Système immunitaire

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Macaques à longue queue : 12
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Mis à jeun, anesthésiés jusqu'à deux heures trente, aspergés d'un composé antiviral par spray nasal, douze macaques à longue queue subissent huit acquisitions d'imagerie par narine en deux heures, puis un prélèvement nasal et trois prises de sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet mesure combien de temps le composé reste présent dans la cavité nasale, en vue d'un futur essai clinique chez l'humain. Le porteur écrit qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les mouvements du mucus nasal, et que seuls les primates non humains offrent des résultats transposables. Après avis du vétérinaire, les douze animaux seront réattribués à une nouvelle procédure.

Objectifs

Les virus respiratoires représentent actuellement un enjeu majeur de santé publique, avec 3 virus principaux, le SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19, le virus respiratoire syncytial ou VRS, responsable de la bronchiolite du nourrisson et enfin le virus de la grippe. Ces trois virus sont responsables chaque année de dizaines de milliers de décès et les estimations de leur impact économique dépassent le milliard d’euros en France pour 2024. Le SARS-CoV-2 et le virus de la grippe circulent très activement avec régulièrement de nouveaux variants laissant toujours la possibilité de l’apparition d’un nouveau pathogène viral très virulent. Notre approche vise à développer et caractériser des traitements antiviraux contre les virus respiratoires en ciblant la cavité nasale. Ces traitements antiviraux offrent un complément à la vaccination. Traiter la cavité nasale d’individus encontact avec des personnes infectées doit permettre de façon préventive de limiter la dissémination des virus respiratoires. Le problème majeur de cette approche est que les voies respiratoires possèdent un système naturel de « nettoyage » très efficace appelé clairance mucociliaire. Ce mécanisme permet d’éliminer rapidement le mucus et les particules qu’il contient afin de protéger les poumons. En effet, environ la moitié du mucus présent dans la cavité nasale est renouvelée en seulement 15 min. Pour pallier cette difficulté, nos collaborateurs ont développé des composés antiviraux capables de se fixer à un constituant majeur du mucus pour prolonger le temps pendant lequel ces composés antiviraux restent présents dans la cavité nasale. L’objectif principal de ce projet sera d’évaluer combien de temps ces composés antiviraux peuvent rester dans le nez à l’aide d’un modèle préclinique adapté.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir en combien de temps des composés antiviraux destinés à lutter contre certaines infections respiratoires humaines peuvent rester présents dans la cavité nasale. Grâce à des techniques d’imagerie peu invasives, ces résultats permettront de mieux déterminer l’intérêt de ces composés et d’évaluer leur potentiel pour un futur essai clinique chez l’être humain.

Procédures

Les animaux de ce projet seront soumis à aux interventions suivantes : - Anesthésie (3, durée 5 minutes à 150 minutes) - Administration du composé antiviral par un spray nasal (1, durée 5 minutes) Un suivi de la présence du composé antiviral dans les cavités nasales des animaux sera réalisé au cours des 2h suivant l’administration du composé grâce à un dispositif d’imagerie. 8 acquisitions d’imagerie seront réalisées par narine au cours de ces 2h permettant le suivi du composé antiviral dans le nez. Suite à la dernière acquisition, un prélèvement nasal sera effectué afin de déterminer la concentration finale du composé (1, durée 5 minutes). Des prises de sang seront également réalisée afin de contrôler la numération sanguine (3, durée 5 minutes).

Impact sur les animaux

Ce projet nécessitera l’anesthésie générale des animaux et de sessions d’imagerie au niveau nasal durant une période totale de 2h30 maximum. Cette anesthésie prolongée peut entraîner un léger stress pour l’animal accompagné d’une éventuelle douleur suite à l’injection de l’anesthésique et aux prélèvements sanguins. L’administration du composé antiviral sous forme de spray nasal ainsi que l’examen d’imagerie réalisé par voie nasale peuvent également provoquer une gêne (éternuements, irritation) au niveau du nez, mais celle-ci devrait être légère et de courte durée.

Devenir

Un unique examen d’imagerie, peu invasif sera réalisé sous anesthésie générale ; les animaux seront par conséquent réutilisés suite à cette procédure en accord avec le vétérinaire référent.

Remplacement

Le mécanisme naturel de nettoyage des voies respiratoires est dépendant de nombreux paramètres comme la présence de cellules spécialisées, la respiration, la température, et l’humidité mais surtout de la production et le déplacement du mucus. Il existe aujourd’hui des alternatives in vitro permettant de reproduire l’anatomie des voies respiratoires des humains et des animaux et de mimer certains aspects de la respiration. Cependant, à ce jour, aucun de ces modèles ne permet de reproduire ces mouvements de mucus qui se produisent naturellement dans la cavité nasale.

Réduction

12 animaux au total sont prévus dans ce projet, regroupés en deux groupes de 6 animaux qui seront comparés entre eux. L’analyse statistique est basée sur des groupes de 6 animaux afin de pouvoir évaluer les différences de répartition des deux composés antiviraux étudiés.

Raffinement

Les animaux seront systématiquement anesthésiés pour ce projet et leurs paramètres cliniques (fréquence cardiaque, taux d’oxygène, fréquence respiratoire, température) seront constamment suivis au cours des examens d’imagerie. Les animaux anesthésiés seront placés sur tapis chauffant tout au long de l’examen d’imagerie. Le suivi de la distribution du composé antiviral est réalisé par imagerie, qui se substitue à des prélèvements répétées. Des points limites associés aux paramètres suivis ont également été définis pour permettre un arrêt de la procédure le cas échéant.

Choix des espèces

Seuls les primates non humains (comme les macaques cynomolgus) présentent des caractéristiques anatomiques, physiologiques, métaboliques et immunologiques suffisamment proches de l’être humain au niveau des voies respiratoires pour obtenir des résultats transposables à l’être humain avant la mise en place d’essais cliniques. De plus les macaques cynomolgus reproduisent les pathologies liées aux infections par les virus respiratoires (SARS-CoV-2, grippe, VRS) ciblés par les composés antiviraux de ce projet. Les animaux utilisés seront au stade de développement adulte car ils ont une anatomie et un système immunitaire matures.

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Souris : 400
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Génétiquement modifiées pour exprimer un gène humain, les souris de ce projet sont élevées et transportées dans des cages séparées pour ne pas être mêlées à d'autres lignées. 400 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales sous la peau, puis une chimiothérapie ou des anticorps par voie intrapéritonéale, la croissance de la tumeur étant suivie jusqu'à cinq semaines, avec mise à mort le jour même si le score de douleur atteint 8 ou si la tumeur s'ulcère. Toutes sont tuées par inhalation de CO2, pour une ponction cardiaque post mortem et le prélèvement des ganglions, de la rate et de la tumeur.

Objectifs

De nombreux mécanismes suppresseurs déjouant la surveillance du système immunitaire ont été mis en évidence lors du développement des tumeurs. Parmi ceux-ci, les points de contrôles immunitaires notamment ceux exprimés par les cellules myéloïdes représentent donc des cibles thérapeutiques intéressantes pour restaurer une réponse immunitaire efficace et éradiquer les tumeurs. La compréhension de ces points de contrôles immunitaires représente ainsi un enjeu crucial en sante pour les patients atteints de cancer et permettent de développer l'immunothérapie pour bloquer ces points de controle qui a révolutionné les traitements des patients cette dernière décennie. Aussi, il est important de déterminer le rôle de ces points de contrôles dans des modèles in vivo de tumeurs chez la souris par le blocage à l'aide d'anticorps thérapeutiques pour établir la preuve de concept de leur potentiel thérapeutique.

Bénéfices attendus

Le blocage de la molécule chez le rongeur permettrait de mettre en évidence l'importance de la molécule étudiée dans le développement du cancer et ainsi de générer à long terme de nouveaux médicaments pour les patients atteints de cancers.

Procédures

Les animaux (400 au total) seront injectées par des cellules tumorales par voie sous cutanée (en 15 secondes) et seront traités par de la chimiothérapie ou des anticorps thérapeutiques en intrapéritonéal en 5 secondes). Le suivi des souris (croissance de la tumeur) sera suivi sur 5 semaines maximum et certaines souris seront prélevées pour leurs organes 14 jours après l'injection des cellules tumorales.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent subir une souffrance au niveau de la peau injectée par la tumeur en sous cutanée mais il est rarrement observé de dégradation de leur état général (attitude prostrée, poils hérissés, etc..).

Devenir

A l'issue de chaque procédure, nous prélèverons le sérum du sang (ponction cardiaque après la mort), les ganglions, rate et la tumeur à jour 14 après euthanasie de l'animal par inhalation de CO2. Les animaux seront tous mis à mort à la fin des procédures experimentales car ces animaux ayant reçu des injections de cellules tumorales ne peuvent pas être réutilisés pour d'autres expérimentations.

Remplacement

Le meilleur modèle pour regarder l'effet d'une molécule sur la croissance tumorale et la survie est in vivo et en utilisant des animaux génétiquement modifiés; il existe une alternative de modèles tumoraux en 2 dimensions, ou organoïdes. Cependant, à ce stade avec des organoïdes, il ne serait pas possible d'analyser le rôle de cette molécule dans ce contexte tumoral car pour l'instant les études sur les organoides de tumeurs permettent uniquement de regarder des molécules exprimées par les lymphocytes T et non des molécules exprimées par des cellules myéloides comme c'est le cas ici. Par ailleurs, la réponse immune anti-tumorale est complexe et fait intervenir de multiples acteurs cellulaires qu'il est difficile à reproduire à l'heure actuelle dans les modèles in vitro lorsque l'on souhaite étudier la réponse immune anti-tumorale dans sa globalité.

Réduction

Pour les expériences in vivo, le calcul de la taille de l'échantillon a été effectué à l'aide du logiciel en ligne « Experimental Design Assistant » (https://eda.nc3rs.org.uk/eda/login/auth) en fonction de l'ampleur estimée de l'effet et de l'écart-type (variabilité basée sur les données antérieures obtenues) pour les différents tests non paramétriques, avec un seuil de signification p < 0,05 et une puissance fixée à 0,90. La taille de l'échantillon avec EDA indique un total de 10 souris par groupe (controle et injecté par anticorps) par procédure respectivement, dans au moins 2 expériences distinctes. Les données seront analysées à l'aide de GraphPad Prism. La mise en évidence de différences éventuelles entre ces groupes sera effectuée à l’aide de tests statistiques non paramétriques, sur des séries non appariées, puisque ni la normalité des distributions parentes, ni l’analyse de l’égalité des variances ne peuvent être réalisées dans de tels protocoles sans sacrifier un nombre important d’animaux. Les analyses statistiques porteront majoritairement sur des comparaisons de moyenne à l’aide du test U de Mann-Whitney.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans l'animalerie selon les normes qui leur sont propres afin de ne pas ajouter un stress supplémentaire au protocole utilisé. Les animaux sont suivis tous les 3 jours pour la croissance tumorale dans les modèle sous cutanés d'adénocarcinome du colon et de fibrosarcome afin de suivre la croissance tumorale et détecter le plus précocement une douleur et d’y mettre un terme, soit par traitement antalgique, soit par sacrifice de l’animal si la souffrance ne peut pas être contrôlée. L’observation d’une perte de poids et/ou d’une attitude indiquant un état non naturel (attitude prostrée, poils hérissés, etc..) et de souffrance conduira à l’euthanasie de l’animal selon le système de score indiqué en tableau en annexe et si le score est supérieur ou égal à 8, l’animal sera retiré de l’étude et euthanasié le jour même par inhalation de CO2. Par ailleurs, l'animal sera systématiquement euthanasié si une ulcération de la tumeur est observée.

Choix des espèces

Pour étudier le rôle de CLEC-1, nous devons utiliser des souris hCLEC-1 (Knock In KI) pour tester son rôle dans des modèles expérimentaux de développement tumoral. Ces souris ont été génétiquement modifiées pour exprimer le gène humain clec1a. Ces souris sont donc spécifiquement confinées dans des cages bien répertoriées lors de l'élevage et du transport et ne sont pas mélangées à d'autres types de souris. La preuve de concept in vivo de l'effet de l'anticorps est essentielle et ces souris qui ont cette modification génétique avec le CLEC-1 humanisé permettent de réaliser ce type d'expérience in vivo pour mimer ce qui se passe en clinique. Les souris receveuses de tumeurs seront utilisées entre 8 et 12 semaines d'âge (souris adultes) car il faut un système immunitaire adulte. Les souris seront également prélevées pour leurs organes lymphoïdes secondaires ou leur moelle osseuse à 8-12 semaines (âge adulte). Pour les chimères, les souris seront utilisées entre 10-12 semaines après reconstitution pour que le repeuplement hématopoïétique soit optimal.

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Souris : 480
Souffrances
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Soumises à trois jeûnes nocturnes de douze heures, puis à des prélèvements sanguins pratiqués au niveau de l'œil sous anesthésie, 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées ensuite par dislocation cervicale. Le projet compare la production d'un médiateur inflammatoire après un repas entre des souris porteuses d'une mutation rendant ce système plus actif, des souris ordinaires et des souris privées de certains éléments du système immunitaire. Le porteur qualifie la mise à jeun d'"indispensable" à la réalisation de tests métaboliques. Il justifie par ailleurs le recours à l'animal par la complexité de la réponse immunitaire "contre les infections sévères" et invoque un modèle d'infection "bien validé", alors que le protocole décrit ne comporte aucune infection.

Objectifs

L’inflammation est une réaction normale et bénéfique de l’organisme, car elle aide à lutter contre les infections et à réparer les tissus. Cependant, lorsqu’elle devient chronique ou excessive, elle peut avoir des effets néfastes et contribuer au développement de maladies métaboliques comme le diabète. Nous nous intéressons à une protéine située à l’intérieur des cellules et impliquée dans la modulation de la réponse inflammatoire. Lorsque cette protéine est activée, elle entraîne la production d’une molécule essentielle de l’inflammation, un médiateur pro-inflammatoire bien connu. Une alimentation trop riche ou un excès de nutriments peuvent activer ce système et favoriser une inflammation légère mais persistante, souvent associée à des troubles métaboliques. Notre équipe a identifié de nouveaux mécanismes qui régulent cette protéine et montré que certaines modifications chimiques de celle-ci peuvent influencer son activité. Pour mieux comprendre ces phénomènes, nous étudions des souris porteuses d’une mutation qui rend ce système légèrement plus actif. Nous comparerons leur production de ce médiateur clé de la réponse immunitaire après un repas à celle de souris normales et de souris dépourvues de certains éléments du système inflammatoire. Pour cela, les animaux subiront une période de jeûne nocturne, suivie d’une réalimentation pendant deux heures, puis d’un prélèvement sanguin destiné à analyser différents marqueurs de l’inflammation. Ces travaux visent à mieux comprendre le lien entre nutrition, inflammation et maladies métaboliques, afin d’éclairer les mécanismes en jeu et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Plus largement, ces expériences aideront à comprendre la réponse inflammatoire transitoire après un repas et le rôle de certaines protéines dans ce processus, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements, par exemple en ciblant les médiateurs pro-inflammatoires et des protéines impliquées dans la modulation de la réponse inflammatoire.

Procédures

Chaque souris est soumise à 3 jeûnes de 12h, 6 pesées (5sec chacune) et 3 prélèvements sanguins sous anesthésie (durée 5 secondes).

Impact sur les animaux

La mise à jeun pendant la nuit peut induire un certain stress chez la souris. Toutefois, cette procédure est indispensable pour la réalisation de tests métaboliques, conformément aux pratiques couramment utilisées dans ce domaine. Elle permet d’harmoniser le statut métabolique des animaux avant l’étude des marqueurs métaboliques et immunologiques après le repas. Les prélèvements sanguins au niveau de l’œil peuvent également être sources de stress ou d’inconfort. Cependant, ils seront réalisés sous anesthésie générale, complétée par l’application d’un analgésique local (pommade oculaire) afin de limiter la douleur et d’assurer le bien-être des animaux.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans procédure seront mis à mort selon une méthode réglementaire. Les souris seront euthanasiées par la dislocation cervicale après la procédure.

Remplacement

Un modèle utilisant uniquement des cellules isolées ou l’utilisation d’outils informatiques ne pourraient refléter toute la complexité de la réponse du système immunitaire contre les infections sévères et les relations entre les cellules de l’immunité. L’étude sur un animal entier est donc indispensable à visée exploratoire et nous utiliserons un modèle d’infection bien validés dans d’autres études..

Réduction

Le calcul du nombre d’animaux par groupe a été réalisé afin de pouvoir mettre en évidence des différences significatives entre les groupes. Au cours de chaque expérience, de multiples analyses utilisant des techniques différentes seront réalisées sur les différents prélèvements afin de minimiser le nombre de souris utilisé. L’utilisation des mâles et des femelles limitent ainsi la perte d’animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales ont été optimisées pour réduire au maximum l’inconfort et le stress subis par les animaux. Leur bien-être est scrupuleusement pris en compte dans la procédure. L'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés avec un enrichissement systématique. De plus, les souris seront hébergées en groupe. Les personnes réalisant les différentes procédures respecteront les règles éthiques lors des manipulations et mises à mort des animaux. La surveillance des animaux deux fois par semaine nous permettra d'identifier précocement tout changement physique (blessure), ou de comportement qui sont des signes de stress. Des points limites bien définis permettent de limiter la souffrance animale a minima.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie, avec un large choix de solutions techniques dédiées disponibles commercialement. Des modèles génétiquement modifiés sont d'ores et déjà disponibles. Il s'agit de jeunes adultes (6 à 24 semaines) dont le système immunitaire est à maturité.

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Souris : 1140
Souffrances
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Une étude pilote de quatre-vingt-dix souris précède l'expérience principale, qui porte le total à 1 140. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes seront mises à mort. Le projet mesure l'effet de vésicules extracellulaires issues de lymphocytes B, de neutrophiles, de monocytes et de plaquettes sur le syndrome de Sjögren, maladie auto-immune qui touche entre 0,01 % et 0,3 % des adultes. Deux lignées servent à reproduire la pathologie, l'une dépendante des lymphocytes T, l'autre des lymphocytes B, mais les actes infligés à ces souris tiennent en une ligne, prélèvements de sang sur animaux vigiles ou endormis et injection intraveineuse, sans nombre ni fréquence.

Objectifs

Dans ce projet, nous souhaitons explorer le rôle des vésicules extracellulaires dans le syndrome de Sjögren (SjS). Le syndrome de SjS est une maladie rare, touchant entre 0,01% et 0,3% de la population adulte, mais reste la maladie auto-immune systémique la plus fréquente après la polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette pathologie inflammatoire systémique affecte majoritairement les glandes salivaires, lacrymales et les muqueuses, lié à une infiltration des glandes correspondantes par des cellules immunitaires. Cependant, après analyse d’une cohorte de plus de 100 patients, il s’avère que d’autres cellules seraient activées pendant la maladie, mesurées par la génération de vésicules extracellulaires. Ces vésicules extracellulaires (lymphocytes T et B, plaquette, neutrophile, monocyte etc) sont abondantes dans les sérums de patients atteints de Sjogren comparés aux contrôle sain. Il est donc important d’évaluer leurs impacts sur la pathologie, déterminer leurs interactions avec les cellules et les organes. Axe 1. Evaluation des vésicules extracellulaires en circulation dans les modèles de souris du syndrome de Sjögren comparé à des souris wild type . Axe 2. Evaluation de l’impact des vésicules extracellulaires totale dans le syndrome de Sjögren Axe 3. Evaluation de l'impact des vasicules extracellulaires de lymphocyte B, neutrophiles, monocytes et de plaquettes dans le syndrome de Sjögren

Bénéfices attendus

Le choix d’utiliser le modèle de Sjogren TgIL14 et le modèle MRL/lpr a été basé sur la littérature, la présence d’autoanticorps (modèle MRL/lpr), la physiologie de la pathologie (TgIL14). Par ailleurs, le modèle MRL/lpr est « T-dépendant » alors que le modèle « IL14 » est « B-dépendant » ce qui permet de récapituler les principaux éléments de la physiopathologie du syndrome de Sjögren. Afin d’étudier le rôle des vésicules extracellulaires dans la physiologie du syndrome de Sjogren, nous avons décidé d’injecter des vésicules extracellulaires « totale » issues de souris atteintes de Sjogren mais aussi des vésicules extracellulaires de lymphocyte B, neutrophile, monocyte et plaquette issues de souris Sjogren. Il est complexe de modéliser les interactions des vésicules extracellulaires avec les cellules circulantes ou organes in vitro. C’est pourquoi l’axe 1 et 2 de cette demande éthique permettra d’évaluer dans un modèle murin, l’implication des vésicules extracellulaires dans le syndrome de Sjogren.

Procédures

prélèvements de sang sur animaux vigiles et endormis, injection en intraveineuse

Impact sur les animaux

Les seuls effets indésirables que les animaux peuvent ressentir seront liés aux manipulations lors des injections. Ces gestes seront effectués par du personnel compétent. Une attention particulière et un monitoring sera effectué sur les souris recevant les vésicules extracellulaires.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux.

Remplacement

Pour ce type de projet, il n’existe actuellement aucune méthode alternative à l’expérimentation animale. L’implication des vésicules extracellulaires dans une pathologie nécessite l’évaluation sur un modèle vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé afin de garantir une puissance nécessaire et suffisante. Nous avons au préalable évalué in vitro le statut d’activation des plaquettes chez l’homme (cohorte de patient atteint du syndrome de Sjogren et de donneur sain). Afin de réduire le protocole, une étude pilote sera réalisée avant l'étude principale, dont les résultats seront utilisés pour l’axe 1, 2 et 3 utilisera (20+70) 90 souris afin d’optimiser et d’évaluer les quantités de vésicules extracellulaires que l’on peut extraire et produire. Dans l’étude principale, des groupes contrôles ainsi que plusieurs groupes de souris permettront par la suite de répondre à l’hypothèse de travail, le détail des groupes est abordé. Considérant une variance hypothétique maximale de 16%, le nombre minimal d’animaux nécessaire a l’observation d’une difference significative pour une mesure unique, si elle existe, est de 10 par groupe experimentale (a

Raffinement

Le bien-être animal est au cœur de cette étude. Nous veillerions à ce que l’hébergement des animaux leur permettent d’avoir un enrichissement (avec paille, bois, coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les contraintes subies par les animaux sont faibles. Il s’agit d’une étude de vieillissement avec une manipulation réduite des animaux (prise de sang en veine saphène ou caudale et/ ou injection de médiateurs lipidiques en intrapéritonéale). Les souris seront observées quotidiennement et lorsqu’une souris atteint un point limite, elle sera mise à mort. Dans notre étude nous ne pouvons pas utiliser d’analgésique puisque nous étudions les médiateurs lipidiques dont l’expression est modulée par ces produits.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de référence pour l’évaluation de l’impact physiopathologique de pathologie inflammatoire comme le syndrome de Sjögren. Il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro pour étudier notre hypothèse de travail. Qui plus est, plusieurs de nos analyses reposent techniquement sur la cytométrie en flux, méthodologie qui requière un nombre conséquent de cellules issues d’organes immunitaires. Ce type d’expériences rend impossible l’utilisation d’organismes comme le poisson zèbre ou la drosophile. Bien qu’il existe certaines différences entre l’immunologie murine et humaine, d’innombrables découvertes faites chez la souris s’avèrent transposables chez l’humain. Ce modèle est donc adapté à l’étude de dérégulations hémostatiques humaines. Les souris utilisées seront de 6 mois. Elles ont toutes un stade de développement complet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 400
Souffrances
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Devenir
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400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune passant cinq semaines entre l'induction d'un diabète et une opération qui prive ses deux reins de sang pendant vingt-deux à vingt-cinq minutes. Le diabète est provoqué par des injections répétées d'un composé qui détruit le pancréas, avec hyperglycémie, soif et urines abondantes, perte de poids et risque d'hypoglycémie. L'ouverture de l'abdomen et le clampage des vaisseaux rénaux entraînent une prostration, une fatigue importante et des douleurs post-opératoires que le porteur reconnaît malgré l'analgésie. Toutes seront tuées sous anesthésie après un prélèvement sanguin terminal, pour comprendre pourquoi les patients diabétiques opérés du cœur développent quatre fois plus souvent une insuffisance rénale grave.

Objectifs

Le diabète est une maladie très fréquente qui fragilise les vaisseaux sanguins de nombreux organes, en particulier les reins. Nous avons observé, à partir d’une cohorte de 11 000 patients opérés de chirurgie cardiaque, que les patients diabétiques ont quatre fois plus de risque de développer une maladie rénale sévère nécessitant une dialyse après l’intervention, à cause de l'arrêt de la circulation sanguine associée à cette chirurgie. Beaucoup d’entre eux évoluent ensuite vers une maladie rénale chronique, ce qui affecte profondément la qualité et l’espérance de vie des patients, et représente un lourd fardeau pour le système de santé. Actuellement, aucun traitement ne permet de prévenir la survenue d'une maladie rénale post-chirurgie cardiaque chez ces patients. Notre projet vise à comprendre pourquoi le diabète augmente autant ce risque. Nous nous intéressons particulièrement aux plaquettes, dont le rôle est de stopper les saignements. Ces cellules jouent aussi un rôle très important dans l’inflammation. Nous étudierons comment le diabète modifie leur fonctionnement et quels mécanismes pourraient jouer un rôle dans l’aggravation des lésions rénales lorsqu’un rein subit un épisode d’ischémie/reperfusion. Pour répondre à cette question, nous mènerons deux approches complémentaires : Une étude chez l’humain, basée sur nos observations cliniques, pour analyser les caractéristiques des patients diabétiques et mieux comprendre les mécanismes en jeu. Une étude expérimentale chez la souris, dans laquelle nous induirons un diabète puis une lésion rénale d’ischémie-reperfusion. Nous évaluerons la fonction rénale, l’activation des plaquettes, ainsi que l’inflammation et la fibrose (cicatrisation anormale) du rein. Nous utiliserons également des souris génétiquement modifiées afin d’altérer spécifiquement certaines fonctions des plaquettes. Cela nous permettra de déterminer précisément leur rôle dans l’aggravation des lésions rénales en contexte de diabète. À terme, ce projet permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour protéger les reins des patients diabétiques, réduire le recours à la dialyse et améliorer leur qualité et leur espérance de vie.

Bénéfices attendus

Les complications rénales aiguës après chirurgie cardiaque sont fréquentes et particulièrement sévères chez les patients diabétiques. À ce jour, il n’existe pas de stratégie spécifique permettant de réduire ce risque accru. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’aggravation des lésions rénales en contexte de diabète, en particulier le rôle des plaquettes. L’identification des voies plaquettaires impliquées pourrait ouvrir la voie au développement de stratégies thérapeutiques ciblées. À terme, ces travaux pourraient contribuer à réduire la sévérité des complications rénales chez les patients diabétiques exposés à une chirurgie cardiaque.

Procédures

(1) Une partie des animaux sera soumise à une induction de diabète par injections répétées d'un composé chimique qui détruit le pancréas. (2) Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 22–25 minutes sous analgésie et anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes. (3) Prélèvement de sang sur souris vigile, au niveau de la joue (30 secondes environ). (4) Prélèvement de sang terminal, < 1 min, sous anesthésie générale, sur un plateau chauffant ; suivi de l’euthanasie par une méthode réglementaire en vue des différents prélèvements et analyses nécessaires.

Impact sur les animaux

L’induction du diabète par injections répétées d’une substance chimique détruisant le pancréas entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang associée à une augmentation de la soif et des urines, une perte de poids ainsi qu’une altération modérée de l’état général. Les injections répétées peuvent provoquer un stress transitoire lié à la contention et à la manipulation. Une hypoglycémie transitoire peut survenir dans les heures suivant les injections ; afin de prévenir une hypoglycémie sévère, une solution de sucre sera mise à disposition dans les cages pendant la période d’induction. Des variations individuelles de la réponse au traitement peuvent être observées. L’induction d’une maladie rénale par chirurgie entraîne une altération transitoire de l’état général et une prostration liée à une fatigue importante. La procédure chirurgicale repose sur une ouverture chirurgicale de l’abdomen permettant d’accéder aux reins, suivie de la pose de pinces temporaires sur les vaisseaux sanguins apportant du sang aux reins afin de suspendre temporairement la circulation sanguine. Malgré une prise en charge optimale de l’analgésie, des douleurs post-opératoires peuvent survenir : (1) douleur liée à la chirurgie (anesthésie, analgésie, incision cutanée médiane, ouverture des plans musculaires, pose des clamps, sutures) ; (2) complications potentielles liées à l’anesthésie (difficultés respiratoires, modifications du rythme cardiaque, baisse de la température corporelle) ; (3) altération de l’état général avec perte de poids et déshydratation ; (4) stress lié aux manipulations répétées (surveillance clinique, pesées). Ces nuisances ne peuvent pas être totalement évitées, car l’induction du diabète et la chirurgie sont indispensables pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Un suivi clinique rapproché et des mesures adaptées seront mis en œuvre afin de limiter au maximum la douleur et la souffrance des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée. Les différents prélèvements nécessaires pour les analyses sont réalisés après constatation de la mort par une personne expérimentée. Durée de la procédure 5 semaines.

Remplacement

En raison notamment de la complexité du tissu rénal et de sa circulation (dizaines de types cellulaires), ainsi que de la fragilité des plaquettes, et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organes en culture (organoïdes), l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative basée sur des cultures cellulaires (in vitro) pour analyser l’évolution de la défaillance chronique progressive d’organes.

Réduction

Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer la variabilité entre individus de la maladie rénale avec ce protocole. Afin d’obtenir des résultats robustes pour détecter des différences entre groupes et garantir la reproductibilité des résultats, des effectifs de 10 animaux par groupe sont nécessaires. Le calcul des effectifs a été réalisé à l’aide du module statistique du site EDA (Experimental Design Assistant), en prenant comme paramètre principal le débit de filtration glomérulaire (capacité du rein a filtré dle sang). Chaque procédure sera répétée deux fois sur des cohortes indépendantes. Le nombre total d’animaux utilisés est de 400 souris. Les analyses statistiques seront réalisées avec des tests adaptés.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à des mesures de raffinement adaptées. Les conditions d’hébergement respectent la réglementation en vigueur pour la souris. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Leur bien-être est assuré par un environnement enrichi comprenant une litière adaptés, des objets (morceaux de bois) à ronger et un abri dans chaque cage. Les actes chirurgicaux sont réalisés sous anesthésie et avec une prise en charge de la douleur avant et après l’intervention. Les souris sont placées en couveuse pendant le réveil puis replacées dans leur cage d’origine. De la nourriture gelifiée est également mise à disposition pour faciliter l’alimentation. En dehors d’une courte période d’isolement de deux heures en couveuse (nécessaire pour préserver des dispositifs de mesure de la fonction rénale), les animaux restent dans leur cage d’origine, dans leurs groupes habituels. Une surveillance quotidienne de l’état général et de la motricité est réalisée, avec une pesée régulière tout au long du protocole. Des points limites ont été définis (perte de poids, paralysie, saignements, prostration, altération du pelage, infection post-chirurgicale). Les injections sont réalisées avec des aiguilles fines afin de limiter la douleur et le risque de saignement. Les complications liées à l’anesthésie (troubles respiratoires, arrêt cardiaque, baisse de température) sont limitées par une surveillance adaptée et l’utilisation d’un plateau chauffant.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car : - modèles d’ischémie/reperfusion bilatérale et de diabète bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire ; - nombreuses données relatives au projet déjà disponibles dans la littérature scientifique, plus que dans d’autres espèces ; - possibilité de tester l’implication des plaquettes et des protéines d’intérêt dans cette étude grâce à des modèles de souris génétiquement modifiées. À l’âge de 8 semaines, ces souris sont adultes et leurs reins fonctionnent bien. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l’accumulation de graisse autour des vaisseaux du rein, afin de faciliter la procédure chirurgicale.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1996
Souffrances
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▲ 1996
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Devenir
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 1996

1 996 souris vont être utilisées, chacune ne subissant qu'une contention de trente secondes pour recevoir des bactéries ou une molécule inhibitrice, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'infection qui suit peut provoquer une gêne respiratoire, un dos voûté, une prostration et une perte de coloration de la peau, chez des souris adultes comme chez des souriceaux de deux jours. Toutes seront tuées pour le prélèvement de leurs organes, et le sexe des nouveau-nés sera lu sur des tissus prélevés après leur mise à mort. Le porteur reconnaît que la manipulation des souriceaux peut conduire la mère à les rejeter ou à ne plus les nourrir.

Objectifs

Le sepsis est une réponse immunitaire dérégulée entraînant un dysfonctionnement organique potentiellement mortel. Malgré les connaissances actuelles et les progrès de la prise en charge médicale, le sepsis demeure la principale cause de décès dans la plupart des unités de soins intensifs du monde et ne dispose pas de traitements efficaces. Cette réponse immunitaire dérégulée touche particulièrement les nouveaux-nés pour des raisons qui restent encore peu connues. Il est donc urgent de mieux caractériser les mécanismes cellulaires qui régulent les différents aspects responsables du déclenchement et du développement du sepsis et ses complications à long terme. Nos travaux ont montré le rôle essentiel de cellules immunitaires appelées macrophages dans le maintien des tissus. Dans ce projet, nous étudierons la réponse de ces cellules dans des modèles murins d’infection bactérienne, principale responsable du sepsis chez l'adulte et le nouveau-né. Puis en utilisant des souris qui ne possèdent pas ces macrophages nous examinerons leur implication dans le dysfonctionnement des tissus associés au sepsis. Ce projet permettra d’ameliorer nos connaissances sur les mécanismes responsables du déclenchement et du développement du sepsis et d’identifier de nouvelles cibles pour des applications thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes responsables du déclenchement et du développement du sepsis (une réponse immunitaire dérégulée) et à terme de proposer de nouvelles options thérapeutiques pour les patients souffrants de sepsis.

Procédures

Dans ce projet les animaux vigiles seront soumis à des contentions pour leur administrer des bactéries (30 secondes, 1 fois) ou de molecules inhibitrices (30 secondes, 1 fois).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous serons très attentifs. L'infection pourrait induire des comportements d’une gêne ou d’une souffrance (gêne respiratoire ou poils hérissés ou dos voûté ou mobilité réduite ou absence de toilettage ou prostration chez la souris adulte ou perte de couleurs du la peau chez la souris adulte et nouveau-née. La manipulation des souriceaux peut également induire un stress chez les souriceaux et la mère qui peuvent mener au rejet par la mère et/ou absence d'alimentation chez le nouveau-né.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes pour réaliser les analyses nécessaires à notre étude.

Remplacement

Les mécanismes responsables du déclenchement et du développement de la réponse immunitaire dérégulée (sepsis) et le dysfonctionement des organes associés au sepsis reposent sur un ensemble de changements cellulaires et moléculaires complexes induits par une infection qui sont étroitement influencés par le système immunitaire. A ce jour, il n’existe donc pas d’autre alternative intégrée, comparable à l’utilisation des souris pour l’étude in vivo de ces mécanismes conduisant au sepsis et de l'implication du systeme immunitaire dans ce processus, nous permettant de remplacer l'utilisation des modèles de souris.

Réduction

Dans un but de réduction, nous proposons de faire des études "pilotes" pour definir les conditions (dose de bactérie et cinétique de la réponse des macrophages) afin de sélectionner une dose et un temps après infection pour prélever les tissus et répondre à notre objectif scientifique. Pour les procédures utilisant des souriceaux, nous utiliserons toute la portée et tous les sexes. Le sexe des souriceaux sera determiné sur des tissues prélevés après leur euthanasie.

Raffinement

Après infection, les souris adultes et nouveau-nées seront remises dans leur cage et surveillés toutes les heures jusqu’à 8 heures post infection et deux fois par jour (le matin et l'après-midi) pour les temps 24 et 48 postinfection par les personnes en charge de l'expérimentation. Les cages seront déposées sur des tapis chauffant pour éviter l'hypothermie qui peut survenir suite à l'infection Pour les souris adultes, nous déposerons de l'eau gelifiée et les croquettes alimentaires sur la litière de la cage pour s'assurer de l'hydratation et l'alimentation des animaux. Pour les souriceaux, les infections par seront faites en utilisant des seringues très fines et précises pour injecter de petits volumes. Le sexe des souriceaux sera determiné sur des échantillons de tissus prélevés sur animal euthanasié.

Choix des espèces

Le modèle souris est largement décrit dans la littérature comme modèle d'étude de l'infection bacterienne in vivo et du sepsis. De plus, les systèmes de défense et en particulier, les réponses des macrophages de l'hôte vis à vis du pathogène sont très similaires entre la souris et l'homme. De plus les modèles murins utilisés sont déjà établis dans notre institut de recherche. Les animaux utilisés seront soit des souriceaux nouveau-nés de 2 jours soit des souris adultes agées de 8-12 semaines pour étudier l'implication des macrophages dans les mécanismes responsables du déclenchement et du développement de la réponse immunitaire dérégulée (sepsis) chez le nouveau-né et l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 2400
Souffrances
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▲ 960
▲ 1440
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Devenir
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 2400

2 400 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir jusqu'à 126 administrations de composés et subir jusqu'à 27 prélèvements sanguins sur animal vigile, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Certaines subissent une trachéotomie sous anesthésie générale pour la mesure de leur capacité pulmonaire. Le porteur indique que l'exposition à l'ozone provoque une gêne respiratoire, une locomotion réduite et une perte de poids allant jusqu'à 15 %. Toutes seront tuées, leurs poumons ensuite lavés pour analyser la réponse immunitaire, et le porteur estime à douze le nombre de candidats médicaments testables sur la période.

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier les mécanismes et le rôle des acteurs impliqués dans les réponses inflammatoires et immunitaires pulmonaires déclenchées par l'exposition à des polluants environnementaux tels que l’ozone ou les pesticides. L’exposition à des polluants environnementaux induit des lésions inflammatoires des voies aériennes pouvant conduire au développement de pathologies inflammatoires chroniques pulmonaires telles que la BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive). La BPCO constitue un réel problème de santé publique car elle touche 7 millions de personnes en France avec un taux de mortalité de 9.2%. Il s’agit de la 3ème cause de mortalité en France. Cette pathologie se caractérise par une inflammation des bronches provoquant une réduction du diamètre de celles-ci. Les bronches s’épaississent et fabriquent davantage de mucus. Les alvéoles qui assurent les échanges gazeux sont détruites (emphysème) et l’élasticité du tissu pulmonaire est altérée. Il n’existe actuellement pas de thérapie. L’objectif de ce projet est donc de d’étudier le rôle des cellules immunitaires et des mécanismes impliqués dans la réponse de défense de l’organisme afin d’améliorer nos connaissances et proposer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

La mise en place de ces modèles chez des souris spécialement modifiées permettra de mieux comprendre le rôle de certains mécanismes impliqués dans la maladie et de confirmer leur contribution au développement de l’inflammation. Une fois validées ces molécules représentent des cibles thérapeutiques potentielles dont la pertinence sera vérifiée par l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un précédent projet dont les résultats ont donné lieu à 2 publications scientifiques.

Procédures

Prélèvements de sang : maximum 27 prélèvements sur une étude (3 fois par semaine maximum, 30 secondes/souris) sur animaux vigiles et un prélèvement de sang en terminal sous anesthésie gazeuse (30 secondes/souris). Administrations de composés : maximum 126 administrations/souris (2x/jour à 2x/semaine) selon la voie d’administration (30 secondes/souris). Une trachéotomie est réalisée sous anesthésie générale dans le cas d’une analyse de la capacité pulmonaire (20min/souris). Nous estimons à 12 le nombre de candidats médicaments qui pourront être testés sur cette période.

Impact sur les animaux

L'exposition à l'ozone ou aux pesticides provoque une gêne respiratoire réversible et une inflammation pulmonaire chez les souris. D’après notre expérience, la première exposition à l’ozone cause un stress transitoire avec locomotion réduite, réversible dans l’heure suivant l’exposition. Elle cause également une perte de poids transitoire (jusqu’à 15%), avec un retour progressif au poids de départ dès la deuxième semaine d’exposition des études chroniques. Pour les traitements : un stress et une gêne respiratoire transitoire ; un risque très faible de lésion trachéale et des perturbations respiratoires transitoires pourront être observés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. A l'issue de la mise à mort, un lavage bronchoalvéolaire et des prélèvements seront effectués pour étudier la réponse immunitaire dans les différents compartiments.

Remplacement

Aucun modèle expérimental in vitro n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier la réponse et les interrelations entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses immunitaires innées et acquises. Après la caractérisation in vitro sur différentes populations cellulaires (lignées de macrophages, de cellules épithéliales, des modèles biologiques en 3D reproduisant certaines caractéristiques d’un organe) des voies activées par les polluants, l’objectif du projet est d’étudier la réponse inflammatoire pulmonaire à l’ozone, les microplastiques ou les pesticides. L’étude in vivo est indispensable pour ce projet puisqu’il nécessite plusieurs niveaux d’interactions entre les réponses inflammatoires et pulmonaires complexes qui ne peuvent être développés in vitro ou in silico.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 2 variables.

Raffinement

Les principaux signes cliniques observés dans ces modèles de pathologie font partie des critères d’évaluation à savoir la prostration, amaigrissement et difficultés respiratoires. Si le poids ou la mobilité des souris sont affectés, de l’hydrogel sera déposé au fond de la cage pour limiter la perte de poids et la déshydratation. Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l'état clinique des souris utilisées sera assurée grâce à une grille d’évaluation scorée qui permettra la mise en place d’une surveillance renforcée les cas échéants et l’éventuel déplacement des lieux de dépôt de la nourriture et de la boisson. Les administrations seront réalisées sous anesthésie afin de réduire à un strict minimum le stress et la souffrance de l'animal. Les animaux sont observés en continu pendant les expositions et lors des anesthésies jusqu’à leur réveil complet. Des points limites précoces ont été déterminés pour une prise en charge rapides et des critères d’arrêt mis en place pour éviter tout stress ou souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie scientifiquement : -La souris est un mammifère qui présente une architecture anatomique et fonctionnelle comparable à l’espèce humaine. -La souris est l’un des seuls modèles de mammifères permettant de telles modifications génétiques de précision cellulaire. -La souris reste l’animal modèle de référence dans la communauté scientifique pour étudier expérimentalement les mécanismes immunitaires pulmonaires. Les animaux sont utilisés au stade adulte (7 semaines minimum) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 504
Souffrances
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▲ 504
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Devenir
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 504

Toutes tuées pour analyser leurs tumeurs et les cellules immunitaires qui les infiltrent, 504 autres souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ce second volet d'un projet réparti sur deux établissements reprend mot pour mot le texte du premier, ce qui porte l'effectif à 1 008 souris pour la même question. Les procédures ne changent pas : injections intrapéritonéales sur animal vigile, coloscopies et échographies sous anesthésie, transports entre les deux sites. Le porteur revendique des cultures cellulaires et des modélisations informatiques réalisées en amont, sans dire ce qu'elles ont permis d'éviter.

Objectifs

Les macrophages sont des cellules qui aident le corps à se défendre. On en trouve en grande quantité dans les tumeurs. Un nouveau type de macrophages a été découvert dans le cancer colorectal. Au début du développement cancéreux, ces macrophages aident d'autres cellules du système de défense (les lymphocytes) à détruire les cellules cancéreuses. Mais si la tumeur continue de se développer, les macrophages peuvent arrêter de fonctionner correctement, ce qui rend les défenses immunitaires moins capables de combattre la tumeur. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2) et vise à : 1. Comprendre comment ces macrophages aident à combattre le cancer dans ses phases précoces. 2. Étudier ce qui les empêche de bien fonctionner dans les phases tardives de la maladie.

Bénéfices attendus

Les macrophages sont des cellules qui aident notre corps à combattre le cancer. Les scientifiques les voient comme des cibles importantes pour les traitements contre le cancer. Ce projet vise à comprendre comment ces cellules aident à lutter contre le cancer pour trouver de meilleurs traitements.

Procédures

1- Injection intrapéritoneale des traitements sur animaux vigiles (5 secondes/souris). 2- coloscopie sur animaux anesthesiés (10 minutes/souris) 3- échographie sur animaux anesthesiés (10 minutes/souris)

Impact sur les animaux

– injection intrapéritonéale de traitements induisant une légère douleur et un léger stress de courte durée. - Anesthésie générale lors de l’imagerie de la tumeur entraînera un léger stress de courte durée. - Les séances d’imageries répétées sont un stress. - Le transport d'un centre à un autre pour les imageries peut induire un leger stress pour les animaux. - La croissance des tumeurs entraînera une douleur modérée, une gêne à la locomotion et une baisse de la tonicité générale dans les derniers stades de la maladie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque expérience pour analyser les tissus cancéreux et pour analyser les cellules immunitaires infiltrant les tumeurs.

Remplacement

La complexité des interactions entre cellules tumorales et immunitaires ne peut être modélisée de manière complète en dehors du corps, rendant l’expérimentation animale indispensable. Toutefois, des modélisations informatiques et des cultures cellulaires ont été réalisées en amont afin de limiter autant que possible l’usage d’animaux.

Réduction

Nous utiliserons un nombre d'animaux nécessaire pour avoir la puissance statistique. Celle-ci a été définie en utilisant un logiciel de statistique. Le nombre de souris par groupe a ensuite été calculé afin de pouvoir mettre en évidence un effet statistique significatif. Tout au long du projet pour minimiser le nombre d'animaux utilisés et conformément aux objectifs scientifiques, nous réutiliserons les différents tissus.

Raffinement

Nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. L’ensemble des prélèvements et des imageries sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Enfin, des points- limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Les animaux ont accès à l’eau et l’alimentation pendant toute la durée du trajet. Les cages sont ventilées et enrichies.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour la recherche en immunologie et en thérapeutique du cancer. Sa grande ressemblance avec l’humain permet d’envisager de transposer les résultats obtenus chez la souris vers des applications cliniques. Nous utiliserons des souris adultes pour étudier un système immunitaire mature et une croissance tumorale adaptée.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 504
Souffrances
▲ -
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▲ 504
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Devenir
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 504

Pour comprendre pourquoi certains macrophages cessent de combattre les tumeurs du côlon, 504 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyser les tissus cancéreux. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales sur animal vigile, puis des coloscopies et des échographies sous anesthésie, avec des transports répétés entre deux établissements. Le porteur indique que la croissance des tumeurs provoque une douleur modérée, une gêne à la locomotion et une baisse de tonicité dans les derniers stades. Il conclut que la complexité des interactions entre cellules tumorales et immunitaires rend l'expérimentation animale "indispensable".

Objectifs

Les macrophages sont des cellules qui aident le corps à se défendre. On en trouve en grande quantité dans les tumeurs. Un nouveau type de macrophages a été découvert dans le cancer colorectal. Au début du développement cancéreux, ces macrophages aident d'autres cellules du système de défense (les lymphocytes) à détruire les cellules cancéreuses. Mais si la tumeur continue de se développer, les macrophages peuvent arrêter de fonctionner correctement, ce qui rend les défenses immunitaires moins capables de combattre la tumeur. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2) et vise à : 1. Comprendre comment ces macrophages aident à combattre le cancer dans ses phases précoces. 2. Étudier ce qui les empêche de bien fonctionner dans les phases tardives de la maladie.

Bénéfices attendus

Les macrophages sont des cellules qui aident notre corps à combattre le cancer. Les scientifiques les voient comme des cibles importantes pour les traitements contre le cancer. Ce projet vise à comprendre comment ces cellules aident à lutter contre le cancer pour trouver de meilleurs traitements.

Procédures

1- Injection intrapéritoneale des traitements sur animaux vigiles (5 secondes/souris). 2- coloscopie sur animaux anesthesiés (10 minutes/souris) 3- échographie sur animaux anesthesiés (10 minutes/souris)

Impact sur les animaux

– injection intrapéritonéale de traitements induisant une légère douleur et un léger stress de courte durée. - Anesthésie générale lors de l’imagerie de la tumeur entraînera un léger stress de courte durée. - Les séances d’imageries répétées sont un stress. - Le transport d'un centre à un autre pour les imageries peut induire un leger stress pour les animaux. - La croissance des tumeurs entraînera une douleur modérée, une gêne à la locomotion et une baisse de la tonicité générale dans les derniers stades de la maladie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque expérience pour analyser les tissus cancéreux et pour analyser les cellules immunitaires infiltrant les tumeurs.

Remplacement

La complexité des interactions entre cellules tumorales et immunitaires ne peut être modélisée de manière complète en dehors du corps, rendant l’expérimentation animale indispensable. Toutefois, des modélisations informatiques et des cultures cellulaires ont été réalisées en amont afin de limiter autant que possible l’usage d’animaux.

Réduction

Nous utiliserons un nombre d'animaux nécessaire pour avoir la puissance statistique. Celle-ci a été définie en utilisant un logiciel de statistique. Le nombre de souris par groupe a ensuite été calculé afin de pouvoir mettre en évidence un effet statistique significatif. Tout au long du projet pour minimiser le nombre d'animaux utilisés et conformément aux objectifs scientifiques, nous réutiliserons les différents tissus.

Raffinement

Nous éviterons toute souffrance inutile des animaux en les surveillant régulièrement. L’ensemble des prélèvements et des imageries sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Enfin, des points- limites précis ont été établis (poids, comportement, aspect du poil), entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Les animaux ont accès à l’eau et l’alimentation pendant toute la durée du trajet. Les cages sont ventilées et enrichies.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour la recherche en immunologie et en thérapeutique du cancer. Sa grande ressemblance avec l’humain permet d’envisager de transposer les résultats obtenus chez la souris vers des applications cliniques. Nous utiliserons des souris adultes pour étudier un système immunitaire mature et une croissance tumorale adaptée.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2250
Souffrances
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▲ 250
▲ 2000
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Devenir
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 2250

Le protocole d'administration dépend des molécules confiées par les clients du laboratoire. 2 250 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements immunologiques et histologiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut recevoir jusqu'à 162 administrations de composés et d'allergènes, jusqu'à deux fois par jour, et subir jusqu'à douze prélèvements sanguins sur animal vigile. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace l'"animal entier", et précise que ses clients s'engagent à recourir au modèle animal faute d'autre solution connue d'eux.

Objectifs

L’asthme allergique est un type d’asthme qui est déclenché ou aggravé par des allergies. L’exposition à des allergènes, comme le pollen, les squames d'animaux, les moisissures, ou à des irritants peut augmenter les symptômes et provoquer une crise d’asthme chez les personnes souffrant d’asthme allergique. 300 millions de personnes sont atteintes d’asthme allergique à travers le monde et 80 % des asthmes sont d’origine allergique. L’asthme touche environ 4 millions de personnes en France et est associé à plus de 60 000 hospitalisations et à près de 900 décès par an. L’asthme est un syndrome inflammatoire chronique de la muqueuse bronchique dans lequel de nombreuses cellules jouent un rôle dans un processus en cascade. Chez des individus prédisposés, cette inflammation cause des épisodes récurrents de sifflements, essoufflements (dyspnée), oppression thoracique et toux, particulièrement la nuit et/ou au petit matin. Ces symptômes accompagnent habituellement une limitation du flux aérien qui est, au moins en partie, réversible (soit spontanément, soit par action thérapeutique). L’inflammation est également la cause associée d’une augmentation de la réactivité des voies aériennes à une diversité de stimuli. L’asthme ne se guérit pas, il persiste toute la vie même si des phases de rémission peuvent durer plusieurs années. Pour limiter les crises, il est fondamental d’éliminer les facteurs déclenchants de son environnement. Chez les patients atteints d’asthme modéré à sévère, le contrôle de la maladie repose sur un traitement de fond (corticostéroïdes inhalés ou des anti-leucotriènes qui peuvent être associés à un ou deux bronchodilatateurs de longue durée d’action) à prendre quotidiennement et un traitement de crise (bronchodilatateurs d’action rapide parfois associés à des corticostéroïdes inhalés, qui permettent quant à eux de limiter l’intensité des symptômes). En cas d’asthme léger, un traitement de crise peut être prescrit seul. Ce projet est un renouvellement, qui vise à étudier de nouveaux traitements contre le remodelage pulmonaire responsable des symptômes de la maladie dans un modèle d’asthme allergique induit par administration d’acariens (HDM : House Dust Mite), ovalbumine (OVA), papaïne (protéase à cystéine fragilisant la barrière épithéliale), pollen de bouleau (BPE : Birch Pollen Extract) ou cytokines (molécules permettant aux cellules du système immunitaire de communiquer entre elles) impliquées dans la réponse asthmatique chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces dernières années, des innovations thérapeutiques majeures ont été réalisées grâce à la compréhension des mécanismes biologiques de l’asthme allergique, et cinq médicaments de thérapie ciblée sont aujourd’hui commercialisés. Ils permettent d’améliorer la prise en charge des patients les plus sévèrement atteints, non contrôlés par les traitements conventionnels. Cependant, les traitements actuels ne font que contrôler les manifestations de l’asthme : ils ne permettent pas de le guérir. Pour cela, le processus de remodelage bronchique devrait être inversé afin que le tissu des bronches revienne à la normale. Les investigations actuelles visent donc à identifier les différentes voies biologiques à l’origine du remodelage, pour pouvoir ensuite proposer des traitements ciblés. Le but est ici d'étudier ces pistes thérapeutiques. Dans notre projet précédent, nous avons pu identifier 12 molécules qui ont eu un effet bénéfique sur les animaux traités à savoir une diminution de l’inflammation et/ou une amélioration de la fonction pulmonaire. Nous espérons dans ce nouveau projet pouvoir identifier de nouvelles molécules prometteuses.

Procédures

Prélèvements de sang : maximum 12 prélèvements (1 fois par semaine maximum, 30 secondes/souris) sur animaux vigiles et un prélèvement de sang en terminal sous anesthésie gazeuse (30 secondes/souris). Administrations de composés + allergènes : maximum 162 administrations (2x/semaine à 2x/jour selon la voie d’administration; 30 secondes/souris).

Impact sur les animaux

Ce modèle induit des douleurs inflammatoires à l'animal liées au développement de la pathologie. La douleur pourra générer une perte de poids. L’administration de traitement par injections répétées (1 à 2x /j pour les sous-cutanés, ou 2x/semaine pour les i.v.) pourra provoquer de petits hématomes au niveau du site de la piqûre. La contention de l'animal ainsi que la piqure de l'aiguille pour l'injection des traitements entraînent une douleur légère, de courte durée (quelques secondes). Pour les traitements en gavage (1 à 2x /j), aucune douleur n'est attendue mis à part un léger stress (quelques secondes) lié à la contention des animaux. Le produit injecté va permettre, selon l’efficacité des molécules, de réduire la maladie (douleurs inflammatoires). Sur les études réalisées lors de la DAP précédente, 98.7% de animaux étaient en gravité réelle légère, 0.7% en gravité modéré et 0.6% en sévère.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin d'effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques.

Remplacement

Nous proposons dans ce projet de mettre en place un modèle d’asthme allergique chez la souris afin de pouvoir tester in vivo l’efficacité de nouvelles thérapies dans le cadre d’une monothérapie ou d’une combinaison thérapeutique. Ces nouvelles thérapies sont en premier lieu testées et validées sur des lignées cellulaires afin de sélectionner les doses à appliquer in vivo pour l'étude d'efficacité. Cependant, les méthodes substitutives à l’expérimentation animale ne peuvent être utilisées ici puisque nous testons des molécules candidat médicament, tests nécessaires avant l’initiation d’une phase clinique. Aucun modèle expérimental in vitro ou aucune modélisation informatique n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier l’efficacité de molécules thérapeutiques et les interactions entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses inflammatoires. Nos clients s'engagent à ce que la toxicité des composés ainsi que du véhicule fourni soit validée in vitro sur des modèles pertinents avant leur passage en étude in vivo. Ils s’engagent également à recourir au modèle animal car il n’existe pas à leur connaissance d’autre modèle à même d’évaluer l’efficacité de leur molécule.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire (10 souris/groupe) pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Les tests statistiques utilisés permettront de comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 1 variable ou comparer 2 groupes indépendants entre eux en prenant en compte 2 variables.

Raffinement

Les animaux sont observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être et pour détecter la douleur au moment de l’expérimentation. De plus, si des animaux présentent des signes de souffrance au cours de l'étude, un analgésique sera administré et des croquettes humides seront ajoutés dans les cages. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués. Dans le cas d'une analyse de la capacité pulmonaire, la pléthysmographie sera effectuée sous anesthésie générale avec administration d'un analgésique et anesthésique local. La température corporelle sera maintenue constante entre 37 et 38°C par un tapis chauffant. Dans la précédente DAP clôturée, 0.7% d’animaux ont été en gravité modéré et 0.6% en sévère sur la totalité des études réalisées. Nous avons choisi ici de raffiner la grille de scoring en ajoutant de la buprénorphine (en plus de l’ajout de croquettes humides dans la cage) dès qu’un animal se situera en surveillance renforcée. Les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé enrichies avec des enrichissements que nous ferons varier au cours de l’étude : cylindres de coton, des frisures kraft ainsi que des dômes/tunnels et objet de rongeage en bois dès leur arrivée. Cela permettra de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress de l’animal et faciliter la thermorégulation de l’animal.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordre scientifiques, pratiques et éthiques : - Nos modèles d'études ont été développés sur les souches de souris dont les génomes possèdent 99% de similitude avec le génome humain, et ne présentent aucun gène manquant ou supplémentaire pouvant modifier l’intensité de la réponse immunitaire attendue. - La souris est un animal pour lequel les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettent la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. - Le modèle d’asthme allergique est très bien décrit dans la littérature chez la souris et mis en place depuis plusieurs années au laboratoire. Les animaux sont utilisés au stade adulte (7 semaines minimum) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2160
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ -
▲ 1980
Devenir
 -
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 2160

Le cæcum est ligaturé puis perforé pour déclencher un sepsis, ce qui provoque une douleur abdominale sévère dès le réveil. 2 160 souris vont subir ce protocole, 1 980 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 180 un niveau léger, toutes tuées à l'issue pour prélever des tissus. Chaque animal reçoit jusqu'à 28 administrations de composés sur quatorze jours et jusqu'à trois prises de sang sur animal vigile, avant un prélèvement terminal. Le porteur rappelle qu'aucune thérapie nouvelle du sepsis n'a abouti en vingt ans et que le seul médicament autorisé a été retiré en 2011, puis indique que ses clients s'engagent à recourir au modèle animal faute d'autre moyen d'évaluer leurs molécules.

Objectifs

Le sepsis est une réponse immunitaire dérégulée à une infection (qu’elle soit d’origine bactérienne, virale, fongique ou parasitaire), entraînant un dysfonctionnement d’organes souvent fatal. Le sepsis s’accompagne d’une production exacerbée de médiateurs inflammatoires. Le choc septique est un sous-ensemble du sepsis dont la mortalité est accrue de manière significative par des anomalies graves de la circulation et/ou du métabolisme cellulaire. Le choc septique comprend une hypotension persistante. Environ 25% des patients qui survivent à un sepsis présentent des altérations cognitives plus de 3 mois après. Le sepsis affecte principalement les individus déjà fragilisés, les nouveau-nés, les femmes enceintes et les personnes âgées, mais peut atteindre des personnes sans affection préalable. Au niveau mondial, on estime à 11 millions le nombre de décès par an des suites d’un sepsis. Les projections dans l’avenir suggèrent un doublement du nombre de cas d’ici cinquante ans, en particulier en raison du vieillissement de la population. La phase préclinique qui consiste à étudier l’action des agents pharmacologiques in vivo chez le rongeur est une étape essentielle dans le développement de nouveaux antibiotiques ou médicaments à visée anti-inflammatoire. Bien qu'ils ne reflètent pas entièrement la complexité clinique, les modèles animaux restent une approche précieuse pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le modèle CLP (« Cecal Ligation and Puncture » Ligature et perforation du caecum) est le modèle le plus largement utilisé pour le sepsis expérimental et est actuellement considéré comme une référence en recherche car il imite la nature et l'évolution du sepsis sévère chez l'homme. L’objectif ici est donc de tester dans ce modèle, chez la souris, de nouvelles molécules thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les patients atteints de sepsis sont généralement admis en soins intensifs, où ils reçoivent des antibiotiques et les supports nécessaires au maintien des fonctions vitales. Depuis plus de vingt ans, malgré des progrès considérables accomplis dans la compréhension de la physiopathologie associée au sepsis, aucune nouvelle thérapie spécifique au sepsis n’a vu le jour. De très nombreux essais cliniques coûteux se sont achevés par des échecs, et le seul nouveau médicament autorisé spécifiquement dans cette indication a été finalement retiré en 2011, faute d’une démonstration convaincante de son efficacité. Ce projet a pour but de tester de nouveaux médicaments antibiotiques et/ou anti-inflammatoires dans un modèle animal de sepsis afin de proposer aux patients de nouveaux traitements à moyen terme. Nous espérons dans ce nouveau projet pouvoir identifier de nouvelles molécules prometteuses.

Procédures

Les animaux vont être soumis à une chirurgie (15 min/souris), des administrations de composés (maximum 28 administrations/souris, d’une durée de 30 secondes, répété 1-2 fois/jour durant 14 jours) ainsi que maximum 3 prélèvements de sang sur animaux vigiles durant l'étude et un prélèvement terminal sous anesthésie (30 secondes/prélèvement).

Impact sur les animaux

La ligation et perforation du caecum induit une douleur abdominale sévère au réveil qui va conduire à des douleurs inflammatoires aiguës, une diminution de la mobilité et une perte de poids liées au développement de la pathologie. L’administration des traitements n’entrainent qu’un stress léger (quelques secondes) lié à la contention des animaux. Le prélèvement de sang n’induira qu’une douleur légère liée à la piqure de l’aiguille ainsi qu’un stress léger lié à la contention.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux à la fin de la procédure afin de prélever des tissus biologiques permettant de réaliser des analyses pour vérifier l'efficacité des candidats médicament sur la maladie.

Remplacement

Dans ce projet nous mettons en place un modèle de sepsis induit par ligature et la perforation du caecum chez la souris afin de pouvoir tester in vivo l’efficacité de nouvelles thérapies dans le cadre d’une monothérapie/combinaison thérapeutique. Ces nouvelles thérapies sont en premier lieu testées et validées sur des lignées cellulaires in vitro afin de sélectionner les doses à appliquer in vivo pour l'étude d'efficacité. Cependant, les méthodes substitutives à l’expérimentation animale ne peuvent être utilisées ici puisque nous testons des molécules candidat médicament, tests nécessaires avant l’initiation d’une phase clinique. Aucun modèle expérimental in vitro ou aucune modélisation informatique n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier l’efficacité de molécules thérapeutiques et les interactions entre les différents acteurs cellulaires et moléculaires des réponses inflammatoires. Nos clients s'engagent à ce que la toxicité des composés et du véhicule fourni soit validée in vitro sur des modèles pertinents avant leur passage en étude in vivo. Ils s’engagent également à recourir au modèle animal car il n’existe pas d’autre modèle à même d’évaluer l’efficacité de leur molécule.

Réduction

Compte tenu de la variabilité intrinsèque du modèle CLP (liée notamment au geste chirurgical et à la réponse individuelle au sepsis) et du risque de pertes expérimentales, une majoration raisonnée de l’effectif (ajout limité d’animaux au nombre théorique obtenu par le calcul de puissance statistique, afin de tenir compte des spécificités du modèle expérimental CLP) a été appliquée afin de garantir une puissance statistique suffisante tout en évitant de répéter l’expérimentation. Ainsi, le nombre total d’animaux par groupe a été fixé à maximum N = 22, ce qui représente le nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique de l’étude. Le calcul de puissance a été réalisé sur la base des hypothèses suivantes : risque alpha (α) = 0,05, puissance statistique = 80 %, variabilité estimée à partir de données bibliographiques et/ou de données pilotes obtenues dans le modèle CLP Ce choix permet : d’assurer la robustesse statistique des résultats, de limiter le nombre total d’animaux utilisés, conformément au principe de réduction, d’éviter des études supplémentaires qui augmenteraient l’utilisation globale d’animaux. Les tests statistiques utilisés au cours des études seront : - Kruskal-Wallis non paramétrique suivi par un post-test de comparaisons multiples - 2way ANOVA suivi par un post-test de comparaisons multiples - Gehan-Breslow-Wilcoxon test et/ou Log-Rank

Raffinement

Des précautions sont prises pour que l’environnement dans les cages n’engendre pas de problème de cicatrisation tout en maintenant le raffinement nécessaire au bien-être des animaux. De plus la litière utilisée suite à la chirurgie est spécifique pour permettre un suivi facilité d’éventuelles complications post opératoire des animaux et ne pas engendrer de risque d’infection. La chirurgie est réalisée sous anesthésie avec une analgésie approprié. La température corporelle sera maintenue constante entre 37 et 38°C par un matelas chauffant. Un suivi et scoring journalier quotidien sera effectué. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordre scientifiques, pratiques et éthiques : - Le séquençage complet du génome de la souris, en 2002, a démontré la proximité phylogénétique des souris et des hommes : 99 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Le domaine de la génétique n’est pas le seul dans lequel le modèle souris se révèle performant : les différents systèmes de son organisme présentent une organisation et une régulation proches de celles de l’homme. - La souris est un animal pour lequel les outils génétiques et les anticorps spécifiques permettant la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. Les animaux sont utilisés au stade adulte (minimum 7 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature. Les paramètres étudiés étant l’inflammation et son mécanisme, une souris juvénile ou trop âgée induira un biais dans l’expérimentation.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1025
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 767
▲ 258
Devenir
 -
 -
 -
 1025

Immobilisées à la main et injectées une fois par semaine pendant seize semaines, transportées chaque semaine entre trois établissements, 1 025 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, 767 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 258 dans des procédures d'un niveau sévère. Le porteur indique que le phénotype provoque des atteintes articulaires dès sept semaines, puis une mobilité réduite et une perte de poids à partir de dix semaines, et reconnaît le transport répété comme une source de stress. Les animaux dépourvus du génotype recherché sont tués, ceux qui le portent le sont pour prélever leur sang, leur rate, leurs ganglions et leurs pattes, à l'exception de quelques-uns conservés pour entretenir les lignées. Le projet tient en deux phrases sur les bénéfices attendus, et le porteur justifie l'effectif par une analyse de puissance statistique dont il ne donne aucun chiffre.

Objectifs

La polyarthrite est une pathologie très fréquente et invalidante qui représente un enjeu de santé publique. Cette maladie auto-immune provoque une inflammation durable des articulations, ce qui peut endommager les os et le cartilage, entraînant des déformations irréversibles. Nous voulons étudier les mécanismes inflammatoires mis en jeu en modifiant leur expression dans un modèle de souris génétiquement modifiée.

Bénéfices attendus

Ce travail nous permettra de mieux comprendre les mécanismes pathogènes à l'origine de la maladie et pourrait ainsi contribuer au développement de thérapies efficaces.

Procédures

Le projet se déroulera dans 3 établissements utilisateurs : l’élevage dans l’établissement 1, le suivi clinique et traitement dans l’établissement 2, l’imagerie dans l’établissement 3. Les animaux vigiles seront soumis à une contention et à une injection réalisée une fois par semaine pendant 16 semaines, soit un total de 16 injections, chacune d’une durée approximative de 10 secondes. Les animaux anesthésiés seront soumis à une imagerie (anesthésie générale) (au total 6 actes de 10 minutes).

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable va induire à partir de 7 semaines des potentielles atteintes articulaires, à partir de 10 semaines, une mobilité réduite et perte de poids. Les injections vont induire du stress et une douleur légère de courte durée. Les anesthésies gazeuses pour réaliser l’échographie sont des actes stressants. Le transport répété des animaux entre les sites utilisateurs, de manière hebdomadaire sera stressant pour les animaux.

Devenir

Des animaux seront mis à mort car sans génotype d'interêt. Certains animaux seront mis à mort pour prélèvement de tissus spécifiques post-mortem : sang,rate et ganglions, pattes afin de réaliser une évaluation approfondie de l’atteinte générale et articulaire par différentes techniques. Certains animaux avec le bon génotype seront conservés pour le maintien des lignées.

Remplacement

Les cellules spécifiques du système immunitaire et les cellules de la membrane de l'articulation ont été traitées avec les différentes molécules étudiées et ont montré leur intérêt dans des expérimentations in vitro. Néanmoins, ces expériences de cultures cellulaires ne permettent pas de recréer les interactions entre les différentes cellules de l’organisme. Ainsi l'expérimentation animale est un élément clé de ce projet.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux nécessaires, déterminé par une analyse de puissance statistique, sera inclus dans chaque groupe. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Nous nous efforcerons quotidiennement de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Une surveillance régulière et une application de points limites stricts et spécifiques au projet permettra de garantir le bien-être des animaux. Une grille de score sera utilisée et des actions réalisées en cas d’atteintes. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie générale et permettra d’avoir un suivi longitudinal du développement inflammatoire et articulaire pour l'ensemble des animaux ainsi qu’une mise à mort de chaque animal au moment le plus informatif. Les souris seront transférées dans des cages de transport avec bords opaques, sans visibilité de l’extérieur, dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

La souris développe des réactions immunitaires proches de celles observables chez l’homme. Les atteintes articulaires de la maladie sont similaires à celles observées chez l’homme. Les souris jeunes adultes seront mises en accouplement à 8 semaines. Les souris génétiquement modifiées et les souris contrôles seront âgées de 6 à 12 semaines pour l'étude menée sur cette maladie.