Système nerveux

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
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Souris : 24840
Souffrances
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Devenir
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24 840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la plupart et modéré pour 2 160 d'entre elles. L'acte consiste à couper l'extrémité de la queue de chaque souriceau, animal jeune et vigile, pour lire son génotype, avec parfois un second prélèvement à l'oreille sur l'adulte. Une partie des souriceaux porte une mutation qui arrête leur croissance et 561 seront tuées pour cette raison. Le porteur prévoit d'en garder 16 175 vivantes pour ses propres projets sur la maladie de Parkinson et la dystonie, et de tuer les 8 104 restantes s'il ne trouve pas d'équipe pour les reprendre.

Objectifs

L’objectif de ce projet est l’élevage et le maintien de plusieurs lignées de souris génétiquement modifiées avec la nécessité de réaliser un prélèvement invasif pour connaitre le patrimoine génétique des souriceaux. Ces animaux sont produits pour être utilisées comme modèle animal pour l’étude des mécanismes moléculaires en lien avec des maladies du mouvement comme la maladie de Parkinson et la dystonie. Ils seront également utilisés pour étudier les causes des effets indésirables graves des traitements observés chez les patients traités pour ces maladies.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de produire et maintenir les souris nécessaires pour permettre des recherches sur la maladie de Parkinson et la dystonie. Actuellement en France, on estime que près de 200 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson, avec plus de 25 000 personnes nouvellement diagnostiquées tous les ans. La maladie de Parkinson est la 2ème maladie neurodégénérative la plus fréquente en France après la maladie d’Alzheimer et une cause majeure de handicap chez les personnes âgées. Les autres maladies du mouvement sont également un enjeu sociétal car multiples et atteignant diversement les patients avec parfois une forme génétique. Ces maladies plus rares nécessitent également une exploration qui permettra d’améliorer la vie de patients à terme. Les animaux produits dans ce projet contribueront entre autres à tester des nouvelles technologies thérapeutiques pour la maladie de Parkinson. Cela pourrait permettre à long terme de développer de nouveaux traitements ciblés afin de prévenir ces troubles invalidants, ayant un bénéfice direct pour chaque patient et son entourage. Ces animaux permettront également de mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents à l'apparition d'effets indésirables graves lors du traitement des patients parkinsoniens et potentiellement, à plus long terme, améliorer la prévention et la prise en charge de ces effets.

Procédures

Pour tous les animaux produits au cours de ce projet, un petit prélèvement de l’extrémité de la queue sera réalisé sur animal jeune et vigile pour connaitre le patrimoine génétique des animaux (une seule fois, moins d’une minute par animal). Rarement un re-prélèvement à l’oreille (1 seule fois, moins d’une minute, animal vigile) aura lieu sur un animal adulte si cela est jugé nécessaire après avis de la structure chargée du bien-être animal.

Impact sur les animaux

L’ensemble des manipulations (nécessitant notamment des contentions) génèreront un stress pour les animaux. Les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement de l’extrémité de la queue (ou de l’oreille) pour connaitre leur patrimoine génétique. La mutation génétique de certains des souriceaux se traduira par un arrêt précoce de la croissance nécessitant leur euthanasie.

Devenir

Les animaux qui ne seront pas utilisés pour nos projets de recherche, seront euthanasiés s’il n’est pas possible de les donner à d’autres équipes (8104). Une partie des souriceaux sera euthanasiée pour éviter toute souffrance car ils présenteront un arrêt précoce de leur croissance (561). Nous estimons que 16175 animaux seront gardés en vie et transférés, en utilisation continue, dans nos projets de recherche.

Remplacement

Les projets pour lesquels ces animaux sont élevés porteront sur l’étude des comportements moteurs et impulsif, il est donc impossible de remplacer les animaux par un modèle cellulaire afin de pouvoir réaliser des tests comportementaux. Les études in vitro et sur les invertébrés ne permettent pas l’étude de comportements tels que les mouvements anormaux et leurs conséquences.

Réduction

Dans ce projet nous estimons que nous produirons 24840 animaux maximum afin de fournir les animaux nécessaires à nos projets de recherche en cours, les projets en cours de validation ou de révision ou futurs. . Ce nombre tient compte d’un pourcentage de perte lié aux aléas de l’élevage et aux effets indésirables induits par certaines mutations génétiques ainsi que du pourcentage d’animaux porteurs du patrimoine génétique d’intérêt. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée afin de ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaires pour nos lots expérimentaux. Ces lots ont été définis en utilisant des tests statistiques afin de limiter au strict minimum les effectifs par groupe tout en obtenant des résultats statistiquement exploitables. En fonction des besoins expérimentaux pour les projets de recherche il est possible que nous produisions moins d’animaux que prévu. Si certaines des lignées de maintiennent ne seront plus utilisées, nous pourront envisager de faire de la cryopréservation afin de réduire la production des animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Ils bénéficieront d’un enrichissement de leur environnement (carré de coton et bâtonnet de bois à ronger). Un suivi spécifique sera mis en place pour les petits porteurs de la mutation génétique impliquant un arrêt précoce de la croissance : il sera vérifié la présence de lait dans l’estomac et l’évolution du poids afin de détecter l’atteinte potentielle de points limites nécessitant l’euthanasie des animaux. Lors du prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux nous amènerons la mère avec la portée dans leur cage d’origine dans une pièce dédiée, au calme. La taille de la biopsie sera limitée au strict minimum afin d’être le moins invasif possible pour les animaux. Le geste, parfaitement maitrisé, sera réalisé de manière rapide en utilisant du matériel propre et désinfecté entre chaque animal pour prévenir tout risque de contamination ou d’infection. Une surveillance des petits sera assurée à leur retour en cage et 20 minutes après la biopsie. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Ce projet s’intéresse à la production et au maintien de lignée de souris qui seront utilisées pour l’étude de la pathogenèse et thérapeutique des troubles moteurs et comportementaux de la maladie de Parkinson, une pathologie neurodégénérative fréquente ; et de la dystonie, une maladie génétique rare. Les animaux élevés dans ce projet seront prélevés pour connaitre leur génotype à l’âge de 7-10 jours et si correspondant au génotype d’intérêt seront utilisés dans les projets de recherche à l’âge adulte de 6-10 semaines. Ces animaux aideront à mieux comprendre les mécanismes moléculaires et de réponse au traitement dans ces différentes maladies et le déclenchement des troubles comportementaux et cognitifs induits par les traitements dopaminergiques. Ces comportements ne peuvent être reproduits ni modélisés par des modèles in vitro ou computationnels. Les approches expérimentales dans lesquelles ces animaux seront utilisés nécessite des souris transgéniques et ne peut se faire qu’à l’aide d’études comportementales au niveau de l’animal. Une fois les acteurs pharmacologiques et moléculaires déterminés, nous étudierons les mécanismes moléculaires à l’aide de modèles cellulaires lorsque cela est possible pour limiter le nombre d’animaux utilisés

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Céphalopodes : 129
Souffrances
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▲ 129
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Devenir
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 81
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129 seiches sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 81 d'entre elles étant ensuite réutilisées dans d'autres tests du laboratoire et 48 femelles anesthésiées à l'éthanol et au chlorure de magnésium puis décapitées. Les tests consistent à filmer mâles et femelles séparés par des barrières transparentes, dans une eau rendue trouble à l'argile pour simuler une pollution visuelle, certains mâles recevant crabes et crevettes à volonté pour améliorer leur condition. L'équipe veut savoir si les reflets polarisés de la peau des mâles renseignent les femelles sur leur qualité, et s'ils servent de canal de communication invisible pour les prédateurs. Le porteur écrit qu'"aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux" et que le projet "n'inclut aucune procédure inhumaine ou sévère", tout en programmant la décapitation de 48 femelles pour examiner leur cerveau.

Objectifs

L'utilisation de la lumière polarisée par les animaux a été largement étudiée dans le contexte de la navigation, du contrôle de la trajectoire ou de la sélection de l'habitat. Dans ces cas, les animaux, principalement des espèces invertébrées, utilisent les informations contenues dans la lumière polarisée pour s'orienter dans leur environnement. Des découvertes récentes ont révélé que certaines plantes et certains animaux possèdent des structures capables de réfléchir, de bloquer ou de transmettre la lumière polarisée, ce qui permet d'utiliser les signaux polarisés comme outil de communication au sein d'une espèce ou entre espèces Bien que nous soyons conscients de l'existence d'informations polarisées et de la présence de structures réfléchissantes et transmissibles produisant des signaux polarisés, les informations transmises par ces signaux et leur réception neuronale sont encore inexplorées. Ce projet s'articulera autour de trois objectifs afin de combler les lacunes actuelles dans le domaine : Le premier objectif vise à mettre en lumière l'utilisation et les informations contenue dans les signaux polarisés chez la seiche. En utilisant des tests comportementaux, nous souhaitons évaluer si les signaux polarisés contiennent des informations sur la qualité des mâles et s'ils sont utilisés comme un moyen de communication caché lors de la reproduction. En effet, les prédateurs des seiches, principalement des gros poissons et mammifères, ne sont pas capable de détecter les signaux polarisés. Le deuxième objectif vise à tester la résilience des signaux polarisés lorsque les conditions environnementales sont impactées par de la pollution visuelle. En utilisant une eau trouble comme source de pollution sensorielle, nous explorerons si les signaux polarisés permettent une meilleure détection des mâles et une meilleure transmission des signaux par rapport à l'utilisation d'information colorées seules. Enfin le troisième objectif utilisera des techniques neuromoléculaires pour déterminer le traitement neuronal des indices visuels et des signaux polarisés utilisés dans la communication au sein d'une espèce.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à comprendre l'évolution des motifs réfléchissants la lumière polarisés en étudiant la fonction et l'utilisation des signaux polarisés lors de la communication mâle-femelle chez la seiche. Les premier et deuxième objectifs du projet fourniront des informations cruciales sur l'évolution des signaux polarisés en explorant (i) l'hypothèse basée sur le contenu pour expliquer l'évolution des structures réfléchissantes de polarisation de la seiche. En d’autre termes, nous testerons si les signaux polarisés contiennent des informations sur la qualité des mâles et sont utilisés par les femelles pour les sélectionner. (ii) L'hypothèse fascinante concernant l'utilisation des signaux polarisés comme mode de communication secret. Et enfin (iii) l’hypothèse basée sur l’efficacité de transmission des signaux polarisés. En utilisant la turbidité comme source de pollution sensorielle, nous évaluerons si les signaux polarisés permettent une meilleure détection des mâles et une meilleure transmission des signaux dans des conditions environnementales changeantes, répondant ainsi à un défi socio-environnemental urgent. En effect, de nos jours, il est impératif de comprendre les effets anthropogéniques sur les comportements des animaux afin de développer des outils adaptés pour les atténuer. Le troisième objectif du projet a pour but d’évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés émis pendant la parade nuptiale ainsi que l'effet de la turbidité sur la réception des signaux polarisés. Par conséquent, pour cet objectif, seul des femelles seront utilisées pour évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés. Cela contribuera à rétablir l'équilibre entre les sexes dans les études neuroscientifiques, qui présentent actuellement un fort biais masculin.

Procédures

Un total de 129 animaux seront utilisés sur deux ans dans le cadre de ce projet. Chaque sujet sera soumis à des tests comportementaux non-invasifs pour évaluer l'utilisation des signaux polarisés dans le choix de partenaire. Pour chaque individu, les expérinces seront répartis sur une durée d'un mois maximum, après quoi les individus seront utilisé dans d'autres tests comportementaux au sein du laboratoire à des fins de réduction 5 (3Rs). Un total de 48 femelles seront anesthésiées puis euthanasiées, selon la procédure en vigueure, afin d'effectuer les travaux de neurobiologie et répondre au troisième objectif du projet.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux. Les bassins pour maintenir les animaux seront enrichis d'abris et de plantes pour simuler leur environnement naturel. Les seiches seront nourries quotidiennement avec des crustacés et leur état de santé sera contrôlé quotidiennement. Les tests comportementaux consisteront à observer et filmer des mâles et des femelles testés dans de grands bassins expérimentaux. Les individus seront séparés par des barrières transparentes permettant uniquement l'échange de signaux visuels. Ces tests n'impliquent pas de stress supplémentaire pour les animaux par rapport à la maintenance des animaux au sein du laboratoire. Seul le transport des animaux de leurs bassins de stockage jusqu'au bassin expérimental est susceptible d'engendrer un stress par rapport aux animaux ne participants pas à ces procédures. Afin de minimiser ce stress, nous utiliseront de larges bassines rectangulaires qui seront immergées dans les bassins de stockage des seiches pour les récupérer. Les bassines seront de nouveau immergé dans le bassin expérimental, permettant de garder les seiches immergées dans l'eau lors des déplacements. Le déplacement des individus sera toujours suivi d’un temps d’acclimatation au bassin expérimental. Pour répondre au premier objectif du projet, nous optimiserons la condition de certain mâles en leur fournissant un régime alimentaire plus varié (crabes et crevettes) et ad libitum comparé aux autres mâles profitant d'une alimentation suivant les normes de laboratoire (deux crabes par jour). Pour répondre au second objectif du projet de l'argile bentonite sera utilisée afin de rendre l'eau turbide. Cette source naturelle de turbidité, est couramment utilisée dans les études sur la turbidité et il a été démontré qu'elle n'avait pas d'impact négatif sur la santé des organismes marins. Les seiches que nous testerons sont exposé à des niveaux de turbidité variable dans leur milieu naturel et un apport de turbidité dans les bassins expérimentaux peut être ainsi considéré comme un enrichissement. Ce projet ne comprend aucune procédure inhumaine ou sévère et sera mené de manière à éviter tout stress des individus.

Devenir

Ce projet de deux ans a pour but d'étudier l'utilisation de signaux polarisés lors de la reproduction chez la seiche. Il nécessite donc de réaliser des études comportementales ainsi que des travaux en neurobiologie sur des seiches adultes. Les 81 seiches utilisées lors des tests comportementaux pourront être réutilisées pour d'autres tests prévus au sein du même laboratoire. Les 48 femelles utilisées pour les travaux en neurobiologie seront anesthésiées puis euthanasiées, selon la procédure en vigueur. Cette mise à mort est incontournable pour évaluer le traitement neuronal des signaux polarisés émis pendant la parade nuptiale ainsi que l'effet de la turbidité sur la réception des signaux polarisés.

Remplacement

Les protocoles expérimentaux sont conçus pour évaluer directement le comportement et la neurobiologie des animaux; il n'est donc pas possible de remplacer l'utilisation des animaux. Des seiches provenant d'une population sauvage stable seront utilisées dans les expériences.

Réduction

Pour chaque expérience, le nombre minimum d'individus permettant d'obtenir une puissance statistique sera utilisé (calculé sur la base des données précédentes publiés dans les papers nationaux et internationaux). Chaque expérience comprend des individus focaux, en d'autres termes, les individus sur lesquels la majorité des données seront prélevées pendant les analyses videos et neurobiologiques (mâles dans les expériences permettant de répondre aux objectifs 1 et 2, et femelles pour l'objectif 3) et des individus auxiliaires (individus du sexe opposé). Les individus auxiliaires seront réutilisés dans et entre les tests expérimentaux (par exemple, les femelles utilisées pour répondre à l'objectif 1 seront réutilisées pour l'objectif 3). Les animaux focaux utilisés dans les tests comportementaux seront réutilisés pour d'autres expériences dans le cadre d'autres projets existants menés au sein du laboratoire, réduisant et optimisant ainsi le nombre de sujets utilisés pour la recherche. Objectif 1 : Un maximum de 90 individus sera utilisé dans les tests comportementaux (45 mâles focaux + 30 à 45 femelles auxiliaires). Objectif 2 : 21 individus au total seront utilisés pour un test comportemental (16 mâles focaux + 5 femelles auxiliaires). Objectif 3 : 64 individus au total seront utilisés pour l'évaluation neurobiologique (48 femelles focales + 16 mâles auxiliaires). Sur les 64 individus utilisés pour répondre au troisième objectif du projet, 30 femelles et les 16 mâles auxiliaires seront réutilisés à partir de l'objectif 1.

Raffinement

Ce projet n'inclut aucune procédure inhumaine ou sévère et sera mené de manière à éviter la douleur ou le stress des individus. Les bassins pour maintenir les animaux seront enrichi d'abris et de plantes pour simuler leur environnement naturel. Les bassins expériementaux seront partiellement couverts avant le début des tests afin de fournir un abri aux animaux et enrichis avec du sable dès que possible. L'étude neuromoléculaire (Objectif/Procédure 3) suivra les procédures standard pour les expériences terminales sur les céphalopodes (c'est-à-dire l'anesthésie recommandée avec de l'éthanol et du chlorure de magnésium suivie d'une décapitation rapide, données publiées) garantissant un stress minimal pour les animaux. L'état de santé des sujets sera contrôlé quotidiennement. Si un sujet semble souffrant ou présente un appétit réduit ou absent, il sera isolé dans un bassin de quarantaine et son état de santé sera contrôlé par le capacitaire céphalopodes de l'établissement et le vétérinaire référant si nécéssaire.

Choix des espèces

Parmi les animaux marins, la seiche est probablement celle qui possède la résolution la plus fine pour discriminer les informations contenues par lumière polarisée. Non seulement elles excellent dans l'extraction d'informations polarisées, mais elles possèdent également des iridophores: sturctures à haute réflectance qui réfléchissent la lumière polarisée. Les seiches mâles en possédent notamment sur leurs ornements sexuelles. La seiche peut contrôler sa production de signaux polarisés par l'expansion et la contraction de cellules situés au-dessus de la couche d'iridophores dans le derme. Il s'agit d'une capacité rare parmi les espèces possédant des structures réfléchissant la polarisation. Ces différentes caractéristiques font de la seiche une espèce modèle parfaitement adaptée pour étudier l'évolution des structures réfléchissantes polarisées et l'utilisation des signaux de polarisation dans la communication au sein d'une espèce. Des adultes reproducteur mâles et femelles seront donc utilisé afin de mettre en lumière la fonction des signaux polarisés lors de la reproduction chez la seiche.

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    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 4660
Souffrances
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▲ 2160
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Devenir
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 4660

Surexposées au bruit pendant quelques heures ou injectées trois jours de suite dans l'abdomen pour déclencher une inflammation de l'oreille, 4 660 souris sont soumises à des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et toutes tuées à l'issue. Leur audition est mesurée environ toutes les deux semaines, chaque séance durant une heure, et une partie subit une chirurgie de deux heures sans réveil. L'équipe cherche à identifier les mécanismes de la perte auditive chez les patients porteurs de mutations d'un gène de l'inflammasome, symptôme qu'elle décrit comme le plus invalidant de la maladie. Le porteur affirme pourtant que ces mêmes atteintes auditives sont "largement compensées" chez la souris et n'entraînent pas de phénotype dommageable, et que les chirurgies terminales ne sont "pas susceptibles d'entraîner une douleur".

Objectifs

Les patients atteints de syndrome auto-inflammatoire rare appelé syndrome périodique associé à la cryopyrine (CAPS) présentent une inflammation chronique, une fièvre intermittente et des douleurs articulaires, ainsi que des caractéristiques très spécifiques comme une éruption type urticaire (> 95 % des patients) et des caractéristiques neuroinflammatoires telles qu'une perte auditive neurosensorielle (60 %). Les traitements actuels ciblant certaines molécules stabilisent la maladie ; cependant, dans la plupart des cas, ils ne font pas régresser la perte auditive, qui reste le symptôme le plus invalidant. Les mécanismes qui sous-tendent le phénotype de perte auditive chez les patients restent inconnus, ce qui empêche le développement de tests audiologiques et de traitements appropriés. Nous avons récemment découvert que certaines mutations pour un gène entraînaient une forme atypique de maladie avec perte auditive mais où la plupart des autres symptômes sont atténués. Notre projet a pour but i) d'identifier et de caractériser de manière approfondie chez la souris les événements responsables de la perte auditive progressive chez les individus porteurs de mutations de ce gène aux niveaux moléculaire, cellulaire et tissulaire, et ii) de décrire, aux niveaux moléculaire et cellulaire, le nouveau mécanisme physiopathologique qui sous-tend la perte auditive chez les patients porteurs de mutations. Le projet bénéficiera de modèles animaux spécifiques pour les formes classiques et atypiques de cette maladie.

Bénéfices attendus

En caractérisant les atteintes auditives dans les formes génétiques de surdité, notre projet permettra les avancées suivantes : -Nous déterminerons les mécanismes physiopathologiques à l’origine des surdités dans les patients porteurs des mutations du gène étudiées. -Ce gène étant impliqué dans un complexe impliqué dans l’immunité innée, notre travail ouvrira la porte à l’identification d’autres protéines du complexe comme potentiellement impliquées dans la surdité -Un grand nombre de cas de surdités progressives reste souvent inexpliqué. En caractérisant très finement la signature audiologique des souris mutantes et avec un travail similaire qui est en cours chez les patients porteurs de mutations dans ce gène, notre travail aidera à identifier les cas de surdités non expliqués qui pourraient être liés à une mutation de ce gène. Enfin, notre travail générera des pistes pour de nouvelles approches thérapeutiques susceptibles de prévenir la surdité chez les patients porteurs de mutations de ce gène. L’existence de médicaments capables d’inhiber le complexe dont fait partie cette molécule rend cette perspective très concrète.

Procédures

Les interventions seront : - Une inflammation de l’oreille sera induite sur les modèles animaux de deux façons possibles : i) soit par une surexposition sonore de quelques heures soit ii) par l’injection d’une faible dose d’une substance dans l’abdomen sur trois jours par doses croissantes pour mimer une petite infection. - Nous effectuerons un suivi de l’audition de modèles de souris pour des atteintes auditives à la suite de l’activation de l’inflammation dépendant du gène étudié. Ce suivi aura lieu approximativement toutes les deux semaines afin de suivre l’évolution de la surdité induite par l’inflammation de l‘oreille. Chaque suivi dure environ 1h. - Une partie des animaux auront une chirurgie terminale de 2h pour faire des mesures fonctionnelles dans l’oreille.

Impact sur les animaux

La plupart des procédures impliquent des expérimentations légères ou une succession d’expérimentations légères. On ne s’attend donc pas à des nuisances majeures ou effets indésirables sur les animaux. Les modèles de souris que nous utilisons ont des modifications génétiques entraînant des surdités périphériques associées parfois à des atteintes auditives centrales. La souris reposant principalement sur l’olfaction, son système sensoriel et dans une moindre mesure sur son système visuel lors des interactions sociales, ces atteintes auditives sont largement compensées et n’entrainent pas de phénotype dommageable. Quelques manipulations du projet pourraient entraîner de légères nuisances : -Certaines expositions sonores pourraient induire un stress temporaire sur l’animal. C’est pourquoi les différentes mesures utilisant ces tests sont espacées dans le temps. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. -En ce qui concerne les chirurgies, celles-ci sont terminales et donc ne sont pas susceptibles d’entraîner une douleur. -En ce qui concerne l’induction de la réaction inflammatoire, celle-ci sera limitée à l’oreille et pourrait causer une douleur légère et/ou un inconfort léger. - Les doses typiquement utilisées sont 4-5 fois inférieures à celles utilisées pour induire une réaction inflammatoire forte qui peut entraîner des pertes de poids importantes les deux premiers jours après injection puis une reprise de poids les jours suivants. Aux doses plus faibles, on s’attend à pas d’effet ou un effet mineur. De plus, une douleur légère au point d’injection de et une réduction de l’activité et de la mobilité peut survenir pendant quelques jours.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, l’ensemble des animaux du projet sont des organismes génétiquement modifiés, de nombreuses procédures nécessitent la mise à mort de l’animal pour récupérer des tissus afin d’effectuer différentes expérimentations ex vivo. D’autres procédures impliquent des interventions qui signifient qu’on ne peut pas les réutiliser. La plupart des animaux sont porteurs de mutations de gènes de surdité très spécifiques rendant leur réutilisation, par d’autres équipes. Cependant, une fois les animaux mis à mort, nous essayons de les utiliser pour des entraînements à la dissection et la mise au point de nouveaux protocoles lorsque c’est possible. Ces partages se font typiquement à l’échelle du centre de recherche au-delà de notre équipe.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative que ce soient des études au niveau cellulaire ou tissulaire ne sont connues et envisagées pour ce projet. En effet, il n’est pas possible actuellement de simuler de manière pertinente les effets des entrées sensorielles sur des circuits cérébraux composés de millions de neurones densément connectés, en interaction avec l’évolution des niveaux de stress des animaux.

Réduction

La détermination du nombre d’animaux a été réalisée en tenant compte à la fois des contraintes techniques (coût, hébergement, temps, etc.) et de l’expertise développée dans l’équipe sur des expériences similaires. Pour les procédures qui en nécessitent, une analyse de puissance détaillée a été effectuée. Dans toutes les procédures, des cages standard de 5 animaux seront utilisées.

Raffinement

Les animaux du projet seront suivis quotidiennement. Ce projet ne concerne que des procédures dont la mise en œuvre ne devrait se traduire ni par une dégradation de l’état de santé de l’animal ni par des douleurs importantes. Si nous observions un comportement anormal en termes de santé (observation du poids, du pelage, etc.) dès l’initiation de l’intégration dans un groupe expérimental, l’animal serait immédiatement mis à mort. Plusieurs méthodes de raffinement sont utilisées dans nos projets. Nous avons par exemple veillé à ce que nos tests comportementaux ne reposent pas sur des motivations par des déprivations de nourriture ou d’eau. Lors des enregistrement de données sous anesthésie, des antalgiques et des couvertures chauffantes sont utilisées afin de limiter au strict minimum le risque d’hypothermie et de stress physique. Nous utilisons également des enrichissements de cage par défaut et renforcés après certaines procédures. En cas d’hypothermie, des couvertures chauffantes sur le fond de la cage sont également utilisées. En cas de déshydratation, des réhydratation sous-cutanées sont réalisées ainsi que la fourniture de gel hydrique.

Choix des espèces

Les gènes responsables de surdité chez l’homme sont aussi responsables de déficits auditifs chez la souris, et l’architecture des systèmes auditifs périphérique et central de rongeurs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. De plus, la souris de laboratoire est le seul mammifère modèle pour lequel on dispose d’outils génétiques conséquents. Le projet impliquera des animaux de stades différents. Nous étudierons les conséquences de l’inflammation principalement à des âges adultes mais nous serons amenés à considérer de temps en temps des expériences de suivi chez la jeune souris afin de s’assurer (en cas de doute) qu’il n’y a par exemple pas d’inflammation spontanée avant son induction. L’étude utilisera des animaux âgés de 0 jour (naissance) à l’âge adulte (15 mois maximum).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1440
Souffrances
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▲ 1440
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Devenir
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 1440

1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune subissant une chirurgie de 45 minutes qui installe une douleur neuropathique durable, sept tests comportementaux, un jeûne de 24 heures et un isolement de 24 heures. Le porteur écrit que la douleur et le phénotype anxio-dépressif "ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude". Ces procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré, alors que le protocole consiste précisément à produire une douleur chronique doublée d'un état anxio-dépressif et à la laisser durer. L'effectif de 1 440 animaux est rapporté à la littérature, à l'expérience de l'équipe et à la variabilité entre individus, sans qu'aucun calcul soit donné.

Objectifs

La douleur chronique est étroitement liée aux troubles émotionnels et constitue la principale cause d’invalidité, impactant de manière significative la qualité de vie des patients. Elle représente un fardeau économique majeur pour la société, avec des coûts estimés à plus de 800 millions d’euros en Europe. Environ 30 % des patients souffrant de douleur chronique développent des troubles anxio-dépressifs. Il est donc essentiel de comprendre les mécanismes sous-jacents à cette comorbidité. À travers une étude transcriptomique, nous avons identifié une liste de gènes potentiellement impliqués dans cette pathologie. Pour valider ces cibles, nous prévoyons de manipuler leur expression sur un modèle murin in vivo à l’aide d’une approche virale, afin d’évaluer leur impact sur la chronicisation de la douleur et le développement du phénotype anxio-dépressif.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’élucider les réseaux de gènes impliqués dans la chronicisation de la douleur neuropathique et de ses conséquences anxio-dépressives et donc éventuellement la mise en place d'une stratégie thérapeutique permettant de soulager et prévenir la douleur et les troubles émotionnels associés.

Procédures

- Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. - Les chirurgies se déroulent sous anesthésie générale pour une durée maximale de 45 minutes - Les animaux subissent 3 tests évaluant la douleur (15 minutes en moyenne - stimulation courte de maximum 20 secondes) et 4 tests évaluant l'anxio-dépression (durée de 5 minutes par test) - Les animaux subissent un jeûne unique de 24h pour un test comportemental et un isolement unique de 24h pour un autre test avec un délai minimal d’une semaine entre les 2 tests. - Les animaux subissent une chirugie terminale pour prélèvement de tissus sous anesthésie profonde pour une durée de 10 minutes.

Impact sur les animaux

- La présence de la douleur et l’apparition du phénotype anxio-dépressif chez le modèle animal sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude. Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48h - La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. - Les animaux subissent un stress aigu ainsi qu’une douleur transitoire et de faible intensité lors des tests de comportement.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxio-dépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux de 3 à 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA (structure chargée du bien-être des animaux) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 200
Rats : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 220
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 220

200 souris et 20 rats subissent une craniotomie de trente minutes à une heure pour recevoir une injection de virus dans le cerveau, puis sont exsanguinés une semaine à dix mois plus tard. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et aucun animal n'est gardé vivant. Le porteur qualifie pourtant l'ensemble de "courte chirurgie" "minimisée", tout en décrivant par ailleurs une chirurgie invasive et des souris porteuses d'une mutation Alzheimer qui développent des troubles de la mémoire dès huit mois et, parfois, des crises d'épilepsie. La mise à mort sert à prélever les cerveaux pour des enregistrements sur tranches, dans un projet dont le porteur reconnaît que l'impact pour les patients "ne sera pas immédiat".

Objectifs

Les objectifs de cette étude sont 1- d’évaluer la mise en place de la connectivité thalamocorticale au cours du développement, 2- de comparer les projections de deux populations thalamiques distinctes dans le cortex chez l’adulte, 3- d’évaluer l’évolution de la transmission thalamocorticale au cours du vieillissement dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer, 4- de comparer ces résultats obtenus chez la souris avec la connectivité thalamocorticale chez le rat.

Bénéfices attendus

Ce projet est principalement un projet de recherche fondamental dont l’impact pour les familles et les patients ne sera pas immédiat. Néanmoins, ce projet comporte des aspects translationnels car nous cherchons à comprendre comment évolue la boucle thalamocorticale dans un modèle de souris transgéniques récapitulant des aspects de la maladie d’Alzheimer. D’autre part, ce projet s’inscrit dans un projet plus large visant à comprendre l’importance de cette boucle dans la régulation du sommeil, qui est crucial pour la consolidation de la mémoire et pour l’évacuation des déchets du métabolisme. Enfin comprendre comment cette boucle se met en place pendant le développement pourrait permettre de mieux appréhender d’un point de vue thérapeutique la prise en charge des problèmes de sommeil dans des pathologies du neurodéveloppement qui sont très fréquents par exemple chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ces travaux permettront donc de mieux comprendre les fonctionnements du sommeil en contexte physiologique pathologique et pourraient permettre d’identifier des nouvelles pistes thérapeutiques pour améliorer la qualité du sommeil.

Procédures

Les animaux subissent une chirurgie invasive nécessitant une craniotomie pour permettre l’injection de virus qui dure entre 30 minutes et une heure ; suivi par une exsanguination 1 semaine à 10 mois plus tard. Cette deuxième étape dure 15 minutes.

Impact sur les animaux

Certaines souris utilisées pour ce projet seront un modèle génétique de la maladie d’Alzheimer. Ces animaux présentent des troubles de la mémoire à partir de 8 mois ainsi que dans de rares cas des crises d’épilepsie. Si tel est le cas, il est préconisé de leur permettre de récupérer dans un environnement enrichi et calme. C’est pourquoi ces animaux seront hébergés avec des enrichissements supplémentaires (grande roue et tunnel) et leur cage sera placée dans le bas du portoir afin de leur assurer le plus de calme possible. Toutes les procédures faites sur ces animaux seront de degré de sévérité modéré du fait de la chirurgie. Cette chirurgie peut entrainer des douleurs post-opératoires qui sont minorées par les antalgiques.

Devenir

tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure pour prélever leurs cerveaux afin de faire des enregistements sur tranche de cerveau.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour ce projet. En effet, ce projet nécessite le maintien intégral de deux structures le thalamus et le cortex ainsi que leur communication, ce qui n’est pas encore possible dans aucun modèle vivant complexe tels que les organoïdes qui de plus ne sont pas encore assez aboutis pour reproduire les connections entre les différentes aires corticales. De plus, ce projet vise à évaluer l’évolution de la connectivité au cours du vieillissement ce que les modèles in vitro ne permettent pas de faire.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit grâce à l’utilisation de tests statistiques appropriés qui permettent de prendre en compte à la fois les mesures répétées sur le même animal et les mesures effectuées entre les animaux. Ces tests puissants permettent d'inclure des animaux même en cas de données manquantes et de réduire le nombre d'animaux grâce aux mesures répétées, dans notre cas le nombre de neurones enregistrés par animal. Les enregistrements électrophysiologiques sur tranche de cerveau permettent d’optimiser le nombre de neurones enregistrés et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour mener à bien cette étude. Le nombre d’animaux utilisé dans cette étude a été évalué d’après notre expérience lors de projets impliquant des techniques similaires.

Raffinement

Cette étude consiste en une courte chirurgie suivie après un délais de 1 semaine à 10 mois du sacrifice et du prélèvement du cerveau. La chirurgie est minimisée pour diminuer le niveau de souffrance et améliorer la récupération. Les souris ont des enrichissements supplémentaires par rapport aux autres animaux de l'animalerie : grande roue et tunnels. La mise à mort sera précédée d’une analgésie et anesthésie profondes avec des antalgiques et anesthétiques très puissants.

Choix des espèces

Ce projet requiert l’utilisation de souris car nous comparerons ici l’évolution de la connexion thalamocorticale chez les individus sains et dans un modèle de souris transgénique de la maladie d’Alzheimer. D’autre part, l’utilisation de rats dans la procédure 4 nous permettra de comparer les résultats obtenus chez les souris dans la procédure 3 et les rats, permettant de soutenir le caractère translationnel entre espèces de nos résultats. Finalement, les stratégies de transduction virale sont largement utilisées chez les rongeurs ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec ceux de la littérature. Les animaux seront utilisés à partir de 1 jour pour les injections puis ils seront sacrifiés entre 14 jours et 12 mois en fonction du groupe auquel ils seront assignés. En effet, ce projet vise à étudier l’évolution au cours développement jusqu’au vieillissement de la connectivité thalamocorticale chez des animaux sauvages et modèles murins de la maladie d’Alzheimer.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 4976
Souffrances
▲ -
▲ 672
▲ 3024
▲ 1280
Devenir
 -
 -
 -
 4976

Une partie des poissons zèbres utilisés porte une mutation de la télomérase qui les fait vieillir prématurément : dès six à neuf mois, ils perdent en fertilité et en mobilité, maigrissent et développent infections et cancers. 4 976 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 1 280 d'entre eux relevant du niveau sévère. Ils subissent des gavages, des traitements antibiotiques, des transplantations de microbiote fécal, des injections, des prélèvements sanguins et des tests d'endurance, de fertilité et de cognition, une partie étant suivie jusqu'à la mort. Tous sont tués, avec ou sans prélèvement, pour savoir si l'intestin déclenche le vieillissement du reste du corps.

Objectifs

Le raccourcissement des extrémités des chromosomes, appelées télomères, est lié au vieillissement et favorise l'apparition de maladies liées à l’âge. Ces télomères jouent un rôle essentiel dans la protection de notre matériel génétique. L’enzyme télomérase aide à ralentir leur raccourcissement, mais son action devient moins efficace avec l’âge. Des recherches ont montré que chez la souris, une augmentation temporaire de la télomérase peut allonger la durée de vie sans effets secondaires importants. Cependant, d’autres études indiquent qu’une activation permanente de cette enzyme pourrait favoriser le développement de cancers. Cela montre que la manière dont la télomérase est utilisée est cruciale : une activation ponctuelle semble bénéfique, alors qu’une stimulation continue peut-être risquée. Le vieillissement d’un organe peut aussi affecter l’ensemble du corps, mais ce phénomène reste encore mal compris. Le poisson zèbre est un modèle idéal pour étudier ces mécanismes, car son vieillissement ressemble à celui de l’être humain. Dans notre laboratoire, nous avons développé un modèle de vieillissement accéléré en modifiant la télomérase. Les poissons affectés par cette mutation montrent dès 6 à 9 mois une baisse de fertilité et de mobilité, une perte de poids importante, ainsi qu’un risque accru d’infections et de cancers. Chez les poissons non modifiés, ces signes apparaissent plus tard, vers 18 à 24 mois. L’intestin est l’un des premiers organes touchés par ce vieillissement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir si l’intestin possède un rôle central d’initiateur du vieillissement. En repoussant le vieillissement, ce projet permettra ainsi d'approfondir la compréhension du rôle du microbiote et des télomères dans le vieillissement et de tester de nouvelles approches thérapeutiques, en particulier à travers la manipulation du microbiote et des métabolites, pour ralentir le déclin comportemental lié à l’âge.

Procédures

Les poissons-zèbres seront soumis à différentes interventions au cours de l’étude. Certains recevront une modification génétique unique visant à activer ou inactiver le gène tert dans les cellules intestinales. Des analyses ponctuelles seront réalisées sur l’intestin ainsi que sur des organes périphériques comme les testicules, le cerveau, les muscles et le foie. Les animaux participeront également à des tests fonctionnels : l’endurance et la fertilité seront évaluées vers l’âge de six mois, les capacités cognitives à l’âge adulte, et la longévité sera suivie tout au long de la vie. Le microbiote intestinal sera modifié soit par gavage, soit par traitement antibiotique sur quelques jours, soit par transplantation de microbiote fécal ; chaque poisson sera exposé à une ou deux de ces interventions, généralement autour de deux mois d’âge. Certains groupes recevront des molécules anti-inflammatoires, administrées par gavage ou ajoutées dans l’eau, sur des durées variables selon le protocole. Enfin, les animaux pourront être soumis à des manipulations courantes comme des injections, des prélèvements sanguins, des transports ou des tests comportementaux.

Impact sur les animaux

Les interventions prévues peuvent entraîner différents effets secondaires. Les injections et prélèvements sanguins provoqueront une douleur locale ponctuelle et un inconfort transitoire, parfois accompagnés de stress aigu. Les manipulations répétées, telles que la contention, pourront générer un stress, une agitation ou une détresse comportementale. Le transport et les changements d’environnement risquent d’entraîner une désorientation et une anxiété passagère. Les tests comportementaux peuvent causer de la fatigue et du stress liés à l’exposition à des environnements nouveaux ou stimulants. Enfin, l’administration de substances expérimentales peut provoquer des effets secondaires tels que de la léthargie, une perte d’appétit ou une réduction de l’activité.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort avec ou sans prélèvements.

Remplacement

Les études faites en laboratoire sur des cellules (appelées "in vitro") ont permis de mieux comprendre le vieillissement des cellules. Mais ces modèles ne permettent pas d’étudier comment les différents organes interagissent entre eux dans un corps vivant. Comme nous nous intéressons aux maladies liées à l’âge, qui touchent tout l’organisme, il est nécessaire d’utiliser un animal vivant pour faire ces recherches. Nous avons donc choisi un poisson comme modèle, car il vieillit de façon similaire à l’humain, notamment à cause du raccourcissement de ses télomères (des structures liées au vieillissement des cellules).

Réduction

Nous utilisons des modèles génétiques spéciaux qui permettent d’avoir, dans une même portée, à la fois les poissons testés et les poissons témoins (non traités). Cela garantit qu’ils ont exactement le même patrimoine génétique, ce qui rend les résultats plus fiables et évite d’avoir besoin de poissons témoins en plus. Cela permet donc de réduire le nombre total d’animaux utilisés. Après la fin des expériences, plusieurs analyses seront faites sur différents organes d’un même poisson. Cela permet d’obtenir un maximum d’informations sans avoir à utiliser plus d’animaux. Le nombre de poissons nécessaires a été estimé à partir de nos expériences précédentes, et confirmé à l’aide de logiciels statistiques. Ces outils nous aident à calculer le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats fiables dans nos tests scientifiques.

Raffinement

Toutes les expériences pouvant causer une douleur aux poissons seront faites sous une anesthésie générale de courte durée (5 à 10 minutes). Après les expériences, les poissons seront suivis tous les trois jours par les chercheurs, en plus d’un contrôle quotidien effectué par le personnel de l’animalerie. Pour s’assurer du bien-être des poissons, une grille d’observation spécifique à chaque procédure sera utilisée. Elle permet de repérer des signes de souffrance ou de malaise, comme des problèmes de nage, de respiration, d’alimentation, ou des saignements. Si un poisson montre des signes de détresse importants ou atteint un certain niveau de souffrance, il pourra recevoir un traitement antidouleur ou être endormi de façon définitive, pour éviter toute souffrance prolongée. Certains poissons présentent des problèmes de santé liés à leur âge ou à des caractéristiques génétiques. Si ces problèmes apparaissent (comme un arrêt de l’alimentation ou un état affaibli prolongé), cela sera également considéré comme un signal pour mettre fin à leurs souffrances, selon les mêmes procédures.

Choix des espèces

Nous nous intéressons aux effets du vieillissement de l’intestin sur l’ensemble du corps, en particulier sur le risque de développer des maladies comme le cancer, et à leur lien avec la longueur des télomères, des structures situées à l’extrémité des chromosomes. Pour explorer ces mécanismes, nous avons besoin d’un organisme dont le vieillissement reflète celui de l’être humain, notamment en ce qui concerne le raccourcissement des télomères avec l’âge. Le poisson-zèbre est un modèle particulièrement pertinent pour cette recherche. Nos travaux antérieurs ont montré qu’il présente de nombreuses similarités avec l’humain en matière de vieillissement, notamment le développement de cancers liés à l’âge. Contrairement à la souris, qui est pourtant souvent utilisée dans les études sur le vieillissement mais qui ne présente pas de raccourcissement progressif de ses télomères, le poisson-zèbre possède des télomères de longueur comparable à ceux des humains et qui se raccourcissent naturellement avec le temps. C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser le poisson-zèbre pour mieux comprendre l’impact des télomères sur le vieillissement. Les manipulations expérimentales seront réalisées uniquement chez les poissons adultes, car c’est à ce stade que nous pouvons étudier les effets du vieillissement. Certaines études nécessiteront le suivi des poissons tout au long de leur vie pour évaluer leur fertilité, leur durée de vie et l’apparition de tumeurs. D’autres examens impliqueront l’analyse de tissus à différents âges clés, notamment à 3, 9 et 18 mois, ce qui nécessitera l’euthanasie d’un certain nombre de poissons à ces moments-là pour effectuer des prélèvements. Les plus jeunes poissons, comme les embryons et les larves, ne seront utilisés que pour produire les lignées adultes nécessaires aux expériences.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 648
Souffrances
▲ -
▲ 216
▲ 432
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 648

648 souris de trois à quatre semaines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent jusqu'à quatre séances d'irradiation cérébrale sous anesthésie générale, puis jusqu'à trois séries de tests portant sur la motricité, la vision, l'anxiété et la mémoire épisodique, des séances d'IRM de deux heures sous anesthésie et jusqu'à dix administrations de molécules étalées sur douze mois. L'objet du travail est de mesurer le vieillissement accéléré des vaisseaux du cerveau après radiothérapie. Le porteur décrit des modèles de culture en trois dimensions déjà développés par son consortium, les juge "largement insuffisants" pour reproduire la cognition, et conclut que le passage par un organisme vivant est "indispensable".

Objectifs

Notre équipe étudie l’impact de la radiothérapie sur le vieillissement accéléré (ou sénescence) du cerveau, dans le contexte des cancers du cerveau chez l’adulte (glioblastome) mais également chez l’enfant (gliome, médulloblastome). Le médulloblastome est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente chez l’enfant et la majorité de ces tumeurs surviennent avant l’âge de 10 ans. La combinaison de la chirurgie et d’une radiothérapie agressive a permis d’obtenir une survie à 5 ans de l’ordre de 50%. La surveillance à long terme des patients qui ont survécu plus de 5 ans sans récidive a montré qu’un tel traitement entraîne fréquemment de lourdes séquelles notamment cognitives. Des données de la littérature indiquent que la radiothérapie cérébrale induirait un vieillissement accéléré d’un certain type de cellules dans le cerveau, notamment celles impliquées dans sa vascularisation. Le rôle joué par ce vieillissement sur l’apparition des déficits cognitifs n’est pas connu. L’objectif de ce projet est donc d’étudier l’ampleur de ce vieillissement accéléré induit par une radiothérapie et son impact sur les troubles cognitifs. Notre étude sera réalisée dans 3 établissements utilisateurs différents sur des modèles animaux : de jeunes souris recevront une dose d’irradiation équivalente à celle d’un protocole de radiothérapie. Des tests comportementaux et des examens d’imagerie seront réalisés. Une étude en histologie du cerveau des animaux complétera le protocole. Toujours à l’aide d’un modèle murin, nous évaluerons la capacité de molécules pharmacologiques à limiter l’apparition des lésions cérébrales et des déficits cognitifs liés à la radiothérapie.

Bénéfices attendus

Le projet a pour objectif une meilleure connaissance du rôle du vieillissement accéléré (ou sénescence) sur les troubles cognitifs après radiothérapie. Les résultats obtenus seront exploités pour permettre de proposer de nouveaux traitements visant à protéger au mieux les fonctions cognitives. L’utilisation de notre modèle pour étudier et traiter les troubles cérébraux radio-induits doit permettre une rapide application aux jeunes patients souffrant des médulloblastomes traités par radiothérapie. À plus long terme, les connaissances qui découleront de notre étude devront également bénéficier à d’autres cancers du cerveau aussi bien chez l’adulte (glioblastome) que chez l’enfant (gliome).

Procédures

Le projet se déroule dans 3 établissements utilisateurs nommés EU1, EU2 et EU3. Les animaux recevront une dose d’irradiation équivalente à celle d’un protocole de radiothérapie utilisé en clinique dans l’EU2, sous anesthésie générale gazeuse, à raison de quatre séances maximum espacées de 24h (séance d’une durée de de 5 min maximum). Les tests comportementaux réalisés dans l’EU1 sur une partie des animaux se focaliseront sur les capacités motrice et visuelle, l’anxiété et la mémoire épisodique. Ils seront répétés 3 fois maximum sur 12 mois et entraîneront environ une quinzaine de jours d’expérimentation (au maximum, 3 à 4 tests par animal, avec une phase d’entraînement et des phases de récupération, chaque test durant moins de 30 minutes par jour). Une partie des animaux recevront un examen d'imagerie par résonance magnétique dans l’EU3, examen d’une durée maximale de 2 heures réalisé sous anesthésie générale. Une partie des animaux recevra un traitement pharmacologique visant à limiter les effets de la radiothérapie. Le traitement se fera dans l’EU1 en plusieurs prises, entre 2 et 10 selon la molécule testée, sur une période de 12 mois maximum. L’administration dure moins d’une minute). Enfin des prélèvements de fluides biologiques seront réalisés en fin d’expérimentation, sur animaux anesthésiés, dans les EU1 ou EU3.

Impact sur les animaux

L’irradiation seule ne provoque pas de nuisance immédiate chez l’animal mais peut engendrer un stress léger du fait de la contention pour l’anesthésie (placement dans la chambre d’induction). Cette nuisance liée à l’induction de l’anesthésie sera légère et de courte durée. De plus, l’irradiation et les protocoles d’imagerie étant réalisés sous anesthésie légère, les potentiels effets indésirables sont une hypothermie légère transitoire et un risque faible d’arrêt respiratoire. Les déplacements pourront provoquer un stress modéré et éventuellement l’apparition d’agressivité. Cet effet pourra perdurer jusqu’au retour au lieu d’hébergement initial. Cependant, ces changements d’environnement seront les plus courts possible et il n’y aura pas de modifications des groupes sociaux. Les différentes études de comportement seront précédées d’une phase d’habituation à l’expérimentateur et à l’environnement de travail afin de limiter au maximum l’apparition de stress pour les animaux. Les administrations de molécules pharmacologiques pourront provoquer un stress léger lors de la contention et des effets secondaires. Les injections, quant à elles, entraînent une douleur légère de courte durée. Cependant, ces administrations étant répétées lors des semaines de traitements, la douleur pourrait passer de légère à modérée lors des phases de traitement. Enfin, avant la mise à mort des animaux, les prélèvements biologiques (sang et/ou liquide céphalo-rachidien) seront réalisés sous anesthésie générale et analgésie complète (l’injection pourra provoquer une douleur légère de courte durée).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin d’étude afin de corréler nos résultats obtenus in vivo avec des analyses histopathologiques.

Remplacement

Notre consortium a développé de nombreux modèles de culture cellulaire afin de pouvoir étudier les effets de l’irradiation in vitro. Ces modèles 2D ont été récemment complétés par le développement de modèles 3D multicellulaires (bioprint, organes sur puces). Ces modèles 3D permettent de recréer des conditions tissulaires simplifiées et ainsi étudier les effets de l’irradiation pour trier certaines conditions expérimentales et molécules pharmacologiques. Cependant ces modèles in vitro sont encore préliminaires et sont largement insuffisants pour reproduire la complexité d’organisation du cerveau et étudier des processus aussi compliqués que la cognition. Ainsi, le passage par un organisme vivant complexe est indispensable.

Réduction

L’utilisation des modèles in vitro 2D et 3D permet d’optimiser le design expérimental de nos études in vivo, et ainsi de limiter l’utilisation des animaux à leur stricte nécessité. Des études préliminaires nous ont permis d’optimiser la mise en place de notre modèle. Nous avons ainsi pu réduire la gamme de certaines modalités d’irradiation (doses, fréquence) pour lesquelles un effet ne serait pas suffisamment détectable. Différentes études statistiques ont été menées et ont permis de déterminer un nombre réduit d’animaux pour chaque procédure : entre 10 et 16 animaux par lot selon la procédure. Enfin, nous procéderons à une analyse statistique après chaque expérience qui sera stoppée dès que la significativité sera atteinte.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon des conditions d’hébergements réglementaires au sein de l’établissement utilisateur, à savoir : hébergement en groupe sociaux dans des cages de taille adaptée sur portoir ventilé (avec hygrométrie, température et cycle jour/nuit 12h/12h contrôlés). Les animaux auront de l’eau et de la nourriture à disposition à volonté et auront également à disposition dans leur environnement deux éléments d’enrichissement à minima : papier kraft pour la constitution du nid, tunnel en polycarbonate rouge et/ou une maison en cellulose pour l’abri. Les transports vers l’irradiateur ou l’IRM se feront par transporteur et véhicule agréés. Le confort et la sécurité des animaux seront garantis durant toute la durée du transport (aliment et eau à volonté, sans modifications des groupes sociaux, présence d'enrichissement). Une période d'acclimatation à l'arrivée sera observée pour garantir aux animaux une période de repos. Les irradiations seront réalisées sous anesthésie générale. Afin de limiter l’hypothermie due à l’anesthésie, les animaux seront placés sur tapis chauffant jusqu’au réveil complet. Un suivi clinique approfondi des animaux sera fait dans les 24h suivant l’irradiation, puis deux fois par semaine, ce qui permettra d’évaluer sur le long terme l’apparition éventuelle de points cliniques limites. Une phase d’habituation (à l’environnement, l’expérimentateur et la préhension) sera réalisée dans les 15 jours précédant les tests cognitifs afin de limiter le stress. L’imagerie IRM est réalisée sous anesthésie, dans un berceau chauffé, avec contrôle de la respiration et de la température. Lors d’une acquisition IRM, si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal est mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération. Les prélèvements de fin d’expérimentation ainsi que les mises à mort des animaux seront réalisés sous anesthésie générale et analgésie complète.

Choix des espèces

Le modèle retenu pour nos études est la souris car c’est une espèce couramment utilisée en neurosciences, qui présente l’avantage d’avoir une organisation des structures cérébrales relativement proche de celle de l’homme et un comportement très bien documenté dans la littérature. Ce modèle est très répandu en études pré-cliniques en cancérologie, et l'ensemble des études préliminaires du consortium (notamment de mise au point en histologie) ont été réalisées chez la souris. De plus, nous disposons de l'ensemble des équipements adaptés à cet espèce pour nos études : irradiateur, imageur IRM et enceintes pour études cognitives. . Les études seront menées sur animaux juvéniles, c’est-à-dire des animaux de 3 à 4 semaines au moment de l’irradiation. Ce stade est privilégié pour reproduire le cadre clinique des traitements du médulloblastome qui intervient durant le développement cérébral chez l’enfant âgé de 10 à 14 ans environ.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1584
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1584
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1584

Toute souris qui perd du poids ou montre un signe de maladie est soignée ou mise à mort sur décision du vétérinaire. 1 584 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent quatre, cinq ou neuf injections dans l'abdomen, dont un agent inflammatoire pour certaines, et passent une batterie de huit épreuves : locomotion en milieu nouveau pendant quarante minutes, reconnaissance d'objets, coordination motrice, trente-deux heures d'enregistrement de l'activité nuit et jour, six minutes de nage, une semaine de test de préférence pour une boisson sucrée. Le porteur écrit que "les expériences menées ici sont indolores" et qualifie les tests de non aversifs, sur un projet déclaré en souffrance modérée pour la totalité des animaux.

Objectifs

La vitamine A est une molécule très importante impliquée dans diverses fonctions vitales chez les vertébrés, notamment le développement, la croissance et l'homéostasie. La perturbation de la signalisation de la vitamine A chez l’humain ou dans les modèles murins entraîne un comportement de type dépressif et pourrait être associée à la neurodégénérescence. Bien que plusieurs études montrent que les cellules microgliales (MGC), cellules immunitaires résidentes du cerveau, sont impliquées dans les comportements dépressifs et les troubles neurologiques qui y sont associés, aucune étude n'a établi le lien entre la signalisation par la vitamine A et les MGC. Afin de combler cette lacune, nous avons développé des lignées de souris génétiquement modifiées qui nous permettent de perturber la signalisation de la vitamine A spécifiquement dans les MGC. Ce projet vise à comprendre l'importance de la signalisation de la vitamine A dans le développement des MGC et ses fonctions dans le cerveau de la souris adulte. Les résultats du projet ouvriront de nouvelles voies en matière de thérapeutique pour différents troubles neurodégénératifs en ciblant spécifiquement les MGC et leur capacité à sauver les fonctions cérébrales.

Bénéfices attendus

Les données de la recherche ont montré que certains récepteurs de la vitamine A se trouvent dans des types spécifiques de cellules microgliales - des cellules immunitaires qui vivent dans le cerveau - à différents stades du développement. D'autres études ont suggéré que les cellules microgliales sont impliquées dans les comportements liés à la dépression, et nous avons constaté que lorsque certains récepteurs des rétinoïdes sont inactivés chez les souris, les animaux présentent des comportements similaires à la dépression ou des signes de neurodégénérescence. S'il est prouvé que ces récepteurs jouent un rôle important dans d'autres cellules immunitaires (comme les macrophages), peu de recherches ont été menées sur la façon dont ils affectent directement les cellules microgliales, qui sont essentielles à la santé du cerveau. Au début de la vie, les cellules microgliales contribuent au développement du cerveau et à la formation de différents types de cellules cérébrales, tandis qu'à l'âge adulte, elles protègent le cerveau et aident à maintenir l'équilibre des fonctions cérébrales. Ce projet vise à explorer le rôle et la chronologie de ces récepteurs dans le développement et la fonction microgliale, à la fois pendant la croissance du cerveau et dans le cerveau adulte. Les résultats pourraient nous aider à mieux comprendre comment la vitamine A pourrait être utilisée dans le traitement des maladies neurodégénératives, où les cellules microgliales jouent un rôle clé dans la réponse aux lésions cérébrales et à l’évolution de la maladie.

Procédures

Injections intra-péritonéales : selon le groupe expérimental, 4 injections ou 5 injections (1 injection par jour successif). L'injection ne dure qu'une dizaine de secondes entre le moment où l'animal est saisi et le moment où le produit est injecté. Seul un sous-groupe d’animaux recevra en tout 9 injections (4 injections successives à 8 semaines d’âge, 5 injections successives à 12 semaines d’âge). Tests comportementaux non aversifs que chaque animal passera une seule fois : test 1 : 40 minutes, évaluation de la locomotion induite par la nouveauté, test 2 : 2 x 20 minutes, reconnaissance d’objets nouveaux, test 3 : 5 minutes, évaluation de la capacité d’exploration, test 4 : 3 x 5 minutes, coordination motrice, test 5 : 32 heures, mesure de l’activité spontanée nuit/jour, test 6 : 6 minutes, activité natatoire, test 7 : 1 semaine, évaluation de la préférence à une boisson sucrée, test 8 : 5 minutes, activité de toilettage.

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux à effectuer ne sont pas susceptibles de causer des souffrances mais certains peuvent occasionnellement causer du stress. Dans ce but, l’ordre des tests est établi du moins stressant au plus stressant et certains tests nécessitant une isolation temporelle ou du contact avec de l’eau seront effectués à la fin de la batterie de tests comportementaux. Les effets stressants de l’isolation seront négligeables grâce à la réduction de temps d’isolation à la nuit, et le temps limité de durée du test de préférence à la boisson sucrée. Les injections peuvent provoquer une légère douleur et un stress chez l'animal et seront minimisées par utilisation d’aiguille très fines. Dans les cas d’injection d'agent inflammatoire, un état d'inflammation légère et transitoire sera provoqué.

Devenir

Tous les animaux utilisés seront euthanasiés afin de collecter du matériel biologique pour des analyses cellulaires et moléculaires qui complèteront les résultats obtenus à partir du comportement.

Remplacement

Le modèle murin ne peut être remplacé, et reste indispensable pour évaluer l'impact des mécanismes biologiques sur les cellules microgliales, et pour étudier leurs effets sur le cerveau dans son ensemble. La complexité biologique du cerveau et de son environnement ne permet pas de le remplacer par des modèles mathématiques ou in vitro, car ils ne reflètent pas la diversité des mécanismes biologiques observés in vivo.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, la taille des groupes expérimentaux (n=6/condition) correspond au nombre minimum d'animaux à inclure pour obtenir des données statistiquement exploitables selon les exigences de réduction. De plus, nous utilisons les deux sexes pour éviter de produire inutilement des femelles. En l'absence de différences, nous regrouperons les données des deux sexes pour une même condition expérimentale. Ces effectifs ont été déterminés en fonction des données de la littérature et des procédures en vigueur dans l'animalerie.

Raffinement

Les injections seront réalisées par un manipulateur expérimenté et avec une aiguille fine. Les expériences menées ici sont indolores et réalisées par un personnel compétent et qualifié. Elles consistent uniquement en des études comportementales qui servent à mettre en évidence des dysfonctionnements d’origine neurologique. Les animaux seront méticuleusement surveillés quotidiennement, et leur poids sera vérifié une fois par semaine ou sur une base quotidienne si un signe de mal-être était detecté. Tout animal présentant une perte de poids ou des signes de pathologie ou de lésion sera traité selon décision du vétérinaire, ou mis à mort pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Pour étudier le rôle de la signalisation de la vitamine A dans les cellules microgliales et ses implications neurologiques, la souris est un modèle optimal en raison de la similitude des génomes de la souris et de l'homme et de la disponibilité de différentes lignées de souris portant des mutations génétiques ciblées qui couvrent tous les processus physiologiques, en particulier le développement neurologique et la neurodégénérescence. De plus, les mécanismes d'action de la forme bioactive de la vitamine A sont très bien caractérisés chez la souris et divers traitements pharmacologiques sont déjà disponibles pour évaluer son mode d'action. Afin d'obtenir des résultats comparables et fiables, nous utiliserons des animaux d'âge similaire au moment des tests, à savoir 12 semaines d’âge post-natal, âge minimal reconnu par la communauté scientifique comme un stade « adulte » permettant d’obtenir des résultats fiables dans les études comportementales.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 650
Souffrances
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Devenir
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 650

650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une opération du crâne de trois à six heures, une heure d'imagerie sous anesthésie, puis cinq à vingt séances d'enregistrement cérébral en contention, d'une à quatre heures chacune, pendant qu'on lui fait écouter des séquences de sons. Le porteur reconnaît que l'anesthésie prolongée expose à l'hypothermie et à la déshydratation, et que les cinq jours suivant l'opération exposent à la douleur, à l'infection et à une mauvaise cicatrisation. Ce qu'il en attend est une base de données d'activité neuronale destinée à nourrir des modèles théoriques de la mémoire de travail, et de meilleurs algorithmes de reconnaissance vocale.

Objectifs

Notre projet vise à mieux comprendre et modéliser les mécanismes cognitifs de la perception auditive. Nous avons étudié comment l’information contenue dans un son court de quelques 100 millisecondes est transformée le long du système auditif de la souris. Nous souhaitons désormais comprendre comment les séquences de sons perçues sur plusieurs secondes sont intégrée, au-delà du système auditif, dans notre mémoire à court terme et dans le système de prédiction des événements sensoriels. Concrètement, nous allons enregistrer l’activité de huit aires différentes du cerveau chez la souris en contention entre l’état de veille et de sommeil pendant la présentation répétée de 5 séquences auditives prédictibles et 5 séquences non-prédictibles. Une séquence est une suite de 20 sons de 100 ms séparés par des intervalles de temps réguliers de 250 à 1000 ms dont la prédictibilité dépend de la reproduction de l’enchainement exact des sons à chaque occurrence de la séquence. Ces séquences permettront de mesurer la persistance de l’information auditive dans le réseau de neurones et l’activité spécifique à la prédictibilité de la séquence. Nous évaluerons aussi le lien causal entre l’activité prédictive observée dans certaines de ces huit aires et les connections neuronales inter- et intra-aires en combinerons des enregistrements dans une aire donnée avec l’inactivations d’aires associées, et en activant par de nouvelles méthodes optiques des sous-ensembles précis de neurones dans les aires clés. Les données extraites seront mises à disposition de la communauté (mise en ligne via un serveur de données), permettant de réduire l’utilisation d’animaux pour évaluer et surtout modéliser les représentations sensorielles de la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de faire progresser la connaissance des mécanismes neuronaux de la mémorisation et de la prédiction des sons, en fournissant une base de données uniques d’activations neuronales à très haute résolution dans un large éventail de zone cérébrales et pendant plusieurs perturbations précise des réseaux neuronaux impliqués. Ces données permettront de nourrir des modèles théoriques de la construction de la mémoire de travail et des mécanismes dans le cerveau. Ces modèles seront utiles à long terme pour améliorer les algorithmes d’intelligence artificiels bio-inspirés. Ils seront utiles aussi pour faire de nouvelles hypothèses sur comment la mémoire de travail et les processus cognitifs de prédictions sont impactés par des mécanismes neurodégénératifs (par exemple démence, maladie d’Alzheimer …). Par ailleurs cette étude extensive (plusieurs centaines de milliers de neurones enregistrées) permettra de fournir à la communauté scientifique des informations détaillées sur le codage de la mémoire auditive et des prédictions au-delà de notre étude grâce à un partage en ligne des données. .

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale de 3 à 6h, une session d’imagerie sous anesthésie d’une heure, puis de 5 à 20 sessions d’enregistrement en contention de 1 à 4h.

Impact sur les animaux

Ce projet implique un risque de douleurs pendant la durée de l’intervention chirurgicale (2 à 6h) dont la perception est largement diminuée par l’anesthésie et l’analgésie. L’anesthésie sur cette durée génère des risques d’hypothermie et de déshydratation. Au réveil et pendant une période de 5 jours suivant l’intervention chirurgicale, l’animal est exposé à des risques de douleur, d’infection et de mauvaise cicatrisation. Le projet implique aussi un stress physique lié à la contention pendant les séances d’enregistrement de l’activité neuronale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour l’analyse histologique de leurs tissus.

Remplacement

Les calculs implémentés par circuits neuronaux permettant de générer la perception sensorielle sont encore mal compris. Il existe des algorithmes permettant d’approcher ces fonctions (par exemple pour la reconnaissance vocale), mais ils souffrent de nombreuses imperfections, et ne sont pas directement inspirés des circuits biologiques. Il reste donc essentiel d’utiliser des modèles animaux pour observer ces circuits pendant la perception avec une précision et une échelle suffisante pour décoder leur fonctionnement. Bien que la compréhension des mécanismes sous-tendant la perception de sons complexes est souvent étudiée chez des mammifères ‘supérieurs’ (marmouset, furet), il a été montré récemment qu’un grand nombre d’aspects de la perception des sons complexes sont présents chez la souris, ce qui permet de réaliser cette étude chez un modèle animal plus simple. Par ailleurs, l’exploration extensive du système auditif entier est rendue possible par de nouveaux outils de microscopie et de génétique disponibles uniquement chez la souris, qui, dans le cas présent, ne peut être remplacée par aucun autre modèle.

Réduction

Grâce à l’utilisation de méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, combinées à des algorithmes de traitements de grands ensembles de données nous obtiendrons une caractérisation extensive de plusieurs aire cérébrale et de leurs interactions avec d’autres aires en utilisant un minimum d’animaux. Ainsi, pour cette expérience couvrant 8 structures cérébrales avec un total estimé de plusieurs millions de neurones enregistrés, seulement 650 souris seront utilisées sur 5 ans, en incluant les nécessaires essais préliminaires pour la calibration des méthodologies. Le but de l’expérience est d’acquérir des bases de données d’une taille encore jamais atteinte de manière à être les plus représentatives possibles de l’activité très riche et diverse des neurones des aires cérébrales cibles. Nous avons calculé le nombre d’animaux par lot (25 animaux pour l’échantillonnage d’une aire cible, 10 animaux pour la comparaison deux conditions sur les même neurones) de manière à enregistrer 10000 à 20000 neurones dans chaque aire en réalisant plusieurs sessions avec le même animal. Nous avons réalisé une analyse de dimensionnement prenant en compte une estimation de 100 à 1000 classes fonctionnelles différentes de neurones par aire pour un total de 100000 à 200000 neurones par aire. Cette analyse indique qu’échantillonner 10000 à 20000 neurones permet de couvrir chaque classe fonctionnelle avec en moyenne 50 neurones par ce qui donne une puissance statistique suffisante pour comparer la composition des différentes bases de données et établir l’existence de types fonctionnels précis. L’utilisation de 25 animaux par base de données permet aussi de réaliser un équilibrage de l’échantillonnage vis-à-vis des deux genres (mâles et femelles) mais aussi des effets aléatoires de cage et de lot. Pour les comparaisons de deux conditions sur les mêmes neurones, cet équilibrage n’est pas nécessaire (contrôle interne). La réalisation de plusieurs enregistrements par animal sur plusieurs jours en changeant la zone d’observation dans l’aire cible permet aussi d’équilibrer les diverses localisations intra-aires et tout en minimisant le nombre d’animaux utilisé. Par ailleurs, le partage systématique des données en ligne obtenue avec tout groupe de recherche intéressé permettra aussi de minimiser le nombre d’expériences ultérieures portant sur ces questions.

Raffinement

Nos procédures incluent une antalgie, une analgésie, un maintien de la température corporelle et l’hydratation ainsi qu’une alimentation adaptée pour minimiser la souffrance et l’inconfort liés aux interventions chirurgicales qui sont réalisées en asepsie. Nous avons aussi prévu des temps de repos appropriés et une habituation au dispositif et à la contention progressive pour minimiser la souffrance résultant du stress physique induit. Nous avons prévu aussi un suivi quotidien des animaux pendant 5 jours après les interventions chirurgicales et régulier tout au long de la procédure. Nous avons défini des points limites précis basés sur des indicateurs de poids, d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal. Ces points limites concernent l’incapacité pour l’animal de s’habituer à la contention, la perte de l’implant posé chirurgicalement, ou l’apparition de douleurs ou d’infections résistantes au traitement prévu.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques qui sont bien établis chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, molécules permettant l’activation ou l’inactivation de neurone par la lumière. Grâce à ces outils, nous pourrons obtenir des résultats détaillés sur les mécanismes neuronaux de la mémoire et des prédictions auditives qui ne pourraient être obtenus chez d’autres espèce. Les aires cérébrales étudiées dans ce projet ont des homologues dans le cerveau humain ce qui permettra d’utiliser nos résultats pour réaliser des études plus ciblées chez l’être humain. Notre projet vise à mieux comprendre les capacités cognitives auditives de la souris. Il doit être réalisé chez des souris adultes dont les capacités cognitives sont pleinement développées et avant d’éventuelles pertes auditives. En conséquence, les animaux utilisés auront entre 7 et 26 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 370
Souffrances
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▲ 370
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Devenir
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 370

370 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 165 d'entre elles reçoivent une molécule par gavage, une canule introduite dans l'œsophage deux fois à vingt-quatre heures d'intervalle, et 200 passent une batterie de tests : champ libre pendant quinze minutes, reconnaissance et localisation d'objets nouveaux en trois sessions de douze minutes, alternance spontanée dans un labyrinthe en Y. L'objet est le surdosage d'un gène du chromosome 21 dans les cellules qui soutiennent les neurones, chez des souris portant des mutations reproduisant la trisomie humaine. Sur le remplacement, le porteur affirme que ces mécanismes requièrent "l'étude d'un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité" et conclut qu'il n'existe aucune autre méthode.

Objectifs

Ce projet a pour but l’étude de l’impact du surdosage d’un gène situé sur le chromosome humain 21 humain présent en 3 copie chez les personnes trisomiques au lieu de 2 dans une situation standard. Ce gène est impliqué dans la genèse des neurones est principalement exprimé dans les cellules qui soutiennent les neurones. Les mutations de ce gène peuvent entraîner l'homocystinurie, une maladie caractérisée par l'accumulation d'homocystéine et des symptômes neurologiques variés. Cette surexpression est liée à des déficits de mémoire et à des anomalies neurocomportementales, et peut avoir des effets délétères sur les cellules, notamment via la consommation d'oxygène dans le cerveau. Des recherches récentes suggèrent que des interventions sur ce gène pourrait atténuer les effets de sa surexpression dans le cerveau adulte des personnes porteuses de la trisomie 21 (T21). Notre projet vise donc à démontrer et comprendre les effets de cette surexpression dans des modèles de souris de la T21et son impact sur les mécanismes cellulaires.

Bénéfices attendus

Le gène étudié, situé sur le chromosome 21, permet de fabriquer une enzyme Cette enzyme joue un rôle important dans le traitement de certains acides et dans la production d’une petite molécule appelée sulfure d’hydrogène (H₂S), qui peut agir comme un messager chimique dans le cerveau. Le gène étudié est particulièrement actif dans certaines cellules du cerveau, qui soutiennent les neurones et aident à réguler leur activité. Quand ce gène ne fonctionne pas correctement, comme dans certaines mutations rares, cela provoque une maladie appelée homocystinurie, marquée par une accumulation toxique d’homocystéine et des troubles neurologiques. Mais notre gène joue aussi un rôle dans la trisomie 21 (T21). Les personnes atteintes de T21 ont trois copies du chromosome 21 au lieu de deux, ce qui provoque une surexpression du gèned’intéret. Cette surproduction entraîne un excès de sulfure d’hydrogène, ce qui peut perturber le fonctionnement des cellules du cerveau, en particulier en bloquant l’activité des mitochondries, les « centrales énergétiques » des cellules. Cela pourrait contribuer à des troubles de la mémoire et du comportement, observés chez les personnes avec T21 et dans des modèles animaux (souris et rats). Des recherches ont montré qu’en réduisant l’activité de ce gène ou en utilisant des traitements comme le disulfirame (un médicament existant), on peut améliorer certains problèmes de mémoire et de comportement dans ces modèles animaux. Nos propres résultats, obtenus à partir de cerveaux de souris (et de cultures de cellules cérébrales enrichies en astrocytes), confirment que le gène étudié est surtout exprimé dans les astrocytes. Cela nous pousse à penser que c’est dans ces cellules que la surexpression du gène a le plus d’impact dans le cerveau adulte atteint de trisomie 21. Notre objectif est donc de mieux comprendre les effets de cette surexpression du gène d’intéret spécifiquement dans les astrocytes, pour mieux cerner comment cela affecte les fonctions cérébrales, et éventuellement proposer de nouvelles pistes thérapeutiques ciblées.

Procédures

Sur 165 animaux, il y aura l’introduction d'une canule de gavage pour l'administration d’une molécule par voie orale, 2 fois 30 secondes à 24H d’intervalle. 200 animaux passeront les tests de comportement. Pour l’activité locomotrice en champ libre, 1session unique de 15min. Pour la mémoire de localisation d'objets nouveaux et la mémoire de reconnaissance d'objets nouveaux, 3 sessions de 12min à 24H d’intervalle. Pour l'alternance spontanée dans le labyrinthe en Y, 1 session unique de 8min. Tous les tests sont sans contraintes, basé sur l’exploration libre.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration d’une molécule par voie orale. Cette douleur sera accentuée à cause de la répétition pour une 2ème administration, 24H après. Cela peut induire une légère douleur et irritation . Chaque administration dure quelques secondes et affecte peu le bien-être des animaux. De plus, les tests utilisés pour évaluer la mémoire peuvent engendrer un léger stress par rapport à la nouveauté de l’environnement.

Devenir

Tout les animaux seront mis à mort à la fin de la Procedure Experimentale pour prélèvement de tissus.

Remplacement

La compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires ainsi que les origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthodes autres que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines.

Réduction

Nos expériences de base sont construites sur des groupes de 16 animaux pour avoir un résultat significatif. La taille des groupes a été déterminée grâce aux résultats de nos précédentes études qui nous ont permises de déterminer le nombre minimum d’animaux à utiliser, soit 16 par groupes pour pouvoir utiliser une statistique éprouvée. Comme les tests comportementaux sont sans contraintes, certains animaux ne répondront pas, c'est pourquoi nous testerons 4 animaux de plus dans chaque groupe, soit n=20.

Raffinement

Pour raffiner l’administration de la molécule par gavage, nous utiliserons des sondes de gavage en plastique flexibles pour réduire le traumatisme, notamment l’extrémité est douce et conçue pour réduire les chances d’un mauvais placement dans la trachée et une perforation de l’œsophage. Elles sont recommandées pour le bien-être animal par rapport aux traditionnelles sondes métalliques rigides. Un tube de transfert sera placé dans les cages pour manipuler les animaux sans les toucher et servira également comme enrichissement du milieu durant toute l’expérience. Les animaux aiment bien s’y réfugier et il servira aussi à éviter les contentions par la queue tout au long de leur vie, cela limitera l’apparition potentiel de stress chronique. Les conditions d’élevage seront améliorées pour les femelles gestantes gavées avec la molécule, par l’apport d’un matériel de nidification supplémentaire (2 au lieu de 1) leur permettant de faire un nid plus complexe et ainsi de mieux gérer leur exposition à la lumière et aux menaces perçues. Les femelles administrées par gavage seront observées 3 fois par semaine pour détecter tout signe de souffrance. Les animaux seront ensuite sevrés à 4 semaines et hébergés par groupe de 4 ou 5 pour leur assurer une vie sociale. Nous utilisons une grille d’évaluation standardisée pour surveiller la santé et réduire la souffrance. Pour euthanasier les animaux, nous utilisons des techniques validées, rapides et sans douleur, conformément aux recommandations les plus strictes. En cas de conflit entre animaux, nous isolerons l'animal dominant et, si nécessaire, procéderons à des soins locaux. Tout au long des procédures, des seuils limites spécifiques seront établis pour assurer que les animaux demeurent dans des conditions éthiquement acceptables et pour réagir de manière appropriée à tout signe de souffrance ou de diminution du bien-être.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d’utiliser des transgéniques est liée à l’absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la maladie humaine. Les femelles seront accouplées à partir de 8 semaines, dès la maturation sexuelle atteinte. Une fois gestantes elles seront traitées au tamoxifène. Les nouveaux nés seront gardés jusqu’à 2 mois, âge adulte, auquel ils seront évalués dans différents paradigmes. C’est aussi l’âge où le développement cérébral est complet et où le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présentes

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2400
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 2304
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Devenir
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 2400

Injections intrapéritonéales et sous-cutanées à deux, quatre, six et neuf jours de vie, souriceaux sortis du nid et frottés à la sciure maternelle avant d'y être replacés sous lampe chauffante, puis prélèvements échelonnés de J9 à J60 : 2 400 souris vont être utilisées, dont 2 304 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit un virus neurotrope qui déclenche une infection du système nerveux central, les animaux étant tués avant qu'elle ne devienne systémique. Le projet porte sur des canaux osseux du crâne par lesquels des cellules immunitaires rejoignent les méninges, et sur les conséquences d'une modulation de leur taille et de leur nombre. Toutes sont tuées à l'issue de chaque procédure pour prélever les tissus du crâne, des méninges et du cerveau, dont l'organisation entre eux est l'objet même de l'étude.

Objectifs

Les méninges, situées entre le cerveau et le crâne, constituent une plateforme de recrutement pour les cellules immunitaires et protègent le cerveau des infections. Notamment, après une infection par un virus neurotrope, nous avons observé que des cellules immunitaires se regroupent dans les méninges, sous les canaux osseux reliant le crâne à la moelle osseuse. Ceci suggère que des cellules de la moelle osseuse voyagent à travers ces canaux osseux vers les méninges pendant l'infection. Récemment décrits, ces canaux osseux sont depuis intensément étudiés, et il a été rapporté qu'ils sont cruciaux pour la communication entre le cerveau et la moelle du crâne que ce soit dans une situation physiologique mais aussi lors d'une inflammation comme lors d’un accident vasculaire cérébral, un cancer, ou une infection et qu’ils sont utilisés par certaines cellules immunitaires pour migrer de la moelle du crâne vers le cerveau. Il a notamment été décrit qu’augmenter cette migration immunitaire était protectrice dans le cas d’un cancer de type glioblastome, une tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Les objectifs de ce projet sont 1/ d’étudier le développement de ces canaux osseux, 2/ de moduler leur formation, et 3/ d’évaluer les conséquences d’une modulation de ces canaux (en taille et/ou en nombre) sur la protection immunitaire du cerveau en cas d’infection. Ce travail vise donc à explorer les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne, ainsi que la migration des cellules immunitaires entre ces trois compartiments.

Bénéfices attendus

Cette étude apportera une compréhension approfondie des canaux osseux du crâne, de leur rôle dans la protection immunitaire du système nerveux central (SNC) et dans le développement de pathologies inflammatoires ou post infection. Elle examinera le rôle des ostéoblastes (cellules sécrétant la matrice osseuse) dans la structuration des canaux osseux, révélant ainsi des mécanismes fondamentaux de la formation osseuse en lien avec les méninges. D’autre part, elle permettra d’identifier comment certaines cellules influencent la formation de ces canaux osseux durant la période périnatale. Nous étudierons également si la modulation des canaux osseux en taille et/ou en nombre impacte l’infiltration immunitaire vers le cerveau, en cas d’infection virale. Ces résultats pourraient avoir des implications majeures sur la connaissance du système immunitaire des méninges, et la protection du SNC. En définitive, ce travail ouvrira la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter les pathologies inflammatoires du SNC, notamment les méningites.

Procédures

Injections intrapéritonéales (15s), 2 par souriceau + 1 au stade de développement souriceau ou souris Injections sous cutanées (15s), 1 à 4 par souriceau

Impact sur les animaux

Stress et douleur modérés pour les injections intrapéritonéales et sous cutanées. Les molécules injectées sont non toxiques pour les volumes et les doses utilisées. Le virus injecté déclenche une infection du système nerveux central de bas grade et les souris seront mises à mort à des temps ne permettant pas le développement d’une infection systémique. Les souriceaux seront manipulés et donc sortis du nid, manipulation pouvant entrainer une hypothermie.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour prélever les tissus pour analyse.

Remplacement

L’objectif de ce travail est de comprendre les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne ; et la migration de cellules immunitaires entre ces 3 compartiments dans différents contextes. Du fait de la complexité anatomique de notre objet d’étude, et du fait qu’il soit à l’interface entre plusieurs tissus (méninges, os, cerveau), il n’est pas possible de se passer d’un animal modèle, et les études in vitro et in silico, bien qu’intéressantes, ne suffiront pas à comprendre le système dans son ensemble. L’organisation physique des tissus entre eux est cruciale et ne peut pas être modélisée in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé à l’aide d’un outil informatique et les effectifs réduits au minimum tout en permettant d’obtenir un effet statistique significatif.

Raffinement

S’agissant d’études réalisées en partie sur des souriceaux, des précautions supplémentaires seront prises pour leur manipulation : avant manipulation l’utilisateur se frottera les mains avec la sciure en provenance de la cage de la mère, ce qui limitera les dépôts d’odeur et favorisera la réintégration au sein du nid. Les souriceaux seront réchauffés grâce à une lampe à infra-rouge, avant d’être replacés. Les souriceaux et les souris seront suivis régulièrement et des points limites adaptés et précoces permettront en cas de souffrance avérée de prendre des mesures adéquates en concertation avec notre vétérinaire référent ou notre structure SBEA (analgésie, surveillance renforcée).

Choix des espèces

De nombreux modèles physiopathologiques étant partagés entre l’Homme et la souris, nous utiliserons des souches de souris consanguines ainsi que des lignées génétiquement modifiées. Le vaste développement de modèles transgéniques rapporteurs permettant de visualiser certains types cellulaires nous donnera la possibilité de tester plus rapidement et plus efficacement nos hypothèses. En effet, la disponibilité de ces modèles rapporteurs uniques permet pour la première fois la visualisation de l’organisation complexe entre le crâne, les méninges et le cerveau ; et des communications entre ces systèmes. Ce n'est qu'en utilisant ces lignées de souris transgéniques que nous pouvons clairement distinguer les différents compartiments du système nerveux central et ses interactions avec le crâne. Étant donné cette organisation anatomiquement complexe, le modèle murin reste indispensable pour effectuer cette étude. Les animaux des 2 sexes seront utilisés pour ne pas avoir de biais dans les résultats. Nos études commencent tôt après la naissance à des moments où nous pouvons agir sur la maturation ou l’ossification du crâne en développement ( J2-J4-J6-J9). Les prélèvements seront réalisés à différents temps selon les procédures (J9, J11, J13, J15, J17, J30, J60) afin d’obtenir une cinétique des effets de nos traitements à court terme sur des souriceaux ou à plus long terme sur des souris adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
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▲ 480
Devenir
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 480

Opérées au cerveau pendant deux heures en moyenne, puis isolées sept jours avant un test comportemental de cinq jours, 480 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. La chirurgie peut entraîner douleur, infection, déshydratation, hypothermie, mauvaise cicatrisation ou perte de poids. Le projet vise à comprendre le rôle de la synthèse de protéines dans la mémoire, avec l'espoir lointain de nouvelles cibles contre la maladie d'Alzheimer. Classé en souffrance sévère, il ne décrit pourtant les atteintes que comme une "douleur légère", un "stress" et un "ennui", et ne nomme aucun des tests d'apprentissage employés.

Objectifs

La mémoire humaine est un mécanisme biologique complexe qui permettent d’acquérir, de stocker et de retrouver des informations. Elle s’appuie sur des modifications structurelles et fonctionnelles dans les neurones (les cellules du cerveau). Ces modifications permettent de renforcer les communications entre les neurones. Pour que ces changements soient durables et que la mémoire fonctionne correctement, le cerveau doit fabriquer de nouvelles protéines. Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau stock et restaure des informations et quels protéines sont importantes pour la mémoire.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du cerveau et de la synthèse de protéines dans la formation de la mémoire. A terme, approfondir la connaissance des ces mécanismes biologiques de la mémoire permettrait également d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter les troubles de la mémoire comme ceux observés dans la maladie d’Alzheimer

Procédures

1. procédure chirurgicale d'une durée moyenne de 2h. 2. Le test comportemental d'une durée de 5 jours avec la période d'isolement des souris (7 jours avant le test comportemental et pendant la durée du test). Les tests de comportements réalisés permettront d’évaluer les capacités d’apprentissage et de mémorisation chez le rongeur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables relatifs aux différents gestes exercés sur les animaux sont les suivants : - la chirurgie pourrait entrainer de la douleur, un risque d’infection, une déshydratation, une hypothermie, une mauvaise cicatrisation ou une perte de poids chez l’animal. - Le comportement d'apprentissage pourrait induire une douleur légère, un stress chez l’animal. - l’isolement social pourrait induire une réponse de stress et de l'ennui chez l’animal

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de cette procédure expérimentale. Cette étape est indispensable afin de pouvoir prélever les tissus cérébraux nécessaires aux analyses scientifiques prévues dans ce projet. Ces analyses biologiques ne peuvent pas être réalisées autrement et sont essentielles pour répondre aux objectifs de recherche.

Remplacement

Le but du projet est d’étudier le rôle des protéines dans la formation de la mémoire et de caractériser les changements d'activité des neurones mis en jeu pour la mémoire . La méthode la plus appropriée pour atteindre ces objectifs consiste à combiner des approches multiples permettant d’enregistrer l’activité des neurones et de quantifier les protéines produites chez l’animal ayant effectué un comportement de mémorisation. Cela nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe de ces neurones chez des souris ayant acquis ce comportement.

Réduction

La taille des groupes a été déterminée à l'aide d'analyses statistiques basées sur des calculs de puissance . Ces analyses permettent de garantir que les groupes sont suffisamment grands pour détecter des différences significatives entre les conditions expérimentales tout en limitant le nombre d'animaux utilisés. Les paramètres utilisés incluent la taille d'effet anticipée, le seuil de signification statistique, ainsi que la puissance souhaitée de l'étude . Ces calculs ont été réalisés afin d'assurer un équilibre optimal entre robustesse scientifique et respect du bien-être animal en minimisant le nombre d’animaux requis. Ainsi, nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous utiliserons ainsi 480 animaux sur cinq ans.

Raffinement

Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ l'utilisation d'animaux hébergés dans la même structure, que la zone expérimentale, ce qui diminuera les transports et donc limite le stress des animaux 2/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur ainsi qu’une période d’acclimatation aux salles d’expérimentation permettront aussi de limiter le stress 3/un environnement plus enrichi lors de la période d’isolement . 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie lors de chaque protocole.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. En effet, c'est un mammifère présentant une proximité phylogénique avec l'espèce humaine et certains de ces comportements,notamment dans les processus de mémorisation, peuvent être rapprochés de l'espèce humaine. Cette espèce est aussi un bon modèle de pathologiques neurologiques telle que la maladie d’Alzheimer qui peut être induite chez la souris. Pour ce projet, les souris arriveront âgées de 4 semaines. Les chirurgies auront lieu sur des animaux âgés de 5/6 semaines, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge où l’animal pourra récupérer après les protocoles de chirurgie. Le comportement et les differentes analyses seront réalisés au moins quatre semaines après la chirurgie.