Système respiratoire

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Souris : 3663
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3663 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet crée et entretient une lignée transgénique, avec puçage et biopsie de la queue sous anesthésie, puis induit un asthme dit sévère par des sensibilisations et des challenges répétés, une partie des souris subissant une trachéotomie sous curarisation. Les reproducteurs sont tués vers huit à dix mois et les génotypes intermédiaires éliminés. Le porteur affirme n'avoir jamais observé de gêne respiratoire ni d'altération du bien-être malgré l'asthme induit, et juge "indispensable" le modèle transgénique in vivo pour étudier le rôle d'une protéine dans les éosinophiles.

Objectifs

L'asthme est l'une des maladies chroniques les plus courantes dont la prévalence augmente dans le monde. Les cas les plus graves sont résistants aux traitements actuels. Il est urgent d'améliorer la prise en charge de ces patients asthmatiques sévères et de pouvoir proposer de nouveaux traitements prévenant les crises d'asthme mortelles. L'identification de nouvelles cibles pharmacologiques et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques devraient permettre de relever ce défi dans lequel s'inscrit notre projet. Récemment, nous avons identifié le rôle majeur d’une protéine (Rac1) qui régule la contraction et la prolifération du muscle des voies respiratoires. Nous avons démontré que la suppression spécifique du gène Rac1 dans le muscle bronchique empêche l'hyperréactivité et le remodelage des bronches chez les souris asthmatiques. Grâce à notre modèle expérimental d'asthme sévère, nous avons également identifié la population de cellules inflammatoires présentant une sur-activité de Rac1 : les globules blancs (éosinophiles). Notre objectif est maintenant d’identifier le rôle de Rac dans cette population cellulaire au cours de l’asthme sévère. Ainsi, nous devons générer une lignée murine n’exprimant pas spécifiquement la protéine Rac1 dans les éosinophiles . Ce travail permettra de confirmer l’intérêt thérapeutique d’inhiber Rac1 chez les patients asthmatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de générer une lignée murine unique permettant l’analyse du rôle de Rac1 spécifiquement dans les éosinophiles. Grâce à notre protocole expérimental d’asthme, nous pourrons également déterminer le rôle de Rac1 dans les éosinophiles au cours de l’asthme. La réalisation de cette étude déterminera si la protéine Rac1 est une nouvelle cible thérapeutique pour cette pathologie.

Procédures

Trois semaines après leur naissance, les souriceaux seront sevrés. De ce fait, ils seront anesthésiés afin d’être pucés ou bagués pour identification ; au même moment, un prélèvement d’un bout de queue sera fait afin de les génotyper. Pour l’élevage, les animaux en reproduction seront gardés jusqu’à l’âge de 8-10 mois pour effectuer cette fonction après quoi ils seront mis à mort. Dans le cadre du protocole d’asthme, les animaux seront soumis au protocole de sensibilisation à 4 reprises, avec 7 jours de repos entre chaque sensibilisation. Chaque sensibilisation dure quelques minutes par souris au maximum (hors anesthésie). Par la suite, les animaux seront soumis au protocole de challenge à 6 reprises. La fréquence de 1 challenge par jour pendant 3 jours (répété 1 fois avec 1 semaine de repros entre les « deux groupes » de challenge) est nécessaire pour induire le phénotype recherché.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de la procédure d’élevage, il n’y a pas de nuisance prévue. Néanmoins, il est possible d’observer des cas de cannibalisme des parents sur leurs petits ou agressivité dans le couple. Dans ce cas, les animaux seront exclus de l’aspect reproduction et mis à mort. De plus, des cas de dystocies peuvent être observées chez les femelles qui seront alors mises à mort. Dans le cadre de la procédure visant à induire l’asthme sévère : les souris seront anesthésiées durant les étapes de challenge et de sensibilisations, ce qui limitera le stress ressenti. Lors de l'exploration des fonctions respiratoires, un stress pourra être ressenti par les animaux en raison de la restriction d’espace dans la chambre. Pour prévenir ce stress, les souris seront habituées environ 3 jours avant l’expérimentation, en les laissant quelques minutes dans la chambre. De plus, lors de l’expérimentation, avant d’entamer les nébulisations, les souris seront laissées quelques minutes dans la chambre pour faciliter encore leur acclimatation. L’analyse des résistances pulmonaires, plus invasive, s’effectue sur des souris anesthésiées et curarisées. Une trachéotomie est donc réalisée. Pour limiter la douleur une injection d'analgésique est réalisée 20 minutes avant la trachéotomie. Nous souhaitons ajouter que bien que l’objectif soit d’induire un asthme sévère, le mot sévère indique seulement un phénotype équivalent aux patients résistants aux traitements corticoïdes. De plus, nous pratiquons ce protocole depuis plusieurs années et il n’a jamais été observé de gêne respiratoire en raison de l’induction de l’asthme. En effet, on observe même que des souris laissées 1 mois dans leur cage après le dernier challenge retrouvent un état symptomatique et inflammatoire équivalent à celui des souris n’ayant pas subi le protocole d’asthme. Il n’est donc pas attendu de phénotype délétère dans ce nouveau modèle expérimental ni d’impact sur le bien-être animal. Cette supposition s’appuie sur le fait que les corticoïdes sont les traitements classiques des asthmatiques sévères qui visent notamment les éosinophiles. Les patients, comme les modèles animaux, traités aux corticoïdes n’ont pas d’altération du bien-être.

Devenir

Pour l’élevage : les animaux nécessaires au maintien de la lignée sont gardés en vie. Les génotypes intermédiaires seront mis à mort. Protocole asthme : animaux mis à mort en fin de procédure

Remplacement

L’objectif de ce projet est l’étude du rôle de la protéine Rac1 dans le polynucléaire éosinophile au cours de l’asthme sévère. Pour répondre à notre problématique scientifique, nous avons établi un modèle d’étude in vitro sur des progéniteurs hématopoïétiques qui ont été différenciés en éosinophiles matures. Bien que nos résultats démontrent un rôle majeur de Rac1 dans la physiologie de l’éosinophile, notamment dans sa fonction de dégranulation, il nous manque la composante pathologique de l’asthme pour approfondir notre recherche. C’est pourquoi un modèle in vivo est indispensable à la poursuite de ce projet. De plus, notre objectif étant d’identifier les rôles de Rac1 spécifiquement dans l’éosinophile, un modèle transgénique où l’expression de la protéine est déplétée spécifiquement dans ces cellules inflammatoires est la méthode la plus précise et rigoureuse que nous pouvons mettre en place. Ainsi, pour valider ou non nos hypothèses scientifiques et répondre à nos problématiques de projet, l’étude in vivo sur une lignée transgénique est indispensable.

Réduction

Pour l'élevage, les croisements ont été optimisés pour obtenir le plus rapidement possible nos animaux d’intérêt. Pour notre projet asthme, des groupes de 12 souris seront nécessaires pour réaliser une analyse statistique robuste pour les différentes approches mises en œuvre. Ne connaissant pas l’impact du sexe sur les paramètres observés, mâles et femelles seront étudiés. Si nous n’observons pas d’effet sexe, le nombre de souris sera alors divisé de moitié. Enfin, les manipulations seront réalisées en duplicat afin de prévenir un effet observé dû au groupe d’étude. Cependant, pour réduire au maximum le nombre d’animaux, les analyses seront regroupées au maximum.

Raffinement

Dans le cadre de la procédure élevage, lors de la mise en accouplement, l’alimentation des mères est enrichie. Pour enrichir le nid, du coton est ajouté en plus des frisottis. Afin de ne pas perturber les relations parents-petits, le change est décalé à minimum J+3 après la mise bas ; une étiquette est apposée pour signaler ce report. De plus, pour limiter le stress, le nid parental est conservé pendant le change. Afin de faciliter l’accès à la nourriture aux petits lors des sevrages, des croquettes sont mises directement dans la cage. Les gestes invasifs tel que le bagage et le prélèvement de biopsie sont réalisés sous anesthésie générale. Dans le cadre des procédures expérimentales, les animaux anesthésiés et curarisés seront placés sur un tapis chauffant afin d’éviter une hypothermie. De plus, l’utilisation d'un analgésique adapté permettra d’atténuer la douleur lors de la trachéotomie. Du fait d’une durée longue de l’anesthésie, une injection sous-cutanée d’un bolus réchauffé de solution saline injectable sera réalisée pour éviter toute hypotension de l'animal. Pour l'exploration des fonctions respiratoires, et pour limiter le stress des souris, une acclimatation sera mise en œuvre en laissant les souris seules quelques minutes dans la chambre quelques jours avant et durant l’expérimentation.

Choix des espèces

Dans notre modèle murin d’asthme, nous retrouvons l’endotype éosinophilique de l’asthme allergique décrit chez les patients asthmatiques sévères. En effet, un fort infiltrat éosinophile est observé au niveau pulmonaire, contrairement à d’autres espèces animales. De plus, on observe chez la souris les mêmes composantes physiopathologiques de l’asthme que chez les patients : une inflammation exacerbée, une hyper réactivité bronchique et un remodelage des voies aériennes. Les autres modèles animaux pouvant reproduire un asthme sévère sont essentiellement le cheval, le chat et le cochon-dinde. Or, nous ne disposons pas de modèles transgéniques exprimant la CRE recombinase sur le promoteur de l’éosinophile peroxydase, ni les séquences lox autour du gène Rac1 chez ces animaux. Les animaux seront utilisés à un âge entre 8 et 10 semaines pour effectuer les reproductions, afin que les animaux soient matures sexuellement. Cependant, pour la procédure visant à rendre les animaux asthmatiques, les animaux utilisés seront âgés d’environ 7 semaines afin d’avoir un système immunitaire optimal permettant une bonne mise en place du phénotype pathologique. De plus, certains prélèvements comme la récupération de moelle osseuse doivent être réalisés sur des animaux qui ne sont pas trop âgés afin que les progéniteurs hématopoïétiques soient suffisamment nombreux pour obtenir une culture d’éosinophile, et pas trop jeunes afin d’avoir une maturité du système immunitaire suffisante. Pour toutes ces raisons les prélèvements seront effectués sur des animaux à 13 semaines.

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Furets : 6
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6 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le titre annonce un vaccin contre la tuberculose, mais aucun vaccin n'est administré, les furets ne recevant que du sérum physiologique et servant à entraîner le personnel aux gestes techniques, jusqu'à douze prises de sang, un lavage broncho-alvéolaire, la pose de puces télémétriques et des administrations intratrachéales sous anesthésie générale. Ils sont tués à la fin pour prélever une banque de tissus témoins destinés aux projets suivants. Le porteur affirme qu'aucun système in vitro ne reproduit la complexité du tissu pulmonaire et décrit le furet comme un bon modèle pour remplacer le blaireau.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans un projet scientifique plus global visant à étudier la vaccination contre la tuberculose. Le modèle furet est utilisé pour la première fois dans nos conditions d’expérimentation. L’objectif est de permettre au personnel d’acquérir une maîtrise des actes classiquement utilisés dans les projets en infectiologie sur le modèle furet et plus particulièrement dans l’étude de la tuberculose animale. Pour ce projet, 4 animaux (sexe indifférent, en fonction des possibilités d'approvisionnement) seront utilisés. Ce projet a deux finalités : 1) Il répond à la réglementation en expérimentation animale en vigueur concernant la maitrise et le maintien du savoir-faire du personnel en particulier animalier. Ce projet a en effet pour objectif de les former à la mise en œuvre de gestes techniques (manipulation et contention, anesthésie générale, prise de sang, pose de puces télémétriques, administration par voie intratrachéale ou par voie digestive, injections intramusculaire et sous-cutanée et lavage broncho-alvéolaire) et à l’utilisation du modèle furet dans le cadre de projets de recherche impliquant un agent pathogène respiratoire. 2) Constituer une banque de tissus d’animaux sains qui serviront de contrôles pour les expériences ultérieures. A l’issue du projet, les animaux seront mis à mort afin de prélever une variété de tissus. Le personnel animalier est habitué à l’utilisation d’animaux vivants (animaux de rente et animaux de laboratoire) et au respect du bien être animal. Les furets seront hébergés dans leur nouvel environnement pendant une durée de 2 semaines avant les premières interventions (période d'acclimatation à l'environnement et période d'habituation au personnel). Ils seront hébergés dans des cages reliées entre elles par un sytème de tunnels. Plusieurs types d’enrichissement seront proposés : hamac, jouets.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont doubles : 1) Permettre la mise en place du modèle furet et l’acquisition d’un savoir-faire expérimental nécessaire à la recherche en infectiologie et plus particulièrement dans le cadre de l’étude de la vaccination contre la tuberculose. En effet, ce projet permettra d’optimiser les techniques (manipulation et contention, anesthésie générale, prise de sang, pose de puces télémétriques, administration par voie intratrachéale ou par voie digestive, injections intramusculaire et sous-cutanée et lavage broncho-alvéolaire) mais aussi de tester et adapter le matériel (enrichissement, télémétrie sur des animaux sains, friandises). 2) Constituer des banques de tissus et d’échantillons de sang pour réduire l’utilisation d’animaux lors des prochains projets. Tous ces échantillons et prélèvements constitueront les contrôles pour les prochains projets qui visent à étudier la réponse immunitaire après vaccination par le BCG (Bacille de Calmette et Guérin). Autrement dit, grâce aux prélèvements réalisés dans ce projet, il ne sera pas nécessaire d’avoir un lot contrôle non vacciné dans les prochaines études sur furet/BCG. Les prélèvements de sang permettront d’acquérir des données sur la population des cellules immunitaires d’animaux sains. Les différents tissus et organes prélevés à l’issue du projet constitueront une banque d’échantillons témoins. Par ailleurs, une partie de ces prélèvements sera également envoyée dans des plateformes spécialisées dans le marquage histologique des tissus. Il est également envisagé d’établir une grille de bien-être qui pourra être utilisée lors des prochains projets.

Procédures

Les animaux ne recevront que du sérum physiologique stérile. Il peut y voir des hématomes liés aux différentes injections. Les injections pourront être différées. Il peut y voir des soucis anesthésiques (cas rares) liés à la réaction propre à chaque individu face aux molécules d’anesthésies. Au cours des 3 mois du projet, chaque furet sera soumis au maximum à : - 12 prises de sang : au maximum 1 prélèvement par semaine. Une prise de sang dure quelques secondes - 1 LBA (lavage-broncho-alvéolaire) qui dure 2 à 5 min - 6 administrations en IM (intra musculaire) ou SC (sous cutanée), qui durent quelques secondes - 3 administrations par voie digestive, qui durent 2 à 5 minutes - 3 administrations en intra-trachéale, qui durent quelques secondes - 1 pose d’implant contraceptif en SC (sous cutanée), qui dure quelques secondes - 2 poses de puces télémétriques qui durent quelques secondes Tous ces actes se feront sous anesthésie générale pendant 5 à 30 minutes selon la nature et le nombre d’actes effectués

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pourraient être liés à une mauvaise réaction des animaux à l’anesthésie générale ou à un des gestes techniques qui induirait une réaction inflammatoire locale, un hématome ou une infection. En raison de leur hébergement en groupe, d'éventuelles blessures infligées par les congénères sont possibles (griffure, morsure…)

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l’issue du projet afin de constituer une banque de tissus d’animaux sains qui serviront de contrôles pour les expériences ultérieures.

Remplacement

A ce jour, il n’existe aucun système in vitro ou méthode alternative permettant de reproduire la complexité du tissu pulmonaire et les processus complexes de recrutement des cellules immunitaires. Le blaireau est l’espèce cible pour l’étude de la tuberculose mais les expériences sur cette espèce sauvage sont difficiles à mettre en œuvre. Cependant, il a été démontré par la communauté scientifique que le furet est un bon modèle pour remplacer le blaireau.

Réduction

Pour ce projet, le nombre d’animaux minimal a été fixé à 4 pour favoriser d’une part le lien social entre les animaux, pour avoir suffisamment d’échantillons biologiques qui soient statistiquement pertinents pour la suite du projet et enfin pour avoir la possibilité d’expérimenter les interventions sur différents animaux et former plusieurs personnes. Le nombre d’animaux utilisés pour fournir des échantillons « contrôle » a été déterminé grâce à un test statistique de calcul de la puissance ou de l'effectif nécessaire en utilisant un test de comparaison de deux échantillons indépendants. Un maximum d’analyses sera effectué sur chaque animal (cellules immunitaires, cytokines, expression des gènes, histologie, évaluation de la charge vaccinale). Ces animaux seront utilisés pour fournir les échantillons « contrôle » d’un projet qui se déroulera ultérieurement. Ces animaux n’étant ni vaccinés, ni infectés par Mycobacterium, la réponse immunitaire contre cette bactérie sera faible et homogène entre les animaux.

Raffinement

Le projet est prévu sur une durée de 3 mois (12 semaines). Une période d’acclimatation à l’environnement et d’habituation au personnel animalier sera mise en place à reception des animaux pendant 14 jours. Lors de cette période, la seule intervention du personnel sera d’habituer les animaux à leur présence et aux contacts : contention, jeux, friandises. Les animaux seront hébergés dans des cages conçues spécifiquement pour le furet. Chaque furet disposera de sa propre cage mais toutes les cages seront interconnectées entre elles par un système de tunnels permettant aux furets de se regrouper. Le tunnel constitue également une forme d’enrichissement. Un hamac en tissu sera suspendu à l’intérieur de chaque cage pour permettre aux furets d’avoir un coin de repos. Pour le jeu, différents types de jouets seront testés (balle, jouets en plastique dur, tissus, tunnel dans la cage…) afin de déterminer les plus attractifs. Des récompenses alimentaires pourront être données après les interventions qui ne nécessitent pas d’anesthésie générale (contentions, injections sous-cutanée et intramusculaire si possible). Les furets maintenus sous anesthésie générale gazeuse (avec induction en boite) seront sous monitoring (fréquence respiratoire, saturation, fréquence cardiaque, température), sous lampe et/ou tapis chauffant, et sous la supervision de personnel. Lors de l’intubation intra-trachéale, du gel de xylocaïne sera mis sur la sonde d’intubation et un spray de xylocaïne sera utilisé pour anesthésier la gorge. Lors da la phase de réveil, une surveillance rapprochée de l’animal sera faite. En cas de besoin, du doxapram et de la buprénorphine seront disponibles, pour faciliter le réveil et gérer une éventuelle douleur. En cas d'infection, un traitement antibiotique de 1ère intention à base d'amoxicilline sera mis en place. Deux visites quotidiennes seront réalisées afin de surveiller l’état de santé des animaux. Des point limites adaptés ont été définis et la vétérinaire de l’unité sera avertie en cas d’apparitions de signes cliniques.

Choix des espèces

Le furet est un modèle validé pour l’étude d’espèces de la faune sauvage (blaireau) qui constitue l’espèce ciblée par le projet de vaccination contre la tuberculose animale. Le furet et le blaireau sont deux espèces de Mustélidés qui sont sensibles à Mycobacterium bovis. Le blaireau étant une espèce sauvage, l’expérimentation sur cette espèce est soumise à une réglementation complémentaire contrairement au furet qui est une espèce domestique. Animaux adultes âgés d’environ 1 an (poids d’environ 1400 g pour les mâles et 1200 g pour les femelles). Le choix d’animaux adultes est conditionné par le fait que la vaccination est plus pertinente sur animaux adultes que chez des jeunes dont le système immunitaire est en cours de développement.

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Souris : 352
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352 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la tuberculose au moyen d'une instillation nasale sous anesthésie et reçoivent entre dix et treize injections, pour étudier l'origine de cellules neuronales pulmonaires apparaissant lors de l'infection. Le porteur indique que l'infection peut altérer l'état corporel, la respiration et le comportement en fin d'étude. Il conclut qu'un "organisme biologique complexe" est nécessaire et que la souris est le "modèle de choix" pour ce travail.

Objectifs

La tuberculose, causée par l’infection respiratoire de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, est la deuxième pathologie infectieuse la plus meurtrière après la COVID-19. L’apparition de bactéries résistantes aux traitements antibiotiques existants rend essentiel la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Une population de cellules neuronales dans les poumons au cours de l’infection par Mycobacterium tuberculosis a récemment été découverte. Des cellules similaires à celles identifiées dans les poumons ont été décrites dans les tumeurs de prostate. Dans ce contexte, il a été montré que ces cellules neuronales dans les tumeurs dérivent de cellules souches provenant du cerveau ; elles sont associées à une plus grande mortalité des patients. Ces cellules neuronales sont donc de potentielles cibles thérapeutiques dans le cadre du cancer. L'objectif de ce projet est d’identifier l’origine et le rôle des cellules neuronales pulmonaires lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : (i) identifier l’origine et le rôle de cellules neuronales pulmonaires induites par Mycobacterium tuberculosis ; (ii) mieux comprendre les interactions entre le système nerveux et le système immunitaire dans le poumon ; (iii) améliorer notre compréhension de la pathologie liée à la tuberculose ; et (iv) identifier potentiellement une nouvelle cible cellulaire pour une thérapie ciblée sur l'hôte pour traiter la tuberculose.

Procédures

Les souris recevront entre 10 et 13 injections sur animaux vigiles, d’une durée inférieure à 2 minutes par injection. Cela correspond à deux injections quotidiennes sur une période de 5 jours, puis à une injection quotidienne pendant 3 jours. Une pause de 2 jours sera effectuée entre ces deux périodes. Les souris seront également anesthésiées/analgésiées une fois pendant 1h pour être infectées par voie nasale (durée d’environ 30 secondes), et une fois pendant 5 minutes pour recevoir une autre injection d’une durée d’environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Un stress modéré éventuel pourra être engendré par la préhension et la contention afin de procéder aux injections (durée de la contention et de l’injection inférieure à 2 minutes par injection). Une sensibilité locale au niveau de la zone des injections pourrait être observée. Les principaux effets indésirables causés aux animaux résideront dans l'inflammation causée par les bactéries et la pathologie résultant de l'infection (aux points les plus tardifs). De légères altérations de l’aspect (état corporel, pelage) peuvent être observés en fin d’étude ainsi que des légères altérations de la respiration et du comportement (posture et mobilité).

Devenir

Toutes les souris de ce projet seront mises à mort à la fin des procédures pour effectuer des prélèvements.

Remplacement

Afin de mieux comprendre l’interaction entre le système nerveux et le système immunitaire, un organisme biologique complexe doit être utilisé. Des échantillons de patients infectés et de primates non-humains ont d'abord été utilisé mais pour mieux comprendre les mécanismes impliqués, le projet nécessite l’utilisation de souris vivantes.

Réduction

L'expertise dans l’utilisation de modèles animaux d’infection par Mycobacterium tuberculosis et l’expérience des années précédentes ont fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les approches expérimentales permettent d’analyser sur un même lot d’animaux, des paramètres qui étaient avant mesurés sur des lots d’animaux séparés.

Raffinement

Dans ce projet, il existe différentes étapes susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Pour chaque étape, des mesures adéquates ont été mises en place pour suivre et réduire au maximum ces nuisances. Les infections et les injections pouvant être douloureuses seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Les souris infectées par Mycobacterium tuberculosis seront monitorées quotidiennement par des personnes compétentes. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront pris en compte à chaque observation et les animaux présentant des signes de souffrance seront immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Pour notre projet visant à déterminer l’origine et le rôle de cellules neuronales pulmonaires dans l'infection tuberculose, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'excellente caractérisation des fonds génétiques et de la variabilité de résistance à la pathologie, et ii) du fort degré de convergence des paramètres de l'immunité chez l'homme par rapport aux autres espèces envisageables. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, par soucis d’homogénéité, âgées entre 6 et 10 semaines. A ce stade de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature pour étudier la réponse immunitaire à l’infection par Mycobacterium tuberculosis.

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Souris : 112
Souffrances
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112 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de la mutation de la mucoviscidose, elles reçoivent dans la trachée des fragments de la bactérie Pseudomonas aeruginosa pour déclencher une inflammation pulmonaire, plus une injection d'un candidat anti-inflammatoire, avant une ponction cardiaque, un lavage des poumons et la mise à mort. Le porteur indique que l'exposition peut provoquer une gêne respiratoire sur une durée courte de 24 heures. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne reproduit cette réponse inflammatoire complexe entre le poumon et la rate.

Objectifs

La mucoviscidose est une maladie génétique incurable qui touche 1 enfant sur 4500 naissances en France. Elle atteint le système digestif et l’appareil respiratoire mais l’atteinte pulmonaire est responsable du décès dans 90% des cas. La faible espérance de vie de ces enfants résulte majoritairement de leurs prédispositions génétiques et des infections chroniques pulmonaires contractées qui aggrave leur pathologie pulmonaire. Afin de comprendre les mécanismes physiopathologiques de ces infection chroniques, nous avons établi un modèle murin permettant de mimer l’inflammation présente chez les patients. Pour mener notre étude, nous allons valider notre modèle d’inflammation. La mutation génétique la plus fréquemment rencontrée chez les patients atteints de mucoviscidose est la mutation F508del du gène CFTR. Nous avons donc utilisé le modèle murin portant la même mutation F508del. Les poumons de ces souris seront exposés à des extraits de bactéries mortes Pseudomonas aeruginosa. Cette bactérie est celle qui contamine majoritairement les patients atteints de mucoviscidose. Nous travaillons sur le composé CIGB-552, un peptide synthétique qui a montré son efficacité contre l’inflammation liée au cancer et aux infections généralisées. Notre objectif est de mesurer les paramètres de l’inflammation par des méthodes scientifiques robustes, afin de montrer l’effet anti-inflammatoire du CIGB-552 sur les infections pulmonaires dans le contexte de la mucoviscidose. Cela permettra de proposer un nouveau médicament pour les patients.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : 1) D’obtenir un modèle murin de la mucoviscidose qui se rapproche des patients. La mesure des différents paramètres de l’inflammation pulmonaire permettra de mieux identifier les phénomènes inflammatoires sur lesquels agis le CIGB-552. 2) Que ce modèle murin d’inflammation soit suffisamment caractérisé, validé et reproductible. Cela permettra d’utiliser ce modèle pour mieux caractériser les futures molécules anti-inflammatoires développées par notre équipe ou par la communauté scientifique. 3) D’évaluer l’efficacité anti-inflammatoire du CIGB-552 sur plusieurs paramètres de l’inflammation qui sont observable seulement à l’échelle d’un individu.

Procédures

Pesée des souris : les souris vigiles seront pesées sur une balance conçue pour les petits animaux. Sera réalisée sur les 112 animaux, 4 fois par animal, pendant la durée de l’expérimentation (25h). Injection intra-péritonéale de CIGB-552/véhicule : les souris vigiles seront maintenues par contention par l’expérimentateur dans un environnement conçu pour l’expérimentation animale. Il sera injecté un volume de 100µl à une dose de 1,4 mg/kg avec une seringue. Sera réalisée sur les 112 animaux, 1 fois par animal au début de la procédure. Instillation oro-pharyngée de LPS de p.a. : les souris sont anesthésiées (Buprénorphine (0.05mg/Kg), Zoletil (40mg/Kg) et Xylazine (4.2mg/Kg) (150 μL par voie IP)). Injection dans la trachée à l’aide d’un cathéter, d’un volume de 20µl de LPS de pseudomonas aeruginosa 4mg/kg et 2mg/kg (ou du véhicule). Après ce geste, l’instillation d’un petit volume d’air via le cathéter permet de dégager les voies respiratoire en favorisant le dépôt du LPS (ou du vehicule) sur les paroies des voies aériennes. Sera réalisée sur les 112 animaux, 2 fois par animal à 1h et 22h après le démarrage de la procédure. Le geste technique par animal ne dure que quelques minutes et est réalisée dans un environnement conçu pour l’expérimentation animale.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent subir une gène respiratoire causée par l’exposition de leurs poumons aux bactéries mortes de Pseudomonas aeruginosa (P.a). Les morceaux de bactérie vont induir la réponse immunitaire des souris, et développer l’inflammatoire pulmonaire comparable à l’observation chez les patients atteints de mucoviscidose. Notre maitrise des gestes techniques montre que la méthode d’exposition des poumons des souris (instillation oro-pharyngée) n’est pas un geste invasif, ce qui garranti que le déclencheur de l’inflammation sont les morceaux de bactérie P.a. Dans l’état de nos connaissances, nous ne pouvons prédire l’effet de l’inflammation sur la perte de poids des souris. Du moins, nous n’anticipons pas de perte de poids sur une exposition aussi courte à la bactérie P.a (24h). Nous peserons les animaux au cours de la procédure. Si une nuisance de l’animal est observée, elle sera déclenchée seulement après l’exposition au LPS jusqu’à la fin de la procédure, soit un temps maximal de 24h.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à l’issu de notre seule procédure par injection d’Euthasol 40 (140mg/kg). Nous récupèrerons le sang par ponction intra-cardiaque, le lavage broncho-alvéolaire et les lobes des poumons pour étudier la signature moléculaire et cellulaire liée à l’inflammation. Ces paramètres seront évalués par la méthode d’ELISA, d’histochimie, de RT-qPCR et de cytométrie de flux.

Remplacement

Notre étude porte sur l’évaluation de l’inflammation pulmonaire. Ce phénomène se prépare à l’échelle d’un individu par des échanges de messagers chimiques et cellulaire entre le poumon et la rate. Les modèles disponibles en laboratoire (cellule et prédiction bio-informatique) ne permettent pas à ce jour d’étudier cette réponse complexe de l’inflammation. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux est nécessaire afin de comprendre et la réponse anti-inflammatoire, et d’évaluer la part bénéfique du CIGB-552 dans la modulation et la résolution de la réponse inflammatoire locale pulmonaire. En revanche nous limiterons cette étude préliminaire à un seul modèle de souris qui est le modèle F508del, le plus pertinent de la communauté scientifique pour étudier le processus complexe de l’inflammation.

Réduction

Précédemment au laboratoire nous avons optimisé les procédures afin d’observer sur un même animal, les paramètres clés de la mesure de l’inflammation. Les deux expositions aux morceaux de bactérie P.a. à deux temps différents de la procédure sur un même animal, permettent d’étudier deux moments de la réponse inflammatoire dans un même individu : les messagers chimiques ainsi que les messagers cellulaires qui permettent de répondre à l’infection. De ce fait, nous divisons par deux le nombre d’animaux nécessaires pour observer l’effet du CIGB-552 sur ces deux phénomènes de l’inflammation distincts dans le temps. D’après les expérimentations animales antérieures de l’équipe, nous estimons que 14 souris (7 mâles et 7 femelles) par groupe sont nécessaires pour révéler statistiquement l’effet bénéfique du CIGB-552.

Raffinement

Les souris seront élevées dans des cages ventillées de 5 animaux maximum, pour favoriser leur vie sociale. Un enrichissement de l’habitat sous forme de maisonnettes, de briquettes de bois et de morceaux de cotons permettra de réduire le stress des animaux et de favoriser leur bien-être. Les souris F508del possèdent une alimentation en croquettes Teklade plus riches en protéines pour éviter la perte de poids liée à la mucoviscidose. Les souris sont abreuvées avec une eau contenant de faibles doses de laxatifs (movicol) pour favoriser l’évacuation des selles. Les zootechniciens ainsi que les expérimentateurs sont tous formés et familiers aux soins particuliers à donner à notre modèle d’étude. Au cours de l’expérimentation, toutes les étapes de la procédure seront réalisées en limitant au maximum le caractère invasif. L’ensemble des geste technique est maitrisé au sein de notre équipe. Les souris seront placées dans un caisson de réveil à 25°C après anesthésie, et nous contrôlerons particulièrement les paramètres température, respiration et battement cardiaques pour mener au réveil et à la reprise d’activité normale des animaux. Les souris d’une même cage appartiendront au même groupe expérimental, afin d’homogénéiser le comportement social des animaux lié aux injections et instillations. Par ailleurs, les souris recevant les morceaux de bactéries P.a. seront dans la même cage afin d’éviter la contamination croisée lors du toilettage des souris. Nous raffinons cette partie de l’expérimentation pour atteindre efficacement nos objectifs. Notre étude se concentre sur un phénomène inflammatoire court, ce qui limite la durée d’exposition et la douleur liée à des phénomènes d’exposition répétée et long. Nous pourrons modéliser l’effet de l’inflammation par des méthodes de prédiction mathématique lorsque nous aurons les conclusions de notre étude. L’évaluation permanente de la souffrance des souris permettra de respecter le bien-être animal et d’appliquer la mise à mort à l’atteinte d’un point limite. Enfin, nous raffinons notre étude en observant deux phénomènes inflammatoire distincts dans le temps, sur un même individu sans en affecter la qualité des résultats. Nous étudions les effets du CIGB-552 sur la réponse inflammatoire en évaluant plusieurs paramètres sur un même individu, ce qui nous permet de comprendre les phénomènes inflammatoires et leurs liens.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples. 1) Le modèle murin F508del est le plus utilisé dans la recherche sur la mucoviscidose et est très bien caractérisé. Ces souris sont fournies et recommandées aux chercheurs français par l’association de patients Vaincre la Mucoviscidose. 2) Les modèles murins peuvent facilement être exposées aux morceaux de bactéries de Pseudomonas aeruginosa. Cela permet le développement d’un modèle plus affiné pour répondre à notre objectif qui est d’évaluer les propriétés anti-inflammatoire du CIGB-552 dans un contexte d’inflammation pulmonaire proche de celui des patients mucoviscidose. Il est donc pertinent d’utiliser ce modèle. 3) La génétique de la souris compte parmi les meilleures connaissances de la communauté scientifique. Les souris utilisées pour notre procédure seront âgées d’au moins 8 semaines (adultes). Nous choisissons cet âge pour deux raisons expérimentales : 1) La trachée des souris adultes est plus grande. 2) les souris F508del ont une anomalie de la trachée. Le choix de l’âge adulte facilite la procédure d’exposition des poumons aux morceaux de bactéries (instillation oro-pharyngée).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une instillation dans la trachée ou une exposition d'une heure en chambre d'aérosolisation pour reproduire une pneumonie à Tropheryma whipplei, l'agent de la maladie de Whipple. Le porteur indique que tout animal saignant ou respirant anormalement après l'instillation sera tué, et prévoit un analgésique en cas de signes de douleur. Les souris sont tuées pour prélever les organes et mesurer l'atteinte pulmonaire.

Objectifs

Tropheryma whipplei est l’agent de la maladie de Whipple, une maladie chronique systémique caractérisée par un syndrome de malabsoprtion, de la fièvre et des douleurs abdominales. Un certain nombre de données suggèrent que chez l’homme, l’infection résulte d’une transmission oro-fecale ou oro-orale. Les avancées en épidémiologique et techniques diagnostiques ont montré que T. whipplei étaient en fait responsable d’un large spectre d’infections et qu’à côté des infections chroniques, systémiques ou localisées, il existait des infections aigues et même un portage asymptomatique. Ainsi, il a été rapporté que chez l’homme, T. whipplei était un agent de gastroentérite, probablement au cours de la primo-infection. Des travaux de notre équipe avait alors montré qu’en infectant des souris par voie orale, on retrouvait T. whipplei dans les selles de manière transitoire et qu’elle induit une diarrhee passagere. Par ailleurs, nous avions également pu montrer qu’une lesion intestinale epitheliale prolongeait le portage de T. whipplei, aggravait de manière non significative la gastroenterite et permettait la colonisation de la muqueuse intestinale et une séro-conversion.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la mise en place et la physiopathologie des pneumonies à T. whipplei. Il permettra également de développer des outils diagnostiques et éventuellement pronostiques de telles infections.

Procédures

Dans la procédure 1, les animaux seront soumis à une instillation intra-trachéale. Le tube flexible relié à une seringue à insuline sera inséré à 0.5-1 cm dans la trachée et la solution sera injectée (volume inférieur à 50 microlitres). Afin d'éviter que l'instillat ne s'échappe de la trachée, le tube sera maintenu en place 5 sec. Il sera retiré et la souris sera maintenue en position pendant au moins 30 secondes. Pour la procédure 2, les animaux seront exposés dans la chambre d'aérolisation pendant une heure.

Impact sur les animaux

En cas de signes de douleur, de souffrance ou d’angoisse suite à l’instillation intra-trachéale, un analgésique (buprénorphine) sera injecté en sous-cutané, à raison de 0.2 mg/kg de poids corporel en sous cutané. Les effets indésirables directs de la procédure 1 seraient une mauvaise instillation intratrachéale. Ainsi, tout animal qui saigne, qui présente une respiration anormale après récupération de l'anesthésie sera euthanasié.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, les organes seront prélevés pour être analysés et évaluer l'impact de la pneumonie.

Remplacement

Il est nécessaire de tester nos observations dans un modèle de souris afin de se rapprocher des conditions physiopathologiques de la pneumonie induite par T. whipplei et de comprendre les mécanismes sous-jacents dans le but de fournir des pistes diagnostiques et thérapeutiques dans la prise en charge des patients.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit grâce à la mutualisation des techniques et analyses sur un même animal. De plus, de par notre expérience (effets modérés de l’infection à T. whipplei), nous avons déterminer le nombre de souris nécessaires à notre étude pour observer une différence statistique significative entre les groupes (p < 0.05) avec une puissance au moins supérieure à 80%.

Raffinement

La mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel ainsi que le suivi quotidien de l’état de santé des animaux permettront le raffinement de ce projet. Ainsi, tout au long de l’étude, les animaux seront surveillés quotidiennement, ce qui nous permettra d’intervenir immédiatement dès le moindre signe de souffrance en envisageant l’utilisation d’antalgiques. Dès lors qu’un animal aura atteint un point limite, la souris sera euthanasiée dans le but de réduire toute douleur, souffrance et angoisse. Les animaux seront hébergés en groupe de cinq maximum, dans des cages équipées afin d’offrir un environnement enrichi et approprié.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de choix pour l’étude du système immunitaire. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 8 semaines seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 480
Souffrances
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▲ 480
Devenir
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 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une fibrose pulmonaire leur est induite par instillation de bléomycine, puis elles sont exposées une semaine à une atmosphère reproduisant la pollution de l'air de Paris, avant lavage broncho-alvéolaire et prélèvement des poumons. Le porteur indique que la fibrose peut provoquer une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité d'environ 20 %, ce qui justifie le classement en sévère. Les retombées annoncées, des mesures préventives pour les patients atteints de fibrose, restent au conditionnel, et le porteur affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet cette étude intégrée.

Objectifs

Nous émettons l’hypothèse que l’exposition à la pollution atmosphérique urbaine pourrait favoriser l’aggravation de la fibrose pulmonaire soit directement en accélérant le(les) processus physiopathologique(s) fibrosant(s), soit indirectement en potentialisant l’effet délétère d’un autre facteur déclenchant. Nous émettons également l’hypothèse que les variations saisonnières de la pollution atmosphérique urbaine ( selon le degré d’ensoleillement et/ou de l’activité industrielle) pourraient moduler ses effets sur le poumon. L’objectif général de notre projet est donc d’étudier par une approche intégrée les effets potentiellement délétères d’atmosphères polluées complexes reproduisant de façon réaliste la pollution de l’air de Paris lors de la saison hivernale et lors de la saison estivale sur la fibrose pulmonaire induite expérimentalement chez la souris par la bléomycine. Nos objectifs spécifiques sont les suivants : - Objectif 1 : évaluer si l’exposition à une atmosphère polluée complexe est suffisante pour initier par elle-même une exacerbation de la fibrose pulmonaire expérimentale, et déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. - Objectif 2 : évaluer si l’exposition préalable à une atmosphère polluée complexe potentialise l’exacerbation de la fibrose pulmonaire induite par un agent oxydant, et déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. - Objectif 3 : comparer les effets de l’atmosphère polluée complexe « Paris été » à ceux de l’atmosphère « Paris hiver » dans ces 2 modèles expérimentaux.

Bénéfices attendus

Si notre étude démontrait expérimentalement un lien de cause à effet entre atmosphère polluée complexe et survenue d’exacerbation aigue dans la fibrose pulmonaire, cela aurait des conséquences importantes tant d’un point de vue scientifique qu’en matière de santé publique. Sur le plan scientifique, ces résultats permettraient de confirmer les résultats observés dans les études épidémiologiques. Par ailleurs, si l’impact de l’exposition à la pollution atmosphérique varie selon la saison (Paris été ou Paris hiver) cela pourrait nous permettre de mieux comprendre la différence de prévalence des exacerbations aigues au cours d’une année. En matière de santé publique, des mesures préventives vis-à-vis des polluants aériens évitables chez les patients ayant une FPI pourraient être instaurés au moment de leur prise en charge ou au cours du suivi, afin de réduire le risque d’évolution vers une exacerbation et améliorer leur survie. Avec notamment la mise en place de conseils autour de la protection lors des pics de pollution, diminution des sources de pollution dans le logement et un contact précoce avec l’équipe médicale. Ces mesures préventives pourraient diminuer la morbidité et la mortalité de la FPI ainsi que les coûts en santé

Procédures

Pour répondre à nos objectifs nous utiliserons un modèle murin de fibrose pulmonaire induite à la blémoycine. Suite à cela les souris développant une fibrose pulmonaire seront exposées pendant une semaine à une atmosphère polluée complexe ou à l’air à l'aide du montage PolluRisk. Sur ces animaux la mesure des variables ventilatoires sera réalisée par plethysmographie sur animaux non anesthésié et non contraint. Ensuite, aprés anesthésie, la saturation sera mesurée. Enfin deux groupes seront réalisés. Dans le premier un lavage broncho-alvéolaire sera réalisé avant euthanasie des animaux. Dans le second, la compliance sera évaluée puis lles poumons seront prélevés pour analyses.

Impact sur les animaux

Le développement d’une fibrose pulmonaire est indolore du fait de l’absence d’innervation sensitive à la douleur dans le parenchyme pulmonaire. En revanche elle peut entraîner une insuffisance respiratoire sévère chez les souris et une mortalité d’environ 20%, justifiant sont classement en tant que procédure « sévère ».

Devenir

A la fin du projet, l'ensemble des animaux sera euthanasié pour prélèvement d'organe.

Remplacement

il n'existe pas à ce jour de méthode alternative à l'expérimentation in vivo pour étudier de façon intégrée l'impact de la pollution atmosphérique sur l'aggravation de la fibrose pulmonaire et l'utilisation de la souris permettra d'étudier les altérations pulmonaires causée par l'exposition à ces particules atmosphériques. D'autre part, l'étude des mécanismes sous-jacent à ces aggravations peut-être plus facilement entreprise dans cette espéce du fait de l'existance d'outils moléculaires.

Réduction

Nous veillerons à réduire le nombre d'animaux utilisés. Nous disposons de données, publiées ou non, nous permettant de réaliser des calculs statistiques permettant de définir le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un effet statistiquement significatif et pour déterminer des points d'arrêt d'expérimentation.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement et les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi. Le personnel travaillant avec les animaux possède les diplômes d'expérimentation animale requis. Les conditions de soins et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour réduire le plus possible toute souffrance que pourrait ressentir les animaux. Des points limites précis et des critéres d'arrét sont prévus.

Choix des espèces

Notre projet nécessite d'induire une fibrose pulmonaire , d'exposer les aniamux à des atmosphéres complexes réalistes et de prélever des tissus, Pour cela notre choix c'est porté sur la souris car: - c'est un modèle qui s'héberge et se reproduit facilement, avec une gestation courte permettant l'obtention rapide des individus nécesaires à nos séries expérimentales. - Le modéle murin de fibrose pulmonaire induite par instillation intra-trachéale de bléomycine est validé et courament utilisé dans la littérature internationale - Le protocole d'exposition à des atmosphéres complexes réalistes permet d'évaluer l'impact de la qualité de l'air sur la santé Les animaux utilisés seront des souris mâles adultes agés de 8 semaines. Pour cette étude, nous avons besoins que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. De plus la fibrose pulmonaire est une pathologie du patient âgé. En outre, les souris plus jeunes sont moins sensibles à la bléomycine que les souris agées. Cependant, il est décrit dans la littérature que les souris C57Bl6/J agées développent une fibrose pulmonaire sévére, risquant d'accroite le risque de surmortalité. Le compromis que nous avons choisit est des souris agèes de 8 semaines au moment du début de l'expérimentation. Les animaux seront identifié par un système de marquage à l'oreille

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 6
Souffrances
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Devenir
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 6

6 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une unique instillation nasale d'un fragment d'anticorps sous anesthésie gazeuse, pour localiser où la molécule se disperse dans les bronches, dans le cadre d'un travail préliminaire sur l'asthme sévère. Le porteur n'attend pas d'effet indésirable de la molécule, seulement de légers effets liés à l'anesthésie et à l'instillation. Les souris sont tuées pour prélever leurs bronches et y repérer le fragment d'anticorps.

Objectifs

L’asthme est une maladie très fréquente des voies respiratoires qui touche 300 millions de personnes dans le monde. Le terme « d’asthme sévère » s’applique aux patients présentant un asthme dont le contrôle est impossible malgré des traitements inhalés à fortes doses, dont l’observance et la technique d’inhalation est bonne, et malgré une gestion optimale des comorbidités. Un des besoins non couverts dans l’asthme sévère est la prévention efficace des exacerbations. Ces exacerbations sont des épisodes caractérisés par une majoration des symptômes d'essoufflement, de toux, de respiration sifflante ou d'oppression thoracique et par une diminution de la fonction respiratoire. L'asthme est caractérisé par une hyperréactivité, une inflammation et un remodelage bronchique. Le remodelage bronchique est un changement structurel qui comprend, entre autre, l’augmentation de la taille du muscle lisse bronchique (MLB). La taille du MLB est une valeur très importante car son augmentation est associée à une fonction respiratoire dégradée et à un taux d’exacerbation plus élevé. Le MLB de patients asthmatiques se caractérise par l’excès de prolifération cellulaire associée à des modifications du métabolisme énergétique. L’équipe de recherche a déterminé différentes cibles potentielles de régulation du métabolisme énergétique dont l’inhibition permettrait de réduire la taille du MLB et donc de diminuer la pathologie. L’objectif de ce travail est de permettre des expérimentations préliminaires afin de localiser dans la bronche la dispersion d’un fragment d’anticorps (scFv). Le but de ce travail est d’étudier si le blocage du métabolisme des acides gras est capable de diminuer les symptômes de la maladie dans le modèle murin de l’asthme allergique chronique.

Bénéfices attendus

Ce projet préliminaire a pour but d’étudier la dispersion des molécules scFv dans les différentes structures de l’arbre bronchique après leur installation par voie nasale.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu’à une seule instillation nasale de fragments d’anticorps (scFv) sous une anesthésie gazeuse (Isoflurane).

Impact sur les animaux

Concernant les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux, nous nous attendons à pas d’effets indésirables quant à l’effet de la molécule instillée chez les animaux. Par ailleurs, l’anesthésie sous isoflurane et le mode d’instillation nasale, pourrait cependant avoir des légers effets indésirables (dyspnée et mauvaise absorption nasale) qui sont directement corrigés avec une diminution du pourcentage d’isoflurane comme décrit dans la procédure.

Devenir

L’objectif de ce projet préliminaire doit permettre la récupération des bronches des animaux traités afin de localiser dans quelles structures bronchiques les fragments scFv se situent. En fin de protocole, les animaux doivent donc être euthanasiés afin de procéder aux prélèvement de l’organe d’intérêt.

Remplacement

En raison de la complexité de la communication intercellulaire menant à la maladie, il n’existe pas de modèle in vitro qui permet d’estimer l’évolution du remodelage bronchique dans l’asthme suite au blocage du gène clé de la biogénèse mitochondriale. L’utilisation du modèle d’asthme chroniques murin dans nos études nous donnera une meilleure compréhension des phénomènes.

Réduction

Se souciant de réduire le nombre des animaux en expérimentation, comme pour chaque test statistique, nous avons défini le nombre de souris par groupe pour obtenir des résultats significatifs, et nous réaliserons de multiples études ex vivo sur différents organes et selon différentes techniques. Ainsi, nous utiliserons 3 souris dans chacun des deux groupes.

Raffinement

Afin de diminuer la souffrance et l’angoisse des animaux, des dispositifs sont prévus (anesthésie pour les instillations, analgésie et anesthésie pour les mesures des paramètres respiratoires), raffinement des conditions d’hébergement (hébergement en groupe sociaux, coppeaux et bâtons), vérification par la structure en charge du bien-être des animaux et nous avons soigneusement décrit des points limites en relation avec notre protocole (critères de perte de poids, comportement anormal ou difficulté respiratoire). La dyspnée éventuelle au cours de l’anesthésie, induite par les instillations intranasales, peut être traitée par la nébulisation pendant 15 s d’un broncho-dilatateur d’action rapide (salbutamol 1g/ml).

Choix des espèces

La souris est une espèce classiquement utilisée pour l’étude de la réactivité des voies aériennes normales et pathologiques. De plus, le laboratoire utilise cette espèce depuis plusieurs années, et dispose donc dans cette espèce, de nombreuses données sur lesquelles s’appuie la présente étude. Souris adultes âgées de 7 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 40
Souffrances
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▲ 40
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Devenir
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 40
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40 rats porteurs de la myopathie de Duchenne vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont soumis cinq fois, entre l'âge de quelques semaines et un an, à des séances de pléthysmographie de 45 minutes dans une chambre hermétique, pour mesurer leur fonction respiratoire. Le porteur reconnaît que le protocole peut conduire à un "manque vital d'oxygène" et que l'isolement dans une chambre sans litière ni enrichissement est une source de stress. À l'issue, ces rats sont réutilisés dans une autre étude déjà autorisée portant sur leur fonction musculaire.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de caractériser les atteintes respiratoires chez le modèle de rat DMDmdx, modèle animal de la myopathie de Duchenne (DMD). Ces atteintes seront caractérisées et quantifiées de manière longitudinale à différents stades de développement à l’aide de la technique non invasive de pléthysmographie.

Bénéfices attendus

La lignée de rats DMDmdx a été créé en 2014 par un consortium de laboratoire dans le but de pallier aux inconvénients rencontrés avec les autres modèles DMD, la souris mdx et le chien GRMD, pourtant largement utilisés pour étudier l’efficacité de traitement. La souris mdx est facile d’utilisation, peu couteuse mais ne reproduit que partiellement les lésions musculaires retrouvées chez les patients DMD. Le chien GRMD présente un phénotype sévère, mais il reste un modèle de gros animal couteux et lourd à manipuler. Les premières études de caractérisation du rat DMDmdx ont démontré que ces animaux présentent un phénotype sévère, avec une atteinte des muscles squelettiques et cardiaques semblables à celles observées chez les patients DMD. La caractérisation des atteintes respiratoires du rat DMDmdx, encore non explorée, permettra alors de conforter l’utilisation et la validité de ce modèle pour l’évaluation d’approches thérapeutiques avec un intérêt particulier pour la fonction respiratoire, dont les atteintes sont visibles chez les patients dès l’âge de 12 ans

Procédures

Analyse de la fonction respiratoire par pléthysmographie non invasive, sur animaux vigiles Durée d’une séance de pléthysmographie par rat : 45 minutes Nombre de séance de pléthysmographie par rat : 5, de 4-6 semaines à 12 mois d’âge, espacés d’au minimum d’1 mois.

Impact sur les animaux

Le protocole retenu pour étudier la fonction respiratoire par pléthysmographie pourrait conduire à un manque vital d’oxygène. L’observation en continue des animaux pendant le test permettra d’identifier rapidement cet effet indésirable et conduira à l’arrêt de l’étude pour le ou les rats concernés, qui seront par conséquent sortis des chambres de pléthysmographie et remis dans leur cage respective. L’isolement des animaux dans une chambre hermétique de petite taille, sans litière ni enrichissement, peut également être une source de stress chez les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie pendant le temps du protocole après la pléthysmographie non invasive puisque celle-ci est utilisée pour suivre au cours du temps l’évolution des atteintes respiratoires. Suite au dernier stade d'exploration (12 mois), les animaux seront réutilisés pour l'analyse de la fonction contractile et intégrés dans une autre demande d'autorisation de projet déjà validée (DAP #10792).

Remplacement

Il n’existe actuellement aucun modèle animale d’exploration de la fonction respiratoire remplaçant le modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux estimé dans ce protocole est suffisant pour justifier d’une pertinence scientifique, et est réduit au maximum tout en tenant compte de la validité statistique, des contraintes du modèle et des approches expérimentales.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon la règlementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. L’évolution de la maladie en elle-même pouvant entrainer un déclin de l’état de santé (difficultés locomotrices, d’alimentation et respiratoires), l’état général des animaux sera surveillé de façon quotidienne par le personnel animal et le responsable du projet pour estimer une éventuelle gène ou douleur liées à l’expression clinique de la maladie. Le protocole, validé, non invasif et effectué sur animal vigile prend également en compte au mieux le bien-être des animaux. Si nécessaire, une mise à mort la plus éthique possible des animaux sera effectuée.

Choix des espèces

La lignée de rats DMDmdx possède une mutation sur le gène dmd codant pour la protéine dystrophine. Deux modèles animaux DMD sont couramment utilisés en pré-clinique : 1) la souris mdx, facile d’utilisation, peu couteuse mais ne reproduisant que partiellement les lésions musculaires retrouvées chez les patients DMD, et 2) le chien GRMD, qui présente un phénotype sévère, mais qui reste un modèle de gros animal couteux et lourd à manipuler. Les premières études de caractérisation du rat DMDmdx ont démontré que ces animaux présentent un phénotype sévère, avec une atteinte des muscles squelettiques et cardiaques semblables à celles observées chez les patients DMD. La caractérisation des atteintes respiratoires du rat DMDmdx, encore non explorée, permettra alors de conforter l’utilisation et la validité de ce modèle pour l’évaluation d’approches thérapeutiques Rats d’âge compris entre 1 et 12 mois afin d’évaluer la progression des atteintes respiratoires chez le modèle de rat DMDmdx. La fonction respiratoire de ces animaux sera ainsi étudiée à 5 stades de développement : 6 semaines, 3 mois, 5 mois, 7 mois et 12 mois. Les premiers signes d’atteintes musculaires et cardiaques sont visibles dès l’âge de 6 semaines, et à 12 mois les rats présentent un phénotype dystrophique sévère.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 400
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 72
▲ 232
Devenir
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 -
 -
 400

400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du léger au sévère, 232 relevant de la gravité la plus élevée. Exposées douze semaines à la fumée de cigarette pour reproduire une bronchopneumopathie chronique, elles sont infectées par le champignon Aspergillus fumigatus par voie intranasale, puis subissent un prélèvement de sang rétro-orbital avant d'être tuées pour prélever poumons, rate, cœur et cerveau. Le porteur vise l'identification de marqueurs précoces d'une infection au pronostic sombre chez les patients atteints de BPCO. Il affirme que la complexité de la réaction de l'hôte rend un modèle in vivo "nécessaire".

Objectifs

L’objectif de notre projet est d’étudier les mécanismes impliqués dans les aspergilloses invasives (AI) au cours de la BPCO. En effet, ces infections ont une incidence de 1,6-3,9%, surviennent principalement chez des patients BPCO traités par corticothérapie systémique, et sont associées à une mortalité élevée (72-100%). Cependant, peu de données sont disponibles sur la physiopathologie des AI au cours de la BPCO. L’exposition à la fumée de cigarettes et les infections aspergillaires se traduisent par une inflammation pulmonaire et le recrutement et l’activation de nombreux types cellulaires. Cette réaction est sous la dépendance d'un réseau complexe de facteurs et de structures de l’hôte qui ne peuvent être reproduites in vitro, de même que la production de biomarqueurs pulmonaires et sanguins associés aux infections aspergillaires. C’est pourquoi l’utilisation d’un modèle in vivo est nécessaire.

Bénéfices attendus

Ce travail devrait permettre de mieux comprendre la contribution des macrophages au défaut de réponse anti-Aspergillus au cours de la BPCO et d’identifier des marqueurs précoces afin d’améliorer la prise en charge diagnostique, thérapeutique et le pronostic de ces infections.

Procédures

Les interventions prévues sur les animaux vigiles sont : - L’inoculation intra-nasale de conidies d’A. fumigatus : n=1, durée environ 10 min (temps d’anesthésie par injection IP de xylazine/kétamine inclus) - La réalisation de prélèvements sanguins par voie rétro-orbitale : n=1, durée environ 10 min (temps d’anesthésie par injection IP de xylazine/kétamine inclus)

Impact sur les animaux

- Inoculation intra-nasale de conidies d’A. fumigatus : accélération transitoire du rythme respiratoire (le retour à la normale après quelques minutes sera vérifié). - Prélèvement sanguin par voie rétro-orbitale : ce prélèvement étant réalisé sous anesthésie, juste avant euthanasie des animaux, aucun effet indésirable ayant un impact durable n’est attendu.

Devenir

Une mise à mort étant nécessaire pour permettre le recueil des échantillons utilisés pour la réalisation des analyses (poumons, rate, coeur, cerveau, LBA, sang par ponction intra-cardiaque), elle sera réalisée pour l'ensemble des animaux.

Remplacement

L’exposition à la fumée de cigarettes et les infections aspergillaires se traduisent par une inflammation pulmonaire et le recrutement et l’activation de nombreux types cellulaires. Cette réaction est sous la dépendance d'un réseau complexe de facteurs et de structures de l’hôte qui ne peuvent être reproduites in vitro, de même que la production de biomarqueurs pulmonaires et sanguins associés aux infections aspergillaires.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour chaque expérience, et le nombre de réplicats (n=2) sont réduits à leur minimum tout en permettant d’atteindre une puissance statistique significative dans l’analyse de nos paramètres, notamment de la mortalité, ainsi que des charges fongiques pulmonaires et cardiaques.

Raffinement

Les conditions d'hébergement (notamment l’enrichissement des cages par ajout d’abri en carton et papier de nidification) et de réalisation des expériences (anesthésie lors de l’inoculation intra-nasale des conidies, de l’évaluation de la fonction pulmonaire, de la réalisation de prélèvements sanguins ; établissement de points limites et mise à mort en cas de dépassement de ces points) permettront de réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux.

Choix des espèces

L’étude des pathologies pulmonaires est facilitée chez la souris du fait de la grande disponibilité des outils d’exploitation et d’analyse, ce dont les autres espèces sont dépourvues. La BPCO touche majoritairement les adultes, très peu les populations jeunes ou les enfants, nous utiliserons donc des animaux adultes. Les souris commencent à être exposées à la fumée de cigarettes à partir de 7-8 semaines d’âge. Le protocole d’exposition à la fumée de cigarettes est de 12 semaines, afin de reproduire une inflammation pulmonaire chronique associée à une altération fonctionnelle pulmonaire. Les souris sont donc infectées par A. fumigatus à l’âge de 19-20 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 490
Souffrances
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490 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une infection pulmonaire à Pseudomonas aeruginosa leur est provoquée par voie nasale sous anesthésie, après administration d'une bactérie censée protéger, la survie étant suivie sur sept jours. Le porteur indique que l'infection entraîne une perte de poids, une mobilité réduite puis une inactivité pouvant atteindre une intensité sévère, et prévoit un modèle de survie plutôt qu'une mise à mort anticipée. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet de conclure sur la survie d'un animal à une infection pulmonaire, justifiant le maintien du modèle souris.

Objectifs

Pseudomonas aeruginosa est une bactérie responsable d’infection pulmonaire grave chez les patients atteints de mucoviscidose et chez les patients en réanimation. Cette bactérie, au gré de successives antibiothérapies, devient résistante à tous les antibiotiques habituellement utilisés. Aussi il est capital de rechercher des alternatives thérapeutiques aux antibiotiques comme les probiotiques. Les probiotiques sont des microorganismes qui, administrés en quantités adéquates, confèrent un bénéfice à la santé de l’hôte. Suite à des résultats prometteurs d’une bactérie à potentiel probiotique actuellement en développement au laboratoire, et ayant une action protectrice vis-à-vis de l’infection pulmonaire à Pseudomonas aeruginosa, il est nécessaire de consolider nos résultats. L’objectif est de tester l’effet bénéfique de notre bactérie à potentiel probiotique, à savoir une réduction de la quantité de Pseudomonas aeruginosa dans les poumons des souris. Ces résultats seront validés dans un modèle de survie sur une période de 7 jours.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de recueillir des données sur l’intérêt de l’utilisation de souches cliniques de Porphyromonas comme potentielles bactéries bénéfiques (probiotiques) à visée anti-Pseudomonas aeruginosa, pathogène clé de plusieurs pathologies respiratoires humaines étant à l’origine d’infections pulmonaires notamment dans la mucoviscidose.

Procédures

Les animaux seront pucés sous anesthésie gazeuse d'environ 1 minute. L'implantation de la puce prendra environ aussi 1 minute. Les animaux seront anesthésiés deux fois et recevront durant 1 minute dans la narine du sérum physiologique ou un probiotique puis la seconde fois une suspension bactérienne sur une durée de 1 minute.

Impact sur les animaux

Ce projet peut induire un stress chez les animaux notamment lors de la préhension de l’animal pour les suivis, les pesées et la prise de température (2 à 3 fois par jour maximum) : intensité faible, durée environ 1 min. Les animaux auront au total soit 3 anesthésies médicamenteuses, intensité forte, durée environ 2 heures soit 3 anesthésies par isoflurane : Intensité faible, durée environ 2 min. (En fonction des résultats obtenus lors de la procédure 1) Des pertes de poids, une mobilité réduite voire, une inactivité après le début de l’infection pulmonaire peuvent être observées, elles sont d’intensité progressive avec l’évolution de l’infection pouvant aller jusqu’à une intensité sévère sur une durée de 7 jours maximum.Les pesées et prise de température des animaux sont d’intensité faible et d’une durée d’environ 1 min Les analgésies des animaux sont d’intensité faible et d’une durée d’environ 30 secondes. Selon les procédures, les suivis de températures et pesées seront de 7 jours pour la procédure 1 et 2 et de 4 jours pour la procédure 3.

Devenir

A l'issu du projet tous les animaux ayant été infectés, seront mis à mort. Et certains auront des prelevements de tissus.

Remplacement

Nous souhaitons observer dans cette demande un pourcentage de survie d’animaux à une infection pulmonaire causée par Pseudomonas aeruginosa. Les modèles cellulaires et/ou autres modèles in vitro ne permettent pas à ce jour de conclure sur la survie d’un animal à une infection pulmonaire. Pour cette raison, nous faisons le choix de conserver le modèle animal.

Réduction

Lors des procédures 1 et 2, l’analyse de la survie sera réalisée par comparaison du pourcentage de survie au 7ème jour, le nombre de souris nécessaire par groupe est de 15 souris. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous choisissons de ne pas réaliser le groupe contrôle (sérum physiologique) car nous n’attendons pas de mortalités. De plus, nous réduisons au minimum le nombre de souris dans notre groupe recevant uniquement notre probiotique car nous n’attendons aucune mortalité. Lors de la procédure 3, le nombre de souris est déterminé de façon à mettre en évidence une différence de 1 log au niveau de la quantité de P. aeruginosa entre le groupe recevant P. aeruginosa et celui recevant du Porphyromonas préalablement à l’instillation de P. aeruginosa. Nous réaliserons des analyses statistiques afin de vérifier la différence au niveau de la quantité de pathogène dans les poumons. Afin de garantir une puissance statistique, 6 souris minimum sont nécessaires dans chaque groupe lorsque ce groupe est comparé au groupe contrôle P. aeruginosa. Par ailleurs, dans nos 3 procédures, nous nous limitons à une seule souche clinique de Porphyromonas alors que plusieurs espèces sont décrites dans le poumon

Raffinement

Avant toute inoculation d'une goutte d'un produit dans la narine de la souris, les animaux seront préalablement anesthésiés et analgésiés. Les animaux seront suivis. Un analgésique, en complément des injections en journée, sera mis à disposition dans les cages la nuit afin de prendre en charge la douleur si des critères étaient observés.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies, car leur sensibilité à P. aeruginosa permet de provoquer une pneumonie tout en évitant une mortalité trop importante à 24h. Par ailleurs ce modèle a déjà été étudié au sein de notre équipe de recherche à plusieurs reprises. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 8 semaines, car c’est l’âge des souris du même modèle retrouvé dans la littérature. C’est également l’âge des souris utilisées dans de précédentes expérimentations réalisées dans notre équipe, ce qui nous permettra de conserver le même modèle d’étude pour l’interprétation de nos résultats.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 3615
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3 615 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections d'antigènes combinés à un adjuvant, dont l'adjuvant complet de Freund qui peut provoquer ulcérations et fièvre, puis des prises de sang répétées, à raison de deux lapins par protocole pour 1 590 protocoles. Il s'agit d'une production commerciale d'anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche publiques et privées, non d'une étude scientifique. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace pour cette production et écarte les banques d'anticorps existantes au nom du temps et du budget.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation de substances médicamenteuses. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe. Afin de répondre aux besoins exprimés par différentes équipes de recherche, 1590 protocoles sont envisagés.

Procédures

Injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) Prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en sous-cutanée couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'acépromazine, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 797
Souffrances
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797 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une fibrose pulmonaire leur est induite par instillation de bléomycine dans la trachée, puis elles reçoivent des injections répétées d'un mimétique de l'héparane sulfate ou un anti-fibrosant par gavage, avant une exploration respiratoire. Le porteur décrit la fibrose comme indolore mais reconnaît qu'elle peut provoquer une insuffisance respiratoire sévère et tuer 20 à 30 % des animaux avant l'euthanasie prévue pour prélever les organes. Il affirme qu'aucune méthode ne remplace l'induction d'une fibrose in vivo et juge la souris plus adaptée à l'approche mécanistique.

Objectifs

Ce projet vise à développer une thérapie régénérative pour le traitement des lésions pulmonaires tels que celles observées dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë, les exacerbations aiguës de maladies pulmonaires interstitielles fibrotiques ou dans les pneumopathies sévères. Nous envisageons l'utilisation de mimétiques des héparanes sulfates (HSM) afin d’améliorer la réparation du tissu pulmonaire et de permettre une récupération fonctionnelle après une agression pulmonaire aiguë. Les effets bénéfiques des HSM seraient principalement liés à la régénération du tissu lésé en restructurant la matrice détruite, en protégeant les peptides cellulaires communicants (facteurs de croissance, cytokines, chimiokines), et en limitant la fibrose. Le projet explorera la capacité d'un agent mimétique de l'héparane sulfate à réduire l'inflammation, les altérations des mécanismes de l'angiogenèse et la fibrose. Cette thérapie a pour objectif d’améliorer les séquelles de lésions pulmonaires aiguës caractéristiques des dommages alvéolaires diffus. En cas de succès, ce projet proposerait une nouvelle approche pour la prévention et le traitement de la fibrose pulmonaire.

Bénéfices attendus

L’hypothèse de recherche de ce projet est que l'agent mimétique de l’héparane sulfate présenterait un potentiel thérapeutique pour lutter contre les lésions pulmonaires aiguës en fournissant une thérapie régénérative du tissu lésé. Ainsi cet agent (1) remplacera la matrice extracellulaire remodelée consécutive à l’induction des lésions en ciblant les héparanes sulfates (2) améliorera l'angiogenèse et la récupération alvéolaire, et (3) diminuera significativement le processus inflammatoire, et par conséquent la fibrose pulmonaire.

Procédures

La réalisation de ce projet nécessite l'induction d'une fibrose pulmonaire (durée 21jours). Dans un premier temps nous déterminerons la dose optimale d'agent mimétique de l'héparane sulfate. Pour cela les animaux recevront 6 injections intraveineuses (durée quelques secondes) de cet agent mimétique ou de serum physiologique. Le groupe contrôle recevra une molécule anti-fibrosante quotidiennement par gavage. Après une exploration fonctionnelle respiratoire (durée 1h) les animaux seront euthanasiés pour prélèvement d'organes. A partir de la dose optimale identifiée, nous déterminerons les mécanismes d'action de cet agent mimétique de l'héparane sulfate dans les stades précoce (jour 8) et tardif (jour 11) de l'inflammation. Pour cela les animaux recevront respectivement 2 (jour 5 et 7) et 3 (jour 5, 8 et 10) injections intraveineuses d'agent mimétique de l'héparane sulfate ou de serum physiologique. Le groupe contrôle positif recevra une molécule anti-fibrosante par gavage (durée quelques secondes) pendant 4 ou 7 jours respectivement. Suite à cela les animaux seront euthanasiés aux jours 8 ou 11 pour prélèvement des organes (durée 10 minutes). Enfin une étude de la pharmacocinétique et de la pharmacodistribution sera réalisée. Pour cela les organes seront prélevés à 5 min, 30 min, 3h, 6h, 12h 24h après injection intra veineuse d'agent mimétique de l'héparane sulfate.

Impact sur les animaux

Le modèle murin de fibrose pulmonaire induite par instillation intra-trachéale de bléomycine est validé et couramment utilisé dans la littérature internationale. Ce modèle est caractérisé par un pic inflammatoire (D8) précédent l'apparition de la fibrose pulmonaire (D14-D21). L'instillation intra-trachéale de BLM n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Le développement d'une fibrose pulmonaire est également indolore du fait de l'absence d'innervation sensitive à la douleur dans le parenchyme pulmonaire. Elle peut néanmoins entraîner une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité de 20 à 30%. La technique de plethysmographie corps entier est une technique largement utilisée pour l’étude de la respiration. Elle permet de mesurer les variables ventilatoires sur un animal non anesthésié et non contraint. Afin de diminuer le stress de l’animal, une séance d’acclimatation sera systématiquement réalisée. Concernant les prélèvements, tous les animaux seront anesthésiés au préalable.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasié pour prélèvement d'organes, du sang et du liquide de lavage broncho-alvéolaire.

Remplacement

La réalisation de ce projet nécessite l'induction d'une fibrose pulmonaire in vivo. De fait, il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale in vivo à ce jour. D'autre part, l'étude des mécanismes d'action d'un mimétique de l'héparane sulfate dans le cadre d'une thérapie matricielle peut-être plus facilement entreprise chez la souris du fait de l'existence d'outils permettant une approche mécanistique plus poussée.

Réduction

Le nombre total d'animaux impliqué est de 797. Le nombre d’animaux par groupe a été choisi sur la base de données, publiées ou non, et des calculs statistiques afin de définir le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un effet statistiquement significatif. Cela permet également de déterminer les points d'arrêt d'expérimentation les plus précoces et compatibles avec les objectifs du projet. Pour cela nous nous sommes basé sur la littérature existante ainsi que des tests de puissance et des statistiques issues de séries expérimentales précédentes prenant en compte les effets du traitement à la bléomycine (BLM) et la potentielle variabilité de nos paramètres physiologiques entre les différents individus.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi par groupes sociaux de 4 animaux par cage. La température de l’animalerie et l’humidité́ relative sont contrôlés en permanence. La nourriture sera fournie ad libitum et la photopériode sera de 12h/12h. L'enrichissement du milieu sera composé de matériel de nidification (bandes de papier naturel compacté) et d'abri en cellulose. Concernant l'insitllation intra-trachéale de bléomycine, celle-ci sera réalisée sous anesthésie. Ce type d’anesthésie est de courte durée et l'instillation n'entraîne aucune lésion trachéale ni de douleur particulière au réveil de l'animal. Les souris seront ensuite surveillées jusqu'a leur réveil complet. Afin d’améliorer le confort de l’animal suite à l’instillation intra-trachéale de bléomycine et afin de prévenir une perte de poids trop importante, un gel hydraté enrichi pourra être proposé au animaux afin de faciliter l’alimentation et la récupération des animaux dans les premières heures suivant la procédure. En fin de procédure, lors de l'anesthésie précédent l’euthanasie, la profondeur d'anesthésie sera vérifiées via l’observation des signes suivants: le relâchement des muscles, la perte du réflexe de retrait sur les deux pattes et la queue, la perte du réflexe palpébral, une respiration calme. Durant toute la procédure, les conditions de soins et les méthodes utilisées ont été choisies pour réduire le plus possible toute souffrance qu’auraient pu ressentir les animaux. Les points limites seront basés sur l'examen visuel des signes suivant: immobilité́, difficultés respiratoires (râle, respiration rapide..), position anormale (dos vouté, couché sur le coté..), réduction de la mobilité́ (faiblesse musculaire, ataxie, tremblements, paralysie..), perte de poids rapide ou progressive, mauvais état du pelage (poil ébouriffé́, mal entretenu..), vocalisation, pâleur des yeux ou des extrémités, automutilation. Pour cela, une échelle d'évaluation avec score est utilisée.

Choix des espèces

Ce projet nécessite d'induire une fibrose pulmonaire, de réaliser des explorations fonctionnelles respiratoires et de prélever des tissus. Il n'existe donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans notre contexte. Notre choix c'est porté sur la souris car c'est un modèle qui s'héberge et se reproduit facilement. D'autre part, le modéle murin de fibrose pulmonaire induite par instilation intra-trachéale de bélomycine est un modéle validé dans la littérature et courament utilisé. Il est parfaitement décrit et Il a permis la description de multiples phénomènes moléculaires et cellulaires impliqués dans la fibrogénèse pulmonaire et a été utilisé pour tester de nombreuses stratégies thérapeutiques. Pour réaliser notre étude, nous avons besoin que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. Cependant, les souris jeunes semblent moins sensibles à la bléomycine comparées aux souris âgées. Cependant, Il est bien décrit dans la littérature que les souris C57Bl6/J plus âgées, développent une fibrose pulmonaire plus sévère, ce qui risquerait d’induire une surmortalité. Le compromis qui a été choisis est un âge de 8 semaines.