Autre recherche fondamentale

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Souris : 216
Souffrances
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Sur 216 souris, 180 vont être utilisées dans des procédures classées en souffrance sévère, toutes tuées pour prélever les organes. L'infection passe par une injection intrapéritonéale unique de virus Coxsackie B3, et le porteur justifie la classe sévère par la perte de poids et la baisse d'activité qu'elle provoque. L'objet déclaré est de comprendre comment ce virus persiste dans le cœur et entretient une myocardite, aucun traitement n'étant testé ici. Le porteur retient la souris parce que l'inflammation n'est décrite que chez les mammifères et qu'il dispose de souches virales adaptées à cette espèce, et écrit avoir "le souci permanent de réduire le nombre de souris sacrifiées".

Objectifs

La myocardite virale est une maladie inflammatoire du cœur. L’incidence de cette maladie est d’environ 1,5 million de cas par an dans le monde. Elle résulte principalement d’une infection des tissus cardiaques par des virus communs comme les Entérovirus et elle est considérée comme une des causes majeures de mort subite cardiaque chez l’enfant et l’adulte jeune. Actuellement les mécanismes qui régulent le développement de la myocardite virale aiguë et sa progression en myocardite chronique et la cardiomyopathie dilatée restent inconnus et limitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. L'objectif principal de ce projet est d'étudier le mécanisme qui permet à ces virus de rester dans le cœur et de développer la maladie.

Bénéfices attendus

Bien que des progrès remarquables aient été réalisés au cours des dernières années au niveau des outils de diagnostic de la cardiomyopathie, la prise en charge clinique de cette pathologie reste difficile avec des traitements symptomatiques de l’insuffisance cardiaque et ou des troubles du rythme. Notre projet qui vise à court terme d’apporter une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires viraux impliqués dans sévérité de la myocardite virale. Ainsi, les résultats attendus auront un bénéfice pour la santé humaine par une meilleure prise en charge des patients souffrants de myocardite virale.

Procédures

L'administration du virus se fera une fois par voie intrapéritonéale. A un temps définit, les organes de souris seront prélevés pour les analyses virologiques, histologiques et immunologiques. Aucun prélèvement sur animaux vigiles ni de procédures chirurgicales seront appliqués sur les animaux des procédures. La durée de l'étape 1 est de 14 jours et celle de l'étape 2 est de 7 jours.

Impact sur les animaux

Les premiers signes d'infection par le virus Coxsackie B3 chez la souris sont la perte de poids ce qui justifié la classe sévère des procédures et une diminution d'activité. Le stress et l'inconfort lié à la contention et aux injections.

Devenir

A la fin de chaque étape de la procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélever les organes cibles afin effectuer les analyses virologiques, biochimiques et histologiques.

Remplacement

La myocardite est une maladie inflammatoire du muscle cardiaque. Le phénomène de l’inflammation est décrit uniquement chez les mammifères. Nous ne pouvons donc pas utiliser de modèle invertébré pour répondre à notre objectif. La complexité du système à étudier, en tenant compte de tous les phénomènes biologiques de l’organisme, fait qu’il n’y a aucune méthode alternative pour substituer à l’utilisation des animaux.

Réduction

Nous avons le souci permanent de réduire le nombre de souris sacrifiées dans nos projets, pour cela nous utiliserons des études statistiques afin de justifier la pertinence de nos résultats tout en utilisant le moins de souris possible. Tenant compte de nos résultats ultérieurs et l’expérience des membres du projet, nous utilisons des logiciels pour calculer/estimer le nombre minimal d’animaux à utiliser dans chaque groupe.

Raffinement

Afin de limiter la souffrance et l'angoisse des animaux, nous mettrons en œuvre des mesures enrichissement des cages notamment avec du coton, aucun hébergement individuel n’est prévu, et les expériences seront menées par le même expérimentateur du début jusqu’à la fin. Au cours de l'infection, les animaux seront pesés et observés pour leur comportement dans les cages tous les jours, y compris les week-ends et les jours fériés.

Choix des espèces

Conformément aux données de la littérature la souris est l’animal le plus utilisé dans les études de recherche sur les maladies cardiovasculaire. Plusieurs données sur les infections virales (existence des souches de virus adaptées à la souris) et inflammation ont été établie par nous-même et d’autres laboratoires en utilisant la souris comme modèle d’étude. L’existence sur le marché d’un grand nombre d’anticorps dirigés contre les marqueurs de l’inflammation spécifique murin, facilitera notre étude afin de progresser, plus rapidement, dans nos recherches. Nous travaillons avec des souris adultes (5-6 semaines, poids ~17- 20g) afin d’être en conformité avec nos résultats antérieurs (utilisation des mêmes doses de virus déjà connues pour induire l’infection) et aussi pour éviter d’éventuel problème de l’immaturation du système immunitaire.

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Souris : 1036
Souffrances
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 1036

1 036 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une seule injection dans le cou, de dix minutes, et le porteur qualifie les nuisances attendues de "très minimes" tout en signalant que les souris de la lignée APP/PS1 peuvent mourir prématurément du fait de leur phénotype dommageable. Certaines sont suivies jusqu'à 700 ou 800 jours d'âge pour observer les macrophages périvasculaires aux stades avancés, l'objectif déclaré étant de comprendre comment ces cellules participent à l'accumulation des plaques amyloïdes de la maladie d'Alzheimer. Le porteur justifie l'usage de la souris par le fait que ces macrophages n'ont été décrits que chez les rongeurs, ce qui exclut selon lui les espèces non couvertes par la réglementation comme le nématode ou la drosophile.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer, c'est quand le cerveau accumule une sorte de déchet appelé "plaque amyloïde". Cela se produit car le cerveau a des problèmes pour se débarrasser de ces déchets, ce qui fait qu'ils s'agglutinent et se déposent. On a découvert que des cellules spéciales appelées macrophages, qui normalement aident à nettoyer ces déchets, peuvent être en partie responsables de ce problème. Ils sont comme des éboueurs, mais dans ce cas, ils semblent avoir du mal à faire leur travail correctement. Notre idée, c'est de comprendre exactement comment ces cellules contribuent à la maladie d'Alzheimer, depuis le tout début jusqu'aux stades avancés. On pense qu'en comprenant mieux leur rôle, on pourrait trouver des moyens de les aider à mieux faire leur travail et ainsi empêcher l'accumulation de ces déchets. Pour cela, on va : 1. Regarder de près comment ces cellules et les plaques se développent ensemble dans le cerveau au fil du temps. On veut aussi voir quand ces cellules commencent à mal fonctionner. 2. Essayer de comprendre comment ces cellules fonctionnent au niveau moléculaire. Cela pourrait nous donner des indices sur ce qui déclenche et aggrave la maladie. On espère aussi trouver des signes qui pourraient nous aider à détecter la maladie plus tôt. 3. En comprenant mieux le rôle de ces cellules dans le nettoyage du cerveau, on espère pouvoir restaurer cette fonction chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Pour nos recherches, on dispose de modèles de souris qui reproduisent certains aspects de la maladie d'Alzheimer. Cela nous permettra d'étudier ces cellules et de tester des idées pour voir si elles pourraient aider à ralentir la progression de la maladie. Si nos découvertes sont fructueuses, cela pourrait ouvrir la porte à de nouveaux traitements pour la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies du cerveau, ce qui pourrait aider à retarder leur évolution.

Bénéfices attendus

La maladie d'Alzheimer est causée par un problème de nettoyage du cerveau, mais on ne comprend pas encore très bien comment cela se produit. Avec notre recherche, nous espérons : 1. Mieux comprendre comment les macrophages périvasculaires agissent dans le cerveau. 2. Découvrir le rôle spécifique des macrophages périvasculaires dans le nettoyage des plaques amyloïdes dans le cerveau. 3. Trouver de nouvelles idées pour traiter la maladie d'Alzheimer, en plus des traitements actuels.

Procédures

Les animaux auront des injections au niveau du cou. Chaque souris subira une seule injection de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues seront très minimes. Cependant, il est possible que les animaux soient stressés suite à leur contention et aux injections. Ils pourront donc être sujets à des fluctuations de poids et présenter une douleur locale au niveau du site d’injection, ceci pouvant se traduire par une activité/mobilité réduite. De plus, les souris de la lignée APP/PS1 peuvent être sujette à une mort prématurée, entrainant leur phénotype dommageable.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chacune des procédures dans le but de prélever les organes (cerveaux, méninges et moelle épinière) pour des études post-mortem.

Remplacement

Ce projet nécessite l’étude de macrophages dans leur contexte environnemental et dans leur tissue natif. L’étude in-vitro ne présente pas le contexte tridimensionnel et physiologique nécessaire à la caractérisation de leurs rôles, alors il n’est pas possible de s’affranchir de l’expérimentation animale. Etant donné que ces macrophages sont décrits seulement chez les rongeurs, l’utilisation des modèles animaux qui ne sont pas soumis à une règlementation comme c elegans, drosophila melanogaster, etc ; n’est pas possible.

Réduction

Sur la base de notre expérience, le nombre est calculé au plus juste pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les procédures ont été optimisées afin de minimiser le nombre d’animaux à utiliser, grâce notamment à une réalisation séquentielle de nos expériences évitant l’initiation de travaux avant la caractérisation complète des outils et méthodes utilisés. Nous utiliserons mâles et femelles ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux à générer dans le cadre de l’élevage maintenu au sein de notre animalerie.

Raffinement

Toutes les expériences sont réalisées sous anesthésie générale, combinée à un traitement analgésique. De plus, les animaux seront suivis à l’aide d’une grille de score, des relevés de poids seront réalisés et des points limites précoces seront établis pour prendre en charge rapidement toute douleur ou mal être observé. Si les animaux montrent de tels signes, ils recevront un traitement adapté.

Choix des espèces

Ce projet vise à étudier les macrophages périvasculaires avant et après le déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Ceci nécessite l’utilisation de souris du stage jeune (âge 22 jours), jeune adulte (âge 60 jours) jusqu’au stade adulte très avancé (âge 700-800 jours). Nos données suggèrent que le pic de présence des macrophages périvasculaires est aux alentours de 22 jours et que les macrophages périvasculaires sont altérés chez les souris APP/PS1 très agées. Nos données suggèrent également que le défaut de drainage observé chez nos souris est maximal à 4 mois.

  • Conservation des espèces
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Autres mammifères : 650
Souffrances
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Piégées au sol, transportées dans un sac, puis anesthésiées de dix à trente minutes, 650 marmottes alpines subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À la première capture de leur vie, elles reçoivent un transpondeur et des marques auriculaires et subissent un prélèvement de peau, puis chaque année des prélèvements de poils, de sang et, pour les mâles matures, de sperme obtenu par électrostimulation en dix à vingt minutes. Le porteur signale un risque d'hyperthermie potentiellement fatale quand un animal reste piégé trop longtemps par forte chaleur, sur un site où aucun arbre ne fait de l'ombre, et le compense par des ombrelles posées sur les cages et de l'eau versée sur l'animal. Toutes sont relâchées près de leur terrier après environ deux heures, avec le risque, pour une marmotte dominante trop longtemps absente, qu'un rival ait pris son territoire et tué les marmottons.

Objectifs

Les suivis à long-termes de populations d’animaux sauvages constituent aujourd’hui une ressource scientifique précieuse pour répondre à de nombreuses questions concernant l’écologie et la biologie évolutive. L’objectif du présent programme de recherche est la perpétuation d’un suivi démographique, phénotypique, génétique, physiologique d’une population de marmotte Alpine (Marmota marmota). La marmotte Alpine est une espèce sociale, à reproduction despotique (seul le couple dominant se reproduit) et hibernante. Ces caractéristiques biologiques en font une espèce modèle originale pour les mammifères et, de manière plus générale, pour les espèces qui vivent en groupes structurés et stables. Nous souhaitons mieux comprendre le rôle de la vie en groupe et de la socialité sur l’écologie des populations et de mettre en évidence la manière dont la variabilité environnementale (par exemple les changements globaux) affecte le rapport coût – bénéfice de la vie en groupe. Nous étudierons également les variations de la sex-ratio des jeunes en réponses aux changements globaux. Cela passe notamment par une quantification de la variabilité inter- et intra-individuelle de la proportion relative de spermatozoïdes avec un chromosome Y versus X.

Bénéfices attendus

Nous testerons l’hypothèse que les changements climatiques ont des répercussions majeures sur la socialité des individus, qui deviennent en quelque sorte plus égoïstes, en préférant quitter le groupe de naissance que de rester et aider à l’élevage des marmottons frères et sœurs. Les résultats attendus auront des implications pour les autres espèces sociales, y compris l’homme face aux changements globaux. Enfin, déjà fragilisée par le changement climatique, la marmotte Alpine est chassée à l’automne dans certains départements du sud-est de la France. La chasse à la marmotte semble assez marginale, mais les effets négatifs du changement climatique pourraient pousser nos décideurs politiques à en interdire la pratique. Notre projet apportera une meilleure compréhension du rôle des pères dans l’allocation selon les sexes en comparant la proportion de spermatozoïdes avec un chromosome X versus Y. La recherche sur l’allocation selon les sexes s'est concentrée jusqu’ici presque exclusivement sur le rôle de la mère alors que les parents peuvent avoir des intérêts divergents. Quelques études récentes ont montré une proportion déséquilibrée des chromosomes sexuels X et Y dans les échantillons de sperme de bovins domestiques et dans les populations humaines affectées par des polluants, ce qui rend difficile l’extrapolation des résultats à des populations sauvages comme la marmotte alpine. L’importance du rôle des pères reste à démontrer, mais ses multiples implications potentielles pour l’évolution de l’allocation selon les sexes et les conflits parentaux invitent à un surcroît d’attention.

Procédures

L’ensemble de ces prélèvements est réalisé après induction d’une anesthésie générale (~ de10 à 30 minutes): - Prélèvements de tissu cutané, injection d’un transpondeur et pose de marques auriculaires lors de la première capture dans la vie de l’animal (10 minutes) ; - Prélèvements de poils à chaque première capture de l’année (1 minute) ; - Prélèvements sanguins à chaque première capture de l’année (de 1 à 5 minutes) ; - Prélèvement de sperme chez les mâles sexuellement matures à chaque première capture de l’année (de 10 à 20 minutes) ;

Impact sur les animaux

Les principales sources de nuisance identifiées pour les marmottes sont (i) les risques de blessures superficielles, de traumatologie et le stress thermique causé par la capture (phase d’attente dans le piège puis transfert dans le sac de transport) ; La marmotte étant une espèce thermosensible avec une thermorégulation comportementale marquée (refuge dans le terrier), il existe un risque d’hyperthermie potentiellement fatal lorsqu’un animal reste piégé pendant trop longtemps lors des épisodes de forte chaleur (note : il n’y a aucun arbre sur le site d’étude). (ii) douleur et stress lors des mesures biométriques et lors des prélèvements biologiques ; (iii) le risque de déstructuration sociale par la prise de pouvoir sur un territoire par des rivaux lors de la capture d’un individu dominant. Un changement de dominance par un animal transient ou d’un territoire voisin, change la composition du groupe et induit souvent un infanticide des marmottons.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et relâchés dans leur milieu de vie après la procédure à proximité immédiate du terrier où ils ont été capturés.

Remplacement

Notre programme de recherche sur la marmotte Alpine repose en grande partie sur l’étude des réponses individuelles et populationnelles aux variations des conditions environnementales d’origine diverse (ex : climat, phénologie de la végétation, socialité). Ces réponses sont étudiées aux niveaux comportemental, physiologique et démographique. Notre étude s’inscrit dans la lignée des suivis à long termes en écologie évolutive qui repose sur le suivi le plus long et plus exhaustif des individus au cours de leur vie en milieu naturel. Les populations de marmottes en captivité (par exemple en zoo) ne constituent pas une alternative pertinente à l’utilisation de populations sauvages lorsqu’il s’agit d’étudier le rôle de l’environnement sur la démographie et les processus évolutifs. Il n’existe donc, par essence, aucune méthode substitutive à notre protocole de recherche. Notre protocole a été réfléchi de sorte que toutes les quantités de tissus prélevées soient utilisées pour répondre à nos problématiques de recherche. Toutefois, si certains échantillons s’avéraient non utilisés (en particulier les échantillons de sperme pour lesquels nous ne pouvons pas anticiper de manière précise la quantité que nous allons collecter), les échantillons supplémentaires seront mis à disposition de notre réseau de collaboration et participent ainsi à du “remplacement” pour des projets futurs.

Réduction

Chaque année, 30 familles de marmottes Alpines sont suivies, correspondant ainsi à environ à 250 individus capturés. Ce nombre de 30 est le nombre minimal permettant d’approximer la distribution réelle de traits quantifiés dans la population par la loi normale et ainsi utiliser les outils statistiques appropriés. D’autre part, étant donnée les forts effets structurant de l’âge dans les paramètres démographiques des espèces à longue durée de vie, la description de la dynamique des populations nécessite des tailles d’échantillon substantielles d’animaux d’âge connu (donc suivis de la naissance à la mort) afin d’estimer les paramètres démographiques (survie, reproduction, dispersion). Le suivi longitudinal des animaux nous permet d’avoir des mesures répétées pour les individus et contribue ainsi à limiter le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats interprétables et fiables.

Raffinement

Nous réduisons les risques d’hyperthermie en plaçant des « ombrelles » sur le dessus des cages à pièges qui recouvrent environ la moitié de leur longueur, offrant une zone ombragée pour l’animal le temps qu’un membre de l’équipe arrive sur place. Des bouteilles d’eau sont prévues pour arroser légèrement l’animal pendant le transport quand la température de l’air est 27°C, et une vérification des pièges est faite systématiquement toutes les 30 minutes de 07:00 à 21:30, une plage horaire qui couvre l’activité journalière des marmottes. Le stress lié à la manipulation et à la contention est atténué car les animaux sont anesthésiés avant que les prises de mesures, d’échantillonnage des tissus et le marquage débutent. Les manipulations sous anesthésie sont effectuées dans un local réservé à cet effet par du personnel qualifié et le plus silencieusement possible. La durée totale entre la capture et le relâcher est en moyenne de 2 heures incluant 20 minutes de contention et de manipulation en dehors du sac de capture, mais il existe une forte variabilité individuelle dans le temps de réveil. Un temps de réveil long est risqué pour un dominant car pendant son absence un animal transient ou voisin peut tenter de prendre le contrôle de son territoire en tuant notamment les marmottons. Bien que nous limitions ce risque en plaçant un effaroucheur ou une personne sur le territoire le temps de la manipulation, cela n’est pas optimal en termes de dérangement. Ainsi en 2024, nous prévoyons d’expérimenter un nouveau protocole d’anesthésie dans le but de réduire le temps de réveil des individus et d’induire une analgésie plus puissante. Une analgésie plus puissante est mise en place pour les mâles sexuellement matures afin de limiter les possibles douleurs associées à l’électrostimulation dont la mise en place est prévue en 2024. Les protocoles d’anesthésie et d’électrostimulation seront optimisés en fonction des réponses des marmottes aux protocoles initialement définis. Nous envisageons aussi des protocoles alternatifs, comme la collecte de sperme par pharmo-induction si l’électrostimulation s’avérait trop inconfortable pour les animaux.

Choix des espèces

La marmotte Alpine (Marmota marmota) est une espèce particulièrement pertinente pour l’étude de la socialité (élevage coopératif, groupes sociaux hiérarchiques et stables), et représente un modèle biologique pour nombre d’espèces de mammifères sociaux. Sa structure sociale est bien décrite, et son comportement de territorialité et sa longévité (jusqu’à 16 ans) facilitent grandement le suivi des compositions de groupe et de leur dynamique temporelle. Ces caractéristiques biologiques permettent donc d’appréhender en détails la façon dont la vie en groupes sociaux affecte les traits d’histoire de vie et comment la socialité contraint les stratégies biodémographiques des espèces. Grâce à ce projet, nous disposons d’un jeu de données biodémographiques conséquent à l’échelle individuelle (30 ans de suivis) ainsi qu’une connaissance de nombreux facteurs environnementaux (météorologie, pathogènes…). Le recours à des populations captives ne permettrait pas de répondre aux objectifs de nos projets. Tous les stades de développement sont concernés par l’étude. La marmotte Alpine étant particulièrement longévive (longévité maximale observée sur le site de 16 ans), il est impératif de prendre en compte la structure d’âge de la population, et donc de connaître l’âge exact des animaux. A notre connaissance, la seule méthode fiable à disposition est de marquer les individus au stade juvénile (marmottons c’est-à-dire les jeunes de l’année), seule classe d’âge pouvant être déterminée à l’année près avec certitude. Ensuite, le statut social des marmottes est une variable capitale structurante les traits d’histoire de vie (conditionnant l’accès à la reproduction, la dispersion, et le taux de mortalité des individus) mais qui changent rapidement au cours d’une saison et d’une année à l’autre – ce n’est pas une variable fixe propre à chacun. Nous devons alors capturer les animaux tout au cours de leur vie pour être en mesure de décrire leur histoire de vie correctement.

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    • Système immunitaire
Souris : 2127
Souffrances
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Les souris seront tuées dès les premiers signes cliniques de l'infection, seuil qui fixe la limite de ce que le protocole les laisse endurer. 2 127 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent dans l'abdomen une injection de Toxoplasma gondii, avec des souches de type I que le porteur décrit comme conduisant systématiquement à la mort en l'absence de traitement, puis un gavage quotidien pendant sept jours et quatre séances d'imagerie sous anesthésie, avant dissection du cerveau pour compter les kystes. Le porteur teste des molécules déjà approuvées par l'agence américaine du médicament et situe les retombées possibles à moyen et long terme, aucun traitement n'existant à ce jour contre les formes persistantes.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet de recherche est double, visant à approfondir notre compréhension d'une maladie due à une infection par des parasites, et à développer des approches thérapeutiques innovantes. Dans un premier volet, l'équipe se concentre sur l'identification et la caractérisation des des protéines sécrétées par les parasites lors de l'infection de la cellule hôte. L'objectif ultime est de déterminer le rôle de ces protéines dans le processus de virulence du parasite chez son hôte intermédiaire naturel, la souris. Ce volet comprend une analyse in vivo, en se penchant particulièrement sur la phase initiale de la maladie et la formation de kystes pendant la phase persistante de la maladie. Dans un second volet, le projet a pour objectif d'évaluer l'efficacité in vivo de composés antiparasitaires, préalablement sélectionnés parmi des molécules approuvées par la "U.S. Food and Drug Administration" (FDA, fda.gov). La FDA veille à ce que des médicaments sûrs et efficaces soient disponibles pour améliorer la santé de la population des États-Unis. Ces composés sont donc déjà utilisés dans le traitement de différentes maladies, garantissant leur non-toxicité chez l'humain. L'objectif est de comparer leur efficacité à la sulfadiazine, un médicament antiparasitaire utilisé actuellement en clinique, tout en confirmant in vivo leur cible moléculaire. Notez que ce projet se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (nommés EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche présente des avantages significatifs sur plusieurs aspects. Tout d'abord, il vise à répondre à des questions fondamentales sur les infections causées par les parasites, en éclairant le rôle des protéines sécrétées dans la virulence et le processus infectieux. À moyen terme, ces réponses permettront de mieux comprendre le dialogue établi entre le parasite et son hôte ainsi que les mécanismes permettant le contrôle de l'infection, guidant ainsi le développement de nouvelles approches thérapeutiques. En ce qui concerne le deuxième volet, l'évaluation in vivo des composés antiparasitaires présente un intérêt majeur. À long terme, si ces composés s'avèrent efficaces, cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement contre les infections parasitaires, offrant des alternatives potentielles aux traitements actuels, tout en minimisant les effets secondaires. Il est important de souligner ici qu'il n'existe jusqu'à présent aucun traitement contre les formes persistantes d’infections parasitaires. Une fois établis, les kystes persistent théoriquement pendant toute la durée de vie de l'hôte. Pour information, il est estimé que 30% de la population mondiale est infectée par un parasite. En somme, ce projet offre une approche globale, alliant une compréhension approfondie des mécanismes d'infection à des solutions thérapeutiques novatrices. Les connaissances générées et les avancées thérapeutiques potentielles contribueront à la lutte contre les maladies parasitaires, avec des implications positives pour la santé publique à moyen et long terme.

Procédures

Lors de ce projet, les interventions sur les animaux vivants seront de trois types : (i) Les injections au niveau abdominal (1 par expérience et par souris, durée du geste : quelques secondes) des parasites dans le but de déclencher l'infection parasitaire avec une charge parasitaire contrôlée. Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU1. (ii) Traitement des animaux par administration par voie orale des composés à l'aide de sondes de gavage adaptées à la souris (1 gavage par jour pendant 7 jours consécutifs et par souris, durée du geste : quelques secondes à chaque gavage). Cette étape sera réalisée dans les Etablissements Utilisateurs EU1 et EU2. (iii) Pour les expériences d'imagerie in vivo, les animaux sont anesthésiés et le produit luminescent est injectée dans l’abdomen des animaux (4 fois par souris à J0, J2, J5, et J7, durée du geste : quelques minutes chaque jour). Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les infections parasitaires peuvent est caractérisées par deux phases distinctes : la première phase de l’infection, qui correspond à la phase de dissémination des parasites dans les différents organes de l'hôte (la souris ou l’homme). Celle-ci peut être mortelle chez la souris comme chez l'homme si elle n'est pas contenue et contrôlée par le système immunitaire. Les souches de type I sont particulièrement virulentes chez les souris de laboratoire et conduisent systématiquement à la mort des animaux infectés en l'absence de traitement. Les souches de type II, non-virulentes, induisent une première infection légère, conduisant systématiquement à une infection parasitaire persistante sans symptômes. Cette phase correspond à l'étape où la multiplication des parasites est contenue par le système immunitaire de l'hôte, et seuls les parasites capables de s'enkyster dans les muscles et le cerveau vont survivre. Cette étape se met en place plus tardivement, et les kystes vont persister pendant toute la durée de vie de l'hôte.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de réaliser des prélèvements sur les animaux morts tels que le prélèvement du sang dans le but de détecter la présence d’une réaction immunitaire contre le parasite et la dissection du cerveau pour la détection et la quantification des parasites sous forme de kystes dans le cerveau des animaux.

Remplacement

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Des études préliminaires réalisées in vitro en culture cellulaire nous ont permis d’identifier spécifiquement des gènes (24 gènes candidats) du parasite codant pour des protéines du parasite sécrétées dans la cellule infectée et ayant donc un rôle potentiel dans le contrôle de la virulence chez l’animal. De même, que des études de biochimie ont permis de montrer que ces protéines s’associent avec des protéines de la cellule hôte confirmant leur rôle potentiel dans la régulation des interactions hôte-parasite. Il est donc essentiel de pouvoir réaliser des expériences chez la souris afin de déterminer l’importance de ces gènes dans le contrôle de la virulence, ainsi que dans la capacité des parasites à persister chez l’animal sous forme de kystes (infection persistante). En effet, aucune autre approche alternative in vitro ou de culture cellulaire ne permet de répondre à ces questions. Le modèle murin d’étude des maladies parasitaires est communément utilisé par la communauté scientifique. En effet, la souris constitue un hôte intermédiaire naturel et privilégié étant donné que le cycle sexué du parasite s’effectue exclusivement chez les félidés en tant qu’hôte définitif, après ingestion de proies infectées. Contrairement aux études in vitro de culture cellulaire, la souris permet l’étude de l’infection parasitaire avec la formation de kystes dans les tissus. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides" : L'activité antiparasitaire des composés (27) a été déterminée à travers des tests effectués sur des cellules in vitro. Il est maintenant essentiel de tester ces composés in vivo chez la souris afin de confirmer leur activité parasiticide chez un mammifère. En effet, des essais cliniques chez l'homme ne seront envisageables que si des études précliniques chez l'animal ont été réalisées.

Réduction

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, 3 souches mutantes différentes seront testées en parallèle d’une souche sauvage parentale de référence. Par exemple, les souches mutantes de type I seront comparées entre elles et à la souche sauvage de référence de type I. Idem pour les souches parasitaires de type II. Concernant les souches de type I (virulentes), une première lignée des souris seront d’abord testées. Si une atténuation de virulence est observée, l’analyse sera poursuivie sur lignée différente de souris. Ces dernières étant plus sensibles, cette expérience permettra d'évaluer la robustesse de l’atténuation de virulence. Si aucun effet du mutant n’est observé sur la virulence avec la première lignée de souris, l’expérience ne sera pas poursuivie sur la deuxième lignée de souris, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides dans les phases initiale et persistante de l’infection parasitaire" : La première expérience sera conduite avec 2 à 3 animaux par condition à tester (totalisant 13 souris pour cette première expérience). L'objectif est d'assurer une efficacité totale des composés, et les expériences subséquentes ne seront menées que si la survie atteint 100% parmi les souris traitées avec les composés testés lors de cette première expérience. Si les composés se révèlent seulement partiellement efficaces, le protocole ne sera pas poursuivi. De plus, les contrôles sont mutualisés puisque les trois composés sont testés simultanément. En cas de réussite, les expériences ultérieures seront menées avec 2 à 5 animaux par condition à tester.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un établissement utilisateur agréé par du personnel formé. Les souris seront maintenues en groupes autant que possible, dans des cages offrant un enrichissement du milieu de vie, et leur bien-être sera régulièrement contrôlé. Les animaux seront logés dans un environnement contrôlé, exempt de germes dangereux pour les animaux, afin d'éviter toute infection supplémentaire pouvant biaiser l'interprétation des résultats obtenus. Dès le début de chaque expérience, les souris sont observées 3 fois par semaine jusqu'à l'apparition des symptômes, puis quotidiennement (jusqu'à deux fois par jour) jusqu’à la fin de la procédure expérimentale et elles seront euthanasiées dès l'apparition des premiers signes cliniques dû à l’infection parasitaire, avec le point limite défini dans ce document. Les composés testés, non toxiques, seront mis en solution selon une formulation préalablement déterminée. Pour l'expérience d'imagerie in vivo réalisée dans une autre animalerie, les animaux seront transportés dans des conditions optimisées afin de limiter le stress lié au transport.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé pour étudier les infections parasitaires est largement adopté par la communauté scientifique. La souris, en tant qu'hôte intermédiaire naturel du parasite, offre un cadre privilégié, car le cycle sexué du parasite se produit exclusivement chez les félidés, en tant qu'hôtes définitifs, après l'ingestion de proies infectées. Les souris développent ainsi une infection parasitaire avec une réponse immunitaire comparable à celle observée chez l'homme. Les souches de souris utilisées présentent des niveaux de sensibilité variables aux parasites. Il est donc pertinent d'explorer le potentiel rôle des effecteurs parasitaires dans la virulence des différents types de parasites (Type I virulent et Type II non-virulent), ainsi que chez des souris présentant divers niveaux de sensibilité à cette infection. De plus, les modèles murins sont particulièrement adaptés pour étudier l'efficacité de composés antiparasitaires, car les souris peuvent reproduire les différentes phases de l’infection, tant infection initiale que persistante. Seules des expériences in vivo, réalisées sur des modèles murins, permettront de confirmer l'efficacité de ces composés au cours des différentes phase de l’infection parasitaire, et de répondre à la question cruciale : représentent-ils de véritables candidats médicaments ? Par conséquent, les expériences seront réalisées sur de jeunes adultes, car le système immunitaire doit être mature afin de pouvoir répondre à l’infection parasitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Moutons : 24
Souffrances
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Devenir
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 24

Contaminées par du chlordécone et d'autres polluants persistants pendant leur gestation, huit brebis subissent quinze prises de sang sur animal vigile étalées sur 150 jours, avec des couches en tissu posées toutes les quatre heures pour récolter leurs fèces. Leurs agneaux sont séparés d'elles dès la mise-bas, puis prélevés à leur tour huit fois entre la naissance et le sevrage. 24 ovins vont être utilisés en tout, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués pour prélever les tissus et mesurer la distribution des polluants. Le porteur présente ces données comme le paramétrage d'un modèle informatique qui permettra "à terme" de remplacer une partie de l'expérimentation animale dans ce domaine.

Objectifs

Certains territoires métropolitains ou Antillais sont durablement contaminés par des polluants persistants. Sur ces territoires, la production de denrées alimentaire comme l’élevage, pose un risque sanitaire pour la population. Afin de proposer des stratégies d'élevage (conditions et temps d'attente) permettant une diminution de la concentration de polluants dans la viande, c'est à dire une décontamination des animaux permettant la production de denrées saines en zone contaminée, de nouveaux modèles informatiques sont aujourd’hui développés pour prédire les temps de décontamination nécessaires. Ces modèles sont des modèles toxicocinétiques à compartiments basés sur la physiologie (modèle PBPK). Ces modèles permettront également à moyen terme de remplacer une partie de l’expérimentation animale par une prédiction in silico (par informatique). En attendant, le paramétrage de ces modèles nécessite l’obtention de données telle que la capacité de l’animal à éliminer la molécule ou encore la distribution de la molécule dans l’organisme selon les différents stades physiologiques de l'animal. La présente demande vise à obtenir ces données de paramétrage chez la brebis gestante et ensuite en lactation, et également les données concernant le tranfert de polluant vers l'agneau durant la gestation et la lactation, afin de connaître sa charge à la naissance et au cours de ses premières semaines de vie avant le sevrage. L'objectif sera de comparer ces données aux données de la littérature obtenues chez le mouton adulte non gestant non lactant afin de mieux comprendre l’effet du statut physiologique dans le comportement des molécules au sein de l’organisme et ainsi affiner le modèle.

Bénéfices attendus

Ces résultats permettront l'acquisition de connaissances sur le transfert de polluants entre la mère et le jeune au cours de la gestation et de la lactation, ainsi que sur l'élimination de polluants chez l'ovin durant la lactation et chez l'agneau en croissance (jusqu'au sevrage). Cela permettra d'obtenir des paramètres nécessaires pour développer un modèle toxicocinétique à compartiments basé sur la physiologie (PBPK), simulant le transfert de ces polluants chez les ovins. Ce modèle prédira le temps minimal de décontamination des animaux d'élevage dans l’objectif de garantir la production de denrées animales saines dans des territoires contaminés.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 types d'interventions : 1- Les prélèvements de sang sur animaux vigiles à t= 0, 8, 22, 36, 50, 64, 78, 90, 92, 94, 99, 113, 127, 141, 150 jours pour les mères. à t= 90, 94, 99, 105, 113, 127, 141, 150 jours pour les agneaux (avec t=90 le jour de la naissance des agneaux) 2- La pose de couches en tissu et la récolte de fèces aux même jours que les prélèvements de sang, toutes les 4 heures durant 24 h ou 12h maximum selon le jour de prélèvement .

Impact sur les animaux

Les quatre nuisances et stress identifiés sont : Le stress lié 1°) à la manipulation et la contention lors des différents prélèvements et 2°) à la douleur (celle d’une piqûre par une aiguille) suite à la ponction par aiguilles pour les prélèvements sanguins sur animal vigile. 3°) Le stress lié à la perte de volume sanguin lors des prélèvements. 4°) Le stress lié à l’utilisation de couches en tissu positionnées entre le bassin et les jarrets pour le prélèvement des fèces. En revanche, la dose de chaque contaminant employée est calculée pour être largement en deçà des seuils de toxicité. Elle n'entrainera donc pas d'effet toxique.

Devenir

Les animaux sont mis à mort. Cela permettra de prélever différents tissus afin de les analyser et d'obtenir des données sur les concentrations des différentes molécules étudiées et d'avoir ainsi des données sur la distribution de ces molécules au sein de le l'organisme de la brebis et de son jeune agneau.

Remplacement

La contamination (et décontamination) des ovins gestants, lactants et le transfert mère-jeune des polluants est un champ d’étude qui est encore peu renseigné aujourd’hui et dont l’approche est rendue complexe en raison des spécificités de la physiologie des ruminants et des pratiques d’élevage mises en oeuvre. Ces interactions « ruminants-polluants » doivent être abordées in vivo dans la mesure où (i) nous ne connaissons pas les paramètres toxicocinétiques des molécules indiquées chez les femelles gestantes et lactantes et chez leur agneaux (ii) nous ne disposons pas de modèle in vitro ou ex-vivo ou in silico validé chez ces animaux et (iii) il n’existe pas à ce jour de modèle mathématique adéquat permettant de simuler le devenir des contaminants dans l’organisme chez ce type d'animal. Cependant, les résultats de ce projet permettront de collecter des données pour la création d’un modèle de transfert de chlordécone chez les ruminants, ce qui permettra à termes de remplacer l’utilisation d’animaux dans ce type d’étude. De plus ce type de modèle permettra par la suite la création d'outil d'aide à la décision qui pourra, sur le terrain, éviter l'abattage d’animaux non conformes devant être retirés de la chaîne alimentaire à cause d’un trop fort taux de polluants.

Réduction

Nous réduirons le nombre d'animaux en expérimentation sur la base de (i) la répétabilité des mesures analytiques dans le domaine de l'analyse des polluants, (ii) l'expérience antérieure de l'équipe de recherche en termes d'écart type résiduels prévisibles pour les petits ruminants, et (iii) la prédictibilité du modèle basé sur la physiologie (modèle PBPK) précédemment développé chez l'ovin adulte non gestant non lactant. Le nombre d’animaux sera limité au maximum pour des raisons d’éthique. Un nombre de répétition de 8 brebis gestantes réparties en 2 groupes est nécessaire pour étudier les effets du transfert mère-jeune est jugés nécessaire et suffisant. Des brebis gestantes de jumeaux permettront d'avoir un nombre d’agneaux à naître suffisant pour étudier les différentes modalités d’allaitement. Un test unilatéral associé à ce choix de 8 brebis (soit n= 4 répétitions par modalités), avec une "taille de l'effet delta/sigma" de 2, a été effectué sur R afin de calculer la puissance de notre essai. Pour un alpha de 5%; le nombre de 4 répétitions, entraine une puissance de 0.8 ce qui est satisfaisant pour montrer un effet.

Raffinement

Nous limiterons les interventions sur les animaux à des prises de sang de volumes limités et des poses ponctuelles de couches pour la récupération de fèces sur des périodes de 24h. Les animaux, ayant un comportement social, seront hébergés en collectif, conformément à la règlementation, en groupe de 2 minimum par boxes, dans une même pièce. Ils pourront donc se voir, se sentir et s'entendre. Des filets de foin seront positionnés dans les boxes pour favoriser la recherche de nourriture et enrichir le milieu. Les animaux seront habitués à la présence quotidienne des expérimentateurs pour développer une relation sociale routinière avec l’homme, et entrainés progressivement au port des couches. Les agneaux seront isolés de leurs mères après la mise-bas et élevés en parc collectif comme ce qui se pratique en élevage ovin laitier.

Choix des espèces

Ce projet concerne uniquement l’espèce ovine (jeune ovin en croissance), pour laquelle aucune information n’est disponible en termes de devenir de la chlordécone et autres polluants (mirex et polychlorobiphényl non dioxine like (PCB-NDL)) dans l’organisme en croissance. Cependant cette espèce, très présente aux Antilles est largement consommée par la population locale d'où l'intérêt de l'étudier. Nous pouvons également noter qu'un modèle basé sur la physiologie (modèle PBPK) a déjà été développé chez l'ovin adulte, il est donc intéressant et opportun de l'étendre à l'ovin en croissance. De plus l'ovin, espèce compatible avec les structures d'hébergement prévus, pourra plus généralement servir d'espèce modèle pour recueillir les données toxicocinétiques concernant les molécules étudiées chez le jeune ruminant en croissance. Dans le cadre de cette expérimentation, afin de s’assurer du bien-être des animaux, les ovins seront en effet hébergés dans des conditions respectant les recommandations indiquées dans la directive 2010/63/UE.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 403
Souffrances
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▲ 109
▲ 294
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Devenir
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 168
 235

168 jeunes rates surnuméraires seront transférées vers d'autres projets de recherche et d'enseignement, les mères et les ratons mâles étant tués au terme des régimes pour prélever foie, tissus adipeux et cerveau. 403 rats vont être utilisés au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les rates sont soumises pendant la gestation puis l'allaitement à des régimes carencés ou surchargés en acide linoléique, leurs ratons continuant ces régimes jusqu'à 4 ou 5 mois, avec des prélèvements sanguins toutes les deux semaines et des tests comportementaux répétés vingt fois en cinq jours. Le porteur annonce chez les rats carencés une croissance ralentie et des troubles cognitifs, chez les rats en surcharge une inflammation et une stéatose hépatique, et affirme dans la même page que ces perturbations n'induiront ni mal-être ni anxiété ni douleur.

Objectifs

Cette étude de recherche fondamentale s'inscrit dans le domaine des liens entre consommation alimentaire de lipides et santé (lipides-nutrition-santé). L’objectif est de mieux définir les bonnes doses de consommation de certains acides gras, en prévention des pathologies nutritionnelles (obésité, diabète de type 2…). L’étude s’intéresse en particulier à l’acide linoléique, qui est un acide gras d’origine végétale uniquement, et que l’animal (dont l’homme) doit consommer de manière indispensable. Le caractère indispensable de cet acide gras dans l’alimentation humaine est démontré depuis longtemps, mais la dose optimale d’apport de cet acide gras reste très controversée. En fonction des modèles d’étude, des doses alimentaires utilisées et du temps de traitement, cet acide gras peut devenir délétère pour la santé et induire l’accumulation de graisses au niveau hépatique (stéatose ou foie gras) ou au niveau des tissus adipeux (obésité), et contribuer ainsi à une inflammation chronique, source de problèmes cardio-vasculaires à terme. Le 1er objectif de cette étude est donc de définir la limite maximale d’apport alimentaire de cet acide gras, au-dessus de laquelle ses effets deviennent délétères sur le long terme. Pour cela, des rates gestantes puis les ratons issus de ces mères seront nourris par des doses croissantes en acide linoléique, depuis la période gestationnelle chez la mère jusqu’à l’âge de 4-5 mois. Les effets potentiellement délétères de chaque dose seront observés. De plus, il est apparu récemment dans la littérature scientifique qu’un acide gras spécifiquement retrouvé dans les produits laitiers et principalement dans le lait, l’acide pentadécanoïque, montre un réel intérêt par sa “proximité biochimique et métabolique” à l’acide linoléique et son potentiel “rôle de remplacement” dans le cas d’une carence. Le second objectif de cette étude est donc de montrer la capacité potentielle de l’acide pentadécanoïque alimentaire à se substituer à l’acide linoléique (en situation de carence) et à assurer certaines fonctions structurales et physiologiques similaires. Pour cela, des rates gestantes puis les ratons issus de ces mères seront nourris par des régimes carencés en acide linoléique mais supplémentés en acide pentadécanoïque, depuis la période gestationnelle chez la mère jusqu’à l’âge de 4-5 mois.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus au terme de cette étude sont : (i) Définir un seuil limite d’excès nutritionnel d'acide linoléique (ii) De mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la mise en place de la stéatose hépatique d’un excès nutritionnel d'acide linoléique. (iii) De caractériser les effets de l’acide pentadécanoïque en nutrition, effets potentiellement indispensables. (iv) De mettre en exergue le potentiel rôle de substitution de l’acide pentadécanoïque aux acides gras essentiels (acide linolénique, acide linoléique) et selon quelles doses. Ces bénéfices représentent de réels enjeux de santé publique d’un point de vue nutritionnel, dans la réévaluation des apports nutritionnels conseillés en acide linoléique mais également pour la consommation de produits laitiers. Le bénéfice attendu premièrement d’apport des connaissances sur l’apport de l’acide pentadécanoïque en nutrition et définir si cet acide gras peut être une voie de substitution d’acide gras essentiels historiques en situation de carence. Le second bénéfice est de découvrir lors d’une situation de surcharge en acide linoléique, à partir de quelle dose cet acide gras peut nuire à la santé en induisant une stéatose hépatique chez le rat.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à différents régimes supplémentés en divers acides gras pendant 5 mois. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur tous les animaux toutes les 2 semaines. Ces prélèvements seront rapides, de l'ordre de quelques secondes le temps de récolter les volumes nécessaires. Des tests comportementaux seront réalisés sur les animaux selon 2 période : (i) un premier test pendant 5 jours consécutifs, avec 4 essais par jour (avec 5 minutes d'intervalle entre les essais) chaque essai durant 60 secondes. (ii) Un deuxième test sur une semaine avec 3 répétitions du test : 1 test par jour, avec 2 jours d’intervalle entre chaque test, chaque essai durant 5 minutes.

Impact sur les animaux

Chez les animaux carencés, une légère diminution de la croissance des ratons et l'apparition de troubles cognitifs en absence d’acides gras indispensables est possible. Ces perturbations (diminution croissance et trouble cognitifs) n'induiront pas de mal-être, anxiété ou douleur chez les animaux. Les animaux carencés subiront des tests comportementaux pouvant induire du stress, de l'anxiété et de la fatigue Chez les animaux en surcharge, la mise en place d'une inflammation de bas grade ainsi que d'une stéatose hépatique est possible. Ces perturbations (inflammation et stéatose) peuvent induire une hyperlipidémie et une hépatomégalie potentielle qui ne sont pas léthales et qui n'induiront pas de mal-être, anxiété ou douleur apparente chez les animaux.

Devenir

Les ratons femelles (surnuméraires) seront réutilisées par d’autres chercheurs pour d’autres projets, de recherche et d’enseignement. Les rates mères après gestation et sevrage ainsi que les ratons mâles seront euthanasiées au terme des régimes afin de récolter les échantillons biologiques nécessaires pour nos analyses (foie, tissus adipeux, cerveaux).

Remplacement

L’effet recherché dans cette étude est d’ordre nutritionnel et nécessite donc l’analyse d’un organisme dans son ensemble. En effet, les nutriments diffusent dans le « corps entier » après digestion-absorption des aliments et leurs impacts physiologiques ou physiopathologiques concernent de multiples organes qui interagissent entre eux pour former un système biologique complexe. La substitution totale et complète d'un tel système physiologique ou physiopathologique par d'autres méthodes alternatives n'est donc pas possible.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque condition (8 rats par condition) a été calculé par analyse de la puissance statistique nécessaire pour pouvoir comparer les paramètres étudiés, soit par des tests paramétriques (si la distribution des données le permet), soit par des tests non paramétriques. Ce nombre d’animaux représente la limite basse pour laquelle les effets induits au terme du projet permettront d’observer un effet statistiquement significatif. Dans un souci de bien-être animal, les ratons surnuméraires (femelles) obtenus seront réutilisés par d’autres chercheurs pour d’autres projets, de recherche et d’enseignement.

Raffinement

Les rats seront logés par 3 pour favoriser le lien social, dans des cages de tailles suffisantes pour réduire le stress et permettre l’expression d’un comportement normal des animaux. La supplémentation en acides gras s’effectuera par le biais du régime (ad libitum), contrairement à un gavage récurrent qui engendrerait un stress de l’animal. Un suivi quotidien des animaux sera mené durant toute le projet, afin de déceler tout signe d'angoisse, de douleur ou de souffrance. L'activité physique, la position de l'animal, l'aspect du pelage et le comportement vis-à-vis des congénères seront observés. Le suivi hebdomadaire du poids de l'animal et de la consommation de nourriture seront également utilisés pour déceler tout état de souffrance ou d'angoisse.

Choix des espèces

Historiquement, les expérimentations montrant le caractère indispensable d’acides gras ont été réalisé en utilisant le rat comme modèle et plus récemment d’autres études de carences ont été réalisé sur ce même modèle. De plus ce même modèle animal a été utilisé dans l’étude des effets induits par une surcharge en acide linoléique. Des études menées sur d’autres modèles notamment chez la souris, n’ont pas montré de résultats similaires. Le rat est donc un bon modèle pour étudier l’induction d’une carence ou d’une surcharge en acides gras. Ce modèle permet le prélèvement d’organes ou tissus suffisamment volumineux pour réaliser les analyses biochimiques prévues. Les rates soumises aux différents régimes seront gestantes puis allaitantes. Ensuite, les ratons seront nourris avec les différents régimes après la période de sevrage, soit environ 3-4 semaines après la naissance. Ils seront nourris avec ces régimes pendant 14 ou 17 semaines puis euthanasiés. L’induction de la surcharge ou de la carence doit débuter chez les rates gestantes afin d’observer un effet significatif chez les ratons issus de ces mères. L’âge final des ratons correspond au temps nécessaire pour observer la carence ou la surcharge.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 176
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 112
▲ 64
Devenir
 -
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 -
 176

176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, chacune passant cinq jours en cage à métabolisme sur une grille métallique de surface réduite. Les souris génétiquement modifiées pour reproduire la maladie de Dent perdent protéines et calcium dans leurs urines et développent une fibrose rénale. À 4 mois, puis pour une partie d'entre elles à 7 et 10 mois, elles subissent une mesure de composition corporelle en tube clos, une anesthésie pour mesurer la filtration rénale avec risque d'hypothermie et de détresse respiratoire, puis un prélèvement sanguin sous-mandibulaire qui peut provoquer une hémorragie. Toutes sont tuées à 4 ou 10 mois pour prélever les reins.

Objectifs

La maladie de Dent de type 1 est une maladie rénale rare caractérisée par une perte urinaire de protéines et de calcium, la présence de calculs rénaux, et une insuffisance rénale progressive. La maladie est causée par des mutations d’une protéine appelée ClC-5. Jusqu'à présent, il n'existe pas de traitement spécifique pour cette maladie. Une souris modifiée génétiquement présentant les mêmes traits cliniques observés chez les patients a été générée. L’objectif de ce projet est d'identifier des pistes thérapeutiques pertinentes pour ralentir la progression de la maladie et freiner l’apparition de l'insuffisance rénale. Certains inhibiteurs de transporteurs du tubule proximal montrent des effets néphroprotecteurs prometteurs dans de nombreuses maladies rénales chroniques. Aucun effet délétère majeur n’a été recensé suite à l’utilisation de ces traitements dors et déjà administrés à de nombreux patients souffrant de problèmes néphrologiques. Notre objectif est d'étudier les effets d’un traitement inhibiteur ciblant un transporteur du tubule proximal sur l’évolution de la maladie de Dent de type 1.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer l’effet d’un inhibiteur ciblant un transporteur du tubule proximal afin de ralentir l’évolution de la maladie de Dent 1, une pathologie conduisant à l’insuffisance rénale. Il n’existe pour le moment que des traitements symptomatiques de la maladie., en vue d’améliorer la fonction rénale des patients atteints par cette pathologie. En faisant appel à l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés, celui-ci aura un impact significatif sur la santé humaine car il permettra d’apporter une preuve de concept sur la capacité de ce médicament, déjà disponible sur le marché et donc prescriptible, à ralentir l’apparition de l'insuffisance rénale dans le cadre de la maladie de Dent.

Procédures

Un premier lot de souris recevra ou non un traitement dans leur nourriture en croquette. Ces souris ne changeront plus de régime alimentaire jusqu'à la fin de leur vie. A 4 mois, une mesure non invasive de composition de la masse corporelle sera effectuée en plaçant les souris dans un tube clos pour la mesure (environ 2 minutes). Ensuite, une mesure de la filtration rénale sera effectuée impliquant une anesthésie, la pose d’un capteur de fluorescence maintenu par un adhésif adapté, une injection intra-veineuse du traceur fluorescent (environ 10 minutes) puis un suivi sur animal vigile d’environ 2 heures. Après, ces souris seront placées en hébergement dans une enceinte spécifique permettant de prélever l’urine durant 5 jours (3 jours d’habituation et 2 jours de d'expérience). A l’issue de cet hébergement, un prélèvement sanguin de faible volume sera réalisé sur souris vigiles (environ 1 minute). Ensuite, les animaux seront soit euthanasiés (groupe 4 mois) ou retourneront en stabulation en attendant la prochaine phase d’analyse (groupe 10 mois). En effet, le groupe 10 mois, repassera par la même série d’analyses précédemment décrites à 7 mois et à 10 mois avant euthanasie et prélèvements. Un second lot de souris recevra ou non un traitement dans leur nourriture en croquette. Ces souris ne changeront plus de régime alimentaire jusqu'à la fin de leur vie. A 4 ou 10 mois, les organes seront récupérés après l’euthanasie effectué sous anesthésie et analgésie.

Impact sur les animaux

Les souris présentent un phénotype dommageable avec une diminution de la filtration rénale, une augmentation de l’excrétion de solutés tels que les protéines et le calcium, augmentation de la fibrose rénale. Toutefois, nous anticipons une amélioration progressive avec l’âge de la fonction rénale des animaux génétiquement modifiés et traités. Cependant, l’addition dans la nourriture de l’inhibiteur de transporteur du tubule proximal pourrait engendrer un léger stress des souris. Les souris seront hébergées en cage à métabolisme. Ce type d’hébergement peut générer des nuisances sur les animaux car ceux-ci sont hébergés, et ils se déplacent sur une grille métallique de surface réduite. A l’issue de leur hébergement en cage à métabolisme, les souris auront un prélèvement de sang sous-mandibulaire. Celui-ci est susceptible de causer une douleur de courte durée associée à la piqûre de l’aiguille, mais également une hémorragie. Par ailleurs, les souris seront anesthésiées pour la mesure de leur débit de filtration glomérulaire. Cette intervention est susceptible de générer une hypothermie et une détresse respiratoire. Enfin les souris seront placées dans un tube clos pour la mesure de la composition corporelle pouvant entraîner un léger stress le temps de la mesure de résonance nucléaire magnétique.

Devenir

L’ensemble des animaux devront être euthanasiés à 4 ou 10 mois pour permettre de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses.

Remplacement

Dans la mesure du possible, le remplacement des animaux pour des méthodes alternatives (par exemple des cellules en culture) est préférable. Toutefois, seules des études sur des animaux nous permettront de déterminer l’effet des traitements sur leur phénotype rénal (notamment les modifications des contenus urinaires et plasmatiques, les altérations histologiques et moléculaires des cellules rénales) en comparaison avec celui des animaux non traités.

Réduction

Ce projet a une durée de 5 ans, et nécessitera l’utilisation de 176 souris. La taille des effectifs est déterminée par notre expérience concernant ce type d’expérimentation que nous avons mené dans d’autres projets au laboratoire. Il sera par ailleurs nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats (ANOVA un ou 2 facteurs et test de student). Nous limiterons le nombre d’animaux en réalisant des expériences sur les mêmes animaux.

Raffinement

Durant leur hébergement en stabulation, les animaux auront un accès libre à la nourriture et à de l’eau filtrée, et seront placés dans des cages ventilées. L’environnement des animaux sera enrichi avec du nid végétal, des cylindres en carton, des bouts de bois et/ou des maisons. L'hébergement en cages à métabolisme sera lui aussi réalisé dans l'établissement utilisateur. Par ailleurs, la détermination quotidienne du poids, de l’apparence physique et du comportement des animaux durant leur hébergement en cages à métabolisme nous permettra de définir les points limites nécessitant une euthanasie de l’animal. De plus, la mesure de la filtration rénale sera effectuée sous anesthésie. Pour le prélèvement de leurs reins, les animaux recevront au préalable une anesthésie suivie d’une euthanasie. L’ensemble des expériences sera mené en présence de personnels hautement qualifiés dans des locaux d’hébergement respectant les standards en vigueur.

Choix des espèces

Nous avons choisi de mener nos expériences chez la souris, car seuls des modèles animaux nous permettront d’évaluer l’effet de cet inhibiteur de transporteur du tubule proximal visant à ralentir l’évolution de la maladie de Dent 1. Nous utilisons des souris mâles contrôles et transgéniques âgées de 4,7 et 10 mois afin d’évaluer l’effet du traitement sur l’évolution de la maladie.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2127
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2127
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Devenir
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 2127

Des parasites sont injectés dans l'abdomen de souris pour déclencher une toxoplasmose, suivis d'un gavage quotidien pendant sept jours et de quatre séances d'imagerie sous anesthésie. 2 127 souris vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit pourtant que les souches de type I conduisent systématiquement à la mort des animaux infectés en l'absence de traitement, et que les kystes formés par les souches de type II persistent toute la vie de l'hôte. Toutes les souris seront tuées, notamment pour disséquer leur cerveau et y compter les kystes.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet de recherche est double, visant à approfondir notre compréhension d'une maladie due à une infection par des parasites, et à développer des approches thérapeutiques innovantes. Dans un premier volet, l'équipe se concentre sur l'identification et la caractérisation des des protéines sécrétées par les parasites lors de l'infection de la cellule hôte. L'objectif ultime est de déterminer le rôle de ces protéines dans le processus de virulence du parasite chez son hôte intermédiaire naturel, la souris. Ce volet comprend une analyse in vivo, en se penchant particulièrement sur la phase initiale de la maladie et la formation de kystes pendant la phase persistante de la maladie. Dans un second volet, le projet a pour objectif d'évaluer l'efficacité in vivo de composés antiparasitaires, préalablement sélectionnés parmi des molécules approuvées par la "U.S. Food and Drug Administration" (FDA, fda.gov). La FDA veille à ce que des médicaments sûrs et efficaces soient disponibles pour améliorer la santé de la population des États-Unis. Ces composés sont donc déjà utilisés dans le traitement de différentes maladies, garantissant leur non-toxicité chez l'humain. L'objectif est de comparer leur efficacité à la sulfadiazine, un médicament antiparasitaire utilisé actuellement en clinique, tout en confirmant in vivo leur cible moléculaire. Notez que ce projet se déroulera dans deux Etablissements Utilisateurs (nommés EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche présente des avantages significatifs sur plusieurs aspects. Tout d'abord, il vise à répondre à des questions fondamentales sur les infections causées par les parasites, en éclairant le rôle des protéines sécrétées dans la virulence et le processus infectieux. À moyen terme, ces réponses permettront de mieux comprendre le dialogue établi entre le parasite et son hôte ainsi que les mécanismes permettant le contrôle de l'infection, guidant ainsi le développement de nouvelles approches thérapeutiques. En ce qui concerne le deuxième volet, l'évaluation in vivo des composés antiparasitaires présente un intérêt majeur. À long terme, si ces composés s'avèrent efficaces, cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement contre les infections parasitaires, offrant des alternatives potentielles aux traitements actuels, tout en minimisant les effets secondaires. Il est important de souligner ici qu'il n'existe jusqu'à présent aucun traitement contre les formes persistantes d’infections parasitaires. Une fois établis, les kystes persistent théoriquement pendant toute la durée de vie de l'hôte. Pour information, il est estimé que 30% de la population mondiale est infectée par un parasite. En somme, ce projet offre une approche globale, alliant une compréhension approfondie des mécanismes d'infection à des solutions thérapeutiques novatrices. Les connaissances générées et les avancées thérapeutiques potentielles contribueront à la lutte contre les maladies parasitaires, avec des implications positives pour la santé publique à moyen et long terme.

Procédures

Lors de ce projet, les interventions sur les animaux vivants seront de trois types : (i) Les injections au niveau abdominal (1 par expérience et par souris, durée du geste : quelques secondes) des parasites dans le but de déclencher l'infection parasitaire avec une charge parasitaire contrôlée. Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU1. (ii) Traitement des animaux par administration par voie orale des composés à l'aide de sondes de gavage adaptées à la souris (1 gavage par jour pendant 7 jours consécutifs et par souris, durée du geste : quelques secondes à chaque gavage). Cette étape sera réalisée dans les Etablissements Utilisateurs EU1 et EU2. (iii) Pour les expériences d'imagerie in vivo, les animaux sont anesthésiés et le produit luminescent est injectée dans l’abdomen des animaux (4 fois par souris à J0, J2, J5, et J7, durée du geste : quelques minutes chaque jour). Cette étape sera réalisée dans l’Etablissement Utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Les infections parasitaires peuvent est caractérisées par deux phases distinctes : la première phase de l’infection, qui correspond à la phase de dissémination des parasites dans les différents organes de l'hôte (la souris ou l’homme). Celle-ci peut être mortelle chez la souris comme chez l'homme si elle n'est pas contenue et contrôlée par le système immunitaire. Les souches de type I sont particulièrement virulentes chez les souris de laboratoire et conduisent systématiquement à la mort des animaux infectés en l'absence de traitement. Les souches de type II, non-virulentes, induisent une première infection légère, conduisant systématiquement à une infection parasitaire persistante sans symptômes. Cette phase correspond à l'étape où la multiplication des parasites est contenue par le système immunitaire de l'hôte, et seuls les parasites capables de s'enkyster dans les muscles et le cerveau vont survivre. Cette étape se met en place plus tardivement, et les kystes vont persister pendant toute la durée de vie de l'hôte.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de réaliser des prélèvements sur les animaux morts tels que le prélèvement du sang dans le but de détecter la présence d’une réaction immunitaire contre le parasite et la dissection du cerveau pour la détection et la quantification des parasites sous forme de kystes dans le cerveau des animaux.

Remplacement

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Des études préliminaires réalisées in vitro en culture cellulaire nous ont permis d’identifier spécifiquement des gènes (24 gènes candidats) du parasite codant pour des protéines du parasite sécrétées dans la cellule infectée et ayant donc un rôle potentiel dans le contrôle de la virulence chez l’animal. De même, que des études de biochimie ont permis de montrer que ces protéines s’associent avec des protéines de la cellule hôte confirmant leur rôle potentiel dans la régulation des interactions hôte-parasite. Il est donc essentiel de pouvoir réaliser des expériences chez la souris afin de déterminer l’importance de ces gènes dans le contrôle de la virulence, ainsi que dans la capacité des parasites à persister chez l’animal sous forme de kystes (infection persistante). En effet, aucune autre approche alternative in vitro ou de culture cellulaire ne permet de répondre à ces questions. Le modèle murin d’étude des maladies parasitaires est communément utilisé par la communauté scientifique. En effet, la souris constitue un hôte intermédiaire naturel et privilégié étant donné que le cycle sexué du parasite s’effectue exclusivement chez les félidés en tant qu’hôte définitif, après ingestion de proies infectées. Contrairement aux études in vitro de culture cellulaire, la souris permet l’étude de l’infection parasitaire avec la formation de kystes dans les tissus. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides" : L'activité antiparasitaire des composés (27) a été déterminée à travers des tests effectués sur des cellules in vitro. Il est maintenant essentiel de tester ces composés in vivo chez la souris afin de confirmer leur activité parasiticide chez un mammifère. En effet, des essais cliniques chez l'homme ne seront envisageables que si des études précliniques chez l'animal ont été réalisées.

Réduction

Volet "étude des protéines sécrétées par les parasites" : Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, 3 souches mutantes différentes seront testées en parallèle d’une souche sauvage parentale de référence. Par exemple, les souches mutantes de type I seront comparées entre elles et à la souche sauvage de référence de type I. Idem pour les souches parasitaires de type II. Concernant les souches de type I (virulentes), une première lignée des souris seront d’abord testées. Si une atténuation de virulence est observée, l’analyse sera poursuivie sur lignée différente de souris. Ces dernières étant plus sensibles, cette expérience permettra d'évaluer la robustesse de l’atténuation de virulence. Si aucun effet du mutant n’est observé sur la virulence avec la première lignée de souris, l’expérience ne sera pas poursuivie sur la deuxième lignée de souris, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux. Volet "évaluation de l'efficacité de composés parasiticides dans les phases initiale et persistante de l’infection parasitaire" : La première expérience sera conduite avec 2 à 3 animaux par condition à tester (totalisant 13 souris pour cette première expérience). L'objectif est d'assurer une efficacité totale des composés, et les expériences subséquentes ne seront menées que si la survie atteint 100% parmi les souris traitées avec les composés testés lors de cette première expérience. Si les composés se révèlent seulement partiellement efficaces, le protocole ne sera pas poursuivi. De plus, les contrôles sont mutualisés puisque les trois composés sont testés simultanément. En cas de réussite, les expériences ultérieures seront menées avec 2 à 5 animaux par condition à tester.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un établissement utilisateur agréé par du personnel formé. Les souris seront maintenues en groupes autant que possible, dans des cages offrant un enrichissement du milieu de vie, et leur bien-être sera régulièrement contrôlé. Les animaux seront logés dans un environnement contrôlé, exempt de germes dangereux pour les animaux, afin d'éviter toute infection supplémentaire pouvant biaiser l'interprétation des résultats obtenus. Dès le début de chaque expérience, les souris sont observées 3 fois par semaine jusqu'à l'apparition des symptômes, puis quotidiennement (jusqu'à deux fois par jour) jusqu’à la fin de la procédure expérimentale et elles seront euthanasiées dès l'apparition des premiers signes cliniques dû à l’infection parasitaire, avec le point limite défini dans ce document. Les composés testés, non toxiques, seront mis en solution selon une formulation préalablement déterminée. Pour l'expérience d'imagerie in vivo réalisée dans une autre animalerie, les animaux seront transportés dans des conditions optimisées afin de limiter le stress lié au transport.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé pour étudier les infections parasitaires est largement adopté par la communauté scientifique. La souris, en tant qu'hôte intermédiaire naturel du parasite, offre un cadre privilégié, car le cycle sexué du parasite se produit exclusivement chez les félidés, en tant qu'hôtes définitifs, après l'ingestion de proies infectées. Les souris développent ainsi une infection parasitaire avec une réponse immunitaire comparable à celle observée chez l'homme. Les souches de souris utilisées présentent des niveaux de sensibilité variables aux parasites. Il est donc pertinent d'explorer le potentiel rôle des effecteurs parasitaires dans la virulence des différents types de parasites (Type I virulent et Type II non-virulent), ainsi que chez des souris présentant divers niveaux de sensibilité à cette infection. De plus, les modèles murins sont particulièrement adaptés pour étudier l'efficacité de composés antiparasitaires, car les souris peuvent reproduire les différentes phases de l’infection, tant infection initiale que persistante. Seules des expériences in vivo, réalisées sur des modèles murins, permettront de confirmer l'efficacité de ces composés au cours des différentes phase de l’infection parasitaire, et de répondre à la question cruciale : représentent-ils de véritables candidats médicaments ? Par conséquent, les expériences seront réalisées sur de jeunes adultes, car le système immunitaire doit être mature afin de pouvoir répondre à l’infection parasitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système respiratoire
Cochons : 6
Souffrances
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▲ 6
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Devenir
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 6

Six porcs de cinq semaines reçoivent un virus grippal directement dans la trachée, pour que soit mesuré ce qu'ils exhalent, dans l'intérêt déclaré de la filière porcine et de la santé humaine. Ils subissent ensuite six écouvillonnages nasaux et cent prélèvements d'air, deux par jour et par animal, tous sur animaux vigiles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'infection provoque une fièvre de quatre jours, une baisse d'appétit, de la toux et des difficultés respiratoires. Tous sont tués pour prélèvement de tissus, et le porteur reconnaît qu'un générateur d'aérosols pourrait produire des particules virales, mais écrit qu'il "ne reproduit pas totalement" l'excrétion naturelle.

Objectifs

Le projet vise à produire des connaissances sur les émissions respiratoires de porcs infectés par un virus Influenza A. Les épidémies provoquées par ces virus transmissibles par voie aéroportée ont des impacts économiques et sanitaires importants pour la filière porcine et sont aussi des enjeux de santé humaine. Le protocole expérimental proposé dans ce projet a pour objectif de caractériser l’excrétion du virus dans les émissions respiratoires des porcs infectés. La charge virale présente dans ces émissions sera évaluée. La distribution de la taille des particules ainsi que la composition biologique et biochimique des aérosols qui transportent cette charge virale seront décrites. Des collectes d’air exhalé, grâce à un banc de prélèvement, seront effectuées sur un lot de 6 porcs. Des analyses physico-chimiques, bactériologiques et virologiques seront effectuées sur ces prélèvements. Conjointement, des écouvillons nasaux et leur analyse virologique permettront de suivre l’infection virale chez les animaux. La phase de collecte se déroulera sur la première semaine post-inoculation, période où l'excrétion virale est maximale.

Bénéfices attendus

Le projet vise à documenter les modalités de diffusion d’un virus influenza porcin, en caractérisant la charge virale dans l’air exhalé ainsi que la taille et la composition des microgouttelettes respiratoires porteuses de virus. Les résultats du projet contribueront à plusieurs aspects. D'une part, il s'agira de mieux évaluer et modéliser les risques d’exposition animale/humaine en cas de foyer détecté dans un élevage. D'autre part, les résultats permettront de proposer des contre-mesures environnementales efficientes pour limiter la propagation du pathogène (ex : adaptation des stratégies de traitement de l’air, préconisations organisationnelles dans les activités, etc.).

Procédures

Les animaux seront soumis à un challenge viral par voie trachéale : acte réalisé en moins d’une minute. Les animaux seront également soumis à 6 prélèvements nasaux par écouvillonnage : acte réalisé en moins d'une minute. Enfin, les émissions respiratoires des porcs seront prélevées à l'aide d'un banc de collecte : 10 minutes de prélèvement en continu pour la collecte de l’ensemble des exhalaisons des porcs auxquelles s'ajoutent 10 autres minutes pour la collecte en continu des aérosols. Au total, 100 prélèvements d'émissions respiratoires seront effectués au cours de cette procédure expérimentale, à savoir 2 prélèvements d'émissions respiratoires par porc par jour de collecte. Ces procédures seront réalisées sur animal vigile.

Impact sur les animaux

L’infection par un virus Influenza A porcin provoque une hyperthermie ne persistant guère plus de 4 jours ainsi qu’une baisse de l'appétit et des troubles respiratoires très modérés (dyspnée, toux, et éternuements) au cours de la première semaine post-inoculation. Aucune symptomatologie sévère n’est attendue lors de cette procédure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements de tissus (pour recherche virologique) sont prévus à la fin de la procédure, la mise à mort des animaux est donc indispensable.

Remplacement

Une alternative non animale disponible tiendrait à l’aérosolisation du virus influenza avec un générateur d’aérosols. Toutefois, cette technique physique ne reproduit pas totalement le processus naturel d’excrétion et d’aérosolisation qui se produit au niveau de l’organisme de l’animal. Le projet ayant pour objectifs d’étudier la composition physique et biologique des aérosols exhalés par des animaux infectés et de la mettre en relation avec la charge microbiologique, l’utilisation d’une technique produisant des aérosols de manière artificielle et pouvant modifier les caractéristiques des émissions respiratoires n’est pas envisageable. L’expérimentation consistant en la génération naturelle d’aérosols par les animaux, il n'y a aucune possibilité de remplacement du modèle animal.

Réduction

Le dispositif expérimental, qui repose sur un total de 6 porcs inoculés, a été pensé de manière à minimiser le nombre de porcs utilisés tout en garantissant la fiabilité des résultats. De plus, des études antérieures ont montré la nécessité de regrouper a minima 3 prélèvements individuels pour optimiser la sensibilité analytique et maintenir des conditions de manipulation animale efficace. En limitant la manipulation à 10 min par animal, nous optimisons la qualité de l’échantillonnage des émissions respiratoires tout en minimisant le temps de contention des animaux. Cela nécessite en revanche de cumuler les échantillonnages pour détecter les particules virales dans les exhalaisons pour améliorer la sensibilité analytique. Ainsi, l’expérimentation sur un premier groupe de 3 animaux permettra de constituer un jeu de données initial, et une répétition sur un second groupe de 3 porcs permettra d’étudier la répétabilité de la mesure. L'objectif du projet étant de produire des connaissances sur les émissions respiratoires de porcs infectés par un virus Influenza A porcin, le dispositif expérimental ne comporte pas de lots d'animaux Témoin et les données ne feront l'objet d'aucune analyse statistique du type Cas/Témoin.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupes stables au cours de toute la durée du projet. Ils seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et des plaques de couchage dans les jours qui suivent le sevrage. Ils auront accès à des jouets. Après chaque prélèvement, une récompense type grenadine sera distribuée aux animaux. Une attention particulière sera apportée au suivi clinique de chaque animal au quotidien pendant toute la durée de la procédure expérimentale. En cas d’atteinte d’un des points limites, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible du virus Influenza A porcin. Il est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de cette procédure. Les porcs seront inoculés par un virus Influenza A porcin à 5 semaines d'âge conformément au modèle d'infection appliqué par notre Laboratoire dans le cadre d'expérimentation impliquant ce contaminant.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 2700
Souffrances
▲ -
▲ 2700
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▲ -
Devenir
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 -
 2700

2 700 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Souriceaux d'une et deux semaines et adultes de six à huit semaines reçoivent chacun deux injections intrapéritonéales d'immunostimulants, en contention et sans anesthésie, pour tester si une stimulation précoce laisse une mémoire immunitaire durable. Le porteur écrit qu'aucune nuisance n'est observée lors de ces injections, avant d'admettre dans la même phrase qu'elles peuvent causer des douleurs légères, et qu'il ne peut pas anticiper les effets de certains immunostimulants. Il indique aussi mettre en reproduction 20 à 30 % d'animaux en plus, le stress de certaines lignées poussant les mères au cannibalisme.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer la capacité de divers immunostimulants à induire une réponse immunitaire innée mémoire lorsqu’ils sont administrés en début de vie de l’animal. L’implication du microbiote intestinal sera également étudiée dans la modulation et la mise en place de l’immunité innée mémoire. La stimulation et la modulation des cellules de l’immunité innée en période néonatale pourraient permettre d’induire une réponse durable, avec une mise en place de la mémoire immunitaire innée pour favoriser le contrôle d’infections futures à l’âge adulte.

Bénéfices attendus

Les stratégies de contrôle pour lutter contre les infections sont parfois limitées et trop spécifiques d’un agent (ex : vaccin). L’idée ici est de proposer une nouvelle stratégie prophylactique qui cible l'hôte lui-même et plus spécifiquement son système immunitaire inné. Il repose sur l'utilisation d’immunostimulant favorisant la stimulation des récepteurs de l’immunité, et ainsi booster la réponse immunitaire innée pour mieux contrôler une infection zoonotique présente ou ultérieure (d’où les essais d’induction de mémoire innée).

Procédures

Les souriceaux seront soumis à deux administrations intra-péritonéales des immunostimulants : une fois à l’âge d’une semaine, puis à l’âge de deux semaines. Les souris adultes seront soumises à deux administrations intra-péritonéales des immunostimulants sur la période de 6-8 semaine à une semaine d’intervalle. Cette administration est réalisée sur animaux vigiles sous contention. Pour évaluer l’implication du microbiote intestinal, les souris adultes gestantes ou non recevront des antibiotiques dans l’eau de boisson.

Impact sur les animaux

Il est impossible d’anticiper, mais il est possible que des effets indésirables altérant l’état général de l‘animal puissent être remarqués avec certains immunostimulants. Concernant l’injection intra-péritonéale aucune nuisances n’est observée, en effet, nous utilisons des seringues adaptées (seringue insuline, 30G pour les souriceaux, et aiguille 29G pour les adultes), neamoins des douleurs légères peuvent être liées à l’injection intra-péritonéale.

Devenir

Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique.

Remplacement

L’étude des réponses immunitaires de l’hôte ne peut pas être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires et de l’environnement biologique (interaction cellulaire, recrutements cellulaires, …).

Réduction

Le plan expérimental (nombre d’animaux par lot, nombre de lots expérimentaux, répétition des expérimentations) a été établi de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de l’exploitabilité et de la significativité des résultats. Toutefois, malgré l’enrichissement, l’état de stress qui caractérise certaines lignées de souris, favorise le cannibalisme, c’est pourquoi plus d’animaux sont mis en reproduction (20 à 30% de plus, les reproductions sont gérées par l’établissement). Les animaux surnuméraires sont toujours utilisés et peuvent être introduits dans un autre protocole. Les immunostimulants cibleront spécifiquement des récepteurs des cellules immunitaires. Les immunostimulants non commerciaux seront tous préalablement validés in vitro pour leur capacité à stimuler fortement les cellules immunitaires avant de procéder à des études in vivo. L’étude de l’immunité innée mémoire s’effectuera dans différents organes. Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans l’expérimentation, les différents organes prélevés sur un même animal seront utilisés autant que possible pour réaliser différents types d’analyse. Pour analyser les données, nous utiliserons des modèles statistiques mixtes adaptés qui tiennent compte à la fois des traitements immunostimulants et de la répétition des expériences.

Raffinement

Les souris sont hébergées en animalerie A2 en atmosphère contrôlée, à raison de 5 souris maximum lorsqu’elles sont adultes, dans un environnement enrichi (refuge en polycarbonate, feuilles de papier absorbant, copeaux, morceau de bois) ou 1 mère avec sa portée par cage, dans un environnement enrichi (papier absorbant qui diminue le cannibalisme des souris à la mise-bas, sizzle-nest, bâtonnets de coton, morceau de bois). Toute médication est proscrite pour ne pas interférer avec les paramètres immunologiques étudiés. Cependant les animaux sont suivis 2 fois par jour afin de prendre une décision rapide en cas d'atteinte des points limites durant tout le protocole et de limiter la douleur induite : (i) de souriceaux mis à l’écart par la mère, qui ne grossissent pas ou dont le pelage ne se développe pas (lié au retard de croissance), (ii) de souris amaigries, prostrées et avec le poil ébouriffé. Nous prenons encore plus de précautions (bruits) lors des visites lorsqu’il s’agit d’expérimentations avec les femelles gestantes et les premiers jours suivant la mise-bas

Choix des espèces

Dans la présente demande, l’utilisation de souris (souriceaux, souris adulte) nous permettra d’étudier et décrire très précisément les mécanismes d’induction des réponses immunitaires innées mémoires après l’administration d’immunostimulants. 1. Des souriceaux entre 0 jours et 3 semaines seront utilisés car c’est la fenêtre que nous souhaitons étudier pour l’induction de l’immunité innée mémoire. Des souris gestantes fourniront les souriceaux 2. Des adultes seront utilisés dans le cadre de l’étude de l’immunité innée mémoire, afin de comparer ces évènements entre la période néonatale (premières semaines de vie) et la période adulte (6-8 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 1560
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 1480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1560

Implantation d'une pompe osmotique sous la peau, jusqu'à quatorze injections et trois prélèvements de sang à la queue par animal, le tout sous anesthésie locale. 1 560 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 80 d'entre elles et modéré pour les 1 480 autres. Certaines portent des tumeurs pulmonaires ou sous-cutanées et reçoivent une chimiothérapie qui provoque l'anorexie que le projet cherche justement à corriger par une protéine stimulant l'appétit. La description des procédures ne nomme ni la protéine testée ni les produits injectés, se contentant d'annoncer des séries de quatre à quatorze injections.

Objectifs

Certaines petites protéines ont des rôles à l'intérieur des cellules dans le métabolisme des acides gras et à l'extérieur comme inhibiteurs du récepteur GABA de type A, une protéine présente sur les cellules nerveuses qui aide à réguler l'activité du cerveau. Des recherches récentes montrent qu'une de ces protéines stimule la production de graisse et l'appétit chez les souris. On pense qu'elle pourrait agir comme un "facteur de faim", influençant ainsi la prise alimentaire. Des études en cours indiquent que cette protéine pourrait prévenir l'anorexie causée par certains traitements médicaux chez les souris. Les objectifs de ce projet sont d'étudier l'effet de cette protéine sur l'appétit et le poids des souris, son efficacité à empêcher l'anorexie due aux chimiothérapies anticancéreuses, ainsi que d'évaluer les effets de la protéine sur l’efficacité des chimiothérapies anticancéreuses.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de valider dans un modèle préclinique de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la perte ou la forte diminution de l'appétit dans un contexte de traitements anti-cancéreux. Ces stratégies pourraient être bénéfiques pour les patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie.

Procédures

Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 1 implantation de pompes osmotiques (chirurgie superficielle en moins de 10 min) - 3 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale - Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 5 injections sous anesthésie locale (quelques secondes) - 1 prélèvement d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale - 1 injection . (quelques secondes) sous anesthésie locale -Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 2 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 1 injection i.v. (quelques secondes) sous anesthésie locale - Entre 4 et 14 injections . (quelques secondes) sous anesthésie locale - Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 1 prélèvement d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 11 injections (quelques secondes) sous anesthésie locale- Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 2 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 7 injections (durée: quelques secondes) sous anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Les traitements par injections et la procédure chirurgicale légère (pose d’une pompe osmotique sous anesthésie) provoquent des contraintes légères et transitoires. Une perte de poids induite par la chimiothérapie sera observée suite à l’induction de l’anorexie. Le prélèvement de sang entrainera un stress lié à la contention de courte durée et des lésions vasculaires légères et transitoires. Les tumeurs pulmonaires peuvent provoquer un essoufflement ou des douleurs thoraciques. Une tumeur sous-cutanée peut présenter un syndrome de nécrose. La formation de tumeurs et la chimiothérapie peuvent entraîner des symptômes systémiques tels que la fatigue, et une perte d'appétit.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants est indispensable car il est actuellement impossible à reproduire, par d'autres moyens, l’appétit, l’absorption des aliments et le comportement des individus par rapport à la nutrition vu sa complexité.

Réduction

Une analyse statistique a été effectuée afin de calculer le nombre d'animaux nécessaires. L’étude sera arrêtée si la procédure initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (points limites précoces strictement appliqués, utilisation de cages préchauffées et de lampes chauffantes...). Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). La mise en place d’une grille de suivi stricte des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués dès l'apparition d'un signe de douleur. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe de contrainte, d'inconfort ou de problème de santé.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordres scientifiques, pratiques et éthiques : - Les souris sont les animaux dont la génétique est la mieux connue. - De nombreux processus biologiques sont conservés entre la souris et l’homme. Cela permet aux résultats des études sur les souris d'être plus facilement extrapolés à l’homme. - Les souris peuvent être facilement génétiquement modifiées pour étudier les effets de gènes spécifiques sur le développement, la physiologie, ou la pathogenèse de maladies. Des modèles de souris transgéniques, knock-out, ou knock-in sont largement utilisés dans la recherche biomédicale. - La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Les animaux seront utilisés entre 7 et 8 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 70
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ -
Devenir
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 -
 70
 -

Un score de grimaces faciales décide de la mise à mort des rats dont la douleur dépasse le seuil fixé. 70 rats, moitié mâles moitié femelles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le porteur prévoit de les proposer ensuite à la réutilisation par d'autres équipes. Chacun reçoit sous anesthésie une injection de carraghénine dans le coussinet d'une patte arrière, qui déclenche un œdème douloureux culminant trois à cinq heures plus tard, puis subit neuf séances de contention pour mesurer le gonflement au pied à coulisse et au pléthysmographe. Le projet sert un fabricant qui a modifié la formulation de sa crème antihistaminique pour en réduire le coût et cherche à convaincre l'Agence du médicament de maintenir l'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Les crèmes anti histaminiques sont indiquées spécifiquement pour le traitement local des démangeaisons, notamment les piqûres d'insectes. Dans le cadre d'une évolution commerciale, un fabricant a modifié la formulation de sa crème et souhaite réaliser une étude pour la valider directement auprès de l’Agence du médicament sans refaire une demande d’autorisation de mise sur le marché complète (le principe actif étant le même). L'objectif est d’obtenir des preuves d’efficacité du produit nouvellement formulé et ainsi pouvoir convaincre les autorités de santé de maintenir la commercialisation du produit et demander une modification d'autorisation de mise sur le marché chez l'Homme. Le projet vise à comparer l'efficacité de la nouvelle formulation de cette crème avec celle de l'ancienne. Cette évaluation sera effectuée dans un modèle d'inflammation de la patte chez le rat, induisant un œdème, une rougeur et une démangeaison. Les critères d'évaluation incluent le développement de l'œdème au niveau de la patte, la présence de rougeur, ainsi que le comportement de l'animal (grattage, morsure, signes de douleur) qui ne peut être remplacer par d’autres études in vitro. Ce projet nécessitera l’utilisation de 70 rats, 50%-50% de mâles et de femelles.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à pouvoir maintenir la commercialisation d’une crème anti histaminique. En effet, l’ancienne formulation ne pourra perdurer du fait des couts élevés de ces composés et des difficultés associées d’approvisionnement. Le bénéfice de la validation d’une nouvelle formulation à laquelle participe cette étude est important. Ce bénéfice est de pouvoir maintenir un accès aux soins par un produit de nouveau manufacturable (sans limite d’approvisionnement) et moins onéreux dans sa nouvelle formulation. Cela passe par la diminution du tarif du produit pour le patient et un meilleur approvisionnement vis-à-vis des composants du produit. Au final, le médicament sera plus accessible aux populations précaires en particulier dans les pays en développement (ex : Afrique) dans lesquels ce produit est justement fortement utilisé au vue d’une susceptibilité accrue aux piqures d’insecte. Le second bénéfice est le maintien d’un traitement peu onéreux pour améliorer le confort des patients ne pouvant se procurer un soin plus couteux (corticoïdes par exemple qui engendreraient des problèmes sanitaires et effets secondaires).

Procédures

Les animaux (n=70) seront soumis à une injection sous cutanée de carraghénine dans une patte arrière, suivie d’une application de crème ou injection intrapéritonéale de solution injectable sur le site d’intérêt, le tout sous anesthésie générale. La durée de cette intervention sera de 10 minutes environ. Pour chaque mesure de l’œdème et prise de photographie de la patte (i.e. T0, T0+, T1h, T2h, T3h, T4h, T5h, T6h et T24h), chaque animal sera maintenu en contention le temps de la mesure du volume de l’œdème à l’aide du pied à coulisse et du pléthysmographe et la photo, soit environ 5 minutes par temps de mesure (soit 9 fois).

Impact sur les animaux

L’induction d’une inflammation dans la patte arrière par injection de carraghénine entraîne une inflammation, des rougeurs et un œdème, pouvant être douloureux et induire un stress à l’animal. L’œdème induit par la carraghénine se développe en 2 phases ; la première 30 min après injection, la seconde commence à la fin de la première heure et dure jusqu’à 3h après injection. Le pic de l’œdème est entre 3 et 5 heures après injection. Les traitements pharmacologiques sont administrés en une seule application, juste après l’injection de carraghénine, par application locale de la crème sur la zone d’intérêt ou par injection intrapéritonéale.

Devenir

A la fin de la procédure (T24h après injection), les animaux feront l’objet d’une analyse clinique, seront immédiatement traités par analgésiques jusqu’à rétablissement total de leur état de santé et seront proposés à la réutilisation pour les expériences d’autres utilisateurs. Aux vues de ce qui est décrit dans la littérature pour ce modèle, l’ensemble des animaux seront sortis de l’étude en ayant pleinement recouvert leur état de bien-être et seront disponibles pour la réutilisation. Néanmoins, au cours de la procédure, si des signes de souffrance de l’animal apparaissent et si les points limites sont atteints, celui-ci sera mis à mort. Le niveau le plus élevé de sévérité sera considéré pour ces animaux (sur le score de comportement). Les mesures cinétiques de la taille et du volume de l’œdème s’arrêteront au moment du sacrifice mais les données précédentes seront intégrées aux résultats.

Remplacement

Le présent projet ne peut pas être réalisé en remplaçant l’animal par des méthodes alternatives (comme des cellules) puisqu’il s’agit ici de tester l’efficacité symptomatique d’un traitement pharmacologique par le biais de l’observation du comportement animal, du développement d’un œdème et d’un changement de couleur de peau en réponse à l’induction d’une inflammation. Aucun modèle cellulaire ne peut le remplacer. Une réflexion sur une étude de diffusion de la nouvelle formulation a été réalisée mais ne pourra pas suffire à elle seule à convaincre les autorités de santé. Aussi l’objectif visant à évaluer l’effet anti-démangeaison du produit par modification du comportement des animaux ne peut pas se faire par ces modèles alternatifs, or c’est le mode d’action principal du produit et l’objectif principal.

Réduction

Un petit nombre d’animaux seront d’abord utilisés pour mettre au point et vérifier les protocoles : qualité/efficacité de la molécule inflammatoire, volumes de crème applicable, prise en main des dispositifs de mesure de volume, réaction des animaux. Selon les résultats obtenus, l’étude pourra s’arrêter à cette étape. Si l’étude se poursuit, le modèle et la formulation actuellement commercialisée seront validés en première intention. Si, et seulement si, les résultats sont concordants avec les connaissances actuelles la nouvelle formulation et son efficacité seront mesurés. S’assurer de l’efficacité de la nouvelle formulation lors de cette étude permet de s’affranchir d’une nouvelle demande d’autorisation de mise sur le marché chez l’Homme, nécessitant un nombre beaucoup plus important d’animaux.

Raffinement

Pendant la période de stabulation, les animaux seront hébergés en groupes (2/cage), dans un environnement enrichi et leur bien-être sera vérifié quotidiennement. Pendant le protocole expérimental, les rats seront toujours répartis 2 par cage, leur litière sera remplacée par de la litière douce non abrasive, et seront identifiés pour les besoins de l’expérimentation par une marque au feutre sur la queue différente entre les 2 animaux d’une même cage au moment de la procédure (soit pendant 24h). L’induction de l’inflammation dans les coussinets de la patte et l’application locale de la crème ou l’injection de la molécule seront réalisées sur animaux anesthésiés afin de limiter la douleur et le stress. Aussi, durant toute la durée de la procédure, à savoir 24h, une surveillance accrue sera réalisée pendant les 6 premières heures après induction de l’inflammation, intervalle le plus critique dans ce modèle, avec la présence permanente d’une personne les observant. L’apparition de signes de douleur et l’atteinte des points limites (score de comportement et de grimaces faciales) seront particulièrement surveillés. Les critères d’arrêt et la décision d’exclure un animal d’une procédure sera prise par le responsable du projet en quelques minutes puisqu’il sera présent lors de l’expérimentation. Le modèle utilisé peut paraitre douloureux vis-à-vis de la zone d’injection mais une autre partie du corps n’est pas envisageable pour mesurer précisément la taille de l’œdème par des mesures de volumes d’eau déplacés (rendu possible ici en plongeant la patte dans un pléthysmographe). Finalement, si nous ne mesurons pas le volume, nous perdrions en précision de mesure et donc en puissance statistique.

Choix des espèces

La majeure partie des études expérimentales utilisant un modèle d’inflammation à la carraghénine pour tester l’effet de différents traitements pharmacologiques est réalisée chez le rat. En effet, le rat répond très bien à cette procédure expérimentale et développe un œdème inflammatoire quantifiable et dont l’effet des traitements peut être significativement démontré. C’est le modèle de référence dans les publications. L’utilisation du rat, de par sa taille bien plus grosse que la souris, rend l’induction de carraghénine au centre du coussinet de la patte arrière plus facilement reproductible, et la quantification de la taille de l’œdème au pied à coulisse et au pléthysmographe est beaucoup plus précise et fiable. Les animaux seront commandés à l’âge de 8 semaines (env 300g) et utilisés après 1 semaine de stabulation afin d’utiliser des animaux adultes.