Troubles cardiaques
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Développement, validation et caractérisation d’un anticorps chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Jusqu'à seize prises de sang dans la joue sur animal vigile, réparties sur vingt-quatre semaines : 1 440 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse du cœur et des organes. Une partie subit une chirurgie de trente minutes provoquant un infarctus du myocarde, avec douleur postopératoire et mobilité réduite pendant huit heures. L'objectif est de mettre au point un anticorps ciblant une population immunitaire, à administrer chez des patients en phase aiguë d'infarctus. Le porteur retient la souris parce qu'elle se reproduit vite et donne beaucoup de petits, et parce que les lignées mutantes voulues n'existent que chez elle.
Objectifs
L’incidence de l’insuffisance cardiaque consécutive à un infarctus du myocarde (IM) est en augmentation constante et la mortalité à moyen et long termes reste élevée, ce qui constitue un enjeu médical et sociétal majeur. Si la prise en charge aigüe a permis de diminuer la mortalité dans les premiers jours, les conséquences chroniques de la perte de fonction cardiaque restent importantes et sont associées à une perte de qualité de vie et un coût conséquent pour la société. Notre projet a pour but de développer un outil thérapeutique à utiliser en clinique à la suite d'un infarctus du myocarde afin de limiter l'atteinte cardiaque. A cette fin, nous utiliserons des modèles de souris génétiquement modifiées pour développer un anticorps ciblant une population immunitaire particulière. Nous traiterons des souris avec cet anticorps pour confirmer son effet en condition non pathologique. Pour valider son efficacité, nous l'utiliserons dans des modèles de souris soumises à un infarctus du myocarde induit chirurgicalement sous anesthésie générale. L’analyse consistera à étudier la fonction cardiaque, le remodelage cardiaque et la réponse inflammatoire post-infarctus.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de développer une stratégie thérapeutique innovante visant à limiter les dommages tissulaires après un infarctus du myocarde et par conséquent, réduire la mortalité post-infarctus et limiter le développement de l’insuffisance cardiaque. Ce développement d'un nouveau traitement à utiliser en phase aiguë de l'infarctus du myocarde et visant à réduire les dommages et le remodelage cardiaque présente de nombreux avantages potentiels, permettant d’améliorer la qualité de vie des patients, diminuer les ré-hospitalisations, réduire les coûts de santé et diminuer la morbidité.
Procédures
Une partie des animaux va subir des prélèvements sanguins répétés par voie submandibulaire, étant vigile. Ces prélèvements sont d'une durée inférieure à 1 minute. Il y aura jusqu'à 16 prélèvements, espacés au minimum d'une semaine et répartis sur une durée allant jusqu'à 24 semaines. Une partie des animaux va subir une chirurgie de 30 min au cours de laquelle un infarctus du myocarde est réalisé sous anesthésie générale. Un minimum de quatre injections sous-cutanées d’analgésiques (durée inférieure à 30 secondes pour chaque injection) sont prévues, dont une en préopératoire. A différents temps après l’opération, une échocardiographie non-invasive indolore sera réalisée sous anesthésie générale, d’une durée maximale de 15 minutes. Une partie des animaux va subir une injection intraveineuse d'une durée maximale de 30 seconde sous anesthésie générale. Une autre partie des animaux va subir deux injections par voie intraveineuse d'une durée maximale de 30 secondes sous anesthésie générale, espacées de 3 jours.
Impact sur les animaux
Effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension et contention des animaux, potentielle douleur au point d'injection, stress lié à l'anesthésie, stress/potentielle douleur lors de la pose de la bague à l'oreille pour identification; douleur au site de prélèvement dans les cadre des prélèvements sanguins répétés. Effets de la chirurgie : douleur post-opératoire, mobilité transitoirement réduite suite à l'anesthésie (8 heures).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des analyses histologiques ou d'inflammation dans le coeur et les organes.
Remplacement
Afin de respecter le principe des 3R, les anticorps seront générés en utilisant des lignées cellulaires. Par ailleurs, les différents clones seront au préalable caractérisés sur des cellules afin pré-sélectionner les clones les plus intéressants à tester chez la souris. Ces modèles animaux représentent une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours de l’infarctus du myocarde. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes impliquant un grand nombre de types cellulaires, ce que des modèles artificiels ne pourraient pas permettre de recréer dans leur entièreté. Nous voulons étudier chez l'animal, le phénomène de réparation tissulaire consécutif à une atteinte cardiaque. Ces modèles murins pré-cliniques sont également un préalable absolument nécessaire et indispensable pour la validation des stratégies thérapeutiques afin de les mettre en application chez des patients présentant un infarctus du myocarde.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires à la réalisation de ce projet a été calculé au plus juste. En utilisant des calculs de puissance pour déterminer la taille minimale suffisante des groupes expérimentaux, nous obtenons une taille d’échantillon de 15 souris par groupe. En tenant compte des aléas inhérents à la procédure chirurgicale, nous estimons une taille de groupe à 20 animaux. Les résultats seront analysés à l'aide des tests statistiques adaptés. Pour réduire le nombre d’animaux, nous analyserons plusieurs paramètres sur le même animal.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cages enrichies dans l’animalerie où les conditions d'hébergement et d'élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris. Par ailleurs, il y aura un enrichissement complémentaire dans certains cas particuliers. La souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation d’anesthésie générale et d’analgésie adaptées, et par l’établissement et l'application de points limites stricts et spécifiques au projet. Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière et renforcée par les expérimentateurs confirmés et par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. Les grilles de score de suivi des points limites seront remplies sous contrôle de la personne responsable de la mise en oeuvre du projet.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour l'étude des maladies cardiovasculaires. De plus, c’est le seul modèle dans lequel ont été générées les lignées mutantes que nous souhaitons étudier. La souris permet de garantir l’homogénéité des résultats et la possibilité de surveiller le développement des complications vasculaires dans un espace de temps raisonnable. Grace à ces modèles murins, nous pourrons obtenir rapidement des résultats très importants pour notre projet, ce qui ne serait pas le cas avec une autre espèce qui prendrait beaucoup plus de temps à se reproduire et où le nombre de naissance serait nettement moins important. Nous utiliserons des souris adultes, âgées de 8 à 10 semaines minimum et chez lesquelles le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité.
Production et caractérisation de souris transgéniques FMC1 KO (2/3)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
Porteuses d'une mutation qui reproduit le syndrome NARP, ces souris présentent un déficit de poids d'environ 20 %, un défaut cardiaque et un défaut musculaire attendus. 313 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des prélèvements terminaux de sang et d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements de sang et d'urine à un, deux, quatre et six mois, des tests de force musculaire, de coordination et d'endurance sur tapis de course, rotarod et grip test, ainsi que des IRM et des échocardiographies sous anesthésie. Une grille de score commande la suite : entre 6 et 7, un antidouleur puis la mise à mort si rien ne s'améliore en vingt-quatre heures, entre 8 et 9, la mise à mort immédiate.
Objectifs
Le syndrome NARP (Neuropathie Ataxie Rétinite Pigmentaire) est une pathologie rare qui affecte majoritairement les fonctions cardiaques, musculaires, et neurologiques et pour laquelle il n'y a toujours pas de traitement. Au laboratoire nous avons identifié des candidats médicaments efficaces sur les cellules de patients atteints du syndrome NARP. Afin de pouvoir proposer le traitement à des patients il nous faut prouver leur efficité dans un animal entier (ici le modèle murin). Avant, il est nécessaire d'identifier des déficits clairs dans le modèle souris du syndrome de Barth. Ce projet vise donc à caractériser finement le modèle souris du Syndrome NARP d'un point de vue cardiaque, musculaire, comportementale etc.... Ceci permettra ensuite de tester si les candidats médicaments efficaces en cellules de patients sont capables de diminuer les défauts mis en évidence dans l'étape de caractérisation du modèle murin. Si tel est le cas, on aura la preuve de leur efficacité dans un animal entier. L'objectif ultime étant de proposer les candidats médicaments efficaces dans les cellules de patients et le modèle murin du syndrome NARP à des patients atteints du syndrome NARP.
Bénéfices attendus
Avant de tester des candidats médicaments, il est nécessaire de caractériser la lignée murine, modèle du syndrome NARP, dans nos animaleries afin d'identifier les meilleurs paramètres pour les futurs tests médicamenteux. Cela n'a jamais été fait auparavant de manière détaillée. Seront analysés, le comportement, le poids, la fertilité, les portées, les avortements spontanés, la mortalité périnatale, l'acidose, la force musculaire, l'endurance, la coordination, les fonctions cardiaques, les fonctions mitochondriales sur tissus et des dosages sanguins et urinaires.
Procédures
Prélèvements sanguins et urinaires aux âges de 1 mois, 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excédera pas 10 minutes. Tests comportementaux (force musculaire, motricité, équilibre et endurance) aux âges de 2 mois, 4 mois et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 15 minutes. IRMs et echocardiographies aux âges de 2, 4 et 6 mois. Chaque intervention n'excèdera pas 30 minutes et les souris subiront des anesthésies.
Impact sur les animaux
Des nuisances liées aux souris présentant un phénotype dommageable peuvent être attendues. Comme d'autres modèles murins similaires (avec des déficits mitochondriaux) nous pouvons attendre, à l'echelle de l'animal entier un déficit de poids d'environ 20 pourcents, un défaut cardiaque et un défaut musculaire. Les nuisances/effets indésirables causés par les expérimentations (manipulations/gestes expérimentaux sur l'animal) sont classées de sévérité modéré. L'analyse par IRM et échocardographie nécesite une anesthésie. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données IRM ou échocardiographiques. Le suivi des performances sur tapis de course, rotarod ou grip test teste les capacités motrices de l'animal vigile. Il n'y a pas de conséquence sur le bien être de l'animal au delà de la période entourant le recueil des données de la course.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour prélèvement terminaux de sang et organes. Ces prélèvements permettront de faire différentes analyses afin de caractériser à différents niveaux le modèle murin.
Remplacement
Nous utilisons des modèles cellulaires eucaryotes pour répondre à certaines questions, cependant, ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que les mécanismes impliqués dans le syndrome NARP, puisqu'elles ne tiennent pas compte de l’ensemble des interactions existantes au sein d’un organisme tout entier. L'utilisation du modèle animal est donc une nécessité pour compléter nos résultats in vitro mais également avant de procéder aux essais cliniques chez l'homme.
Réduction
Seules les expériences indispensables seront réalisées. Il n'y aura pas de répétition inutile d'expérience. Le nombre d'animaux nécessaires a été réduit au minimum, tout en permettant de garantir l’analyse statistique des résultats. Les mêmes animaux seront utilisés pour tous les gestes cités. Des travaux antérieurs ont montré des écarts types importants pour les différents paramètres analysés (analyse cardiaque, analyses biochimiques mitochondriales, expression des gènes). Cette variabilité impose de travailler avec des effectifs minimum de 8 animaux par groupe. Afin de palier une éventuelle mort prématurée des animaux (suite à une blessure par exemple), nous prévoyons 20-25 pourcents d’animaux en plus, soit 10 souris par groupe.
Raffinement
Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la Structure chargée du Bien Etre des Animaux (SBEA), les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Le poids sera suivi 1 fois par semaine. Si l'animal perd entre 10 et 15 pourcents par rapport à son poids le plus haut, on rajoutera du gel alimentaire et on augmentera la fréquence de surveillance, et en cas de perte de 25 pourcents l'animal sera euthanasié. Si un animal montre un problème de comportement, de locomotion ou autre, des mesures conservatoires seront prises: nourriture mouillée dans la cage, biberon à longue tétine. Nous raffinons nos expérimentations en utilisant les animaux de chaque groupe pour recueillir plusieurs types de données. Sur chaque animal, l’ensemble des organes et tissus pouvant être recueillis sont prélevés afin d’anticiper les expérimentations futures. Pour toutes les procédures, les animaux seront observés quotidiennement, et les points limites seront évalués en détail: Plaie/Traumatisme, Comportement/Mouvement, Aspect général, Evolution pondérale. Un score sera attribué, qui déterminera les traitements/observations à suivre: Score 0-2 = aucune douleur => pas de traitement. Score 3-5 = Observation plus importante et gel diet et croquettes humides au fond de la cage. Score 6-7=douleur légère à modérée=>Nettoyer d'éventuelles plaies et injection en sous cutanée d'un anti douleur et euthanasie si pas d'amélioration sous 24H. Score 8-9 = euthanasie de l'animal pour ne pas attendre et laisser souffrir l’animal. Les animaux seront transférés dans différentes animaleries selon les analyses. Les animaux seront transférés par nos soins en voiture, en prenant toutes les précautions nécessaires (température adéquate et stress diminué au mieux en adaptant une conduite souple et non rapide). Le transfert ne durera pas plus de 30 minutes. Les animaux seront dans des cages de transport adaptées contenant copeaux, cotons et nourritures. Les souris contrôles seront toujours séparées des souris modèle de la maladie. Les transferts seront effectués une semaine avant les analyses pour laisser un temps d'acclimatation dans la nouvelle animalerie.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle pour plusieurs raisons : - animal de petite taille, facile à héberger et à contentionner - modèle idéal pour la création de lignée : temps de gestation court (19 à 21 jours), - 6 à 15 souriceaux par portée - modèle très utilisé pour mimer les maladies humaines de par les 99 pourcents d'homologies entre son génome et le génome humain - modèle très bien maitrisé en terme de manipulation génétique. Les animaux seront suivis de leur naissance (mortalités, suivi des portées, génotypage, avortements spontanés) à l'âge de 2 ans. Les animaux seront caractérisés dès l'âge de 10 jours pour un suivi de poids hebdomadaire, aux âges de 2, 4 et 6 mois pour des tests d'endurance, de force musculaire, de coordination et de fonction cardiaque et aux âges de 1, 2 ,4 et 6 mois pour des dosages sanguins et urinaires, et des prélèvements d'organes.
Imagerie moléculaire de la microthrombose dans l’AVC et dans l’embolie pulmonaire en Imagerie de Particules Magnétiques (IPM) à l’aide de microparticules d’oxyde de fer
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Troubles respiratoires
210 souris vont être utilisées, dont 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les 90 autres opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Le modèle d'embolie pulmonaire, que le porteur qualifie de bien caractérisé, présente un taux de mortalité très élevé dans les heures qui suivent l'injection. Les autres souris subissent un accident vasculaire cérébral provoqué chirurgicalement, avec douleur et stress les premières heures, affaiblissement de la patte avant gauche et difficulté à mâcher liée à des lésions du muscle masséter, avant des séances d'imagerie puis la mise à mort par perfusion transcardiaque. Le bénéfice annoncé, mieux diagnostiquer la microthrombose chez les patients, reste une perspective, quand les caillots et les lésions cérébrales sont provoqués dès maintenant.
Objectifs
La microthrombose se caractérise par la présence de petits caillots (
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de comprendre le rôle de la microthrombose dans les pathologies étudiées. Grâce à la détection par les microparticules d’oxydes de fer (MPIO), elle permettra d'établir un diagnostic efficace de la microthrombose et d'évaluer à terme les bénéfices/risques de différents traitements thrombolytiques sur cette condition. En conclusion, les résultats obtenus contribueront significativement à améliorer la prise en charge des patients présentant une microthrombose lors d’un AVC ou une microthrombose pulmonaire.
Procédures
Un modèle d’AVC (ischémie thromboembolique cérébrale focale) sera induit chez les souris et la microthrombose induite sera observée immediatement par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) , puis à 24h ou par Imagerie par Particules Magnétiques (IPM). Deux modèles d’embolie pulmonaire seront réalisés chez les souris par injection intraveneuse, puis la microthrombose sera observée en IPM. Les animaux seront mis à mort par perfusion transcardiaque pour étude supplémentaire des tissus.
Impact sur les animaux
Pour le modèle d’AVC, certains animaux peuvent montrer des signes de douleur et de stress dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Une gêne est observée dans les 6 premieres heures après l'AVC pour se nourrir normalement (difficulté à mâcher suite à des lésions du muscle massicateur). Les modèles d’embolie pulmonaire, bien qu’ils soient bien caractérisés, présentent un taux de mortalité très élevée, et plus précisément dans les heures qui suivent le modèle. Ainsi les animaux seront monitorés dès l’injection des produits (Fibrinogène ou Thrombine), pour évaluer les gênes respiratoires pouvant être causées par le modèle, et tout le long des imageries jusqu’à la mise à mort des animaux (sans réveil). Nous n'attendons pas d'autres effets indésirables dans ce modèle.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort, ce qui permettra de prélever les tissus du cerveau et des poumons.
Remplacement
Une approche in vitro a été réalisée au préalable à l’aide de chambre microfluidique. Les MPIO synthétisées ont été injectés dans les chambres microfluidiques après formation d’un caillot à l’aide de sang humain. Cette technique a permis de montrer la bonne fixation des particules au microthrombi sans l’utilisation de l’expérimentation animale. Les procédures expérimentales présentées ici ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé a été déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), et du taux de mortalité obtenue au début de notre étude (pour les modèles d'embolies pulmonaires), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. De plus, l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives nous permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose (permettant aux souris de s'isoler) et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Après le modèle d'AVC, les animaux se reveilleront dans des cages de réveils spécifiques (chauffées à 30°C et dans l'obscurité), avant de rejoindre leur cage d'origine une fois réveillés. La douleur des animaux sera évaluée suivant une échelle de douleur des souris (Mouse Grimace Scale). Une pâtée de croquettes ainsi qu'une gelée alimentaire seront déposées dans la cage des animaux après la chirurgie, afin d'assurer un apport hydrique suffisant.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce de référence utilisée pour l’étude des pathologies cardio-vasculaires la littérature. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la microthrombose dans l’AVC et l’embolie pulmonaire. Le stade de développement des animaux est de 8 à 10 semaines soit un poids de 35-40g. Nous effectuons donc notre modèle sur des jeunes adultes.
Effet antithrombotique d’un candidat peptide dans un modèle de thrombose carotidienne et d’agrégation plaquettaire chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Le rat est retenu parce que les autorités réglementaires réclament la même espèce pour les études de toxicité et d'efficacité, et parce que les deux modèles sont déjà validés dans la littérature. 96 rats vont être utilisés, anesthésiés profondément puis opérés sans jamais se réveiller. Chacun subit une chirurgie d'occlusion de la carotide ou un prélèvement sanguin d'une dizaine de minutes, réalisés une seule fois, pour mesurer si un peptide candidat retarde la formation du caillot. Tous sont tués à l'issue, l'enjeu affiché étant de répondre aux questions de l'agence du médicament et de faire accepter la molécule en étude clinique.
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer l’effet d’un candidat médicament sur l’activité/activation des plaquettes.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus par notre candidat médicament sont une augmentation du temps nécessaire à une occlusion totale de l’artère et une diminution du pourcentage d’agrégation plaquettaire. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettrait de répondre aux questions de l’agence de régulation du médicament et de permettre l’acceptation de notre candidat médicament en étude clinique
Procédures
Chaque animal sera anesthésié profondément avant la chirurgie ou le prélèvement sanguin. Dix minutes plus tard, une procédure chirurgicale sera pratiquée afin de pouvoir évaluer l’occlusion vasculaire ou réaliser un prélèvement sanguin. Ces étapes prendront chacune environ 10 minutes et seront réalisées une seule fois sur chaque animal
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, et une douleur de courte durée à l’endroit de l'injection de l'anesthésique.
Devenir
A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle d’occlusion vasculaire et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et d’efficacité. Ces études ne peuvent être substituées.
Réduction
Nous avons déjà réalisé des expériences portant sur l’induction de thrombose carotidienne chez la souris ou étude d’activités plaquettaires de souris pour d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisé dans cette procédure a été évalué en se basant sur des données statistiques permettant une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Une observation quotidienne des rats sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’antidouleurs et d’anesthésiants permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés.
Choix des espèces
Les rats qui seront utilisés dans ce projet répondent à la demande des autorités règlementaires et les deux modèles d'études sont déjà validés dans la littérature pour cette espèce. Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle de thrombose et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et pharmacologie. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité, les rats seront utilisés à un stade adulte
Elevage d’une lignée de souris à phénotype dommageable d’une pathologie neuromusculaire héréditaire
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
Les souris homozygotes de cette lignée développent à partir de quatre mois une cardiomyopathie qui évolue en insuffisance cardiaque vers sept mois, accompagnée d'une cyphose, d'une atteinte des muscles squelettiques et d'une perte d'environ 20 % de leur poids. 980 souris vont être utilisées pour entretenir cet élevage, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, 106 d'entre elles subissant une biopsie de queue pour génotypage. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort systématiquement à l'âge de sept mois, pour limiter la contrainte de ce phénotype qu'il qualifie lui-même de dommageable. Les reproducteurs sont tués en fin de période de reproduction pour prélèvement d'organes, les souriceaux alimentant les projets de l'équipe déjà en cours ou à venir.
Objectifs
Le but de ce projet est d’entretenir une lignée transgénique de souris, modèle murin d’une pathologie neuromusculaire héréditaire. Cette pathologie est une maladie rare et à l’heure actuelle il n’existe pas de thérapie curative pour les patients. Cette lignée générée par notre équipe est un outil essentiel pour approfondir nos connaissances sur la physiopathologie et le développement de thérapies innovantes pour cette pathologie. Cette lignée, n’est pas commercialisée et n’est donc pas disponible en dehors de notre établissement utilisateur. Ce projet permettra le maintient de cette lignée, pour fournir les animaux, pour ce projet et pour les autres projets de l’équipe déjà en cours et approuvés par le ministère ou à venir qui feront l’objet d’un dépôt de dossier afin d’obtenir les autorisations nécessaires.
Bénéfices attendus
Le bénéfice premier de projet est de maintenir notre lignée de souris transgénique en évitant la dérive génotypique afin de fournir des animaux pour les projets en cours ou à venir de l’équipe. Cette production d’animaux permettra de fournir des lots expérimentaux qui seront utilisés pour mettre en évidence des nouveaux mécanismes de signalisation moléculaire impliqués dans le développement d’une pathologie neuromusculaire héréditaire ou de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. On estime la prévalence de cette pathologie est environ 1 à 2 cas pour 100 000 personnes dans la population générale, les futurs traitements pourraient donc bénéficier à plusieurs milliers de personnes.
Procédures
Une biopsie de queue d’environ un millimètre sera réalisée sur une partie des animaux (106) pour lesquels une identification génétique est nécessaire. Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux.
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable des souris homozygotes débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animal à 4 mois (environ 20 g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. La biopsie pour le génotypage d’une partie des animaux qui constitue une nuisance (douleur et stress) de courte durée.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive pour prélèvement d'organe. Les souriceaux issus des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs, et d’autre part ils serviront en utilisation continue au sein des projets de recherche en cours ou à venir préalablement autorisés
Remplacement
Nous sommes toujours dépendant de l’utilisation de modèles animaux car les questions que nous abordons, ne peuvent pas être abordées uniquement avec des modelées cellulaires. Effectivement, les cardiomyocytes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas et ne peuvent pas être maintenues en cultures. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. D'autre part, les quelques modèles cellulaires existant ne reproduisent pas les conditions physiologiques spécifiques des cellules cardiaques. Ils seront toutefois utilisés pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal.
Réduction
Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet (980), nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental. Le nombre d’animaux inclus dans ce projet est évalué à partir de la connaissance et l’expérience approfondie de l’investigateur principale en matière d’entretien de lignée de souris. Le nombre d’accouplement par an et par génotype est évalué en fonction de la durée d’un accouplement, le temps moyen entre deux portés, du nombre de portées moyen par femelle, la taille moyenne d’une portée (sevrée), du taux de sevrage, du taux de mortalité, du sexe ratio, de génotype ratio, de l’indice de reproductivité.
Raffinement
Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum pour les cages après sevrage, jusqu'à 15 (souriceaux et reproducteur) pour les cages de reproduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. L’isolement des animaux est évité au maximum, cependant il est possible que certains animaux se retrouvent isolés de manière imprévue (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…). Dans ce cas, l’animal bénéficiera d’un enrichissement supplémentaire dans sa cage. Afin de réduire la contrainte liée au phénotype dommageable, une fiche de scoring est utilisée pour suivre l’évolution du phénotype et les animaux sont mise à mort systématiquement à l’âge de 7 mois.
Choix des espèces
La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire et musculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant responsable à l’état homozygote d'une pathologieneuromusculaire. Cette mutation est aussi présente dans notre modèle cellulaire iPS que nous pouvons dériver en cardiomyocyte ou en myoblaste, ce qui rend comparable les résultats obtenus dans les deux modèles d’études. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les animaux seront utilisés à maturité sexuelle entre 3 et 6 mois avant l'apparition des stymptomes dommageables et entre 5 et 7 jours de vie pour les biopsies caudales pour génotypage.
Rôle de la mitophagie dans les cellules myéloïdes sur le développement de l’athérosclérose liée à l’âge.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Génétiquement modifiées pour développer de l'athérosclérose, privées du récepteur aux LDL ou de l'apolipoprotéine E, 376 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 300 d'entre elles reçoivent pendant trois mois un régime enrichi en cholestérol, avec des prises de sang sous anesthésie gazeuse, et une partie est maintenue en vie jusqu'à 28 mois pour croiser vieillissement et maladie. Toutes sont tuées, le porteur listant le sang, le cœur, l'aorte, le liquide péritonéal, la moelle osseuse, le foie, la rate, les reins, le tissu adipeux, les quadriceps et les artères fémorales parmi les prélèvements attendus. Il décrit l'athérosclérose et la stéatose hépatique induites comme asymptomatiques et sans altération de la qualité de vie, tout en déclarant une souffrance modérée pour l'ensemble du projet.
Objectifs
L’athérosclérose est un facteur de risque majeur des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité en France. Elle se caractérise par une accumulation de graisses (lipides) au niveau des artères. En s’oxydant, ces lipides sont reconnus comme des signaux de danger par les macrophages de la paroi artérielle. Progressivement, ces macrophages vont se charger en lipides oxydés. Ceci, en entraine leur mort, contribue à la formation progressive de la plaque d’athérome et mène à l’obstruction des artères. L’âge est un facteur de risque majeur de l’athérosclérose. Pourtant, les mécanismes sont peu compris et peu étudiés. L’athérosclérose est associée à une inflammation de bas grade et au recrutement de cellules immunitaires qui jouent un rôle central dans le développement de la plaque. Les altérations de la fonction des cellules immunitaires et l’inflammation chronique constituent une piste de choix pour expliquer l’athérosclérose liée à l’âge. Les travaux de notre équipe suggèrent que l'activation des cellules myéloïdes est liée à des changements dans l’élimination des mitochondries endommagées (mitophagie). Le vieillissement est associé à un ralentissement de la mitophagie qui contribue à une altération des fonctions mitochondriales. De manière intéressante, in vitro, nous avons observé un phénotype similaire dans des monocytes et macrophages de sujets âgés. L’objectif de ce projet est d’étudier les altérations de la fonction mitochondriale et de la mitophagie dans les cellules myéloïdes dans des modèles de souris génétiquement modifiées sensibles à l’athérosclérose d’âges différents. Ces paramètres seront évalués chez des souris nourries avec un régime standard ou favorisant l’athérogénèse. Le niveau de mitophagie et la fonction mitochondriale seront modulés par des approches pharmacologiques via l’utilisation de modulateurs pharmacologiques de la mitophagie.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous permettre de décrypter le rôle des altérations de la mitophagie et de la fonction mitochondriale dans l’athérosclérose liée à l’âge. La première stratégie mise en place permettra de caractériser en détail l’impact de l’âge et du sexe sur l’athérogénèse dans le cadre d’un régime standard ou d’un régime athérogénique. Cette caractérisation reposera sur une analyse détaillée des tissus. Ceci nous permettra de décrire avec précision les modifications de la mitophagie et de la fonction mitochondriale dans les cellules myéloïdes au cours du vieillissement et de mettre ces résultats en parallèle du degré de développement de l’athérosclérose et des critères de gravité associés. Cette étude nous permettra également d’évaluer la pertinence d’une stratégie de restauration pharmacologique de la mitophagie ou de la fonction mitochondriale pour lutter contre l’athérosclérose. Les 2 volets de cette étude permettront de déterminer si les altérations de la mitophagie et/ou de la fonction mitochondriale dans les cellules myéloïdes contribuent à l’athérosclérose liée à l’âge. Ce travail de recherche pré-clinique nous permettra également d’évaluer la pertinence du ciblage pharmacologique de cette voie. Ainsi, ce travail contribuera à améliorer la connaissance de la physiopathologie de l’athérosclérose liée à l’âge en lien avec la fonction des cellules myéloïdes et d’évaluer l’efficacité de deux nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
300 souris seront placées sous régime athérogénique enrichi en cholestérol pendant 3 mois. Les prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse de même que l’euthanasie des animaux qui seront toutes réalisées par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
Le régime athérogénique enrichi en cholestérol va induire une athérosclérose et une stéatose hépatique chez les souris. Ces évènements sont asymptomatiques et ne se traduisent pas par une altération de la qualité de vie des animaux pour un régime d’une durée de trois mois. Des animaux âgés seront utilisés dans le cadre de ce projet. Il s’agit d’un processus physiologique. Dans les conditions standards d’hébergement, les animaux ne présentent aucun signe de souffrances visibles jusqu’à un âge 30 mois. Au-delà de cet âge, des cas d’altérations de l’appareil locomoteur peuvent être observés. Par ailleurs, il est également classique d’observer une perte de poids. Ce phénomène est également physiologique et non lié aux investigations mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse pour prélever le sang, le cœur, l’aorte, le liquide péritonéal, les fémurs (prélèvement de moelle osseuse), le foie, la rate, les reins, le tissu adipeux, les quadriceps et les artères fémorales. L’objectif de tous ces prélèvements est de réduire la nécessité de reproduire ces l’expérience.
Remplacement
L’athérosclérose est une pathologie complexe faisant intervenir des interactions entre plusieurs organes et entre le métabolisme des lipides et des lipoprotéines, l’inflammation et le système immunitaire (cellules myéloïdes en particulier). Ce type de pathologie ne se développe que chez les mammifères et ne peut pas être mimée in vitro. Seule l’utilisation de modèles animaux présentant une physiopathologie de l’athérosclérose proche de celle observée chez l’Homme peut permettre une meilleure compréhension de cette pathologie. Les souris déficientes pour le gène codant pour le récepteur aux LDL (lipoprotéine de basse densité) ou l’apolipoprotéine E (apolipoprotéine présente au niveau des lipoprotéines LDL qui permet leur captation tissulaire) sont deux modèles bien décrits pour l’étude de l’athérosclérose. En effet, les souris de souche sauvage ne développent que de rares lésions athéromateuses avec un régime athérogénique. C’est pourquoi ces 2 modèles, qui conduisent à une augmentation des niveaux plasmatiques de lipoprotéines LDL sous régime athérogénique, sont classiquement utilisés. Il est par ailleurs très bien établi que la physiopathologie de l’athérosclérose dans ces modèles mime parfaitement la situation humaine sur une durée beaucoup plus courte. Par ailleurs, la souris est un modèle parfaitement adapté pour étudier les conséquences du vieillissement sur cette pathologie à l’échelle d’un organisme entier. Cette approche permet ainsi d’étudier les conséquences sur plusieurs organes en parallèle.
Réduction
Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables en ce qui concerne la formation de lésions athéromateuses, nos études requièrent 10 animaux par groupe. Cet effectif a été établi en tenant compte de la variabilité inter-individuelle. Par ailleurs, cet effectif par groupe est en cohérence avec les nombreuses publications scientifiques basées sur l’utilisation de ces mêmes modèles animaux. La pertinence d’un tel effectif est également basée sur l’expérience acquise par notre laboratoire durant de nombreuses années avec ces modèles animaux. Afin de prendre en compte la différence de susceptibilité à l’athérosclérose liée au sexe, les expériences seront réalisées chez des souris mâles et femelles. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous n’utiliserons qu’un modèle de souris sensible au développement de l’athérosclérose pour la première partie de l’étude visant à décrire l’impact de l’âge et du sexe sur le développement de l’athérosclérose. Ces résultats seront confirmés sur le second modèle de souris sensibles à l’athérosclérose avec un nombre de groupe limité.
Raffinement
Les régimes alimentaires ne sont pas générateurs de souffrance. Néanmoins, le suivi de animaux permettra d’identifier des signes de souffrances qui pourraient survenir de manière indépendante, notamment en raison de l’âge des animaux dans certain groupe expérimentaux. Si les points limites définis sont atteints, les animaux seront immédiatement mis à mort. Le milieu d’hébergement sera enrichi avec des nids. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 à 10 animaux pour maintenir les interactions sociales.
Choix des espèces
L’utilisation de modèles murins pour étudier l’athérosclérose est nécessaire car l’athérosclérose est un processus physiopathologique complexe ne pouvant pas être modélisé in vitro et les souris génétiquement modifiées sont le modèle de référence dans ce domaine. Les similarités génétiques, développementales, physiologiques et biochimiques entre la souris et l’homme, nous permettent d’extrapoler les conclusions à l’Homme, en particulier dans le domaine de l’athérosclérose où la souris demeure le modèle pré-clinique de référence dans lequel sont testées la majorité des stratégies thérapeutiques émergentes. Ce projet vise à caractériser l’impact du vieillissement sur l’athérogénèse en lien avec un déficit de la mitophagie et/ou de la fonction mitochondriale. Ainsi, des animaux âgés de 3 à 4 mois, de 14 à 16 mois, de 22 à 24 mois et de 28 mois seront utilisés.
Photobiomodulation (PBM) : Évaluation à moyen terme de la sécurité et de l’efficacité d’un nouveau dispositif médical en vue de traiter par PBM l’ischémie/ reperfusion cardiaque aigüe sur un modèle porcin.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Le thorax ouvert ou une sonde poussée dans les artères du cœur, une coronaire bouchée pendant une heure pour provoquer un infarctus, sept heures d'anesthésie générale au total : 100 porcs adultes de 55 à 70 kilos subissent ces procédures, déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Chacun est ensuite suivi trois mois, avec réveil, douze à dix-huit heures en cage de contention, alimentation par perfusion, IRM et prises de sang répétées. Le porteur indique que l'instabilité cardiaque du modèle conduit à des massages cardiaques et des défibrillations, et que dans 30 % des cas la réanimation échoue, la mort étant prononcée après cinquante minutes. Tous les porcs sont tués pour prélever leur cœur, et le porteur écrit qu'aucune approche statistique n'a été réalisée pour fixer l'effectif de 100 animaux.
Objectifs
L'infarctus du myocarde (IDM) se définit comme la nécrose d'une partie du muscle cardiaque, suite à un manque d’oxygène. Cette situation provoquée par une sténose (rétrécissement) partielle ou totale des artères du cœur est traitée par ouverture de la sténose. La réouverture appelée « reperfusion » est nécessaire mais entraine une instabilité du myocarde, qui engendre d’autres problèmes et provoque des phénomènes de mort tissulaire jusqu’à plusieurs jours après la reperfusion. Des approches thérapeutiques ont été développées sans succès. La prise en charge de l'infarctus reste donc un problème de santé publique. La thérapie par Photobiomodulation (PBM) se définit comme une irradiation lumineuse athermique et non ionisante aux longueurs d’ondes visible et proche infrarouge. Les photons émis agissent sur la mitochondrie et améliorent les échanges gazeux intracellulaires en optimisant la consommation d’oxygène en phase d’hypoxie. Ils modulent ainsi la réponse cellulaire et tissulaire afin d’améliorer la cicatrisation des tissus et réduire l’inflammation. Nous développons un dispositif médical innovant utilisant les principes de la PBM. Nos travaux préliminaires en phase aiguë ont montré des résultats pertinents en termes d’efficacité de notre protocole thérapeutique. L’objectif de cette étude est d’évaluer la sécurité et l’efficacité à moyen terme (3 mois de suivi) de notre dispositif médical pour le traitement par PBM des lésions de reperfusion induites dans un modèle pathologique porcin d’IDM. Pour cette étude, 100 porcs seront nécessaires pour fournir les informations suffisantes pour envisager une étude clinique humaine. Deux modèles pathologiques seront étudiés : - Ischémie/Reperfusion (I/R) cardiaque à thorax ouvert, 50 porcs : modèle chirurgical utilisé dans notre étude préliminaire en phase aigüe - I/R cardiaque à thorax fermé, 50 porcs : modèle mini-invasif (sans intervention chirurgicale et donc moins traumatique) que nous maitrisons et qui répond à une stratégie plus adaptée pour la phase chronique : L’étude comporte plusieurs phases préparatoires du modèle ischémique, pour un suivi du traitement de la pathologie sur 3 mois. Pour la période de réveil et de soins intensifs, notre expérience antérieure nous permet d’assurer le suivi des animaux dans des conditions appropriées au confort des animaux, dans le respect de l’éthique et du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra : - de valider les effets de la PBM sur l’amélioration et la restauration du muscle cardiaque ischémié en regard de porcs non traités. L’adjonction du lot témoin renforce l’étude préclinique qui présente un modèle pathologique en regard du lot traité. Nous apporterons un regard tout particulier aux animaux pour limiter les souffrances physiques. - de déterminer le taux de survie des animaux de chaque lot. - de vérifier que le dispositif médical n’a pas provoqué d’effets secondaires (bénéfice/risque). Ces résultats seront décisionnels pour passer à une étude clinique chez l’homme, objectif fondamental en regard des critères définis par l’article L1123-7 du code de santé Publique (CSP) et en conformité des comités de Protection des Personnes (CPP)
Procédures
L’étude comprend : - une procédure invasive (50 porcs) et mini-invasive (50 porcs) pour la phase d’ischémie /reperfusion cardiaque avec ou sans traitement PBM. Ces procédures sont réalisées 1 seule fois (à J0) sous anesthésie générale (AG). Les animaux seront prémédiqués (environ 15 minutes), intubés (environ 5 minutes) et anesthésiés durant toute l’intervention (IRM basale 1h, abords vasculaires 30 minutes, chirurgie 1h, ischémie 1h, traitement PBM et suivi post-reperfusion 1h30, fermeture des sous-plans musculaires 30 minutes, IRM post-reperfusion 1h30, soit au total 7 h sous AG). - Une procédure d’acquisition d’images par IRM pour l’analyse de la fonctionnalité cardiaque. Elle sera réalisée sous AG à J0 et à 3 mois de suivi longitudinal (environ 1h30 à 2h sous AG par session) . - Les prélèvements sanguins seront réalisés 3 fois sous AG à J0, puis 1 fois en vigile (via le cathéter veineux central mis en place à J0) à J1, J2, J3, J21 et à 3 mois de suivi (3 minutes par prélèvement sanguin) - Les prélèvements tissus et organe seront prélevées sous AG au moment du sacrifice (durée des prélèvements tissulaires de 45 minutes à 1h environ).
Impact sur les animaux
Des douleurs physiques aigues sont possibles au cours des 48h post-opératoires. Dans tous les cas les antalgiques sont maintenus durant les 4 jours post intervention. Les douleurs seront prises en compte et notifiées dans une fiche d’évaluation de la douleur avec un score qui fera l’objet de discussions et d’une prise de décision par les porteurs du projet pour apporter une solution éthique appropriée. Bloc opératoire : les animaux sont sous anesthésie générale (AG). Tout événement inhérent au modèle pathologique d’infarctus du myocarde, caractérisée par une instabilité hémodynamique, arythmies, fibrillations auriculo-ventriculaires, nous amène à pratiquer des réanimations : massages cardiaques, défibrillations, médications appropriées. Les décès seront prononcés après 50 minutes de réanimation non efficace (30% des cas selon notre expérience). Aucun réveil ne sera effectué si l’animal n’est pas en capacité de survivre (fonctions biologiques instables, organes défaillants…). La phase de réveil est une étape clé pour la survie et le suivi des animaux dans cette étude longitudinale. Le réveil de l’animal n’est décidé qu’au moment où sa respiration et ses fonctions hémodynamiques sont totalement restaurées (débit et fréquence cardiaque, pression artérielle…). Dès que l’animal cherche à se lever, il est mis en cage de contention pour une durée d’environ 12 à 18 heures. La cage de contention est suffisamment grande pour que l’animal puisse être libre de ses mouvements. Une surveillance continue est assurée pour prévenir et intervenir sur les conséquences ischémiques. Durant cette période, l’animal est nourri par voie parentérale. Avant le réveil, l’innervation intercostale est protégée par une injection de Naropeine. Les antalgiques sont maintenus durant les 4 jours post intervention. Avant le départ vers l’animalerie, des prélèvements sanguins et traitements (antalgiques, antiinflammatoires, antibiotiques…) sont pratiqués. A la phase du suivi sur 3 mois : période 1 des 3 premières semaines de suivi en loge individuelle et période 2 de suivi jusqu’à 3 mois en loge collective. Pour la période 1 seront pris en compte i) suivi de l’état général de l’animal, soins post opératoires ii) médications pour réduire la souffrance et éviter l’infection et les conséquences ischémiques. Pour la période 2, les animaux retournent en loge collective. Après 3 mois de suivi longitudinal, retour au site d’expérimentation pour IRM sous AG. L’animal sera ensuite euthanasié
Devenir
Tous les animaux seront placés sous AG pour être euthanasiés afin de prélever le cœur qui sera observé macroscopiquement lors de l’explantation. Si un animal doit être euthanasié durant la période de suivi longitudinale il sera au préalable anesthésié avant l’euthanasie. Des échantillons seront ultérieurement étudiés par analyse histologique et biologique afin de nous permettre d’observer d’éventuelles lésions tissulaires, de quantifier la zone à risque et d’évaluer ainsi la sécurité de notre dispositif médical implanté in vivo.
Remplacement
Cette étude sur l’efficacité d’un traitement par PBM des lésions de reperfusions induites par un infarctus du myocarde est un long cheminement qui a débuté, avant de passer à l’utilisation de modèles animaux, par une validation in vitro sur des cellules cardiaques en cultures et in utéro sur des embryons de poulet. Il s’est poursuivi par des études in vitro de respiration mitochondriale (dans un oxygraphe à haute résolution de type Oroboros) de cardiomyocytes porcs et humains soumis à la PBM. Cet ensemble de résultats justifient nos études animales pour passer de l’animal à l’homme mais sans nul doute de passer aussi de l’homme à l’animal. En effet la pratique vétérinaire qui s’enrichit des techniques qui sont pratiqué chez l’homme en particulier pour les animaux de compagnie peut avoir un réel intérêt. D’autant plus que la pratique vétérinaire s’est beaucoup enrichi ces dernières années de la luminothérapie dans la pratique clinique.
Réduction
Pour cette étude notre cheminement a tenu compte et cherché à maitriser une technologie innovante et prometteuse, en utilisant des animaux qu’à des étapes clés de l’évolution de notre projet de recherche. Les animaux ont été utilisés pour nous permettre de disposer d'éléments suffisants pour montrer la sécurité, l’efficacité du traitement PBM et la performance de notre DM, étapes indispensables pour déposer un dossier pertinent pour remédier à un vrai problème de santé publique. A cette étape, aucune approche statistique n’a été réalisée. L’expérimentation a été menée en collaboration avec des partenaires académiques pour partager certains de nos travaux et expériences dans une structure expérimentale commune. Nous partageons ainsi notre expérience pour la mise au point du modèle pathologique avec une autre équipe afin de réduire le nombre d’animaux ; certains prélèvements pourront éventuellement servir pour les besoins d’autres études non liées à ce protocole et ainsi éviter d’utiliser des animaux supplémentaires. Nous portons un intérêt à publier nos résultats pour apporter les preuves de concept et enrichir la communauté scientifique pour utiliser nos travaux.
Raffinement
Pour réduire le mal être et la souffrance de l’animal lors de nos interventions : - L’entrée des porcs dans la structure expérimentale est programmée de façon à fournir aux animaux un environnement optimum (mise en loge d’expérimentation au minimum 7 jours avant l’intervention, avec un enrichissement du milieu). - Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupes sociaux, avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire - Pour le transport vers le site d’expérimentation, l’animal déjà isolé dans un box de l’animalerie, à proximité de ses congénères la veille de son départ (pour la mise à jeun inférieure à 12 heures), est tranquillisé par un sédatif - Les animaux sont placés sous anesthésie générale pendant toute la procédure chirurgicale et d’imagerie ; pendant ces procédures, la douleur induite par l’ischémie est assurée par des perfusions continues et lentes d’antalgique. - Durant la procédure sous anesthésie générale, la température corporelle des animaux sera maintenue grâce à une couverture chauffante ou des bouillottes d’eau chaude (dont l’eau chaude sera régulièrement renouvelée). - Lors de la période de réveil, un protocole utilisé et validé chez l’homme et parfaitement maitrisé par notre équipe de chirurgiens cardiaques permet d’éviter la souffrance post chirurgicale. - Lors de la période post-opératoire, toute situation pouvant être invalidante et douloureuse sera prise en compte et notifiée dans une fiche d’évaluation de la douleur avec un scoring qui pourra faire l’objet de discussions et d’une prise de décision par les porteurs du projet pour apporter une solution éthique et appropriée. Le personnel animalier de l’EU sera formé au suivi comportemental de l’animal et au remplissage de cette fiche d’évaluation. - Pour la mise à mort, l’animal est toujours placé sous anesthésie générale avant induction d’une surcharge de barbiturique.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie pour notre étude est le porc adulte de taille réduite âgés de >24 mois, 55-70kg). Ce stade physiologique et cette taille "adulte" est nécessaire pour tester notre dispositif médical et être au plus près des conditions humaines. L'anatomie vasculaire est à ce stade plus proche de l’homme, ce qui en fait un modèle parfaitement adapté pour nos essais précliniques. Cette lignée nous permet de faire notre étude sur des porcs adultes représentatifs de l’âge où surviennent les accidents vasculaires cardiaques. Selon notre expérience, le porc charcutier (de type Large White) est moins intéressant, car pris à un âge très jeune (de 3 à 4 mois et pesant de ce fait 40/60 kg) pour avoir un poids manipulable, il présente une anatomie vasculaire plus éloignée et moins prédictive de ce qui se passe chez l’homme adulte. Nous utiliserons des porcs adultes de taille réduite, d’âge supérieur à 2 ans, de sexe mâle (castré) ou femelle, ayant un poids compris entre 55 et 70 kg. L’éleveur est le fournisseur exclusif de cette souche de porcs. Nous avons des données expérimentales importantes sur la lignée elle-même et sur ce type d’expérimentation nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Ce modèle animal nous permet : - De travailler sur des animaux représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies chez l’homme. - D’utiliser un dispositif médical qui sera l’exacte copie du DM utilisé en clinique humaine - De transposer les connaissances acquises vers une utilisation en clinique humaine.
Pharmacothérapies pour améliorer la structure-fonction artérielle dans des conditions physiopathologiques liées à des altérations des fibres élastiques (1/2).
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Placées quatorze jours dans une atmosphère appauvrie en oxygène, ou traitées trois mois par un composé mêlé à l'eau de boisson, ou injectées trois fois dans la veine de la queue, 2 475 souris subissent ensuite des mesures de pression artérielle à l'état vigile, trois fois par jour pendant trois jours, puis une échographie cardiaque de trente minutes sous anesthésie. Les procédures vont d'un niveau de souffrance léger à sévère. Deux tiers des souris portent une délétion du gène de l'élastine ou de la fibrilline-1 qui altère leurs vaisseaux dès la naissance et peut provoquer des sténoses ou des anévrismes, et celles maintenues jusqu'à vingt-quatre mois pour former les groupes âgés peuvent se retrouver seules quand leurs congénères meurent de vieillesse. Aucune ne sort vivante de ce projet : toutes finissent par un prélèvement d'organes vitaux mené sous anesthésie sans réveil, destiné à l'artériographie, à l'histologie et à la culture de cellules musculaires lisses.
Objectifs
L'élasticité des grosses artères est essentielle pour permettre une perfusion correcte des tissus. Les fibres élastiques, responsables de l'élasticité artérielle, sont composées à 90% d'élastine (Eln) et à 10% de microfibrilles riches en fibrilline-1 (Fbn1), et ne sont produites que jusqu'à la fin de l'adolescence, ne faisant ensuite que fonctionner tout en se dégradant (avec perte d'élasticité artérielle) jusqu'à la fin de la vie. Cette dégradation de l'élasticité artérielle a des conséquences délétères majeures sur la fonction cardiaque, la pression et la circulation sanguines, et la perfusion des organes. C'est ce qui advient au cours du vieillissement normal, mais aussi dans les maladies génétiques liées à l'organisation anormale des fibres élastiques : syndrome de Williams-Beuren (rétrécissements artérielles dûs à la déficience en Eln) et syndrome de Marfan (anévrismes dûs à la déficience en Fbn1). Des études récentes ont également montré que l'altération des fibres élastiques et les dysfonctions artérielles correspondantes (dont la rigidification artérielle) sont associées à l'hypoxie intermittente générée par le syndrome d'apnée obstructive du sommeil, qui concerne 10-20% de la population générale et jusqu'à 30-50% des personnes âgées. Il a préalablement été démontré que 3 traitements pharmacologiques, administrés à des souris, peuvent, dans des situations fixées, protéger et/ou restaurer la production des fibres élastiques et diminuer la rigidité artérielle. Ces 3 traitements n'ayant jusqu'alors pas été appliqués dans les mêmes situations pathologiques, ce projet propose de comparer de manière systématique chez les mêmes souris l'efficacité des 3 traitements, dans trois modèles pathologiques présents au laboratoire, en fonction du sexe et de l'âge. Le but ultime est de proposer le traitement le plus efficace pour chacune des trois pathologies, chez les patients humains. Le projet sera mené dans 2 établissements utilisateurs qui apporteront chacun l'accès à des techniques spécifiques différentes.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche est motivé par l'importance en santé publique de la dégradation des fibres élastiques artérielles dans différentes situations physiopathologiques comme le vieillissement, la déficience génétique du gène de l'élastine ou de la fibrilline-1, ou l'hypoxie intermittente causée par le syndrome d'apnée du sommeil. Ceci conduit à des dysfonctions artérielles et à l'hypertrophie et l'insuffisance cardiaques induites, couplée à une hémodynamique altérée, une mauvaise perfusion et une dysfonction des organes. La réparation des fibres élastiques dégradées est donc un enjeu thérapeutique majeur. La littérature fait état de nombreux travaux à ce sujet (plusieurs milliers, mots-clefs: elastic fiber artery), montrant l'intérêt général pour comprendre les mécanismes et améliorer ou restaurer l'élasticité artérielle. Les résultats obtenus sur ces modèles de souris permettront de vérifier et de comparer les efficacités des trois traitements pharmacologiques dans le maintien ou l'amélioration de l'élasticité artérielle et des paramètres physiologiques associés chez des animaux modèles de 3 pathologies humaines. Suivant la pathologie, le traitement le plus efficace pourra s'avérer ne pas être le même, et nos résultats permettront donc de proposer une nouvelle stratégie thérapeutique la plus appropriée chez les patients atteints par chacune de ces trois affections.
Procédures
1/3 des animaux seront exposés à la normoxie ou à l'hypoxie durant 14 jours avant leur mise à mort. Les autres animaux (2/3) ont un gène délété qui altère, dès la naissance, la plasticité et l'élasticité de leurs vaisseaux : 1/3 des animaux seront déficients pour le gène de l'élastine ou seront les animaux témoins de ceux-ci, et 1/3 des animaux seront déficients pour le gène de la fibrilline-1 ou seront les animaux témoins de ceux-ci. Dans chacun de ces 3 groupes d'animaux, les effets de 3 traitements pharmacologiques seront étudiés : un premier tiers des animaux de chaque groupe sera traité durant 3 mois avant la fin de l'étude par le premier traitement pharmacologique (dans l'eau de boisson), un deuxième tiers des animaux de chaque groupe sera traité durant 3 mois avant la fin de l'étude par le deuxième traitement pharmacologique (dans l'eau de boisson), et le dernier tiers des animaux de chaque groupe sera injecté dans la veine de la queue 3 fois à 5 jours d'intervalle juste avant la fin de l'expérimentation avec le troisième traitement pharmacologique ou du sérum physiologique (durée de l'injection 30 secondes). Tous les animaux seront soumis à des mesures de pression artérielle vigile (3 fois par jours pendant 3 jours, à raison de 15 minutes par session), non-invasives, par sphygmomanométrie à la queue (tail-cuff). La fonction cardiaque et aortique sera mesurée une fois, en fin de protocole, par échographie sous anesthésie gazeuse d'une durée moyenne de 30 minutes. A la fin de l'ensemble des procédures, des prélèvements d'organes seront réalisés sous anesthésie et analgésie, entrainant la mort des animaux. Ces organes seront utilisés par la suite dans des expériences de physiologie, de biochimie, d'histologie et de biologie moléculaire, et pour réaliser des cultures de cellules musculaires lisses vasculaires. De plus, les animaux mis en vieillissement pour former les groupes des souris âgées de 24 mois auront, par conséquent, un hébergement de longue durée. Les expériences d'échographie sur animal anesthésié seront réalisées dans l'EU2 ; toutes les autres expériences seront réalisées dans l'EU1, porteur principal du projet.
Impact sur les animaux
La mesure sur animal éveillé de la pression artérielle peut induire un léger stress. Les animaux en hébergement longue durée pour du vieillissement pourraient se retrouver isolés si leurs congénères venaient à mourir de vieillesse. La mise en hypoxie des animaux entraine une perte de poids les premiers jours le temps de l'adaptation à la restriction d'air de façon récurrente et répétée et une diminuation de leur prise alimentaire. Les animaux génétiquement modifiés ont une perte l'élasticité et de plasticité de leur vaisseaux pouvant conduire à des sténoses ou à des anévrismes. L'administration des traitements testés devraient limiter les effets délétaires de l'hypoxie ou celles induites par les modifications génétiques, voire améliorer la plasticité et l'élasticité vasculaire.
Devenir
Tous les animaux se verront appliquer un prélèvement d'organes vitaux terminal au cours d'une procédure sans réveil. Aucun animal ne restera donc en vie à la fin des procédures expérimentales. Ces prélèvements d'organes permettront des études d'artériographie de pression, d'histologie classique ou en microscopie synchrotron, de biologie moléculaire (expression des gènes et protéines liés aux fibres élastiques) et, concernant l'aorte, pour généréer des primocultures de cellules musculaires lisses vasculaires.
Remplacement
Remplacer : la mécanique et la réactivité vasculaires reposent sur une interaction fonctionnelle des systèmes nerveux et vasculaires, ainsi qu'une interaction entre les signaux circulants et les différents types cellulaires vasculaires, aussi bien que sur l'interaction entre les différents types de cellules vasculaires structurées de manière très précise dans la paroi, nécessitant forcément une approche in vivo. Aucune méthode alternative ne peut donc se substituer à l’utilisation des animaux pour la réalisation de notre projet car il requiert une approche intégrée.
Réduction
Réduire : Sur la base des résultats de nos expériences publiées antérieurement et du niveau de dispersion des données constaté chez les souris, le nombre de souris nécessaire à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’interprétation statistique de nos résultats : 12 animaux par groupe chez les adultes (16 par groupe à mettre en vieillissement pour obtenir 12 animaux agés, du fait du taux de décès spontané avant 24 mois) sont prévus mais le maximum de procédures expérimentales non-sévères seront réalisées sur tous les animaux, ce qui permet de ne pas devoir recourir à des groupes d'animaux séparés/additionnels pour réaliser des procédures différentes, sauf nécessité absolue due à l'impossibilité de réaliser de multiples études de physiologie sur différents organes vivants en même temps. Aussi, nous aurons besoin de constituer des groupes témoins non-traités pour chaque traitement, sans pouvoir les mutualiser de manière générale. Cependant, deux des traitements pharmacologiques étant tous deux simplement ajoutés à l'eau de boisson des animaux, nous constituerons des groupes témoins mutualisés pour ces deux traitements (animaux buvant de l'eau de boisson normale), ce qui permettra une réduction sensible du nombre d'animaux utilisés. Après la réalisation des procédures in vivo et l'euthanasie des animaux, nous allons collecter les organes et tissus de ces mêmes animaux pour les utiliser au cours des études ex vivo et in vitro post-mortem, rationnalisant encore ainsi le nombre des animaux utilisés. Enfin, un certain nombre d'expériences de signalisation cellulaire seront menées sur des primocultures de cellules musculaires lisses vasculaires issues de nos souris, ce qui permettra de réduire encore le nombre des animaux nécessaires pour atteindre nos objectifs.
Raffinement
Une attention générale sera portée à la qualité des méthodes d'anesthésie et d'analgésie des animaux. De plus, une surveillance attentive sera réalisée pendant l'hébergement et lors de la réalisation des procédures expérimentales afin d'évaluer en permanence les nuisances subies (douleur, stress, ...), de façon à pouvoir appliquer immédiatement un renforcement analgésique et/ou anesthésique si nécessaire et faire en sorte que ces nuisances soient absentes ou réduites à leur niveau minimum. Les conditions de l'hébergement de longue durée des animaux en vieillissement, seront particulièrement surveillées afin de limiter au maximum les risques de décès spontané liés à l'âge. L'organisation des cages sera optimisée (mise en place d’enrichissement supplémentaire pour les animaux âgés en situation d’isolement, croquettes mouillées au sol dans les cages pour les animaux âgés). Les conditions d'expérimentation seront aussi optimisées pour le confort des animaux, avec habituation à la contention (mesures de pression artérielle) et gel oculaire appliqué lors d'anesthésies longues (échographie). Des points limites prédictifs et précoces, gradés précis et adaptés, ainsi que des critères d'arrêt, sont définis, et un arbre décisionnel mis en place, permettant aux personnels de décider des actions à réaliser pour le bien-être des souris et l'application des points limites et critères d'arrêt définis. Les expérimentateurs et soigneurs seront formés pour appliquer ces procédures et règles de protection du bien-être animal, conformément à la règlementation. Aussi, les lignées de souris génétiquement déficientes pour l'élastine ou la fibrilline-1 sont à phénotype dommageable car les individus homozygotes meurent quelques jours ou semaines après la naissance. Les animaux homozygotes n'étant pas un objet de notre étude, ils ne seront pas produits, en n'effectuant que des croisements d'animaux de type sauvages avec des animaux hétérozygotes. En raison d'une mortalité intra-utérine partielle des animauxhétérozygotes pour l'élastine, les mères seront particulièrement surveillées en période périnatale (deux fois par jour au lieu d'une) de façon à détecter au plus vite tout problème et appliquer les mesures de soin ou critères d'arrêt définis. Le transport des animaux entre les 2 EU est fait par un expérimentateur compétent, en cage d'hébergement standard, temporairement occultée, avec eau, croquettes et enrichissement.
Choix des espèces
Nos travaux évalueront l'efficacité réparatrice de trois traitements pharmacologiques sur les fibres élastiques artérielles altérées dans des situations physiopathologiques existant chez l'Homme (déficits génétiques responsables des syndromes de Williams-Beuren et de Marfan, et hypoxie intermittente due à l'apnée obstructive du sommeil), en fonction de l'âge et du sexe. Notre étude concerne la physiologie cardiovasculaire et les fibres élastiques artérielles altérées dans des situations physiopathologiques existant chez l'Homme. Des modèles alternatifs d’animaux de classes phylogénétiques inférieures (drosophile, zebrafish, c-elegans) utilisés parfois en recherche fondamentale ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Les souris sont le modèle de référence utilisé en recherche fondamentale dans ce domaine, ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec nos résultats antérieurs et avec la littérature. Les souris utilisées dans le cadre de ce protocole sont âgées de 6 mois (jeunes adultes) et de 24 mois (âgées), ce qui correspond aux âges ciblés pour une vérification optimale des potentialités thérapeutiques des trois traitements pharmacologiques sur nos modèles murins physiopathologiques.
Etude des effets d’un candidat médicament dans un modèle d’Ischémie-reperfusion aigue chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Rats : 1071
Pour tester les candidats médicaments de laboratoires pharmaceutiques clients, 1 071 rats et 108 souris subissent une chirurgie de une à trois heures destinée à recréer un infarctus du myocarde, suivie de leur mise à mort. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré pour 1 104 d'entre eux, les 75 autres étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Avant l'opération, les traitements peuvent être administrés deux fois par jour pendant trois semaines sur des animaux vigiles maintenus en contention ou en tunnel, et le prélèvement du cœur est présenté comme "indispensable" pour mesurer la lésion. Le porteur intègre 10 % de mortalité peropératoire à ses effectifs et ajoute 183 animaux "de formation" aux 996 prévus pour les études d'efficacité, sans dire ce que cette formation recouvre.
Objectifs
L'infarctus du myocarde se définit comme la nécrose (mort des cellules) d'une partie du muscle cardiaque suite à l'obstruction d'une artère coronaire. Le défaut de vascularisation est alors responsable d'une diminution (occlusion partielle) voire un arrêt (occlusion totale) de l'apport d'oxygène et de nutriment au tissu cardiaque. La taille du territoire touché et la durée de l'occlusion ont un impact direct sur l'étendue des lésions nécrotiques. Lla seule option pour limiter leur progression est de rétablir la circulation sanguine dans les artères coronaires. En l'absence de retour de la circulation sanguine, l'ensemble de la zone va finir par nécroser. La revascularisation va permettre de réoxygéner et de réapprovisionner les tissus en nutriments. Cependant, cette revascularisation va être à l'origine de dommage qui vont venir s'ajouter aux lésions déjà présentes. D’un point de vue thérapeutique, malgré la diversité des stratégies médicamenteuses et non médicamenteuses qui peuvent être mises en place, elles n’apportent pas à ce jour une réponse totalement satisfaisante (effets secondaires, pas efficaces chez tous les patients). Un des axes de recherche consiste à développer des traitements visant à limiter l'apparition des lésions nécrotiques. Cela passe par la réalisation de tests effectués sur des modèles animaux aussi prédictifs que possible. L'un des modèles les plus classiquement utilisés pour tester l'efficacité de candidats médicaments est le modèle d'infarctus chez le rongeur (rat + souris) qui est le sujet de ce projet.
Bénéfices attendus
Dans ce projet, en tant que prestataire de services pour différents laboratoires pharmaceutiques développant des candidats médicaments, nous sommes responsables de la partie expérimentale, à savoir l’administration du composé, la procédure chirurgicale sur animaux anesthésiés ainsi que l'estimation de la taille d'infarctus après le prélèvement du coeur sur ces mêmes animaux. L’ensemble de ces expérimentations sont réalisées dans le but de tester et d’évaluer le potentiel thérapeutique de ces nouveaux composés au cours d’études pré-cliniques et ainsi d’obtenir des preuves de concept quant à leurs possibles efficacité et bénéfice pour la santé humaine.
Procédures
Lors de ce projet, les animaux seront possiblement traités avec le candidat médicament par des voies d’administration nécessitant le recours à des contentions manuelles ou en tunnels de contention, une anesthésie générale gazeuse et l’usage dans certains cas d’aiguilles. Les traitements pourront être administrés jusqu'à 3 semaines (maximum) avant la procédure chirurgicale à raison de 2 fois par jour. Certaines administrations pourront également être réalisée au cours de la chirurgie. Les traitements seront suivis d’une procédure chirurgicale dont le but est de recréer l'infarctus. Cette chirurgie est effectuée sous anesthésie générale et analgésie chimiques à l’issue de laquelle l’animale inconscient sera mis à mort. Elle dure entre 1 et 3 heures.
Impact sur les animaux
Dans les cas où les traitements auront lieu avant la procédure chirurgicale, ils seront effectués sur des animaux vigiles maintenus en contention, ce qui peut s’avérer stressant pour les animaux. Certains traitements nécessiteront la mise en place d'une anesthésie gazeuse. Certains traitements nécessiteront l’usage d’aiguilles pour effectuer les injections. De la même manière, la mise en place de l'anesthésie et de l'analgésie pré-opératoire se feront par des administrations ayant recours à des aiguilles. A l’issue du projet, l'infarctus sera réalisé au cours d'une procédure chirurgicale sans réveil efféctuée sous anesthésie générale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure 1,2 ou 3 car le prélèvement du coeur est indispensable pour l'évaluation des lésions.
Remplacement
L'objectif du projet est d'obtenir une preuve de concept d'efficacité de nouveaux composés in vivo. Bien que des modèles cellulaires d’ischémie-reperfusion existent, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin d'évaluer l'effet du composé sur un organe entier (taille d’infarctus) et les conséquences fonctionnelles (pression artérielle, fréquence cardiaque). De nombreuses espèces mammifères possèdent un système cardiaque similaire à celui de l'Homme et l'ensemble des paramètres mesurés sont identiques à ceux mesurés chez le patient humain. Les animaux développent des lésions cardiaques reproductibles, ce qui en fait un modèle préclinique de choix. Le recours à ces modèles a permis de développer et de tester de nombreux candidats médicaments ayant donné lieu à des essais cliniques.
Réduction
Les données préalables obtenues sur ce modèle ont permis d'établir les effectifs d'une série expérimentale à 75 animaux répartis en 5 groupes de 15 animaux auxquels s'ajoutent 10% de mortalité observés au cours de la procédure chirurgicale soit un n final de 83 par série expérimentale. Le nombre d'animaux par groupe a pu être fixé à 15 sur la base de notre expérience passée et de nos données antérieures sur ce modèle ainsi que sur le retour d'expérience des responsables de projet. L'analyse des données, notamment la quantification des tailles d'infarctus, sera effectuée en aveugle (sans connaissance des groupes) par une seule personne pour éviter tout biais dans l'évaluation de l'infarctus. Les données obtenues seront soumises à des tests statistiques adéquats (paramétriques ou non paramétriques) après un test de normalité des données. L'étude d’efficacité d’un composé constitue une série expérimentale. A raison de 12 séries expérimentales réparties sur 5 ans, le nombre total d'animaux de 996 pour les études d'efficacité auxquels s'ajoutent 183 animaux de formation.
Raffinement
À réception, les animaux sont collectivement hébergés (2 à 3 rats par cage selon le poids et 2 à 5 souris par cage). Des enrichissements multiples sont placés dans les cages. L'eau et la nourriture sont données ad libitum et les animaux ont accès à différents types d’enrichissements (cubes de bois, carrés de cellulose, rouleaux de carton). Lors de la chirurgie, les animaux seront profondément anesthésiés avec un mélange d’anesthésiques et analgésiques chimiques. Une analgésie centrale sera également administrée. Pendant la procédure chirurgicale, la température corporelle sera maintenue grâce à l’utlisation de tapis chauffant et les animaux seront réhydratés. L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent, formé et entraîné et une attention toute particulière sera portée au suivi des animaux afin de prévenir et de remédier au plus vite à toute apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites seront également fixés avant le début des expérimentations.
Choix des espèces
La grande partie des études expérimentales sur l'étude du développement de l'infarctus utilisent les rats et souris. En effet, ces espèces possèdent un système cardiaque similaire à celui de l'Homme et l'ensemble des paramètres mesurés lors d'une procédure expérimentale sont identiques à ceux mesurés chez le patient. Ces espèces développent des lésions cardiaques reproductibles, ce qui en fait un modèle préclinique de choix. Son utilisation a permis de développer et de tester de nombreux candidats médicaments ayant donné lieu à des essais cliniques. L'espèce choisie lors de la procédure dépend exclusivement de la demande des laboratoires pharmaceutiques l’espèce choisie correspond à celle préalablement sélectionnée pour les données pharmacologiques et sur laquelle est présente l'expression de la cible thérapeutique. Des rongeurs mâles ou femelles adultes (à partir de 5 semaines) au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle.
Effet du traitement de l’activateur de Sirt1 sur la pathologie CblG dans 2 lignées de souris ayant chacune une déficience en Méthionine synthase dans une organe cible (cerveau et cœur). EU 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles nerveux
360 souris descendantes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 36 d'entre elles étant conservées pour maintenir la lignée et les autres tuées, une partie dès le sevrage. Les mères gestantes sont gavées chaque jour de resvératrol ou d'un placebo, du huitième jour de gestation au sevrage, et leurs petits passent un test de suspension, un champ ouvert, un test d'acuité visuelle, une reconnaissance d'odeurs et un labyrinthe aquatique, l'ensemble étant qualifié de non douloureux. Ces souris portent une déficience génétique de la méthionine synthase limitée au cœur ou au cerveau, pour reproduire la maladie CblG, qui touche moins d'un enfant sur un million. Le porteur reconnaît que des études in vitro sur biopsies de peau de patients ont déjà montré l'effet des activateurs de SIRT1, et affirme qu'il est "indispensable" de tester les organes atteints chez l'animal.
Objectifs
La maladie CblG (Cobalamine G) est une maladie rare, moins d’un enfant sur 1.000.000 de naissances est atteint. La maladie se manifeste en général dès la naissance, mais des formes tardives (adolescence ou âge adulte) ont été décrites. Dans la plupart des cas, les patients présentent un retard du développement, des manifestations neurologiques (crises convulsives, encéphalopathie, hypotonie, troubles psychiatriques), anémie, mais les patients peuvent présenter des anomalies dans d’autres organes comme le cœur (malformation) ou le foie. La maladie peut être diagnostiquée dès la naissance grâce à la détection dans le sang d’une concentration élevée de la molécule nommée l’homocystéine et une diminution de la molécule nommée méthionine. Actuellement, le traitement est basé sur des injections quotidiennes de vitamine B12 associées à une supplémentation en méthionine afin de réduire la concentration d’Homocystéine et augmenter celle de la méthionine. Bien que ces traitements permettent l’amélioration des symptômes cliniques, ils sont inefficaces en qui concerne les troubles neurologiques. Un nouveau traitement impliquant la sirtuine Sirt1 pourrait être une nouvelle piste. Sirt1 est une protéine qui participe au bon fonctionnement de l'organisme (notamment le métabolisme central) dans plusieurs organes dont le cœur et le cerveau, elle exerce des effets protecteurs contre le stress cellulaire et l'inflammation. L’objectif de ce projet est de démontrer, sur le cœur ou le cerveau, l’efficacité du traitement avec un activateur de Sirt1 (resvératrol) chez un modèle de souris reproduisant cette maladie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si l’utilisation de Resvératrol comme activateur de Sirt1 est efficace dans la prévention et le traitement des manifestations neurologiques et cardiaques de la maladie CblG. De plus, ce projet de recherche permettra une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans chaque organe atteint, coeur ou cerveau, grâce à l’utilisation de 2 types de souris génétiquement modifiées, ayant une protéine MTR déficiente (cause de la maladie) spécifiquement au niveau du coeur ou du cerveau.
Procédures
Les souris femelles gestantes seront traitées quotidiennement par gavage avec le Resvératrol ou le placebo dès le 8ème jour de gestation jusqu’au sevrage : un tiers des souriceaux subira un examen d’imagerie non invasif à l'âge de 20 jours, un autre tiers à 6 mois tandis que le dernier tiers sera soumis à des tests comportementaux non douloureux (3x16 animaux). Pour évaluer la fonction cardiaque nous testerons la force, l'agilité et le niveau d’exploration libre des souris par un test de suspension et un test du champ ouvert. Et pour l’étude du cerveau, nous réaliserons un test d’acuité visuelle, de tests de reconnaissance d'odeur et un labyrinthe aquatique pour tester les capacités de mémorisation.
Impact sur les animaux
Bien qu’elle ne soit pas douloureuse, la procédure de gavage est désagréable pour les souris. Elle peut entrainer un léger stress physique lié à la contention de l'animal. Ce stress va inéluctablement diminuer suite à l'habituation des souris, sur les manipulations répétées par le manipulateur. L'inconfort à l'introduction de la sonde se verra lui aussi diminuer de jour en jour au fil du protocole. Ce geste technique sera effectué par un zootechnicien expérimenté qui prend toutes les mesures nécessaires pour limiter la souffrance animale en pratiquant un geste rapide et sûr. De plus, la prise de poids étant effectuée 3 fois par semaine, les pertes de poids éventuelles, mais peu probables, seront un indicateur de signe de mal-être chez les animaux. La procédure de TEP sera intégralement réalisée par une équipe technique qualifiée dans un environ dédiée à ce type d’analyse, et les animaux seront plongés sous anesthésie durant toute la procédure. Malgré cela, cette étape pourrait déclencher un stress post-anesthésie.
Devenir
Maintien : Les souris surnuméraires présentant la modification génétique d'intérêt pour le maintien de la lignée seront conservées dès le sevrage. Mise à mort : A la fin de l’ensemble des procédures, toutes souris soumises à l'imagerie médicale ou aux tests comportementaux seront mises à mort à l’âge de 21 jours (48 souris), 8 semaines (48 souris) ou 6 mois (48 souris). De même, les souris génétiquement modifiées surnuméraires présentant d'intérêt pour la recherche seront également mises à mort à l'âge de 6 mois pour dissection et analyses biochimiques et histopathologiques. Les souris surnuméraires ne présentant pas la modification génétique pour le maintien de la lignée seront mises à mort dès le sevrage ou pourront servir à des formations internes (dissections et microdissections).
Remplacement
tôt dans la vie, laissant penser qu’un traitement précoce chez le nouveau-né ou même pendant la grossesse pourrait diminuer les manifestations cliniques chez le nouveau-né. Des études in-vitro ont déjà été menées sur des biopsies de la peau des patients, démontrant l’efficacité des activateurs de la protéine SIRT1 pour palier à la déficience de la protéine MTR. Cependant, ces études sont faites sur des sur biopsie de la peau de patients atteints par la maladie. Cependant les cellules de la peau ne reflètent pas la spécificité des organes atteints. C’est pourquoi, afin de valider l’efficacité du traitement par resvératrol, il est indispensable tester les effets sur les organes atteints par la maladie, nous souhaitons utiliser des animaux avec une déficience de la protéine MTR dans le cerveau et cœur (mère et progéniture). Pendant cette étude, des expérimentations non invasives seront réalisées chez la progéniture (imagerie cardiaque) pour mieux comprendre les conséquences de la carence en vitamine B12 dans chaque organe étudié, et une épreuve d’effort pour comprendre pourquoi les souris meurent à un âge précoce si la défaut est au niveau du cœur, et des tests comportementaux d'observation et non douloureux seront menés en parallèle pour savoir si un traitement réduit les manifestations neurologiques. L’ensemble des résultats sera étudié par informatique pour créer un modèle de « souris personnalisée » capable de prédire ce qui se passe dans l’organisme de la souris en cas de dérégulation ou de traitement, permettant ainsi de remplacer toute autre utilisation de souris dans certaines expérimentations, ou de limiter le nombre d’expérimentations grâce à ce modèle.
Réduction
Pour évaluer l’efficacité du Resvératrol sur la protéine Sirt-1 chez les patients CblG qui ont des troubles sévères dans différents organes essentiels tels que le cerveau ou le cœur, nous souhaitons utiliser 2 lignées de souris transgéniques qui expriment la maladie dans ces 2 organes cibles, et les étudier à 3 périodes différentes de la vie (sevrage à 21 jours, maturité sexuelle à 8 semaines et début du vieillissement à 6 mois). Afin d’assurer une étude statistique fiable nous inclurons 16 animaux par groupe d’étude, pour chaque tranche d’âge. Ces souris transgéniques seront traitées quotidiennement avec le médicament (ou placebo) par gavage durant la gestation jusqu’à la veille de la mise à mort, puis durant la lactation à partir de 2 jours post-naissance et jusqu’à l’âge de 21 jours. Ce projet nécessitera 72 femelles dont la moitié sera accouplée à 12 mâles portant la mutation au cerveau, et l’autre moitié à 12 mâles porteurs de la mutation au cœur Ce nombre d’accouplements est suffisant pour produire tous les animaux descendants nécessaires à la poursuite du projet. 360 animaux descendants seront nécessaires car l’étude est divisée en 3 groupes d’animaux traités avec le médicament ou son placebo et analysés à plusieurs stades du développement : - Groupe malade au niveau du cœur : 96 souris dont 48 sont traitées avec le médicament et 48 avec le placebo, et maintenues 21 jours, 8 semaines ou 6 mois. - Groupe malade au niveau du cerveau : 96 souris, distribuées de la même manière que les souris malades au niveau du coeur. - Groupe témoin non malade : 96 souris traitées avec le placebo et maintenues 21 jours, 8 semaines ou 6 mois, et dont la moitié sera utilisée comme groupe témoin “Cœur” et l’autre moitié comme groupe témoin “cerveau” Étant donné le type de données (variables continues), les effectifs (N>5), le nombre de groupes comparés (n>2) et l'indépendance des échantillons, nous aurons le nombre indispensable de souris qui nous permettra faire des statistiques et arriver à avoir de conclusions de notre travail. Par ailleurs, toutes les données issues de nos expérimentations seront modélisées en tenant en compte du phénotype, des résultats des études fonctionnelles et du traitement. Cette modélisation nous permettra d’aborder l’ensemble de résultats obtenus et de réduire au maximum le nombre de souris étudiées.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans une animalerie conventionnelle agréée respectant les paramètres pour les conditions de vie des souris (hygrométrie, température…). Les souris seront hébergées en groupe dans la même cage (4/cage), auront un accès illimité à l’eau et à la nourriture, et bénéficieront d’objets pour l’enrichissement (bouts de bois, carton, mouchoir…). Toutes les procédures seront réalisées par des personnels entraînés et qualifiés pour ce type d’étude. Une procédure d’estimation et suppression de la douleur est mise en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des organes prélevés pour permettre des analyses biochimiques, enzymologiques et anatomopathologiques.
Choix des espèces
La souris génétiquement modifiée est le seul modèle disponible de mutation tissu-spécifique permettant l'étude de cette maladie génétique, et il mime parfaitement la pathologie car nous observons chez la souris les mêmes symptômes que ceux rencontrés chez l'homme. Il n'existe pas de modèle animal autre que la souris génétiquement modifiée permettant l'étude de cette maladie. Les animaux impliqués dans ce projet seront étudiés à plusieurs périodes de la vie telles que le sevrage (21 jours), la maturité sexuelle (8 semaines) et le début du vieillissement (6 mois) car ce sont des périodes charnières dans le déclenchement de la maladie CblG chez l’homme. Le traitement par Resvératrol sera effectué quotidiennement par gavage de la mère gestante (40 mg/kg/j) à partir de 9 jours après le début de la gestation (E9) jusqu’au sevrage. Différentes procédures expérimentales seront mises en œuvre (tests comportementaux, tests d’effort, imagerie à J20 ou 6 mois). A l’issue de chaque période clé du protocole, une partie des animaux sera mise à mort pour procéder aux analyses biochimiques et histopathologiques.
Imagerie cellulaire et moléculaire in vivo pour l’évaluation de thérapies visant à moduler l’inflammation dans des modèles rongeurs (souris et rat) d’accident vasculaire cérébral (AVC)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Rats : 84
L'introduction d'un filament dans la carotide pour provoquer un accident vasculaire cérébral tue moins de dix pour cent des animaux opérés dans les soixante-douze heures, par œdème malin ou hémorragie sous-arachnoïdienne. 126 souris et 84 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie d'entre eux gardés en vie jusqu'à six semaines avant une imagerie terminale. Les chirurgies d'une heure sous anesthésie générale injectent dans le cerveau soit un lipopolysaccharide bactérien pour déclencher une neuroinflammation, soit un peptide vasoconstricteur pour rétrécir les vaisseaux, et certains animaux subissent une seconde opération deux semaines plus tard. Le choix des espèces tient à la résolution d'imagerie pour les rats, dont le cerveau est plus gros, et pour les souris au coût des nanoparticules d'oxyde de fer et des anticorps.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité : c’est donc un enjeu majeur de santé publique. L’AVC induit une réaction inflammatoire qui contribue de manière importante aux lésions cérébrales. Le suivi par imagerie in vivo de cette réaction inflammatoire permettrait de mieux comprendre sa dynamique spatio-temporelle et d’évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à la moduler. Pour cela, nous proposons de développer une approche en imagerie cellulaire et moléculaire in-vivo. L’objectif de l’imagerie cellulaire est de pouvoir suivre des cellules d’intérêt dans le cerveau : soit des cellules ayant des propriétés thérapeutiques visant à moduler l’inflammation (telles que les cellules souches issues du tissu adipeux) soit des cellules du système immunitaire (telles que les macrophages). L’imagerie moléculaire vise à suivre l’expression de récepteurs impliqués dans la réponse inflammatoire à un AVC, telles que les molécules d’adhésion qui permettent l’entrée de cellules immunitaires dans le cerveau. Les modalités d’imagerie utilisées pour ces développement méthodologiques seront les mêmes que celles qui peuvent être utilisées chez l’humain : imagerie par résonance magnétique (IRM) et scanner X. Le développement de telles techniques d’imagerie ouvrirait la voie à un suivi non-invasif des cellules et des récepteurs de l’inflammation, qui pourrait être répété dans le temps. Le but à plus long terme est de transférer ces méthodes chez l’humain, pour une meilleure prise en charge des patients présentant un AVC.
Bénéfices attendus
L’accident vasculaire cérébral est une maladie invalidante chez l’adulte. Ce projet permettra de mieux comprendre la réaction inflammatoire associée ainsi que le devenir des cellules thérapeutiques, dans des modèles rongeurs (rats et souris) plus simples à mettre en oeuvre et à standardiser que le modèle classique qui procède via une occlusion artérielle mécanique avec un filament. Ces aspects inexplorés du modèle animal permettront ensuite de définir des biomarqueurs d’imagerie utiles pour évaluer les approches thérapeutiques visant à moduler l’inflammation. Ces biomarqueurs seront à terme utilisables chez l’humain puisque le transfert en clinique des techniques d’imagerie utilisées dans ce projet est à l’étude.
Procédures
L’infusion locale du LPS (solution de lipopolysaccharide, molécule d’origine bactérienne provoquant une inflammation) induisant la neuroinflammation ou du peptide vasoconstricteur spécifique (rétrécissant le diamètre des vaisseaux sanguins) mimant l’ischémie cérébrale nécessite une injection stéréotaxique. Le modèle d’AVC transitoire nécessite l’introduction d’un filament par la carotide. Ces chirurgies, permettant de réaliser ces différents modèles d'AVC, sont réalisées sous anesthésie générale et dure au maximum une heure. Chaque animal subit une seule chirurgie de durée maximale d'une heure. Certains animaux recevront les cellules thérapeutiques par voie intracérébrale et subiront pour cela une deuxième chirurgie sous anesthésie générale deux semaines après la réalisation du modèle. Cette seconde chirurgie dure au maximum une heure.
Impact sur les animaux
Suite à cette chirurgie permettant de réaliser ces différents modèles, une perte de poids minime (
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de pouvoir prélever le cerveau et réaliser des analyses post-mortem (imagerie ex vivo, microscopie).
Remplacement
Les agents de contraste seront d’abord testés dans des modèles in-vitro : les cellules thérapeutiques sont marquées avec les nanoparticules par incubation puis placée dans un tube Eppendorf et imagées en IRM et en imagerie X. Cela permettra de réaliser une première sélection des agents de contraste d’intérêt. Néanmoins le contraste va dépendre également du microenvironnement (inflammatoire) et de la métabolisation des agents de contraste in-vivo : il nous apparaît donc indispensable de tester les cellules marquées avec les meilleurs agents de contraste (4 au maximum) chez l’animal vivant. Les cerveaux des animaux des cinq procédures seront prélevés pour l’imagerie post-mortem à l’aide de techniques innovantes basées sur les rayons X (scanner spectral à comptage de photon, imagerie de contraste de phase, de champ sombre et du k-edge avec le rayonnement synchrotron). Ces imageries ex-vivo viendront apporter des informations précieuses avant le développement in-vivo de ces nouvelles approches. Par ailleurs, les images issues de ces expérimentations seront mises en ligne à disposition de la communauté de manière anonyme sur une plateforme collaborative, afin de pouvoir être exploitées plus largement.
Réduction
L’avantage de l’imagerie in-vivo est qu’elle permet des études sur l’animal vivant plutôt que d’avoir à sacrifier les animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Chaque animal est son propre contrôle, ce qui permet d’augmenter la puissance statistique des résultats tout en limitant le nombre d’animaux. Le nombre minimal et suffisant d'animaux a été estimé par une étude bibliographique de la variabilité du modèle. Des groupes expérimentaux de 6 animaux (3 mâles et 3 femelles) seront typiquement utilisés pour ce projet à caractère exploratoire. Si certaines conditions expérimentales ne fournissent pas un signal suffisant pour être détecté (problème de sensibilité), alors l’inclusion sera stoppée. Enfin, lors des prélèvements finaux, d'autres tissus que les cerveaux pourront être prélevés et conservés en concertation avec nos collaborateurs au moment de la mise en place du projet afin de limiter, optimiser et valoriser au mieux les prélèvements et le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.
Raffinement
Le modèle animal d’inflammation cérébrale focale provoquée par l’injection intracérébrale de lipopolysaccharide (LPS) est utilisé car il est moins invalidant pour les animaux que le modèle d’AVC et il est bien approprié pour les études d’imagerie. Il crée une lésion cortico-striatale qui occasionne des troubles sensori-moteurs mineurs et transitoires du côté contralatéral à la lésion (faiblesse des pattes, perte de sensibilité des vibrisses). Néanmoins les animaux continuent de s’alimenter normalement (récupération du poids pré-opératoire dans les 3 jours qui suivent la chirurgie, pas de perte de poids en comparaison avec les animaux sains à plus long terme) et à avoir une activité normale. Dans un second temps, nous allons évaluer si les modèles d’injection intracérébrale de peptide vasoconstricteur et de LPS peuvent nous fournir des informations pertinentes du point de vue de l’imagerie et donc se substituer aux modèles d’AVC, car ils ont l’avantage de limiter le handicap et la mortalité des animaux. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane) avec un traitement anti-douleur adapté (buprénorphine), une thermorégulation continue, et une hydratation sous-cutanée. Une grille dédiée au codage des expressions faciales spécifique à un modèle animal (souris ou rat) permet d’identifier les signes de la souffrance post-opératoire afin de la traiter. La salle d’évaluation neurofonctionnelle a été installée dans un endroit dédié et calme avec une lumière rouge afin de ne pas agresser les yeux des animaux albinos. En soins post-opératoires, nourriture et boisson sous forme gélifiée sont mises à disposition de l'animal pour faciliter leur hydratation, en plus de la nourriture et boisson habituelles. Les groupes sociaux sont conservés (isolement limité au réveil complet de l’animal, sauf en cas d’agressivité constatée). L’évaluation de l’état des animaux est réalisé une heure après la chirurgie et pendant une semaine suivant la chirurgie. Un score de l’état de l’animal est déterminé à l’aide d’une grille de score inspirée des études de raffinement de la procédure post-opératoire d’une chirurgie stéréotaxique, qui permet une évaluation de l’état de l’animal et l’identification des points limites.
Choix des espèces
Les rats sont utilisés car l’imagerie cérébrale de cette espèce a une meilleure résolution en comparaison avec celui de la souris, en raison de la plus grosse taille de cerveau. Nous allons travailler avec des rats Sprague Dawley chez qui le modèle de LPS est bien maîtrisé par notre équipe. Les souris sont utilisées en raison en raison du coût des certaines particules d'oxyde de fer (marquées à la rhodamine fluorescente) et du coût des anticorps (pour la fonctionnalisation des particules d’oxyde de Fer). Les souris utilisées pour cette étude seront des souris C57Bl6 car notre équipe a une expérience extensive de l’utilisation de cette souche pour la recherche translationnelle sur les AVC. Des souris Swiss pourront être utilisées afin de faciliter la pose d'un cathéter veineux. Les animaux auront entre 6 et 8 semaines (jeunes adultes) : la maturité cérébrale sera atteinte et le poids sera suffisant pour la mise en place d’un cathéter veineux caudal pour l’injection des agents de contraste. Rats : 250-300 g à T0 et souris : 25-30 g à T0.
Etude de la formation de la cardiomyopathie atrial associée à la réponse immuno-inflammatoire dans le modèle murin
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Rats : 70
Rendues obèses par un régime enrichi en graisse pendant un à quatre mois, opérées du cœur ou irradiées dix minutes sans anesthésie, 1 770 souris et 70 rats seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur décrit des risques d'arrêt cardio-respiratoire pendant la chirurgie, des arrêts cardiaques liés à l'insuffisance cardiaque provoquée, et un affaiblissement général après irradiation par perte du système immunitaire. Les tests métaboliques imposent huit prélèvements de sang à la queue en deux heures sur des animaux vigiles. Travaillant à l'échelle de l'organisme, le porteur juge "nécessaire" un modèle animal proche de la pathologie visée.
Objectifs
La fibrillation atriale est l’arythmie la plus fréquente en pratique clinique. Sa prévalence augmente avec le vieillissement de la population faisant craindre une épidémie dans les 50 prochaines années. La cardiomyopathie atriale définie une déformation du myocarde atrial, un remodelage du tissu et une désorganisation de la hiérarchie du tissu. A l’échelle fonctionnelle, les conductions électriques sont anormales et favorisent les troubles du rythme (arythmie). Récemment, il a été décrit une accumulation de tissu gras à l'épicarde de l'oreillette. Les maladies métaboliques comme l’obésité sont des facteurs de risques de la fibrillation atriale, dans lesquels ce tissu gras épicardique semble dégénérer et libérer des facteurs qui diffusent librement dans le myocarde. Une infiltration de cellules immunes est observée, perturbant l’environnement homéostasique. Quiescent dans le cœur sain, l’épicarde atrial est réactivé en réponse à un stress, et devient une source de progéniteurs capables de se différencier en myofibroblastes et en adipocytes. Un stress de l'environnement réactive les progéniteurs et induit une transformation de ces cellules en adipocytes qui composent le tissu gras. Aujourd'hui, rien n’est connu sur les échanges et l'impact des cellules inflammatoires avec les progéniteurs. Les objectifs sont d'identifier les cellules immunitaires infiltrées et de comprendre leur rôle.
Bénéfices attendus
Les projets portant sur la compréhension du changement de structure et de fonction de l'oreillette dans le contexte de l'obésité et de l'insuffisance cardiaque permettront de cibler le rôle de l'inflammation et ses conséquences dans le développement précoce des troubles du rythme atrial.
Procédures
Toutes les souris des lignées seront prélevées d'un petit bout de queue. La biopsie est déposée dans un tube. Une première partie des animaux (souris uniquement) sera mise sous régime enrichie en graisse pendant 1, 2 ou 4 mois. Nous réaliserons des tests métaboliques pour tester l'évolution de syndromes métaboliques impliquant une injection intrapéritonéale unique ou un gavage unique (quelques secondes sur animal vigile) suivi de la prise d'une goutte de sang répétée 8 fois en 2 heures au niveau de la queue (quelques secondes sur animal vigile). Des mesures cardiaques seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5 minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. Une seconde partie des animaux (souris et rats) subira une chirurgie cardiaque unique effectuée sous anesthésie générale et locale, avec une prise en charge analgésique multimodale. L'intervention est de 20 minutes. Des mesures cardiaques sous anesthésie seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. Une troisième partie des animaux (souris uniquement) sera irradiée durant 10 minutes par animal non anesthésié. Le lendemain, elles sont transplantées avec des cellules issues de la moelle osseuse de souris donneuses par injection intraveineuse sous anesthésie. Elles seront ensuite mises sous régime enrichi en graisse pendant 1, 2 et 4 mois. A terme du régime, nous réaliserons des tests métaboliques pour tester l'évolution de syndromes métaboliques impliquant une injection intrapéritonéale unique ou un gavage unique (quelques secondes sur animal vigile) suivi de la prise d'une goutte de sang répétée 8 fois en 2 heures au niveau de la queue (quelques secondes sur animal vigile). Des mesures cardiaques sous anesthésie seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5 minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. En fin de période des procédures d'obésité (2 et 4 mois de régime), ou de chirurgie cardiaque (7jours, 1mois et 2 mois), l’ensemble des animaux seront anesthésiés, un prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie immédiatement suivi d’une euthanasie selon une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
L'utilisation de lignées transgéniques nécessite l’identification génétique des animaux réalisée par un seul prélèvement à l’extrémité́ caudale (1-2mm) ce qui peut être source de stress et d’une douleur de courte durée. L’utilisation de régime obésogène provoque une prise de poids pouvant conduire à une obésité associée à diverses pathologies cardio-métaboliques. Les challenge métaboliques induisent un stress et une douleur de courte durée en raison des administrations et des quelques prélèvements d’une goutte de sang ainsi que des effets physiologiques tels qu’une hypo- ou une hyperglycémie durant quelques heures. La chirurgie peut conduire à des risques anesthésiques incluant : détresse respiratoire, hypothermie, arrêt cardio-respiratoire. Elle peut également engendrer des douleurs post-opératoires, des difficultés de déplacements et à s'alimenter. De plus, l'insuffisance cardiaque induite par la chirurgie peut conduire dans certains cas à des arrêts cardiaques. L'irradiation conduit à une perte du système immunitaire et donc à un affaiblissement général en plus d’un risque infectieux accru.
Devenir
La totalité des animaux seront euthanasiés à la fin des actes pour réalisation des prélèvements et analyses.
Remplacement
Les projets ont pour but de comprendre l’influence du métabolisme et de l'immunité sur l’activité cardiaque et le remodelage atrial. Comme nous travaillons sur les modifications à l’échelle de l’organisme, il est nécessaire d’utiliser un modèle expérimental proche de la pathologie ciblée dans notre étude. Toutefois, des biopsies de tissu provenant d'études antérieures seront utilisées pour ne pas reproduire les expériences. Des lignées de cellules seront aussi utilisées.
Réduction
La taille des effectifs est établie avec un calcul de puissance en amont et par la suite des analyses seront effectuées en plus du nombre d'animaux. Les lots d'animaux d'expérimentation sont 1770 souris et 70 rats ce qui fait la somme totale de 1840 animaux.
Raffinement
Afin de réduire le stress et l’anxiété, les animaux sont en cage par 5 avec du matériel d'enrichissement. Les souris rendues obèses seront surveillée quotidiennement, des tests de glycémie seront réalisés pour surveiller l'obésité et le diabète. La prise de poids est effectuée de manière hebdomadaire. Les points limites sont évalués par un personnel compétent, notamment sur l'aspect du pelage, le comportement et la mobilité. Dans le projet de l’insuffisance cardiaque, les animaux sont en cage par 5. Le jour de la chirurgie, ils sont anesthésiés puis rasés sur le thorax et désinfectés avec un antiseptique dermique. Une dose d'analgésique sera injectée en sous cutané chez l’animal 30 minutes avant la procédure chirurgicale et 10 minutes avant la fin de la procédure. De plus, une prise en charge de la douleur les 3 jours suivants sera également assurée au cours de la 1ère semaine, durant laquelle les animaux seront aussi nourris avec de la bouillie et l'apport d'eau sera facilité. Les souris seront surveillées quotidiennement et la prise de poids sera évaluée de manière hebdomadaire. Les points limites seront évalués quotidiennement par un personnel compétent et formé. Le comportement, la mobilité, la prise de poids, l'aspect du visage, l'aspect de la cicatrice seront des critères évalués quotidiennement par un scoring. Dans le projet de l’irradiation, les souris seront surveillées quotidiennement, une attention particulière sera effectuée sur la consommation de l’eau dans lequel un antibiotique sera ajouté pour contrôler la fragilité à l’infection. Une alimentation directement dans la cage pour faciliter l’hydratation en post-irradiation avec de la nourriture molle sera employée.
Choix des espèces
La souris est l’animal le plus approprié pour nos études concernant la réponse systémique dans le développement des arythmies cardiaques. Il s'agit du seul modèle dans lequel ont été générées des lignées déficientes pour l’expression de gènes d'intérêt. La souris permet de garantir l’homogénéité des résultats et la possibilité de surveiller le développement des complications cardiaques dans un espace de temps raisonnable. La souris est l'espèce pour laquelle la technologie de transgénèse est la plus fiable et la mieux établie. Le rat est l'animal le plus approprié pour nos études concernant l'isolement de cellules progénitrices de l"épicarde. Le modèle d'insuffisance cardiaque permet d'augmentere le nombre de cellules progénitrices in situ, de les isoler et de travailler par la suite in vitro. Souris et rats adultes de 8 semaines à 12 semaines d’âge. Ce stade de développement corrobore avec le début de l’âge adulte, un stade qui correspond au début du développement des maladies cardiovasculaires chez l’homme.