Oncologie
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- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
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- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Le rôle des gènes SoxC dans le dévelopment du rein
- Recherche fondamentale
- Oncologie
104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des femelles gestantes reçoivent une dose de tamoxifène puis sont tuées par dislocation cervicale entre un et sept jours plus tard, leurs embryons étant décapités pour prélever le rein en développement. Le porteur affirme avoir mis au point une culture cellulaire remplaçant l'animal pour une partie du travail, mais juge que l'invalidation simultanée de trois gènes n'est possible que sur des embryons mutants. Le projet vise à comprendre des malformations rénales congénitales.
Objectifs
Les anomalies congénitales du rein et du tractus urinaire (CAKUT) font partie des malformations les plus importantes à la naissance qui peuvent aboutir à la mort du nouveau-né. Ces malformations peuvent également engendrer, au cours de l’adolescence ou de la vie d’adulte, des pathologies rénales chroniques. Ces pathologies sont souvent associées au diabète et à une hypertension artérielle qui sont les premières causes de mortalité chez ces patients. Depuis 1990, la prévalence des maladies chroniques rénales a augmenté de 29 %. Malgré cet impact important de santé publique, à ce jour, il n’y a pas de guérison possible de cette maladie. Un groupe de 3 gènes impliqués dans ces pathologies a déjà été identifié chez la souris et chez les patients CAKUT. Notre objectif est de comprendre le mode de fonctionnement de ces derniers et de démontrer comment leur mutation conduit à des malformations rénales.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche fondamentale va permettre de comprendre comment le dysfonctionnement d'un groupe de 3 gènes altère la formation du rein fœtal. Ces malformations peuvent aboutir à une mortalité précoce ou à des maladies rénales chroniques pour lesquels à ce jour, à part la dialyse ou la greffe d’organe, la médecine n’a aucun autre recours. Les éléments de réponse à cette question permettront d’approfondir notre connaissance dans ce domaine.
Procédures
Chaque animal sera nourrit par une dose unique de tamoxifène (4mg/20g de souris). Il sera mis à mort soit le lendemain soit 2, 3, 4, 5, 6 ou maximum 7 jours depuis l'administration de tamoxifène.
Impact sur les animaux
Dans ce projet d’expérimentation, nous envisageons une seule procédure qui consiste à nourrir des femelles gestantes avec une quantité unique de tamoxifène, par la méthode « alimentation par pipette » qui n’est pas invasive. Ainsi un certain volume, l’équivalent d’une goutte est placé dans la cavité buccale de la souris. Celle-ci déglutie par réflexe. L’opération est répétée jusqu'à ce que toute la solution huileuse de Tamoxifène ait été ingérée par l’animal. Ceci évite le gavage ou l’injection dans la cavité abdominale. Le tamoxifène ne cause pas d’effet secondaire sur une courte période du temps qui est au maximum de 7 jours. La seule nuisance est la contention de l’animal.
Devenir
Notre étude porte sur l'analyse du rein en development donc nous avons besoin d'avoir des embryons que nous obtenons à partir des femelles gestantes qui sont mises à mort par dislocation cervicale. Les embryons sont décapités rapidement après la mise à mort de la mère.
Remplacement
Un des objectifs de ce projet est d’identifier les partenaires directs de l'un des 3 gènes que nous étudierons. Pour réaliser cette expérience, nous avons besoin d’une quantité très importante des cellules progénitrices du rein. Afin de remplacer l’animal nous avons mis au point, dans notre laboratoire, un protocole qui nous nous permet d’obtenir des cellules progénitrices du rein en quantité suffisante sans avoir recours à l’animal. Afin d’étudier d'autres aspects du fonctionnement de ces gènes, nous aurons besoin d'invalider les trois gènes à la fois, ce qui n'est possible que sur le rein des embryons mutants.
Réduction
Nous avons besoin d’un nombre suffisant d’embryons pour éviter des grandes variations qu’il peut naturellement se produire d’un embryon à l’autre. Nous nous basons sur 20 embryons mais si nous constatons des variations moins grandes que prévues, nous reverrons le nombre d’embryons à la baisse.
Raffinement
Outre de leur fournir un environnement enrichi pour satisfaire leur besoin de rongeur et leur instinct de nidification, nous allons utiliser une méthode innovante afin de limiter douleur et stress pour l’administration de tamoxifène. Celle-ci se fait par : « alimentation par pipette » qui est moins invasive car évite le gavage ou l’injection dans la cavité abdominale. La souris sera contentionnée de manière à pouvoir déglutir normalement et à son rythme, et la solution huileuse de tamoxifène sera déposée au goutte à goutte dans la cavité buccale de la souris. Celle-ci déglutit par réflexe.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. De cette manière, nous disposons des modèles de souris qui miment les pathologies rénales chez l’humain. Nous utiliserons des femelles adultes âgées d’environ 8 semaines car c’est la période de fécondité optimum.
Effets de l’exposition aux odeurs du bouc sur l’avancée pubertaire de la chèvre
- Recherche fondamentale
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- Système urogénital
44 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trente tuées à l'issue pour prélever leurs organes reproducteurs et leur cerveau, quatorze gardées en vie. Les femelles reçoivent jusqu'à trente prises de sang et un frottement de la main sur le museau, avec ou sans odeur de bouc selon le groupe, pour observer si l'odeur du mâle avance la puberté. Le porteur résume le bénéfice attendu à une meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine. Il affirme que cette question sociosexuelle n'est pas modélisable autrement que sur l'animal.
Objectifs
Nos résultats permettront de déterminer si : 1/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls permettent le déclenchement précoce de la transition pubertaire des femelles et donc l'ovulation 2/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls peuvent induire une maturation précoce du tractus génital et des réseaux neuroendocriniens impliqués dans la vie reproductive des femelles
Bénéfices attendus
Meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine induite par un mâle sexuellement actif.
Procédures
Tous les mâles feront l'objet d'une prise de sang une fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 15 prises de sang. Toutes les femelles feront l'objet d'une prise de sang deux fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 30 prises de sang. La réalisation d'une prise de sang sur un animal dure environ 10 secondes. Toutes les femelles feront également l'objet d'un frottement de la main sur le museau (avec ou sans stimulus suivant le groupe). La réalisation de cette procédure ne dure que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Potentiellement du stress lors de la stimulation manuelle sur le museau (avec ou sans odeur).
Devenir
Des femelles seront euthanasiées afin de récupérer les organes reproducteurs et le cerveau lorsque toutes les femelles du groupe exposées au mâle actif et au moins 50% des femelles exposées uniquement à l'odeur seront pubères. Ainsi, nous aurons plus de chances de mettre en évidence une différence entre les femelles isolées, celles en contact avec des mâles actifs et celles exposées uniquement aux poils. Les organes reproducteurs nous permettront de déterminer la maturation du tractus reproducteur tandis que les cerveaux nous permettront d’apprécier une maturation au niveau des neurones impliqués dans la fonction de reproduction (plus nombreux autour de la puberté). Des femelles (non pubères et pubères) isolées des mâles et des femelles pubères exposées à des mâles intacts seront également euthanasiées pour récupérer l’épithélium olfactif principal et l’organe voméronasal. Ces organes nous permettront de mettre en évidence une maturation olfactive dépendante de l’environnement social et/ou du statut endocrinien. On réalisera une injection d’anesthésique et analgésique avant l'euthanasie des animaux. Pour résumé : lot de femelles isolées des mâles, 10 animaux euthanasiés et 3 gardés en vie pour réutilisation; lot de femelles exposées à l'odeur mâle (poils), 12 animaux euthanasiés et 2 gardés en vie pour réutilisation; lot exposé aux boucs intacts, 8 animaux euthanasiés et 5 gardés en vie. Tous les mâles (n=4) seront gardés en vie à la fin de l'expérimentation pour une utilisation ultérieure.
Remplacement
Le modèle animal ne peut pas être remplacé dans ce projet étudiant l'impact des relations sociosexuelles sur la puberté car ceci n'est pas modélisable par des modèles alternatifs.
Réduction
Pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique, le nombre d’animaux a été rationnalisé à 40 femelles et 4 mâles. La taille de nos effectifs (13 à 14 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques pour comparer les aires sous la courbe des résultats de progestérone. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques. Un test de comparaison avec 3 groupes indépendants au seuil α de 0.05 donne une puissance statistique de 100% (test paramétrique) et 96% (test non-paramétriques) avec des effectifs de n=13 pour le lot isolé et le lot exposé au mâle intact devenant sexuellement actif, et un effectif de n=14 pour le lot exposé aux poils de bouc (outil anastats). Cette puissance statistique est dans le cas où toutes les femelles exposées au mâle actif sont pubères 1.5 mois avant le groupe isolé des mâles (d’après les résultats acquis) avec en parallèle 50% des femelles exposées aux poils de boucs sont devenues pubères. 4 mâles sont nécessaires afin d'effectuer une rotation lors de l'exposition auprès des femelles et ainsi éviter un potentiel effet d'habituation pouvant impacter notre expérimentation.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sur paille et bénéficieront d'enrichissement comme des caisses en bois et ballons. Des récompenses seront données aux individus lors des prises de sang dont nous avons réduit le nombre d’après les précédents protocoles. Une habituation au frottement de la main sur le museau avec récompense gustative sera réalisée avant l'expérimentation pour éviter le stress pendant cette dernière.
Choix des espèces
Chez la chèvre, la présence d'un mâle sexuellement actif peut impacter la physiologie de la reproduction et les comportements sexuels de la femelle. L'activité sexuelle du mâle semble être la condition sine qua non pour induire une puberté précoce de la femelle. Chez cette espèce, l'exposition de femelles en période de repos sexuel (anoestrus) aux indices sensoriels olfactifs de boucs sexuellement actifs peut mener à l'ovulation. Il serait donc intéressant de comprendre si l'exposition continue à ces indices olfactifs est également suffisante dans l'induction d'une puberté précoce des femelles. De plus, les indices sensoriels olfactifs du bouc sexuellement actif sont connus pour déclencher des réponses au niveau central dans le cadre d'un "effet mâle". Il est donc intéressant d'étudier l'impact sur la maturation sexuelle centrale de cette espèce dans ce contexte. Nous utiliserons des mâles adultes sexuellement matures qui stimuleront des femelles pré-pubères pour lesquelles la fonction de reproduction n'est pas encore mature et dont nous voulons observer sa régulation.
Implication de la voie de synthèse de sérine dans la résistance au sunitinib dans le cancer du rein
- Recherche fondamentale
- Oncologie
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des souris immunodéficientes reçoivent une greffe de cellules humaines de cancer du rein, puis un traitement par gavage et injection cinq jours par semaine, avant d'être tuées pour prélever les tumeurs, afin de tester une combinaison censée lever la résistance au sunitinib. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance importante et prévoit une mise à mort avant l'apparition de nécroses tumorales. Il indique qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les interactions entre cellules et vaisseaux au sein de la tumeur.
Objectifs
Malgré une réponse objective ou une stabilisation de la maladie, les patients atteints d’un cancer du rein vont progresser de manière inéluctable et résister au traitement sunitinib après environ 1 an de traitement. Dans ce protocole nous proposons de combiner le traitement sunitinib à un inhibiteur d’une voie métabolique qui semble jouer un rôle majeur dans la résistance au sunitinib. Ainsi, valider l’efficacité de cette combinaison chez l’animal représente un enjeu thérapeutique important pour le cancer du rein. Nous espérons ainsi pouvoir proposer une nouvelle alternative thérapeutique afin de contrecarrer la résistance au traitement sunitinib.
Bénéfices attendus
L'échec thérapeutique auquel font face les patients atteints d'un cancer du rein est inéluctable. Grâce à nos recherches, nous espérons ainsi proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d'offrir une solution pour empêcher les mécanismes à l’origine de la résistance au traitement sunitinib. Un transfert vers la clinique serait donc l'accomplissement de ce projet.
Procédures
Pour mener à bien ce projet, nous injecterons dans le flanc droit de souris jeunes (6 à 8 semaines) des cellules tumorales humaines de cancer du rein (modèle de xénogreffe). Ensuite, lorsque la tumeur atteindra un volume suffisamment important, ces mêmes souris seront traitées soit avec un traitement de référence du cancer du rein (sunitinib), soit avec un composé chimique (le NCT-503 / inhibiteur voie métabolique), soit avec une combinaison des 2 traitements (le sunitinib et le NCT-503). Ces traitements seront réalisés 5 fois par semaine. Ces injections, que ce soit de cellules tumorales ou l’inhibiteur NCT-503 (voie intrapéritonéale), ne dureront que quelques secondes à chaque fois. Le traitement par gavage (sunitinib), réalisé à l’aide d’une canule de gavage est également une procédure très rapide. Enfin, aucune autre intervention ne sera réalisée sur l’animal vigile. Les souris impliquées seront monitorées quotidiennement afin d’assurer une bonne gestion de la douleur. Chacune des 80 souris de ce projet sera suivie à l’aide d’une fiche de score adaptée à son traitement puis mise à mort à la fin de la procédure expérimentale ou si l’animal atteint un point limite. Avec l’ensemble des procédures comprenant : l’injection de cellules tumorales et les traitements par gavage ou par voie intrapéritonéale, nous classons la procédure en modérée.
Impact sur les animaux
En ce qui concerne les injections sous-cutanées de cellules tumorales, nous n'attendons pas de nuisance importante chez la souris liée à la procédure en elle-même. Celle-ci ne nécessite aucune anesthésie. Ces cellules tumorales ne metastasent pas. Les animaux seront mis à mort suffisamment tôt afin d'éviter l'apparition de nécroses au niveau des tumeurs. S'agissant d'un protocole impliquant l'injection de cellules tumorales et le suivi du développement des tumeurs qui en résulteront, nous classons la procédure en modérée. On rappelle que les souris Nudes ne sont pas à phenotypes dommagables. Le sunitinib et l'inhibiteur NCT-503 ont déjà été utilisés dans des modèles in vivo, par notre équipe et d'autres équipes, respectivement et n'ont pas présenté d'effets indésirables.
Devenir
Le prélèvement des tumeurs pour analyse nécessitera la mise à mort des souris.
Remplacement
Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’existe pour mimer les interactions qui existent entre les différents acteurs cellulaires présents au sein de la tumeur. Le sunitinib est un inhibiteur de l’angiogenèse, il est donc nécessaire de travailler sur un système plus complexe mettant en jeu les vaisseaux sanguins.
Réduction
Avant de passer au modèle in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Les effectifs ont été choisis afin d’obtenir des résultats significatifs avec le nombre de souris minimum. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous nous baserons sur les données de la littérature et sur nos résultats antérieurs pour les doses administrées de composés pharmacologiques. Le nombre minimum de souris est établi à 10 par groupe pour être statistiquement significatif (en nous basant sur le fait que les traitements expérimentaux induiront une diminution de la prise/croissance tumorale d’au moins 20%). Enfin, nous utiliserons un test statistique paramétrique (test Anova) afin de pouvoir réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de données statistiquement exploitables.
Raffinement
Pour limiter la douleur modérée que notre procédure expérimentale pourrait induire, nous avons établi une grille d’observation visant à définir les points limites précoces à partir desquels l’expérience sera arrêtée et qui indique les mesures que nous prendrons à l’apparition des premiers signes de la douleur ou d’une perte de poids. D'autre part, en plus du personnel de l’animalerie, un suivi sanitaire tri- hebdomadaire puis journalier (à partir du début des traitements) sera réalisé par les membres de l’équipe (expérimentateurs) à l’aide d’une feuille de score adapté au modèle (Annexe 1). La fréquence de ces examens sera intensifiée en fonction des symptômes relevés sur un animal jusqu'à la disparition du problème ou la mise à mort de l'animal.
Choix des espèces
Les modèles murins sont les modèles les plus répandus pour étudier l’effet des drogues sur la croissance tumorale. En effet, la souris constitue un modèle classique pour la validation de l'activité pro/anti-tumorale de protéines et de composés pharmacologiques. De plus, cette espèce animale est un modèle expérimental que nous connaissons parfaitement et qui est couramment utilisé par la communauté scientifique. Dans ces études, nous utiliserons les souris NUDE, qui constituent le meilleur modèle (données publiées). Ces souris sont immunodéficientes ce qui permet de réaliser des xénogreffes de cellules humaines dans un modèle murin (NUDE femelles, agées de 6 à 8 semaines lors de l'injection des cellules tumorales) sans rejet par le système immunitaire. Nous utiliserons des animaux âgés de 6 à 8 semaines. Une fois les groupes expérimentaux réalisés, les animaux seront acclimatés durant une semaine avant de réaliser les différents traitements, ce qui implique de débuter les expériences sur des animaux âgés de 7 à 9 semaines (utilisation de souris jeunes mais ayant déjà atteints leur maturité sexuelle et ayant une courbe de poids stable).
Rôle du métabolisme tumoral sur la réponse aux thérapies adoptives de transfert de cellules (CAR-T)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Toutes reçoivent une greffe de cellules de lymphome puis des cellules CAR-T par voie intraveineuse, avec plusieurs prélèvements sanguins, et 320 d'entre elles sont irradiées, pour étudier comment le métabolisme de la tumeur influence la réponse à cette immunothérapie. Le porteur indique que la croissance tumorale ne provoque des signes de souffrance qu'à un stade avancé, où l'animal est alors mis à mort. Il présente comme bénéfice attendu de mieux sélectionner les patients éligibles, et affirme qu'aucune alternative in vitro ne reproduit ce dialogue immunitaire.
Objectifs
Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGC-B) est un cancer du sang très agressif et très fréquent dans les pays industrialisés. Cette maladie est très diverse et hétérogène, ce qui explique qu'environ 40 % des patients ne répondent pas au traitement de référence. S'ils sont éligibles, les patients qui échappent au traitement peuvent bénéficier d'une thérapie innovante appelée "thérapie par transfert de cellules adoptives" (ou cellules CAR-T). Pour cela, un type spécifique de cellules du système immunitaire du patient (lymphocytes) est prélevé puis génétiquement modifié en laboratoire pour leur permettre de reconnaître les cellules tumorales du patient. Une fois ces cellules immunitaires réintroduites chez le même patient, elles peuvent alors reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. Bien que très efficace dans le traitement du LDGC-B, environ 50 % des patients ne répondent pas à ce traitement ou rechutent rapidement (dans l'année qui suit). Il est donc important de comprendre comment améliorer la réponse à ce traitement. Les LDGC-B ont différentes façons de produire leur énergie cellulaire, un support essentiel à leur division constante et rapide. En effet, ces cellules tumorales utilisent soit la voie des sucres (glycolyse), soit l'usine de fabrication d'énergie de la cellule (la mitochondrie). Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer si la façon dont la cellule tumorale produit son énergie va limiter ou favoriser la réponse des cellules CAR-T.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à terme de mieux sélectionner les patients qui pourraient bénéficier de cette thérapie innovante.
Procédures
Toutes les souris (640) seront injectées par voie intra-veineuse dans la veine caudale 2 fois au cours de l’expérience pour 1/ recevoir les cellules de lymphome (allogreffe) puis 2/ 7 jours plus tard les cellules T (contrôle ou CAR-T). Chaque injection prendra environ 5 min par souris et sera réalisé sur souris vigile. Un prélèvement de sang (100 µl) sera effectué sur souris vigile 2-3 jours avant l’injection des cellules CAR-T puis une fois par semaine dans la veine caudale de la souris ou en sub-mandibulaire à l’aide d’une aiguille 25G (le volume maximal qui sera prélevé à chaque fois est de 100 µl). Ainsi chaque souris aura entre 4 et 6 prélèvements sanguin sur l’ensemble de la durée de l’expérience. Les souris de la procédure 2 (320) seront irradiées à une dose sublétale (4 Gy). Pour cela elles seront placées 5 par cages (cage spéciale pour l’irradiateur) et seront irradiées pendant 206 secondes (3 min et 26 secondes) pour atteindre 4 Gy (notre irradiateur dispense 1,16 gray par 60 secondes). Cette irradiation ne sera réalisée qu’une fois par souris.
Impact sur les animaux
Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les souris pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous seront très attentifs. Ces effets indésirables pourront être causés soit par la croissance de la tumeur, soit par l’injection des cellules immunitaire (CAR-T), soit par l'irradiation modérée. Nous avons une grande expertise de ce modèle. Nous savons que la croissance tumorale n’entrainerait des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance (poils hérissés, dos voûté, perte de poids, mobilité réduite, absence de toilettage, une prostration et/ou une agitation) qu’à un stade avancé de la maladie. Cependant en cas de persistance des signes décrits ci-dessus, l’animal sera mis à mort. Les sites d’injections seront surveillés attentivement.
Devenir
mise à mort et mesure du poids des organes, analyses métabolomiques, cytométrie de flux, analyses moléculaires et immuno-histochimiques
Remplacement
Notre projet évalue l’importance de la source de production de l’énergie par la cellule tumorale sur la réponse au traitement par les CAR-T. Le métabolisme tumoral au sein de son environnement est profondément différent de celui observé in vitro et il n’existe pas à ce jour d’autre alternative à l’utilisation des souris pour l’étude in vivo des mécanismes métaboliques impliqués dans l’échappement des cellules tumorales aux thérapies proposées.
Réduction
Bien qu’il n’existe à ce jour pas de méthode de remplacement pour réaliser ces études, notre expérience des modèles utilisés nous permet de définir le nombre minimum de souris à utiliser afin d’être statistiquement significatif.
Raffinement
Une grande importance sera accordée au bien-être des souris. En terme de raffinement, les souris sont hébergées par groupe de 5 avec un milieu enrichi. Leur suivi permet de détecter tout signe de souffrance, de détresse et ainsi la prise immédiate des mesures adéquates grâce à l’application de points limites adaptés. La notion d’enrichissement du milieu des rongeurs utilisés est familière aux demandeurs. Tous les participants à ce projet sont dûment qualifiés et ont validé les compétences requises pour les manipulations proposées.
Choix des espèces
La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, et est le modèle de choix utilisé par la communauté scientifique pour étudier les acteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans le cancer. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court, une natalité importante et un modèle facile à élever. Finalement, en absence de système pouvant reproduire in vitro la réaction immunitaire et le dialogue entre les différents médiateurs cellulaires, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour mener à bien ce projet. Les souris auront entre 5 et 20 semaines car c’est durant cette période qu’il y a la meilleure prise de tumeur.
Etude de l’implication de la protéine ML-IAP dans la réponse des cellules souches tumorales au traitement au GDC-0152, dans le glioblastome
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
306 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures de niveau sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome sous la peau ou dans le cerveau, puis des injections et une perfusion cardiaque, pour tester une molécule censée agir sur une protéine des cellules souches tumorales. Le porteur indique que la croissance de la tumeur cérébrale peut provoquer perte de poids, prostration, ataxie et difficultés respiratoires en fin de protocole. Sur le remplacement, il se borne à affirmer qu'aucune autre méthode ne pourrait se substituer à l'expérimentation animale dans ce domaine.
Objectifs
L’objectif du projet est de confirmer le rôle crucial de la protéine inibitrice de l'apoptose" Melanoma IAP ihnibitor" (ML-IAP) dans l’efficacité du la molécule candidat médicament "GDC-0152" in vivo dans la progression tumorale dans un modèle de cellules souches de glioblastoma.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une tumeur cérébrale dont le pronostic est sombre. Il n’existe aucun traitement curatif et la survie médiane des patients est d’un an avec un traitement combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Déterminer le rôle de la protéine inibitrice de l'apoptose "Melanoma Ihnibitor of Apoptosis Protein" (ML-IAP) dans la réponse à la chimiothérapie par les molécules mimetiques de la protéine "Second mitochondria-derived activator of caspase" (SMAC) s’inscrit dans la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Greffe sous-cutanée (128 animaux, une seule intervention de 1 minute environ); 2) Greffe intra-cérébrale (160 animaux, une seule intervention de 30 minutes environ); 3) Injection pour les traitements ou pour l'anesthésie (306 animaux, quelques minutes d'intervention ); 4) Injections sous-cutanées d'analgésiques lors des greffes intra-cérébrales (160 animaux, quelques secondes d'intervention); perfusions intracardiaques (160 animaux, 10 minutes d'intervention).
Impact sur les animaux
Les greffe cellulaires sous-cutanée et intracérébrale seront exécutée sous anesthésie donc la chirurgie ne devrait pas induire la souffrance de l’animale. L’injection sous-cutanée induit une douleur dont la durée est limitée à l’intervention. Les injections en intra-péritonéale retro-orbitale sont très rapides et sous anesthésie. La perte de poids est le paramètre principal qui reflète la progression tumorale et peut être associée à une diminution de l’activité motrice. Les déficits moteurs, caractérisés par une forte diminution ou manque de déplacement ainsi qu’une prostration, ataxie et difficultés à respirer peuvent être rencontrés pendant les derniers jours d’observation à cause du développement tumoral.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'experimentation ou dès lors de l’apparition des points limites.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine
Réduction
Afin de minimiser le nombre d'animaux utilisés, un maximum d'expériences sera réalisé in vitro. Le nombre d’animaux utilisés dans les expériences a été estimé en fonction de protocoles précédemment décrits. Conformément aux exigences de réduction du nombre d’animaux, le nombre d'animaux prévus dans chaque groupe sera aussi basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif. A noter que l’utilisation de cellules souches tumorales modifiées génétiquement pour exprimer la protéine fluorescente IRFP, s’inscrit dans une démarche de réduction et raffinement
Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement et les cages changées et nettoyées toutes les semaines. Les souris seront hébergées en portoir ventilé à raison de 5 animaux par cage avec un enrichissement (« nestlets », nid végétal, igloos en polycarbonate). Après 7 jours d'acclimatation, les animaux seront anesthésiés avant la chirurgie et en postopératoire une analgésie est prévue. L'évaluation de la douleur sera effectuée en fonction de la perte de poids des animaux, du changement dans leur comportement, ou de l'apparition de signes cliniques de souffrance. En cas de souffrance de l’animal une analgésie sera envisagée. Une mise en place des points limites a été effectué pour éviter toute souffrance de l’animal.
Choix des espèces
Le modèle souris représente un des modèles le plus utilisés dans la recherche en oncologie pour l’étude des tumeurs cérébrales. Les modèles de greffes cancéreuses sous-cutanées et intracerébrales sont communément pratiqués chez cette espèce et bien maîtrisés. De plus, la prise tumorale est rapide (entre 15 jours et 2 mois). Selon les protocoles décrits pour ce modèle physiopathologique, les souris seront utilisées à l'âge de 6 semaine.
Evaluation des effets de l’exposition périnatale à un régime alimentaire déséquilibré (« typique de cafétéria ») sur le développement d’un phénotype autistique chez la souris : effet de la flore instestinale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Des femelles reçoivent un régime déséquilibré autour de la gestation, puis leur descendance subit un transfert de flore intestinale et des tests comportementaux avant d'être tuée pour prélever des tissus, afin de relier alimentation, microbiote et traits autistiques. Le porteur qualifie ces tests comportementaux de non invasifs sans préciser lesquels, et déclare peu d'effets indésirables. Il affirme que l'autisme ne peut être modélisé qu'au niveau de l'"animal entier" exprimant tout son répertoire comportemental.
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) sont des maladies neurodeveloppementale de plus en plus fréquentes, avec une incidence moyenne de près de 1% d’après de récentes études à grande échelle. Les causes de ce trouble sont encore mal identifiées. Le développement de l’autisme pourrait être le résultat d'une combinaison de facteurs environnementaux toxiques et d’une susceptibilité génétique. Parmi les causes environnemantales possibles, l’obésité, conséquence d’un régime alimentaire déséquilibré, est un facteur particulièrement intéressant, puisqu’elle est de plus en plus répandue dans les sociétés occidentales et pourrait ainsi expliquer l’augmentation inquitétante des cas d’autisme dans ces pays. Des études cliniques récentes montrent que les mères souffrant d’obésité ont un risque accru d’avoir un enfant souffrant de TSA. Actuellement il n’existe pas de modèle animal mimant ce facteur de risque, qui permettrait d’en comprendre les mécanismes. Nous avons montré que la descendance de souris gestantes exposées à un régime cafétéria présente une trajectoire développementale altérée ainsi que des symptômes d’autisme à l’âge adulte. La composition de la flore intestinale des ces souris est également altérée. Nous voulons maintenant la contribution du mircobiote intestinal aux altéartions comportementales observées chez les souris exposées au régime cafétéria. Le projet comprendra deux étapes : 1)Exposition de femelles au régime cafétéria une semaine avant l’accouplement et pendant la gestation puis la lactation, 2)Etude comportementale de la descendance avant et après un transfert de flore microbienne entre le groupe exposé au régime cafétéria et le groupe exposé au régime contrôle. L’enjeu de ce projet est d’identifier une nouvelle cause potentielle de développement des troubles autistiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’impact du microbiote intestinal sur le développement du phénotype autistique des animaux exposés de manière précoce à un régime déséquilibré.
Procédures
Les animaux seront soumis à un transfert de flore. Ce type d'intervention est en essai clinique chez l'homme pour soulager les patients atteints d'autisme. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux ethologique non ivasif. L'ensemble de notre protocole expérimental durera 16 semaines. Les tests comportementaux, que réaliseront auront une durée maximale de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Le protocole expérimental ne présente pas d’effet indésirable notoire. Dans une expérirnce précédente, l’exposition au régime cafétéria a conduit à une augmentation de 10-15% du poids des mères, et de moins de 10% chez leur descendance. L’ensemble des tests comportementaux ne génère pas de stress particulier.
Devenir
En fin d'expérience les animaux seront euthanasié dans le but de prélever des tissus et étudier l'impact du transfert de flore au niveau moléculaire
Remplacement
La compréhension des mécanismes causaux de l’autisme et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traiter nécessitent la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles précliniques de cette pathologie. Une étude précise et détaillée du répertoire comportemental des animaux modèles permet de vérifier que ces modèles valident bien le critère de validité d’aspect pour la pathologie autistique, et aussi d’évaluer le cas échéant l’efficacité d’une approche thérapeutique. L’évaluation des effets bénéfiques d’un traitement ne peut être réalisée dans ces modèles qu’au niveau comportemental : en effet, il n’existe pas de marqueur biologique pour l’autisme, dont le diagnostic clinique repose entièrement sur une évaluation comportementale. Cette pathologie ne peut donc être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.
Réduction
Les effectifs ont été calculés afin de permettre une réduction des effectifs optimisée en maintenant une puissance statistique d’au moins 0.9 pour une taille d’effet f de cohen égale à 0.25 à un seuil de significativité de 0.05.
Raffinement
Nous raffinerons nos expériences en soulageant l’inconfort ou le stress potentiels subis par les animaux tout au long du protocole expérimental, en logeant les souris par groupe sociaux de 2 à 4 individus, en mettant à disposition le matériel nécessaire pour faire un nid (ouate et cabane en carton) et en manipulant quotidiennement les animaux par le même expérimentateur. Pour réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons les animaux des deux sexes, nous testerons chaque animal dans différentes tâches et nous utiliserons les tests statistiques adéquats. Nous ne pouvons toutefois pas nous passer du modèle animal car l’autisme est une pathologie complexe qui ne peut être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant tout son répertoire comportemental. Pendant les expériences, nous suivront quotidiennement le bien-être de nos animaux en particulier leurs poids, leur posture. Nous mettrons en place des points limites adaptés afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux.
Choix des espèces
Les souris sont des animaux sociaux, chez lesquels des altérations des compétences sociales, symptôme clé de la pathologie autistique, peuvent être aisément étudiées. Par ailleurs, le répertoire comportemental de ces animaux est suffisamment étendu pour compléter cette étude par une évaluation de nombreuses autres réponses comportementales connues pour être affectées par la pathologie autistique . Les déficits comportementaux détectés chez les souris modélisant l’autisme sont suffisamment importants et robustes pour tester la validité d’aspect du modèle et, le cas échéant, permettre de révéler des effets bénéfiques potentiels de composés pharmacologiques. La trajectoire développementale des animaux sera étudiée dès la naissance des animaux. Nous suivrons le développement des animaux jusqu’à l’âge adulte (8-12 semaines), alors que le répertoire comportemental est totalement développé et les éventuels déficits comportementaux fixés.
Entretien du cycle du parasite Schistosoma mansoni
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
1 560 hamsters dorés vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau sévère. Ils sont infestés par le parasite Schistosoma mansoni puis tués par perfusion totale à 40 jours pour récupérer les vers adultes et les œufs, non pour une expérience mais pour entretenir en continu le cycle du parasite au laboratoire. Le porteur indique que l'infestation provoque douleurs et souffrances liées à la ponte des œufs et qu'aucun analgésique n'est administré, au motif qu'il perturberait le parasite. Il affirme que le recours au hamster est "incontournable" et qu'aucune alternative ne permet la transformation des larves en vers adultes.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. L’un de nos objectifs de recherche est la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques afin de contrôler la schistosomiase. Actuellement le traitement et le contrôle de la schistosomiase dépendent du seul médicament disponible, le Praziquantel. L’utilisation intensive de la chimiothérapie afin de contrôler les effets pathologiques de la maladie en Afrique sub-Saharienne rend inévitable la sélection de parasites résistants à ce médicament. Il est donc urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer de nouveaux médicaments contre les schistosomes. Pour sa recherche, l'équipe a donc besoin de parasites issus du cycle maintenu au laboratoire et utilisant des hamsters comme hôte définitif. La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) d‘un minimum de hamsters (hôte définitif) et de mollusques (hôte intermédiaire). Les hamsters seront infestés par voie transcutanée avec les larves infestantes issues des mollusques infectés et les vers adultes, de même que les œufs du parasite contenus dans le foie, seront récupérés 40 jours après l’infestation. Enfin, les miracidiums contenus dans les œufs du parasite seront utilisés pour infester les mollusques, étape indispensable au cycle du parasite.
Bénéfices attendus
Notre objectif est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe CBF, les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. En France, seuls deux laboratoires le maîtrisent. Il faut savoir que chaque stade parasitaire est essentiel pour la recherche, par conséquent le maintien du cycle du schistosome est fondamental au sein de notre laboratoire. Pour atteindre les objectifs du projet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux. En effet, à l’heure actuelle il n’existe aucune alternative permettant la transformation des schistosomules en vers adulte, ainsi l’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite.
Procédures
Les animaux seront soumis à une perfusion totale afin de récupérer les vers adultes et les foies. Aucune autre intervention n’est prévue en dehors de cette phase terminale, après infestation des hamsters (durée totale de 40 jours) par les larves infestantes du parasite.
Impact sur les animaux
L’infestation par Schistosoma mansoni et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues notamment à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus hépatiques et intestinaux. Ainsi, au cours de l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance importante seront mis à mort immédiatement. Le pourcentage de mise à mort prématurée est inférieur à 1%. En effet, certains animaux peuvent être beaucoup plus sensibles à la dose d’infestation. Pour pallier à l’atteinte des points limites définis ci-dessous, la mise à mort anticipée par une injection d’Euthasol (160mg/kg) en voie intra-péritonéale sous 10ml/kg, est appliquée. La souffrance, la détresse, l’inconfort des animaux de laboratoire seront évalués en se basant sur les cinq paramètres suivants : 1. variation du poids de l’animal (amaigrissement) 2. apparence physique externe 3. signes cliniques mesurables (hypothermie) 4. changement du comportement 5. réponses comportementales aux stimuli externes Tout signe éventuel de détresse (prostration, poils hérissés, tremblement, …) fera l’objet d’une attention particulière. Si une perte de poids supérieure à 20 % survenait, ou un signe évident de souffrance, il serait immédiatement procédé à la mise à mort des animaux concernés. Les mises à morts seront réalisées dans une pièce différente, sans la présence des autres animaux. Dans le but de réduire la souffrance des animaux due à l’infestation par le schistosome, la durée limite de l’expérience a été fixée à 40 jours. De plus, dans le cadre de cette procédure, il n’est pas envisageable d’administrer des analgésiques pour réduire la douleur des animaux car ces derniers peuvent diminuer la parasitémie.
Devenir
La récupération des vers adultes engendre la mort des animaux. Celle-ci a lieu 40 jours après l’infestation. Pour cela, nous injectons par voie intra-péritonéale (10/kgml par animal) d’une solution d’Euthasol (160 mg/Kg) et d’héparine Choay (10000UI/Kg) et réalisons une perfusion totale. Les vers adultes (perfusion de la veine porte) et les œufs du parasite (contenus dans le foie) sont récupérés sur les animaux mis à mort.
Remplacement
L’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite et atteindre nos objectifs de recherche. En effet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux puisqu’à l’heure actuelle aucune alternative (technique de culture ou autre) ne permet le développement in vitro des schistosomules en vers adultes. Les vers adultes sont récupérés par perfusion totale et utilisés pour la recherche. Les foies contenant les œufs pondus par les vers adultes, sont également prélevés afin de recueillir, après l’éclosion des œufs in vitro, les larves infestantes pour l’hote intermédiaire, le mollusque. Ces derniers sont infectés et les furcocercaires expulsés sont utilisés pour l’infection de l’hôte définitif, le mammifère (hamster). La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) des hamsters (hôte définitif) et des mollusques (hôte intermédiaire). Ainsi, la transformation du parasite dans ses différentes formes n’est possible qu’au travers l’utilisation de ses hôtes intermédiaire et définitif.
Réduction
Une infestation de 12 hamsters toutes les deux semaines est prévue afin de maintenir le cycle et de fournir suffisamment de matériel parasitaire pour la recherche. Sur 26 semaines, il nous faudra donc 12 x 26 = 312 hamsters, ce qui porte à 312 x 5 = 1560 hamsters sur une période de 5 ans. Cependant, afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, nous envisageons bien évidemment de réduire le nombre d’infestations en fonction de nos besoins en matériel parasitaire. Pour cela, nous dimuerons le nombre d’animaux lors des infestations (passage de 12 à 6) et/ou nous réaliserons moins d’infestations mensuellement, le nombre de 6 hamsters étant le strict minimum pour péréniser uniquement le cycle. Cette diminution a d’ailleurs été réalisée dans le projet précédent, puisque nos besoins en matériel parasitaire ont permis de réduire à 738 animaux au lieu des 2080 prévus initialement. En effet, les besoins en matériel parasitaire sont dépendants des projets de l’équipe, financés selon les années.
Raffinement
Au cours de ces expériences, une attention particulière sera portée afin de réduire la douleur et le stress des animaux. Les hamsters ne seront soumis qu’à un seul prélèvement. Dans un souci de raffinement, le point limite est fixé à 40 jours (délai minimal et incontournable pour l’obtention de parasites matures) puisque qu’au-delà de celui-ci l’infestation et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus. Après l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance et de mort très proche seront mis à mort immédiatement. La décision de mise à mort est prise si au moins 3 des critères ci-dessous sont observés : - Poil ternes et hérissés - Dos arrondi - Baisse de l'activité motrice - Détresse respiratoire - Fermeture palpébrale accentuée - Isolement par rapport aux autres animaux de la même cage Par ailleurs, en cas de doute, nous ferons appel au comité de bien - être animal. Il nous est impossible de prévoir une couverture analgésique lors de l’infestation des animaux car il a été montré dans la littérature que la réponse aux analgésiques des hamsters parasités par S. mansoni est différente de celle des animaux sains. Par ailleurs, l’administration d’analgésique peut affecter la viabilité des parasites et compromettre nos expériences futures (tests de drogues sur vers adultes),c'est pourquoi un suivi rigoureux de la douleur est mis en place tout au long de l’expérience. Ainsi, les animaux manifestant des signes de douleur avant le point limite seront mis à mort si nécessaire.
Choix des espèces
L’utilisation du hamster est justifiée par le fait que ce modèle animal fournit des quantités importantes de parasites (stade adulte et stade œuf), ces deux stades étant nécessaires à la recherche ainsi qu’à la pérennité du cycle parasitaire. De ce fait, nous pouvons minimiser le nombre d’animaux en fonction des besoins (maintien du cycle et recherche) alors que l’utilisation d’autres espèces telle que la souris nécessiterait un nombre très important d’animaux. Tous les animaux sont utilisés à l’âge de 6 à 8 semaines, afin qu’ils aient atteint une maturité suffisante pour permettre une infestation et un rendement maximal.
Utilisation de modèles de souris Tshz3 pour comprendre les bases cellulaires et moléculaires des troubles du spectre autistique
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
99 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de niveau léger. Les femelles gestantes reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales de marqueurs cellulaires puis sont tuées, et leur descendance est mise à mort à P30 par perfusion intracardiaque pour prélever le cerveau, afin d'étudier des interneurones du striatum dans les troubles du spectre autistique. Le porteur classe la procédure comme légère avec peu d'effets, mais décrit une mise à mort par dislocation cervicale ou CO2 en cas de problème détecté. Il affirme que les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l'"organisme entier" en raison de l'isolement des neurones hors de leur contexte.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'utiliser des modèles de souris pour mieux caractériser la contribution des interneurones cholinergiques du striatum dans les troubles du spectre de l'autisme.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de caractériser les substrats cellulaires et moléculaires des défauts de comportement liés aux troubles du spectre de l'autisme ceci afin d’envisager des actions thérapeutiques permettant de corriger ces comportements.
Procédures
Ce projet comprend un seul type d’intervention : injection intra péritonéale de BrdU et/ou de EdU. Chaque intervention dure moins de 5 minutes. Les femelles utilisées pour la production d’embryons, seront sacrifiées par injections intracardiaque.
Impact sur les animaux
Les femelles gestantes reçoivent en intrapéritonéale soit une injection de 5-bromodésoxyuridine (BrdU) soit une injection de BrDU, suivie d’une injection de 5-Ethynyl désoxyuridine (EdU). Cette technique est couramment utilisée dans plusieurs laboratoires dans le monde entier. Cette procédure est considérée comme légère avec peu d'effets indésirables (stress lié à la contention, éventuel douleur lié à la 2ème injection intra-péritonnéale). La mise à mort des animaux par perfusion intra cardiaque se fera sous anesthésie générale précédée d’une injection pré-opératoire sous-cutanée de bupréborphine pour limiter la douleur. Ceci étant, le personnel animalier surveille différents paramètres (fourrure ébouriffée, pelage terne, yeux clos, posture voutée, manque d’activité, blessure…). Si un animalier détecte un problème, il prévient par mail ou téléphone le responsable de projet, le chef d’équipe et par mail les membres du SBEA de l’institut. Après un diagnostic réalisé avec le vétérinaire de notre institut, le responsable du projet pourra appliquer des soins adaptés ou devra euthanasier l’animal par dislocation cervicale ou par inhalation de CO2. L’animalier ayant signalé le problème et les membres du SBEA seront informés par mail de la décision prise concernant l’animal.
Devenir
Toutes les femelles gestantes (19) injectées avec du BrdU et/ou EdU seront euthanasiées. Tous les autres animaux (les F1 à P30) seront perfusés en intracardiaque sous anesthésie générale profonde sub létale (voir 3.3.3) pour prélever les cerveaux.
Remplacement
Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus la possibilité d’utiliser des animaux génétiquement modifiés est très utiles pour la visualisation des cellules d’intérêt, leur traçage (« Birth-dating ») et l’analyse des processus cellulaires mis en jeu pendant la morphogenèse des tissus et organes.
Réduction
Nous nous efforçons d’utiliser le moins d’animaux possible (optimisation des conditions d’élevage, des croisements etc), tout en veillant à ce que le nombre d’animaux utilisé soit représentatif. Le nombre d’animaux nécessaires a été estimé sur la base d’expériences antérieures.
Raffinement
Notre établissement possède un agrément pour l’expérimentation animale (Statut EOPS). Les souris sont élevées en groupes sociaux, dans des environnements enrichis par la présence d’objets, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes et dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. Les animaux sont examinés quotidiennement afin de prévoir l’apparition éventuelle de douleur/mal être et veiller à ne pas dépasser des points limites. Après les accouplements, les femelles gestantes seront isolées des males et placées en milieu enrichie. Ce projet de recherche mobilisera toutes les ressources humaines (4 chercheurs statutaires et un doctorant). Tous les statutaires sont d’ores et déjà formés à l’expérimentation animale (formation niveau 1 ou «concepteurs »), le doctorant à suivi les formations et notamment celle de chirurgie. Le personnel formé (4 animaliers) s’occupe de l’entretien des animaux et contrôle quotidiennement l’absence d’anomalies chez les animaux ou dans leur environnement. Conformément à la réglementation, l’ajout de nouveaux objets (en alternance chaque semaine) permet d’enrichir le milieu pour le bien être des souris. Enfin, le laboratoire possède tout l’équipement nécessaire à la bonne réalisation du projet.
Choix des espèces
Les comportements caractéristiques des troubles du spectre de l'autisme (TSA) ne peuvent être étudiés qu’in vivo et les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus les études chez l’animal permettent de caractériser et d’étudier les types cellulaires impliqués dans les TSA. La souris est un modèle de choix car son utilisation par de nombreux laboratoires dans le monde entier pour étudier les TSA donne accès à de nombreuses informations et permet de comparer les résultats obtenus avec ceux de la littérature. Dans ce projet, nous souhaitons mieux caractériser la contribution des interneurones cholinergiques du striatum dans les TSA. Nous utiliserons des embryons controles ou mutants à différents stades du développement pour mieux caractériser le développement de ces cellules et de jeunes adultes (P30) controles ou mutants pour étudier la distribution de ces interneurones dans le striatum postnatal.
Mise au point de l’induction de l’expression d’une protéine dans le cerveau du rat pour comprendre l’influence d’hormones du métabolisme sur la reproduction
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
193 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une neurochirurgie pour induire dans l'hypothalamus l'expression d'une protéine, et 16 femelles reçoivent en plus un frottis vaginal quotidien pendant cinq semaines, afin d'étudier l'effet de l'hormone IGF1 sur le contrôle cérébral de l'ovulation. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer des hémorragies et une baisse de température, et que les animaux atteignant les points limites sont mis à mort. Il affirme que la reproduction, fonction intégrée, ne peut s'observer que sur un "organisme vivant", ce qui justifierait selon lui le recours au rat.
Objectifs
L'ovulation dépend de l'intégration de facteurs hormonaux, métaboliques, et environnementaux par le cerveau et plus particulièrement par les neurones hypothalamiques à kisspeptine (KP) qui vont orchestrer la sécrétion de la gonadolibérine ou GnRH permettant le pic de l'hormone lutéinisante (LH) à l'origine de l'ovulation. L'objectif est de développer et de mettre en oeuvre une technique permettant d'induire la synthèse d'une proteine dans une région cible du cerveau sur une période de temps étendue (supérieure à 3 semaines) afin d'étudier l'influence de cette proteine sur le contrôle central de l'ovulation.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de deux ordres: le premier consiste en une meilleure compréhension des effets de l' Insulin Growth Factor 1 (IGF1), hormone périphérique, sur le fonctionnement dans le noyau arqué des neurones à KP et plus généralement sur la synchronisation du moment de l'ovulation par l'hypothalamus; le second est la mise au point d'une technique innovante, ne nécessitant pas la mise en oeuvre de bâtiments ayant un niveau de biosécurité élevé, pour induire une proteine dans une région délimitée du cerveau et à un âge déterminé de l'animal ce qui permettra de mieux comprendre sa fonction. Cette technique si elle est validée pourra être déployée chez des espèces animales (telles les espèces de rente) chez lesquelles les outils de génie génétique sont peu disponibles.
Procédures
Tous les animaux (n=193) seront soumis à une neurochirurgie d'une durée moyenne de 15 minutes par animal. Pour ce faire, les animaux seront anesthésiés et leur température corporelle sera maintenue grâce à un tapis chauffant. Parmi ces 193 animaux, 16 femelles auront un suivi de cyclicité par frottis vaginal réalisé pendant cinq semaines à raison d'un frottis quotidien (les femelles vigiles sont maintenues le temps du frottis).
Impact sur les animaux
Effets directs: Toute neurochirurgie peut entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. L'incision de la peau du crâne peut induire une douleur localisée. Effets indirects: Mobilité et hygiène du pelage éventuellement réduites suite à la neurochirurgie, l'induction de la synthèse d'IGF1 pourrait avoir des effets sur le poids de l'animal (perte ou gain). Les effets directs sont de courte durée (
Devenir
Le projet porte sur le cerveau et sur l'analyse anatomique et fonctionnelle d'un traitement in situ constitué par un transfectant et un plasmide. De ce fait, il est nécessaire d'euthanasier tous les rats de ce projet en fin d'expérimentation afin de confirmer la zone d'injection, de mesurer son étendue et de caractériser d'éventuelles lésions tissulaires.
Remplacement
La fonction de reproduction étant une fonction intégrée sous contrôle de l'hypothalamus, elle ne peut s'observer que sur un organisme vivant. Les expériences s'appuieront néanmoins sur les données de la littérature pour choisir les critères expérimentaux les plus pertinents et réduire le nombre de tests.
Réduction
Le choix du nombre d’individus par lot s'appuie sur les données de la littérature et notre expérience antérieure montrant que des résultats exploitables et statistiquement fiables peuvent être obtenus avec des groupes compris entre 5 et 7 animaux selon les données à exploiter. La réalisation successive des expériences (et non en parallèle) permet de réduire le nombre de lots expérimentaux car chaque critère établi sera réutilisé dans l'expérience suivante. La taille des lots a été déterminée en nous basant sur notre expérience antérieure où selon les données quantifiées, la variabilité inter-animale et le test statistique utilisé il faut au minimum 7 animaux/groupe. Nous avons ajouté 1 animal par lot afin de prévenir tout risque lié à la chirurgie.
Raffinement
Les rats seront hébergés par trois en présence d'objets en carton (boites à oeufs, tube). Une semaine d'habituation à la manipulation par l'expérientateur sera prévue pour chaque lot de chaque série d'expérience. Les rats seront anesthésiés lors des chirurgies et recevront un traitement antalgique consécutivement à la neurochirurgie. Les rats recevront une pommade ophtalmique pour conserver une bonne lubrification de l'oeil pendant la chirurgie. La surveillance post-opératoire s'appuiera sur l'observation quotidienne du comportement, de l'apparence physique et du poids corporel. La molécule étudiée est une hormone endogène qui n'est pas connue pour avoir des effets nocifs sur la santé des animaux, de même l'absence de nocivité du transfectant a été établie. Néanmoins, une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée tout au long de l'expérimentation ainsi qu'un suivi de poids bihebdomaire.
Choix des espèces
C’est une espèce de référence pour l'étude du contrôle central de la reproduction utilisée en routine par de nombreux laboratoires. L'intérêt de cette espèce dans le cadre de notre projet est la durée courte des cycles ovariens (4 jours) et la bonne reproductibilité/fiabilité des coordonnées stéréotaxiques pour les approches de neurochirurgie. Les animaux seront sexuellement matures afin d'avoir un axe gonadotrope activé et, dans le cas des femelles une activité de reproduction régulière facilement observable par la réalisation de frottis vaginaux. De plus, les coordonnées stéréotaxiques de l'atlas de référence s'appliquent pour des animaux dont le poids est proche de 280g.
Rôle de la microglie dans la période critique (EU 1/2)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant du sans réveil au niveau modéré. La microglie de la descendance est altérée in utero, puis les petits subissent une occlusion d'un œil, une imagerie du cortex visuel après incision du cuir chevelu et une perfusion intracardiaque sous anesthésie, les 40 mères étant tuées par dislocation cervicale. Le projet cherche à savoir si la microglie participe à l'établissement de la période critique de plasticité cérébrale. Le porteur renvoie au conditionnel les retombées thérapeutiques, rouvrir un jour la plasticité chez l'adulte, et affirme qu'aucune culture cellulaire ni simulation ne peut remplacer l'enregistrement d'un cerveau intact.
Objectifs
La plasticité cérébrale décrit la capacité du cerveau à remodeler ses connexions en fonction de l'environnement et des expériences vécues par l'individu. Cette plasticité est élevée peu après la naissance et diminue chez l’adulte. Elle est maximale au cours d’une période limitée dans le temps, appelée « période critique », pendant laquelle les circuits neuronaux sont particulièrement susceptibles d’être remodelés en réponse à un changement de l’environnement. Ainsi, une pathologie touchant par exemple la vision pendant la période critique aura des impacts irréversibles sur la perception visuelle par le cerveau. Comprendre les mécanismes permettant la mise en place des périodes critiques est donc essentiel pour espérer un jour rouvrir chez l’adulte une forte plasticité et recouvrer, après un handicap ou un environnement inadéquat pendant leur mise en place, des réseaux neuronaux optimaux. Cependant, nos connaissances sur ces mécanismes restent profondément incomplètes, et le présent projet a pour objectif d’étudier si la microglie participe à l’établissement de la période critique. La microglie est en effet une population de cellules du cerveau dont le rôle est d’assurer la défense immunitaire grâce à ses capacités phagocytaires. Des données préliminaires ont montré qu’une altération du niveau de microglie chez l’embryon de souris induisait une modification profonde des circuits neuronaux après la naissance. En particulier, certains de ces circuits neuronaux sont connus pour être des régulateurs importants de l'ouverture de la période critique. Cela suggère donc un rôle majeur de la microglie dans l’établissement de la période critique. Le but de ce projet est maintenant de tester si des changements de plasticité ont lieu in vivo dans le but de confirmer ces résultats préliminaires et de caractériser ainsi les conséquences de modifications prénatales des microglies sur la période critique.
Bénéfices attendus
D’un point de vue fondamental, nos connaissances concernant le rôle de la microglie dans l’établissement des périodes critique est profondément incomplet. De plus, la compréhension des mécanismes qui sont impliqués ouvre donc des perspectives thérapeutiques de pouvoir réinstaller une plasticité neuronale chez l’adulte et rétablir des connexions corticales normales suite à une pathologie pendant l’enfance.
Procédures
Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: 3 procédures distinctes seront réalisées sur le site demandeur. Les animaux subiront d'abord une occlusion monoculaire (environ 20 min, classe légère). La plasticité induite par cette occlusion sera évaluée dans le cortex visuel par imagerie (environ 2h, classe modérée) suivie d'une perfusion intracardiqaue (environ 30 min depuis l'analgésie initiale, classe sans réveil). Pour les mères: Aucune intervention ne sera effectuée sur le site demandeur.
Impact sur les animaux
Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: La procédure d'occlusion est rapide (environ 15 minutes, une seule fois) et de classe légère. Néanmoins, cela peut mener à un inconfort dans les jours suivants et une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte et présente une plaie autour de l’œil. Pour l’enregistrement par imagerie intrinsèque (environ 2h, une seule fois), la peau au-dessus du crâne sera incisée ce qui peut engendrer une douleur. Pour les mères aucune nuisance particulière n'est attendue.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés: Par dislocation cervicale pour les mères ayant servies à altérer l'expression de la microglie in utero ou par perfusion intracardiaque pour les autres.
Remplacement
Des données préliminaires obtenues in vitro par l'équipe partenaire indiquent que les circuits neuronaux impliqués dans la période critique sont modifiés suite à une altération de la microglie in utero. La prochaine étape consiste à tester directement cette hypothèse in vivo au sein d'un organisme complexe. Il n’est pas alors possible de remplacer les enregistrements du cerveau intact par des simulations ou par des cultures de cellules du cerveau.
Réduction
Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, la taille de chaque lot a été optimisé pour pouvoir utiliser le test statistique approprié. Nous estimons à 10 animaux la taille optimale par lot, ce qui porte à 520 le nombre d'animaux total (480 animaux seront enregistrés, auxquels s'ajoutent 40 mères qui accompagneront les animaux en plus bas âges)
Raffinement
Pour les animaux dont la microglie aura été altérée in utero: Durant les procédures expérimentales, nous utiliserons les analgésiques et anesthésiques appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Suite à l'occlusion monoculaire, les animaux seront surveillés quotidiennement pendant 3 jours et une attention particulière sera donnée si l’animal se gratte et présente une plaie autour de l’œil. Dans ce cas, nous procéderons à une désinfection de la zone opérée et, à l’application d’un anesthésique local (lidocaïne). Nous examinerons en parallèle le comportement et l'apparence des souris opérées pour détecter tout inconfort et un analgésique (Metacam) pourra être injecté si besoin. Pour l'expérience d'imagerie, pour pallier à la douleur induite par l'incision de la peau au-dessus du crâne, de la lidocaïne sera injectée avant. De plus, la technique d'imagerie utilisée pour l’enregistrement de l’activité cérébrale est minimalement invasive et ne nécessite pas de chirurgie lourde. Pour les mères un suivi sera effectué en même temps que leur progéniture pour déceler des changements dans leur comportement et leur apparence. Tous les animaux seront logés à plusieurs dans des cages enrichies à l'aide de coton pour faire leur nid et boisson et nourriture à volonté.
Choix des espèces
Nous utiliserons le modèle murin qui est un modèle idéal puisque son développement est proche de celui de l’homme. La souris est l’espèce animale la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd’hui. Elle permettra une meilleure reproductibilité́ des résultats et une meilleure comparaison avec ceux publiés dans la littérature. De plus, la période de gestation est courte et le nombre d’embryons important, ce qui nous permet de générer un nombre d’animaux suffisant pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de parents. Ces animaux seront testés soit à P21, P28, P50 et P100. Ces âges constituent des âges remarquables pour la plasticité visuelle chez la souris car : - La période critique pour la dominance oculaire chez la souris est maximale vers P28. - A P21, la période critique commence à s’ouvrir. - A P50, la plasticité est largement réduite - A P100 la période critique est totalement fermée.
Rôle du récepteur des glucocorticoïdes et de son co-régulateur Lsd1 dans l’atrophie musculaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
Une souris qui perd plus de 20 % de son poids en une semaine est mise à mort. 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des analyses moléculaires et histologiques, 300 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 20 à un niveau sévère. Toutes reçoivent cinq jours d'injections intrapéritonéales de tamoxifène, puis, selon leur groupe, une injection de dexaméthasone ou de placebo, un mois de gavage quotidien à la prednisone ou au placebo, 24 à 48 heures de jeûne, ou trois heures de tests de tolérance au glucose et à l'insuline par prises de sang à la queue, pour étudier le rôle du gène Lsd1 dans la fonte musculaire, qui peut atteindre 20 % du muscle sous glucocorticoïdes et 30 % sous jeûne. Le porteur écrit que ce jeûne "pourra fortement affaiblir les animaux", précise n'avoir prévu ni anesthésie ni analgésique, et annonce un bénéfice au conditionnel : contrôler cette voie "ouvrirait de nouvelles perspectives" contre les effets indésirables des glucocorticoïdes.
Objectifs
Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) ont différents effets chez les mammifères, contribuant au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les agonistes synthétiques, par ex. la prednisone et la dexaméthasone (Dex) sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme, et certaines myopathies. Néanmoins, l'utilisation chronique de ces composés peut entraîner d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose, ou une atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont médiés par le récepteur des glucocorticoïdes (GR), un membre de la superfamille des récepteurs nucléaires. Dans le modèle classique, GR lié à une hormone est convoyé dans le noyau, où il se lie à ses éléments de réponse sur l'ADN de manière coopérative avec d'autres protéines appelées des corégulateurs. De plus en plus de preuves indiquent une spécificité tissulaire de ces corégulateurs. Lsd1 est un corégulateur qui interagit avec un autre membre des récepteurs nucléaires, le récepteur aux androgènes, dans les cellules cancéreuses de la prostate humaine. Nos données préliminaires montrent que Lsd1 interagit avec GR dans le muscle squelettique et que les niveaux de Lsd1 augmentent lors de la fonte musculaire induite par les glucocorticoïdes. De plus, les souris dépourvues de Lsd1 dans les myofibres ne parviennent pas à induire l’expression des gènes impliqués dans la protéolyse en réponse à la mise à jeun, ce qui indique que Lsd1 pourrait agir comme un coactivateur de GR pour favoriser le catabolisme musculaire. L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de Lsd1 dans les fibres musculaires adultes dans des conditions physiologiques et dans l'atrophie musculaire induite par les glucocorticoïdes soit par des traitements avec des composés analogues, soit par la mise à jeun.
Bénéfices attendus
Contrôler l'activité des GR en modulant celle des co-régulateurs tels que Lsd1 ouvrirait de nouvelles perspectives pour réduire les effets indésirables induits par les glucocorticoïdes.
Procédures
L'ensemble des animaux sera injecté au Tamoxifène par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous servira à étudier le rôle de Lsd1 dans le muscle sain subira ensuite une mesure de poids (30 sec/ souris), de glycémie (1 min/ souris), ainsi qu'un test de tolérance au glucose (IPGTT) et un test de tolérance à l’insuline (IPIST) (180 min au total / souris) par prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale. Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 3 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 4 ne subira pas di'ntervention en dehors de l'injection au Tamoxifène mais sera mis à jeun de 24 à 48h.
Impact sur les animaux
L’injection de tamoxifène, de glucose, d'insuline et de dexaméthasone peut causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. La mise à jeun sur 24 - 48h pourra fortement affaiblir les animaux. L'injection d'insuline pourra éventuellement provoquer une hypoglycémie. Le gavage peut conduire à des fausses routes. L'incision au niveau de la queue pour les mesures de glycémie n'est pas douloureuse mais peut entrainer un inconfort chez l'animal. La présence de sang dans la cage peut générer un comportement agressif et ses congénères. Les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle. Il en va de même avec la mise à jeun pour laquelle la fonte musculaire peut atteindre 30%, pouvant de ce fait impacter la mobilité des animaux.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque PE pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes endogènes (mise à jeun) et synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence. En effet, l'histologie des muscles de la souris est similaire à celle de l'homme. Par ailleurs, le temps de gestation de la souris est relativement court (21 jours en moyenne) et permet la production de larges cohortes, contribuant à la production de résultats significatifs.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, une euthanasie sera réalisée. Une seule injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur animal vigile car l'anesthésie serait plus "traumatisante" que les injections sur animaux non anesthésiés. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et son co-régulateur Lsd1 dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux seront donc injectés au tamoxifène entre 7 et 11 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection. Pour les études métaboliques, les animaux seront mis à mort à deux temps : (i) à 15 semaines, âge auquel le muscle utilise essentiellement des acides gras pour produire de l'énergie, (ii) à 30 semaines, âge auquel le muscle squelettique utilise principalement des sucres.
Etude du métabolisme de souris deficientes pour l’activité mitochondriale
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Une partie des souris de ce projet est privée d'une protéine mitochondriale de la même famille qu'une enzyme responsable d'une maladie aux atteintes neuromusculaires sévères. 36 souris, mâles et femelles, porteuses de cette inactivation ou témoins, vont être utilisées, toutes tuées en fin de protocole pour l'analyse de leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous régime normal ou riche en lipides, chacune passe deux tests de tolérance, au glucose et à l'insuline, qui durent environ trois heures dans un tube de contention avec cinq prises de sang à la queue, deux isolements de 48 heures pour la calorimétrie et une échographie sous anesthésie après rasage et crème dépilatoire. Le porteur ne décrit aucun effet de l'inactivation sur les souris elles-mêmes, alors qu'il justifie le choix de l'espèce par sa capacité à "exprimer fortement les syndromes mitochondriaux incluant les atteintes de différents systèmes, l'intolérance à l'effort et les déficits neurologiques".
Objectifs
Dans le cadre de ce projet nous nous intéressons à une famille d’enzymes, dont un membre de la famille est responsable d’une maladie mitochondriale caractérisée par des atteintes neuromusculaires sévères. A ce jour, les causes de cette pathologie sont inconnues. Récemment, en utilisant des cellules en culture, une sous-famille unique de ces enzymes dont les membres sont très similaires à l’enzyme responsable de la pathologie mitochondriale a été mise en évidence. Cette sous famille de protéines est également impliquée dans l’activité énergétique de la mitochondrie. Dans des modèles in vitro, un mécanisme pouvant expliquer l’atteinte mitochondriale observée chez les patients a été récemment décrit. Afin de confirmer que ce mécanisme est bien à la base de la pathologie et de la régulation du métabolisme énergétique mitochondrial, nous voulons étudier le rôle d’une protéine appartenant à cette sous famille. Pour cela un modèle de souris avec cette protéine désactivée a été généré. Nous voulons ainsi étudier les effets de la suppression de cette protéine en particulier sur les fonctions physiologiques en condition normale et sous régime riche en lipides. Nos objectifs spécifiques sont donc chez 36 souris : D’analyser les effets cardiaques et métaboliques en condition normale et en condition de régime riche en lipides. De mesurer les variations de la biochimie du sang en condition normale et en condition de régime riche en lipides. De réaliser une étude tissulaire en condition normale et en condition de régime riche en lipides.
Bénéfices attendus
La mitochondrie est un élément présent dans les cellules et jouant un rôle central dans plusieurs fonctions. Elles produisent l’essentiel de l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des différents organes chez l’homme. Cette activité énergétique mitochondriale est donc cruciale et son altération entraine des maladies rares et sévères. A l’heure actuelle, plus de 120 syndromes mitochondriaux ont été décrits pour lesquels aucun traitement n’existe. Aussi, la compréhension des mécanismes régulant ces activités énergétiques mitochondriales représente une étape essentielle vers le développement d’approches thérapeutiques contre ces pathologies. Dans ce projet, nous souhaitons comprendre le rôle important joué par une protéine dans la régulation du métabolisme énergétique mitochondriale. Celle-ci fait partie d’une famille de protéines dont certains membres sont responsables de syndromes mitochondriaux et dont la fonction reste inconnue. A court terme, en comprenant le mode d’action et l’impact de notre protéine sur la mitochondrie, notre projet permettra d’établir les causes des pathologies mitochondriales associées à cette famille. A long terme, notre projet permettra d'identifier les cibles sur lesquelles agir afin d'améliorer les fonctions mitochondriales. Ainsi, une fois que nous aurons détaillé le mode d’action de cette protéine, nous souhaitons identifier des molécules actives sur celle-ci et utiliser ces molécules pour restaurer les fonctions mitochondriales dans des pathologies.
Procédures
Durant ce protocole, une cohorte de 36 animaux suivra une série de tests qui viseront à déterminer l'effet d'un régime enrichi en lipides sur les fonctions métaboliques. Pour cela, nous effectuerons un seul test de tolérance au glucose par souris, dans lequel l'animal reçoit une injection intrapéritonéale de glucose suivi de 5 prélèvements d'une goutte de sang à la queue afin de suivre sa glycémie ; tout comme peut le faire l'homme en cas de diabète. Un seul test de sensibilité à l'insuline par souris sera aussi effectué, assez similaire au précédent mais avec une injection intrapéritonéale d'insuline entrainant une réduction de la glycémie. Ce test permet de vérifier si un diabète de type I ou type II est installé chez l'animal. Ces deux tests durent environ 3 heures durant lesquelles l'animal est placé dans un tube de contention afin de prélever des gouttes de sang à plusieurs temps (5 gouttes sur la durée du test). Un test de calorimétrie permet de vérifier la consommation en oxygène des animaux et nécessite d'isoler les souris durant 48h, ce qui peut être un stress d'isolement. Ce test sera répété deux fois par souris. Néanmoins, elles retrouvent ensuite leurs groupes sociaux. L’échographie sera réalisée une fois par souris, elle nécessite que l’animal soit sous anesthésie. La procédure dure environ 20 min par souris. Enfin, des prélèvements sanguins seront effectués en fin d’étude pour analyser des paramètres biochimiques. Ces prélèvements, un par souris, se font en quelques minutes.
Impact sur les animaux
Durant le projet, les animaux subiront un prélèvement sanguin, qui dure quelques minutes. Nous étudierons les mécanismes de régulation du glucose et la sensibilité à l'insuline. Dans ce protocole, les animaux recevront une injection d'insuline et de glucose, et subiront des prélèvements de gouttes de sang à intervalle réguliers sur une période de 3 heures, afin de suivre leur glycémie. Pour connaitre leur métabolisme énergétique, ils seront isolés pour une période de 48h. Cet isolement permet de connaitre la valeur de chaque individu et est indispensable pour pouvoir conclure sur ce paramètre. L’échographie se déroule quant à elle sous anesthésie à l'isoflurane pendant toute la durée du test. Les animaux seront rasés et une crème dépilatoire hypoallergénique sera appliquée. Enfin, le régime enrichi en lipides peut entrainer la présence de lésions cutanées dues à un hyper-toilettage.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin du protocole pour collecter des tissus qui seront analysés afin de déterminer l'impact de ce régime et de la mutation génétique sur les organes.
Remplacement
Dans le cadre de notre projet, nous combinons l’utilisation de modèles in vitro et d'animaux. L’utilisation des modèles animaux est limitée aux études qui ne peuvent être conduites sur les modèles in vitro. Ainsi, les tests en conditions de régime riche en lipides et les analyses biochimiques, morphologiques et structurelles des tissus sont des impératifs incontournables de notre projet qui, en l'état des connaissances et des méthodes disponibles, ne peuvent pas s'affranchir de l'utilisation d'un modèle animal. En revanche, les investigations des mécanismes cellulaires et moléculaires sont développées sur des modèles cellulaires in vitro.
Réduction
D'un point de vue général, nous réalisons une grande partie de notre projet sur des modèles cellulaires in vitro et limitons autant que possible les approches expérimentales réalisées sur l'animal. Ces dernières sont uniquement destinées à valider/confirmer l'implication des processus révélés in vitro dans le domaine physiopathologique. Pour notre projet, nous avons procédé à une réflexion pour déterminer le nombre d’animaux par groupe. Nous avons établi strictement le nombre d’animaux nécessaire incluant mâles et femelles porteurs des génotypes KO et wild-type. de plus, les groupes contrôles et expérimentaux ont un fond génétique identique. Afin de limiter l'utilisation d'animaux, nous avons opter pour une approche intégrative où les animaux sont utilisés pour différents tests et analyses. Tous les types de tissus que nous souhaitons étudiés seront prélevés sur chacun des animaux utilisés. Pris dans son ensemble, le design de notre projet permet d'optimiser au maximum la quantité d’animaux nécessaire à sa réalisation.
Raffinement
Ainsi, afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance des animaux. Dans le cadre des procédures expérimentales réalisées, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress engendré. Ainsi, durant le prélèvement sanguin, nous réaliserons des injections de sérum physiologique tiède afin de compenser la perte hydrique. Une surveillance accrue et quotidienne de l'état des animaux, une pesée hebdomadaire ainsi que la mise en place d'un suivi régulier de l'état général des animaux sera mis en place afin de s'assurer de la bonne santé de ceux-ci. En cas de rixe entre animaux, nous isolerons l'animal dominant et procéderons à des soins locaux le cas échéant. Pour limiter toute souffrance chez l'animal nous suivrons les points limites durant la procédure, si ces derniers sont atteints nous procéderons à l'arrêt de l'expérience.
Choix des espèces
Le modèle expérimental utilisé dans ce projet et le modèle murin, largement utilisé dans le contexte de modifications génétiques. La souris est un modèle établit et solide concernant l’étude des pathologies mitochondriales. En effet, ce modèle permet d'exprimer fortement les syndromes mitochondriaux incluant les atteintes de différents systèmes, l’intolérance à l’effort et les déficits neurologiques. Les animaux seront utilisés à 8 semaines, soit le début de l’âge adulte.