Oncologie

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Souris : 432
Souffrances
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432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Elles reçoivent des injections de molécules pro-inflammatoires, subissent sept à huit prélèvements de sang par incision de la veine de la queue, puis une exsanguination par perfusion du cœur sous anesthésie profonde. L'objectif est de caractériser chez la souris une protéine impliquée dans une maladie rénale auto-immune humaine, après des travaux menés in vitro. Le porteur affirme que ces questions ne trouvent de réponse qu'en étudiant un organisme vivant entier, présentant la souris comme un "modèle de choix".

Objectifs

La glomérulonéphrite extramembraneuse est une maladie auto-immune rénale humaine aboutissant dans environ 30% des cas au recours à la greffe rénale. Dans la grande majorité des cas, la maladie est causée par l’apparition dans la circulation sanguine d’anticorps dirigés contre une protéine appelée PLA2R1. Chez l'Humain, cette protéine est présente dans différents organes (poumon, foie, rate, rein). Dans le rein humain, elle est à la surface des cellules responsables de la filtration du sang et de la formation de l'urine. Au cours de la maladie, les anticorps sanguins ciblant PLA2R1 vont se lier à lui et former des complexes s'accumulant au niveau du filtre rénal, entraînant un dysfonctionnement rénal majeur et le passage de protéines dans les urines. Une forme soluble circulante de PLA2R1 a été identifiée dans le sang chez l'Humain et chez la souris, mais son origine n'a pas été caractérisée. PLA2R1 peut être libéré de la membrane des cellules pour créer une forme soluble sanguine. Des conditions inflammatoires favorisent ce clivage. Désormais, il est nécessaire de valider et compléter cette découverte par des approches in vivo, sur la souris. les questions sont les suivantes : existe-t-il une forme soluble de PLA2R1 dans le sérum de souris saines ? Sa quantité augmente-t-elle en conditions inflammatoires ? Peut-on réduire pharmacologiquement la quantité de forme soluble ? Quelles sont les cellules à l’origine du PLA2R1 soluble circulant ? Pour y répondre, les expériences seront menées sur différents modèles de souris. La forme soluble de PLA2R1 et sa régulation pharmacologique seront étudiées dans des souris sauvages adultes mâles et femelles de différents fonds génétiques qui n’expriment pas PLA2R1 dans le rein mais l’expriment dans d’autres organes, et des souris qui expriment PLA2R1 humain au niveau rénal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de vérifier la validité des résultats obtenus in vitro sur des modèles cellulaires indiquant que la forme soluble de PLA2R1 proviendrait du clivage de PLA2R1 par les protéases ADAM10 et 17. Il permettra d’obtenir des données complémentaires sur sa régulation et ainsi de vérifier sa relevance et son importance physiologique. Il permettra de caractériser in vivo la biologie et la régulation de la forme soluble circulante de PLA2R1. De plus, si la présence d'une forme soluble circulante de PLA2R1 a été observée dans le sérum humain et murin, aucune donnée ne permet d'en connaître l'origine cellulaire. Chez l'Humain, PLA2R1 est exprimé dans le poumon, la rate, le foie et le rein. Chez la souris, il est exprimé dans les mêmes organes, même si son expression cellulaire diffère dans le rein (l'expression est podocytaire chez l'Homme, mais pas chez la souris). Ce projet a pour but de déterminer l'origine tissulaire et cellulaire du PLA2R1 soluble circulant chez la souris. L’ensemble de ces données permettra donc une meilleure connaissance de la biologie de PLA2R1, en particulier sur l’origine et la régulation de sa forme soluble circulante. Pour l’Humain, ces données apporteront des éléments nouveaux pouvant conduire à des nouvelles pistes d’investigation notamment dans le cadre de la pathophysiologie de la GEM, où le rôle de la forme soluble de hPLA2R1, sa liaison aux anticorps anti-PLA2R1 et sa contribution éventuelle à la formation des complexes immuns sont encore totalement inconnus. Dans un contexte plus large, la forme soluble de PLA2R1 ayant été observée dans le sang de patients sains, ce projet permettra de mieux comprendre le rôle physiologique de cette forme de PLA2R1, en particulier dans le contexte de l’inflammation et de la clairance de certaines PLA2s ligands du récepteur.

Procédures

Les animaux subiront une injection ip unique pour 2 des procédures et 7 injections ip quotidiennes pour une des procédures. Les souris subiront ensuite 7 ou 8 prélèvements sanguins par incision de la veine caudal , sous anesthésie gazeuse à l'isoflurane. Chaque injection et prélèvement durera quelques secondes. Elless subiront ensuite une exsanguination par perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde au cours de laquelle auront lieu les prélèvements correspondants aux temps 8h.

Impact sur les animaux

Les nuisances animales seront liées aux injections de molécules pro-inflammatoires qui provoqueront une réaction inflammatoire volontaire. En aigu, l’injection de LPS ou d’une cytokine pourra induire une légère modification de température corporelle transitoire, une perte d’activité locomotrice et d’appétit. L’autre nuisance sera le prélèvement répété de sang à la veine caudale.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront mis à mort et certains organes seront récupérés pour analyses histologiques.

Remplacement

Dans un premier temps, nous avons effectué une série d’expériences in vitro, sur des modèles cellulaires, qui nous ont permis de démontrer que la forme soluble de hPLA2R1 était obtenue par clivage protéolytique de la forme entière membranaire par les protéases ADAM10 et 17. Nous avons montré également que dans ces modèles le clivage pouvait être augmenté par le LPS ou certaines cytokines inflammatoires. Désormais, nous devons confirmer ces découvertes in vivo, chez la souris, chez qui une forme soluble circulante de mPLA2R1 a été observée, mais pas caractérisée ni sur le plan de sa biologie, ni sur le plan de son origine cellulaire et tissulaire qui reste totalement inconnue. Ces questions ne peuvent trouver de réponse qu’en étudiant la physiologie un organisme vivant entier et la souris est un modèle de choix.

Réduction

Nous utiliserons des mâles et des femelles qui seront randomisés dans les groupes d’étude, soit une perte minimale due au genre. Le nombre minimum d’animaux nécessaires dans chaque groupe a été calculé par un calcul de puissance statistique permettant de déterminer la taille d’effectif la plus juste en tenant compte des conditions expérimentales. Nous avons choisi une puissance de 80% correspondant au seuil généralement recommandé en biologie. Le seuil de significativité a été fixé à p< ou= = 0.05, ceci afin d’utiliser le moins d’animaux possibles tout en répondant à la question scientifique. Le calcul renvoie à des effectifs d’au moins 6 souris par groupe.

Raffinement

Le bien-être animal est une préoccupation majeure lors de la réalisation de nos expérimentations. Dans ce projet, nous veillerons à ce que l'hébergement des animaux leur permettent d'avoir un enrichissement (paille, bois et coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les animaux seront hébergés à 5 individus par cage dans un local à température contrôlée avec un cycle lumière/obscurité de 12H00. Les souris auront libre accès à l'eau et à la nourriture. Nous serons aussi particulièrement vigilants à l'apparition de tout signe évocateur d'une souffrance animale. Les animaux seront scorés sur différents critères selon les grilles de score établies pour chaque procédure. En fonction du score, des mesures correctives pourront être prises afin d'améliorer le bien être de l'animal, ou une mise à mort sera décidée en cas de souffrance irrémédiable. Les injections intrapéritonéales seront réalisées par un expérimentateur maîtrisant la technique, en prenant soin d’alterner chaque jour le site d’injection (cadran inférieur gauche et droit de l’abdomen). Les souris subiront une anesthésie gazeuse avant les prélèvements sanguins. Le volume de sang prélevé sera minimisé à chaque prélèvement, ce qui permettra d’effectuer les analyses biochimiques nécessaires sans trop nuire à l’animal. Chez la souris, l'incision de la veine caudale avec une lame tranchante est recommandée pour ce type de prélèvements répétés. C’est donc la méthode que nous avons choisie.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour caractériser la biologie de PLA2R1 car l'existence d'une forme soluble circulante a été rapportée chez la souris. De plus, nous avons au laboratoire une lignée de souris déficientes pour le gène de mPLA2R1, qui nous permettra à la fois de valider nos outils de détection et de mesure de la forme soluble circulante de mPLA2R1, mais aussi de mieux comprendre sa fonction, par comparaison avec les souris sauvages. Nous avons développé une nouvelle lignée de souris exprimant hPLA2R1 dans les podocytes, afin de palier à l'absence d'expression endogène de mPLA2R1 dans les glomérules rénaux. Cette souris, qui nous permet de développer un modèle murin de GEM, nous permettra également d'avoir une meilleure compréhension de l'origine cellulaire et tissulaire de la forme circulante de PLA2R1 et en particulier la contribution de PLA2R1 podocytaire. Nous utiliserons des souris adultes de 5 mois, car la forme soluble circulante de mPLA2R1 a été observée dans le sérum de souris adultes jeunes. Pour notre projet, nous ne nous intéressons pas aux stades précoces de la vie de l'individu, ni à aux stades très avancés, la GEM se manifestant chez l'Homain à l'âge adulte (autour de 50 ans). Les souris PLA2R1 KO sont viables sans anomalies manifestes. Ces souris sont plus résistantes aux effets toxiques du lipopolysaccharide que les témoins, suggérant un rôle pour ce gène dans la progression du choc endotoxique. Elles sont aussi plus susceptibles de développer différentes tumeurs avec l'âge, à partir de 12 mois. Nous utiliserons des souris plus jeunes afin d'éviter ce problème. Les souris Podo-hPLA2R1 que nous utiliserons ont été obtenues au laboratoire et expriment la forme humaine de PLA2R1 à la surface de certains podocytes. Aucune anomalie particulière n'a été observée chez ses animaux (non publié).

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    • Troubles gastrointestinaux
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    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1440
Souffrances
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Devenir
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 1440

1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un régime alimentaire censé reproduire une maladie du foie liée à l'obésité leur inflige, selon le porteur, une forte inflammation, une fibrose, une perte de poids sévère et des difficultés à s'alimenter et se déplacer, en plus d'injections, de prises de sang et d'un gavage. L'objectif est de valider in vivo le rôle d'une protéine dans les complications hépatiques de l'obésité. Le porteur affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit les interactions entre foie, tissu adipeux et intestin, concluant que l'étude in vivo reste "indispensable".

Objectifs

L’obésité augmente le risque de développer un diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et s‘accompagne également de complications hépatiques. Ces complications sont fréquentes mais sous estimées en raison de leur évolution « silencieuse ». Ces altérations hépatiques vont d’un simple foie gras, avec ou sans inflammation, pouvant progresser jusqu’au cancer du foie. Malgré l'importance clinique de ces pathologies, aucun traitement pharmacologique efficace n’est actuellement disponible. La mise en place d’une inflammation chronique joue un rôle crucial dans le développement de ces maladies. Les cellules immunitaires sont impliquées dans les processus inflammatoires et ces cellules sont retrouvées, entre autres, dans des organes comme le tissu adipeux et l’intestin qui participent au développement des complications hépatiques. En particulier, dans ces maladies du foie, les fonctions de l’intestin sont dégradées et ceci contribue à l’activation des cellules immunitaires hépatiques. Notre objectif est comprendre comment ces cellules contribuent au développement des maladies du foie. Notre équipe de recherche s’intéresse à une protéine clef impliquée dans la régulation des fonctions des cellules immunitaires et dans la progression des maladies chroniques du foie. Par l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés n’exprimant pas cette protéine au sein de certaines cellules immunitaires et soumis à un régime alimentaire favorisant l’apparition des complications hépatiques, nous serons en mesure de démontrer son rôle et d'observer les conséquences biologiques lors de sa suppression au cours des complications hépatiques. De manière complémentaire, nous utiliserons des souris pour lesquelles une population de cellule immunitaire d'intérêt a été éliminée à l'aide d'un composé biologique nous permettant d'apprécier son influence sur le développement de la maladie du foie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider in vivo le rôle de notre protéine d'intérêt dans le contexte de complications hépatiques liées à l’obésité et d’autre part de décrypter les mécanismes physiopathologiques dans la mise en place et la progression des maladies chroniques du foie

Procédures

Les animaux seront soumis à deux prélèvements sanguins maximum. Ces prélèvements ne dureront pas plus d'une minute maximum. Des injections seront également effectuées pour étudier le rôle des cellules immunitaires.. Ces injections ne durent que quelques secondes et leur fréquence ne dépassera pas 7 injections au total sur 7 semaines d'expérimentation maximum. Une seule mise à jeun sera effectuée durant l'expérimentation d'une durée maximale de 4h ainsi qu'une seule administration orale de notre composé à l'aide d'une sonde gastrique.

Impact sur les animaux

Le présent projet comporte des contentions, injections intrapéritonéales et prises de sang à la queue qui sont des gestes induisant un léger inconfort ou une légère douleur chez les animaux. De plus, notre modèle alimentaire mimant la pathologie hépatique humaine conduit à une forte inflammation au niveau du foie ainsi que l'apparition d'une fibrose qui peuvent donc affecter l'état général de l'animal (perte de poids sévère, difficulté pour s'alimenter et se déplacer). Enfin, l'administration par voie orale de notre composé pour évaluer la perméabilité intestinale dans notre modèle peut aussi générer un stress chez l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure afin d'analyser la réponse immunitaire au sein des organes d'intérêt.

Remplacement

Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires immortalisées de nos cellules immunitaires d'intérêt. Ces lignées seront incubées en présence de lipides et de dérivés bactériens car ces composés permettent de mimer les mécanismes initiateurs responsables du développement des complications hépatiques in vivo au cours de l'obésité: afflux de lipides vers le foie provenant du dysfonctionnement du tissu adipeux et afflux de dérivés bactériens provenant du dysfonctionnement de l'intestin. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe. En effet, comme retranscrit précédemment, les interactions "foie-tissu adipeux" et "foie-intestin" contribuent à la progression et au développement des complications hépatiques associées à l'obésité. De plus, comme tout organe le foie est composé d'une multitude de cellules (hépatocytes, cellules endothéliales, cholangiocytes, immunitaires...) et il est, à l'heure actuelle, impossible de reproduire toutes les interactions mutuelles entre ces différents types cellulaires in vitro.

Réduction

Ce projet utilise un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes. Nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront reproduites une seconde fois pour confirmer la significativité statistique quand celle-ci est proche d'être atteinte lors du premier set d'expérience.

Raffinement

La mise en place de points limites précoces, prédictifs, adaptés (perte de poids, état général de la souris) et basés sur une observation détaillée des animaux au cours de l'expérimentation permettra de limiter la sévérité de celles-ci. Les souris seront hébergées selon les mesures réglementaires pour le raffinement : en groupe (6 souris par cage, ou 5 souris par cage si une des souris fait 30g ou plus) dans des cages enrichies (igloos, ouate, baguettes de bois à ronger). La surveillance quotidienne des animaux par les zootechniciens et nos surveillances régulières nous permettront d'identifier précocement tout signe de stress ou de souffrance afin d'appliquer les points limites.

Choix des espèces

La souris est une espèce très utilisée dans les études fondamentales et métaboliques. C’est une espèce facile à utiliser grâce à sa natalité importante. Notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet de pouvoir, dans la mesure du possible, extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir suffisamment de tissu biologique d'intérêt pour réaliser des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Les souris seront mises sous le régime alimentaire favorisant l'apparition de la maladie du foie à partir de 20 semaines d’âge ou lorsque le poids des souris atteint 30g.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 260
Souffrances
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260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules cancéreuses leur sont injectées dans la veine de la queue pour former des tumeurs dans les poumons, suivies de traitements, avant une mise à mort à treize ou dix-sept jours pour prélever les poumons. Le porteur indique que chaque poumon porte alors de cent à deux cents foyers tumoraux, qu'il affirme sans conséquence sur la vie des animaux au vu de son expérience. L'objectif est de confirmer in vivo une observation faite in vitro sur le recrutement de globules blancs, qu'il juge non transposable sans passer par l'animal entier.

Objectifs

NLRP3 est une protéine largement décrite pour ses fonctions dans l’inflammation, dans des globules blancs appelés myéloïdes. Nos données préliminaires obtenues d’autres globules blancs appelés lymphocytes, isolés de souris montrent que NLRP3 est présent dans ces cellules. En l’absence de NLRP3 ces globules blancs ont une activité anti-tumorale marquée contre différents types de tumeurs. L’absence de NLRP3 dans ces globules blancs semble impacter le recrutement de ces cellules au site tumoral. Grâce à des cellules isolées des tumeurs de souris déficientes pour NLRP3 nous avons pu observer une différence dans l’expression de certains récepteurs membranaires suspecter d’être impliqué dans le recrutement des globules blancs déficients pour NLRP3. Le récepteur appelé CXCR3 interagit avec 3 molécules ayant des effets différents. Différentes lignées tumorales sont capables de les produire. Nous avons validé in vitro la différence de recrutement. Au regard de ces résultats, nous souhaitons aujourd’hui valider ces observations in vivo. En effet, la complexité de la réponse immunitaire anti-tumorale est telle que les résultats obtenus in vitro ne sont pas suffisants pour affirmer que les mécanismes de recrutement des globules blancs identifiés in vitro sont transposables à un organisme entier et qu’ils pourraient servir de cible thérapeutique. Pour confirmer nos hypothèses in vivo, nous utiliserons des souris contrôles ou déficientes pour NLRP3 comme donneurs de globules blancs. Ces globules blancs seront injectés à des souris ayant de tumeurs au niveau pulmonaire. Ainsi, nous pourrons comparer le recrutement des globules blancs contrôles ou déficients pour NLRP3 dans des tumeurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : - apporter des connaissances nouvelles concernant NLRP3. - évaluer si NLRP3 pourrait être une cible thérapeutique ou un complément à l’immunothérapie

Procédures

Les injections de cellules seront réalisées en intra veineux sur souris anesthésiées par isoflurane (2 par souris, chaque injection dure quelques secondes). Les traitements par chimiothérapies seront réalisés en intra péritonéal sur souris vigiles (4 par souris, chaque injection dure quelques secondes). La mise à mort sera réalisée sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane.

Impact sur les animaux

Les tumeurs seront induites dans les poumons suite à une injection intra veineuse dans la veine caudale. Cet acte peut engendrer du stress chez l’animal car il doit être maintenu dans un système de contention. L’injection induit une douleur de faible intensité au site de l’injection. Les foyers tumoraux au niveau des poumons permettent d’obtenir des résultats plus clairs et de meilleure qualité. Les animaux seront mis à mort à J13 ou J17 post-injection des cellules tumorales. A ce stade, il y a entre 100 et 200 foyers tumoraux sur les poumons (d’environ 1mm de diamètre) et cela n’impacte pas la vie des animaux (nous avons plus de 10 ans d’expérience sur ces modèles).

Devenir

Les 260 souris seront toutes euthanasiées afin de prélever les poumons

Remplacement

Nous avons déjà réalisé un certain nombre d’expériences in vitro pour caractériser les différences entre les CD8 issus de souris C57Bl6 et les CD8 déficients pour NLRP3. Ceci nous a permis d’identifier des marqueurs d’intérêt et des phénomènes à explorer in vivo. Malheureusement, le recrutement au site tumoral et l’implication dans la réponse immunitaire antitumorale ne peuvent pas être appréhendés in vitro à l’heure actuelle car ce sont des mécanismes trop complexes qui font intervenir plusieurs acteurs cellulaires et moléculaires.

Réduction

Dans un souci de réduction et étant donné que nous voulons confirmer des résultats obtenus in vitro, les expériences ne seront réalisées que 2 fois avec 5 souris par groupes et par des personnes parfaitement formées aux gestes permettant d’optimiser la reproductibilité. De plus, chaque expérience sera accompagnée d’une analyse complète de l’infiltrat immunitaire afin de récolter un maximum d’informations sur les mêmes souris sans avoir besoin de recommencer les expériences (1 lobe pour l’analyse de l’infiltrat et 1 lobe pour les marquages). Enfin, un « go-no go » est appliqué à la fin de chaque phase du projet. En d’autre terme si les résultats de la phase n ne confirment pas l’hypothèse, la phase n+1 ne sera pas réalisée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Ils seront suivis 3 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.

Choix des espèces

Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales transgéniques disponibles pour l’expérimentation. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Des animaux de 6 à 8 semaines seront utilisés car leur système immunitaire est mature à cet âge.

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    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 496
Souffrances
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Devenir
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 496

496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué par injection de contenu intestinal ou par ligature et perforation du caecum, avec pose d'une sonde thermique et prélèvements sanguins quotidiens. Le porteur décrit une perte de poids, des diarrhées, une prostration et une activité sociale fortement altérée, l'hypothèse testée étant que la fièvre serait bénéfique. Il justifie le recours à l'animal par l'impossibilité de reproduire in vitro la complexité d'un organisme et présente ce contrôle fin de la température comme inédit.

Objectifs

Le choc septique est le dysfonctionnement des organes à la suited'une infection, impliquant une atteinte des vaisseaux sanguins et un changement de la température corporelle. Malgré les recherches et les travaux publiés ces dernières années, le rôle de la température sur ce dysfonctionnement est encore mal connu. Notre hypothèse est que la fièvre est bénéfique chez des souris atteintes d'infections. Dans ce projet, nous souhaitons contrôler la température pour étudier finement la dysfonction des organes lors d'un choc septique chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous permettre de mieux comprendre le rôle que joue la température dans l'évolution du choc septique, et pourrait aider les cliniciens à mieux prendre en charge la température chez les patients en choc septique.

Procédures

Les souris seront implantées avec des sondes thermiques en sous-cutanée sous anesthésie (2 minutes par souris). Un modèle de septicémie sera induit chez ces souris au niveau du péritoine, soit par injection de contenu caecal dans le péritoine (simple injection péritonéale), soit par ligature et perforation du caecum par chirurgie (3 minutes par souris). Puis les souirs seront placées sous surveillance. Un prélèvement sanguin quotidien sera réalisé durant les 48 premières heures après une courte anesthésie gazeuse, afin de suivre les paramètres sanguins au cours du temps. Les souris subiront une échographie cardiaque (5 minutes par souris) avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris subiront une échographie cardiaque avant la chirurgie et 7 et 28 jours post chirurgie. Les souris seront euthanasiées par excès d'anesthésie gazeuse lors de la fin de l'expérience, et les organes seront prélevés.

Impact sur les animaux

Les deux modèles sont associés à un un changement important de la température corporelle des souris, à une perte de poids, à des diarrhées possibles, à une prostration et à une activité sociale fortement alterée.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés « afin de prélever les organes et le sang nécessaires pour l'étude que nous menons

Remplacement

Afin de tester les mécanismes moléculaires, des expériences in vitro seront menées indépendamment. Néanmoins, le remplacement total par la culture cellulaire n'est pas possible à ce jour car les expériences in vitro ne rendent pas compte de l'immense complexité des intéractions moléculaires et physiologiques qui ont lieu dans un organisme comme l'homme ou la souris. Nous utilisons les modèles de péritonite afin de nous rapprocher au plus près des causes du choc septique chez l'homme, qui représentent la 1ere cause de mortalité dans le monde. A cet égard, aucune étude expérimentale chez l'animal n'a permis de contrôler finement la température corporelle dans un modèle de sepsis.

Réduction

Pour minimiser le nombre d'animaux, nous nous sommes basés sur des études préalablement publiées dans la littérature ainsi que sur des tests statistiques. Des résultats antérieurs fournissent des informations importantes concernant la mortalité, les modalités de modèles de sepsis, les temps d'étude etc. Ainsi, nous proposons d'utiliser 496 animaux au total. Cet effectif permettra d'approfondir les mécanismes de la septicémie en réponse à la température, tout en limitant l'étude.

Raffinement

Afin de minimiser le stress animal, les souris seront placées en groupe avec des éléments d’enrichissements comme des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification ainsi qu’un accès illimité à la nourriture et l’eau de boisson. Les animaux seront surveillés quotidiennement. La mise en place de nourriture humidifiée dans la cage sera faite une semaine avant le début du protocole pour éviter le stress. Nous mettrons en place une grille d'évaluation de la souffrance des souris pour suivre l'évolution de la maladie. Le poids, l'apparence, la conscience, l'activité physique, la réponse aux stimuli, les yeux, la respiration seront évalués pour suivre l’évolution de la maladie et intervenir par euthanasie lorsque les points limites seront atteints.

Choix des espèces

Pour notre étude, nous avons choisi la souris car les modèles de choc septique que nous utilisons sont largement décrits dans la littérature scientifique chez la souris. De plus, de nombreux souris génétiquement modifiées permettant l'étude des mécanismes pathologiques sont largement développés. Age adulte (2 à 3 mois). Nous utiliserons des souris adultes car les données de la littérature scientifique montrent que l'incidence de la péritonite est beaucoup plus importante chez l'adulte que chez l'enfant.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1877
Souffrances
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Devenir
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 1877

1 877 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance déclarés du léger au sévère. Jusqu'à 1 096 subissent une injection dans le cerveau sous anesthésie, d'autres des injections intra-utérines qui séparent les petits de leur mère, et plus de 300 une craniotomie suivie de la pose d'une fenêtre optique sur le crâne en deux chirurgies. L'objectif est de décrire l'anatomie et la fonction d'une population de neurones peu connue, une recherche fondamentale menée sur un effectif élevé. Le porteur indique vouloir ensuite transposer l'approche au primate non humain et affirme qu'aucun autre modèle ne reproduit le réseau neuronal du mammifère.

Objectifs

Un nombre croissant de résultats expérimentaux et cliniques supportent l’idée que le liquide cérébrospinal (LCS) représente un acteur majeur du système nerveux central (SNC). Malgré la présence d’une barrière contrôlant la diffusion de molécules du LCS, il existe au niveau du tronc cérébral et de la moelle épinière des cellules spécialisées, notamment des neurones au contact du LCS (Nc-LCS), qui permettent l’intégration des signaux circulant dans le LCS. Ces neurones présentent une morphologie et des propriétés fonctionnelles conservées chez tous les vertébrés. Ils expriment de manière sélective un canal appelé PKD2L1 qui confère aux Nc-LCS des propriétés sensorielles : il leur permettrait de détecter des variations de la composition et du flux du LCS, ainsi que de la courbure de la colonne vertébrale. Les Nc-LCS représenteraient ainsi un système sensoriel interne capable d’informer le SNC de son état physio-pathologique. Pour caractériser les propriétés de ces neurones et en comprendre la fonction, il est nécessaire de réaliser une analyse anatomique exhaustive de leur morphologie, de leur distribution et de caractériser leur connectivité le long de la moelle épinière.

Bénéfices attendus

Le projet déposé vise à caractériser au niveau anatomique et fonctionnel une population neuronale peu connue chez les mammifères. L’ensemble des données recueillies par notre étude permettra de caractériser les réseaux neuronaux dans lesquels les Nc-LCS sont insérés, ce qui est une étape cruciale pour mettre en évidence leur fonction chez le mammifère et démontrer si effectivement ils représentent un nouveau système sensoriel permettait au système nerveux central d’être informé de son état physio-pathologique. Les résultats ainsi obtenus ouvriront potentiellement de nouvelles pistes de recherche pour des voies thérapeutiques alternative via le LCS, lors de perturbations de l’état interne (position axiale, locomotion, inflammation, ou potentielle pathologie). Par ailleurs, nous souhaitons générer des modèles de souris génétiquement modifiée par l'utilisation d'infection virale. Cette approche permettra de nous affranchir de la génération de modèles animaux par croisement de plusieurs lignées génétiquement modifiées et par conséquent de limiter le nombre d'animaux devant être produits. D’autre part, nous anticipons également des bénéfices au niveau technologique puisque la validation de l’approche transgénique via le LCS développé dans notre modèle de souris pourra être transposée au modèle de primate non-humain pour lequel très peu d’information sur les propriétés anatomo-fonctionelle des Nc-LCS est disponible. Enfin, de manière plus large, ces mêmes approches d’infection via le LCS pourront être utilisées pour mener des analyses similaires pour d’autres projets et structures cérébrales.

Procédures

Selon les différentes expérimentations, les animaux pourront subir une injection intracérébroventriculaire sous anesthésie générale (environ 20 minutes d’anesthésie) pour un maximum de 1096 souris adultes ; ou une injection sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse pour un maximum de 289 animaux vigiles (procédure unique de 5 minutes) ; jusqu’à 15 souris gestantes pourront subir une injection intra-utérine ou intraveineuse (procédure de 5 minutes sur animal vigile), sur un maximumde 3 à 4 cycles de reproduction avec un délai de 4-5 semaines entre les interventions ; enfin jusqu’à 316 animaux anesthésiés seront soumis à une première intervention d’implatation d’un guide canule nécessitant une craniotomie (anesthésie générale de 30 minutes) suivi, après une période de récupération de 15 jours, d’une seconde intervention pour poser une fenêtre optique sur le crâne (anesthésie générale de 30 minutes) le jour de l’expérimentation, avec seuls 6 animaux réveillés mener une analyse comportementale.

Impact sur les animaux

Les interventions menées sur les animaux (injections sous-cutanées, intrapéritonéales, intraveineuses intracérébroventriculaires ou intra-utérine) sont susceptibles de générer des douleurs et stress post-opératoires qui conduiront à des modifications de l’apparence des animaux (facies, vibrisses, œil, poil et propreté) et de leur comportement (interactions sociales, posture, locomotion, alimentation, toilettage). Par ailleurs la séparation des petits de leur mère pendant la procédure et la chirurgie réalisée sont susceptibles de perturber le retour des petits à la mère et les soins qu’elle leur porterait. Enfin concernant les implantations de canule dans le crâne, il existe un risque de douleur intra- et post-opératoire accompagnées de possible déficit moteur voire paralysie lors de la préparation.

Devenir

L'objectif du projet est de caractériser au niveau anatomique et fonctionnel la connectivité de Nc-LCS et leur fonction chez la souris. Une grande partie de cette étude nécessite une approche histologique et d'enregistrements électrophysiologiques. Ces deux approches nécessitent le prélèvement des tissus neuronaux et par conséquent la mise à mort des animaux. Pour ce qui est des enregistrements réalisés in vivo chez l'animal anesthésié, ces-derniers nécessitent de vérifier en fin d'expérience la bonne localisation des canules d'injection et des lentilles optiques. Le animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation pour permettre ces vérifications.

Remplacement

L'étude que nous souhaitons mener vise à caractériser la physiologie et la connectivité d'une population neuronale peu connue chez le mammifère. Elle se base sur le développement de modèle de modèles transgéniques afin d’identifier spécifiquement nos neurones d’intérêt ou leurs partenaires, et ne peut pas être réalisée à l'aide de modèle alternatif dans la mesure où aucun autre modèle ne peut reproduire le réseau neuronal spinal physiologique du mammifère.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été estimé au plus juste pour permettre d’aboutir à des résultats fiables, tout en limitant le nombre d’animaux par la réalisation d’études préliminaires qui permettront de déterminer la procédure la plus efficace permettant le moins de perte. Le nombre d’animaux pourra être revu à la baisse en fonction de l’effet obtenu, si la puissance obtenue est suffisante avec un effectif inférieur. Par ailleurs, l’objectif de l’une des procédures est de valider une technique de génération d’animaux transgéniques, qui permettrait de réduire au maximum le nombre d’individus nécessaires à la production des animaux d’expérimentation par rapport à ceux obtenus par croisement.

Raffinement

Nous veillons à développer des procédures d'expérimentation limitant le stress, l'angoisse, toute souffrance animale et ainsi assurer le bien-être des animaux. Les animaux sont donc manipulés dans des endroits calmes, par des manipulateurs expérimentés, dans des cages contenant de la litière de leur cage d’hébergement. La stimulation de leur curiosité et le maintien des relations sociales sont également pris en compte (animaux maintenus en groupe, enrichissement de l’environnement avec des morceaux de bois, du carton, des tunnels). Chaque fois que possible, afin de réduire au minimum les répercussions individuelles sur le bien-être animal, nous réaliserons des études pilotes qui permettront d’optimiser les gestes chirurgicaux et les approches expérimentales. Pour les protocoles de chirurgie, un traitement analgésique préopératoire sera réalisé pour anticiper toute douleur. Ils recevront un traitement anti-inflammatoire et antalgique post-opératoire et nous veillerons à leur assurer des conditions de réveil et de récupération optimales. Une observation journalière permettra de définir les points limites qui sont basés notamment sur l’apparence, la posture et le comportement. Le raffinement de nos procédures est basé sur des points limites établis à partir d'une grille de score. Enfin le génotypage sur prélèvement pileux a été développé pour éviter toute nuisance d’une biopsie de queue.

Choix des espèces

Nous disposons de modèles de souris transgéniques permettant de cibler les populations neuronales d’intérêt. Grâce à ces lignées, il est possible de générer un ensemble de modèles transgéniques chez la souris qui permettront de visualiser, de manipuler ou d’enregistrer l’activité sélectivement dans ces populations. L’utilisation d’un modèle de souris est la seule permettant de mener à bien le projet proposé. D’une manière générale, les jeunes animaux de moins de 2 semaines sont les plus adaptés pour la survie in vitro des populations neuronales étudiées. Mais pour certaines procédures, du fait des périodes d’incubation nécessaires après les injections et parce que techniquement plus facile, les injections devront être réalisées in utéro pour que les études finales puissent être menées sur des animaux jeune-adultes (environ 4 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 280
Souffrances
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▲ 280
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Devenir
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 280

280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par un cytomégalovirus, reçoivent jusqu'à six injections et deux irradiations aux rayons X, avant prélèvement des organes. Le porteur indique que les effets de l'irradiation, stress, douleur et baisse d'alimentation, ne pourront pas être atténués par un analgésique, celui-ci modifiant les réponses immunitaires étudiées. Il décrit une grille de score de la douleur menant à l'euthanasie au-delà d'un seuil et présente la souris comme le "modèle de référence en immunologie".

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier les mécanismes contrôlant la génération et le renouvellement de cellules du système immunitaire au cours d’une infection virale : les cellules innées lymphoïdes de type 1 (ILC1). Les ILC1 jouent un rôle important dans le contrôle précoce d’une infection virale et du développement tumoral. Cette efficacité repose sur le développement de fonctions effectrices adéquates, mais également sur le maintien, l’expansion, et le renouvellement du nombre de cellules effectrices disponibles. Notre laboratoire étudie le développement des cellules du système immunitaire à l’état basal, notamment des ILC1, dans le but d’identifier des cibles thérapeutiques permettant de moduler l’activité de ces populations cellulaires. Nous souhaitons maintenant étudier les mécanismes contrôlant la taille de la population d’ILC1 en conditions pathologiques. Pour mener cette étude nous utiliserons le modèle classique et couramment utilisé d’infection par le cytomégalovirus murin (MCMV), bien caractérisé sur le plan physiopathologique.

Bénéfices attendus

Les données obtenues dans le cadre de ce projet vont générer des retombées importantes dans plusieurs domaines. En termes de recherche fondamentale, elles vont permettre d’approfondir nos connaissances sur le développement de ce lignage cellulaire. Elles vont également nous fournir de précieux éléments nécessaires à la compréhension de la réponse immunitaire. En termes de recherche appliquée, ce projet s’inscrit dans le cadre de travaux visant à identifier de nouvelles cibles (cellulaires et/ou moléculaires) dont l’activité pourrait être manipulée à des fins thérapeutiques, tels que le développement de vaccins ou de traitements anticancéreux.

Procédures

Selon la procédure expérimentale, les animaux pourront recevoir une injection intraveineuse, plusieurs injections intra-péritonéales (jusqu'à 6 dans le cas d'un traitement au tamoxifène et d'une infection), être soumises à un prélévment de sang, et à 2 irradiations aux rayons X de 3.5 Gy chacune. Les injections et prélèvements intraveineux sont réalisés sous anesthésie générale. Le temps total de manipulation d’une souris ne dépasse pas 5 minutes. 80 animaux auront 1 injection intraveineuse et 1 prélèvement de sang. Les injections intrapéritonéales sont réalisées sur animaux vigiles. Le temps de manipulation d’une souris ne dépasse pas 1 minute. La totalité des animaux (280) recevront entre 1 et 6 injections. Le temps de manipulation nécessaire à une irradiation au rayon X (comprenant l’irradiation elle-même) ne dépasse quelques dizaines de minutes. Les 2 irradiations sont espacées de 6h. 80 animaux suivront ce traitement.

Impact sur les animaux

Stress lié à la manipulation. Douleurs ponctuelles liées aux injections. Stress, douleur et altération de l’alimentation suite à une irradiation (< 2 semaines). Ces effets ne pourront être atténués par un traitement analgésique. Les analgésiques modifient les réponses immunitaires antivirales et peuvent influer sur l’histoire naturelle de la maladie, donc sur la finalité expérimentale. Il est important de noter ici que bien que certaines procédures incluent l’utilisation de produits référencés comme toxiques (tamoxifène et toxine diphtérique (DT)), ou des infections virales (MCMV), mais leur utilisation et/ou mise en œuvre n’ont pas de conséquences attendues sur le bien-être animal dans les conditions utilisées dans ce projet.

Devenir

Toutes les procédures utilisées dans ce projet aboutissent à des prélèvements d'organes, et par conséquent à la mise à mort de la totalité des animaux

Remplacement

La multiplicité des populations cellulaires impliquées, le rôle de multiples tissus et structures tissulaires, ainsi que la complexité des interactions cellulaires et moléculaires dans le temps et l’espace, ne permettent pas le recours à des modèles in vitro pour l’étude du développement de la réponse immunitaire. Le recours à un modèle animal est donc essentiel à la réalisation de notre projet de recherche.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux requis pour ce projet : i) une étude préalable de la littérature a été réalisée pour éviter le recours à des expériences de mise au point, ii) nous utilisons des modèles de souris congéniques réduisant considérablement la variabilité inter-individus. L'utilisation de modèles statistiques applicables à des petits échantillons nous permettra d'évaluer la significativité et la robustesse des résultats sur des groupes d’animaux restreints et un faible nombre de répétitions, iii) nous utiliserons des techniques d’analyses à haut et très haut débits afin de maximiser l’acquisition de données pour chaque expérience.

Raffinement

Les souris seront élevées dans des animaleries conventionnelles et de niveau 3, exemptes d'organismes pathogènes spécifiques (EOPS). Les animaux seront gardés tant que possible en groupes sociaux stables formés d’individus compatibles (jusqu’à 5 animaux/cage), et une période d’acclimatation d’une semaine sera respectée avant leur entrée dans les procédures. Ils disposeront d’un environnement enrichi incluant du matériel pour confectionner des nids et des dômes protecteurs. Les doses infectieuses utilisées seront des doses non-létales n’entraînant pas de signes de souffrance chez des souris de type sauvage (contrôles). Toutefois, certains animaux génétiquement modifiés sont plus sensibles aux infections. Pour les procédures où ces animaux seront utilisés, l’accès à la nourriture et à l’eau sera favorisé en positionnant de la nourriture humidifiée au fond de la cage. Il ne sera pas possible de remédier à leur souffrance dans la mesure où les analgésiques modifient également les réponses immunitaires étudiées, et donc, influent sur l’histoire naturelle de la maladie et sur la finalité expérimentale. Cependant, dans toutes les procédures décrites, une grille d’évaluation de la douleur sera appliquée (ci dessous) pour détecter, quantifier et suivre tout signe de souffrance, stress et anxiété relatifs à l’expérimentation en cours. Tout animal dépassant un niveau modéré sera immédiatement euthanasié. Perte de poids : 0 à 10% = +1, 10 à 20% = +2, >20% = +11. Apparence physique : normale = 0, absence de toilettage, signes de barbering et perte de poils = +1, pelage hirsute, lésions de peau minimes peu évolutives, écoulement oculo-nasal = +2, pelage très ébouriffé, lésions de peau évolutives, dos rond, yeux mi-clos = +3. Modification du comportement non provoqué (à distance) : normal = 0, changement mineurs, boiterie, hyperactivité = +1, mobilité réduite, isolement, léthargie = +2, automutilation, prostration, tremblements = +3. Modification du comportement après stimulation (à la manipulation) : normal = 0, prostration transitoire = +1, tremblements ou convulsions intermittents = +2, tremblements ou convulsions persistants = +3. Masses : aucune = 0, petite, non évolutive, sans gêne associée = +1, grosse, modérément ulcérée = +2, nombreuses, évolutives, largement ulcérée, gêne la marche ou l'alimentation = +3. Score total 10 : euthanasie

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de référence en immunologie. Le choix de ce modèle repose sur la proximité de son système immunitaire avec celui de l’homme, les conditions d’élevage peu coûteuses, un temps de génération court, ainsi qu’un nombre important d’individus par portée. La facilité et la rapidité de génération de souches mutantes, la très large disponibilité de souches mutantes préexistantes, le très grand nombre d’outils et de techniques d’analyses dédiées permettent également de limiter le nombre d’animaux nécessaire à un projet. Notre projet utilisera des souris adultes âgées de 6 à 15 semaines ayant un système immunitaire mature. Pour réaliser des chimères hématopoïétiques à l’aide de cellules souches de foie fœtal nous utiliserons des fœtus dans le dernier tiers de gestation, au stade embryonnaire 18.5 (e18.5). A ce stade, le foie contient des cellules souches spécifiques n’étant pas retrouvées chez des souris adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de mélanome humain leur sont greffées sous anesthésie, chaque souris recevant une greffe sur les deux flancs, puis la tumeur est mesurée deux fois par semaine jusqu'à la mise à mort et le prélèvement. Le porteur reconnaît que les souris développeront une pathologie tumorale potentiellement grave, mais qualifie le suivi de non invasif. Il présente le passage à l'animal comme une "étape indispensable" après des travaux in vitro, seul un organisme entier permettant selon lui de conclure sur la fonction des gènes étudiés.

Objectifs

Le mélanome est le cancer de la peau le moins fréquent mais le plus agressif qui ne cesse d’augmenter depuis ces dernières années. Il est dû à une transformation et à une croissance anormale des cellules de la peau. Malgré l’apparition de nouveaux traitements augmentant de façon significative la survie chez certains patients, en particulier les thérapies ciblées et les immunothérapies, ces cancers demeurent un défi majeur pour la recherche du fait de l’apparition de résistances suite à ces traitements. C’est pour cela qu’un retour aux questions fondamentales concernant la compréhension du développement de la maladie est nécessaire en vue d’envisager d’autres angles d’attaque thérapeutiques. Nos études préalables in vitro sur des modèles simplifiés de cellules en culture montrent que la protéine, que nous étudions dans notre laboratoire, a un rôle de suppresseur de tumeur dans les mélanocytes et que son expression empêche ainsi la transformation tumorale. De plus, nous avons identifié l’interacteur principal de cette protéine, qui est nécessaire à sa fonction suppresseur de tumeur. Cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que la formation d’une tumeur. L’objectif de notre projet est donc de valider l’implication de ces protéines au niveau de la transformation tumorale dans le contexte d’un organisme entier, avec toute la complexité inhérente des interactions cellulaires et moléculaires des organismes. De façon plus globale, cette étude permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur les processus cellulaires mis en place dans le mélanome. Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode satisfaisante qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

La transformation cellulaire est un phénomène complexe. Elle fait appel à des processus cellulaires autonomes et non cellulaires autonomes, c’est-à-dire qui impliquent des interactions avec l’environnement cellulaire proche et distal, ainsi que des interactions complexes avec les cellules immunitaires. Dans ces conditions, seules des expériences réalisées dans un organisme auront une relevance pour conclure sur la fonction in vivo des gènes/protéines étudiées. De façon plus globale, cette étude permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur les processus cellulaires mis en place dans le mélanome.

Procédures

Une transplantation de cellules cancéreuses nécessitant une anesthésie (15 minutes/souris) sera réalisée une fois au début de l’expérimentation. Les mesures du volume de la tumeur et les pesées (5 minutes/souris) seront effectuées 2 fois par semaine pour suivre l’évolution de la maladie sans geste invasif. Les souris feront l’objet d’un suivi quotidien pour estimer au mieux leur état physiologique global. Ce suivi prendra maximum 1 minute par souris.

Impact sur les animaux

Les souris transplantées avec des cellules cancéreuses développeront une pathologie tumorale potentiellement grave. L'anesthésie constituera une nuisance sur les animaux. L'ensemble des manipulations, ainsi que les pesées peuvent être source d'angoisse.

Devenir

Tous les animaux à l'issue de la procédure seront euthanasiés. Après la mise à mort des souris, les tumeurs seront prélevées et pesées. Une partie sera analysée pour mieux cerner les acteurs impliqués dans la tumeur grâce à des expériences de biologie moléculaire et de biochimie et une autre partie sera mise en présence d’un fixateur pour faire des coupes dans le tissu tumoral et réaliser des analyses immuno-histochimiques : différents marquages pour étudier la prolifération, la mort cellulaire et la différenciation mélanocytaire.

Remplacement

Notre projet se fera dans la continuité des études que nous avons réalisées in vitro. Le passage au modèle in vivo est une étape indispensable pour reproduire d’un point de vue phénoménologique tout ce qu’implique le développement tumoral. Seules des expériences réalisées dans un organisme auront une relevance pour conclure sur la fonction in vivo des gènes/protéines étudiées. Nous choisirons des modèles chez la souris, simples et exhaustivement décrits dans la littérature.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux génétiquement modifiés issus de nos propres élevages, des animaux des deux sexes seront utilisés. Le sexe sera choisi en fonction du nombre d'animaux nécessaires et disponibles par cohorte. De plus, lorsque cela est possible, la mutualisation de groupes contrôles sera réalisé. Pour minimiser le nombre d’animaux et pour diminuer la variabilité inter-individu, chaque souris subira une transplantation bilatérale (sur chacun des flancs) de cellules tumorales, le nombre d’animaux étant limité au minimum nécessaire pour permettre de fournir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; éclairage artificiel : 12h jour / 12h nuit). De plus, ils seront hébergés en confinement adapté à la stabulation de lignées murines immunodéprimées (cages individuellement ventilées). La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et coton pour nidification), et maintien des animaux en groupes de 3-5 afin de respecter leur instinct grégaire. De même, les expérimentations seront débutées au plus tôt 7 jours après réception des souris au sein de la zone d’expérimentation pour permettre leur acclimatation. Les greffes de cellules seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Le suivi du développement tumoral se fera au cours du temps de manière non invasive à l’aide d’un pied à coulisse. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. Dès l’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance, nous choisirons l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.

Choix des espèces

La xénogreffe désigne la transplantation d'un greffon d’un individu d’une espèce donnée chez un individu hôte d’une espèce différente. Ainsi, un contexte immunitaire permissif est essentiel pour favoriser la prise de greffe de cellules tumorales humaines et éviter la réaction de l’hôte vis-à-vis du greffon. Dans ce contexte, les lignées de souris immunodéprimées sont les modèles les plus couramment utilisés et très bien documentés dans la littérature dans le cadre d’études réalisées à partir de xénogreffes de cellules tumorales humaines. . Concernant les stades de développement, nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de cellules tumorales, c’est à dire des souris « jeunes adultes » âgées de 6 à 12 semaines au moment de la greffe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
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Devenir
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 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une chirurgie du cerveau sous anesthésie pour y injecter des virus, d'autres un jeûne de 24 heures, des injections répétées et un régime gras destiné à les rendre obèses, afin d'étudier le rôle d'une protéine dans la prise alimentaire. Le porteur décrit la découverte récente d'un gène jusque-là inconnu et renvoie les applications contre l'obésité et le diabète à un horizon lointain. Il affirme avoir déjà validé son approche in vitro mais conclut au "besoin" de la souris, seule à réunir les organes en jeu dans la régulation énergétique.

Objectifs

Le maintien de la balance énergétique dépend de l'équilibre entre les apports et les dépenses énergétiques. Il existe des systèmes de régulation de la prise alimentaire qui permettent un équilibre entre les apports énergétiques, les dépenses et le maintien du poids corporel autour d'une constante. Une dérégulation du système peut conduire à l'obésité et aux maladies métaboliques qui lui sont fortement associées comme le diabète. Nous avons récemment mis en évidence une fonction inattendue d’une protéine dans la régulation de l’appétit. Nos données mettent en évidence le rôle d’un variant génétique associé au diabète de type 2. Toutefois le mécanisme moléculaire sous-jacent à cette découverte reste incomplet. Nous avons récemment identifié un nouveau gène jusqu’alors inconnu qui pourrait contribuer à la régulation de l’appétit chez la souris. Nos données préliminaires confirment que cette nouvelle cible pourrait représenter un nouveau mécanisme favorisant l'obésité. Par conséquent, ce projet vise à comprendre comment cette protéine est impliquée dans l’homéostasie énergétique.

Bénéfices attendus

Au cours de la dernière décennie, l'humanité a été confrontée à une épidémie d'obésité et de Diabète de type 2 (DT2) en rapide augmentation. Le nombre de sujets touchés continue d'augmenter dans les économies de marché établies. Plus important encore, la propagation de l'épidémie est encore plus spectaculaire dans les économies émergentes et en développement très peuplées. Le mode de vie sédentaire et la suralimentation, caractéristiques de notre société moderne, expliquent cette propagation épidémique de la maladie. Une approche simple consisterait donc à adapter les habitudes personnelles en conséquence. Malheureusement, cette approche ne fonctionne que pour un petit sous-ensemble de la population, car elle exige une maîtrise de soi très forte et n'est pas suffisante lorsque le diabète est déjà apparent. Si d'énormes efforts de recherche ont été déployés pour élucider et cibler les pathomécanismes de l'obésité et du DT2, le tableau est encore loin d'être complet. Par conséquent, de nouvelles perspectives de recherche menant à des approches thérapeutiques sont fortement demandées pour prévenir les énormes coûts de santé et les conséquences négatives du mode de vie moderne. Notre étude se concentre sur un rôle potentiel d'une nouvelle protéine clé dans la régulation neuronale de la prise alimentaire et du comportement alimentaire. Cette étude est pertinente et innovante pour plusieurs raisons. Nous avons déjà montré le rôle spécifique de cette voie de signalisation dans le contrôle de la prise alimentaire, une fonction qui n'avait jamais été mise en avant jusqu’à présent. Comme le contrôle de la prise alimentaire est très complexe, les expériences suggérées sont conçues pour explorer davantage le mécanisme moléculaire impliqué dans la prise alimentaire et le gain de poids. Cette étude nous permettra de déterminer si cette protéine jusqu'alors inconnue est une nouvelle cible thérapeutique dans l’obésité.

Procédures

320 animaux subiront, sous anesthésie générale, une chirurgie stéréotaxique afin d’injecter des adénovirus associés dans une zone particulière du cerveau. La durée de la chirurgie, de l’induction de l’anesthésie au réveil, est 1h – 1h30. Les 320 animaux (+160 pas de stéréotaxie) seront soumis à des tests métaboliques (1 test par semaine - 2 tests prévus). Pour chaque test ils subiront 4 injections IP (1inj/jour pendant 4 jours - durée 10 sec/inj). 240 souris seront soumises à un régime enrichi en gras qui entrainera une prise de poids.

Impact sur les animaux

La chirurgie stéréotaxique est utilisée pour délivrer des vecteurs viraux (adénovirus associés) dans une zone particulière du cerveau. Ces vecteurs permettront l'expression de notre protéine d'intérêt ou shRNA. La chirurgie pourrait provoquer une réaction inflammatoire locale post- chirurgicale. Différents tests métaboliques sont décrits dans ce projet: Le premier est un test de sensibilité à la ghréline (hormone de la faim). Une habituation des animaux sera nécessaire. Pour ce faire, une injection IP de NaCl 0.9% sera réalisée quotidiennement pendant 3 jours. Le jour du test les animaux subiront une injection IP de ghréline qui stimulera leur appétit. Le deuxième est un test de réalimentation après un jeûne de 24H. L'effet de la mise à jeun sera la stimulation de leur appétit et une perte de poids passagère. Une diète riche en gras pour créer un environnement obésogène sera mis en place chez les souris, ce qui peut créer un inconfort chez les souris. Pour les expériences nécessitant la mesure de la prise alimentaire, les souris seront individualisées dans les cages.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études histologiques.

Remplacement

Toutes les validations experimentales in vitro ont été réalisées. Nous avons ainsi apporté la preuve de concept in vitro que notre approche expérimentale fonctionne. Pour tester nos hypothèses, nous avons besoin de la souris. En effet, la régulation de l'homéostasie énergétique nécessite la participation de plusieurs organes interdépendants (foie, îlots de Langerhans dans le pancréas, muscles, tissus adipeux, cerveau). Ces mécanismes de régulation ne sont présents que dans des organismes complexes tels que la souris.

Réduction

Nous utiliserons un total de 480 animaux. Le nombre d’animaux testés dans chaque expérience nous permettra une comparaison statistique adaptée entre les différents groupes tout en tenant compte des impératifs de réduction. Par ailleurs, toujours par souci de réduction, plusieurs procédures expérimentales (avec un temps de récupération adaptée pour les animaux) seront réalisées chez les mêmes cohortes de souris.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages avec un enrichissement essentiel pour leur bien-être (Coton + Carton). La litière des animaux est remplacée une fois par semaine. Le stress lié aux procédures nécessitant l'isolement des animaux sera diminué par l'usage de cages transparentes rendant leurs congénères visibles. L'usage d'anesthésique et d'analgésique sera systématique pour les chirurgies stéréotaxiques potentiellement douloureuses. L'habituation des souris à l'opérateur aura systématiquement lieu quelques jours avant l'expérience par du personnel qualifié afin d’éviter le stress lié à la manipulation des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié pour prendre les mesures appropriées en cas d'apparition de signes d'inconfort ou de douleur après avis vétérinaire. Des points limites seront déterminés pour éviter toute souffrance animale. Les injections stéréotaxiques seront réalisées par une personne détentrice d'une formation en chirugie et formée spécifiquement à cet acte chirurgical.

Choix des espèces

Pour l'étude du métabolisme, la souris est un modèle animal déjà validé. D’autre part, l’utilisation des souris se justifie également par l’existence de lignées génétiquement modifiées. Les chirurgies stéréotaxiques pour l'injection des AAVs seront réalisées chez des animaux âgés de 18 semaines, stade auquel toutes les structures cérébrales sont pleinement développées. Les animaux seront nourris avec de la nourriture riche en gras dès l'âge de 5 semaines afin de favoriser une prise de poids optimale

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1080
Souffrances
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▲ 1080
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Devenir
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 1080

1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées puis greffées avec de la moelle osseuse, reçoivent des cellules tumorales ou un agent favorisant les tumeurs suivi d'un irritant de l'intestin dans l'eau de boisson, la croissance des tumeurs étant mesurée jusqu'à la fin. L'objet est de comprendre l'épuisement des défenses immunitaires face au cancer, l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques restant au conditionnel. Le porteur affirme que le microenvironnement tumoral ne peut être reproduit in vitro, ce qui l'oblige à recourir aux souris.

Objectifs

Chez l’homme, les réponses immunitaires anti-tumorales sont souvent inefficaces. Cela est notamment dû au développement d’un épuisement des réponses immunitaires (aussi appelé exhaustion). Il a été montré que certaines protéines sécrétées en contexte inflammatoire contribuaient au développement d’une exhaustion des globules blancs au cours du vieillissement. Au regard de ces résultats, nous souhaiterions déterminer le rôle de ces protéines sur l'exhaustion des réponses immunitaires dans le cadre du cancer.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de préciser le rôle de ces protéines inflammatoires sur les acteurs de la réponses anti-tumorale, notamment sur leur fonction. In fine, ce projet pourrait aboutir à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques permettant d'améliorer les réponses anti-tumorales et le traitement de certains cancers.

Procédures

Irradiation (4 minutes par souris), une injection intraveineuse rétro-orbitaire de cellules de moelle osseuse sous anesthésie générale (15 sec/souris). Pour certaines souris, une injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (15 sec/souris) ou alternativement une injection intrapéritonéale d'une substance favorisant le développement de tumeurs (15 sec/souris) suivi de l'ingestion d'un irritant de l'intestin via l'eau de boisson pendant 3 cycles de 5 jours toutes les 2 semaines. Mesure de la croissance tumorale à l'aide d'un pied à coulisse trois fois par semaine (30 sec/souris) jusqu'à fin de l'expérimentation ou mesure de la croissance tumorale par échographie sous anesthésie générale toutes les deux semaines pendant 2 mois (5 minutes par souris).

Impact sur les animaux

L'irradiation peut occasionner une souffrance en cas de mauvaise reconstitution des cellules de la moelle osseuse. L'injection intraveineuse, l'injection intrapéritonéale et l'injection sous-cutanée de tumeurs peut entraîner un stress ou une douleur de courte durée chez les animaux. La croissance tumorale peut occasionner un stress, une gêne ou des douleurs aux animaux. L'irritant colique peut entraîner une perte de poids et une souffrance des animaux. Enfin la manipulation des souris pour mesurer les tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse ou les échographies peuvent également induire un stress chez les animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort afin de prélever les organes et la tumeur pour analyser les cellules immunitaires et l'expression de plusieurs protéines d'intérêt.

Remplacement

La complexité inhérente au microenvironnement tumoral ne permet pas de récapituler les évènements immunologiques impliqués dans des systèmes in vitro, obligeant à utiliser l’expérimentation animale. Les hypothèses testées chez l'animal ont préalablement été testées dans des systèmes in vitro et en se basant sur des données publiées de la littérature.

Réduction

Les effectifs ont été déterminés et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés. L'utilisation de l'imagerie permet une surveillance non invasive de la croissance tumorale au niveau du tube digestif en évitant la mise à mort séquentielle d'animaux. Chaque animal chimère permet d'analyser les cellules de deux génotypes différents au sein d'un même animal.

Raffinement

Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Tous les gestes invasifs réalisés sur les animaux seront faits sous anesthésie générale. Des points-limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. L’état général des animaux sera suivi de manière quotidienne par le personnel qualifié de l'animalerie et très régulièrement par le responsable du projet (pesée et surveillance deux fois par semaine après l'irradiation, mesure de la croissance tumorale trois fois par semaine après l'injection de cellules tumorales, suivi régulier par échographie pour certains animaux).

Choix des espèces

La souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier le développement tumoral. En effet, de nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. De plus, la disponibilité de modèles de souris transgéniques nous permet d'étudier le rôle de certaines voies de signalisation dans le développement tumoral. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche sur ce modèle animal. Souris adultes de 8 à 14 semaines car il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour étudier le développement tumoral.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 3615
Souffrances
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▲ -
▲ 3615
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Devenir
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 3615

3 615 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections d'antigènes combinés à un adjuvant, dont l'adjuvant complet de Freund qui peut provoquer ulcérations et fièvre, puis des prises de sang répétées, à raison de deux lapins par protocole pour 1 590 protocoles. Il s'agit d'une production commerciale d'anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche publiques et privées, non d'une étude scientifique. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace pour cette production et écarte les banques d'anticorps existantes au nom du temps et du budget.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation de substances médicamenteuses. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe. Afin de répondre aux besoins exprimés par différentes équipes de recherche, 1590 protocoles sont envisagés.

Procédures

Injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) Prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en sous-cutanée couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'acépromazine, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 85
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 36
▲ 39
Devenir
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 -
 85

85 souris vont être utilisées, toutes tuées en fin de protocole, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Les souris mutantes reproduisent la maladie de Menkès et meurent en trois à cinq semaines sans traitement, par rupture ou anévrisme de l'aorte, tandis que mères et petits reçoivent des injections cinq jours sur sept et passent sept à huit tests neurocomportementaux. Le porteur vise un médicament capable de traiter des enfants à l'espérance de vie très réduite, bénéfice qu'il présente comme une restauration des fonctions. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne convient puisque le projet porte sur l'allongement de la survie de l'animal malade.

Objectifs

La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un déficit d’un transporteur cellulaire du cuivre (ATP7A) au niveau des barrières intestinales, placentaires et hémato-méningées. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant alors des déficits multi systémiques et un décès dans les premières années de vie. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et hémato-méningées est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion inter et intracellulaire augmentée grâce à leur faible taille (

Bénéfices attendus

Chez les animaux malades traités avec le Transporteur synthétique de cuivre : 1) Restauration des fonctions altérées 2) Restaurations des fonctions cognitives principales 3) Amélioration de la survie L'objectif de ce projet est de développer un médicament capable de soigner des enfants porteurs de la mutation et qui ont une espérance de vie très réduite.a

Procédures

1/ Injections sous cutanées répétées de médicament ou de son équivalent dépourvu de principe actif (véhicule) 5 jours sur 7 au cours de la gestation jusqu’à la mise bas - Injections sous cutanées répétées de médicament ou de son équivalent dépourvu de principe actif (véhicule) 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J38 pour les mâles descendants et porteurs de la maladie. 2/ Tests neurocomportementaux au nombre de 7 allant de J3 à J38 pour les souris mâles malades.

Impact sur les animaux

Chez les animaux malades non traités avec le TSC : défauts de croissance et difficultés d'alimentation, risque de mort des animaux non traités par rupture/anévrismes aortiques. Chez les animaux malades traités avec le TSC, une toxicité liée au produit peut apparaitre mais cela n'a encore jamais été observé dans les études que nous menons depuis juillet 2020. Des études de recherche de toxicité in vitro sur cellules hépatocytaires ainsi que des études anatomopathologiques sur reins ont été effectués et n’ont montré aucune toxicité.

Devenir

L’ensemble des animaux du protocole (85 animaux) seront gardés en vie après chaque procédure et ce jusqu’à la fin du protocole (fixé à J56 d’âge) afin de suivre l’évolution des animaux malades en réponse au traitement médicamenteux. L’âge de survie des animaux mutants non traités ou traités avec un placebo est compris entre 3 et 5 semaines d’âge. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et tous les organes d'intérêt seront rapidement prélevés et conditionnés afin de réaliser des analyses biochimiques, enzymologiques et anatomopathologiques.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative d’approche in vitro car le projet porte sur l’étude de l’allongement de la durée de vie et l’amélioration du comportement de l’animal porteur de la maladie de Menkès en fonction de la réponse au traitement.

Réduction

L’étude complète prévoit la génération de 13 animaux mâles par groupe pour tenir compte du taux de mortalité élevé liée à la pathologie touchant seulement les mâles, mais s’arrêtera dès que les tests comportementaux seront réalisés sur 10 souris par groupe : donc un minimum de 70 (maximum 85) souris de laboratoire, réparties en 7 groupes de 10 mâles dont 2 groupes de 10 souris saines (sauvages) et 5 groupes de 10 souris mutantes (hémizygotes) seront utilisés jusqu’à l’âge de 2 mois. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales (2 procédures seront appliquées : la gestion de la lignée mutante qui présente un phénotype dommageable pour l’animal, l’injection du TSC en sous-cutanée répétée 5 fois par semaine avec 8 tests pour l’étude comportementale) auront lieu dans l’animalerie, dans un environnement sécurisant pour l’animal. Tout au long de leur vie, les souris ne sont jamais isolées et vivent dans un environnement comportant des éléments d’enrichissement de type buchette ou papier de nidification. Une démarche d’estimation et suppression de la douleur est mise en place : différents éléments cliniques sont évalués chez l’animal afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des organes prélevés pour permettre des analyses biochimiques, enzymologiques et anatomopathologiques.

Choix des espèces

La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant l'étude de cette maladie génétique, et il mime parfaitement la pathologie car nous observons chez la souris les mêmes symptômes que ceux rencontrés chez l'homme. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire le lien avec d’autres modèles transgéniques murins d’autres maladies métaboliques liées à des troubles du métabolisme des oligo-éléments. Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J56, correspondant à la fin du dernier test comportemental. En effet, durant cette période nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur l’évolution de l’activité neurocomportementale des animaux en réponse au traitement médicamenteux.

Etude de la personnalité chez la poule pondeuse

(NTS-FR-549457v1 – 04/09/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 120
 -
 80

200 poules pondeuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 80 d'entre elles tuées pour l'étude de leur cerveau et 120 replacées ensuite. Elles sont exposées un mois à une lumière faible et à un remaniement de groupe, le picage étudié pouvant occasionner des blessures entre individus. L'objet est de repérer des traits de comportement liés au picage pour fournir aux éleveurs une grille d'identification des poules prédisposées. Le porteur situe ce travail face à l'épointage du bec, pratique qu'il décrit lui-même comme douloureuse et "de plus en plus controversée", et affirme qu'aucun système alternatif ne permet d'étudier le comportement.

Objectifs

Les poules sont des animaux pour qui l’exploration de l’environnement, à la fois physique et social, consiste en une de leurs activités journalières principales. A l’aide de leur bec, en picorant, les poules peuvent mieux connaître leur environnement et interagir avec leurs congénères. Toutefois, si ce picorage devient répétitif et est fréquemment dirigé vers les plumes ou la peau d’autres individus, ce comportement, alors nommé "picage", peut devenir un problème majeur de bien-être animal et, dans des cas extrêmes, entrainer l’apparition de cannibalisme et une augmentation de la mortalité en élevage. Afin de limiter les dégâts causés par le picage, différentes pratiques et stratégies ont été adoptées et testées en élevage au cours des dernières années. Actuellement, la pratique la plus courante contre ce comportement délétère est l’épointage du bec, une pratique douloureuse, de plus en plus controversée. Les autres stratégies consitent en l’ajout d’enrichissments, de changements de lumière ou nutritionnels qui interviennent tous une fois le picage sévère installé. Malheureusement, au mieux, ces stratégies ne font que limiter modérément les conséquences néfastes du picage, lorsque celui-ci est largement répandu. Le présent projet vise à adopter une nouvelle stratégie, basée sur des études récentes, qui indiquent que le picage serait un trait de comportement stable provenant de quelques individus. Ensuite, il se répandrait au sein des élevages par mimméstisme. L’objectif de ce projet est donc de mieux caractériser ce trait de comportement, pour, à terme, être capable de mieux le prédire voire l’anticiper.

Bénéfices attendus

Identifier des traits de comportement qui sont liés au picage chez la poule domestique. Cette étude s’inscrit dans un projet, permettant l’établissement d’une grille de comportements à destination des éleveurs, pour leur permettre un suivi plus précis en élevage en identifiant des animaux ayant une forte prédisposition à exprimer le picage.

Procédures

Les animaux âgés de 10 mois seront exposés à une intensité lumineuse de 20 lux pendant un mois associée (ou non) à un réallotement.

Impact sur les animaux

Le picage peut engendrer des blessures chez l’animal piqué.

Devenir

20 poules piqueuses et non piqueuses de chaque lignée recevront une dose létale d’un euthanasiant pour des études neurobiologiques (comparaison du cerveau de poules piqueuses vs. non piqueuses), soit 80 au total. Les 120 poules restantes seront replacées.

Remplacement

Les études de comportement ne sont pas réalisables in vitro, ni par modélisation. Les comportements étudiés dans ce projet, comme tout comportement, ne s'expriment et ne peuvent se mesurer que sur animal vigile. Il n'existe pas de système alternatif à ces études.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit à son strict minimum tout en permettant d'observer des liens significatifs entre les comportements observés sur la base de nos expériences précédentes sur la personnalité chez cette espèce.

Raffinement

Nous avons fait le choix d’élever les animaux dans des parquets de 10 individus plutôt qu’en grand groupe. Ce choix facilite le suivi du comportement de chaque animal. Il fournit aussi un environnement d’élevage enrichi et confortable (groupe de petite taille et stable, présence de perchoirs, copeaux au sol, nombre importants de nids par poule). De fait il assure aussi un suivi facilité de l’état de santé des animaux (petit groupe d’individus par parquet). Chaque parquet dispose en plus d’une « infirmerie » permettant d’isoler de façon temporaire (avec eau et nourriture) un animal qui le nécessiterait. En cas de perte de poids supérieure à 15%, de prostration ou d’apathie, le responsable du bien-être animal sera informé directement afin de traiter l'animal (retrait dans l’infirmerie, analgésiques et/ou antiseptiques en cas de plaie, ajout de nourriture appétente). Si le traitement ne fonctionne pas, l'euthanasie de l’animal sera réalisée par électronarcose suivie d’une saignée pour confirmer la mort. Pour les observations comportementales les animaux seront habitués au préalable à l’expérimentateur pour éviter que sa présence ne perturbe leur comportement.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’étudier deux lignées de poules qui sont deux lignées génétiques très répandues en élevage de poules pondeuses. Les animaux seront élevés depuis leur éclosion jusqu’à l’âge de 10-12 mois (âge adulte) soit quelques semaines après le pic de ponte. Cette durée permet de réaliser un suivi longitudinal du comportement, indispensable pour l’établissement du répertoire comportemental des animaux.