Oncologie

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    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 275000
Rats : 25000
Souffrances
▲ -
▲ 270000
▲ 30000
▲ -
Devenir
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 -
 -
 300000

300 000 rongeurs vont être utilisés, 275 000 souris et 25 000 rats, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue et jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, en plus du tatouage d'identification, et les lignées entretenues peuvent porter un phénotype dommageable dont le porteur admet ne pas toujours connaître l'impact avant caractérisation. À l'issue, les animaux sont soit expédiés, soit tués, le porteur précisant qu'ils "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. L'objet du projet est de fournir des rongeurs génétiquement modifiés à des laboratoires, activité présentée comme un bénéfice en soi puisqu'elle améliore la "qualité génétique, sanitaire et zootechnique" des animaux livrés.

Objectifs

Ce projet a pour objectif la caractérisation et/ou l’élevage de lignée de rongeurs génétiquement modifiées qui développent des traits physiologiques spécifiques, et parfois pathologiques (appelés phénotypes) dû à la mutation des gènes ou encore la réalisation d'une biopsie (prélévement d’un morceau d’oreille le plus souvent, ou de queue) en plus d’une identification par tatouage des animaux. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique, par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées génétiquement modifiées, si nous ne connaissons pas l’impact de la mutation génétique sur l’animal, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre sa gestion optimale, sa prévention ou son traitement adéquat. Si l’impact de cette mutation est avéré et connu, la gestion de cette lignée y sera adaptée par la définition / surveillance des possibles signes cliniques ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique, il est important de savoir si l’animal est porteur ou non de la mutation génétique, pour cela, une biopsie de taille réduite peut être réalisée qui permettra d’extraire l’ADN de l’animal et ensuite de vérifier si l’animal à la mutation dans son ADN. Enfin, certaines lignées transgéniques sont induites par une hormone. Pour induire cette mutation d’intérêt, une injection de l’hormone pourra également être réalisée. Pour ce projet, nous comptons 300 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets différents. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes parfois pathologiques de leur mutation.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.

Procédures

Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

Expression d’un phénotype dommageable et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques ou stress exprimé pendant l’évaluation Bien Etre Animal. Douleur et stress associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum, oreille ou queue) en plus d’une identification. Douleur et stress associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress et perte de poids dûs aux contentions. Douleur, stress et perte de poids dûs à l'injection du ligand.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).

Remplacement

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).

Raffinement

Les observations par le personnel technique permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en faisant appel aux techniciens qualifiés et compétents et au vétérinaire. Si un point d’intervention est atteint, le technicien met en place un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés et compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite terminal , l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les normes éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l’animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s’assurer de sa récupération immédiate.

Choix des espèces

Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement modifiés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5j après la fécondation.

  • Recherche appliquée
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    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Rats : 156
Souffrances
▲ 156
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 156

Tous tués sans avoir repris conscience, 156 rats sont maintenus sous anesthésie générale pendant six heures pour reproduire un choc hémorragique associé à une destruction musculaire. Ils subissent une ponction de la vessie sous échographie, la pose d'un cathéter dans la veine de la queue et d'un autre dans la carotide gauche, puis six prélèvements sanguins étalés sur toute la durée, avant le prélèvement des organes. Le porteur ne décrit comme nuisance qu'un "léger stress de courte durée" au moment de la mise en cage d'induction, l'anesthésie sans réveil dispensant selon lui de toute évaluation de la douleur. Il affirme que ces expériences sont "indispensables" faute de pouvoir simuler les conséquences d'un traumatisme musculaire sévère.

Objectifs

Le traumatisme sévère est un problème de santé publique majeur qui touche une population jeune. Il associe le plus souvent un choc hémorragique (perte de sang massive) à un traumatisme musculaire. Il induit fréquemment une insuffisance rénale aiguë. La destruction des cellules musculaires lors du traumatisme est responsable de la fuite du contenu intracellulaire dont la myoglobine (protéine qui assure le stockage de l’oxygène au sein du muscle). De nombreuses études désignent cette myoglobine comme un des facteurs responsables de la dysfonction rénale lors d’un traumatisme musculaire. La myoglobine relarguée par les muscles endommagés est re capturée par les cellules rénales, limitant ainsi son évacuation dans les urines. Nous avons observé lors des travaux précédents une synergie lésionnelle entre choc hémorragique et traumatisme musculaire. En effet, cette association induit une inflammation extrême et une défaillance multi-viscérale dont une défaillance rénale. L’association myoglobine et choc hémorragique reproduit les mêmes effets. En cas de choc hémorragique, la myoglobine injectée en intraveineux n’est plus éliminée, contrairement à ce que nous observons lors d’un traumatisme musculaire seul ou lors d’une injection de myoglobine seule. Ainsi, nous pensons que restaurer l’élimination rénale de la myoglobine pourrait limiter ou supprimer ses effets délétères. Notre projet a donc pour objectif de limiter les effets délétères de l’association choc hémorragique et traumatisme musculaire sur le fonctionnement des organes, principalement sur la fonction rénale en permettant l’élimination de la myoglobine. Nous souhaitons étudier une stratégie thérapeutique basée sur l’inhibition pharmacologique du récepteur responsable de la recapture de la myoglobine par les cellules rénales.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels le traumatisme sévère conduit à la défaillance multiviscérale pourrait aider à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et/ou permettre de développer des outils pour la prise en charge et le suivi de l'évolution clinique des patients.

Procédures

Tous les animaux du projet seront soumis à une anesthésie générale gazeuse sans réveil, avec analgésie, avec phase d'induction de très courte durée (

Impact sur les animaux

L'induction de l'anesthésie nécessite une légère contention de l'animal pour le placer dans une cage d'induction et n'induit pas de douleur hormis un léger stress de courte durée.

Devenir

Euthanasie pour prélèvement d'organes, de sang et d'urine à l'issue de tous les animaux dans toutes les procédures pour des études histologiques et biologiques.

Remplacement

Compte tenu des contraintes des études cliniques et de notre incapacité à simuler les conséquences d’un traumatisme musculaire sévère sur l’organisme et un état de choc hémorragique, des expérimentations animales sont indispensables pour accélérer une amélioration de la prise en charge des patients. De plus, nos connaissances sur les mécanismes de régulation de la pression artérielle systémique ainsi que sur la physiologie rénale ne sont pas suffisantes pour envisager une modélisation suffisamment robuste pour remplacer l’animal.

Réduction

Nous visons à réduire au minimum le nombre d’animaux utilisé en faisant le maximum de mesures par animal tout en nous assurant une analyse statistique fiable et complète de nos travaux.

Raffinement

L’ensemble de la procédure sera réalisé sous anesthésie générale et contrôlée par l’observation des signaux physiologiques tels que la pression artérielle et/ou la fréquence respiratoire. L’anesthésie sera toujours associée à une analgésie réalisée par l’administration d’un analgésique dès l’induction de l’anesthésie et 3 heures après l’induction ou pas du traumatisme. Pour maintenir la température de l’animal à 37.4°C, les rats anesthésiés seront placés sur un matelas chauffant. Leur température sera contrôlée par sonde rectale. L'induction de l'anesthésie nécessite une légère contention de l'animal pour le placer dans une cage d'induction et n'induit pas de douleur hormis un léger stress de courte durée. L’anesthésie est sans réveil : aucune évaluation de la douleur sur animal éveillé ne sera nécessaire.

Choix des espèces

La richesse de la bibliographie disponible sur le modèle murin et des données disponibles sur le choc hémorragique ou la rhabdomyolyse sur ce type de modèle, nous permet de comparer et de discuter nos résultats expérimentaux. De plus, nous avons une expérience importante dans l’utilisation de ce modèle. Enfin, l’évaluation de l’efficacité de traitements à coût élevé nécessite l’utilisation de petits animaux. Les rats utilisés seront des adultes pesant 350g (300 à 400g). Le choix de ce stade de développement est calqué sur celui le plus fréquemment utilisé dans les études publiées afin que nos résultats soient comparés aux travaux de la littérature dans ce domaine.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2696
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2696
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2696

Pour étudier des combinaisons de radiothérapie, d'immunothérapie et d'un modulateur de la matrice tumorale, 2 696 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales dans la veine de la queue ou dans le gras mammaire, des mesures de tumeur au pied à coulisse, des séances d'imagerie sous anesthésie et, pour certaines, une ouverture du thorax suivie de trois heures et demie d'imagerie sans réveil. Le porteur indique que la croissance tumorale dégrade la condition physique, provoque des douleurs et peut entraîner la mort, et que l'anesthésie prolongée peut causer une détresse respiratoire jusqu'à l'arrêt cardio-respiratoire. Il reconnaît que le remplacement est "la notion la plus limitante" du projet, tout en concluant que l'utilisation d'animaux non-humains est "nécessaire".

Objectifs

Notre programme de travail repose sur l’observation fondamentale que deux populations du système immunitaire, sont impliquées dans le développement tumoral et la résistance aux thérapies anti-cancéreuses. L'étude de l'impact des thérapies conventionnelles ainsi que les nouvelles immunothérapies sur ces populations immunitaires sont nécessaires pour comprendre comment elles interviennent dans les résistances à ces thérapies et donc à la rechute tumorale. Les objectifs du projet sont ici de caractériser les effets combinatoires de la radiothérapie avec une immunothérapie qui stimule l'activité d’une de ces deux populations ou une pharmacothérapie qui perturbe la structure de soutien entourant les cellules tumorale pour faciliter l'activité anti-tumorale qui est, dans la plupart des cas, empêchée par l'interaction entre les deux populations immunitaires.

Bénéfices attendus

Les thérapie anti-cancéreuses (radiothérapie, chimiothérapie) sont utilisées depuis les débuts de l'identification de la pathologie cancéreuse. Elles ont considérablement augmenté en qualité, plus précises, plus variées et l'émergence des immunothérapies a suscité un nouvel espoir pour les cancers incurables. Cependant dans encore trop de cas, ces thérapies ne font que prolonger la durée de vie et entrainent des effets secondaires très lourds. En effet les cancers répondent très rapidement à ces thérapies et développent des résistances. Ce projet de recherche vise à mettre en lumière les mécanismes par lesquels les cellules du système immunitaire participent à la croissance tumorale et la résistance aux thérapies anti-cancéreuses. Cette compréhension permettra dans un premier temps de tester efficacement des nouvelles combinaisons de thérapies anti-cancéreuses afin d'améliorer leur efficacité mais aussi de réduire les effets secondaires chez le patient. Nous pensons également qu'il permettra d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de ces cancers.

Procédures

Dans le cadre de notre étude, nous effectuons plusieurs procédures pour évaluer la croissance tumorale et les effets des traitements. Tout d’abord, nous réalisons des biopsies de tissus pour l’identification génétique, en utilisant une méthode rapide et peu invasive. Ces biopsies sont issues de l’extrémité de la queue de l’animal ou d’une goutte de sang prélevée par poinçon à la joue. Le processus dure environ une minute sur animal vigile. Ensuite, nous procédons aux injections de lignées tumorales. Pour cela, nous avons deux options : une injection au niveau de la veine caudale sur l’animal vigile, ou une injection dans le gras mammaire sur animal anesthésié. Cette étape prend environ deux minutes. Pour surveiller la croissance tumorale, nous utilisons une technique d’imagerie sur animal anesthésié (environ dix minutes) ou mesurons directement la masse tumorale à l’aide d’un pied à coulisse sur animal vigile (cinq minutes pour cinq souris). Nous administrons également des traitements cellulaires par injection, avec deux injections par animal sur deux jours consécutifs, chacune prenant environ une minute. Enfin, nous réalisons des procédures chirurgicales sous anesthésie générale pendant quatre heures accompagnée d'un traitement analgésique par injection (1min) pour l’imagerie, impliquant une chirurgie de trente minutes suivie d’une imagerie de trois heures et demie. Les animaux sont euthanasiés en fin de procédure pour procéder aux prélèvements des tissus et analyses. Ces étapes sont essentielles pour notre recherche sur les tumeurs et les thérapies associées.

Impact sur les animaux

Dans un premier temps, les animaux subiront très tôt une biopsie de l’extrémité de la queue et/ou un prélèvement de sang (une goutte) pour identification génétique. Ces gestes peuvent engendrer des douleurs de courte durée et un stress chez l’animal. Les effets indésirables les plus lourds pouvant survenir chez les animaux sont majoritairement dus à la croissance tumorale. Les animaux vont alors subir le développement d'une ou plusieurs tumeurs entraînant une dégradation de la condition physique, des douleurs et pouvant provoquer la mort. Aussi, la procédure d’imagerie peut engendrer des effets indésirables de par l’utilisation prolongée d’anesthésique pouvant provoquer un stress thermique ainsi qu’une détresse respiratoire pouvant conduire à un arrêt cardio-respiratoire. La thoracotomie est également une chirurgie lourde même si celle-ci sera sans réveil. Dans une moindre mesure, les anesthésies répétées des animaux pour le suivi de croissance tumorale par imagerie ou pour la radiothérapie ainsi que les injections de solutions contenant les traitements peuvent également être une source de stress pour l'animal et provoquer des douleurs de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à l'issue de chaque procédure. Dans la majorité des cas il n'est pas attendu de rejet tumoral complet ainsi les animaux seront euthanasiés suivant les points limites à l'issu de la récidive tumorale ou suivant les besoins de l'étude. De plus, des prélèvements pour analyses post-mortem sont nécessaires dans le cadre du projet et implique donc l’euthanasie des animaux.

Remplacement

Le sujet reposant essentiellement sur des réponses aux traitements anti-tumoraux par le système immunitaire, l'utilisation d'animaux est nécessaire. La notion de remplacement est la plus limitante dans le cadre de ce projet, cependant nous avons mis au point des expériences de cocultures in vitro des cellules tumorales avec des lignées de macrophages permettant d'analyser les interactions avec les cellules tumorales. De plus, nous complémentons nos études sur des échantillons humains ce qui nous permet de focaliser sur des cibles ayant un minimum de relevance déjà établie chez l'homme.

Réduction

Notre approche la plus efficace dans la réduction des animaux repose sur l'utilisation de techniques moderne d'analyse à haute dimension permettant d'avoir un jeu de données le plus large d'un seul coup sur les mêmes animaux. La deuxième approche est de réaliser les expériences sur l’ensemble des groupes d’étude en même temps afin de comparer les différents groupes par rapport au même groupe contrôle. Nous mettons aussi en place une stratégie d’optimisation des animaux euthanasiés. Nos études in vivo portent sur l’analyse de différents organes. Ainsi pour chaque animal euthanasié nous prélèverons le maximum d’organes afin de collecter et conserver les données pour l’ensemble des tissus. Enfin mâles et femelles sont utilisés indépendamment dès que possible. Bien que l'uniformisation du sexe puisse améliorer l'homogénéité des lots, l'utilisation des deux sexes permet de réduire la génération d'animaux qui ne seraient jamais utilisés. Selon notre expérience, cela représente une option majeure de Reduction des animaux. Le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet s’élève à 2696 sur 5 ans. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance, il sera donc nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans les conditions de notre établissement avec température et hygrométrie contrôlée, cycle jour,nuit 12-12, avec au maximum 5 animaux par cages. La génération de ces modèles tumoraux est sans risque infectieux. Chaque cage contient au moins un élément d'enrichissement : nid en carton, tunnel ou maisonnette. La surveillance quotidienne est prise en charge par un personnel dédié au soin et à l’expérimentation et un suivi complémentaire (points limites : mesure de la charge tumorale, mesure de poids, détection de signes clinique) fréquent allant de tous les 5 jours en début de procédure (avant les risques d'apparition de signe de souffrance) à 3 x/semaine en milieu de procédure (lorsque le risque d'apparition de signes d'inconforts peut survenir). Cette surveillance permet de réduire la souffrance animale. Dans la plus grande majorité des cas nos approches de raffinement reposent sur l'utilisation d'anesthésiant/analgésiant pendant les procédures. Pour diminuer le stress, les conditions globales d'hébergement des animaux ne changent pas outre des conditions de raffinement supplémentaires dans certains cas.

Choix des espèces

Nous étudions la mobilisation d'un grand nombre de cellules immunitaires à travers les tissus et l'impact de traitements anti-tumoraux sur l'organisme entier. Les modèles de souris utilisés sont l'unique moyen d'obtenir les outils permettant de suivre les cellules d'intérêts par des techniques d'imagerie. Le projet utilise différentes lignées de souris qui combinent un certain nombre de gènes d’intérêts ainsi que des cellules tumorales murines justifiant le choix de cette espèce. On distingue les modifications génétiques qui apportent une fluorescence sur les cellules ne générant pas de caractéristiques génétiques néfastes, à l’exception du modèle développant des tumeurs mammaires spontanées. Ce modèle représentatif des tumeurs humaines pour lequel, malgré l’apparition de la tumeur, aucune souffrance animale n’est observée tant que la tumeur est contrôlée. Les animaux sont utilisés entre 10 et 14 semaines d’âge (maturité immunitaire) sauf pour le modèle de tumeur spontanée du sein dont la progression est lente qui seront utilisés entre 6 et 12 mois d’âge (à l'apparition de tumeur palpable).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 672
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ 648
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 672

Gavées une fois par semaine pendant six à dix-huit mois avec une dioxine, jusqu'à 78 fois, 672 souris seront toutes tuées pour prélever leur sang et leur foie, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. L'exposition chronique doit provoquer chez elles une fibrose du foie puis un cancer, que le porteur décrit comme encore précoce et asymptomatique au terme des dix-huit mois. Une biopsie de queue est en outre pratiquée sur les souriceaux à l'âge de six jours. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives" parce que la réponse étudiée met en jeu plusieurs types de cellules, et présente la souris comme "le modèle de choix".

Objectifs

Les dioxines sont des produits chimiques principalement générés involontairement lors de processus industriels. Les humains sont exposés aux dioxines en consommant des aliments contaminés, car ces substances polluent les sols et l'eau, se propagent dans les plantes, les poissons et d'autres animaux, contaminant ainsi la chaîne alimentaire. Les dioxines sont des molécules stables qui persistent longtemps dans le corps humain, pouvant causer des dommages. Elles agissent en se liant à un récepteur qui régule certains gènes. La 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD) est la plus toxique. Notre étude vise à comprendre l'effet de l'exposition chronique à la TCDD sur le dysfonctionnement des cellules endothéliales et à déterminer si son impact sur le développement de la fibrose hépatique et du cancer du foie est lié à un effet toxique dans les cellules endothéliales.

Bénéfices attendus

Si la toxicité d’une exposition chronique à de faibles doses de TCDD sur la santé humaine est largement reconnue, elle reste encore mal caractérisée. Ce projet permettra de caractériser les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sont responsables des effets néfastes de la TCDD sur le développement de la fibrose et du cancer du foie. Plus largement, ce projet apportera une meilleure compréhension de l'impact des polluants environnementaux et de la voie d’aryl hydrocarbone (AhR) sur la santé humaine.

Procédures

Les souris seront soumises à un gavage de TCDD ou son diluant (Corn Oil) une fois par semaine pendant 6, 12 ou 18 mois. Le nombre de gavages est de 1 par semaine, soit 26 pour 6 mois, 52 pour 12 mois et 78 pour 18 mois. Chaque gavage dure 5 secondes. Les souris seront soumises à une biopsie de queue à l'âge de 6 jours.

Impact sur les animaux

Les souris auront un gavage une fois par semaine pendant 6 à 18 mois (douleur légère de courte durée). Par ailleurs, l’exposition chronique à une faible dose de TCDD va favoriser le développement d’une fibrose hépatique et d’un cancer du foie. Des résultats préliminaires montrent que ces pathologies sont à un stade précoce au temps maximal (18 mois). Ce stade est asymptomatique chez la souris (comme chez l’homme) (sans douleur). Enfin, les souris auront un biopsie de queue à lâge de 6 jours (douleur légère de courte durée).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de faire un prélèvement de sang et du foie pour étudier les effets de la TCDD.

Remplacement

L'utilisation de modèles animaux pour étudier la toxicité hépatique des polluants est essentielle pour atteindre les objectifs de notre projet de recherche et notamment l'étude de l’implication de la voie AhR endothéliale par l'utilisation de souris génétiquement modifiées qui permettront de fournir des informations importantes sur le rôle de cette voie de signalisation dans la toxicité des polluants. La souris est le modèle de choix en raison des similitudes physiopathologiques avec les maladies hépatiques humaines. Nous avons recours à des animaux car il n’y a pas de méthodes alternatives. En effet, il n’existe aucun moyen de remplacer une telle étude dans laquelle la réponse physiopathologique étudiée met en jeu plusieurs types cellulaires (hépatocytes et cellules endothéliales).

Réduction

Le nombre de souris par lot a été déterminé comme permettant de démontrer une différence statistiquement significative de 30 % de l’expression d’un marqueur tumoral.

Raffinement

Nous effectuerons un suivi quotidien des souris tout au long du protocole en observant leur comportement et les indices pouvant suggérer une douleur. Si nous observons une douleur chez un animal, cela entraînerait sa mise à mort anticipée. Par ailleurs, les animaux sont hébergés en présence de papier kraft et de carrées de coton pour faire le nid, ainsi que des maisonnettes et des dômes en cellulose. Le gavage sera réalisé par une personne expérimentée qui maîtrise donc parfaitement le geste ce qui réduit le temps nécessaire pour le réaliser et donc le temps de contention de la souris.

Choix des espèces

Le modèle "souris" présente l’avantage de permettre l'utilisation de souris génétiquement modifiées afin de comprendre les mécanismes qui causent les effets toxiques des polluants au niveau cellulaire et moléculaire. La petite taille de la souris est également avantageuse car elle permet de manipuler des quantités limitées de polluants pendant l'étude. Nous souhaitons étudier les effets de la TCDD chez la souris adulte, nous utiliserons donc des animaux âgés de 8 à 10 semaines dans notre étude.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

3 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir une lignée génétiquement modifiée et la génotyper par prélèvement d'un morceau de queue. La modification génétique tue environ la moitié des souriceaux mutants à la naissance, pour des raisons que le porteur déclare mal connues, et les adultes présentent un retard de croissance, une altération de la mémoire spatiale et des calcifications des vaisseaux du cerveau. Le porteur affirme malgré tout que leur état général n'est pas altéré et qu'elles vivent normalement. Aucune souris n'est tuée au terme de ce projet, les hétérozygotes renouvelant les reproducteurs tous les six à huit mois et les autres partant vers des procédures expérimentales, et le porteur indique qu'étudier la régulation du phosphate et du calcium "nécessite" de travailler sur l'"organisme entier".

Objectifs

L’objectif est de maintenir l’élevage de notre lignée de souris génétiquement modifiée à phénotype dommeable et de caractériser génétiquement cette dernière via une méthode de génotypage invasif. La production de ces animaux est nécessaire pour nos projets de recherche la compréhension des rôles et des mécanismes d’action d'une protéine dans des pathologies associées à des défauts de régulation des lipides (obésité, par exemple) ou des anomalies de calcifications des vaisseaux.

Bénéfices attendus

Cette lignée permet d’obtenir une lignée unique qui a déjà permis de révéler des rôles non soupçonnés de notre protéine d'intérêt dans différents tissus. Les bénéfices du projet sont attendus à la fois dans le domaine de la recherche fondamentale et dans le domaine médical. Nos projets utilisant cette lignée de souris génétiquement modifiées permettront de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de cette protéine en physiopathologie, et permettra ainsi de proposer cette protéine comme cible potentielle pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le génotypage quant à lui, permet la caractérisation génétique de la lignée pour optimiser la gestion des élevages et la production des animaux pour les projets scientifiques.

Procédures

Une biopsie de queue est réalisée une fois dans la vie de l’animal pour déterminer son génotype.

Impact sur les animaux

A cause de la modification génétique, un taux de mortalité d’environ 50% des souriceaux mutants est observé au moment de la naissance. Les raisons de la mort des souriceaux sont mal connues. Les souris mutantes adultes présentent un retard de croissance, une altération de la mémoire spatiale et des calcifications vasculaires cérébrales. Cependant, leur état général (respiration, pelage et locomotion non modifiés, pas de tremblements, pas de prostration, prise de nourriture et de boisson normale) n'est pas altéré et ces souris vivent normalement. Pour le génotypage, la biopsie au niveau de la queue peut entrainer de la douleur et du stress chez l'animal.

Devenir

Les souris hétérozygotes seront gardées pour renouveler les reproducteurs. Les souris mutantes et souris non génétiquement modifiées sont gardées pour les procédures expérimentales. Les reproducteurs sont renouvelés tous les 6-8 mois.

Remplacement

Nos projets de recherche visent à comprendre le rôle d’une protéine multifonctionnelle, notamment connue pour transporter du phosphate du milieu extracellulaire vers l’intérieur de la cellule. La régulation de l’homéostasie phosphocalcique est une composante importante pour notre problématique ce qui nécessite de travailler sur l’organisme entier.

Réduction

La production des animaux est en lien avec le nombre d'animaux prévu au sein de chaque projet. Le schéma d'accouplement en trio permet l'obtention d'animaux en continu, il est adapté aux besoins afin de limiter la génération de souriceaux non inclus. L'utilisation de tous les animaux sans distinction de sexe permet de limiter les animaux non utilisés et augmenter les reproductions.

Raffinement

La biopsie de queue est réalisée lors du baguage sous anesthésie générale brève. Cette méthode est approuvée, précise, rapide et standardisée, ce qui limite les effets indésirables stress/douleurs. L’anesthésie permet de favoriser la bonne pose de la bague et le prélèvement de queue dans un environnement plus confortable pour le manipulateur. Le phénotype dommageable est pris en charge par un suivi clinique accrue de la naissance au sevrage des animaux.

Choix des espèces

Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques des modèles pathologiques associés à des défaut du métabolisme des lipides ou à l’apparition de calcifications dans les vaisseaux. Nos projets de recherche sont basés sur l'étude de souris génétiquement modifiées. Les animaux sont utilisés pour le maintien de l’élevage et pour générer des lots expérimentaux. Nous utilisons des animaux mâles et femelles sexuellement matures (entre 6-8 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

Injectées une fois puis tuées trois jours plus tard pour peser leurs ovaires et leur utérus, 1 200 jeunes rattes de vingt à vingt-trois jours sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Ce dosage biologique suit les protocoles des pharmacopées, que le projet dit précisément vouloir remplacer par un test sur lignée cellulaire, ce qui n'empêche pas de programmer vingt expérimentations de soixante animaux sur quatre ans. Le porteur indique que les rattes arrivent juste après le sevrage, sans semaine d'habituation, parce qu'elles produiraient sinon leurs propres gonadotropines et deviendraient inutilisables pour le dosage. Il compte parmi les bénéfices attendus l'arrêt des prélèvements de grands volumes de sang sur des juments gestantes, qu'il qualifie d'"évident bénéfice éthique".

Objectifs

Dans les deux projets , nous sommes amenés à réaliser des dosages biologiques des gonadotropines équines et humaines. Un but commun dans ces deux programmes est de remplacer les dosages in vivo de la pharmacopée par des dosages biologiques in-vitro, extrèmement sensibles et spécifiques, sur une lignée cellulaire établie, bien décrite et facilement disponible.

Bénéfices attendus

Le premier bénéfice attendu est de réduire, voire éventuellement de remplacer, les dosages in vivo sur rattes des gonadotropines eCG/PMSG et FSH par des dosages biologiques in vitro sur une lignée cellulaire. Le second bénéfice, par le développement de eCG recombinantes monocaténaires originales (produites en cultures de cellules) est de diminuer ou même de cesser les prélèvements de grands volumes de sang sur des juments gestantes (évident bénéfice éthique). En outre, la production de gonadotropines recombinantes, permettra d’améliorer leurs propriétés physicochimiques et biologiques, plus faciles à exprimer efficacement et à purifier .Ces bénéfices seront donc d’abord éthiques par la réduction, puis éventuellement le remplacement, des dosages in vivo des gonadotropines par des dosages sur lignées cellulaires. Ces bénéfices seront aussi financiers si l’on considère les coûts 1/ des tests in vivo sur rattes par rapport à ceux sur lignées cellulaires et ceux 2/ de la purification en une seule étape des gonadotropines recombinantes par rapport à celles des gonadotropines naturelles provenant des juments gestantes. Ces bénéfices , enfin, seront aussi techniques grâce aux propriétés mieux choisies et mieux contrôlables des hormones recombinantes par rapport aux gonadotropines naturelles.

Procédures

Dans la grande majorité de nos dosages (gonadotropines à longue demi-vie dans la circulation sanguine), il n’y aura qu’une seule injection à J1 puis l’euthanasie / nécropsie à J4. Aucune intervention ni prélèvement dans l’intervalle. Très exceptionnellement, nous pourrions être amenés à tester une gonadotropine à courte demi-vie et devoir pratiquer deux injections supplémentaires à J2 et J3. Chaque injection ne dure que quelques secondes entre la prise de l’animal et son retour dans la cage avec ses congénères

Impact sur les animaux

Les injections en sous cutanée peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection ainsi qu’un éventuel œdème et la ou les différentes contentions peuvent entrainer du stress pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort après la stimulation gonadotrope à fin de nécropsie pour prélever les ovaires et utérus qui seront pesés et, occasionnellement, caractérisés plus finement en microscopie.

Remplacement

Le but du premier projet est justement , à terme, de pouvoir remplacer les rattes utilisées dans les protocoles recommandés par les pharmacopées (internationale et européenne) par le dosage in vitro sur lignées cellulaires. A cette fin, un certain nombre d'expérimentations en parallèle sont indispensables pour corréler les deux dosages entre eux en introduisant le facteur d'encombrement moléculaire des hormones qui détermine leur demi-vie dans la circulation sanguine.

Réduction

Nous avons prévu, au cours des quatre ans des deux projets, 20 expérimentations de 60 animaux chacun. De manière générale, les 60 animaux par expérimentation se décomposent de la manière suivante: 3 produits x 4 doses x 5 réplicats/dose. Pour réduire le nombre d'animaux, nous dosons au moins deux produits ensemble contre une même gamme de référence et utilisons seulement 5 réplicats / dose au lieu de 7 dans les pharmacopées. Nous suivons ce protocole depuis des années et les calculs d'activités par parallel line assay (PLA) sont statistiquement solides dans ces conditions. Le second projet porte sur le design et la production de nouvelles gonadotropines recombinantes originales dont l’activité biologique in vivo doit être définie avant transfert chez les animaux de rente (saisine complémentaire chez la brebis). Ces 20 expérimentations sur 4 ans sont vraiment un minimum que nous ne dépasserons pas pour l’ensemble des deux projets. D’autant plus que le premier a précisément pour but de ne plus requérir à l’avenir ces dosages in vivo. Par ailleurs, le second projet bénéficiera des avancées du premier et permettra en cas de réussite, de remplacer l’hormone naturelle par des copies recombinantes obtenues en cultures de cellules et ainsi ne plus saigner de juments gravides. Ces 20 expérimentations sur 4 ans sont vraiment un minimum que nous ne dépasserons pas pour l’ensemble des deux projets sachant que le premier a, en outre, pour but de se passer à l’avenir de ces dosages in vivo.

Raffinement

Les animaux ne séjournent que quatre jours (mardi à vendredi) dans l'animalerie et bénéficient d'un environnement enrichi. Néanmoins, comme lors de nos précédentes demandes, nous ne pouvons pas avoir une semaine d'habituation avant expérimentation. En effet, les rattes doivent être sevrées et encore immatures (20-23 jours) . Or la puberté intervient vers 28-30 jours. Comme les animaux nous sont livrés juste après sevrage, les rattes produiraient leurs gonadotropines endogènes pendant cette période et seraient inutilisables pour nos dosages. L'acquisition de portées avec leur mère conduirait à sacrifier inutilement les mères ainsi que les mâles de la portée (ce qui, évidemment, va à l'encontre de notre but de sacrifier un nombre le plus réduit possible d'animaux). Concernant le stress/angoisse des animaux, nous avons l’habitude de les manipuler avec douceur et ils ne manifestent aucun signe de peur. Le milieu est enrichi et permet aux jeunes rattes de s’entasser dans leur nid (tube carton).

Choix des espèces

Les rattes immatures de 20-23 jours sont les animaux tests de la pharmacopée pour les dosages des gonadotropines car les ovaires de ces animaux y sont sensibles mais les animaux ne produisent pas encore de gonadotropines endogènes (seulement à J28-30 environ).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 176
Souffrances
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Devenir
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 176

Tués sans reprise de conscience, 176 rats sont mis à jeun douze à seize heures en cage individuelle, puis anesthésiés, ouverts et exsanguinés pour prélever leur foie. Un seul individu est utilisé à la fois, chaque foie fournissant assez de lysosomes pour une douzaine de mesures valables quelques heures seulement, ce qui conduit à en tuer un autre pour chaque nouvelle condition à tester. Le porteur reconnaît que l'isolement et la perte de poids liés au jeûne peuvent stresser l'animal. Il écarte les lignées de cellules hépatiques cancéreuses au motif que leurs lysosomes sont altérés, et déclare l'usage d'un "organisme entier vivant" "indispensable".

Objectifs

A l’intérieur des cellules, les lysosomes représentent le centre de recyclage des déchets. Une nouvelle activité de transport permet de transporter des petites molécules de sucre (appelées oligosaccharides), vers l’intérieur des lysosomes où elles seront entièrement dégradées. Ce nouveau type de transport n'avait été identifié que par son activité à partir de lysosomes isolés de foies de rat. Notre but est donc de caractériser les différents constituants protéiques impliqués et de développer un dosage fluorescent qui permettra plus rapidement de doser cette activité de transport.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont doubles: premièrement, si tous les constituants impliqués dans le transporteur sont caractérisés, cela permettra de mieux comprendre le recyclage d'une classe de sucre indispensable (oligosaccharides) à la santé humaine; deuxièmement, il existe plusieurs maladies héréditaires rares qui affectent la population humaine, maladies qui induisent une perturbation de la production de ces oligosaccharides, ce qui entraine des symptômes sévères. L'identification du mécanisme de recyclage de ces sucres nous permettra de proposer des stratégies potentielles pour traiter ces patients.

Procédures

Un seul rat Wistar à la fois est mis à jeûn pendant 12 à 16 heures. Une injection en sous-cutanée d'un antalgique est réalisée suivie d'une anesthésie gazeuse avant l'ouverture de la paroi abdominale puis exsanguination et prélèvement du foie. Les procédures chirurgicales ne durent en tout que 10 minutes.

Impact sur les animaux

Chaque rat mis à jeûn est isolé dans une cage pendant un laps de temps entre 12 - 16 heures. Le fait d'être seul en cage associé à la perte de poids consécutive au jeun, peut occasionner un stress pour l'animal.

Devenir

Dans la mesure où on prélève le foie, un organe vital, pour analyses, tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Bien qu'un transport des oligosaccharides existe vraisemblablement dans des lignées de cellules qui ont été établies à partir de cellules cancéreuses hépatiques, ces lignées ne sont pas un bon modèle d’étude pour des transporteurs lysosomaux. En effet, les cellules cancéreuses montrent des altérations des lysosomes qui pourraient donc perturber le transport des oligosaccharides. L’utilisation d’un organisme entier vivant est donc indispensable et notre choix s'est porté d'une part sur les rats car c'est chez cette espèce que ce transporteur lysosomal a d'abord été découvert.

Réduction

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un projet de recherche et de travaux précédemment publiés. Les études de transport déjà réalisées au sein de notre équipe, en utilisant des lysosomes extraits de foie de rats et des expérimentations préliminaires, ont donc permis de réduire au maximum le nombre d’animaux par approche pour obtenir des résultats interprétables. Nous optimisons donc au maximum nos expériences pour réaliser le plus d’analyses possibles à partir d’un même animal: ainsi un seul rat Wistar est utilisé à la fois car le fractionnement subcellulaire du foie d'un seul animal permet d'obtenir suffisamment de lysosomes pour faire une douzaine d'expériences de transport en triplica. Dans la mesure où les lysosomes ne sont fonctionnels que quelques heures, il est donc nécessaire de sacrifier un autre animal pour tester de nouvelles conditions expérimentales. La variabilité entre les différentes préparations de lysosomes issues de différents animaux, est prise en compte par l'utilisation d'un témoin interne de transport. Les résultats de transport sont donc normalisés entre différents lots de lysosomes. Pour cette raison, on ne fait pas d'analyses statistiques avec des lots de lysosomes issus d'animaux différents.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée sur le bien-être des animaux pendant la stabulation dans l’animalerie, par une surveillance journalière qui sera assurée par le personnel de l'animalerie et qui appliquera les points limites habituels de l’animalerie. Lorsqu’un rat doit entrer dans la procédure, il est placé seul dans une cage et mis à jeun pendant 12 à 16 heures et un enrichissement de sa litière est apporté pour pallier au stress de l’isolement.

Choix des espèces

L’utilisation de rats pour ce projet se justifie pour 2 raisons : 1) le prélèvement du foie d'un seul rat permet d'obtenir suffisamment de lysosomes pour tester de nombreuses conditions de transport lysosomal d'oligosaccharides; 2) c’est un petit mammifère dont le comportement est bien connu ce qui permet d’évaluer facilement le bien-être de l’animal. Tous les animaux utilisés sont adultes (âgés d'au moins 10 semaines) car le poids du foie permet de préparer suffisamment de lysosomes pour effectuer une douzaine de conditions de transport en triplica.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 96
Souffrances
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Devenir
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 96

Pour chercher des marqueurs sanguins précoces de la neuropathie provoquée par les anticancéreux, 96 rats reçoivent huit injections en 25 jours, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour des prélèvements. Le porteur écrit que l'induction de la neuropathie constitue "une nuisance à part entière, mais indispensable à la conduite de l'étude", et que les douleurs qu'elle provoque seront mesurées par des tests d'allodynie pouvant durer une heure par animal. Il présente le recours à des stimulations moins intenses comme un raffinement, alors que la douleur reste l'objet même de la mesure. Les résultats seront comparés à une étude menée chez des patients traités par oxaliplatine ou paclitaxel.

Objectifs

La neuropathie périphérique chimio-induite est un effet indésirable caractéristique des anticancéreux neurotoxiques (taxanes, sels de platine…). Cette neuropathie est une atteinte des nerfs périphériques qui se caractérise par des désordres sensitifs distales et symétriques, altérant la qualité de vie des patients. Aucun traitement préventif n’est recommandé et seule la duloxétine (un antidépresseur) est recommandée pour traiter les douleurs neuropathiques. Enfin, le repérage précoce de cette neuropathie est un autre enjeu, car il est admis qu’un repérage précoce des patients permet de limiter la sévérité et les séquelles à de la neuropathie. Le repérage de la neuropathie repose idéalement sur l’association d’un examen médical et d’autoquestionnaires, mais très chronophage en routine. Récemment des marqueurs sanguins, comme le neurofilament light chain, permettrait un diagnostic des neuropathies et des désordres neurologiques. Cependant, selon la littérature scientifique, ce marqueur sanguin n’est pas assez précoce (les modifications de ce marqueurs sanguins apparaissent quand des lésions des nerfs sont déjà bien établies). Enfin et actuellement, aucun marqueur sanguin ne peut être recommandé en routine. Plus récemment, des petits ARN (acide ribonucléique relargué par les cellules) représentent de nouveaux marqueurs d’intérêt, notamment dans le cas de la douleur, et probablement plus précoces. L’objectif de cette étude sera d’explorer les modifications d’expression de ces petits ARN dans le sang d’animaux exposés à des anticancéreux neurotoxiques responsables de neuropathie.

Bénéfices attendus

Ce projet propose d’étudier de nouveaux marqueurs de neurotoxicité chez l'animal. Rappelons qu’à ce jour la prise en charge des neuropathies induites par les anticancéreux est très limitée, et qu’à défaut un repérage précoce des patients permettrait une meilleure prise en charge de la neuropathie (réduction de dose, arrêt ou switch d'anticancéreux) afin de limiter l'évolution et la sévérité de la neuropathie. Les résultats de ce projet seront confrontés à une étude clinique similaire chez des patients atteints de cancer et exposés à de l'oxaliplatine (cancer colorectal) ou du paclitaxel (cancer bronchopulmonaire). De plus, en identifiant des nouveaux biomarqueurs sanguins communs au rongeur et à l'Homme, ces marqueurs sanguins permettrait d’affiner (« refine ») la qualité des études réalisées chez l'animal, avec un meilleur potentiel de transposition clinique (recherche translationnelle).

Procédures

Tous les animaux recevront des injections d’anticancéreux. Le nombre total d’injections sera de 8 sur 25 jours, voie intraveineuse ou intrapéritonéale, durée injection de 10 secondes (max). Tous les animaux seront suivis par des tests comportementaux hebdomadaires et jusqu’à la fin des injections. Les tests comportementaux dureront au maximum 60 minutes pour un animal.

Impact sur les animaux

L’induction de la neuropathie chez l’animal sera une nuisance à part entière, mais indispensable à la conduite de l’étude. La neuropathie sera associée à des douleurs qui seront mesurées dans le cadre de ce projet. Les administrations répétées d’anticancéreux seront responsables d’une diminution du gain de poids des animaux. Le poids des animaux sera suivi régulièrement dans le cadre des administrations d’anticancéreux (dose en mg/kg et mesure bihebdomadaire), et permettra de contrôler la tolérance des animaux au traitement anticancéreux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des 4 expérimentations/temps de mesure afin d’effectuer des prélèvements.

Remplacement

Ce type d'étude sur modèle animal de neuropathie n'est pour le moment pas encore remplaçable par des modèles in vitro. Des travaux sont en cours sur cellules souches humaines de neurones. Mais ces modèles in vitro ne permettent pas encore d'appréhender la complexité de la physiopathologie de ces neuroapthies, qui n'est-elle même pas encore complètement élucidée. Enfin, s'agissant d'étude sur la douleur, l'animal vivant est encore nécessaire pour explorer et évaluer les troubles nociceptifs par le biais de tests comportementaux.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire pour ce projet sera réduit au maximum. Généralement nous travaillons avec des groupes de n=12 animaux permettant l'analyse des résultats à l'aide de tests statistiques adéquates. Dans ce type d'étude exploratoire, il est difficile de trop réduire le nombre d'animaux au risque de ne pas pouvoir conclure (tests statistiques moins fiables, perte du bénéfice de l'étude et utilisation inutile des animaux).

Raffinement

Les tests comportementaux utilisés dans ce projet sont eux aussi bien maitrisés par le personnel technique de notre unité de recherche. Les troubles douloureux seront explorés chez l’animal au moyen de tests comportementaux mesurant des seuils de douleurs pour des stimuli non douloureux pour un individu sain (on parle d’allodynie). L’allodynie est un symptôme plus proche de la clinique humaine, et offre une démarche de raffinement et éthique vis-à-vis de l’animal de laboratoire (stimulation douloureuse moins intense). Les animaux seront stabulés dans des conditions standards de 3 animaux par cage, dans une salle climatisée (température et hygrométrie controlées) avec un cycle lumière /obscurité 12/12h et un libre accès à la boisson et à la nourriture. Pour chaque animal, les points limites seront contrôlés à l’aide d’une grille, et explorant : diarrhée, pâleur des extrémités, déshydratations, point d’injection, perte de poids par rapport à la dernière mesure, yeux, pelage, activité spontanée, et locomotion. Selon le score obtenu par l’animal (points limites), l’animal sera retiré du projet pour une euthanasie rapide.

Choix des espèces

Le rat est habituellement utilisé pour ces travaux portant sur les neuropathies. D’autres travaux de l’équipe sur cette thématique ont eu recours à la même espèce et souche, ce qui permet de bénéficier d’une expertise et de données antérieures. Enfin, le rat possède une activité et un comportement spontanées tout à fait adaptés à l’étude de la douleur au travers de tests comportementaux. Les animaux seront agés de 8 semaines à la réception à l'animalerie, et ils auront 1 semaine d'acclimatation, pour avoir un âge d’environ 9 semaines au début des expérimentations. L’âge de 6-9 semaines est communément choisi pour ce type de projet.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 96
Souffrances
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Devenir
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 96

Traitées 21 jours par deux médicaments anticancéreux, avec sept injections intrapéritonéales et une administration orale un jour sur deux, 96 souris mâles seront toutes tuées pour prélever leurs organes reproducteurs, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que la toxicité peut provoquer une perte de poids et une inactivité, et que l'administration orale peut entraîner des fausses routes, les animaux perdant 15 % de leur poids étant retirés du projet et tués. Le projet vise à décrire l'effet de ces médicaments sur la production de spermatozoïdes, à partir d'une hypothèse sur l'augmentation des mutations. Sur le remplacement, le porteur se borne à affirmer que la spermatogenèse est trop complexe pour un système in vitro.

Objectifs

Dans ce projet, nous examinerons les effets de 2 médicaments anticancéreux sur la différenciation de cellules sexuelles mâles (spermatogenèse). Nous visons à révéler comment les médicaments anticancéreux affectent la division cellulaire et aussi comment ils affectent la réparation de l'ADN. Nous étudions les médicaments qui ont reçu beaucoup d'attention en raison de leur efficacité dans le traitement du cancer, mais les mécanismes de leur action sur la spermatogenèse normale ne sont pas bien compris. Nous émettons l'hypothèse que les perturbations des mécanismes épigénétiques (qui modifient l'expression des gènes sans altérer la séquence génétique) conduiront à une augmentation des mutations. L'objectif de ce projet est de révéler l'impact des médicaments épigénétiques sur la spermatogenèse normale.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des médicaments épigénétiques sur la spermatogenèse normale afin de développer de meilleures stratégies pour les thérapies anticancéreuses. Nous identifierons également les cibles potentielles affectées par ces médicaments.

Procédures

Les animaux seront traités avec 2 médicaments , séparément, pendant 21 jours. L'administration de la première molécule se fait par injection intra-péritonéale (durée de l'injection : 30 secondes) à la fréquence d'un jour sur 3 (au total 7 injections). le traitement au second médicament se fera par administration orale (durée de l'administration: 30 secondes), à la fréquence d'un jour sur 2, pendant 21 jours.

Impact sur les animaux

L'injection intrapéritonéale et la toxicité du médicament 1 pourrait avoir des effets indésirables, tels que la douleur et le stress. Nous avons réduit le nombre d'injections, de sorte que les souris ne recevront que 7 injections au total. L'administration orale du second médicament pourraient induire des effets négatifs tels que des fausses-routes. La toxicité de la deuxiéme molécule pourrait induire une perte de poids, une inactivité. Des points limites adaptés sont mis en place.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin du projet: les organes reproducteurs seront prélevés pour les analyses moléculaires.

Remplacement

Le modèle de la souris est couramment utilisé dans les études sur la méiose. Nous ne pouvons pas reproduire les effets sur le système reproducteur dans un système in vitro en raison de la complexité de la spermatogenèse et du développement embryonnaire, ce qui n'est possible qu'in vivo.

Réduction

Nous réduirons le nombre d'animaux en utilisant un nombre minimal de souris pour garantir des résultats statistiquement significatifs. La méthode d'injection du premier médicament chez l'animal nécessite 12 animaux par lot (traités et contrôles), en raison du risque d'effets indésirables, liés à sa toxicité. Pour l'exposition au second médicament, nous utiliserons deux groupes de 12 souris ( traités et contrôles), ce qui est suffisant pour les tests statistiques, car les souris consanguines donnent des résultats plus homogènes. Nous prévoyons de répéter une fois l'expérience.

Raffinement

Les composés seront administrés par des personnes formées et compétentes dans cette procédure technique. Les souris ne seront traitées qu'un jour sur deux, ou un jour sur trois ,pendant 21 jours, ce qui permettra de réduire le stress dû à l'administration. Application des points limites : perte de poids maximale de 15% (comparaison avec le groupe contrôle), les animaux seront pesés 3 fois par semaine. Pour minimiser les effets indésirables, les animaux seront hébergés par lots de 4. Si l'animal montre des signes de souffrance (selon notre grille de suivi des points limites) le traitement sera interrompu et l'animal sera euthanasié. Normalement, les doses de médicament sont faibles (15 fois inférieur à la dose maximale) et les souris la tolèrent bien. Si le traitement provoque des effets limités tels qu'une perte de poids corporel, une réduction des activités et que l'animal montre des signes de souffrance, le traitement sera interrompu.

Choix des espèces

Nous utiliserons une souche de souris pour laquelle de nombreuses données publiques sont disponibles. Nous utiliserons le mâle adulte parce que la méiose est bien établie chez le mâle adulte et que les souris sont sexuellement matures pour produire des gamètes. Le modèle souris est l'un des meilleurs pour étudier la méiose et la recombinaison homologue parce que le mécanisme est très conservé entre l'homme et la souris. Nous utiliserons des souris mâles adultes de 5 semaines car les jeunes animaux sont plus sensibles aux effets. Nous utiliserons des animaux adultes lorsque la première vague de spermatogenèse sera accomplie et que les animaux seront capables de produire des spermatozoïdes.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 630
Souffrances
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▲ 630
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Devenir
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Tous relâchés à l'issue, 630 pigeons bisets sont capturés, bagués, pesés, mesurés et soumis à des prises de sang, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Une partie passe quatre à cinq mois en volière, avec six prises de sang et un harnais GPS porté quatre mois, le reste étant manipulé puis relâché sur le lieu de capture. Le porteur indique renoncer à toute anesthésie et à toute analgésie pour éviter d'altérer le comportement, et décrit un stress temporaire "sans aucune conséquence indésirable", qu'il appuie sur le retour à des comportements normaux d'alimentation et de toilettage. L'objet déclaré, mesurer l'effet des canicules urbaines sur la survie et la reproduction, sert aussi les plans d'action des collectivités pour la biodiversité urbaine.

Objectifs

Nos travaux de recherche appartiennent au champ disciplinaire de l'écologie, qui peut se définir comme l'étude scientifique des relations entre les organismes vivants et leur milieu. Ils portent sur l'étude de la variabilité naturelle des paramètres morphologiques et physiologiques et des comportements chez les espèces animales évoluant en milieu urbain, et donc soumises à de fortes pressions anthropiques. Plus particulièrement, nous nous demandons comment les canicules induisent des modifications du comportement. Si ces modifications ne sont pas assez efficaces pour moduler les contraintes des canicules sur la physiologie, nous nous attendons à observer des variations dans les taux de survie et de reproduction des individus. Dans ce projet, nous voulons baguer des pigeons bisets à des fins de reconnaissance individuelle afin de pouvoir évaluer la démographie de la population et les taux de survie et de reproduction. En parallèle, nous souhaitons équiper un sous-échantillon de ces individus avec des GPSs pour suivre leur comportement. Pour se faire, nous voulons tester la tolérance des individus à des harnais GPSs en volières et vérifier sur une journée que l'équipement de pigeons en ville permet bien de collecter des données.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces différents travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes de réponses des pigeons, et des oiseaux de manière plus générale, aux contraintes des canicules en milieu urbain. Ces informations sont importantes pour les prédictions des effets des changements climatiques sur la biodiversité. Ces données intéressent également les collectivités territoriales dans leurs plans d'action pour la biodiversité urbaine et sa cohabitation avec l'humain.

Procédures

Dans le cadre du test de tolérance des pigeons aux harnais GPS, un lot d'animaux sera capturé et hébergé pendant 4-5 mois en volières. Ils seront soumis vigiles à diverses mesures de masse, taille et couleur, à des tests de réponse immunitaire et à un baguage (5 min par individu), 6 prises de sang seront répartis sur 5 mois pour déterminer le sexe des individus et la concentration de leurs hormones de stress (5min par individu par mois), une pesée hebdomadaire (1 min par individu par semaine). La moitié d'entre eux sera équipé d'un harnais GPS (10 min par individu) qui sera retirée après 4 mois. Pour compléter cette procédure et vérifier que le système GPS fonctionne en conditions naturelles un autre lot de pigeons sera équipé de GPS à l'aide d'un harnais après mesures et une prise de sang (10-15 minutes de manipulation au total, 48h avec le GPS au maximum). Pour les animaux du suivi populationnel : 500 individus vigiles seront soumis à une contention avec prise de sang, baguage, pesée et mesures (5 à 10 minutes par individu). 100 parmi eux seront équipés d'un harnais GPS (5 minutes par individs). Tous les individus seront relâchés sur le lieu de capture à la fin des procédures.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux impliquent très majoritairement du stress et de la détresse lors de la capture et des manipulations, notamment lors de la prise de sang, de l'injection pour le test de la réponse immunitaire et la pose du harnais GPS. Ce stress est temporaire et n'a aucune conséquence indésirable sur les individus qui retrouvent des comportements sociaux, de toilettage et d'alimentation normaux lors du retour en volière (dans laquelle ils présentent une courbe de suivi de masse normale) ou du relâché en milieu naturel.

Devenir

Nos procédures sont peu invasives et tous les animaux seront relâchés à l'issue des manipulations / expérience. En milieu naturel les individus manipulés s'envolent et vont se nourrir très rapidement après le relâché et les individus utilisés en volière sont regulièrement revus en milieu naturel les animaux suivant le protocole ce qui nous indique que nos protocoles n'excluent pas un relâché.

Remplacement

Afin d'atteindre les objectifs scientifiques qui se focalisent sur une population de vertébrés en conditions naturelles, le recours à des animaux est nécessaire et il n'est pas possible aujourd'hui de les remplacer. Des organismes qui ne rentrent pas dans les limites taxonomiques de la législation sur l'expérimentation animale (comme les insectes ou les mollusques) ne présentent pas la même écologie et la même biologie. Ainsi, seuls des vertébrés sont endothermes ou possèdent des plumes, points essentiels de nos projets, ou réalisent des mouvements journaliers traçables en milieu urbain.

Réduction

Le nombre d'individus le plus bas possible est utilisé dans nos protocoles afin de permettre un compromis entre une limitation du nombre d'individus et permettre d'identifier des effets en réponse à nos manipulation ss'ils existent. Lorsque cela a été possible, nous avons estimé le nombre minimum d'individus nécessaires à l'aide d'outils statistiques. Au total le projet inclue 630 pigeons.

Raffinement

Toutes nos procédures sont légères en terme de stress et de souffrance infligée à l'animal. De plus, les pigeons bisets sont très tolérants à la capture et à l'hébergement. L'utilisation de tissu pour les couvrir est efficace pour les calmer car nos procédures sont réalisés sur animaux vigiles. Nous n'utilisons pas d'anesthésiant ou d'analgésiant afin d'éviter les effets néfastes sur le comportement. Les procédures les plus stressantes (prise de sang) sont le plus espacées possible. Les individus seront vus tous les jours afin d'identifier tout animal en mauvaise santé ou en condition de stress intense afin de le sortir des conditions expérimentales. En milieu naturel, tout animal déjà blessé ou qui semble en mauvaise santé sera relâché dans qu'aucun gestion autre que du baguage et éventuellement des mesures morphométriques (masse) ne soient réalisées. En volière, des comportements anormaux (stéréotypés, surtoilettage), une blessure, ou une perte de masse trop importante impliquera la sortie d'un individu de la procédure, sa mise en quarantaine et le contact du vétérinaire pour les soins ou l'euthanasie. Les volières correspondent aux critères définis pour l’élevage du pigeon biset. Chaque volière accueillera un maximum de 12 individus et a une surface au sol supérieure à la surface recommandée. De plus, les volières permettent aux individus d’effectuer de brefs vols. Par ailleurs, chaque compartiment est enrichi de nichoirs, de perchoirs en bambou, d'un mangeoire, d'un abreuvoir d’eau et d'une baignoire de faible profondeur. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité pendant tout le protocole. L'équipe technique et scientifique a l'expérience du travail sur cette espèce.

Choix des espèces

Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De part ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine.Elle est également appropriée pour l'étude de l'effet des fortes chaleurs urbaines car soumises aux îlots de chaleur urbains partout dans le monde et présentant des morphes différents, impliquant des réponses à la température différente. Par ailleurs, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés et prélevés en milieu naturel seront tous adultes (plus de 8 mois) reconnus sur la base de leur morphologie. Des pigeons plus jeunes ont des taux de mortalité plus élevés à court terme, il est donc possible qu'ils meurent rapidement après baguage ou équipement GPS. De plus ils sont plus sensibles au stress, notre impact serait plus grand si nous les manipulions. Enfin, ils sont trop petits pour être équipés de harnais GPS.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 1287
Souffrances
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Devenir
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Pour reproduire l'endométriose chez la souris, 1 287 individus sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour des prélèvements terminaux. Des cellules endométriales injectées dans la cavité péritonéale forment des lésions sur la vessie, l'intestin et le tissu adipeux, puis les souris reçoivent jusqu'à 46 gavages et subissent des tests de douleur par pression sur les pattes et sur l'abdomen, ainsi qu'un labyrinthe en croix pour mesurer le stress. Le porteur s'appuie sur la littérature pour affirmer que le modèle produit des lésions chez 100 % des souris injectées et une sensibilité accrue à la douleur sans perte de poids. Les thérapies annoncées pour les patientes, à base de composés bactériens, restent renvoyées à des développements ultérieurs.

Objectifs

L’endométriose est une pathologie qui touche environ 10% des femmes et qui est définie par la présence de tissu endométrial à l’extérieur de la cavité utérine. Les mécanismes à l'origine de l’endométriose sont encore largement débattus. Parmi les nombreux symptômes associés à l’endométriose, on retrouve des douleurs pelviennes pendant les menstruations, des douleurs pelviennes et/ou abdominales chroniques, des troubles du transit gastro-intestinal, ainsi que l’anxiété et la dépression. L’endométriose est une maladie chronique, multi-organique, hormonale et inflammatoire dont le traitement reste largement symptomatique, avec la chirurgie en dernier recours. Par conséquent, la compréhension des symptômes et des mécanismes devrait fournir une base pour développer des approches thérapeutiques. Dans ce contexte, le microbiote intestinal et urogénital peut contribuer à des symptômes tels que la douleur et la sensibilisation. En effet, Le dialogue entre le microbiote et les organes est régulé par des composés dérivés de bactéries agissant au niveau de la barrière épithéliale intestinale. Par conséquent, notre projet vise 1) à déterminer si l’induction de lésions d’endométriose chez la souris entraine l’apparition de symptômes identiques à ceux des femmes atteintes d’endométriose, 2) Rechercher des signatures du microbiote intestinal et urogénital associées aux dysfonctionnements intestin-vessie-cerveau au cours de l’endométriose, 3) à identifier la contribution du microbiote intestinal dans ces dysfonctionnements, et 4) tester des composés bactériens pour leurs effets thérapeutiques potentiels.

Bénéfices attendus

L’endométriose représente un problème de santé majeur pour la santé des femmes avec un impact profond sur leur qualité de vie. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de la maladie et en particulier identifier le microbiote intestinal et /ou le microbiote urogénital comme un acteur clé dans les symptômes associés à l’endométriose. Il vise également à proposer des thérapies innovantes basées sur l’utilisation de composés dérivés de bactéries pour améliorer la santé des patientes et traiter cette maladie inflammatoire chronique multi-organes.

Procédures

1 groupe de souris sera soumis à une injection d’estradiol en sous-cutanée et ce geste durera 10 sec. Le métabolite bactérien selon sa stabilité et sa solubilité pourra être administré soit dans l’eau de boisson, soit par gavage quotidien sur animal en contention douce à l’aide d’une sonde de gavage pour rongeurs. Dans le second cas, cela représente 46 gavages du métabolite ou bien de la solution utilisée pour solubiliser le métabolite sur la durée totale de l’expérience et chaque gavage durera moins de 15 sec. Lors des 4 séances d’explorations in vivo nous réaliserons : 1- Une étude de comportement composée de plusieurs tests. le comportement exploratoire des animaux durera 10 min par animal et sera monitoré par une caméra (Pas de contention, pas d’inconfort). Pour l'évaluation du stress, la souris sera positionnée 5 min dans le labyrinthe en croix et son activité sera monitorée par une caméra (Pas de contention, pas d’inconfort). Pour l'évaluation de la douleur, les souris subiront une pression sur les pattes et chaque pression durera 10 sec max. Les souris pourront avoir jusqu’à 3 pressions/test. La même chose sera effectuée sur l’abdomen et les souris subiront 3 pressions de 10 sec chacune. 2- Une exploration des fonctions digestives, pour cela les souris seront gavées (contention+gavage moins de 15 sec) puis 2h après, elles seront à nouveau manipulées avec anesthésie locale (max 30 sec). Les animaux seront ensuite positionnés en cage individuelle pendant 2h supplémentaires.

Impact sur les animaux

Ce modèle murin mime l’endométriose qui peut toucher la femme. Les cellules de l’endomètre injectées dans la cavité péritonéale vont se fixer sur diférents organes (vessie, tissu adipeux, intestin…) et produire des lésions caractéristiques de la maladie. La littérature décrit une sensbilité accrue à la douleur mais pas de perte de poids. Stress et douleur peuvent également être générés par les différentes expérimentations (gavage, prélèvements de sang ou tests comportementaux)

Devenir

Mise à mort de toutes les souris à l’issue des procédures. Des prélèvements terminaux seront réalisés pour divers analyses

Remplacement

L’endométriose est une maladie qui va toucher l’ensemble des organes présents dans la sphère péritonéale. Les lésions provoquées par cette pathologie induisent chez la femme des douleurs, des altérations du fonctionnement des organes pelviens et impacte la qualité de vie. Notre objectif est de mettre en place un modèle murin d’étude de cette maladie afin de caractériser les altérations digestives, la sensibilité à la douleur et les troubles du comportement associés. Cette pathologie met en jeu différents systèmes cellulaires (neurones de l’intestin, neurones du cerveau, flore microbienne intestinale, système immunitaire ...) dont la complexité d’interaction ne peut être modélisée par une approche in vitro et justifie l’utilisation de modèles animaux afin de disséquer cette complexité d’interactions et d’identifier les mécanismes sous-jacents associés.

Réduction

Des études réalisées au laboratoire sur des selles de patientes ont permis d’identifier des métabolites bactériens et des vésicules extracellulaires issus du microbiote et potentiellement impliqués dans l’apparition et l’agravation de la maladie. Des expériences de motricité réalisées ex vivo sur des segments d’intestins ont permis d’identifier et sélectionner seulement les métabolites et les vésicules extracellulaires présentant les effets les plus grands. Cette préselection permet de réduire significativement le nombre d’animaux nécessaire. Parallèlement, des expérimentations similaires menées chez des modèles animaux au cours de projets antérieurs nous ont permis de déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe pour avoir des résultats fiables et pertinents. Enfin, ce modèle est décrit dans plusieurs publications comme présentant des lésions de type endométriose dans 100% des souris ayant été injectées avec des cellules endométriales par voie intra-péritonéale.

Raffinement

Le bien-être animal sera pris en compte tout au long de l’expérimentation. Les animaux seront réceptionnés 15 jours avant le début des expérimentations afin de réaliser une période d’acclimatation pour les animaux. Les animaux seront hébergés collectivement (max 5) dans des cages avec frisottis et tunnels ou dômes plastiques transparents. L’évaluation des animaux sera effectuée selon des critères définis (poids, apparence physique (pelage, posture), activité, comportement, fréquence respiratoire). Le poids et l’état d’hydratation seront surveillés 3 fois par semaine. Pour l’ensemble des procédures, des points limites sont mis en place et décrits dans chacune d’elle.

Choix des espèces

Apres une recherche bibliographique sur les modèles murins d’endométriose, le modèle d’injection de cellules endométriales chez la souris est apparu comme le plus pertinent pour notre projet. En effet, d’après la littérature, 100% des souris injectées présentent des lésions qui apparaissent dès le 10 ème jour. De plus, le modèle souris est utilisé dans de nombreux projets au laboratoire. Notre unité possède ainsi une expertise reconnue pour l’étude des fonctions digestives et l’étude du comportement chez la souris. Les souris seront utilisées à l’âge de 7 semaines. Cet âge correspond à de jeunes adultes et c’est à cette période que cette maladie se déclare chez la femme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 264
Souffrances
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▲ 264
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Devenir
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 264

Toutes tuées à l'issue, 264 souris femelles subissent une greffe de cellules tumorales dans la glande mammaire et un prélèvement sanguin rétro-orbital, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que la tumeur peut gêner leur mobilité lorsqu'elle atteint sa taille maximale. Les tumeurs sont collectées pour analyse et les organes des souris qui n'en développent pas alimenteront une banque de tissus. L'objet du projet reste de valider dans un organisme entier des gènes déjà identifiés sur cellules, le porteur jugeant cette vérification "nécessaire" avant d'envisager des traitements préventifs du cancer du sein.

Objectifs

Le vieillissement est un processus physiologique. En effet après un certain nombre de divisions les cellules arrêtent de proliférer, on parle alors de sénescence. Les cellules sénescentes sont alors éliminées par l’organisme. Depuis de nombreuses années maintenant un processus de sénescence accélérée, sous l’impact de différents stimuli dont le stress oncogénique (expressions anormales de gènes retrouvées dans de nombreux cancer) a été décrit. Si la sénescence est aigüe, sporadique elle a un effet bénéfique en participant à l’élimination de cellules qui ne peuvent plus remplir leur fonction correctement. On parle alors de mécanisme de sauvegarde. Toutefois il arrive également que dans ces cellules une seconde modification empêche l’élimination de cette cellule sénescente qui redevient alors active, se multiplie et peut alors être à l’origine de l’initiation tumorale. C’est dans ce contexte qu'il est important de découvrir des gènes qui permettent l’échappement à la sénescence induite par le stress oncogénique pour ensuite étudier leur implication dans l’initiation tumorale. Le but étant de mettre en évidence de potentielles cibles afin de pouvoir proposer soit des traitements préventifs contre l’initiation tumorale soit des traitements potentiellement curatifs. Les gènes identifiés sont soumis à une série de tests sur cellules pour valider leur implication. L'étape finale de validation de l'implication de ces gènes dans l'initiation et la croissance tumorale passe par l'utilisation d'un modèle animal complexe comme la souris.

Bénéfices attendus

L’un des axes de lutte contre le cancer est d’empêcher l’initiation tumorale par des traitements préventifs chez les sujets à risque. En validant l'implication potentielle de gênes dans l'initiaton tumorale, une des retombées de ce projet sera de pouvoir proposer des cibles thérapeutiques pour un traitement préventif contre le cancer du sein. De plus des études ont montré que ces protéines restent à des niveaux élevés au niveau des tumeurs, c'est pourquoi une autre retombée de ce projet serait de proposer également des traitements curatifs en ciblant ces deux protéines lorsque le cancer est bien établi. Enfin avec ce protocole un nouveau modèle expérimental permettant de tester les solutions thérapeutiques sera alors mis au point. Il permettra également de tester l'implication d'autres gènes dans l'initiation tumorale.

Procédures

Les animaux seront soumis à un seul prélèvement sanguin, réalisé sous anesthésie générale. Le prélèvement durera moins de deux minutes entre l'endormissement de l'animal et la fin du prélèvement . Lors de la greffe des cellules dans la glande mammaire les animaux subiront une chirurgie légère. Pour la chirurgie les animaux seront anesthésiés. L'intervention chirurgicale en elle-même durera au maximum 8 minutes, depuis le maintien de l'anesthésie gazeuse au masque jusqu'à la fin de la suture de l'épiderme avec deux points de suture.

Impact sur les animaux

Lors de ce protocole les animaux subiront un stress lors du prélèvement rétro-orbital, lié à l'anesthésie et au prélèvement lui-même. Ce prélèvement pourra causer de la douleur. De plus lors de la greffe orthotopique les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie générale qui pourra générer du stress. L'incision de la peau et les sutures pourront générer de la douleur. Les deux injections en sous-cutané d'analgésique pourront causer une légère couleur. La greffe de cellules dans la glande mammaire générera potentiellement une gêne. La croissance tumorale au niveau de la glande mammaire pourra entraîner une gêne pour la mobilité de l'animal lorsque la tumeur atteindra sa taille maximale.

Devenir

A l'issu de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Les tumeurs seront collectées pour les analyses mloléculaires. Le sang des animaux sera également prélevé afin d'obtenir du sérum. Les organes des animaux ne présentant pas de tumeurs seront prélevés afin de réaliser une banque de tissu d'animaux d'âge différents.

Remplacement

La recherche de gènes responsables des mécanismes de l'initiation tumorale est importante afin de mieux comprendre l'apparition de la tumeur. Des analyses poussées sur des modèles cellulaires ont pu permettre l'identification de certains de ces gènes. il y a un processus important de validation des résultats in vitro. Reproductibilité des données, tests de transformation en 3D, formation de sphéroïdes en condition de culture non adhérente. Toutefois il est nécessaire pour pouvoir valider les candidats potentiels comme cible thérapeutiques de vérifier si dans un organisme complexe, génétiquement très proche de l’Homme, les cibles se comportent comme attendu par rapport aux observations in vitro.

Réduction

Pour ce protocole le nombre d'animaux utilisés est réduit au minimum. Pour cela une première partie permettra de mettre au point les conditions expérimentales. L'expérimentation sur un modèle sera réalisée en une seule fois afin de minimiser le nombre d'animaux dans les groupes contrôles. Si la mise au point permet de mettre en évidence les conditions expérimentales optimales alors dans une seconde partie l'implication des gènes ciblés dans l'initiation tumorale ainsi que dans la croissance de la tumeur sera étudiée. Sinon le protocole s'arrêtera à la fin de la première partie. Dans la seconde partie des tests moléculaires seront réalisés et la croissance de la tumeur observée. Le nombre d'animaux utilisé dans cette procédure est calculé grâce à un logiciel statistique, en tenant compte des conditions les plus défavorables (% de prise tumorale dans les groupes attendus). Il s'agit bien d'un nombre maximum d'animaux qui pourra être réduit en fonction des observations réalisées pendant la première partie permettant la mise au point du modèle.

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) expérimentateurs de 7 jour(s). Les animaux seront alors pesés une fois par semaine. Cette pesée entre dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Les animaux seront observés lors du change par le personnel animalier et deux à trois fois par semaine par les expérimentateurs. Une grille de scoring sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite. Les animaux seront hébergés dans des cages présentant des enrichissements comme du coton de nidation, des batonnets de bois et éventuellement des tunnels.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour les études sur l’animal car le génôme de la souris est très proche de celui de l'Homme. De plus de nombreux modèles ont été développés chez la souris. Pour cette étude un modèle de greffe de cellules dans la glande mammaire de la souris sera mis au point avec deux modèles cellulaires différents. Des souris femelles âgées de 8 semaines (jeunes adultes) seront utilisées afin que les glandes mammaires soient mâtures. De plus cette étude portant sur le cancer du sein, dans lequel le contexte hormonal est important, seules des souris femelles seront greffées.