Système nerveux

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Rats : 416
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Implantés d'électrodes crâniennes au cours d'une chirurgie d'environ une heure, isolés une semaine pour que leurs congénères ne touchent pas les sutures, puis enfermés huit heures par jour dans des cages sans accès à l'eau, des rats sont exposés six heures durant à des composés organiques volatils. La séquence se répète cinq à sept fois par animal, deux jours par semaine, pour chacun des treize composés testés, soit 416 rats dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur attend de la somnolence, des troubles de l'équilibre et des problèmes de coordination, qu'il décrit comme réversibles. L'objet est de situer les seuils d'effet sur l'activité cérébrale par rapport aux limites réglementaires de l'air des ateliers. Tous sont tués par prélèvement final du sang et du cerveau.

Objectifs

Dans l’industrie, de nombreux Composés Organiques Volatils (COV) sont utilisés. Lorsqu’ils se dispersent dans l’air des ateliers, ils peuvent être inhalés par les travailleurs, passer dans le sang et s’accumuler dans certains organes, notamment le cerveau. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’études précédentes et vise à mieux comprendre les effets immédiats de certains des COV sur le cerveau, encore mal connus. L’objectif est double : d’une part, comparer la toxicité de plusieurs substances appartenant à une même famille chimique, et d’autre part, confronter les seuils d’effet aux limites réglementaires existantes et aux mesures réalisées en milieu professionnel.

Bénéfices attendus

Les Composés Organiques Volatils (COV) sont des substances qui peuvent provoquer des effets immédiats sur l’activité du cerveau comme la somnolence, une sensation d'ébriété ou des troubles de la concentration. Cependant, pour de nombreuses substances, nous ne savons pas exactement à partir de quelle concentration ces effets apparaissent. C’est pourquoi des rats seront exposés à diverses concentrations de COV alors que leur activité cérébrale est enregistrée, afin de déterminer la concentration au-dessus de laquelle l’acitivté du cerveau est modifiée. Si certaines substances s’avèrent dangereuses à des niveaux proches de ceux retrouvés dans l’air des lieux de travail, ces résultats permettront d’alerter sur un risque potentiel pour la santé des travailleurs. En parallèle, des analyses sanguines et cérébrales seront menées après l’exposition. Cela nous aidera à faire le lien entre la quantité de COV dans l’organisme et les conséquences de cette imprégnation sur l’activité du système nerveux central. Ces données, aujourd’hui majoritairement absentes de la littérature scientifique, permettront d’apporter de nouvelles connaissances sur les risques liés à l’utilisation des COV dans l’industrie, ainsi que sur la toxicité aiguë de ces substances chez l’animal.

Procédures

Treize COV seront testés dans le cadre de ce projet. Les nombres d’animaux indiqués s’entendent pour chaque COV. Pour chaque COV testé, des animaux différents sont utilisés. Ils sont répartis en deux groupes suivant deux procédures différentes. Les animaux de la première procédure (10 mâles et 10 femelles) sont tout d’abord implantés avec des électrodes à demeure permettant de recueillir l’activité du cerveau pendant l’exposition au COV. Cette implantation requiert une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie qui dure environ 1 heure. Après une semaine de récupération, au cours de laquelle les animaux seront en hébergement individuel afin d’éviter que les congénères n’explorent les sites d’incision ou de suture, ils seront exposés deux jours par semaine à diverses concentrations de COV (à raison de 6h par jour). Pendant ces journées d’exposition, la durée totale dans les cages d’exposition est de 8 heures, car l’exposition au COV est précédée et suivie de deux périodes d’une heure lors desquelles l’air n’est pas chargé en COV. Au total, ces journées d’exposition se répètent entre 5 et 7 fois par animal. Enfin, les animaux sont mis à mort par prélèvement final du sang et du cerveau (5 minutes maximum, sous anésthésie profonde). Les animaux de la deuxième procédure (6 mâles et 6 femelles) suivent la même séquence d’interventions, à l’exception de la chirurgie crâniènne.

Impact sur les animaux

Les substances étudiées ici peuvent affecter l’activité du cerveau. Il est donc possible qu’on observe des effets comme de la somnolence, des troubles de l'équilibre ou des problèmes de coordination. Ces effets, bien que réversibles, seront attentivement surveillés. À la suite d’une intervention chirurgicale prévue pour une partie des animaux, un hébergement individuel sera temporairement mis en place pendant environ une semaine, afin d’éviter que les autres animaux ne touchent les zones opérées. Pendant cette période, les animaux seront logés dans des cages transparentes et grillagées leur permettant de rester en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Des éléments d’enrichissement (tunnels, matériaux à ronger et à manipuler) seront ajoutés dans les cages pour réduire le stress lié à l’isolement. Pendant les expositions, les animaux seront placés dans des cages qui ne permettent pas l’accès à l’eau. Il est possible que cette contrainte puisse provoquer du stress chez eux, raison pour laquelle ils seront habitués progressivement à cette situation.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort à la fin des procédures, afin de prélever les tissus nécessaires pour les analyses.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants est indispensable ici car on essaye de comprendre comment les COV altèrent la fonction cérébrale et comment ils s'accumulent et sont éliminés dans un organisme entier ; il faut ainsi un organisme avec un métabolisme fonctionnel. Les tests en laboratoire sur des cellules ou des tissus isolés, ou les modèles mathématiques, ne permettent donc pas de répondre à ces questions.

Réduction

Le protocole a été construit de telle sorte que le nombre d’animauxrequis soit réduit à son minimum, tout en incluant à la fois des mâles et des femelles afin d’avoir des résultats représentatifs des deux sexes. Au lieu d’utiliser un groupe d’animaux pour chaque condition expérimentale, nous avons mis en place un système où chaque rat est soumis séquentiellement à toutes les conditions expérimentales. Il est donc son propre témoin. Cela permet de s’affranchir des différences de sensibilité entre les animaux, d’augmenter la puissance statistique et d’utiliser beaucoup moins d’animaux.

Raffinement

Tout au long du projet : Les animaux seront manipulés avec soin par du personnel qualifié et surveillés chaque jour pour évaluer leur état de santé et leur comportement. Ils seront hébergés par deux dans des cages enrichies (tunnels en carton, blocs à ronger, matériaux de nidification), avec un accès libre à la nourriture et à l’eau, sauf durant les phases d’habituation et d’exposition (maximum 8 h). Autour des chirurgies : Un analgésique sera administré avant l’intervention, et un anti-inflammatoire deux fois à 24 h d’intervalle après. L’induction de l’anesthésie sera réalisée à l’isoflurane à 5 % dans un mélange air/oxygène, puis maintenue à une concentration de 2 à 3 % pendant toute la durée de l’intervention. Un gel ophtalmique évitera le dessèchement des yeux, une pommade cicatrisante sera appliquée sur les plaies, et une injection de sérum physiologique assurera la réhydratation. Le réveil aura lieu en armoire chauffée à 28 °C sous surveillance, avant le retour en hébergement. Une alimentation en bouchons et sous forme gélifiée facilitera l’accès à la nourriture. Pendant les 5 jours suivant la chirurgie, les animaux seront observés (douleur, comportement) et pesés quotidiennement. Ils seront logés seuls pour éviter que leurs congénères ne touchent les zones opérées ou n’abîment le dispositif implanté, mais dans des cages transparentes pour maintenir un contact visuel. Si possible, ils seront ensuite remis par deux, avec un environnement enrichi. Pendant l’exposition aux COV : Une habituation progressive aux cages compartimentées et aux enceintes d’inhalation réduira le stress. Les animaux seront aussi entraînés à la manipulation pour la pose/retrait de l’appareil d’enregistrement de l’activité cérébrale. Lors des expositions, ils seront placés individuellement dans des compartiments grillagés, permettant un contact visuel et olfactif entre eux. Ils seront observés toutes les 2 heures, et une fiche consignera tout signe clinique. Si un score d’arrêt est atteint, l’exposition s’arrêtera et les animaux seront surveillés pendant 2 heures pour vérifier leur bien-être. Les données des appareils d’enregistrement seront transmises en direct aux ordinateurs des expérimentateurs, afin de détecter rapidement un signal plat ou des interférences liées à des mouvements anormaux.

Choix des espèces

Le rat a été sélectionné parce que son métabolisme traite les COV de façon similaire à celui de l’humain. Cela permet d’obtenir des résultats plus pertinents pour comprendre leurs effets sur l’Homme. Nous avons choisi une souche de rats pigmentés, qui possèdent de la mélanine, un pigment également présent chez l’Homme. La mélanine joue un rôle protecteur contre certaines substances toxiques. À l’inverse, les rats albinos, qui n’en ont pas, sont plus sensibles à certaines substances. De plus, cette souche a déjà été utilisée dans nos études précédentes, et nous allons continuer à l’utiliser pour assurer la cohérence des résultats entre les différentes expériences. Des animaux des deux sexes sont étudiés ici car il pourrait exister des différences entre mâles et femelles sur l’effet des COV sur l’activité du cerveau, ainsi que sur la distribution et l’élimination de ces polluants par l’organisme. Les rats seront utilisés à l’âge adulte (à partir de 3 mois), période à laquelle le système enzymatique hépatique, impliqué dans le métabolisme des substances testées ici, est considéré comme pleinement fonctionnel. Ces choix nous permettront d’obtenir des données plus précises et applicables à l’Homme.

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Souris : 849
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849 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 809 tuées pour les prélèvements et 40 reproducteurs réutilisés. À l'âge de zéro à deux jours, des nouveau-nés reçoivent sous anesthésie une injection d'outils génétiques dans la moelle épinière, séparés trois heures de leur mère avec un risque de cannibalisme maternel au retour. D'autres subissent le gavage de leur mère gestante, cinq injections quotidiennes dans l'abdomen entre cinq et sept jours de vie, une biopsie de la queue, puis cinq tests comportementaux à l'âge adulte que le porteur ne nomme pas. Les retombées annoncées, restaurer la marche après une lésion de la moelle épinière, sont renvoyées au long terme, tandis que l'objectif immédiat est de décrire le dialogue entre cellules gliales et neurones, ce que le porteur affirme ne pouvoir faire qu'en étudiant l'animal dans son ensemble.

Objectifs

La locomotion repose sur une activation précise des muscles pour produire des mouvements rythmiques efficaces. La moelle épinière régule les fonctions locomotrices de base via un réseau de cellules spécifiques, appelées neurones. Ce réseau de neurones, localisé dans la région ventromédiane de la moelle épinière est appelé générateur central de patrons (CPG). Bien que de nombreuses études aient exploré l’organisation cellulaire et le fonctionnement du CPG, on ignore encore comment ce réseau de neurones se forme au cours du développement et quelles cellules y participent. Répondre à cette question est essentiel pour concevoir des thérapies visant à restaurer les fonctions locomotrices chez les patients atteints de pathologies de la moelle épinière. Des découvertes récentes ont mis en évidence le rôle d’un autre type de cellules, appelées cellules gliales, dans le CPG. Notre projet propose d’explorer comment ces cellules gliales interagissent entre-elles et avec le réseau de neurones constituant le CPG. Notre étude vise donc à déterminer (1) le rôle des cellules gliales dans la modulation des rythmes locomoteurs et (2) comment l’activité de ces cellules influence la maturation de la posture et de la locomotion.

Bénéfices attendus

Notre projet représentera une avancée majeure dans la compréhension du rôle des cellules gliales dans la génération des rythmes locomoteurs au sein du CPG. Étant donné que les troubles cérébraux et les maladies neurodégénératives sont associés à des altérations des fonctions des cellules gliales, une meilleure compréhension du dialogue entre les neurones et les cellules gliales de la moelle épinière est nécessaire. Notre projet ouvrira de nouvelles perspectives sur le rôle des cellules gliales et élargira le champ des cibles thérapeutiques pour restaurer le bon fonctionnement du CPG lorsqu’il est compromis, favorisant ainsi la récupération des fonctions locomotrices après une lésion de la moelle épinière ou dans les maladies motrices dégénératives.

Procédures

1- Selon les cas, les souris nouveau-nées (âge : 0-2 jours) recevront une injection dans la moelle épinière d’outils génétiques sous anesthésie. (Chirurgie : 20 min ; séparation de la mère : 3h) 2- Selon les cas, les souris recevront un produit pharmacologique à différentes périodes précises : # prénatale (stade embryonnaire : 10 et 11 jours) : les femelles gestantes recevront une administration orale du produit pharmacologique dissout dans une solution appétente. Si cette méthode s’avère inefficace, un gavage sera nécessaire. (Gavage : 5 min ; surveillance : 30 min) # périnatale (âge : 5-7jours) et post-sevrage (âge : 25-30 jours) : les souris recevront des injections quotidiennes dans la cavité abdominale du produit pharmacologique pendant cinq jours consécutifs. (Injection : 1 min ; surveillance : 10 min) 3- Une partie des animaux passera également un ensemble de tests comportementaux à l’âge adulte (âge : 50-60 jours). Les souris seront soumises à 5 tests répartis sur 1 à 2 jours (Sortie de l’animalerie : 4h/jour). 4- L’utilisation d’animaux transgéniques nous amènera à effectuer des biopsies de la queue en vue du génotypage. (Biopsie : 1 min; Taille de la biopsie : 1 mm).

Impact sur les animaux

1- L’injection dans la moelle épinière d’outils génétiques est associée à un stress lié à la séparation temporaire de la mère et à un risque de cannibalisme maternel. 2- Selon les cas, les souris recevront un produit pharmacologique à différentes périodes précises : # prénatale (stade embryonnaire : 10 et 11 jours) : Si l’administration orale volontaire de ce produit aux femelles gestantes s’avère inefficace, le gavage sera nécessaire. Cette méthode génèrera du stress et de l’inconfort liés à la manipulation, avec un risque d’irritation ou de lésions des muqueuses buccales, pharyngées ou œsophagiennes si la procédure est mal exécutée. # périnatale (âge : 5-7jours) et post-sevrage (âge : 25-30 jours) : Les injections quotidiennes du produit pharmacologique dans la cavité abdominale pendant cinq jours consécutifs provoqueront du stress et de l’inconfort en raison des manipulations répétées. De plus, l'administration de ce produit pourrait altérer la fonction locomotrice des animaux. Dans ce cas, les animaux nécessiteront une surveillance accrue afin de détecter toute anomalie. Si des altérations trop importantes sont observées, un changement de modèle sera envisagé. Dans le cas où les animaux injectés présenteraient des déficits locomoteurs les empêchant d’accéder à la nourriture, des croquettes seront déposées dans le fond de la cage. 3- Les tests peuvent induire du stress lié à la nouveauté de l’environnement et à la manipulation des animaux. 4- Les biopsies de la queue engendreront un stress et une douleur au niveau de la queue des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour les prélèvements, à l'exception des animaux reproducteurs réalisant la biopsie de la queue qui seront réutilisés dans la mesure du possible.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier les interactions entre les cellules gliales de la moelle épinière lors de l'initiation d'un rythme locomoteur. Cet objectif ne peut être atteint qu’en étudiant l’animal dans son ensemble et il ne peut être réalisé sur le sujet humain.

Réduction

Les animaux qui effectueront les tests comportementaux seront également utilisés pour les analyses post-mortem. Les données seront normalisées par rapport aux contrôles de la même portée afin d’éviter tout biais lié à la portée. Lorsqu’il nous restera des échantillons, ils seront mis à disposition d’autres membres de l’équipe ou du laboratoire travaillant sur des thématiques similaires ou ils seront utilisés pour des formations. Lorsque les nouveau-nés ne peuvent rentrer dans ce projet car la mise-bas a eu lieu un week-end ou un jour où nous ne pouvons pas expérimenter, les autres groupes de recherche du laboratoire expérimentant sur cette souche sont prévenus afin qu’ils puissent rentrer ces animaux dans leurs projets.

Raffinement

Lors de l’injection dans la moelle épinière d’outils génétiques, les animaux sont anesthésiés et ils reçoivent une injection d'analgésique. Tout au long de l’acte et de la phase de réveil, nous veillons à ce que les animaux soient en contact avec de la litière provenant de leur cage d'origine afin qu'ils soient en présence d'odeurs familières. Afin de limiter le cannibalisme maternel, nous essayons de réduire le stress des mères (1) en leur fournissant une grande quantité de matériel de nidification, (2) en ne les manipulant qu’avec des tunnels et (3) en essayant au maximum que les petits gardent leur odeur initiale quand on les sépare de la mère (litière de la cage d’origine). Nous favoriserons l'administration orale du produit pharmacologique dissout dans une solution appétente, une approche douce qui devrait minimiser le stress des animaux. Le personnel sera formé à la réalisation de cette méthode, qui sera ensuite soigneusement contrôlée pour minimiser tout risque de douleur, de souffrance ou de stress supplémentaire. Pour minimiser le stress et l'inconfort liés aux injections dans la cavité abdominale du produit pharmacologique, nous veillons à utiliser des aiguilles de petite taille pour réduire au maximum la douleur au site d'injection. Après chaque injection, les animaux sont surveillés attentivement pendant 10 minutes pour détecter tout signe de détresse ou de complications. Il est probable que l'administration du produit pharmacologique altère la fonction locomotrice des animaux. Dans ce cas, une surveillance accrue sera réalisée afin de détecter toute anomalie. Si des altérations trop importantes sont observées, un changement de modèle sera envisagé. Dans le cas où les animaux injectés présenteraient des déficits locomoteurs les empêchant d’accéder à la nourriture, des croquettes seront déposées dans le fond de la cage. Pour limiter le stress des animaux lors des tests comportementaux, nous veillons à ce que les animaux soient en contact avec de la litière provenant de leur cage d'origine afin qu'ils soient en présence d'odeurs familières. Une période d’habituation de 15 minutes par jour pendant 4 jours est respectée dans la pièce d’expérimentation avant le début de passages d’essai qui seront réalisés durant 10 min pour familiariser les animaux avec chaque dispositif, réduisant ainsi l’impact du stress lié à la nouveauté et à la manipulation.

Choix des espèces

La souris est l'espèce la plus pertinente pour notre étude car (1) ce modèle est très bien maitrisé dans notre équipe de recherche et (2) notre projet implique l'utilisation de souris transgéniques. Les injections d’outils génétiques dans la moelle épinière des souris seront réalisées à la naissance (âge : 0-2 jours). Les souris seront ensuite mises à mort à trois stades clés du développement : prénatal (âge : 5-7 jours), post-sevrage (âge : 25-30 jours) et adulte (âge : 50- 60 jours) afin de suivre l’évolution des interactions entre les cellules gliales au cours du développement à l’aide d’une technique d’imagerie. Selon les cas, les animaux recevront des administrations d'un produit pharmacologique à trois stades de développement distincts : stade embryonnaire 10 et 11 jours, de 5 jours à 10 jours après la naissance (périnatal) ou de 25 jours à 30 jours après la naissance (post-sevrage). Ce produit aura pour effet d’inactiver les cellules gliales. Nous pourrons alors explorer l’effet de l’inactivation des cellules gliales à des périodes clés du développement sur le schéma locomoteur (tests comportementaux) et l’organisation anatomique du CPG (analyses tissulaires de la moelle épinière). Les tests comportementaux seront réalisés sur souris adultes (âge : 50-60 jours).

Étude du réseau mitochondrial in vivo

(NTS-FR-745203v1 – 11/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 54
Souffrances
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 54

Une chirurgie cérébrale de quarante-cinq minutes à une heure, puis une injection dont le porteur attend une douleur, un gonflement, une proptose et un traumatisme oculaire : 54 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau. Certaines sont imagées éveillées, la tête maintenue immobile. L'objectif reste exploratoire, vérifier qu'une sonde fluorescente permet de suivre le réseau mitochondrial dans le cortex vivant, et le porteur indique qu'aucune approche statistique n'a été retenue puisque l'étude fonctionne en go/no-go. Il justifie le choix de la souris par la proximité de son système nerveux central avec celui de l'être humain et par la facilité à obtenir des animaux génétiquement modifiés.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de tester si une technique d'imagerie (microscopie 2 photons) nous permettrait de visualiser et de quantifier la activité mitochrondrial in vivo

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre l’activité de l’ensemble du réseau mitochondrial dans le cortex cérébral in vivo. Elle fournira de nouvelles pistes d’exploration pour l’étude du métabolisme cellulaire in vivo. Les maladies mitochondriales constituent un ensemble de maladies génétiques, souvent héréditaires. Elles peuvent avoir un impact majeur sur le pronostic vital des patients, et il n’existe actuellement aucun traitement curatif. La mise au point d’une sonde fluorescente permettant d’étudier la dynamique du réseau mitochondrial contribuera, à long terme, à une meilleure compréhension de la physiopathologie des maladies mitochondriales et, par la suite, à l’élaboration de nouvelles pistes thérapeutiques pour leur traitement.

Procédures

- Les souris recevront, une injection (3 minutes maximum). 1 heure, 24 heures ou 48 heures plus tard, les souris suivront une chirurgie terminale sans réveil (5 minutes). - Les souris suivront une chirurgie cérébrale (entre 45 minutes et 1 heure). Deux semaines plus tard, ils recevront une injection unique (3 minutes maximum). 1 heure, 24 heures ou 48 heures plus tard, les souris suivront une séance d’imagerie sous analgésie et anesthésie générale pour certains et pour d’autres à l’état vigile avec séances d’habitation aux séances d’imagerie.

Impact sur les animaux

- Injection sous anesthésie gazeuse, qui entraînera un stress léger lié à l’anesthésie. Suite à l’injection, les effets indésirables attendus sont une douleur, un gonflement autour du site d'injection, une proptose et un traumatisme oculaire. - Injection sans anesthésie: Stress léger lié à la contention (moins d’une minute), douleur légère (moins d’une minute) due à l’injection, gonflement autour du site d'injection. - Chirurgie cérébrale : Stress léger lié à l’anesthésie, douleur, hypothermie, faible perte de poids, déshydratation, faible risque d’infection au site d’incision, immobilité, diminution de l’interaction avec les congénères. - Imagerie sous anesthésie : Stress léger lié à l’anesthésie, hypothermie. - Imagerie chez les animaux éveillés : stress léger lié à la contention de la tête.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé.

Remplacement

Plusieurs phases de ce projet ont été effectuées in vitro sur différentes lignées cellulaires . Actuellement, nous souhaitons analyser si cette sonde fluorescente est également adaptée à l’étude de l’ensemble du réseau mitochondrial in vivo, en temps réel. Cela nous permettra de mieux comprendre la physiologie de ce réseau dans les circuits neuronaux du cortex cérébral. L'utilisation d'animaux est donc inévitable.

Réduction

Dans le cadre de cette étude pilote, plusieurs mesures sont mises en place afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. L'absence d’approche statistique se justifie par la nature exploratoire de l’étude, évitant ainsi d’inclure un grand nombre d’animaux pour des analyses quantitatives prématurées. De plus, l’approche "go/no-go" permet d’arrêter les expérimentations dès l’obtention de résultats concluants, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Enfin, l’utilisation de la microscopie sur des animaux imagés à plusieurs reprises dans des études longitudinales optimise la collecte de données et diminue le besoin d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Les mesures que nous avons mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales incluent l’utilisation d’anesthésie et d’analgésie, ainsi que des mesures de raffinement, notamment un contrôle continu de la température tout au long des procédures chirurgicales. Les animaux seront observés quotidiennement par l’expérimentateur, avec une surveillance renforcée pendant les phases expérimentales. L’évaluation des points limites, adaptés aux procédures, se fera selon une grille d’évaluation spécifique. En fonction des signes cliniques observés, des mesures conservatoires sont prévues, telles que des soins appropriés et l’administration de traitements antalgiques. Si la récupération ne s’effectue pas, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine. Cela contribue à mieux comprendre les mécanismes à une échelle cellulaire ainsi qu’au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modèle souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité́ des procédures chirurgicales.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2580
Souffrances
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Devenir
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 2580

2 580 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le bout de leur queue est coupé sous anesthésie pour les génotyper, et 486 d'entre elles sont utilisées dans les expériences proprement dites, réparties sur cinq ans. Ces souris portent des mutations qui provoquent une maladie d'Alzheimer : le porteur indique que les petits nés de femelles porteuses du gène hAPP meurent à un taux d'environ 15 % dans les six premiers mois, et que les souris porteuses du gène Tau pèsent 15 % de moins que les autres. Le projet cherche à savoir si une enzyme dégradant certains sucres aide les cellules immunitaires du cerveau à évacuer les dépôts de la maladie, travail fondamental dont le porteur tire l'ambition d'une "nouvelle stratégie de traitement". Dans la rubrique raffinement, il écrit que les lignées utilisées "ne présentent aucun problème physique ou physiologique".

Objectifs

Le projet de recherche vise à comprendre comment les molécules cérébrales appelées glycanes sulfatés régulent l'élimination des substances responsables de la maladie d'Alzheimer par les cellules immunitaires du cerveau dans des modèles de souris. Nous étudierons si un modèle de souris dont le gène d'une enzyme dégradant les glycanes sulfatés est augmenté ou un modèle de souris dont le gène d'une enzyme générant des glycanes sulfatés n'est pas fonctionnel dans les cellules immunitaires du cerveau, serait bénéfique pour l'élimination des substances responsables de la maladie d'Alzheimer in vivo. Des études animales sont nécessaires pour examiner ces possibilités de limiter la progression de la maladie par l'augmentation d'une enzyme de dégradation des glycanes sulfatés ou par l'élimination d'une enzyme génératrice ou d'une molécule de protéine présentatrice dans de cerveau de modèles murins de la maladie d'Alzheimer.

Bénéfices attendus

La modification des glycanes sulfatés dans les cellules immunitaires du cerveau in vivo aura un impact sur la recherche en matière de neuroinflammation et de neurodégénérescence. L'analyse des rôles régulateurs des glycanes sulfatés nous permettra de comprendre en détails les mécanismes moléculaires par lesquels les cellules immunitaires cérébrales éliminent les substances responsables dans le cerveau de la maladie d'Alzheimer. Notre analyse des cellules immunitaires du cerveau in vitro est applicable au criblage de composés chimiques susceptibles de potentialiser le traitement thérapeutique des patients affectés par la neurodégénérescence. Les résultats du profilage de l'expression des gènes et de la mise en évidence d'une expression génétique altérée permettraient de découvrir de nouvelles cibles pharmacologiques impliquées dans la cause de la maladie d'Alzheimer. Nos données déjà obtenues montrent que l'augmentation d'une enzyme dégradant les glycanes sulfatés améliore l'élimination des maladies cérébrales responsables de la maladie in vitro, indiquant la faisabilité du projet proposé et ouvrant la voie à de nouvelles approches pour contrôler les causes de la maladie d'Alzheimer. Les concepts innovants concernant la modification des glycanes sulfatés dans le cerveau seront étendus à un autre modèle murin de la maladie d'Alzheimer appelé tauopathie. Dans l'ensemble, notre objectif ultime est de développer une nouvelle stratégie de traitement de la maladie d'Alzheimer, afin de contribuer à l'amélioration de la santé et du bien-être, ainsi qu'au bien-être social et économique. Il s'inscrit dans la priorité nationale « Plan maladies neurodégénératives ».

Procédures

Le bout de la queue sera coupé pour le génotypage. Cette intervention sera effectuée sous anesthésie. Le nombre total d'animaux prévu pour cette intervention est de 2580. Les souris pour les experimentations seront mises à mort. L'anesthésie générale et l’analgésie seront appliquées avant l'euthanasie. Cette procédure sera effectuée pour toutes les souris nécessaires aux expériences, soit 486 souris au total sur 5 ans.

Impact sur les animaux

Les modèles de souris de la maladie d'Alzheimer, que nous utiliserons dans ce projet, présentent des déficits de la mémoire spatiale et de l'apprentissage. Les petits nés de femelles porteuses du gène responsable de la maladie, appelé hAPP, ont un taux de mortalité d'environ 15 % au cours des six premiers mois de leur vie. Les souris porteuses d'un autre gène responsable de la maladie, appelé Tau, ont un poids réduit de 15 % par rapport aux souris non transgéniques. Elles ont un taux de mortalité d'environ 3%. La coupe de la queue pour le génotypage entrainent une douleur légère de courte durée. Les souris seront mises à mort après anesthésie et analgésie.

Devenir

Pendant la durée de la procédure, les animaux seront maintenus en vie. Puis, à la fin du protocole, les souris seront euthanasiées selon la procédure et les organes seront prélevés afin que nous puissions effectuer les expériences planifiées.

Remplacement

Des lignées de cellules immunitaires cérébrales de souris immortalisées et des essais biochimiques et biologiques seront utilisés en parallèle dans le laboratoire. Les objectifs du projet proposé sont d'étudier les effets bénéfiques d'une enzyme de dégradation des glycanes sulfatés sur les fonctions des cellules immunitaires cérébrales et d'examiner si l'augmentation d'une enzyme de dégradation des glycanes sulfatés pourrait réduire la masse des matériaux responsables de la maladie dans le cerveau des souris modèles de la maladie d'Alzheimer in vivo en facilitant l'activité soutenue des cellules immunitaires cérébrales au fil du temps. Dans cette phase, l'utilisation d'animaux est essentielle.

Réduction

Le nombre de souris est réduit en utilisant chaque hémi-cerveau pour deux expériences différentes. Le nombre de souris par groupe est réduit au minimum afin de garder une analyse statistique fiable. Ce plan expérimental a déjà été publié dans la littérature ce qui permet de réduire au minimum statistique le nombre d'animaux nécessaires à l'étude.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe de cinq dans un milieu enrichi (un bâton, un tunnel ou dôme ou papier craft) dans des cages de taille suffisante et avec un accès libre à l’eau et à la nourriture. Le bien-être des animaux sera surveillé tous les jours. Les différentes lignées utilisées dans nos procédures ne présentent aucun problème physique ou physiologique. L'ensemble des procédures expérimentales seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Elles seront menées par du personnel qualifié et formé afin d’éviter tout stress ou inconfort de l’animal et avec une attention particulière sur la gestion de la douleur. Nous serons attentifs à observer si les animaux souffrent ou présentent un comportement anormal en lien avec le responsable du bien-être animal. Pour cela nous observerons les paramètres critiques définis par un ensemble de points limites. Les animaux présentant un de ces paramètres critiques seront euthanasiés. Pendant toute la durée du protocole, les animaux seront surveillés et si besoin traités pour empêcher la douleur.

Choix des espèces

La souris est l'animal classiquement utilisé pour les études sur la maladie d'Alzheimer. Les modèles murins de la maladie d'Alzheimer sont largement utilisés pour les études de recherche fondamentale. De plus, de nombreux outils sont disponibles chez la souris (anticorps, kit et appareil), permettant une exploitation maximale des tissus obtenus. Des souris âgées de 3 mois, 6-9 mois et 15-18 mois seront utilisées. Dans le modèle de souris de la maladie d'Alzheimer, qui surexprime le gène responsable de la maladie, appelé hAPP, les niveaux de matériaux responsables de la maladie dans une région particulière du cerveau, importante pour la mémoire, commencent à augmenter vers l'âge de 6 semaines. Les substances pathogènes deviennent évidentes dans les régions particulières du cerveau nécessaires à la mémoire. Ce phénotype est progressif, avec des pics importants à l'âge de 8-10 mois. Une augmentation significative de l'activation des cellules immunitaires du cerveau a été observée dans ces régions à l'âge de 6-9 mois. Dans le modèle de souris qui exprime l’autre gène responsable de la maladie, appelé Tau, les matériaux responsables de la maladie qui affectent directement les cellules neuronales et provoquent une perte de mémoire commencent à apparaître vers l'âge de 6 mois. Ces phénotypes ont fait l'objet de nombreuses publications dans le monde entier et ont permis d'accumuler des données utiles pour l'étude de la maladie d'Alzheimer.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

Jusqu'à cinq séances de trente minutes d'enregistrement des démangeaisons, puis cinq autres séances de trente minutes de stimulation au toucher léger : 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Après un rasage sous anesthésie, elles reçoivent des injections locales d'une substance qui déclenche des démangeaisons chez l'humain, et le porteur décrit des démangeaisons spontanées d'intensité faible à modérée réparties sur les vingt à trente minutes qui suivent chaque injection. Le projet cherche à identifier quels nerfs de la peau cette substance active, avec l'espoir de traiter un jour les démangeaisons de l'eczéma ou du psoriasis. La substance n'est jamais nommée, désignée d'un bout à l'autre du résumé comme "la substance étudiée".

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'identifier les nerfs de la peau activés par une substance induisant des démangeaisons chez l’homme. Pour cela, il étudiera si la substance étudiée est capable d'augmenter les démangeaisons induites par des substances de référence, qui induisent des démangeaisons en activant des nerfs bien identifiés. Inversement, il étudiera si ces substances augmentent les démangeaisons induites par la substance étudiée.

Bénéfices attendus

Actuellement, il n'existe aucun traitement spécifique des démangeaisons induites chez l’homme par la substance étudiée. Mieux connaître leurs mécanismes permettra à terme de développer des traitements spécifiques pour les soulager. Identifier les nerfs affectés est une première étape d'étude des mécanismes impliqués. Les bénéfices de ce projet en termes d’avancées scientifiques et thérapeutiques pourraient aussi s’étendre aux démangeaisons présentes dans d’autres maladies (eczéma, psoriasis).

Procédures

1) Rasage de la future zone d’injection, réalisé 1 fois sous anesthésie, éventuellement renouvelé 1 fois, durée maximale de 5 minutes. 2) Injection locale des substances de référence (1 ou 2 fois), de la substance étudiée (1 fois) et/ou d’une substance-contrôle (1 fois), durée maximale de 30 secondes.

Impact sur les animaux

1) Stress de faible intensité lors de l’anesthésie générale (durée < 5 min, réalisée 1 fois). 2) Stress et inconfort lors des manipulations et de l’injection (durée < 5 min, réalisées 2 fois ou 4 fois). 3) Stress lors de l’enregistrement des démangeaisons spontanées dans un espace dédié (durée 30 min ; réalisé 3 ou 5 fois). 4) Stress lors des mesures des démangeaisons induites par le toucher léger dans un espace dédié (durée 30 min, réalisées 3 ou 5 fois). 5) Démangeaisons spontanées localisées, d’intensité faible à modérée, intermittentes, d’une durée < 2 secondes chacune, réparties pendant 20-30 minutes suivant l’injection (réalisée 2 ou 4 fois). 6) Démangeaisons localisées induites par à un toucher léger, d’intensité très faible, d’une durée < 1-2 secondes uniquement en réponse au toucher léger appliqué. Épreuve réalisée 3 ou 5 fois, durée 30 min.

Devenir

En fin de procédure, il est prévu la mise à mort de tous les animaux (480) car leur exposition à la substance étudiée interdit leur réutilisation, replacement ou adoption et/ou ils sont destinés à des prélèvements post-mortem de tissus à des fins d'analyses.

Remplacement

Depuis plus de 10 ans, nous étudions les effets de la substance sur des modèles cellulaires. Nous avons montré l’implication de plusieurs mécanismes qui, cependant, peuvent aussi être à l’origine d’autres sensations que les démangeaisons, que nos modèles cellulaires ne permettent pas de distinguer. Nous continuerons à utiliser ces modèles cellulaires pour cette étude mais nous ne pouvons donc pas nous passer de l’expérimentation animale pour étudier les mécanismes des démangeaisons induites. Un 2ème aspect est l’implication de multiples types cellulaires dans les démangeaisons. Ces cellules ne peuvent pas être rassemblées dans un modèle cellulaire. Nous ne pouvons pas nous passer de l’expérimentation animale pour prendre en compte l’ensemble de ces types cellulaires.

Réduction

L’ensemble du projet a été conçu en vue de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés sans compromettre les objectifs ou l’analyse statistique des résultats. Étant donnée la variabilité́ des démangeaisons induites par la substance, nous prévoyons 20 animaux/groupe pour garantir des résultats robustes. Cependant, nous réaliserons toujours une 1ère série d’expériences sur 12 souris (minimum pour que des résultats se dessinent) suivie de son analyse, et ne complèterons que si nécessaire d’après ces 1ers résultats. Le nombre d’animaux prévu est un maximum qui sera réduit autant que possible en pratique.

Raffinement

Les responsables du projet mettront en œuvre des mesures pour assurer et maintenir le bien-être de chacun des animaux : enrichissement des cages (matériel de nidification et igloo), habituation des animaux aux manipulations et aux tests, renforcement positif (coupelle de gel appétant en récompense pendant l'habituation), points limites et stratégie d’analgésie. Des points limites prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

La souris est l’espèce la plus couramment utilisée comme modèle d’étude des démangeaisons. Le développement des nerfs impliqués dans les démangeaisons évolue chez la jeune souris jusqu’à l’âge de 3-4 semaines. Leur état de développement est stable à partir de l’âge de 5 semaines. Les souris âgées ne sont pas appropriées du fait de modifications physiologiques dues à l’âge. Nous utiliserons des animaux adultes âgés de 8 à 16 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2668
Souffrances
▲ 548
▲ 958
▲ 1162
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2668

2 668 souris vont être utilisées, toutes tuées en fin de procédure pour prélever leurs organes. 548 subissent des procédures menées sous anesthésie sans jamais être réveillées, 958 un niveau de souffrance léger et 1 162 un niveau modéré. Les femelles gestantes reçoivent des injections dans l'abdomen et des antibiotiques dans leur eau de boisson pendant toute la gestation, puis les mères, les embryons et les souriceaux sont tués. Le projet vise à décrire comment les microglies participent à la fermeture de la barrière hémato-encéphalique pendant le développement, les liens annoncés avec l'autisme et la schizophrénie restant lointains et conditionnels. Le porteur affirme que les cultures cellulaires et les organoïdes ne reproduisent pas les signaux venus du reste du corps, et conclut à la nécessité d'un "organisme entier".

Objectifs

Les objectifs du projet sont centrés sur l'étude du rôle des principales cellules immunitaires du cerveau, les microglies dans le développement et le fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique (BHE), une structure essentielle qui régule les échanges entre le cerveau et le reste du corps. La BHE joue un rôle clé dans le contrôle des substances et des cellules qui entrent et sortent du cerveau, et des défauts dans son fonctionnement sont impliqués dans diverses pathologies cérébrales, allant des troubles neurodéveloppementaux aux maladies neurodégénératives. Cependant, les mécanismes précis de ces dysfonctionnements et leur implication dans ces maladies demeurent largement incompris. Il est donc primordial de mieux comprendre comment la BHE se développe et interagit avec les cellules cérébrales, tant en conditions physiologiques que pathologiques. Nous voulons explorer : (1) comment les microglies interagissent avec la BHE pendant le développement, (2) leur impact sur la maturation des vaisseaux sanguins et la fermeture de la BHE ; et (3) l’influence de l’environnement maternel sur ces processus. Grâce à des études sur des modèles murins, nous espérons mieux comprendre le rôle des microglies dans la formation de la BHE et leur implication dans certaines maladies cérébrales.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment se forment et fonctionnent certaines structures du cerveau, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE), qui protège le cerveau et contrôle les échanges avec le reste du corps. Les microglies, des cellules qui jouent un rôle clé dans le cerveau, interagissent avec cette barrière dès le développement embryonnaire, mais ces interactions sont encore mal comprises. Des anomalies dans la formation de ces structures sont liées à des pathologies cérébrales, notamment dans les maladies du développement. Ce projet pourrait offrir des bénéfices importants pour notre compréhension de certaines maladies neurologiques, qui représentent un enjeu majeur de santé publique. Des troubles comme l’autisme et la schizophrénie touchent une grande partie de la population et ont des conséquences profondes sur le quotidien des personnes affectées. En comprenant mieux ces mécanismes, ce projet pourrait contribuer à éclairer des processus fondamentaux du développement du cerveau et offrir des pistes pour mieux comprendre certains troubles, ouvrant potentiellement de nouvelles voies pour la prévention et le traitement.

Procédures

Injection intrapéritonéale de molécules. La durée de l’injection est estimée à 2 minutes. Administration d’antibiotiques dans l’eau du biberon au moins une semaine avant la mise en accouplement et pendant toute la durée de la gestation.

Impact sur les animaux

Lorsqu'un animal doit recevoir une injection dans l'abdomen, il est parfois nécessaire de le maintenir immobile pendant un court instant. Cette manipulation peut provoquer un stress temporaire chez l'animal, qui pourrait perturber son comportement habituel et entraîner des signes d'anxiété. De plus, l'ajout de certains traitements dans l'eau de son biberon peut parfois réduire la quantité d'eau qu'il boit, ce qui pourrait éventuellement affecter son poids. Ces aspects sont attentivement surveillés pour garantir le bien-être des animaux tout au long des procédures.

Devenir

Toutes les mères traitées ainsi que les embryons, souriceaux et adultes seront euthanasiés en fin de procédures afin de réaliser un prélèvement d’organes.

Remplacement

L’étude du rôle des microglies, des cellules de défense du cerveau, dans la formation et le fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique (BHE) pendant le développement prénatal nécessite l’utilisation d’un organisme entier, comme la souris. En effet, cette barrière est influencée par de nombreux signaux provenant du reste du corps, comme des hormones, des facteurs immunitaires et la circulation sanguine, qui modulent de manière dynamique ses fonctions. Ces signaux aident à guider le comportement des microglies, leur migration et leur intégration dans le cerveau ainsi qu’à la création d’une barrière efficace et sélective, capable de protéger le cerveau des substances indésirables. Les interactions entre les microglies et la BHE dépendent de nombreux facteurs du corps entier, qui sont difficiles à reproduire dans des expériences en laboratoire. Les systèmes en culture cellulaire (in vitro) ou les modèles réduits (organoïdes) ne peuvent pas reproduire les interactions complexes et les signaux venant de l’ensemble de l’organisme, ce qui ne permet pas d’étudier en profondeur des processus encore mal compris. Dans le cadre de ce projet, nous poursuivons nos recherches précédentes sur la façon dont les différentes cellules du cerveau se développent et interagissent pour former des circuits neuronaux et gliaux complexes. Pour observer ces processus dans leur contexte naturel et complet, un modèle vivant, comme la souris, est essentiel. Ce modèle nous permettra d’étudier comment les microglies et la BHE interagissent et réagissent aux signaux provenant du reste du corps pendant le développement. Toutefois, dès que cela sera possible et avant d'étudier ces mécanismes dans l'organisme vivant, nous testerons certains gènes candidats sur des cellules en culture pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux phénotypes que nous observerons, avant de les analyser plus en détail in vivo.

Réduction

Notre projet est conçu pour réduire au maximum le nombre de souris utilisées, tout en garantissant des résultats fiables et précis. Nous avons pris en compte la nécessité d'obtenir plusieurs échantillons pour vérifier que les résultats sont cohérents et reproductibles, tout en limitant les influences des différences biologiques (comme le sexe ou les caractéristiques génétiques) et environnementales (par exemple, les effets de l'interaction avec la mère). Pour garantir la stabilité génétique des souris et lorsque cela est possible, nous réalisons ces croisements de manière à obtenir à la fois des animaux témoins et des mutants issus de la même portée. Cette méthode permet de comparer des animaux génétiquement similaires, réduisant ainsi les variations liées à la génétique, et évite les risques de dérive génétique que pourrait engendrer des croisements consanguins. En optimisant cette approche, nous réduisons la variabilité des résultats, ce qui permet de diminuer le nombre d'animaux nécessaires. Nous avons également optimisé la taille des groupes expérimentaux pour garantir des résultats statistiquement fiables avec un nombre réduit d'animaux. Grâce à notre expérience passée, nous avons déterminé que 8 animaux (4 de chaque sexe) suffisent pour obtenir des résultats significatifs tout en respectant les critères de rigueur scientifique. Cela permet de minimiser l'impact sur les animaux tout en maintenant la robustesse des conclusions. De plus, dans nos différentes expériences, si les premiers tests (comme l’observation des tissus au microscope ou l’analyse de la barrière qui protège le cerveau) ne donnent pas de résultats clairs, nous ne réaliserons pas les autres expériences prévues (comme les analyses biochimiques, génétiques ou sur des cellules en laboratoire). Cette approche permet d’utiliser moins d’animaux tout en conservant la rigueur de nos recherches. Enfin, après le sevrage des souriceaux, les mères qui n'ont pas été traitées pourront être réutilisées pour de nouveaux accouplements, ce qui contribue également à réduire le nombre total d'animaux nécessaires, tout en respectant les normes éthiques et scientifiques de notre projet.

Raffinement

Les conditions dans lesquelles les souris sont élevées, hébergées et soignées sont soigneusement optimisées pour minimiser au maximum toute douleur, souffrance, stress ou dommage à long terme. Notre priorité est de réduire l'inconfort des animaux. Par exemple, des éléments comme des dômes en carton, du coton et des baguettes en bois seront ajoutés pour permettre aux femelles de construire un nid plus confortable, réduire leur stress et favoriser l'usure naturelle de leurs dents. De plus, en dehors des périodes d'accouplement, les souris seront maintenues en groupes pour favoriser leur bien-être social. Pendant les périodes d’accouplement, les souris sont dès que possible groupées par lot de deux pour ne pas qu’elles soient isolées. Les animaux traités, ou dont la mère a été traitée, seront quotidiennement surveillés jusqu'à leur euthanasie. Si une souris ou un souriceau présente des signes de souffrance ou de stress, tels que des souriceaux hors du nid, des difficultés à se nourrir (absence de lait dans l'estomac), une posture anormale, des problèmes de croissance, de la léthargie, l'absence de nid ou un pelage négligé, l’expérimentateur pourra consulter l'équipe de l'animalerie ou un vétérinaire pour évaluer la situation et, si possible, administrer un traitement approprié. En cas de souffrance grave ne pouvant pas être traitée, l’animal sera immédiatement retiré du projet et euthanasié, sur décision de l’expérimentateur ou du personnel de l’animalerie, si l’expérimentateur n’est pas disponible. Cette approche garantit que le bien-être des animaux est toujours une priorité.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux de laboratoire largement utilisées pour étudier le fonctionnement du corps et les effets de ses dysfonctionnements à différents niveaux, que ce soit au niveau du comportement, du fonctionnement physiologique ou des organes. Elles sont également essentielles pour créer des modèles qui nous aident à mieux comprendre certaines maladies humaines. Leur grande similarité génétique avec l'homme, combinée à la possibilité d'utiliser un grand nombre de souris modifiées génétiquement, en fait un excellent choix pour répondre à nos questions de recherche. En outre, leur cycle de reproduction rapide et leur petite taille facilitent leur gestion tout en permettant d’étudier une espèce ayant un développement proche de celui des humains. La courte période de gestation des souris, ainsi que le nombre élevé d’embryons, nous permettent de générer suffisamment d'animaux pour mener plusieurs expériences à partir de quelques parents seulement. Dans le cadre de nos recherches en cours et pour tirer parti des outils génétiques disponibles dans notre laboratoire, nous continuerons à utiliser ce modèle de souris.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Les souris de ce projet développent seules une maladie neurologique, avec perte de poids, retard de croissance, faiblesse musculaire et troubles de l'équilibre ou de la marche. 180 d'entre elles vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et tuées à un âge choisi ou dès qu'un point limite est atteint, pour que leurs organes soient examinés. Le porteur écrit pourtant que "les animaux ne vont pas subir d'intervention", la procédure consistant à les laisser tomber malades et à les observer. Leurs géniteurs, eux, retournent à l'accouplement pour produire d'autres animaux atteints.

Objectifs

Il existe plus de 1 000 maladies neurologiques d'origine génétique, dont plus de 500 affectent l’appareil neuromusculaire. La grande majorité d’entre elles ne disposent d’aucun traitement. Pour une fraction significative des cas (>30 %), l'origine moléculaire reste inconnue. L'objectif de ce projet est d'identifier de nouveaux modèles de maladies neurogénétiques apparaissant spontanément chez les souris de laboratoire élevées couramment pour d'autres projets. L’identification des défauts moléculaires chez la souris est partiellement facilitée par l’uniformité du fond génétique des souris de laboratoire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont l’identification des nouveaux défauts moléculaires responsables de maladies neurologiques utilisables comme nouveaux modèles de maladie neurologique pour la recherche biomedicale. L’identification de nouveaux modèles de maladies neurogénétiques est une étape indispensable pour progresser dans la compréhension des mécanismes des maladies et pour favoriser le développement de nouveaux traitements.

Procédures

Les animaux ne vont pas subir d'intervention. Ils seront suivis régulièrement afin mettre en évidence l'apparition ou non de phénotypes dommageables puis ils seront mis à mort dès qu'ils atteindront l'âge requis pour un prélèvement d'organes post-mortem ou s'ils atteignent les points limites établis dans cette procédure. Leurs géniteurs seront remis en accouplement afin de générer d'autres animaux malades.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet pourront développer des problèmes neurologiques se manifestant avec une perte de poids, un retard de croissance, une faiblesse musculaire, des troubles locomoteurs ou de l'équilibre.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure et prélevées à différents âges pour vérifier les changements histologiques et biochimiques associés à leur pathologie.

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer ce modèle par un modèle in vitro, car les modèles cellulaires ne peuvent pas reproduire des problèmes neurologiques.

Réduction

Nous réduisons au maximum le nombre d'animaux à utiliser, en nous limitant à utiliser seulement la fratrie, ainsi que les géniteurs des animaux développant des nouveaux phénotypes neurologiques d’apparition spontanée qu’on avèrera être d’origine génétique. Les fratries composées d'aucun animal à phénotypes dommageable ne seront pas étudiées.

Raffinement

Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal), les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets (maisons, copeaux, papier…). Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel compétent. En cas d’apparition de symptômes, nous ajoutons de la nourriture directement dans les cages, et utilisons des biberons avec tétine longue, pour permettre aux animaux de s'alimenter plus facilement. Si l'état des animaux atteint les points limites fixés, ils seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour les maladies neurologiques humaines, car l'organisation de son système nerveux est très similaire à celles de l'homme. A priori, il est impossible de savoir si les nouvelles souches auront une diminution de l’espérance de vie. Il est donc impossible d'établir à quel âge les animaux vont développer un phénotype neurologique, quel phénotype neurologique, ni si cela sera sévère. Il sera nécessaire de poursuivre une étude d’observation clinique dans le temps pour déterminer ces éléments. Les souris seront utilisées à divers stades post-naissance, avant qu’elles ne développent les points limites définis.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 252000
Rats : 840
Souffrances
▲ -
▲ 252840
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 252840

Cinq à dix secondes de contention et l'extrémité de la queue coupée, parfois un second morceau prélevé à l'oreille : c'est ce que subissent 252 000 souris et 840 rats sur cinq ans. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger et le geste se pratique sur des animaux de cinq à dix jours, avant le sevrage. Il sert à lire leur patrimoine génétique et à garder ceux qui portent les mutations utiles aux travaux de l'institut sur les maladies du cerveau, les autres étant tués. Rien dans le résumé ne justifie ce total de 252 840 animaux, le porteur indiquant seulement que les accouplements sont "optimisés pour produire un maximum d'animaux avec des génotypes d'intérêt".

Objectifs

L'objectif direct du projet est de prélever du tissu de souris et de rats afin de caractériser génétiquement ces animaux pour des études de pathologies cérébrales.

Bénéfices attendus

Fournir des animaux aux génotypes d’intérêt pour les projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP d’expérimentation) et caractériser génétiquement des lignées pour optimisation de la gestion des élevages.

Procédures

Prélèvement de l'extrémité de la queue, 1 fois de durée 5-10 secondes. Exceptionnellement, un deuxième prélèvement à l'oreille, 1 fois durée 10 secondes.

Impact sur les animaux

Douleur et stress légers de courte durée lors du prélèvement de tissu.

Devenir

Les animaux du génotype d'intérêt sont utilisés dans les projets de recherche de l'Institut. Les animaux qui n'ont pas le bon génotype sont mis à mort.

Remplacement

Préalablement à l'expérimentatio animale des méthodes alternatives dont les cellules en culture et organoïdes on été utilisées. Néanmoins, ces modèles ne permettent pas d'étudier le cerveau dans sa globalité et en interaction avec d'autres organes.

Réduction

La production des souris génétiquement modifiées est basée sur les besoins expérimentaux établis de façon statistique. Les schémas d’accouplement sont optimisés pour produire un maximum d’animaux avec des génotypes d'intêret. Quand cela est possible nous utilisons des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage. Les élevages des lignées non utilisées sont arrêtés.

Raffinement

La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée ce qui limite les effets indésirables, le stress et la douleur. Les animaux sont maintenus dans des groupes sociaux dans un environnement enrichi et des points limites ont été mis en place pour éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal largement utilisé en recherche biomédicale en raison de sa facilité de manipulation, de la disponibilité d'un grand nombre de lignées génétiquement modifiées et des similarités avec l'homme, permettant des comparaisons pertinentes entre les deux espèces. Le rat aussi est une espèce proche de l'homme dont son intérêt comme modèle expérimental. Animaux de 5-10 jours jusqu'au sevrage ou à l'âge adulte si un second prélèvement est nécessaire.

MOTORHEAD2 2/2

(NTS-FR-715838v1 – 01/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 750
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

Deux semaines d'acclimatation, puis une chirurgie du crâne sous anesthésie pour injecter un virus dans le cerveau et poser une fenêtre crânienne ou un implant. Trois à quatre semaines de récupération, un déménagement vers un second établissement, sept jours pour s'y faire, une nouvelle anesthésie pour fixer une barre en titane sur la tête. Vient enfin le contrôle hydrique, un à deux mois de restriction d'eau pendant lesquels les 750 souris, la tête immobilisée, travaillent jusqu'à une heure par jour à une tâche de choix, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont ensuite tuées pour qu'on vérifie au microscope si les injections avaient bien atteint les coordonnées visées.

Objectifs

La prise de décision est un processus crucial qui régit chacun de nos comportements les plus évolués. Tandis que nous apprenons de notre environnement et prenons des décisions sur la base de ces connaissances, nous conservons également la capacité d’adapter notre comportement face aux modifications soudaines de l’environnement. Cette adaptation serait favorisée par l’équilibre entre les comportements d’exploitation (c'est-àdir l'utilisation des connaissances déjà disponibles pour obtenir un gain connu) et ceux d’exploration (c'est-à-dire la recherche d’options plus favorables). Cette hypothèse résulte des études cognitives menées chez l'homme, les primates non humains et les rongeurs. L’objectif général de ce projet est d’étudier les mécanismes cérébraux responsables de la transition entre comportements d’exploitation et d’exploration chez la souris. De nombreuses structures corticales et sous-corticales pourraient participer à ce phénomène. En particulier, des recherches récentes proposent que le cortex moteur secondaire (M2) des rongeurs constitue un noeud critique permettant le contrôle flexible des actions volontaires. Ce constat est étayé par la spécificité de cette structure ayant un rôle démontré dans les comportements flexibles. Ce projet qui se déroule dans deux établissements utilisateurs vise donc à éclairer le rôle du cortex moteur secondaire pour décider quand explorer ou quand exploiter l'environnement. Pour cela, nous utiliserons l’imagerie cérébrale des structures d’intérêts lorsque la souris est soumise à un test comportemental permettant de quantifier les comportements d’exploitation et d’exploration. Enfin, nous testerons le rôle causal des connexions neuronales identifiées pendant l'exploration et l'exploitation en effectuant des manipulations sélectives des différentes voies sous-corticales.

Bénéfices attendus

Cette étude est avant tout un projet de science fondamentale visant à comprendre les principes neuronaux permettant l’adaptation de la prise de décision dans des environnements changeants. Au-delà de cet aspect fondamental, ce projet possède une forte composante translationnelle. En effet, l'accent mis sur l'exploitation-exploration des actions volontaires est central dans les neurosciences cognitives, en particulier pour la recherche sur les primates humains et non humains. En outre, l'incapacité à résoudre efficacement le compromis exploitation-exploration est une caractéristique frappante de plusieurs troubles mentaux comme la schizophrénie, les troubles de l’attention et de l’hyperactivité et la depression. En conséquence, ces patients présente moins de flexibilité d’apprentissage, s’adaptent moins aux nouveaux environnements, utilisent des strategies habituelles et présentent une extinction plus rapide des apprentissages. Notre projet permet d’étudier ces paramètres chez l’animal lors d’une tâche comportementale pour comprendre le rôle des régions cérébrales impliquées.

Procédures

Les animaux seront d’abord acclimatés à leur hébergement dans le premier établissement utilisateurs pendant 2 semaines. Puis les animaux seront soumis à une chirurgie avec injection d’un virus puis pose d’une fenêtre crânienne ou pose d’un implant. Ces chirurgies se feront sous anesthésie, tous les animaux auront une injection de virus, 250 animaux auront une chirurgie avec pose d’une fenêtre crânienne et 500 animaux la pose d’un implant. Après 3 à 4 semaines de récupération et de surveillance post-opératoire, les animaux seront déplacés dans le deuxième établissement utilisateurs puis acclimatés à leur nouvelle animalerie pendant 7 jours. Ensuite, les animaux auront une anesthésie pour permettre la pose d’une barre en titane nécessaire au comportement qui se fait en « tête restreinte », ils seront soumis à contrôle hydrique qui durera entre 1 et 2 mois. Pendant cette période, les animaux auront l’étape de comportement avec 3 phases : l’habituation (7 jours), l’apprentissage (10 jours) et le contrôle (au minimum 1 mois). Pour la phase d’habituation les animaux auront des essais durant 20 minutes. Pendant la phase d’habituation et de contrôle, les animaux auront au maximum une session d’une heure par jour.Les chirurgies pour l'injection du virus puis la pose d'une fenêtre crânienne ou la pose d'un implant se feront dans le premier établissement utilisateur. La pose de la barre en titane, le contrôle hydrique ainsi que le comportement auront lieu dans le second établissement utilisateur.

Impact sur les animaux

Le projet peut induire des effets indésirables sur les animaux : ● Le risque de douleur durant la chirurgie● Le risque de douleur aiguë liée à la récupération post-opératoire. ● Le risque d’infection des implants. ● Le contrôle hydrique ● Contention « tête-restreinte »

Devenir

A l’issue des procédures les animaux sont mis à mort. Il est nécessaire de réaliser des contrôles histologiques ou des expériences d’immunohistochimie sur les cerveaux fixés afin de valider les coordonnées des sites d’injection des virus et des sites d'enregistrement.

Remplacement

L’étude des mécanismes de la prise de décision est un enjeu sociétal et économique majeur des neurosciences modernes, comme le relèvent de nombreuses situations humaines inadaptées (prise de risque, addiction au jeu, compulsivité, troubles psychiatriques). Par définition, ces mécanismes ne peuvent être étudiés que chez des animaux vigiles confrontés à une situation de choix. Dès lors, aucun des modèles in vitro ne peut être utilisé ici. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision et permettra de jeter les bases d'études plus appliquées.

Réduction

La nature innovante des méthodes utilisées (imagerie biphotonique chronique, et optogénétique chronique), ainsi que la qualité de la mise en œuvre des procédures (basée sur une expertise reconnue de l’expérimentateur) permettront de réduire significativement le nombre des animaux. En effet, certaines tâches dans les procédures mettent en jeu des techniques non invasives et non douloureuses qui seront réalisées de façon quotidienne pendant le comportement chez le même animal. Ces techniques modernes permettent donc de façon intrinsèque de réduire dramatiquement le nombre d'animaux utilisés, avec une qualité de mise en pratique assurant la reproductibilité des expérimentations entre les laboratoires. Par ailleurs, afin de limiter le nombre d’expériences et donc d’animaux, la taille de nos groups expérimentaux est définie par l’utilisation de tests statistiques.

Raffinement

Le projet comprend des chirurgies qui se feront sous anesthésie générale avec une couverture antalgique grâce à la buprénorphine injectée avant et après la chirurgie. Une injection de Mélloxicam en sous cutanée sera réalisée après la chirurgie pour augmenter la durée de la couverture analgésique. La couverture antalgique agira dès le réveil de l’animal et sera maintenue avec une injection de Buprénorphine et de Méloxicam24h post chirurgie. Si l’animal montre des signes de souffrance de nouvelles injections seront réalisées toutes les 24h. La procédure d’implantation, bien que non invasive et non douloureuse se fera malgré tout sous anesthésie générale avec une couverture antalgique qui agira dès le réveil de l’animal et qui sera maintenue si l’animal montre des signes de souffrance. La procédure d’anesthésie a été raffinée et permet d'être rapidement inversée par l’injection d’une solution de réveil, permettant ainsi d’éviter au maximum les problèmes et inconforts liés à une anesthésie pharmacologique. Les animaux ne sont jamais isolés mais maintenus en groupe sociaux (5 par cage avec nourriture adaptée et enrichissement : nid, maison et tunnel) et manipulés/habitués quotidiennement par le même expérimentateur. Les tests comportementaux sont ainsi réalisés lors des phases actives des souris et elles ne sont pas dérangées lors de leurs phases inactives. Les résultats avec des souris en cycle inversé seront plus pertinents sur le plan éthologique et fourniront des données plus fiables si elles sont menées pendant la phase sombre, alors que les souris sont normalement éveillées et actives. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée (2 fois par jour) après le contrôle hydrique. Les animaux sont transférés entre les deux EU qui sont situés dans le même bâtiments dans leurs cages d'hébergement avec des chariots spécifiques. Les cages sont placées dans des sacs en kraft pour les isoler de la lumière et de tout contact visuel.Des points limites spécifiques suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. L’organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, les propriétés du néocortex de la souris ont de nombreuses similitudes avec le néocortex des autres mammifères, y compris les humains. Par ailleurs, les mêmes mécanismes comportementaux qui nous intéressent ici (transition exploitation / exploration) sont en jeu chez les primates humains, non-humains, et les rongeurs, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez le rongeur à l’espèce humaine sans avoir recours à des primates non-humains. Les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris seront donc largement transférables à l'homme, et permettront de mieux comprendre les mécanismes synaptiques en jeu dans la prise de décision en général tout en jetant les bases d'études plus appliquées chez les humains. Le projet sera réalisé sur des animaux de 6 semaines ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stables le temps de nos protocoles, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 400
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Six heures de sommeil retirées chaque jour, onze jours de suite : une partie des rats de ce projet est mise ainsi dans un état censé reproduire la phase maniaque du trouble bipolaire. 400 rats vont être utilisés, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, l'autre moitié un niveau modéré, tous tués pour prélever leurs organes. Chacun peut subir l'implantation chirurgicale d'une pompe à lithium, jusqu'à quatre séances d'imagerie d'une heure sous anesthésie générale et jusqu'à huit prises de sang par séance, l'ensemble visant à comprendre comment agit un médicament prescrit depuis soixante-dix ans. Le rat a été préféré à la souris parce que son cerveau est plus gros, son volume sanguin plus important et sa réponse comportementale plus régulière.

Objectifs

Le trouble bipolaire est un trouble psychiatrique chronique grave qui touche 1 % de la population adulte. Il se caractérise par des fluctuations de l'humeur tout au long de la vie, allant d'épisodes dépressifs à des épisodes maniaques. Le lithium en est le traitement de référence depuis 70 ans, grâce à ses propriétés stabilisatrices de l'humeur. Cependant, son mécanisme d'action est assez méconnu, tant au niveau moléculaire que cellulaire. Des études récentes montrent que le lithium peut modifier la façon dont les neurones communiquent entre eux. Ces effets pourraient aider à protéger les cellules nerveuses et favoriser leur croissance et leur équilibre. Notre objectif est d’étudier et comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de ces effets neuroprotecteurs du lithium. Pour y parvenir, nous souhaitons mener notre étude à l’aide de l’imagerie par tomographie par émission de positons (TEP) sur des modèles animaux du trouble bipolaire. Deux modèles animaux représentatifs et bien documentés du trouble bipolaire sont utilisés dans cette étude car ils apportent des informations complémentaires pour comprendre les troubles comportementaux et les altérations cellulaires et moléculaires qui sont impliquées dans ce trouble : un modèle « pharmacologique » obtenu par administration d’un inhibiteur de la dopamine ; et un modèle « environnemental » obtenu par privation temporaire de sommeil. Ces modèles reproduisent l’état maniaque, qui est la phase la plus sensible et caractéristique de la pathologie chez l'humain. Nous utiliserons plusieurs radiotraceurs TEP permettant de mettre en évidence des mécanismes moléculaires impliqués dans l’intégrité cérébrale et dans la plasticité synaptique. Ces études d’imagerie seront complétées par une analyse des comportements impliqués dans cette pathologie (mémoire, anxiété, préférence sociale) afin de les corréler aux données d’imagerie et ainsi d’analyser l’impact du lithium sur ces troubles aux niveaux cellulaires et moléculaires.

Bénéfices attendus

Comprendre les mécanismes d’action de lithium dans le cadre des troubles bipolaires augmenterait considérablement notre compréhension de la physiopathologie de cette maladie et du mode d'action thérapeutique du lithium. Nos résultats faciliteront le développement de nouveaux traitements. Ils doivent aussi permettre le développement de nouveaux marqueurs précoce de la pathologie et de la réponse au traitement et devrait améliorer la prise en charge des patients.

Procédures

Chirurgie pour l’insertion des pompes osmotiques pour la diffusion de lithium ; Cette opération sera effectuée sous anesthésie générale avec un temps d’intervention d’environ 10 minutes ; la pompe de diffusion est insérée dès le début de traitement au lithium et reste en place pendant toute la durée du protocole (3 semaines maximum) Prélèvement sanguin, une fois par semaine (3 prélèvements maximum ;10 min maximum pour la préparation de l’animal et le prélèvement), pour quantifier la concentration de lithium dans le sang. Examen d’imagerie TEP, sous anesthésie générale (4 examens maximum/animal ; 1h/examen, intervalle minimum entre 2 examens 24 à 48 h). Des prélèvements (n=8 maximum) de sang pour l’étude de métabolisme du radiotraceur seront réalisés sous anesthésie générale pendant l’examen TEP.

Impact sur les animaux

Mise en place du modèle animal « pharmacologique » : . L’injection peut provoquer un stress lié à la contention des animaux et à l’acte d’injection lui-même. Mise en place du modèle animal « environnemental » : Privation de sommeil (privation de 6h de sommeil par jour pendant 11 jours consécutifs). A la fin de la période de privation de sommeil, l’animal est remis chaque jour dans sa cage conventionnelle pour pouvoir récupérer. Les nuisances attendues sont une fatigue, un stress, une angoisse. Les deux modèles sont connus pour provoquer des signes d’hyperactivité qui mime l’état maniaque caractéristique des personnes atteintes de troubles bipolaires. Au réveil post-anesthésie des sessions d’imagerie, les rats peuvent être désorientés et stressés. En dehors de la mise en place des modèles, d’autres facteurs sont potentiellement sources de stress : la manipulation fréquente ou l'environnement de laboratoire. Les signes de stress peuvent inclure des changements comportementaux, une posture recroquevillée, et une réponse réduite aux interactions sociales. Le traitement de lithium pourrait engendrer une perte de poids.

Devenir

Les animaux seront mis a mort pour une récupération des organes et une analyse moléculaire des tissus prélevés.

Remplacement

Il n’existe pour l’instant aucun modèle alternatif, non animal, capable de mimer les signes cliniques neurologiques du trouble bipolaire et permettant d’étudier les mécanismes de la maladie aux niveaux cellulaires et moléculaires et de suivre à cette échelle les effets du médicament lithium. En raison de limitations techniques et règlementaires, il n’est pas possible d’effectuer ces études chez l’homme vivant

Réduction

En combinant des techniques d'imagerie non invasives, une analyse statistique et l'utilisation de logiciels spécialisés pour optimiser la taille des échantillons tout en garantissant des résultats fiables et reproductibles, nous minimisons l'impact sur les animaux. Notamment, la tomographie par émission de positons (TEP) permet de réaliser plusieurs examens d'imagerie sur le même animal au fil du temps. Elle permet de suivre la progression de la maladie et la réponse aux traitements chez le même sujet, augmentant ainsi la puissance statistique sans augmenter le nombre d'animaux.

Raffinement

Une semaine d’acclimatation est prévue après l’arrivée des animaux dans l’installation. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages des animaux. Un suivi de l’état des animaux est pratiqué de façon régulière (tous les 36-48h). Tous les examens d’imagerie sont réalisés sous anesthésie générale afin de minimiser le stress de l’animal. Une anesthésie avec une analgésie sera appliquée avant la chirurgie. La perfusion de lithium par pompe osmotique a été préférée à l’administration de lithium dans la nourriture afin d’éviter une aversion alimentaire chez les animaux traités. Les animaux seront suivis quotidiennement. L’état de santé de l’animal est évalué selon des critères précis. Si l’un des paramètres n’est pas satisfaisant alors une prise en charge adaptée est mise en place. ,. Des points limites, sont définis et peuvent aboutir à l’exclusion de l’animal de l’étude si necessaire.

Choix des espèces

Le modèle de trouble bipolaire chez les rongeurs est validé dans la littérature scientifique et largement utilisé. Le rat a été préféré à la souris car : - Le volume de son cerveau est plus important et adapté à l’imagerie cérébrale ; - Son volume sanguin plus important facilite les prélèvements sanguins ; - Une variabilité dans la réponse comportementale a été rapportée chez les modèles souris de troubles bipolaires (pharmacologique ou environnemental), mais pas chez le rat. Les animaux utilisés sont des jeunes adultes (6 à 8 semaines ±une semaine), ce qui correspond à la période de la vie où la maladie est le plus souvent diagnostiquée chez l’humain Les animaux utilises sont des jeunes adultes (6 à 8 semaines ±une semaine). Le TB est souvent diagnostiqué à cet âge chez l’homme. .

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 964
Souffrances
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 964

Les femelles sont tuées pour qu'on récupère leurs embryons, et les embryons pour qu'on prélève leur cerveau. 964 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 164 femelles gestantes subissent une ouverture de l'abdomen sous anesthésie, jusqu'à quarante-cinq minutes, puis vivent seules en cage de une heure à une semaine, et 800 embryons reçoivent dans le cerveau, à travers un capillaire de verre, une injection que le porteur qualifie lui-même de douleur aiguë et modérée. Sur ce total, 20 femelles et 160 embryons servent à former de nouveaux intervenants aux gestes.

Objectifs

Notre recherche est orientée vers l’étude des maladies du développement du cerveau d’origine génétique. En particulier, l’objectif principal de notre travail est de mieux comprendre, au cours de ce processus complexe de développement, les mécanismes nécessaires à la maturation des cellules souches neuronales en neurones. Ici nous souhaitons comprendre comment le contrôle de la synthèse protéique participe au développement du cerveau. Nous avons récemment mis en évidence un rôle clé des acides ribonucléiques de transfert qui sont des petites molécules adaptatrices de la traduction protéique. Cependant, il reste à étudier comment les voies moléculaires liées à ces molécules adaptatrices contribuent à la génération des neurones. Nous souhaitons donc étudier la teneur en molécules adaptatrices dans les cellules souches neuronales et les neurones à différents stades du développement du cerveau in vivo chez la souris. Pour isoler les différentes populations cellulaires présentes à des stades clés, nous nous appuyons sur une technologie dite FlashTag qui consiste en l’injection, dans les cerveaux d’embryon de souris, d’une molécule fluorescente. En mettant à mort les animaux à des temps variés après injection nous pouvons marquer différentes populations cellulaires dont la date de naissance correspond au stade auquel l’injection a eu lieu. En combinant FlashTag et le tri de cellules basé sur la fluorescence (FACS) , nous souhaitons isoler des populations pures de cellules à différents stades du développement sur lesquelles nous réaliserons un séquençage des acides nucléiques de transfert. Nous avons 3 objectifs : 1. déterminer si, au sein des cellules proneuronales, les quantités d’acides ribonucléiques de transfert varient au cours du développement 2. déterminer si, au cours de la spécialisation de la cellule en neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert sont différentes. 3. déterminer si, au cours de la maturation du neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert varient Au total, un nombre de 144 souris gestantes, soit environ 640 embryons (+512 embryons de stade inférieur aux 2/3 de gestation) seront utilisés dans cette étude. Nous ajouterons 20 femelles et 160 embryons pour la formation de nouveaux intervenants

Bénéfices attendus

Notre étude permettra de comprendre la fonction du contrôle de la synthèse protéique dans le développement du cerveau.

Procédures

164 femelles gestantes vont subir une chirurgie abdominale (laparotomie) unique, réalisée sous anesthésie générale et analgésie. La durée totale de la chirurgie n'excèdera pas 45 minutes. La cicatrisation peut induire une douleur modérée et une plus grande sensibilité aux éventuelles infections. Elles seront par la suite placées dans des cages individuelles, mais auront toujours un contact visuel et auditif avec leurs congénères pour des durées variant entre 1 h et 1 semaine selon l’objectif visé. Les souriceaux (n=640) vont subir une injection dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin au stade embryonnaire (entre 1 et 5 secondes) entrainant une douleur aigue et modérée.

Impact sur les animaux

La barrière cutanée des femelles gestantes sera rompue en plusieurs endroits, il en résulte une douleur modérée lors de la cicatrisation et une plus grande sensibilité aux éventuelles infections. Elles seront par la suite placées dans des cages individuelles et de ce fait privées de congénère pendant quelques jours de convalescence, en gardant un contact visuel et auditif, induisant un stress léger. Les souriceaux vont subir une injection dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin aux stades embryonnaires (E12, E13, E14, E15, E16 et E17), entrainant une douleur aigue et modérée.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du projet. Les femelles sont mises à mort pour collecter les embryons ou après la collecte des nouveaux nés. Les embryons ou nouveaux nés sont mis à mort pour prélever les cerveaux.

Remplacement

L’utilisation de l’expérimentation animale pour nos travaux est rendue nécessaire par la complexité de l’environnement du cortex cérébral qui ne peut pas être recréé par des approches in vitro. Le développement du cerveau est très bien caractérisé chez la souris, ce qui nous permet de déterminer les stades du développement auxquels nous intervenons.

Réduction

Nous garderons à l’esprit notre responsabilité de diminuer au maximum le nombre d’animaux expérimentés tout en atteignant la significativité statistique avec le test adéquat. De plus, certaines expériences seront utilisées dans 2 objectifs : nous pourrons utiliser les données de l’objectif 1 dans l’objectif 2.

Raffinement

Nous prendrons en compte avec la plus grande attention le bien être de nos animaux. L’élevage et la reproduction de nos animaux se font dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress pour l’animal, notamment avec l’ajout de nid et de tunnel dans les cages d’hébergement. L’intervention chirurgicale sera effectuée sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur. Nous vérifions que les animaux mangent, s’abreuvent et se toilettent normalement. La cicatrice au niveau du ventre de la mère et le site d’injection sont surveillés et en cas d’infections importantes à ce niveau, ou de douleur manifeste, les animaux sont euthanasiés immédiatement. Des points limites ont été déterminés et seront appliqués.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour comprendre la fonction du contrôle de la synthèse des protéines dans le développement du cerveau. Les étapes du développement du cerveau sont très bien caractérisées chez la souris ce qui nous permet de déterminer les stades auxquels nous intervenons. La chirurgie pratiquée dans ce projet est réalisée en routine au laboratoire sur cet animal. Les femelles gestantes seront utilisées à maturité sexuelle car elles doivent être gravides. Les embryons seront injectés à différents stades du développement du cerveau avec une molécule fluorescente. Ils seront mis à mort à des stades précis, et les cellules fluorescentes triées pour répondre aux questions des différents objectifs : 1. déterminer si, au sein des cellules proneuronales, les quantités d’acides ribonucléiques de transfert varient au cours du développement 2. déterminer si, au cours de la spécialisation de la cellule en neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert sont différentes. 3. déterminer si, au cours de la maturation du neurone, les quantités d’acides nucléiques de transfert varient

Une analyse comportementale de l’autisme

(NTS-FR-346853v1 – 01/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 396
Souffrances
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 396

Privée d'eau pendant vingt-trois heures pour servir de démonstrateur d'émotion positive, une partie des 396 souris passe ensuite des tests comportementaux de dix à trente minutes. Toutes portent des mutations censées reproduire des traits de l'autisme et vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau. Aucun des tests n'est nommé, alors que chaque animal doit être évalué dans plusieurs contextes comportementaux pour permettre les corrélations recherchées. Le porteur écrit qu'"aucune souffrance inhérente n'est prévue pour les souches utilisées", dans un protocole qui repose sur la privation d'eau et sur la mesure de l'anxiété.

Objectifs

L’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui se manifeste dans divers domaines, notamment les interactions sociales, les comportements répétitifs et le traitement sensoriel. Une compréhension approfondie des liens entre ces symptômes ainsi que les comorbidités associées, comme l’anxiété, est essentielle pour un diagnostic précis, une meilleure gestion des symptômes, le développement d’approches thérapeutiques innovantes et l’identification de biomarqueurs diagnostiques. Ce projet vise à capturer la nature complexe et multifacette des phénotypes associés à l’autisme en étudiant des modèles murins de manière intégrée et exhaustive. En évaluant chaque animal dans plusieurs contextes comportementaux, nous pourrons réaliser des analyses de corrélation pour identifier les relations potentielles entre différents comportements et déterminer si certains déficits comportementaux coexistent ou s’expriment de manière indépendante. Ce type d’approche intra-sujet permet d’établir une vision plus complète et précise des interactions entre symptômes, ce qui renforce la validité des modèles animaux. De plus, cette étude permettra d’identifier des sous-types de phénotypes qui reflètent l’hétérogénéité de l’autisme humain. En intégrant ces données, nous espérons identifier des regroupements symptomatiques spécifiques qui non seulement amélioreront notre compréhension des mécanismes de l’autisme, mais faciliteront aussi le développement de traitements ciblés et personnalisés pour une gestion plus efficace de ce trouble.

Bénéfices attendus

Des études de dépistage à grande échelle menées aux États-Unis suggèrent que la prévalence de l’autisme est de 1 enfant sur 34. Bien qu’il n’existe pas d’études de cette ampleur en Europe, la prévalence de l’autisme y est probablement similaire. Ce projet vise à approfondir notre compréhension des mécanismes comportementaux liés à l’autisme. En capturant de manière détaillée la diversité des phénotypes autistiques dans des modèles murins, nous cherchons à mieux comprendre les interactions entre les symptômes sociaux, sensoriels et cognitifs, et à identifier des profils distincts permettant de regrouper des symptômes en sous-types spécifiques. Cette approche aide à mieux représenter l’hétérogénéité des troubles autistiques, facilitant ainsi le diagnostic différentiel et ouvrant la voie à une classification plus nuancée de l’autisme. Grâce à l’identification de regroupements symptomatiques et de biomarqueurs potentiels, ce projet contribuera à l’élaboration de méthodes de diagnostic plus précises. En outre, cette compréhension approfondie des symptômes fournit des bases solides pour le développement de traitements ciblés et personnalisés, adaptés aux besoins spécifiques de chaque sous-type phénotypique. Nous planifions également d’explorer les liens entre les symptômes de l’autisme et les comorbidités associées, comme l’anxiété. En comprenant mieux ces relations, les cliniciens pourront concevoir des approches thérapeutiques qui tiennent compte de ces interactions, optimisant ainsi la gestion des symptômes et améliorant la qualité de vie des personnes autistes.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests comportementaux de durée variable (10min à 30min).

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux peuvent provoquer du stress ou de l’anxiété chez les animaux. Les démonstrateurs d’émotion positive, utilisés pour évaluer la valence émotionnelle, seront privés d'eau pendant 23 heures avant de retrouver un accès libre à l'eau.

Devenir

Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.

Remplacement

Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des mesures comportementales, pour lesquelles l’utilisation d’un modèle animal est indispensable et ne peut être remplacée par des études in vitro ou in silico. Les modèles animaux plus simples, comme la mouche du vinaigre, ne conviennent pas à notre projet, car ils ne présentent pas la diversité de comportements que nous cherchons à caractériser. Les études cliniques humaines, de leur côté, ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental, car elles impliquent une population fragile, sans homogénéité génétique ni contrôle strict des conditions environnementales. Les souris partagent avec l’humain de nombreux gènes et circuits neuronaux impliqués dans les comportements sociaux et sensoriels, ce qui en fait un modèle pertinent pour l’étude des bases neurodéveloppementales de l’autisme. Bien que certaines différences existent, ces similitudes permettent d’obtenir des résultats transposables, posant ainsi les bases de futures recherches cliniques.

Réduction

Une conception expérimentale rigoureuse garantira la reproductibilité des résultats et, grâce à des techniques d’analyse statistique appropriées, permettra de minimiser le nombre d’animaux utilisés. Les mêmes animaux seront intégrés à toutes les tâches comportementales afin de réduire les besoins en effectifs. Le nombre d’animaux est calculé à 396.

Raffinement

Tous les résultats scientifiques concernant les facteurs influençant le bien-être des animaux, ainsi que leur capacité à ressentir et à exprimer la douleur, la souffrance, l'angoisse et les dommages durables, seront pris en compte. Les expériences seront conçues et réalisées de la manière la plus éthique possible. Le matériel adéquat sera mis à disposition des personnes autorisées, compétentes et dûment qualifiées, qui respecteront rigoureusement les procédures mises en place. Aucune souffrance inhérente n'est prévue pour les souches utilisées dans les expériences. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : l'utilisation d'un tunnel ou des mains en forme de coupe. Un tube en carton et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de garantir la poursuite de tous les comportements normaux de l'animal. Les animaux seront placés dans des cages collectives afin de garantir des interactions sociales. Tous les animaux seront habitués dans la pièce d’expérimentation avant chaque tache comportementale. Des points limites spécifiques et des mesures conservatrices pour la procédure sont définis.

Choix des espèces

La souris transgénique a été sélectionnée pour rester cohérente avec les études antérieures effectuées au sein de notre équipe. À ce jour, la souris est le seul mammifère pour lequel il est possible, de manière routinière, de modifier le génome afin de créer des modèles de maladies humaines. L'étiologie de l'autisme étant fortement génétique, les modèles transgéniques, basés sur la manipulation (suppression ou modification) des gènes à haut risque pour l’autisme, sont considérés comme des modèles ayant une forte « valeur de construction » (les gènes à haut risque pour l’autisme sont conservés au cours de l'évolution entre l'homme et la souris). De plus, ces modèles présentent une « valeur de face » élevée, c'est à dire que les symptômes observés chez les souris transgéniques (comme les déficits sociaux, les comportements répétitifs et l’anxiété accrue) reproduisent fidèlement certains aspects comportementaux de l’autisme chez l’humain. Les expériences comportementales seront effectuées sur des animaux adultes âgés de 8 à 12 semaines.