Système cardiaque

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Souris : 48
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48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un télétransmetteur implanté sous la peau, sont isolées en cage individuelle trois semaines pour l'enregistrement de l'électrocardiogramme, puis subissent une exploration électrophysiologique par voie transœsophagienne sous anesthésie avant d'être tuées sans réveil, pour étudier les effets de la suralimentation postnatale sur le cœur. Le porteur classe l'isolement en cage individuelle comme une atteinte modérée. Il affirme que ce projet, reposant sur des échanges entre plusieurs organes, doit être conduit sur un animal entier.

Objectifs

Les maladies liées au surpoids sont en constante augmentation non seulement dans nos sociétés occidentales mais aussi dans les pays émergeants. Ces pathologies associent des désordres cardiovasculaires (hypertension artérielle, athérosclérose, coronaropathies, néphropathies) à des anomalies métaboliques majeures (dyslipidémies, diabète). Leurs origines, plurifactorielles, sont bien entendu à rechercher dans une inadaptation de notre patrimoine génétique aux modifications profondes de l’alimentation et du niveau d’activité physique, liées aux changements de nos sociétés. Des travaux récents tendent à montrer que des altérations précoces de l’environnement, notamment nutritionnel, pourraient infléchir durablement l’orientation pondérale, métabolique et cardiovasculaire des individus et participer à l'augmentation du risque cardiovasculaire observée dans les pays développés. Préciser et comprendre les mécanismes responsables de la survenue de ces altérations cardiovasculaires et métaboliques induites par des modifications précoces de l’alimentation, et mieux comprendre l’origine de cette plus grande susceptibilité du cœur à ces situations pathologiques permettraient d'améliorer les actions de prévention et même de prise en charge de ces pathologies.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but une meilleure connaissance des conséquences cardiaques des modifications précoces de prise alimentaire et d'éventuelles altérations des interactions neuro-cardiaques issues de ces troubles alimentaires. Les laboratoires impliqués dans ce projet procéderont ultérieurement en fonction de leurs résultats à l'identification de cibles thérapeutiques potentielles et tenteront une stratégie de traitement (prévention des altérations neuro-cardiaques).

Procédures

L'ensemble des animaux sera soumis à 2 interventions successives : l'implantation de télétransmetteurs en position sous-cutané pour mesurer l'électrocardiogramme, puis l'exploration électrophysiologique transoesophagienne pour tester la vulnérabilité du coeur à faire des arythmies cardiaques. L'ensemble des expérimentations est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront équipés du dispositifs de mesure de l'électrocardiogramme pendant 3 semaines, durée de leur mise en cage unique.

Impact sur les animaux

La caractérisation fonctionnelle des animaux repose d'une part sur l'enregistrement de l'électrocardiogramme par système holter implanté. Ces animaux implantés devront être isolés en cage unique pour des raisons techniques et de bien-être afin d'éviter les blessures entre animaux. L'implantation du holter en sous cutanée est bien maitrisée et aucune nuisance supérieure à une sévérité légère n'est attendue par l'acte chirurgical (implantation sous-cutanée necessitant seulement 3 petites incisions de la peau). L'isolement sera pris en compte pour le suivi journalier de l'animal et est classé comme sévérité modérée. L'exploration électrophysiologique trans-oesophagienne a été choisie car elle est réalisée sous anesthésie générale de l'animal et ne nécessite pas de chirurgie, à l'inverse de l'exploration intracardiaque et, n'induit pas de lésion ni de douleur. L'animal ne se révveille pas suite à cette expérimentation.

Devenir

Après avoir effectué l'enregistrement ECG par télémétrie, puis effectuer l'exploration électrophysiologique trans-oesophagienne, les animaux seront mis à mort sous anesthésie gazeuse (sans réveil).

Remplacement

Ce projet de recherche, qui repose sur des interactions entre différents organes (tissu adipeux, cerveau, foie, cœur et vaisseaux) ne peut pas être approché par des techniques reposant sur la culture cellulaire et les modèles in silico. Il nécessite d’être conduit sur un animal entier, de sa naissance à sa maturité.

Réduction

N’existant pas de méthode substitutive qui puisse éviter de recourir à l’usage d’animaux, cette étude sera réalisée en accord avec le principe des 3R avec notamment le but de réduire le nombre d’animaux (utilisation d'un même animal pour plusieurs mesures). Pour réduire la variabilité interindividuelle et donc le nombre de souris nécessaires pour démontrer un effet, nous utiliserons des lots d’animaux du même âge au moment de l’initiation du protocole. Nous avons fait le choix de méthodes (télémétrie, transoesophagien), compatibles entre elles permettant de réduire le nombre de groupes utilisés et obtenir le maximum d'informations sur chaque animal. Au niveau statistique, le nombre d’animaux a été déterminé par le logiciel G*Power avec un risque Alpha de 0.05 et une puissance de 0.95 ( avec une différence absolue attendue de 20 à 30% entre les groupes). Les résultats seront comparés entre les souris des 2 groupes (alimentation normale / suralimentation) par un test de comparaison de pourcentages et tests de comparaison de moyennes. Un nombre de 24 animaux maximum par groupe sera utilisé, soit 48 animaux au total.

Raffinement

L'ensemble de la procédure d'implantation du capteur de télémétrie sera réalisé sous anesthésie générale gazeuse. L'animal est monitoré jusqu’à son réveil complet puis placé dans une couveuse en cage unique pour récupérer. Le jour de la procédure, des visites régulières sont effectuées. Des soins per- et postopératoires appropriés serontégalement réalisés: analgésie locale puis injection d'analgésique avant le réveil pour prévenir la douleur. Une injection d'analgésique sera effectuée si un signe de douleur persiste dans les 2 jours suivant l’implantation. Une grille d'évaluation clinique de l'animal permettra son suivi et le respect des points limites. Les animaux seront hébergés en présence d'outils de raffinement (nid en cellulose et carré de cellulose).

Choix des espèces

Notre équipe de recherche a une longue expérience de projets expérimentaux conduits chez la souris. Nos appareils de mesure sont adaptés à la souris. La souris nous permet d’envisager les effets de la suralimentation sur un modèle très étudié dans différents projets, au niveau national et international, et qui sert de témoin « sauvage » aux études sur animaux génétiquement modifiés. Les animaux que nous utiliserons auront un âge de 6 mois, stade d'âge avancé, où la suralimentation devrait générer des troubles fonctionnels cardiaques.

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    • Système immunitaire
Souris : 180
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180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyse des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris est anesthésiée et intubée pour recevoir dans les poumons une injection unique d'un composé induisant une inflammation de type BPCO. Le porteur indique une possible blessure de la trachée et des difficultés respiratoires liées au développement de l'emphysème. Il affirme qu'aucun modèle non animal ne reproduit la complexité de la maladie et de la circulation des cellules immunitaires, les applications thérapeutiques étant renvoyées au long terme.

Objectifs

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie chronique respiratoire. Chez les personnes atteintes, une inflammation des voies aériennes entraîne des perturbations dans le fonctionnement normal des poumons. Les alvéoles pulmonaires qui permettent les échanges gazeux lors de la respiration sont progressivement détruites, conduisant à un emphysème. On estime que la BPCO atteint 3,5 millions de personnes en France, soit 7,5% de la population. La maladie est plus fréquente chez les fumeurs, le tabac étant le principal facteur de risque. Les cellules du système immunitaire participent à la maladie et pourraient constituter une cible thérapeutiques intéressante. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle des cellules immunitaires dans la BPCO.

Bénéfices attendus

A court terme sur un plan fondamental, ce projet permettra de faire avancer les connaissances scientifiques concernant la circulation et la prolifération des cellules immunitaires. Sur un plan pathologique, ce projet pourra déterminer la contribution des cellules immunitaires dans la BPCO. A plus long terme, cela permettra de proposer des applications thérapeutiques ciblant les cellules immunitaires dans cette pathologie.

Procédures

La BPCO est induite chez les souris par une injection unique, directement dans les poumons, d'un composé provoquant une inflammation. Pour cela les souris sont anesthésiés (environ 20 minutes) et intubées le temps de l'injection (environ 5 minutes).

Impact sur les animaux

En de rares occasions, une blessure de la trachée pourra être observée . Le développement de l’emphysème pourrait s’accompagner de difficultés respiratoires.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à l'issue de la procédure. En effet, l'analyse du système immunitaire nécessite la mise à mort pour le prélèvement et l'analyse des organes.

Remplacement

Une évaluation exhaustive de la bibliographie nous a confirmé qu'il n’existe pas de modèle non animal permettant de reproduire les mécanismes biologiques complexes à l’œuvre au cours de la BPCO et de la circulation des cellules immunitaires entre les organes. Notre projet nécessite donc l’utilisation d’un modèle animal.

Réduction

Pour nos expérimentations, nous avons utilisé une analyse statistique a priori afin de limiter le nombre d’animaux au strict minimum.

Raffinement

La méthodologie utilisée a été optimisée dans le laboratoire afin de limiter l'utilisation des animaux. Les souris feront l’objet d’une surveillance rapprochée afin de détecter tout stress et souffrance et d'y pallier. Avant la procédure expérimentale, les souris seront anesthésiées afin d’éliminer la souffrance potentielle due à la procédure. De la naissance à la mort, les animaux seront hébergés dans des conditions optimales incluant un enrichissement.

Choix des espèces

Il n’existe aucun modèle n'utilisant pas les animaux capable de reproduire la complexité de la réponse immunitaire, le recours à l’animal est donc nécessaire. La souris est couramment considérée comme le modèle le plus proche de l'Homme pour l’étude du système immunitaire. L'utilisation de souris jeunes est indispensable puisque l’altération des poumons est un processus normal du vieillissement qui pourrait impacter sur les résultats.

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    • Système cardiaque
Souris : 2160
Souffrances
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2 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever notamment le cœur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de cellules sanguines anormales, subissent une ablation des ovaires, un régime gras et l'administration de L-NAME dans l'eau de boisson pour induire une insuffisance cardiaque, avec plusieurs prélèvements sanguins. Le porteur indique que ces procédures peuvent générer des douleurs modérées et transitoires, prévenues par analgésiques. Il affirme que la complexité de la maladie rend le recours à un organisme vivant "nécessaire", les bénéfices pour les patients restant hypothétiques.

Objectifs

Notre objectif est d’étudier le rôle des cellules sanguines anormales dans le développement de maladies du cœur appelées insuffisances cardiaques, caractérisées par l’incapacité du cœur à envoyer suffisamment de sang dans les vaisseaux. Nous rechercherons si ces cellules sanguines anormales accélèrent l’apparition ou aggravent ces insuffisances cardiaques. Nous étudierons également si ces cellules anormales peuvent remplacer certains facteurs participant à l’apparition ces insuffisances cardiaques. Nous déterminerons les propriétés des cellules sanguines qui participent au développement de ces insuffisances cardiaques et chercherons à empêcher leur action en testant des médicaments ciblant les phénomènes identifiés.

Bénéfices attendus

Les insuffisances cardiaques sont responsables de l’hospitalisation de nombreux patients chaque année en France et conduisent au décès de 70 000 personnes. Identifier les cellules sanguines anormales comme responsables de ces maladies permettrait d’identifier les patients les plus à risque et donc d’adapter leur suivi médical. Cela pourrait aussi conduire à la découverte de nouveaux mécanismes contre lesquels des médicaments plus efficaces pourraient être proposés afin d’éviter les décès et les hospitalisations dont les insuffisances cardiaques sont responsables.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - pour créer les cellules sanguines anormales : injections de cellules anormales (3 injections sont prévues sur 3 jours consécutifs,

Impact sur les animaux

Certaines des procédures employées peuvent générer des douleurs qui ne persisteront pas dans le temps et resteront modérées. Ceci sera prévenu par l’emploi de produit anesthésiants et antalgiques administré avant la procédure mise en cause et éventuellement après la procédure.

Devenir

A la fin des procédures, l’ensemble des animaux seront sacrifiés. Ceci est indispensable pour prélever les organes que nous étudierons, notamment le coeur.

Remplacement

L‘insuffisance cardiaque est une pathologie complexe mettant en jeu des interactions de divers mécanismes, dont beaucoup restent inconnus, entre de nombreux types de cellules. Etudier l’ensemble de ces acteurs et plus encore leurs interactions ne peut pas à l'heure actuelle être réalisé uniquement par des tests in vitro. Le recours à un organisme vivant proche de l’Homme, et dans lequel nous pouvons à la fois crée des cellules anormales et induire une insuffisance cardiaque (maladie du coeur) est donc nécessaire pour réaliser ce projet.

Réduction

Différentes lignées et modèles sont nécessaires à la réalisation de ce projet pour recréer les différents types de cellules anormales. D’après la littérature scientifique, le nombre d’animaux nécessaires par lot est de 40. Nous utiliserons donc 10 animaux par lot en reproduisant au maximum 5 fois les expériences (marge d’un lot dans le cas de mort prématurée d’animaux ne permettant pas l’aboutissement d’une ou plusieurs expériences). Des analyses de résultats à la fin de chaque expérience nous permettront éventuellement de réduire ce nombre.

Raffinement

L’hébergement des animaux permet de réduire le stress et l’inconfort (animalerie agrée, personnels formés, cage de 3 à 6 animaux maximum en portoir ventilé avec libre accès à l’eau et à la nourriture ainsi qu’un environnement adapté avec igloo cartonné et serpentins de papier à dérouler). Les animaux seront systématiquement anesthésiés lors des administrations intraveineuses et des prélèvements sanguins et nous utiliserons des analgésiques afin de limiter la douleur. Deux fois par semaine, nous évaluerons le bien-être des animaux afin d'identifier les points limites et d'apporter dans les plus brefs délais la mesure adaptée à l'animal.

Choix des espèces

L'utilisation de souris comme modèle d'étude dest pertinente car : - Différentes lignées de souris sont disponibles pour reproduire les cellules anormales étudiées. - Les modèles utilisés nos permettront d'identifier ces cellules anormales. - Le modèle d'induction de l’insuffisance cardiaque chez la souris est couramment utilisé. - Nous disposons du matériel et des compétences nécessaires. Des souris adultes âgées d’au moins 6 semaines au début du protocole seront utilisées. Notre objectif n'est pas d'étudier des processus développementaux mais des processus physiopathologiques. Pour être sûr de ne pas induire de phénotype confondant, les expériences de transfert adoptif de moelle ou l’induction des KO/KI de nos gènes d'intérêt seront réalisés chez des animaux d'au moins 6 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 3500
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3 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des lignées génétiquement modifiées portant une mutation du gène ARID1A sont gavées quotidiennement pendant deux mois, certaines recevant une injection sous-cutanée, avant d'être tuées pour exploration anatomique et histologique. Le projet porte sur les syndromes d'hypercroissance, avec l'espoir d'identifier des traitements. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro adapté et que la souris est le seul mammifère chez qui la protéine concernée a été mutée.

Objectifs

Les syndromes d’hypercroissance en mosaïque sont causés par des variants somatiques affectants différents acteurs génétiques causant une croissance anormale des organes et/ou tissus. Récemment, grâce aux progrès de la génétique de nouveaux gènes ont été identifiés comme potentiellement impliqués dans les syndromes d’hypercroissance. Parmi eux, un gene en particuliers semble un candidat idéal. Notre objectif est de développer des modèles de souris porteurs de mutations de ce gene dans différents tissus de manière spécifique afin de comprendre la physiopathologie des syndromes d’hypercroissance en lien avec ce gène là et d’identifier de nouveaux traitements permettant de prévenir l’apparition des symptômes ou de freiner la pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet nous conduira à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires conduisant aux syndromes hypertrophiques et à l'identification potentielle de nouveaux traitements

Procédures

Un traitement sera administré par gavage quotidien pour faire diminuer le volume des malformations. Le volume administré sera de 100ul. Celui-ci sera effectué par un technicien expérimenté. Le gavage sera réalisé chez des souris adultes. Les sondes de gavages sont les dernières arrivées sur le marché, en silicone, ultra souple et non traumatisante pour l’animal. Le gavage dure environ 15 secondes par animal. Les souris seront gavées pendant 2 mois. Un groupe de souris recevra une injection sous cutané unique de 100ul. Cette injection sera réalisée par un technicien expérimenté.

Impact sur les animaux

Le risque de fausse route au cours des gavages sera particulièrement surveillé. L'injection (unique) sous cutanée peut entrainer une douleur transitoire. Les tuméfactions peuvent être responsable d'un inconfort. Cet inconfort corrèle avec le volume de la malformation et sera particulièrement surveillé (points limites).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour exploration anatomique et histologique.

Remplacement

Il n'existe pas de modèle in vitro qui permette d'étudier les caractéristiques des syndromes de surcroissance liés à des mutation du gène ARID1A. Les cellules nécessitent un environnement complexe avec de multiples interactions et facteurs de croissances impossible à récapituler in vitro. La souris est le seul mammifère pour lequel la protéine impliquée ici a été mutée

Réduction

Utilisation d’un nombre minimal d'animaux pour avoir la puissance statistique. Nous avons défini statistiquement la puissance et le risque en utilisant un logiciel de statistique. Le nombre de souris par groupe a ensuite été calculé afin de pouvoir mettre en évidence un effet statistique par un test ANOVA. Tout au long du projet pour minimiser le nombre d'animaux utilisés et conformément aux objectifs scientifiques, nous réutiliserons les différents tissus.

Raffinement

Enfin, nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. Le gavage sera effectué par un technicien expérimenté. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Par ailleurs, des points- limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Nous espérons ainsi identifier de nouveaux traitements médicamenteux qui pourraient améliorer les conditions de vie des patients porteurs de ces mutations génétiques et pour lesquels aucun traitement satisfaisant n'existe.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction. Elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. Par ailleurs, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale (notamment les anticorps pour la mise en évidence de protéines par western blot, par immunohistochimie, et pour des dosages immunoenzymatiques...). Souris âgées de 4 semaines pour l'induction au tamoxifène car il est nécessaire que l'organogénèse soit terminée. Ces souris seront ensuite suivies à l'âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système urogénital
Souris : 20
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20 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardées vivantes pour de futures expériences. Ces souris porteuses d'une mutation sont placées dans des cages métaboliques pendant vingt-quatre heures pour recueillir leur urine, puis maintenues dans des tubes de contention sous une lampe chauffante pour mesurer leur pression artérielle, une méthode présentée comme non invasive. Le projet cherche à savoir si la mutation d'une protéine des vaisseaux perturbe le rein, dans l'optique de la néphropathie diabétique. Le porteur affirme que des organoïdes ne permettraient pas d'observer les effets de la mutation en conditions physiologiques.

Objectifs

Les cellules endothéliales tapissent les vaisseaux sanguins. Elles sont essentielles pour permettre le maintien et la formation des vaisseaux sanguins. Pour cela elles doivent être jointives entre elles grâce à une protéine : la VE cadhérine. Les cellules endothéliales sont par conséquent indispensables pour le bon fonctionnement des organes richement vascularisées comme le rein. De nombreuses études ont démontré que la dysfonction endothéliale était un marqueur pronostique validé pour la survenue des pathologies comme les néphropathies Les néphropathies sont des affections rénales qui touchent plusieurs millions de personnes dans le monde. Elles peuvent être causées par des troubles fonctionnels tels que le diabète, l’hypertension ou à des défauts de la filtration. Notre équipe a démontré qu’une mutation dans une protéine d’adhésion des cellules endothéliales pourrait être une cible potentielle pour la néphropathie diabétique. Comment cette mutation peut jouer un rôle dans ces pathologies ? Nous voulons déterminer si cette mutation affecte les effets physiologiques du rein.Nous allons donc déterminer si la composition de l’urine et si la pression artérielle sont anormales chez les souris mutées, signe de la néphropathie diabétique.

Bénéfices attendus

Suite à ce projet, nous pourrons valider ou non si la proteine d'intérêt exprimée par les cellules endothéliales pourrait être une nouvelle cible thérapeutique pour traiter les néphropathies.

Procédures

20 souris seront mises dans les cages métaboliques, collecte de l’urine au bout de 24h pour étudier le fonctionnement rénal. Expérience répétée 3 fois. Ces 20 souris seront utilisées pour la mesure de la pression artérielle. Ces 20 souris placées dans des tubes de contention pendant la mesure de la pression sous une lampe chauffante. Méthode non invasive. Expérience répétée 1 fois par jour à la même heure pendant 15 jours (week-end inclus) 30 minutes par souris.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux pourraient être essentiellement lié au stress que pourrait générer l’acclimatation des animaux aux cages métaboliques ou aux tubes de contention pour la mesure de la pression artérielle.

Devenir

Les souris participant à la pression artérielle ou l’analyse de l’urine via les cages métaboliques seront gardées vivantes après l’expérience pour de futures expériences

Remplacement

L’utilisation de ce modèle est requis pour voir les effets de la mutation in vivo au niveau fonctionnel et phénotypique des organes L’utilisation d’organoïdes ne nous permettrait pas de voir les effets de la mutation en condition physiologique et pathologique.

Réduction

Les groupes ont été calculés pour faire les validations statistiques nécessaires pour répondre à l'objectif scientfique du projet.

Raffinement

Pour l’étude du fonctionnement rénal, les souris seront placées dans des cages métaboliques pendant 24h. Les cages métaboliques sont des cages conçus pour récupérer le fèces et l’urine de la souris sans interférer dans la vie de l’animal notamment dans l’accès à l’eau et la nourriture. Pour réduire leur stress, les souris seront entrainées pendant une semaine à être placées dans ces cages une fois par jour pendant 30 minutes. L’expérience sera répétée trois fois avec un intervalle de trois jours pour laisser les souris récupérer. Pour la prise de la pression artérielle, les souris seront également entrainées à être placées dans les tubes de contention sous une lampe chauffante avec la mise en place du brassard pour la prise de mesure pendant une semaine chaque jour pendant 40 minutes. L’expérience sera répétée une fois par jour pendant 15 jours pour diminuer la variabilité entre les mesures sur une même souris. La prise de la mesure durera 30 minutes par souris. Toutes les souris impliquées dans les procédures classées légères, seront surveillées avant, pendant et après les expériences. Les signes de douleurs seront évalués par une grille de score.

Choix des espèces

Nous avons choisi un modèle murin porteur de la mutation sur la protéine d'intérêt pour nous permettre d’étudier les impacts de cette mutation sur le fonctionnement du rein et sur la pression artérielle. les souris seront âgées de 8-12 semaines car c’est à cet âge-là que des dysfonctionnements du rein ont été observés. Les souris utilisées pour ces procédures seront des souris âgées de 8-12 semaines car c’est à cet âge-là que des modifications rénales ont été observées par nos collaborateurs.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 2475
Souffrances
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2 475 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris génétiquement modifiées pour reproduire des syndromes de surcroissance comme le syndrome de Protée reçoivent un gavage quotidien pendant deux mois, du tamoxifène puis des inhibiteurs, ainsi qu'une injection sous la peau, pour étudier ces maladies sans traitement connu. Le porteur décrit le gavage comme non traumatisant et surveille surtout le risque de fausse route, et prévoit d'arrêter le traitement quand une malformation atteint un demi-centimètre cube chez un animal témoin. Il affirme que les expériences in vivo ne peuvent en aucun cas être remplacées par des cultures cellulaires ou des méthodes in silico.

Objectifs

Les syndromes d’hypercroissance en mosaïques sont causés par des mutations génétiques causant une croissance anormale des organes et/ou tissus. Nous nous intéressons ici au syndrome de Protée caractérisé par une hypercroissance asymétrique des tissus avec des anomalies vasculaires et lymphatiques mais aussi aux anomalies d’hypercroissance associées à des hypoglycémies. Pour ces 2 types de pathologies il n’existe aucun traitement. Notre objectif est de mettre en place des modèles de souris porteurs de ces mutations dans différents tissus de manière spécifique afin de comprendre les mécanismes moléculaires, cellulaires et endocrinologiques de ces pathologies. Nous explorerons également l’effet de différentes molécules permettant de prévenir l’apparition des symptômes ou de freiner la pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet nous conduira à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires conduisant aux syndromes hypertrophiques et à l'identification potentielle de nouveaux traitements.

Procédures

Un traitement sera administré par gavage quotidien pour faire diminuer le volume des malformations. Le volume administré sera de 100ul. Celui-ci sera effectué par un technicien expérimenté. Le gavage sera réalisé chez des souris adultes. Les sondes de gavages sont les dernières arrivées sur le marché, en silicone, ultra souple et non traumatisante pour l’animal. Le gavage dure environ 15 secondes par animal. Les souris seront gavées pendant 2 mois. Un groupe de souris recevra une injection unique sous cutanée de 100ul. Cette injection sera effectuée par un technicien expérimenté

Impact sur les animaux

Gavage au tamoxifene pendant 5 jours pour induction de la Cre recombinase. Le tamoxifene à cette dose là ne donne pas de toxicité particulière. Gavage avec les inhibiteurs pharmacologique ou véhicule pour réduire le volume des hypertrophies. Le gavage n’entraine aucune nuisance particulière sauf une fausse route qui sera particulièrement surveillée. Les inhibiteurs pharmacologiques ne donnent pas de toxicité particulière aux doses utilisées. Le traitement sera interrompu lorsqu'une malformation chez une souris du groupe contrôle aura atteint le volume de 0.5cm3.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour exploration anatomique et histologique.

Remplacement

Dans un contexte de recherche physiopathologique sur les syndromes de surcroissance, les expérimentations in vivo ne peuvent en aucun cas être remplacées par des expériences in vitro, où les cellules sont sorties de leur environnement. Les analyses in vitro ou in silico ne sont pas utilisables dans ce contexte car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu.

Réduction

La taille des groupes utilisés représente le minimum nécessaire et suffisant pour l’obtention de résultats significatifs, en utilisant des tests statistiques adaptés, qui satisfait à l’objectif de réduction du nombre d’animaux exposés aux procédures expérimentales.

Raffinement

Enfin, nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. Le gavage sera effectué par un technicien expérimenté. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Par ailleurs, des points- limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Nous espérons ainsi identifier de nouveaux traitements médicamenteux qui pourraient améliorer les conditions de vie des patients porteurs de ces mutations génétiques et pour lesquels aucun traitement satisfaisant n'existe.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction. Elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. Par ailleurs, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale (notamment les anticorps pour la mise en évidence de protéines par western blot, par immunohistochimie, et pour des dosages immunoenzymatiques...). Souris âgées de 6 semaines car il est nécessaire que l'organogénèse soit terminée.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Rats : 120
Souffrances
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Devenir
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120 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat subit une chirurgie d'environ 30 minutes pour poser des cathéters dans la veine et l'artère fémorales, suivie de 60 à 120 minutes d'imagerie, avec un risque d'hémorragie. L'objectif est de mettre au point un modèle mathématique de la cinétique de traceurs radioactifs pour l'imagerie TEP, en vue d'un passage ultérieur chez le primate puis chez l'humain. Le porteur affirme que ce type d'étude ne peut pas être remplacé par une méthode in vitro, l'objectif final étant d'utiliser les mêmes traceurs en clinique.

Objectifs

Le projet vise à réaliser des expérimentations permettant d’évaluer la fonction d’entrée artérielle chez le rat afin de mettre au point un modèle mathématique (cinétique plasmatique) de différents traceurs fluorés et ainsi permettre de quantifier les images Tomographie par Emission de Positons. La TEP (Tomographie par Emission de Positons) est une méthode d'imagerie scintigraphique médicale qui permet de mesurer en trois dimensions l'activité métabolique d'un organe grâce aux émissions produites par les positons issus de la désintégration d'un produit radioactif injecté au préalable. L’apparition des traceurs radioactifs à visée diagnostique constitue une avancée majeure en imagerie Tomographie par Emission de Positons (TEP) et accroît de façon significative les performances du diagnostic en clinique. L’imagerie TEP apporte des informations (qualitatives et quantitatives) fonctionnelles en plus des informations morphologiques.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons ainsi visualiser et quantifier en temps réel la fonction d’entrée artérielle chez le rat afin de mettre au point un modèle mathématique (cinétique plasmatique) des différents traceurs radioactifs afin de poursuivre ce projet vers la cinétique des traceurs chez le primate non humain et chez l’humain.

Procédures

Cette procédure durera environ 2h30, elle sera réalisée une seule fois sur l’animal sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à une chirugie d'environ 30 minutes pour la mise en place des cathéters à la veine et l’artère fémorales. Les rats seront ensuite imagés pendant 60 à 120min.

Impact sur les animaux

Hémorragies après la chirurgie pendant l’imagerie. L’ensemble du plan expérimental étant sans réveil aucun autre critère ne sera être déterminant. Cependant toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthésie et de soin seront mises en oeuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par le modèle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Ce type d’étude ne peut être substitué par une méthode alternative in vitro ou sur cellules car l’objectif final est d’utiliser ces mêmes traceurs en imagerie clinique.

Réduction

Les effectifs ont été choisis sur la base d’étude précédemment menées au laboratoire sur l’évaluation de fonctions d’entrées artérielles et sur la base des images obtenues en imagerie TEP avec le traceur radioactif de la neuroinflammation. Tous les scans réalisés seront moyennés afin d’avoir un cerveau moyen de fixation du traceur radioactif des animaux témoins et des animaux ayant été injectés avec différents radiotraceurs développés par l’équipe. Communément aux études que nous avons déjà publiées, des analyses seront ensuite réalisées pour comparer les groupes d’animaux à l’aide d’un test statistique. Le nombre d’animaux est réduit d’environ 50% : le système dédié pour évaluer la cinétique du traceur permet d'obtenir des mesures toutes les secondes. Sans ce système, du sang devrait être prélevé toutes les secondes ce qui conduirait à une instabilité hémodynamique. Cette instabilité induirait une diminution de la perfusion du radiotraceur dans le sang et donc modifierait sa cinétique réelle. Ces facteurs font qu'il est difficile de répéter les prélèvements sanguins pour générer la fonction d’entrée artérielle chez un même animal. Il faudrait répéter le nombre d’expériences. Pour cette étude nous aurons besoin de 120 animaux pour l’ensemble du projet sur 5 ans.

Raffinement

Après la phase d’acclimatation, les animaux seront habitués à la salle d’expérimention pour diminuer le stress. Ils seront hébergés en groupe avec présence d’enrichissement (bâton à ronger, papier absorbant, maison ou tube en plastique). Les rats seront observés une à 2 fois par jour. Toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthésie et de soin seront mises en oeuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par le modèle. Les animaux sont anesthésiés à l’isoflurane et placés sur le dos dans un masque à anesthésie sur un tapis chauffant. Une protection oculaire sera appliquée. Une dose d'analgésie sera induite en sous cutanée avant la chirurgie et un analgesique sera mis en application localement. Un bolus de réhydratation chauffé à 37°C sera injecté à l’animal en sous cutanée . De plus, les animaux seront hébergés par deux par cage en présence d’un enrichissement comprenant un tunnel en plastique et du papier absorbant. Toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthesie et de soin seront mises en oeuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par le modèle.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce la plus adaptée pour cette étude notamment en raison de son gabarit permettant la pose du shunt artério-veineux. Pour cela, nous réalisons une cathéterisation sur la même patte, l'artère et la veine fémorale. Cette artère et cette veine sont reliées entre elles par une tubulure, cela correspond à un circuit en boucle fermée. Donc la circulation sanguine continue de se faire entre la veine et l'artère de la patte concernée mais la circulation sanguine ne se fait plus dans 'la partie de la patte" en dessous de la cathétérisation. Nous utiliserons des rats mâles de 8 semaines et des femelles 12 semaines. Les femelles de 12 semaines seront utilisées pour avoir le même poids que les mâles à 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 237
Souffrances
▲ 237
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 237

237 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Porteuses d'un défaut génétique plaquettaire reproduisant celui d'un patient, elles font l'objet de prélèvements d'organes post-mortem pour étudier le rôle de la tubuline beta1 dans la fonction des plaquettes et de la thyroïde. Le porteur affirme qu'il n'y a "pas de contraintes pour les animaux" puisque tout se déroule sans réveil. Il indique que les plaquettes ne peuvent pas être mises en culture et conclut qu'il est "nécessaire" de disposer de plaquettes issues de sang frais dans un organisme vivant.

Objectifs

Chez un individu en bonne santé, les plaquettes sanguines participent lors d’une coupure du vaisseau sanguin à l’arrêt du saignement en colmatant la brève vasculaire. En revanche, dans des conditions pathologiques, ces plaquettes peuvent ne pas être fonctionnelles ce qui peut causer des saignements abondants (hémorragie) ou au contraire, entrainer une trop grande réactivité des plaquettes et dans ce cas induire une occlusion des vaisseaux sanguins, c’est la thrombose. Par ailleurs la production des plaquettes dans le sang nécessite des remaniements importants de la morphologie de la cellule pour qu’elle devienne fonctionnelle. Ces modifications morphologiques impliquent un remodelage constant du squelette (appelé cytosquelette) de la plaquette. Récemment, il a été montré que des défauts génétiques touchant certaines protéines du cytosquelette des plaquettes avaient également une répercussion sur des maladies de la thyroïde. Le projet a pour objectif de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans ces deux défauts plaquettaires et thyroïdiens associés aux atteintes génétiques du cytosquelette.

Bénéfices attendus

Dans son ensemble, ce projet devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la production des plaquettes et leur morphologie, mais également d’aborder de façon plus approfondie le rôle de la tubuline β1 dans les fonctions plaquettaires. Par ailleurs, cette étude devrait permet d’envisager un meilleur suivi de ces patients qui sont susceptibles de présenter des risques de thrombose.

Procédures

Toutes les procédures se feront sur animaux anesthésiés. A la fin de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés sans retour au préalable à la conscience.

Impact sur les animaux

Le projet ne comporte que des procédures sans réveil sous anesthésie générale. Il n’y a donc pas de contraintes pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure (sans réveil). Des prélèvements d’organes post-mortem seront alors effectués.

Remplacement

Dans ce projet, une partie de notre étude repose sur des études in vitro de cultures cellulaires. Ces modèles cellulaires in vitro sont essentiels pour orienter nos recherches, mais ces cellules ne sont pas des plaquettes. En effet, les plaquettes sont des cellules qui ne peuvent pas être mises en culture. Par ailleurs, hors d’un organisme vivant, leur survie est limitée à quelques heures. Il est donc nécessaire de disposer de plaquettes isolées à partir de sang frais. Le modèle murin que nous avons généré porte le même défaut génétique plaquettaire qu’un patient. Ces souris permettront d’étudier les plaquettes sanguines dans un organisme vivant, d’évaluer les interactions entre toutes les composantes du sang, et d’évaluer les risques de saignement ou d’occlusion des vaisseaux encourus par le patient porteur de ce même défaut génétique.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à cette étude est de 237 animaux. Nous avons pu définir au plus juste ce nombre sans compromettre les résultats (qui resteront statistiquement analysables) en nous basant sur notre expérience personnelle, les données de la littérature et par une validation de ce nombre par un logiciel de statistique (GPower3.1).

Raffinement

Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (points limites surveillés, anesthésie, traitements analgésiques...). Les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être. De plus, le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques d’expérimentation animale. Pour limiter le stress des souris, les animaux seront sortis de la zone d’hébergement de l’animalerie juste avant l’expérimentation.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par des raisons d’ordres scientifiques et pratiques. En effet, la souris est l'animal dont la génétique est la mieux connue et avec laquelle il est assez facile de générer des modèles porteurs de défauts génétiques spécifiques comme ici où notre modèle murin est porteur d’un défaut génétique comparable à celui décrit chez un malade. Par ailleurs, notre structure utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d'animalerie, d'élevage, d'expertises techniques pour l’expérimentation animale, mais également un atout majeur dans le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. De plus, la souris est l'animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale ce qui permet de comparer plus facilement les résultats. Enfin la méthodologie envisagée dans ce projet est adaptée au modèle murin et nous avons acquis au cours des années une expertise notable et de bonnes pratiques expérimentales avec cette espèce.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 24
Souffrances
▲ -
▲ 24
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Devenir
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 24

24 rats obèses Zucker vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent un gavage quotidien d'extrait de graines de Syzygium cumini ou de solvant, avec des poses de cathéter dans la veine caudale et des séances d'imagerie cardiaque, avant d'être tués au CO2 pour analyse. Le projet évalue une plante de la biodiversité réunionnaise pour protéger la microcirculation du cœur. Le porteur qualifie le recours à l'animal d'"indispensable", des essais in vitro ayant déjà servi à sélectionner l'extrait.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont responsables d’un tiers des décès dans le monde. La maladie ischémique, définie par un apport sanguin insuffisant au muscle cardiaque, représente la moitié des décès d’origine cardiovasculaire. Elle peut être d’origine macrovasculaire et impacter les gros vaisseaux via le développement de plaques d’athérome. De récentes avancées ont mis en évidence qu’une dysfonction coronarienne microvasculaire (DCM), à savoir une dysfonction des petits vaisseaux composant le système vasculaire cardiaque peut survenir aussi bien indépendamment que parallèlement à une obstruction des gros vaisseaux. La DCM conduit également à une ischémie myocardique, voire à un infarctus du myocarde. A ce jour, peu de traitements, ou de stratégies préventives sont connues contre cette pathologie. A l’île de La Réunion la population locale a souvent recours à la médecine traditionnelle pour prévenir ou traiter les maladies cardiovasculaires et les facteurs de risques qui y sont associés. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence de l’utilisation d’un extrait de plante issue de la biodiversité réunionnaise, pour la protection du réseau microvasculaire coronaire. Cette étude sera menée dans un modèle de rat obèse prédiabétique. Ce modèle a été au préalable étudié au laboratoire pour le développement de la dysfonction coronaire microvasculaire. Cette étude menée chez le rat zucker obèse permettrait la validation scientifique de l’utilisation de cette plante pour prévenir la dysfonction coronarienne microvasculaire. Nous limitons le projet aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal. Au total 24 rats seront utilisés. Il s’agit du minimum d’animaux nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables durant le protocole prévu. Tout au long des études in vivo, nous respecterons la règle des 3R en tenant compte du fait qu’aucune méthode alternative n’est disponible pour le remplacement. La glycémie et l’insulinémie des animaux seront surveillées une fois par mois, leur poids et leur prise de nourriture une fois par semaine. Le nombre d’animaux par cage (avec enrichissement du milieu de vie) sera adapté en fonction de leur poids. Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. La mise en place de points limites adaptés permettra de limiter la souffrance de ces animaux. Les injections seront réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra l’évaluation de l’extrait de Syzygium cumini sélectionné par des études préalables, pour la prévention de la dysfonction coronarienne microvasculaire.

Procédures

Les animaux seront tous soumis à un gavage quotidien, d'une durée maximum de 5 min par animal, soit d’extrait végétal (S. cumini) pour les animaux contrôles et obèses traités soit de solvant pour les animaux contrôles et obèses non traités. Le traitement sera administré durant l'apparition théorique de la pathologie vasculaire. La glycémie et l’insulinémie seront mesurées une fois par mois par pose de cathéter dans la veine caudale. Cette intervention durera 10 min au maximum par animal. Les mêmes animaux seront soumis à une imagerie échographique cardiaque une fois toutes les 3 semaines pendant 9 semaines et une fois toutes les 2 semaines pendant 8 semaines, afin d’évaluer les changements morphologiques et fonctionnels cardiovasculaires liés au développement de la maladie métabolique en étant traités ou non avec l’extrait de Syzygium cumini. Cette procédure dure au maximum 45 min. Lorsque les animaux seront âgés de 35 semaines, soit 15 semaines après le début des gavages, les animaux seront soumis à l’imagerie TEMP (Tomographie par Emission MonoPhotonique) pour la mesure de l’entropie de perfusion myocardique. Cette procédure dure moins de 45 min. En ce qui concerne la mesure de la réserve coronaire en échocardiographie et la mesure de l’entropie de perfusion myocardique en imagerie TEMP les animaux seront soumis à une injection d’agent pharmacologique permettant de mimer une situation d’effort. 3 semaines après l’imagerie TEMP les animaux seront mis à mort par inhalation au CO2.

Impact sur les animaux

Les protocoles d’imagerie (échocardiographie et imagerie nucléaire TEMP (Tomographie par Emission MonoPhotonique)) qui seront mis en œuvre dans cette étude n’entraîneront pas de douleur, souffrance ou angoisse. L’agent pharmacologique permettant de mimer une situation d’effort pour la mesure de la réserve coronaire et de l’entropie de perfusion myocardique a un effet transitoire. Il n’y a donc pas de nuisances ou effets indésirables attendus. Une solution composée d’extrait de plante issue de la biodiversité réunionnaise sera donnée aux rongeurs par voie orale. L’observation d’une prostration, d’un défaut de toilettage, de troubles moteurs, d’un trouble de la conscience, d’un dos vouté fera suspecter une toxicité de l’extrait et sera un point limite. Les animaux concernés seront alors mis à mort.

Devenir

Les animaux seront gardés vivants pour un suivi temporel de leurs fonctions et morphologies cardiovasculaire pendant 18 semaines (imagerie échocardiographique et nucléaire comprises). 3 semaines après l’imagerie TEMP (Tomographie par Emission MonoPhotonique), les animaux seront mis à mort pour des analyses ex vivo en l’absence de toute radioactivité résiduelle.

Remplacement

Les techniques ex vivo/in vitro permettant d’étudier la microcirculation coronaire sont peu nombreuses. Elles consistent soit à isoler des vaisseaux coronaires afin d’évaluer leur réactivité en présence ou non de composés pharmacologiques, soit à utiliser des lignées de cellules endothéliales ou musculaires. Ces méthodes nous ont permis d’effectuer une première évaluation de nos extraits, mais uniquement les modèles in vivo permettront de confirmer l’utilisation de l’extrait pour la protection du réseau coronaire microvasculaire et cela en raison de la combinaison de tous les aspects biologiques entrant en compte (e.g : voie métabolique). Nous limitons le projet aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal.

Réduction

Au total 24 rats seront utilisés ici. Il y aura 6 animaux par groupe, il s’agit du minimum d’animaux nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables durant le protocole prévu (n=6 par groupe expérimental). Les résultats expérimentaux seront analysés en utilisant des tests statistiques pour valeurs non appariés pour comparer les valeurs obtenues entre les quatre groupes. Une étude pilote menée sur des rats obèses a dans un premier temps été réalisée afin de vérifier l’utilisation de ce modèle animal pour la survenue d’une dysfonction coronaire microvasculaire. De plus, des études préliminaires sur différents extraits ont été réalisés ex vivo et in vitro afin de déterminer l’extrait qui aurait le meilleur potentiel pour protéger la microcirculation coronaire. Ces deux études ont permis de réduire le nombre d’extraits et de conditions à tester et donc le nombre d’animaux à utiliser.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être. Le poids des animaux ainsi que la prise de nourriture seront surveillés une fois par semaine. Le nombre d’animaux par cage sera adapté en fonction de leur poids. Ils disposeront d’enrichissement de leur milieu de vie (bâton en bois, tunnels, etc…). Une surveillance accrue de la consommation d’eau de boisson sera mise en place si les animaux deviennent hyperglycémiques. Les expérimentations prévues lors de cette étude sont des procédures non invasives (imagerie échocardiographie et imagerie nucléaire TEMP (Tomographie par Emission MonoPhotonique)). Lors de ces procédures, les animaux sont sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane. Les rats seront soumis à un gavage quotidien avec un extrait de plante issue de la biodiversité réunionnaise.Les études préliminaires menées sur cet extrait n’ont révélées aucune toxicité. Une surveillance quotidienne des animaux reste cependant nécessaire et des points limites ont été établis. Des scores seront calculés selon une grille d’évaluation (voir ci-dessous). Un score total supérieur ou égal à 3 sera considéré comme un point limite et l’animal sera mis à mort. Aucune anomalie n’a été observée lors de l’étude pilote menée précédemment au laboratoire De plus, l’effet de l’agent pharmacologique permettant de mimer la situation d’effort pour la quantification de la réserve coronaire est transitoire, mais une grille de surveillance sera toutefois ajoutée pour la surveillance respiratoire des rats. Cette grille comprendra donc la surveillance de l’apparence physique, du comportement, de la respiration et du changement de poids des animaux. Un score total supérieur ou égal à 3 sera considéré comme un point limite et l’animal sera mis à mort. I. Apparence physique Normale : 0 Manque de toilettage, poil ébouriffé : 1 Poil très ébouriffé, posture anormale : 2 II. Comportement Normal : 0 Changements mineurs : 1 Anormal, mobilité et activité réduites : 2 Animal très agité ou immobile, isolé, agressif : 3 III. Respiration Normal : 0 Essoufflement : 1 Hyperventilation : 2 Anormale, tremblement : 3 Les animaux seront mis à mort selon une méthode appropriée, à savoir par inhalation de CO2.

Choix des espèces

L’évaluation expérimentale in vivo du développement d’une pathologie telle que l’atteinte microvasculaire coronarienne est indispensable à la compréhension de la pathologie clinique. Les atteintes microvasculaires sont la conséquence de désordres métaboliques et physiologiques qui sont à l'heure actuelle impossible à reproduire in vitro et qui nécessitent l’utilisation d’un modèle animal. Le rat Zucker obèse possède spontanément deux allèles récessifs (fa/fa) pour le récepteur à la leptine (régulation des réserves de graisses et de la satiété). Ces rats sont hyperphagiques, hyperlipidémiques, hypercholestérolémiques, insulinorésistants sans être hyper-glycémiques. Ils sont très largement utilisés pour l’étude de pathologies métaboliques. L’étude préliminaire a permis de démontrer une atteinte microvasculaire à des stades tardifs. Il constitue donc un modèle pertinent pour le développement d’outils thérapeutiques/préventifs de la dysfonction coronaire microvasculaire. Le traitement sera administré durant l'apparition théorique de la pathologie vasculaire La caméra TEMP (Tomographie par Emission MonoPhotonique) utilisée et les sondes d’échographie étant destinées au petit animal, ce choix est particulièrement adapté aux caractéristiques techniques du matériel.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 260
Souffrances
▲ 260
▲ -
▲ -
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Devenir
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 -
 260

260 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ils subissent une chirurgie d'accès aux valeurs hémodynamiques puis un suivi de quatre heures pendant lequel des peptides de venins de serpents sont testés sur le système cardiovasculaire, avant le prélèvement des organes. Le porteur indique que certaines toxines peuvent perturber la respiration ou provoquer des convulsions, l'animal étant alors tué par injection létale. Il affirme que les réactions complexes de l'organisme ne peuvent pas être reproduites in vitro et qualifie le recours aux rats d'"indispensable".

Objectifs

Cette étude vise à identifier de nouveaux composés intéressants et de nouvelles approches thérapeutiques au niveau cardio-vasculaire in vivo. Les venins de serpents contiennent de nombreuses toxines ayant des propriétés physiologiques intéressantes. Au-delà de l’intérêt, de la connaissance de la composition et du mode d’action des venins, certaines protéines se sont révélées comme d'excellents outils pharmacologiques. De nombreux chercheurs se sont intéressés aux venins dans la perspective de développer de nouveaux médicaments. Les venins et les toxines sont des mélanges complexes de protéines avec parfois plusieurs centaines de peptides et de protéines dans un même venin qui ont chacune leur activité biologique propre. Le venin contient de nombreux composés ayant des propriétés physiologiques intéressantes. Les toxines produites par les espèces animales venimeuses peuvent servir de bases au développement de médicaments contre la douleur, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Dans une précédente étude, nous avons montré que certains peptides pouvaient avoir des effets hypotenseurs ex-vivo en ciblant les récepteurs muscariniques. Cette précédente étude n'avait pas pour objectif de comprendre les voies de signalisation impliquées dans la mise en place des effets hypotenseurs et n'a pas pu confirmer les effets in vivo à moyen terme. L'étude actuelle visera donc à comprendre les mécanismes moléculaires à l'origine des effets des peptides et de caractériser leurs effets à moyen terme grâce à un protocole de monitoring comprenant des électrocardiogrammes et des mesures de pressions à long terme sur une durée de 4h sous anesthésie générale. Le but de notre projet est donc d’étudier et de valider les effets de différentes toxines provenant de peptides sur le système cardiovasculaire chez le rat WISTAR HAN adulte.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra une meilleure compréhension physiopathologique du rôle de toxines provenant de venins et potentiellement à terme l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques au niveau cardio-vasculaire chez l’Homme. Les toxines de venins ont une forte affinité (grâce à l’action directe qu’elles ont sur les récepteurs, les enzymes ou les canaux ioniques de l’organisme) et une grande sélectivité (elles bloquent ou activent plus particulièrement un récepteur, permettant de limiter les effets secondaires), ce qui en font d’excellents candidats pour de futurs médicaments.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 intervention permettant d’avoir accès aux valeurs hémodynamiques de l’animal grâce à une chirurgie de 10 min. Au bout de 4h, les rats seront mis à mort pour le prélèvement des organes.

Impact sur les animaux

Au cours du protocole, pour certaines toxines, nous pourrions avoir des modifications de la respiration des rats liées à la fixation sur des récepteurs cholinergiques. Si le rat venait à convulser, lutter, ou qu’un mouvement du diaphragme devenait important, avec des difficultés respiratoires sévères ou prolongées, le rat sera mis à mort par injection intrapéritonéale de dose létale (120 mg/kg) de pentobarbital sodique. Un saignement abondant non maitrisable soit une perte de plus de 20 % de la volémie de l’animal conduira à la mise à mort de celui-ci. L’animal sera suivi tout au long de la procédure et en fonction des points limites abordés précédemment, soit nous garderons l’animal en vie soit il sera mis à mort par injection intrapéritonéale de dose létale (120 mg/kg) de pentobarbital sodique. Le protocole se fera sous anesthésie générale pendant 4 heures sans réveil de l’animal.

Devenir

Après mise à mort de l’animal, divers prélèvements seront réalisés pour compléter l'étude. Des échantillons de mésentères, d’aorte, de cœur, de poumons, de reins, de foie seront prélevés immédiatement pour les études de réactivité vasculaire, de biologie moléculaire et de biochimie.

Remplacement

Nécessitant impérativement l'utilisation de modèles animaux, les réactions systémiques complexes de l'organisme ne peuvent pas être reproduites in vitro sur des modèles cellulaires, rendant l'utilisation d'animaux indispensables pour mieux comprendre les mécanismes associés et explorer de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire notre modèle et évaluer l’efficacité de nouvelles thérapies. Des études in-vitro ont déjà été effectuées montrant la fixation des peptides sur leurs récepteurs.

Réduction

Les rats utilisés sont des Wistar mâles et femelles âgés de 10 à 13 semaines, âge standard pour ces manipulations permettant de réaliser l’acquisition de plusieurs paramètres (pressions, ECG) sur un même animal et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les différentes procédures expérimentales de la première étape (mise au point) seront réalisées sur des effectifs réduits (n=8) afin de déterminer les conditions d’expérimentation optimales (tels que le temps de suivi des animaux pour l’étude des constantes hémodynamiques). Dans un second temps, lorsque les conditions d'expérimentation optimales auront été déterminées, les procédures seront réalisées sur un plus grand nombre d’animaux avec seulement les conditions sélectionnées dans la première étape. Tout au long de l’étude, les animaux seront hébergés par 2, dans des cages avec enrichissement, sur portoirs ventilés et avec accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Un respect strict des cycles jour/nuit sera observé. Toutes les procédures seront réalisées sous anesthésie. L’analgésie des animaux est réalisée 20 à 30 minutes avant le début de la procédure. Afin de prévenir une éventuelle sécheresse oculaire liée à l’anesthésie prolongée, de la pommade ophtalmique contenant de la vitamine A est ajoutée sur les yeux au début de la procédure pour le bien-être de l’animal avant la pose d’un champ stérile. Toutefois au cours de la procédure, si l'un des peptides devait entrainer des effets indésirables détectables sous anesthésie, comme des difficultés respiratoires ou des convulsions, l'examen serait interrompu et le rat mis à mort par injection intrapéritonéale d’une dose létale d'anesthésique. Au cours de la chirurgie, un saignement abondant non maitrisable conduira à la mise à mort de celui-ci.

Choix des espèces

Ce modèle est actuellement le plus utilisé et le mieux décrit. C’est un modèle qui a une très bonne reproductibilité et qui en fait un modèle efficace pour cribler et valider l’efficacité des traitements. Nous avons la connaissance de ce modèle dans l’équipe et toute les procédures réalisées sont maîtrisées au sein de notre équipe et effectuées par une personne titulaire d’une formation à la chirurgie du rongeur. Les rats utilisés sont des Wistar Han âgés de 10-13 semaines, âge standard pour ces manipulations. Leurs tailles permettent de réaliser plusieurs analyses sur un même animal et de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les effectifs sont choisis pour avoir une puissance statistique suffisante pour conclure sur nos résultats grâce à notre connaissance du modèle et à de précédentes études menées dans notre équipe permettant de mettre en évidence ou non des différences entre les groupes. Nous réduisons ainsi le nombre d'animaux. Les rats Wistar Han utilisés dans ce projet auront entre 10 et 13 semaines soit un âge adulte. C’est un âge standard pour ce genre de manipulation. De plus, la bio collection réalisée en fin de procédure permettra de réaliser plusieurs expériences et donc de réduire le nombre d’animaux dans l’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 138
Souffrances
▲ 138
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 138

138 souris vont être utilisées, maintenues sous anesthésie puis tuées par excès d'anesthésique sans reprise de conscience, dans des procédures classées sans réveil. Chacune est canulée à la trachée et à une veine, son muscle crémaster exposé pour observer la thrombose et l'inflammation pendant des expériences allant jusqu'à sept heures. Le projet évalue des molécules antithrombotiques ou anti-inflammatoires fournies par des collaborateurs. Le porteur affirme qu'aucune lignée cellulaire ne produit assez de neutrophiles et de plaquettes et que l'intégrité du vaisseau n'est "pas reproductible" in vitro.

Objectifs

Évaluation en précliniques de molécules étant identifié par des collaborateurs académiques ou industriels comme ayant des propriétés anti-thrombotique ou anti inflammatoire.

Bénéfices attendus

Ce type d’expérimentation permet d’évaluer dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro les capacités anti thrombotique ou / et anti inflammatoire de molécules d’intérêts. Il permet notamment de mettre en évidence un élément clef pour la poursuite de l’étude des molécules : la stabilité du thrombus plaquettaire et donc sa capacité à emboliser. Ces embolisations sont critiques car elles sont à l’origine des embolies pulmonaires et des acidents cardiovasculaires cérébraux. Ces expérimentations en complément d’expérimentation in vitro permettent de sélectionner les meilleurs candidats possibles pour poursuivre leurs évaluations selon la réglementation en vigueur.

Procédures

Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Ces expérimentations sont sans réveil, les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié par excès d’anesthésique. Il y a une seule procédure expérimentale par animal. Seule l’anesthésie en intrapéritonéal et l'injection de buprénophine en sous cutanée pour le protocole d'inflammation sont réalisés sur animal vigile. Dans les deux types d'experimentations thrombose et inflammation les points limites sont une perte sanguine trop importante au niveau du creamaster, un flux sanguin trop irregulier au niveau du crémaster, ainsi qu'une décanulation de la jugulaire. Dans tous ces cas les animaux seront euthanasiés par excès d'anesthésiques. La durée maximale d'une expérience de thrombose est de 4 heures et de 7 heures pour une expérience d'inflammation. Pour le modèle de thrombose les cinétiques sont en médianes d’intensités de fluorescence (Wilcoxon's rank-sum test avec P

Impact sur les animaux

Les deux types d’expérimentations sont sans réveil. Les Animaux sont maintenus sous anesthésie durant la totalité de la procédure qui dure maximum 7 heures et sont euthanasiés par excès d’anesthésique.

Devenir

Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Les animaux ne seraient pas viables en l’état, il est nécessaire de les euthanasier.

Remplacement

Les neutrophiles, les plaquettes et les cellules endothéliales sont des cellules clefs dans l’immunothrombose. A ce jour, Aucune lignée cellulaire immortalisée ne permet de produire dans des proportions satisfaisantes des neutrophiles et de plaquettes. D’autre part, Il n’est pas possible de reproduire à l’heure actuelle l’intégrité du vaisseau (incluant la contractibilité, la perméabilité, les cellules musculaires lisses) ni l’activation des cellules endothéliales in vitro.

Réduction

Dans un soucis d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux anoncée a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une difference significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'experimentations supplémentaires. Dans la mesure du possible dans les experimentations de thrombose plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 5, en présence de coton de nidification ; avec boisson et nourriture ad libitum. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisé pour tous les animaux avant expérimentation. Pour les deux types d’expérimentation thrombose et d’inflammation les animaux sont anesthésiés avec un mélange Ketamine, Xylazine et Atropine. L’ajout de l’atropine nous permet de mieux stabiliser les animaux au cours de l’anesthésie par une réduction des sécrétions respiratoires et salivaires et d’éviter la perte d’animaux durant les procédures. Dans les deux types d'experimentations thrombose et inflammation les points limites sont une perte sanguine trop importante au niveau du creamaster, un flux sanguin trop irregulier au niveau du crémaster, ainsi qu'une décanulation de la jugulaire. Dans tous ces cas les animaux seront euthanasiés par excès d'anesthésiques. L’administration de thiopental est minutée et avec une posologie précise. Les expérimentations d’évaluation anti inflammatoire pouvant se prolonger jusqu’à 7 heures, en incluant la chirurgie nous avons fait le choix de traiter les animaux avec un analgésique supplémentaire (buprénorphine; 0,01 mg/kg par voie sous cutanée) 30 minutes avant de réaliser l’anesthésie par Ketamine, Xylazine et Atropine par voie intrapéritonéale.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose et de l'inflammation. En effet la formation d’un thrombus et le dévelopement d'une inflammation dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 12 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes matures.

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Poissons zèbres : 2000
Souffrances
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2000 poissons zèbres vont être utilisés, gardés vivants pour produire des lots expérimentaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Aucune intervention n'est pratiquée sur eux, l'évaluation reposant sur l'observation de l'aspect et du comportement d'animaux génétiquement modifiés pouvant développer des malformations cardiaques ou perdre leur capacité de régénération. Le projet crée et surveille ces lignées pour identifier des gènes du développement et de la régénération du cœur, en vue d'applications chez les mammifères. Le porteur affirme que l'évaluation du caractère dommageable d'un phénotype génétiquement modifié ne peut se faire par une méthode alternative.

Objectifs

Les affections cardiaques sont devenues l’une des causes les plus fréquentes de décès et d’invalidité, si ce n’est la cause première comme l’indiquent de nombreux pays européens. Parmi ces affections, les malformations cardiaques congénitales représentent une des causes majeures de morbidité infantile. Cependant, peu de facteurs génétiques responsables de ces malformations ont été identifiés à ce jour. Le développement cardiaque du poisson-zèbre étant rapide et très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, alors que les mammifères adultes sont incapables de régénérer leur cœur après une lésion, le poisson zèbre est capable, suite à une amputation d’un maximum de 30% du ventricule, de totalement régénérer son cœur. Notre principal objectif est d’identifier les facteurs génétiques qui régulent le développement et la régénération du cœur chez le poisson zèbre pour ensuite les tester chez les mammifères. Pour déterminer les cibles appropriées, nous allons créer et/ou analyser des animaux génétiquement modifiés nous permettant d'étudier la fonction de ces facteurs au cours du développement et de la régénération. L'objectif de ce projet consiste à évaluer les conséquences de ces modifications génétiques sur la santé et le bien-être des poissons afin de gérer au mieux de l'élevage de ces animaux.

Bénéfices attendus

A court terme, l’évaluation et la prise en charge d’un phénotype dommageable permet de mieux comprendre la lignée transgénique étudiée. A long terme, la création et/ou l'étude de lignées génétiquement modifiées nous permettra de caractériser des gènes impliqués dans le développement, les pathologies et la régénération cardiaques et par conséquent de mieux appréhender les pathologies cardiaques chez l'homme.

Procédures

Aucune intervention ne sera effectuée sur les animaux. L'évaluation du phénotype se fait par observation de l'aspect et du comportement des animaux.

Impact sur les animaux

Nos études sont focalisées sur des gènes impliqués dans le développement et la régénération du cœur, les effets indésirables potentiellement attendus se traduiraient par différentes atteintes cardiaques : malformations, perte de la capacité de régénération.

Devenir

La procédure décrite dans ce projet consiste à évaluer les conséquences de modifications génétiques sur la santé et le bien-être des poissons afin de gérer au mieux de l'élevage de ces animaux. Ces derniers pourront être utilisés pour la production de lots expérimentaux.

Remplacement

Le projet répond aux exigences réglementaires de la directive 2013-118 : Art. R. 214-89.−Au sens de la présente section et des textes pris pour son application, on entend par « Procédure expérimentale » toute intervention destinée ou de nature à aboutir à la naissance ou à l’éclosion d’un animal ou à la création et à la conservation d’une lignée d’animaux génétiquement modifiés L’évaluation du caractère dommageable d’un phénotype d’un animal génétiquement altéré n’est donc pas envisageable par une méthode alternative.

Réduction

Cette procédure d’évaluation du phénotype dommageable se fait sur un nombre restreint d’individu et durant la période d’élevage ce qui permet d’avoir des paramètres zootechniques spécifiques qui aboutissent à une meilleure gestion de la production et donc une réduction au final du nombre d’individu nécessaire pour obtenir les lots expérimentaux.

Raffinement

L'évaluation du phénotype dommageable repose sur une méthode d'observation non invasive qui ne génère aucune douleur et aucun stress à l'animal. De plus, l'identification du phénotype dommageable permettra de définir des points limites suffisamment précoces et prédictifs permettant une prise en charge de la souffrance pour les lignées identifiées, à travers des actions ciblées (enrichissement adaptés, pris en en charge de la douleur, arrêt du maintien de la lignée).

Choix des espèces

Le modèle poisson-zèbre est ici utilisé pour 2 raisons : 1- Le développement cardiaque du poisson- zèbre étant très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier rapidement les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, l'organe cardiaque se développe rapidement chez cette espèce, nous permettant d'effectuer nos analyses sur des spécimens de moins de 96 heures post-fertilisation. 2-Contrairement aux mammifères, le poisson- zèbre est capable de régénérer son tissu cardiaque à l'âge adulte. Les phénotypes seront monitorés aux stades suivants : 1 semaine, 2 semaines, 3 semaines, 4 semaines, 3 mois, et 6 mois post fécondation.