Système cardiaque

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Souris : 654
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 654

Une stimulation électrique du cœur qui peut déclencher une fibrillation ventriculaire et tuer l'animal sur la table : 654 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Leurs mères reçoivent du tamoxifène par voie orale juste avant la mise bas, produit qui peut provoquer une fausse route ou déclencher l'accouchement, et les nouveau-nés en reçoivent une injection au deuxième jour, avant un tatouage à dix jours et une biopsie de la queue. Le projet vise à comprendre comment un défaut des fibres de Purkinje, 2 % de la masse du cœur, déclenche les arythmies mortelles chez l'humain. Le porteur retient la souris pour sa petite taille, sa facilité de contention, sa gestation de dix-neuf à vingt et un jours et ses portées de six à quinze petits.

Objectifs

Ce projet se déroule sur 2 établissements EU1 et EU2. La mort subite cardiaque due aux arythmies cardiaques représentent jusqu’à 85 % des cas de mortalité chez des patients atteints d’infarctus ou de maladies cardiaques (cardiomyopathies). Ces arythmies sont souvent déclenchées par des cellules cardiaques spécialisées appelés fibres de Purkinje. Ces fibres forment un réseau de conduction électrique rapide assurant la contraction coordonnée du cœur afin de pomper efficacement le sang. Bien que ces fibres ne représentent qu’une infime partie du cœur (2% de la masse du cœur), plusieurs études suggèrent que des dysfonctionnements au niveau de ces fibres jouent un rôle important dans les arythmies cardiaques et la mort subite chez l’Homme. L’objectif principal de ce projet est d’élucider comment ces dysfonctionnements peuvent provoquer des arythmies cardiaques. Notre hypothèse est que des perturbations de la structure ou de la fonction des fibres de Purkinje dans certaines formes de maladies cardiaques (cardiomyopathies) représentent un facteur de risque élevé de mort subite. Pour cela nous allons étudier la structure et l’activité électrique de fibres de Purkinje des modèles de cardiomyopathies chez la souris. Parmi les modèles de cardiomyopathies, nous travaillerons sur des souris modifiés génétiquement avec une dysfonction des fibres de Purkinje, identifiés chez des patients atteints de malformations cardiaques ou de cardiomyopathies très souvent associées à des arythmies.

Bénéfices attendus

La survenue de mort subite est très souvent liée à une arythmie ventriculaire imprévisible qui dans sa grande majorité provient d’un défaut du réseau de Purkinje. Malheureusement ce réseau ne représente qu’une infime partie du cœur et son étude chez l’Homme est limitée à des mesures invasives et indirectes. L’utilisation de souris transgéniques, chez lesquelles ce réseau est facilement identifiable, est un atout majeur pour comprendre l’origine des arythmies ventriculaires. Ce projet devrait nous permettre d’identifier des facteurs de prédisposition aux arythmies ventriculaires dans plusieurs modèles de cardiomyopathies.

Procédures

La première intervention consiste au traitement des souris gestantes, juste avant la naissance et par voie orale avec une molécule qui induit les cardiomyopathies chez la descendance (durée : moins d’une minute). La descendance issue de ces mères gestantes recevra une injection du même traitement au 2ème jour après la naissance (durée : moins d’une minute), une identification par tatouage digital à 10 jours (durée : moins d’une minute), une biopsie de la queue pour le génotypage (identification de la variation génétique) (durée : moins d’une minute). Ces interventions auront lieu dans l’établissement EU1/2 Ces animaux seront sous anesthésie générale, et leur activité électrique sera analysée au niveau du cœur entier par électrocardiogramme (ECG), au niveau tissulaire par stimulation cardiaque, et au niveau structurel par IRM. Ces interventions auront lieu dans l’établissement EU2/2.

Impact sur les animaux

Les animaux présentant les points limites suivants seront euthanasiés par dislocation cervicale : L’administration par voie orale du tamoxifène peut provoquer un stress à l’animal et provoquer la mise-bas des femelles gestantes. De plus, au moment du traitement par voie orale, le tamoxifène peut également suivre une fausse route. Chez les nouveau-nés, l’injection de tamoxifène peut provoquer un retard de croissance. L’anesthésie générale peut entraîner des difficultés respiratoires se manifestant par des spasmes abdominaux et ne devraient pas engendrer de nuisances ou d’effets indésirables particuliers sur les souris. L’induction d’arythmies ventriculaires par la stimulation cardiaque pourrait entrainer des effets indésirables sévères (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire) et même conduire au décès de certains animaux.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet seront euthanasié suite à la fin de fertilité ou bien afin d’effectuer des analyses ex vivo.

Remplacement

Pour le moment, les études sur cellules, organes artificielles ou par modélisation informatique ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de la structure et fonction complexe des fibres de Purkinje. Cependant, les résultats obtenus pourront enrichir de futurs modèles mathématiques des fibres pour la réalisation de simulation virtuelle de la fonction cardiaque et des arythmies.

Réduction

Les animaux subiront le maximum de procédures possibles (sous anesthésie générale) afin d’obtenir le maximum de données sur un minimum de d’animaux. Dès que les résultats auront une puissance statistique minimale pour être exploités, la production de souris sera arrêtée.

Raffinement

Les mesures de raffinement sont mises en place à toutes les étapes du projet, notamment au cours de l’hébergement (cage collective, litière et enrichissement adaptés) et seront manipulés par des personnes compétentes et formées. L’état des animaux sera contrôlé quotidiennement afin d’éviter toute souffrance. Les animaux seront anesthésiés quand nécessaire et des points limites sont déterminés afin d’utiliser une méthode analgésique ou bien d’interrompre le protocole en cas d’apparition de signes de détresse.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle pour plusieurs raisons : -animal de petite taille, facile à héberger et à contentionner -modèle idéal pour la création de lignée : temps de gestation court (19 à 21 jours), -6 à 15 souriceaux par portée -modèle très utilisé pour mimer les maladies humaines de par les 99 pourcents d'homologies entre son génome et le génome humain - modèle très bien maitrisé en termes de manipulation génétique. Les stades de développement utilisés dans ce projet sont les suivants : -Souris adultes : des souris génitrices qui permettront le maintien de la lignée de souris transgéniques (à partir 6-8 semaines jusqu’à 24 semaines) et la descendance à partir du 3ème jour jusqu’à 6 semaines.

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Rats : 92
Souffrances
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Gavés deux fois par sonde, vingt-quatre heures puis une heure avant d'être tués, 92 rats sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Leur sérum et leur cœur servent ensuite à mesurer, sur cellules et ex vivo, l'effet protecteur d'extraits de romarin issus de l'agriculture régionale. Une grille de score de 0 à 18 est prévue, la mise à mort étant décidée au-delà de 15, pour une procédure qui se réduit à deux gavages. Le porteur écrit que ces traitements ne devraient pas avoir de conséquences néfastes aux doses choisies, après avoir indiqué que le gavage peut être à l'origine de douleurs modérées ou de stress.

Objectifs

Explorer le rôle protecteur cellulaire des phytonutriments issus d'extraits de Romarin (Rosmarinus officinalis), plante issue de l’agriculture régionale, sera intéressant dans le cadre de la prise en charge préventive de patients à risque d’infarctus du myocarde. Notre but sera d’évaluer les effets protecteurs cellulaires de la prise préventive d'extraits de Romarin. Notre approche est novatrice puisque les extraits ne seront pas disposés directement sur les cellules, mais le seront indirectement : après passage dans l’organisme, via le contact avec le sérum des rats traités par voie orale. Ainsi nos cellules seront mises en contact avec des extraits de Romarin, mais également avec leurs formes métabolisés ayant eux-aussi des propriétés anti-oxydantes. Notre objectif sera d’étudier des effets protecteurs cellulaires de sérum issus de rongeurs ayant eu un traitement oral avec des extraits de Romarin et leurs implications sur le stress oxydant. Nous évaluerons également ex vivo la cardioprotection induite par ces extraits suite à un test mimant l'infartus du myocarde. Ce projet a reçu un financement.

Bénéfices attendus

Explorer le rôle protecteur cellulaire des phytonutriments issus de Romarin, plante issue de l’agriculture régionale, sera donc intéressant dans le cadre de la prise en charge préventive de patients à risque d’infarctus du myocarde. Notre approche permettra de déterminer quelle formulation est la plus efficace pour protéger les cellules endothéliales ainsi que le cœur. Des stratégies préventives cardio-vasculaires ne sont pas très nombreuses et sont très attendus pour certains patients ne pouvant pas réaliser le traitement préventif de référence (activité physique).

Procédures

Les animaux subiront chacun deux traitements par voie orale (intervention évaluées à moins de 15 minutes) 24h puis 1h avant le sacrifice. Ces traitements ne devraient pas avoir de conséquences néfastes sur les animaux aux doses choisies.

Impact sur les animaux

Le traitement oral peut être à l’origine de douleurs modérées ou de stress pour l’animal. Néanmoins, toutes ces procédures seront réalisées par des personnels expérimentés. Les animaux seront surveillés tout au long de la procédure pour s’assurer de leur bien-être. Par ailleurs, les prélèvements de sang seront réalisés seulement après pré-anesthésie puis anesthésie léthale.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de permettre le prélèvement d'organes cibles.

Remplacement

Des expérimentations sur cellules sont actuellement conduites pour évaluer les différents mécanismes qui impactent la fonction des cellules cardiaques et endothéliales. Cependant la question posée ici est complexe et l’évaluation de l’effet des molécules et de leurs extractions sur modèle animaux vivants est nécessaire afin d’évaluer la biodisponibilité et l’efficacité biologique. L’intégration de l’expérimentation animale apparait donc comme nécessaire afin de compléter ce projet de recherche.

Réduction

Le nombre d'animaux a été établi pour permettre d'obtenir des résultats statistiques robustes et fiables. Ceci en se basant sur des résultats de la littérature scientifique et une analyse statistique permettant de déterminer le nombre minimum d'animaux à inclure pour démontrer une différence entre nos groupes.

Raffinement

Le protocole a été conçu pour limiter au maximum le stress subit par les animaux. Les animaux seront acclimatés 7 jours après leur arrivé à l’animalerie avant toute procédure. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un personnel formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Afin d’éviter toute douleur, les prélèvements seront réalisés post mortem suite à une anesthésie et une euthanasie. Durant toute la procédure expérimentale (gavage avec utilisation d'aiguille en plastique souple), les animaux seront suivis et en cas de douleur une injection d'analgésique est prévue. Au cours de la procédure expérimentale, le bien-être des animaux sera évalué par un personnel formé à l’aide d’une fiche intégrant les différents points limites (cf annexe). Sur la base de cette grille, un score est attribué (de 0 à 18). Si le score est compris entre 5 et 9, l’animal sera alors observé attentivement (deux observations par jour), et une prise en charge antalgique pourra être envisagée. Si le score est compris entre 10 et 14, un soulagement de la souffrance sera systématiquement envisagé (même protocole d’analgésie), l’animal sera surveillé de façon renforcée (plusieurs observations par 1/2 journée afin de s'assurer des effets de l'antalgie), et un second avis pourra être demandé en vue d’une éventuelle euthanasie. Enfin, si le score est compris entre 15 et 18, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiovasculaire des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in-vivo. L’utilisation du même animal pour différentes analyses permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. De plus, notre équipe est spécialisée dans l’étude des effets cardiovasculaires ce qui facilitera nos expériences d’ischémie-reperfusion ainsi que nos analyses biochimiques. Afin d’éviter des modifications liées au développement des animaux, les rats seront utilisés à un stade mature (12semaines) pour être représentatif d’une population adulte.

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Rats : 90
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Pour comprendre pourquoi le cœur diabétique répond mal à l'effort, 90 rats reçoivent pendant six semaines une eau de boisson additionnée d'un composé hypertenseur et une alimentation riche en graisses, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils courent ensuite vingt minutes sur un tapis motorisé, subissent une échocardiographie sous anesthésie pendant laquelle une molécule leur impose un stress cardiaque pouvant déclencher des arythmies, puis un test de tolérance au glucose de deux heures après mise à jeun. Tous sont tués pour prélever leur cœur et en isoler cardiomyocytes et mitochondries. Une grille de score remplie chaque jour tranche, selon un arbre de décision, entre l'administration d'un analgésique et la mise à mort de l'animal.

Objectifs

La réponse combat-fuite, ou fight or flight response, est une réaction permettant à notre organisme de faire face à une situation de danger. Au niveau cardiaque, cela se traduit par une augmentation de la fréquence et de la force de contraction des cellules du cœur. Il est bien établi que cette capacité d’adaptation du cœur à un stress est altérée dans le cadre de la maladie cardiaque associée au diabète de type 2 (DT2) et plus particulièrement dans la cardiopathie diabétique, caractérisée d'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée (HFpEF). Cette altération pourrait contribuer à expliquer l’intolérance à l’effort, les arythmies cardiaques et, potentiellement, le risque accru de mortalité en situation de stress chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque diabétique. L’objectif de ce travail est de mieux comprendre le rôle de l’altération de la fonction mitochondriale — organite clé dans la production d’énergie du cœur — dans la réponse défaillante du cœur diabétique à un stress. Ce projet se concentrera plus particulièrement sur le rôle d’une petite molécule, le monoxyde d’azote (NO), dans la modulation de la réponse des mitochondries cardiaques face à une situation de stress.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre le rôle de cette petite molécule, le monoxyde d’azote (NO), au niveau des centrales énergétiques des cellules du cœur, les mitochondries, dans une pathologie cardiaque encore mal comprise et pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement efficace : l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (HFpEF). Le développement récent de molécules capables de libérer du NO spécifiquement au niveau des mitochondries pourrait ainsi constituer une nouvelle piste thérapeutique prometteuse.

Procédures

Les animaux seront traités quotidiennement pendant six semaines avec avec un composé induisant de l'hypertension (dilué dans l’eau de boisson) et nourris avec un régime riche en graisses. L’association de ces deux traitements induira le développement d’une hypertension artérielle et de troubles métaboliques similaires à ceux observés dans le diabète de type 2. Les animaux seront ensuite soumis à différents évaluations pouvant générer des stress. Un test de course sur tapis motorisé d'une durée d'environ 20 minutes, une échocardiographie de stress sous anesthésie (environ 15 minutes) et enfin une mesure de la glycémie à jeun suivie d'un test de tolérance au glucose à partir de microprélèvements de sang au niveau de la veine de la queue (2h00).

Impact sur les animaux

Le traitement mélangeant régime gras (régime HFD pour high fat diet), afin d'induire des troubles métaboliques, et traitement avec un composé induisant de l'hypertension peut avoir des conséquences sur l’état de bien-être des animaux. Les animaux seront donc surveillés par un personnel habilité et formé pour ce type de procédure expérimentale. Une grille d'évaluation de la souffrance sera utilisée par le personnel qualifié. En cas de souffrance excessive, les animaux seront traités (antalgie ou euthanasie en cas de souffrance trop importante). Le traitement aigu avec un composé permettant de mimer un stress adrénergique, administré lors de l’échocardiographie, peut également affecter le bien-être des animaux. En effet, cette molécule va induire une situation de stress cardiaque (augmentation de la force et de la fréquence de contraction du coeur) pouvant être associé à des arythmies cardiaques. Les animaux seront donc étroitement surveillés et leur rythme cardiaque sera surveillé le temps de l'expérimentation. Un suivi particulier sera réalisé dans les heures suivant le stress, par un personnel formé et qualifié pour ce type d’interventions. Certains animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis de course motorisé. Cette procédure peut être stressante pour les animaux mais afin de réduire le stress, une procédure d'habituation à la course ainsi qu'à l'environnement particulier du tapis de course sera mise en place lors des quelques jours précédant les tests. La mise à jeun des animaux pour la mesure de la glycémie se fera pendant la phase diurne (période pendant laquelle les animaux mangent peu) afin de réduire le stress. Le microprélèvement de sang au niveau de la veine caudale sera précédé d'une anesthésie locale de la zone de prélèvement avec un anesthésique en crème. Les autres expérimentations seront réalisées sur des organes, des cellules et des mitochondries isolées, nécessitant l’euthanasie des animaux avant le prélèvement des tissus.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement du coeur et ainsi permettre l'isolement primaire de cardiomyocytes, de mitochondries ou des analyses biochimiques.

Remplacement

Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro pour évaluer l’impact du stress métabolique (régime riche en graisse) et hypertensif (inhibition de la synthèse du NO) sur le remodelage pathologique du coeur. Par ailleurs, l’utilisation d’animaux permet d'étudier des mécanismes cellulaires qui ne peuvent être analysés chez le patient. Par conséquent l'utilisation de modèles animaux apparait comme indispensable à la réalisation de ce protocole.

Réduction

Un grand nombre d'expérimentations sera réalisé sur des cœurs, des cellules ou des mitochondries isolées. Cette approche permet, en contrôlant un grand nombre de paramètres et ainsi en réduisant la variablité d'une expérience à l'autre, de limiter le nombre d'animaux utilisés. De plus, la taille du cœur du rat permet de collecter une grande quantité de matériel biologique et permettra, à partir d'un même coeur de réaliser différentes évaluations (biochimie, immuno-précipitation, protéomique). Le nombre d'animaux utilisé par groupe a été préalablement determiné à l'aide d'un logiciel de statistique.

Raffinement

Les animaux sont stabulés une semaine après leur arrivée, avant toute procédure, afin de s’acclimater à leurs conditions d’hébergement. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un animalier formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Ainsi, en se basant sur cette grille, un score sera attributé à chaque animal afin d'évaluer son état de bien être ou de souffrance. Les résultats de cette observation permettront, en se basant sur un arbre décisionnel, d'opter, si necessaire, soit pour une stratégie d'analgésie soit pour la mise de la mort de l'animal. Lors des différentes expérimentations (test de course, echocardiographie de stress, mesure du glucose sanguin) des mesures sont prises pour limiter le stress et la souffrance des animaux. Ainsi, les animaux seront préalablement familiarisé à l'environnement du tapis de course pendant 3 jours avant le test de course. L'échocardiographie de stress sera réalisée sous anesthésie et les animaux seront surveillés par enregistrement de leurs rythmes cardiaque et respiratoire ainsi que de leur température corporelle. Enfin, le microprélèvement de sang à la queue des animaux sera réalisé après anesthésie locale de la zone de prélèvement.

Choix des espèces

Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. L’utilisation des même tissus (coeur) ex vivo puis pour des analyses biochimiques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte (rats de 12-15 semaines) afin de pouvoir travailler sur un système cardiovasculaire mature et sans facteurs de complications

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    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 560
Souffrances
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Devenir
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560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées puis greffées avec de la moelle osseuse modifiée, laissées plusieurs mois, avant huit à vingt-quatre semaines de régime enrichi en graisses, en cholestérol et en sucre destiné à provoquer obésité, résistance à l'insuline, maladie du foie et athérosclérose. Suivent des mises à jeun, cinq microprélèvements de sang à la queue par test, des tests de tolérance au glucose et aux lipides sur animal vigile, et pour une partie une échographie cardiaque sous anesthésie. Les retombées annoncées se limitent à envisager un lipide comme marqueur de risque et à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, quand l'obésité provoquée, elle, est immédiate. Le porteur affirme que le dialogue entre organes ne peut pas s'étudier en culture cellulaire et que le projet ne s'envisage qu'à l'échelle de l'"organisme entier".

Objectifs

Les maladies métaboliques telles que l’obésité sont caractérisées par des désordres touchant le métabolisme énergétique, et notamment des lipides. Elles sont fréquemment associées à des complications cardiaques et vasculaires. L’accumulation de lipides dans la paroi des artères est une conséquence fréquente qui peut conduire à des accidents vasculaires comme la crise cardiaque. Elle est associée à d’autres troubles comme l’obésité, le diabète, le cholestérol ou la maladie du foie gras. Ces maladies touchent plusieurs organes et doivent être étudiées de façon globale afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués. Parmi les mécanismes suggérés dans la littérature scientifique, une modification de certaines cellules immunitaires pourrait avoir un rôle important. Parmi ces éléments, un lipide essentiel pourrait être crucial. Cependant, le mécanisme d’action n’est pas compris pour le moment. Nous souhaitons donc dans ce projet bloquer la production de ce lipide essentiel uniquement dans les cellules immunitaires identifiées comme importantes afin d’identifier les mécanismes que ce lipide contrôle, notamment dans la progression des troubles qui sont associés à l’obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les mécanismes associés à l’émergence des maladies liées à l’obésité et aux troubles métaboliques qui en découlent tels que l’athérosclérose ou l’insulino-résistance, et plus particulièrement d’identifier un lipide clé des macrophages dans ce processus. Cette étude nous permettra de comprendre l’importance de la dérégulation de l’homéostasie lipidique des macrophages dans le développement des maladies cardiométaboliques et d’explorer les dialogues inter-cellulaire et inter-organes. L’ensemble de ces données permettra d’envisager ce lipide comme un marqueur pertinent, et ainsi d’identifier et de stratifier des populations humaines potentiellement à risque et finalement d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Les animaux impliqués dans ce projet seront soumis à une greffe de moelle osseuse qui implique une irradiation préalable (moins de 15 min) et une injection de cellules de moelle modifiées, sous anesthésie (5 min). Après plusieurs mois de repos pour que la greffe ait bien prise, les souris seront mises en présence d’un régime riche en graisses et en sucre pour une durée de 8-24 semaines. Avant et après régime, sur les souris vigiles nous évaluerons la masse grasse ce qui nécessite une courte contention (moins de 5 min), et elles seront testées par un faible prélèvement de sang sous anesthésie. A la suite du régime riche en graisse, les souris seront mises à jeun et rapidement évaluées sur le plan métabolique (moins de 2 h). Les réponses des souris à une ingestion de sucre ou de graisse seront alors évaluées grâce à de très faibles prélèvements de sang à la queue (5) sur de courtes périodes (moins de 2h). De même, la réponse des souris à l’insuline, afin d’estimer un potentiel diabète, sera réalisé selon la même procédure (2h). Afin que les évaluations soient fiables, les animaux seront vigiles et libres de leurs mouvements. De même, les évaluations seront distribuées équitablement afin d’éviter toute fatigue. Le comportement des animaux sera mesuré sur plusieurs jours grâce à des cages munies de divers capteurs. Enfin, une partie des animaux sera évaluée sur le fonctionnement du cœur par une échographie et un électrocardiogramme. Ceci sera réalisé sous anesthésie afin de garantir l’immobilité des souris et la qualité des images sans stresser l’animal. Les souris seront ensuite anesthésiées avant une euthanasie, afin de permettre les prélèvements de sang et d’organes nécessaires pour réaliser les analyses poussées requises pour ce projet.

Impact sur les animaux

Les souris seront exposées à des régimes riches en graisses, en cholestérol, et en sucre pendant plusieurs semaines (8 à 24) afin d’induire une obésité et de provoquer les désordres métaboliques qui lui sont associée : altération du métabolisme lipidique, insulino-résistance, maladies du foie non alcoolique, troubles du rythme, athérosclérose, troubles du rythme cardiaque…. Ces régimes pourraient induire un inconfort et une difficulté de déplacement dus à l’obésité développée. L’injection de progéniteurs de moelle-osseuse aux souris pourrait induire une douleur de courte durée et un risque d’hématome ou d’hémorragie. De plus, les souris seront soumises à un phénotypage métabolique qui inclus un jeûne non-strict de quelques heures ce qui peut engendrer une sensation de faim chez l’animal. Les injections pour le test de sensibilité à l’insuline et l'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose et un le suivi de glycémie (ou lipides) associé avec des prélèvements sanguins de faible volume pourront induire un stress et une douleur légère de courte durée. L'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose ou de lipide pour le test de tolérance aux lipides pourrait induire des microlésions et des irritations.

Devenir

Les souris impliquées dans les expériences seront euthanasiées à la fin de la période de maintien prévue et les tissus récupérés. L’euthanasie est en effet requise afin de réaliser les dosages moléculaires et anatomiques fins pour répondre à la question (ou aux objectifs) scientifique de ce projet.

Remplacement

Le dialogue inter-organes (coeur-foie, foie-vaisseaux sanguins, foie-tissus adipeux …) impliqué dans les maladies cardio-métaboliques, et entre les différents types cellulaires (macrophages/hépatocytes ou adipocytes) au sein d’un organe, est particulièrement complexe et ne permet pas leurs études in vitro dans des cultures cellulaires. Ainsi l’impact induit par un régime peut être différent en fonction du tissu ou des cellules observées. D’autre part, l’altération de la fonction des cellules immunitaires dans un organe peut avoir un écho profond dans des organes plus distants. La réalisation du projet ne peut donc s’envisager qu’à l’échelle de l’organisme entier afin d’avoir une approche globale et intégrée des mécanismes impliqués

Réduction

Le projet impliquera 560 animaux au total. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Les études bibliographiques préalables ont permis de réduire le nombre d’évaluations à réaliser, et donc le nombre d’animaux requis. La composition et la durée du régime riche en graisse utilisé ici sera déterminée par les résultats d’une étude pilote en cours. Cette méthode nous permet ainsi d’assurer avec un faible nombre d’animaux le succès de ce projet et une utilisation rationnée et réduite au strict nécessaire.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel ou à 30 degrés Celsius est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Les greffes et les explorations cardiaques seront réalisées sous anesthésie générale afin de limiter le stress des animaux. Les animaux seront vérifiés quotidiennement et un suivi régulier du poids sera effectué afin de s'assurer du bien-être des animaux. Pour faciliter l'alimentation, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage en cas de nécessité. Conformément à la réglementation, les actes techniques seront réalisés par du personnel formé et compétent pour respecter le bien-être animal et diminuer leur stress. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

La souris constitue le modèle privilégié pour l’étude des mécanismes impliqués dans la pathophysiologie des maladies métaboliques : la souris est le mammifère le moins évolué qui développe rapidement des maladies métaboliques similaires à l’Homme. L’analyse de l’athérosclérose requiert une modification du métabolisme lipidique et une altération de la communication inter-organes. Nous utiliserons une lignée de souris qui présente un métabolisme lipidique plus proche de ce que l’on peut observer chez l’Homme. Des souris âgées de 10 à 12 semaines, un âge auquel elles sont suffisamment matures pour supporter la transplantation, seront utilisées. Les régimes obésogènes seront mis en place à l'âge de 12 à 16 semaines, afin de laisser le temps aux souris de récupérer de leur transplantation.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 220
Rats : 220
Souffrances
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Devenir
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Les poumons de chaque animal reçoivent des microplastiques trois fois par semaine, par un air pollué respiré pendant 25 minutes ou par instillation directe dans la trachée sous anesthésie. 220 souris et 220 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'examen histologique du cœur et des poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. S'y ajoutent des tests d'effort sur tapis roulant, des mesures de fonction respiratoire sur animal éveillé et des échocardiographies sous anesthésie, quinze minutes chacune. Pour ces 440 animaux classés au niveau de souffrance le plus élevé, les atteintes attendues tiennent en une phrase, une difficulté respiratoire, une baisse d'activité physique et parfois une perte de poids.

Objectifs

La pollution de l’air s’intensifie et représente un risque croissant pour la santé. Parmi les polluants atmosphériques, les particules fines et les microplastiques suscitent des inquiétudes, car ils peuvent pénétrer profondément dans les poumons, perturber les défenses immunitaires et favoriser des maladies respiratoires comme la bronchopneumopathie chronique obstructive et l’asthme. En France, on inhale chaque jour 30 000 particules de microplastique, et dans le monde, ce chiffre peut atteindre 2,8 millions de particules par jour en Chine. Au-delà des poumons, ces particules peuvent passer dans la circulation sanguine et atteindre d’autres organes, avec des effets potentiels sur le système cardiovasculaire. L'impact des particules fines d'origine microplastique que l'organisme ne peut pas éliminer reste encore mal compris. Leur présence dans les tissus pulmonaires et lymphatiques suggère un risque de dissémination et de toxicité à long terme. Pour mieux comprendre comment ces particules de microplastique se disséminent dans l’organisme et comment elles impactent la fonction de certains organes comme les poumons, le cœur ou les vaisseaux sanguins, nous avons développé un modèle d’exposition aux microplastiques chez le rat et la souris qui imite cette exposition environnementale.

Bénéfices attendus

Ce travail vise à mieux comprendre des mécanismes de toxicité des particules fines de microplastiques sur les poumons et le coeur, en mettant l’accent sur les processus inflammatoires impliqués. L’analyse de ces interactions complexes permettra d’identifier les facteurs responsables des altérations observées après une exposition aux particules fines d’origine microplastique. Les résultats de ce modèle seront mis en perspective avec des données obtenues sur des biopsies pulmonaires de patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive. Ces avancées pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et d’amélioration de la prise en charge des maladies pulmonaires chroniques associées à cette pollution environnementale émergente.

Procédures

Les poumons des animaux seront soumis 3 fois par semaines à des microplastiques de petites tailles administrés soit par de l'air polué pendant 25 minutes sur animal vigile soit par instillation directe via la trachée sous anesthésie (5 minutes). Certains animaux subiront des explorations du coeur et des poumons soit sur animal éveillé pour de la fonction respiratoire (15 minutes par animal) et le test d’effort sur un tapis rouilant (15 minutes par animal) soit sous anesthésie l'échocardiographie (environ 15 minutes par animal).

Impact sur les animaux

Certains animaux pourraient présenter des symptômes tels que la difficulté respiratoire, une réduction de l'activité physique et, dans certains cas, une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure pour permettre des prélèvements d'organes. L'objectif principal de cette euthanasie est de réaliser une exploration histologique approfondie, mettant particulièrement l'accent sur des organes tels que le cœur et les poumons. Ce processus est essentiel pour une compréhension détaillée des éventuelles altérations histopathologiques et pour valider les atteintes pulmonaires et cardiaques.

Remplacement

Il n'existe actuellement aucun modèle in vitro capable de reproduire fidèlement ces conditions physiopathologiques. Les expériences sur les rongeurs demeurent indispensables pour mener des explorations in vivo et, surtout, ex vivo. Cette approche est essentielle pour mieux comprendre les mécanismes inflammatoires induits par une exposition aux microplastiques. Ces expérimentations, difficiles à réaliser chez l'homme, ne peuvent être remplacées par des modèles cellulaires, qui ne permettent pas de recréer des conditions comparables à celles observées chez l'humain.

Réduction

"Nous avons optimisé l'utilisation des animaux en adoptant une approche rationnelle et rigoureuse dans la conception des protocoles. Ainsi, les analyses hémodynamiques et biologiques sont réalisées sur un même animal, ce qui réduit le nombre de rongeurs nécessaires tout en optimisant l'interprétation des résultats. Afin de limiter davantage le nombre d'animaux et d'augmenter la puissance statistique, un maximum de paramètres sera mesuré sur chacun d'eux. Le nombre d’animaux inclus dans ce projet a été déterminé à l’aide d’outils statistiques afin de garantir des résultats robustes et significatifs.

Raffinement

Notre objectif est de réduire au strict minimum la détresse imposée aux animaux. Les rats et souris seront hébergés de manière appropriée, avec un enrichissement du milieu permettant de répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Les animaux seront surveillés de près et les points limites établis seront appliqués. Nous évaluerons les critères de souffrance animale (rythme cardio-respiratoire, reprise de mouvement, état de prostration, hydratation) ; en cas de détresse anormale, les animaux seront euthanasiés. Chaque jour, les animaux sont contrôlés par un zootechnicien formé lors de sa visite de zone.

Choix des espèces

Les modèles de souris (Mus musculus) et de rat Wistar sont largement utilisés et bien caractérisés sur le plan cardiovasculaire. Leur physiologie cardiaque présente de grandes similitudes avec celle de l’Homme, tant au niveau des régulations que de la structure morpho-fonctionnelle, permettant une exploration approfondie des mécanismes impliqués, de l’échelle moléculaire aux mesures in vivo. L’utilisation des deux espèces se justifie par les contraintes actuelles de l’appareil d'exposition par nébulisation (aérosol) des particules fines d’origine microplastique, actuellement adapté aux souris mais non encore aux rats. Des ajustements sont toutefois en cours afin d’étendre son utilisation aux rats, optimisant ainsi l’approche expérimentale tout en minimisant un potentiel stress sur les rongeurs. Les études sont réalisées sur des animaux adultes mâles et femelles âgés de 7 à 8 semaines. Nous utilisons le stade adulte car nous souhaitons étudier les effets extra-pulmonaires, notamment cardiovasculaires, dont le système est pleinement mature chez les rongeurs à l’âge adulte. Nous voulons également éviter les biais liés à la croissanceou au vieillisement, afin d’obtenir des résultats comparables aux autres études environnementales publiées, qui utilisent majoritairement des animaux adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 176
Souffrances
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▲ 176
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Devenir
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 176

Des rats de quatre semaines, pesant une centaine de grammes, reçoivent un traitement qui leur provoque une hypertension des artères pulmonaires. 176 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour prélèvement des poumons, du cœur, du foie et de la rate. Chacun subit deux échographies cardiaques sous anesthésie et une injection intrapéritonéale par jour pendant deux à trois semaines, certains recevant en plus une minipompe posée chirurgicalement. Le porteur invoque un "besoin médical critique" et des options thérapeutiques limitées, quand le projet consiste à tester chez le rat des inhibiteurs d'une protéine repérée en culture cellulaire.

Objectifs

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie vasculaire rare et progressive caractérisée par un rétrécissement des petites artères pulmonaires, entraînant une augmentation de la pression artérielle dans la circulation pulmonaire. Dans ce projet, nous allons tester de nouveaux médicaments susceptibles de ralentir ou corriger les anomalies à l’origine de cette maladie. Pour cela, nous utiliserons des modèles expérimentaux chez le rat qui reproduisent les principales caractéristiques de l’HTAP humaine. L’objectif est de mieux comprendre comment la maladie se développe et d’identifier les mécanismes biologiques sur lesquels les traitements agissent. Cela permettra d’envisager, à terme, de nouvelles approches pour soigner les patients atteints d’HTAP.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à répondre à un besoin médical critique en explorant de nouvelles approches thérapeutiques pour l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), une pathologie grave et complexe pour laquelle les options actuelles sont limitées. Avancées thérapeutiques : L’étude permettra d’évaluer si l’intégrine αvβ3 constitue une cible thérapeutique pertinente pour l’HTAP. L’efficacité des inhibiteurs de αvβ3 sera testée afin de déterminer leur impact sur la réduction du remodelage vasculaire pulmonaire et l’amélioration des paramètres hémodynamiques. Compréhension des mécanismes : Les résultats attendus contribueront à une meilleure compréhension des voies de signalisation impliquées dans l’action des inhibiteurs de αvβ3. En particulier, ils permettront d’analyser leur effet sur la prolifération cellulaire, l’inflammation et la dysfonction endothéliale associées à l’HTAP. Impacts translationnels : Ce projet fournira une base scientifique solide pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant l’intégrine αvβ3 dans le traitement de l’HTAP. Les résultats obtenus pourraient également ouvrir des perspectives pour élargir l’utilisation de ces inhibiteurs à d’autres pathologies impliquant des mécanismes similaires. En se focalisant sur les mécanismes fondamentaux de l’HTAP, ce projet pourrait non seulement améliorer les résultats cliniques des patients, mais aussi contribuer à l’élargissement des connaissances sur cette maladie. Ces bénéfices attendus représentent une avancée importante vers des traitements plus ciblés et efficaces.

Procédures

Dans le cadre de cette étude, les animaux seront soumis à plusieurs interventions expérimentales. Deux échographies cardiaques non invasives seront réalisées sous anesthésie générale légère, chacune durant environ cinq minutes. Ces examens permettront de suivre l’évolution de la maladie et d’évaluer l’effet des traitements. Un sous-groupe d’animaux subira une courte chirurgie (environ 15 minutes) sous anesthésie générale pour l’implantation d’une minipompe osmotique permettant l’administration continue d’un traitement. Les animaux seront surveillés durant la phase de réveil post-opératoire. Chaque animal recevra une injection sous-cutanée unique en début de protocole, puis une injection intrapéritonéale par jour pendant 2 ou 3 semaines selon la procédure suivie (à l’exception des animaux porteurs de minipompe). Chaque injection est réalisée sous anesthésie locale et dure moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Les traitements administrés ont déjà été testés et présentent un bon profil de sécurité, avec une toxicité minimale. Les effets indésirables attendus dans ce projet concernent les interventions expérimentales ainsi que les manifestations liées aux pathologies induites : • Les injections sous-cutanées peuvent provoquer une douleur modérée et transitoire au point d'injection • La chirurgie abdominale peut entraîner une douleur postopératoire modérée, localisée dans la zone opérée. • Les échographies peuvent générer un stress léger et temporaire dû à la contention et à l’anesthésie. • Les procédures terminales sont réalisées sous anesthésie générale et ne génèrent pas d’effet indésirable postérieur. • Les modèles d’hypertension pulmonaire peuvent provoquer une fatigue progressive et une réduction de la prise de poids.

Devenir

À la fin de l’étude, les animaux sont euthanasiés par dislocation cervicale sous anesthésie, garantissant l'absence de souffrance. Des prélèvements d'organes (poumons, cœur, foie et rate) seront réalisés afin de valider l'efficacité des traitements dans les tissus biologiques. De plus, comme décrites dans notre demande, différentes expérimentations biologiques seront réalisées au laboratoire pour démontrer les mécanismes mis en jeu.

Remplacement

Ce projet repose sur des résultats prometteurs obtenus à partir d’études in vitro sur des cultures cellulaires. Ces travaux ont permis de mettre en évidence des altérations dans des voies de signalisation clés impliquées dans le remodelage vasculaire pulmonaire. Le traitement par des inhibiteurs ciblant cette intégrine a montré une réduction significative de la prolifération des cellules musculaires lisses d’artère pulmonaire (CML-AP) induite par le Facteur de von Willebrand (vWF). Ces résultats suggèrent un rôle crucial de l’axe vWF/LRP4/αvβ3 dans la prolifération cellulaire associée à l’HTAP. Toutefois, pour valider l’impact de cette inhibition sur le remodelage vasculaire pulmonaire dans un contexte physiologique intégré, l’utilisation de modèles animaux est nécessaire. Les modèles SuHx et MCT d’hypertension pulmonaire ont été choisis pour leur aptitude à reproduire les altérations pathologiques observées chez l’Homme, notamment le remodelage vasculaire, la prolifération des CML-AP et l’élévation de la pression artérielle pulmonaire. Ces modèles permettent d’induire ces modifications et constitue une approche préclinique pertinente pour tester l’efficacité de traitements. Ces modèles expérimentaux offrent une plateforme robuste pour évaluer les effets des traitements sur la progression de la maladie, mesurer la réduction du remodelage vasculaire et déterminer les implications thérapeutiques potentielles. L’étude des interactions entre les voies de signalisation impliquées dans l’action des inhibiteurs d'intégrine fournira également des informations essentielles sur les mécanismes sous-jacents de cette approche thérapeutique.

Réduction

Les effectifs ont été soigneusement calculés en utilisant des outils statistiques avancés, en tenant compte des données issues de nos études préliminaires et des résultats disponibles dans la littérature sur l’hypertension pulmonaire. Les critères hémodynamiques, tels que la pression artérielle pulmonaire moyenne et l’évaluation du remodelage vasculaire, sont les principaux paramètres retenus pour évaluer l’efficacité des traitements. Cette approche permet de cibler les analyses sur des mesures précises et pertinentes, limitant ainsi la nécessité d’effectuer des évaluations multiples ou prolongées. De plus, les animaux témoins utilisés dans cette étude seront, lorsque cela est possible, réutilisés pour des analyses complémentaires afin d’optimiser leur usage et éviter l’expérimentation supplémentaire sur de nouveaux individus. Egalement, nous avons inclut dans la procédure 1 une étude pilote afin de déterminer le meilleur candidat médicament pour poursuivre le reste de l'étude avec une seule molécule. Cette stratégie vise à maximiser l’exploitation des données obtenues tout en réduisant le nombre total d’animaux nécessaires au projet. Par ailleurs, les résultats issus de ces expérimentations pourront être valorisés dans le cadre d’autres recherches sur l’HTAP et les mécanismes moléculaires associés, garantissant ainsi une utilisation optimale des ressources animales disponibles

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un enrichissement de leur environnement avec des matériaux adaptés tels que du coton, des rouleaux de carton et des bâtonnets en bois, leur permettant de réaliser des comportements naturels. Ils seront toujours hébergés en groupes pour éviter l’isolement, et une période d’acclimatation de 2 semaines sera respectée avant le début des procédures. Pour garantir leur bien-être, un système de surveillance basé sur des points limites sera appliqué afin de détecter rapidement tout signe de souffrance. Une attention particulière est portée à la gestion de la douleur : une analgésie est administrée avant les interventions douloureuses, notamment avant la chirurgie, et toutes les interventions sont réalisées sous anesthésie adaptée (anesthésie générale pour la chirurgie, anesthésie locale pour les injections). Cela permet de réduire efficacement toute douleur ou stress potentiel. L’ensemble des procédures sera réalisé dans le strict respect des principes éthiques, afin d’assurer des conditions optimales pour les animaux tout au long de l’étude.

Choix des espèces

Les rats sont des modèles standards et bien établis pour l’étude des maladies cardiovasculaires, notamment l’hypertension pulmonaire. Des rats âgés de 4 semaines et pesant environ 100 grammes seront utilisés, conformément aux standards expérimentaux des modèles validés d’hypertension pulmonaire. Cet âge est requis pour assurer l’induction efficace et reproductible de la maladie dans les protocoles utilisés, tout en permettant une comparaison directe avec les données existantes dans la littérature préclinique. Ce choix permet également d’optimiser la transposabilité des résultats vers des approches translationnelles ultérieures.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
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Devenir
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 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, la moitié soumise à un régime gras pendant dix-huit mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal passe 48 heures seul en cage de mesure de la dépense énergétique, subit sept pesées, une injection, un gavage et trois prélèvements, puis jusqu'à six tests évaluant l'anxiété, l'activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire et les capacités sensorimotrices. La faim liée à la mise à jeun, la peur pendant les manipulations et l'isolement figurent parmi les nuisances déclarées. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur "l'animal entier" et retient la souris pour la facilité d'y invalider des gènes, les corps servant ensuite aux analyses histologiques.

Objectifs

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladies du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Il étudie aussi l'impact du vieillissement biologique dans la survenue des pathologies avec l'âge et le déclin des fonctions physiques et cognitives. Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l'homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: - comprendre à l'échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries - mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras - Etudier/décrire l'impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes au cours du vieillissement - étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme (vieillissement biologique). Le projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Ce projet aboutira à une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ Dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s'agira de: - Comprendre/décrire dans un organisme l'impact des invalidations génétiques de protéines, notamment mitochondriales impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique, sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. - Comprendre/décrire l'activité métabolique des mitochondries, l'expression des gènes du métabolisme lipidique et glucidique et de régulation de la fonction mitochondriale, et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. - Comprendre l'impact d'une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, - Comprendre l'impact du vieillissement sur le fonctionnement des organes, 2/ Dans le cadre de la recherche d'outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l’homme: - Identifier des voies de signalisation et cibles thérapeutiques du métabolisme énergétique et lipidique, visant au développement de futurs médicaments.

Procédures

Dans le premier établissement, la moitié des animaux (souris) seront mis sous régime gras pendant 18 mois. Ils subiront, des pesées (7 fois, 30 sec), une injection (5 sec), un gavage (30 sec) et des prélèvements à 3 reprises (5 sec à 3 min), une mesure de la composition corporelle en matières grasses à 3 reprises (4min) et une mesure de la dépense énergétique où l’animal est hébergé seul (1 fois pendant 48h). Dans le second établissement, ils subiront jusqu’à 6 tests de comportements (durée 6min à 30min) afin d'évaluer l'anxiété, l’activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire, les capacités sensorimotrices, et les capacités physiques de l’animal.

Impact sur les animaux

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. Le changement de régime alimentaire peut induire un stress à l'animal. La faim est une nuisance pouvant survenir lors de la mise à jeun des animaux.La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux, à l'occasion des prélèvements ou de leur isolement dans certaines procédures. La peur et le stress peuvent aussi survenir lors la découverte de nouveaux environnements, ou lors de l'administration d'un produit anesthésiant avant prélèvement. D'autres nuisances sont la douleur à l'injection, lors des prélèvements, ou à l'occasion de certains tests comportementaux.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort à des fins d’analyse et d’études histologiques.

Remplacement

Nos travaux visent à étudier à l'échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques En parallèle,des tests de culture cellulaire sont à l'étude pour étudier des mécanismes précis et limiter le nombre d'animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé sur la base de nos études antérieures ou de la littérature correspondante. Dans ce contexte, le nombre d’animaux utilisé dans chaque groupe étudié sera suffisant pour réaliser les analyses statistiques. De plus, plusieurs données scientifiques pourront être obtenues avec un même animal ce qui réduira le nombre d'animaux dans le projet.

Raffinement

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre : - les moyens pour limiter le stress aux animaux seront appliqués: avant les expériences, les animaux seront manipulés et habitués à l’expérimentateur afin de favoriser leur coopération dans les actes non invasifs et non douloureux. Ils seront acclimatés aux différentes conditions expérimentales (pièce, hébergement individuel, et différents expérimentateurs). Les expériences seront réalisées dans une pièce calme en présence d'un faible nombre d'expérimentateurs. - les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur. - des anesthésiques et analgésiques seront utilisés dans les procédures en terminal. Un transporteur agréé pour le transport d'animaux sera réquisitionné. La durée du transport entre les établissements utilisateurs n’excèdera pas les 30 minutes. Les animaux seront transportés dans leur cage d'origine (enrichissement compris) afin de limiter le stress lié au transport. Des points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure seront établis, - dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits, - des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après les actes quand c'est nécessaire, - la mise en place de procédures de mise à mort quand c'est nécessaire.

Choix des espèces

La finalité du projet est d'identifier les effets de la mutation de protéines, notamment mitochondriales, impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique et le vieillissement. Ainsi, il est indispensable de travailler sur l’animal entier pour comprendre le rôle de ces protéines. Le choix du modèle souris vient du fait que celui-ci offre de larges potentialités pour l'application des méthodes d'ingénierie génétique et d'étude expérimentale du comportement. Il est possible, grâce à ce modèle, d’invalider l’expression des protéines étudiées dans ce projet, et ainsi d'évaluer leur rôle. Nous disposons de lignées murines transgéniques sur ces protéines pour réaliser notre projet. Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides et des glucides sur ce modèle animal. Nous maîtrisons d'un point de vue scientifique l'état de l'art sur la physiopathologie de l'athérosclérose et de la maladie du foie (inflammation et stéatose) sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour démarrer le régime dans les études portant sur l'étude du métabolisme ou de l'athérosclérose. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l'athérosclérose chez la souris et l'impact du régime alimentaire sur l'altération des fonctions au cours du vieillissement de l'animal. Dans les articles scientifiquement, le vieillissement chez la souris, est classiquement étudié chez des souris âgées de 12 à 18 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 140
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 140

140 rats de huit semaines vont être utilisés, chacun passant au moins cinq anesthésies, de l'induction de l'hypertension pulmonaire aux trois échocardiographies hebdomadaires puis au cathétérisme cardiaque final. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré à sévère et tous les rats sont tués, leur cœur et leurs poumons analysés après la mort, le porteur annonçant par ailleurs un total de 120 animaux quand la déclaration en compte 140. À partir du quatorzième jour, la maladie provoquée entraîne un inconfort respiratoire, un essoufflement à l'effort, une fatigue et une mobilité réduite, jusqu'à une insuffisance cardiaque droite. Le porteur choisit de jeunes adultes parce que l'induction de l'hypertension y est "plus rapide et plus sévère", et annonce une utilité "majeure" pour des patients dépourvus de traitement, quand le projet en reste à valider l'intérêt d'une cible chez le rat.

Objectifs

Le projet vise à mieux comprendre et à améliorer le traitement d’une maladie rare et grave : l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). La pathogenèse de l’HTAP est complexe, et implique une dysfonction vasculaire, des facteurs hémodynamiques et environnementaux, ainsi que des prédispositions individuelles. En juin 2013, une étude scientifique commune à notre laboratoire de recherche et un laboratoire américain a démontré chez des patients atteints d’hypertension pulmonaire, l’existence de mutations dans le gène codant le canal potassique KCNK3. De plus, nous avons récemment mis en évidence dans différents types d'HTAP chez l'homme ainsi que dans différents modèles animaux d'HTAP, une perte d'expression et de fonction du KCNK3. Ces travaux démontrent qu’une perte d'expression ou de fonction du canal KCNK3 est un élément crucial initiateur de l'HTAP. Ainsi, nous voulons restaurer l'expression pulmonaire de KCNK3, par une approche de thérapie génique afin de réduire le développement de l’HTAP.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de valider l'intérêt de notre approche thérapeutique pour réduire le développement de l’hypertension pulmonaire. Les patients atteints de cette pathologie n'ayant actuellement aucun traitement spécifique, ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge de ces malades.

Procédures

L'induction de l'hypertension artérielle pulmonaire sera réalisée sous anesthésie. Tous les animaux subiront des échocardiographies, chaque semaine (au nombre de 3), réalisée sous anesthésie (environ 15 min par rats). Les prélèvements sanguins à la veine caudale, réalisés sous anesthésie, seront réalisés au moment des échocardiographies de fin de procédure. À la fin des procédures, tous les animaux subiront un cathétérisme cardiaque sous anesthésie (environ 20 minutes par animal). Toutes les interventions sur les animaux seront réalisées sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Comme décris précédemment, l'induction de l'hypertension artérielle pulmonaire sera réalisée sous anesthésie générale. Celle-ci va conduire à des effets secondaires important tels que de l'inconfort respiratoire, de l'essoufflement à l'effort ou encore la fatigue conduisant à une mobilité réduite de l'animal, à partir du 14ème jour. Les réveils des anesthésies réalisées pour les échographies peuvent également être une source de stress pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure, à moins qu'ils aient atteint leurs points limites avant celle-ci. Des analyses post-mortem seront alors réalisées ensuite sur le cœur et les poumons.

Remplacement

L’objectif de recherche est de mieux comprendre le développement de l'hypertension artérielle pulmonaire et de déterminer la pertinence d'une nouvelle cible thérapeutique. Le recours à des animaux se justifie par la nécessité d’étudier la fonction cardiovasculaire dans un contexte dit normal ou sain (physiologique) et un contexte ou l'animal est malade (physiopathologique). Il se justifie par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place de l'hypertension artérielle pulmonaire qui est un processus complexe.

Réduction

Les fonctions cardiovasculaires seront étudiées par des méthodes non invasives (échocardiographie) permettant de limiter le nombre d'animaux utilisés. Un dernier bilan (cathétérisme) de leur fonction cardiaque est réalisé à la fin de l'expérimentation afin de collecter un maximum de données. Le nombre total de rats utilisés sera de 120 sur l'ensemble de l'étude en combinant plusieurs approches expérimentales par différents expérimentateurs sur le même animal. Des expériences de biochimie et de biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Afin de déterminer le plus précisément possible le nombre nécessaire et suffisant d'animaux, nous avons utilisé un test statistique adéquat.

Raffinement

Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques. À la fin des expérimentations, les animaux seront sacrifiés pour prélèvement d’organes. L'eau ainsi que la nourriture sera en illimité pour les animaux. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages des animaux. La procédure conduira à une insuffisance cardiaque droite, les animaux seront donc surveillés quotidiennement (évaluation de la présence de points limites précoces, notamment la perte de poids) et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress.

Choix des espèces

Les rats présentent une anatomie vasculaire et des caractéristiques hémodynamiques similaires à celle de l’homme, en faisant le meilleur modèle pour ce projet. Il est indispensable d'évaluer l'efficacité d'une thérapie génique sur un modèle animal avant de pouvoir tester cette approche chez l'homme. Jeune adulte (8 semaines, 200g). A ce stade de développement (pleine phase de croissance) l’induction de l’hypertension artérielle pulmonaire est plus rapide et plus sévère. De plus, chez l'Homme l'hypertension artérielle pulmonaire se développe chez les jeunes adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 404
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 120
▲ 244
Devenir
 -
 -
 -
 404

Une minipompe implantée sous la peau du dos pour faire monter la pression artérielle, ou une aorte resserrée chirurgicalement pour provoquer une insuffisance cardiaque, puis une injection de virus derrière l'œil et une échocardiographie sous anesthésie tous les sept jours pendant six semaines. 404 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dont 244 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit l'hypertrophie du cœur qui évolue vers l'insuffisance cardiaque, l'œdème pulmonaire, la fatigue, la difficulté respiratoire et la prostration, et reconnaît des douleurs importantes pour la constriction de l'aorte. Il écrit aussi que l'injection derrière l'œil "ne provoque aucune nuisance notable" et que l'entretien des animaux est conduit de façon à "s'assurer qu'ils ne subissent aucun stress".

Objectifs

L’objectif du projet est de 1: Démontrer in vivo par l'utilisation de modèles d'hypertension provoquée chez la souris, qu’une thérapie génique réalisée par injection intraveineuse de virus qui cible le coeur et permettent l'augmentation de l'expression d'une enzyme dans le coeur, améliorerait l'activité cardiaque des patients atteints d’hypertension artérielle et éviterait que leur pathologie amène à l’insuffisance cardiaque. Des mesures de la fonction cardiaque par échocardiographie, de la mesure de pression artérielle et des analyses biochimiques réalisées ex vivo fourniront des éléments de réponse à ce sujet. 2: Ce projet permettra de caractériser également les effets protecteurs de notre traitement ex vivo à l'échelle cellulaire et moléculaire.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'apporter des connaissances essentielles pour la compréhension des mécanismes sous-jacents aux effets cardioprotecteurs d'une thérapie génique de l'insuffisance cardiaque ; ii/ A court terme ce projet nous permettra de valider notre concept thérapeutique innovant ouvrant la voie à une éventuelle thérapie génique de l'insuffisance cardiaque par une enzyme. A plus long terme il permettra de développer une alternative prometteuse ou un complément aux traitements actuels de l'insuffisance cardiaque induite par l’hypertension artérielle qui pour l'instant reste inefficace pour de nombreux patients.

Procédures

Un groupe d'animaux sera traité pharmacologiquement pour induire une hypertension. Pour cela, une minipompe délivrant des produits induisant une hypertension est placée sous la peau du dos de l'animal anesthésié et analgésié. Une deuxième groupe est soumis à une contriction de l'aorte pour induire une insuffisance cardiaque. Ces procédures chirurgicales réalisées sous anesthésie générale durent 10 minutes environ. Les animaux sont ensuite soumis à une seule injection rétro-orbitale des virus qui est réalisée en 1 minute sous anesthésie générale et qui ne provoque aucune nuisance notable. L'activité cardiaque et la pression artérielle des animaux est suivie régulièrement par échocardiographie tout les 7 jours sous anesthésie générale pendant 6 semaines. Ces mesures sont réalisées en 10 minutes.

Impact sur les animaux

L’hypertension et l’éventuelle insuffisance cardiaque qui vont ensuite s’installer dans le groupe soumis au traitement pharmacologique pour élever la pression artérielle ou l'autre, subissant la constriction de l’aorte, vont s’accompagner des signes cliniques de ces pathologies. L’apparition d’un œdème pulmonaire, qui provoquent fatigue, difficulté respiratoire, perte de poids et une prostration sera surveillée. Les chirurgies réalisées entraineront des douleurs peu importantes (pour le modèle induit pharmacologiquement) ou importantes (pour le modèle de constriction de l'aorte) qui seront prises en charge par un traitement analgésique approprié. Les modèles provoquent dans les 14 jours après traitement pharmacologique ou 2 jours après constriction de l’aorte, une hypertrophie du coeur qui évolue vers l'insuffisance cardiaque caractérisée par une diminution de sa capacité à pomper le sang et l’apparition d’un œdème pulmonaire caractéristique de la maladie.

Devenir

L’insuffisance cardiaque est une pathologie irréversible, les animaux sont donc euthanasiés en fin de procédure. L’ensemble des animaux sera euthanasié pour prélèvements d’organes, ce qui est nécessaire pour permettre l’évaluation du potentiel thérapeutique de la thérapie génique que nous testons.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle cellulaire permettant de récapituler le phénotype d’une cellule cardiaque adulte. Les tests cellulaires ne peuvent donc être réalisés que sur des cellules fraichement isolées de cœurs. De plus, dans l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque, le corps met en place des régulations physiologiques impliquant le système neuro-hormonal. Ces régulations neuro-hormonales ne peuvent pas être reproduites in vitro ce qui rend indispensable l’expérimentation dans un modèle préclinique intégré.

Réduction

(i) une planification minutieuse basée sur un calcul de puissance et l’expertise de l’équipe ont permis l'estimation de la taille d'échantillon optimale. Ceci a permis de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en préservant la validité statistique de l’étude, et de conserver une puissance statistique suffisante pour observer un effet de 40% obtenu sur la diminution de la fonction cardiaque (ii) les fonctions cardiovasculaires sont étudiées par des méthodes non invasives permettant de limiter le nombre d’animaux, (iii) afin de minimiser encore le nombre d’animaux utilisés, en fin d’expérimentation les tissus prélevés sont partagés entre les domaines explorés.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s’assurer qu’ils ne subissent aucun stress. Afin d’améliorer leurs conditions d’hébergement de l’enrichissement sera ajouté dans leurs cages. Les souris sont mises en cage et observées tous les jours. Les cages sont changées 2 fois par semaine afin de minimiser une éventuelle infection. L’hypertension artérielle sera induite en respectant au maximum les procédures de bien-être animal et en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques et analgésiques. Un suivi rigoureux des animaux engagés dans les procédures est mis en place. Des points limites ont été scrupuleusement déterminés et sont soigneusement évalués quotidiennement. Si ces points limites sont atteints, les animaux sont euthanasiés pour limiter leur souffrance et leurs organes sont prélevés.

Choix des espèces

La souris est choisie car c’est un mammifère qui constitue un modèle courant et classique pour l'étude de la fonction cardiovasculaire y compris dans un contexte pathologique. Il est un modèle de choix car il offre la possibilité d’induire l’insuffisance cardiaque par des procédures chirurgicales. Des souris mâles et femelles de 6 semaines (30g ) jeunes adultes sont utilisées car les maladies cardiovasculaires se déclarent essentiellement à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 238
Souffrances
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▲ 238
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Devenir
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 238

Une chirurgie cardiaque d'une heure trente, puis une mini-pompe osmotique portée sous la peau pendant trois semaines : 238 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ischémie-reperfusion du cœur, quatre échocardiographies sous anesthésie et une injection guidée par échographie, pour tester un acide ribonucléique messager censé relancer la division des cellules du muscle cardiaque. Le porteur indique que l'insuffisance cardiaque ainsi provoquée est susceptible de causer une souffrance chronique, une perte de poids et un affaiblissement. Seules des femelles servent aux premières procédures, la mortalité opératoire des mâles étant jugée trop élevée, et toutes sont tuées à la fin pour prélever le cœur, les muscles, le foie, les poumons et la rate.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque constitue un problème majeur, tant en termes de prise en charge des patients que de coûts de santé, en raison de la perte massive de cardiomyocytes fonctionnels. Le remplacement de ces cellules perdues par de nouvelles cellules contractiles représente un défi de taille, d’autant plus que, contrairement à certaines espèces non mammifères, le cœur humain adulte ne se régénère pas spontanément. Ce projet vise à stimuler la capacité naturelle du cœur à se réparer en réactivant la division des cellules musculaires cardiaques, un mécanisme qui s'arrête après la naissance. L’objectif est de trouver des solutions pour régénérer le muscle cardiaque endommagé après une crise cardiaque et restaurer sa fonction. Différents modes d’administration d’un traitement expérimental influencent sa répartition dans le cœur, sa capacité à activer la prolifération des cellules cardiaques et l’impact global sur la récupération des fonctions du cœur. Ce projet pourrait ouvrir la voie à de nouvelles thérapies pour traiter les maladies cardiaques.

Bénéfices attendus

Ce projet explore une thérapie innovante pour réparer le muscle cardiaque endommagé. Il vise à identifier la méthode la plus efficace pour administrer ce traitement, à démontrer qu’il peut stimuler la régénération des cellules cardiaques et à confirmer son potentiel pour améliorer la fonction du cœur. Ces travaux pourraient représenter une avancée majeure dans le développement de nouvelles solutions pour les maladies cardiaques

Procédures

Les animaux modèles d’ischémie-reperfusion subiront une chirurgie cardiaque. Cette intervention est réalisée une seule fois sur chaque souris modèle et dure 1h30. Une partie des animaux subiront un examen d'imagerie non invasive d'une durée de 20 minutes, une échocardiographie (20 minutes), une injection guidée par échocardiographie. Lors d'une seconde expérience, les animaux recevront une injection et subiront quatre échocardiographies (20 minutes). Enfin, les souris porteront une mini pompe osmotique en sous-cutanée dès injection du traitement et jusqu'à la fin de l'expérience soit, pour une durée de trois semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent ressentir un stress lié à leur manipulation et une douleur légère et brève au point d'injection. Les procédures nécessitant une anesthésie générale, comme les échocardiographies, la chirurgie cardiaque, les injections myocardiques transcutanées et l'imagerie, peuvent entraîner une baisse transitoire de la température corporelle et un assèchement des yeux. La chirurgie cardiaque, et l’implantation de mini-pompes osmotiques sous-cutanées peuvent provoquer une douleur modérée. De plus, l’insuffisance cardiaque induite par la chirurgie est susceptible de causer une souffrance chronique pour les souris, une perte de poids et un affaiblissement de l’animal.

Devenir

À la fin des procédures, tous les animaux seront mis à mort afin de prélever le cœur, les muscles, le foie, les poumons et la rate. Ces prélèvements permettront d’évaluer la biodistribution à l’échelle microscopique grâce à des analyses ex vivo et de mesurer l’efficacité de l’approche thérapeutique.

Remplacement

Les traitements sont d'abord testés sur des cellules cardiaques humaines pour vérifier leur fonctionnalité avant leur injection dans l’animal. Ce projet a pour objectif d'étudier la distribution et l'efficacité thérapeutique des traitements après injection dans un modèle in vivo. L’évaluation de l’effet thérapeutique repose principalement sur les performances fonctionnelles du cœur, ce qui nécessite l’utilisation d’animaux vivants. Cette étape est essentielle avant l'application de ces approches thérapeutiques chez l’homme.

Réduction

L’évaluation des résultats sera réalisée par une statisticienne indépendante, et les effectifs seront déterminés en fonction des analyses nécessaires pour garantir la validité statistique des conclusions. Les données ont été collectées à partir de la littérature et de notre propre expérience, et les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adaptés. Pour réduire le nombre de souris, les premières procédures seront effectuées uniquement sur des souris femelles dû à l’importante mortalité observée chez les souris mâles au cours de la chirurgie, ce qui obligerait à une augmentation significative des effectifs contrairement aux femelles protégées notamment par les œstrogènes. Le nombre d'animaux nécessaires tient compte des analyses de biodistribution et de la mortalité attendue, ainsi que de la variabilité des résultats, afin d’assurer des conclusions statistiquement robustes sur l’efficacité des approches thérapeutiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux dans un environnement enrichi et sont suivis quotidiennement par le personnel de l’animalerie, avec un contrôle régulier par le responsable du projet. Un suivi rigoureux, accompagné de points limites stricts et spécifiques au projet, permettra de détecter toute souffrance ou douleur. Des mesures concrètes seront mises en place pour minimiser ces effets, telles que l’administration d’antalgiques. Si nécessaire, une mise à mort anticipée sera pratiquée, conformément aux régulations en vigueur. Toutes les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale, avec analgésie avant et après l’intervention. Les méthodes d’imagerie utilisées seront non invasives et non douloureuses.

Choix des espèces

L’évaluation de l’effet thérapeutique, dont le critère principal est l’amélioration des performances fonctionnelles du cœur, nécessite l’utilisation d’animaux vivants. Le choix de l'espèce souris permet d’avoir accès à des modèles génétiquement modifiés, qui offrent un suivi précis du cycle cellulaire. Ce projet constitue une étape préclinique cruciale avant l’application des approches thérapeutiques chez l'homme. Des souris jeunes adultes, âgées de 8 à 10 semaines, chez lesquelles le système cardiovasculaire est pleinement mature seront utilisées. À cet âge, bien que la régénération spontanée du cœur soit limitée, il reste possible de stimuler une régénération partielle, contrairement aux souris plus jeunes où la régénération du cœur est plus complète.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Lapins : 28
Souffrances
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▲ 28
Devenir
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 28

Quatre-vingt-dix minutes d'anesthésie générale pour créer l'anévrisme, puis jusqu'à six semaines d'attente avant une seconde chirurgie sans réveil de soixante minutes et trente minutes d'imagerie. 28 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. L'anévrisme est induit à l'élastase sur la paroi artérielle, puis mis sous pression jusqu'à la rupture pour mesurer le seuil auquel il cède, les données alimentant à terme un modèle d'intelligence artificielle censé prédire le risque de rupture chez les patients. Le porteur écrit que les complications attendues, instabilité hémodynamique, hypotension, thromboses, points de suture qui lâchent et perte d'appétit, ne sont pas génératrices de souffrance, dans une procédure qu'il classe pourtant en gravité sévère.

Objectifs

Ce projet a pour principal objectif la caractérisation mécanique de la paroi anévrismale, la paroi artérielle localisée au niveau de l’anévrisme. Un anévrisme est une déformation structurelle de la paroi artérielle. La caractérisation mécanique permettrait alors de développer un outil d’aide au diagnostic. De fait, in fine, l’ensemble des données mécaniques obtenues numériquement et expérimentalement (in vitro et in vivo) permettrait de constituer une base de données alimentant un modèle d’intelligence artificielle, capable de prédire le risque de rupture d’un anévrisme à partir d’une imagerie médicale. Dans ce contexte, l’expérimentation in vivo doit répondre à plusieurs objectifs. Le projet doit permettre la création d’anévrisme sur un modèle lapin, qui sera imagé par un scanner spectral. Le scanner permet en effet de reconstruire la déformation engendrée en 3D afin d’obtenir l’état de contrainte associé. Cette procédure permettra notamment d’analyser l’influence du temps de maturation et de la quantité d’élastase. En parallèle, l’expérimentation in vivo devra permettre de déterminer une valeur de pression minimale à partir de laquelle il y aura rupture de l’anévrisme, ainsi que d’analyser l’état de dégradation des fibres.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément la pathologie visée. Sur du court terme, comme indiqué au préalable, la caractérisation de la rupture est visée (caractérisation post-mortem). De plus, l’intérêt est également d’appliquer ce protocole à plus grande échelle afin d’alimenter un modèle d’intelligence artificielle permettant de prédire la rupture d’anévrismes. Effectivement, sur du long terme, l’objectif principal de ce projet est de donner un outil de diagnostic aux praticiens quant à la distance à la rupture ou non d’un anévrisme à partir des propriétés biomécaniques de la paroi.

Procédures

Les lapins seront soumis à une procédure d’induction d’anévrisme classée sévère, cette procédure implique une première anesthésie générale de quatre-vingt-dix minutes des animaux. Selon les groupes, la procédure pourra s'étendre jusqu'à six semaines à compter de la création de l’anévrisme afin de comprendre l’effet du temps de maturation sur la fragilité des parois anévrismales. En fin de procédure, les lapins seront de nouveau anesthésiés pour la caractérisation et l'imagerie de l'anévrisme réalisé (durée soixante minutes + imagerie trente minutes).

Impact sur les animaux

Les lapins seront soumis à une procédure d’induction d’anévrisme avec un suivi au maximum de six semaines, procédure classée sévère. La première nuisance attendue est le stress et la douleur induits par la prémédication de l'anesthésie chez l’animal. Les lapins subiront une première chirurgie sous anesthésie générale pour l’induction de l’anévrisme. Les éventuelles complications attendues sont une instabilité hémodynamique et hypotension liées à l’anesthésie et la formation de thromboses dans les voies d’abords. Ces complications ne sont pas létales pour l’animal et ne sont pas génératrices de souffrance mais susceptibles d’être à l’origine d’un arrêt prématuré de la procédure pour l’animal considéré, tout comme le risque hémorragique pouvant survenir lors de cette chirurgie. Pour les effets indésirables post création d’anévrismes on notera : • réouverture de la plaie par les points de sutures qui sautent, une anesthésie est réalisée pour refaire les points, entrainant une cicatrisation en seconde intention. • une diminution de l’appétit : les lapins ont du mal à s'alimenter entraînant une perte de poids. Les lapins subiront une seconde chirurgie sous anesthésie générale sans réveil, à deux ou six semaines, où nous retrouverons les mêmes nuisances que la première chirurgie.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure, une résection du tissu anévrismal est effectuée afin de réaliser des tests de caractérisations biomécaniques sur ces tissus

Remplacement

Cette nouvelle phase d’expérimentation animale fait suite à un premier projet pilote, ainsi que plusieurs phases d’expérimentation in vitro et numérique qui ont permis de tester le dispositif de sollicitation sur des artères fantômes (imprimées en 3D) avec différents paramètres afin d’établir une première gamme de pressions utile. Pour faire suite à cette première phase d’expérimentation in vitro, une nouvelle étude va être réalisée en parallèle de l’expérimentation animale. L’expérimentation in vitro va être améliorée par l’utilisation de pompe pulsatile et des études paramétriques vont être réalisées. De plus, une phase de dégradation chimique de l’artère fantôme va être réalisée pour imiter la dégradation des fibres de la paroi artérielle. En revanche, l’expérimentation in vitro et numérique ne suffisent pas en ce qui concerne les propriétés biomécaniques de la paroi (élasticité, dégradation des fibres, artères multicouches, …). L’expérimentation animale est donc important pour obtenir de nouvelles informations pertinentes, notamment sur l’histologie des tissus.

Réduction

Un test de puissance statistique a été réalisé, notamment afin de réduire le nombre de lapins nécessaires à l’étude. La taille d’effet a été calculée à partir des données issues de la littérature et des données issues du premier projet. L'utilisation de l'imagerie non invasive permet la réalisation de plusieurs acquisitions sur le même animal, permettant ainsi une réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront commandés chez un fournisseur agréé et auront minimum une semaine d’acclimatation à leur environnement dans la pièce d’hébergement. Ils seront hébergés en collectivité, au sol dans des boxes dédiés avec alimentation et eau ad libitum. Les animaux seront suivis de manière quotidienne, manipulés pour réduire toute forme de stress. Ils seront pesés pour un suivi de gain de poids qui permettra le bon calcul des doses à administrées le jour de l’expérimentation. Le raffinement est appliqué, par l’utilisation de boxes/cages enrichis : foin, abris, bâton et bloc de cellulose à ronger permettant aux lapins d’exprimer au mieux leur comportement naturel. La règle de raffinement est aussi mise en place au cours de la procédure via un protocole d'anesthésie, des traitements analgésiques, anti-inflammatoires et une grille de suivi et des points limites adaptés.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle souvent choisi pour la création d’anévrismes cérébraux. Ce modèle a d’ailleurs déjà été utilisé dans le projet précédent. Dans la littérature, le modèle lapin a été validé par de nombreuses publications comme un bon modèle préclinique. De plus, la taille de l’animal est adaptée à l’utilisation du dispositif de déformation ainsi qu’à l’imagerie utilisée. Il est également possible d’imiter la pathologie humaine avec ce modèle, notamment en termes de dégradation des couches artérielles. Les lapins au stade de développement adulte (à partir de 3/4 mois) seront utilisés. A ce stade, les lapins ont un poids entre 3 et 3,5kg permettant d'avoir un accès fémoral aisé, nécessaire pour une bonne navigation lors de la procédure d'intervention angiographique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 5700
Souffrances
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▲ 3540
▲ 2160
Devenir
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 5700

Nourries huit semaines au régime gras, opérées pour provoquer un infarctus du myocarde, irradiées treize minutes avant une greffe de moelle osseuse, parfois privées de leur rate, 5 700 souris vont être utilisées et toutes tuées. 3 540 relèvent d'un niveau de souffrance modéré, 2 160 d'un niveau sévère. L'infarctus provoqué détruit une partie du muscle du ventricule gauche, l'irradiation entraîne fatigue, perte de poids et troubles digestifs, et une des lignées employées porte un déficit immunitaire. Le porteur écrit avoir calculé l'effectif au plus juste par des tests de puissance, sans donner un seul chiffre à l'appui de ces 5 700 souris.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès mondiale et posent un défi croissant aux systèmes de santé. La gestion des facteurs de risque, comme l'hypercholestérolémie, réduit ce fardeau, mais le rôle du système immunitaire est peu connu. Ce projet a pour but de caractériser les effets cellulaires et moléculaires d'un régime riche en lipides, court et transitoire, sur le remodelage cardiaque post-ischémique et de tester une approche thérapeutique pour limiter les dommages cardiaques délétères induits par l'alimentation. Les objectifs sont: 1. Caractériser les effets de la pré-exposition au régime riche en lipides sur le remodelage cardiaques à différents temps (avant et après l'infarctus) chez des souris mâles et femelles. 2. Étudier l’impact de l’exposition au régime riche en lipides sur les réponses immunitaires innées. 3. Comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de l’insuffisance cardiaque ischémique. 4. Tester des agents pharmaceutiques pour inverser la reprogrammation pathogénique des progéniteurs de la moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'améliorer notre compréhension des mécanismes du risque résiduel à long terme causé par une alimentation riche en lipides, et pourrait permettre de développer des nouvelles approches thérapeutiques ciblant les cellules myéloïdes.

Procédures

Exposition diète riche en matières grasses - durée 8 semaines // Infarctus du myocarde - durée 30 minutes // Traitement pour une déplétion de la microbiote avec un cocktail d’antibiotiques // Une echocardiographie - Durée 15 minutes // Injection d’anticorps - durée 1 minute, chaque 48h pendant 10 jours posterieures a la chirurgie ou Injection d’agents pharmaceutiques - durée 1 minute, 3 fois par semaine durant les 8 semaines postérieures au régime gras // Transplantation de la moelle osseuse - irradiation dure 13 minutes, transplantation dure 10 minutes. // Splénectomie (ablation de la rate)- durée 30 minutes.

Impact sur les animaux

Au cours des procédures, les animaux subiront les nuisances suivantes : 1/ Inconfort lié à la contention des animaux. 2/ Stress lié à l'anesthésie et mobilité transitoirement réduite. 3/ Le prélèvement de sang au niveau de la veine mandibulaire peut induire une douleur légère de courte durée au point du prélèvement. 5/ La transplantation de moelle osseuse par voie rétro-orbitaire peut provoquer une potentielle douleur de courte durée au point d’injection. 6/ Les chirurgies peuvent causer des douleurs modérées post opératoires transitoires. Les infarctus du myocarde vont entraîner la mort d’une partie du tissu cardiaque ventriculaire gauche. 7/ Les souris de la lignée Rag2 -/- présentent un phénotype dommageable car elles ont un déficit immunitaire. 8/ L’irradiation peut entraîner des effets secondaires tels que fatigue, perte de poids et troubles digestifs transitoires.

Devenir

À la fin de nos procédures, les animaux seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques ou d'inflammation dans le coeur.

Remplacement

Ces modèles d’animaux sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours de l’infarctus du myocarde. Ces événements sont des phénomènes complexes impliquant un grand nombre de types cellulaires, ce que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer dans leur entièreté. Ces modèles sont également nécessaires pour la validation des stratégies thérapeutiques pour mettre en application chez des patients présentant un infarctus du myocarde.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet a été calculé au plus juste par l'utilisation de calculs de puissance pour déterminer la taille minimale suffisante des groupes expérimentaux. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupes sociaux dans un environnement enrichi. Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l’utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour l’étude des maladies cardiovasculaires. Les souris génétiquement modifies (gain ou perte de fonction) sont d’une aide précieuse pour étudier les mécanismes physiopathologiques cellulaires et moléculaires. En plus, la souris permet de garantir l'homogénéité des résultats et la possibilité de surveiller le développement des complications vasculaires dans un espace de temps raisonnable. Grâce à ces modèles de souris, nous pourrons obtenir rapidement des résultats très importants pour notre projet, ce qui ne serait pas le cas avec une autre espèce ayant des temps de reproduction plus longs et avec des nombre de naissances moins importants. Ce modèle murin est bien prédictif de la pathologie humaine. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 semaines et chez lesquelles le système cardiovasculaire est arrivé à maturité. En dessous de cet âge, la puberté n’est pas systématiquement atteinte, ce qui peut induire un biais car les hormones sexuelles jouent un rôle dans le remodelage cardiaque. Dans le cadre de ce projet, afin d’induire une immunité entraînée, il est important de pré exposer les souris à un régime riche en matières grasses pendant 2 semaines a un jeune âge (6 semaines). Ensuite, l’infarctus sera induit quand les souris arrivent à un âge de 16 semaines. Faire un infarctus avant les 10 semaines peut réduire fortement la survie des souris.