Éthologie / comportement / biologie animale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
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- Système nerveux
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- Système urogénital
Analyse du comportement de migration des civelles d’anguille europ?enne en milieu exp?rimental
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pêchées au tamis à main, acclimatées trois à quatre jours, anesthésiées, pesées, mesurées, puis marquées de deux ou trois points de couleur injectés sous la peau à l'aiguille : 720 civelles d'anguille européenne sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles passent ensuite six jours dans des bassins qui reproduisent l'alternance des courants de marée et le cycle jour-nuit, filmées trente secondes toutes les quarante minutes. Elles ne sont pas nourries pendant toute cette période, ce que le porteur ne compte pas comme une nuisance puisque les civelles jeûnent aussi lors de la migration en estuaire. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et les 720 poissons sont tous tués à l'issue, le porteur indiquant que leur poids, de 150 à 350 milligrammes, ne permet pas de recueillir assez de matériel biologique autrement.
Objectifs
L'anguille europ?enne est une esp?ce de poisson migrateur qui a connu un d?clin spectaculaire depuis les ann?es 1980 et suscite de vives inqui?tudes tant pour la conservation de l?esp?ce que pour la durabilit? de la p?che. Ce projet concerne le stade juv?nile de l?esp?ce, appel? civelle, qui vient de la mer et remonte les estuaires pour atteindre les rivi?res dans lesquelles elles vont se d?velopper pendant plusieurs ann?es. Il est n?anmoins aujourd'hui ?tabli que toutes les civelles ne remontent pas jusqu'? la rivi?re mais se s?dentarisent en estuaire. Les raisons de ces diff?rents comportements de migration ne sont pas connues mais l?enjeu est important car le sexe des individus d?pend de l'environnement. Les civelles se s?dentarisant en estuaire se transforment plut?t en m?les tandis que les individus migrant en rivi?re se d?veloppent majoritairement en femelles. L?objectif de ce projet sera de tester l?hypoth?se d?une diff?rence g?n?tique entre les civelles migrantes et non migrantes, permettant d'expliquer, au moins en partie, cette migration facultative. Afin de r?aliser ces analyses, nous devons tout d?abord identifier les diff?rents comportements de migration en milieu exp?rimental. En milieu naturel, les civelles utilisent les courant de mar?e pour remonter les estuaires : elles montent dans la colonne d'eau et avancent avec le courant lors de la mar?e montante, puis redescendent et s'enfouissent dans le substrat lors de la mar?e descendante. Afin de d?terminer ces comportements de migration en milieu exp?rimental, les civelles seront marqu?es pour les reconnaitre individuellement. Elles seront ensuite plac?es dans deux installations identiques mimant l'alternance des courants de mar?e. Un enregistrement vid?o permettra d'observer le comportement de chaque individu afin de d?terminer s'il est migrant ou non migrant. Nous travaillerons sur des civelles pr?lev?es sur deux sites: ? l?entr?e d?un estuaire et ? plusieurs kilom?tres de son embouchure en zone d'eau douce . Nous travaillerons ?galement sur deux phases d?arriv?es de civelles sur nos c?tes: l?automne et le printemps. Les analyses g?n?tiques effectu?es sur chaque individu seront mis en relation avec leur comportement, le site de pr?l?vement et la saison.
Bénéfices attendus
Ce projet vise ? contribuer ? une meilleure compr?hension du comportement de migration des civelles d?anguille europ?enne dans l'estuaire. L'analyse de la variabilit? g?n?tique entre individus migrants et non migrants devra nous permettre d?anticiper le fonctionnement et l??volution de la population.
Procédures
Les civelles seront p?ch?es en milieu naturel et rapport?es au laboratoire dans leur eau d'origine. Elles seront acclimat?es ? l'eau douce durant 3 ? 4 jours puis anesth?si?es pour les peser, les mesurer et les marquer individuellement avec 2 ? 3 points de couleur non toxique. Le marquage est r?alis? en injectant un point de couleur d'environ 1 mm sous la peau de la civelle ? l'aide d'une aiguille tr?s fine. Pour chaque site/saison, 180 civelles seront plac?es dans deux installations identiques mimant l'aternance des courants et l'alternance jour/nuit (90 civelles dans chaque installation). Des enregistrements vid?o seront r?alis?s ? raison de 30 secondes toutes les 40 minutes pour suivre le comportement des civelles. Le suivi s'effectuera sur 6 jours afin de stabiliser les comportements. Toutes les civelles sont ensuite mises ? mort pour analyses g?n?tiques.
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles sur les animaux concernent les manipulations qui peuvent g?n?rer un stress: p?che, mise en place dans les installations, r?veil apr?s anesth?sie, environnement inconnu. Le marquage pourrait constituer une g?ne momentan?e au r?veil bien qu?aucune modification du comportement de nage n?ait ?t? observ?e jusqu?? maintenant. Les civelles jeunant durant toute la migration estuarienne en milieu naturel, l?absence d?alimentation n?est pas consid?r?e comme une nuisance.
Devenir
L'objectif final du projet ?tant d'effectuer des analyses g?n?tiques sur chaque civelle, elles doivent toutes ?tre mises ? mort. En effet, de par la petite taille des animaux (150 ? 350 milligrammes) le pr?l?vement d'un morceau de nageoire, de mucus, ou une biopsie ne permet pas de collecter suffisamment de mat?riel biologique pour les analyses.
Remplacement
Le comportement de migration ?tant sp?cifique ? l?esp?ce et au stade, le remplacement par une autre esp?ce ou un autre stade n?est pas envisageable. Il n?existe par ailleurs aucune pisciculture d?anguille.
Réduction
Les analyses g?n?tiques pr?vues n?cessitent habituellement chez les mammif?res plus de 1000 individus. Dans le cas de l?anguille europ?enne, nous comptons sur la particularit? de l'esp?ce (une seule population), pour limiter notre ?chantillon ? 720 individus (environ 200 grammes au total) tout en gardant une puissance suffisante pour les analyses.
Raffinement
Les civelles seront p?ch?es au tamis ? main par nos soins, une technique beaucoup moins traumatisante que le tamis pouss? par un bateau, utilis? par les p?cheurs professionnels. Les bacs de stabulation sont ?quip?s d?abris sp?cialement con?us pour les civelles (carr?s de 5cm/5cm de paillasson retourn?s et lest?s). Le marquage par points de couleur non toxique et la biom?trie seront effectu?s par une ?quipe exp?riment?e, selon une proc?dure ne durant pas plus de 4 minutes entre le d?but de l'anesth?sie et le r?veil. Les civelles d?anguille remontent les estuaires en nageant principalement de nuit avec le courant ? mar?e montante et en s?abritant dans le substrat ? mar?e descendante. Pour nos tris comportementaux, les animaux seront donc plac?s dans des structures leur permettant de synchroniser leur comportement sur l'alternance du jour et de la nuit ainsi que sur l?alternance du courant toutes les 6,2h, mimant les courants de mar?e. Nos installations sont ?quip?es de substrat (cailloux de 2 ? 3 cm) permettant aux civelles de s?enfouir. L?esp?ce ?tant nocturne et fuyant la lumi?re, l?intensit? lumineuse dans toutes les installations sera tr?s faible durant la journ?e et nulle durant la nuit. Une aube et un cr?puscule seront appliqu?s afin d'?viter les changements de luminosit? brutaux et de permettre la synchronisation du comportement de nage sur l?alternance jour-nuit. Une lumi?re ultraviolette, non d?tect?e par les civelles, permettra de suivre les marques color?es fluorescentes la nuit. La temp?rature sera maintenue ? 12 ?C afin de se rapprocher des conditions en milieu naturel.
Choix des espèces
L'anguille europ?enne pr?sente un int?r?t patrimonial et ?conomique. L'esp?ce est en danger critique d'extinction et il est urgent de mieux comprendre son cycle de vie afin de contribuer ? optimiser la gestion de la population. Notre projet porte sur le stade juv?nile, appel? civelle, car c'est ? ce stade de d?veloppement que l'animal remonte les estuaires.
Mécanismes des actions conjointes avec application à un modèle d’autisme
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système respiratoire
432 souris subissent une chirurgie de 60 à 90 minutes sous anesthésie, dont 240 reçoivent une électrode implantée dans le cerveau et scellée au ciment dentaire. 624 souris au total vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré, soumises à une restriction alimentaire qui entraîne une perte de poids pendant toute la durée des tests, et toutes tuées à l'issue pour mesurer l'activation neuronale et vérifier la position des injections. La tâche consiste à faire presser des leviers de façon synchronisée à deux souris pour obtenir de la nourriture, une partie d'entre elles relevant de ce que le porteur nomme un "modèle murin d'autisme". Le résumé range parmi les bénéfices attendus un poste "bien-être animal et méthodes 3R", au motif que le protocole est conçu "pour obtenir plusieurs résultats par animal".
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) sont caractérisés par des difficultés dans les interactions sociales, incluant les actions conjointes ou coordonnées. Comprendre les bases cognitives des actions conjointes est essentiel pour élucider ces altérations. L'objectif de ce projet est de caractériser les mécanismes cérébraux inclus dans les actions conjointes chez la souris. Nous proposons d'étudier comment deux souris coordonnent leurs actions pour atteindre un objectif commun, et comment elles intègrent les informations sur les récompenses et les efforts de leur congénère dans leurs décisions. Nous utiliserons une tâche comportementale où deux souris doivent presser des leviers de manière synchronisée pour obtenir une récompense alimentaire. Cette tâche nous permettra d’évaluer - Comment les souris sont sensibles aux actions de leur congénère (comportement) - Comment cette sensibilité est altérée dans un modèle murin d’autisme - Quelles zones du cerveau sont impliquées et si leur rôle diffère dans le modèle murin d’autisme - Comment le cerveau encode les actions des congénères et si cet encodage diffère dans le modèle murin d’autisme
Bénéfices attendus
Bénéfices en science fondamentale : - Identification des structures cérébrales neuronales impliquées dans l'intégration des états de décision du congénère - Compréhension des mécanismes permettant la coordination sociale entre individus. Bénéfices en bien-être animal et méthodes 3R : - Design de l’expérience pour obtenir plusieurs résultats par animal - Contribution au raffinement des projets de recherche sur le comportement social. Bénéfices pour la santé humaine : - Meilleure compréhension des difficultés de coordination observées dans les TSA. - Identification de zones cérébrales potentielles pour des interventions thérapeutiques. - Modèle animal pertinent pour tester des approches de restauration des capacités sociales.
Procédures
Un total de 432 animaux seront soumis à une chirurgie réalisée sous anesthésie générale avec analgésie durant environ 60 à 90 minutes, qui sera suivie d’une période de récupération de 1 semaine. Après récupération, parmi ces animaux, 190 recevront deux injections intrapéritonéales, chaque injection durant environ 1 minute. Les autres (240 animaux) auront une électrode cérébrale implantée et scellée par ciment dentaire. A la fin de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés après anesthésie.
Impact sur les animaux
La restriction alimentaire mise en place entrainera une perte maîtrisée de poids sur les animaux sur la durée complète des tests. Les chirurgies peuvent entraîner des douleurs, potentielles inflammatiosn du site de chirurgie et un inconfort post-opératoire durant 1 à 3 jours.
Devenir
Les animaux sont tous euthanasiés après les procédures pour mesurer l’activation neuronale à l’issue du dernier jour de comportement, et pour vérifier que les zones cérébrales d'injection et d'implantation sont corrects.
Remplacement
Nous cherchons à identifier le rôle de circuits neuronaux impliqués dans la coordination sociale et quelle est leur activité neuronale pendant la coordination. Lors de ce choix de nombreuses structures cérébrales entrent en jeu et communiquent, non seulement entre elles, mais aussi avec les organes périphériques. Les animaux doivent communiquer entre eux également. Ainsi des méthodes in vitro ne permettent pas, pour le moment, de reproduire toute la complexité d’un organisme vivant entier et les activités de ses neurones en relation avec son environnement.
Réduction
Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires. Pour la manipulation des cortex au cours de la tâche, chaque souris sera testée dans deux conditions distinctes. Cela permettra que chaque animal puisse générer son résultat et son propre contrôle, ce qui permet de diviser par deux le nombre d’animaux nécessaires. Enfin, à l’issue de chaque procédure, les animaux mobilisés sur les expériences seront prélevés post mortem afin de n’éviter de mobiliser plus d’animaux dédiés à l’étude de l’architecture neuronale.
Raffinement
Dans le cadre des procédures impliquant de la neurochirurgie, la santé des animaux sera surveillée en continu tout au long de l’intervention, notamment par le contrôle des paramètres physiologiques. Une habituation préalable des animaux sera faite afin de limiter leur stress. Le déroulement des chirurgies sera accompagné de mesures de confort et d’une analgésie adaptée tout au long de la procédure. Un suivi post-opératoire poussé, avec une grille d’observation, permettra la mise en place de soins adaptés.
Choix des espèces
D’un point de vue technique, la souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés. Elle est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. De plus, la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical. Notamment sur le système de décision qui est relativement bien conservé par rapport à celui de l’Humain, anatomiquement et fonctionnellement. Ce qui n’est pas le cas chez les invertébrés, poissons et oiseaux, pour lesquels l’organisation anatomique du circuit de décision est trop différente pour que ces espèces puissent être utilisées pour comprendre les mécanismes neuronaux. De plus, ces comportements de décisions sociales (motivation alimentaire, apprentissage, reconnaissance sociale) sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adéquate pour comparer avec de précédentes études. Toutes les souris arriveront dans notre animalerie expérimentale à l’âge de 8 semaines, et les procédures expérimentales débuteront après 1 semaine d’habituation. Il est admis qu’à 8 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures impliquant une chirurgie cérébrale (car les points de repère anatomiques se situent sur le crâne). Les souris ne seront plus utilisées au-delà de 8 mois.
Etude des effets d’une exposition développementale aux signaux de radiofréquence 5G sur le comportement à l’âge adulte
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Exposées 24 heures sur 24 aux signaux radiofréquence 5G du début de la gestation jusqu'à trois semaines après la mise bas, soit environ six semaines, des femelles isolées et leurs petits ouvrent ce protocole. Les nouveau-nés font l'objet d'enregistrements de vocalisations ultrasoniques, puis, à partir de huit semaines, les souris passent deux à trois semaines de tests comportementaux, dont un labyrinthe radiaire avec alimentation contrôlée et une exposition à des stimuli de huit minutes suivie de rappels de six minutes, que le résumé ne nomme pas. 852 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour des vérifications histologiques. Le porteur écrit qu'aucun mécanisme ne suggère d'effet délétère immédiat aux niveaux d'exposition utilisés, les effets recherchés étant attendus à long terme.
Objectifs
Les champs électromagnétiques dans la gamme des radiofréquences (RF) sont l'un des agents physiques les plus omniprésents auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Ainsi, l'exposition aux ondes RF des communications sans fil dans nos environnements personnels et professionnels soulève des questions légitimes quant à leurs effets possibles sur la santé. Avec le déploiement rapide de la téléphonie mobile et des communications sans fil au cours des dernières décennies, la cinquième génération (5G) a commencé à être déployée en France en 2020. Alors que les seuls effets nocifs connus de l'exposition aux RF sont causés par l'échauffement des tissus, la possibilité d’effets comportementaux induits par l'exposition aux champs RF à des niveaux inférieurs aux recommandations reste à préciser, en particulier au cours de la phase de neurodéveloppement qui s’avère être particulièrement sensibles à l’impact des stimuli environnementaux. Ce projet consiste en l’étude des effets in vivo d’une exposition chronique à des ondes RF à 3,5 GHz chez la souris au cours du développement. Les conséquences comportementales de cette exposition aux signaux 5G seront évaluées à l’âge adulte à l’aide d’une batterie de paradigmes visant à explorer différents domaines comportementaux comme l’anxiété, les aptitudes motrices ou les fonctions cognitives. Les modifications de l’expression de marqueurs d’activité cérébrale seront également investiguées à partir des cerveaux de souris collectés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, à court terme, de mieux caractériser les effets d’une exposition précoce aux signaux 5G sur le développement cérébral et les comportements associés chez la souris. À moyen terme, ces résultats contribueront à mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques potentiellement altérés par ces expositions, notamment en lien avec la formation des circuits neuronaux et les fonctions cognitives et sociales. À long terme, ce projet présente un enjeu translationnel en pouvant contribuer à l’évaluation des risques sanitaires liés aux expositions aux champs RF et à orienter les recommandations en matière de santé publique.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis à différentes interventions expérimentales non invasives ou faiblement invasives. - Les souris gestantes et leurs petits seront exposés de façon chronique, corps entier et en continu (24 h/24) aux signaux radiofréquences de type 5G, du début de la gestation jusqu’à trois semaines après la naissance, soit une durée totale d’environ 6 semaines. - Les nouveau-nés feront l’objet d’interventions ponctuelles de courte durée, notamment (quelques secondes par animal) ainsi que des enregistrements de vocalisations ultrasoniques (quelques minutes par session), réalisés avec un minimum de manipulation. - A l’âge adulte (à partir de 8 semaines), les animaux seront soumis à une batterie de tests comportementaux sur animaux vigiles. Chaque test dure de quelques minutes (par exemple 5 à 10 minutes pour les tests d’exploration ou de mémoire) à quelques dizaines de minutes pour certaines épreuves spécifiques. La batterie complète s’étale sur environ 2 à 3 semaines, avec des périodes de repos intégrées. - La procédure expérimentale comprend une phase brève d’exposition à des stimuli contrôlés pendant 8 minutes, suivie de séances de rappel de courte durée de 6 minutes. Les tâches de mémoire spatiale dans le labyrinthe radiaire impliquent des sessions répétées de quelques minutes avec alimentation contrôlée.
Impact sur les animaux
À ce jour, aucun mécanisme ne suggère d’effet délétère immédiat aux niveaux d’exposition utilisés ; les effets potentiels sont attendus à long terme, ce qui constitue l’objectif de l’étude. Les animaux participeront à différents tests comportementaux permettant d’évaluer certaines fonctions cognitives, émotionnelles et motrices. Ces procédures peuvent entraîner un stress léger et transitoire lié à la manipulation, à la nouveauté de l’environnement ou à certaines situations aversives modérées. Ces effets sont de courte durée et réversibles. Certains tests nécessiteront une légère adaptation des conditions d’alimentation afin de maintenir la motivation des animaux, tout en assurant un suivi régulier de leur état général et de leur bien-être. Certaines procédures expérimentales, comme les injections de substances, peuvent provoquer un inconfort temporaire lié à la manipulation et à l’administration des traitements. L’isolement des femelles gestantes, réalisé à partir de la détection du bouchon vaginal et maintenu jusqu’au terme de la gestation, peut également entraîner un stress léger et transitoire lié au changement de conditions d’hébergement, atténué par le maintien de conditions d’hébergement enrichies et un suivi renforcé du bien-être des animaux. Des effets transitoires sur le comportement ou l’activité des animaux pourront également être observés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de procéder aux vérifications histologiques et à l'étude de marqueurs biologiques.
Remplacement
L’examen des comportements, comme par exemple les fonctions cognitives ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche cognitive chez l’homme n’autorise pas l’exposition aux radiofréquences des très jeunes individus pendant leur phase de neurodéveloppement et l’utilisation du modèle animal s’avère nécessaire. Des méthodes alternatives comme les modèles cellulaires in vitro restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que le neurodéveloppement, puisqu'elles ne tiennent pas compte de l’ensemble des interactions existantes au sein d’un organisme tout entier. De même, les approches de modélisation informatique du fonctionnement du cerveau sont utiles mais restent largement insuffisantes et s’avèrent au mieux complémentaires des données neuro-comportementales obtenues.
Réduction
- Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables. - Le recours à une batterie de tests comportementaux pour un même animal permet également de diminuer le nombre d’animaux nécessaire. De plus, nous utiliserons des procédures comportementales dont les paramètres opérationnels ont été validés par une approche pharmacologique permettant d’optimiser leur sensibilité, et ainsi de réduire le nombre total d’animaux utilisés. D’une façon générale, le nombre de répétition des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une fiabilité statistique suffisante pour conclure de manière robuste, elle ne sera répétée qu’une seule fois ou de façon partielle ; sinon elle sera répétée deux à trois fois maximum. - Les cerveaux, voire d’autres organes des souris mises à mort en fin d’expérience seront conservés afin d’éviter des expériences supplémentaires si des questions nouvelles surviennent.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long du projet afin de limiter au maximum le stress et l’inconfort liés aux procédures expérimentales. Les protocoles ont été optimisés lors d’études précédentes afin de réduire les manipulations et les contraintes pour les animaux. Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et le personnel qualifié de l’animalerie afin de vérifier leur état de santé et leur bien-être. En cas de problème, des mesures adaptées seront mises en place rapidement. Des critères de surveillance et d’arrêt ont été définis afin de prévenir toute souffrance excessive. Des mesures adaptées pourront être mises en place pour faciliter l’alimentation et l’hydratation des animaux si nécessaire. Certains tests comportementaux pourront entraîner un inconfort léger et temporaire lié aux conditions expérimentales. Des périodes de repos seront prévues entre les tests afin de limiter le stress et la fatigue des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont souvent utilisés pour étudier le cerveau et le système nerveux, car ils sont faciles à élever et à manipuler en laboratoire. De nombreux mécanismes du cerveau sont similaires chez tous les mammifères, y compris chez l’être humain. Cela permet aussi d'observer chez les rongeurs des comportements complexes grâce à différents tests adaptés. Dans cette étude, l’utilisation de souris est nécessaire car les phénomènes étudiés dépendent des interactions entre plusieurs régions du cerveau et du comportement global de l’animal. Ces mécanismes ne peuvent pas être reproduits correctement avec des cultures cellulaires ou des simulations informatiques seules. Les effets d’une exposition aux signaux 5G seront étudiés pendant le développement du cerveau. Pour cela, des souris femelles gestantes seront exposées pendant la grossesse, puis les petits continueront à être exposés après la naissance. Les conséquences de cette exposition seront ensuite évaluées lorsque les souris deviendront de jeunes adultes, vers l’âge de 10 à 12 semaines, période à laquelle le cerveau est considéré comme mature. Les tests seront réalisés aussi bien chez les mâles que chez les femelles afin d’étudier différents aspects du comportement.
Diversité et plasticité des cellules au cours du développement cérébral et dans les troubles neurodéveloppementaux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Des femelles gestantes sont anesthésiées et opérées vingt à trente minutes pour qu'une injection atteigne directement l'embryon, d'autres reçoivent un gavage de deux minutes sans anesthésie. Leurs petits passent ensuite des tests comportementaux entre trois et vingt et un jours après la naissance, que le résumé ne nomme pas. 1 578 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec un risque d'avortement ou de résorption embryonnaire après la chirurgie. Toutes seront tuées à la fin des procédures pour le prélèvement de tissu cérébral. Le porteur écrit avoir "réduit au maximum le nombre d'animaux nécessaire à ce projet de grande nécessité".
Objectifs
Le cerveau contient différents types de cellules, dont les astrocytes, qui jouent un rôle essentiel dans la communication entre les neurones et dans le bon fonctionnement cérébral. Ce projet vise à mieux comprendre la diversité et les fonctions des sous-populations d’astrocytes dans une partie du cerveau nommée cortex, depuis leur formation jusqu’à leur implication dans des troubles du neurodéveloppement, tels que les troubles du spectre de l’autisme et la schizophrénie. Pour cela, plusieurs modèles de souris seront utilisés afin de suivre ou d’éliminer spécifiquement certaines populations d’astrocytes et ainsi comprendre leurs rôles en contexte sain et pathologique. Les objectifs principaux du projet sont : 1. Comprendre d'où viennent ces cellules et comment elles se développent. 2. Déterminer leur rôle au cours du développement. 3. Analyser les conséquences de ces cellules sur le comportement social, cognitif et sensoriel. 4. Étudier leur rôle sur l’activité électrique des neurones en conditions saines et dans des modèles de troubles du neurodévelopement. Les connaissances obtenues permettront de mieux comprendre comment et pourquoi les astrocytes sont essentiels au bon fonctionnement du cerveau et jouent un rôle dans les maladies neuroveloppementales, offrant ainsi de nouvelles pistes diagnostiques et/ou thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à améliorer la compréhension du fonctionnement du cerveau en caractérisant une population de cellules du cerveau appelée "astrocytes", longtemps considérée comme un groupe de soutien des neurones, mais aujourd’hui reconnues comme des acteurs essentiels de la communication entre les neurones. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre comment ces cellules se développent, interagissent avec les neurones et contribuent à la formation du réseau de neurones pendant le développement et ainsi aux comportements cognitifs, sensoriels et sociaux. Cette connaissance est essentielle pour identifier de nouvelles pistes pour lutter contre les symptômes des troubles complexes que sont les troubles du neurodéveloppement (dont les troubles du spectre de l'autisme et la schizophrénie) en constante augmentation et dont les causes restent à ce jour inconnues. À terme, les bénéfices potentiels de ce projet sont : 1. Une meilleure compréhension des mécanismes à l’origine des troubles du neurodéveloppement ; 2. La mise en évidence de nouvelles pistes de cibles diagnostiques et/ou thérapeutiques centrées sur les astrocytes ; 3. La caractérisation de modèles animaux de troubles du spectre de l'autisme et de la schizophrénie qui seront utiles pour développer, tester et valider de nouvelles stratégies de prévention, de diagnostique et/ou de traitement. Ce projet apportera donc des avancées fondamentales en neurosciences susceptibles d’avoir, à long terme, un impact positif sur la santé humaine.
Procédures
Les nuisances prévues dans ce projet sont modérées, mais strictement encadrées pour limiter la douleur, le stress et la souffrance des animaux. Les animaux seront soumis à différents types d’interventions selon l’étude concernée : Procédures chirurgicales sur femelles gestantes : pour les expériences nécessitant une injection directement dans l’embryon, les mères seront mises sous anesthésie générale, puis subiront une chirurgie de courte durée (20 à 30 minutes), suivie d’une période de traitement antidouleur de 24 h. Certaines études nécessiteront une alimentation dirigée directement dans l'oesophage de femelles gestantes : manipulation rapide (2 minutes/femelle) sans anesthésie, induisant un stress modéré et transitoire. Tests comportementaux : manipulations non invasives de courte durée (quelques minutes à 1 h selon le test de 3 jours à 21 jours après la naissance), susceptibles d’entraîner un stress léger mais sans douleur ni lésion tissulaire.
Impact sur les animaux
Les procédures expérimentales sont susceptibles d’induire chez les animaux plusieurs effets indésirables, malgré la mise en place de mesures analgésiques et de raffinement. Les effets attendus incluent : une douleur post-opératoire transitoire liée aux interventions chirurgicales, généralement de faible à modérée intensité grâce à la prise en charge analgésique ; un stress lié à la contention, aux manipulations et à l’environnement expérimental ; une altération temporaire de l’état général (diminution de l’activité, modification de la prise alimentaire) ; chez les femelles gestantes, un risque d’avortement ou de résorption embryonnaire en post-chirurgie. Ces effets sont surveillés et limités par des protocoles de suivi adapté et des critères d’arrêt prédéfinis.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de toutes les procédures pour prélevement de tissu cérébral.
Remplacement
Pour comprendre comment se développent les astrocytes et à quoi ils servent, il est nécessaire de les étudier pendant le développement du cerveau, or, aucun modèle à part les animaux ne permet aujourd’hui de reproduire la complexité de la mise en place des interactions entre les différents type de cellules pendant et après le développement du cerveau. Cette étude nécessite donc l'utilisation d'animaux mais nous avons réduit au maximum le nombre d'animaux nécessaire à ce projet de grande nécessité.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé à partir de données préliminaires et d’analyses statistiques pour garantir la validité scientifique et détecter une possible différence entre les mâles et les femelles, tout en minimisant les effectifs. Les animaux seront utilisés pour plusieurs types d’analyses complémentaires afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et éviter la génération d’animaux surnuméraires.
Raffinement
Toutes les procédures seront réalisées, sous anesthésie et analgésie appropriées lorsque nécessaire, et les animaux maintenus dans des conditions d’hébergement enrichies. Les manipulations seront limitées en durée et en fréquence, la surveillance quotidienne assurera le bien-être des animaux, et toute source de douleur ou de stress sera prévenue ou immédiatement traitée.
Choix des espèces
L’espèce choisie est la souris (Mus musculus), modèle de référence en neurosciences, avec une organisation et un développement cérébral comparables à l’Homme, présentant des comportementaux sociaux élaborés dont les altérations peuvent être détectées, analysées et quantifiées par des tests comportementaux standardisés et largement utilisés par la communauté scientifique. Les stades étudiés couvrent les périodes clés du développement d'une région cérébrale nommée cortex : les stades embryonnaires (jour embryonnaire 13 à 18) pour le marquage et le suivi des cellules souches neurales et de leur descendance, jour post-natal 0 et 14 pour la différenciation et l’intégration de certaines sous-populations cellulaires d'intéret dans les circuits neuronaux, et jour post-natal 21 et 60 pour la maturation fonctionnelle et l’analyse comportementale et de la communication entre les neurones. Ces stades permettent d’associer observations anatomiques et fonctionnelles, de la circuiterie neuronale aux manifestations comportementales, de manière pertinente.
Mise au point d’une méthode d’enregistrement de signaux cérébraux chez l’oiseau chanteur
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Chaque diamant mandarin subit deux interventions chirurgicales dans le cerveau, de quatre à huit heures chacune, précédées d'une privation d'eau et de nourriture de trente minutes, et vit jusqu'à soixante jours seul dans une cage placée en caisson d'isolation acoustique. 90 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie d'entre eux reliés trois heures par jour, dix jours au maximum, à un câble qui limite leurs mouvements. Le porteur écrit que ce projet s'inscrit dans une "démarche d'amélioration du bien-être des animaux", l'appareil sans fil visé devant rendre à ces oiseaux le vol et les interactions sociales. Quatre-vingts d'entre eux seront tués et leur cerveau prélevé pour analyses, les dix n'ayant subi aucune chirurgie retournant à la colonie du laboratoire.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale destiné à être utilisé chez des petits oiseaux. Dans un premier temps, nous mettrons en place une version filaire du dispositif qui, dans ce cas, fait que les oiseaux sont reliés par un câble au système d'acquisition des données, limitant de fait leurs mouvements. Cette version filaire est pour autant nécessaire pour valider la technologie que nous adapterons dans un second temps sur un dispositif sans fil. Le format sans fil est particulièrement avantageux, car il permet aux animaux de se déplacer et d'interagir librement sans les contraintes physiques imposées par des installations filaires. Les deux systèmes (filaire et sans fil) permettont l'enregistrement simultané de l'activité neuronale de multiples neurones situés dans plusieurs zones du cerveau pendant le comportement naturel - nous nous intéressons ici au comportement de chant des oiseaux. Cela est essentiel pour comprendre comment différentes régions du cerveau se coordonnent lors de l'exécution de comportements complexes, tels que la communication vocale et l'interaction sociale. Ce projet s'inscrit non seulement dans une démarche d'amélioration du bien-être des animaux, mais il vise également à augmenter la qualité et l'interprétabilité des données en minimisant les artefacts liés au stress et les restrictions comportementales non naturelles. Le dispositif sera développé et validé chez des diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata). Le diamant mandarin est un modèle d'oiseau chanteur largement utilisé en neurosciences. Les mâles adultes sont très sociables et vocaux, s'adonnant à une communication vocale et non vocale, en particulier dans leurs interactions avec les femelles. Cela les rend particulièrement adaptés à l'étude des réponses neuronales dans des contextes sociaux et sensoriels, ce qui correspond étroitement à nos objectifs de recherche. Si ces oiseaux s'accomodent de dispositifs filaires d'enregistrements d'activité cérébrale, il n'en reste pas moins que cela limite de fait les possibilités de mouvement de leur part et les études possibles. Mettre au point une solution sans fil est donc critique tant d'un point de vue scientifique qu'éthique, afin d'étudier le comportement d'individus placés dans des conditions plus écologiques permettant notamment le vol et des interactions sociales plus nourries.
Bénéfices attendus
Le principal avantage de ce projet réside dans le développement d'un outil sans fil de mesure de l'activité des neurones du cerveau. Bien que des dispositifs aient été développés, ils ne sont pas applicables chez des petits oiseaux, du fait des contraintes de poids limités susceptibles d'être portés par des oiseaux. Notre approche vise à effectuer des enregistrements simultanés à partir de plusieurs régions du cerveau tout en permettant une plus grande liberté de mouvements des oiseaux (notamment le vol libre) et d'interactions sociales. De plus, la méthode de quantification de l'activité neuronale que nous utilisons peut être utilisée pour enregistrer différents systèmes de signalisation neuronale (par ex. calcium, dopamine). Le projet permettra également de générer un ensemble de données uniques comprenant l'activité de multiples neurones localisés dans plusieurs structures cérébrales en même temps que des enregistrements audio et vidéo pendant les interactions sociales entre mâles et femelles. À long terme, le système sans fil pourra être adapté pour d'autres animaux vivant en groupe. Cela créera de nouvelles opportunités pour étudier l'activité cérébrale distribuée qui sous-tend les comportements sociaux complexes chez différentes espèces.
Procédures
Les animaux seront placés dans des cages individuelles, elles-mêmes placées dans des caissons d'isolation acoustique afin de pouvoir enregistrer leurs vocalisations dans les meilleurs conditions possibles, leurs vocalisations étant enregistrées automatiquement, sans intervention requise. Les oiseaux seront quotidiennement mis en contact avec une femelle accompagnatrice qui sera présentée pendant au minimum 3h consécutives soit dans une cage adjacente, soit directement dans la cage de vie des sujets. Ces derniers resteront dans le caisson pendant 60 jours maximum. Les oiseaux seront soumis à deux procédures chirurgicales pour les manipulations intracérébrales, chaque intervention durant entre 4 et 8h. Ces deux procédures seront suffisamment espacées dans le temps (30 jours) pour permettre une récupération complète des invididus. Les vocalisations émises spontanément par les oiseaux seront enregistrées pendant toute la durée de l'expérience, et des sons pourront être diffusés. Une partie des oiseaux seront reliés par un fil à un système d'acquisition, limitant de fait leurs mouvements. Cela durera 3h et sera répété 10 jours maximum.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables associés à ce projet sont ceux liés aux interventions chirurgicales. Chaque oiseau subira deux interventions chirurgicales stéréotaxiques, d'une durée totale dde 4 à 8 heures. Avant chaque intervention, les oiseaux seront placés en restriction hydrique et alimentaire pour une durée de 30 minutes. L'intervention chirurgicale provoquera une douleur et une gêne légères et temporaires, même si elle est réalisée sous anesthésie et qu'une combinaison de différents analgésiques est utilisée. Toutefois, d'après notre expérience, les oiseaux reprennent généralement une alimentation et un toilettage normaux dans les 1 à 2 heures suivant l'intervention chirurgicale et le réveil de l'anesthésie, et la cicatrisation complète est prévue dans les 3 à 4 jours. Pendant toute la durée de l'expérience, les oiseaux seront placés dans des cages individuelles. Une femelle accompagnatrice sera présentée quotidiennement soit dans une cage adjacente, soit dans la même cage afin de favoriser les interactions sociales.
Devenir
Les animaux (n=80 maximum) ayant subi des procédures invasives seront euthanasiés et leur cerveau collecté pour analyses histologiques. Les animaux n'ayant subi aucun procédure chirurgicale (n=10) retourneront à la colonie du laboratoire.
Remplacement
Les systèmes in vitro (par exemple, les cultures cellulaires, les coupes cérébrales, les organoïdes) fournissent des informations précieuses sur les mécanismes cellulaires. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire l'activité neuronale du comportement naturel chez les animaux en interaction. Ce projet nécessite des enregistrements in vivo pour mettre au point un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale et étudier comment différentes régions du cerveau se coordonnent pendant les comportements sensoriels et sociaux. Ces objectifs dépendent de la complexité totale de l'animal vivant et ne peuvent donc pas être atteints avec des alternatives non animales.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au minimum en structurant le projet en deux étapes consécutives. Tout d'abord, une version filaire du dispositif de quantification de l'activité neuronale sera validée ; ce n'est qu'après avoir réussi cette étape qu'une version sans fil sera testée, techniquement plus difficile à mettre en oeuvre. Cette approche par étapes garantit que chaque étape aborde des défis techniques spécifiques, évitant ainsi l'utilisation inutile d'animaux. À chaque étape, nous commencerons avec un petit nombre d'oiseaux plutôt que d'utiliser la cohorte complète. Cela nous permettra d'aborder étape par étape les questions techniques ou méthodologiques spécifiques et d'optimiser les procédures avant de poursuivre. Chaque étape sera finalisée une fois ses objectifs atteints, garantissant ainsi que l'utilisation d'animaux reste justifiée et minimale tout au long du projet.
Raffinement
L'anesthésie sera soigneusement surveillée afin de garantir une profondeur suffisante mais non excessive pendant l'intervention chirurgicale, et une combinaison d'analgésiques sera administrée avant, pendant, à la fin de l'intervention chirurgicale et pendant la période de récupération postopératoire afin de maximiser le soulagement de la douleur. Les médicaments utilisés seront préchauffés à la température corporelle des oiseaux afin de minimiser l'inconfort. Pendant la période de récupération postopératoire, en plus de l'analgésie par voie orale, de la nourriture à base d'œufs mélangée à du glucose sera placée sur le sol de la cage pour faciliter l'accès, et les oiseaux seront logés avec un accès visuel et acoustique à des femelles de la même espèce afin de réduire le stress. Afin de réduire le stress et l'inconfort pendant les expériences, des dispositifs de soutien ou factice seront utilisés dans un premier temps, afin de permettre aux oiseaux de s'adapter progressivement aux conditions expérimentales. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement. Si des signes de douleur ou de détresse sont observés, des analgésiques, antibiotiques et solution de glucose seront administrés. Pendant toute l'expérience, les individus seront placés dans des cages avec divers enrichissements (miroir, perchoirs à différentes hauteurs, nourriture variées) et une congénère sera placée soit dans une cage à proximité soit dans la cage d'hébergement pour favoriser les interactions sociales.
Choix des espèces
Les diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata) ont été sélectionnés pour ce projet pour deux raisons principales. Premièrement, ils sont très vocaux et sociables. Les mâles adultes chantent et font la cour aux femelles, ce qui fournit des comportements quantifiables pertinents pour l'étude de la communication vocale et sociale. Deuxièmement, les diamants mandarins constituent un modèle neurobiologique bien établi. Les noyaux cérébraux spécialisés de leur système vocal ont été largement caractérisés sur le plan anatomique et fonctionnel, ce qui permet de les comparer à la littérature existante et de valider les performances de notre nouveau dispositif. Seuls des diamants mandarins adultes seront utilisés, car les mâles adultes produisent des chants et des parades nuptiales destinés aux femelles. Les adultes sont également robustes, ce qui leur permet de supporter des implants cérébraux et de se rétablir de manière fiable.
Conséquences de conditions thermiques ambiantes mimant une situation de vague de chaleur estivale sur le porc en croissance : rôle facilitateur d’une possibilité de choix alimentaires
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Tués à l'issue de l'expérience parce que la capsule de mesure implantée dans un muscle interdit ensuite leur abattage pour la consommation, 45 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La pose se fait sous anesthésie courte, après incision, et les porcs subissent ensuite une élévation progressive de la température ambiante reproduisant une vague de chaleur estivale. Neuf d'entre eux portent en plus deux capteurs à microaiguilles posés sous sédation dans l'encolure et maintenus jusqu'à six jours, et cinq collectes de salive sont réalisées sur l'ensemble du groupe. Le porteur reconnaît qu'une hyperthermie grave au-delà de 41,5 °C ne peut pas être exclue durant les heures les plus chaudes, et attend de ces données des recommandations de conduite d'élevage adaptées à des vagues de chaleur plus fréquentes.
Objectifs
Le projet vise à caractériser la réponse de porcs en croissance à une vague de chaleur en fonction des choix alimentaires fait par l’animal avant, pendant et après l’exposition à une température ambiante élevée.
Bénéfices attendus
Les données collectées seront utilisées pour déterminer l’aptitude des porcs à faire des choix alimentaires qui facilitent leur adaptation à une vague de chaleur, et selon des dynamiques journalières qui sont déterminées par chaque animal. Ces données sont indispensables pour recommander de futures stratégies de conduite en élevage au regard des conditions climatiques futures (fréquence accrue de vagues de chaleur estivales), et qui seront compatibles avec certains principes de l’agroécologie (utiliser les ressources internes au système d'élevage, préserver la santé des animaux, valoriser des ressources alimentaires localement produites). Les connaissances acquises sont aussi de nature à nous permettre de mieux connaitre la relation entre le fait d’offrir des choix à l’animal dans son milieu d’élevage et son niveau de bien-être.
Procédures
Pour suivre les effets de la chaleur ambiante sur la physiologie des porcs en croissance et leur confort, une capsule connectée de mesure de la température interne sera placée sur 45 porcs au début de l'expérimentation. Sur 9 porcs, deux capteurs seront aussi placés au niveau de l'encolure de l'animal, pour mesurer les échanges de minéraux et de glucose dans le liquide circulant sous la peau; ils seront maintenus en place durant 6 jours maximum. Lors de cinq matinées, des collectes de salive seront également réalisées pour les 45 porcs en leur tendant un tampon de gaze qu'ils viennent spontanément machouiller.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont principalement celles liées à l’exposition à une température ambiante plus élevée que la température de confort thermique. Le porc est un animal capable de s’adapter à la survenue d’une vague de chaleur. Dans ce projet, les variations de températures ambiantes seront gérées de manière progressive avec des températures minimales chaque jour permettant une récupération de l’animal lors des phases plus fraîches et un ajustement de ses comportements. La survenue d’une hyperthermie grave (>41,5°C) ne peut cependant pas être exclue durant les heures les plus chaudes. La pose d'un capteur de température pour suivre les évolutions de la température interne en dynamique nécessite une anesthésie courte et une petite incision sur un muscle; le processus de cicatrisation peut entraîner une légère douleur temporaire. Cependant, ce capteur nous permet aussi de détecter précocement un animal qui supportera mal la vague de chaleur, et d'agir rapidement avec un bénéfice immédiat pour sa santé. Deux capteurs sont aussi posés sous sédation légère, et la présence de microaiguilles qui pénètrent le derme (couche superficielle de la peau) peut entraîner une légère gêne pour l’animal lors de certains mouvements. Les régimes alimentaires diffèrent principalement par leur teneur en fibres et par la production de chaleur endogène que leur ingestion va produire. Exprimés par kg d’aliment, ils sont formulés pour apporter strictement au même niveau les nutriments nécessaires à l’animal (énergie nette, acides aminés digestibles, éléments traces dont minéraux et vitamines).
Devenir
L'implantation d’une capsule interne de mesure de la température, un dispositif nécessaire pour étudier les variations dynamiques de la température corporelle lors d’une exposition à la chaleur puis d’un retour à une température ambiante de confort, n'est pas compatible avec le retour des animaux comme fournisseurs de viande dans la chaine alimentaire. Ils seront donc euthanasiés à la fin de l'expérimentation.
Remplacement
Le porc est l'espèce cible de ce projet qui vise à étudier les réponses comportementales et physiologiques face à une élévation de la température ambiante mimant la survenue d’une vague de chaleur estivale, et à évaluer si offrir le choix entre plusieurs aliments permet à l’animal de limiter l’inconfort ressenti et les conséquences de la chaleur sur sa physiologie. Il n'est pas possible d'obtenir ces réponses sans utiliser des animaux représentatifs des élevages porcins commerciaux, puisque le projet vise à formuler ensuite des recommandations pratiques pour les éleveurs. L’espèce porcine présente la particularité de ne pas avoir de glandes sudoripares (glandes qui produisent de la sueur). Il n’est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Enfin, ce projet contribue à explorer si la possibilité d’exercer un choix (ici entre deux aliments) permet à l’animal d’avoir un meilleur contrôle de son environnement, ce qui peut améliorer son bien-être ; la réponse à cette question est fortement dépendante des comportementaux individuels et d’interactions avec les autres qui sont propres à l'espèce. Etudier les comportements animaux ne peut pas se faire sur des cellules cultivées in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au minimum pour un projet qui considère deux lots expérimentaux visant à étudier si les choix alimentaires en période de forte chaleur dépendent du régime reçu durant la période préalable d’élevage à thermoneutralité (n = 22 à 23 porcs / lot). Ce nombre a été aussi raisonné pour un logement en petits enclos collectifs de 3 porcs chacun (la case est dans ce cas l'unité statistique) pour déterminer si les interactions sociales peuvent expliquer des différences entre individus dans le comportement alimentaire (fractionner ses repas, les décaler à certaines périodes selon le mimétisme entre les animaux, la concurrence à l’auge, etc.). Chaque porc est son propre témoin durant les quatre semaines expérimentales, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour analyser l’effet du stress thermique sur la dynamique des choix alimentaires. Des capteurs intradermiques sont posés sur uniquement neuf porcs pour valider leur utilisation comme outils de mesure des mécanismes physiologiques de l’adaptation à une vague de chaleur quand les animaux sont logés en petits groupes sociaux.
Raffinement
Les porcs seront élevés en petits groupes (3 porcs par enclos) pour préserver leus besoins sociaux tout en suivant l’activité de chaque animal (activité d’exploration de son environnement et d’interactions avec ses congénères). La pose d’une capsule de mesure de la température corporelle au début de l'expérimentation évitera tout stress généralement associée à une prise manuelle et répétée de température via un thermomètre rectal. Cette capsule améliore également la qualité de la mesure obtenue (fréquence et précision) pour suivre la façon dont l'animal régule sa température. La pose de capteurs physiologiques sur la peau (pénétration légère du derme) permettra d’éviter des prises de sang répétées pour évaluer la dynamique des concentrations sanguines en sels minéraux ou en glucose, nécessaire pour évaluer les changements métaboliques en réponse à la vague de chaleur ambiante. Pour des raisons techniques (nombre de connectiques disponibles) et scientifiques (éviter de perturber tous les animaux juste avant la vague de chaleur), ces capteurs seront posés sur un petit nombre de porcs. L'utilisation de tampons de gaze constitue une procédure éprouvée pour la collecte de salive, en alternative aux prises de sang pour le dosage des hormones du stress (cortisol). Cela raffine les manipulations de l'animal grâce à une habituation préalable à venir spontanément machouiller le tampon de gaze durant les premiers jours de l'expérimentation.
Choix des espèces
Le porc ne peut pas être remplacé par une autre espèce compte tenu de la particularité de la régulation de sa température interne, puisqu'il ne possède pas de glandes sudoripares actives (pas de production de sueur). Le porc est aussi l'espèce cible du projet qui vise à étudier les réponses physiologiques et les réponses comportementales face aux modifications de son environnement d’élevage. Les capacités à faire des choix alimentaires et celles d’apprentissage pour l'utilisation d'un distributeur automatique d'alimentation offrant ce type de choix, sont spécifiques à chaque espèce. Nous travaillerons donc sur des porcs âgés de 90-100 jours, ce qui correspond à une gamme de poids entre 50 kg et 70 kg. Cette gamme de poids respecte la législation inhérente à la taille des enclos (espace disponible et densité), et représente la plus grande partie des effectifs animaux au sein d'un élevage de porc. A ce stade de croissance, le porc est très sensible à la chaleur mais peut aussi compenser la baisse de l’énergie contenue dans l'aliment par une surconsommation d’un autre aliment, ce qui est important pour comprendre les choix alimentaires (quantité ingérée, type d'aliment et moment du repas) qu'il va faire face à une vague de chaleur.
Impacts des vagues de chaleur sur les communautés aquatiques
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Les expérimentateurs chauffent rapidement l'eau des bacs jusqu'à ce que les poissons perdent l'équilibre. Trois espèces sont concernées, 342 vairons, gardons et gobies à taches noires juvéniles, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit un stress thermique aigu, accélération respiratoire, agitation, fatigue importante et perte d'équilibre, reconnaît un risque de non-récupération ou de mortalité malgré l'arrêt immédiat du test, et présente par ailleurs les aquariums de stabulation de deux cents litres, avec rochers, plantes et cachettes, comme un "environnement non stressant". Ils sont ensuite tués pour des analyses physiologiques de leurs tissus.
Objectifs
Le changement climatique entraîne une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur. Les conséquences de ces épisodes extrêmes sur les écosystèmes aquatiques restent encore mal connues. Ce projet vise à comprendre comment des vagues de chaleur affectent les organismes vivant dans les lacs, depuis les algues microscopiques et petits invertébrés jusqu’aux poissons. Une attention particulière sera portée à trois espèces de poissons d’eau douce : le vairon, le gardon, et le gobie à taches noires. Le vairon est un petit poisson très répandu et souvent utilisé pour étudier l’impact des changements de l’environnement. Le gobie à taches noires est une espèce envahissante dont il est important de comprendre la capacité à s’adapter au réchauffement. Le gardon est une espèce très commune qui joue un rôle important dans les écosystèmes aquatiques. Étudier ces trois espèces permettra de mieux comprendre comment différents poissons réagissent à l’augmentation de la température de l’eau.Les poissons seront maintenus soit en laboratoire, soit dans des mésocosmes (bassines extérieures reproduisant un mini-lac). Ils seront ensuite exposés à une augmentation progressive de la température afin de déterminer leur limite de tolérance thermique. L’objectif est de savoir si la capacité d’un individu à résister à la chaleur permet de prédire la survie des espèces et le fonctionnement global de l’écosystème lors d’une vague de chaleur. Les résultats permettront de mieux comprendre la vulnérabilité des espèces aquatiques face au réchauffement climatique et d’améliorer les outils permettant d’anticiper les effets futurs du changement climatique sur la biodiversité.
Bénéfices attendus
Habituellement, la mesure de tolérance thermique est réalisée sur des individus isolés, en laboratoire. Ici, elle sera également étudiée dans un écosystème complet intégrant plusieurs niveaux de la chaîne alimentaire. Cette approche est importante car la présence d’autres espèces et les interactions naturelles peuvent modifier la tolérance réelle à la chaleur et conduire à des résultats différents de ceux obtenus en conditions simplifiées.
Procédures
Les poissons seront marqués individuellement pour pouvoir suivre leur comportement. 16h avant la mesure de tolérance (c.-à-d. la veille), les poissons seront mis à jeun car la digestion peut influencer la mesure de tolérance. Pendant l’expérience de tolérance thermique, les poissons subiront une augmentation rapide de la température jusqu’à perte d’équilibre.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances susceptibles d’être observées sont le stress lié à la capture, au transport, et aux manipulations (incluant le marquage des individus). Lors des tests de tolérance à la chaleur, les poissons peuvent présenter un stress thermique aigu se traduisant par une augmentation du rythme respiratoire, une agitation, une fatigue importante et une perte d’équilibre. Un risque limité de non-récupération ou de mortalité existe malgré l’arrêt immédiat du test dès l’apparition des points limites définis.
Devenir
Les individus seront euthanasiés afin de réaliser des analyses physiologique de leur tissus.
Remplacement
L’écologie a pour objet l’étude de la dynamique des peuplements et des écosystèmes. Les recherches en écologie nécessitent donc d’intégrer des niveaux d’organisation du vivant allant jusqu’à l’écosystèmes. Ainsi, il n’est pas possible de substituer des tissus ou des cellules à des individus pour de telles recherches. Le modèle animal ne peut pas être remplacé pour répondre à la problématique posée (règle des trois R : remplacement) étant donné qu’il s’agit ici d’étudier la réponse physiologique de poissons. Nous avons choisi d’utiliser les poissons car ils sont souvent les tops prédateurs dans les écosystèmes aquatiques. Utiliser un modèle vertébré (le poisson) est pertinent dans ce contexte car il s’ajoute au modèle invertébré, déjà présent dans cette expérimentation.
Réduction
Le nombre de poissons utilisés est déterminé de manière à obtenir des résultats fiables, tout en limitant le nombre d’animaux. D’après la littérature scientifique, la température maximale supportée par le vairon est estimée autour de 32°C, celle du gardon autour de 35,8°C et celle du gobie à taches noires autour de 35°C également. Ces estimations permettent d’anticiper les seuils critiques lors des tests. Deux opérateurs assureront une surveillance continue pendant l’augmentation de la température. Dès qu’un poisson montre qu’il atteint sa limite de tolérance (perte d’équilibre), il est immédiatement retiré et placé dans un bac à température adaptée pour favoriser sa récupération. L’augmentation de la température sera organisée de façon progressive et décalée entre les différents bassins afin d’éviter que tous les poissons atteignent leur limite thermique en même temps.
Raffinement
Les aquariums où les poissons sont maintenus avant les expériences contiendront des rochers, des plantes et des cachettes afin de leur offrir un environnement non stressant. Leur grand volume (200 litres) permet aux poissons de s’isoler et d’avoir des comportements naturels. Les aquariums utilisés pour les tests seront plus petits et simples afin d’observer clairement les réactions des poissons. Trois côtés seront opaques pour réduire les stimulations visuelles liée aux déplacements de l’observateur, accompagné d’un système de surveillance vidéo à distance. Tous les aquariums seront bien oxygénés et alimentés avec une eau identique à celle des aquariums de stabulation. La température et la qualité de l’eau seront contrôlées régulièrement. Les poissons seront manipulés avec précaution : capturés un par un, placés brièvement dans un petit bac sombre pour les transferts (environ 30 secondes), et maintenus par deux afin de limiter l’isolement. L’éclairage des pièces sera tamisé pour réduire le stress. Des critères d’arrêt précis (points limites) sont définis afin d’interrompre immédiatement l’expérience en cas de signe de souffrance.
Choix des espèces
Le vairon, le gardon et le gobie à taches noires ont été choisis pour leurs caractéristiques écologiques complémentaires et leur pertinence pour l’étude des réponses aux stress thermiques. Le vairon est une espèce d’eau douce couramment utilisée en toxicologie, sensible aux variations environnementales et bien adapté à la manipulation expérimentale, ce qui permet de relier des mesures physiologiques en laboratoire à des réponses observables en mésocosmes. Le gobie à taches noires est une espèce exotique envahissante à fort impact écologique, dont l’étude de la tolérance thermique permet de mieux comprendre son potentiel de persistance dans un contexte de réchauffement climatique. Finalement, le gardon est une espèce généralise et très abondantes dans les écosystèmes aquatiques. Il est plus tolérant que le vairon. Seuls des individus juvéniles seront utilisés afin de s’affranchir des effets liés à la reproduction et d’attribuer les variations observées uniquement aux traitements thermiques.
Compréhension des mécanismes physiologiques et comportementaux de l’induction de la lactation chez la chèvre
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
Faire produire du lait à une chèvre sans qu'elle ait porté de chevreau, par stimulation manuelle ou mécanique du pis, occupe 40 chèvres adultes dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit jusqu'à 38 prélèvements sanguins par ponction jugulaire sur quinze mois, sur animal vigile en contention, et cinq prélèvements de salive par coton à mâcher pour doser le cortisol. Vingt-six chèvres sont maintenues non gestantes, quatorze gestantes servent de groupe de comparaison. Aucune mise à mort n'est prévue, les chèvres étant réintégrées à l'issue dans le cycle de production du troupeau. Le porteur présente cette pratique comme un moyen de réduire le nombre de chevreaux nés et non conservés chaque année et de limiter la réforme des chèvres non gestantes, dans une filière caprine laitière dont il évalue la durabilité.
Objectifs
Ce projet cherche à mieux comprendre comment faire produire du lait à une chèvre sans qu’elle ait eu de chevreau, uniquement par stimulation manuelle ou mécanique du pis, et sans recourir à des traitements hormonaux. Cette pratique, appelée « induction de la lactation », intéresse de nombreux éleveurs caprins car elle permettrait de réduire le nombre de naissances non souhaitées tout en maintenant la production laitière. Les quatre objectifs principaux sont : (1) mesurer les variations des hormones impliquées dans la production de lait au cours du protocole, afin de comprendre pourquoi certaines chèvres réussissent et d’autres non ; (2) suivre l’évolution du pis (température, forme, souplesse) pour documenter les changements physiques associés à la reprise de la lactation ; (3) évaluer si les conditions d’élevage, notamment l'accès au pâturage ou la distribution d’herbe fraîche en bâtiment, influencent la réussite de l’induction ; (4) s’assurer que le protocole n’affecte pas négativement l’état de santé et le comportement des animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera des connaissances scientifiques nouvelles sur les mécanismes biologiques de la production de lait chez la chèvre sans gestation annuelle. À terme, ces connaissances pourraient permettre aux éleveurs de mieux maîtriser l'induction de la lactation et d'identifier, dès le début du protocole, les animaux susceptibles de réussir ou d'échouer, grâce à des marqueurs précoces (profils hormonaux, paramètres mammaires, état corporel). Sur le plan pratique, une meilleure compréhension de ce phénomène pourrait contribuer à réduire le nombre de chevreaux nés et non conservés chaque année dans les élevages, à limiter la réforme de chèvres non gestantes, et à proposer des alternatives à la gestion actuelle du troupeau. Ce projet s'inscrit dans une démarche plus large visant à évaluer la durabilité et l'applicabilité de pratiques d'élevage alternatives dans la filière caprine laitière.
Procédures
Prélèvements sanguins par ponction jugulaire (animaux vigiles) : 38 prélèvements maximum par animal sur 15 mois, durée inférieure à 2 min chacun. Prélèvements de salive, par présentation d'un coton à mâcher, pour le dosage du cortisol : 5 prélèvements par animal sur les 40 chèvres, à des temps clés du protocole, durée de quelques secondes à 1 minute par prélèvement (temps de mastication spontanée) avec une contention manuelle par un agent formé.
Impact sur les animaux
La stimulation de la mamelle correspond à une manipulation similaire à la traite habituelle. Une légère sensibilité mammaire transitoire peut être observée chez certaines chèvres en début de stimulation. Les prélèvements sanguins par ponction jugulaire constituent la principale source potentielle de stress. Ils sont de courte durée (inférieure 2 minutes), réalisés sur le quai de traite dans l'environnement habituel, par du personnel formé. Les volumes prélevés sont adaptés afin qu’ils n’induisent aucun risque d’anémie.
Devenir
Les animaux seront maintenus en vie à l'issue de l'ensemble des procédures et seront réintégrés dans le cycle classique de production du troupeau, conformément aux pratiques habituelles de l'établissement. Aucune mise à mort n'est prévue dans ce projet.
Remplacement
Ce projet porte sur la physiologie de la lactation chez la chèvre laitière. Les phénomènes étudiés, notamment la reprise de la production de lait sous l’effet d’une stimulation, les réponses hormonales et les changements du comportement animal, ne peuvent être observés et mesurés que sur l’animal vivant dans ses conditions réelles d’élevage. Aucun modèle de laboratoire ou alternative n’est actuellement capable de reproduire ces interactions complexes entre l’organisme entier, l’environnement et la production laitière.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement valides. Sur le total de 40 chèvres pour les 5 années du projet, 26 chèvres seront non gestantes, tandis que 14 autres seront gestantes, constituant ainsi un groupe témoin. L’effectif de 26 chèvres non gestantes a été calculé en tenant compte d’un taux de réussite de l’induction estimé à 50 %, afin de disposer d’au moins 6 à 7 animaux par sous-groupe. Les 14 chèvres gestantes témoins constituent le groupe de référence minimal pour disposer de comparaisons fiables. Le nombre de prélèvements sanguins a été limité à 38 par animal sur 15 mois, avec un intervalle minimum de deux semaines entre chaque session. Le cortisol est mesuré sur salive plutôt que sur sang, ce qui évite des prélèvements supplémentaires dédiés à cet indicateur.
Raffinement
Les animaux seront logés dans les conditions habituelles de cet élevage : logement en groupe sur aire paillée propre équipées d’au moins 2 d’abreuvoirs et d’une brosse rotative. Les chèvres auront accès au pâturage de mars à août. Les chèvres sortent entre la traite du matin et celle du soir lorsque les conditions météorologiques le permettent ; en cas de forte pluie continue, d’orage ou de fortes chaleurs, les chèvres seront mises à l’abri en batiment dans leur aire paillée. Toutes les mesures possibles ont été prises pour limiter l’inconfort des animaux. La grande majorité des observations (production de lait, état du pis, comportement, état corporel) est réalisée directement lors de la traite quotidienne, sans manipulation ni contention supplémentaire. Les prises de sang sont de courte durée (moins de 2 minutes), effectuées dans l’environnement habituel des chèvres, et espacées d’au moins deux semaines. Le cortisol salivaire est obtenu sans piqûre grâce à un coton à mâcher. Les mesures du pis (température, photographies, souplesse) sont non invasives. Une surveillance quotidienne du bien-être animal sur des paramètres collectifs et individuels spécifiques au caprin est effectué et enregistré via des grilles d’évaluation.
Choix des espèces
La chèvre laitière est l’espèce cible de ce projet. Les éleveurs caprins sont en effet les plus nombreux à pratiquer ou envisager l’induction de la lactation sans gestation. Les résultats seront directement transposables à leur pratique, ce qui justifie de travailler sur l’espèce réelle plutôt que sur un modèle animal différent. Les animaux utilisés sont des chèvres adultes multipares (plusieurs lactations), représentatives du troupeau laitier standard.
Evaluation de la migration piscicole dans un cours d’eau restauré par des ouvrages type castor
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Autres poissons : 300
Capturés par pêche électrique, anesthésiés trois à cinq minutes, mesurés et pesés, 900 poissons subissent une incision ventrale de 3 à 5 mm pour l'implantation manuelle d'une puce électronique dans la cavité abdominale. Truites, blageons, chabots et vairons sont maintenus hors de l'eau entre trente secondes et une minute pendant l'opération, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La moitié des individus pêchés en amont des ouvrages en bois sont transportés en aval avant d'être marqués, pour retenir ceux qui seront enclins à remonter. Le porteur signale que certains poissons perdent leur puce dans les semaines suivantes et que des femelles peuvent l'expulser lors de la reproduction. Tous sont replacés dans la rivière après réveil en vivier, aucun n'est tué.
Objectifs
Dans de nombreux cours d’eau dégradés, la mise en place d’ouvrages en bois, dits castor mimétiques, constitue une nouvelle opportunité de restaurer leur fonctionnalité écologique par des moyens peu coûteux et bas carbone. La présence de ces ouvrages modifie les conditions locales d’écoulement et pose ainsi des questions sur la capacité des poissons à maintenir leurs migrations naturelles et accéder à leurs habitats de reproduction ou de croissance. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer la franchissabilité de ces ouvrages castors en suivant précisément le passage des poissons au travers de ces aménagements, pour plusieurs espèces distinctes, différentes classes d’âge et différentes conditions de débit. Pour cela, un panel de poissons représentatif des peuplements du cours d’eau est capturé par des techniques adaptées (pêche électrique). Sous anesthésie générale, chaque individu est mesuré, pesé, examiné, puis équipé d’une puce électronique (PIT‑tag) de taille adaptée, implantée dans la cavité abdominale selon un protocole chirurgical respectant les exigences de bien‑être animal. Les poissons sont ensuite remis à l’eau sous surveillance jusqu’à leur réveil complet, puis relâchés à proximité des ouvrages. Les poissons ainsi marqués peuvent être détectés lorsqu’ils franchissent les ouvrages castors, grâce à des antennes de détection disposées stratégiquement dans le lit du cours d’eau. L’enregistrement de ces passages permet de vérifier si les ouvrages castors restent perméables aux déplacements piscicoles, d’identifier les trajectoires privilégiées et, le cas échéant, de repérer des situations de blocage ou de retard qui pourraient justifier des ajustements de gestion.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de vérifier les conditions de franchissabilité des ouvrages castors par les peuplements piscicoles en présence. Il est indispensable de réaliser ce type de suivi biologique en milieu naturel pour vérifier s’il est nécessaire de réaliser des modifications de conception de ces ouvrages castors pour que les poissons puissent librement circuler.
Procédures
Après anesthésie générale pendant 3 à 5 minutes, les animaux seront mesurés puis pesés, puis une incision ventrale de 3 à 5 mm sera réalisée et une puce électronique sera implantée manuellement sur 900 poissons. Ces interventions nécessiteront de maintenir les poissons entre 30 secondes et une minute hors d’eau.
Impact sur les animaux
La capture, la stabulation et le marquage sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress modéré sur les animaux. Il existe également un risque de douleur légère post-anesthésie suite à l’incision.
Devenir
Tous les individus seront replacés dans leur habitat naturel
Remplacement
Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. L'évaluation du franchissement d’un aménagement (ici un ouvrage bois castor mimétique) doit obligatoirement être réalisée in situ en étudiant le comportement migratoire des espèces considérées.
Réduction
L’effectif prévu est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire les comportements des poissons par espèce et par stade, et évaluer la franchissabilité des ouvrages castors. Il est adapté au gabarit du milieu (rivière de tête de bassin versant) et à la diversité spécifique et la densité de population. L’effectif tient compte de plusieurs facteurs, pour garantir un certain nombre de détections : - L’implantation des puces ne génère en principe pas ou très peu de mortalité post-opératoire en respectant les préconisations de tailles minimales. Toutefois, certains individus peuvent perdre leur puce dans les semaines suivant l'implantation. - Certaines femelles peuvent également expulser la puce lors de la reproduction. Tous les individus d'une même espèce ne vont pas forcément migrer. Les individus pêchés en amont des ouvrages castors (50%), seront transportés en aval, où ils seront pucés puis relâchés, de manière à privilégier l'étude sur des individus enclins à migrer et in fine réduire le nombre d'individus marqués. Il n'est pas prévu d'analyses statistiques dans le cadre de cette étude comportementale menée en milieu naturel, en-dehors des statistiques descriptives (taux de franchissement, voies de passage, durée moyenne de franchissement).
Raffinement
Le raffinement des procédures sera pris en compte de la capture des animaux jusqu’au relâcher dans leur milieu naturel. Le maintien des conditions thermiques et d’oxygénation optimales sera assuré. Les animaux capturés seront stockés dans des viviers placés directement dans la rivière. Ainsi, la teneur en oxygène et la température seront constantes. La solution d'anesthésie sera renouvelée toutes les 30 minutes, pour éviter que la température du bain n’augmente et soit toujours suffisamment fraiche pour éviter le stress des poissons et l’altération de l’efficacité de l’anesthésiant. En outre, l’accent sera mis sur la rapidité d’exécution des mesures biométriques et du marquage pour réduire le temps d’anesthésie, sachant que les poissons seront maintenus hors d’eau pendant toute la durée de la prise des mesures biométriques et marquages. La taille des puces sera adaptée à la taille de l’animal. Un chiffon humide sera placé au niveau de la tête de l’animal et la règle de biométrie sera humidifiée en permanence pour éviter d’ôter le mucus. Seuls les individus jugés visuellement en bonne santé seront marqués, les autres seront relâchés sans marquage, après stabulation. Aucun antibiotique ne sera utilisé, par contre une pommade iodée antiseptique sera appliquée au niveau de l’incision. Le réveil sera contrôlé dans un vivier placé dans la rivière. L’application de points limites stricts et spécifiques du projet limitera les risques de douleur tout au long de la procédure.
Choix des espèces
4 espèces de poissons sont ciblées et sont caractéristiques de la rivière et du territoire concerné : truite, blageon, chabot, vairon. 1 stade de développement est retenu : subadultes-adultes.
Etude de la plasticité cérébrale (neurogenèse adulte) après l’accouplement chez le poisson-zèbre
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Une injection unique sous anesthésie, de quelques dizaines de secondes, constitue toute la procédure déclarée pour 285 poissons zèbres, dans des expériences classées à un niveau de souffrance léger. Tous sont tués à l'issue pour prélever leur cerveau. L'objet est de vérifier si la parade nuptiale ou la présence de l'autre sexe stimule la production de nouveaux neurones, en comparant des groupes de mâles et de femelles avec ou sans interaction reproductive. Le résumé ne dit ni ce que contient l'injection, ni comment l'effectif de 285 a été calculé, la réduction renvoyant à des lignées transgéniques et à une "bonne puissance statistique" sans avancer un chiffre.
Objectifs
Le cerveau adulte des vertébrés est hautement plastique et s’adapte en permanence aux expériences de vie telles que l’exercice, la nutrition, et le stress. En plus des changements dans les connexions entre neurones déjà présents, il peut aussi produire de nouveaux neurones : c’est la neurogenèse adulte. Chez la souris, par exemple, la grossesse entraîne la production de nouveaux neurones qui s’intègrent dans des régions du cerveau impliquées dans l’odorat. Pour devenir fonctionnels, ces neurones doivent migrer vers les bonnes zones et établir des connexions avec les réseaux existants, un processus auquel participent d’autres cellules du cerveau. Une question encore peu étudiée est de savoir si les caractéristiques du trajet de migration de ces nouveaux neurones influencent leur durée de vie. Pour y répondre, nous comparons deux espèces : la souris, chez laquelle cette neurogenèse est transitoire après la reproduction, et le poisson zèbre, chez lequel elle pourrait être continue. Nous faisons l’hypothèse que, chez le poisson zèbre, des situations liées à la reproduction, comme la parade nuptiale ou la présence du sexe opposé, peuvent stimuler la production de nouveaux neurones. Pour tester cette hypothèse, nous analysons différents groupes de poissons (mâles et femelles, avec ou sans interaction reproductive) afin d’étudier les changements dans deux régions cérébrales impliquées dans l’odorat et le comportement.
Bénéfices attendus
La recherche proposée permettra d'acquérir des connaissances fondamentales sur la plasticité du cerveau adulte.Le bénéfice principal de ce projet est de comprendre si de nouveaux neurones sont formés à la suite d’un accouplement chez le poisson-zèbre, une espèce chez laquelle aucun comportement parental n’a été décrit, contrairement à la souris. A plus long terme, une meilleure compréhension des mécanismes et des conditions favorables à la neurogenèse adulte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies visant à exploiter le potentiel des cellules souches neurales pour la régénération cérébrale et, par conséquent, contribuer au traitement des maladies neurodégénératives.
Procédures
Dans ce projet, les poissons adultes recevront une injection unique sous anesthésie au début de la procédure. La durée de l'injection est de quelques dizaines de secondes.
Impact sur les animaux
Les injections induisent une douleur temporaire au point de l’injection, et se feront sous anesthésie. Les injections sont susceptibles d'induire un inflammation ou des lésions, avec une fréquence très rare.
Devenir
A l'issue des procèdures, les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau.
Remplacement
Il est actuellement impossible de reproduire in vitro le milieu hormonal/environnemental/comportemental accompagnant l’expérience physiologique de la reproduction chez le poisson. De plus, l’objectif de cette étude étant de comprendre les mécanismes de plasticité cérébrale liée à la reproduction, elle ne peut pas être réalisée autrement que sur des animaux vivants, car on ne dispose pas actuellement de modèle in vitro reproduisant la complexité du fonctionnement du cerveau.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé en fonction des lignées transgéniques utilisées, en accord avec l’objectif de chaque procédure. Le nombre de poissons par groupe a été déterminé en fonction : - du nombre nécessaire pour assurer une bonne puissance statistique des résultats - de la variabilité biologique intrinsèque à l’espèce et aux techniques d’analyses utilisées
Raffinement
Les aquariums seront munis d’un fond de couleur foncée pour réduire le stress. Avant chaque injection, les poissons seront pesés pour adapter précisément le volume injecté à leur poids corporel. La contention sera limitée au strict nécessaire et une anesthésie appropriée sera utilisée afin de minimiser la douleur et le stress liés à la manipulation. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne, renforcée pendant plusieurs heures après les injections : état corporel et prise alimentaire, apparence externe, signes cliniques (notamment respiratoires), locomotion et comportement. Toute source de stress (densité, bruit, température, alimentation) sera étroitement contrôlée. Si les points limites sont atteints, une mise à mort sera réalisée.
Choix des espèces
Le poisson zèbre est un très bon modèle pour étudier la neurogenèse adulte. La neurogenèse chez les poissons est répandue et se poursuit tout au long de la vie, coordonnant la croissance du système sensoriel avec l'ajout continu de neurones dans le cerveau. L’intérêt de l’étude est d’analyser le cerveau de poissons après accouplement. Les femelles et mâles de l’étude seront donc utilisés à l’âge adulte, après la maturité sexuelle (estimée de 3 à 4 mois après la naissance).
Mécanismes cérébraux des actions volontaires
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Comprendre quels neurones du cortex relient une action à un but conduit à opérer 1 876 souris du cerveau, sous anesthésie générale, pendant soixante à quatre-vingt-dix minutes. Toutes sont tuées à l'issue pour l'analyse histologique des neurones marqués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une à trois semaines de récupération, chacune passe jusqu'à dix séances de trente minutes où elle doit introduire le museau dans un orifice pour obtenir une récompense sucrée, sous restriction alimentaire destinée à entretenir son appétit. Le porteur qualifie ce geste d'"action non stressante" et annonce par ailleurs une perte de poids sur toute la durée du protocole, des douleurs post-opératoires et un isolement de trois semaines qui "peut être une source de stress".
Objectifs
Pour répondre à un besoin essentiel comme la faim ou la soif, un individu doit être capable d’identifier un objectif et de choisir les actions qui permettent de l’atteindre. Par exemple, lorsque l’on ressent la faim, on compare plusieurs possibilités (manger les restes disponibles ou commander un repas) ainsi que les actions nécessaires pour y accéder (aller au réfrigérateur, passer la commande sur son téléphone). Le but de cette étude est d’étudier les mécanismes cérébraux qui déclenchent une action orientée vers un but, pour mieux comprendre les troubles où ces comportements sont altérés, comme certaines formes d’impulsivité (addictions, trouble du déficit de l’attention) ou la baisse de motivation (dépression, bipolarité). Des travaux ont montré qu’une partie du cortex joue un rôle clé pour relier une action à un but, mais les mécanismes précis restent à identifier. Notre objectif est de déterminer quels groupes de neurones du cortex réalisent ces associations, quelles sont leurs caractéristiques moléculaires (pour développer de futurs traitements) et quel est leur mode d’activité électrique (pour servir de marqueur signant les dysfonctions). Pour cela, nous utiliserons des souris comme modèle animal. Les souris réaliseront une action non stressante : un nose-poke (introduire brièvement leur museau dans un petit orifice du mur), afin d’obtenir une récompense sucrée. Ce modèle permet de combiner l’étude de comportements dirigés vers un but avec l’utilisation d’outils génétiques permettant de marquer, enregistrer et manipuler précisément certains neurones, ce qui n’est pas possible chez d’autres espèces.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche apportera des connaissances essentielles sur la manière dont le cerveau génère un comportement volontaire, un mécanisme fondamental au cœur de nombreuses actions du quotidien. À court terme, il nous permettra de caractériser précisément les neurones activés lorsqu’un animal réalise une action orientée vers un objectif. Cette compréhension des circuits cérébraux impliqués sera rapidement accessible grâce aux premières publications issues du projet. Sur le plan clinique, les retombées concernent directement la santé mentale. Dans plusieurs troubles psychiatriques, tels que le trouble de déficit de l'attention et hyperactivité (TDAH), la dépression, l’addiction ou les troubles impulsifs, la prise de décision orientée vers un but est altérée : elle peut être mal dirigée, insuffisamment contrôlée ou désorganisée dans le temps. Ces difficultés peuvent aller à l’encontre des besoins exprimés par les personnes concernées. Comprendre en détail comment le cerveau structure une décision volontaire est donc primordial pour mieux expliquer l’origine de ces troubles, mais aussi pour identifier les mécanismes qui pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques. À plus long terme, ce projet offrira des bases solides pour développer des stratégies cliniques pour renforcer l’autonomie et la qualité de vie des personnes touchées par ces pathologies.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une neurochirurgie réalisée sous anesthésie générale avec analgésie durant environ 60 à 90 minutes, qui sera suivie d’une période de récupération de 1 à 3 semaines. Après récupération, les animaux participeront à un maximum de dix sessions d’apprentissage à l’obtention de récompense, chacune d’une durée de 30 minutes. Après récupération, les animaux participeront à un maximum de dix sessions de conditionnement opérant (30 minutes chacune), où ils devront effectuer un nose poke pour obtenir une récompense sucrée. L’ensemble de ces procédures sera réalisé sous faible restriction alimentaire pour motiver l’appétit face aux récompenses. Dans la première procédure, chaque session d’apprentissage sera précédées d’une injection unique. Ces tests seront effectués par paires, avec une injection dans le ventre (peu douloureuse) administrée 20 minutes avant chaque session. Chaque injection dure environ 1 minute, et l’effet de la pharmacologie sur les neurones s’étend sur plusieurs heures. La durée totale du protocole pour chaque animal est estimée à environ un mois et demi, incluant la chirurgie, la récupération, les sessions comportementales et les injections. Aucun prélèvement n’est prévu sur les animaux vigiles.
Impact sur les animaux
La restriction alimentaire mise en place entrainera une perte maîtrisée de poids sur les animaux sur la durée complète des procédures. Les chirurgies peuvent entraîner des douleurs, potentielles inflammation du site de chirurgie et un inconfort post-opératoire durant 1 à 3 jours. La consommation d’antibiotique peut entraîner des inconforts intestinaux. L’isolement des souris durant 3 semaines peut être une source de stress
Devenir
Les animaux sont tous mis à mort après les procédures pour effectuer des analyses histologiques sur l’identité cellulaire des neurones étiquetés
Remplacement
Nous cherchons à comprendre comment le cerveau prend des décisions en fonction de la valeur des options (par exemple choisir ce qui est le plus avantageux). Pour cela, nous étudions l’activité des neurones pendant que le sujet réalise une tâche. La prise de décision fait intervenir de nombreuses régions du cerveau qui communiquent entre elles, mais aussi avec le reste du corps (comme le foie, les muscles ou le tissu adipeux). C’est pourquoi les méthodes réalisées uniquement sur des cellules ou des tissus isolés, ne permettent pas encore de reproduire toute la complexité d’un organisme vivant et de son interaction avec l’environnement.
Réduction
Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires. Pour la manipulation des ensembles neuronaux au cours de la tâche, chaque souris sera testée dans deux conditions distinctes. Cela permettra que chaque animal puisse générer son résultat et son propre contrôle, ce qui permet de diviser par deux le nombre d’animaux nécessaires. Enfin, à l’issue de chaque procédure, les animaux mobilisés sur les expériences seront prélevés post mortem afin d’éviter de mobiliser un troisième groupe d’animaux dédié à l’étude de l’architecture neuronale.
Raffinement
Dans le cadre des procédures impliquant de la neurochirurgie, la santé des animaux sera surveillée en continu tout au long de l’intervention, notamment par le contrôle des paramètres physiologiques. Une habituation préalable des animaux sera faite afin de limiter leur stress. Le déroulement des chirurgies sera accompagné de mesures de confort et d’une analgésie adaptée tout au long de la procédure. Un suivi post-opératoire poussé, avec une grille d’observation, permettra la mise en place de soins adaptés.
Choix des espèces
D’un point de vue technique, la souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés. Elle est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. De plus, la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical. Notamment sur le système de décision qui est relativement bien conservé par rapport à celui de l’Humain, anatomiquement et fonctionnellement. Ce qui n’est pas le cas chez les invertébrés, poissons et oiseaux, pour lesquels l’organisation anatomique du circuit de décision est trop différente pour que ces espèces puissent être utilisées pour comprendre les mécanismes neuronaux. De plus, ces comportements de prise de décision (motivation alimentaire, apprentissage d’action et mémoire) sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adéquate pour comparer avec de précédentes études. Toutes les souris arriveront dans notre animalerie expérimentale à l’âge de 11 semaines, et les procédures expérimentales débuteront après 1 semaine d’habituation. Il est admis qu’à 12 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures impliquant une chirurgie stéréotaxique (car les points de repère anatomiques se situent sur le crâne). Les souris ne seront plus utilisées au-delà de 11 mois.
Validation d’une méthode d’implantation sous-cutanée de marque acoustique sur des tortues marines en captivité temporaire
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
4 tortues marines accueillies en centre de soins subissent une capture dans leur bassin, une contention hors de l'eau d'environ quinze minutes et une incision d'un centimètre du derme pour y glisser une marque acoustique. Deux de ces reptiles sont opérés sous une anesthésie générale déjà programmée pour retirer un hameçon ingéré, les deux autres sous anesthésie locale, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes retournent ensuite dans leur bassin de convalescence, en attente d'une remise en liberté, la marque restant sous leur peau puisque son retrait n'est pas prévu. Le porteur qualifie cette validation de "prérequis scientifique indispensable" avant le marquage en milieu naturel, et présente les tortues marines comme une "clef de voute" de la préservation de la biodiversité.
Objectifs
Les écosystèmes marins subissent une pression croissante liée aux impacts des activités humaines, entrainant un déclin des espèces, ainsi qu’une dégradation de la santé des écosystèmes et des services essentiels aux sociétés rendus par les océans. Dans ce contexte, les aires marines protégées jouent un rôle clé dans la conservation des ressources, et il nécessaire de mieux comprendre, à différentes échelles, le fonctionnement de leur biodiversité et leur connectivité. Un large projet vise à étudier des modèles biologiques présentant des capacités de déplacements à grande échelle en milieu naturel, telles que les tortues marines, afin mieux caractériser: (1) l’utilisation des habitats à des échelles locale et régionale grâce à la télémétrie acoustique, en s’appuyant sur un réseau de plus de 400 hydrophones déployés dans leurs habitats; (2) la structure et la stabilité des populations locales ainsi que leurs connexions avec d’autres populations via la génétique; (3) l’état de santé de certaines populations, évalué par comparaison avec des données régionales. Avant le marquage des tortues marines en milieu naturel, le présent projet vise à valider une méthode d’implantation sous-cutanée de marque acoustique décrite dans la littérature sur des individus en captivité. Cette approche s’appuie sur des travaux menés sur d’autres vertébrés (poissons, requins, mammifères marins) et sur des travaux vétérinaires de chirurgie pré-fémorale chez les tortues marines. Contrairement à la fixation sur la carapace, dont la durée est limitée en raison des frottements sur les rochers ou le récif (
Bénéfices attendus
Le bénéfice du projet est de maitriser la technique d’implantation sous-cutanée sur des individus en captivité afin qu’elle soit la moins invasive et traumatisante pour l’individu (rapidité d’intervention, zone d’implantation simple d’accès, contention adaptée des spécimens) en vue de la répliquer ultérieurement sur le terrain, en milieu naturel. Le bénéfice d’un tel projet est également de fournir un recul scientifique et technique indispensable sur la tolérance de l’implant par l’individu ainsi que le processus et la durée de cicatrisation.
Procédures
L'ensemble des animaux (N=4) seront soumis à une phase de capture dans un bassin de soins, puis à une contention et manipulation hors de l’eau. 2 individus seront soumis à une anesthésie générale (mutualisée avec une opération programmée afin de traiter la cause d’arrivée d’origine), puis 2 autres individus à une anesthésie locale, en fonction de leur état clinique et des soins nécessaires liés réhabilitation en centre de soins. Ces anesthésies seront réalisées dans le but d’implanter une marque acoustique en sous-cutané, ce qui impliquera une incision du derme (~1cm) avant insertion de la marque dans la cavité. L'ensemble de la procédure dure environ 15min avant la remise à l’eau des animaux en bassin le temps de sa convalescence. Ils seront ensuite auscultés régulièrement pour le suivi de la cicatrisation.
Impact sur les animaux
Les animaux concernés sont des animaux qui seront déjà accueillis en centre de soins. Le responsable du centre du soins, en concertation avec les vétérinaires associés au projet, sélectionnera les individus utilisés pour réaliser les implantations : - En phase 1 : sur deux individus dont l’anesthésie générale sera déjà planifiée pour traiter leur motif de prise en charge : chirurgie pour retrait d’hameçon ingéré par incision des tissus de la gorge. L’acte sera réalisé par un vétérinaire. L’intervention d’implantation de la marque occasionnera une nuisance supplémentaire à l’acte vétérinaire initial en générant une seconde zone d’incision et de cicatrisation à traiter et surveiller. - En phase 2 : sur les deux autres individus qui devront présenter un état clinique stable et compatible avec la manipulation, en respect avec les protocoles de suivi du centre de soins. Les animaux seront capturés dans leur bassin de réhabilitation. Cette capture et la contention lors de l’intervention hors de l'eau (~15min) généreront sans aucun doute un stress chez l’animal qui sera pris en compte au cours de la manipulation (mise en place de mesures et points limites). L’acte sera réalisé sous la supervision d’un vétérinaire. Une attention particulière sera portée quotidiennement aux comportements des individus manipulés : mobilité, appétit. D'après la littérature, il n'est pas attendu de perte de poids, de mobilité réduite ou de comportement anormal. Le retrait de la marque acoustique de l’animal n’est pas prévu. Les modèles de marques utilisées sont conçus spécifiquement pour les animaux marins. La taille et le poids des instruments sont adaptés à ceux des animaux équipés. Les seuls effets indésirables connus chez les tortues marines sont des complications de cicatrisation (ex : infection, inflammation). L’évolution de la cicatrisation sera surveillée une fois par semaine.
Devenir
L’ensemble des individus utilisés (soit N=4) dans le cadre de ce projet seront replacés dans leur bassin de réhabilitation initial afin de poursuivre leur convalescence dans l’attente de leur remise en liberté dans leur milieu naturel.
Remplacement
L'intérêt du projet étant de reproduire l’implantation d’une marque acoustique chez des tortues marines, il n’est pas possible de remplacer les spécimens par d’autres supports expérimentaux.
Réduction
Le nombre d’individus utilisés pour ce projet est défini en fonction de la disponibilité de spécimens présentant les caractéristiques favorables en centre de soins. L’objectif étant la maitrise de la méthode d’implantation, il n’est pas nécessaire de répliquer davantage l’opération.
Raffinement
Aucun raffinement complémentaire n’est prévu pour les N=2 individus sous anesthésie générale outre ceux déjà mis en place par les vétérinaires pour l’opération liée à la cause de prise en charge d’origine. Pour les N=2 autres tortues du centre de soins qui ne seront pas manipulés sous anesthésie générale, une anesthésie locale sera réalisée au niveau de la zone d’implantation. Leur capture, leur manipulation et leur contention suivront les procédures habituelles du centre de soins. La capture pour l’implantation et le contrôle de cicatrisation seront planifiés lors des soins hebdomadaires prodigués par les soigneurs. D’une manière générale, les tortues marines restent calmes pendant la détention dès lors que leur tête (yeux) et carapace sont recouvertes d’un linge humide. Chaque individu manipulé sera surveillé attentivement durant toute l’opération, de sa capture à son relâcher dans son bassin d’origine, puis pendant les jours suivant l’opération, jusqu’à cicatrisation complète. Des points limites seront définis afin de stopper les procédures, notamment l'agitation continue pendant la manipulation de l'animal. En cas de forte agitation ne permettant aucune manipulation de l’individu sans risque de dommage, l’animal sera remis dans son bassin d’origine sans intervention.
Choix des espèces
Les tortues marines sont des espèces protégées à caractère emblématique, véritable « clef de voute » de la préservation de la biodiversité. Elles représentent un enjeu majeur en termes de conservation et pour la région sud-ouest océan Indien. L’implantation sous-cutanée d’une marque acoustique permettant d’accroitre de manière significative la durée de transmission des marques (de 6 mois à 3 - 10 ans), et ainsi la durée de suivi des déplacements des individus, sera une avancée majeure pour améliorer les connaissances de ces espèces menacées. Tortues marines de 3 espèces potentielles (tortue verte (Chelonia mydas), tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) et tortue caouanne (Caretta caretta)). Individus immatures de 10 à 60Kg. Ne connaissant pas encore les spécimens qui seront accueillis au centre de soins sur la période du projet, il n’est pas possible de décider arbitrairement des espèces et stades exacts de développement.