Oncologie

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Souris : 88
Souffrances
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Devenir
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 88

Opérées puis soumises à cent minutes de tests d'activité locomotrice, 88 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Une puce mesure leur température pour suivre le passage d'anticorps vers le cerveau. Le projet s'intitule mise en place d'une méthode alternative pour réduire l'utilisation de souris, et annonce jusqu'à 80 % d'animaux en moins que les méthodes classiques. Il tue malgré tout 88 souris, dont les ovaires et le cerveau sont prélevés, et sert de base à un projet plus large.

Objectifs

Dans cette étude pilote, nous voulons savoir si les anticorps que nous développons peuvent atteindre leur cible dans le cerveau chez la souris. L’objectif est de mettre en place une méthode alternative qui permet de suivre en temps réel le passage de ces anticorps grâce à une puce mesurant la température sur plusieurs heures, sans devoir sacrifier des animaux à chaque mesure. Cette étude permettra de tester si la technique fonctionne, quel anticorps est le plus efficace, quelle dose utiliser et quelle voie d’administration est la meilleure.

Bénéfices attendus

Le bénéfice de cette étude pilote est de mettre en place une nouvelle méthode qui réduit le nombre d’animaux utilisés tout en permettant de mesurer plus efficacement si les anticorps atteignent le cerveau. Cette étude servira de base pour un projet plus large visant à montrer les effets bénéfiques de ces anticorps sur les troubles du spectre autistique et la maladie d’Alzheimer.

Procédures

Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale (une fois, 15 minutes par animal) et effectueront des tests de comportement (100 minutes par animal) pour mesurer leur activité locomotrice. Une administration (1 min) sera réalisée. Les animaux recevront une dose d’antalgiques et d’anesthésiques (1 min) avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

La contention, l’injection des anticorps et le test de comportement peuvent entraîner un léger stress pour l’animal. Les souris seront soumises à des procédures chirurgicales pouvant entraîner une diminution transitoire de leur bien-être et, très rarement, des infections.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés et les organes prélevés pour l’étude directement (ovaires) mais aussi pour des études ultérieures (cerveau).

Remplacement

Les anticorps sont d’abord développés et testés sur des cellules en laboratoire. Seuls les 5 plus prometteurs seront évalués dans cette étude pilote chez la souris. Il n’existe pas de méthode alternative pour mettre en place cette technique, car elle nécessite un organisme vivant entier, depuis l’injection des anticorps jusqu’à l’observation de leurs effets sur la température, afin de démontrer leur passage dans le cerveau.

Réduction

Cette étude pilote consiste justement à mettre en place une méthode alternative pour réduire le nombre d’animaux utilisés (jusqu’à 80 %) par rapport aux méthodes classiques. Nous avons optimisé le nombre d’animaux pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides.

Raffinement

L’environnement des souris est enrichi et renouvelé régulièrement pour optimiser le maintien de leur chaleur corporelle et de leur bien-être. Les injections et les tests de comportement seront réalisés dans une pièce calme et faiblement éclairée, et seront les plus brefs possibles afin de minimiser l’inconfort et l’anxiété des animaux. De plus, les animaux seront habitués à cette pièce et au contact des expérimentateurs, notamment afin de vérifier leur état de santé. Les souris soumises aux procédures chirurgicales seront traitées avec des antidouleurs jusqu’à leur rétablissement pour limiter leur douleur et, comme pour tout changement chez un animal, feront l’objet d’une surveillance renforcée. Des points limites adaptés à chaque procédure ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Les souris sont de petits animaux sociaux, et dont les comportements sont proches de ceux de l’homme. Notre but est d’étudier les effets bénéfiques des anticorps dans les modèles de souris des troubles autistiques et la maladie d’Alzheimer, qui impactent fortement la qualité de vie chez l’homme. À l’heure actuelle, les quantités d’anticorps produites dans notre laboratoire sont compatibles avec une utilisation chez la souris adulte âgée de 2 mois, ayant un cerveau mature.

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Souris : 933
Souffrances
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▲ 180
▲ 633
▲ 120
Devenir
 -
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 933

Rendues immunodéficientes pour éviter le rejet des greffes, 933 souris vont être utilisées pour fabriquer un foie partiellement humanisé, dans des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère, toutes tuées à l'issue. Les nouveau-nés reçoivent une injection de cellules hépatiques dans le foie, après tatouage d'un orteil et biopsie d'oreille pour le génotypage. Les animaux sont tués entre quatre et six mois pour prélever sang et organes, ceux gardés pour la reproduction étant tués plus tard, en fin de période reproductive. Le porteur reconnaît l'existence de modèles in vitro, mais les juge insuffisants pour reproduire un foie humain fonctionnel.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer une souris dont une partie des cellules du foie est remplacée par des cellules humaines. Ce type de modèle est essentiel pour mieux comprendre certaines maladies du foie qui ne peuvent pas être correctement étudiées sur des souris normales, comme les infections par certains virus, des maladies métaboliques ou encore des troubles touchant spécifiquement les cellules du foie. Cette souris permettra aussi de mieux évaluer comment des traitements ou des médicaments sont transformés par un foie fonctionnant de façon proche de celui de l’être humain. Pour rendre cette humanisation possible, une lignée de souris a été développée afin de créer, à un moment précis, un espace dans le foie permettant l’implantation de cellules humaines. Cependant, chez les animaux homozygotes (portant cette modification génétique sur les deux chromosomes), ce mécanisme se déclenche trop tôt, entraînant une dégradation du foie qui cause leur mortalité avant l’âge de 4 semaines. Actuellement, seules les souris hétérozygotes (qui portent cette modification génétique seulement sur un chromosome), qui sont en bonne santé, peuvent être utilisées. Pour produire ces animaux, un schéma d’élevage hétérozygote × souris « sans modification » est utilisé, ce qui génère des portées contenant environ 50 % de souris sans modification qui ne peuvent pas être utilisées pour l’humanisation du foie et sont ensuite mises à mort. Le projet vise à corriger le problème observé chez les animaux homozygotes en greffant des cellules de foie saines chez les nouveau nés, afin de rétablir un foie fonctionnel et de permettre à ces animaux fragiles de rester en bonne santé. S’ils survivent et se reproduisent normalement, ils pourraient remplacer les schémas d’élevage actuels et éviter la production de souris sans modification et non utilisables. Si la greffe réalisée chez les nouveau nés fonctionne, le projet examinera également si la greffe des cellules humaines peut être faites à cet âge. Cette approche serait une avancée importante, car elle remplacerait des méthodes plus lourdes appliquées chez l’adulte par une procédure simple et peu invasive pratiquée chez le nouveau né. À terme, ce travail permettra de créer un modèle plus fiable pour la recherche, tout en améliorant le bien être animal et en réduisant le nombre total de souris nécessaires.

Bénéfices attendus

Le développement d’une souris possédant un foie partiellement humain permettra d’étudier un large ensemble de maladies du foie qui ne peuvent pas être correctement reproduites chez les souris normales. Ce modèle pourra notamment servir à mieux comprendre les infections provoquées par certains virus qui n’infectent que les cellules humaines du foie, mais aussi des maladies métaboliques comme celles impliquées dans l’accumulation de graisses dans le foie, ou encore des atteintes chroniques touchant le fonctionnement global de cet organe. Un tel modèle est également utilisé pour étudier comment les médicaments sont transformés dans le corps humain, car le foie joue un rôle central dans l’élimination et la détoxification de nombreuses substances. Si ce projet donne les résultats espérés, il permettra d’améliorer la manière dont les souris sont élevées pour produire le modèle au foie humanisé. Aujourd’hui, suite schéma d’élevage hétérozygote × sans modification, une partie importante des souris nées sont des animaux non-modifiés, qui ne peuvent pas être utilisée et sont ensuite mises à mort. En rendant possible l’utilisation d’animaux homozygotes qui jusque là ne survivaient pas, le projet réduirait fortement ce nombre et rendrait l’élevage beaucoup plus efficace et respectueux des animaux. Le projet pourrait aussi remplacer certaines étapes plus lourdes du processus d’humanisation actuellement réalisées chez l’adulte par des procédures plus simples et moins invasives chez le nouveau né. Cela améliorerait considérablement les conditions de travail avec ces animaux et diminuerait l’inconfort lié aux traitements ou aux interventions nécessaires. Ainsi, ce projet présente à la fois un intérêt scientifique — en permettant de mieux étudier des maladies humaines du foie — et un intérêt éthique, puisqu’il contribue à réduire le nombre d’animaux utilisés et à rendre les procédures plus respectueuses de leur bien être.

Procédures

IDENTIFICATION ET GENOTYPAGE : Les souriceaux reçoivent un tatouage d’orteil pour leur identification individuelle. Une biopsie d’oreille est prélevée au même moment afin de permettre le génotypage. L’ensemble de la manipulation dure généralement entre 30 et 90 secondes. Dans de rares cas, un second prélèvement auriculaire peut être nécessaire si l’échantillon initial n’est pas exploitable. GREFFES DE CELLULES HEPATIQUES : Les greffes consistent en une unique injection intrahépatique transcutanée réalisée chez les nouveau nés. Cette intervention ne prend que quelques secondes et n’entraîne qu’une douleur minimale. Chez certaines souris hétérozygotes, des injections additionnelles d’un composé destiné à faciliter la reconstitution du foie peuvent être réalisées une fois les animaux sevrés. Chaque injection dure quelques secondes et provoque une gêne très limitée. Au maximum, une injection hebdomadaire est prévue, correspondant à un maximum de 14 injections si l’animal est suivi jusqu’à l’âge de 4 mois. PRELEVEMENTS SANGUINS : Chez les animaux greffés avec des cellules de foie humain, des prélèvements de sang peuvent être réalisés afin de suivre la progression de la reconstitution hépatique. Dans ce cas, 1 à 2 prélèvements par mois sont effectués, pour un maximum de 9 prélèvements par animal. Afin de réduire le stress et la douleur, tous les prélèvements sont réalisés sous anesthésie gazeuse. Les prélèvements durent quelques secondes, mais l’animal reste anesthésié pendant environ 5 à 10 minutes.

Impact sur les animaux

TRANSPORT : Les animaux sont transportés depuis un éleveur professionnel jusqu’à notre site. Bien que le trajet soit court, il peut provoquer un stress transitoire lié aux manipulations et au changement d’environnement. IMMUNODÉFICIENCE : Afin d’éviter le rejet des greffes de cellules de foie, les souris utilisées sont immunodéficientes, ce qui les rend particulièrement sensibles aux infections. Maintenues en conditions sanitaires strictes, elles restent cependant en bon état de santé. PHÉNOTYPE CHEZ DES HOMOZYGOTES : Avant que les cellules hépatiques saines ne recolonisent complètement le foie, les souriceaux homozygotes peuvent présenter des signes rappelant une insuffisance hépatique, tels qu’un retard de croissance, une baisse d’activité, une coloration cutanée altérée, une hypothermie ou un mauvais état général. Ces manifestations sont temporaires et diminuent à mesure que les cellules greffées prennent le relais. IDENTIFICATION ET GÉNOTYPAGE : À cet âge précoce, le tatouage des orteils et la biopsie auriculaire entraînent une douleur légère et brève. La principale nuisance est liée à la manipulation des animaux et à leur séparation momentanée de leur mère. INJECTION DE CELLULES HÉPATIQUES : Les cellules injectées ne provoquent aucune irritation ou toxicité. La seule nuisance associée à l’intervention est la douleur brève causée par l’insertion de l’aiguille lors de l’injection intra hépatique. INJECTION D’UN COMPOSÉ CHEZ LES HÉTÉROZYGOTES : Le composé administré à certaines souris hétérozygotes pour favoriser la recolonisation du foie peut entraîner une atteinte hépatique très légère et temporaire. Cela peut se traduire par une diminution transitoire de l’activité, un appétit réduit ou une hypothermie modérée. L’injection elle même provoque une douleur minime et de courte durée. PRÉLÈVEMENTS SANGUINS : Les prélèvements sanguins peuvent causer une douleur légère au site de ponction. Cette nuisance est fortement réduite puisqu’ils sont réalisés sous anesthésie, ce qui limite le stress et la gêne. STRESS : Toutes les interventions nécessitant une manipulation des animaux peuvent entraîner un stress temporaire, lié au contact, au changement d’environnement immédiat ou à la séparation brève d’avec leur groupe ou leur mère.

Devenir

Les animaux sont mis à mort lorsqu’ils atteignent un point limite, ou à la fin de la procédure, afin de permettre un prélévement de sang ou des organes pour effectuer des analyses plus approfondies. Selon la procédure concernée, cette étape se situe entre 4 et 6 mois d’âge. Les animaux destinés à l’élevage sont maintenus plus longtemps et mis à mort uniquement à la fin de leur période reproductive, soit vers 6 mois.

Remplacement

Le projet présenté s’inscrit dans un programme visant à développer une souris à foie humanisé, utilisée pour l’étude de nombreuses pathologies du foie humain, notamment les infections par des virus hépatotropes, les maladies métaboliques, la toxicité hépatique et le métabolisme des médicaments. Des modèles in vitro existent, comme les lignées cellulaires humaines, les hépatocytes primaires, les sphéroïdes 3D ou les systèmes « organ‑on‑a‑chip ». Bien que précieux pour les études mécanistiques, ces outils ne permettent pas de reproduire l’organisation d’un foie dans un organisme entier, ni ses interactions avec la circulation sanguine, le système immunitaire ou les autres organes. Pour les recherches nécessitant une physiologie systémique, un modèle murin partiellement humanisé reste donc indispensable. Le projet vise à corriger le phénotype létal observé chez les souris homozygotes afin qu’elles puissent être utilisées dans l’humanisation du foie et pour affiner le processus d’humanisation. Dans ce contexte, aucune alternative non animale ne peut être utilisée. Toutefois, ce projet contribue directement à la réduction du nombre d’animaux nécessaires au modèle final et à un raffinement du processus d’humanisation, comme décrit ci‑après.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été limité au strict minimum compatible avec une analyse fiable, tout en incluant des animaux des deux sexes afin de garantir la pertinence biologique des résultats. La stratégie expérimentale repose d’abord sur une étude pilote. Les études suivantes ne sont réalisées qu’en cas de succès de cette phase pilote, ce qui évite d’utiliser des animaux dans des approches qui ne seraient pas scientifiquement justifiées. De plus, la restauration de la fertilité des homozygotes constituerait un levier majeur de réduction. Le fait de pouvoir remplacer le schéma d’élevage actuel, basé sur l’accouplement de souris hétérozygotes et non-modifiées — lequel génère environ 50 % d’animaux sans modification et non utilisables et ensuite mis à mort — par un accouplement homozygote × homozygote, dont 100 % de la descendance serait utilisable, réduirait fortement le nombre d’animaux produits. Cette diminution concernerait non seulement ce projet, mais également l’ensemble du programme visant à développer le modèle murin à foie humanisé.

Raffinement

IMMUNODÉFICIENCE ET HÉBERGEMENT : En raison de leur sensibilité accrue aux infections, les souris sont hébergées et manipulées en permanence sous des conditions sanitaires strictes. Elles sont maintenues en groupes sociaux stables dans des cages transparentes et enrichies et disposent d’un accès ad libitum à l’eau et à une alimentation adaptée. Ces conditions visent à réduire le stress, minimiser les risques sanitaires et maintenir un bon état général. PHÉNOTYPE HÉPATIQUE : Un suivi clinique quotidien permet de détecter rapidement les animaux atteignant un point limite. En cas d’hypothermie, des tapis chauffants sont utilisés. Après sevrage, une alimentation enrichie, complétée par de l’hydrogel si nécessaire, favorise la récupération des animaux présentant une atteinte hépatique. MANIPULATION DES NOUVEAU NÉS : Les manipulations sont effectuées rapidement pour réduire la séparation de leur mère. Les gants des techniciens sont frottés avec de la litière de la cage afin de préserver l’odeur familière et limiter le stress. Les souriceaux sont toujours manipulés sur une couche de litière pour éviter l’hypothermie. Les injections sont réalisées avec des aiguilles la plus fines possible et des volumes minimaux. Le tatouage et la biopsie auriculaire sont pratiqués à un âge où les procédures sont peu douloureuse et le saignement est faible voire absent. PRÉLÈVEMENTS SANGUINS : Les prélèvements sanguins sont réalisés exclusivement sous anesthésie gazeuse afin de limiter la douleur et le stress. Ils sont limités au strict nécessaire et respectent les seuils éthiques internes, avec des périodes de récupération appropriées. Les sites de ponction sont alternés pour éviter les irritations ou lésions cutanées liées à des prélèvements répétés.

Choix des espèces

La souris est l’espèce de référence pour le développement de modèles humanisés, car sa petite taille, sa facilité de manipulation et la disponibilité de nombreuses lignées génétiquement modifiées permettent d’obtenir des modèles fiables et reproductibles. Les souris immunodéficientes sont aujourd’hui indispensables pour l’humanisation du foie, car elles permettent la greffe durable de cellules humaines et offrent un système pertinent pour l’étude de maladies du foie, des infections ciblant les cellules hépatiques, ainsi que du métabolisme et de la toxicité de nombreux médicaments. Dans ce projet, les interventions sont réalisées au stade nouveau né (3 à 8 jours). Ce choix est essentiel pour prévenir l’apparition du phénotype létal observé vers l’âge de quatre semaines chez les animaux homozygotes, et pour permettre une reconstitution précoce du foie avant que la dégradation hépatique ne soit trop avancée. Ce même stade d’âge est déjà utilisé avec succès pour d’autres modèles humanisés, car les nouveau nés tolèrent très bien les greffes de cellules et récupèrent rapidement. Une fois la greffe effectuée, les animaux sont suivis jusqu’à l’âge adulte afin de vérifier la stabilité de la reconstitution hépatique et d’évaluer leur capacité reproductive. Les animaux greffés et en bon état général peuvent être maintenus jusqu’à environ 180 jours, ce qui permet d’observer le fonctionnement du foie reconstruit sur le long terme et de déterminer s’ils peuvent être utilisés pour l’élevage et la production du modèle final.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4660
Souffrances
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▲ 2950
▲ 1710
Devenir
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 4660

Réparties entre un modèle d'infection virale chronique et un modèle de cancer du foie, 4 660 souris vont être utilisées pour étudier l'épuisement des lymphocytes T, 2 950 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 1 710 sévère, toutes tuées à l'issue. Chaque animal ne subit qu'une procédure, entre transfert de cellules, infection virale, immunothérapie et croissance tumorale, avec des atteintes de l'état général et une gêne progressive selon la localisation de la tumeur. Les animaux atteignant les points limites, comme ceux qui guérissent, sont tués pour prélever organes et sang. Le porteur écarte cultures cellulaires et modèles informatiques, jugés incapables de reproduire un "organisme entier".

Objectifs

Ce projet vise à améliorer la compréhension fondamentale de l’immunité T CD8 en contexte de pathologie chronique et à identifier de nouvelles stratégies pour renforcer l’efficacité des immunothérapies, afin d’en faire bénéficier un plus large spectre de patients.Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi certaines cellules du système immunitaire deviennent moins efficaces lors de maladies chroniques comme le cancer ou certaines infections virales persistantes. En temps normal, ces cellules permettent de combattre les cellules tumorales ou infectées. Cependant, lorsqu’elles sont stimulées trop longtemps, elles s’épuisent et perdent leur capacité à agir efficacement. L’objectif est d’identifier les mécanismes internes qui contrôlent cet épuisement, en particulier le rôle de certaines protéines qui régulent l’activité des cellules. Le projet vise également à tester si un médicament récent, seul ou en combinaison avec des traitements d’immunothérapie déjà utilisés chez les patients, permet de restaurer l’activité de ces cellules immunitaires. L’objectif général est de déterminer comment les facteurs de transcription et régulateurs épigénétiques de la famille IKZF contrôlent la différenciation, la fonction et la plasticité des lymphocytes T CD8 PD-1⁺ épuisés au cours d’une stimulation antigénique persistante , telle qu’observée dans les infections virales chroniques et le cancer. Nous chercherons également à évaluer l’efficacité antitumorale de la modulation pharmacologique de ces facteurs (iberdomide ), utilisée seule ou en association avec des immunothérapies actuellement employées en clinique (anti-PD-L1 et/ou anti-CTLA-4 ).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’améliorer les connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire dans les maladies chroniques. À court terme, il contribuera à mieux comprendre pourquoi certaines immunothérapies, pourtant très prometteuses, ne sont efficaces que chez une minorité de patients. À plus long terme, ces travaux pourraient aider à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à rendre les traitements anticancéreux plus efficaces, en réactivant les défenses naturelles de l’organisme. Les résultats pourraient bénéficier à des patients atteints de cancers, notamment du foie, mais aussi potentiellement à d’autres maladies où le système immunitaire est affaibli. Enfin, ce projet permettra d’évaluer un médicament actuellement en cours d’étude chez l’homme, ce qui pourrait faciliter le développement de nouvelles approches thérapeutiques combinées. Même en cas de résultats négatifs, les connaissances acquises seront utiles pour orienter les recherches futures.

Procédures

Chaque animal ne participe qu’à UNE seule procédure. Les animaux recevant un transfert adoptif ne reçoivent pas de modulateur pharmacologique, et inversement. Procédure 1 – Modèle d’infection virale Procédure Voie État de l’animal Fréquence Durée du geste Transfert adoptif de cellules intraveineuse Vigile, contention en tube 1 seule fois ~1 min Infection virale intraveineuse Vigile, contention en tube 1 seule fois ~1 min Prélèvement sanguin Sous-mandibulaire Vigile 100 µL/semaine ou 150 µL/2 semaines ~30 sec Immunothérapie intrapéritonéale Vigile 2×/semaine pendant 2 semaines ~30 sec Déplétion de cellules intrapéritonéale Vigile 1 injection avant infection ~30 sec Modulateur pharmacologique Per os Vigile 1× tous les 2 jours pendant 2 semaines ~1 min Procédure 2 – Modèle de carcinome hépatocellulaire autochtone Procédure Voie État de l’animal Fréquence Durée du geste Transfert adoptif de cellules intraveineuse Vigile, contention en tube 1 seule fois ~1 min Injection hydrodynamique intraveineuse Vigile, contention en tube 1 seule fois ~2 min Imagerie tumorale luciférine intrapéritonéale + anesthésie gazeuse Anesthésié 2× (immunophénotypage) ou 1×/semaine × 3 semaines (thérapie) ~5 min Immunothérapies intrapéritonéale Vigile 2×/semaine pendant 2 semaines ~30 sec Déplétion de cellules intrapéritonéale Vigile 1 injection avant injection hydrodynamique ~30 sec Modulateur pharmacologique Per os Vigile 1× tous les 2 jours pendant 2 semaines ~1 min

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales incluront principalement des injections (cellules, virus, plasmides, traitements), des prélèvements sanguins et le suivi de maladies expérimentales (infection chronique ou croissance tumorale). Les animaux infectés de manière chronique peuvent présenter une altération modérée et transitoire de l’état général durant la phase aiguë de l’infection (5-15 jours après le début de l’infection), incluant une perte de poids, une fatigue ou une légère diminution de l’activité. Dans les modèles tumoraux, la croissance de la tumeur peut entraîner une gêne progressive en fin d’expérience. Des points limites précoces et stricts seront appliqués afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel formé, et tout animal présentant des signes de détresse, de perte de poids excessive ou d’altération marquée de l’état général sera euthanasié immédiatement.

Devenir

Dans ce projet, deux axes de travail sont prévus. Le premier axe vise la caractérisation fonctionnelle des cellules T CD8 ainsi que leur sensibilité à l’immunothérapie. Les animaux utilisés dans ce cadre seront tous euthanasiés au point d’analyse défini expérimentalement. Dans les approches évaluant l’efficacité thérapeutique, les animaux atteignant les points limites en lien avec la pathologie seront euthanasiés comme précédemment décrit. Les animaux présentant une guérison à long terme seront également euthanasiés, et des prélèvements d’organes et de sang seront réalisés afin d’évaluer la mémoire immunitaire antitumorale.

Remplacement

Les objectifs de ce projet nécessitent l’étude du système immunitaire dans un organisme entier, car ils reposent sur des interactions complexes entre différents types de cellules et les tissus. À ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives (comme des cultures de cellules en laboratoire ou des modèles informatiques) capables de reproduire fidèlement ces phénomènes observés dans les maladies chroniques. Cependant, des approches alternatives sont utilisées dès que possible afin de limiter le recours aux animaux. Par exemple, certaines manipulations sont réalisées sur des cellules en dehors de l’organisme, ce qui évite la création de modèles animaux supplémentaires. De plus, des analyses approfondies sont effectuées sur les cellules prélevées, permettant d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque animal. Enfin, des études préliminaires sont menées sur un nombre limité d’animaux afin d’optimiser les conditions expérimentales avant la réalisation des expériences principales.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est strictement déterminé afin d’obtenir des résultats fiables tout en évitant toute utilisation excessive. Plusieurs stratégies sont mises en place pour réduire ce nombre. Tout d’abord, certains modèles expérimentaux présentant moins de variabilité sont privilégiés, ce qui permet de travailler avec des groupes plus petits. Ces modèles sont utilisés pour identifier les approches les plus prometteuses, qui seules seront ensuite étudiées plus en détail. Ensuite, différentes conditions expérimentales peuvent être comparées au sein d’un même animal, ce qui limite le nombre total nécessaire. Enfin, plusieurs types d’analyses sont réalisés à partir des mêmes animaux (différents organes et paramètres biologiques), ce qui permet de maximiser les informations obtenues et d’éviter l’utilisation de cohortes supplémentaires.

Raffinement

Toutes les procédures sont conçues afin de limiter au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Les gestes expérimentaux sont réalisés par du personnel formé et expérimenté, en utilisant du matériel adapté et des volumes conformes aux recommandations en vigueur. Les prélèvements sanguins respectent les limites réglementaires en termes de volume et de fréquence, et privilégient des techniques les moins invasives possibles. Les conditions d’hébergement sont adaptées aux besoins physiologiques et comportementaux des animaux : hébergement en groupes sociaux compatibles avec le protocole, enrichissement du milieu, et accès à la nourriture et à l’eau ad libitum. Les animaux sont progressivement habitués aux techniques de préhension afin de réduire le stress lié aux manipulations. Un suivi clinique rigoureux est mis en place. Les animaux sont observés quotidiennement par le personnel animalier. Ils sont examinés au minimum trois fois par semaine par les techniciens impliqués dans l’étude, et de manière quotidienne si une variable de la grille des points limites indique une possible dégradation de l’état de l’animal (perte de poids, modification du comportement, altération de l’état général). Une attention particulière est portée au poids, à l’aspect du pelage, à la posture, à l’activité et au comportement alimentaire. Des points limites précoces sont définis (perte de poids significative, altération de l’état général, signes cliniques sévères) et conduisent, si nécessaire, à une euthanasie immédiate afin d’éviter toute souffrance prolongée. L’ensemble de ces mesures garantit que toute contrainte ou souffrance est strictement limitée au minimum compatible avec les objectifs scientifiques du projet.

Choix des espèces

La souris constitue le modèle de référence pour l’étude du système immunitaire des mammifères. Les sous-populations de lymphocytes T CD8, y compris les cellules épuisées et les cellules progénitrices Tpex, y sont bien caractérisées et présentent de fortes similarités fonctionnelles et moléculaires avec celles observées chez l’humain. Des modèles murins d’infection virale chronique et de cancer sont disponibles et largement validés pour l’étude des mécanismes d’épuisement des lymphocytes T et de réponse aux immunothérapies. De plus, la disponibilité de lignées génétiquement modifiées et d’outils d’édition génétique permet d’analyser précisément le rôle de gènes d’intérêt dans des sous-populations cellulaires spécifiques. Aucune alternative in vitro ou in silico ne permet de reproduire la complexité des interactions entre cellules immunitaires, agents pathogènes ou tumeurs, et microenvironnement tissulaire. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (6 à 12 semaines)pour le démarrage des expériences. À ce stade, le système immunitaire est pleinement développé et fonctionnel, ce qui est indispensable pour l’étude des réponses immunitaires adaptatives. L’utilisation d’animaux adultes permet également de limiter la variabilité liée à la maturation immunitaire observée chez les animaux plus jeunes.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 351
Souffrances
▲ -
▲ 45
▲ 306
▲ -
Devenir
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 45
 306

Une partie d'entre elles finit remise à un service de formation aux gestes techniques : 351 souris exposées par leur alimentation à un herbicide très répandu vont être utilisées pour en étudier les effets indirects via le microbiote intestinal, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont suivies jusqu'à l'âge adulte avec pesées, mesures de glycémie et un modèle d'inflammation intestinale provoquant perte de poids et diarrhées. La plupart sont tuées pour prélever des échantillons ou fabriquer des organoïdes intestinaux, tandis que 45 reproductrices sont ensuite remises à un service de formation à la contention et aux gestes techniques. Le porteur présente cette réaffectation comme un moyen d'"optimiser leur utilisation".

Objectifs

Nous étudierons un des herbicides les plus utilisés dans le monde qui agit en bloquant un mécanisme essentiel chez les plantes, ce qui entraîne leur mort. Comme ce mécanisme n’existe pas chez les mammifères, cet herbicide a longtemps été considéré comme sans danger pour la santé humaine. Cependant, certaines bactéries présentes dans notre intestin possèdent ce mécanisme. Or, ces bactéries forment le microbiote intestinal, qui joue un rôle important dans la digestion, le système immunitaire et le bon fonctionnement de l’organisme. Des études chez la souris ont montré que l'herbicide peut modifier la composition de ce microbiote. Ces modifications pourraient avoir des conséquences sur la santé, notamment en favorisant des troubles digestifs ou métaboliques. Toutefois, on ne sait pas encore si l'herbicide peut réellement contribuer au développement de ces maladies via le microbiote. Ce projet vise donc à mieux comprendre ces effets en étudiant des souris exposées à l'herbicide par l’alimentation tout au long de leur vie, de manière à se rapprocher des conditions d’exposition humaine.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons approfondir les connaissances sur l’impact de l’exposition alimentaire à un herbicide et fournir des données indépendantes sur le pesticide le plus utilisé et le plus controversé au monde. Nous étudierons certains paramètres peu explorés dans les études toxicologiques réglementaires, à savoir les effets sur le microbiote intestinal, l'inflammation intestinale et le métabolisme. Ces données indépendantes pourront servir aux agences réglementaires et aux politiques pour formuler des recommandations sur l’utilisation de ce pesticide.

Procédures

Les animaux sont répartis en trois groupes (12 mâles et 12 femelles par groupe) et suivis jusqu’à l’âge adulte (J130). Les 3 groupes correspondent à des souris non exposées, exposées à une dose faible et exposées à une dose plus forte d'herbicide incorporé dans l'alimentation. Tous les animaux font l’objet d’un suivi régulier comprenant une pesée hebdomadaire et un suivi de la consommation alimentaire et hydrique (toute la durée de l’étude). Des prélèvements de fèces non invasifs sont réalisés toutes les deux semaines (environ 1–2 minutes par animal). Une mesure de la glycémie à jeun, similaire à celle réalisée chez l’Homme (prélèvement d’une goutte de sang), est effectuée une fois par mois (moins de 1 minute par animal). À partir de J84, trois interventions sont réalisées à deux semaines d’intervalle : • placement en cage individuelle spécifique pendant 23 heures pour la collecte des urines, • test de tolérance au glucose (durée totale d’environ 2 heures avec mesures répétées), • autre test de tolérance métabolique (durée totale d’environ 2 heures avec mesures répétées). En fin d’expérimentation, un prélèvement sanguin est réalisé (moins d’1 minute), suivi de la mise à mort des animaux. Dans un second groupe d’animaux, un suivi similaire est réalisé (pesée hebdomadaire, consommation, prélèvements de fèces toutes les deux semaines). Ces animaux reçoivent en plus un traitement de 7 jours visant à induire une inflammation intestinale, suivi d’une période de récupération de 5 jours, avec observation quotidienne de leur état général (quelques minutes par animal).

Impact sur les animaux

Aucun signe de toxicité notable n’a été observé dans des conditions d’exposition similaires lors d’études précédentes. Les interventions prévues peuvent néanmoins entraîner des effets indésirables modérés et transitoires, incluant un stress lié aux manipulations répétées et une gêne ponctuelle lors des prélèvements. L’hébergement temporaire en cage individuelle peut induire un stress léger à modéré. Le modèle d’inflammation intestinale induit entraîne des signes cliniques modérés à marqués sur une durée limitée, comprenant une perte de poids, des diarrhées et une altération de l’état général. Ces effets sont réversibles chez la majorité des animaux après la phase d’induction.

Devenir

Les souris F1 seront euthanasiées à la fin de l’expérimentation afin de prélever des échantillons qui seront analysés pour répondre à la question scientifique. Les souris F1 surnuméraires seront mises à mort au sevrage pour préparer des organoïdes intestinaux. Les souris F0 des deux sexes (10 femelles et 5 mâles par procédure, soit 45 souris au total) seront mises à disposition de la DAP de formation à la contention et aux gestes techniques de l’établissement déjà autorisée à cet effet, permettant d’optimiser leur utilisation.

Remplacement

Notre laboratoire utilise habituellement des modèles simplifiés (comme des cellules ou des tissus isolés) pour étudier les effets directs de certaines substances sur les organes. Cependant, dans ce projet, nous cherchons à comprendre des effets indirects d'un herbicide, qui pourraient passer par les bactéries présentes dans l’intestin, appelées microbiote intestinal. En effet, cet herbicide agit principalement sur une cible présente chez certaines bactéries, mais absente chez les cellules humaines, ce qui suggère que ses effets pourraient dépendre de ces micro-organismes. Pour étudier ces interactions complexes, il est nécessaire d’utiliser un organisme entier, car le microbiote, l’intestin, le système immunitaire et d’autres organes (comme le foie ou les tissus adipeux) communiquent entre eux et fonctionnent ensemble. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative permettant de reproduire fidèlement ces interactions dans leur globalité. Dans un second temps, les résultats obtenus permettront d’orienter des études complémentaires sur des modèles plus simples, afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu et de limiter à l’avenir le recours aux animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé à l’aide d’un outil de biostatistique (R), sur la base de données issues d’études préliminaires. Cette approche permet de définir l’effectif minimal nécessaire pour mettre en évidence des effets biologiquement pertinents tout en garantissant une puissance statistique suffisante. Ainsi, un effectif de 12 animaux par groupe a été retenu afin d’assurer la robustesse des résultats tout en limitant le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes de 4 dans des cages enrichies comprenant des dispositifs permettant l’isolement si nécessaire. Ils seront manipulés régulièrement afin de les habituer à la contention et de limiter le stress lié aux interventions expérimentales. Une surveillance régulière des animaux sera mise en place tout au long de l’étude afin d’évaluer leur état général et de détecter précocement tout signe de souffrance ou de détresse. Cette surveillance repose sur une grille de scoring intégrant plusieurs paramètres (poids, apparence physique, comportement spontané et réponse aux stimuli), permettant une évaluation globale et standardisée de l’état de l’animal. Une surveillance renforcée sera appliquée lors des phases expérimentales les plus sensibles, notamment lors de l’induction de l’inflammation intestinale. La grille de score, associée à des points limites prédéfinis et adaptés à chaque procédure, permettra de guider les décisions de prise en charge et, si nécessaire, de déclencher l’arrêt de l’expérimentation afin de préserver le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé en recherche biomédicale, car son organisme présente de nombreuses similitudes avec celui de l’être humain, notamment pour l’étude du métabolisme, du système immunitaire et du fonctionnement intestinal. De plus, de nombreux outils scientifiques permettent d’analyser précisément ces fonctions chez cet animal. Dans ce projet, des souris adultes seront utilisées pour permettre la reproduction, puis leurs descendants seront suivis jusqu’à l’âge adulte. Cette approche permet d’étudier les effets d’une exposition précoce, dès la vie avant la naissance, ainsi que ses conséquences à long terme sur la santé intestinale et métabolique.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 1000
Souffrances
▲ -
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▲ 1000
▲ -
Devenir
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 1000
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 -

Prélevés par ponction à la jugulaire et par sondage gastro-œsophagien pour recueillir leur fluide ruminal, sans anesthésie ni sédation, 1 000 agneaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objectif est de repérer des prédicteurs de l'impact environnemental de l'élevage ovin, les animaux recevant par moments une alimentation entièrement à base de concentrés qui risque de provoquer une acidose du rumen. Le porteur écarte les alternatives au motif que la variabilité individuelle des émissions ne se mesure pas autrement. À la fin des prélèvements, les agneaux ne sont pas tués dans le projet mais poursuivent leur carrière de production, donc rejoignent la filière.

Objectifs

Notre projet a pour objectif d’identifier des prédicteurs de l’impact environnemental de l’élevage d’ovins allaitants. Les impacts seront étudiés sous l’angle de l’ingestion (aliments et eau) et des émissions de gaz à effet de serre. Nous utilisons des agneaux mâles et femelles de race Romane, descendants de béliers sélectionnés pour valoriser efficacement (ou peu efficacement) ce qu’ils ingèrent, une valorisation efficace signifiant que les individus ingèrent moins que les autres tout en ayant le même niveau de production. Le projet portera sur l’étude des 5ème et 6ème génération de sélection. Après 4 générations de sélection, la divergence est bien marquée : les agneaux issus de béliers efficaces ingèrent 10% de moins de concentré que les agneaux issus de béliers peu efficaces, tout en ayant des performances de croissance identiques. Ces différences sont très réduites bien que significatives, avec un régime plus riche en fourrages. La connaissance des émissions de gaz à effet de serre dans chacune des lignées et sous deux régimes différents nous renseignera sur les liens génétiques entre l’efficacité alimentaire et l’impact environnemental. Chaque année, une centaine d’agneaux de chacun des deux sexes (50% issus de béliers efficaces et 50% issus de béliers peu efficaces) seront mesurés pour leurs émissions de gaz et leurs ingestions d’aliments et d’eau. Les différents outils de mesures reposent sur l’identification électronique des animaux qui sont ainsi mesurés tout en étant maintenus dans leurs lots d’élevage. L’impact environnemental sera évalué sous deux régimes alimentaires différents : un régime 100% concentré basse énergie quand les agneaux auront entre 3 et 5 mois d’âge, puis un régime plus riche en fourrages quand les agneaux auront entre 6 et 9 mois d’âge. Enfin, l’enregistrement en routine des émissions de gaz et des quantités ingérées est peu envisageable à grande échelle, à des fins de sélection. Nous rechercherons donc des prédicteurs de ces caractères dans différents tissus/fluides : le plasma sanguin, le fluide ruminal et les fèces. Les prélèvements de chacun de ces fluides seront réalisés au maximum 2 fois dans la vie de chaque animal, à l’issue de chacune des phases d’alimentation, avec un délai de 3 à 4 mois entre les deux prélèvements. Les émissions de gaz à effet de serre sont principalement dues aux fermentations ruminales, donc l’étude du microbiote ruminal sera central dans ce projet en lien avec le microbiote fécal.

Bénéfices attendus

Notre projet propose d’étudier des animaux sélectionnés sur leur efficacité alimentaire et de répondre à la question suivante : des animaux plus efficaces émettent-ils plus de gaz à effet de serre que des animaux moins efficaces ? La sélection sur chacun des caractères pourra alors être différente en fonction des résultats obtenus, de façon à ce que l’impact environnemental de l’élevage ovin soit limité, tout en maintenant la rentabilité économique pour les éleveurs. De plus, l’ensemble des prélèvements sera utilisé pour rechercher des prédicteurs des émissions de méthane, car ces dernières restent encore peu accessibles en élevage conventionnel. Ces prédicteurs pourront être utilisés par les organismes de sélection, pour inclure l’efficacité alimentaire et/ou les émissions de gaz à effet de serre dans leurs programmes de sélection

Procédures

Pour ce protocole, les agneaux mâles auront chacun deux séries de prélèvements, espacées de 3 mois minimum. Les femelles ne seront prélevées qu’un seule fois, après la phase d’alimentation fourragère. Pour ces prélèvements, les animaux ne seront ni anesthésiés ni sédatés. Chaque année, les 200 animaux étudiés seront prélevés. Sur la totalité du projet, ce seront ainsi 1000 animaux qui seront échantillonnés. Ces prélèvements correspondent à une prise de sang à la jugulaire, un prélèvement de fèces au niveau rectal, et un prélèvement de fluide ruminal par sondage gastro-oesophagien. L’ensemble de ces 3 prélèvements est réalisé en moins de 10 minutes, sans isoler l’animal de ses congénères. Chaque mâle aura donc 2 prises de sang, 2 prélèvements de fèces et 2 prélèvements de fluide ruminal. Les prélèvements sont faits à 5 mois et 8 mois d’âge, pour les mâles. Les femelles n’auront qu’une prise de sang, un prélèvement de fèces et un prélèvement de fluide ruminal, lorsqu’elles auront environ 8 mois d’âge. Pour le prélèvement à la jugulaire et le prélèvement rectal, l’animal sera en attente dans un couloir. Un animalier lui soutiendra la tête pendant qu’un autre animalier fera le prélèvement de sang à la jugulaire. Suite à la prise de sang, un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Ensuite, environ 5g de fèces seront prélevés directement dans le rectum par un animalier dont le gant sera enduit de lubrifiant, un second animalier soutenant toujours la tête de l’animal. Enfin, l’animal passera du couloir au restrainer, matériel de contention adapté aux ovins. Celui-ci portera l’animal jusqu’au poste de prélèvement du fluide ruminal. La tête de l’animal sera maintenue par un animalier, pendant qu’un second animalier fera descendre la sonde gastro oesophagienne souple (12 mm de diamètre et 100 cm de longueur) par la bouche jusqu’au rumen. Une fois la sonde placée, la pompe à vide (reliée à l’autre extrémité de la sonde) sera activée et environ 40 mL de fluide ruminal sera prélevé. La pompe sera ensuite éteinte et la sonde retirée avec précaution. L’ensemble de ce prélèvement (de l’introduction de la sonde à son retrait) n’excède pas deux minutes. Un renforcement positif par distribution manuelle de concentré sera réalisé à la fin du prélèvement de fluide ruminal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pendant la première phase de contrôle pourraient être liés à l’alimentation 100% concentrés (à base de céréales) à volonté lors du premier contrôle, avec des risques d’acidification importante du milieu ruminal. L’aliment concentré a été formulé pour respecter des recommandations élevées en fibres et il a été enrichi en bicarbonate, pour prévenir cette acidose ruminale. Les soigneurs sont habitués à l’élevage de ruminants et connaissent ce trouble digestif et ses symptômes. En cas d’acidose aigüe, ils ont à leur disposition des traitements à administrer par voie orale. Ils sont formés à ce geste. Lors des phases d’adaptation prévues dans le projet, les animaux qui auraient du mal à se familiariser avec les automates d’ingestion sont entraînés par les animaliers, avec un renforcement positif par distribution manuelle de concentré. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole. Durant toute la phase d’élevage et d’expérimentation, en cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids…), ou d’impact sur l’état général des animaux, une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). En cas de non réponse aux traitements et sur décision vétérinaire, l’animal sera euthanasié.

Devenir

Les agneaux poursuivront leur carrière de production suite à la procédure expérimentale.

Remplacement

Notre projet porte sur l’impact environnemental de la sélection sur l’efficacité alimentaire. Les principales émissions de gaz à effet de serre proviennent de la digestion des fibres dans le rumen, par les ruminants. Ces émissions de gaz poduits dans le rumen ont des origines génétiques et alimentaires complexes. Cette variabilité individuelle ne peut être étudiée en dehors des animaux eux-mêmes. De plus, nous cherchons des prédicteurs biologiques de ces émissions de gaz, donc il est indispensable de prélever des échantillons sur les animaux mesurés afin d’avoir le lien direct entre les mesures et les prédicteurs testés. Le recours à l’animal ne peut donc être évité.

Réduction

Notre projet repose sur le phénotypage de 200 agneaux par an, soit 1000 agneaux sur 5 ans. Ces effectifs ont été calculés pour nous permettre d’observer des différences faibles entre nos deux lignées d’animaux, sur des caractères autres que la consommation résiduelle. Nous avons choisi de travailler sur les deux sexes, afin d’appliquer le modèle de transmissibilité aux caractères que nous étudions. Ce modèles nécessite des trios (parents-descendants) phénotypés à un âge identique entre les générations. L’estimation des paramètres génétiques repose sur l’analyse de nombreux animaux (au moins 700). Les enregistrements issus de ce projet viendront compléter des bases de données issues de projets antérieurs de façon à avoir les effectifs suffisants nous permettant les analyses génétiques des nouveaux caractères.

Raffinement

Durant notre projet, les animaux sont élevés en lots pour exprimer leurs comportements sociaux. Les mesures réalisées reposent sur l’utilisation d’automates que les animaux fréquentent selon leurs besoins. Toutes les données sont gérées en temps réel et intégrées par un logiciel dédié. Le suivi des animaux est quotidien, par cet outil informatique, par des caméras, mais aussi par les nombreux passages des animaliers pour un suivi visuel. Les temps d’occupation des automates sont régulièrement contrôlés pour s’assurer que chaque animal se nourrisse à volonté. Tout animal qui ne parvient pas à s’adapter aux automates n’est pas conservé pour le protocole. Les animaux sont logés sur des aires de copeaux de bois, pour nous assurer qu’ils ne mangent pas leur litière, ce qui fausserait l’étude. Des disques à mordiller seront suspendus dans les parcs. Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge au contact humain, et en particulier à être manipulés. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements sont réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et auquel les animaux sont habitués. Les prélèvements de fèces, sang et de contenu ruminal se font successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention. Les prélèvements de sang et de fèces sont similaires à ceux qui peuvent être réalisés en élevage classique pour du génotypage, de la prophylaxie ou du diagnostic de parasitisme gastro-intestinal. Pour les prises de sang, les agneaux pouront être tondus au niveau du coup pour faciliter la visualisation de la veine jugulaire. Un baume antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines. Une attention particulière sera portée aux veines jugulaires pour repérer tout signe éventuel de phlébite. Les prélèvements de contenu ruminal ne sont pas des prélèvements habituels en élevage ovin. Néanmoins, le personnel de l’établissement utilisateur a été formé et pratique ce type de prélèvement depuis plusieurs années. A la fin des prélèvements, une poignée de granulés est donnée à l’animal pour un renforcement positif. Ils font l’objet d’une surveillance visuelle toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Les ingestions et les poids sont encore enregistrés sur les deux jours suivants les prélèvements, pour avoir une indication de leur état de santé.

Choix des espèces

L’étude des émissions de gaz à effets de serre est primordiale pour l’espèce bovine qui en est la principale responsable. Néanmoins, l’espèce ovine présente 2 avantages au sein des ruminants pour l’étude de l’impact environnemental des ruminants : des troupeaux avec de grands effectifs (mêmes conditions d’élevage), une sélection génétique opérationnelle. Le rumen est l’élément central de notre projet, donc l’espèce ovine est toute indiquée pour être support de ce travail. Notre projet porte ainsi sur l’utilisation d’ovins allaitants de race Romane sélectionnés sur leur efficacité alimentaire. Cette efficacité alimentaire est évaluée lors de la phase de croissance dans un premier temps. Les agneaux entrent en halle de phénotypage entre 10 et 12 semaines d’âge, afin de débuter la phase de contrôle autour de 90 jours d’âge, et ont 8 à 9 mois d’âge en fin de projet.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1148
Souffrances
▲ 106
▲ -
▲ 1042
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1148

Pour étudier le rôle d'une protéine dans les métastases du cancer colorectal, 1 148 souris vont être utilisées, 1 042 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 106 opérées sous anesthésie sans réveil, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent des injections répétées de molécules, subissent une chirurgie et des prélèvements sanguins, la formation de métastases pouvant induire un mal-être ou des souffrances de l'aveu du porteur. Les organes d'intérêt sont récupérés après la mise à mort pour analyse histologique. Le porteur écarte les modèles in vitro au motif qu'aucun ne reproduit la formation de métastases dans les organes.

Objectifs

Le cancer colorectal, troisième cancer le plus fréquent en France, se propage au foie ou au poumon (métastases) dans 15 % des cas, ce qui aggrave considérablement le pronostic des patients. Une molécule appelée progastrine, présente en grande quantité dans leur sang, favorise la croissance de la tumeur initiale, mais son rôle dans la formation des métastases reste inconnu. Ce projet vise à démontrer que la progastrine pourrait faciliter la survie de certaines cellules immunitaires (neutrophiles) et ainsi favoriser l’apparition de métastases au foie et aux poumons. Pour cela, des expériences sur des souris permettront d’abord d’identifier les mécanismes cellulaires puis de tester si le blocage de la progastrine réduit effectivement la formation de métastases. Ces recherches, essentielles pour développer de nouveaux traitements, justifient l’utilisation de modèles animaux, dans le strict respect des règles éthiques et de bien-être animal.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont d’ordre translationnel (applicable en clinique) puisque ce projet permettra de mettre en évidence la progastrine comme une nouvelle cible thérapeutique afin de bloquer la formation de métastases hépatiques et/ou pulmonaires chez les patients atteints de cancer colorectal avancé de mauvais pronostic. A court terme, ce projet nous permettra de proposer de nouvelles combinaisons thérapeutiques avec une meilleure efficacité. Ainsi, nos travaux offriront au long terme de nouvelles thérapies pour traiter les patients et améliorer leur espérance de vie.

Procédures

Pour la première procédure, les animaux auront une injection d’anesthésique/analgésique (1 injection/animal, 10sec). Pour la deuxième et la troisième procédure : Les animaux auront des injections en intra-péritonéale de molécules 48h avant la chirurgie (1 injection/souris, 10sec), des injections en intra-péritonéale de molécules 24h avant la chirurgie (1 injection/souris, 10sec), tous les jours la première semaine après la chirurgie (1 injection /souris, 10sec) puis tous les 3 jours pendant 3 semaines (1 injection/souris, 10sec). Une chirurgie avec couverture analgésique sur 48h (2 injections par jour), injections d’anti-inflammatoires sur les deux jours suivants (2 fois par jour). Deux prélèvements sanguins espacés de deux semaines après la chirurgie. Une injection d’anesthésique/analgésique léthale (1 injection/animal, 10sec)

Impact sur les animaux

Les injections peuvent générer du stress à la manipulation et une légère et rapide douleur au site d’injection. Les chirurgies peuvent induire des douleurs post-chirurgicales et/ou de l’inconfort au réveil, pris en charge par des analgésiques. La formation de métastases peut induire un mal-être ou des souffrances. La collecte de sang sous anesthésie peut induire un léger inconfort localisé au réveil. Une infection oculaire peut apparaître.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés et les organes d’intérêts seront récupérés pour une analyse histologique post mortem.

Remplacement

L’objectif 1 de notre projet utilise les cellules immunitaires issues du sang frais de souris car il n’y a aucune lignée cellulaire qui peut les remplacer. Aussi, pour l’objectif 2, il n’y a aucun modèle in vitro qui permet l’étude de la formation de métastases dans les organes périphériques. Nous avons donc recours aux modèles métastatiques chez la souris.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaires en utilisant les données préliminaires.

Raffinement

En plus des bonnes conditions d'hébergement, nous éviterons les animaux isolés et si un mâle doit être isolé, une femelle de compagnie âgée sera rajoutée dans la cage. Les souris seront préalablement acclimatées aux manipulations et à l’induction anesthésique afin de limiter les réactions de stress. Pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale avec analgésique sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Pour la chirurgie abdominale (procédure 2), les animaux seront habitués au chirurgien pendant quelques jours avant la chirurgie et des conditions d'asepsies seront rigoureusement appliquées pour éviter la perte d'animaux due à des infections post-chirurgies. Les prises en charge avant les chirurgies sont une analgésie locale, une analgésie générale et un traitement anti-inflammatoire. Après la chirurgie, les animaux recevront pendant 2j consécutifs un analgésique et un anti-inflammatoire. Les prélèvements sanguins seront réalisés selon des modalités visant à minimiser la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Chaque prélèvement sera effectué sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane, permettant une induction et un réveil rapides, et réduisant la contrainte liée à l’immobilisation. Les volumes prélevés respecteront strictement les recommandations en vigueur pour des prélèvements répétés sur une période de quatre semaines, avec un espacement adéquat entre les prélèvements afin de préserver l’état physiologique des animaux. Les animaux feront l’objet d’une surveillance attentive après chaque procédure (comportement, reprise de l’activité, état général), et tout signe de mal être conduira à une prise en charge adaptée ou à la mise à mort.

Choix des espèces

Les souris présentent l’avantage d’être un très bon modèle pour l'étude des métastases hépatiques et pulmonaires. Les modèles sont bien établis et décrits dans la littérature et les cellules tumorales sont du même statut génétique, il n’y a donc pas de rejet et le système immunitaire peut donc être étudié. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, entre 8 et 15 semaines, lorsque le système digestif est à maturité.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 5510
▲ 8890
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14400

Immunodéprimées puis dotées d'un système immunitaire humain, 14 400 souris vont être utilisées pour produire un modèle dit humanisé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles subissent une irradiation, des greffes de tumeurs ou de tissus humains, des infections par le VIH ou d'autres pathogènes, et jusqu'à huit prélèvements ou injections chacune. Leur immunodéficience les rend très sensibles aux infections, et l'irradiation peut provoquer des tumeurs. Le porteur présente ce modèle comme une alternative au primate non humain, jusque-là "modèle de choix" pour ces études.

Objectifs

L’étude in vivo de la physiopathologie de nombreux pathogènes humains ainsi que l’analyse de l’activité et de l’innocuité des traitements et vaccins contre ces pathogènes ne peut être réalisé chez l’Homme pour des raisons éthiques. Pour répondre à la nécessité croissante d’utiliser des modèles expérimentaux reproduisant l’infection par ces pathogènes dans un modèle expérimental, des modèles de souris humanisées pour le système immunitaire (souris HIS) ont été développés au cours des deux dernières décennies. Ces souris HIS sont des modèles in vivo précliniques qui permettent d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…). Dans ce projet, nous proposons de produire des souris HIS qui seront par la suite soit utilisées par des laboratoires de recherche dans le cadre de leurs projets de recherche sur les pathologies humaines telles que le VIH (virus de l'Immunodéficience humaine) et/ou de développement de nouveaux vaccins ou traitements. Dans ce projet, nous testerons l’activité de nouvelles immuno-modulateurs thérapeutiques ou de nouveaux vaccins afin de tester leur activité anti-infectieuse ou anti-tumorale et/ou leur impact sur le système immunitaire humain et/ou d’autres tissus humains.

Bénéfices attendus

Ces souris HIS générées dans ce projet permettront d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène de pathogènes humains mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…).

Procédures

- irradiation (1 par animal, durée : quelques minutes) - prélèvement sanguin (1 à 8 par animal, durée : quelques secondes, intervalle 2 à 4 semaines) - injection hydrodynamique (1 par animal, durée 7-8 secondes) - injection intra-péritonéale (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1jour à 1 mois) - injection intra-veineuse (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - injection intra-musculaire (1 à 3 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1semaine à 1 mois) - injection sous-cutanée (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration dans eau de boisson (1 à 8 par animal, durée 24h à 1 mois, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration par gavage (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - imagerie luminescente intravitale (2 à 10 par animal, durée 5min, intervalle entre 3 jours et 1 mois) - greffe de tissus humain (1 par animal, durée 20min)

Impact sur les animaux

Du fait de leur degré d’immunodéficience et après infection par le VIH, ces animaux sont très sensibles aux infections. Après irradiation certaines souris transgéniques peuvent développer avec l’âge des tumeurs d’origine murine. Après humanisation, ces souris peuvent développer des dermatites. L’apparition des signes cliniques est suivie régulièrement et des soins seront apportés en cas d’apparition de symptômes. De potentiels effets néfastes à long terme de l’irradiation, tels que le développement de tumeurs, pourraient apparaitre. Cependant, cette procédure est appliquée depuis de nombreuses années dans le laboratoire et il n’a été constaté des signes cliniques de ces effets néfastes que dans une minorité (5 mois). Un risque de dyspnée peut arriver dans les 5-10 minutes après injection hydrodynamique. Si une dyspnée est observée la souris sera mise à mort. Après injection cellules tumorales humaines les souris développeront des tumeurs.

Devenir

Les animaux portant un système immunitaire humain(HIS), générés dans la procédure « génération de souris HIS » pourront être inclus dans des procédures permettant de stimuler les cellules immunitaires humaines et/ou de valider l’activité d’immuno-modulateurs. Les souris HIS dont la population de cellules immunitaires aura été augmentée, pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme dans les procédures permettant de greffer des tumeurs ou des tissus humains et/ou d’infecter les souris par des pathogènes afin d’étudier in vivo la réponse immunitaire humaine contre des pathogènes humains ou des tumeurs humaines. Ces animaux pourront également être inclus dans la procédure permettant de valider l’activité d’immuno-modulateurs ou dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet. Certaines souris issues de la procédure « génération de souris HIS » pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme, dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet ultérieure. Les souris HIS issues de la procédure permettant de valider, dans ce modèle de souris, l’activité d’immuno-modulateurs seront mises à mort par analyse des différents organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles in vitro ne permettent pas d’étudier la réponse du système immunitaire humain dans son ensemble, contre des tumeurs ou des pathogènes à tropisme exclusivement humain ni de prédire l’efficacité et l’innocuité de nouveaux vaccins ou traitements immunomodulateurs contre ces tumeurs ou pathogènes. Historiquement, le modèle de choix pour ces études est le primate non humain, le modèle de souris HIS est un modèle alternatif qui peut permettre de limiter le nombre d’études sur le primate non humain.

Réduction

MODIFICATION texte en majuscules Nous évaluons notre niveau de production de souris HIS à 938 souris (75SOURIS/UTILISATEUR X10UTILISATEURS X1.25 car la greffe ne prend que dans 80% de cas) par an soit un total de 4690 souris sur 5 ans. Ces chiffres ont été calculés en tenant compte 1. du nombre d’opérateurs de la plateforme. 2. du nombre d’utilisateurs intéressés par les modèles développés par notre plateforme qui est estimé en moyenne à 10 par an. 3. du fait qu’environ 80% des animaux présenteront un niveau d’humanisation >10%, 4. du fait que la plateforme fournira en moyenne 75 souris humanisées par utilisateur et par an (15 pour étude pilote et 30 pour expérience principale, en comptant 1 étude pilote et 2 expériences principales /utilisateur/an). LE BESOIN DE NOS UTILISATEURS EN SOURIS IMMUNODEFICIENTES A 840 CHAQUE ANNEE, EST DE 4200 SUR 5 ANS EN TENANT COMPTE DE 1. NOMBRE D’OPERATEURS DE LA PLATEFORME. 2. NOMBRE D’UTILISATEURS INTERESSES PAR LES MODELES ESTIME A 8 PAR AN. 3. CE QUE LA PLATEFORME FOURNIRA 105 SOURIS IMMUNODEFICIENTES PAR UTILISATEUR ET PAR AN (15 POUR ETUDE PILOTE 30 POUR EXPERIENCE PRINCIPALE, 1 ETUDE PILOTE ET 3 EXPERIENCES PRINCIPALES /UTILISATEUR/AN). Pour produire ces souris POUR NOS COLLABORATEURS, nous maintenons, en continu, un élevage de 8 LIGNEES DE SOURIS immuno-déficientes. Les souris immunodéficientes seront hébergées en groupe dans un environnement protégé pour assurer leur bien-être, NOUS ESTIMONS POUVOIR FOURNIR 4690 SOURIS HIS ET 4200 SOURIS IMMUNO-DEFICIENTES ET MAINTENIR LES LIGNEES. NOUS UTILISERONS UN TOTAL DE 14400. Nous aurons 3 trios reproducteurs de chaque lignée en continu pendant les 5 années. Ce nombre est le minimum possible pour maintenir un élevage sans croiser les frères/sœurs EN TENANT COMPTE QUE CES LIGNEES PRODUISENT PEU DE PETITS. En partant du fait que chaque femelle d’un trio produit 5 petits par mois, chaque trio produit 10 petits/mois soit 10x12 = 120 petits/an. Ainsi pour chaque lignée, 120x3trios= 360 animaux seront produits chaque année. Pour chaque lignée, il y aura donc une production de 360x5ans = 1800 animaux/lignée sur 5 ans. Nous produirons donc, pour les 8 lignées, 1800x8 = 14400 animaux produits en 5ans. Parmi ces 14400 animaux produits en 5 ans, environ 3600 animaux (25%) seront sacrifiés pour mauvais génotype, 4690 seront humanisés, 4200 SERONT UTILISES POUR TESTER LES NOUVEAUX TRAITEMENTS DE NOS COLLABORATEURS, les 1910 animaux restants assureront le maintien des colonies.

Raffinement

La planification des expériences en amont et la concertation entre le personnel de la plateforme et les utilisateurs sont des atouts pour l’élaboration d’une méthodologie efficace, et le recours à un nombre limité d’animaux. Par ailleurs, lorsque cela sera nécessaire, des études pilotes seront réalisées en amont des études principales. Un outil informatique de randomisation sera utilisé en amont des expériences pour garantir la répartition équilibrée entre les groupes de souris de variables susceptibles d'interférer (biais) avec la mesure ou l'analyse des résultats de l'essai. Enfin, l’état clinique (pelage, mouvement, activité, pâleur, signes de bagarres, apparition de tumeurs) des animaux sera suivi deux fois par semaine pour permettre la détection de signes de souffrance. En cas d’apparition de dermatite, les animaux seront placés sur une litière à base de cellulose et les lésions traitées avec un désinfectant. Après chaque intervention chirurgicale, les animaux seront placés dans des cages chauffées pendant la phase de réveil, et auront du gel hydrique à disposition pendant plusieurs jours. En cas d’apparition de signes de souffrance, un analgésique pourra être administré aux souris. Si les signes de souffrance persistent, une mise à mort sera effectuée pour prévenir toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris HIS est le seul modèle d’hématopoïèse humaine expérimentale. Il s’agit d’un modèle de petite taille, d’une manipulation aisée et d’un coût relativement faible par rapport aux modèles classiques de l’infection (primates non-humains). A l’heure actuelle, seule la souris propose un niveau d’ingénierie génétique suffisante pour permettre la construction à façon de souches profondément immunodéficientes, ce qui est la condition sine qua non à une prise de xénogreffe humaine efficace et prolongée. MODIFICATION texte en majuscules Les souris HIS sont générées par injection de cellules souches hématopoïétiques humaines dans des souriceaux nouveau-nés (

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1644
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 1644

1 644 souris vont être utilisées pour étudier la douleur chronique liée au cancer et à la chimiothérapie, 1 350 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 294 sévère, toutes tuées à l'issue. Les animaux reçoivent des greffes de tumeurs, une chimiothérapie et une batterie de tests répétés de sensibilité, dont un test mécanique jusqu'à trente-trois fois sur la durée du projet et un test thermique entre 8 et 55 degrés. Le porteur qualifie ces tests de sensibilité de non douloureux, alors que les inductions tumorales peuvent provoquer une douleur modérée à sévère selon la localisation. À la fin, les souris sont tuées pour prélever leur rate, leurs ganglions, leur peau et les tumeurs.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre comment des molécules naturelles produites par certaines cellules du système immunitaire peuvent influencer la douleur chez la souris. Notre hypothèse est que ces cellules masquent la douleur directement par leur capacité à sécréter des analgésiques naturels. Nous utiliserons des lignées de souris mutantes et des tests de sensibilité à la douleur dans différentes conditions. Nous évaluerons particulièrement la douleur ressentie dans des modèles de cancers et de chimiothérapies. Nous mesurerons l'intensité de la douleur perçue par stimulation mécanique ou par des observations comportementales. L'ensemble des résultats de ce projet permettra de proposer un nouveau mécanisme de régulation de la douleur chez la souris avec de possibles implications cliniques chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Les cancers représentent un enjeu majeur de santé publique. En France, environ 433 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et plusieurs centaines de milliers de patients reçoivent une chimiothérapie. Au niveau mondial, près de 20 millions de nouveaux cas par an sont estimés. Les douleurs chroniques constituent une séquelle fréquente des traitements anticancéreux (30 pourcents des patients traités). Au-delà de leur impact sur la qualité de vie, les cancers représentent également un poids économique considérable, avec plus de 20 milliards d’euros de coûts directs pour le système de soins en France et un coût sociétal mondial estimé à plus de 500 milliards d’euros par an. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les douleurs chroniques associées au cancer et aux traitements par chimiothérapie, afin d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Pour moduler la génétique, certains animaux seront soumis à des administrations en début de projet (sur animal vigile, 2 fois maximum, 1 minute par geste OU sur animal anesthésié, 3 fois maximum, 3 minutes par geste). Afin de mesurer la sensibilité à la douleur, les animaux suivront tous une série de test sur animal vigile : un test de sensibilité à la température entre 8 et 55 degrés sans risque de brûlure (3 fois maximum avec 2 semaines de récupération minimum entre chaque test, 5 minutes maxmim), un test de sensibilité mécanique (33 fois maximum à raison de 3 fois par semaine pendant toute la durée du projet, 5 minutes maximum), un test de démarche (3 traversées maximum avec 2 semaines de récupération minimum entre chaque test, 5 minutes maximum) et un test d'observation (3 fois maximum avec 2 semaines de récupération entre chaque test, 8 minutes). Ces tests ne sont pas douloureux. Certains animaux auront une greffe tumorale sous anesthésie et analgésie suivant le type de tumeur (1 fois, 30 minutes maximum) ou un traitement de chimiothérapie sur animal vigile (30 fois maximum sur 1 mois, 1 minute). Le suivi tumoral sera réalisé par imagerie sur animal anesthésié (3 fois par semaine pendant 2 mois maximum, 5 minutes). Certains groupes pourront recevoir un traitement sur animal anesthésié (1 fois, 5minutes) ou sur animal vigile (30 fois sur 1 mois maximum, 1 minute).

Impact sur les animaux

L'administration d'un médicament pour activer un gène pourra engendrer une irritation de l'oesophage ou une douleur légère de courte durée au point d'injection. Les tests réalisés pour évaluer la sensibilité à la douleur pourront engendrer une gêne et un stress de courte durée. Les inductions de tumeurs pourront engendrer une douleur et une gêne modérée à sévère selon la localisation et la progression tumorale. L'administration de chimiothérapie pourra engendrer une douleur légère de courte durée ainsi qu'un risque d'inflammation au site d'injection et des effets secondaires comme la modification du transit intestinal. Les injections répétées pourront induire un risque de péritonite. L'administration d'une analgésie de récupération ou d'un anticorps pourra engendrer une douleur légère de courte durée au site d'injection. Enfin, l'anesthésie pour certains actes techniques pourraient engrendrer une hypothermie et un risque de détresse cardio-respiratoire. Les animaux immunodéprimés seront plus sensibles aux infections.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire car les organes (rate, ganglions, peau) et les tumeurs doivent être prélevés pour être analysés.

Remplacement

Le but de ce projet est d'évaluer la sensibilité à la douleur dans différentes conditions de cancers et de chimiothéapies. Il est par conséquent impossible de palier à l’utilisation d’animaux vivants car ce projet est basé sur la perception de la douleur chez l'animal. Il n'est pas possivle de remplacer cette utilisation par des expérimentations in vitro et la sensibilité à la douleur n'est pas quantifiable par des paramètres biochimiques connus.

Réduction

Ce projet nécessite l'utilisation de 1644 animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre la validité statistique des analyses des résultats. Nous utiliserons 6 animaux par groupe pour toutes les procédures, sauf pour certains des groupes d'animaux témoins où 3 animaux seront suffisants. Des tests statistiques fiables et robustes seront utilisés pour analyser les résultats.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Lorsque cela est nécessaire les animaux seront sous anesthésie et analgésie. Les animaux sous anesthésie de plusieurs minutes auront une application de gel occulaire pour éviter l'assèchement des yeux. Ils seront également maintenus sur tapis chauffant afin d'éviter une hypothermie. Afin de faciliter la prise alimentaire des animaux, des croquettes seront toujours disponibles au fond de la cage. Pour les tests, les animaux seront habitués à leur environnement. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

La souris représente un très bon modèle pour réaliser des expériences de comportement, des études de neuroanatomie, de physiologie et de biologie cellulaire et moléculaire, de plus la disponiblité de souris génétiquement manipulées pour les gènes d'intérêt rend aussi l'utilisation de cette espèce indispensable à la réalisation de ce projet. Les souris pourront être utilisées à partir de l'âge de 8 semaines car le statut immunitaire doit être mature avec un niveau stable de cellules immunitaires.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
Souffrances
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 200

200 souris immunodéprimées se voient greffer des tumeurs humaines puis injecter des cellules CAR-T, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue, y compris celles dont la tumeur a régressé, une reprise de croissance étant jugée toujours possible. Elles peuvent développer une gêne respiratoire ou une paralysie des membres arrière selon la tumeur implantée. Le porteur présente le passage in vivo comme "incontournable" après des essais sur cellules.

Objectifs

L’immunothérapie anticancéreuse est une approche dont le succès en clinique a récemment été validé avec l’approbation de stratégies d’immunothérapie visant à traiter des cancers avancés. Ces immunothérapies sont basées sur le transfert adoptif des cellules immunitaires du patient qui ont été modifiées pour reconnaitre la tumeur. Malgré son efficacité dans le traitement de cancers sanguins comme la leucémie, le succès de cette thérapie dans le traitement des tumeurs solides reste encore très limité. Ce projet vise donc à étudier l’efficacité anticancéreuse des cellules immunitaires humaines activées in vitro et injectées dans des souris porteuses de tumeurs humaines. Les résultats obtenus devraient contribuer à améliorer les immunothérapies dans le traitement du cancer. . Le projet se déroule dans 2 EU différents.

Bénéfices attendus

La recherche qui est proposée dans ce projet a pour objet d’améliorer les thérapies anticancéreuses de type immunothérapie en ciblant des cancers agressifs. Nos résultats préliminaires in vitro ont d’ores et déjà démontré que les cellules CAR-T diminuent la prolifération de plusieurs cellules cancéreuses (lymphome, cancer du sein et cancer du poumon). Les résultats qui découleront de ce projet permettront d’accroitre nos connaissances sur les immunothérapies en cancer et d’améliorer leur efficacité.

Procédures

Les souris seront soumises à une anesthésie gazeuse pendant 10 minutes maximum et recevront une injection sous-cutanée (s.c) ou intraveineuse (i.v) de cellules cancéreuses à l’aide d’une seringue (EU1). Cette injection se réalise en 10 secondes par souris. A ce moment, chaque souris entre dans une phase d’expérimentation de 5 semaines maximum avant la mise à mort. Le traitement par injection i.v de lymphocytes humains sera administré dans les mêmes conditions (EU1). Un suivi de la croissance tumorale et du poids des animaux seront réalisés tous les 2 jours, des mesures qui se font respectivement en 10 et 5 secondes pour chaque animal. Des imageries par bioluminescence nécessiteront des injections de luciférine qui se feront en IP sur animal vigile (EU2). Chacune de ces administrations se fera en 15 secondes maximum par animal, prise de l’animal par l’expérimentateur comprise. Lors du suivi de croissance tumorale par imagerie, les souris seront sous anesthésie gazeuse. À la fin de l’expérimentation, les animaux seront mis à mort après anesthésie générale à l’isoflurane (EU2).

Impact sur les animaux

L’injection des cellules cancéreuses par voie sous-cutanée et intraveineuse peut occasionner des dommages dans la queue si les animaux venaient à bouger avec la conséquente angoisse. Les injections se feront donc sous anesthésie à l’isoflurane. D’autres nuisances comme une nécrose pourrait apparaitre si la taille de la tumeur est très grande (plus de 1500 mm3 pour les tumeurs sous cutanées). L’apparition de gêne respiratoire (pour les tumeurs pulmonaires) ou une parésie des membres arrière peuvent être observées (pour la tumeur Raji).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Lorsque l’effet thérapeutique (disparition ou diminution de la tumeur) est observé, ce qui devrait arriver au plus tard à la quatrième semaine, les animaux qui n’auront pas atteint le point limite seront aussi mis à mort sous anesthésie préalable. En effet, compte tenu du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, et même si des régressions tumorales pourront être observées, une reprise de la croissance tumorale après la période d’arrêt des traitements est toujours possible et nécessite la mise à mort de l’ensemble des souris pour se prémunir de la souffrance qui peut en résulter.

Remplacement

Nous avons réalisé des expériences in vitro (remplacement) au préalable qui nous ont permis de déterminer l’efficacité de la thérapie CAR-T dans notre modèle ainsi que son potentiel dans l’immunothérapie en cancer. Pour valider nos résultats, nous devons utiliser un modèle murin afin d’étudier notre hypothèse dans l’environnement tumoral. En effet, les études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire d’identifier l’efficacité in vivo mais aussi les effets indésirables potentiels des traitements.

Réduction

Les groupes expérimentaux sont constitués de n=6 individus/condition et l’expérience sera réalisée 2 fois ce qui donnera une puissance statistique fiable. Le fait que ces animaux soient génétiquement les mêmes, permet de réduire la taille des groupes tout en ayant des résultats fiables. L’utilisation des souris de manière indépendante nous permet d’avoir une réelle puissance statistique. Nous avons choisi de mesurer les tumeurs par bioluminescence, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux tout en conservant une puissance statistique suffisante. Les expériences ne seront réalisées que deux fois, les rates et les tumeurs seront analysées sur les mêmes animaux ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux de l’étude.

Raffinement

Les souris disposeront d’une phase d’habituation à être manipulées par les expérimentateurs pour réduire leur appréhension. Les souris chez lesquelles les tumeurs solides et sanguines sont implantées seront examinées trois fois par semaine pour surveiller leur inconfort (taille de la tumeur gênant la mobilité, isolement du groupe, absence de toilettage). Par ailleurs, les injections se feront sous anesthésie gazeuse pour limiter le stress. Des analgésiques seront utilisés en cas de douleur. De plus, les animaux seront hébergés à raison de 6-10 souris par cage en présence des éléments nécessaires à la fabrication d’un nid. De la nourriture et de l’eau seront ajoutés à la cage. Également, des points limites spécifiques seront appliqués. Pour le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs (500 mètres environ), nous transporterons à pied les souris dans des cages filtrées et dans l’obscurité pour limiter le stress causé par le transport. A leur arrivée dans l’établissement utilisateur 2/2, les cages des souris seront changées et placées sur portoir ventilé pour protéger les souris immunodéprimées (phénotype dommageable). Les souris ne seront déplacées qu’une seule fois pour limiter le stress du transport. Ces mesures assureront ainsi le raffinement de l’étude.

Choix des espèces

Il est impossible à nos jours de reproduire avec fidélité l’environnement tumoral et sa réponse à l’immunothérapie. Pour prouver les mécanismes immunitaires impliqués dans la maladie et tester l’efficacité de l’approche thérapeutique, nous devons recourir à l’utilisation d’un modèle animal et l’utilisation de la souris nous permet d’avoir accès à des modèles transgéniques et des modèles humanisés. Etant donné que l’objectif à long terme sera d’évaluer l’efficacité des cellules CAR-T en thérapie anticancéreuse, nous devons utiliser une espèce présentant une physiologie proche de l’Homme, telle que la souris, qui est un modèle de référence en cancérologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 420
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Isolées en cage individuelle pendant dix mois, dont une partie nourrie à 70 % de sa ration, 420 souris vont être utilisées pour étudier le vieillissement de l'ADN, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées au terme des dix mois pour prélever leurs organes. Le porteur reconnaît que ce logement individuel prolongé, qu'il juge nécessaire pour mesurer précisément les apports, induit un stress. Les enseignements espérés sur le vieillissement humain restent une projection.

Objectifs

Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons comprendre comment les protéines qui contribuent à l'empaquetage de l'ADN dans les cellules évoluent à mesure que les humains vieillissent. Nous nous intéressons également à la manière dont l'alimentation et les habitudes alimentaires, comme le fait de manger moins ou uniquement à certaines heures, peuvent influencer ces protéines. Pour étudier cette question, nous comparerons des groupes de souris qui s'alimentent normalement à des groupes soumis à un régime alimentaire restrictif et à des horaires de repas limités. En observant ces différences, nous espérons en apprendre davantage sur la manière dont le vieillissement et le mode de vie affectent l'organisation de l'ADN dans notre corps.

Bénéfices attendus

Ce projet nous aidera à comprendre comment les protéines qui organisent l'ADN dans les cellules changent à mesure que les souris vieillissent, et comment ces changements affectent l'activation ou la désactivation des gènes. Nous étudierons également comment deux interventions connues pour favoriser la santé et la longévité, à savoir manger moins et seulement durant la phase active, peuvent influencer ces protéines. Les résultats pourraient fournir des informations sur le processus de vieillissement chez l'homme, identifier des marqueurs permettant de suivre un vieillissement en bonne santé et suggérer des moyens de ralentir les changements liés à l'âge en ciblant l'organisation de l'ADN.

Procédures

Toutes les souris seront hébergées en cage individuelle pendant 10 mois. Une partie des souris seront soumises pendant 10 mois à une restriction calorique associée à une alimentation à durée limitée, recevant 70 % de l’apport calorique individuel de référence, administré une fois par jour au début de la phase active.

Impact sur les animaux

Le logement individuel, nécessaire pour mesurer avec précision la consommation alimentaire et imposer une restriction calorique, peut induire un stress modéré chez les animaux. La pesée des animaux tous les 3 jours provoque un stress bref lié à la manipulation. Le régime alimentaire à restriction calorique et temporelle peut également induire un stress léger.

Devenir

Les animaux feront l’objet d’une mise à mort à la fin des 10 mois afin de prélever leurs organes et de réaliser les analyses ultérieures.

Remplacement

Cette étude examine comment l'organisme dans son ensemble réagit à une alimentation réduite et limitée dans le temps. De telles réponses complexes ne peuvent être reproduites dans des cellules ou dans de petites parties du corps seules, il est donc nécessaire de les étudier chez des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au minimum tout en permettant une analyse statistiquement significative des résultats et en tenant compte de la variabilité interindividuelle des paramètres étudiés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé en prenant en compte la puissance statistique souhaitée (80 %), la différence attendue entre les moyennes des groupes et l’écart type attendu d’après les données publiées. Dans une perspective de réduction, à la fin de l’étude, nous collecterons tous les organes d’intérêt (par exemple, cerveau, foie, poumons, cœur), y compris ceux que nous ne prévoyons pas d’analyser actuellement, et les conserverons au congélateur pour d’éventuelles analyses futures.

Raffinement

Pour limiter l’inconfort et garantir le bien-être des souris tout au long de l’étude, tout animal pesant moins de 20 g au début du protocole ne sera pas inclus. Les souris seront pesées tous les trois jours et leur consommation alimentaire sera surveillée afin de détecter tout signe de détresse. Les animaux seront logés individuellement dans des cages permettant un contact visuel avec les autres souris. Leur environnement sera enrichi afin de favoriser l’expression de comportements naturels, avec la mise à disposition de matériel de nidification et d’éléments d’enrichissement adaptés. Des points limites précis ont été définis, basés notamment sur la surveillance du comportement, de l’apparence physique et du poids corporel des souris.

Choix des espèces

Les souris sont des mammifères présentant de nombreuses similarités avec l’humain, notamment dans leur réponse physiologique à l’alimentation et aux rythmes alimentaires, ce qui en fait un modèle approprié pour étudier les effets d’une alimentation réduite et limitée dans le temps. Pour cette étude, des souris adultes, âgées de 8 semaines au début de l’expérimentation, seront utilisées, car nous souhaitons étudier les effets de la restriction calorique et de l’alimentation à durée limitée chez des animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 314
Souffrances
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Pour étudier la séparation des chromosomes lors de la formation des spermatozoïdes, 314 souris mâles prépubères reçoivent un produit par voie orale pendant dix jours et des injections sous-cutanées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le choix d'animaux prépubères sert à synchroniser le développement des cellules et à réduire les effectifs. Toutes sont tuées pour prélever leurs cellules sexuelles. Le porteur précise que les petits rejetés par leur mère ou dont la croissance décroche seront eux aussi euthanasiés.

Objectifs

Pour former des spermatozoïdes et ovocytes fonctionnels, les chromosomes d’origine maternelle et paternelle des cellules sexuelles se séparent lors d’une division cellulaire spécifique appelée méiose. Cette étape est cruciale : si les chromosomes ne se séparent pas correctement, cela aboutit à la stérilité ou à la transmission d’anomalies génétiques aux enfants. Ce projet vise à élucider les mécanismes qui contrôlent la séparation des chromosomes au cours de la méiose chez les mammifères, spécifiquement en étudiant le phénomène chez la souris. Ce projet permet de marquer les chromosomes d’une manière qui permet d’étudier comment chaque chromosome se positionne et interagit avec les autres durant la méiose. Grace à cette approche, il sera possible de mieux comprendre le mécanisme en jeu et d’identifier des gènes importants qui permettent de former des spermatozoïdes fonctionnels, qui contrôlent la fertilité et évitent la transmission d’anomalies génétiques.

Bénéfices attendus

A court terme : méthodologie novatrice pour analyser le rapprochement des chromosomes et la réparation de l’ADN dans les cellules sexuelles mâle (spermatocytes). A moyen terme : identification de mécanismes moléculaires, et de gènes, qui conduisent à l’infertilité ou à la transmission d’anomalies génétiques pathogènes, telles que les trisomies. A long terme : identification et compréhension du rôle de facteurs importants pour la fertilité et la stabilité du génome, qui peuvent être impliqué dans la fertilité, la transmission d’anomalies génétiques et la stabilité du génome en général.

Procédures

Les animaux recevront quotidiennement par voie orale (à la pipette) une goutte d’un produit non toxique pendant 10 jours, et deux ou trois injections à quelques jours d’intervalle, dans des conditions de contention destinées à rendre les manipulations rapides et à limiter le stress des animaux.

Impact sur les animaux

Contention de l’animal suivie de l’administration par voie orale (à la pipette) de quelques gouttes d’un produit non toxique, ce qui entraine un stress léger. Contention de l’animal suivie d’une injection sous la peau avec une seringue, ce qui entraine un stress léger et une douleur légère de courte durée, répétée 2 fois à quelques jours d’intervalle.

Devenir

La raison d’être de ce projet consiste en l’analyse post-mortem des cellules des individus traités. Nous devons donc euthanasier l’ensemble des animaux traités pour prélever le tissu d’intérêt et l’analyser.

Remplacement

La reproduction sexuée est un processus universel étudié chez des organismes non-mammifères (levures, plantes, invertébrés), mais de nombreux aspects sont spécifiques au contexte du développement des cellules sexuelles chez les mammifères, ce qui justifie l’étude chez ceux-ci, en prenant en compte les connaissances acquises chez d’autres organismes. Pour ce projet d’étude fine de l’organisation des chromosomes, qui nécessite un grand nombre de cellules sexuelles synchronisées à des stades précis, les systèmes de culture de cellules existants sont insuffisants parce que la synchronisation, l’efficacité et la similarité avec les propriétés in vivo ne sont pas suffisantes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est ramené au minimum permettant d’obtenir des résultats exploitables et de vérifier leur reproductibilité. Il sera réduit autant que possible par une première phase de d’optimisation technique. La procédure de synchronisation en elle-même est conçue pour réduire d’un facteur 2 le nombre d’animaux, par rapport à l’utilisation d’animaux non traités, avec une meilleure qualité de résultat qui permet également de réduire le nombre de répétitions des expériences. La gestion de l’élevage des souris sera optimisée pour réduire autant que possible le nombre d’animaux surnuméraires.

Raffinement

Durant les procédures, les animaux non sevrés seront surveillés quotidiennement afin de vérifier en particulier l’absence de rejet par leur mère (absence de lait visible 2 jours de suite) et leur croissance normale. En particulier, lors de l’administration d’un produit non toxique par voie orale (jour post-natal 1 à 10) les animaux seront pesés quotidiennement, et les animaux qui sont rejetés par leur mère, qui ne prennent pas du tout de poids, ou dont la prise de poids est inférieure de 80% à la prise de poids attendue, seront sortis de l’expérimentation et euthanasiés.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal chez lequel le protocole permettant de synchroniser le développement des cellules sexuelles est au point, chez lequel les aspects de l’organisation des chromosomes lors du développement des cellules sexuelles (spermatozoïdes) est le mieux connu, ce qui est essentiel pour contextualiser nos résultats, et pour lequel des modèles génétiques appropriés (mutations des gènes impliqués) sont disponibles. La taille de cet organisme est appropriée, puisqu’un nombre réduit d’animaux est nécessaire pour chaque expérience. Des souris mâles prépubères seront utilisées, parce que le projet nécessite des cellules sexuelles à un stade de développement précis (à quelques heures près), alors que le développement des cellules sexuelles est continue et non synchrone chez le mâle adulte. La synchronisation du développement des cellules sexuelles chez des souris mâles prépubères permet d’obtenir le plus grand nombre possible de cellules sexuelles synchronisées, et donc de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1600
Souffrances
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 1600

1 600 souris se voient greffer des cellules cancéreuses puis traiter par chimiothérapie et immunothérapie, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles sont tuées lorsque la tumeur dépasse 1 500 mm³ ou s'ulcère, faute de quoi la masse au flanc gêne leurs déplacements. Le projet cherche à comprendre pourquoi certains cancers résistent aux traitements combinés, via une molécule de l'inflammation. Le porteur annonce n'attendre aucun effet secondaire sévère, ces traitements ayant déjà été largement administrés à des souris.

Objectifs

Les cancers du côlon, du pancréas et du poumon figurent parmi les cancers les plus fréquents et les plus létaux. Leur prise en charge repose en grande partie sur l’utilisation de chimiothérapies qui, en particulier aux stades avancés, ne permettent pas toujours d’obtenir une rémission complète. Il est désormais bien établi que le système immunitaire joue un rôle déterminant dans la réponse aux traitements chimiothérapeutiques. Dans ce contexte, des approches combinant chimiothérapie et immunothérapie ont été développées afin d’en améliorer l’efficacité. Toutefois, ces stratégies combinées restent peu efficaces dans certains cancers, notamment le cancer du pancréas et certains cancers colorectaux et pulmonaires. Il est donc essentiel d’identifier les mécanismes responsables de ces résistances thérapeutiques. L’inflammation peut influencer la façon dont les traitements contre le cancer fonctionnent. Le but du projet est d’évaluer l’impact de l’inflammation sur l’efficacité antitumorale des chimio-immunothérapies utilisées en clinique. Cette étude nous permettra également de comprendre les mécanismes de résistance aux traitements actuellement utilisés en clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de NLRP3, un acteur important de l’inflammation, dans l’efficacité des traitements associant chimiothérapie et immunothérapie utilisés contre le cancer. En étudiant des cellules tumorales et des souris avec ou sans NLRP3, nous pourrons déterminer si cette molécule agit principalement au niveau des cellules cancéreuses ou des cellules de l’organisme dans la réponse aux traitements. Ce travail permettra également de mieux comprendre comment NLRP3 influence le fonctionnement du système immunitaire au sein des tumeurs, notamment en analysant les cellules immunitaires présentes et leur activité après traitement. Les résultats obtenus permettront d’identifier les mécanismes expliquant pourquoi certains cancers répondent mal aux traitements actuels. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer à l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à améliorer l’efficacité des traitements, en particulier dans les cancers pour lesquels les options actuelles restent limitées.

Procédures

3 interventions : - Injection des cellules cancéreuses murines : - Geste réalisé sous anesthésie générale gazeuse - Une seule injection par animal - Durée : 5 minutes - Nombre de souris : 1600. - Traitements par chimiothérapie ou soluion contrôle : - Geste réalisé sur animal vigil - Une seule injection par animal - Durée : 1 minute - Nombre de souris : 1600. - Traitements par immunothérapie ou solution contrôle : - Geste réalisé sur animal vigil - Une injection trois fois par semaine pendant 3 semaines par animal - Durée : 1 minute - Nombre de souris : 1600.

Impact sur les animaux

- L’injection sous-cutanée de cellules tumorales entraînera le développement d’une masse tumorale au niveau du flanc, susceptible d’induire une gêne locomotrice à mesure de sa croissance. Afin de limiter cette contrainte, la taille des tumeurs sera suivie régulièrement et des critères d’arrêt stricts seront appliqués. Les animaux seront euthanasiés en cas d’ulcération tumorale, de volume tumoral supérieur à 1500 mm³ (~250mm2), ou si la tumeur entrave significativement les déplacements. Une altération de l’état général des animaux est possible en lien avec la progression tumorale. Les animaux feront l’objet d’une surveillance clinique régulière incluant le suivi du poids, de l’activité, de la posture (notamment signes de douleur), de l’aspect du pelage et du comportement (toilettage, interaction). Tout animal présentant des signes de détresse ou atteignant un point limite prédéfini sera euthanasié sans délai. Les traitements anticancéreux administrés (chimiothérapies et immunothérapie anti-PD-1) peuvent induire des effets indésirables modérés, tels qu’une perte de poids transitoire ou une altération de l’état général. Ces traitements ayant déjà été largement utilisés chez la souris, aucun effet secondaire sévère n’est attendu dans les conditions expérimentales prévues. Une surveillance rapprochée sera néanmoins mise en place afin de détecter précocement tout effet indésirable. Les souris déficientes pour Nlrp3 (Nlrp3-/-) ne présentent pas de phénotype dommageable en conditions basales. Aucune nuisance spécifique liée à ce génotype n’est donc attendue dans le cadre de ce projet.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, c’est-à-dire lorsque le volume tumoral excèdera 1500 mm³ (~250mm2).

Remplacement

Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, l’évaluation de l’efficacité ou de l’échec de nouvelles combinaisons thérapeutiques en oncologie doit être réalisée sur les organismes vivants. Nous réalisons à ces fins des études translationnelles sur des modèles d‘animaux greffés avec des cellules tumorales.

Réduction

Les expériences ne seront réalisées que deux fois ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude tout en en conservant la puissance statistique nécessaire. Le test statistique utilisé sera celui de Kruskal-Wallis en raison de la présence de nombreux groupes. Les différents modèles (cancers du pancréas, du poumon et du colon) utilisés dans ce projet sont nécessaires. En effet, selon l’organe d’origine, les mutations intrinsèques des cellules cancéreuses utilisées, le microenvironnement tumoral sera différent et affectera par conséquent la réponse aux traitements. De plus, selon le type de cancers, les régimes de chimiothérapies seront différents afin de se rapprocher de la clinique. Ces traitements affecteront également de manière différentielle les cellules du microenvironnement. Les expériences de croissances tumorales seront réalisées en premier. Si aucune différence entre les différents groupes n’est observée pour un ou plusieurs modèles, les expériences d’immunomonitoring ne seront pas réalisées sur ces mêmes modèles.

Raffinement

Les animaux seront habitués aux techniques de préhension. Les animaux sont suivis au minimum 3 fois par semaine par des techniciens responsables d’études. Une anesthésie et une analgésie, seront réalisées pour chaque opération. Les animaux sont suivis au minimum 3 fois par semaine par des techniciens responsables d’études. Durant toute l’expérience, suivi du poids et évaluation de la NEC (Note d’Etat Corporel) au minimum trois fois par semaine. L’apparition d’éventuels points limites sera recherchée.

Choix des espèces

Les souris présentent des caractéristiques physiologiques qui permettent une variété de techniques d’administration et de prélèvements présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’Homme. Diverses souches de souris immunocompétentes sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques, indispensables à la recherche préclinique en immuno-oncologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.