Troubles nerveux

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Souris : 128
Souffrances
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Jusqu'à quatre séances d'IRM de deux à trois heures, sous anesthésie, la tête immobilisée et à jeun, attendent chacune des 128 souris transgéniques porteuses d'une protéine tau humaine mutée, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Pendant huit semaines, de 4 à 6 mois, elles reçoivent deux fois par semaine un candidat médicament par injection ou par voie orale, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur qualifie les examens IRM de "non-invasifs" et justifie le choix de la souris en la présentant comme "le seul mammifère dont l'ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée". Développé avec une entreprise de biotechnologie et déjà testé sur des cellules et des poissons zèbres, le candidat n'a d'avenir clinique qu'hypothétique, puisque "des essais cliniques pourrait être envisagés à l'avenir" selon les résultats.

Objectifs

Les tauopathies, incluant la maladie d'Alzheimer et les démences fronto-temporales, se caractérisent par une dégénérescence neuronale due à l'accumulation anormale de la protéine tau. À ce jour, aucun traitement curatif n'existe pour ces pathologies. Des études antérieures ont démontré qu'il était possible de réduire la progression de la tauopathie en utilisant des mimétiques de sucres complexes dans des modèles cellulaires et de poisson-zèbre. Ces mimétiques viendraient restaurer la matrice du cortex qui est lésée dans les tauophaties et favoriseraient la protection des cellules neuronales. Ce projet vise à évaluer par imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfate, une famille de molécules possédant notamment des propriétés anti-coagulantes et présentes dans la matrice extracellulaire, développé par des collaborateurs académiques en partenariat avec une entreprise de biotech. Cette étude vise à consolider les résultats obtenus par biochimie, histologie et études comportementales, en apportant la preuve de l'efficacité in vivo du médicament-candidat dans un modèle rongeur reconnu de tauopathie.

Bénéfices attendus

Aucun traitement curatif n’existe pour le traitement des principales démences neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Le développement de thérapies innovantes pour ces pathologies nécessite d'explorer de nouvelles pistes thérapeutiques comme les mimétiques d’héparanes sulfates. En fonction de nos résultats, des essais cliniques pourrait être envisagés à l’avenir.

Procédures

Les souris seront imagées au plus 4 fois (à 2, 4, 6 et 8 mois). Chaque examen IRM durera de 2 à 3 heures sous anesthésie et avec une contention au niveau de la tête pour limiter les mouvements qui rendraient les images inexploitables. Des sucres marqués au deutérium seront administrés pendant cet examen IRM pour suivre leur métabolisme. L’administration a lieu pendant une durée de 2 heures, les souris étant mise à jeun (typiquement pour 6 heures avant l’examen IRM). Deux prélèvements sanguins chacun pourront être réalisés, juste avant ou juste après l’examen IRM chez l’animal anesthésié pour le contrôle de certains paramètres physiologiques. De l’âge de 4 à 6 mois (soit pendant 8 semaines), la molécule sera administrée deux fois par semaine aux souris par injection ou par orale chez l’animal vigile.

Impact sur les animaux

Les examens IRM sont en eux-mêmes non-invasifs. Des nuisances modérées (léger stress, fatigue, inconfort, assèchement oculaire, sensation de faim) peuvent exister en lien avec la contention, la mise à jeun, l’anesthésie pendant l’examen IRM, l’administration du traitement expérimental et les éventuelles injections ou prélèvements de sang. Les injections de sucres marqués au deutérium sont réalisées juste avant ou au cours de l’examen IRM et peuvent entrainer une douleur transitoire. Dans le cas de l’administration de glucose marqué, l’animal est mis à jeun (typiquement 6 heures avant l’examen IRM) pour réduire sa glycémie basale et garder la glycémie stable pendant l’examen IRM. Concernant l’étude du modèle de tauopathie, les animaux sont utilisés à des âges d’au plus 8 mois, c’est-à-dire avant l’apparition de symptômes cliniques délétères induits par la maladie.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort afin de prélever les organes d’intérêt. Ainsi, des données post-mortem biochimiques et d’imagerie haute-résolution seront acquises pour valider/compléter nos observations/résultats in vivo.

Remplacement

Ce projet de recherche vise à évaluer par IRM multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfates chez une souris modèle développant une tauopathie comparable à celle de la maladie d’Alzheimer. Réglementairement parlant, il est impossible d’aller en clinique uniquement avec des résultats in vitro ou in silico. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative permettant de modéliser la complexité des mécanismes moléculaires, cellulaires, physiologiques ou de biodistribution inhérents à cette étude préclinique. Avant d’envisager des études cliniques chez l’Homme, il est donc justifié d’utiliser des souris en raison de leur proximité évolutive avec l’être humain et du fait qu’il existe des modèles pathologiques versatiles et reproductibles.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera minimisé autant que possible grâce à l’étude de plusieurs paramètres chez le même animal avec des approches non-invasives comme l’IRM. S’agissant d’une recherche exploratoire, les effectifs par sous-groupe (condition et sexe) ont été dimensionnés pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux stables conformément aux conditions stipulées en annexe III du décret 2013-118 du 1er février 2013 portant sur les exigences relatives aux soins et hébergement des animaux. Une grande attention est apportée au bien-être des animaux, et tout est mis en œuvre pour éviter les sources potentielles de stress avec notamment du matériel favorisant la nidification. Les animaux sont suivis régulièrement afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer selon des critères objectifs préalablement définis si l’arrêt de l’expérimentation est nécessaire, en accord avec la structure chargée du bien-être animal et les conseils vétérinaires. Examen IRM : Il est réalisé sous anesthésie, dans un berceau chauffé uniquement dédié à ces animaux, avec contrôle de la respiration et de la température. Un anesthésique local est appliqué au niveau des conduits auditifs. Un gel ophtalmique est passé sur les yeux pour limiter leur déshydratation. Lors d’une acquisition IRM, si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal est mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération. Modèle de souris : Le modèle souris utilisé ne présente aucun symptôme (trouble moteur modéré) avant 8 mois, âge où débute la perte neuronale.

Choix des espèces

Le modèle utilisé st un modèle transgénique validé par la communauté scientifique reproduisant la tauopathie caractéristique de la maladie d’Alzheimer. La souris est le seul mammifère dont l’ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée à l’origine de la pathologie. Celle-ci étudiées apparait à l’âge adulte. Les souris seront utilisées à partir d’un âge adulte typiquement de 6-8 semaines et jusqu’à un âge de 8 mois.

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Souris : 630
Souffrances
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 630

Chaque souris subit une chirurgie du cerveau d'une trentaine de minutes, pour y injecter un virus ou y implanter des canules et des sondes de microdialyse. 630 souris mâles adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester si le prucalopride, un médicament contre la constipation, réduit rapidement l'anxiété, en comparaison avec la fluoxétine et le diazépam. Le porteur affirme que "Les nuisances pour ces animaux sont faibles" et que l'implantation n'est qu'une "gène légère", au motif que le cerveau est dépourvu de fibres de la douleur, et il ne nomme pas le test comportemental que passe chaque souris. Toutes sont tuées à l'issue par perfusion d'un fixateur sous anesthésie, qui vide leur corps de leur sang, pour étudier leur cerveau.

Objectifs

Les troubles anxieux sont parmi les maladies psychiatriques les plus fréquentes dans le monde. Ils impactent de façon important la qualité de vie des personnes atteintes ainsi que leur capacité à travailler et à mener une vie normale. Aujourd’hui, les traitements disponibles ne sont pas efficaces pour tout le monde : environ 40 % des patients ne répondent pas suffisamment. Les médicaments les plus utilisés, appelés antidépresseurs, mettent plusieurs semaines avant d’agir. Pour soulager plus rapidement les symptômes, d’autres médicaments comme les benzodiazépines sont souvent prescrits, mais ils peuvent entraîner des effets secondaires importants comme une dépendance, une somnolence ou des troubles de la mémoire. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer de nouvelles approches thérapeutiques, à la fois plus rapides et mieux tolérées. Une piste prometteuse serait de cibler des récepteurs à la sérotonine présent dans les régions du cerveau impliquées dans la régulation de l’humeur. Un médicament déjà utilisé chez l’Homme pourrait agir sur ces récepteurs et produire des effets bénéfiques sur l’anxiété et l’humeur. Des études chez l’animal ont déjà montré des résultats encourageants, notamment après des traitements prolongés. L’objectif de ce projet est d’évaluer si ce médicament peut également agir rapidement après une seule administration, et de comparer ses effets à ceux des traitements actuellement utilisés pour soulager rapidement les troubles anxieux. Le projet vise aussi à mieux comprendre les mécanismes dans le cerveau qui expliquent ces effets, en s’intéressant à des régions cérébrales impliquées dans les réponses au stress. Ces travaux pourraient contribuer à l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour une prise en charge plus rapide et plus sûre des troubles anxieux

Bénéfices attendus

Cette étude sera la première à examiner les effets anxiolytiques rapides après une administration unique du prucalopride, utilisé chez l’homme dans la prise en charge symptomatique de la constipation chronique idiopathique, dans le modèle de souris adultes mâles, comparé à un antidépresseur de référence, la fluoxétine et à une benzodiazépine de référence, le diazépam. Les résultats de cette étude fourniront des informations sur l’intérêt de repositionner le prucalopride en tant que nouvelle approche thérapeutique pour la prise en charge des troubles anxieux. Cette approche permettra de diminuer le recours aux benzodiazépines et donc d’offrir une alternative thérapeutique plus sécurisée pour les patients. Vu que le prucalopride est actuellement approuvé pour l’utilisation chez l’Homme il est réaliste d’envisager une future inclusion du prucalopride au sein de l’arsenal thérapeutique actuel pour la prise en charge des troubles anxieux. De plus nous serons les premiers à mettre en évidence les effets prosociaux du prucalopride, ce qui représente un intérêt certain dans la prise en charge du troubles anxieux et fournira également un point de départ pour des recherches concernant d’autres troubles impliquant une altération de la sociabilité. Enfin, cette étude s’inscrit dans la continuation des travaux explorant simultanément les dimensions comportementales et les circuits neuronaux, en lien avec la modulation des comportements de type anxieux. Les résultats de cette étude fourniront de nouvelles informations sur les mécanismes qui sous-tendent l'activité des anxiolytiques et pourraient conduire au développement de nouveaux traitements pour les troubles anxieux d’une façon plus ciblées.

Procédures

Les chirurgies d'administration de virus et d'implantation des canules au niveau du cerveau seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques, une seul fois par animal, et durent environ 30 minutes par opération. Chaque animal ne subira qu’un seul test comportemental lors des procédures et ceux-ci durent moins de 30 minutes et n'impliquent pas de douleur. Après les expériences, les animaux seront perfusés sous anesthésie (sans réveil) par une solution de fixation pour permettre de préserver les cerveaux en vue de les étudier.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour ces animaux sont faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations intracérébrales seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportementaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable, la dialyse a lieu pendant 3 à 4 heures sans manipulation de l'animal et les tests comportementaux effectués 30 minutes après administration locale ne durent que 5 minutes. Les implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l'animal. En effet, le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d'exemple des chirurgies similaires sont réalisées chez l'humains sous simple anesthésie locale. La perfusion des animaux par la solution de fixation tissulaire implique d’extraire le sang de l’animal inconscient, sous anesthésie et antidouleur.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales car nous souhaitons explorer différents paramètres neuronaux à partir de tissus cérébraux prélevés après euthanasie.

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui induisent une réponse neurochimique ou comportementale n'est à ce jour pas modélisable. Ainsi seul un animal entier vivant et vigile permet d'appréhender ces éléments.

Réduction

Une étude statistique préalable nous a permis de déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour pouvoir mener cette étude. Cela a été fait grâce à un calcul de puissance effectué pour nos tests comportementaux dont les données présentent la plus grande variance.

Raffinement

Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux. Par ailleurs un anti inflammatoire est utilise le jour de la chirurgie. Si l'animal présente un état physiologique anormal (immobilité, prostration, signes de souffrances, perte de poids supérieur à 20% par rapport au poids à 8-10 semaines), l'animal sera euthanasié.

Choix des espèces

À ce jour, les mécanismes impliqués dans les effets anxiolytiques restent mal compris et ne peuvent être reproduits ni simulés par des modèles in vitro. Des animaux adultes seront utilisés car nous nous intéressons à l’étude de l’effet anxiolytique chez l’adulte. De plus, l’espèce choisie permet de faire les modifications génétiques nécessaire pour étudier l’activités des circuits de neurones impliqués.

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Souris : 1040
Souffrances
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 1040

Isolées socialement de façon chronique ou nourries d'un régime hyperlipidique, des souris reçoivent une fibre optique implantée dans le cerveau par une chirurgie stéréotaxique d'une heure trente, parfois une pompe sous la peau, et des injections abdominales de tamoxifène cinq jours de suite. 1 040 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin de chaque procédure pour des analyses histologiques. Le projet teste si des métabolites bactériens, moins abondants chez des personnes atteintes de troubles psychiatriques, atténuent les effets de l'isolement et de l'obésité sur la neurotransmission dopaminergique. Hormis un conditionnement opérant, qui maintient les souris à 90 % de leur poids par restriction alimentaire, les tests comportementaux ne sont pas nommés, alors que le porteur indique que certains provoquent un stress.

Objectifs

Les maladies psychiatriques sont un problème majeur de santé publique. A l’heure actuelle, la prise en charge de ces pathologies demeure incomplète puisqu’entre 30 et 50 % des patients souffrant de depression sont résistants aux traitements existants. Dès lors, la recherche de nouvelle piste thérapeutique est essentielle et urgente. La neuroinflammation est une composante essentielle des pathologies psychiatriques. Notamment l’activation des cellules microgliales, qui controle l'inflammation dans le cerveau, a été observé dans des pathologies comme la dépression. Notre projet a débuté par une partie clinique qui a permis d’identifier différents métabolites d’intérêt dans la circulation sanguine chez des sujets atteints de troubles psychiatriques. Notre objectif est donc de tester si l’administration de ces métabolites a des effets sur le fonctionnement cérébral, la neuroinflammation et le comportement. L’objectif final du projet sera de mettre en évidence les mécanismes par lesquels les métabolites influencent le cerveau afin de pouvoir proposer de nouvelles stratégies dans la prise en charge des pathologies psychiatriques. Parmi les facteurs de risques des maladies psychiatriques l'isolation sociale chronique AINSI QUE L’OBESITE ONT été démontréS comme délétère pour la santé mentale que soit dans des études chez l'animal ou l'humain. L'objectif est donc de tester si les métabolites bactériens sélectionnés pourraient diminuer les effets délétères de l'isolation sociale ET DE L’OBESITE sur la neurotransmission dopaminergique et le comportement chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces études permettront de comprendre comment les métabolites bactériens qui sont diminués chez les sujets atteints de maladies psychiatriques pourraient protéger des altérations comportementales et de neurotransmission dans un modèle validé de pathologies psychiatriques chez la souris.

Procédures

Les animaux subiront des interventions chirurgicales visant à implanter des fibres optiques dans le cerveau et potentiellement des pompes sous cutanées. La chirurgie stéréotaxique dure 1h30 avec une phase de réveil de 2 heures. L'implantation de pompes sous cutanée quant à elle dure au maximum 15 minutes. Cette dernière sera réalisée en même temps que l'implantation pour les souris concernées. MODIFICATION 2: "DES INJECTIONS ABDOMINALES SERONT REALISEES SUR ANIMAL VIGILES UNE FOIS PAR JOUR PENDANT 5 JOURS POUR L'ADMINISTRATION DU TAMOXIFENE."

Impact sur les animaux

Les procédures de conditionnement opérant nécessitent une déprivation alimentaire légère (maintien à 90% du poids ad libitum). Les chirurgies stéréotaxiques présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opération. Le modèle de pathologie psychiatrique reposant sur l'isolation sociale qui induira, d'après la littérature scientifique un phénotype anxieux chez les souris. LA CONSOMMATION DU REGIME HYPERLIPIDIQUE INDUIRA UN GAIN DE POIDS QUI PEUT ETRE ASSOCIE A DES TROUBLES METABOLIQUES (DIABETE) ET UN PHENOTYPE ANXIEUX CHEZ LES SOURIS. Pour les injections ou les tests comportementaux, les animaux subiront des préhensions et contentions. Les souris de la procédure 1 réaliserons des tests comportementaux dont certains induisent un stress de courte durée. Enfin dans le cas ou les métabolites ne pourraient être administrés par l'eau de boisson ou la nourriture (pour des raisons organoleptiques conduisant à la non consommation par la souris), une chirurgie visant à implanter des pompes osmotiques sous-cutanées sera réalisée. MODIFICATION 2: L'INJECTION ABDOMINALES DE TAMOXIFENE INDUIT AUSSI DES EFFETS DE DOULEURS LEGERES A MODEREES CHEZ L'ANIMAL. LA DUREE DANS LE TEMPS SERA LIMITEE A QUELQUES MINUTES APRES CHAQUE INJECTION A RAISON D'UNE PAR JOUR PENDANT 5 JOURS.

Devenir

Tous les animaux expérimentaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour procéder à des analyses histologiques (1040).

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé sans l'utilisation de modèles animaux puisqu'il s'intéresse à des dimensions comportementales, non modélisables sur des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

Tous les efforts seront faits pour réduire le nombre d'animaux utilisés. En particulier, nous utiliserons des mâles et des femelles. Le nombre d'animaux (1040) nécessaires est basé sur des expériences précédemment effectuées au laboratoire permettant de révéler des différences statistiques entre groupes ayant subis un stress chronique.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement ultra-enrichi (carré de coton, maison en carton, pièce en plastique pour se cacher et jouer) même en cas d'isolation sociale. Ce stress chronique a été sélectioné par rapport au stress chronique de défaite sociale, modèle de référence en psychiatrie, car il induit des altérations comportementales similaires sans induire de potentielles blessures à l'animal. Du fait de la déprivation alimentaire durant les expériences de conditionnement opérant, les animaux seront observés et pesés tous les jours de la semaine. Concernant la chirurgie stéréotaxique, des analgésiques et anesthésiques seront administrés. Les animaux seront observés jusqu'au réveil puis 2 fois par jour pendant 3 jours. Les points limites seront évalués à l'aide d'une grille basée sur des scores de 0 à 3 et seront consignés sur une fiche de scorage (en annexe): - Perte de poids anormale (10-20% score 1, score 3 si supérieur à 20%) - état du pelage - site de chirurgie - Comportements anormaux (poil hérissé, prostration,...). Si le score est supérieur ou égal à 3 une mise à mort immédiate aura lieu. Un suivi du bien être animal sera effectué sur tous les animaux de manière quotidienne pendant le protocole de stress et l'étude comportementale en utilisant une fiche de suivi du bien être (en annexe). Le poids, le comportement général, l'apparence et les signes neurologiques seront scorés. Si un animal présente un score supérieur à 3 dans une des 4 rubriques il sera mis a mort. Sinon si un mal être est détecté il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l'animal ne montre pas d'amélioration significative il sera mis à mort dans les 48h. Dans tous les cas, si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées (Dakin) et les animaux seront surveillés 2 fois par jour. Concernant l’administration des métabolites d’intérêt, nous priviligérons l’utilisation de l’eau de boisson, la nourriture ou l'implantation d'une mini pompe sous cutanée par rapport à des méthodes plus traumatisantes comme les injections intrapéritonéales répétées ou le gavage. Pour limiter le stress lié au tests comportementaux les souris seront manipulées régulièrement en amont afin de limiter le stress induit par l’expérimentateur.

Choix des espèces

Ce modèle d'étude chez la souris âgée de 8 semaines (jeune adulte) est la référence dans les pathologies psychiatriques et les métabolites d'intérêt dans ce projet sont naturellement présent chez la souris.

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Souris : 1492
Souffrances
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Devenir
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 1492

Pucées par incision, opérées pour une injection de vecteurs dans le cerveau pour une partie, puis isolées deux à trois jours, 1 492 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever sang et cerveau. Certaines reçoivent des médicaments dans l'eau de boisson pendant douze semaines ou par le nez pendant dix jours, parfois dès la naissance. Le projet cherche à comprendre pourquoi l'ocytocine donnée par le nez a déçu dans les essais cliniques sur l'autisme et le TDAH, et évalue les comportements jusqu'à une heure par jour pendant trois semaines, sans nommer les tests. Le porteur qualifie d'"optimisé" l'effectif de 1 492 souris, qui tomberait à 564 si aucun effet du sexe n'apparaît et si la dose faible de méthylphénidate suffit.

Objectifs

Les troubles du neurodéveloppement (TND), comme l’autisme ou les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), sont liés à des perturbations du développement et du fonctionnement du cerveau. Ils peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie quotidienne des patients. Des modifications du système de l’ocytocine ont été observées dans plusieurs TND. L’ocytocine régule les comportements sociaux et émotionnels, et l’anxiété. Pour agir, elle se fixe sur une protéine appelée récepteur de l’ocytocine. Ce récepteur est présent dans différentes régions du cerveau et types de cellules, notamment dans les neurones qui produisent l’ocytocine et ceux de la cavité nasale. Cependant, les essais cliniques utilisant de l’ocytocine administrée par voie intranasale ont donné des résultats décevants. Une meilleure compréhension des mécanismes d’action de l’ocytocine sur ses récepteurs pourrait permettre de comprendre ces résultats. Ce projet collaboratif, financé par l’Agence nationale de la recherche et réunissant quatre équipes de recherche, vise à mieux comprendre le rôle de l’ocytocine et de son récepteur dans les différents types de cellules du cerveau et de la cavité nasale, leur implication dans les TND et les raisons pour lesquelles l’administration d’ocytocine par voie intranasale ne produit pas les effets attendus chez les patients. Cette étude se concentre sur deux populations de neurones : les neurones du cerveau qui produisent l’ocytocine et ceux de la cavité nasale, qui sont les premiers exposés à l’ocytocine lors de son administration par voie nasale. La première partie de cette étude consiste à déterminer le rôle du récepteur de l’ocytocine dans les cellules qui produisent l’ocytocine, notamment dans les comportements et altérations des mécanismes associés aux TDAH. La deuxième partie consiste à établir si une modification des niveaux d’ocytocine peut entraîner ou, au contraire, améliorer certaines des altérations comportementales associés aux TND. Enfin, la troisième partie consiste à comprendre si les récepteurs de l’ocytocine présents dans les neurones produisant l’ocytocine et ceux de la cavité nasale participent de manière positive ou négative aux effets de l’ocytocine par voie intranasale sur les comportements associés aux TND.

Bénéfices attendus

Cette étude, intégrée au projet collaboratif dans son ensemble, permettra d’avancer les connaissances sur le rôle de l’ocytocine et de son récepteur dans différentes cellules du cerveau et de la cavité nasale. Elle contribuera notamment à mieux comprendre pourquoi l’administration d’ocytocine par voie intranasale n’a pas produit les effets attendus dans plusieurs essais cliniques chez des personnes présentant des troubles du neurodéveloppement. Les travaux permettront également d’étudier plus précisément le lien entre le fonctionnement du système de l’ocytocine et certains troubles du neurodéveloppement, notamment les troubles de l’attention et les troubles du spectre de l’autisme. Ils pourraient notamment permettre d’identifier de nouveaux mécanismes pathologiques impliqués dans ces troubles. À plus long terme, les connaissances obtenues pourraient contribuer à identifier de nouvelles pistes de traitement ou à améliorer les stratégies utilisant l’ocytocine. Ces travaux pourraient ainsi participer au développement de traitements plus efficaces et mieux adaptés aux personnes présentant des troubles du neurodéveloppement.

Procédures

Les souris seront implantées sous anesthésie locale et générale avec une puce d’identification par radiofréquence à l’aide d’une petite incision (une seule fois, 5 minutes par animal). Cette puce permettra d’identifier chaque animal et de suivre ses interactions avec les autres souris lors des tests de comportement. Certaines souris seront soumises à une intervention chirurgicale (

Impact sur les animaux

La manipulation des souris, les injections et les tests comportementaux peuvent entraîner un léger stress temporaire chez l’animal. L'implantation des puces peut provoquer une légère douleur minorée par l'administration d'antalgiques. L’intervention chirurgicale, réalisée sous anesthésie générale et locale accompagnée d’un analgésique, pourrait entraîner une diminution modérée et transitoire de leur bien-être.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures pour réaliser des prélèvements de différents tissus (sang et cerveau) et faire des analyses moléculaires, biochimiques ou histologiques.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative permettant de reproduire la complexité du développement et du fonctionnement du cerveau, des comportements, des circuits de neurones de multiples régions du cerveau et la communication avec le reste du corps, ni leur modulation par des médicaments comme l’ocytocine nécessitant dans un organisme entier de la naissance à l’âge adulte. L’utilisation d’animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Réduction

Le nombre de 1492 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. Si aucun effet sexe n’est observé dans les premières expériences, le nombre de souris sera réduit de moitié pour les autres expériences. De plus, si la dose la plus faible du médicament methylphenidate permet d’obtenir des résultats satisfaisants, la dose plus élevée ne sera pas testée. Si ces deux mesures de réduction peuvent être appliquées, le nombre total d’animaux nécessaires sera limité à 564.

Raffinement

L’environnement des souris est enrichi et renouvelé régulièrement pour optimiser le maintien de leur comportement naturel, leur chaleur corporelle et de leur bien-être. Les injections et les tests de comportement seront réalisés dans une pièce calme et faiblement éclairée, dans des dispositifs adaptés et seront les plus brefs possibles afin de minimiser l’inconfort et l’anxiété des animaux. De plus, les animaux seront habitués à cette pièce et au contact des expérimentateurs, tout en permettant de vérifier leur état de santé. Les lignées génétiques des souris et les croisements utilisés ont été adaptés afin de limiter l’apparition d’effets indésirables pouvant affecter leur bien-être. Les souris soumises à une incision pour inmplanter les puces d’identification ou à une intervention chirurgicale seront traitées avec des antidouleurs jusqu’à leur rétablissement pour limiter leur douleur et, comme pour tout changement chez un animal, feront l’objet d’une surveillance renforcée. Des points limites adaptés à chaque procédure ont été mis en place et seront appliqués. Après l’intervention chirurgicale, l’isolement des souris est de très courte durée et temporaire permettant d’éviter des morsures des congénères au niveau de la plaie et une meilleure cicatrisation. Pendant cette période, l’enrichissement des animaux sera doublé, avec un accès visuel, auditif et olfactif à leurs congénères.

Choix des espèces

Les souris sont de petits animaux sociaux, et dont les comportements sont proches de ceux de l’homme. Elles constituent ainsi un modèle pertinent pour étudier les troubles du neurodéveloppement qui ont un impact important sur la qualité de vie des personnes atteintes. De plus, les lignées génétiques nécessaires à ce projet sont disponibles uniquement chez la souris. Les expériences seront réalisées à un stade précoce (0-15 jours) après la naissance et chez la souris jeune adulte (2-3 mois) ayant un cerveau mature et adapté à l’étude des comportements. Les animaux recevront des médicaments depuis la naissance ou directement chez l’adulte, au moment de l’évaluation de leurs comportements.

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Souris : 2160
Souffrances
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Devenir
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 2160

Toutes tuées en fin de procédure pour des prélèvements de tissus et de sang, 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sans anesthésie, chacune reçoit jusqu'à quatre injections intraveineuses ou sous-cutanées, jusqu'à quatre prises de sang et dix à quinze prises de température rectale sur trois à cinq heures, avec une hypothermie induite qui peut descendre à 32 °C. Il s'agit de tester des vecteurs-médicaments conçus comme un "cheval de Troie" pour franchir la barrière du cerveau, sur des lignées de souris génétiquement modifiées porteuses de cibles humaines. Le porteur affirme que la souris reste le "seul système physiologique" capable d'intégrer ces paramètres, et renvoie les "avancées majeures" pour les patients au conditionnel et au long terme.

Objectifs

Les maladies et troubles neurologiques sont la première cause mondiale de handicap. À l'heure actuelle, les besoins médicaux restent malheureusement très insatisfaits, sans aucun traitement curatif, ou palliatif. Une des raisons majeures réside dans l’inefficacité de nombreux médicaments à passer la barrière protectrice du cerveau et ainsi à accéder aux régions à traiter. Dans ce contexte, nous avons développé un savoir-faire qui consiste en l’association de molécules à des pro-drogues ou médicaments, capables de passer les barrières biologiques protectrices de l’organisme et ainsi atteindre plus efficacement les tissus cibles (cerveau, muscles…). Notre technologie repose sur une stratégie de cheval de Troie : Nos médicaments sont capables de reconnaître des partenaires spécifiques, au niveau des barrières protectrices de l'organisme et utilisent leurs mécanismes naturels de passage cellulaire pour atteindre le tissu cible. À travers cette demande de projet, nous souhaitons développer et optimiser de nouveaux médicaments afin d’améliorer la délivrance d’agents au fort potentiel thérapeutique. Par différentes voies d'administration, nous tenterons de potentialiser l’effet de nos médicaments sur des modèles murins humanisés pour des récepteurs et ou transporteurs d’intérêt.

Bénéfices attendus

La transposition de nos recherches sur un modèle murin humanisé pour notre cible permet d’appréhender les futurs développements pré-cliniques de nos molécules et les possibles effets secondaires ou toxicités associées. De plus, elle assure de développer au maximum les études sur le modèle souris avant la phase préclinique et la transposition à l’homme, qui aurait nécessité des séries de tests sur divers modèles animaux. D'un point de vue médical, sur du plus long terme, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos vecteurs-médicaments constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.

Procédures

Les manipulations expérimentales seront réalisées sur animaux vigiles et de manière précises et rapides (≤ 2min). Elles incluent : - L’annotation des queues au moyen d’un marqueur spécifique permettant l’identification des individus (1 fois /semaine). - Les pesées : Une pesée sera réalisée avant chaque administration et une, avant l’euthanasie des animaux. - La prise de température rectale (10 à 15 prises espacées de 15 à 30 minutes sur une durée de 3 à 5 h). - La mise en contention avant toutes administrations intraveineuses (1 à maximum 4) ou prélèvements intermédiaires (maximum 4). - Les administration(s) intraveineuse(s) ou sous-cutanée(s) : 1 à maximum 4. A noter : Dans le cas d’administration répétées, un délai de minimum 24 à 48h sera respecté entre deux administrations. - Les administrations intrapéritonéales : 1 seul/individu (euthanasie). - Les prélèvements intermédiaires : Des prélèvements sanguins intermédiaires seront réalisés en cours de cinétique (maximum de 4 prélèvements de 50μl/semaine, ≤10% de la volémie sur 14 jours). Cette procédure ne présente pas d’anesthésie, pas d’analgésie, ni de chirurgie avec réveil.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables sont les suivants : Un stress physique peut être induit lors de la mise en contention des animaux, la réalisation des différentes administrations intraveineuses, sous-cutanées (deux à quatre maximum par individu à une dose de 5.5ml/Kg ou 10ml/Kg respectivement) ou intrapéritonéale (dose unique de 0.1 ml de mélange d’anesthésiques/10g de souris), l’introduction d’une sonde rectale (prise discontinue sur 5h maximum) lors du monitoring de la température et lors de la réalisation de prélèvements sanguins intermédiaires (au maximum 4 prélèvements (≤50µl) /individus, n’excédant pas 10% de la volémie sur 14 jours). Un stress thermique peut quant à lui être généré par l’hypothermie induite (jusqu’à 32°C).

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements tissulaires et sanguins finaux. Si, en cours de cinétique, un individu atteint un point limite, l'animal sera également mis à mort en urgence après validation du vétérinaire et porteur de projet.

Remplacement

Pour mener à bien nos projets, nous réalisons en amont de nos procédures toute une série de tests in silico et in vitro. Cette première série de tests permet notamment de vérifier le maintien des interactions avec les récepteurs cellulaires mais en aucun cas de prendre en compte l'intégralité des paramètres physiologiques (mécanistiques, immunitaires, métaboliques et d'éliminations) qui conditionnent le succès de nos vecteurs médicaments. Pour faire face à cette sélection physiologique, nous envisagerons donc de réaliser nos expériences sur le petit animal de laboratoire, ici la souris, 1er modèle animal disponible se rapprochant de l’homme pour l’étude des mécanismes physiologiques in vivo. Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle prédictif de bio-informatique capable d'apporter toutes les réponses aux problématiques de la pharmacocinétique. Le modèle vivant, ici la souris, reste pour l'instant le seul système physiologique qui intègre la complexité de l'ensemble des paramètres mécanistiques et homéostasiques précédemment cités, indispensables à l’étude d’une efficacité pharmacologique chez les mammifères.

Réduction

L'optimisation de nos molécules permet d'améliorer leur efficacité tout en réduisant les doses administrées. Cette approche contribue à limiter les effets indésirables potentiels pour les animaux (raffinement) et à réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables (réduction). Les animaux seront répartis en groupes de 6 (3 mâles et 3 femelles), correspondant au plus faible effectif permettant d'obtenir des résultats scientifiquement valides et robustes. Au total, jusqu'à 2160 souris pourraient être utilisées sur la durée de l'autorisation (5 ans). Ce nombre correspond au scénario maximal envisagé et tient compte de l'évaluation de plusieurs molécules dans différentes lignées de souris génétiquement modifiées nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. Les tissus prélevés en fin d'étude seront sélectionnés de manière à maximiser les informations obtenues à partir de chaque animal et à éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires. De plus, de très petits prélèvements sanguins réalisés au cours de l'étude permettront de suivre la présence des molécules dans l'organisme sans nécessiter de nouveaux animaux. Plusieurs analyses pourront ainsi être réalisées à partir d'un même animal. Cette stratégie contribue à réduire le nombre total d'animaux utilisés tout en garantissant la qualité scientifique des résultats.

Raffinement

Les animaux sont répartis à raison de 4 individus maximum par cage (de même sexe) et maintenus dans un environnement familier (même cage pour les odeurs, taille standard pour portoir ventilé + couvercle filtrant), litières (copeaux de bois) avec un triple enrichissement. Toutes les administrations sont réalisées par un personnel formé, expérimenté et pratiquant en routine les études de biodistribution chez la souris, tout en respectant les recommandations de volume injecté en fonction des voies d’administration. Les prélèvements intermédiaires de sang sont réalisés après asepsie de l’extrémité de la queue. Une compresse de gaz imbibée d’eau oxygénée est appliquée immédiatement après le prélèvement. Les prélèvements terminaux sont réalisés sur des souris sous anesthésie générale profonde et ayant préalablement étaient analgésiées.

Choix des espèces

Des études in silico et in vitro sont réalisées en amont afin de sélectionner les candidats les plus prometteurs. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité du fonctionnement d'un organisme vivant, indispensable pour évaluer le devenir et l'efficacité d'un candidat thérapeutique. À ce jour, aucun modèle alternatif ne permet de reproduire l'ensemble de ces mécanismes. La souris est un modèle de référence pour l'étude des mécanismes physiologiques in vivo. Elle permet d'évaluer les interactions complexes entre les différents systèmes de l'organisme, indispensables à l'étude de l'efficacité d'un candidat thérapeutique. L'utilisation de souris humanisées est particulièrement pertinente dans ce projet, car elles permettent d'étudier des mécanismes impliquant des protéines humaines et d'obtenir des résultats plus représentatifs de la physiologie humaine. Les lignées utilisées seront constituées de souris jeunes adultes âgées de 8 à 12 semaines (27 à 30 g). Ce stade de développement correspond à une maturité physiologique permettant de limiter la variabilité entre les animaux et d'obtenir des résultats plus homogènes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 960
Souffrances
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Devenir
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 960

Une partie des souris porte des modifications génétiques de la réponse inflammatoire, dont le porteur veut mesurer l'effet sur la récupération après une lésion du système nerveux. 960 souris mâles et femelles vont être utilisées, dans des procédures que le porteur classe toutes au niveau de souffrance sévère. Sous anesthésie, elles subissent un traumatisme crânien ou une lésion de la moelle épinière, qui peut laisser des déficits locomoteurs et une difficulté à atteindre l'eau et la nourriture. Pendant trois mois, elles passent des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant, puis toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière.

Objectifs

Le projet vise à étudier l’impact de la modification génétique de la réponse inflammatoire sur la récupération fonctionnelle après lésion traumatique du système nerveux central, incluant la lésion médullaire et le traumatisme cérébral, chez la souris adulte mâles et femelles. L’objectif principal est de déterminer comment certaines modifications génétiques associées à l'inflammation influencent la récupération motrice et la réparation des tissus endommagés par une lésion du système nerveux central. Les animaux subiront soit une lésion de moelle épinière, soit un traumatisme crânien sous anesthésie générale adaptée. Des évaluations fonctionnelles longitudinales seront réalisées à l’aide de tests fonctionnels standardisés, notamment des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant. Des analyses complémentaires seront effectuées à différents temps post-lésionnels afin d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la récupération fonctionnelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans la récupération fonctionnelle après ces lésions traumatiques du système nerveux central. Plus précisément, il vise à identifier le rôle de certaines voies inflammatoires et de modifications génétiques dans les processus de neuroinflammation, de réparation tissulaire et de récupération motrice. Les résultats attendus permettront d’améliorer les connaissances fondamentales sur les interactions entre cellules inflammatoires et tissu nerveux lésé après traumatisme du système nerveux central. Le projet pourrait également permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques susceptibles de limiter les déficits neurologiques et d’améliorer la récupération fonctionnelle. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques innovantes ciblant la réponse inflammatoire post-traumatique, avec un potentiel intérêt translationnel pour les pathologies neurologiques traumatiques humaines. Le projet permettra également de générer des données précliniques utiles pour de futurs développements thérapeutiques et pour une meilleure compréhension des mécanismes de plasticité et de réparation du système nerveux central après lésion.

Procédures

Les animaux subiront soit un traumatisme cérébral expérimental, soit une lésion médullaire expérimentale sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées seront réalisées au cours du protocole. Les animaux participeront également à des évaluations locomotrices, motrices et comportementales répétées pendant une période maximale de 3 mois. Les procédures chirurgicales dureront environ 20 à 45 minutes selon le modèle expérimental. Les tests comportementaux dureront entre quelques minutes et une quinzaine de minutes selon les évaluations réalisées. À l’issue du protocole, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques, cellulaires et moléculaires.

Impact sur les animaux

Les animaux inclus dans ce projet pourront subir différentes nuisances liées aux procédures chirurgicales, aux injections, aux évaluations comportementales et aux prélèvements biologiques réalisés dans le cadre de ces modèles. Les principales nuisances attendues sont associées aux procédures chirurgicales réalisées sous anesthésie générale. Ces interventions peuvent entraîner une douleur postopératoire modérée, une diminution transitoire de l’activité spontanée, une perte de poids, une fatigue, une altération temporaire du comportement alimentaire ainsi que des déficits neurologiques et locomoteurs variables selon la sévérité de la lésion. Dans le modèle de lésion de moelle épinière, des troubles locomoteurs plus marqués, une diminution de la mobilité et une difficulté d’accès à la nourriture ou à l’eau peuvent être observés durant la période postopératoire. Les injections répétées (intraperitonéales, et sous-cutanées) peuvent provoquer un stress transitoire lié à la manipulation et à la contention, ainsi qu’une gêne locale limitée au site d’injection. Les tests comportementaux, locomoteurs et d’effort peuvent induire une fatigue transitoire et un stress modéré lié aux manipulations et à l’environnement expérimental.

Devenir

Mise à mort pour le prélèvement des tissus (cerveau, moelle épinière) en vue des analyses moléculaires ultérieures.

Remplacement

Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de façon intégrée les interactions entre la réponse inflammatoire, les mécanismes neurologiques et la récupération fonctionnelle après traumatisme cérébral (TBI) ou lésion médullaire (SCI). Les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne reproduisent pas la complexité des interactions entre le système immunitaire, le système nerveux central et les fonctions locomotrices. La souris, notamment grâce à l’utilisation de lignées génétiquement modifiées, constitue un modèle indispensable et largement validé pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. En l’absence de méthode substitutive adaptée, le recours à l’animal est justifié.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au strict nécessaire grâce à une analyse de puissance statistique a priori (α = 0,05 ; puissance = 80 %). Une approche longitudinale permettra de réaliser plusieurs évaluations chez un même animal afin de réduire les effectifs. Les animaux seront randomisés entre les groupes expérimentaux et des analyses statistiques adaptées aux mesures répétées seront utilisées. Plusieurs analyses seront réalisées à partir des mêmes tissus lorsque cela est possible. Des cohortes indépendantes restent toutefois nécessaires pour certaines analyses moléculaires et histologiques en raison de contraintes techniques liées aux différents modes de préparation des tissus.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 7 jours sera respectée avant le début des expérimentations. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux compatibles et bénéficieront d’enrichissements environnementaux adaptés. Une surveillance clinique quotidienne sera réalisée à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être et des points limites prédéfinis seront appliqués. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie préventive et postopératoire systématique. Les animaux bénéficieront d’un maintien de la température corporelle, d’une protection oculaire et d’une surveillance renforcée après chirurgie. Une alimentation adaptée sera mise à disposition si nécessaire. Les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux dispositifs expérimentaux, et les tests locomoteurs seront réalisés selon des protocoles non aversifs. Toute fatigue excessive, blessure ou aggravation neurologique entraînera l’arrêt immédiat de la procédure concernée et une prise en charge adaptée.

Choix des espèces

Le choix de la souris permet donc de répondre à ces contraintes et nous permet aussi d’envisager l’emploi d’animaux transgéniques. Les animaux seront soumis au TBI à partir de p60 (âge adulte) et leur évolution sera suivie sur une période de 3 mois pour observer d'une part les effets à long terme du TBI et SCI au niveau comportemental et moléculaire et d'autre part l'impact des traitements proposés sur la récupération post-lésionnelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Souris : 5209
Souffrances
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▲ 769
Devenir
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 5209

Une souris qui montre une perte de poids, une blessure ou de "mauvaises relations sociales" est soignée, isolée ou mise à mort, sur la base d'une surveillance deux fois par semaine au minimum. 5 209 souris issues de lignées génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées pour une part sous anesthésie sans réveil, pour une autre d'un niveau de souffrance sévère. Une des lignées présente des troubles de la coordination des mouvements, l'état des lignées à créer reste inconnu selon le porteur, des souris sont gardées jusqu'à 24 mois, et leur comportement moteur est testé pendant deux jours sans que les tests soient nommés. Le résumé ne décrit comme nuisance qu'une ouverture du thorax sous anesthésie, sans réveil, et ne dit rien de ce qui vaut à une partie des souris le niveau sévère.

Objectifs

Ce projet a pour but d’analyser les rôles et les fonctions de différents aspects de la régulation du squelette cellulaire : d’un côté ses composantes propres, de l’autre les éléments qui interagissent avec lui, au niveau de l’organisme entier, la souris. Cette étude a pour ambition d’analyser les relations entre ces différents aspects et d’établir comment ils coopèrent dans la régulation de fonctions du squelette des cellules, le cytosquelette. Le cytosquelette étant impliqués dans de nombreuses fonctions cellulaires, sa régulation est susceptible d’avoir des effets sur de nombreux processus cellulaires, qui, perturbées, pourrait avoir des répercussions sur la bonne survie de l’organisme entier. Ainsi, comprendre la régulation du cytosquelette et pouvoir l’influencer, permettra d’élucider son impact sur le maintien de la survie cellulaire et, comment sa dérégulation participe au développement de maladies. A terme, ce projet permettra de développer les moyens de dépistage et de nouvelles thérapies ciblant les maladies reliées à la dérégulation du cytosquelette. Le cytosquelette est présent dans toutes les cellules, ou il exerce des rôles très divers : il donne aux cellules leur forme, participe au mouvement des cellules et au transport intracellulaire, rend possible la division cellulaire et le déplacement de spermatozoïdes lors de la fécondation. Le cytosquelette interagit avec de nombreuses protéines qui contrôlent ses fonctions. Une des hypothèses suggère que le choix des éléments utilisés pour construire le squelette cellulaire et les modification de ces éléments constituent un code, qui définit ses propriétés et influence les interactions avec les autres protéines spécifiant ainsi ses fonctions. Le présent projet est une continuation d’un projet précèdent, qui a permis de démontrer le rôle essentiel de la régulation du cytosquelette dans la survie des neurones et dans la fertilité. Nous proposons maintenant d’étendre notre analyse à d’autres modèles murins de ce code de cytosquelette.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les rôles des mécanismes de régulation du cytosquelette. Étant donné que le cytosquelette a des fonctions essentielles dans toutes les cellules, cela suggère que sa régulation pourrait être impliquée dans le développement normal de l’organisme. Inversement, les défauts de cette régulation pourraient être à l’origine de maladies telles que les neurodégénérescence, cancer ou infertilité. Cette étude vise à éclaircir le mode d’action de ces mécanismes de régulation du cytosquelette et de développer les moyens de dépistage et les traitements des pathologies liées à sa dérégulation. La modification proposée permettra d’acquérir des connaissances supplémentaires sur l’effet du cytosquelette sur la fonction neuronale.

Procédures

Une partie des animaux est soumise à une analyse phénotypique (analyse de l’état clinique des animaux) pendant leur vie. Le comportement moteur de certains autres animaux d’intérêt sera ensuite analysé (duré de test : 2 jours), les animaux seront ensuite mis à mort pour permettre les analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Une des souches murines utilisée dans ce projet a été décrite comme ataxique, c'est à dire qui présente des problèmes de coordination de mouvements. Pour les nouveaux modèles qui seront générés dans le cadre de cette étude, la condition des animaux n’est pas connue à l’avance. Les nuisances subies par les animaux seront celles liées à une thoracotomie sous anesthésie générale profonde. Les nuisances s'arrêteront en fin de chirurgie (procédure sans réveil).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour analyses de leurs organes

Remplacement

Après les premières étapes d'analyse des enzymes, impliquant la culture cellulaire (expression d’enzymes dans les lignées cellulaires et observation de leurs activités), le projet a pour but maintenant de comprendre la fonction de ces enzymes et leur mécanisme d’action au niveau de l'organisme vivant intégré et autonome, la souris.

Réduction

Les animaux générés lors de ce projet seront utilisés à la fois pour l’analyse phénotypique et pour l'analyse de leurs organes, permettant de réduire le nombre total d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires à la bonne exécution de ce projet sera suffisant pour obtenir les résultats statistiquement significatifs. Les croisements seront optimisés pour produire les animaux d'intérêt. Les animaux contrôles proviendront des mêmes portées que les animaux d’intérêt.

Raffinement

Les animaux seront surveillés deux fois par semaine minimum. Tout signe de mal-être, tel que la perte de poids, blessure, mauvaises relations sociales sera détecté et l‘animal sera soigné et soit isolé, soit mis à mort. Les soins peuvent inclure l’application d’une crème désinfectante (blessure) ou d’un complément nutritif (perte de poids). Une grille de score est mise en place pour le suivi clinique des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en biologie du développement, de cancer et de la neurodégénérescence. Les modèles génétiquement modifiés des éléments de cytosquelette, protéines interagissant avec le cytosquelette et les enzymes impliquées dans la régulation du cytosquelette permettent de définir leurs rôles dans ces différentes maladies. Du fait de la parenté biologique avec l’Homme, les modèles murins sont d’excellents modèles de différentes pathologies. Les analyses seront effectuées à 6 différents âges : nouveau-né, 1 mois (animal jeune), 4 mois (animal adulte), 12 mois (animal âgé) et 18 et 24 mois (animaux très âgés). En effet, les niveaux de modifications changent au cours du développement de l’organisme. De plus, certains mutants devront être analysés très âgés, vu que l’on veut observer la dégénérescence liée à l’âge chez ces animaux. Les analyses de certaines lignées (à phénotype non-dommageable uniquement) nécessiteront la génération d’embryons au stade embryonnaire E14.5 ou E17.5 (soit 14,5 jours-post fécondation ou 17,5 jours post-fécondation) E14.5 ou E17.5. En effet à partir d’embryons de ces âges (en jour post-fécondation) il est possible de cultiver les cellules primaires nécessaires pour l’étude de mécanismes cellulaires impliqués.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 380
Souffrances
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Devenir
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 380

Nourries par voie orale du microbiote intestinal de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, et pour une partie injectées dans la patte d'un produit inflammatoire, 380 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour analyser leur cerveau et leur intestin. Chaque semaine, elles passent des tests de sensibilité au toucher par filaments de nylon et à la température, et des tests d'anxiété et de dépression que le résumé ne nomme pas, alors que l'hypersensibilité de la patte peut durer 20 à 25 jours. Le but est d'identifier des composés du microbiote contre la douleur chronique, avant d'éventuels essais chez les patients. Le porteur exclut tout antalgique, "aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué", et affirme dans le même résumé vouloir "assurer le bien-être des animaux".

Objectifs

Chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, 20 à 30 % continuent d’avoir des douleurs même si leur maladie est bien traitée. Leur corps réagit plus facilement à la douleur que celui de personnes non malades, et elles ont aussi souvent plus d’anxiété et de dépression. La flore intestinale, c'est-à-dire les bactéries présentes dans nos intestins, joue un rôle dans la maladie, et on sait qu'un lien important existe entre l’intestin et le cerveau. Nous pensons donc que les modifications de la flore intestinale des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde favorisent la douleur chronique et la dépression, notamment chez les patients qui ont des symptômes qui persistent après traitement. Pour mieux comprendre comment tout cela fonctionne, nous allons étudier l’impact de leur flore intestinale en la transférant à des souris. Ensuite, nous observerons ces souris avec différents tests permettant d’évaluer leur sensibilité au toucher ou au froid, mais aussi des tests qui permettent d’évaluer l’anxiété ou la dépression. Nous testerons l’effet des microbiotes dans deux situations : chez des souris saines pour évaluer les effets déclencheurs des microbiotes, et en conditions inflammatoires, chez des souris avec une inflammation à la patte pour évaluer cette fois les effets aggravateurs des microbiotes. Une fois le rôle du microbiote prouvé, nous identifierons quels éléments issus du microbiote intestinal sont responsables pour pouvoir les cibler et tenter de bloquer les mécanismes qui déclenchent ou aggravent la maladie. L’objectif final est d’identifier des composés du microbiote pouvant réduire la douleur ou les troubles anxio-dépressifs, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients.

Bénéfices attendus

La douleur chronique et de la dépression restent difficiles à traiter chez certains patients, ce qui impacte fortement leur qualité de vie. Il est donc essentiel de comprendre l'origine de la douleur et de la dépression pour permettre de mieux les soigner. Une fois le rôle de la flore intestinale prouvé, nous analyserons et comparerons les différents microbiotes pour identifier quelles sont les bactéries ou quelles sont les molécules produites qui pourraient expliquer la douleur et la dépression. Ceci nous permettra ainsi de tester leur rôle protecteur chez les souris avant de les tester en clinique chez les patients. Ce projet permettra donc une véritable recherche translationnelle, du laboratoire au patient, avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de douleurs chroniques ou de dépression.

Procédures

Nous réalisons des greffes de microbiote intestinal en donnant aux souris par voie orale des préparations de microbiote de patients une fois par semaine pendant 4 semaines. Suite à la greffe de microbiote, les souris seront suivies chaque semaine grâce à des tests comportementaux pour mesurer les seuils de sensibilité (réaction au toucher par filaments de Nylon ou réaction à la température) et caractériser les comportements anxieux ou dépressifs. Chaque test dure entre 5 et 20 min. Ces expériences sont menées chez des souris saines et dans un modèle d’inflammation locale de la patte, induite par l’injection de molécules inflammatoires dans la patte des souris, qui sera réalisée sous anesthésie légère par inhalation. Enfin, lorsque des molécules produites par le microbiote auront été identifiées, nous les ajouterons dans l’eau de boisson des souris pour tester leur effet bénéfique dans les modèles les plus pertinents.

Impact sur les animaux

La sensibilité tactile et thermale et les comportements anxio-dépressifs étant les paramètres étudiés dans nos procédures, aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué car ils fausseraient nos résultats. Les principaux désagréments pour les animaux seront liés au modèle inflammatoire utilisé pour induire l’inflammation locale de la patte. L’injection d’un produit inflammatoire dans la patte provoque un gonflement et une rougeur de courte durée, visible surtout les premiers jours. La sensibilité de la patte au toucher peut durer plus longtemps (20 à 25 jours), ce qui permet d’étudier la douleur inflammatoire résiduelle. Les animaux sont surveillés et des mesures sont prises pour limiter leur inconfort. Les animaux subiront également des piqures d’aiguilles, un stress léger passager lié aux manipulations. Toutes les injections seront pratiquées sous anesthésie légère par inhalation, d’une durée d’environ 5 minutes, afin de réduire au maximum la douleur et l’inconfort.

Devenir

La douleur étant étudiée, et donc induite, chez certains animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement l’euthanasie afin de ne pas générer de douleur inutile. De plus, L’euthanasie permet également de réaliser les analyses post-mortem nécessaires, notamment sur le cerveau et l’intestin, afin de compléter les données comportementales et d’approfondir la compréhension des mécanismes reliant microbiote, douleur et comportements anxio-dépressifs.

Remplacement

Ce projet vise à comprendre comment le microbiote intestinal influence la douleur et les comportements associés dans la polyarthrite rhumatoïde. A ce jour, il n'existe pas de modèle de substitution permettant d'étudier les interactions complexes entre microbiote, système immunitaire, système nerveux et comportement. Par ailleurs, la perception de la douleur, ainsi que les réponses anxieuses ou dépressives, sont des phénomènes appréhendés par l’organisme conscient. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.

Réduction

Tout sera mis en œuvre pour réduire la variabilité interindividuelle dans nos groupes et assurer qu’un nombre minimal de souris sera utilisé pour démontrer un effet (animaux du même âge, mâles et femelles, période d’habituation à l’environnement et à l’expérimentateur). Un grand soin est apporté aux animaux afin de limiter au maximum le stress qui pourrait entraîner des biais importants dans les tests comportementaux. Le nombre de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations antérieures, ce qui nous a permis de déterminer qu’un nombre de 20 souris par groupe (10 males et 10 femelles) est nécessaire pour observer une différence statistique et biologiquement pertinente. Ainsi nous utiliserons le minimum d’animaux requis pour observer des différences statistiques entre les groupes, afin que les tests effectués soient pertinents mais sans sur-utilisation d’animaux.

Raffinement

Notre objectif étant d’étudier l’hypersensibilité à la douleur, nous n’interviendrons pas tant que les niveaux de douleur observés restent dans les seuils attendus pour les modèles utilisés. En revanche, toutes les procédures sont conçues dans le respect de l’animal et avec pour objectif constant de réduire au maximum le stress et l’anxiété, afin de limiter l’inconfort à ce qui est strictement nécessaire au protocole et d’assurer le bien-être des animaux. Cela passe par une étape d’habituation progressives des animaux (1 semaine à l’arrivée pour les locaux, puis 1 semaine pour les pièces d’expérimentation) et une manipulation douce par du personnel formé, avec là aussi une période d’habituation quotidienne des animaux aux expérimentateurs. L’enrichissement fourni comprend les matériaux réglementaires de nidification, auxquels est ajouté un igloo rouge, contribuant à améliorer leur confort et leur sentiment de sécurité. Tout au long du projet, l’objectif reste de limiter l’angoisse et la souffrance. Les animaux feront donc l’objet d’un suivi clinique régulier, plusieurs fois par semaine (et chaque jour en période inflammatoire), pour identifier rapidement toute douleur excessive, perte de poids, difficulté locomotrice ou comportement anormal. Une grille d’évaluation clinique, accompagnée des actions à mettre en œuvre, permettra une prise en charge immédiate et adaptée, afin d’éviter toute douleur inutile. De plus, la durée des expériences est volontairement limitée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de greffe de microbiote chez l’animal. Elle permet d’évaluer les effets d’un microbiote donné sur le comportement, la douleur, l’inflammation et les interactions neuro-immunes de manière intégrée, ce qui n’est pas possible chez des espèces plus simples. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 8 et 21 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2978
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 350
▲ 2628
Devenir
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 2978

2 978 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Jusqu'à 1 728 d'entre elles subissent dix jours de "défaite sociale" face à des mâles plus âgés, jusqu'à 2 628 une chirurgie du cerveau d'une heure trente à deux heures pour implanter une fibre optique ou injecter des vecteurs viraux, puis des tests d'hédonie, d'anxiété, de comportement social et de prise de risque que le résumé ne nomme pas. Le bénéfice annoncé, de nouveaux antidépresseurs, reste au conditionnel. Le porteur décrit ces séances comme des "interactions sociales courtes" au "stress léger et passager", et choisit les mâles dominants, d'anciens reproducteurs, pour leur "agressivité territoriale suffisante".

Objectifs

Notre cerveau réagit en permanence à de nombreux signaux de l’environnement. Parmi eux, le stress joue un rôle important: il peut être utile lorsqu’il est bien géré, mais, s’il devient chronique, il peut favoriser des troubles mentaux comme la dépression. Pour comprendre comment le stress peut conduire à la dépression, notre équipe étudie deux régions du cerveau: toutes deux impliquées dans la réaction au stress et le système de récompense. Le stress perturbe l’équilibre entre deux messagers chimiques, la dopamine et le glutamate, ainsi que leurs récepteurs. Nous avons découvert qu’un stress prolongé augmente la formation de complexes (appelés hétéromères) entre ces récepteurs dans une région cérébrale, probablement à cause de changements dans l’activité dans une autre région. Ces mêmes changements ont été observés dans des tissus cérébraux de patients dépressifs. Grâce à des outils pharmacologiques, nous avons pu empêcher la formation de ces complexes et avons constaté que cela corrigeait certains effets négatifs du stress sur le comportement et les cellules. Notre objectif est maintenant de mieux comprendre comment ces complexes se forment, comment ils affectent les cellules, et de développer de nouveaux traitements ciblant ces mécanismes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines zones du cerveau réagissent au stress à l’âge adulte et comment des modifications dans la communication entre les cellules nerveuses peuvent influencer les émotions et le comportement. Il pourrait aussi ouvrir la voie à une nouvelle génération d’antidépresseurs agissant sur des récepteurs précis du cerveau. Ces nouveaux traitements offriraient une alternative aux antidépresseurs actuels, parfois peu efficaces ou responsables d’effets secondaires gênants.

Procédures

Les animaux (1728 max) seront soumis à des épisodes de stress social pour une durée maximale de 5 minutes par jour sur une période de 10 jours. Au maximum 2628 animaux subiront 1 injection de 5s pour anesthésie puis une chirurgie cérébrale avec implantation de fibre et/ou d’outils génétiques pour l’apport de molécule d’intérêt d’environ 1h30-2h. Les animaux (1728 max) subiront différents tests comportementaux permettant d’évaluer l’hédonie (recherche du plaisir), l’anxiété, les comportements sociaux, la prise de risque.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à des interactions sociales courtes, d’environ cinq minutes par jour pendant dix jours, pouvant provoquer un stress léger et passager. Dans certaines étapes, ils recevront une ou deux injections d’anesthésiques et d’antalgiques pour éviter toute douleur. Une partie d’entre eux subira une chirurgie pour injecter des vecteurs viraux ou implanter des fibres optiques. Après l’opération, une brève période de récupération est prévue, mais les animaux devraient retrouver un comportement normal rapidement. Une légère perte de poids (moins de 10%) peut survenir au cours des tests. Toutes les procédures sont conçues pour limiter au maximum la douleur, le stress et l’anxiété, et les effets secondaires attendus devraient rester temporaires et sans conséquences sur le long terme.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les souris C57BL/6JRj seront mises à mort pour prélèvement de cerveau dans le but de réaliser des études post-mortem. Les CD1 sont mis à mort afin de prévenir toute souffrance inutile liée à la dégradation physiologique de l'animal liée à l'âge.

Remplacement

Le projet repose sur des approches de physiologie intégrée visant à comprendre les mécanismes de communication inter-organes et les dérégulations affectant le système de récompense, un système hautement conservé au cours de l’évolution. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode substitutive in vitro ou in silico permettant de reproduire la complexité des interactions neuronales et comportementales impliquées dans ce système. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. La souris constitue le modèle le plus approprié, car elle présente une forte similarité avec l’humain en ce qui concerne les circuits neuronaux impliqués dans la motivation et la récompense. De plus, des tests comportementaux validés chez la souris permettent d’évaluer des altérations comparables à certains symptômes psychiatriques observés chez l’homme, renforçant ainsi la pertinence translationnelle du modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide du logiciel G*Power, permettant d’estimer de manière fiable les effectifs nécessaires pour garantir une puissance statistique suffisante tout en limitant le recours aux animaux au strict minimum requis. Notre plan expérimental est conçu de telle manière que les premières expériences réalisées permettront d’optimiser les conditions des expériences suivantes et de réduire, par conséquent, le nombre d’animaux nécessaires à leur mise en œuvre en utilisant des stratégies de Go-NoGo. Les stratégies de Go/No-Go consistent à définir, après chaque étape expérimentale, des critères prédéfinis de poursuite (“Go”) ou d’arrêt/modification (“No-Go”) du protocole en fonction des résultats obtenus. Chaque individu sera impliqué dans plusieurs procédures expérimentales compatibles entre elles, dès lors que cela n’induit pas d’interférence physiologique ou comportementale, afin de maximiser les données obtenues tout en minimisant le nombre d’animaux requis pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux (sauf cas de la procédure de défaite sociale) avec un enrichissement du milieu comprenant des dômes, des briques en bois à ronger et du matériel de nidification. Les animaux sont observés quotidiennement. Des signes potentiels de souffrance sont recherchés et des points limites adaptés aux différentes phases des procédures ont été fixés. Quatre phases vont être à distinguer : • Phase 1 : le suivi hebdomadaire avec recherche de signes de souffrance • Phase 2 : le suivi de trois jours selon une grille de score comprenant des points limites et les actions associées si certains signes de souffrance sont relevés pendant la phase 1 de suivi quotidien • Phase 3 : le suivi pendant les périodes de défaites sociales imposées pendant 10 jours consécutifs • Phase 4 : les périodes pré et post-opératoire de chirurgie stéréotaxique (chirurgie crânienne très ciblée via l’utilisation de coordonnées), elles-mêmes obligatoirement suivies de cinq jours de surveillance selon la même grille de score. La douleur générée par la chirurgie sera limitée grâce à des anesthésiques et anti-inflammatoires. L’administration d’un anti-inflammatoire non stéroïdien après la chirurgie permettra de prévenir/limiter la douleur de l’animal.

Choix des espèces

Nous avons une très bonne connaissance des caractéristiques biologiques des souris par les travaux scientifiques et techniques publiés. L'élevage selon les mêmes conditions assure la reproductibilité des expérimentations. La souris possède une proximité évolutive, un cycle de vie court. C’est un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Les mâles dominants sont des anciens reproducteurs âgés de plus de six mois, cet âge leur permet d’avoir développé une agressivité territoriale suffisante pour la procédure de défaite sociale. Les souris utilisées seront âgées de 1 à 4 mois. Bien que l’adulte (2 mois) soit la tranche d’âge étudiée, certains outils moléculaires ont besoin d’un temps d’expression relativement long (3 à 6 semaines), c’est pourquoi certaines souris seront utilisées dès l’âge d’1 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 724
Souffrances
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Devenir
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 724

Six à huit essais de nage d'une minute par jour, pendant dix à douze jours, attendent une partie des 724 souris de ce projet dans la piscine de Morris, en plus de l'open-field, du labyrinthe en croix et d'un test de reconnaissance d'objets. Toutes reçoivent des injections quotidiennes dans l'abdomen pendant cinq jours à six semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis sont tuées pour l'analyse de leur cerveau. Ces souris, privées par invalidation génétique du gène en cause dans le syndrome de Coffin-Lowry, sont utilisées pour tester un traitement des déficits cognitifs, dès 14 jours de vie pour les plus jeunes. Le porteur précise que ce traitement est déjà administré en recherche clinique à des adultes et à des enfants.

Objectifs

Nous étudions une souris modèle du syndrome de Coffin Lowry. Cette pathologie est due à des mutations d'un gène et conduit à une déficience intellectuelle modérée à sévère chez l’Homme. Il n’existe à ce jour aucun traitement. Pour ce projet, nous utilisons des souris invalidées pour le gène responsable. Notre projet a pour premier objectif de mettre au point un traitement pharmacologique pour corriger les altérations comportementales et cognitives de la souris modèle du syndrome de Coffin Lowry. Notre second objectif sera de tester si ce traitement pharmacologique délivré au plus tôt au cours de la période postnatale, permet d’éviter le retard de développement cérébral et de prévenir l’apparition des altérations cognitives. Enfin, nous combinerons le traitement pharmacologique à un enrichissement environnemental dans le but de corriger les altérations à plus long terme.

Bénéfices attendus

A ce jour, il n’existe pas de traitement pour les patients atteints syndrome de Coffin-Lowry. Compte tenu de la sévérité des altérations cognitives, la qualité de vie pour ces patients et leurs familles est profondément impacté. Au niveau expérimental chez la souris modèle, la description des altérations moléculaires nous permet aujourd’hui d’envisager de développer des stratégies thérapeutiques basées sur la délivrance d’agents pharmacologiques. Les traitements proposés ont déjà été testés chez d'autres souris modèles et s’avèrent bénéfiques sur certains comportements. Pour information, le traitement proposé est déjà utilisé dans la recherche clinique chez des patients, adultes et enfants, c’est pourquoi nous souhaitons commencer nos expérimentations avec ce candidat médicament. Dans ce contexte, notre projet testera pour la 1ère fois si ce traitement permet aussi de réduire, voire restaurer les altérations cognitives chez la souris modèle du Syndrome de Coffin Lowry.

Procédures

Pour le projet, tous les animaux recevront des injections quotidiennes du traitement ou de solution saline en intrapéritonéale. Après différents délais, ces souris seront mises à mort afin d'analyser leurs cerveaux. Une partie des animaux effectuera en plus des tâches comportementales. La locomotion et l’exploration sera évaluée dans une boite appelée open-field (durée 10 minutes) ou dans un labyrinthe en croix ((durée 10 minutes), ce qui ne génère aucune nuisance. La mémoire de reconnaissance s’effectue dans l’openfield préalablement exploré dans lequel on ajoute des objets à explorer. Pour ce test, les souris sont placées dans cet openfield pendant 10 minutes, 1 à 2 fois par jour pendant 5 jours maximum. La mémoire spatiale sera évaluée avec le test de la piscine de Morris qui génère un léger stress en début de protocole. Le protocole a une durée de 10-12 jours, à raison de 6-8 essais par jour (2 blocs de 3-4 essais successifs). Chaque essai comprend 1 minute de nage et 1 minute de repos sur une plateforme.

Impact sur les animaux

Pour ce projet, les souris recevront des injections quotidiennes en intra-péritonéale pendant 5 jours à 6 semaines, selon les procédures expérimentales. Les tests comportementaux pourraient générer une légère réactivité émotionnelle chez les animaux en tout début de test.

Devenir

à l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin d'étudier leur cerveau.

Remplacement

Notre projet de recherche consiste à évaluer les bénéfices d’un traitement visant à réduire / compenser les altérations comportementales et cognitives associées à la déficience intellectuelle (retard d’apprentissage, déficits de mémoire). Bien que certaines cascades moléculaires peuvent être décrites sur des cultures neuronales en conditions basales, il est ensuite absolument nécessaire de valider les bénéfices du traitement sur les processus cognitifs chez un animal vivant qui se comporte dans différentes tâches comportementales.

Réduction

Le nombre d’animaux correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides. Sur la base des études publiées et de notre expérience, 4-8 souris par groupe expérimental pour les analyses biochimiques et analyses cérébrales, et 8-15 souris par groupe pour les études de comportement sont nécessaires. Des tests de puissance de nos analyses statistiques seront effectués au cours de nos analyses (à partir de n=4), afin de détecter si des comparaisons suffisamment fiables sont dejà atteintes sans avoir à aller, pour chaque expérience, jusqu'à l'effectif maximum envisagé. Si cette valeur est atteinte, il ne sera pas nécessaire d’augmenter les effectifs jusqu'a à 8 pour les analyses cérébrales ou jusqu'à 15 pour les analyses comportementales. De plus, afin de réduire encore le nombre d’animaux nécessaires, les mêmes souris seront réutilisées dans plusieurs tests successifs, les premiers tests d’exploration ne durant que 10 minutes par jour et par souris.

Raffinement

Limiter la souffrance des animaux, s’assurer de leur bien-être et de leur santé, fait partie de nos préoccupations majeures et conditionne véritablement le bon déroulement de nos études, et la fiabilité de nos résultats. En effet, nos études comportementales doivent, pour les animaux, impérativement s’effectuer en l’absence de stress, anxiété et douleur afin d’être viables. Ainsi, avant de les soumettre aux premières injections ou aux tâches comportementales, l’expérimentateur manipule les souris pour limiter stress et anxiété et les habituer à sa présence. Afin de s’assurer que l’administration du traitement n’altère en rien la santé et le bien-être des souris, la mise en place de points limites permettra de réduire de potentielles souffrances. Pour cela, une grille d’évaluation sera utilisée.

Choix des espèces

Il n’y a pas d’autre modèle animal présentant des mutations équivalentes dans le gène ciblé pour ce projet. Le modèle murin inclus dans notre projet est déjà élevé au laboratoire et permettra de mener de manière rigoureuse notre étude. Les études passées ont montré que ces souris sont des modèles reproduisant des déficits cognitifs associés à la pathologie humaine (retard d’apprentissage, déficit de mémoire). Dans notre projet, une partie des expérimentations seront effectuées à l’âge adulte (>56 jours) afin de montrer les effets potentiellement bénéfiques de notre traitement sur des fonctions cognitives altérées. L’autre partie des expérimentations sera effectuée chez des souris juvéniles (de 14 à 35 jours). En agissant au cours de cette période de développement, nous souhaitons corriger au plus tôt le retard de développement cérébral et éventuellement éviter les altérations cognitives à plus long terme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 998
Souffrances
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▲ 998
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Devenir
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 998

Ouvertes par laparotomie pendant une heure pour atteindre les embryons, les femelles gestantes servent de voie d'accès à une greffe d'interneurones humains injectés in utero. D'autres souris sont greffées à deux ou quatre jours de vie, brièvement séparées de leur mère, d'autres encore à l'âge adulte par une chirurgie de trois heures qui ouvre le crâne et y scelle une fenêtre permanente. Suivent des séances d'imagerie répétées, tête immobilisée, sur des souris parfois éveillées, à un, trois et sept mois après la greffe. 998 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, le prélèvement du cerveau interdisant, écrit le porteur, toute réutilisation, replacement ou adoption.

Objectifs

Ce projet vise à comprendre comment un gène propre à l’être humain, influence la formation et le fonctionnement des réseaux cérébraux. L’objectif général est de déterminer comment ce gène modifie la survie, la migration, la maturation, l’intégration synaptique et l’activité d’interneurones humains greffés dans un cerveau vivant. Ces cellules jouent un rôle de « frein » et limitent les excès d’activité. Deux contextes pathologiques seront étudiés séparément : la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer. Dans l’axe « Schizophrénie », le projet s’appuie sur les associations génétiques rapportées entre le gène et cette pathologie. La schizophrénie est associée à des anomalies de maturation des circuits corticaux inhibiteurs. Le projet testera si la présence, l’absence ou le dosage de ce gène modifie le développement d’interneurones humains greffés avant ou juste après la naissance, en étudiant leur migration, leur maturation, leur capacité à établir des connexions et l’organisation de leur activité. Dans l’axe « Maladie d’Alzheimer », les effets de ce gène seront étudiés dans un cerveau adulte présentant un environnement amyloïde. Le projet déterminera si le gène augmente ou réduit la vulnérabilité fonctionnelle et moléculaire de ces cellules. Le projet n’a pas d’objectif comportemental, car le nombre de cellules humaines greffées est insuffisant pour modifier le comportement de la souris. Les conclusions reposeront sur des analyses cellulaires, histologiques, transcriptomiques et sur des mesures répétées de l’activité calcique, complétées par des analyses du cerveau en fin d’étude. Les bénéfices attendus sont l’identification de mécanismes reliant le gène à la fragilité ou à la résistance des circuits, ainsi que de signatures pouvant orienter les stratégies ciblant les réseaux impliqués dans la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer.

Bénéfices attendus

À l’échelle du projet, les bénéfices attendus sont d’abord mécanistiques. Dans l’axe « Schizophrénie », les expériences permettront de déterminer si le gène étudié modifie la migration, la maturation, l’identité et l’activité d’interneurones humains pendant des fenêtres précoces du développement cérébral. Elles permettront de distinguer un effet sur la survie d’un effet sur la vitesse ou la qualité de maturation. Dans l’axe « Alzheimer », le plan déterminera si le gène étudié modifie spécifiquement la réponse des interneurones humains à un environnement amyloïde, notamment les programmes de stress, de maturation synaptique et l’activité calcique. La combinaison de l’histologie, de la transcriptomique et de l’imagerie longitudinale doit produire des résultats interprétables à plusieurs niveaux : localisation et maturation des cellules, mécanismes moléculaires et fonctionnement au cours du temps. Les résultats pourront identifier des signatures de vulnérabilité ou de résilience dépendantes de ce gène et améliorer la pertinence des modèles précliniques portant sur le récepteur α7, puisque les souris ne possèdent pas naturellement de ce gène. Aucun bénéfice thérapeutique immédiat ni effet comportemental n’est attendu. À plus long terme, les mécanismes identifiés pourront orienter des études pharmacologiques ciblant l’axe étudié et aider à sélectionner des marqueurs cellulaires ou fonctionnels pour de futurs projets. L’utilisation des animaux imagés pour les analyses terminales maximise les informations obtenues et pourra réduire les effectifs de travaux ultérieurs.

Procédures

- Chirurgie abdominale chez la souris gestante. Chaque chirurgie dure environ 60 min, en excluant les temps de préparation de l’animal et les temps post-opératoires. - Greffe de cellules chez l’embryon de souris au dernier tiers de gestation : injection 30 secondes au total. - Greffe de cellules chez la souris nouveau-né au dernier tiers de gestation : injection 45 secondes au total par hémisphère. - Greffe de cellules chez la souris adulte par injection dans le cerveau : injection 60 min /souris. - Pour les animaux inclus dans le suivi d’imagerie longitudinale, une fenêtre crânienne chronique est implantée au moment de l’intervention adulte; la chirurgie complète (craniotomie, injection éventuelle, pose de fenêtre et fixation) dure au maximum 3 heures, hors préparation et réveil.

Impact sur les animaux

Chez les nouveau-nés, les effets indésirables attendus sont liés à la manipulation et au geste d’injection d’une durée courte (quelques minutes) : stress transitoire associé à une courte séparation d’avec la mère (et réciproquement, stress de la mère vis-à-vis de la portée), ainsi qu’une douleur modérée (de quelques jours, lié à la chirurgie). Chez les femelles gestantes subissant une chirurgie abdominale (laparotomie pour accès in utero), les nuisances attendues comprennent une douleur post-opératoire modérée et une gêne transitoire liées à la cicatrisation. Chez les adultes subissant une chirurgie stéréotaxique, les effets indésirables attendus correspondent principalement à une douleur post-opératoire modérée, une baisse transitoire d’activité et, plus rarement, une perte de poids modérée immédiatement après l’intervention. Pour les animaux qui sont inclus dans la procédure d’imagerie avec fenêtre crânienne, des nuisances additionnelles sont attendues. Dans les jours suivant la craniotomie et la pose de la fenêtre, certains animaux peuvent présenter un inconfort local et un grattage autour de la zone opérée ou du matériau de scellement ; ce comportement est généralement transitoire et diminue au cours de la première semaine. Enfin, l’imagerie in vivo nécessite une phase d’habituation (manipulations répétées, installation sur le dispositif et, lorsque l’enregistrement est réalisé chez l’animal éveillé, contention légère et immobilisation de la tête). Ces étapes peuvent entraîner un stress et un inconfort léger, surtout lors des premières séances, parfois suivis d’une irritabilité transitoire.

Devenir

À l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort. Les objectifs du projet reposent sur l’analyse détaillée du cerveau ce qui nécessite le prélèvement des tissus cérébraux et donc ne permet pas de conserver l’animal en vie. En conséquence, les animaux ne peuvent pas être réutilisés, replacés ni proposés à l’adoption, car le prélèvement du cerveau est indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.

Remplacement

L’objectif central du projet est de recréer un contexte cérébral in vivo pour analyser le développement, l'intégration et le fonctionnement de neurones d'origine humaine au sein de réseaux nerveux intacts, et leur modulation dans des contextes pathologiques pertinents pour la maladie d'Alzheimer et la Schizophrénie. Ce niveau d'organisation (architecture tridimensionnelle, vascularisation, interactions cellulaires, connectivité à longue distance, activité des circuits) n'est pas accessible in vitro. Les protocoles nécessitent des méthodes standardisées chez les rongeurs, avec des outils robustes. La souris est un modèle de choix : élevage maîtrisé, lignées génétiques, suivi longitudinal. La xénogreffe de neurones humains permet d'étudier des gènes humains dans un cerveau vivant, indispensable pour relier mécanismes cellulaires et phénotypes de réseau. Les organoïdes cérébraux et les systèmes microphysiologiques sont des avancées majeures, mais ne reproduisent pas un cerveau fonctionnel intact. Ils modélisent certaines étapes du développement et des interactions locales, mais sans vascularisation perfusée, système immunitaire, innervation périphérique ou interactions systémiques. Ces limites restreignent leur maturation et empêchent d'étudier la connectivité à longue distance, la régulation neurovasculaire, les réponses métaboliques/hormonales et les propriétés pharmacocinétiques/pharmacodynamiques. Outils complémentaires in vitro, ils demeurent insuffisants pour la dynamique fonctionnelle, la plasticité et les interactions de réseaux dans un cerveau vivant. Les approches in vivo restent indispensables pour comprendre l'intégration de cellules humaines dans un environnement cérébral complet, en conditions physiopathologiques réalistes.

Réduction

Le projet combine des approches transversales (prélèvements terminaux à des temps définis pour différents analyses) et longitudinales (suivi répété des mêmes animaux, notamment par imagerie fonctionnelle), afin de maximiser l’information obtenue par animal. Une partie des animaux suivis longitudinalement est ensuite utilisée pour les analyses terminales, ce qui permet de relier des phénotypes fonctionnels à des mesures tissulaires et moléculaires sans augmenter les effectifs. Les tissus non immédiatement analysés peuvent être conservés dans des conditions adaptées afin d’éviter de nouveaux prélèvements. Les analyses sur cellule ou noyau unique reposent sur des protocoles déjà établis, capables de générer une grande quantité d’information à partir d’un nombre limité d’échantillons, ce qui contribue directement à la réduction du nombre d’animaux. Pour les greffes in utero, la taille des portées permet de limiter le nombre de femelles gestantes nécessaires. Le stade d’injection retenu a été optimisé lors d’études précédentes et assure une bonne survie de la progéniture. Les mâles et les femelles sont inclus avec une répartition aussi équilibrée que possible. Les animaux sont mis à mort en fin de protocole car les objectifs nécessitent le prélèvement du cerveau ; ils ne peuvent donc pas être réutilisés.

Raffinement

Les chirurgies seront réalisées dans un laboratoire dédié exclusivement à la chirurgie. L’élevage sera en cage individuelle par portée et des mesures seront prises pour éviter tout animal isolé au-delà d’une période de 24h. Les animaux seront placés sur dispositif chauffant pour maintenir une bonne température corporelle avant, pendant et après l’expérience et seront étroitement surveillés après chirurgie sous anesthésie et analgésie multimodale. Les points limites spécifiques et précoces pour chaque étape du projet serons appliqués. Dans les procédures expérimentales, les souris feront l’objet d’une surveillance renforcée, de soins pré- et post-opératoires adaptés, des mesures de gestion de la douleur seront entreprises pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des souris. De façon générale et pour l’ensemble des protocoles de chirurgies sous anesthésie, nous rechercherons à minimiser la douleur par antalgiques, ajout de gel hydrique, par un réchauffement continu des animaux, et par des solutions de réhydratation maintenues à la température corporelle. Un renforcement des mesures de bien-être animal sera systématiquement appliqué à chaque étape. Il inclut une surveillance accrue durant la période critique post-opératoire, une évaluation plus fréquente de la douleur et de l’état général des animaux, et l’intervention rapide en cas de signes de gêne ou de souffrance. Le renforcement de l’enrichissement des cages sera intensifié par l’ajout de matériaux de nidification, de dômes en carton et d’éléments favorisant le comportement naturel. L’utilisation et l’état des cotons et nids seront surveillés pour s’assurer du confort thermique et comportemental des animaux.

Choix des espèces

L’évaluation du rôle du système nicotinique et d’un récepteur particulier chez l’homme dans les processus associés à la maladie d’Alzheimer et la Schizophrénie ne peut être réalisée autrement que sur animaux vivants, présentant des niveaux de développement cognitif et de capacités mnésiques suffisants pour représenter un modèle d’étude pertinent. Les protocoles décrits ne peuvent s’effectuer que chez les rongeurs (rat ou souris) du fait des outils disponibles (taille des appareillages), et de la manipulation plus aisée. La souris représente un des meilleurs modèles, jusqu’à présent, sur lesquels on peut étudier les comportements liés à la psychiatrie, dont l’élevage et le maintien en bonnes conditions reste pratique à réaliser en laboratoire, et dont on sait également analyser et manipuler le génome (pour étudier notamment le rôle des sous-unités nicotiniques dans le cadre de ce projet). La Procédure 1 utilise des femelles adultes en fin de gestation. Cette intervention permet l’accès aux embryons à E17.5 et la réalisation des greffes in utero décrites dans la Procédure 2. Les descendants sont ensuite analysés à 1, 3 et 7 mois post-greffe. Ces temps correspondent respectivement à la prise de greffe et à la migration initiale, à une phase intermédiaire de différenciation et de maturation, puis à une maturation plus avancée et à l’intégration fonctionnelle. La Procédure 3 utilise des souriceaux à P2-P4. Ce stade postnatal précoce reste compatible avec une forte plasticité cérébrale, tout en permettant d’étudier la survie, la maturation et l’intégration d’interneurones humains dans un hôte immunodéficient permissif. Les analyses sont réalisées aux mêmes temps, à 1, 3 et 7 mois post-greffe. La Procédure 4 utilise des souris adultes âgées d’au moins 2 mois, dont les circuits cérébraux sont établis. Les analyses à 3, 4 et 7 mois post-greffe permettent d’évaluer successivement l’intégration initiale, les réponses précoces, puis les effets plus tardifs sur la maturation et l’activité des cellules greffées. Les modèles embryonnaire, néonatal et adulte répondent ainsi à des questions complémentaires et ne seront pas interprétés comme une comparaison reposant uniquement sur l’âge de greffe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 640
Souffrances
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▲ 640
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Devenir
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 640

Mises à mort par exsanguination après un unique prélèvement sanguin, pour que leurs organes soient prélevés un à un, 640 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection sous anesthésie gazeuse ou une administration orale sur animal vigile, d'une molécule radiomarquée dont la répartition dans le corps est suivie par imagerie. L'objet est de choisir la dose et la voie d'administration avant une future étude d'efficacité contre les tauopathies, dont la maladie d'Alzheimer. Le porteur écrit compter cinq rongeurs par type d'analyse et dix souris par groupe d'imagerie, sans que ces chiffres rendent compte des 640 prévus.

Objectifs

Il s’agit d’un projet de recherche fondamentale en vue d’une application en santé humaine. Les objectifs du projet sont de compléter un programme initial de développement de nouvelles thérapies pour le traitement des tauopathies telles que la maladie d’Alzheimer. Un nouvel agent a en effet permis de diminuer le développement de la tauopathie dans un modèle de souris malades. En utilisant maintenant une version de la molécule associée à un traceur radioactif (molécule radiomarquée), nous souhaitons évaluer les paramètres pharmacocinétiques de cette molécule et déterminer sa biodistribution dans l’organisme de la souris par imagerie. L’ensemble de ses informations sont nécessaires afin de sélectionner la dose et la voie d’administration pour mener par la suite une étude d’efficacité thérapeutique de la molécule.

Bénéfices attendus

Aucun traitement curatif n'existe actuellement pour le traitement des tauopathies, ensemble de maladies neurodégénératives caractérisées par l’accumulation dans les neurones d’agrégats toxiques de la protéine Tau, et dont la plus connue est la maladie d'Alzheimer. Cette étude intervient dans le développement de nouvelles thérapies pour ces pathologies n'ayant montré que peu d'effet lors des essais cliniques. Ce projet permettra de définir l’action d’une nouvelle classe de composés à visée thérapeutique sur les tauopathies en étudiant leurs paramètres pharmacocinétiques et de biodistribution dans un organisme entier afin de pouvoir initier la mise en place d’un premier dossier clinique pour démarrer des essais cliniques chez l’humain.

Procédures

Un opérateur spécialisé réalisera une injection (30 secondes) sur animal sous anesthésie gazeuse ou une administration orale (30 secondes) sur un animal vigil. Un seul prélèvement de sang (1 minute) sera réalisé par animal sous analgésie et anesthésie chimique générale puis les animaux seront mis à mort par exsanguination afin de prélever les différents organes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables relatifs à la manipulation sont potentiellement une douleur au niveau du site d’injection ou un stress lié à la contention des animaux lors de l’administration orale.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à l’issue de la procédure car l’étude de la biodistribution de la molécule nécessite de prélever les organes.

Remplacement

De premières manipulations réalisées en laboratoire sur des cellules de neurones ont permis de diminuer les taux des protéines impliquées dans le développement la maladie d’Alzheirmer. Cependant, la maladie d’Alzheirmer est une maladie humaine et la souris est la seule espèce mammifère qu’il est possible de modifier génétiquement pour qu’elle exprime cette maladie, il est donc indispensable d’utiliser ces animaux pour développer des médicaments utilisables chez l’homme par la suite.

Réduction

Les résultats sont considérés comme statistiquement significatifs à partir de 5 rongeurs par type d’analyse. Pour l’étude des tissus par imagerie, nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux par groupe (n=10 : 5 mâles et 5 femellesDe plus, dans le but de réduire le nombre d'animaux, seule la dose de la molécule et la voie d’administration optimales sélectionnées à l’issu des expériences sur les souris saines seront testées sur les souris développant la maladie d’alzheimer.

Raffinement

La douleur engendrée lors des administrations est de courte durée et limitée par l’utilisation d’une anesthésie gazeuse lorsque cela est possible. Les prélèvements présentent une douleur potentiellement plus importante, ils seront donc réalisés sous analgésie et anesthésie chimique générale. Bien qu’il n’y ait pas, à priori, de douleur, souffrance et angoisse associées à l’administration des composés, les animaux seront sous surveillance accrue durant les 24H de la manipulation et donc au moment même de l’apparition du moindre problème.

Choix des espèces

La tauopathie est une maladie humaine et la souris est la seule espèce mammifère qui peut être modifiée génétiquement pour modéliser la maladie d’alzheimer. (Ce modèle est disponible chez les éleveurs agréset est reconnu par la communauté scientifique, il a déjà été utilisé dans de nombreux projets scientifiques et est bien caractérisé. Les études de pharmacocinétique seront réalisées chez la souris, portant un fond génétique proche des souris porteuses de la maladie. Nous utiliserons des souris adultes car dans ce modèle la phase précoce de la tauopathie, apparaît entre 2,5 à 4 mois. Le projet prévoit l'utilisation des 2 sexes (même nombre d'animaux dans les deux sexes), la tauopathie étant décrite pour se développer de manière légèrement différente chez les mâles et les femelles dans le modèle.