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Rôle de l’exercice physique dans un modèle inflammatoire et un modèle de récidive post-opératoire chez le rat HLA-B27 avec et sans nouveau traitement
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Rats : 840
Une perte de poids de 10 à 15 % et un arrêt du transit sont attendus après l'ablation d'une partie de l'intestin, une résection iléo-cæcale. Au total, 1 320 rongeurs, 840 rats et 480 souris, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures que le porteur classe toutes au niveau de souffrance sévère. Ils subissent une colite induite chimiquement, au TNBS ou au DSS, ou cette chirurgie, et plusieurs protocoles d'exercice, pour tester l'effet de la course et de molécules candidates sur les maladies inflammatoires de l'intestin. Les rats opérés sont des transgéniques HLA-B27, choisis parce qu'ils développent une colite spontanée vers douze semaines, et le résumé décrit les procédures en une seule phrase : "Les animaux subiront une chirurgie d'une partie d'un organe."
Objectifs
Cette étude a pour objectif de comparer différents protocoles d’exercice dans des modèles expérimentaux d’inflammation intestinale avec et sans traitement : 1 - dans un modèle de colite chez le rat, 2 - dans un modèle de colite chez la souris et 3- dans un modèle de récidive post-opératoire après résection iléocaecale chez un rat transgénique . Il sera ainsi possible d’identifier les mécanismes protecteurs ou délétères associés à l’activité physique et d’optimiser les recommandations en matière d’exercice pour les patients atteints de Maladies Inflammatoires Chronique de l'Intestin. Les molécules candidats utilisées seront des pré et probiotiques mais également des molécules ciblant les voies de l'inflammation et de la fibrose. Ces molécules seront au préalable testées sur des cellules puis séléctionnées afin de limiter aux mieux le nombre d'animaux utiliser (Réduire). Il n'est cependant pas possible de mettre en place un modèle in-vitro concernant l'activité physique (Remplacer). Plusieurs études cliniques suggérent que l'activité physique comme la course à pieds modérée peut apporter des effets bénéfiques. Les procédures seront donc définies au mieux pour offrir le maximum de confiance dans les résultats générés dans le respect du bien-être des animaux en limitant la souffrance (Raffiner). Le nombre total d'animaux sur les 5 ans à venir est estimé à 1320 animaux.
Bénéfices attendus
Des études précliniques ont mis en évidence l'influence de l'intensité et du type d'activité physique sur le contrôle de l'inflammation intestinale. Elles montrent que l'exercice forcé à haute intensité aggrave l'inflammation et les lésions intestinales, tandis que l'exercice volontaire et modéré exerce des effets protecteurs. Cependant, il n'existe pas de données directes et spécifiques de l'effet de l'activité physique sur la récidive post-opératoire dans la maladie de Crohn. Nous voudrions montrer avec ce travail d'une part les bénéfices et les mécanismes associés de l'activité physique chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Et d'autre part, selectionner des molécules candidates permettant d'améliorer et d'approfondir la connaissance des mécanismes d'action dans la physiopathologie des maladies inflammatoires digestives.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie d'une partie d'un organe.
Impact sur les animaux
L'induction des colites ainsi que les gestes de la chirurgie sont totalement maitrisés.Tout rongeur montrant des signes de douleur ou de mal-être au cours des procédures (vocalisation, prostration, poil hérissé, perte de masse corporelle supérieure ou égale à 20 % ) par rapport à la masse initiale, sera euthanasié. Les animaux en phase expérimentale seront observés et pesés quotidiennement pour une attention particulière de ces points limites. Le nombre d’animaux estimé tient compte de la règle des 3R et respecte au mieux le bien-être animal en limitant la douleur. Une baisse de poids de 10 à 15% est attendue suite chirurgie et ainsi qu'un arrêt du transit mais tout doit revenir à la normale dans la semaine qui suit l'opération (récupération du poids initial et transit repris avec fécès dans la cage). Aucun effet indésirable attendu pendant ou après la distension colorectale ou l'endoscopie des rats. Concernant le poids des animaux avec colite, une baisse de poids d'environ 10 à 15% maximum est attendue aussi bien pour les rats TNBS que pour les souris avec DSS.
Devenir
Pour chacune des procédures les animaux seront tous euthanasiés
Remplacement
Il est nécessaire de travailler in vivo pour reproduire la physiopathologie complexe de la maladie de Crohn, et ainsi utiliser les mêmes techniques chirurgicales et d’imagerie que chez l’homme. Aucun modèle in vitro n’est possible dans ce contexte. De même, une activité physique ne peut être effectuée que sur un modèle in vivo.
Réduction
Dans le respect des règles des 3R, le nombre minimum d'animaux sera utilisé pour garantir une analyse statistique correcte prenant également en compte la variabilité de l'expression des gènes. Les paramètres mesurés seront analysés par des tests non-paramétriques pour petits échantillons. Le nombre d’animaux par groupe est de n = 10, qui est calculé sur la base de la puissance statistique des tests utilisés (intégrant la dispersion des valeurs individuelles, déterminées grâce à la littérature et suite à nos expériences pilotes).
Raffinement
Les conditions d'hébergement respecteront les exigences de l'animalerie de l'Institut Pasteur de Lille pour le respect de l'animal. Il y aura 2 à 3 rats par cage selon le poids des animaux, avec nourriture et eau à disposition et enrichissement du milieu. Les animaux ont un cycle de lumière jour/nuit de 12H (lumière allumée de 7H à 19H) et sont en portoir ventilé avec température (20-24°c) et taux d'humidité (30-70°c) contrôlés. Afin de limiter le stress des rats, leur milieu sera enrichi avec du matériel de nidification afin que les animaux puissent s'y cacher. Les procédures sont définies au mieux pour offrir le maximum de confiance dans les résultats générés dans le respect du bien-être des animaux en limitant leur souffrance. Tout animal montrant des signes de douleur ou de mal-être sera euthanasié par dislocation cervicale pour les souris et par boite CO2 pour les rats. Les souris et les rats avec colite induite sont observés et pesés quotidiennement pour une attention particulière aux points limites suivants: -une modification du comportement (prostration, poils hérissés, cris) -une perte de poids supérieure ou égale à 20%. Les rats opérés recevront un analgésique en pré-opératoire et toutes les 12H durant 72H. Ces derniers seront observés 3 fois par jour et pesés 3 fois par semaine pour une attention particulière aux points limites de l'annexe 3 : analyse des rats 5 jours après l'opération si - score de 0 : tout est normal, - score de 1 : perte de poids mineure et reprise du transit, - score de 2 : perte de poids importante, prostration et aucune reprise du transit, le rat continuera à être surveillé 3 fois par jour, l'antalgique continué au delà de 72H puis euthanasie si aucune amélioration, - score de 3 après 5 jours, l'animal sera euthanasié car perte de poids supérieure ou égale à 20% et suspicion de sténose souvent due à une complication chirurgicale.
Choix des espèces
La souris et le rat représentent les modèles les plus accessibles et les plus pertinents pour modéliser la physiologie digestive des vertébrés supérieurs à sang chaud; en particulier, le système immunitaire complexe et la diversité des microbiotes qui sont relativement proches. Les modèles de colite dans ces éspèces sont bien validés. Une cinquantaine de modèles de colite sont décrits chez les rongeurs, mais un seul d’entre eux concerne la récidive post-chirurgicale. Ce modèle a été décrit en 2011 chez la souris IL-10 KO, après résection iléo-caecale et anastomose iléo-colique. Le modèle de colite chez le rat transgénique HLA B27 est intéressant car: - colite spontanée autour de leur 12ème semaine de vie - animal plus gros que la souris ne nécessitant pas de microchirurgie Pour les procédures de colites TNBS et DSS, ce seront des animaux adultes agés de 8-10 semaines (pesant entre 24 et 26 g pour les souris et 250-275g pour les rats), offrant ainsi une physiologie digestive mâture. Pour la procédure de résection iléocaecale, nous utiliserons des rats âgés de 8 semaines car il est impératif de les faire commencer à courir avant l'installation de la colite à leur 10ème semaine de vie.
Pré-etude dans le cadre d’une mise au point d’un capteur embarqué pour mesurer le transit intestinal chez le porc – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles gastrointestinaux
3 porcs femelles de 60 à 70 kg sont mis à jeun douze heures, puis anesthésiés une heure pour qu'une capsule soit placée par endoscopie dans leur tube digestif, avant 72 heures seuls en loge. Nouveau jeûne, puis jusqu'à dix heures d'anesthésie continue : cathéter dans la veine de l'oreille, sonde urinaire posée à travers le pubis, seconde capsule, sonde de manométrie et scanners. Ces procédures, d'un niveau de souffrance modéré, préparent un capteur de transit digestif destiné à l'humain, présenté comme complémentaire d'une solution commerciale existante. Les trois porcs sont tués sous anesthésie à l'issue, sans reprise de conscience.
Objectifs
Ce projet constitue une étape dans le développement d’un dispositif autonome visant à mesurer en temps réel la vitesse du transit digestif chez le patient humain, en utilisant le porc comme modèle translationnel. Ce système est complémentaire d'une solution commerciale déjà existante, qui permet une visualisation digestive mais nécessite une interaction humaine pour définir des points de référence. L’objectif spécifique de l’étude proposée est DE DETERMINER SI LE SIGNAL ENREGISTRE PAR LA CAPSULE VARIE EN FONCTION DE SA POSITION DANS LE SYSTEME DIGESTIF (ESTOMAC, INTESTIN, COLON…). ELLE VISE EGALEMENT A DETERMINER SI CES VARIATIONS SONT LIEES AUX MOUVEMENTS NATURELS ET CYCLIQUE DU SYSTEME DIGESTIF..
Bénéfices attendus
DANS LE CADRE DE CETTE ETUDE PRELIMINAIRE, LES BENEFICES ATTENDUS EN TERMES DE CONNAISSANCES SONT DE MIEUX EVALUER LE FONCTIONNEMENT DU DISPOSITIF IN VIVO, NOTAMMENT EN DETERMINANT SI LE SIGNAL ENREGISTRE PAR LA CAPSULE VARIE EN FONCTION DE SA POSITION DANS LE SYSTEME DIGESTIF ET S’IL PEUT ETRE MIS EN RELATION AVEC LES SIGNAUX ELECTRIQUES LIES AU PERISTALTISME DIGESTIF A PLUS LONG TERME, CE DISPOSITIF, BASE SUR L’INGESTION DE CAPTEURS MINIATURES, POURRAIT PERMETTRE DE MESURER EN TEMPS REEL LE TRANSIT DIGESTIF CHEZ L’HUMAIN ET DE DETECTER DE MANIERE NON INVASIVE DES ANOMALIES DU TRANSIT SUSCEPTIBLES D’INDIQUER DES PATHOLOGIES DIGESTIVES. CE SYSTEME EST COMPLEMENTAIRE D’UNE SOLUTION COMMERCIALE DEJA EXISTANTE, QUI PERMET UNE VISUALISATION DIGESTIVE MAIS NECESSITE UNE INTERACTION HUMAINE POUR DEFINIR DES POINTS DE REFERENCE. UNE FOIS VALIDEE, CETTE TECHNOLOGIE POURRAIT EGALEMENT ETRE UTILISEE CHEZ LE PORC DANS UN CONTEXTE EXPERIMENTAL, NOTAMMENT POUR DES ETUDES DE NUTRITION, OU CLINIQUE. SON UTILISATION POURRAIT A TERME CONTRIBUER AU RAFFINEMENT DES METHODES DE MESURE DU TRANSIT DIGESTIF, EN PERMETTANT DE S’AFFRANCHIR DE L’UTILISATION D’ANIMAUX OPERES ET/OU DE MARQUEURS INDIGESTIBLES.
Procédures
Le projet prévoit l’utilisation de trois porcs femelles. Chaque animal sera soumis à une procédure unique, ORGANISEE EN DEUX ETAPES SUCCESSIVES ET S’ETALANT SUR UNE DUREE TOTALE D’ENVIRON 4 JOURS. LA PREMIERE ETAPE COMPREND UNE PERIODE DE JEUNE DE 12 HEURES (SOLIDES UNIQUEMENT), SUIVIE D’UNE ANESTHESIE GENERALE DE COURTE DUREE (ENVIRON 1 HEURE) AU COURS DE LAQUELLE UNE PREMIERE CAPSULE EST POSITIONNEE DANS LE TUBE DIGESTIF PAR VOIE ENDOSCOPIQUE. L’ANIMAL EST ENSUITE REVEILLE, REALIMENTE ET HEBERGE INDIVIDUELLEMENT PENDANT 72 HEURES. LA SECONDE ETAPE COMPREND UNE NOUVELLE PERIODE DE JEUNE DE 12 HEURES (SOLIDES UNIQUEMENT), SUIVIE D’UNE ANESTHESIE GENERALE CONTINUE D’UNE DUREE MAXIMALE DE 10 HEURES, SANS REVEIL. AU COURS DE CETTE ETAPE, UN CATHETER VEINEUX AURICULAIRE ET UN CATHETER VESICAL TRANSPUBIEN SONT MIS EN PLACE. UNE SECONDE CAPSULE EST POSITIONNEE DANS LE TUBE DIGESTIF PAR VOIE ENDOSCOPIQUE ET UNE SONDE DE MANOMETRIE EST INSEREE. DES EXAMENS D’IMAGERIE PAR SCANNER X SONT REALISES AU COURS DU SUIVI. L’ANIMAL EST MIS A MORT SOUS ANESTHESIE GENERALE PROFONDE A L’ISSUE DE LA PROCEDURE.
Impact sur les animaux
Le projet sera réalisé en veillant à ce qu’aucune angoisse, douleur ou souffrance inutile ne soit ressentie lors de toute intervention sur les animaux. L’ensemble du protocole se déroulera sous anesthésie générale, avec un monitoring complet garantissant l’absence de douleur et l’absence de retour à l’état de conscience. LA PREMIERE ETAPE ETANT REALISEE AVEC REVEIL DE L’ANIMAL, ELLE PEUT ENTRAINER UNE FATIGUE TRANSITOIRE ET UNE DESORIENTATION AU REVEIL. LE MAINTIEN EN LOGE INDIVIDUELLE PENDANT LES 72 HEURES SEPARANT LES DEUX ETAPES EST A L’ORIGINE D’UN STRESS MODERE. Jeûne préalable (solide uniquement) : ce jeûne peut induire une sensation de faim susceptible de générer un inconfort temporaire. Ce risque est toutefois atténué par l’absence de jeûne hydrique. CETTE NUISANCE CONCERNE LES DEUX PERIODES DE JEUNE PREOPERATOIRE. Induction et maintien de l’anesthésie générale : des effets indésirables POTENTIELS LIES A L'ANESTHESIE sont possibles (hypotension, hypothermie, bradycardie, dépression respiratoire). De plus, l’intubation trachéale comporte des risques d’irritation locale et de microtraumatismes des voies respiratoires. Position en décubitus ventral prolongé : malgré l’anesthésie et la surveillance, il existe un risque d’hypoventilation, d’hypoxie ou de compression des organes. Insertion des dispositifs (endoscope, sonde manométrique) : peut provoquer une irritation muqueuse ou une stimulation mécanique locale. Ces effets indésirables sont identifiables et surtout quantifiables avec les méthodes de monitoring proposées. Les solutions pour les combattre sont précisées dans le paragraphe "déroulé du projet".
Devenir
Le projet implique des procédures expérimentales, nécessitant une anesthésie générale continue de longue durée (jusqu'a 10 heures), sans interruption, ni reprise de conscience. Le sort prévu est donc l'euthanasie en fin de procédure, sans réveil
Remplacement
Le recours à l'animal est rendu nécessaire car il s'agit de suivre le déplacement d'une capsule à visée médicale dans le tube digestif. Le déplacement de la capsule est assurée par la mobilité du tube digestif. A ce stade des travaux, cette étude ne peut pas être reproduite in vitro ou in cilico
Réduction
Le nombre d’animaux est limité à trois porcs, défini comme strictement nécessaire pour valider la faisabilité technique du protocole (franchissement pylorique, maintien du transit, imagerie). Le protocole est conçu comme une étude exploratoire, préalable à d’éventuelles études fonctionnelles. Les données issues de cette phase permettront d’optimiser les paramètres techniques et d’éviter l’utilisation ultérieure d’animaux inutiles. Chaque animal fera l’objet d’un suivi complet multiparamétrique (capsule, manométrie, imagerie), maximisant les données récoltées par individu.
Raffinement
Dans une situation où l’un des deux points limites suivants serait atteint - échec du positionnement de la capsule en raison de l’impossibilité de la placer dans LE DUODENUM par voie naturelle, ou déséquilibre anesthésique incontrôlable entraînant des réponses incompatibles avec la stabilité physiologique nécessaire à la poursuite de la procédure-, l’essai serait immédiatement interrompu pour les animaux concernés. UNE PREMIERE ETAPE SOUS ANESTHESIE GENERALE DE COURTE DUREE SERA REALISEE AFIN DE POSITIONNER LA CAPSULE EN AVAL DU PYLOR, SUIVIE DU REVEIL COMPLET DE L’ANIMAL ET D’UNE REPRISE ALIMENTAIRE AVEC ACCES A L’EAU. CETTE ETAPE PERMET DE FAVORISER LA REPRISE DE LA MOTILITE DIGESTIVE AVANT LA SECONDE ETAPE ET DE LIMITER LES PERTURBATIONS DU TRANSIT INDUITES PAR LE JEUNE ET L’ANESTHESIE PROLONGEE.
Choix des espèces
Le porc est connu pour être une espèce modèle pour l'homme. Il reste un animal proche de l’Homme, avec de grandes similitudes anatomiques et physiologiques notamment pour le tube digestif. Nous utiliserons dans cette étude des porcs conventionnels d'un poids 60-70 kg afin que les organes présentent des tailles comprables à l'Homme et qui sont pertinentes pour les recherches humaines. Son régime omnivore fait aussi de lui un modèle idéal pour la recherche en nutrition.
Mise en place d’un modèle de colonisation digestive par des bactéries pathogènes d’intérêt du milieu hospitalier chez le macaque cynomolgus permettant l’étude de nouvelles stratégies de décolonisation
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
78 des 174 macaques à longue queue de ce projet doivent être gardés en vie puis réutilisés dans d'autres études, les 96 autres tués pour analyser leurs tissus infectés. Dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 144 d'entre eux sont colonisés par des bactéries hospitalières, parfois multirésistantes, et tous subissent jusqu'à sept anesthésies générales et neuf prises de sang par semaine, des lavages rectaux, des traitements et l'implantation d'une puce de télémétrie, certains des biopsies rectales et des gavages d'antibiotiques. Après l'inoculation, chaque macaque est logé seul, face à un congénère à deux mètres. Sur le remplacement, le porteur affirme que l'usage de primates "reste nécessaire", malgré "les efforts pour privilégier ces alternatives", qu'il ne décrit pas.
Objectifs
L’étude des sepsis, c’est-à-dire des réactions anormales et excessives de l’organisme face à une infection, constitue un enjeu majeur de santé publique. Les sepsis engendrent une mortalité élevée, estimée à environ 11 millions de décès par an dans le monde, due à l’absence de traitements réellement efficaces. Les formes les plus sévères de sepsis sont le plus souvent liées à des bactéries retrouvées dans les intestins. Ces bactéries finissent par circuler dans les hôpitaux et représentent aujourd’hui une menace importante pour les systèmes de santé. De plus, la résistance aux antibiotiques développée par ces bactéries constitue un problème de plus en plus préoccupant à l’échelle mondiale. Cette augmentation de la résistance aux antibiotiques rend le traitement des infections graves beaucoup plus difficile et accroît le risque de développer des sepsis sévères. Dans ce contexte, le développement de stratégies visant à prévenir l’infection en réduisant ou en éliminant, au niveau de l’intestin, les bactéries susceptibles de provoquer des infections chez les patients à risque apparaît comme une approche prometteuse contre à la fois le sepsis et la multirésistance aux antibiotiques. L’étude envisagée vise à mettre en place un modèle de colonisation digestive chez des primates non humains par des bactéries pertinentes du contexte hospitalier, multirésistantes ou non, afin d’évaluer, tester et optimiser des stratégies innovantes permettant d’éliminer ces bactéries.
Bénéfices attendus
Le projet permettra le développement de modèles de colonisation intestinale par différentes bactéries d’intérêt pour tester de nouvelles stratégies de décolonisation intestinale pouvant être utilisées chez des patients à risque avant le développement d’infections sévères.
Procédures
- Les interventions prévues dans ce projet seront réalisées sous anesthésie générale et seront regroupées pour limiter leur nombre (1 à 7 fois par semaine, 174 animaux, 30-45 minutes). Prélèvements : - Prélèvements sanguins (1 à 9 fois par semaine, 174 animaux, 5 minutes - Récoltes de fluides rectaux/trachéaux ou nasaux (1 à 5 fois par semaine, 174 animaux 2 minutes). - Biopsies rectales, (2 fois maximum, 30 animaux, 30 minutes). - Lavages rectaux (1 à 2 fois par semaine, 126 animaux, 20 minutes). - Lavages broncho-alvéolaires (jusqu’à 2 fois si un problème respiratoire est observé, jusqu’à 144 animaux, 10 minutes). Interventions - Inoculation bactérienne (1 fois 144 animaux, 5 minutes). - Traitements avec des molécules thérapeutiques (ou placebo) (jusqu’à 6 fois, 174 animaux, 5 minutes). - Traitements avec des antibiotiques par gavage (4 fois 144 animaux, 5 minutes) - Imageries in vivo (jusqu’à 2 fois si un problème respiratoire est observé, jusqu’à 144 animaux, 45 minutes).
Impact sur les animaux
Les méthodes expérimentales ont été définies de manière à éviter toute souffrance lors des interventions (limitation des volumes sanguins prélevés, expositions et traitements réalisés sous anesthésie générale). Anesthésies, prélèvements de sang Perte d’appétit avec perte de poids mineure, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection au site d’injection possible dans les jours qui suivent le prélèvement (rare, quelques jours). Traitements Réaction locale, démangeaisons et/ou douleur dans les heures/jours suivant le traitement. Perturbation de la flore intestinale, vomissement et/ou diarrhée transitoire. Colonisation L’étape de colonisation ne s’accompagne souvent d’aucun signe clinique particulier. Cependant, en cas de passage des bactéries dans le sang ou d’infections pulmonaires, des signes cliniques de l’infection bactérienne peuvent apparaitre : fièvre, perte d’appétit, difficultés respiratoires pendant quelques jours. Nuisances liées aux traitements antibiotiques L’altération de la flore intestinale peut causer des diarrhées et entérites (quelques jours) Implantation de puces de télémétrie Réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie (rare), démangeaisons, durée de 1 à 5 jours. Biopsies rectales : Des signes cliniques liés aux biopsies rectales : réaction inflammatoire au site de la biopsie, perte d’appétit, saignements, pendant quelques heures/jours Nuisances liées à l’hébergement individuel : Les animaux seront hébergés en groupe avant exposition et en hébergements individuels proches, permettant des interactions sociales pendant la phase d’expérimentation. Nuisances suite aux écouvillonnages : Saignement pouvant aller de quelques secondes à quelques minutes. Nuisances liées aux lavages broncho-alvéolaires : Irritation de la trachée liée à l’intubation. Toux, difficultés respiratoires légères juste après le geste. Nuisance liée à la mise à jeun (
Devenir
Pour l’étude de mise en place de modèle : les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans d’autres études compatibles après avis vétérinaire. Cependant, si les animaux montrent des signes d’infection, ils seront euthanasiés afin d’étudier l’infection dans les tissus. Dans l’étude d’évaluation de la sécurité des traitements, les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans d’autres études après avis favorable du vétérinaire. Dans les études d’efficacité des traitements, tous les animaux seront euthanasiés, dans le but de faire des analyses des tissus infectés.
Remplacement
Ce projet vise à mettre en place des modèles de colonisation intestinale par des bactéries souvent retrouvées chez des patients hospitalisés, afin d’établir de nouvelles stratégies thérapeutiques de décolonisation. À ce jour, les méthodes alternatives telles que les études menées sur des cellules en laboratoire (approches in vitro), sur des modèles informatiques (in silico), ou encore sur des tissus isolés (ex vivo) ne permettent pas de reproduire, la complexité des interactions entre le système immunitaire et les bactéries de l’intestin. C’est pourquoi, malgré les efforts pour privilégier ces alternatives, l’utilisation de modèles animaux reste nécessaire pour atteindre les objectifs du projet. Le primate non-humain, étant proche de l’humain au niveau anatomique, immunitaire et physiologique, permet de reproduire la complexité de ces interactions, nécessaires pour permettre une colonisation intestinale par des bactéries retrouvées chez les patients. Cela permet ainsi d’évaluer de façon fiable tout nouveau traitement avant son utilisation chez l’être humain.
Réduction
Dans ce projet, plusieurs mesures sont mises en place pour utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats fiables. Dans la phase de mise en place du modèle, les conditions optimales d’inoculation de la bactérie seront déterminées selon un procédé étape par étape, déjà publié dans la littérature scientifique. Cette méthode permet de réduire le nombre d’animaux, en évitant de multiplier les essais. Dans les études de tolérance et de distribution, seules les stratégies de décolonisation ayant déjà démontré une efficacité chez le petit animal (rongeurs) seront testées dans cette étude chez le primate non humain. Ensuite, pour affiner les paramètres importants comme la sécurité, la dose ou la manière d’administrer les traitements, seuls de petits groupes d’animaux seront utilisés. Cela permettra de sélectionner les meilleures conditions avant de passer à des études d’efficacité. Enfin, pour les études d’efficacité, le nombre d’animaux par groupe est limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats solides et interprétables. Ce nombre a été déterminé de façon à pouvoir détecter des différences statistiques entre les groupes.
Raffinement
Les prélèvements et interventions sur les animaux sont réduits au minimum nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Ils seront effectués sous anesthésie générale pour éviter le stress et d’éventuelles douleurs et seront regroupés au maximum lors d’une même anesthésie afin de réduire leur nombre. Les anesthésies pouvant entrainer une diminution de l’appétit, une diversification et complémentation de l’alimentation sera instaurée au besoin. Les animaux seront hébergés en groupes puis en hébergements individuels proches permettant des interactions sociales après inoculation bactérienne (conservation du contact sensoriel, et hébergements face à face séparés de 2 m). Le programme d’enrichissement sera étendu par ajout de dispositifs alimentaires, jouets, et par renforcement du contact positif. Cet hébergement individuel est nécessaire pour éviter les biais lors de l’évaluation de la température mesurée par puce électronique, éviter une contamination croisée, et permettre d’associer le prélèvement d’excréments à l’animal. Le vétérinaire de l’installation sera alerté en cas d’apparition de signes cliniques liés au traitement afin d’adapter le suivi et les soins aux animaux ainsi que leur alimentation (des points limites sont mis en place). Les prélèvements de sang et les biopsies pouvant entrainer l’apparition d’une réaction locale, un traitement symptomatique pourra être mis en place (désinfection, anti-douleurs localement). L’implantation de puces électroniques, permettant un suivi régulier de la température corporelle, peut induire une réaction au site d’incision. Un signalement au vétérinaire sera effectué, qui pourra appliquer un traitement symptomatique (désinfection, analgésie locale). Un traitement anti-douleur sera appliqué avant la chirurgie.
Choix des espèces
Dans ce projet, le macaque a été sélectionné pour sa proximité génétique, anatomique et physiologique avec l’être humain. Son appareil digestif ressemble beaucoup à celui de l’être humain au niveau anatomique, mais aussi au niveau de l’environnement intestinal incluant le microbiote. Le macaque reproduit la complexité des interactions entre le système immunitaire et les bactéries naturellement présentes dans l’intestin. Cela en fait un modèle particulièrement pertinent pour l’étude de la colonisation bactérienne par des bactéries retrouvées chez l’être humain et l’étude de la tolérance à de nouveaux traitements. Ces bactéries pouvant être retrouvées dans l’intestin de personnes de tout âge, nous envisageons de réaliser les procédures sur des animaux ayant un panel d’âge étendu. Cependant, les nouveau-nés n’ayant pas un système immunitaire complètement développé, nous nous focaliserons sur des animaux sevrés et ayant un système immunitaire mature et un microbiote intestinal stable.
Comparaison de l’efficacité d’antihistaminiques H2 sur la progression des maladies hépatiques chroniques et la prévention du cancer du foie.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Toutes mises à mort après un prélèvement sanguin terminal, pour récupérer leurs organes, 172 souris mâles et femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une injection unique dont le résumé ne précise pas la nature, elles suivent un régime spécifique pendant 24 à 40 semaines pour développer une maladie chronique du foie, et une partie reçoit chaque jour par voie orale, par gavage ou prise volontaire, un antihistaminique ou un traitement de référence pendant 12 à 20 semaines. Ces antihistaminiques sont déjà autorisés chez l'humain contre l'acidité gastrique, et leur profil, leur sécurité d'emploi et leurs effets indésirables sont, selon le porteur, "déjà bien documentés". Il conclut pourtant que l'utilisation des souris "demeure donc nécessaire".
Objectifs
Les maladies chroniques du foie touchent environ 1,5 milliards de personnes dans le monde. Elles évoluent dans la majorité des cas vers la fibrose du foie, qui peut progresser vers une cirrhose puis un cancer du foie. Malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge, les options thérapeutiques permettant de ralentir cette progression restent limitées. L'objectif de ce projet est d'évaluer le potentiel d'une stratégie thérapeutique reposant sur le repositionnement de médicaments déjà utilisés chez l'Homme pour d'autres indications. Les travaux permettront d'étudier leur capacité à limiter la progression des maladies chroniques du foie et à prévenir le développement du cancer dans un modèle expérimental pertinent. Ces molécules sont déjà autorisées en clinique pour le traitement des pathologies liées à l'hypersécrétion acide gastrique. Leur repositionnement thérapeutique est particulièrement intéressant, car leur profil pharmacologique, leur sécurité d'emploi et leurs effets indésirables sont déjà bien documentés. Le projet vise également à améliorer les connaissances sur les mécanismes impliqués dans l'évolution des maladies hépatiques chroniques chez la Femme. Le CHC présente un dimorphisme sexuel marqué : son incidence est plus élevée chez les hommes que chez les femmes, et des différences liées au sexe influencent également la progression de la fibrose, la carcinogenèse et la réponse aux traitements. Afin de prendre en compte ces différences biologiques et d'améliorer la transposabilité des résultats à l'ensemble de la population de patients, cette étude sera réalisée chez des animaux mâles et femelles. Une étude pilote permettra d'abord de caractériser la cinétique de progression de la maladie chez les femelles afin d'adapter le calendrier expérimental à leur évolution plus lente.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies de traitements des maladies hépatiques chroniques et de prévention du cancer du foie. Si l'efficacité des molécules étudiées est confirmée, leur repositionnement thérapeutique pourrait accélérer leur évaluation clinique dans cette indication, grâce aux données déjà disponibles concernant leur sécurité d'emploi, réduisant ainsi les délais de mise à disposition par rapport au développement d'une nouvelle molécule. Les connaissances acquises sur les différences biologiques liées au sexe pourraient également contribuer au développement de stratégies thérapeutiques mieux adaptées aux femmes et aux hommes, favorisant à terme une prise en charge plus personnalisée des maladies hépatiques chroniques.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure expérimentale visant à reproduire une maladie chronique du foie observée chez l'Homme. Cette procédure comprend une injection unique réalisée en début d'étude, réalisé en moins d’une minute, ainsi que la mise en place d'un régime alimentaire spécifique pendant 24 à 40 semaines, selon le sexe. Une partie des animaux recevra un traitement expérimental ou un traitement de référence administré par voie orale, une fois par jour, pendant une durée de 12 à 20 semaines selon le sexe. Les administrations seront réalisées sur des animaux vigiles et dureront moins d'une minute. Les animaux seront surveillés après chaque administration afin de détecter précocement toute complication liée au gavage ou à l'administration volontaire, selon la modalité retenue. À la fin de l'étude, un prélèvement sanguin terminal sera réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront ensuite mis à mort et les organes d'intérêt seront prélevés afin d'évaluer l'évolution de la maladie et les effets des traitements étudiés.
Impact sur les animaux
Les principaux effets attendus sont liés au développement progressif de la maladie hépatique induite expérimentalement. Cette maladie est généralement asymptomatique tout au long de son évolution. Une légère perte de poids transitoire peut être observée au début du régime alimentaire spécifique, avant une compensation progressive. Dans de rares cas, au cours de la progression de la maladie, certains animaux pourront présenter une altération modérée de leur état général, se traduisant notamment par une diminution de l'activité, un pelage moins soigné, une modification de la posture ou une diminution de la prise alimentaire. Les manipulations répétées nécessaires à l'administration quotidienne des traitements peuvent entraîner un stress léger et transitoire. Ils seront surveillés après chaque administration afin de détecter rapidement toute complication éventuelle liée à la procédure. Les traitements évalués pourraient avoir un effet bénéfique en ralentissant la progression de la fibrose hépatique et en limitant le développement des lésions tumorales. Toutefois, ces effets constituent précisément l'objet de cette étude.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les organes et tissues nécessaires aux analyses ultérieures.
Remplacement
Avant la mise en place de cette étude, des travaux ont été réalisés sur des modèles expérimentaux cellulaire. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire l'ensemble des mécanismes impliqués dans les maladies chroniques du foie, notamment leur progression et le développement du cancer. L'utilisation d'animaux demeure donc nécessaire pour atteindre les objectifs du projet et évaluer le potentiel de notre stratégie thérapeutique à l’échelle de l’organisme.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été déterminé à l'aide d'une analyse statistique réalisée à partir de données préliminaires et de résultats déjà obtenus dans ce modèle expérimental. Cette approche permet d'utiliser le nombre minimal d'animaux nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement fiables et répondre aux objectifs du projet.
Raffinement
Afin de limiter au maximum les nuisances subies par les animaux, les procédures expérimentales ont été optimisées et les animaux bénéficieront d'un environnement enrichi comprenant du matériel pour nidifier, pour ronger et des abris pour se cacher. Une période d'acclimatation et d’habituation à la méthode de traitement sera respectée avant le début des expérimentations. Lorsque cela sera compatible avec les objectifs scientifiques de l'étude, une administration volontaire sera privilégiée afin de limiter le stress lié aux manipulations. Les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière de leur état général et de leur poids. Des points limites prédéfinis seront appliqués afin de mettre fin à la procédure si un animal présente des signes de souffrance ou d'altération importante de son état de santé. Les procédures terminales seront réalisées sous anesthésie générale.
Choix des espèces
La souris est un modèle de référence pour étudier les maladies chroniques du foie. Les mécanismes responsables de l'accumulation de graisse dans le foie, de l'inflammation, de la fibrose et du développement du cancer du foie sont largement similaires entre les deux espèces. Les modèles murins ont ainsi permis de mieux comprendre ces maladies et de développer de nouveaux traitements, dont certains sont aujourd'hui utilisés chez les patients. Les animaux seront inclus dans l'étude à partir de l'âge de 8 semaines, correspondant à un jeune âge adulte chez la souris, afin de reproduire les premières étapes de développement de la maladie hépatique.
ROLE DU MICROBIOTE INTESTINAL SUR LA SENSIBILISATION CENTRALE A LA DOULEUR DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
Nourries par voie orale du microbiote intestinal de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, et pour une partie injectées dans la patte d'un produit inflammatoire, 380 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour analyser leur cerveau et leur intestin. Chaque semaine, elles passent des tests de sensibilité au toucher par filaments de nylon et à la température, et des tests d'anxiété et de dépression que le résumé ne nomme pas, alors que l'hypersensibilité de la patte peut durer 20 à 25 jours. Le but est d'identifier des composés du microbiote contre la douleur chronique, avant d'éventuels essais chez les patients. Le porteur exclut tout antalgique, "aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué", et affirme dans le même résumé vouloir "assurer le bien-être des animaux".
Objectifs
Chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, 20 à 30 % continuent d’avoir des douleurs même si leur maladie est bien traitée. Leur corps réagit plus facilement à la douleur que celui de personnes non malades, et elles ont aussi souvent plus d’anxiété et de dépression. La flore intestinale, c'est-à-dire les bactéries présentes dans nos intestins, joue un rôle dans la maladie, et on sait qu'un lien important existe entre l’intestin et le cerveau. Nous pensons donc que les modifications de la flore intestinale des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde favorisent la douleur chronique et la dépression, notamment chez les patients qui ont des symptômes qui persistent après traitement. Pour mieux comprendre comment tout cela fonctionne, nous allons étudier l’impact de leur flore intestinale en la transférant à des souris. Ensuite, nous observerons ces souris avec différents tests permettant d’évaluer leur sensibilité au toucher ou au froid, mais aussi des tests qui permettent d’évaluer l’anxiété ou la dépression. Nous testerons l’effet des microbiotes dans deux situations : chez des souris saines pour évaluer les effets déclencheurs des microbiotes, et en conditions inflammatoires, chez des souris avec une inflammation à la patte pour évaluer cette fois les effets aggravateurs des microbiotes. Une fois le rôle du microbiote prouvé, nous identifierons quels éléments issus du microbiote intestinal sont responsables pour pouvoir les cibler et tenter de bloquer les mécanismes qui déclenchent ou aggravent la maladie. L’objectif final est d’identifier des composés du microbiote pouvant réduire la douleur ou les troubles anxio-dépressifs, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients.
Bénéfices attendus
La douleur chronique et de la dépression restent difficiles à traiter chez certains patients, ce qui impacte fortement leur qualité de vie. Il est donc essentiel de comprendre l'origine de la douleur et de la dépression pour permettre de mieux les soigner. Une fois le rôle de la flore intestinale prouvé, nous analyserons et comparerons les différents microbiotes pour identifier quelles sont les bactéries ou quelles sont les molécules produites qui pourraient expliquer la douleur et la dépression. Ceci nous permettra ainsi de tester leur rôle protecteur chez les souris avant de les tester en clinique chez les patients. Ce projet permettra donc une véritable recherche translationnelle, du laboratoire au patient, avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de douleurs chroniques ou de dépression.
Procédures
Nous réalisons des greffes de microbiote intestinal en donnant aux souris par voie orale des préparations de microbiote de patients une fois par semaine pendant 4 semaines. Suite à la greffe de microbiote, les souris seront suivies chaque semaine grâce à des tests comportementaux pour mesurer les seuils de sensibilité (réaction au toucher par filaments de Nylon ou réaction à la température) et caractériser les comportements anxieux ou dépressifs. Chaque test dure entre 5 et 20 min. Ces expériences sont menées chez des souris saines et dans un modèle d’inflammation locale de la patte, induite par l’injection de molécules inflammatoires dans la patte des souris, qui sera réalisée sous anesthésie légère par inhalation. Enfin, lorsque des molécules produites par le microbiote auront été identifiées, nous les ajouterons dans l’eau de boisson des souris pour tester leur effet bénéfique dans les modèles les plus pertinents.
Impact sur les animaux
La sensibilité tactile et thermale et les comportements anxio-dépressifs étant les paramètres étudiés dans nos procédures, aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué car ils fausseraient nos résultats. Les principaux désagréments pour les animaux seront liés au modèle inflammatoire utilisé pour induire l’inflammation locale de la patte. L’injection d’un produit inflammatoire dans la patte provoque un gonflement et une rougeur de courte durée, visible surtout les premiers jours. La sensibilité de la patte au toucher peut durer plus longtemps (20 à 25 jours), ce qui permet d’étudier la douleur inflammatoire résiduelle. Les animaux sont surveillés et des mesures sont prises pour limiter leur inconfort. Les animaux subiront également des piqures d’aiguilles, un stress léger passager lié aux manipulations. Toutes les injections seront pratiquées sous anesthésie légère par inhalation, d’une durée d’environ 5 minutes, afin de réduire au maximum la douleur et l’inconfort.
Devenir
La douleur étant étudiée, et donc induite, chez certains animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement l’euthanasie afin de ne pas générer de douleur inutile. De plus, L’euthanasie permet également de réaliser les analyses post-mortem nécessaires, notamment sur le cerveau et l’intestin, afin de compléter les données comportementales et d’approfondir la compréhension des mécanismes reliant microbiote, douleur et comportements anxio-dépressifs.
Remplacement
Ce projet vise à comprendre comment le microbiote intestinal influence la douleur et les comportements associés dans la polyarthrite rhumatoïde. A ce jour, il n'existe pas de modèle de substitution permettant d'étudier les interactions complexes entre microbiote, système immunitaire, système nerveux et comportement. Par ailleurs, la perception de la douleur, ainsi que les réponses anxieuses ou dépressives, sont des phénomènes appréhendés par l’organisme conscient. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.
Réduction
Tout sera mis en œuvre pour réduire la variabilité interindividuelle dans nos groupes et assurer qu’un nombre minimal de souris sera utilisé pour démontrer un effet (animaux du même âge, mâles et femelles, période d’habituation à l’environnement et à l’expérimentateur). Un grand soin est apporté aux animaux afin de limiter au maximum le stress qui pourrait entraîner des biais importants dans les tests comportementaux. Le nombre de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations antérieures, ce qui nous a permis de déterminer qu’un nombre de 20 souris par groupe (10 males et 10 femelles) est nécessaire pour observer une différence statistique et biologiquement pertinente. Ainsi nous utiliserons le minimum d’animaux requis pour observer des différences statistiques entre les groupes, afin que les tests effectués soient pertinents mais sans sur-utilisation d’animaux.
Raffinement
Notre objectif étant d’étudier l’hypersensibilité à la douleur, nous n’interviendrons pas tant que les niveaux de douleur observés restent dans les seuils attendus pour les modèles utilisés. En revanche, toutes les procédures sont conçues dans le respect de l’animal et avec pour objectif constant de réduire au maximum le stress et l’anxiété, afin de limiter l’inconfort à ce qui est strictement nécessaire au protocole et d’assurer le bien-être des animaux. Cela passe par une étape d’habituation progressives des animaux (1 semaine à l’arrivée pour les locaux, puis 1 semaine pour les pièces d’expérimentation) et une manipulation douce par du personnel formé, avec là aussi une période d’habituation quotidienne des animaux aux expérimentateurs. L’enrichissement fourni comprend les matériaux réglementaires de nidification, auxquels est ajouté un igloo rouge, contribuant à améliorer leur confort et leur sentiment de sécurité. Tout au long du projet, l’objectif reste de limiter l’angoisse et la souffrance. Les animaux feront donc l’objet d’un suivi clinique régulier, plusieurs fois par semaine (et chaque jour en période inflammatoire), pour identifier rapidement toute douleur excessive, perte de poids, difficulté locomotrice ou comportement anormal. Une grille d’évaluation clinique, accompagnée des actions à mettre en œuvre, permettra une prise en charge immédiate et adaptée, afin d’éviter toute douleur inutile. De plus, la durée des expériences est volontairement limitée.
Choix des espèces
Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de greffe de microbiote chez l’animal. Elle permet d’évaluer les effets d’un microbiote donné sur le comportement, la douleur, l’inflammation et les interactions neuro-immunes de manière intégrée, ce qui n’est pas possible chez des espèces plus simples. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 8 et 21 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement.
Modèles précliniques pour l’étude des maladies hépatiques liées à l’alcool
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
Soumises à des régimes enrichis en éthanol et à des administrations orales d'éthanol jusqu'à douze semaines, avec un effet sédatif et une "potentielle perte de conscience transitoire", 3 225 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines reçoivent aussi un régime gras qui les rend obèses et limite leurs mouvements, pour tester des traitements des maladies du foie liées à l'alcool au fil de 45 projets. La description des procédures annonce 15 jours de cage individuelle pour le régime liquide, celle des effets néfastes en compte 25. Toutes sont tuées à la fin pour prélever leur foie et d'autres organes.
Objectifs
Les maladies hépatiques liées à l’alcool constituent un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Elles représentent l’une des principales causes de cirrhose, d’insuffisance hépatique et de cancer du foie, entraînant une morbidité et une mortalité importantes. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la consommation nocive d’alcool est responsable de plusieurs millions de décès chaque année dans le monde et contribue de manière significative à la charge globale des maladies chroniques. En outre, l’augmentation de la prévalence de l’obésité, du diabète de type 2 et du syndrome métabolique a conduit à l’émergence d’un nouveau profil de maladie hépatique. Cette maladie associe une consommation d’alcool excessive associée à une disfonction du foie lié à des problèmes métaboliques, souvent observée chez les patients souffrant d’obésité. Dans ce contexte, le développement de nouvelles approches thérapeutiques visant à prévenir ou limiter les lésions hépatiques induites par l’alcool constitue un enjeu médical majeur. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de nouvelles thérapies dans deux modèles murins de consommation excessive d’alcool afin de proposer de nouvelles thérapies pour les patients (nous réaliserons 45 projets sur 5 ans) .
Bénéfices attendus
L'intérêt de ce projet est la maîtrise des deux modèles de maladies hépatiques liées à l’alcool. Ils permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement de ces maladies métaboliques associée à la consommation excessive d’alcool et ainsi de tester et valider de nouvelles thérapies qui pourront être utilisés pour traiter les maladies hépatiques chez l'homme. Cette étude aura ainsi des bénéfices pour l'homme à long terme en extrapolant les résultats.
Procédures
Pour induire des complications hépatiques liées à l’alcool, des régimes enrichis en éthanol et une administration orale d’éthanol seront appliquées aux animaux pendant toute la durée du projet (jusqu’à 12 semaines). Les composés à tester/de référence seront administrés une à deux fois par jour par toutes voies possibles (1 minute sur animal vigile et 5 minutes sur animal anesthésié). Jusqu’à 6 prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits testés. Un prélèvement de sang dure environ 2 minutes par animal. Dans le cas de prélèvements de sang visant à quantifier des paramètres métaboliques, les animaux seront mis à jeun 6h maximum avant le prélèvement (retrait de l’aliment mais libre accès à l’eau). Dans le cadre du modèle sous régime liquide, nous hébergerons les animaux en cage individuelle avec un sur-enrichissement pendant 15 jours.
Impact sur les animaux
- L’administration d’éthanol par voie orale induit des effets similaires à une alcoolisation chez l’homme, avec un effet sédatif et une potentielle perte de conscience transitoire. - Obésité induite par l’ingestion d’un régime gras : Le maintien de l’animal sous régime gras favorise sa prise de poids et limite ses capacités de mouvements. - Les prélèvements de sang réalisés et les traitements : aucun effet douloureux n’est attendu après ces mesures cependant, il peut arriver qu’un animal soit stressé par certains gestes techniques (contentions pour administration ou prélèvement). - L’utilisation du régime liquide nécessite un hébergement individuel pendant 25 jours ( jusqu'à 10 jours d'acclimatation, 5 jours d’habituation au régime liquide et 10 jours avec l’ajout de l’éthanol au régime). Cela peut induire un stress. - La mise à jeun de 6h peut induire un stress léger.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélever les organes cibles (le foie notamment).
Remplacement
Les complications hépatiques liées à l’alcool et l’obésité sont des dérèglements multi organes, qui se passent de façon séquentielle dans un ordre bien précis lors du développement de la maladie. Pour trouver un traitement efficace ciblant les comorbidités, l'utilisation d'un modèle animal est nécessaire pour mimer à la fois l'atteinte multi-organe et l'évolution de la pathologie au cours du temps.
Réduction
Toutes les procédures nécessaires à la caractérisation de la pathologie, de ses comorbidités ou sa résolution, le cas échéant, seront réalisées sur le même animal afin de réduire le nombre d'animaux inclus dans l'étude. Quand plusieurs groupes de traitement sont étudiés, des tests statistiques sont réalisés.
Raffinement
L’état physique des souris est observé quotidiennement, des changements significatifs dans le comportement des animaux peuvent être annonciateurs de douleur : une démarche altérée ou une posture recroquevillée ou une déshydratation/perte d’appétit ou les yeux mi-clos ou une absence de selles ou une absence de comportement de toilettage, entraineront un examen clinique poussé. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre les points limites, ce dernier serait mis à mort. En cas de déshydratation, une injection sous cutanée de solution de réhydratation est réalisée. En cas d’hypothermie, l’animal sera placé en armoire chauffante. Pour limiter le stress lié à l’hébergement individuel dans le premier modèle, les cages étant transparentes et les unes à côté des autres, les animaux peuvent voir leur congénère à proximité. De plus nous ajouterons du sur-enrichissement (tunnel suspendu, igloo, cocoon...). Une habituation au régime liquide sera réalisée pendant 5 jours. Une habituation progressive à la contention sera prévue avant le début des traitements et/ou les prélèvements de sang (2 à 5 sessions). Enfin, en cas d'apparition de plaies en cours d’étude, des soins seront réalisés. L'utilisation des antibiotiques sera validé avec le vétérinaire désigné. Les prélèvements terminaux seront réalisés sous couverture anesthésique et analgésique adaptée.
Choix des espèces
Les deux modèles de souris utilisés dans le présent projet sont connus pour l'étude des complications hépatiques liées à l’alcool car suffisamment caractérisés et publiés. En conséquence la connaissance acquise sur ces deux modèles permet de limiter le nombre d'animaux utilisé. Les souris sont utilisées à partir de 10 semaines d’âge en référence à des publications qui recommandent de ne pas utiliser des souris plus jeunes car plus sensibles à l’éthanol.
Etudes précliniques non-réglementaires d’une immunothérapie à IgA pour le traitement de maladies inflammatoires MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Un fragment de queue prélevé sous anesthésie et la pose d'une boucle, puis, pour 181 d'entre elles, trois cures de DSS de cinq jours dans l'eau de boisson qui enflamment l'intestin, espacées de dix jours, et pour 110 six semaines de gavage : c'est le parcours le plus long prévu pour les souris de ce projet. 891 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour tester une version orale d'un anticorps anti-TNF contre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Le DSS peut provoquer une douleur modérée et des diarrhées pendant le traitement et quelques jours après. Chaque cohorte est tuée à date fixe, et l'équipe mesure alors la longueur du côlon et la taille de la rate.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), regroupant principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, touchent plus de 10millions de personnes dans le monde, 3 millions de personnes en Europe et environ 300000 personnes en France. Les MICIs sont un groupe de troubles inflammatoires affectant le tube digestif. Les 2 principales MICIs sont : - la maladie de Crohn qui affectant toutes les partie du tractus gastro-intestinal, de la bouche à l'anus, le plus souvent la partie terminale de l'intestin grêle et le côlon. - la rectocolite hémorragique (RCH) qui se limite principalement au côlon et au rectum. Les symptômes communs aux MICIs incluent des douleurs abdominales, diarrhées (souvent sanglantes), fatigue, pertes de poids, et parfois des complications extragastro-intestinales, comme des atteintes articulaires, de la peau, des yeux… Les causes exactes des MICIs sont mal comprises, on pense qu'elles résultent d'une interaction complexe entre des facteurs génétiques, environnementaux et immunologiques. Le traitement vise généralement à contrôler l'inflammation, à soulager les symptômes. Les MICIs n’ont pas encore de traitement curatif, mais il existe des biothérapies et la chirurgie. Parmi les biothérapies, il y a les anti-TNF comme l’Adalimumab qui bloque une protéine responsable de l’inflammation, le facteur de nécrose tumorale (TNF). En inhibant cette protéine, l'Adalimumab réduit l'inflammation et les douleurs. Il est administré par injection sous-cutanée. L’adalimumab est un anticorps monoclonal humain de type IgG. Nous avons créé un anticorps de type sIgA avec les mêmes régions variables, c’est-à-dire celles permettant de reconnaitre les mêmes épitopes (cibles) que l’Adalimumab. La sIgA (immunoglobuline A sécrétoire) joue un rôle clé dans l'immunité des muqueuses. Elle est présente dans les sécrétions comme la salive, les larmes, le mucus respiratoire, le lait maternel et les sécrétions intestinales. Le but du projet est d’obtenir un nouvel anticorps de type sIgA ciblant le TNFα et ayant un effet supérieur ou au minimum équivalent à l’Adalimumab. Cet anticorps pourra être administré par voie oral ce qui facilite la vie quotidienne des patients, diminue la toxicité du produit et donc les effets secondaires. Cette molécule pourra aussi servir de traitement pour certaines maladies inflammatoires ou lors d’arthrite rhumatoïde.
Bénéfices attendus
Cet anticorps pourra être administré par voie orale ce qui facilite la vie quotidienne des patients, diminue la toxicité du produit et donc les effets secondaires. Cette molécule pourra aussi servir de traitement pour certaines maladies inflammatoires ou lors d’arthrite rhumatoïde.
Procédures
Tous les animaux vont avoir un prélèment de tissus au niveau de la queue sous anesthésie gazeuse ce qui va entrainer un léger stress de quelques minutes. Elles seront bouclées lors de cette anesthésie.15 souris vont avoir une injection par voie intra-veineuse et 2 prélèvements sanguin sous mandibulaire sous anesthésie gazeuse le même jour. 25 souris vont avoir une injection sous-cutanée, 30 auront une administration par voie orale (gavage). Ces 75 souris auront ensuite une injection par voie intra-veineuse et un prélèvement sanguin sous mandibulaire sous anesthésie gazeuse le même jour. 195 souris vont ingérer du DSS pendant 5 jours. Parmi ces animaux, 14 auront une seule injection en sous-cutanée, 25 auront de 2 à 6 injections en sous-cutanée. Ensuite 103 souris auront un gavage pendant 7 jours. Les autres n’auront pas de traitement. Pour finir, 181 souris vont ingérer 3 fois du DSS pendant 5 jours, espacé de 10 jours. Puis 39 auront 1 à 6 injection sous-cutanée et 110 autres auront 6 semaines de gavage. Les injections par voie intra-veineuse, en sous-cutanée, les gavages et le prélèvement de sang vont entrainer un stress de quelques minutes à chaque manipulation.
Impact sur les animaux
Les injections par intra-veineuse ou en sous-cutanée n’entraineront pas de douleur supérieure à celle d’une piqure d’aiguille. Elles entraineront un léger stress de quelques secondes pour les injections en sous-cutanées et de quelques minutes pour les injections intra-veineuse (contention dans un tube spécifique). L’ingestion du DSS va induire une inflammation de l’intestin qui peut entraîner une douleur modérée, du stress, de la diarrhée, durant le traitement et quelques jours après, et qui seront étroitement surveillés grâce à une grille de score des points limites. Dans la littérature, il n'y a pas de perte de poids durant les 4-5 premiers jours de taitement et le DSS dans l'eau de boisson n'impacte pas la quantité ingérée par les animaux.
Devenir
Après le traitement, chaque cohorte sera mise à mort à un temps donné afin de prélever les organes (colon, rate, sang) pour observer la longueur du colo, la taille de la rate... En parallèle, des analyses permettront d’observer les populations immunitaires recrutées au niveau de l'inflammation permettant de valider l’action des anticorps médicaments.
Remplacement
Des tests in vitro ont été au préalable effectués afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de notre traitement cependant le recours à des techniques totalement in vitro ou sur organes isolés est impossible car la complexité de l’environnement cellulaire est primordial et la voie d’administration de notre molécule est primordial sur la biodistribution. En effet, les différents traitements testés ont besoin de l’environnement cellulaire afin d’être efficaces car ils engendrent des mécanismes cellulaires (par exemple, le recrutement des cellules du système immunitaire muqueux ou le trafic sanguin et lymphatique). Enfin, ces techniques in vivo nous permettent de vérifier l’accessibilité de notre traitement à la zone de l’inflammation.
Réduction
Afin de tester ces différentes conditions de manière fiable, il faut un nombre suffisant d’animaux afin d’obtenir des résultats robustes nous permettant de passer à des études pré-cliniques réglementaires puis cliniques chez l’Homme. Les doses et conditions testées ont été longuement réfléchies afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire. Une approche statistique a aussi été étudiée afin d'obtenir un nombre suffissant de données permettant de valider l'étude expérimentale avec le nombre minimal d'animaux nécessaire.
Raffinement
Afin de limiter le stress des animaux, une période minimale de 5 jours d'acclimations à la zone d'hébergement expérimentale sera effectuée. Ils seront également progressivement manipulés régulièrement lors du change et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations. Toutes les manipulations et expérimentations seront effectué par du personnel qualifié. Les animaux seront surveillés strictement tout au long de l'expérimentation grâce à la grille de score permettant de détecter tous signes de souffrance et pouvoir évaluer si un point limite est atteint.
Choix des espèces
L’espèce a été choisie pour son temps de gestation court, de plus, cette espèce est utilisée à des fins scientifiques internationalement et possède un système immunitaire proche de celui de l’Homme. Les animaux utilisés auront entre 2 et 8 mois afin d'avoir un système immunitaire non défaillant.
Modèle de fibrose hépatique induit par injection de tétrachlorure de carbone (CCL4)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Tester des molécules fournies par des clients occupe 2 700 souris, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le tétrachlorure de carbone leur est injecté deux fois par semaine pendant huit semaines au maximum, seize injections, pour abîmer leur foie jusqu'à la fibrose, et les composés à évaluer sont ensuite administrés une à deux fois par jour pendant quatre semaines. Le porteur indique que les souris peuvent présenter un poil ébouriffé, une position prostrée, une mobilité réduite dans les heures suivant l'injection et une perte de poids, et que les mises à jeun de trois heures avant les prises de sang constituent une source de stress supplémentaire. Toutes sont mises à mort pour récupérer tissus et sang, marquages histologiques et analyses d'expression génique devant mesurer l'efficacité des composés de ses clients.
Objectifs
La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) qui se caractérise par l’accumulation de graisse dans les cellules du foie, touche un quart de la population française et environ 20% de la population générale. La stéatose hépatique non alcoolique est retrouvée préférentiellement chez les patients en surpoids. L’administration répétée d'un composé chimique défini induit une toxicité hépatique qui entraîne la fibrose. L’objectif de ce projet est de modéliser une atteinte hépatique chronique chez le rongeur afin d’évaluer les mécanismes de la fibrose et d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices scientifiques de ce projet attendus sont une meilleure compréhension de la fibrose hépatique. La fibrose hépatique est un problème de santé majeur pour lequel il n’existe aucun traitement autorisé à ce jour, ce projet vise à valider de nouvelles molécules données par nos clients capables de prévenir ou de ralentir la cirrhose ou la fibrose hépatique.
Procédures
L’injection du composé chimique induisant une fibrose hépatique, dure environ 30 secondes sur animal vigile et est réalisé 2 fois par semaines pendant maximum 8 semaines (16 injections). Les composés à tester seront administrés une à deux fois par jour par toutes les voies possibles pendant 4 semaines maximum. L’administration dure environ 30 secondes sur animal vigile et 1 min sur animal anesthésié. 3 prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (2 en cours de projet et un prélèvement terminal) afin de suivre les paramètres biologiques ou l’exposition des composés. Un prélèvement de sang dure environ 2 minutes par animal. Dans le cas de prélèvements visant à quantifier les paramètres biologiques une mise à jeun (retrait de l’aliment) d’une durée de 3h peut être réalisée.
Impact sur les animaux
Les animaux sont susceptibles de présenter des effets indésirables liés à l’administration du composé chimique, comme le poil ébouriffé ou encore une position prostrée, mobilité réduite pendant les heures qui suivent l’injection, ou encore une perte de poids. Un stress de l’animal peut être provoqué par les manipulations répétées (pesées, administrations de traitements). Les prélèvements sanguins peuvent créer des oedèmes au niveau du site de prélèvement. Les traitements pouvant se faire par injections répétées, il peut y avoir des effets indésirables comme des œdèmes. Les mises à jeun de 3h lors des prélèvements de sang peuvent être une source de stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les tissus et le sang dans le but d’évaluer l’efficacité des composés grâce à des marquages histologiques, des analyses d’expression de gènes ou protéines dans le sang et les tissus cibles.
Remplacement
La fibrose n’est pas une maladie d’un seul type cellulaire mais le résultat d’une interaction complexe entre plusieurs types cellulaires. Il n'existe pas de technique in vitro ou in silico fiables pour avoir des résultats probants mimant la pathologie dans son intégrité, l'utilisation de l'animal est donc nécessaire.
Réduction
Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles.
Raffinement
Lors de l’injection du composé chimique, celui-ci sera systématiquement dilué dans de l'huile neutre pour diminuer son effet corrosif. Les animaux seront pesés deux fois par semaine, en cas d’apparition de perte de poids ou signes cliniques, nous réaliserons une observation clinique approfondie en scorant différents paramètres (perte de poids, locomotion, aspect général). En cas de déshydratation, une injection de soluté de réhydratation sera réalisée. Dans les cas d’atteinte des points limites, l’animal est mis à mort. Les points limites sont définis de manière conservatrice afin d’éviter toute souffrance excessive. Les prélèvements intermédiaires et terminaux seront réalisés sous couverture anesthésique et analgésique adaptée.
Choix des espèces
Les animaux et la souche sélectionnée sont largement utilisés et caractérisés par la communauté scientifique afin d’étudier la progression des désordres hépatiques telle que la fibrose hépatique. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines car à cet âge ils sont considérés comme jeune adulte, et ont un système immunitaire et tissulaire mature pour répondre à ce composé chimique.
Cibler les structures lymphoïdes tertiaires par IRM et IPM moléculaire dans des modèles murins d’inflammation chronique – Modification
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Une injection unique dans l'abdomen déclenche le lupus, deux injections intradermiques sous anesthésie profonde déclenchent l'arthrite, d'autres souris ingèrent du DSS pour développer une colite, avant la pose d'un cathéter et une trentaine de minutes d'imagerie sous agent de contraste. 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue, certaines subissant en plus une heure de clampage de l'artère rénale gauche. Le porteur annonce pour la colite une perte de poids de 20 à 25 %, une diarrhée avec rectorragies et une souffrance de plusieurs jours, et rapporte pour le lupus une hémorragie intra-alvéolaire mortelle dans la moitié des cas selon la littérature, tout en indiquant que la souche BALB/c ne présente pas cet évènement. La douleur est cotée par la mouse grimace scale, et la mise à mort intervient au-delà d'un score moyen de 1,5, d'une perte de poids de 20 %, ou d'une respiration abdominale.
Objectifs
Les structures lymphoïdes tertiaires (TLS) sont des agrégats lymphocytaires de quelques centaines de micromètres qui se développent dans les tissus sous l'effet d'une inflammation chronique. En temps normal, ces TLS possèdent probablement de nombreux avantages en permettant de générer une réponse adaptative in situ. Néanmoins, dans des situations d'inflammation chronique ces structures se comportent comme une niche pour les lymphocytes auto-réactifs et entretiennent de ce fait la pathologie présentée. Il a ainsi pu être démontré chez l'homme que la présence de TLS était associé à un mauvais contrôle de la pathologie au cours de rhumatismes inflammatoires chroniques, de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin ou de pathologies auto-immunes. Afin de visualiser l'inflammation en imagerie, il est possible d'utiliser des agents de contraste magnétiques pouvant être détectés par des techniques d'IRM ou d'imagerie à particules magnétiques (une modalité d'imagerie récemment introduite qui repose sur la détection du signal émis uniquement par les microparticules d'oxyde de fer, et qui permet la réalisation d'une étude corps entier, contrairement à l'IRM) et sélectivement dirigées contre un marqueur inflammatoire spécifique de la structure d'intérêt. Les TLS sont entourées de cellules endothéliales très spécialisées, qui expriment à leur pôle luminal un motif glycoprotéique appelé PNAd. Ce motif glycoprotéique est en pratique histologique reconnu par un anticorps spécifique, qu'il est alors possible de coupler à l'agent de contraste afin de permettre la visualisation des TLS par une approche d'imagerie non invasive. Un nouvel agent de contraste submicrométrique et biocompatible a récemment pu être développé, ouvrant ainsi la voie à une translation à l'homme. Nous souhaitons donc valider cette approche d'imagerie moléculaire des TLS en utilisant ce nouvel agent de contraste couplé à un anticorps dirigé spécifiquement contre PNAd dans différents modèles précliniques de pathologies inflammatoires ou auto-immunes. Ceci permettrait de valider la possibilité d'une imagerie moléculaire de l'inflammation chez l'homme, par l'utilisation de ce nouvel agent de contraste.
Bénéfices attendus
La présence de TLS au sein des sites inflammatoire a pu être démontrée comme associée à un mauvais pronostic, y compris sous traitement immunomodulateur. L'évolution de la présence et du nombre de TLS a également pu être associée à la réponse thérapeutique. Actuellement, l'identification des TLS au sein d'un organe d'intérêt repose sur l'analyse histologique du tissu après réalisation d'une biopsie. Cette technique présente de nombreuses limites. Il s'agit en effet d'un examen invasif, avec un risque de complication (hémorragie du site de ponction, perforation...) non négligeable, ce d'autant plus si l'on souhaite évaluer l'évolution des TLS au cours du temps et donc répéter les examens. De plus, l'analyse d'une biopsie n'apporte qu'une information parcellaire et ne permet pas une analyse complète de l'organe d'intérêt. Outre l'absence de vision d'ensemble, le risque de faux négatif est donc important. Enfin, la réalisation d'une biopsie est un examen destructeur, qui empêche donc le suivi d'une structure donnée au cours du temps. Pour toutes ces limites, il apparaît aujourd'hui nécessaire de développer une technique non invasive permettant l'étude, le suivi et la caractérisation des structures lymphoïdes tertiaires. Le développement et la validation de notre agent de contraste utilisable en IRM dans différents modèles de pathologies inflammatoires permettrait ainsi d'ouvrir la voie de l'imagerie non invasive de l'inflammation en pratique clinique humaine.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : induction d'un modèle de lupus par injection intra-péritonéale unique (30 secondes) ou induction d'un modèle d'arthrite par deux injections intradermiques sous anesthésie profonde (5 minutes chaque) ; clampage transitoire de l’artère rénale gauche (une heure) ; pesées quotidiennes (durée inférieure à 5 minutes) ; pose d'un cathéter pour l'administration de l'agent de contraste sous anesthésie profonde (environ 15 minutes) ; réalisation d'examens d'imagerie avec injection de l'agent de contraste (environ 30 minutes) ; injection d'un traitement par voie intra-péritonéale (30 secondes).
Impact sur les animaux
Les modèles de colite utilisés sont susceptibles d'occasionner des effets indésirables chez les animaux. Compte-tenu de notre expérience dans l'utilisation de ce modèle et des données de la littérature, nous savons que le modèle de colite par ingestion de DSS est susceptible de produire une diarrhée et des rectorragies. Il est susceptible d'entraîner une perte de poids chez les animaux (jusqu'à 20 à 25% selon les séries), un inconfort physique et une souffrance de durée possiblement prolongée (quelques jours). Le modèle de lupus induit par pristane est susceptible d'entraîner une ascite, puis l'apparition d'arthralgies inflammatoires. L'effet le plus sévère de ce modèle rapporté dans la littérature est la survenue d'une hémorragie intra-alvéolaire pouvant induire une mortalité jusqu'à 50%. Néanmoins, les souris de souche BALB/c, ne présentant pas ce type d'évènement. Le modèle de polyarthrite par sensibilisation au collagène est susceptible de produire des arthralgies inflammatoires. Le modèle de clampage transitoire de l'artère rénale gauche peut entraîner une perte de poids jusqu'à 10%, et n'entraîne pas d'insuffisance rénale chronique.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer.
Remplacement
Des tests in vitro ont été réalisés pour évaluer l'affinité de l'agent de contraste ciblant PNAd sur des cultures de cellules endothéliales. Néanmoins, il reste nécessaire d'étudier l'affinité de l'agent de contraste pour sa cible moléculaire à l'échelle de l'organisme, d'étudier le rapport signal/bruit à l'échelle de l'organisme, de comparer les données obtenues avec celles d'une imagerie sans produit de contraste spécifique. Les procédures expérimentales décrites ci-après sont donc nécessaires afin de pouvoir valider la faisabilité de notre approche à l'échelle d'un organisme complexe, avant de pouvoir envisager une translation à l'homme. D'autres méthodologies expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne permettraient pas l'obtention du même niveau d'information.
Réduction
Le nombre d'animaux à utiliser dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures utilisant le même type d'animaux et les mêmes modèles de colite, ainsi que selon les données de la littérature et la sensibilité/spécificité des méthodes utilisées. En fonction de l'expérimentateur (expérience, habitilité) et du taux de mortalité obtenu (notamment pour les modèles de colite), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. Enfin, l'utilisation de techniques non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés en répétant les analyses d'image à différents temps. Pour le modèle de colite, un calcul du nombre de sujets nécessaire a pu être réalisé à partir des données antérieures de l'équipe (8 sujets par groupe, inflaté à 12 pour tenir compte de pertes potentielles ; 16 sujets pour la modulation par un traitement) pour une puissance de 80% et un risque de première espèce de 5%. Concernant les autres modèles, l'utilisation d'une telle modalité d'imagerie n'y a jamais été réalisée. Nous considérons donc qu'il s'agit d'une étude pilote, et qu'il n'est pas possible de réaliser un calcul du nombre de sujets nécessaires.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d'un temps d'acclimation d'une semaine afin de permettre une réduction du stress. Les animaux seront hébergés par groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Le milieu sera enrichi par l'utilisation de matériel type boîte à oeufs, tunnel PVC ou igloo PVC, et coton. Dès l'initiation de la procédure, le suivi des animaux sera assuré deux fois par jour afin de rechercher l'apparition de signes de souffrance et de les prendre en charge (points limites cités plus loin). La douleur sera évaluée par utilisation de la par l'utilisation de la mouse grimace scale. Les animaux seront pesés quotidiennement (points limites cités plus loin). Les animaux des groupes colites ou présentant des arthrites bénéficieront d'une coupelle de croquettes humidifiées pour permettre une hydratation et une alimentation facilitée. Tous les animaux bénéficieront d'eau et de nourriture ad libitum. Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer. Les animaux seront mis à mort (dislocation cervicale après anesthésie générale par isoflurane 5% et N2O/O2 70/30%) si : perte de poids > 20% ; le score moyen de la mouse grimace scale est supérieur à 1.5 ; l'animal est horripilé et recroquevillé ; l'animal est agité et/ou non alerte ; l'animal présente une respiration abdominale ; la provocation de l'applicateur n'entraîne pas ou peu de changement comportemental ; pendant la pose du cathéter, l'injection des particules ou la perfusion intracardiaque, un problème d'anesthésie survient, l'animal présente des saignement abondant, ou un arrêt respiratoire. Les animaux présentant une souffrance ne correspondant pas à un point limite recevront une antalgie par buprénorphine. Au cours des différentes procédures expérimentales, les animaux recevront une antalgie par buprénorphine ou fentanyl, une anesthésie générale par isoflurane, une anesthésie locale par lidocaïne.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l'espèce animale qui a le plus été étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires. L'anatomie et la physiologie sont, dans ces pathologies, globalement transposables à l'homme. L'ensemble des connaissances acquises au laboratoire et dans la littérature rendent cette espèce particulièrement intéressante pour l'étude des TLS en conditions inflammatoires. Il faut également noter que la cible antigénique de notre traceur (PNAd) est un motif conservé entres espèces, autorisant une translation rapide des résultats obtenus de la souris à l'homme. Dans les modèles de colite au DSS et TNBS, les souris utilisées seront des souris mâles âgées de 8 semaines, stade optimal pour l'induction du modèle. Le modèle de lupus induit par l'injection de pristane utilisera des souris femelles de souche BALB/c ou C57BL6/J âgées de 8 semaines. En effet, les souris mâles ne présentent pas de phénotype lupique. Le modèle d'arthrite au collagène fera appel à des souris DBA/1 de 8 semaines, selon les données de la littérature. Le modèle de TLS intravésicales fera appel à des souris Swiss âgées de 68 semaines, et de 8 semaines pour les contrôles. Le modèle d'ischémie-reperfusion rénale fera appel à des souris C57BL6 mâles de 10 à 12 semaines selon les données de la littérature.
Impact d’une perfusion hypothermique oxygénée continue entre prélèvement hépatique et reperfusion – Utilisation d’une machine de perfusion transportable Étude PILOTE préclinique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Tester en conditions réelles une machine de perfusion transportable pour greffons de foie : 6 jeunes porcs de 25 à 30 kg vont être utilisés dans cette étude pilote, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Après une prémédication d'une minute, seul acte pratiqué sur animal conscient, le foie est prélevé, avec deux prises de sang de 10 ml et deux biopsies hépatiques encadrant trente minutes d'ischémie chaude. La suite du protocole se déroule sur l'organe isolé, ce qui évite la transplantation chez des porcs receveurs et divise par deux, selon le porteur, le nombre de porcs utilisés. Une fois les porcs morts, les yeux et l'utérus feront en plus l'objet de prélèvements pour des études complémentaires.
Objectifs
Le but de ce projet est d’évaluer la faisabilité d’une perfusion hypothermique oxygénée continue via une machine de perfusion spécifiquement conçue en ce sens pour le greffon hépatique. La transplantation hépatique est le seul traitement curatif des maladies chroniques sévères du foie. Du fait du succès croissant de cette chirurgie, ses indications s’élargissent et nous faisons face à une pénurie mondiale de greffon. Afin de palier à cette pénurie, les chirurgiens se tournent de plus en plus vers des greffons dits « marginaux » dont le principal exemple est le greffon issu de donneur à cœur arrêté. Ils sont plus sensibles aux lésions d'ischémie-reperfusion qui sont causées par l’interruption de l’irrigation sanguine de l’organe entre le prélèvement et la transplantation. Ces greffons sont associés à un risque augmenté de perte du greffon et de décès du receveur après transplantation.
Bénéfices attendus
Cette étude permettrait d’évaluer la faisabilité en vie réelle, d’une perfusion hypothermique oxygénée continue lors du transport du greffon. Ce projet pourrait déboucher sur une diminution drastique (voir une suppression totale) de la durée d’ischémie froide subie par le greffon hépatique que l’on sait délétère et permettre, in fine, d’améliorer la qualité des greffons transplantés. Ce projet se situe dans la continuité d’un travail de recherche mené depuis plusieurs années, portant sur l’étude des différentes modalités de préservation dynamique sur machine de perfusion. Notre équipe de recherche bénéficie d’une expérience certaine dans l’utilisation de ce modèle suite à la réalisation de 3 thèses de doctorat et de 7 Master 2 portant sur l’étude des lésions induites lors de la préservation des greffons hépatiques. Ces travaux antérieurs ont abouti sur plusieurs publications qui ont permis d’améliorer la prise en charge des patients transplantés en pratique clinique.
Procédures
Le premier et seul acte invasif réalisé sur animal vigile concerne la réalisation d’une prémédication (durée 1minute) permettant ensuite le transport et la réalisation de l’anesthésie générale dans de bonnes conditions. Une période d’acclimatation préalable de 4 à 7 jours sera respectée avant le début des expériences, permettant aussi de faciliter cette prémédication qui sera réalisée dans des conditions moins stressantes pour l’animal. Par la suite, il s'agit d'une procédure chirurgicale sans réveil au cours de laquelle l'animal sera anesthésié et analgésié en continu sans réveil. La chirurgie consiste en la réalisation d’un prélèvement hépatique. Lors de la procédure chirurgicale, des prélèvements sanguins sont prévues à T0 pour obtenir un profil biologique basal de l’animal ainsi qu’après les 30min d’ischémie chaude afin d’obtenir un profil de greffon avant le début des stratégies de conservation. Les paramètres analysés sont : - la biochimie - les gaz du sang Ces prélèvements représentent un volume total de 10 ml x 2 de sang total au maximum, soit
Impact sur les animaux
Il s’agit dans le contexte de ce projet, d’une procédure sans réveil, réalisée sous anesthésie générale, avec un monitoring de l’analgésie per opératoire. Par ailleurs, le déroulé des sessions respecte la période d’acclimatation de ces animaux et les séances se déroulent dans le respect du bien-être animal. La procédure étant sans réveil, il n’y a par ailleurs pas de nuisances ou effets secondaires attendus au décours.
Devenir
Il s’agit d’une procédure chirurgicale sans réveil qui est principalement motivée par des raisons scientifiques qui justifient l’utilisation du modèle décrit. En effet, dans le respect du bien être animal, par soucis de standardisation, mais aussi pour permettre une analyse pertinente et exhaustive du greffon hépatique, seule la première partie nécessitant le prélèvement d’un greffon hépatique est réalisé chez l’animal. Dans la mesure où il s’agit d’un prélèvement d’organe la mise à mort de l’animal est indispensable en fin de procédure
Remplacement
A la place d’une transplantation hépatique chez des porcs receveurs, nous avons fait le choix de remplacer cette étape par une reperfusion normothermique oxygénée du foie par machine de perfusion ex-vivo. Cette technique ne nécessite pas d’animaux supplémentaires et se fait sur un organe isolé. De ce fait, nous réduisons par 2 le nombre d’animaux utilisés. La procédure expérimentale est par ailleurs actuellement maitrisée et reproductible ne justifiant pas le recours à une période de training, diminuant nettement le nombre d’animaux. Cette standardisation a permis aussi d’obtenir un taux de succès de la procédure de 100% permettant de définir un nombre plus juste d’animaux nécessaire.
Réduction
Comme énoncé précédemment, à la place d’une transplantation hépatique chez des porcs receveurs, nous avons fait le choix de remplacer cette étape par une reperfusion normothermique oxygénée du foie par machine de perfusion ex-vivo. Cette technique permet de réduire par 2 le nombre d’animaux utilisés. Après vérification de la mort de l’animal, nous réaliserons des prélèvements d’organes. Si l’objectif premier reste l’étude de la conservation du foie, les yeux, l’utérus voire d’autres organes, feront l’objet d’une étude complémentaire et donc d’un prélèvement post mortem. Cette démarche s’inscrit dans un souci de réduction afin d’optimiser les données recueillies sur un même animal.
Raffinement
Afin de réduire la souffrance animale, seul le premier temps de l’expérimentation, c’est-à-dire le prélèvement hépatique, sera réalisé sur les animaux sous anesthésie générale, sans réveil. Les animaux sont accueillis un minimum de 4 jours avant l’intervention pour permettre une acclimatation et une réduction du stress. Il n’y a pas de mise à jeun préopératoire afin de limiter le stress induit par l’intervention. Les animaux seront anesthésiés et monitorés pendant la totalité du prélèvement hépatique afin de s’assurer de la qualité de l’anesthésie et de leur bien-être. Ce prélèvement est maintenant bien standardisé et bien maitrisé par l’équipe.
Choix des espèces
Le foie de porc (chez de Jeunes porcs sevrés d’un poids de 25 à 30 kg à réception) présente une taille, un poids et une microstructure similaire au foie humain. Ces caractéristiques anatomiques et histologiques permettent d’effectuer un prélèvement d’organe standardisé et reproductible, ainsi que d’utiliser des machines de perfusion d’organes identiques à celles utilisées en pratique clinique. Un argument supplémentaire est l’utilisation et la validation de ce modèle animal dans la littérature scientifique sur la préservation des greffons hépatiques. Ceci permettra de comparer et de discuter les résultats obtenus au cours de ce projet avec les données déjà publiées. Enfin, en comparaison avec un modèle murin, les prélèvements de tissus et les analyses sanguines seront représentatif par rapport à l’homme. La dimension et la quantité de de tissus disponibles pour les analyses sont en adéquation avec l’objectif du projet et en conséquence, le nombre d’animaux à inclure sera réduit. De plus, la reperfusion normothermique sur machine de perfusion avec du sang non-dilué est difficilement réalisable sur un modèle murin compte-tenu du petit volume sanguin.
Rôle des hormones sexuelles et des récepteurs nucléaires ERalpha et PPARalpha dans le développement et la progression des hépatopathies métaboliques (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Cinquante-deux semaines de régime enrichi en graisses, en sucres et en cholestérol, l'ablation des deux ovaires, quarante-quatre heures en cage individuelle : 4 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par dislocation cervicale pour prélèvement des tissus. S'y ajoutent six prises de sang à la joue après six heures de jeûne, quatre échographies cardiaques sous anesthésie, des gavages ou injections suivis d'une incision de la queue et d'un prélèvement toutes les quinze minutes pendant deux heures. L'objet déclaré est de comprendre pourquoi les œstrogènes protègent les femmes des maladies chroniques du foie, en supprimant ces hormones chez des souris femelles pour observer ce qui se passe ensuite. Le porteur écrit que la souris est le "meilleur modèle expérimental" parce que des lignées transgéniques dépourvues des deux protéines étudiées existent déjà dans le foie.
Objectifs
Le syndrome métabolique touche actuellement 38% de la population mondiale. Au niveau du foie, les complications de ce syndrome se caractérisent par une accumulation de graisses dans cet organe. Ce stade précoce et bénin peut évoluer vers des stades plus graves, caractérisés par une inflammation et une fibrose conduisant à une dysfonction de l’organe. L’ensemble de ces atteintes hépatiques chroniques, nommées hépatopathies métaboliques (HM), représentent la première cause de transplantation de foie et sont associées à des complications cardiaques. Comprendre les mécanismes contrôlant la progression des HM est crucial pour identifier les patient(e)s à risque et développer des traitements préventifs et/ou curatifs actuellement inexistants. Les données cliniques et scientifiques montrent que les femmes sont protégées de la survenue et de la progression de ces HM et de leurs complications grâce aux hormones sexuelles féminines, les œstrogènes. Dans ce projet nous souhaitons déterminer le rôle de 2 protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie dans la progression des HM. Ce projet permettra de comprendre la fonction des hormones sexuelles à l’origine des différences liées au sexe dans la susceptibilité aux HM. Il nécessite l’utilisation d’animaux de laboratoire, car, à l'heure actuelle, les modèles et lignées cellulaires disponibles ne permettent pas de reproduire la complexité du système hormonal et ne conservent pas leurs caractéristiques sexuelles.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera donc des connaissances essentielles permettant de comprendre les mécanismes protégeant les femmes du développement de ces maladies. Il permettra l’élaboration de stratégies thérapeutiques préventives et /ou curatives adaptées au sexe contre ces atteintes hépatiques qui représentent aujourd'hui la première cause de transplantation de foie dans le monde.
Procédures
Les animaux anesthésiés subiront une opération chirurgicale de 15 minutes avec utilisation d’antalgique pour limiter la douleur post-opératoire – La moitié des animaux auront une alimentation riche en graisse et en sucre pendant 52 semaines et seront hébergés à thermoneutralité - les animaux vigiles seront placés en isolement pendant 90 à 120 secondes, à trois reprises - A 6 reprises nous serons amenés à effectuer des prises de sang à la joue des souris vigiles après 6 heures de jeûne (1 minute par animal) – A 4 reprises, les animaux anesthésiés auront une échographie cardiaque d’environ 10 minutes pour chaque animal - Les animaux vigiles recevront soit un gavage soit une injection d’une durée de 20 secondes par animal suivi par une incision au niveau de la queue et le prélèvement d’une goute de sang toutes les 15 minutes sur une durée totale de 2h - A 2 reprises les animaux seront transportés dans leurs cages d’origine dans un autre établissement (durée inférieure à 10 minutes) - Les animaux seront mis dans des cages individuelles pour une durée totale de 44 heures. « A la fin de l'expérimentation une prise de sang sur chaque animal vigile sera effectuée et, directement après, il sera mis à mort.
Impact sur les animaux
Pour l’ovariectomie, c'est-à-dire l'ablation des 2 ovaires, comme pour tout autre acte de chirurgie, les risques attendus sont majoritairement des complications post-opératoires comme des infections, hémorragies, des adhérences internes et des problèmes de cicatrisation (fils cassés). De plus, même si la prise en charge de la douleur est totale lors de cette procédure, l’animal peut ressentir une gêne temporaire lors du réveil dont les signes sont le poil hérissé, l’isolement des congénères et/ou une perte de poids supérieure à 10%. Enfin, des fils de suture peuvent être arrachés les jours suivant l’opération. De plus, les animaux pourraient subir plusieurs nuisances ou effets indésirables au cours de leur vie allant d’inconforts à des douleurs légères sur de courtes durées. L’inconfort et/ou le stress pourrait survenir lors des mesures de poids (temps inférieur à 1 min) lors des 52 semaines de régime western diet (régime enrichi en graisse, sucres et cholestérol) ou encore lors de la détermination de leur composition corporelle et des transports entre différents établissements utilisateurs (durée inférieure à 10 min). Des douleurs légères n’excédant pas quelques secondes pourraient survenir lors des prises de sang ou lors des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline ou encore lors des injections intrapéritonéales. Également, un stress pourrait être subit par les animaux liés à l’isolation de leurs congénères lors des mesures de la composition corporelle ou des mises en cage à métabolisme.
Devenir
A l'issu de la procédure tous les animaux seront euthanasiés par dislocation des cervicales.
Remplacement
Les effets sur tout l'organisme des hormones sexuelles dont les œstrogènes, synthétisés majoritairement par les ovaires, font intervenir des dialogues inter-organes, notamment centraux, et inter-cellulaires à l’échelle de l’organisme qui restent encore non modélisables par des approches cellulaires. Des modèles alternatifs ont été décrits pour l’étude des HM, notamment des modèles de lignées cellulaires d'hépatocytes incubés avec des cocktails de graisses et de sucres permettant de mimer le stockage de graisses dans les cellules qui est caractéristique des HM. Cependant ces modèles ne permettent pas encore d’étudier l’effet des hormones sexuelles et leur rôle dans le développement de l'inflammation et de la fibrose hépatique, qui sont des éléments majeurs dans le développement des complications liées aux HM. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre l'impact physiologique des hormones sexuelles à l'échelle de l'organisme.
Réduction
Nous avons soigneusement conçu les expériences pour, à la fois, répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs, c'est-à-dire 10 animaux par groupe expérimental. Ainsi, le nombre d'animaux a été déterminé par un calcul de puissance et basé sur les résultats antérieurs d'études similaires.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées conformes à la directive européenne. Du papier et du carton sont fournis pour permettre aux souris de fabriquer des nids et exprimer des comportements naturels. Des tunnels en carton favorisent leur activité physique et leurs interactions sociales. La préhension des animaux se fera grâce à un tube en plastique pour soulever les animaux. Une grille de scoring, en collaboration avec les zootechniciens, permet de surveiller en temps réel l'état de santé et de confort des animaux et d'adapter les conditions expérimentales si nécessaire. Lors de l'ablation des ovaires, la diminution de la température corporelle sera limitée par un tapis chauffant. Un gel occuloprotecteur préviendra le dessèchement des yeux. La douleur et la sédation seront contrôlées par des injections d'analgésiques et l'inhalation d'anesthésiants. Les complications post-opératoires potentielles incluent le développement d’infections, d’hémorragies, d’adhérences internes et des problèmes de cicatrisation. Une injection supplémentaire d'analgésique sera réalisée 6h après l'opération pour éviter toute gêne au réveil. Une surveillance quotidienne sera assurée pendant 7 jours. En cas de signes de douleur (poils hérissés, isolement, perte de poids >10%), une intervention analgésique sera initiée en concertation avec le vétérinaire. Si les symptômes persistent, l’animal sera mis à mort par dislocation des cervicales. En cas de déchirure des fils de suture le lendemain, une réintervention sous anesthésiants et analgésiants sera effectuée sous surveillance stricte. Pour les prélèvements de sang sur animal vigile, les animaux seront laissés au maximum libres de leurs mouvements. Les animaux sont transportés suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les animaux sont gardés dans leur cage d’origine pour le transport d’une durée de moins de 10 minutes avant l'euthanasie. Pour les mâles aussi bien que pour les femelles, la répartition des animaux dans les cages n’est pas modifiée par rapport à leur arrivée en zootechnie d’expérimentation.
Choix des espèces
Dans ce projet nous souhaitons étudier le rôle de deux protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie et impliquées dans la progression des HM. Donc la souris est le meilleur modèle expérimental car il existe des modèles transgéniques dans lesquels ces protéines ont été supprimées dans le foie spécifiquement. Aussi, dans les études publiées par différentes équipes, les mécanismes métaboliques sont pour beaucoup bien décrits chez la souris, avec une transposabilité à l'Homme élevée. En conséquence, la souris demeure une espèce de choix pour ce projet de recherche basé sur les effets des hormones sexuelles sur la progression des HM et leurs conséquences cardiaques. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d’âge, correspondant à la phase de fin de croissance et de maturité sexuelle et hépatique.
Elevage de souris transgéniques à des fins de recherche biomédicale à visée thérapeutique MODIFICATION
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Tuées, gardées pour la reproduction ou versées à d'autres protocoles, 25 400 souris vont être élevées sur trois ans pour fournir sept lignées génétiquement altérées, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers et modérés. Entre 7 et 12 jours de vie, chaque souriceau subit un tatouage des phalanges et le prélèvement d'un morceau de queue de moins de 0,5 mm pour le génotypage. Celles qui portent les mutations neuromusculaires étudiées peuvent présenter une atteinte locomotrice, une polypnée ou des signes de déshydratation, et le porteur écrit les tuer avant l'apparition des symptômes quand aucun protocole ne les réclame. Le champ structuré du devenir compte ces 25 400 souris comme mortes, alors que le texte annonce qu'une partie reste en vie pour la reproduction ou pour d'autres projets, sans en donner la proportion.
Objectifs
Ce projet a pour but de produire et de génotyper des animaux d'élevage à des fins d'utilisation scientifique. Il permettra l’élevage de 7 souches de souris génétiquement altérées nécessaires à la mise en œuvre de différents projets de recherche ayant pour but de comprendre la physiopathologie des maladies étudiées dans notre Laboratoire et de trouver des approches thérapeutiques innovantes pour des maladies neuromusculaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices devant découler de ce projet concernent le domaine de la santé humaine. Ils visent à valider l’effet thérapeutique de molécules d’intérêt ou de produits de thérapie génique pour un groupe de maladies humaines rares et orphelines de médicaments, sur des modèles de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique permettra d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de maladies neuromusculaires rares.
Procédures
Les prélèvements de tissus à partir d'un très petit morceau de queue sont réalisés sur animaux vigiles. Cet acte est réalisé en même temps que le tatouage des phalanges et n’est pratiqué qu’une seule fois. Au total, moins de 5 minutes sont nécessaires pour réaliser ces deux actes par animal. En effet, si les prélèvements de tissus s'executent en moins d'une minute, les instruments doivent être désinfectés entre chaque animal ce qui peut prendre 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont liées à la méthode de prélèvement de tissu sur jeunes animaux vigiles pour le génotypage. La contention d’animaux jeunes pour se faire peut entrainer un stress et une douleur légère passagère ne dépassant pas quelques heures. Les animaux porteurs des pathologies étudiées dans notre Laboratoire peuvent présenter un phénotype dommageable de type atteinte locomotrice, polypnée ou signes de déshydratation. Ces symptômes peuvent correspondre à un degré d'inconfort jugé modéré.
Devenir
Euthanasie des animaux ou maintien en en vie pour la reproduction ou une utilisation continue dans des projets applicatifs.
Remplacement
Un effort de remplacement est réalisé en amont voire en parallèle du programme d'élevage. En effet, nous essayons dans un premier temps de répondre aux questions biologiques qui se posent à nous à l'aide de modèles cellulaires. L’utilisation d’animaux dans des études n'est effective que lorsque les modèles cellulaires ne peuvent pas répondre aux questions biologiques. Par exemple, lorsqu'il est nécessaire d’étudier les symptômes liés à des troubles du comportement moteur caractéristiques des maladies neuromusculaires que nous étudions ou encore pour étudier la biodistribution d’un traitement dans l'organisme.
Réduction
Nous avons prévu d’utiliser un total de 25400 souris pour fournir les animaux nécessaires à l'ensemble des expériences pour les 5 années d'études à venir sachant que nos besoins peuvent évoluer en fonction d'éventuelles ré-orientations des objectifs scientifiques à l'appui de nouvelles publications scientifiques et de nouveaux résultats. Aussi nous sommes-nous basés sur les données statistiques de 2022 et 2023 ainsi que sur l'historique des données de production des lignées maintenues dans notre établissement pour faire cette estimation. Cette base d'estimation nous amène à envisager une moyenne de 5080 souris par année pour les 7 lignées de souris objet de ce dossier, soit un total de 25400 souris sur 5 ans. Les deux sexes seront utilisés dans les protocoles lorsque la maladie n’est pas liée au sexe ou que le projet n’est pas dépendant d’un des deux sexes.
Raffinement
Dans ce programme d’élevage, les animaux mimant les pathologies étudiées seront utilisés pour les projets applicatifs ou seront euthanasiés avant l’apparition des symptômes. Nous évitons ainsi l’expression du phénotype dommageable quand il n’est pas associé à un besoin expérimental. Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi (maisonnette en cellulose, bâtonnets en bois, élément pour la confection des nids, copeaux, tunnel, autres éléments spatiaux d'enrichissement) et sont observés quotidiennement. Au moment du sevrage, nous ne séparons les fratries que par sexe et ne regroupons pas les mâles (frères et germains) à plus de 2 semaines d'écart d'âge pour limiter le risque d’agressivité. De la nourriture est ajoutée directement sur le sol de la cage et des pipettes d’eau plus longues sont mises en place pour que les juvéniles sevrés ou les animaux présentant une atteinte locomotrice aient facilement accès à l'eau et à l'aliment. Le cas échéant, un aliment hydratant et nourrissant peut être placé à même le sol dans une coupelle pour les animaux déshydratés. Pour ne plus attraper les animaux par la queue lors du change des litières, les zootechniciens utilisent leurs mains jointes en creux ou des tubes pour inciter les animaux à passer d’une cage à l’autre par eux-mêmes. Concernant les biopsies de tissu pour l'identification génétique des animaux, elles sont effectuées une seule fois entre 7 et 12 jours de vie par prélèvement d'un très petit bout de queue (moins de 0,5 mm). Ce prélèvement de tissu est réalisé à un âge où l’ossification et l’innervation des tissus ne sont pas encore bien différenciées.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies comme animaux modèles car ces animaux ont pu être modifiés génétiquement afin de présenter les mutations génétiques responsables des différentes maladies étudiées dans notre Equipe, ce qui en font le plus petit modèle animal présentant les signes cliniques et pathologiques mimant ces maladies. Les animaux de ce projet d’élevage seront utilisés à un stade précoce pour les identifications individuelles (microtatouage) et l'identification génétique ; et à un stade plus tardif de maturité sexuelle pour le renouvellement des reproducteurs.