégies d'élevage sont discutées avec les utilisateurs pour optimiser le nombre d'individus utiles pour les projets. Sur la base des 2 dernières années, nous estimons que la génération d'animaux issus des 40 à 45 lignées hébergées dans la structure nécessite le génotypage d'environ 4000 souris par an, soit 20 000 sur 5 ans.

Raffinement

Le prélèvement de tissu et le marquage aux doigts sont réalisés au même moment pour minimiser le stress de l'animal. Les animaux sont ainsi soumis à une seule contention d'environ 1 à 2 minutes qui permet ensuite de les identifier tout au long de leur vie sans avoir à les manipuler de nouveau.

Choix des espèces

Les projets scientifiques développés par les utilisateurs utilisent le modèle souris. Le prélèvement est réalisé au moment de l'identification soit entre 14 et 21 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

Quinze minutes : une injection d'anesthésique dans l'abdomen, puis une chirurgie qui ne se termine pas par un réveil. 800 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour que leur cerveau soit prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet cartographie l'innervation de l'hypothalamus, centre de régulation du comportement alimentaire et social, en comparant des souris sans flore intestinale et des souris de souche classique à 14, 21 et 56 jours de vie. Le porteur annonce des lots de 10 souris par condition, ce qui laisse l'essentiel des 800 animaux sans justification chiffrée, et écrit par ailleurs que la procédure "n'induit pas de nuisances sur les animaux".

Objectifs

Le cerveau est divisé en différentes régions, noyaux et sous-noyaux produisant de nombreux neuropeptides avec son rôle propre dans le comportement de l’hôte. L’hypothalamus est le centre de régulation du comportement motivationnel : alimentaire, social. Il produit des neuropeptides et des récepteurs qui vont influencer le comportement motivationnel de l'hôte. Des mutations des gènes produisant ces neuropeptides ou récepteurs peuvent influencer ces comportements. L'objectif du projet est d'étudier l'innervation de l'hypothalamus par différentes populations neuronales impliquées dans le comportement motivationnel (comportement alimentaire, comportement social notamment), en conditions normale et pathologiques.

Bénéfices attendus

Une meilleure visualisation et l’établissement d’une cartographie des cellules nerveuses exprimant ces différents peptides et récepteurs permettra de mieux appréhender les mécanismes de communication neuronale, et ce chez différentes espèces ayant des métabolismes et comportements différents (sociaux, alimentaires). Une quantification des neurones positifs peut être faite pour comparer l’expression entre les souches. Une quantification de l’expression des peptides et récepteurs permettra de compléter ces datas et de comparer entre les souches l’expression des ARN messagers.

Procédures

Les animaux soumis à la procédure 1 recevront une injection intra-péritonéale d'anesthésique/analgésique, suivie d'une chirirgie terminale sous anesthésie générale. La procédure complète dure 15 minutes à compter de l'injection. cette procédure n'induit pas de nuisances sur les animaux.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une douleur au niveau du site d'injection et a un éventuel stress dû à la contention nécessaire à la réalisation des injections. Cependant, les gestes étant réalisés par des personnes habilités et habitués à ces procédures, la durée et l'intensité de ces effets sera minime, 2 minutes maximum.

Devenir

Mise à mort pour prélèvements d'organes pour des études histologies

Remplacement

Les techniques de prélèvement du cerveau pour des etudes d'histologie et d'imagerie sont à ce jour irremplaçables pour observer les projections neuronales entre les différentes régions cérébrales. Ce sont des techniques classiques utilisées en neurosciences, tant pour observer l’expression génique que l’expression protéique. Des méthodes in vitro existent pour étudier la structure et le fonctionnement d'un organe en condition physiologique et pathologique. Nous pouvons notamment citer les techniques d'organes sur puce (organ on chip), qui sont tout à fait pertinentes pour étudier les effets de molécules / médicaments sur l'organe ainsi que réaliser des tests de toxicité sur le tissu. Cependant, dans le cadre de ce projet, nous souhaitons observer les différentes structures anatomiques (noyaux neuronaux) et l'architecture mise en place dans le cerveau pour relier les différents noyaux (fibres), ce qui n'est pas reproductible in vitro. De plus, nous souhaitons également voir l'impact du microbiote intestinal sur le développement du cerveau (souris axéniques vs souris C57Bl6), impliquant 2 organes, ce qui est actuellement pas reproductible in vitro.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux, des marquages multiples seront réalisés sur un même tissu. De plus, l’utilisation de ce type de modèles animaux permet de réduire le nombre de souris utilisées puisque le génotype est plus garanti que via des mutations spontanées. De mêle pour les études d'expression génique, plusieurs marqueurs peuvent être ciblés par tissu. Pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les marquages seront analysés sur des lots de 10 souris par condition. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement comparables. Nous allons quantifier le nombre de cellules positives par région, et comparer les différences entre les conditions (age et sexe). Nous évaluerons aussi la densité des fibres nerveuses positives, chaque noyau possédant plusieurs projections neuronales. Les 30 animaux par sexe correspondent donc à 10 souris à P14, 10 à P21 et 10 à P56.

Raffinement

Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux seront maintenus à trois à cinq par cage pour éviter tout isolement social et leur environnement sera enrichi (présence de matériel pour construire un nid). Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : perte de poids importante (20% du poids initial), posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale). Bien que la mise au point de ces modèles animaux soit couteuse, cela permet d’éviter la souffrance des animaux induite par l’administration des toxines.

Choix des espèces

Seule l’utilisation d’un modèle mammifère entier, donc in vivo chez l’animal, peut nous permettre de comprendre de façon globale l’organisation des neuropeptides dans un tissu entier. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques liées à la prise alimentaire, le comportement social, permettant ainsi une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. Nous étudierons les animaux avant le sevrage (P14) ainsi qu’au sevrage à P21 et à l'age adule P56, afin d’observer le processus de développement chez les jeunes animaux et comparer les circuits hypothalamiques qui se développement principalement après le sevrage.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 2415
Rats : 200
Souffrances
▲ -
▲ 2615
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 784
 -
 1831

2 415 souris et 200 rats vont être utilisés, chacun pouvant subir jusqu'à 18 anesthésies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'imagerie par échographie et photoacoustique dure jusqu'à 40 minutes par séance et peut se répéter chaque semaine pendant 18 mois, avec parfois l'injection intraveineuse d'un produit de contraste sans analgésie. Le projet est une prestation de service qui ouvre cette imagerie à d'autres équipes : 1 831 animaux non-humains seront tués pour prélèvement d'organes, 784 renvoyés au laboratoire demandeur pour y poursuivre son projet. Le porteur juge l'analgésie "non nécessaire" pour un acte qu'il qualifie de non invasif, tout en admettant que la procédure peut aggraver la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance des animaux fragiles.

Objectifs

L'objectif de ce projet générique de service est de fournir aux scientifiques un accès à l'imagerie échographique et photoacoustique non invasive et en temps réel de tissus d'animaux vivants anesthésiés. Les principales applications comprennent : 1- Le suivi de molécules photoacoustiques ou fluorescentes dans les tissus (biodistributions) 2- L'observation superficielle (par exemple, la peau) ou en profondeur (par exemple, les organes de la cavité abdominale) pour une caractérisation anatomique (par exemple, épaisseur des parois, diamètres des cavités) 3- Une caractérisation fonctionnelle et hémodynamique des tissus (par exemple, débits vasculaires, perfusion tissulaire, contractilité myocardique) 4- Le suivi non invasif de la progression tumorale 5- La caractérisation de potentielles nouvelles molécules thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le suivi par imagerie ultrasonore à haute résolution associée à la photoacoustique est une approche non invasive qui permet d'obtenir des résultats concernant l'anatomie, la fonction, voire le profil moléculaire des organes où chaque animal est son propre contrôle. Cette méthode offre la possibilité d'orienter plus efficacement la recherche fondamentale et clinique dans des domaines tels que la cardiologie, la neurologie, l'oncologie, etc. Les données générées seront publiées, ce qui les rendra accessibles à la communauté scientifique et médicale.

Procédures

La procédure d'échographie/photoacoustique est réalisée sous anesthésie mais est non invasive. Elle permet d'analyser l'anatomie et la fonction des tissus mous des animaux (cœurs, cerveaux, foie, reins, etc.) avec ou sans pathologie et/ou traitement. Il peut être nécessaire d'injecter un produit de contraste par voie intraveineuse (pendant l'anesthésie de l'animal) pour une meilleure visualisation des tissus. La procédure d'échographie/photoacoustique se déroule sur une durée maximale de 40 minutes (temps médian de 11 minutes), incluant l'anesthésie, la mise en place et la préparation de l'animal, l'acquisition d'images et le réveil. La durée d'acquisition des images est variable en fonction de la complexité de l'organe et/ou des séquences d'images et peut varier de 5 à 30 minutes. L'imagerie proposée pour un suivi longitudinal pourra s'étaler sur une période allant d'une semaine à plusieurs mois (maximum 18 mois), avec une fréquence d'imagerie d'au moins une fois par semaine. Pour les protocoles courts (

Impact sur les animaux

La contention et les phases d'induction et de réveil lors d'une anesthésie peuvent générer du stress. Les injections intraveineuses peuvent entraîner une légère douleur car elles sont effectuées sous anesthésie mais sans analgésie. Pour cette procédure, l'administration d'analgésie est considérée comme non nécessaire, voire susceptible d'ajouter des effets indésirables pour ce type d'intervention non invasive. Cependant, dans le cas d'animaux fragiles présentant un phénotype dommageable, il n’est pas improbable que cette procédure puisse exacerber l'apparition éventuelle d'effets indésirables tels que la faiblesse, la perte de poids ou la souffrance.

Devenir

À la fin du protocole expérimental, les animaux seront soit euthanasiés et les organes cibles prélevés pour des analyses histologiques, moléculaires et biochimiques, soit nous organiserons un retour sur le site du demandeur pour la poursuite du projet dans le cadre d’une utilisation continue.

Remplacement

L'imagerie ultrasonore joue un rôle essentiel dans la compréhension des grandes fonctions en recherche préclinique, en particulier dans des domaines où les méthodes substitutives ne peuvent pas fournir des informations équivalentes. Le suivi des processus physiologiques tels que le métabolisme, la perfusion tissulaire, la fonction des organes complexes ou la distribution de médicaments dans le corps offre ainsi des informations précieuses sur les grandes fonctions biologiques. Les modèles cellulaires ne peuvent pas reproduire fidèlement ces fonctions complexes, dynamiques et spatiales présentes dans les systèmes biologiques.

Réduction

Nos procédures sont non invasives, ce qui nous permet de maximiser le nombre d'expériences réalisées tout en minimisant l'utilisation d'animaux. Le suivi longitudinal, où chaque animal est son propre témoin, sera effectué par imagerie non invasive de la fonction des organes afin d'explorer leur évolution dans le temps dès l'apparition des premiers signes de dysfonction. Nous limiterons donc le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Toutes les procédures sont effectuées de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux, notamment par l'utilisation d'anesthésie et d'antalgiques en cas de douleur. Les souris seront surveillées quotidiennement par notre personnel qualifié afin de détecter le moindre signe de souffrance chez l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie

Choix des espèces

L'utilisation de rongeurs tels que les souris et les rats permet de reproduire les pathologies humaines telles que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives, digestives, le cancer, etc. L'utilisation de souris génétiquement modifiées reproduit des modèles de pathologie, ce qui en fait un choix privilégié dans la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Le panel d'âges sera variable car il dépendra du projet scientifique auquel nous serons confrontés. Techniquement, nous pouvons imager des animaux allant de P15 (15 jours après la naissance) à 24 mois d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

Immunodéficientes puis greffées avec des cellules souches de sang de cordon humain, 480 souris femelles portent un système immunitaire humain reconstitué, ce qui les expose à une maladie du greffon contre l'hôte, à des pertes de poids et à des plaies cutanées. Toutes seront tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rasées sur le flanc, elles reçoivent une greffe de tumeur mammaire humaine sous la peau, deux injections dans l'abdomen par semaine et deux mesures de la tumeur au pied à coulisse, sans anesthésie. Le porteur écarte les analgésiques, susceptibles selon lui d'interférer avec les résultats, et prévoit la mise à mort 35 jours après la greffe, ou plus tôt si un point limite est atteint, pour analyses cellulaires et moléculaires.

Objectifs

Le cancer est la seconde cause de mortalité en France après les maladies cardio-vasculaires. Le cancer du sein est la première cause de décès par cancer chez la femme. Malgré d'importants progrès, il reste encore de nombreux traitements à tester, en particulier dans le champs des immunothérapies. Dans le cadre général de notre projet d'immunothérapie du cancer, nous cherchons à valider des anticorps thérapeutiques dans un modèle de cancer du sein implanté par la voie sous cutanée chez la souris humanisée. Les souris humanisées sont des souris immunodéficientes reconstituées avec un système immunitaire humain après transfert de cellules souches de sang de cordon ombilical. Avec ce protocole, les souris régénerent un système immunitaire humain complet et fonctionnel quelques semaines après la greffe. Les objectifs du projet sont donc d'évaluer l'effet thérapeutique de différents anticorps sur la croissance de la lignée tumorale en l'absence ou en présence d'un système immunitaire humain. Le choix de la lignée de souris utilisée dans chaque expérience dépend de la cible de la thérapie, ces lignées de souris présentant des caractéristiques de reconstitution immunitaire particulières. La comparaison de la croissance des tumeurs avec ou sans traitement dans des souris humanisées ou non va nous renseigner sur l'efficacité des anticorps à aider le système immunitaire à contrôler la croissance de la tumeur. Ces informations pourraient être importantes pour développer de nouveaux traitements pour le cancer du sein.

Bénéfices attendus

La comparaison des croissances tumorales dans différents groupes de souris traitées nous renseignera sur la qualité de la réponse immunitaire contre le cancer du sein dans un modèle proche de la physiologie humaine donc plus pertinent que les études in vitro ou des études dans des modèles purement murin. Nous testerons des combinaisons thérapeutiques originales de médicaments destinés à la clinique humaine, susceptibles d'être transposées chez l'homme. Les bénéfices potentiels du projet sont donc nombreux, justifiant le recours à l'expérimentation animale.

Procédures

Les animaux humanisés vigiles sont prélevés à la veine mandibulaire une semaine après leur arrivée pour mesurer la qualité de la reconstitution en cellules humaines. Ce geste dure deux minutes par souris. Les animaux vigiles sont rasés sur le flanc droit avec une tondeuse dédiée puis greffés avec une lignée tumorale humaine par injection sous cutané avec une aiguille adaptée. Ce geste dure cinq minutes par souris. Les animaux sont traités deux fois par semaine avec les médicaments à tester avec une injection dans le péritoine avec une aiguille adaptée et pesées simultanément, avec contention appropriée. La taille de la tumeur est mesurée deux fois par semaine avec un pied à coulisses, sans anesthésie, avec contention appropriée. Les animaux sont euthanasiés pour analyses complémentaires soit à la fin de l'expérience (35 jours après la greffe de la tumeur), soit si un point limite est atteint.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles sont injectés par la voie sous cutanée. La croissance des tumeurs sous la peau pourrait conduire à une gêne dans les déplacements, des infections des plaies pouvant conduire à des nécroses, ou encore des douleurs. L'immunodéficience des animaux pourraient conduire à leur infection par des agents opportunistes, conduisant à des atteintes oculaires ou pulmonaires. Le prélèvement sanguin pourrait conduire à une hémorragie incontrôlée. Les injections répétées des traitements par la voie intra péritonéale pourraient conduire à des douleurs locales ou à des infections opportunistes. L'humanisation des souris immunodéficientes pourraient induire une maladie du greffon contre l'hôte, entrainant une perte de poids et/ou des plaies cutanées et/ou une diarrhée.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure par une méthode réglementaire pour analyses cellulaires et moléculaires complémentaires, si ils ont atteint un des points limites définis ou si la durée de la croissance de la tumeur dépasse 35 jours.

Remplacement

Ce projet repose sur la mesure chez la souris des croissances tumorales d'une lignée de cancer du sein humain dans différentes conditions expérimentales et en présence d'un système immunitaire humain. Dans ce cas précis de recherches pré cliniques visant à évaluer l'efficacité de traitements expérimentaux, il n'est pas possible de remplacer l'expérimentation animale par des expériences in vitro, incapables de reproduire la complexité physiologique de la réponse immunitaire dirigée contre la tumeur. De plus, seul le modèle des souris humanisées permet de répondre aux questions du projet et d'obtenir des résultats potentiellement transposables à la clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans le projet (480) est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Le groupe contrôle recoit les véhicules des deux molécules testées en combinaison. La taille des effectifs a été fixée à 6 animaux / groupe pour détecter une différence de 20 pour cent dans la croissance tumorale avec une puissance de 80 pour cent. Du fait de la variabilité de croissance tumorale entre souris, nous répéterons l’expérience pour chaque condition testée. Les groupes expérimentaux tests et contrôles seront réalisés simultanément, réduisant le nombre d'animaux nécessaires. Chaque souris sera inclus dans un protocole d'analyse complet, allant de la mesure de la croissance tumorale aux analyses cellulaires et moléculaires subséquentes.

Raffinement

L’état général des animaux sera suivi quotidiennement par les membres de l'équipe et/ou par le personnel qualifié de l'animalerie. Tout état anormal sera communiqué au responsable de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en oeuvre (euthanasie ou arrêt du protocole). Il n'est pas prévu d'utiliser des analgésiques, ceux ci pouvant interférer avec les résultats de l'étude. Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Le milieu sera enrichi avec du papier et une maison pour permettre aux souris de faire un nid. Les animaux sont regroupés de façon à éviter les combats et permettre l'installation d'une hiérarchie stable et non conflictuelle. Les animaux reçoivent nourriture et eau en quantité non limité. Des points limites basés sur différents critères extérieurs (poids, comportement, aspect général,...) ont été établis.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes humanisées représentent le seul modèle d'une réponse immunitaire humaine contre une tumeur humaine in vivo. A ce titre, elles représentent le seul modèle vivant dans lequel des drogues à destination d'un usage clinique peuvent être testées. Il devient ainsi possible d'apprécier l'efficacité de telle ou telle drogue sur la réponse immunitaire contre la tumeur. Cette hypothèse est développé depuis de nombreuses années par l'équipe et le modèle nous a permis de proposer une nouvelle stratégie de traitement pour le cancer du sein. Le présent projet vise à utiliser les souris humanisées pour développer 5 nouveaux traitements contre le cancer du sein. Les souris humanisées sont livrées par le fournisseur entre 15 et 18 semaines d'âge. Ce temps est nécessaire pour le développement complet des lymphocytes T humains chez la souris à partir des progéniteurs humains greffés dans les souris à l'âge de 3 semaines environ. Les animaux non humanisés sont livrés à l'âge de 6 à 10 semaines. Seules des souris femelles sont utilisées dans ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 980
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 980
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 980

980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de parasites du paludisme, puis un médicament dans l'eau de boisson ou par voie orale, et une goutte de sang prélevée à la queue tous les un à deux jours pendant sept à vingt-et-un jours. Un groupe est anesthésié puis exposé quarante-cinq minutes aux piqûres de moustiques, sans réveil. L'affaiblissement et l'anémie liés à l'infection figurent parmi les contraintes annoncées, et le porteur affirme qu'aucun système de culture continue de Plasmodium berghei ne permet de remplacer la souris pour les manipulations génétiques du parasite.

Objectifs

L'objectif du projet est de caractériser les mécanismes d'infection par Plasmodium, l'agent du paludisme, à l'aide d'un modèle murin d’infection par Plasmodium berghei. Ce parasite peut être étudié à tous les stades du cycle parasitaire, notamment après infection de moustiques Anopheles à partir de souris infectées. Le modèle d’infection de la souris par P. berghei reproduit de nombreux aspects de la biologie des espèces de Plasmodium infectant l'homme, et permet d’étudier le rôle de facteurs parasitaires au cours de l’infection, notamment à l’aide de parasites génétiquement modifiés. Le projet vise à caractériser la fonction de protéines candidates à différents stades du cycle parasitaire.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre d'améliorer notre connaissance des mécanismes fondamentaux d'infection par Plasmodium, en identifiant des protéines essentielles à différents stades du cycle parasitaire. Les résultats pourraient permettre d'identifier de potentielles cibles pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le paludisme.

Procédures

Un premier groupe d’animaux sera soumis successivement à une injection intraveineuse de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une administration de médicament dans l'eau de boisson (durée 7 à 10 jours, sur animaux vigiles), un prélèvement d'une goutte de sang à la queue ( tous les 1 à 2 jours pendant 7 à 10 jours, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une anesthésie gazeuse (acte unique, durée 10 minutes) suivie d’un prélèvement de sang par ponction terminale (acte unique, durée 10 minutes, sur animaux anesthésiés). Un deuxième groupe d’animaux sera soumis successivement à une injection intrapéritonéale de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une administration orale de médicament (prise unique, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), un prélèvement d'une goutte de sang à la queue ( tous les 1 à 2 jours pendant 7 à 21 jours, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles). Un troisième groupe d’animaux sera soumis successivement à une injection intrapéritonéale de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), un prélèvement d'une goutte de sang à la queue ( tous les 1 à 2 jours pendant 4 à 5 jours, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une administration orale de médicament (prise unique, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une injection intrapéritonéale d'anesthésiants (1 injection, durée 10 secondes) suivie de l’exposition d'animaux anesthésiés à des piqûres de moustiques (pendant 45 minutes, sans réveil a posteriori). Un quatrième groupe d’animaux sera soumis successivement à une injection intrapéritonéale de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), un prélèvement d'une goutte de sang à la queue ( tous les 1 à 2 jours pendant 5 à 8 jours, durée du geste 10 secondes, sur animaux vigiles), une anesthésie gazeuse (acte unique, durée 10 minutes) suivie d’un prélèvement de sang par ponction terminale (acte unique, durée 10 minutes, sur animaux anesthésiés).

Impact sur les animaux

Stress lié à la contention, douleur de courte durée lors des injections intrapéritonéales ou intraveineuses sur animaux vigiles, stress ou douleur de courte durée lors de l'administration orale de médicament sur animaux vigiles, douleur de courte durée lors des prélèvements sur animaux vigiles, risques associés à l'anesthésie (hypothermie, détresse respiratoire), contraintes liées à l'infection elle-même (affaiblissement, anémie).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures par des méthodes réglementaires, soit parce que des prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem, soit pour éviter d'atteindre des points limites chez les animaux infectés.

Remplacement

Le projet vise à caractériser dans un modèle murin la fonction de protéines du parasite Plasmodium, l'agent du paludisme, à l'aide d'approches génétiques. Il n'existe pas à l'heure actuelle de système de culture continue de Plasmodium berghei in vitro permettant le remplacement du modèle murin pour les manipulations génétiques du parasite et pour les études fonctionnelles (étude de la croissance parasitaire dans le sang et transmission aux moustiques). Par contre, nous utiliserons des systèmes de cultures cellulaires (lignées hépatocytaires) pour l'analyse de l'infection des cellules du foie par les parasites mutants (obtenus à partir de moustiques infectés).

Réduction

Au total ce projet utilisera 980 souris sur une durée de 5 ans. Ce nombre a été réduit au minimum pour permettre de réaliser les prélèvements nécessaires aux études fonctionnelles. La taille des effectifs a été établie à l'aide d'un calcul de puissance pour permettre de détecter un effet significatif par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Afin de contribuer au raffinement des procédures, les animaux sont hébergés avec leurs congénères dans un milieu enrichi (lanières de papier Kraft ou équivalent). Les conditions environnementales des locaux d’hébergement sont réglementaires. Une période d’acclimatation d’une semaine sera observée avant le début des expérimentations. Une période d'habituation sera également respectée dans l'appareil de contention avant les injections intraveineuses sur animaux vigiles, afin de réduire le stress. Certaines procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie pour prévenir la douleur. La présence de points limites définis permettra d'éviter la souffrance liée aux complications de l'infection par Plasmodium berghei. Afin de faciliter l’alimentation et l'hydratation chez les animaux infectés par Plasmodium, la nourriture pourra être donnée sous forme de bouillie ou de gel directement dans la cage. L'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent, pour vérifier l’apparence et l’état clinique des animaux, la prise alimentaire et hydrique ainsi que leur comportement, afin de détecter toute modification suggérant une douleur, une souffrance ou une détresse.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal permettant des études fonctionnelles chez Plasmodium berghei, un parasite qui reproduit de multiples aspects de l'infection par les parasites infectant l'homme. Ce modèle est en particulier pertinent pour étudier la fonction de protéines essentielles du parasites lors de l'infection in vivo, dans le but d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adultes, âgées de 6 à 10 semaines au début des procédures, conformément aux protocoles classiques utilisés dans ce type d'étude.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Équidés : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 30
 -
 -

Les 30 chevaux étudiés sont des trotteurs de course de deux à onze ans, à l'entraînement, déjà habitués aux prises de sang à la jugulaire par les contrôles antidopage, et ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger puis resteront dans leurs écuries. Vingt d'entre eux subissent sept prises de sang et six prélèvements salivaires, les dix autres deux prises de sang, avec un hématome possible. Le projet cherche des indicateurs comportementaux de fatigue utilisables par les entraîneurs, et mesure l'effet d'une saison de course sur le raccourcissement des télomères. Les dix chevaux supplémentaires ont été ajoutés pour compenser les pertes attendues entre le premier et le dernier prélèvement, six mois plus tard, du fait des ventes et des blessures.

Objectifs

Trois objectifs sont déclinés dans ce projet : 1.Identifier les effets de l'exercice intense sur la qualité de sommeil des chevaux trotteurs. 2. Identifier des comportements et/ou expressions faciales associés à de la fatigue chez les chevaux trotteurs, dans l'objectif qu'ils puissent être utilisés par les entraineurs pour évaluer la fatigue de leur chevaux après un exercice. 3.Identifier l'impact d'une saison de course sur le bien-être des trotteurs.

Bénéfices attendus

1. A ce jour, nous ne connaissons les effets d'un exercice intense sur la quelité de sommeil des chevaux de course. Ce projet permettra d'identifier les effets de l'exercice intense sur la qualité de sommeil des chevaux et observer leurs lien avec les marqueurs de fatigue physique. 2. Proposer un ensemble d’indicateurs comportementaux d’expression faciales et de postures, qui constitueront des clés d’observation supplémentaires et faciles à mettre en œuvre par les entraîneurs sur le terrain pour estimer le niveau de réponse à l’effort des chevaux et la qualité de leur récupération (inflammation, lésions musculaires, fatigue). Ces indicateurs pourront ainsi permettre aux entraineurs de mieux reconnaitre l'état de fatigue de leur chevaux et donc adapter leur entrainement pour limiter le risque de blessures (fractures de fatigue, tendinites etc.). 3.L'étude du bien-être des chevaux trotteurs à moyen termes via l'étude du raccourcissement des télomères nous permettra d'évaluer l'impact d'une saison de course sur le bien-être des chevaux et d'identifier des facteurs clés dans les condirions de vie et de gestion des chevaux permettant un meilleur bien-être à moyen terme.

Procédures

20 chevaux auront 7 prises de sang et 10 chevaux auront 2 prises de sang. Une prise de sang dure moins de 1minute. 20 chevaux auront 6 prélèvements salivaires qui dureront moins d'1 minute également.

Impact sur les animaux

Les animaux seront très peu contraints lors des prélèvements (tenus au licol), ils pourront cependant subir un léger stress. Ils sentiront également la piqure de l'aiguille lors de la prise de sang pendant une brève période de l'ordre de la minute à chaque prélèvement. Les prélèvements sanguins pourront évetuellement causer un hématome.

Devenir

Les chevaux étudiés ne sont pas des animaux expérimentaux. Ils resteront dans leur écuries après l'étude.

Remplacement

Cette étude vise à étudier le comportement des trotteurs sur le terrain. Il n'est donc pas possible de remplacer ces animaux.

Réduction

7 prélèvements par cheval seront réalisés sur 20 chevaux au total et 2 prises de sang de seront réalisés sur 10 autres chevaux. La quantité de par prise de sang est nécessaire pour effectuer toutes les analyses. Les échantillons seront ensuite centrifugés. Le surnageant sera conservé au congélateur pour d'éventuelles analyses complémentaires. Le nombre de 20 chevaux est nécessaire pour étudier statistiquement les données, 10 chevaux supplémentaires sont ajoutés pour l'étude du bien-être à moyen termes car pour palier la perte de chevaux (vente, blessure etc.) entre le premier et le dernier prélèvement, 6 mois plus tard. Le nombre de chevaux a été défini en prenant en compte d’autres études pour lesquelles un échantillon de moins de 20 chevaux a été suffisant pour démontrer statistiquement des effets de l’environnement sur le sommeil des chevaux ou déterminer des indicateurs de fatigue chez le cheval de ranch. Enfin, des effets de modifications de l'environnement de vie sur la longueur des télomères ont été observés avec des effectifs inférieurs à 20 individus.

Raffinement

Les chevaux seront étudiés dans leur milieu de vie (non expérimental). Ces chevaux sont déjà habitués à avoir des prélèvements sanguins à la jugulaire comme cela fait partie de leur routine (évaluation de la forme physique, contrôles anti dopage). Les prélèvements sanguins seront effectués par des vétérinaires qualifiés travaillant sur le cheval de course. Les prélèvements salivaires se feront par des personnes qualifiés et entrainées. En cas de comportements importants de stress (chaval qui se cabre, secoue la tête ou bouge pendant plusieurs minutes) le prélèvement ne sera pas fait. En cas de maladie, blessure , le cheval sera exclu du protocole et soigné par un vétérinaire qualifié. Apres chaque prise de sang, le cheval aura une récompense.

Choix des espèces

Cette étude porte sur le comportement et la phyisiologie du cheval trotteur. C'est une étude terrain qui étudie spécifiquement l'espèce chevale t en particulier le trotteur de course. Il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Les chevaux seront des chevaux adultes âgés de 2 à 11 ans, âge où les chevaux trotteurs sont à l'entrainement et courent sur les hipppodromes.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Lapins : 2
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2
Devenir
 -
 -
 -
 2

Quatre à sept injections intradermiques avec un adjuvant qui provoque une forte inflammation aux points de piqûre et des douleurs articulaires, quatre à six prélèvements sanguins sur animal vigile, puis une anesthésie générale de quinze minutes suivie d'une exsanguination de deux minutes: 2 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur sang fournira des anticorps polyclonaux dirigés contre une protéine bactérienne, destinés à servir d'outil de laboratoire pour étudier la virulence de staphylocoques de la peau. La seconde lapine est immunisée quinze jours après la première, ce décalage permettant selon le porteur de renoncer à l'immuniser si la protéine était mal supportée. Le même document décrit deux plateformes, des blocs de luzerne, des friandises aromatisées deux fois par semaine et une heure quotidienne dans un parc intérieur.

Objectifs

Une neurohormone humaine sécrétée par les terminaisons nerveuses dans les parties superficielles de la peau, le CGRP (Calcitonin Gene Related Peptide), a été identifiée par le laboratoire comme facteur induisant une augmentation de la virulence de staphylocoques du microbiote cutané. Nous avons ainsi montré que le CGRP provoque une augmentation de la virulence de Staphylococcus epidermidis, par un mécanisme faisant intervenir la protéine chaperonne DnaK, alors retrouvée au niveau du sécrétome de la bactérie. Le gène dnaK de Staphylococcus epidermidis a été cloné et la protéine recombinante DnaK produite et purifiée à partir d’E. coli. Le projet vise à élucider ce nouveau mécanisme d’activation de la virulence par le CGRP. Pour ce faire, i) nous caractériserons l’interaction entre le CGRP et la protéine DnaK ; ii) nous étudierons le rôle de DnaK dans l’activation de la virulence, c'est-à-dire en tant que protéine effectrice et/ou en tant que protéine activatrice d’un messager secondaire : iii) DnaK étant capable de se lier à une multitude de ligands, en plus du CGRP, d’autres neurohormones de la peau seront testées pour leur capacité à activer la virulence en interagissant avec la protéine DnaK ; iv) enfin, la protéine DnaK étant l’une des protéines les plus conservées chez les procaryotes, nous testerons ce système de communication sur d’autres bactéries du microbiote cutané. L’intervention d’une protéine chaperonne procaryote dans la détection d’un signal eucaryote n’ayant jusqu’à présent jamais été mise en évidence, les résultats de ce projet pourraient ainsi mener à la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries. A long terme, la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP permettra par la suite de proposer de nouvelles molécules à visée thérapeutique pour le traitement de maladies inflammatoires de la peau telles que le psoriasis.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux anti Dnak seront d’abord des outils de lignage et de diagnostic. Ils nous permettront d’étudier le rôle de DnaK dans l’augmentation de la virulence chez les procaryotes, la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries et la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP.

Procédures

Prélèvement sur animaux vigiles et injection transdermiques. Prélévement vigile maximum 6 minimum 4. Injections intradermiques maximum 7 minimum 4. Les temps de prélèvement et d'injection seront de 1 à 2 minutes chacun. En fin de procédure une anesthésie générale de 15 minutes suivie d'une exsanguination de 2 minutes.

Impact sur les animaux

L’utilisation de l’adjuvent de Freund peut induire des douleurs articulaires et provoque une forte inflammation au niveau des points d’injection. La réaction immunitaire peut aussi induire une hausse de la température.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort après l'immunisation afin de recueillir le maximum de sang et donc d'anticorps polyclonaux.

Remplacement

Des méthodes de production d'anticorps recombinant existent mais ils ne permettent en aucun cas d'obtenir une polyclonalité aussi élevé que chez l'animal. De plus la qualité des banques de phages est très variable et donc les résultats très aléatoires. La diversité des clones obtenus par sélection sur phage display est extrêmement faible et l’affinité des anticorps obtenus médiocre. Le lapin permet d’obtenir des anticorps de fortes affinités grâce à la longueur de leur partie variable. La finalité de notre projet est d’étudier les produits de dégradation de la protéine Dnak il est donc important de posséder des anticorps qui ciblent l’intégralité des épitopes immunodominants.

Réduction

Nous avons utilisé les données de la littérature pour calculer de façon théorique les capacités moyennes de production d'anticorps pour chaque lapin. Nous avons donc pu déterminer que 2 lapins seraient nécessaires pour obtenir la quantité d'anticorps indispensable à nos études. Les deux lapins seront immunisés avec 15 jours de décalage ceci permettra d’évaluer la toxicité intrinsèque de la protéine Dnak recombinante et de ne pas immuniser le second lapin si la protéine était mal supportée par le premier lapin.

Raffinement

Les injections intra-dermiques comme les ponctions sanguines seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Les règles d'asepsies seront respectées afin d'éviter tout risque d'infection aux sites d'injection et de ponction. Afin de diminuer au maximum toute douleur articulaire et toute douleur due à l’inflammation des sites d’injection, les animaux recevront un patch transcutané d'antalgique morphinique adapté à leur poids. Ce patch sera changé toutes les 72 heures. Le suivi sérologique de l’immunisation nous permettra de limiter au strict minimum les rappels d’immunisation et de mettre fin à la procédure au plus vite. L’observation des animaux au quotidien basée sur le score grimace scale permet d’établir un point limite précoce qui mettrait fin immédiatement à la procédure par la mise a mort. Les deux lapines seront hébergées ensemble dans des gages aux normes européennes elles disposeront de nourriture et d’eau ad libitum. Leur cage est équipée de deux plateformes et deux abris fixes. Le milieu est enrichi de briquettes de bois et de bloc de luzerne. 2 fois par semaine elles reçoivent des friandises sous forme de bonbons aromatisés spécialement développé pour les lapins. Elles seront sortie 1h par jour dans un « parc » intérieur agrémenté de jouets.

Choix des espèces

Le lapin est l’espèce de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. Sa taille moyenne permet d’obtenir une bonne quantité de sérum riche en anticorps tout en utilisant peu de protéine pour l’immunisation. La longueur des parties variables des IgG de lapin leur confère une excellente affinité, de plus ces IgG sont facilement purifiable. Les animaux seront des jeunes adultes de 1,5 à 2 kg (30 à 45 jours) car ils possèdent un taux maximum d’anticorps circulant et un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 1845
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 159
▲ 1686
Devenir
 -
 -
 -
 1845

Des métastases hépatiques implantées par chirurgie, un jeûne de dix à douze heures suivi d'une nuit de régime carencé en un acide aminé indispensable, l'isolement en cage individuelle pour contrôler les prises alimentaires, deux séances d'imagerie par semaine avec un trajet de quatorze kilomètres à chaque fois: 1 845 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 686 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La rubrique consacrée aux atteintes ne dit rien des métastases elles-mêmes. Elle décrit des piqûres qui "génèrent des douleurs courtes et légères", une opération de trente minutes après laquelle "les souris récupèrent rapidement", et un isolement compensé par un tube rouge et une bille métallique. Toutes sont tuées, celles qui portent des métastases ou des tumeurs pour que le foie ou la tumeur soit analysé, les autres parce qu'elles ne peuvent pas être réutilisées.

Objectifs

Nos recherches ont pour but d’étudier les mécanismes d’adaptation à un stress nutritionnel chez les mammifères. Au cours de la dernière décade, nous avons démontré, dans des cellules en culture, le rôle clé joué par une voie de signalisation endogène dans la réponse à différents stress incluant la carence en acides aminés. En particulier, nous avons mis en évidence que cette réponse nécessite la fixation d'un facteur de transcription à un élément ADN de régulation. Ce mécanisme entraîne l’activation de la transcription de gènes cibles spécifiques. L’ensemble de ces résultats nous a permis de concevoir un système d’expression génique inductible (comprenant plusieurs copies d’éléments ADN de régulation) contrôlable par une manipulation nutritionnelle. Nous avons mis au point (i) un promoteur artificiel fortement inductible par une carence en un Acide Aminé Indispensable (AAI) encapsulé dans un vecteur de thérapie génique et (ii) une nourriture déséquilibrée en AAI qui entraîne une forte baisse de la concentration sanguine de l’AAI limitant et qui permet l’induction du transgène. En utilisant le gène rapporteur luciférase, nous avons apporté la preuve de concept de la fonctionnalité de ce système d’expression inductible. Notre technologie a permis de lever une limitation majeure à l'utilisation de la thérapie génique qui est la nécessité de moduler de manière non toxique l'expression d’un transgène en termes de durée et de niveau d'expression. ll est maintenant nécessaire de valider notre système de régulation génique dans un modèle de pathologie pour pouvoir envisager des tests cliniques chez l'homme. Pour son intérêt médical, sa faisabilité, et son transfert rapide en médecine humaine, nous avons choisi le modèle des Métastases Hépatiques du Cancer Colorectal (MHCC). En effet, (1) elles concernent 50% des patients, avec seulement 25% de survivants à 5 ans, (2) nous avons montré que notre voie de régulation est très réactive dans le foie et (3) l’utilisation de notre technologie apportée par un vecteur viral nous a déjà permis de valider l’efficacité de l’expression d’un gène pro-apoptotique ciblant les tumeurs sur des xénogreffes de souris. Notre objectif est donc de montrer que l’induction contrôlée du gène pro-apoptotique permet de traiter les MHCC et de montrer l’effet synergique avec les molécules de chimiothérapie déjà utilisées en clinique.

Bénéfices attendus

La validation de la fonctionnalité de notre technologie dans un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal est une étape importante dans le transfert de cette technologie à l’Homme. In fine, les bénéfices attendus sont le traitement des patients qui ont subi des chimiothérapies inefficaces et qui ne répondent malheureusement pas aux immunothérapies actuelles.

Procédures

Les souris seront soumises à des prises de sang (sur animal vigile, 2 à 3 fois au cours de l’expérimentation, et jusqu’à 10 fois par an et demi pour les souris qui seront suivies sur le long cours). Elles auront également une injection de vecteurs de thérapie génique sur animal vigile, et elles seront soumises à un protocole nutritionnel impliquant une phase de jeûne sur la journée (période de repos chez les souris), suivi d’une période de consommation d’un régime carencé en un acide aminé indispensable sur la nuit (période active), et enfin consommation d’un régime contrôle de récupération sur 24h, ceci de façon à pouvoir induire la production de la protéine médicament. Ce traitement sera complété par des injections sur animal vigile d’un anticorps (3 à 5 injections par souris) et/ou d’un traitement de chimiothérapie (1 à 3 injections par souris) afin d’en évaluer l’effet combiné. Selon le modèle d’expérimentation, une procédure chirurgicale sera réalisée pour implanter les métastases hépatiques (sous anesthésie et analgésie, l’opération dure environ 30 min) ou une injection de cellules cancéreuses sous la peau sera réalisée sur animal vigile. Si l’état général des souris le permet, 2 analyses bioluminescentes par semaine seront effectuées grâce à un bioimageur. Ces mesures permettront de suivre le développement des métastases bioluminescentes de manière non invasive. Elles nécessitent un transport depuis leur lieu d’hébergement vers le plateau d’imagerie situé à 14 km, une double injection d’une protéine nécessaire à l’émission de bioluminescence sur animal vigile 10 minutes avant la mesure (au total 300 µL injectés), et une anesthésie afin qu'elles restent immobiles pendant la mesure.

Impact sur les animaux

(1) Afin de faire un contrôle individuel de la consommation du régime carencé, il est nécessaire d’isoler les animaux (un animal par cage). Une période d’habituation et un enrichissement du milieu sont mis en place pour réduire le stress qui peut survenir en cas d’isolement des congénères. (2) L’induction de la protéine médicament nécessite une période de jeûne de 10h à 12h (qui a lieu sur la journée, période où les souris sont en phase de repos) suivi d’une période de consommation du régime carencé de 12 à 14h (sur la nuit, pendant leur période active). (3) La chirurgie nécessaire à l’implantation des métastases pouvant causer de la douleur, elle est réalisée sous anesthésie et analgésie. L’opération dure 30 min et les souris récupèrent rapidement (comportement normal dans les heures qui suivent). (4) Les piqûres (prises de sang, injections) génèrent des douleurs courtes et légères. Ces gestes techniques rapides sont réalisés par du personnel expérimenté afin de réduire stress ou douleur et sont réalisés dans le respect de la réglementation pour ce qui concerne les volumes et la fréquence de prélèvement ou d’injection.

Devenir

Chaque procédure impliquera une mise à mort des animaux, à plus ou moins long terme, selon les expérimentations. En effet, pour les procédures impliquant des métastases ou des tumeurs sous-cutanées, il est nécessaire de mettre à mort à l’animal afin d’étudier soit le foie soit les tumeurs sous-cutanées, et d’évaluer ainsi l’efficacité du traitement. Les procédures ne nécessitant pas de générer des métastases ou des tumeurs sous-cutanées nous permettent de garder les animaux en vie plus longtemps, afin d’étudier la stabilité de l’inductibilité du transgène. Néanmoins, nous ne pourrions pas les réutiliser pour d’autres projets, aussi, ils seront mis à mort à l’issue des expérimentations.

Remplacement

De nombreuses expériences préliminaires ont été réalisées in vitro sur plusieurs lignées de carcinome colique. Elles ont permis tout d'abord de tester l'efficacité de TRAIL pour induire la mort cellulaire des cellules d’intérêt, puis de tester l’effet de la combinaison de TRAIL avec l'anticorps MD5 (dirigé contre le récepteur de TRAIL), et enfin de sélectionner une série de molécules capables de faciliter l'action apoptotique de TRAIL couplé à MD5, dont celles utilisées en clinique (5-Fu + Oxaliplatine). Ces expériences ont permis dans un premier temps d'éviter d'expérimenter sur des souris.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à ce projet, nous avons choisi de faire des études pilotes avec un petit nombre d’animaux, de manière à valider ou infirmer des paramètres clés qui seront décisifs pour les études à plus grande échelle. Les nombres d’animaux indiqués dans les procédures sont néanmoins évalués au maximum, si toutefois les premiers essais n’étaient pas concluants et que nous étions amenés à en faire de nouveaux avec d’autres doses notamment. Pour ce qui concerne les procédures impliquant des métastases, celles-ci ayant une grande diversité inter-individuelle, nous ne pouvons pas réduire le nombre d’animaux par groupe, en effet, un trop faible nombre d’animaux ne nous permettrait pas de conclure de manière fiable. En revanche, nous avons choisi de transformer les cellules afin qu’elles expriment la luciférase de manière constitutive. Une imagerie in vivo nous permet de suivre le développement des métastases sans sacrifier l’animal, grâce à une méthode non invasive, permettant ainsi d’obtenir plus d’information sans augmenter le nombre d’animaux. Pour ce qui concerne les études de clairance ou encore d’évaluation de la stabilité de l'inductibilité de du transgène, nous avons choisi de faire une étude longitudinale afin de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin de diminuer le stress dû à l’isolement des animaux, une période d’habituation et un enrichissement du milieu sont mis en place (tube rouge, bille métallique, et/ou coton pour nidification). La chirurgie pour la génération du modèle de MHCC est réalisée en prenant plusieurs dispositions pour diminuer l’inconfort et la douleur et augmenter le bien-être animal : elle est réalisée 1) sous anesthésie et analgésie afin de limiter la douleur, 2) sur une peau précédemment tondue et désinfectée afin de limiter toute infection, 3) sur un tapis chauffant de manière à pallier au manque de thermorégulation qui se produit sous anesthésie, 4) en appliquant un collyre pour éviter le dessèchement des yeux pour pallier à l’absence de clignement des yeux qui se produit également sous anesthésie. Si un animal présentait un état douloureux inacceptable ou des signes de mal-être important, il sera examiné par un responsable de la mise en œuvre du projet, et mis à mort si nécessaire.

Choix des espèces

La souris est l'animal de référence dans ce type d'étude. Il existe en effet un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal décrit dans la littérature, qui mime relativement bien ce qui se passe chez l’Homme. Ce modèle permet d’obtenir rapidement des métastases, dont on peut suivre la croissance par mesure de bioluminescence. Stade adulte (3-4 mois) afin de s’affranchir des effets liés au développement de l’animal ou par la suite de ceux liés au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 680
Souffrances
▲ -
▲ 360
▲ -
▲ 320
Devenir
 -
 -
 -
 680

Comprendre le rôle d'un segment de l'axone dans la régulation de la sérotonine, pour identifier une cible antidépressive: 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 320 un niveau sévère. Elles subissent un génotypage, une ou deux chirurgies cérébrales de trente minutes sous anesthésie générale, des injections de LSD qui provoquent des ébrouements, des injections d'hormone adrénocorticotrope et sept semaines d'hébergement individuel. Les tests sont détaillés, trois tests d'anxiété de cinq à trente minutes, un test d'apathie de dix minutes, deux tests de six minutes dont une suspension par la queue que le porteur décrit comme un stress important, trois jours de mesure d'anhédonie et une privation de nourriture de douze heures. L'isolement de sept semaines est présenté comme un "facteur indispensable" à l'induction de la résistance aux antidépresseurs, et le choix des rongeurs justifié par le fait qu'il s'agit des plus petits mammifères dont le cerveau reste "suffisamment homologue" à celui de l'être humain.

Objectifs

Avec un taux de 15 à 20 % pour la population générale, la dépression majeure est le trouble psychiatrique le plus fréquent. L’Organisation Mondiale de la Santé prédit que la dépression majeure va devenir la première cause d’handicap d’ici 2030. Cependant, malgré la grande variété de médicaments disponibles pour traiter cette maladie, deux problèmes majeurs restent encore non résolus : un tiers des patients ne répondent à aucun traitement, et il existe un délai de 3-8 semaines avant le début de la réponse thérapeutique. Ces questions mettent l’accent sur la nécessité d’intensifier les recherches afin de développer des traitements plus efficaces et d’accélérer la réponse antidépressive. Un déficit de sérotonine dans le cerveau serait une des causes neurobiologiques de cette maladie psychiatrique. L’objectif principal des traitements actuels est donc de rétablir des taux normaux de sérotonine. Le segment initial de l’axone (AIS) est un élément clé de régulation de l’activité électriques des neurones. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de l'AIS dans la régulation des neurones qui produisent la sérotonine. Ceci pourrait permettre de découvrir un rôle crucial de l’AIS dans la régulation de l’humeur et ainsi identifier une nouvelle cible pour le développement de stratégies thérapeutiques antidépressives innovantes.

Bénéfices attendus

Ces études devraient permettre de mettre en évidence le rôle du segment initial de l’axone (AIS) dans la régulation d'un neurotransmetteur, la sérotonine et des comportements émotionnels associés. La perspective à plus long terme sera de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles en agissant sur l’AIS. Enfin, nous croyons que les résultats du présent projet aideront à orienter les recherches futures axées sur les causes de la dépression.

Procédures

Ils subiront : 1 génotypage (30 secondes), 1 ou 2 chirurgies sous anesthésie générale d'environ 30 minutes. l'hébergement en individuel de 24 heures suite à une chirurgie. 7 semaines d’l'hébergement en individuel lors du modèle de l’hormone adrénocorticotrope suivi des tests comportementaux, 1 à 3 injections (10-20 secondes). Une suspension par la queue pendant 6 minutes. Les tests comportementaux utilisés ont pour finalité l’évaluation des conséquences de type anxieux (3 tests de 5 à 30 min), d’apathie (10 min), dépressif (2 tests de 6 min) et d’anhédonie (3 jours) chez un modèle de dépression résistante.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent être soumis à différentes nuisances listées ci-dessous : 1) après un génotypage et après l’injection des virus, les animaux seront placés individuellement dans des cages munies d’un capteur infrarouge permettant de mesurer le rythme de leur activité locomotrice en continu pendant une semaine. Par la suite ils seront regroupés 4 par cage. 2) Les animaux subiront des administrations de substances actives comme le LSD entrainant des ébrouements. 3) Certains seront un par cage et recevront des injections de l’hormone adrénocorticotrope (substance dépressiogène). 4) Certains animaux seront exposés au test de suspension caudale qui induit un stress important pendant 6 minutes et au test d'éclaboussure qui induit un stress léger pendant 5 minutes. Certains animaux seront exposés au test d'alimentation induit par la nouveauté qui implique une privation de nourriture de 12h, ce qui peut engendrer du stress.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour vérifier l'efficacité de la stratégie de perturbation de l'AIS grâce des approches histologiques.

Remplacement

Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogenèse et de la synaptogenèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives dans des modèles de dépression pharmacorésistants. Les souris génétiquement modifiées sont aujourd’hui le principal modèle animal pour l’étude du rôle de certaines protéines dans différentes fonctions biologiques. Dans ce projet, l’utilisation d’un modèle original de souris privées de l’ANK3 spécifiquement dans les neurones sérotoninergiques permettra de déterminer le rôle de cette protéine sur le comportement émotionnel. Il n'existe pas d'outil équivalent dans une autre espèce. Ce rôle sera notamment déterminé dans un modèle validé d’exposition à l’hormone adrénocorticotrope. Ce modèle présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques. Les génotypes et traitements seront répartis de façon aléatoire dans les cages. La zone ciblée par les AAV étant très petite, nous prévoyons un maximum 20% d'animaux devant être exclus des analyses pour cause d'un défaut de ciblage de la zone d'injection. Pour les analyses comportementales nous comptons donc 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Pour les expériences d'électrophysiologie, nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Pour les expériences ex vivo, les échantillons issus des seront regroupés et nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8 dans l'analyse. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes d'anxiété et de dépression seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de limiter le nombre total de tests à 3.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générales (Rompun+Kétamine) et l'analgésie est assurée par une injection de Bupracare. En cas de signes de douleur dans les heures/jours qui suivent, les animaux sont traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien (Metacam). Pour pallier à l'hébergement en individuel des animaux, facteur indispensable à l’induction du modèle de résistance, plusieurs enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo et buchette). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. Un monitoring du poids sera entrepris. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupe dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée quotidiennement et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci (une grille de score et des points limites seront mis en place).

Choix des espèces

Les rongeurs sont choisis car il s'agit des plus petits mammifères ayant un cerveau encore suffisamment homologue à celui de l'homme pour mener des études expérimentales en neuropsychiatrie Les souris génétiquement modifiées sont aujourd’hui le principal modèle animal pour l’étude du rôle de certaines protéines dans différentes fonctions biologiques. Dans ce projet, l’utilisation d’un modèle original de souris privées de l’ANK3 spécifiquement dans les neurones sérotoninergiques permettra de déterminer le rôle de cette protéine sur le comportement émotionnel. Il n'existe pas d'outil équivalent dans une autre espèce. Ce rôle sera notamment déterminé dans un modèle validé d’exposition à l'hormone adrénocorticotrope. Ce modèle présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs sont majoritairement prescrits chez l'adulte. De plus, nous envisageons l’utilisation d’un modèle de résistance aux antidépresseurs chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.