Système nerveux
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Rôle de la réponse inflammatoire microgliale postprandiale dans le contrôle de la prise alimentaire, étude pharmacologique chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
162 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie pour implanter une mini-pompe diffusant dans le cerveau une substance bloquant la réaction inflammatoire, puis leur comportement alimentaire est mesuré sous régime standard puis gras. Le porteur étudie le rôle de l'inflammation cérébrale après un repas sur la satiété, avec un lien aux troubles alimentaires humains présenté comme une perspective. Il indique que l'implantation de la pompe empêche toute réutilisation, ce qui justifie selon lui la mise à mort de toutes les souris.
Objectifs
L’existence de la réaction inflammatoire après un repas (PIR) sans fièvre ni douleur est bien documentée. En revanche, ses effets sur l’organisme sont encore mal connus. La PIR apparaît chez l’individu sain dans un contexte de physiologie normale. Elle se caractérise par l’augmentation transitoire de facteurs pro-inflammatoires circulants après un repas, qui est exacerbée lors d’une consommation d’un repas gras. Dans les cellules, les nutriments activent un senseur moléculaire. Ce senseur active la caspase1, une enzyme qui transforme la pro-interleukine 1β (pro-IL-1β) en sa forme active l’interleukine 1β (IL-1β). Tant qu’elle n’est pas chronique, la production d’IL-1β semble exercer un rôle positif sur le contrôle glycémique périphérique, stimulant la sécrétion d’insuline et l’utilisation de glucose). Cependant, le rôle de la PIR dans un contexte physiologique reste mal compris. Récemment, il a été montré que la PIR se développait aussi dans le cerveau, en particulier dans l’hypothalamus, une structure impliquée dans la régulation de la prise alimentaire. La PIR est faible et presque indétectable après un repas standard, mais elle devient visible après un repas riche en graisses. La PIR cérébrale pourrait constituer une réponse physiologique en favorisant le maintien de l’homéostasie énergétique. Dans l’hypothalamus, elle serait impliquée dans le contrôle de la prise alimentaire et favoriserait la sensation de satiété, freinant ainsi la consommation de calories en excès lors d’un repas gras. Le projet de recherche consistera à bloquer la PIR au niveau central chez la souris puis à étudier les effets de cette inhibition sur le comportement alimentaire. Nous pourrons ainsi évaluer si la PIR modifie la fréquence et/ou la taille des repas, dans différentes conditions nutritionnelles (alimentation standard ou grasse/hypercalorique). Il s’agira d’administrer dans le cerveau, une substance empêchant la formation du senseur moléculaire, ou une substance bloquant l’action de l’IL-1β sur les cellules cibles, ou un inhibiteur de l’enzyme produisant l’IL-1β. L’étude prévoit 162 souris.
Bénéfices attendus
Les résultats permettront de définir pour la première fois le rôle de l’inflammation cérébrale transitoire postprandiale sur le comportement alimentaire. En particulier nous définirons le rôle de certains acteurs moléculaires de la réaction inflammatoire : un complexe protéique, une enzyme et un composé B activé par cette enzyme. Ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le contrôle de l’appétit, et pourrait permettre de mieux comprendre les troubles du comportement alimentaire tels que la boulimie, l’hyperphagie, ou l’anorexie.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie générale gazeuse en présence d’analgésique et d'antiinflammatoire. Cette chirurgie devrait durer ½ heure par animal.
Impact sur les animaux
Les animaux des groupes « traitement » subiront une chirurgie stéréotaxique et un traitement pharmacologique qui devraient impacter le comportement alimentaire en comparaison avec les groupes « témoin » subissant la chirurgie mais ne recevant pas les antagonistes. Nos travaux précédents conduisent à l’hypothèse selon lequel les animaux traités auront un comportement alimentaire non modifié sur alimentation standard équilibrée (mesurée pendant 3 jours) mais présenteront une hyperphagie par perte de satiété sur alimentation HFD (mesurée pendant 3 jours). Aucune anorexie et/ou anhédonie ne sont attendues en réponse à la chirurgie, aux différents traitements pharmacologique, ou à l’individualisation.
Devenir
Les 162 souris ayant subi une chirurgie mettant en place une mini pompe osmotique ne pourront être utilisés dans un autre projet. C’est pourquoi ils seront tous mis à mort.
Remplacement
Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants, et respecte le principe des 3Rs appliqué en recherche animale. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier l’équilibre énergétique et le dialogue inter-organes d’un point de vue intégré. De plus, les réponses comportementales autonomes et les sensations de faim et de satiété que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables in vitro ou in silico. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire.
Réduction
La procédure décrite, ainsi que la stratégie expérimentale, ont été optimisées, standardisées et validées précédemment, ce qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, d’éviter des études pilotes supplémentaires, et donc de réduire les effectifs nécessaires au projet. De plus, les animaux seront leur propre témoins en étant exposés au régime standard puis au régime enrichi, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux. Le fait de travailler avec des animaux standardisés (sexe, âge, et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet également de réduire la variabilité interindividuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Nous utiliserons des tests statistiques permettant d’identifier les différences significatives entre les groupes expérimentaux, ce qui permet enfin de mener des études conformes sur des effectifs réduits. En l’absence de données dans la littérature, les expériences pharmacologiques à mener imposent de tester différentes doses de différents agents pharmacologiques. Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires au projet, les concentrations les plus faibles pour chaque agent pharmacologique seront étudiées en premier. Si celles-ci s’avèrent suffisantes pour conclure quant à l’implication de la voie de signalisation antagonisée (différence significative par rapport au lot contrôle), les autres concentrations ne seront pas testées.
Raffinement
Depuis l’arrivée des animaux au laboratoire, tout est mis en place pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux (manipulation par les personnes compétentes, calme dans les pièces). Les animaux seront élevés dans un environnement enrichi et placés dans une pièce en cycle jour-nuit 12h-12h. L’enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des dômes de nidation et de carrés de coton qui permettent l’expression de comportements innés et favorisent la protection des animaux. Après réception des animaux, une semaine d’acclimatation sans intervention d’expérimentateurs sera respectée pour que les animaux puissent s’habituer à leur nouvel environnement et au personnel. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse. Du matériel stérilisé sera utilisé. Un traitement analgésique et antiinflammatoire sera donné en pré-opératoire, ce qui réduit la douleur post-opératoire. Une voie anesthésiante locale sera réalisée avant incision. Un traitement analgésique et antiinflammatoire post-chirurgical sera donné pendant 2 jours après chirurgie. La chirurgie sera réalisée en maintenant la température corporelle (tapis chauffant). Un gel oculaire sera appliqué pour éviter le dessèchement des yeux pendant l’opération. Le champ opératoire sera filmé avec un microscope et l’opération sera suivie sur un écran afin d’augmenter la précision des gestes chirurgicaux. Des lampes froides seront utilisées pour éclairer le champ opératoire. Une injection de liquide physiologique sera administrée dans la cavité abdominale en fin d’opération pour réhydrater les animaux et favoriser l’élimination des toxines. Après opération, les animaux seront allongés dans des cages de réveil chauffées puis transférés dans leur cage individuelle standard avec enrichissement du milieu (dôme de nidation et coton). Des croquettes humides seront disposées sur la litière. Habituellement, cette chirurgie n’entraine pas de mortalité postopératoire et montre un retour au poids normal après 2 jours. L’équipe maîtrise la chirurgie stéréotaxique chez le rongeur, comme en attestent des publications depuis plus de 20 ans, et elle a installé un environnement technique dédié qui fait référence (vidéo-monitoring, développement de masque anesthésique spécifique, gestion de la douleur, etc). Ce savoir-faire accroît le raffinement des procédures. Une surveillance particulière quotidienne (2x par jour, avec inspection approfondie) sera faite pour s’assurer du bien-être de chaque individu.
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Les expériences seront réalisées sur des souris C57BL/6J jeunes adultes, âgées de 8 à 12 semaines. Cet âge correspond aux coordonnées fournies par l’atlas stéréotaxique de la souris.
Etude des effets de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) spécifiques de son origine ou de sa cible neuronale dans un contexte excitotoxique ou ischémique.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections intracérébrales d'une molécule provoquant des lésions ou subissent un accident vasculaire cérébral expérimental, avec suivi par IRM et par test de préhension (Grip Test), avant mise à mort par exsanguination et perfusion d'un fixateur. Le porteur étudie le rôle d'une molécule appelée tPA exprimée après un AVC, avec un bénéfice pour les patients formulé comme une amélioration future de leur prise en charge. Il affirme que les techniques sans animaux n'apporteraient pas le même niveau d'information et retient la souris comme l'espèce la plus étudiée dans ce domaine.
Objectifs
Notre projet vise à caractériser l'expression d'une molécule exprimée dans le cerveau (l'activateur tissulaire du plasminogène ou tPA) à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Nous nous intéresserons tout particulièrement aux rôles de cette molécule à des temps très précoces après la survenue de l'AVC, dans le but d'améliorer la compréhension de la maladie et la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
A travers ce projet de recherche, les bénéfices attendus sont d'améliorer la prise en charge des patients souffrant d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en améliorant nos connaissances concernant les mécanismes mis en jeu : - Etudier la cinétique d’expression de l'activateur tissulaire plasminogène (tPA) dans les neurones lors d'un accident vasculaire cérébral (AVC) et comprendre son(ses) rôle(s) dans ces conditions. - Identifier des sous-populations de neurones exprimant l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) en réponse à l’atteinte vasculaire cérébrale (AVC). - Tenter de comprendre le(s) rôle(s) de l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) exprimé par des neurones, dans la survenue ainsi que dans l'évolution de la maladie.
Procédures
Procédure 1 : Entrainement aux injections d'une molécule fluorescente marquant les neurones dans le cerveau (10 souris, 30 minutes/souris) - Entrainement aux injections d'une molécule créant des dommages cérébraux avec suivi de la lésion par imagerie par résonance magnétique (IRM) à 30 minutes, 1 heure ou 2 heures. (20 minutes/souris pour l'injection de la molécule et 10 minutes/souris pour l'IRM). Entrainement au modèle d'accident vasculaire cérébral (AVC) avec suivi de la lésion par IRM à 30 minutes, 1 heure ou 2 heures. 35 minutes/souris pour l'induction de l'AVC et 10 minutes/souris pour l'IRM. Procédure 2 : Injections d'une molécule fluorescente marquant les neurones dans le cerveau (30 minutes/souris), injections d'une molécule créant des dommages cérébraux (30 minutes/souris) puis mise à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque d'agent fixateur à 30 minutes, 1 heure ou 2 heures; 10 minutes/ souris. Procédure 3: Injections d'une molécule fluorescente marquant les neurones dans le cerveau, (30 minutes/souris), induction du modèle d'AVC (40 minutes/souris) puis mise à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque d'agent fixateur à trois temps d'interêt : (30 minutes, 1 heure ou 2 heures; 10 minutes/souris). Procédure 4: injections d'une molecule fluorescente marquant les neurones dans le cerveau chez des souris n'exprimant pas l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) (30 minutes/souris) et chez des souris contrôles (30 minutes/souris), induction du modèle d'AVC (40 minutes/ souris) puis imagées par IRM 24h après l'AVC (25 minutes/souris). La récupération fonctionnelle après l' AVC sera évaluée par Grip Test (J-3 baseline, 24h, 2,3,7 et 15 jours post AVC). A l'issue du quinzième jour de suivi, les souris seront mises à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque d'agent fixateur en vue de futures analyses histologiques.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront être concernés par des effets indésirables tels que de la peur ou du stress à l'induction et durant l'anesthésie ou des douleurs physiques ou thermiques lors des procédures expérimentales.
Devenir
Procédure 1 : Les souris seront mises à mort pour prélèvement d'organe directement après la chirurgie ou bien à l'issue des IRM pour les 15 dernières souris des groupes entrainement aux injections de NMDA et entrainement au modèle thromboembolique. Procédure 2 : A l'issue de l'injection de NMDA , les souris seront mises à mort pour prélèvement d'organe. Procédure 3 : A l'issue de l'injection de l'ischémie cérébrale , les souris seront mises à mort pour prélèvement d'organe. Procédure 4 : A l'issue du quinzième jour de suivi post ischémie cérébrale par Grip Test, les souris seront mises à mort pour prélèvement d'organe.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est, avec le rat, l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Suite à une réflexion approfondie sur le plan expérimentale, nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisée ainsi que sur nos travaux précédemment publiés et la littérature. Afin de garantir des résultats statistiques fiables et puissant tout en réduisant au maximum le nombre d'animaux, nous avons choisi d'utiliser un nombre minimum de 10 animaux par groupe pour les procédures 2 et 3 (procédures relativement reproductible) et 20 animaux par groupe pour la procédure 4 (procédure longue, incluant des données comportementales ayant besoin d'un échantillon suffisant pour garantir une robustesse des données). Pour la procédure numéro 1 nous estimons réduire le nombre d'animaux à travers la double utilisation des 15 derniers animaux des groupes "entrainement aux injections de NMDA" et "entrainement au modèle d'AVC thromboembolique" à travers une double utilisation entrainement/IRM. Aussi, pour l'ensemble des expériences, utiliser l'hémisphère controlatérale comme contrôle de lésion (induites par NMDA ou par le modèle thromboembolique d'AVC ischémique) contribuera fortement à réduire le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.
Raffinement
Au sein de ce projet de recherche, différents moyens seront mis en oeuvre afin que les contraintes subies par les animaux soient minimales et que leur bien-être soit préservé au mieux. Ainsi, afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront toujours anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable : Les animaux seront euthanasiés si l'une des situations suivantes se présente : signes de douleur extérieure indexés sur le Mouse Grimace Scale (Score >5), absence de réaction, animal inactif dans sa cage ou montrant d’autres signes de détresse, arrêt de la prise alimentaire et de boisson, perte de poids >10% du poids initial. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques et la souris reste l’espèce de choix pour de telles études de plasticité cérébrale. Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différente de l’homme. Pour la partie injection intracorticale de NMDA : Les souris seront âgées de 5 semaines au moment de l’injection des AAV9 Plat GFP et de 8 semaines (stade adulte) au moment de l’injection de NMDA. Pour la partie modèle d’AVC ischémique thromboembolique : Les souris seront âgées de 5 semaines au moment de l’injection des AAV9 Plat GFP et de 8 semaines (stade adulte) au moment de réaliser le modèle d'AVC. Pour comprendre le rôle du tPA neuronal dans la physiopathologie de l’AVC ischémique, les souris seront âgées de 5 semaines au moment de l’injection des AAV9 Plat Cre GFP et de 8 semaines (stade adulte) au moment de réaliser le modèle d'AVC. Pour les entrainements aux procédures d'injection d'AAV nous utiliserons des souris âgés de 5 semaines et 8 semaines pour l'entrainement au injection de NMDA, comme ça sera le cas lors des vrais expérimentations. Pour les entrainements aux procédures d'AVC thromboembolique, nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 semaines. L’âge de 8 semaines a été retenu car considéré comme âge « jeune adulte », c’est aussi l’âge le plus couramment utilisé dans la littérature.
Etude de l’effet d’expositions aux radiofréquences du téléphone portable sur la neurogenèse par la technique 5- bromo-2’-deoxyuridine
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
574 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Exposés aux radiofréquences de téléphonie dès le stade fœtal, ils reçoivent un marqueur des neurones en formation puis sont tués à des âges précis pour examen des organes. L'objectif est de savoir si ces expositions précoces nuisent à la formation des neurones du cerveau. Le porteur affirme que le rat vivant est la seule approche possible et que les expériences chez l'humain ne sont pas envisageables.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de comprendre si des expositions aux champs électromagnétiques radiofréquences (CEMRF) des télécommunications (comme le téléphone portable) reçues très tôt au cours de la vie (dès le stade du fœtus) sont dangereuses pour la formation des cellules du cerveau (les neurones) des rats nouveau-nés, juvéniles (équivalent enfant chez l’homme) et adolescents. Ce projet consistera à comparer des rats exposés aux CEM-RF avec des rats sans exposition aux CEM-RF.
Bénéfices attendus
Ce projet servira à comprendre si les expositions aux champs électromagnétiques radiofréquences (CEM-RF) des télécommunications (comme le téléphone portable) chez le très jeune bébé (avant la naissance) présentent un risque pour le développement de son cerveau. Pour répondre à cette question, nous réaliserons des expériences en comparant des groupes de rats contenant assez de rats pour conclure, sans dépasser ce nombre.
Procédures
Aucune intervention (de type opération chirurgicale) n’est prévue sur les animaux vivants. Dans la procédure 1, les rats adolescent et adulte recevront un marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau. Pour savoir si les CEM-RF induisent une inflammation, nous comparerons leurs effets avec un cas provoqué d’inflammation chez le rat. Dans la procédure 2, les petits rats à l’âge de 9 jours et de 21 jours recevront un marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau environ 2h00 avant leur mise à mort. Après la fin de l’exposition aux CEM-RF (entre 21 et 70 jours après les naissances), les mères recevront le marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau et leurs petits rats le recevront à environ l’âge de 44 jours (stade de l’adolescence) ou de 60 jours (stade adulte) à la dose retenue dans la mise au point de la procédure 1. Avant sa mise à mort, toute souffrance ou douleur de l’animal sera supprimée par administration d’un médicament induisant une profonde anesthésie au bout de quelques minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances provoquées par les procédures n°1 et 2 sont des douleurs à l'injections des différents produits ainsi que la contention..
Devenir
Tous les rats seront mis à mort à des temps précis de leur croissance pour observer leurs organes et conclure à un risque ou non des CEM-RF pour leur état de santé.
Remplacement
Pour ce qui est du remplacement, le rat vivant (étude in vivo) est la seule approche à pouvoir répondre à la question sur le danger des expositions aux CEM-RF sur la formation des nouveaux neurones durant la croissance du cerveau. Le rat vivant est capable de se développer parce qu’il sait faire des actions complexes comme percevoir l’environnement avec ses sens, adapter (réguler) sa température en fonction de la température ambiante. Ces actions complexes ne sont pas réalisables par des cellules dans une boite de culture ou par les logiciels informatiques : leur réponse serait très loin de la réalité. Les expériences chez l’homme ne sont pas possibles.
Réduction
Au point de vue de la réduction, nous utiliserons le moins d’animaux possible. Chaque animal sera examiné au maximum (sur plusieurs organes). Le cerveau sera coupé et plusieurs observations seront faites sur chaque tranche (le nombre de neurones en train de se former, le nombre de neurones déjà formés, les facteurs de croissance (des signaux chimiques qui circulent et qui permettent le développement du cerveau), …). Nous comparerons les résultats des groupes de rats exposés aux CEM-RF avec les rats qui n’ont pas été exposés (groupe contrôle) en réalisant des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Concernant le raffinement, chaque animal sera observé tous les jours et pesé tous les 2 jours. Des feuilles d’observation permettront d’écrire les observations du rat sur son apparence générale (par exemple si le poil est normal ou ébouriffé) et sur son comportement (par exemple si ses déplacements sont normaux ou trop lents). Chez les rates qui attendent des petits, les observations seront encore plus attentives. Nous observerons leur bien-être, leurs petits après la naissance et le nid qu’elle construit pour ses petits. L’état de santé des animaux sera suivi. Nous aurons une liste des observations à réaliser avec des notes (grille de scores). Cette grille permettra de comprendre si l’animal est normal et ne souffre pas ou s’il souffre et comment il faut l’aider pour supprimer sa douleur (par exemple, lui faire une piqûre d’anti-douleur). De plus, des objets (par exemple des brindilles pour faire un nid, des bâtons en bois à ronger et éventuellement des cylindres) seront donnés aux rats dans leurs cages pour rendre leur environnement plus intéressant : pour faire leur nid, ronger, se cacher. Les rates qui attendent des petits seront seules dans leurs cages. Elles seront avec leurs petits après la naissance. Lorsque les rats ne seront plus nourris par le lait de leur mère (sevrage), ils seront mis dans des cages en groupes entre mâles ou entre femelles pour qu’ils ne soient pas seuls. Les rats auront une musique d’ambiance pour les habituer au bruit et diminuer leur stress. Avant leur mise à mort les animaux auront une administration d’un médicament contre la douleur, un sédatif.
Choix des espèces
Le rat est un animal de référence pour les études de toxicologie. Le fonctionnement de son cerveau et de son corps a été très étudié en laboratoire. Il existe beaucoup d’articles et de livres spécialisés sur ce sujet. Le laboratoire possède une grande expérience en recherche scientifique sur les dangers des substances ou des agents physiques. Presque toutes ces recherches ont été effectuées chez le rat. Pour pouvoir comparer nos résultats avec les résultats de ces études sur les effets des CEM sur le cerveau, nous avons choisi la même espèce. De plus, les personnes qui travaillent à l’animalerie savent très bien s’occuper des rats et les observer. Aucune intervention (de type opération chirurgicale) n’est prévue sur les animaux vivants. Dans la procédure 1, les rats adolescent et adulte recevront un marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau. Pour savoir si les CEM-RF induisent une inflammation, nous comparerons leurs effets avec un cas provoqué d’inflammation chez le rat. Dans la procédure 2, les petits rats à l’âge de 9 jours et de 21 jours recevront un marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau. Après la fin de l’exposition aux CEM-RF (entre 21 et 70 jours après les naissances), les mères recevront le marqueur des neurones en train de se former dans le cerveau et leurs petits rats le recevront à environ l’âge de 44 jours (stade de l’adolescence) ou de 60 jours (stade adulte) à la dose retenue dans la mise au point de la procédure 1. Ainsi, nous identifierons le stade de développement le plus sensible aux expositions aux CEM-RF, et les effets à court et à long terme, transitoires ou permanents, sur la neurogenèse tout au long de la maturation cérébrale.
Etude des mécanismes de passage du tPA vasculaire dans le compartiment cérébral et de son interaction avec les macrophages périvasculaires.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection intraveineuse puis, sous anesthésie, une injection chirurgicale dans le liquide céphalo-rachidien, avant que leur cerveau soit prélevé. Le projet vise à comprendre par quels mécanismes le tPA vasculaire, molécule utilisée contre l'AVC, passe vers le cerveau. Le porteur affirme que les méthodes sans animaux ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information et retient la souris comme le meilleur compromis.
Objectifs
L’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) est une protéase sécrétée par l’endothélium vasculaire. Le tPA est surtout connu pour son rôle dans la fibrinolyse mais il est aussi présent dans le parenchyme cérébral. Il est sécrété par les neurones et par d’autres types cellulaires tels que les astrocytes, les microglies et les oligodendrocytes. Le tPA cérébral est impliqué dans de nombreuses fonctions non fibrinolytiques comme l’homéostasie de la barrière hémato-encéphalique (BHE). Le tPA est également un médicament, seul traitement pharmacologique à la phase aigüe de l’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC). Cependant, l’injection intraveineuse de tPA recombinant chez des patients victimes d’AVC peut entrainer des effets secondaires sur les cellules nerveuses déjà compromises par l’AVC. Les vaisseaux sanguins du cerveau sont entourés d’un compartiment rempli de liquide céphalo-rachidien (LCR) nommé espace périvasculaire. Dans cet espace à l’interface entre le compartiment vasculaire et le cerveau, on retrouve une population cellulaire spécifique : les macrophages périvasculaires (PVM). Le rôle des PVM dans les maladies cérébrovasculaires reste à ce jour peu étudié. Il a été démontré qu’en condition physiologique, le tPA vasculaire est capable de passer du compartiment vasculaire vers le cerveau et que les PVM expriment des récepteurs LRP ("Low density lipoprotein receptor-related protein") . Le tPA possède un domaine de liaison à LRP : le domaine finger, et il a déjà été démontré que le tPA cérébral pouvait être endocyté par les astrocytes via un mécanisme LRP-Finger dépendant. Notre hypothèse est donc que le tPA vasculaire passe dans le compartiment cérébral via un mécanisme LRP-finger dépendant, qu’il peut être endocyté par les PVM également via ce mécanisme. Ce projet vise donc à déterminer les mécanismes par lesquels le tPA vasculaire passe dans le parenchyme cérébral et quels effets ce tPA peut avoir sur les différents types cellulaires et notamment sur les macrophages périvasculaires. Comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacent présente un intérêt à la fois pour une meilleure compréhension de la physiologie du système nerveux et de ces interactions avec le compartiment sanguin, mais également pour améliorer la prise en charge des patients victimes d’un AVC, et traités avec du tPA recombinant en injection intraveineuse.
Bénéfices attendus
Une meilleur compréhension des interractions sang cerveau, et une amélioration de la prise en charge des patients victimes d’un AVC ischémique, en limitant les effets secondaires délétères causés par la thrombolyse avec du tPA .
Procédures
Les animaux seront soumis à une anesthésie, analgésie puis à une seule injection intraveineuse (duréé : 40min). Les animaux seront soumis à une anesthésie, analgésie puis à une procédure chirurgicale permettant une injection dans le liquide céphalo rachidien (durée : 30min)
Impact sur les animaux
Stress lié à la contention, l'induction et le maintient de l'anesthésie. Douleurs eventuelles liées à la chirurgie (prises en charge par un traitement analgésique adéquat)
Devenir
La mise à mort est nécessaire pour le prélèvement du cerveau, afin de procéder à des analyses immunohistologiques.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. Le marquage des différentes protéines avec deux fluorochromes permet une co-injection des protéines recombinantes deux à deux et donc une réduction du nombre d'animaux nécessaires.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce de référence de l’étude de la physiopathologie cérébrale dans la littérature. Les mécanismes d’action du tPA, l’anatomie, la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour notre étude Les souris utilisées dans cette étude seront âgées de 8-12 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour l'étude des mécanismes physiopathologique du tPA.
Effet de la manipulation de l’activité Locus coeruleus sur la progression de la migraine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
688 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent deux craniotomies pour injecter un virus et implanter une canule, puis des injections de molécules inflammatoires sur les méninges qui reproduisent une douleur de type migraineux pendant environ deux heures, et des stimulations mécaniques par filaments. Ils sont isolés deux semaines pour éviter l'arrachage des canules, puis tués pour prélever le cerveau. Le projet étudie le rôle d'une région du tronc cérébral dans la migraine, le porteur affirmant qu'aucune méthode alternative ne peut remplacer ce protocole.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier le rôle des neurones qui libèrent la noradrénaline, situés dans une région du tronc cérébral appelé Locus Coeruleus (LC) dans la migraine. En effet, des études antérieures utilisant un modèle animal de migraine, ont montré que l’activité des neurones du LC est importante dans l’intégration des messages douloureux issus des méninges (seule région intracranienne qui est sensible à la douleur). Dans ce projet, pour aller plus loin dans l’étude du rôle de ces neurones, nous allons les activer ou les inhiber directement et spécifiquement afin d’étudier le retentissement de ces activations/inhibitions sur l’intégration d’un message douloureux venant des méninges. Pour réaliser ce projet, nous utiliserons un modèle animal mimant l'inflammation qui semble avoir lieu au niveau des méninges pendant les crises de migraine et qui provoque la douleur ressentie. En effet l’hypothèse actuelle est que cette douleur est la conséquence d’une inflammation provoquée par des molécules (histamine, bradykinine, sérotonine, prostaglandines…) libérées par les fibres nerveuses au niveau des méninges.
Bénéfices attendus
A moyen terme, ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du LC dans la physiopathologie des migraines. L’origine des migraines est encore inconnue. Ainsi identifier les acteurs ainsi que leurs rôles dans cette pathologie nous permettra de mieux comprendre cette pathologie. A plus long terme, mieux comprendre la pathologie peut nous aider à développer de nouveaux traitements qui pourraient mieux soulager les patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 interventions chirurgicales qui consistent en une craniotomie : la première pour pouvoir injecter les molécules permettant l’activation/inhibition des neurones) ; la deuxième pour pouvoir implanter une canule pour appliquer à la surface des méninges une inflammation, mimant ce qui se passe pendant les crises de migraines. Les chirurgies sont réalisées chez les animaux anesthésiés. Chaque chirurgie dure environ 30 à 45 min. Injection des molécules sur les méninges afin de mimer les crises de migraine: 4 injections tous les 2 ou 3 jours ; l'injection se fait sous anesthésie brève et dure moins de 2 min ; réveil des animaux en 5 min. Mesure de la sensibilité cutanée: tous les jours pendant 7 jours ; cette mesure se fait par l'application de filaments fins sur la peau de l'animal toutes les 15 min pendant 4 h après l'injection des molécules sur la dure-mère (chaque application dure quelques secondes).
Impact sur les animaux
Nous réalisons des procédures chirurgicales (injections de virus dans le LC et implantation de la canule). La douleur est prise en charge en post-opératoire. Nous utilisons un modèle de migraine qui provoque une douleur modérée de l’animal. Cette douleur est ressentie pendant 2 h après l’injection, mais n’empêche pas les mouvements de l’animal. Par ailleurs, les stimulations mécaniques avec les filaments de Von Frey induisent un retrait de la face signe d’une douleur modérée. L’animal peut échapper à cette stimulation puisqu’il n’est pas en contention. Cette stimulation dure moins d’une seconde. Un autre effet indésirable est l’obligation de séparer les animaux (un par cage) après la chirurgie pour la mise en place de la canule. En effet, si les animaux restent ensemble, ils arrachent les canules. Ils sont donc seuls dans une cage pendant 2 semaines.
Devenir
Les 3 procédures sont 3 expériences différentes ne permettant pas de réutiliser les animaux. A la fin de ces procédures, les animaux sont mis à mort. En effet, le comportement se termine par des études immunohistochimiques qui nécessitent de prélever le cerveau, l’électrophysiologie se fait chez des animaux anesthésiés, sans réveil par la suite. Le rotarod ne permet la réutilisation des animaux puisque les molécules permettant l’activation/inhibition des neurones ont été injectées.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Le nombre d'animaux est défini à partir de notre expérience et des tests statistiques donnant le nombre nécessaire pour la discrimination des effets. Ainsi dans chaque lot, nous aurons 20 animaux (10 mâles et 10 femelles). Ce nombre tient compte des échecs qui peuvent être rencontrés lors d'une chirurgie (mauvais placement de la pipette d’injection de virus, taux d’infection faible, animal mort à cause de la chirurgie de préparation/neurone non trouvé, site d'injection mal placé, problème de migration du virus, canule bouchée). D’après les données du laboratoire, nous avons environ 20 % de rats qui doivent être écartés de l'étude. Par ailleurs pour rendre compte des mécanismes sans doute différents chez l'homme et la femme (hormones différentes), nous avons besoin de réaliser l'étude à la fois chez les mâles et les femelles. Enfin pour améliorer le confort des animaux et donc prévenir la perte d'animaux, les animaux (rats adultes de la souche Long Evans) sont placés dans des cages enrichies (rouleaux permettant de se cacher) ce qui permet de réduire le stress des animaux tout le temps précédant la mise en place de la canule. Pendant six jours, ils seront acclimatés à l’animalerie. Par ailleurs la chirurgie est réalisée par une personne expérimentée.
Raffinement
Les nuisances identifiées sur le bien-être des animaux sont : la douleur engendrée par les chirurgies, la douleur engendrée dans le cadre du modèle, et la séparation des animaux après la mise en place de la canule sur les méninges. Afin de réduire la douleur de la chirurgie, un traitement antalgique pendant 3 jours. Pour éviter le dessèchement de la cornée pendant la chirurgie, la cornée est protégée par de la vaseline pendant toute cette étape. Concernant la douleur générée par l’application des filaments de Von Frey, nous respectons les recommandations de l'International Association for the Study of Pain (IASP). Nous limitons les stimulations en durée et en intensité au minimum et l’animal a la possibilité d’échapper à la stimulation puisqu’il est libre de ses mouvements. Pour améliorer le bien-être des animaux après la chirurgie, les cages sont enrichies à l'aide de rouleaux permettant aux animaux de se cacher avant la chirurgie. Après l’implantation de la canule, les animaux seront seuls dans une cage pour éviter de s’arracher les canules. Les rouleaux seront remplacés (risque d’arracher la canule) par des feuilles de sopalin blanc pour permettre aux animaux de faire un nid.
Choix des espèces
La souche Long Evans utilisée dans ce projet est génétiquement modifiée : le gène Cre a été introduit immédiatement avant la séquence du gène de la protéine tyrosine hydroxylase (TH, rats Long Evans TH-Cre hétérozygotes). Cela permettra d’activer cette enzyme ce qui entrainera la synthèse de noradrénaline dans les neurones du LC. Cette souche est couramment utilisée pour ce type des études. Les animaux seront âgés de 6-8 semaines pour les mâles et 12-13 semaines pour les femelles afin d’avoir le meilleur poids pour la chirurgie stéréotaxique d’injection de virus.
Bases neurobiologiques du vieillissement de la mémoire déclarative chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 710 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale sous anesthésie, une privation alimentaire contrôlée avec isolement, et un conditionnement par trois chocs électriques d'une seconde. Elles sont tuées entre cinq et quatre-vingt-dix minutes après ce conditionnement pour des analyses du cerveau. Le projet cherche à distinguer le vieillissement normal de la mémoire de la maladie d'Alzheimer, en comparant des souris jeunes et des souris de vingt à vingt-deux mois.
Objectifs
La réalisation du présent projet intervient dans le cadre d’un besoin sociétal croissant concernant la prise en charge des individus vieillissants. En effet, le vieillissement de la population de nos sociétés occidentales est en train de devenir un problème de santé publique. Le nombre de personnes atteintes de formes pathologiques de vieillissement, comme la Maladie d’Alzheimer, est en croissance constante et se traduit par une augmentation parallèle des dépenses de santé. Cependant, un des problèmes majeur des études s’intéressant au vieillissement est qu’une grande majorité de ces dernières s’attachent à étudier les mécanismes altérés dans des cas pathologiques, dont le plus répandu est la Maladie d’Alzheimer. De ce fait, de nombreux aspects du vieillissement normal (qui semblent plus subtils) et les altérations qui en découlent restent méconnues et/ou peu caractérisées, ce qui pose le problème de la distinction entre les modifications dues à la senescence ou à la pathologie. Ainsi, il convient de distinguer les altérations de la mémoire relevant du vieillissement normal de celles relevant du vieillissement pathologique afin de développer des approches thérapeutiques plus adaptées en fonction du type de vieillissement. L'objectif de ce projet est d’améliorer la caractérisation des déficits de mémorisation liés au vieillissement normal, afin de le distinguer plus clairement de la maladie d’Alzheimer, forme de vieillissement pathologique la plus répandue.
Bénéfices attendus
L'objectif de ce projet est d’améliorer la caractérisation des déficits de mémorisation liés vieillissement normal, afin de le distinguer plus clairement du vieillissement pathologique. Cette distinction plus fine permettrait de développer des approches thérapeutiques plus adaptées en fonction du type de vieillissement considéré.
Procédures
Les animaux sont soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale qui dure environ 45 min. Les animaux sont soumis à une procédure comportementale (1 seule fois) où il recevront 3 chocs électriques (0.3 mA, de 1 seconde).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables chez les animaux sont liés à : - une chirurgie - une privation alimentaire - un isolement pour contrôler de manière fine la quantité de nourriture de chaque animal - un très court effet nociceptif dû à la procédure de conditionnement. Néanmoins, afin de réaliser nos études neurobiologiques, les animaux sont mis à mort rapidement (90 min ou 5 min) à la suite de ce conditionnement.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort après les procédures comportementales, en vue de la réalisation d’analyses.
Remplacement
L’utilisation de ces animaux se justifie pour plusieurs raisons : 1) Aucune alternative ne permet de se passer de l’utilisation de modèles animaux lorsqu’il s’agit d’étudier les processus de mémorisation. En effet, ce type d’étude repose sur l’analyse du comportement animal et nécessite d’avoir une espèce suffisamment proche de l’espèce humaine pour en extrapoler les résultats. 2) L'organisation du système nerveux central de ces animaux est suffisamment proche de celle de l'homme pour permettre une extrapolation acceptable des résultats obtenus à l'espèce humaine. 3) Le modèle comportemental a été établi chez la souris et l’ensemble des appareils comportementaux que nous utiliserons sont dimensionnés pour cette espèce.
Réduction
Concernant la réduction, l’effectif se justifie par l’utilisation d’un nombre suffisant d’animaux dans chaque condition expérimentale afin que les analyses statistiques envisagées puissent être concluantes. Nous avons en effet déterminé ce nombre suites aux expériences précédentes utilisant les mêmes tests comportementaux. Nous avons aussi effectué au préalable des analyses ex vivo afin d’améliorer au mieux la sensibilité de chaque technique immunohistochimique.
Raffinement
Pour les procédures avec restriction alimentaire, les animaux sont isolés une semaine avant le début de la restriction, afin de contrôler le rationnement alimentaire de chaque animal. Ces animaux sont surveillés et pesés quotidiennement à partir du moment où les animaux sont en restriction alimentaire et la quantité quotidienne de nourriture sera adaptée en fonction de leur poids. Leur perte de poids (95 à 88 % de leur poids de base) est ainsi progressive et contrôlée. Si la perte de poids dépasse les 12%, alors on augmente la ration alimentaire. Si l’animal continue à perdre du poids, alors on rajoute de la nourriture en poudre. Si malgré ces mesures conservatoires, l’animal ne reprend pas son poids initial, ceci est considéré comme un point limite et l’animal est sacrifié. Lors de l’isolement, un tube en carton est rajouté dans la cage pour augmenter l’enrichissement. De plus, on vérifie tous les jours que les cages avec des animaux seuls sont collées les unes aux autres pour augmenter les interactions olfactives et visuelles. Outre le poids, d’autres indices seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures et des points limites précis et adaptés ont été définis. En cas de présence d’individus agressifs avec leurs congénères, l’individu agressif est isolé. Les animaux présentant des lésions cutanées reçoivent une pulvérisation d’un spray antiseptique sur la zone concernée, ainsi qu’une injection sous-cutanée d’un anti-inflammatoire non-stéroïdien pour atténuer la douleur. Au cours des procédures expérimentales, si un des points limites est atteint, l’animal reçoit une injection sous-cutanée d’un anti-inflammatoire non-stéroïdien pour atténuer la douleur. Si nous n’observons pas d’amélioration, nous ferons intervenir la vétérinaire responsable. En cas d’absence d’amélioration après traitement, il sera mis à mort par dislocation cervicale. Si après 24h l’état de l’animal s’est amélioré, avec une reprise de poids, celui-ci est conservé dans l’étude.
Choix des espèces
La souris: -est un mammifère présentant une proximité phylogénétique avec l’espèce humaine et certains de ses comportements peuvent être rapprochés de ceux de l’espèce humaine. L’essentiel des données de l’équipe concernant la mémoire émotionnelle ont été obtenues chez la souris: pour une comparaison des résultats, l’étude des mécanismes neurobiologiques responsables du passage d’une mémoire normale à une mémoire traumatique implique l’utilisation de cette espèce -permet des approches invasives (approches pharmacologiques etc.) permettant d’étudier l’effet de molécules sur le système nerveux central et les phénomènes de mémorisation via l’étude comportementale -offre la possibilité d’être manipulée génétiquement par injection de virus ce qui permettra l’analyse des modifications neuromorphologiques. Tous les animaux utilisés seront adultes. Cependant, il y aura deux conditions d’âge. Il y aura tout d’abord des animaux jeunes adultes (âgés de 3 à 4 mois) qui serviront de groupe contrôle pendant le test, les animaux jeunes ne devant pas présenter de déficit de mémorisation. Ensuite, il y aura des animaux âgés (20 à 22 mois) qui, selon les données antérieures, présentent un déficit de mémorisation dans la tâche comportementale utilisée.
Caractérisation comportementale et pharmacologique de trois modèles murins de stress chronique : évaluation de leur pertinence pour l’étude de la dépression
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
3 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Le modèle le plus sévère repose sur des agressions physiques répétées par des congénères, qui provoquent une douleur physique et psychique et un état de stress durable, et les souris passent une batterie de tests dont la nage forcée, la privation de nourriture et le test d'éclaboussement. Toutes sont ensuite tuées pour prélever leur cerveau. Le projet compare trois protocoles de stress pour l'étude de la dépression, le porteur affirmant qu'il est "essentiel" de développer ces modèles.
Objectifs
Les troubles dépressifs sont la principale cause d’invalidité dans le monde. Cependant l’efficacité des antidépresseurs est insuffisante chez un grand nombre de patients, ce qui nécessite une meilleure caractérisation des mécanismes neurobiologiques de la maladie ainsi que l’investigation de thérapies alternatives. Il est donc essentiel de développer des modèles précliniques liés à l’exposition à des événements stressants (« stresseurs ») générant des phénotypes comportementaux récapitulant au mieux certains aspects de la pathologie humaine. Nous proposons de comparer trois protocoles de stress chez la souris : le stress de défaite sociale (SDS), le stress variable chronique (SCV), et le stress chronique imprédictible (SCI). Ces trois protocoles diffèrent par la nature, la durée et l’intensité des stresseurs appliqués. La littérature suggère qu’ils ont également des conséquences qui peuvent être différentes sur l’expression des comportements anxiodépressifs selon les individus et le sexe. L’objectif est donc de comparer ces modèles au niveau des comportements anxiodépressifs qu’ils provoquent à différents points dans le temps. Si ces modèles s’avèrent pertinents pour l’étude de la dépression, nous explorerons leur profil de réponse à un antidépresseur couramment utilisé. Ces recherches permettront d’instaurer une diversité de modèles d’étude sur la dépression dans notre laboratoire, et ont le potentiel de mener au développement de thérapies innovantes et différenciées selon le sexe et l’individu. Nous attendons que ces modèles génèrent des résultats différents : par exemple, il est attendu que le SDS ait un impact plus important sur les phénotypes liés à l’interaction sociale étant donné la nature du stresseur par rapport au CVS ou au SCI. Ces différences sont une richesse, le but étant de modéliser différents symptômes présents chez les patients humains en utilisant plusieurs modèles précliniques. Concrètement, le développement et la validation de ces modèles nous servira dans la plupart de nos études postérieures : par exemple, dans nos études sur la neurostimulation ultrasonore et magnétique, qui sont des traitement alternatifs potentiels aux antidépresseurs. Tester ces nouveaux traitements dans ces modèles de stress nous permettra d’une part d’évaluer l’efficacité de ces traitements par rapport aux antidépresseurs, d’autre part de tester ces traitements dans différents types de stress.
Bénéfices attendus
Ce projet pourra permettre une meilleure utilisation utilisation des modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques murins grâce à une caractérisation plus détaillée de trois modèles de stress différents couramment utilisés. Il pourra également identifier de potentielles différences dans les effets du stress ou du traitement antidépresseur selon le protocole, le sexe et les individus. De manière importante, il réduira l’utilisation d’animaux sur le long terme dans notre laboratoire en établissant des protocoles de stress reproductibles et en éliminant des protocoles peu reproductibles. Ces modeles seront par ailleurs essentiels à une meilleure compréhension des substrats neurobiologiques sous-tendant les atteintes aux différentes dimensions comportementales observées dans les pathologies psychiatriques liées au stress. En effet ces études nécessitent la mise en place d’outils d’imagerie de précision (exemple : imagerie calcique), combinés à des approches mécanistiques (modification d’expression de gènes, optogénétique, électrophysiologie, etc), pour la plupart nécessitant des chirurgies stéréotaxiques, et pour lesquelles il est essentiel de disposer d’un modèle comportemental fiable et reproductible.
Procédures
Le modèle de SDS (stress de défaite sociale) est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Cela induit des comportements anxio-depressifs chez les souris exposées au modèle. Les deux autres modèles provoquent peu ou aucune de douleur physique . L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser. Ces comportements anxio-dépressifs seront évalués par différents tests : l'apathie est mesurée par un test d'éclaboussement du pelage par une solution de sucrose sur 5 minutes, l'état du pelage évalue les mêmes symptômes (mesure hebdomadaire avec préhension des animaux), le test d'hyponéophagie évalue l'anxiété (privation de nourriture 12-24h puis mise en présence de nourriture pendant 5 minutes), l'open field, la boîte claire obscure et le labyrinthe en croix surélevé également (5 minutes dans l'arène), le test de préférence au sucrose évalue l'anhédonie (24h d'accès à une solution sucrée sur 5 jours), le test de nage forcée évalue les symptômes d'abandon (6 minutes). Les tests d'interaction sociales ont lieu sur des plages de 10 minutes qui peuvent être répétées sur 3 jours.
Impact sur les animaux
Le modèle de SDS est le plus sévère des trois modèles proposés. Celui-ci étant fondé sur des agressions physiques répétées, il induira de la douleur physique (de très courte durée, sauf en cas de blessure où elle sera prise en charge par les expérimentateurs) et psychique, ainsi qu’un état de stress aigu pendant la procédure qui deviendra durable après les répétitions (l’impact comportemental constaté dans la littérature est présent jusqu’à 3-4 semaines). Les deux autres modèles provoquent respectivement peu et aucune douleur physique. L’objectif final de cette étude étant de comparer les modèles puis d’étudier les substrats neurobiologiques des changements comportementaux induits par chaque modèle, et des comportements anxio-dépressifs pertinents pour nos études ayant été validés par la littérature dans ces modèles, il est essentiel de les caractériser.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issu des expériences afin de récupérer les cerveaux pour des études histologiques. Ces études histologiques permettront de décrire les effets de chaque protocole de stress au niveau cérébral afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu.
Remplacement
Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale nécessite également l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs sont optimisés, les analyses comportementales nécessitent une taille d’effectifs suffisante compte tenu de la variabilité inter-individuelle. Les effectifs seront adaptés en fonction de la taille des effets et deux cohortes seront utilisées au lieu de trois dans la première partie si nous trouvons les conditions adéquates dès la première cohorte. Egalement, la seconde partie sera abandonnée si nous n’obtenons pas de résultats dans la première partie. La stratégie des trois cohortes suit une analyse statistique a priori utilisée de manière standard dans la communauté scientifique.
Raffinement
Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu. Les animaux sont hébergés une semaine avant l’initiation des expériences. Des habituations à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure sont réalisées avant les tests comportementaux pour diminuer le stress des animaux. En cas de blessure, les animaux recevront un traitement analgésique . En cas d’hypothermie, chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Une surveillance accrue d’une semaine est réalisée pour suivre chaque souris montrant des signes de mal-être et intervenir si nécessaire . Les éxpérimentateurs sont experts dans la préhension et la contention des souris, et sont soucieux d’éviter tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites gradés sont appliqués et la décision d’euthanasie est prise s’il n’y a pas d’amélioration au bout d’une semaine.
Choix des espèces
Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, l’implémentation d’un modèle de dépression et de neurostimulation, ainsi que la possibilité d’utiliser des technologies permettant l'étude détaillé du cerveau. Les animauxseront adultes au début de l’étude car il s’agit de comprendre ces phénomènes comportementaux associés à un cerveau adulte.
Etude de la comorbidité schizophrénie – troubles de la consommation d’alcool dans le modèle « MAM »
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 070 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Exposés dès l'adolescence à l'alcool et à des cannabinoïdes, ils sont soumis à des sessions de consommation d'alcool puis à une craniotomie pour implanter une électrode mesurant la dopamine. Le projet étudie la comorbidité entre schizophrénie et troubles de la consommation d'alcool sur un modèle induit dès la période embryonnaire. Le porteur affirme que ces mécanismes psychiatriques complexes ne sont pas remplaçables par des méthodes in vitro ou in silico.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d'étudier l'impact d'expositions précoces aux drogues sur les troubles de la consommation d'alcool à l'âge adulte dans un modèle animal de schizophrénie. En effet il existe une prévalence élevée de patients atteints de schizophrénie qui présentent un trouble de la consommation d'alcool. Les consommations d'acool et de cannabis sont fréquentes à l'adolescence aussi bien dans la population générale que chez les sujets qui risquent de présenter la maladie. Nous chercherons donc à étudier le rôle de ces expositions précoces d'alcool et d'agent cannabinoides sur les comportements des animaux modèles de schizophrénie mais également sur la neurotransmission dopaminergique. En effet la dérégulation de ce système de neurotransmission est directement impliquée aussi bien dans les troubles de la conosmmation d'alcool que dans ceux associés à la schizophrénie.
Bénéfices attendus
L'exposition précoce à l'alcool durant l'adolescence est nécessaire pour l'observation à l'âge adulte d'une consommation exagérée d'alcool. Nous n'avons pour le moment aucune information concernant la co-exposition avec des agents cannabinoides, drogues très fréquemment consommée par les adolescents et les jeunes adultes atteints de schizophrénie ou non. Grâce à ces expériences, nous pourrons obtenir des données importantes concernant les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent les troubles de la consommation d'alcool dans un modèle pertinent pour l'étude de la schizophrénie. L'aspect neurobiologique de ce projet aidera la communauté scientifique à mieux comprendre l'impact d'une exposition précoce à des drogues couremment utilisées sur les systèmes dopaminergiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à des sessions de consommation d'alcool volontaire soit dans la cage de stabulation (24 heures 1 jour sur 2 pendant 8 à 15 semaines), soit dans des cages d'auto-administration opérante (sessions de 15 minutes, 5 jours par semaine sur une période de 4-5 mois). A l'âge adulte une partie des animaux seront soumis à une craniotomie (30 à 40 minutes) dont l'objectif est d'implanter une micro-électrode d'enregistrement de la libération de dopamine, neurotransmetteur crucial aussi bien dans les troubles observés dans la schizophrénie que dans les troubles de la consommation de drogues.
Impact sur les animaux
Douleurs post-opératoires de palier 1 l'âge adulte suite à l'implantation des canules par craniotomie. Durée prévue : 2-3 jours
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de cette procédure pour nous permettre de collecter les cerveaux pour des analyses histologiques, biochimiques ou génétiques nécessaires pour finalser le projet.
Remplacement
Les études de mécanismes complexes de maladies psychiatriques comme la schizophrénie ou l'addiction ne sont pour le moment pas remplaçables par des méthodes in vitro ou in sillico. Les mécanismes impliqués sont trop complexes pour pouvoir être simplifiés à ce jour. Le modèle que nous avons choisi fait partie des modèles les plus utilisés et les plus complets avec une validité de ressemblance, une validité de construction et une validité de prédiction très bien décrites dans la littérature.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire à chacune des expériences a été estimé sur la base d'expériences précédentes utilisant un autre modèle animal de schizophrénie et en prenant en compte la variabilité interindividuelle observée aussi bien dans les modèles animaux que dans les différents paradigmes comportementaux utilisés. Nous utiliserons au maximum les mêmes animaux entre les différentes procédures pour limiter le nombre total d'animaux utilisés dans ce projet. De plus nous réaliserons les expériences aussi bien sur les mâles que sur les femelles pour ne pas avoir à éliminer les animaux surnuméraires mais également, dans le but d'une réduction, ne pas à avoir à refaire tout ce projet ultérieurement uniquement sur les femelles (et donc euthanasier les ratons mâles surnuméraires à ce moment).
Raffinement
Tout au long du projet les animaux seront surveillés quotidiennement et des points limites adaptés à chaque procédure expérimentale ont été établis avec une prise en charge de la douleur et de la souffrance potentielles adaptée à chaque procédure. Les animaux seront stabulés dans des cages enrichies grâce à une buchette en bois et un tunnel en carton.
Choix des espèces
Le modèle MAM est un modèle décrit chez le rat et nous développons ce projet dans le cadre d'une collaboration multicentrique qui a très largement décrit ce modèle en France. Pour poursuivre nos études en commun, nous devons utiliser le même modèle que nos collaborateurs. Le rat est un modèle idéal pour l'étude de la comorbidité troubles de la consommation d'alcool/schizophrénie en particulier en ce qui concerne certaines études comportementales comme l'auto-administration d'alcool qu'il est plus difficile d'observer chez les souris. Les animaux seront utilisés tout au long de leur vie. La mise en place du modèle MAM se déroule au cours de la période embryonnaire et les animaux issus des cette première procédure seront utilisés jusqu'à l'âge adulte. Tous les petits seront soumis à la procédure d'exposition aux drogues pendant la période d'adolescence (entre les jours 28 et 50). Les rats seront conservés jusqu'à l'âge adulte pour évaluer les effets d'une telle pré-exposition précoce sur les comportements et la neurobiologie à l'âge adulte.
Caracterisation par IRM de la réponse inflammatoire microgliale postprandiale dans le contrôle de la prise alimentaire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des examens d'imagerie sous anesthésie pouvant durer jusqu'à deux heures et demie, une partie recevant une injection abdominale déclenchant une inflammation ou une diète enrichie en gras. Le projet cherche à comprendre le rôle de l'inflammation cérébrale dans la prise alimentaire et l'obésité. Le porteur affirme s'être assuré de l'absence d'approche in vitro capable de reproduire cette interaction multicellulaire.
Objectifs
Ce projet vise à caractériser, par Imagerie par Résonance Magnétique, la réaction inflammatoire cérébrale survenant après un repas standard ou un repas enrichi en gras. Ces expériences s’inscrivent dans le cadre plus large d’un projet multidisciplinaire, où il a été suggéré par d’autres méthodes, que cette inflammation cérébrale était faible et presque indétectable après un repas standard mais exacerbée après un repas enrichi en gras. Cette inflammation apparaît en particulier dans les cellules immunitaires du cerveau, dans l’hypothalamus, structure impliquée dans la régulation de la prise alimentaire. L’hypothèse est que cette réponse inflammatoire pourrait influencer le comportement alimentaire, en modifiant par exemple la sensation de satiété. Cependant, dans un contexte de suralimentation, d’apports trop riches en graisses, cette inflammation devient chronique et n’a plus d'effet bénéfique sur la prise alimentaire. Ce projet consistera à étudier et caractériser la réponse inflammatoire par Imagerie par Résonance Magnétique, dans le cerveau après un repas standard ou un repas enrichi en gras.
Bénéfices attendus
L'ensemble de l'étude vise à comprendre comment les cellules immunitaires du cerveau particient au contrôle de la prise de nourriture et à la perception de satiété, et, à long terme, comment ce méchanisme participe au développement de l'obésité.
Procédures
Les souris seront exposées à des tests d'imagerie médicale pour une durée maximale de 2H30, anesthésie incluse. Les souris peuvent subir un ou plusieurs tests d'imagerie. Une partie des animaux seront soumis à un traitement pharmacologique par une injection dans l'abdomen, d'une durée d'environ une minute.
Impact sur les animaux
Une partie des animaux vont subir une injection dans l'abdomen qui induira un début d'inflammation générale, mais dont les effets n'apparaitrons que lorsque les animaux seront sous anesthésie. Une partie des animaux aura une diète enrichie en gras, supposée induire une inflammation cérébrale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Nous nous sommes assurés de l'inexistence d'approches alternatives in vitro qui pourraient être utilisées pour reproduire l'interaction entre inflammation microgliale et alimentation. En effet les méthodes in vitro basées sur la culture cellulaire ne présentent pas les systèmes de communication multicellulaires nécessaires pour ce projet.
Réduction
Plusieur mesures sont appliquées pour permettre la réduction du nombre d'animaux utilsés dans ce projet : - une etude préliminaire sur un nombre restreint d'animaux pour s'assurer d'un déroulement efficace des expériences et - l'utilisation de tests statistiques optimaux, pour avoir le nombre d'animaux minimal sans compromettre la validité de nos résultats.
Raffinement
Conditions d’hébergement : Les animaux sont soumis à un cycle inversé d’alternance jour nuit 12h - 12h et ont accès à volonté à la nourriture et à l’eau. Le cycle inversé est utile pour notre étude car les animaux mangent la nuit et jeune le jour. Pour étudier la prise de nourriture, nous avons besoin que les animaux se nourrissent le jour. Une période d’acclimatation est respectée pendant laquelle ils sont habitués au cycle inversé de l'animalerie, à la préhension et à la présence de l’expérimentateur. Les souris sont stabulées dans un environnement enrichi selon le protocole défini par l'animalerie. Suivi des animaux : L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance (notamment, suppression de la douleur grâce à l’administration d’antalgiques).
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. En effet, le cerveau de souris permet une analyse neuroanatomique de haute résolution concernant les réseaux cellulaires activés en fonction de différents signaux métaboliques. Sa taille est compatible avec la microdissection d’aires cérébrales d’intérêt permettant des analyses biochimiques ou moléculaires. Cet animal nous permet également d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. La réalisation de différents tests fonctionnels permettant l’analyse des paramètres métaboliques est aussi possible chez cet animal. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Les animaux seront adultes, pour travailler sur un cerveau mature et stable.
Etude des séquelles de la malaria cérébrale par neuroimagerie
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et sévère. Elles sont infectées par un parasite provoquant une malaria cérébrale, une partie n'étant pas traitée et développant perte de poids, hypothermie et troubles neurologiques avant d'être tuées, les autres suivies par IRM sous anesthésie pendant six mois puis soumises à des études comportementales non détaillées. Le projet étudie les séquelles cérébrales de la maladie. Le porteur affirme que le recours à l'animal est incontournable, aucune méthode in vitro ou in silico n'existant selon lui.
Objectifs
La malaria est une cause majeure de morbidité et de mortalité avec 241 millions de cas cliniques et plus de 627000 morts en 2020 (OMS). Elle est causée par un parasite du genre Plasmodium inoculé par le moustique Anophèle. La majorité des décès survient chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne. La malaria cérébrale, complication la plus létale de l’infection par Plasmodium falciparum, se traduit par une encéphalopathie accompagnée de convulsions, de pertes de conscience, et d’un coma conduisant au décès dans 15 à 20 % des cas, tandis que des déficits neurologiques peuvent subsister chez les survivants. Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace de cette complication. Dix à 20 % des sujets survivant à une malaria cérébrale présentent des troubles neurologiques importants immédiatement après la maladie (cécité corticale, parésie, hypotonie, ataxie, épilepsie, troubles de la mémoire, de l’élocution etc...) qui peuvent régresser ou persister. Chez d’autres sujets, sans séquelles apparentes après la maladie, des atteintes neurologiques telles qu’une épilepsie, ou une hyperactivité avec déficit de l’attention se manifesteront plus tardivement. Alors que les séquelles de la complication cérébrale contribuent au coût humain, social et économique de la malaria en compromettant le développement et l’éducation des enfants qui en sont atteints, elles ne sont que très peu étudiées. Malgré l’autorisation en 2021 d’un vaccin contre la malaria (RTS,S/AS01) destiné à la population pédiatrique, il est peu probable qu’il conduise à l’éradication de la maladie et de sa complication la plus létale, puisqu’on estime qu’il ne permettra de réduire que 30% de la mortalité résultant des formes sévères de malaria. Nous utiliserons un modèle de malaria cérébrale avec survie obtenu chez la souris infectée par Plasmodium Berghei ANKA et traitée par un antimalarique dès l’apparition des signes neurologiques (504 souris seront utilisées). Ce modèle nous permettra d’étudier sur le long terme l’évolution des séquelles cérébrales sur les plans anatomique, métabolique, vasculaire et fonctionnel. Nous mettrons en œuvre des techniques d’imagerie non-invasives (IRM) réalisées sous anesthésie. Ces études permettront d’obtenir une information sur la distribution spatiale et temporelle des lésions, et de vérifier différentes hypothèses comme l’atteinte persistante des capillaires ou l’altération des connexions neuronales (connectome) aux niveaux structural et fonctionnel.
Bénéfices attendus
Cette étude repose sur l’emploi d’un modèle de malaria cérébrale chez la souris très utilisé en pathologie car présentant de nombreux points communs avec la maladie pédiatrique. Elle s’appuie aussi sur des méthodes avancées de neuroimagerie transposables à l’homme qui permettent l’exploration non-invasive du cerveau. L’étude par imagerie de la malaria cérébrale chez la souris a permis d’identifier pour la première fois en 2005 l’œdème cérébral ischémique comme principale caractéristique de la maladie et cause de décès. Ces résultats ont été confirmés 10 ans plus tard par deux études conduites sur des cohortes pédiatriques en Afrique, les enfants malades ayant bénéficié d’un examen clinique par neuroimagerie. L’objectif de notre projet est l’identification des lésions ou anomalies sous-tendant les déficits neurologiques chez les sujets ayant survécu au syndrome cérébral. Ces travaux réalisés sur un modèle expérimental très proche de la maladie humaine devraient permettre de mieux comprendre la nature des séquelles cérébrales chez les animaux ayants survécu à une malaria cérébrale qu’elles soient structurales, métaboliques, vasculaires, ou fonctionnelles. Notre étude est susceptible de fournir des marqueurs diagnostiques/pronostiques transposables à l’homme qui permettraient d’améliorer le suivi des patients et d’évaluer l’efficacité d’interventions thérapeutiques.
Procédures
Inoculation du parasite : les animaux induits pour la malaria cérébrale seront inoculés avec le parasite par une unique injection intrapéritonéale à l’état vigile, l’intervention n’est pas douloureuse et ne dure que quelques secondes. Examen clinique : le suivi des animaux induits pour la malaria et non traités par un antimalarique inclura 2 prélèvements sanguins pour suivi de la parasitémie. Le prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la queue sera réalisé à l’état vigile, sans contention. Les animaux malades et traités subiront 3 prélèvements. Traitement : les souris induites pour la malaria et traitées recevront une injection intrapéritonéale quotidienne à l’état vigile du traitement anti-malarique pendant 10 jours. Les groupes contrôles recevront une injection quotidienne à l’état vigile d’une solution saline ou du traitement antimalarique selon les groupes. Imagerie cérébrale: les animaux seront imagés sous anesthésie, la durée de l’examen sera inférieure à 1h30. Les animaux contrôles et les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités subiront 7 examens au total sur une période de 6 mois. Les souris induites pour la malaria cérébrale mais non traitées seront imagées deux fois (une semaine avant inoculation et une fois pendant la maladie). Les animaux contrôles et les animaux induits par la malaria cérébrale seront soumis à deux études comportementales, une fois à la fin du suivi de six mois.
Impact sur les animaux
Les animaux contrôles seront examinés par IRM avant administration d’une solution saline ou de chloroquine (selon les groupes), puis une fois par mois pendant 6 mois après la fin du traitement. La solution saline et la chloroquine seront administrées en ip une fois par jour pendant 10 jours. Elles ne produisent aucun effet délétère détectable par examen clinique ou monitoring physiologique. L’examen IRM sera conduit sous anesthésie gazeuse. Les seules nuisances ou effets indésirables possibles pour ces deux groupes sont essentiellement la défaillance cardiorespiratoire sous anesthésie, très rare avec l’isoflurane administré à faible dose. L’utilisation d’un monitoring physiologique permet en général de détecter les premiers signes de défaillance et d’interrompre immédiatement l’anesthésie ce qui permet le réveil rapide des animaux. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et non traités seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Quatre à 6 jours après l’injection, les animaux présenteront les premiers signes de la maladie (perte de poids, poil hérissé, yeux mi-clos, léthargie). Puis, 6 à 8 jours après l’inoculation, les manifestations neurologiques apparaitront (hypothermie, diminution de la coordination et de la motricité) pouvant conduire au coma et à la mort. Les animaux seront imagés lors des premières manifestations neurologiques et euthanasiés sous anesthésie. L’examen par IRM et l’euthanasie auront lieu avant la survenue d’une hypothermie sévère, de convulsions et du coma. Les animaux induits pour la malaria cérébrale et traités à la chloroquine seront examinés par IRM avant l’injection du parasite. Ils seront traités dès l’apparition des premières manifestations neurologiques. Ils seraient euthanasiés s’ils présentaient une aggravation de leur état, la chloroquine étant inefficace à un stade avancé de la maladie. Les animaux traités efficacement par la chloroquine seront suivis comme les groupes contrôles par IRM pendant 6 mois. Les animaux ayant eu une malaria cérébrale sont moins actifs que les sujets contrôles. Les autres effets indésirables possibles sont liés au risque anesthésique pendant les examens IRM.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de prélever le cerveau en vue d’analyses biochimiques ou immunohistochimiques selon les cas.
Remplacement
Le recours à l’animal est incontournable car la détection des séquelles cérébrales et le suivi de leur évolution au cours du temps ainsi que leur impact sur la fonction cérébrale ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro ou in silico. Notre projet étudiera l’évolution de plusieurs paramètres cérébraux comme le métabolisme, le débit sanguin, le connectome structural, et le connectome fonctionnel. Le suivi de ces paramètres nous permettra d’identifier la nature des séquelles de la malaria cérébrale et de mieux comprendre leur impact sur la fonction cérébrale à divers âges de la vie.
Réduction
L’utilisation de techniques d’imagerie non invasive permettra de réduire le nombre d’animaux grâce au suivi longitudinal de chaque individu ce qui permettra le recueil d’un grand nombre de données anatomiques, métaboliques et fonctionnelles sur un même animal dans des conditions de stress minimal.
Raffinement
Le raffinement concernera toutes les procédures du projet ainsi que les conditions d’hébergement des animaux et devrait permettre de réduire le stress, l’angoisse et la douleur. En ce qui concerne l’induction de la malaria cérébrale et son traitement, un examen clinique quotidien permettra de déceler sans retard des signes d’aggravation neurologiques qui nécessiteraient de recourir à l’euthanasie. Tous les examens cliniques par imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse avec surveillance physiologique. Un délai d'acclimatation minimum de 14 jours et une habituation à l'expérimentateur seront assurés. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, avec cycle jour/nuit, nourriture et boisson ad libitum et enrichissement environnemental. Les cages contiendront des rondins de bois à ronger, du coton pour la nidification, un refuge en plastique, et une roue fast-track avec igloo afin de diminuer les comportements agressifs, réduire l’ennui, et favoriser l’expression d’un maximum de comportements naturels.
Choix des espèces
L’inoculation du parasite murin Plasmodium Berghei ANKA chez la souris est un modèle validé et reconnu de malaria cérébrale pédiatrique qui a permis des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes pathogéniques de cette maladie. Dans la majorité des études utilisant le modèle obtenu par inoculation de PbA, les souris induites pour la malaria cérébrale sont de jeunes adultes (entre 8 et 12 semaines). Plusieurs études ont montré une résistance au développement de la malaria cérébrale chez des animaux plus âgés. Nous induirons donc la malaria cérébrale chez des animaux âgés de 8 semaines.
Etude comparative de la perception de la voix chez les primates — Volet Macaque
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
12 macaques rhésus vont être utilisés, gardés vivants et réintroduits dans leur groupe, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie d'environ quatre heures pour poser un plot de tête, un entraînement à l'IRM éveillée de 6 à 12 mois et des séances d'imagerie sous anesthésie avec injection d'un agent de contraste, pour comparer la perception de la voix entre espèces. Le porteur indique que la capture et la séparation du groupe provoquent du stress, que le contrôle hydrique limite la ration d'eau à la séance d'entraînement, et que l'anesthésie et l'agent de contraste comportent des risques pour le foie. Sur le remplacement, il affirme qu'une étude comparative entre espèces ne peut se faire sans recourir à des animaux.
Objectifs
Ce projet vise à utiliser l'IRMf pour mesurer l'activité cérébrale dans des conditions d'écoute passive et la comparer entre des groupes de sujets de taille comparable entre marmousets, macaques et humains. Les macaques seront scannés soit éveillés soit sous anesthésie en IRM 3T. Deux expériences seront réalisées: la localisation d'un patch vocal (neurones sensibles et spécifiques au traitement des vocalisations des macaques) et comparaison inter-espèces.
Bénéfices attendus
Nous espérons que cette recherche fournira de nouvelles informations cruciales sur les bases cérébrales du traitement de l'information vocale chez les macaques. En particulier, nous mesurerons la localisation anatomique et la variabilité interindividuelle des patchs vocaux des macaques avec une taille d'échantillon et une puissance statistique comparables à celles des études humaines, pour une comparaison optimale entre espèces.
Procédures
Entrainement à l'IRM éveillé: 1 à 2 sessions par jour de 10 minutes (pour les nouveaux animaux) à 1h (lorsque les animaux sont habitués) par animaux pendant 6 à 12 mois. Chirurgie pour la pose du plot de tête pour le scanning IRM éveillé; durée chirurgie: environ 4h. Durée session imagerie sous anesthésie: 3h environ pour les premiers animaux puis environ 1h30-2h pour les suivants.
Impact sur les animaux
Des nuisances sont attendues chez les animaux pour la partie imagerie : (1) lors de la préparation : mise à jeun, séparation de l’animal de son groupe et capture provoquent du stress ; la chirurgie de pose du plot de tête et ses potentielles complications pendant l’anesthésie, la chirurgie elle-même ou les infections post-chirurgicales ; durant l’entrainement à l’IRMf éveillée le contrôle hydrique est aussi une nuisance pour l’animal car il n’obtient sa ration journalière d’eau que pendant et après la séance d’entrainement(2) lors de l’acquisition IRM : l’anesthésie et ses potentielles complications respiratoires/cardiaques, l’injection intraveineuse de MION en agent de contraste et ses potentiels effets secondaires au niveau du foie, l’intubation si l’anesthésie le nécessite et (3) après la séance :injection d’un chélateur pour limiter l’effet de l’agent de contraste sur l’organisme et le foie en particulier.
Devenir
Le projet ne prévoit la mort d'aucun individu, ils seront tous réintroduit dans leur groupe sociaux.
Remplacement
Il s’agit d’une étude comparative : par définition celle-ci compare des résultats obtenus chez l’humain à ceux obtenus chez d’autres espèces existantes, afin d’inférer des mécanismes potentiellement présents chez un ancêtre commun, ici les mécanismes comportementaux et neuronaux de la perception de l’information vocale. Il n’est pas possible d’utiliser cette approche expérimentale sans avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé sera minimal pour réduire autant que possible le nombre de singes impliqués, mais sera suffisant pour permettre une puissance statistique importante pouvant rendre les données interprétables.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en binômes, avec de l'enrichissement structurel et alimentaire renouvelé fréquemment. La réduction du temps d’isolement du singe de son binôme permet de réduire le stress et la possibilité de tensions lorsque le singe sera replacé dans sa cage. La modification de la mise à jeun n’affectera pas le binôme puisque la mise à jeun aura lieu pendant la nuit. Les singes seront sédatés puis anesthésiés et le contrôle des constantes se fera tout le temps du scan jusqu’au réveil. L’ajout d’agent de contraste permettrait d’améliorer la qualité des images tout en diminuant le nombre de sessions de scan par animal. Si un quelconque problème arrive lors de l’anesthésie gazeuse pendant l’IRM, alors le scan sera stoppé immédiatement et l’animal sera réveillé et surveillé.
Choix des espèces
Cette étude comparera les données observées chez l’humain à celles mesurées chez deux espèces de primates nonhumains: macaques et marmousets. Les raisons justifiant le choix des macaques comme espèce de comparaison sont les suivantes : - Ils sont relativement proches de nous sur le plan phylogénétique de sorte que les résultats nous renseigneront sur l'histoire de l'évolution relativement récente ; - Ils utilisent des vocalisations complexes et variées, bien caractérisées acoustiquement ; - Il s'agit d’un modèle neuroscientifique largement étudié, en particulier pour les neurosciences auditives, de sorte que les résultats obtenus seront interprétables en relation avec une grande quantité de données complémentaires ; - Enfin, ils peuvent être scannés en IRMf sur le même scanner que les humains, ce qui constitue un pont unique entre l'IRMf humaine et la littérature électrophysiologique sur les singes. Nous constituerons un groupe formé de sub-adultes afin de faciliter la gestion et l’entraînement dans les premières phases du projet, et afin qu’ils soient à un âge de jeune adulte pendant le durée du projet, pour comparaison optimale avec les groupes d’humains aussi constitués de jeunes adultes.
Implication du co-transporteur KCC2 dans les perturbations de la neurotransmission inhibitrice dans l’hippocampe d’une souris transgénique modèle de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus cérébraux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces souriceaux reçoivent des injections quotidiennes dans l'abdomen à partir du 14e jour après la naissance et pendant quinze jours, avant une anesthésie sans réveil, pour étudier un transporteur dans un modèle de maladie d'Alzheimer. Le porteur indique qu'une souffrance liée aux injections répétées peut apparaître et que la mère peut perturber le nid ou refuser de nourrir ses petits. Sur le remplacement, il affirme que le modèle ne peut pas être remplacé par des cultures cellulaires et justifie le recours à des souris transgéniques développant des plaques amyloïdes.
Objectifs
L'objectif de notre projet de recherche est de corriger les perturbations de la neurotransmission dans l'hippocampe d'une souris modèle de la maladie d'Alzheimer
Bénéfices attendus
Il n’existe à l’heure actuelle, aucun traitement capable de guérir la maladie d’Alzheimer ou de ralentir son évolution dans le cerveau. Toutefois quatre médicaments sont actuellement sur le marché. Ces traitements ont pour but de traiter les problèmes d'apprentissage et de mémorisation de la personne malade. Ils n’empêchent cependant pas la progression de la maladie et l’efficacité varie largement d’un patient à l’autre. De plus, ils présentent de nombreux effets indésirables. Il semble donc important non seulement de traiter les symptômes mais également et surtout, d’empêcher l’initiation et la progression de la maladie. Notre objectif de cibler la maladie à ses débuts devrait offrir de nouvelles perspectives de traitement.
Procédures
Les animaux seront injectés quotidiennement dans l'abdomen à partir du 14ème jour post-natal et ceci pendant 15 jours. Les animaux subiront une anesthésie sans réveil pour effectuer des prélèvements.
Impact sur les animaux
Une souffrance liée à la répétition des injections peut être mise en évidence. Nous pourrions également observer une perturbation du nid et un éventuel refus de la mère de nourrir ses petits.
Devenir
La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin d'obtenir les tissus cérébraux afin de mieux comprendre les mécanismes du traitement concerné dans ce projet
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des modèles de culture cellulaire. Ce choix du modèle souris est également justifié par le fait que nous utiliserons des souris transgéniques modèles de la maladie d'Alzheimer. Ces souris transgéniques développent des plaques amyloïdes au niveau du cerveau et manifestent les mêmes troubles touchant la mémoire et la cognition que l'homme.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés sera réduit au maximum tout en garantissant la validité statistique des résultats obtenus.
Raffinement
Nous serons particulièrement attentifs au bien-être animal et nous surveillerons les animaux quotidiennement. Les animaux seront hébergés dans des cages enrichies et dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l'hébergement des animaux de l'annexe II du 01 février 2013 de l'arrêté fixant les conditions d'agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l'environnement. Pour limiter un éventuel refus de la mère de les nourrir, nous mettrons dans le nid le matériel utilisé pour les injections pour habituer la mère à leur odeur. Les petits abandonnés seront replacés avec une autre mère ayant une portée du même âge. Les injections seront faites avec des aiguilles très fines. Ce geste n'induit pas de saignement et correspond à une douleur légère (introduction d'une aiguille). Les seringues et aiguilles sont changées pour chaque souris. Nous surveillerons et pèserons les animaux avant chaque injection.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau anatomique et fonctionnel des circuits de l'hippocampe. De plus, l'existence de modèles de souris exprimant des mutations humaines de deux protéines permet de mimer la pathologie humaine et de les étudier dès l'âge de 1 mois à un stade précoce, sans symptômes de la maladie.