Troubles nerveux

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Souris : 544
Souffrances
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544 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit un modèle de dépression obtenu par corticostérone dans l'eau de boisson pendant cinq semaines, suivi d'injections de kétamine, de chirurgies stéréotaxiques cérébrales et de la pose de canules intracérébrales. Il indique que les animaux subissent une "batterie de tests comportementaux" dont il ne précise pas le détail, avant la mise à mort pour analyser les marqueurs cérébraux. Sur le remplacement, il affirme que la dépression ne peut être reproduite sur des lignées cellulaires et que la souris en offre un modèle proche de l'humain.

Objectifs

La découverte de propriété antidépresseur de la (±)-kétamine a changé notre compréhension des troubles dépressifs majeurs et a suscité l’espoir de nouvelles avancées thérapeutiques. En effet, alors que les antidépresseurs classiques ciblant les systèmes monoaminergiques mettent des semaines à agir et sont souvent inefficaces - 30 % des patients ne répondent pas au traitement - l'administration d'une dose subanesthésique unique de (±)-kétamine provoque des actions antidépresseurs rapides et robustes chez les patients souffrant de dépression pharmaco-résistante. Si ce pouvoir antidépresseur est fermement établi, plusieurs aspects du mode d'action de la (±)-kétamine restent mal caractérisés ou controversés, et son utilisation clinique est limitée par des effets psychomimétiques indésirables sévères. Il est donc essentiel de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent son efficacité antidépresseur rapide et ses caractéristiques psychomimétiques afin d’identifier de nouvelles cibles pour une intervention thérapeutique sûre dans les troubles dépressifs. Nous proposons qu'en remodelant l’organisation synaptique des récepteurs NMDA du glutamate (récepteurs majeurs de la neurotransmission excitatrice), la (±)-kétamine modulerait les réseaux neuronaux soutenant la récompense et l'humeur, et soulagerait ainsi les symptômes de la dépression.

Bénéfices attendus

En utilisant une combinaison de techniques d’imagerie de super-résolution, électrophysiologie, de biochimie et de comportement, nous évaluerons l'impact de la (±)-kétamine sur la dynamique, la stabilisation et l’organisation synaptique des récepteurs NMDA dans les réseaux corticaux et hippocampiques. Nous étudierons ensuite comment les redistributions des récepteurs NMDA induites par la (±)-kétamine peuvent soutenir les changements de connectivité au sein des réseaux cortico-mésolimbiques et mettrons en œuvre des tests comportementaux pour établir si moduler l’organisation des récepteurs NMDA aux synapses contrebalance ou imite les actions antidépresseur ou psychotomimétique de la (±)-kétamine.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions: -remplacement de l'eau de boisson par une eau de boisson supplémentée avec de la corticosterone pour generer un stress chronique chimique visant à créer un modéle de depression (5 semaines), qui sera reversé par l'injection intraperitonéale de Kétamine (1 min). -Les animaux subiront une batterie de tests comportementaux pour evaluer la depression et l'impact de la ketamine ou des anticorps bloquant la mobilité des récepteurs sur la depression. (12 jours). -Des injections intracerebrales de virus par chirurgie stéréotaxique (30 min) permettant d'identifier des changements de connections entre les réseaux neuronaux de la depression. -Installations par chirurgie des guides cannules intracérébrales (1h) et injection intracerebrale de molécules visant à manipuler les réseaux neuronaux de la depression (15 min) Avec l'euthanasie, notre saisine contient 6 procedures, mais tous les animaux ne subiront pas les 6 procédures.

Impact sur les animaux

Notre modèle de dépression chez la souris repose sur l’administration chronique de corticostérone dans l’eau de boisson pendant une période de 5 semaines. Ce traitement va donc générer un comportement anxieux et dépressif. Nous mettrons en œuvre également des approches chirurgicales, soit pour injecter des préparations d'ADN, soit pour poser des systèmes médicaux à demeure (canules d’injection) permettant l’injection intracérébrale locale. Ces approches chirurgicales pourront occasionner une gêne associée à la cicatrisation et la récupération post- chirugicale. Toutes ces nuisances sont suivies et pris en charge médicalement quand cela est possible

Devenir

A l'issu de chaque procédure, les animaux sont maintenus en vie pour participer à une autre procédure ou soient euthanasiés pour réaliser l'analyse des marqueurs moléculres de la depression

Remplacement

La dépression est une pathologie complexe, faisant intervenir plusieurs régions cérébrales et plusieurs systémes de neurotransmetteur. Il est impossible de mimer les changements cérébraux sur des modèles alternatives types lignées céllulaires. Les modèles murins offrent une opportunité unique d'étudier au plus prés de la pathologie humaine la depression

Réduction

Une planification précise des expériences a également été établie afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, tout en ayant des groupes suffisamment importants pour obtenir des statistiques solides (réduction).

Raffinement

Toutes les chirurgies s'accompagnent de l'injection de substances pharmacologiques permettant de réduire durablement la douleur et les souffrances pendant la chirurgie et les jours suivants, pendant la phase de récupération. Le stress des injections intracérébrales (IC) est réduit par une manipulation quotidienne des souris pour l'entretien des guides canules. Les effets secondaires potentiels seront évalués par un suivi des prises alimentaires. Des changements dans l’interaction des animaux avec les expérimentateurs seront contrôlés quotidiennement, 3 jours avant et pendant toute la période des injections. Si ces paramètres varient, ils seront consignés et provoqueront l'arrêt des injections. Les animaux seront maintenus par 4 afin de maintenir le comportement social, pour une cabane transparente rouge et un carré de coton seront ajoutés dans la cage pour enrichir l’environnement. Si nous observons un ou plusieurs des signes cliniques tels que la perte de poids, l'absence d'appétit, l'agressivité anormale à la manipulation, poils hérissé et dos vouté, indifférence par rapport au milieu extérieur). Une fiche de suivi quotidien est initiée pour un suivi sur au moins 5 jours (cf suivi chirurgie). Si les solutions de raffinement telles que le réchauffement de l'animal, l'apport de nourriture ramollie/en gel enrichi en glucose ne changent pas durablement l'état de santé de l'animal durant les 5 jours de suivi, nous procéderons à la mise à mort de l'animal. Le responsable de l'étude est le seul à pouvoir prendre la décision de mise à mort à ce stade.

Choix des espèces

Notre projet utilise des souris C57BL/6J principalement en raison de la forte homologie dans les mécanismes de base de la depression entre l'homme et la souris. Les réseaux neuronaux et les systémes de neurotransmetteurs mis en jeu sont similaire entre la souris et l'homme. De plus, les nombreuses stratégies thérapeutiques actuelles chez l'homme ont été développé ce qui permet d'illustrer la pertinence de ce modèle La depression est une pathologie qui touche tous les ages, sans réelle prépondérence en fonction de l'âge, c'est pourquoi nos études se feront sur les souris adultes (2-4 mois)

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Souris : 2400
Souffrances
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Devenir
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2 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Elles sont soumises à des tests d'interaction sociale et isolées jusqu'à quinze jours pour stimuler ces interactions, avant des prélèvements sur animal vigile ou anesthésié. 600 souris sont réutilisées dans d'autres projets, les autres tuées pour prélever organes et fluides. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution pour évaluer l'effet d'une molécule sur l'ocytocine du cerveau.

Objectifs

Chez l'homme, l'ocytocine est une hormone synthétisée au niveau du cerveau et qui intervient dans de nombreux comportements sociaux: la confiance, l'empathie, la générosité, la sexualité, le lien social, la réactivité au stress. Des études montrent une diminution du taux de cette hormones chez les autistes. Administrée à l'homme, elle permet de diminuer certains symptômes de maladies mentales. Par exemple dans le syndrome d'Asperger, après la prise d'ocytocine, les comportements répétitifs sont diminués et on observe une amélioration de la compréhension des émotions. Chez les patients schizophrènes, la capacité à reconnaitre les émotions est également améliorée avec l'hormone. Le but de ce projet est d'évaluer les effets de divers composés sur l'interaction des souris dans un modèle de reconnaissance sociale ainsi que sur la quantité d'ocytocine dans le cerveau. L'implication de l'ocytocine dans ce test a été démontrée par l'utilisation de souris génétiquement modifiées déficitaires dans la production de cette hormone

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont l'identification de composés ayant un effet sur le niveau d'interaction des souris avec leurs congénères ainsi qu'une action sur le taux d'ocytocine dans le cerveau. Ces composés sont développés pour être utilisés dans les traitements de l'autisme (en 2017 120 000 personnes présentaient ce trouble, avec 74 cas pour 10 000 enfants, source santé publique France), ou de la schizophrénie (environ 600 000 personnes touchées en France et 0.7 à 1% de la population mondiale, source Inserm) par exemple. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (souris) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendus.

Procédures

Les animaux seront soumis aux tests d'interacations sociales, à des prélèvements sur animal vigile et/ou anesthésié à la fin des test.

Impact sur les animaux

Les effets potentiellement indésirables du/des produits ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échanges avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place des traitements de potentiels signes cliniques. Les souris mâles et femelles seront isolées pendant l'expérience jusqu'à 15 jours afin de stimuler leurs interactions. Elles seront en contat visuel/olfactif/auditif avec leurs congénères et un sur-enrichissement sera présent afin d'améliorer leur bien-être et la qualité des données recueillies.

Devenir

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements d’organes/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal Et/ou Sacrifice des animaux suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)/ modèle chez les animaux Et/ou Réutilisation des animaux dans un autre projet ayant un degré de sévérité léger, modéré ou sans réveil après accord du vétérinaire.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le taux d'ocytocine dans le cerveau, ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 10 / par groupe. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux,• la présence d'un sur-enrichissement • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • le suivi d’éventuel signes cliniques, • la détermination des points limites, • le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets d'un produit sur la quantité d'ocytocine présente dans le cerveau. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

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Souris : 1472
Souffrances
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 1472

1 472 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections chroniques de cocaïne ou de morphine, et une partie subit un test de peur conditionnée par chocs électriques (864 souris) ou une lésion pharmacologique du cortex frontal (608 souris) pour modéliser un stress post-traumatique ou un traumatisme crânien. Le porteur affirme que le conditionnement de peur n'induit "ni stéréotypies ni modification du comportement" durable. La mise à mort se fait par exsanguination sous anesthésie, présentée comme la seule façon de prélever assez de sang.

Objectifs

L’objectif du projet est de rechercher des biomarqueurs des comorbidités addictions / traumas psychologique (stress traumatique) ou physique (trauma cérébral). Pour cela, nous modéliserons chez la souris la prédisposition au développement de comportements de type état de stress post-traumatique (ESPT) suite à l’addiction à différentes drogues telles que la cocaïne et la morphine, et inversement d’établir un modèle de prédisposition à l’addiction à ces drogues dans le contexte de l’ESPT ou de trauma cérébral léger cortico-frontal. Ces modèles seront utilisés afin de rechercher des biomarqueurs de co-morbidités à la fois au niveau central (cerveau) et périphérique (sang). Le but à long terme est de proposer des stratégies diagnostiques et thérapeutiques communes à l’addiction et aux traumas psychologiques et/ou physiques.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront d'identifier des biomarqueurs des comorbidités addictions et traumas, et de mieux comprendre les mécanismes communs à ces pathologies afin de développer de futures thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies comorbides.

Procédures

Afin de modéliser l'addiction un test de préférence de place conditionnée est effectué sur l'ensemble des souris (n=1472) et permet de mesurer l'effet récompensant d'une drogue (administration chronique, 8 injections, morphine ou cocaine). Afin de modéliser les comorbidités, des animaux subiront également, soit une modélisation de l'ESPT, soit du trauma crânien léger. La modélisation du stress traumatique est effectuée sur n=864 souris, grâce au test de la peur conditionnée, qui permet que l'animal associe un choc electrique léger (x6, 2sec) avec un environnement durant 15 minutes totale du test. Une remise ultérieure dans cet environnement sans choc electrique constituera un "rappel de la peur" afin de mimer les flashbacks, reviviscence du souvenir traumatique, symptôme retrouvé chez les patients atteints d'ESPT. La modélisation du traumatisme crânien léger, sera effectuée sur n=608 souris, par lésion pharmacologique du cortex cérébral frontal, et necessite un chirurgie sous anesthésie générale ainsi que la prise en charge de l'éventuelle douleur résultante par un antalgique.

Impact sur les animaux

Même si le conditionnement de peur, consiste à modéliser un stress traumatique, dans nos conditions, il n'induit, ni stéréotypies, ni modification du comportement de type émotionnel (aux tests de comportement de type anxieux effectués le lendemain). Le stress ressenti par l'animal lors de cette procédure est donc de très courte durée. La lésion cortico-frontale peut entrainer une perte de poids et une mobilité réduite légère durant les 24h suivant la chirurgie, mais les animaux, pour la plupart (sauf atteinte des points limites dans 10% des cas au maximum), recouvrent leurs capacités locomotrices et leur poids au maximum 3 jours plus tard. Les traitements avec les drogues peuvent entrainer une perte de poids. Par contre, l’interruption du traitement durant 2 jours le samedi et le dimanche empêche généralement une perte supérieur à 15%.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort par exsanguination sous anesthésie. L'exsanguination est en effet la seule méthode permettant de prélever suffisamment de sang chez la souris pour la recherche de biomarqueurs au niveau périphérique.

Remplacement

Les analyses in silico ou in vitro ne permettent pas à ce jour de modéliser ni la complexité du cerveau, ni celle du comportement aux cours des pathologies telles que l’addiction aux drogues et le trauma cérébral. Le modèle animal permet de réaliser des expériences comportementales complexes.

Réduction

Pour réduire le nombre de souris utilisées, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace (ANOVA et tests post-hoc) grâce aux données collectées au cours d’expériences précédentes. Dans chaque expérience, le nombre minimum d’animaux pour avoir une étude statistique satisfaisante a été choisi. L’existence de variabilités interindividuelles ne permet pas d’aller en dessous d’une population de 14 animaux par groupe.

Raffinement

L’angoisse des animaux sera minimisée par au moins une semaine d’habituation aux conditions d’hébergement avant le début des expériences. Les animaux seront hébergés dans des conditions normales (4 souris / cage) avec enrichissement du milieu (nids végétaux). Tous les groupes auront accès libre à l’eau et à la nourriture. Les animaux opérés bénéficeront d'anesthésie (kétamine/xylazine) et de traitement d'un traitement anagésique per-opératoire (méloxicam). Toute atteinte de point limite entrainera la mise à mort de l'animal par dislocation cervicale. Les points-limites sont les suivants : - Toute perte de poids supérieure à 15% (aucune perte de poids : score = 0, perte de poids 15% : score = 2). - Toute modification majeure de l’état général : comportement (très agité, immobilité, automutilation) ; apparence physique (présence de pus sur la plaie, poil très ébouriffé, posture anormale). Aucune modification : score = 0, comportement ou apparence physique : score = 1, comportement et apparence physique : score =2.

Choix des espèces

Au vu de la littérature, la souris est l’espèce la plus utilisée pour la réalisation des modèles d’addiction, de trauma cérébral, et le conditonnement de la peur. De plus, cette espèce offre la possibilité de travailler ultérieurement sur des animaux génétiquement modifiés. Les animaux que nous utiliserons seront de jeunes adultes. Ils arriveront au laboratoire à l’âge de 7 semaines environ et ne seront pas testés avant leur 8ème semaine, ce qui correspond à une phase où ils sont sexuellement mâtures. Il est important que nous réalisions ces expériences chez l’animal adulte pour éviter l’effet de l’âge sur les performances comportementales.

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Cochons d'Inde : 150
Souffrances
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150 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent six injections sous-cutanées d'antigène associé à un adjuvant et trois prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus comme réactifs à des équipes de recherche. Le porteur indique que les immunisations peuvent provoquer des ulcérations aux points d'injection. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est aussi efficace et que le recours à l'animal vivant reste "indispensable" pour obtenir des anticorps spécifiques.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces immunoglobulines constituent des ressources largement utilisées dans des applications analytiques et thérapeutiques. Les AcP sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ils trouvent des applications en biologie et en biochimie, en tant que ligand de colonne d’immunoaffinité. Ils possèdent également de nombreux emplois en recherche tel que la détection de molécules dans les essais du type enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA), les révélations de Western Blot, les procédures immunohistochimiques et d'immunoprécipitation, en immunofluoromicroscopie et en immunoélectromicroscopie. Notre processus de production assure la production d’AcP pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les antisérums sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps ; lorsque le titre est suffisamment élevé, on prépare un antisérum en effectuant une prise de sang suivie de l'isolement du sérum puis, si nécessaire, de la purification des anticorps à partir du sérum

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux (AcP) seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. Les anticorps développés de cobaye dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe. L’utilisation du cobaye interviendra dans des projets particuliers pour lesquels, cette espèce présente un avantage par rapport à d’autres. En effet, les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Le cobaye étant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, il permet l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où les cobayes ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins.

Procédures

Six injections aux cobayes en sous-cutané de l’antigène associé à un adjuvant. Trois prélèvements sanguins seront réalisés, au niveau de la veine saphène sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné). Injection sous-cutanée : 8 minutes dont 4 minutes pour prendre avec délicatesse l’animal, le rassurer et le préparer, 30 secondes par injection et 30 secondes pour masser la zone injectée (4 injections), c’est-à-dire 4 min. Prélèvement : l’endormissement sous anesthésie gazeuse prend 10 minutes pour être effective. Le prélèvement sous anesthésie au masque est réalisé pendant 3 à 4 minutes. Le réveil de l’animal prend 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Il n’y a pas d’opération chirurgicale dans les protocoles. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie.

Devenir

Tous les animaux sont concernés. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux (3 cobayes par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.

Raffinement

Raffiner : L’environnement des cobayes est enrichi pour améliorer leur bien-être (tunnel de jeu, friandises, foin, jouets,…). Les animaux seront particulièrement suivis pendant les 24h suivant les injections, puis quotidiennement pour examiner leur état de santé. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et permet ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Les prélèvements réalisés, sous anesthésie, concerneront de faibles volumes afin de ne pas induire de souffrance chez l’animal. Il s'agit d'un protocole de simple vaccinations avec adjuvants.

Choix des espèces

Les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Etant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, ils permettent l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où ils ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins. Ils permettent également l’obtention d’anticorps ayant une forte capacité à fixer le système du complément. Ils permettent en comparaison des souris de Réduire le nombre d’animaux engagés dans chaque protocole à 3 individus. La production d’anticorps chez le cobaye nécessite de faibles doses d’antigène. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les cobayes entreront en protocole à l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine d’une semaine, sans incident durant ce temps, ils seront aptes à rentrer en protocole.

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Lapins : 2
Macaques à longue queue : 2
Souffrances
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Devenir
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Deux macaques à longue queue et deux lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort prévue. Chaque animal subit jusqu'à six anesthésies et six poses de cathéter pour l'injection de traceurs radioactifs, afin d'évaluer les performances d'une nouvelle caméra d'imagerie médicale. Le porteur indique que les macaques seront réutilisés dans d'autres projets et les lapins proposés à l'adoption, après accord vétérinaire. Il justifie le recours au macaque par la ressemblance de son cerveau avec celui de l'humain, et le lapin par sa taille adaptée à la machine et son coût moindre.

Objectifs

La tomographie par émission de positons (TEP), dénommée PET ou PET scan pour « positron emission tomography » en anglais, est une méthode d'imagerie médicale utilisée en médecine nucléaire qui permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d'un organe grâce aux émissions produites par les positons (positrons en anglais) issus d'un produit radioactif injecté au préalable (traceur). Initialement dévelopée chez l’homme, cette technique est de plus en plus utilisée chez l’animal de laboratoire et permet d’étudier des mécanismes complexes in-vivo tous en étant très peu invasive pour le sujet. Cependant, le passage de l’homme à l’animal implique d’améliorer la sensibilité et la résolution de ces appareils dans le but d’obtenir une image la plus informative possible. A ce jour, de nombreux systèmes permettant l’imagerie de rongeurs à haute résolution existent. Cependant, les systèmes permettant l’imagerie de sujets intermédiaires (animaux moyens) sont très rares. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les performances physiques et la qualité d’image in-vivo, d’un nouveau modèle de caméra microTEP/CT, sur deux macaques et deux lapins. La campagne d’expérimentation aura deux objectifs : • Des mesures physiques sur des objets simples pour effectuer une évaluation des performances du scanner telles que la résolution ou la sensibilité du système (étude hors du périmètre de l’expérimentation animale) • Des mesures in vivo avec l’acquisition d’images sur différents modèles animaux : le macaque et le lapin. Des traceurs radiopharmaceutiques produits au laboratoire seront utilisés pour avoir des images isotopiques fonctionnelles sur corps entier et/ou sur cerveau dans le but d’évaluer la qualité d’image de ce nouveau système.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est l'évaluation de la caméra TEP/CT en termes de performances physiques et de qualité d’image sur deux espèces d’animaux de moyenne taille : le macaque cynomolgus et le lapin. En cas de résultats positifs, cette validation permettra : - la réalisation de projets scientifiques futurs sur l’exploration du cerveau de primate à travers l’utilisation de nouveaux traceurs (biodistribution, pharmacocinétique, capacité à passer la barrière hémato-encéphalique). - d’imager des modèles de pathologies neurologiques (ischémie, Sclérose En Plaques…etc).

Procédures

Les animaux auront au maximum 6 anesthésies et 6 poses de cathéter veineux permettant de faire des examens d'imagerie. Chaque examen sera espacé d'un minimum de 15 jours.

Impact sur les animaux

Les radiopharmaceutiques utilisés dans ce projet sont tous autorisés pour des administrations chez l'homme. De plus, l'imagerie TEP repose sur l'administration de doses dites traceuces de ces molécules. Ceci implique que les quantiés administrées sont suffisamment faibles pour ne pas entraîner d'effet pharacologique chez les sujets. Les seules nuisances prévues sont l'anesthésie des animaux durant les acquistions et l'injection du radiotraceur en intra veineux. Les animaux seront monitorés tout au long de l'anesthésie (SpO2 et rythme cardiaque) et leur température sera maintenue à l'aide d'un tapis chauffant.

Devenir

Pour la procédure utilisant des macaques, tous les animaux seront gardés en vie après examen et accord vétérinaires. La décision de réutiliser les animaux dépendra du vétérinaire de l’installation et en consultation avec la SBEA. Pour la procédure utilisant des lapins, les animaux seront proposés à l'adoption à la fin de l'étude, après examen et accord vétérinaires.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer une caméra microTEP/CT dédiée à l’animal moyen (< 6kg) et en particulier au primate. Le recours à un organisme vivant est donc essentiel. La caméra a été développée pour imager le cerveau et/ou le corps entier de singe. La géométrie de la détection (couronnes de détecteurs TEP) est adaptée aux dimensions du corps et au cerveau du singe ayant un poids maximum de 6 kg. C’est un modèle de micro TEP/CT intermédiaire entre un micro TEP/CT « rongeurs » et un scanner TEP/CT clinique. Le macaque cynomolgus sera choisi grâce à la taille et à la structure de son encéphale qui se rapproche de l’homme. L’aspect translationnel est un point important pour l’utilisation de traceurs TEP. Le lapin sera aussi utilisé compte tenu de sa taille, adaptée au scanner, et parce que c’est un modèle plus facile à gérer et moins onéreux.

Réduction

Dans ce contexte de validation instrumentale, il est préconisé d’avoir un nombre large de radiopharmaceutiques, au détriment du nombre d’acquisitions par molécules radioactives. Nous prévoyons donc un maximaum de 6 radiotraceurs différents administrés sur un même animal. Chaque animal subira un maximum d'une acquisition par quinzaine. Cette stratégie nous permet d'atteindre notre objectif en incluant un total de deux macaques cynomolgus et deux lapins dans ce projet, ce qui est un minimum pour tester un panel de radiotraceurs sur la période de disponibilité de la caméra.

Raffinement

L’imagerie TEP/CT sera effectuée de manière consécutive, au cours d’une même anesthésie. L’anesthésie gazeuse, avec intubation des animaux a été choisie. Elle permet une grande précision dans le suivi de la profondeur de l’anesthésie au cours de la procédure et le réveil est beaucoup plus rapide que losqu’une anesthésie injectable est choisie. Les animaux aurront une pré-anesthésie légère par injection intra musculaire dans le but de limiter le stress et la douleur lors de l'intubation. Ils seront suivis quotidiennement pendant la durée de la procédure afin de détecter tout signe clinique anormal (douleur, détresse ou stress). Chaque observation sera reportée sur une grille de score qui permet d'évaluer plus précisément l'état de santé de nos animaux. Les manipulations et le suivi des animaux seront réalisés exclusivement par du personnel formé et compétent.

Choix des espèces

La caméra a été développée pour imager le cerveau et/ou le corps entier de singe. La géométrie de la détection (couronnes de détecteurs TEP) est adaptée aux dimensions du corps et au cerveau du singe ayant un poids maximum de 6 kg. C’est un modèle de micro TEP/CT intermédiaire entre un micro TEP/CT « rongeurs » et un scanner TEP/CT clinique. Le macaque cynomolgus sera choisi grâce à la taille et à la structure de son encéphale qui se rapproche de l’homme. L’aspect translationnel est un point important pour l’utilisation de traceurs TEP. Le lapin sera aussi utilisé compte tenu de sa taille, adaptée au scanner, et parce que c’est un modèle plus facile à gérer et moins onéreux. Pour les macaques, de jeunes adultes, seront utilisés (36 à 48 mois environ). Pour les lapins, des animaux jeunes adultes (6 mois) seront utilisés. Dans les deux cas, ce stade de développement a été choisi car le poids des animaux est compatible avec la taille de la machine. De plus, certaines acquisitions concernent le cerveau et il est préférable de les réaliser sur un cerveau adulte pour pouvoir évaluer le système le mieux possible.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une septicémie leur est provoquée par injection intrapéritonéale de matière fécale, puis un candidat médicament est testé, avec cinq batteries de tests comportementaux mesurant force musculaire, équilibre, résistance à l'effort, exploration, dépression et mémoire. Le porteur indique une perte de poids et une chute de température attendues, une variation de deux degrés ou de 15 % du poids déclenchant la mise à mort. Il affirme qu'aucun essai sur culture cellulaire ne peut remplacer ce modèle pour évaluer l'efficacité des molécules.

Objectifs

L'objectif scientifique de l'étude est d'évaluer l'amélioration (ou l'absence d'amélioration) des capacités de récupération physiques, mentales et comportementales des souris suite à une septicémie grâce à un traitement pharmaceutique. La septicémie sera induite par injection intra-péritonéale de matière fécale. Nous pourrons également étudier, à différents temps, l'infiltration des cellules (quantification et identification des sous-populations leucocytaires) dans le péritoine après lavage de la cavité. Le sang et d'autres organes seront également prélevés en fonction des demandes du sponsor pour quantifier la synthèse de médiateurs cytokiniques ou lipidiques, telles que les lipoxines ou les résolvines. Le poids, le comportement et les capacités physiques des animaux seront évalués en fonction de la demande du sponsor tout au long de l’étude. Les résultats obtenus vont permettre d’étayer les mécanismes cellulaires et moléculaires fins controlant l’inflammation et sa résolution. L’étude de ces différents paramètres va également fournir des indications sur l’efficacité d’un composé pharmaceutique à mieux induire ou au contraire inhiber la résolution.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus vont permettre d’étayer les mécanismes cellulaires et moléculaires fins controlant l’inflammation et sa résolution. L’étude de ces différents paramètres va également fournir des indications sur l’efficacité d’un médicament à mieux induire ou au contraire inhiber la résolution en association avec les capacitées physiques, mentales et comportementales des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections intra-péritonéales et sous-cutanées sur animaux vigiles pour l'induction de la septicémie (1) et le traitement de celle-ci (1 injection intra-péritonéale à 24h, 48, 72h post-induction et 1 injection sous-cutanée à 24h, 48h, 72h post-induction). Les animaux pourront être soumis selon la demande du sponsor à une procédure de gavage journalière pour l'administration du composé si besoin lors de l'étude principale. L'évaluation physique, mentale et comportementale des animaux sera réalisée à l'aide de 5 procédures de tests comportementaux standardisées selon les recommandations de la plateforme partenaire. Ces tests permettront d'évaluer la récupération physique des souris grâce aux 3 tests comportementaux physiques mesurant respectivement la force musculaire des 4 pattes, l'équilibre des souris et la résistance à l'effort. Et la récupération mentale grâce aux tests cognitifs et comportementaux, mesurant respectivement, entre autre, la capacité d'exploration des souris, la dépression et la mémoire. L'ensemble de la procédure durera 14 semaines, 7 pour l'étude pilote et 7 pour l'étude principale.

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus sont une perte de poids et une baisse de la température corporelle. C'est pourquoi les souris seront surveillées toutes les 2 heures pendant 8h post induction, puis 2 fois par jour les jours suivants. La température corporelle ainsi que le poids des souris seront évalués quotidiennement. Une variation de 2 degrés de la température initiale et de 15% du poids de la souris entrainera la mise à mort des animaux concernés. Durant la septisémie induite par injection de matière fécale, les animaux seront traités 24h, 48h et 72h après injection par un antibiotique injecté en intrapéritonéal et une réhydratation par voie sous cutanée sera réalisée. De plus, on reportera l'aspect général de l'animal sous la forme d’un score prédictif de la douleur.

Devenir

A l'issue de l'ensemble du projet les animaux seront mis à mort dans le but d'étudier les composés de l'inflammation et de la résolution de l'inflammation présent dans la plasma des animaux.

Remplacement

Le remplacement de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible dans ce modèle. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de l'inflammation sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche subsitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.

Réduction

Au sein de cette étude, nous avons réduis le nombre d'animaux utilisés en utilisant un nombre très proche du nombre minimal de 15 nécessaire à une étude statistique.

Raffinement

Des soins et une observation accrue aux animaux suite à l'induction des maladies seront apportés, ceux ci comprennent une aide à l'alimentation et à la réhydratation. Ces pathologies étant basées sur l'inflammation, un traitement pharmacologique visant à réduire la souffrance de l'animal ne pourra être envisagé sans compromettre les résultats de l'étude. L'état de santé des animaux sera évalué quotidiennement selon des critères d'apparence physique et comportementaux selon le tableau détaillé dans le paragraphe 3.4. L'enrichissement pourra être augmenté si nécessaire par l'ajout surnuméraire d'enrichissment.

Choix des espèces

La souris est largement décrite pour être une espèce de choix dans ce modèle compte tenu des outils cellulaires et moléculaires existants. La majorité des expériences seront réalisées chez la souris C57BL/6 fonction des souhaits des sponsors. Ce modèle a déjà été utilisé dans des publications similaires étudiant la récupération physique et le comportement des animaux suite à une septicémie. Ce modèle répond parfaitement au besoin scientifique du projet qui est d'évaluer l'effet de la molécule du sponsor sur la récupération physique et comportementale des animaux suite à une septicémie. Les animaux utilisés seront adultes (7-12 semaines) car il est nécessaire que leur système de défense immunitaire soit mature. Selon demande du sponsor, nous utiliserons des animaux plus agés (10-14 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 200
Devenir
 -
 -
 -
 200

200 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur nerf sciatique est sectionné puis suturé, avant l'application locale ou l'injection de tacrolimus pour tester la régénération nerveuse, avec un suivi pouvant aller jusqu'à douze mois. Le porteur indique que la section du nerf peut entraîner l'automutilation de la patte et que le tacrolimus peut provoquer perte de poids, léthargie et diarrhée, les rats perdant 20 % de leur poids étant mis à mort. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne peut se substituer à ces travaux, les études ex vivo ne reproduisant pas les propriétés d'un "organe entier".

Objectifs

Ce projet permettra de caractériser et de valider in vivo l'intérêt du Tacrolimus (molécule immunosuppressive, avec de potentielles propriétés de régénération des nerfs) sur la régénération des nerfs périphériques après lésion. L'objectif est d'évaluer la réparation du nerf sciatique (après section transversale) chez le rat après suture et (a) application locale (au site de réparation du nerf) d'un gel de fibrine contenant du Tacrolimus ou (b) injection sous-cutanée d'une solution de Tacrolimus. Cette évaluation sera réalisée pendant une période maximale de 12 mois (période de suivi des animaux après chirurgie), et permettra de mettre en évidence l’intérêt d’une délivrance locale et prolongée du Tacrolimus sur la régénération des nerfs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider au niveau préclinique que la délivrance locale prolongée de Tacrolimus a un effet supérieur à son administration sous-cutanée répétée pour la régénération des nerfs périphériques. Ce projet fait partie de l’étape de recherche et validation de produits qui seront implantés dans le corps humain, qui permettra de réduire le risque pour le patient. Il nous est impossible de substituer ces travaux par d’autres méthodes n’utilisant pas d’animaux. Ce projet a donc pour but de mettre en évidence l’intérêt du développement d’un traitement local pour la régénération des nerfs, dans un modèle rongeur de section et réparation du nerf adapté aux cas cliniques.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure : Après anesthésie et analgésie de l'animal, le nerf sciatique sera sectionné puis réparé par suture épineurale. Ensuite, chaque animal recevra soit (a) une application locale (au site de réparation du nerf) d'un gel de fibrine contenant du Tacrolimus ou (b) une injection sous-cutanée journalière d'une solution de Tacrolimus pendant un mois (injection sous-cutanée ou délivrance du Tacrolimus à l’aide d’une pompe osmotique). La durée de la procédure chirurgicale sera d’environ 30 minutes par animal.

Impact sur les animaux

L’automutilation de la patte lésée est un effet indésirable potentiel résultant de la section du nerf sciatique chez le rat. Néanmoins, l’automutilation apparait à court terme (dans un délai de quelques jours après chirurgie) ainsi que potentiellement à 1 mois après chirurgie (en cas d’absence de sensation de la patte, due à une absence de régénération de l’influx nerveux). Par la suite, l’arrêt de l’automutilation permet la bonne cicatrisation de la patte et donc de garder les animaux jusqu’à la fin de l’étude. Aussi, compte tenu de la forte activité du Tacrolimus, les animaux pourraient manifester des signes de perte de poids, malaise, léthargie et/ou perte de poils, typiquement associés à l'administration systémique de Tacrolimus. De plus, les animaux seront surveillés pour tout signe de diarrhée et de déshydratation. Toutefois, le suivi quotidien des animaux ainsi que la complémentation de leur alimentation permettront de prendre toute disposition afin de palier à de tels événements et de garder les animaux jusqu’à la fin de l’étude.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par inhalation de CO2 car des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem. L'absence de battements cardiaques et réflexes sera confirmée puis une dislocation cervicale sera réalisée selon les directives de la SBEA, le vétérinaire référent et l’inspecteur de la DDPP.

Remplacement

Les études ex vivo ne permettent pas de mimer les propriétés biologiques et mécaniques des organes entiers. Par conséquent, ce projet a pour but de valider l’efficacité du Tacrolimus pour la régénération du nerf sciatique et permettra son développement optimal pour la clinique

Réduction

Le nombre d’animaux (200) a été rationnalisé au maximum en tenant compte des analyses statistiques qui seront effectuées. Aussi, le nombre d’animaux par groupe (10) a été défini en se basant sur les études faites en interne, pour lesquelles 10 animaux par groupe ont été/sont considérés. Ce nombre tient compte des mutilations engendrés par l’animal lui-même suite à la chirurgie (perte de sensation dans la patte ; effets secondaires documentés pour toute lignée de rats), ainsi que d’une éventuelle mortalité lors de la chirurgie

Raffinement

Les rongeurs disposeront à volonté d’eau et d’aliments. Tous les animaux seront hébergés en portoirs ventilés et enrichis avec des maisons, des bâtons, du papier, des boules et/ou des os en plastique. La totalité des gestes expérimentaux sera pratiquée par du personnel qualifié. Les animaux recevront un traitement antalgique avant toute procédure chirurgicale qui se fera sous anesthésie générale. À la suite de la procédure chirurgicale, un traitement antalgique systématique sera administré. Les animaux seront observés au minimum une fois par jour afin d’évaluer de potentiels signes de mal-être. Un vétérinaire est joignable tous les jours si besoin. En cas d’atteinte des points limites (variation relative du poids corporel supérieure ou égale à 20% par rapport au poids maximum mesuré ou dégradation de l’état général de l’animal), l’euthanasie de l’animal sera effectuée. Le nombre maximum d’animaux utilisé sera de 200.

Choix des espèces

L'utilisation d'un modèle mammifère est, selon nous, essentielle à cause des différences structurales existantes entre les organes des espèces mammifères et non-mammifères. Les rats sont des modèles animaux classiquement utilisés en expérimentation animale pour évaluer la réparation des nerfs périphériques. De plus, la composition de la matrice extracellulaire des humains et rongeurs est très similaire pour plusieurs organes. Le modèle singe a été automatiquement exclu pour des raisons éthiques. Les animaux qui seront utilisés auront entre 6 et 12 semaines au début de l'étude. Ils seront donc adultes et arrivés à maturité sexuelle. Les animaux seront bagués sur l'oreille dès leur arrivée dans l'animalerie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1020
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 660
▲ 360
Devenir
 -
 -
 -
 1020

1 020 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 360 en gravité sévère. Elles reçoivent des injections répétées d'une neurotoxine, le MPTP, pour reproduire une maladie de Parkinson, puis un dendrimère testé comme candidat-médicament. Le porteur signale une mortalité aiguë d'environ 10 % liée à la neurotoxine et un effet néfaste sur le système cardiovasculaire. La preuve d'efficacité recherchée reste au stade de l'espoir, présentée comme une "pré-maturation" du candidat.

Objectifs

La maladie de Parkinson est le deuxième trouble neurodégénératif le plus fréquent après la maladie d'Alzheimer. Les caractéristiques cliniques comprennent des tremblements, une rigidité musculaire, une lenteur des mouvements volontaires et une instabilité posturale. Ces symptômes sont attribués principalement à un déficit en dopamine dans le cerveau. Parmi les différents systèmes dopaminergiques du système nerveux central, la voie nigro-striée ascendante a été identifiée comme la plus gravement endommagée dans la maladie de Parkinson. Plusieurs traitements sont actuellement disponibles. Ils permettent une amélioration de la qualité de vie et une diminution des symptômes. Cependant, ces médicaments ne sont efficaces que sur une partie des patients et, fondamentalement, ne permettent pas la guérison de cette maladie. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles thérapies. A l’heure actuelle, ni la cause ni les mécanismes sous-jacents à la mort des neurones dopaminergiques nigro-striataux ne sont connus. Mais, il est maintenant communément admis que l’inflammation chronique contribue à la dégénérescence neuronale. Les cellules microgliales, macrophages résidents du système nerveux central, participent à l’instauration et au maintien de cette neuroinflammation chronique. Tout agent capable de moduler ces cellules et donc ce phénotype délétère sera un candidat-médicament de choix pour le traitement de cette maladie. Nous développons en ce moment dans le laboratoire, une molécule qui pourrait remplir cette fonction. En effet, nous avons précédemment montré que des molécules synthétiques de taille nanométrique, les dendrimères phosphorés, ont des propriétés anti-inflammatoires et immuno-modulatrices inédites. En particulier, nous avons apporté les preuves de concept in vivo du potentiel thérapeutique du dendrimère ABP dans des modèles murins de trois maladies inflammatoires chroniques : la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et le psoriasis. Nous avons depuis des résultats in vitro qui prouvent que ce dendrimère ABP pourrait aussi être efficace pour combattre la composante inflammatoire dans la maladie de Parkinson. L'objectif global de ce projet est donc d'évaluer le potentiel thérapeutique de ce composé dans un modèle murin de la maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Au terme de ce programme de pré-maturation nous espérons apporter la preuve d’efficacité dans le modèle murin de maladie de Parkinson (modèle d’intoxication au MPTP) et valider le dendrimère ABP en tant que candidat-médicament pour combattre la maladie de Parkinson. Ainsi, nous souhaitons valider notre concept de rééducation de la microgliose réactive par le dendrimère ABP qui sera alors un candidat-médicament validé pour le traitement de la maladie de Parkinson. Pour rappel, la microgliose réactive est commune à la plupart des maladies neurodégénératives. De fait, le dendrimère ABP sera un candidat-médicament pour d’autres maladies neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaque amyotrophique. En outre, le rôle de la microglie dans l’étiologie d’autres pathologies neurologiques telles que l’autisme et l’épilepsie étant de plus en plus décrit, l’utilisation du dendrimère ABP pourrait aussi y être envisagée.

Procédures

Interventions sur animaux : 1) Injection intrapéritonéale de la neurotoxine MPTP ou PBS sur 720 souris vigiles (durée 5 sec ; 4x toutes les 2 heures sur 1 jour) 2) Injection intraveineuse du dendrimère ABP sous anesthésie générale sur 510 souris (durée 2 min): Phase 1 (150 souris) : 50 souris recevront 1 dose du dendrimère ABP ou PBS ; 50 souris recevront 2 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 50 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. Phase 2 (360 souris) : Posologie préventive (180 souris) : 180 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours en traitement préventif puis, 60 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 5 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 10 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. Posologie curative (180 souris) : 60 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS ; 60 souris recevront 5 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 10 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. 3) Injection intracérébroventriculaire (Intervention chirugicale stéréotaxique) du dendrimère ABP sous anesthésie générale sur 510 souris (durée 20 min) : Phase 1 (150 souris) : 50 souris recevront 1 dose du dendrimère ABP ou PBS ; 50 souris recevront 2 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 50 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. Phase 2 (360 souris) : Posologie préventive (180 souris) : 180 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours en traitement préventif puis, 60 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 5 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 10 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. Posologie curative (180 souris) : 60 souris recevront 3 doses du dendrimère ABP ou PBS ; 60 souris recevront 5 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours ; 60 souris recevront 10 doses du dendrimère ABP ou PBS espacées de 3 jours. 4) Mise à mort par perfusion intracardiaque (durée 3 min) : Toutes les souris (1020) du projet subiront cette intervention chirurgicale sous anesthésie profonde.

Impact sur les animaux

Un des effets indésirables de l’intoxication au MPTP, est la forte mortalité aiguë (pour la souche C57BL/6 de l’ordre de 10%). Les effets du composé sur le système nerveux central ne sont pas mis en cause. Par contre, il semble qu’ils soient reliés à une diminution de la température corporelle et à un effet néfaste direct sur le système cardiovasculaire. Ces effets sont visibles 24h.

Devenir

Les souris de la prodédure 1 (Génération des souris MPTP modèles de la maladie de Parkinson) sont utilisés dans les procédures 2 et 3. Ensuite, toutes les souris des procédures 2, 3 (Et donc 1) sont utilisées dans la procédure 4. Cette dernière procédure consiste à la mise à mort des animaux afin de prélever leur cerveau pour des analyses de biologie cellulaire et moléculaire. Ces analyses permettront de détailler les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à l’effet thérapeutique du dendrimère ABP. Les animaux ne seront donc pas gardés en vie car nous allons collecter leur cerveau pour procéder les expériences suivantes : 1) Mesure de la fluorescence émise par ABP dans le cerveau pour établir la distribution de la nanoparticule dans le cerveau après injection i.v. ou i.c.v.. 2) Extraction et mise en culture de la microglie pour évaluer par cytométrie en flux leur profil pro- ou anti-inflammatoire dans le modèle MPTP suite aux injections i.v. ou i.c.v. d'ABP. 3) Immunohistochimie afin d'évaluer l'effet protecteur d'ABP sur la neurodégénérescence des cellules dopaninergiques de la substance noire. 4) Exprériences de RT-PCRq pour étudier les gènes impliqués dans le profil pro- ou anti-inflammatoire de la microglie.

Remplacement

Les animaux sont utilisés après des analyses réalisées in vitro afin de confirmer des résultats démontrés et des hypothèses formulées à partir des travaux réalisés sur cellules. A ce stade de l’expérimentation, l’utilisation de l’animal est inévitable. Actuellement aucun modèle in vitro ne permet de mimer le phénomène étudié dans son ensemble et dans sa complexité. Les études sont systématiquement optimisées (doses inhibiteurs, durée du régime) d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire. De plus, les traitements sont administrés de la façon la moins invasive possible (par priorité : alimentation ou boisson/injection i.p./ injection i.v./injection i.c.v.).

Réduction

L’utilisation de l’animal est réduite au maximum et les effectifs des cohortes sont limités par l’outil statistique. Dans cette optique, nous utiliserons des groupes de 10 souris par groupe expérimental et nous répéterons les expériences 3 fois afin de rendre nos résultats exploitables. Pour chaque expérience, le maximum d’échantillons autorisés réglementairement seront prélevés sur l’animal afin d’éviter d’avoir à reproduire l’expérience par manque de tissus. Chaque fois que cela sera possible, nous analyserons un maximum de paramètres cellulaires et moléculaires sur les mêmes individus afin de limiter le nombre d’expériences in vivo.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi tout au long de nos expériences et fera l’objet de procédures strictes. Les souris seront toujours hébergées en groupes dans des cages avec une surface réglementaire, avec un libre accès à l’eau et la nourriture. Un suivi des animaux a été mis en place en accord avec le comité de suivi du bien–être animal de notre établissement pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les animaux sont hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront à disposition des igloos, des bâtons à ronger et cotons pour la nidification. Les animaux sont suivis quotidiennement, permettant la détection précoce d’anomalies éventuelles. Un animal sera euthanasié s’il présente une prostration continue, une déshydratation ou une perte de poids supérieure à 20%. Des périodes d’acclimatations à l’hébergement comme à la manipulation permettront de limiter l’angoisse des animaux. La douleur liée à l’expérimentation sera limitée par l’utilisation systématique d’analgésiques. En outre, les responsables du projet ont été formés à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et garantissent de la formation et l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le travail de notre équipe s’inscrit dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments pour combattre les maladies inflammatoires chroniques. Ainsi, le but de cette étude est de démontrer que le dendrimère ABP est un candidat médicament pour la maladie de Parkinson. On appelle « développement d’un médiatement », le processus de fabrication d’un nouveau médicament. Il englobe les différentes étapes (toutes essentielles), de la conception à la demande d’autorisation de mise sur le marché. L’étude préclinique est la seconde étape fondamentale de ce processus. Elle fait appel à l’expérimentation animale. Cette étape permet de définir la valeur thérapeutique potentielle d’une nouvelle molécule et d’obtenir les premiers éléments sur le comportement d’un candidat médicament (toxicité, efficacité, etc…). C’est un prérequis obligatoire pour justifier l’investigation et la première administration chez l’Homme. En effet, ces expériences in vivo ont une valeur prédictive supérieure à celles réalisées in vitro. Nous en sommes à cette étape concernant le dendrimère ABP dans la MP.L’expérimentation animale est indispensable au processus de création de nouveaux médicaments. Elle est donc rationnelle dans notre projet de développement d’une nouvelle molécule thérapeutique et elle sera réalisée en suivant les bonnes pratiques et en garantissant un traitement éthique des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 194
Souffrances
▲ -
▲ 104
▲ -
▲ 90
Devenir
 -
 -
 -
 194

194 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 104 d'entre elles et sévère pour 90. Elles reçoivent des injections stéréotaxiques dans le cerveau sous anesthésie et des injections intraveineuses de vecteurs AAV, pour comparer des voies d'administration en thérapie génique des maladies neurodégénératives. Le porteur évoque une possible perte de poids et prévoit l'euthanasie des animaux dont l'état ne s'améliore pas. Il affirme que le recours aux souris est "essentiel", aucune culture cellulaire ne reproduisant selon lui la complexité du cerveau.

Objectifs

Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace la progression des maladies neurodégénératives, une préoccupation croissante en santé publique. Des nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour progresser dans la prise en charge des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouvent la thérapie génique. Les vecteurs adéno-associés (AAV) sont administrés dans le cerveau pour tester de nouvelles stratégies thérapeutiques dans des maladies neurodégénératives. La modulation du métabolisme du cholestérol est une cible thérapeutique intéressante. Le bénéfice thérapeutique de la modulation du métabolisme du cholestérol par surexpression d'une enzyme clé du metabolisme du cholesterol cérebrale appelée CYP46A1, a été prouvé dans plusieurs études récentes. En effet, cette approche a été démontrée comme efficace dans les modèles murins de la maladie d’Alzheimer, de Huntington et enfin les Ataxies. Ces preuves de concepts ont été établies par injections intracérébrales de vecteurs AAV (AAV codant pour la protéine agissant sur le metablolisme du cholesterol, comme la proteine CYP46A1). Cependant, dans l’optique d’une application clinique chez l’Homme, l’administration intracérébrale peut induire des risques additionnels dans un cerveau déjà en dégénérescence et atrophié par la maladie. L’objectif de ce projet est donc de valider l’efficacité thérapeutique de l’administration par voie intraveineuse de vecteurs AAV modifiés de façon à passer la barrière hématoencéphalique, étant ainsi capable d’amener une transduction plus homogène dans le cerveau. Ceci avec le but de prévenir une approche invasive d'injection intracérébrale remplacée par une injection intraveineuse.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de valider l’efficacité thérapeutique de l’administration intraveineuse de vecteurs AAV codant pour des protéines différentes : CYP46A1, et/ou aussi des gènes rapporteurs comme la GFP et/ou aussi la luciférase. Le but final est de trouver un traitement efficace et de le valider chez la souris, en utilisant un mode d’administration le moins invasif possible, afin de pouvoir l’appliquer chez l’Homme et plus précisément chez les patients atteints de maladies neurodégénératives

Procédures

deux procédures : 1. Injections stéréotaxiques sous anesthésie générale (durée 70min), animal endormi, avec une prise en charge analgésique afin d'eviter la douleur, par l'administration d'analgesique avant et après la chirurgie. 2. injections intraveineuses sous anesthésie générale (durée 5min), animal endormi.

Impact sur les animaux

Une perte de poids dû à l'injection de AAV pourrait être observé (5 à 7% du poids totale), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été évaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d'éviter toute toxicité chez la souris. Si ces effets seront observés, des actions seront menées par les expérimentateurs. L’animal sera euthanasié si les actions menées ne permettent pas d'améliorer son état.

Devenir

- Procédure 1 et procédure 2 : mise à mort, Les souris seront euthanasiées 3-8 semaines après les injections de la procedure 1 ou 2 ( le temps d'expression des AAVs etudiés) - pour les differentes etudes biocellulaires et biomoleculaires

Remplacement

Remplacement: Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. De plus, nous avons déjà utilisé des souris sauvages pour mettre au point des protocoles. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées.

Réduction

Réduction: Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (194) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteurs à injecter et les temps d'analyses.

Raffinement

Raffinement: Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. L’application de critères d’arrêts standards en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et anti-inflammatoire, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

L’objectif de ce projet est d’évaluer et de comparer des sérotypes d’AAV modifiées et donc améliorer l’expression des transgènes, étape importante pour maximiser l’effet d’un traitement dans une future thérapie génique après injection d’un AAV exprimant des gènes thérapeutiques dans la structure cible. Nous commencerons par valider nos vecteurs dans des souris saines avant son utilisation future chez la souris modèle. Les souris qui seront utilisées sont des souris adultes (4-8 semaines), dans lesquelles nous avons déjà optimisé les coordonnés d’injection dans le cerveau. Ce protocole a déjà été validé dans notre laboratoire. Les animaux sont identifiés par tatouage après une semaine d’acclimatations.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 380
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 380

380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections de dérivés de la kétamine puis passent une série de tests comportementaux, dont le test de la nage forcée, le labyrinthe en croix surélevé, l'open field et le splash test, pour évaluer un possible effet antidépresseur. Le porteur retient la souche Balb/C pour son "phénotype naturellement anxieux", ce qui lui évite d'infliger un stress supplémentaire. Il affirme que les réponses comportementales et la pharmacodynamie de ces molécules ne sont "pas modélisables" sans animaux.

Objectifs

Notre projet vise à édudier les effets antidépresseurs des dérivés de la kétamine (NPS) sur des souris Balb/C de phénotype anxieux. Ces effets seront étudiés d'un point de vue pharmacocinétique et comportemental.

Bénéfices attendus

Le potentiel thérapeutique des dérivés de la kétamine (appelé nouveaux produits de synthèse, NPS) n'a jamais été étudié. Cette étude pharmacologique et comportementale permettra d'identifier un potentiel candidat médicament ayant une activité pharmacologique "antidépresseur".

Procédures

Etude pharmacocinétique : 1 prélèvement sanguin/animal : 2 min (n=200); Comportement: 5 à 10 minutes (n=180) : 1-Test de la nage forcée : Les souris sont placées dans des bocaux de 10 cm de diamètre et de 30 cm de profondeur remplis d’eau tiède (25°C). Ce test de 6 minutes, mesure le temps de nage ainsi que le temps d’immobilité (n=45) 2- Test du labyrinthe en croix surélevé : Ce labyrinthe est composé de 2 bras ouverts et de 2 bras fermés reliés par une plateforme centrale, à 50 cm au-dessus du sol et éclairée par une lampe de faible puissance. Les souris peuvent explorer librement l’ensemble du labyrinthe pendant 5 minutes. Une caméra permet l’enregistrement des déplacements. Un phénotype anxieux se caractérise par une diminution du temps passé dans les bras ouverts par rapport au temps passé dans les bras fermés (n=45). 3- Test de l'openfield : L’animal est placé dans une enceinte étrangère en plexiglas à 2 dimensions (43x43 cm). Les souris peuvent explorer librement l’ensemble de l'enceinte pendant 10 minutes. Des cellules photoélectriques infrarouges permettent l’enregistrement automatique des déplacement de l'animal. Ce test est caractéristique d’un phénotype de type anxieux en évaluant le temps passé et le nombre d’entrées dans le centre de l’enceinte (n=45). 4- Splash test : Les souris sont aspergées avec un spray par environ 500 microlitres d’une solution de sucrose à 10%. La latence et fréquence de toilettage est alors mesurée pendant 5 minutes(n=45).

Impact sur les animaux

Les nuisances pour ces animaux sont très faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations I.P seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Pour le test de la nage forcée les animaux ne subiront pas ce test jusqu'à épuisement car limité à une durée de 6 minutes.

Devenir

Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure pour analyses tissulaires et biochimiques des prélèvements.

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui iduisent une réponse comportementale n'est à ce jour pas modélisable. De façon similaire, les analyses de pharmacodynamique des traitements après administration i.p. ne sont pas modélisables non plus.

Réduction

Le calcul de puissance est effectuée pour les expériences de pharmacologie a été réalisé avec le logicile biostatGV. Un écart type de 20 % (issue des données de la littérature et de notre propre expérience) et la possibilité de discriminer un effet de 30% a été envisagé. Une puissance de 0,9 et un alpha de 0,05 ont été choisis. Ceci indique 10 animaux par groupe. Une approche statistique sera envisagée par analyse de la variance (ANOVA) entre les différents groupes d'animaux suivis pas des tests post-hoc adéquat. Les seuils de significativité seront fixés à *p

Raffinement

Le choix de la souche de souris Balb/C constitue un raffinement du protocole dans la mesure où il n'est pas nécessaire d'induire un stress à ces animaux pour évaluer l'activité antidépressive des différents traitements. Par ailleurs, l'évaluation pharmacocinétique effectuée avant la partie comportementale permet de déterminer parvance la dose intéressante de NPS à laquelle l'effet de type anxiodépressif.

Choix des espèces

L'utilisation de de souris est nécessaire pour ce projet en particulier la souche Balb/C de par son phenotype naturellement anxieux. Les animaux entreront dans le protocole expérimental lorsqu'ils seront agés de 8 à 10 semaines.