Système cardiaque

1151 contenus, page 86 sur 96
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 224
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ 188
Devenir
 -
 -
 -
 224

224 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 188 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 36 modéré. Elles reçoivent une implantation de cellules cancéreuses, soit sous la peau soit directement dans le pancréas au cours d'une chirurgie de 45 minutes, des prélèvements sanguins, puis des modèles de thrombose déclenchée au laser ou une thrombose veineuse maintenue 48 heures. Le porteur étudie le rôle d'un globule blanc, le neutrophile, dans la thrombose associée au cancer du pancréas, en situant au long terme et au conditionnel un meilleur traitement chez l'humain. Il affirme qu'aucune lignée cellulaire ne produit ces cellules en quantité suffisante et que l'intégrité du vaisseau ne se reproduit pas in vitro.

Objectifs

La principale comorbidité du cancer pancréatique est la thrombose. La probabilité de décés de patients developpant un cancer du pancréas et une thrombose est augmentée de 50%. Un type de globule blanc (le neutrophile) est impliqué dans la thrombose. Ce neutrophile est l'élement initiateur de la thrombose. Il existe plusieurs sous population de neutrophiles présents dans le compartiment sanguin. Le but de cette étude est de déterminer la sous population de neutrophiles impliquée dans la thrombose associée au cancer du pancréas. Pour cela nous utiliserons un modèle de cancer du pancréas murin dans le lequel nous testerons leur impact sur le développement de thrombose. Nous évaluerons également le rôle d'un récepteur porté par les cellules cancéreuses dans la progression tumorale et le développement de la thrombose.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux appréhender le rôle des neutrophiles et du récepteur à l’adenosine diphosphate dans la thrombose associée au cancer et dans l’évolution du cancer du pancréas. A long terme cela pourrait permettre de mieux traiter les thromboses associées au cancer chez l’homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à des implantations de cellules cancéreuses. Ces implantations sont realisées soit en sous cutanée et d'une durée de maximum deux minutes d'intervention soit directement dans la tête du pancreas, intervention de 45 minutes. Ces procédures sont realisées sous anesthsesie, les animaux sont surveiller gràce à des grilles specifiques d'evalaution de la douleur et seront traités par des analgesiques si necessaire. Des prélèvements sanguins sont realisés sous anesthesie volatile (durée 5 minutes maximum) et sont espacés d'au moins une semaine. Les modèles de thromboses spontanée et induite par laser sont des expériences sans reveils. Le modéle induit de thrombose veineuse necessite 48 heures de developpement les animaux sont sous analgèsique durant ces 48 heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont de la douleur pouvant être induite par la croissance du cancer et leurs métastases. Dans le cas des deux types d’implantation les animaux sont étroitement surveillés et la douleur est évaluée grâce à des grilles de scores adaptées à chaque type d’implantation, en fonction du score les animaux sont traités par analgésique à dose croissante. Nous veillions également à ce que les animaux soient bien hydratés, ils reçoivent tous une injection de solution saline en sous cutané après les opérations chirurgicales . Nos points limites qui sont précoces, l’utilisation des grilles d’évaluation de la douleur et notre connaissance de ces modèles nous permettrons de limiter le plus possible la douleur des animaux.

Devenir

Les animaux sont tous euthanasiés à la fin des procédures, différents organes seront prelevées en post mortem.

Remplacement

Les neutrophiles, les plaquettes et les cellules endothéliales sont des cellules clefs dans l’immunothrombose et de l’immonothrombose associée au cancer. A ce jour, Aucune lignée cellulaire immortalisée ne permet de produire dans des proportions satisfaisantes des neutrophiles et de plaquettes. D’autre part, Il n’est pas possible de reproduire à l’heure actuelle l’intégrité du vaisseau, ni l’activation des cellules endothéliales in vitro.

Réduction

Dans une première phase nous testerons plusieurs modèles pour caractériser et produire une sous population de neutrophiles particuliers. en parallèle nous testerons des strategie in vivo. Ces stratégies seront nous l’espérons plus efficace que la production in vitro déjà testée qui ne permet de produire suffisamment de neutrophiles de la sous population recherchée viables à ce jour dans notre laboratoire. Nous ne reproduirons les résultats que pour le groupe présentant les meilleurs taux de neutrophiles recherchés pour les tester sur les modèles de thrombose. D’autre part à résultats identiques entre les deux groupes in vivo nous choisirons le modèle préclinique présentant le moins de sévérité pour réaliser les deux modèles induits de thrombose .

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 5, en présence de coton de nidification ; avec boisson et nourriture adlibitum. Une période de 7 jours d’acclimatation sera réalisé pour tous les animaux avant expérimentation. Les animaux sont suivis et pesés quotidiennement après implantations. Les implantations sont réalisées sous anesthésie accompagnées d’analgésique. Les animaux sont observés toutes les 12 heures durant les 48 premières heures suivant les implantations, en cas de signe de souffrance les animaux seront administrés avec un analgesique. La visualisation de la thrombose spontanée est sans reveil et realisée sous anesthesie. Les animaux seront euthanasiés par un excès d’anesthésiques. Le modèle au laser est une expérience sans réveil réalisés sous anesthésie, les animaux seront euthanasiés par un excès d’anesthésique. Dans le cas du modèle de thrombose veineuse, les animaux sont pendant toute la durée de l’expérience jusqu’48 heures sous anagesique et sont euthanasiés par dislocation des cervicales sous anesthésie volatile.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose. En effet la formation d’un thrombus dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Le modèle murin offre également la possibilité de travailler sur des animaux transgéniques, pour ce projet nous avons choisi d’utiliser en plus des animaux sauvages des souris transgenique sur le recpteur de l'adénosine diphosphate. Les animaux seront utilisés entre la 5eme semaine et la 12 eme semaine. Les expériences seront effectuées sur des animaux adultes (pancréas mature) puisque les cancers du pancreas se developpent chez l'Homme Adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 60
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie puis tuées avant tout réveil. Chacune sert à entraîner un doctorant à poser des cathéters dans la veine fémorale et l'artère carotide, lors d'une chirurgie pouvant durer deux heures, non pour produire des connaissances mais pour acquérir un geste technique. Après la mise à mort, les corps pourront resservir à des formations à la dissection. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de remplacement possible" pour s'entraîner à ces poses de cathéters.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de former le doctorant à des techniques de microchirurgies spécifiques nécessaires à ses expérimentations (pose de cathéter chez la souris au niveau de la veine fémorale et de l’artère carotide). Le doctorant porteur de projet (réglementairement compétent Diplôme Universitaire d'Experimentation Animale et Diplôme Universitaire de chirurgie) a déjà expérimenté la microchirurgie (repères anatomique, abord et préparation des vaisseaux cibles) sur une dizaine de souris dans un projet précédemment autorisé mais qui arrive à terme, et nécessite encore de l’entrainement pour valider un modèle de souris anesthésiée avec paramètres vitaux maintenus à valeurs physiologiques (fréquence cardiaque et pression artérielle) pendant 1 heure (durée des expérimentations qui seront réalisées ensuite sur ce modèle dans le laboratoire partenaire).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra au porteur de projet de valider un modèle murin (contrôler l’induction et le maintien de l’anesthésie, pose de cathéters vasculaires qui nécessite de l’entrainement afin d’acquérir les bons gestes de microchirurgie, et maintien des paramètres vitaux sous anesthésie). Ainsi, les expérimentations à réaliser dans le laboratoire partenaire seront sécurisées et de meilleure qualité, nécessitant moins d’animaux et respectant le bien être de ceux qui seront utilisés dans les expérimentations communes

Procédures

une seule procédure chirurgicale sous anesthésie et analgésie, de durée limitée à 2h

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont d'une part le stress de la prehension de l'animal qui sera réduit par une socialisation des animaux, et d'autre part, la, douleurs liées à la chirurgie qui seront réduites grâce à l’utilisation d’un analgésique (buprénorphine). De plus il s’agit d’une procédure sans réveil et tous les animaux du projet seront mis à mort à la fin de l’expérience.

Devenir

Comme il s'agit d'un entraînement à la microchirurgie vasculaire, les animaux n'ont pas vocation à être maintenus en vie -après mise à mort, ils pourront être utilisés pour des formations à la dissection

Remplacement

Pas de remplacement possible pour s’entrainer à poser des cathéters vasculaires, nécessires pour la mesure de paramètres cardiovasculaires lors de projets ultérieurs

Réduction

L'utilisation de souris surnuméraires sera privilégiée pour les premiers apprentissages lorsque cela sera possible. Le nombre d’animaux sera réduit au minimum, sur la base de 1 souris par jour pendant 30 jours jusqu’à validation des gestes par l’encadrant du doctorant porteur de projet (pose d’un cathéter artère carotide et un cathéter veine fémoral). Dés que la procédure sera un succès, les paramètres vitaux seront mesurés sous anesthésie pendant 1 h, soit 30 souris maximum. En cas de difficulté, le nombre d'animaux pourra etre étendu à 60 animaux maximum

Raffinement

Les animaux seront hébergés en portoir dans des cages ventilées et filtrées, à 5 souris par cage dans des cages de 500cm². Ces cages seront enrichies (tunnel en polycarbonate, buchette de peuplier…) – période d’acclimataion minimale de 1 semaine. Pendant toute la durée de la chirugie et jusqu’à la mise à mort de l’animal, la profondeur de l’anesthésie sera régulièrement contrôlée par l’absence de reflexe de retrait de la patte aux pincements interdigitaux et absence du réflexe cornéen ; un antalgique sera administré 1 h avant le début de la chirurgie ; la température corporelle sera contrôlée via une sonde rectale et maintenue à 37°C par plaque chauffante asservie ; la cornée sera protégée par un gel ophtalmique ; la longueur et la qualité des cathéters sont adaptées à chaque vaisseau pour ne pas perforer au niveau des bifurcations) ; la durée d’utilisation des animaux sera limitée à 2h sous anesthésie (chirurgie + contrôle des paramètres vitaux à des valeurs physiologiques).

Choix des espèces

C’est ce modèle de souris qui sera utilisé pour les études cérebrovasculaires et cardiovasculaires prévues dans les projets ultérieurs. Souris adultes acclimatées à leur nouvel environnement (1 semaine après leur arrivée à l’établissement utilisateur)

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 336
Souffrances
▲ 336
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 336

336 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie puis tuées avant tout réveil. Chacune subit une chirurgie au cou, l'induction d'un caillot dans l'artère carotide par électrolyse de la paroi du vaisseau, puis 40 minutes d'imagerie de fluorescence. Le porteur teste si un anticorps ciblant les plaquettes empêche la formation d'un thrombus occlusif, dans la perspective d'un futur essai clinique. Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité du processus et que les plaquettes, cellules sans noyau, ne peuvent être cultivées.

Objectifs

Lors d'un saignement les plaquettes s'accumulent au niveau de la lésion formant un clou hémostatique qui stoppe l’hémorragie. Un processus similaire peut survenir dans un vaisseau malade et mener à la formation d'un thrombus entrainant l’occlusion du vaisseau, responsable de maladies graves comme l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou l’infarctus du myocarde, qui représentent la première cause de mortalité dans le monde. Un nouvel agent ciblant les plaquettes a déjà montré une efficacité chez l’homme dans le cadre d’un essai clinique. Nous avons récemment observé que cet agent entraine une désagrégation d’un thrombus plaquettaire non occlusif. Ce projet vise à déterminer si cet agent est également capable de prévenir la formation d’un thrombus occlusif dans l’artère carotide chez la souris. Cette étude pourrait suggérer qu'un tel agent soit particulièrement efficace pour traiter la thrombose artérielle occlusive et ainsi justifier l’utilisation de cet agent pour un futur essai clinique chez l’homme et pour de nouvelles indications thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur deux aspects différents : •Premièrement l'agent ciblant les plaquettes a déjà montré une efficacité anti-thrombotique lors d’un essai clinique en prévention d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Nous souhaitons poursuivre l’étude de l’effet de cet agent dans le cas cette fois ci de thrombus occlusif plus sévère pour proposer de nouvelles indications. •Dans un deuxième temps si les résultats sont encourageant, une étude clinique pourra être envisagée sur des patients souffrant d’un thrombus occlusif.

Procédures

L’ensemble de la procédure expérimentale est réalisée sous anesthésie générale plus anestésie locale de la peau au moment de l’incision et elle est sans réveil. Tous les animaux subiront : • Une anesthésie générale ainsi qu’une anesthésie locale de la peau. • Une injection d’un mélange d’un anticorps anti-fibrine couplé à un fluorochrome d'un marqueur fluorecent des plaquettes • Tonte de la face ventrale du cou et nettoyage de la peau • Induction du thrombus par electrolyse à la paroi externe du vaisseau • Imagerie par macroscopie de fluorescence pendant 40 min

Impact sur les animaux

Lors de l’expérimentation nous pouvons nous attendre à une baisse de la fréquence cardiaque, respiratoire ainsi qu’une baisse de température dû à l’anesthésie de l’animal. Ces paramètres seront surveillés, la concentration d’anesthésique sera ajustée si nécessaire et l’animal sera réchauffé tout au long de la procédure. La procédure expérimentale comprenant une chirurgie au niveau du cou de la souris sera réalisée sous anesthésie générale et anesthésie locale au moment de l’incision de la peau. A l’issu de l’expérience, les animaux anesthésiés seront mis à mort.

Devenir

Le projet porte sur l’étude de l'effet d'un anti-thrombotique dans le cas d'un thrombus occlusif au niveau de l'artère carotide, en conséquence les animaux ne peuvent pas être garder en vie à l'issu de l'expérimentation.

Remplacement

Le but de ce projet est d’évaluer l’effet d’inhibiteurs dans un processus complexe et intégré qu’est la désagrégation plaquettaire. Les modèles in vitro n’étant pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus, un modèle in vivo sera utilisé. De plus, les plaquettes sont des cellules anucléées qui ne peuvent être cultivées, empêchant tout modèle reposant sur la culture cellulaire.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude sera réduit au minimum. Les groupes expérimentaux seront comparés en utilisant des tests statistiques pertinents permettant d’évaluer le potentiel anti-thrombotique d’anticorps antiplaquettaire dans le cas de formation de thrombi occlusifs.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées par l’enrichissement des cages. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure) et un antalgique sera administré au niveau de la zone de chirurgie. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel qualifié.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont largement répendus et maitrisés. Les techniques de mutagenèse ont permis de générer des souris sur un même fond génétique : •Exprimant la Glicoprotéine VI humaine permettant de tester des anticorps humain chez la souris. •N’exprimant pas la protéine Glicoprotéine VI permettant d’évaluer l’importance de la glicoprotéine dans la formation de thrombus occlusif. Ces lignées sont parfaitement adaptées à cette étude et constituent des outils originaux et uniques. L’expression de la Gliprotéine VI humaine n’induit pas d’effet indésirable notable chez les souris. Ces souris seront utilisées en comparaison de souris contrôles sauvages. Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 8 et 24 semaines. Cet âge correspond à la période permettant l’utilisation de souris pubères et ne présentant pas encore syndrome de vieillissement. Nous réaliserons des groupes homogènes en âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent en intraveineuse des vésicules extracellulaires portant la molécule CD146 sous anesthésie gazeuse, subissent une mesure du temps de saignement à la queue, avant mise à mort pour prélever la moelle osseuse. Le porteur indique attendre un stress physique ou thermique et une douleur légère, et présente l'étude comme la vérification des effets indésirables d'une thérapie déjà jugée efficace contre l'athérosclérose. Il affirme qu'aucune alternative in vitro ne permet d'évaluer les effets hors cible d'une thérapie sur l'organisme.

Objectifs

Ce projet permettra d'étudier les effets indésirables d'une thérapie constituée de vésicules portant une molécule d'adhésion ; le CD146. En effet, un protocole précédemment accepté a testé le bénéfice d'une nouvelle thérapie dans l'atherosclérose. : l'apport de CD146 sur les macrophages de la plaque d'athérosclérose par des vésicules extracellulaires. Nos études en cours montrent un effet significatif des ces vésicules dans la régréssion de la maladie athéromateuse. Les vésicules extracellulaires étant décrites comme pouvant être pro-coagulantes ou pro-inflammatoires, il est essentiel de vérifier que la vésiculothérapie proposée n'entraîne pas de phénomènes de coagulation ou d'inflammation qui pourraient être délétères dans l'athérosclérose. Ainsi, nous allons étudier l'effet de ces vésicules sur le phénotype inflammatoire des macrophages qui sont leurs cellules cibles privilégiées. Nous étudierons également le temps de saignement des modèles expérimentaux soumis à cette thérapie.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de proposer une nouvelle stratégie thérapeutique dans la lutte contre l'athérosclérose.

Procédures

1/ injection dans la veine de vésicules extracellulaires après anesthésie gazeuse 2/Temps de saignement : Prélèvement de quelques gouttes de sang à la queue après anesthésie gazeuse 3/Extraction des cellules de la moelle osseuse sur animal euthanasié.

Impact sur les animaux

L'animal subit une injection, une anesthésie ainsi qu'une biopsie de la queue. Cela pourra entrainer par exemple : un stress physique léger, un stress thermique ou une douleur légère chez l'animal.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure, en effet il est necessaire d'avoir un animal euthanasié pour récolter la moelle osseuse des tibias et des péronés.

Remplacement

Il n'existe à l'heure actuelle aucune autre alternative à l'utilisation d'un modèle murin pour tester le bénéfice global d'une thérapie dans l'athéroslérose, l'évaluation des effets indésirables hors-cibles ne pouvant pas se faire in vitro.

Réduction

Les souris seront observées avant d’initier le protocole. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, deux protocoles différents seront testés sur le même animal sans que cela ne perturbe les données scientifiques. Ainsi, les souris qui seront soumises à un test de saignement pour évaluer l'effet de la thérapie sur l'hémostase, seront ré-utilisées pour leur extraction de moelle osseuse afin d'isoler et de mettre en cuture les macrophages in vitro.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages contenant de l'enrichissement. Aussi, si les animaux présentant des symptômes type infection, ils seront écartés des protocoles. Nous serons attentif à toute souffrance animal lors de l'élevage. En effet, si l'animal présente des difficultés à respirer (visualisées par une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire répercutée au niveau des flancs de l’animal), si l’animal est prostré ou en retrait l’analgésie peut être envisagée par administration d'un médicament anti-inflammatoire tant que les signes de douleur persistent.

Choix des espèces

La meilleure façon d'appréhender les effets indésirables et 'hors cibles' d'une nouvelle stratégie thérapeutique est de l'étudier dans un modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, seul le modèle murin adulte développe des plaques d'athérosclérose semblables à celle de l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 42
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 42
Devenir
 -
 -
 -
 42

42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue et le cœur prélevé, dans des procédures classées en gravité sévère. Elles subissent une chirurgie cardiaque d'environ quatre-vingts minutes sous anesthésie générale profonde qui induit un infarctus du myocarde, certaines recevant une injection intraveineuse de molécules pendant l'opération, avant mise à mort dans les vingt-quatre heures. Le porteur justifie le prélèvement du cœur par les mesures de taille d'infarctus et l'analyse du tissu cardiaque, et prévoit un suivi post-opératoire renforcé au réveil. Il indique avoir écarté les modèles in vitro, jugés "inadaptés" pour ces voies de signalisation, et conclut que le recours à la souris est "nécessaire".

Objectifs

Les lésions tissulaires engendrées par un infarctus peuvent être réduites par la mise en place de procédure de cardioprotection, appelée « post-conditionnement ischémique ». Cependant, les mécanismes d’action de cette cardioprotection restent encore peu connu. Des données de la littérature suggèrent l’implication de plusieurs voies de signalisation bien spécifiques. Le but de ce projet est de comprendre les modulations de ces voies de signalisation aux différent moment clefs d’un infarctus.

Bénéfices attendus

L'infarctus du myocarde est encore aujourd'hui l'une des principales causes de décès dans le monde. L’étude de son fonctionnement, mais surtout des phénomènes dits « cardioprotecteurs » pouvant aboutir à la protection du tissu cardiaque, est donc une priorité et une meilleure compréhension des mécanismes mis en jeu est donc un enjeu de santé majeur. L’intérêt de ce projet, à terme, est de pouvoir développer des outils pharmacologiques capables de mimer ces phénomènes et donc de réduire les lésions cardiaques post-infarctus et les dysfonctionnements fonctionnels et métaboliques associés.

Procédures

L’expérimentation consiste en une chirurgie cardiaque sous anesthésie générale profonde et analgésie adaptée (durée : environ 80mn). Pour certains groupes expérimentaux, une injection intraveineuse de molécule tests non toxiques est prévue pendant la chirurgie. Un prélèvement sanguin puis la mise à mort interviennent au plus tard 24h plus tard sous anesthésie générale profonde et analgésie (durée : environ 20mn).

Impact sur les animaux

L'expérimentation consiste à induire un infarctus du myocarde chez l'animal, impliquant un acte chirurgical, sous anesthésie générale, nécessitant une prise en charge de la douleur.

Devenir

Les animaux sont mis à mort dans chaque procédure car les mesures effectuées nécessitent le prélèvement du cœur (pour les mesures de tailles d’infarctus ou les analyses du tissu cardiaque)

Remplacement

Des données préliminaires obtenues in vitro ne correspondent pas du tout à ce qui est connu in vivo dans la littérature, nous laissant penser que les modèles in vitro classiquement utilisés sont inadaptés pour l’étude des voies de signalisations dans ce contexte particulier d’infarctus. Par ailleurs, Il est question dans cette étude de mesurer un effet global (et donc une réponse intégrée) sur tous les types cellulaires composant le tissu cardiaque. Le recours à l’animal est donc nécessaire. Néanmoins, afin de limiter l'utilisation des animaux, la mise au point analyses et la caractérisation des doses efficaces des molécules d’intérêt seront tout d'abord réalisé sur une lignée cellulaire (ex vivo). Suite à celle-ci, une phase test sera réalisée pour vérifier l'absence de toxicité aigüe et la réalité de l'efficacité de l'injection de ces molécules d’intérêt chez les animaux.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d'animaux, les différents temps choisis pour l’infarctus seront basés sur une précédente étude mise en place au laboratoire. Les effectifs ont été calculés au plus juste (tests statistiques) pour permettre l’exploitation des résultats Les différentes étapes se succèdent, permettant de réajuster si besoin à chaque étape en fonction des résultats de l’étape précédente (en réduisant les effectifs prévus initialement, en abandonnant la réalisation d’un groupe expérimental qui s’avèrerait finalement superflus ou en arrêtant le projet en cas de résultats non concluants. Enfin, des données obtenues lors de précédents projets seront utilisés pour éviter d’avoir à réaliser certains groupes dans ce projet.

Raffinement

Pour réduire au maximum la souffrance et la douleur imputables à la chirurgie, celle-ci est effectuée sous anesthésie profonde et couverture analgésique adaptée. Une attention particulière est apportée aux soins post-opératoire des animaux. Un suivi renforcé dans les heures suivant le réveil est assuré à l'aide d'une fiche d'observation éprouvée, spécifique à cette chirurgie, consistant en la détermination d'un score des symptômes bien déterminés, dans le but d'intervenir de manière rapide et efficace, le cas échéant, en concertation avec le chef de projet et le vétérinaire référent. Le fait de réaliser les prélèvement au plus tard 24h après la chirurgie, permet de s’affranchir des complications éventuelles à long terme d’un infarctus du myocarde.

Choix des espèces

Le modèle murin d’infarctus, parfaitement maîtrisé au laboratoire, permet de reproduire et d'étudier au mieux l'infarctus du myocarde, a été largement éprouvé dans la littérature, et est particulièrement adapté à l'étude des voies de signalisations. C'est par ailleurs ce modèle qui a été utilisé lors de la précédente étude, sur laquelle nous nous sommes appuyés pour choisir les temps clefs d'ischémie-reperfusion. Le recours au même modèle permettra ainsi de mettre en corrélation les résultats obtenus. L'expérimentation portera sur des animaux de 8 à 14 semaines, afin de comparer les résultats avec ceux obtenus dans le laboratoire, en particulier ceux du précédent projet.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 22
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 22
Devenir
 -
 -
 -
 22

22 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures classées en niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie de deux heures pour provoquer un trouble du rythme et implanter un pacemaker, puis une greffe de cellules cardiaques issues de cellules souches humaines, avant un mois de surveillance. Le porteur indique que les tirs de radiofréquence ou un dysfonctionnement du pacemaker peuvent tuer l'animal en cours de procédure. Il reconnaît que les organoïdes permettent des études in vitro mais conclut que ce système ne sera jamais aussi représentatif que le modèle porcin.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la principale cause de décès dans le monde. Elles se manifestent par un dysfonctionnement du cœur au niveau circulatoire mais aussi au niveau électrique. Notre projet porte sur le dysfonctionnement du noeud sino-atrial (NSA - ensemble de cellules dans l'oreillette droite) qui est le principal stimulateur cardiaque qui contrôle la fréquence cardiaque tout au long de la vie. Son mauvais fonctionnement en raison d'une maladie congénitale ou du vieillissement, entraîne un ralentissement de la fréquence cardiaque et une circulation sanguine inefficace, ce qui nécessite un traitement par l'implantation d'un stimulateur cardiaque électronique. Or ces équipements présentent plusieurs inconvénients, notamment un risque d'infection, une durée de vie de batterie limitée et l'incapacité de s'adapter aux changements de taille du cœur chez les patients. Notre laboratoire a développé ces dernières années une technique capable de générer des cellules cardiaques contractiles in vitro (appelées hiPSC-CMs), dérivées de cellules de patients, et qui pourraient offrir une thérapie alternative de stimulateur biologique dans laquelle le NSA défaillant serait remplacé par greffe cellulaire. Dans ce contexte, nous souhaitons étudier l’impact d'une telle greffe chez un modèle porcin souffrant de troubles du rythme cardiaque.

Bénéfices attendus

Le dysfonctionnement du NSA est fréquent et considéré comme facteur de risque cardio-vasculaire. Il engendre des frais d’hospitalisation majeurs pouvant être réduits par une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques liés au traitement (ici un pacemaker biologique). Si la greffe de cellules souches permettait la reprise de l’activité cardiaque, cela offrirait une opportunité exceptionnelle d'étudier le développement et la fonction d'un pacemaker cardiaque humain, de modéliser des maladies qui affectent cette sous-population de cellules cardiaques et de concevoir la médecine régénératrice pour les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.

Procédures

Au cours de cette procédure, les animaux subiront une chirurgie de deux heures maximum pour induire un trouble cardiaque et implanter un pacemaker. Une semaine après la pose du pacemaker, ils bénéficieront d'une greffe de cardiomyocytes et seront surveillés quotidiennement pendant un mois. A la fin de la procédure, ils seront mis à mort et des tissus seront prélevés pour analyse.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour l'animal sont plus liées au modèle lui même qu'à la présence d'une douleur pour laquelle les procédures de prise en charge sont bien maîtrisées (injection d'un morphinique au cours de l'intervention, administration post-opératoire d'anti-douleurs et anti-inflammatoires). En effet, la création de ce modèle pourrait entraîner la mort de l'animal à plusieurs moments : soit en cours d'intervention à cause des tirs de radiofréquence avant la pose du pacemaker, cette situation n'est pas anticipable et sera dépendante des individus ; soit pendant la phase de surveillance des animaux, ce qui pourrait être lié à un dysfonctionnement du pacemaker. Un rejet de greffe est envisageable mais au vu de la petite quantité et du lieu d'injection des cellules, nous nous attendons à une réaction inflammatoire locale sans effet sur l'état général de l'animal. Au cours des phases de surveillance, et au delà des soins apportés pour une bonne cicatrisation suite à l'opération, la surveillance des animaux sera très rigoureuse, notamment par l'évaluation quotidienne du comportement de l'animal et de son état de conscience évalué par une grille de score.

Devenir

Tous les animaux seront mis en mort en fin de procédure pour réaliser des prélèvements tissulaires.

Remplacement

Le but de l'étude sera d'approcher au maximum du modèle humain en déterminant les conditions de greffe d’un pacemaker biologique issus d'organoïde de hiPSC-CMs, permettant à l'avenir de remplacer les pacemakers électroniques. Bien que les organoïdes représentent une avancée significative pour la recherche en permettant de réaliser des études in vitro pour comprendre la toxicité et l’action d’une molécule pharmacologique, ou pour mieux comprendre la complexité du vivant, ce système ne pourra jamais être aussi complet et représentatif que le modèle animal. C'est pourquoi, malgré notre volonté permanente de respecter les 3Rs, nous avons choisi de poursuivre nos recherches sur le modèle porcin. Sa taille, son anatomie et les exigences requises pour la réalisation du protocole en font le modèle expérimental le plus pertinent pour cette étude.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum, défini sur les données d'une étude précédente, ainsi que sur une évaluation statistique permettant de calculer le nombre nécessaire pour obtenir une différence significative entre plusieurs groupes. La reprise de l’activité cardiaque suite à une ablation du nœud auriculo-ventriculaire sera étudiée dans le temps par un test satistique.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, les gestes interventionnels (ablation par radiofréquence, implantation du pacemaker, greffe, exploration terminale) seront toujours réalisés sous anesthésie générale associée à la gestion de la douleur per-opératoire et post-opératoire par l'administration d'anti-inflammatoires. La mise en place des cathéters sera réalisée sous échographie, évitant l'ouverture cutanée à l'exception de la ponction à l'aiguille. De même la mise à mort sera réalisée en fin de procédure alors que les animaux sont anesthésiés. Pendant la phase post-opératoire immédiate, une grille d'évaluation sera utilisée pour s'assurer du bon réveil de l'animal. Pendant la période de surveillance, notre vigilance sera accrue. Une grille de score sera utilisée pour évaluer l'état clinique des animaux, portant sur des critères d'absence d'infection ou d'hématome, sur des points généraux de comportement et des signes d'inconfort ou de douleur, et sur l'état de conscience de l'animal en lien direct avec le modèle. Cette grille aidera à la prise de décision en cas d'atteinte des points limites.

Choix des espèces

L'objectif de l'étude est d’évaluer la réponse à une thérapeutique (greffe de pacemaker biologique issu de cellules souches) sur un modèle le plus proche possible de l’humain. Le modèle porcin, de par sa taille et les exigences requises pour la réalisation du protocole, est le modèle expérimental le plus pertinent pour cette étude. Ce modèle de porc anesthésié, intubé et ventilé devrait permettre d'obtenir des résultats histologiques cardiaques, après euthanasie, extrapolables au patient de cardiologie ou de médecine de ville. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3 mois environ, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 30 et 35 kg) et pour des raisons de coût d'autre part.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 486
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 486
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 486

486 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées à deux reprises puis reçoivent une transplantation de moelle osseuse et des prélèvements sanguins répétés, pour étudier le vieillissement des cellules souches du sang. Le porteur indique que l'irradiation et la greffe peuvent provoquer des infections et un rejet se traduisant par prostration et grande fatigue. Il affirme qu'aucun système in vitro comparable au corps du mammifère n'existe pour étudier l'hématopoïèse.

Objectifs

Le vieillissement de la population, en particulier au sein de la population occidentale, est aujourd’hui l’un des principaux problèmes socio-économiques. Le vieillissement du système sanguin et en partie de la population de cellules capables de former toutes les cellules du sang, appelée cellules souches hématopoïétiques ou CSH, entraîne un dysfonctionnement de la formation de sang. Ceci accroit le risque de développer diverses maladies malignes du sang telles que la myélodysplasie, un ensemble de maladies caractérisées par une production insuffisante de cellules sanguines matures saines par la moelle osseuse, la leucémie ou encore le lymphome. Au sein de notre laboratoire, nous supposons que le vieillissement "sain" ou "physiologique" est une succession de moments de stress, c’est-à-dire une pression ou contrainte de l’environnement. Nous avons déjà montré que les CSH dépourvues d'une protéine spécifique de la réponse des CSH sont moins activées ; c’est-à-dire qu’elles présentent des défauts dans leur division, et nous pensons donc que ces cellules mutées peuvent conserver leurs caractéristiques de jeunesse. Notre hypothèse est donc de vérifier si des signaux de stress provoquent des changements dans l’ADN ou les ARNm constituant ainsi une signature du vieillissement des CSH.

Bénéfices attendus

L'objectif de cette étude est d’identifier de futures cibles thérapeutiques qui permettront de développer de nouvelles thérapies dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population vieillissante.

Procédures

Les souris seront injectées en intra-veineux une, deux ou trois fois (15s environ par injection). Les souris seront irradiées 2 fois à 4 à 6 heures d'intervalle pour une durée de 5 minutes et une irradiation de 5 et 4,5Gy respectivement. Les souris seront également soumises à des transplantation (une par souris receveuse, injection des cellules de 15s environ), et à des prélèvements sanguins (prélèvement de 15s environ, 3 prélèvements sanguins par souris à 4, 8 et 12 semaines post-transplantation).

Impact sur les animaux

Les injections en intra-veineux peuvent induire des rougeurs et des gonflements. La diminution du système immunitaire des souris receveuses de transplantation peut entrainer des infections par une diminution de l’efficacité du système immunitaire. La transplantation peut induire un rejet de greffe qui se traduit par une absence de système immunitaire (donc des infections), une prostration des animaux et une grande fatigue.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure afin d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.

Remplacement

Nous avons envisagé la possibilité de modéliser les mêmes processus in vitro. Cependant, il n'existe pas de système in vitro approprié pour étudier l'hématopoïèse, qui soit comparable au corps du mammifère. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, comme les tests d'unités de formation de colonies, que nous allons mettre en place. Par conséquent, les expériences in vivo utilisant des souris sont essentielles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est importante. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés. Concretement dans notre étude, et afin d'obtenir des résultats solides, même en cas d'échec de la prise de greffe (environ 5% de rejet de greffe attendus), nous aurons besoin de 3 répliquats biologiques (donneurs)*3 expériences indépendantes = 9 animaux par condition et par âge. La moelle osseuse isolée de chaque animal donneur sera ensuite injectée dans 3 souris de type sauvage irradiées (receveurs).

Raffinement

Afin de prévenir les infections bactériennes, les souris transplantées recevront un traitement antibiotique dans l'eau de boisson. Lors des prélèvements sanguins une pression sera appliquée sur le site de prélevement pour arrêter l'hémorragie. Les souris seront surveillées pour détecter tout signe d'inconfort 10 à 15 minutes après la procédure. Un manque de soin ou un isolement de l’animal entrainera une surveillance quotidienne. Un deplacement anormal nécessitera l’administration d’eau gélifée et de nourriture directement dans la cage. Une respiration haletante entrainera une surveillance quotidienne. L’animal sera mis à mort dans tous les cas si les symptomes persistent plus de 3 jours. Une perte de poids de plus de 10% sans récupération sur 2 semaines entrainera une vigilance accrue des autres paramètres. Une perte de poids supérieure à 20% entrainera la mise à mort de l’animal. Des rougeurs ou gonflements au niveau des sites de prélèvement ou d’injection entraineront l’utilisation quotidienne de solution antiseptique non colorée. Les animaux seront mis à mort s’il n’y a pas d’amélioration après 3 jours.

Choix des espèces

La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse car le système hématopoïétique est hautement conservé entre la souris et l'humain. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre les humains et les souris est connue. Enfin, la capacité d'isoler les cellules souches hématopoïétiques (CSH) de la souris est bien définie et les CSH peuvent être préservées dans un système normal où elles sont situées dans leur niche et peuvent donc conserver leur quiescence (état de repos). Les procédures telles que la transplantation sont également réalisables chez la souris puisque des protocoles sont en place et utilisés en routine. Les animaux utilisés pour les expériences de vieillissement seront jeunes (6-12 semaines), d'âge moyen (10-14 mois), ou âgés (18-24 mois) ces âges simulant respectivement les systèmes humains jeunes, d'âge moyen et âgés. Les souris receveuses de la transplantation seront quant à elles toutes agées de 3 mois (âge idéal pour une transplantation optimisée). Une attention particulière sera portée aux groupes, afin d'équilibrer autant que possible les âges dans chaque expérience.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 511
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 511
Devenir
 -
 -
 -
 511

511 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent l'ARN d'un entérovirus par voie intraveineuse ou intrapéritonéale pour induire une myocardite, avant le prélèvement terminal de leurs organes. Le porteur classe ces procédures en sévère car l'infection peut faire perdre 20 % de leur poids aux souris, seuil déclenchant leur mise à mort immédiate par dislocation cervicale. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne peut se substituer à l'animal, l'inflammation n'étant décrite selon lui que chez les mammifères.

Objectifs

La myocardite virale est une maladie inflammatoire du cœur. L’incidence de cette maladie est d’environ 1,5 million de cas par an dans le monde. Elle résulte principalement d’une infection des tissus cardiaques par des virus communs comme les Entérovirus et elle est considérée comme une des causes majeures de mort subite cardiaque chez l’enfant et l’adulte jeune. Actuellement les mécanismes qui régulent le développement de la myocardite virale aiguë et sévère restent inconnus et limitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. L'objectif principal de ce projet est d’étudier l’impact de ces virus dans un modèle animal (chez la souris) sur la réponse immunitaire et le développement de la maladie.

Bénéfices attendus

Bien que des progrès remarquables aient été réalisés au cours des dernières années au niveau des outils de diagnostic de la myocardite, la prise en charge clinique de cette pathologie reste difficile avec des traitements symptomatiques de l’insuffisance cardiaque et ou des troubles du rythme. Notre projet qui vise à court terme d’apporter une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans la sévérité de la myocardite virale et sa progression en myocardite chronique. Ainsi, les résultats attendus auront un bénéfice pour la santé humaine. Aussi, l’étape 2 du projet permettra de poser à long terme les bases de futures thérapeutiques visant à activer d’une manière adéquate la réponse immunitaire chez les patients présentant une myocardite aigue induite par les Enterovirus.

Procédures

L'administration de l'ARN viral, du virus ou du traitement, se fera une fois par voie intraveineuse ou intrapéritonéale. A un temps définit, les organes de souris seront prélevés pour les analyses virologiques, histologiques et immunologiques. Aucun prélèvement sur animaux vigiles ni de procédures chirurgicales seront appliqués sur les animaux des procédures.

Impact sur les animaux

Les premiers signes d'infection par le virus chez la souris sont la perte de poids (20% du poids initiale de la souris), ce qui justifié la classe sévère des procédures, et une diminution d'activité. Le stress et l'inconfort lié à la contention et aux injections intraveineuses ou intrapéritonéales.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélever les organes cibles afin effectuer les analyses virologiques, biochimiques et histologiques

Remplacement

La myocardite est une maladie inflammatoire du muscle cardiaque. Le phénomène de l’inflammation est décrit uniquement chez les mammifères. Nous ne pouvons donc pas utiliser de modèle invertébré pour répondre à notre objectif. La complexité du système à étudier et son impossibilité de le reproduire in vitro, en tenant compte de tous les phénomènes biologiques de l’organisme, fait qu’il n’y a aucune méthode alternative pour substituer à l’utilisation des animaux

Réduction

Nous avons le souci permanent de réduire le nombre de souris sacrifiées dans nos projets, pour cela nous utiliserons des études statistiques afin de justifier la pertinence de nos résultats tout en utilisant le moins de souris possible. Tenant compte de nos résultats ultérieurs et l’expérience des membres du projet, nous utilisons des logiciels pour calculer/estimer le nombre minimal d’animaux à utiliser dans chaque groupe.

Raffinement

Afin de limiter la souffrance et l'angoisse des animaux, nous mettrons en œuvre des mesures enrichissement des cages notamment avec du coton, aucun hébergement individuel n’est prévu, et les expériences seront menées par le même expérimentateur du début jusqu’à la fin. Au cours de l'infection, les animaux seront pesés et observés pour leur comportement dans les cages tous les jours, y compris les week-ends et les jours fériés. Par la tenue d’une grille d’évaluation de l’état de santé de chaque souris, tout animal montrant une perte de poids de 20% de son poids initial ou à l’apparition d’un signe de souffrance (diminution d'activité, chute, dos vouté, pelage hérissé, détresse respiratoire) sera mis à mort immédiatement par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Conformément aux données de la littérature la souris est l’animal le plus utilisé dans les études de recherche sur les maladies cardiovasculaire. Plusieurs données sur les infections virales (existence des souches de virus adaptées à la souris) et inflammation ont été établie par nous-même et d’autres laboratoires en utilisant la souris comme modèle d’étude. L’existence sur le marché d’un grand nombre d’anticorps dirigés contre les marqueurs de l’inflammation spécifique murin, facilitera notre étude afin de progresser, plus rapidement, dans nos recherches. Nous travaillons avec des souris adultes (5-6 semaines, poids ~17-20g)

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1151
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1151
Devenir
 -
 -
 -
 1151

1 151 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un anévrysme intracrânien est provoqué par injection d'une molécule dans le cerveau et pose d'un dispositif augmentant la pression artérielle, jusqu'à la rupture et l'hémorragie cérébrale. Le porteur indique une mortalité attendue lors de la chirurgie et des symptômes neurologiques déclenchant l'euthanasie. Il affirme qu'aucun dispositif ne reproduit tous les paramètres de la maladie et qu'il est "nécessaire" de provoquer chez l'animal une pathologie proche de celle des humains.

Objectifs

Les anévrysmes intracrâniens (AI) sont des déformations des vaisseaux sanguins présentes dans le cerveau chez environ 4% de la population avec une majorité de femmes atteintes. Dix anévrysmes sur 100 000 évolueront jusqu'à leur rupture, entrainant des saignements dans le cerveau, ce qui conduit le plus souvent à la mort du patient. De plus en plus d’études suggèrent que l’évolution de l’anévrysme jusqu’à sa rupture n’est pas systématique et qu’elle ferait appel à des mécanismes particuliers. Pourtant, le seul traitement aujourd'hui consiste à retirer l'anévrysme, rompu ou non, lors d'une chirurgie très risquée. Un traitement moins dangereux pourrait être mis au point si les mécanismes impliqués dans la rupture de l'anévrysme étaient identifiés. Il est aujourd’hui admis qu'un flux sanguin anormal et une inflammation de la paroi vasculaire sont à l'origine de l'anévrysme car ils fragilisent la paroi, ce qui permet la déformation du vaisseau. Cette déformation du vaisseau qu'est l'anévrysme intracrânien évoluera ou non jusqu’à sa rupture. Il apparait que les plaquettes, qui ont un rôle connu dans la coagulation sanguine, pourraient être impliquées dans les processus pathologiques menant ou non à une rupture. Ce projet a pour but de caractériser la contribution des plaquettes et leurs mécanismes de réponses lors des stades tardifs de la pathologie anévrysmale. Pour cela, nous allons appliquer un modèle d’induction d’anévrysme bien connu et documenté chez la souris. Ce modèle permet d’obtenir en 15 jours chez la souris des anévrysmes rompus. Nous allons l'appliquer à des souris n'ayant pas certaines protéines nécessaires au fonctionnement des plaquettes et étudier si leur absence à un effet positif sur la maladie. Une fois les protéines plaquettaires impliquées dans la maladie identifiées, nous utiliserons des médicaments déjà utilisés chez l'Homme ainsi que des molécules antiplaquettaires en développement.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre dans un premier temps d’identifier des molécules plaquettaires impliquées dans l’évolution de l’anévrysme vers sa rupture. Il permettra par la suite de tester des médicaments antiplaquettaires déjà utilisés chez l'Homme ainsi que de nouvelles molécules antiplaquettaires en développement. Si nous validons des médicaments empêchant l'évolution de l'anévrysme jusqu'à sa rupture chez la souris, le bénéfice pour les êtres humains pourrait être conséquent. De plus, comme les médicaments que nous allons tester sont pour la plupart déjà administrés à l’Homme il n'y aura pas à attendre pour obtenir toutes les autorisations nécessaires à l'utilisation d'une nouvelle molécule chez l'Homme. Finalement, ce projet pourrait permettre de remplacer un traitement chirurgicale compliqué et dangereux par un traitement médicamenteux simple et beaucoup moins dangereux.

Procédures

Tous les gestes techniques à l’exception de la mesure de la pression artérielle sont réalisés sur animaux anesthésiés à l’aide d’une anesthésie gazeuse. Tous les animaux prévus dans ce projet seront soumis à une procédure permettant de créer des anévrismes intracrâniens. Avant l'intervention chirurgical : un prélèvement sanguins est prévu ainsi qu'une session de rasage des zones opérées (10 minutes au total). Une procédure chirurgicale de 50 min est prévue durant laquelle l’animal reçoit une injection d'une molécule dans le cerveau (40min) et la pose d'un dispositif en sous cutanée au niveau du dos permettant de diffuser une molécule augmentant la pression artérielle(10min). Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. La pression artérielle des souris sera mesurée sur souris vigile lors de session de 15 minutes de mesure. Chaque souris aura 4 jours de session constituant des séances d’habituation à la machine et 6 jours de mesure de pression. L'évolution de leur pathologie sera surveillée par des méthodes d'imagerie: 3 séances d’échographie doppler (15min par séance) + 2 séances d’IRM (30 min par séance). L'évolution du comportement plaquettaire durant l'évolution de la pathologie sera suivie par analyse sanguine. Pour analyser ce sang, 2 prélèvements sanguins supplémentaire seront réalisés sur souris anesthésiées. (un prélèvement sanguin = 1 minute)

Impact sur les animaux

Une certaine mortalité est attendue lors de la chirurgie d'injection de molécule dans le cerveau (J0). Les effets indésirables prévus sur les animaux sont : douleur post-opératoire (modérée, 24h); perte de poids postopératoire (modérée, 24h); Stress de contention pendant la mesure de pression artérielle (9 sessions de 15 min). Si les animaux souffrent d'une rupture d’anévrisme :Perte de poids (2g en 24h); Apparition de symptômes neurologiques, hémorragie.

Devenir

L’ensemble des animaux seront euthanasiés dès lors qu'une rupture d'anévrysme est identifiée ou à la fin de la procédure s'ils n'atteignent pas les points limites défini dans ce projet avant. Nous effectuons des euthanasies afin de pouvoir analyser le cerveau des souris et les anévrysmes qui s'y sont développés. Nous étudions aussi leur sang pour analyser les caractéristiques de leur plaquettes.

Remplacement

La maladie que nous cherchons à étudier est une maladie complexe qui fait intervenir beaucoup de paramètres (inflammation, remodelage de la paroi des vaisseaux sanguins, flux sanguin, pression artérielle...). Il n'existe pas de dispositif aujourd'hui permettant de mimer tous les paramètres nécessaires à la maladie. Il est nécessaire d'utiliser des animaux vivants pour provoquer une maladie qui se rapproche de celle des Humains.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grace aux données disponibles dans la littérature. Des tests statistiques pour connaitre le nombre de souris minimum nécessaire ont aussi été réalisés.

Raffinement

La douleur post-opératoire est évaluée chez nos animaux, et est traitée préventivement grâce à l’administration d'un antidouleur. Après la chirurgie d’injection de molécule dans le cerveau, les souris sont gardées en observation car il peut arriver qu’une hémorragie due au passage de la micropipette dans un vaisseau survienne. Ceci s’exprime par une l’apparition de symptôme neurologique et la souris est alors euthanasiée. Après cette chirurgie, les souris peuvent aussi être gênées dans leurs mouvements pendant 1 à 2 jours. De la nourriture humide est donc placée au sol dans leur cage, plus facile d’accès. L'apparition de symptôme neurologique, l'apparence général des animaux ainsi que leur poids sont contrôlés tous les jours et des points limites précoces ont été mis en place pour éviter toute souffrance inutile à l'animal. Du coton est mis à leur dispositon dans leur cage afin qu'ils puissent nidifier.

Choix des espèces

La souris présente un système vasculaire, immunologique et cellulaire très proche de l’Homme, permettant une transition des résultats trouvés chez la souris à l'Homme plus facile. De plus, il existe un grand nombre de souris ayant différentes protéines de plaquette absente, nous permettant d'en tester un grand nombre. Sa large utilisation dans le domaine scientifique a conduit au développement de nombreux modèles d’anévrysme intracranien dont celui sur lequel se base le projet, qui permet de mimer certaines caractéristiques de la pathologie humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 695
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 535
▲ 160
Devenir
 -
 -
 -
 695

695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures de niveau sévère. Elles reçoivent des injections, des électrocardiogrammes sous anesthésie, une stimulation électrique par sonde intracardiaque et, pour certaines, une chirurgie thoracique provoquant un infarctus, l'objectif étant de déclencher des arythmies ventriculaires pour en comprendre l'origine. Le porteur indique que la souris est très résistante aux arythmies et peu susceptible de mourir subitement, et que les animaux ne sont réveillés qu'après le retour à la normale du rythme cardiaque. Il affirme que la structure des fibres de Purkinje et la physiologie cardiaque ne sont pas reproductibles en culture, ce qui rend selon lui la souris transgénique "indispensable".

Objectifs

La mort subite cardiaque due à des arythmies ventriculaires représentent jusqu’à 85 % des cas de mortalité chez des patients atteints d’infarctus ou de cardiomyopathies. Ces arythmies sont souvent déclenchées par des cardiomyocytes spécialisés appelés fibres de Pukinje. Les fibres de Purkinje (PF) forment un réseau de cables qui transmettent une activité électrique responsable de la contraction coordonée du cœur afin de pomper efficacement le sang. Bien que ces fibres ne représentent qu’une infime partie du coeur, plusieurs études suggèrent qu’elles jouent un role disproportionné dans les arythmies ventriculaires chez l’homme. L’objectif principal de ce projet est de comprendre l’effet d’un défaut des fibres de Purkinje dans la survenue d’arythmie ventriculaire. Notre hypothèse est que des perturbations de l'architecture du réseau ou de la fonction des fibres de Purkinje chez certaines formes de cardiomyopathies représentent un facteur de risque élevé d'arythmies ventriculaires et de mort subite. Pour cela nous allons étudier l’architecture du réseau de Purkinje et l’activité électrique cardiaque dans des modèles de cardiomyopathies ou d’ischémie cardiaque chez la souris. Nous allons comparer la fonction cardiaque par un suivi d’enregistrements d’électrocardiogramme et nous établirons leur degré de susceptibilité à développer une arythmie ventriculaire provoquée par pharmacologie, stimulation électrique ou par une approche de chemogénétique. Parmi les modèles de cardiomyopathies, nous travaillerons sur des souris mutantes pour les gènes Nkx2-5 et Tbx5, identifiés chez des patients atteints de malformations cardiaques ou de cardiomyopathies très souvent asociées à des arythmies. Nous avons aussi un modèle de souris dystrophique (mutation mdx) qui développe des troubles cardiaques avec l’âge sachant que les patients atteints de dystrophie musculaire développent inévitablement une atteinte cardiaque qui se manifeste par une insuffisance cardiaque, des arythmies et une mort subite. Nous étudierons aussi le role du remodelage du réseau des fibres de Purkinje dans un modèle d’infarctus du myocarde.

Bénéfices attendus

La survenue de mort subite est très souvent liée à une arythmie ventriculaire imprévisible qui dans sa grande majorité provient d’un défaut du réseau de Purkinje. Malheureusement ce réseau ne représente qu’une infime partie du myocarde et son identification chez l’homme n’est pas possible de manière non invasive. L’utilisation de souris transgéniques chez lesquelles ce réseau est facilement identifiable est un atout majeur pour comprendre l’origine des arythmies ventriculaires. Ce projet devrait nous permettre d’identifier des facteurs de prédisposition aux arythmies ventriculaires dans plusieurs modèles de cardiomyopathies dont la myopathie de Duchenne et dans un modèle d’infarctus du myocarde.

Procédures

Ce projet comprend plusieurs types d’intervention : - Injection en intrapéritonéale de molécules. Au maximum une souris pourra recevoir 4 injections au cours de sa vie et toujours à des moments différents. - Enregistrement d’un électrocardiogramme sous anesthésie gazeuse, cette procédure sera répétée jusqu’à quatre fois chez la même souris mais à un mois d’intervalle. Cette procédure dure moins de 10 minutes sauf pour certains enregistrements de 30 minutes. - Une stimulation électrique par l’introduction d’une sonde intracardiaque par la veine jugulaire sous anesthésie générale. - Chirurgie thoracique pour provoquer un infarctus du myocarde avec une opération sous hypothermie qui dure 15 minutes maximum.

Impact sur les animaux

L’objectif de ce projet est de provoquer des arythmies ventriculaires chez des souris anesthésiées qui seront monitorées par électrocardiogramme. Ces événements seront induits sur une courte période (quelques minutes) qui devraient entrainer de arythmies sporadiques et de courte durée, les animaux ne seront réveillés qu’à la fin de ces épisodes quand la fréquence des battements cardiaques sera revenue à la normale, ensuite les animaux seront suivis quotidiennement pour détecter le moindre changement comportemental. La souris est un modèle animal très résistant aux phénomènes d’aryhtmies et donc peu succeptible de générer une mort subite.

Devenir

Tous les animaux sont mis à morts et utilisés pour des analyses supplémentaires d'histologie ou de biologie moléculaire.

Remplacement

Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de la structure du réseau de fibres de Purkinje et de la physiologie cardiaque qui ne sont pas reproductibles en culture ou par des organoïdes.

Réduction

Nous nous efforçons à limiter le nombre d’animaux par groupe en tenant compte des controles et à utiliser au maximum les données de chaque animal. L’utilisation d’outils statistiques permet d’estimer au mieux le nombre d’animaux nécessaires. Vu la variabilité des données physiologiques entre les souris, nous avons surestimé de 20% le nombre d’animaux par groupe pour inclure des tests préliminaires et pallier les problèmes susceptibles de survenir aux différentes étapes de l’expérimentation.

Raffinement

Nous sommes attentifs à limiter le stress (souris maintenues en groupe, avec enrichissement de l’environnement), et la douleur des animaux. Lors d’interventions chirurgicales les souris sont anesthésiées par isoflurane. Une injection d’analgésique est effectuée en pré-opératoire lors de chirurgie thoracique, et répétée au besoin en post-opératoire. Pendant la chirurgie et la phase de réveil, le maintien de la température corporelle des animaux est assuré par l’utilisation de tapis chauffants. Le personnel animalier et les opérateurs augmentent la fréquence des visites après chirurgie pour s’assurer d’une bonne récupération des animaux. Si des signes évidents de souffrance sont détectés malgré l’usage d’antalgiques, les animaux sont euthanasiés.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris est pertinente car l’architecture du réseau de Purkinje est très similaire à celui observé chez l’homme et que nous possédons des modèles de souris transgéniques uniques qui nous permettent de les cibler. Ces cellules sont très peu représentées et non identifiables sans la présence d’une protéine fluorescente comme la GFP, RFP ou cherry. Nous avons développé une nouvelle méthode pour les stimuler de manière non-invasive par chemogénétique. Nos modèles nous permettront de générer des modèles de cardiomyopathies par mutation conditionnelle ou constitutive de gènes spécifiques. Toutes ces mutations ne perturbent pas leur viabilité ou fertilité et les animaux se comportent normalement. Ainsi, l’expérimentation animale utilisant des souris génétiquement modifiées est indispensable à l’étude intégrée des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. Nous utiliserons des souris nouveaux-nées car c'est à la naissance que l'on peut cibler un maximum le réseau de Purkinje et que c'est à ce stade que le coeur est capable de régénérer dans le cas d'un infarctus du myocarde. Les électrocardiogrammes seront réalisés sur des souris à partir de 21 jours quand la fonction cardiaque se stabilise et jusqu'6 mois quand elle diminue.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Souris : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 400

400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Elles sont sensibilisées puis exposées à un allergène d'acarien par voie intranasale, ce qui peut provoquer inflammation pulmonaire et difficultés respiratoires, avant une ponction cardiaque terminale sous anesthésie, pour étudier le rôle de la protéine PCSK9 dans l'asthme allergique. Le porteur décrit une grille de points limites déclenchant l'injection de buprénorphine ou la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne permet d'évaluer ce traitement et que seul un modèle murin asthmatique le rend possible.

Objectifs

Ayant déjà débuté un projet sur l’étude de PCSK9 dans l’allergie alimentaire, nous souhaitons continuer cette approche et vérifier l’impact de celle-ci dans un contexte d’asthme allergique. De plus, il n'existe pas de méthodes alternatives d'étude des mécanismes appondis de PCSK9 et de l'allergie respiratoire. Le modèle PCSK9 KO associé à l’allergie respiratoire n'est que peu ou pas décrit dans la littérature. C'est pourquoi un modèle d’allergie respiratoire à l’acarien permettra de se rapprocher de la physiopathologie présente chez l'homme tout en évaluant les effets de l'absence ou non de PCSK9 sur l'inflammation.

Bénéfices attendus

Actuellement, aucun traitement ne permet soigner la cause de l’asthme allergique, de plus, les effets secondaires liés aux corticoïdes sont notables et la désensibilisation n’est pas efficace chez tous les patients. PCSK9 devient une cible de plus en plus privilégiée dans le cadre de maladies inflammatoires, de plus, notre première étude sur le traitement anti-PCSK9 soigne les symptômes de l’allergie alimentaire chez la souris. Étant donné les fortes similitudes entre l’asthme allergique et l’allergie alimentaire, nous pensons que le traitement anti-PCSK9 chez des souris asthmatiques sera bénéfique.

Procédures

Les souris sont soumises à des sensibilisations par voie percutanée ( 4 sensibilisations de 45 minutes), et à des déclenchements par voie intranasale (2 déclanchements de 45 minutes). A la fin du protocole, un prélèvement du sang terminal sera effectué par ponction intracardiaque après anesthésie sous isoflurane.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont une perte de poids, une inflammation pulmonaire ou difficultés respiratoires au moment des challenges intranasaux.

Devenir

A la fin du protocole d'allergie au jour 35 post sensibilisation, toutes le souris seront mises à mort pour analyses. Les souris seront anesthésiées à l’isoflurane et un maximum de sang sera prélevé.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle cellulaire permettant d’évaluer le bénéfice du traitement anti-PCSK9 dans le cadre de l’asthme allergique. Seul un modèle murin asthmatique nous permettra de mesurer l’amélioration des symptômes via ce traitement et comprendre les effets de PCSK9 dans la physiopathologie de l’asthme. Les principes de raffinement et de remplacement contribuent à réduire le nombre d’animaux utilisés tout au long du protocole. Le projet étudiera l’allergie respiratoire dans des modèles déjà établis dans le laboratoire.

Réduction

Le modèle animal utilise a été soigneusement conçu et évalué pour permettre de réduire au maximum le nombre d’animaux du fait de la connaissance et la précision des paramètres observés selon la règle des 3R. Le projet étudiera l'allergie respiratoire dans des modèles déjà établis dans le laboratoire. Un test non paramétrique et non apparié de type Student test, Mann-Whitney ou une analyse de la variance par un test de Bonferroni sera realisé. Une p-value inferieur a 0.05 sera considérée comme significative.

Raffinement

Au cours de la procédure d’induction de l’asthme allergique, les souris sont anesthésiées sous isoflurane. Elles sont surveillées jusqu’à leur réveil. Durant la phase de réveil les souris elles sont placées sur un tapis chauffant afin de limiter l’hypothermie et sont hébergées en groupe dans des cages enrichies par des frisottis ou une petite maison en carton. Une observation quotidienne des souris sera effectuée, et les souris seront pesées 3 fois par semaine ce qui permettra de détecter tout changement de comportement. Si une souffrance de l’animal est détectée et jugée trop importante, alors la souris sera euthanasiée sans délai. Si un seul signe clinique spécifique ou 2 signes notables sont détectés alors le responsable du SBEA et le responsable de l’étude seront prévenus et la souris sera sacrifiée sans délai. Les signes spécifiques et notables sont les suivants : - Notables : Aspects extérieur : Pelage sale, Position recroquevillée à la manipulation Réticent à se déplacer, Zone urogénitale souillée, respiration difficile Évolution pondérale : Perte de poids10% En présence d'un signe notable: administration de buprénorphine à 0,1 mg/kg en sous-cutanée 2 fois/jour.

Choix des espèces

Au cours de cette étude seront utilisées des souris de souche C57/Bl6 et Balb/c. Ces souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude du système immunitaire et du métabolisme lipidique du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. Des analyses phénotypiques des populations lymphocytaires et métaboliques seront réalisées. L’utilisation de souris nous donne accès à de nombreux outils immunologiques, notamment les anticorps nécessaires aux marquages ainsi qu'à de nombreux outils de biochimie (ELISA, dosage colorimétrique...). Souris C57/B6 et Balb/c femelles âgées de 5 semaines au début du protocole ce qui correspond à des souris sevrées donc adultes ayant un système immunitaire mature ou quasi-mature.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

1 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent, sous anesthésie, une injection de Staphylococcus aureus ou de sa toxine, avec des prélèvements de sang, pour tester si l'absence de cavéoline-1 aggrave l'infection. Le porteur indique que les souris peuvent montrer prostration, apathie, hérissement des poils, perte de plus de 20 % du poids et forte variation de température, et que les effets sont irréversibles. Il affirme que la perméabilité vasculaire au cours de l'infection ne peut être évaluée qu'en système intégré chez l'animal.

Objectifs

Staphylococcus aureus (S. aureus) est une bactérie fréquemment retrouvée dans le nez, le tractus respiratoire et la peau. Dans certaines conditions, S. aureus peut causer un grand nombre de maladies, allant des infections mineures comme des infections superficielles de la peau et des tissus mous jusqu’à des infections mortelles telles que le syndrome de choc toxique, la pneumonie, la septicémie et l'endocardite infectieuse. C'est toujours actuellement l'une des cinq causes les plus fréquentes d'infections acquises dans les hôpitaux et souvent la cause d'infections postopératoires. Chaque année, environ 750 000 patients dans les hôpitaux de France contractent une infection staphylococcique, soit environ 4 000 décès. Par conséquent, il est crucial de définir les facteurs de risque qui contribuent à l'invasion de l'hôte par S. aureus. Les toxines de S. aureus induisent la formation de pores à travers les cellules qui favorisent la perméabilité des vaisseaux sanguins et la dissémination de la bactérie dans les organes. La protéine cavéoline-1 est un régulateur critique qui limite la formation et l’élargissement de ces pores. La perte d’expression de la cavéoline-1 entraine un doublement du nombre de pores et leur élargissement d’un facteur 3. Ces résultats étant basés sur des études in vitro, l’objectif de notre étude est de démontrer que la perte d’expression de la cavéoline-1 chez l’animal est responsable d’une hyper-susceptibilité des animaux à l'infection par S. aureus.

Bénéfices attendus

Les travaux préalables ont permis de montrer un lien causal entre la formation des pores induits par S. aureus et la survenue de dysfonctions vasculaires (œdème, hémorragie et aggravation de l’infection). Ce projet doit permettre d’apporter un bénéfice à la compréhension de la formation des pores vasculaires et leur importance dans la régulation de la perméabilité vasculaire . Ceci aura en outre des retombées probables dans la compréhension de certaines formes de maladies vasculaires conduisant à des hémorragies spontanées sans diminution du nombre de plaquettes.

Procédures

L'injection des bactéries aura lieu une seule fois sur animaux anesthésiés (durée d'anesthésie 10 min). Des prélèvements sanguins à la queue seront effectués également après anesthésie et la souris maintenue endormie jusqu'à l'arrêt des saignements (anesthésie totale 15 min). Les expériences d'injection de colorant non toxique pour vérifier l'intégrité des vaisseaux seront effectuées sur animaux sous anesthésie, maintenue pendant 20 minutes, jusqu'au prélèvement de sang en aorte qui entraine l'arrêt cardiaque et respiratoire.

Impact sur les animaux

L’ensemble des résultats obtenus in vitro sur cellules concordent pour indiquer que la perte d’expression de la cavéoline-1 entraine une augmentation du nombre et du diamètre des pores cellulaires lors de l’intoxication par la toxine EDIN. On peut anticiper que si les effets in vitro sont reproduits chez l'animal, l'absence de cavéoline-1 devrait aggraver les symptomes lors de la bactériémie à S. aureus produisant l’EDIN-B. Les animaux pourraient ainsi montrer des signes d’hyper-susceptibilité à l’infection à travers l'augmentation de perméabilité vasculaire, manifestés par un phénotype caractéristique de prostration, immobilité, apathie, hérissement des poils ou/et perte de poids de plus de 20%. La multiplication des bactéries pourrait entrainer une modification importante de la température corporelle, soit une fièvre, soit une hypothermie en cas de choc septique. Par ailleurs, concernant les nuisances liées aux actes expérimentaux, les animaux vigiles seront soumis à des actes de contentions afin d'injecter un mélange anesthésiant. Toutes les autres manipulations seront effectuées sous anesthésie. Les prélèvements non terminaux à l'extrêmité de la queue seront effectués par section < à 0.5 mm et les souris réveillées une fois l'hémostase réalisée afin de minimiser les nuisances au réveil.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue du projet car les effets des bactéries et de la toxine sont irréversibles après l’injection et les animaux ne peuvent être ré-utilisés sous peine de créer des biais.

Remplacement

La cavéoline-1 est un gène de susceptibilité à la formation de pores transendothéliaux induits par l’EDIN-B, une toxine produite lors d'une infection par Staphylocoque. La formation de ces pores corrèle avec l’apparition de complications vasculaires. L’évaluation de la pathogénicité vasculaire de l’exotoxine EDIN-B en terme de perméabilité vasculaire au niveau des différents organes ne peut se faire que par une étude chez l’animal en système intégré.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux nous partirons de nos données antérieures sur l’infection bactérienne induite par Staphylococcus aureus. Pour limiter le nombre d’animaux engagés dans cette étude nous procèderons en étapes successives, la première étape étant la comparaison des sensibilités des souris contrôles ou présentant une absence de cavéoline-1 aux souches bactériennes exprimant ou non la toxine. Si une différence est présente, l'étape-2 servira à confirmer le rôle de la toxine Edin avec des souches mutantes contrôles. Enfin, la perméabilité vasculaire sera examinée après injection i.v. de la toxine EDIN purifiée. Les effectifs ont été calculés sur la base d'une analyse de puissance. Sachant que toutes les souris ne développent pas de bactériémie, pour un risque 5% et une puissance de 80%, nous avons calculé des effectifs de 30 animaux par groupe. Ceci correspond à une différence entre les groupes variant de 0.13 à 0.35, suffisante pour répondre à la question biologique.

Raffinement

Les points-limites ont été établis pour soustraire l’animal à la souffrance, et une surveillance quotidienne des animaux nous permettra de détecter au plus tôt ces points limites. Les souris sont maintenues dans leur groupe, qui aura été mis en place une semaine avant le démarrage des expériences. La cage est enrichie en jouets, et en frisure et coton à déchiqueter pour favoriser la nidation et maintenir la température en cas de refroidissement des animaux. De la nourriture sera systématiquement placée dans le fond de la cage avant le début de l'expérience, et aux premiers signes d'apatie on rajoutera de la nourriture gélifiée, plus apétante et hydratée.

Choix des espèces

La souris est l'espèce de choix pour l'étude de l'infection par Staphylococcus aureus. C'est une espèce naturellement colonisée par S. aureus comme l'homme, qui développe des symptomes similaires à ce que l'on observe chez l'homme. De plus dans le cas de cette étude, il s'agit de déterminer le rôle de la cavéoline-1 dans le développement de l'infection, et l'utilisation des souris transgéniques invalidées pour la cavéoline-1, mâles et femelles, nous permettra d'obtenir des conclusions claires.