Troubles musculosquelettiques

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288 souris, 144 mâles et 144 femelles, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Une myosite est déclenchée par des injections sous anesthésie, puis les souris reçoivent un gavage quotidien pendant sept jours et subissent un test de force musculaire au grip test, avant d'être tuées pour prélever muscles et organes, afin de tester des molécules candidates contre les myopathies inflammatoires. Le porteur indique que l'induction fait perdre environ 30 % de force musculaire sans, selon lui, provoquer de souffrance décrite dans la littérature. Il affirme que ce modèle murin est "indispensable" et qu'aucun système cellulaire ne reproduit les interactions en jeu dans la maladie.

Objectifs

Les myopathies inflammatoires (MI) sont des maladies caractérisées par l’inflammation du muscle squelettique qui conduit à une faiblesse musculaire et une capacité réduite d'exercice, ainsi qu’une baisse de la qualité de vie et une mortalité accrue. Les glucocorticoïdes (GC) sont le traitement de première intention car ils améliorent la sévérité des symptômes, cependant, un traitement chronique provoque des effets indésirables. Même si des médicaments sont disponibles, ils ont une efficacité partielle, un fort taux de rechute et de nombreux effets secondaires. Il est donc nécessaire d'améliorer la prise en charge des patients atteints de MI. Nous avons démontré chez la souris atteinte de myosite que la prednisone, permet de récupérer la force musculaire après 7 jours de traitement. Cet effet thérapeutique passe par l’activation de la voie b adrénergique dans les cellules inflammatoires. De ce fait, l’activation de cette voie pourrait récapituler les effets thérapeutiques de la prednisone en l’absence de ses effets indésirables. Cette stratégie thérapeutique a été testée dans un modèle murin de Myasthénie grave et un essai clinique est actuellement en cours chez l’homme. Nous avons mis en évidence que les fibres musculaires des patients atteints de dermatomyosite (DM), un sous-type de myosite, présentent une augmentation de l’activité du protéasome. De plus, les inhibiteurs du protéasome ont montré une efficacité in vitro, parmi les inhibiteurs du protéasome déjà utilisés pour le traitement d’autres pathologies auto-immunes et du cancer, Ixazomib et KZR-616 sont les mieux tolérés

Bénéfices attendus

Les myopathies inflammatoires (MI) sont caractérisées par l’inflammation du muscle squelettique qui conduit à une faiblesse musculaire et capacité réduite d'exercice, et qui est associées à une baisse de la qualité de vie et à une mortalité accrue par rapport à la population générale et aux patients atteints d’autres maladies chroniques. Les glucocorticoïdes (GC) sont le traitement de première intention dans cette maladie car ils améliorent la sévérité des symptômes, cependant, un traitement chronique provoque des évènements indésirables et les médicaments qui ciblent l’infiltrat inflammatoire ont une efficacité partielle, un fort taux de rechute et nombreux effets secondaires. Il est donc nécessaire d'améliorer la prise en charge des patients atteints de MI. Nous avons précédemment démontré que la fibre musculaire est un acteur à l’origine des MI ainsi qu’une cible thérapeutique des GC et potentiellement d’autres médicaments. Ces données obtenues par des études in vitro, in vivo et chez l’homme ont ouvert des nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints de MI. Notamment, l’activation de la voie b adrénergique et l’inhibition du protéasome dans la fibre musculaire permettront spécifiquement de cibler les mécanismes à l’origine de la maladie. Cela permettra d’améliorer le pronostic d’un groupe de maladies handicapantes et associées à une surmortalité.

Procédures

La myosite expérimentale (ME) sera réalisée, sur chaque souris, par l’injection sous-cutanée au niveau des hanches et les pattes arrière bilatéralement (4 sites d’injections, 3 secondes/injection) d’un polypeptide de la protéine C rapide du muscle squelettique associée à l’injection par voie intra-péritonéale (une seule injection durant 3 secondes) de toxine pertussis. Toutes les injections seront faites sous anesthésie à l’isoflurane le même jour et une seule fois sera suffisante pour induire la maladie. Le délai entre les différentes injections sera compris entre 3 et 10 secondes. Seront générées 288 souris ME (144 males, 144 femelles) afin de permettre l’évaluation des nouvelles molécules pour les deux sexes. Quatorze jours après l’induction de la ME, les souris seront traitées pendant 7 jours par gavage de 100µL quotidien par les molécules candidates, Ces molécules seront administrées dans l’eau de boisson par gavage. Le même volume d’eau de boisson sera administré par gavage aux souris ME non traitées. Pendant cette procédure la souris sera vigile. Les médicaments seront administrés par gavage afin de garantir l’administration de la même quantité dans tous les souris. Chaque gavage induit une contention de 15 secondes par souris, le gavage dure 5 secondes et sera répété pendant les 7 jours de traitement. Au jour 21, 100µL de sang sera prélevé au niveau de la veine faciale (10 secondes maximum), puis les animaux seront mis à mort lors de la même contention et les prélèvements suivants seront alors réalisés : - muscles quadriceps, tibialis antérieur, gastrocnémien : afin d’étudier l’efficacité du traitement ; - foie, rate, cœur : afin d’étudier la tolérance du traitement dans le cas où il y aura des signes de toxicité au bilan dans le sang. La force musculaire sera mesurée au jour 0, 14 et 21 après l’immunisation, en utilisant un test de résistance de la préhension (Grip test). Lors de la mise en place de l’expérimentation, les souris seront différenciées par un marquage au feutre au niveau de la queue afin d’éviter toutes contentions inutiles, la durée du grip-test est de 10 secondes par souris (3 prises de mesures).

Impact sur les animaux

La myosite expérimentale (ME) sera induite sur chaque souris, sous anesthésie à l’isoflurane, par l’injection sous-cutanée au niveau des hanches et les pattes arrière bilatéralement (4 sites d’injections, 3 secondes/injection) d’un polypeptide de la protéine C rapide du muscle squelettique associée à l’injection par voie intra-péritonéale (une seule injection durant 3 secondes) de toxine pertussis. Toutes les injections seront faites le même jour et une seule fois. Le délai entre les différentes injections sera compris entre 3 et 10 secondes. L'Induction de la Myosite entraine une perte de force musculaire entre 14 et 21 jours après l’induction. Quatorze jours après l’induction de la ME, les souris seront traitées pendant 7 jours par gavage de 100µL quotidien par les molécules candidates, Ces molécules seront administrées dans l’eau de boisson par gavage. Le même volume d’eau de boisson sera administré par gavage aux souris ME non traitées. Pendant cette procédure la souris sera vigile.

Devenir

La myosite expérimentale (ME) est induite le jour 0. 14 jours après l'induction de la ME, le traitement est administré pendant 7 jours par gavage dans l’eau de boisson. 21 jours après l'induction de la maladie, les animaux sont mis à mort afin d’étudier l’efficacité des molécules candidates thérapeutiques et leur tolérance par le prélèvement des muscles, du foie, du cœur et de la rate.

Remplacement

Le modèle murin de myosite décrit dans ce projet n’est pas remplaçable et reste indispensable afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité des molécules ayant possiblement un effet thérapeutique dans les myosites. En effet, il n’est pas possible actuellement de modéliser au moyen d’un système cellulaire les interactions dynamiques et complexes entre les cellules musculaires, inflammatoires et l'environnement au cours des myopathies inflammatoires. De plus, chez l’homme, il n’est pas éthiquement possible de ne pas traiter les patients avec des glucocorticoïdes malgré leurs effets iatrogènes connus et de tester des autres molécules candidates en l’absence d’études sur des modèles animaux.

Réduction

Pour répondre à la question scientifique posée, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est réduit au minimum sans compromettre les objectifs du projet. L’hétérogénéité des résultats des expériences antérieures demande une cohorte de 12 souris (6 mâles, 6 femelles) pour obtenir des résultats statistiquement significatifs De ce fait, 12 souris seront nécessaires pour les analyses histologiques, 12 pour étudier l’expression des gènes et des protéines, 12 souris pour étudier l’activité mitochondriale, 12 souris pour la cytométrie en flux, au total 48 souris. Vu qu’on compare 6 conditions, au total il faut 288 souris. Ce nombre d'animaux nous permettra d'obtenir des conclusions significatives. Les expériences sur les animaux seront stoppées lorsque le niveau de signification statistique est atteint pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisées. Sur la base de notre bibliographie, la question scientifique à laquelle répondra ce protocole n’a jamais été étudiée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages adaptées agrémentées de nid, en groupes sociaux. Pour minimiser le stress des souris, toutes les injections pour induire la maladie seront faites par des seringues insuliniques et dans le cadre de la même anesthésie. Dans notre projet précédent, nous avons montré que l’induction de la myosite, même en fin d’anesthésie, ne provoque pas de douleur ni de nécrose dans les sites des injections. Cependant, si les souris présentent des rougeurs au niveau des sites d'injection, ou des détresses respiratoires liées à l'anesthésie, ces dernières seront sorties de l'étude. A partir de l’induction de la myosite inflammatoire, une perte de force étant attendue, de la nourriture en gel sera mise à disposition dans la cage afin d’assurer l’alimentation des souris. Les souris feront l’objet d’un suivi quotidien adapté. Le poids, le comportement général, la posture, l’état du pelage, les blessures potentielles seront suivies pendant toute la vie des animaux. En cas de doute, un suivi de poids pourra être mis en place et toute baisse de poids sera notifiée au responsable de projet et au vétérinaire. Nous avons montré que l’induction de la myosite (ME) diminue la force musculaire des souris de 30%, mais n’affecte pas leurs capacités à se nourrir. Cependant, après l’induction de la maladie, de la nourriture gel sera placée tous les jours dans la cage pour assurer leur alimentation même dans des conditions de faible mobilité. La prednisone n’induit pas de signe de souffrance, au contraire, ce traitement ainsi que les molécules candidates, devraient réduire la sévérité des symptômes de la ME. La mise à mort sera faite par des méthodes appropriées et par personnes compétentes pour limiter la souffrance des animaux.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animal la plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants car la composition en termes de type de fibre des muscles squelettiques chez la souris mime celle humaine. De façon concordante, la myosite chez la souris mime la maladie humaine pour la présence d’une diminution de force musculaire, d’inflammation et variabilité de taille des fibres au niveau histologique. Des souris adultes seront utilisées. L’âge adulte selon les répondants varie entre 6 et 20 semaines. L'âge auquel les modèles animaux sont couramment utilisés est de 8 à 12 semaines. De ce fait, l’âge des souris sera de 8 semaines car pour les modèles de maladies auto-immunes la puberté est préférable afin d’avoir un système immunitaire compétent. En effet, la plupart des modèles expérimentaux de myosite présents dans la littérature ont été décrits chez la souris adulte et dans ces modèles, aucune souffrance animale n'a jamais été décrite.

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Souris : 36
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36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Souriceaux d'un modèle de la maladie de Menkès, elles subissent une biopsie de la queue sans anesthésie à sept jours, des injections sous-cutanées cinq jours par semaine, puis une imagerie TEP avec traceur radioactif, pour vérifier le passage d'un transporteur de cuivre vers le cerveau. Le porteur indique que les animaux malades non traités meurent entre trois et cinq semaines et que les injections répétées peuvent provoquer des lésions cutanées. Il affirme que ce modèle murin est le seul adapté et qu'aucune étude in vitro ne reproduit le passage du cuivre à travers la barrière sang-cerveau.

Objectifs

La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un déficit d’un transporteur cellulaire du cuivre au niveau des barrières intestinales, placentaires et sang-cerveau. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant alors des déficits multisystémiques et un décès dans les premières années de vie. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et sang-cerveau est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion cellulaire augmentée grâce à leur faible taille donc pourraient traverser la barrière sang-cerveau. Dans ce cas, l’utilisation d’un transporteur synthétique du cuivre (TSC) serait une solution thérapeutique. Dans un projet précédent, nous avons démontré la tolérance du TSC, déterminé une dose de TSC et un rythme d’administration optimaux, et démontré l’amélioration des signes cliniques chez les animaux malades traités par TSC. Le but de ce nouveau protocole est de démontrer que le TSC est capable de franchir la Barrière sang-cerveau tandis que l’histidine-cuivre, traitement actuel mais inefficace de la maladie de Menkes, ne le serait pas. Pour cela l’utilisation d’un radiotraceur tel le 64-Cu dans des techniques de tomographie à émission de positons permettra de répondre à cette question scientifique. L’objet de cet avenant porte sur l’allongement de la durée de la DAP expirant le 22/07/2022 et qui s’explique par plusieurs points. 1/ les 2 établissements dépendent de 2 CE différents, ce qui a créé un décalage de plusieurs mois entre les 2 autorisations. 2/ Une dérive génétique nous a contraint à une procédure de revitalisation qui a très largement retardé le projet (plus de 6 mois) alors que la saisine était déjà autorisée. 3/ Le taux de natalité des animaux mutants de ce nouveau lot est plus faible qu’habituellement, ce qui augmente le temps de production permettant d’obtenir le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.

Bénéfices attendus

Vérification de la biodistribution du médicament candidat et compréhension des mécanismes de clairance, recherche des effets toxiques potentiels et des zones d’accumulation du principe actif ou du cuivre résiduel. Nous observerons en parallèle l’amélioration de la motricité des animaux et restauration des fonctions altérées par la maladie.

Procédures

- Biopsie de queue réalisée chez la souris âgée de 7 jours. Le prélèvement est réalisé délicatement à l’extrémité de la queue, mesure moins de 1 mm sans toucher à la partie ossifiée. Par ailleurs, à ce stade de croissance il n'y a pas de poils et il suffit de peu de tissu pour réaliser un génotypage de qualité. Il n'y a pas d'anesthésie car cela induit un stress supplémentaire et inutile chez l’animal, le temps d'induction de l'anesthésie est au moins d'une minute tandis qu’une biopsie réalisée rapidement est peu douloureuse et sans aucun saignement, avec une cicatrisation très rapide de la zone lésée. Les injections sous-cutanées des traitements au niveau de la nuque seront réalisées 5 fois par semaine en prenant soin d'alterner les zones de piqure, chez les souris âgées de 5 jours et jusqu'au terme du protocole fixé à J35. A l’âge de 25 jours, transfert dans un nouvel EU (à moins de 2h de route) afin de procéder à la dernière étape du protocole qui est une imagerie médicale (TEP) nécessitant l'injection d'un traceur radioactif (animal anesthésié) quelques heures avant de réaliser le test (animal anesthésié). Au terme du protocole les animaux seront mis à mort afin de procéder aux dissections qui permettront une analyse biochimique et anatomopathologique complète.

Impact sur les animaux

Risque de mort prématurée des animaux malades non traités avec le TSC (espérance de vie estimée entre 21 et 35 jours). Injections sous cutanées répétées de médicament ou placebo 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J35, pouvant induire des lésions cutanées. Chez les animaux malades traités avec le TSC ou l’histidine cuivre, aucune toxicité liée au produit n'a encore jamais été observée. Des études de recherche de toxicité in vitro sur cellules hépatocytaires sont en cours. Injection de cuivre radioactif pour l’imagerie médicale réalisée sous anesthésie. Le radiotraceur sera présent durant 24h dans l’organisme avant la mise à mort de l’animal.

Devenir

L’ensemble des animaux du protocole (36 animaux) seront mis à mort à l’issue de la dernière imagerie TEP afin de prélever les organes d’intérêt et procéder à des analyses physiques (mesure de la radioactivité ex vivo), biochimiques et histopathologiques.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative pour étudier l’effet de la mutation du gène ATP7A sur le fonctionnement du cerveau car : 1 - Les défauts de transport du cuivre à travers la Barrière Sang-cerveau, et la biodistribution du cuivre à travers le cerveau ne peuvent pas être transposés dans un modèle d’étude in vitro 2 - Le modèle murin MoBlo est le plus proche de la maladie de Menkès chez l’homme et le mieux adapté pour évaluer le passage du produit radioactif à travers la barrière sang-cerveau et la restauration des paramètres physiologiques grâce au traitement avec le TSC administré par voie sous-cutanée.

Réduction

L’étude portera sur 36 souris mâles de laboratoire, réparties en 6 groupes de 6 mâles dont 3 groupes de 6 souris saines (sauvages) et 3 groupes de 6 souris mutantes (hémizygotes). Cette cohorte de 36 souris mâles sera étudiée et mise à mort une fois les analyses terminées afin de disséquer et analyser tous les organes d’intérêt. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les animaux ne seront jamais maintenus seuls en cage, ils sont hébergés dans des cages autonomes avec filtrage de l'air entrant, et ces cages sont enrichies avec un tunnel et un carré de coton déchiquetable. Les souriceaux seront en contact permanent avec leur mère à laquelle nous donnerons les éléments nécessaires pour préparer un nid. La surveillance des animaux sera assurée quotidiennement par des personnels techniques qualifiés. Les animaux malades sont surveillés avec plus d’attention, et une procédure d’estimation et suppression de la douleur est en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). La gestion de la lignée mutante, qui présente un phénotype dommageable pour l’animal, l’injection du TSC en piqure sous-cutanée répétée 5 fois par semaine, l’imagerie médicale in vivo sous anesthésie et la mise à mort auront lieu dans l’animalerie, dans un environnement sécurisant pour l’animal.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce souris se justifie par l’existence d’animaux porteurs de la mutation du gène ATP7A conduisant à une carence systémique en cuivre, proche de la maladie de Menkès observée chez l’homme. La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant une étude de cette pathologie génétique. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire des liens avec d’autres modèles transgéniques murins d’autres maladies métaboliques. Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J35, correspondant à la fin de l’imagerie médicale en TEP. En effet, durant cette dernière étape, nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur la biodistribution du cuivre sur une période de 24h.

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Souris : 220
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220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une myopathie génétique liée au gène Bin1, elles subissent des injections dans le muscle ou l'abdomen, des mesures répétées de force musculaire sous anesthésie et des tests de suspension, pour tester une thérapie génique. Le porteur affirme n'attendre aucune douleur liée au phénotype et décrit une atrophie musculaire légère, tout en précisant que les souris sont tuées à la fin pour prélever leurs organes et que la maladie deviendrait sévère si elles étaient gardées vivantes. Il conclut que les cultures cellulaires ne reproduisent pas un "organisme entier" et juge le modèle murin "essentiel".

Objectifs

Les myopathies centronucléaires sont une classe de maladies génétiques qui détériorent la fonction des muscles squelettiques et handicapent fortement la qualité de vie des patients qui en sont atteints et aucune thérapie n’est à ce jour disponible. Le principal objectif de ce projet est de mettre au point une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires liées au gène Bin1. En parallèle nous souhaitons également étudier plus en détail les fonctions des différentes régions de la protéine BIN1 ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Bénéfices attendus

Dans l’hypothèse où notre stratégie thérapeutique s’avèrerait efficace sur le phénotype de notre animal modèle, cette étude serait une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires liées au gène Bin1. Ce projet permettra également de faire avancer les connaissances scientifiques relatives aux fonctions des différentes régions de la protéine BIN1 ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Procédures

Les 100 souris de la cohorte « Injections intra-musculaires » seront soumises aux procédures suivantes : - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, non-invasive, hebdomadaire de 6 à 12 semaines d’âge, 20min par animal. - Injections intra-musculaires sous anesthésie générale, non-invasive, unique à 8 semaines d’âge, 5min par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 12 semaines d’âge. Les 120 souris de la cohorte « Injections Intra-péritonéale » seront soumises aux procédures suivantes : - Injection intra-péritonéale, animal vigile, unique au premier jour post-natal, 1min par animal. - Test de suspension, animal vigile, non-invasif, hebdomadaire de 3 à 10 semaines d’âge, 5min par animal. - Test d’actimétrie, animal vigile, non-invasif, unique à 10 semaine d’âge, 24h par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 10 semaines d’âge.

Impact sur les animaux

Les animaux présentent une légère atrophie et faiblesse musculaire mais qui n’affecte pas leur qualité de vie de manière significative aux âges analysés. Les animaux interagissent, se déplacent et s’alimentent normalement (poids normal). A notre connaissance il n’y a pas de douleurs associées au phénotype myopathique. La pose des électrodes sous-cutanée et l’injection intra-musculaire peux causer une inflammation dans le muscle tibial antérieur.

Devenir

Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin des deux procédures expérimentales pour plusieurs raisons : Notre projet nécessite la collection d’organes pour compléter l’analyse au niveau histologique et moléculaire. La myopathie étudiée est progressive et deviendrait potentiellement sévère si les souris étaient maintenues en vie.

Remplacement

Ces analyses ne peuvent pas être effectuées sur des cellules en culture car celles-ci ne reproduisent pas la fonction d’un organe et encore moins d’un organisme entier. En effet seul le modèle animal permet d’étudier d’une part la maladie dans sa globalité et d’autre part l’évolution des symptômes, ce qui est essentiel dans le cadre d’une mise au point de thérapie.

Réduction

Le nombre d’animaux a été basé sur les résultats de précédentes études sur ces mêmes animaux. Il nous permet d’assurer la robustesse statistique des différences entre animaux sains et malades et ainsi d’évaluer correctement l’effet de notre traitement. Afin de limiter le nombre d’animaux de la cohorte d’injections intra-musculaires nous injecterons les deux pattes (muscle tibial antérieur) de chaque animal, l’une avec la solution contrôle et l’autre avec un des traitements. L’utilisation d’un contrôle interne à chaque souris plutôt qu’un groupe de souris contrôles permet de renforcer la puissance statistique en s’affranchissant de la variation inter-groupes et de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Toutes les souris passeront des tests phénotypiques et leurs tissus seront collectés pour compléter l’analyse histologique et moléculaire, nous permettant ainsi de nous affranchir de la création d’une deuxième cohorte pour la collection de tissus. La mesure de la force musculaire in vivo par la procédure non-invasive hebdomadaire nous permet de faire le suivi de chaque animal, ce qui renforce la puissance statistique et nous affranchit de créer une cohorte d’animaux pour chaque semaine d’âge analysée.

Raffinement

Si des difficultés de locomotion apparaissent lors de l’hébergement, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Lors de la procédure de mesure de la force musculaire hebdomadaire, les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir tout stress causé par la procédure. Un gel protecteur oculaire sera appliqué pour prévenir tout inconfort d’assèchement oculaire lors du réveil. Les souris seront observées jusqu’à leur réveil (~5min) pour s’assurer qu’elles sont capables de se déplacer après le test. Lors de la procédure de mesure de la force musculaire sous anesthésie générale , les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir toute douleur lors de l’opération chirurgicale. Durant la procédure les souris seront placées sur une plaque chauffante pour maintenir leur homéostasie thermique et elles seront monitorées en permanence.

Choix des espèces

Pour tester l'éventuelle amélioration thérapeutique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo sur modèle animal. Nous disposons déjà de plusieurs modèles murins de myopathies avec lesquelles nous avons publié plusieurs études sur les myopathies centronucléaires. Conserver la même espèce animale pour ce projet s’inscrit dans un effort de continuité et de reproductibilité de nos études. Nous prévoyons ainsi de réaliser cette étude sur des lignées de souris déjà disponibles dans nos laboratoires, ces modèles présentent des phénotypes comparables aux symptômes observés chez les patients humains. Enfin, le modèle murin présente l’unique avantage d’être génétiquement très proche de l’homme et facile d’élevage en raison de sa taille et de ses capacités de reproduction. Nous utiliserons ces animaux à des stades très précoces pour étudier l’effet de notre traitement avant l’apparition des symptômes mais également des animaux adultes pour étudier cet effet après l’apparition des symptômes.

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Rats : 40
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40 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces rats porteurs de la dystrophie musculaire de Duchenne reçoivent 26 injections sur douze semaines et deux prélèvements de sang au sinus de l'œil sous anesthésie, et passent des mesures de force et de fonction cardiaque, pour tester un composé censé renforcer la membrane des fibres musculaires. Le porteur indique que la maladie provoque spontanément une perte de masse et un comportement de "freezing", une immobilité inhabituelle, et que tous les rats sont tués pour les analyses. Il affirme que cette question ne peut être tranchée que chez l'animal vivant, le rat reproduisant la maladie "beaucoup plus fidèlement" que la souris.

Objectifs

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une myopathie génétique rare qui touche un garçon sur 3500 à la naissance. Le pronostic de la DMD est très sombre et les jeunes patients meurent prématurément d'insuffisance cardiorespiratoire, en raison de l'absence de la protéine dystrophine dans les muscles striés. La dystrophine connecte l’intérieur de la fibre musculaire à la matrice moléculaire à l’extérieur de la fibre. En l'absence de dystrophine, les fibres musculaires sont affaiblies et fragiles, au point de rompre lors d’une contraction musculaire qui agit comme un stress mécanique. Cela conduit à des cycles répétitifs de régénération et de dégénérescence des fibres, accompagnés d'une inflammation chronique douloureuse, d’une fibrose et d’une perte permanente des fibres musculaires par épuisement de la capacité régénérative des cellules souches. Dans les muscles squelettiques et cardiaque, la liaison à la matrice se fait essentiellement via une protéine appelée intégrine. En condition DMD, les intégrines sont surexprimées par un mécanisme compensatoire. La présence massive d'intégrines à la surface de la fibre musculaire favorise le relarguage de molécule de l’inflammation, à l’origine d’une boucle vicieuse favorisant la fibrose. La stratégie pharmacologique proposée ici consiste à exploiter la présence des nombreuses molécules d'intégrines à la surface des fibres musculaires DMD. L'objectif du projet est d'activer les molécules d'intégrines par une modification de leur forme induite par la fixation spécifique du composé testé. On sait que l'activation des intégrines promeut leur fixation aux molécules de la matrice extracellulaire. Nous posons l'hypothèse que sur notre modèle de DMD, la fragilité de la membrane cellulaire des fibres musculaires initialement induite par la déficience en dystrophine sera compensée par une stabilité renforcée de la membrane, résultant de sa connexion avec la matrice qui agit comme une gaine externe protectrice, avec pour conséquence de réduire la mort des fibres musculaires et pour conséquence fonctionnelle d'accroître le nombre de fibres musculaires actives et ainsi, la force du muscle.

Bénéfices attendus

Notre laboratoire vise à mieux caractériser les mécanismes de la DMD pour les contrer via des thérapies innovantes que nous testons sur un modèle de rat qui mime fidèlement la sévérité de la maladie de l'enfant. Nous proposons ici de traiter des rats malades avec un composé mimant l'activation d’un mécanisme protecteur de la membrane des fibres musculaires, dont nous espérons qu'il améliorera le fonctionnement de l'ensemble des muscles du rat. Ce composé agit en facilitant la résistance de la membrane protectrice qui entoure les fibres musculaires, réduisant ainsi leur mort qui est toujours accompagnée d’une inflammation douloureuse. Le composé réduit aussi la fibrose du muscle, accélérant la récupération motrice. Nous projetons ainsi d'identifier une piste innovante qui pourrait devenir un traitement utilisable chez l’enfant en complément des outils de thérapie génique en cours de développement.

Procédures

Les animaux vigiles sont injectés deux fois par voie sous-cutanée pour induire l'anesthésie/analgésie préalable au prélèvement sanguin (au démarrage de la procédure puis en fin de procédure). Ils sont injectés par voie sous-cutanée pour recevoir le traitement ou le contrôle 2 fois par semaine pendant 12 semaines. Au total, chaque rat recevra 26 injections, chacune d'une durée maximale de 2 minutes, réalisée par une personne très expérimentée et soucieuse de réduire l'impact négatif pour l'animal. L'injection sera réalisée plutôt au début ou en fin de journée pour éviter de réveiller l'animal. Les animaux seront également prélevés deux fois au sinus rétro-orbitaire pour obtenir du sang permettant d'évaluer le bénéfice espéré de la thérapie (biomarqueurs), sous anesthésie générale et locale. La séquence de prélèvement dure au total 1 heure (jusqu'au réveil). Le prélèvement lui-même dure moins de 30 secondes. La durée d'un enregistrement ECG est de 15 minutes. La durée d'un enregistrement pléthysmographie est de 30 minutes. La durée d'une séquence de grip test est de 20 minutes. La durée d'un enregistrement de force est de 90 minutes, anesthésie comprise. Il n'y a pas de chirurgie prévue.

Impact sur les animaux

Il a été montré que le produit administré à une dose 3 fois supérieure à celle que nous administrerons n’est pas toxique chez le rat. Les rats DMD développent spontanément une dystrophie musculaire caractérisée par une perte significative et progressive de masse corporelle. On assiste par ailleurs à un comportement de "freezing" chez les animaux, caractérisé par une absence de mouvements chez les animaux qui semblent se reposer plus que leurs congénères non atteints. Ce "freezing" survient par exemple lorsqu'on prend un animal dans les mains et qu'on le remet dans sa cage. Nous connaissons bien cette évolution de la maladie et ces comportements parfois atypiques, ce qui nous permet de les repérer immédiatement quand ils surviennent. Cela garantit une surveillance très rigoureuse et rapprochée des animaux. Une zootechnicienne est dédiée à cette surveillance. Par expérience des derniers mois, nous n'avons pas à intervenir sur des animaux avant l'âge de 6 mois. La procédure de ce projet inclut des animaux chez lesquels les nuisances de l'évolution spontanée de la maladie sont très limitées et ne semblent pas, en milieu confiné, poser de problèmes particuliers, facilement gérables.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques, cellulaires et moléculaires nécessaires. Tous les animaux, même morts précocement au cours de la procédure, pourront être inclus pour les analyses prévues.

Remplacement

L'efficacité du composé testé sur l’activation des intégrines a déjà été confirmée in vitro et sur des modèles de souris. Sur ces bases robustes, nous souhaitons avec ce projet répondre à la question qui ne peut être obtenue que chez l'animal vivant avec l'ensemble de ses organes en interrelation constante : l’action du composé permet-elle de protéger suffisamment la membrane de la fibre musculaire pour que la masse des muscles des rats DMD traités augmente, que cela confère un bénéfice fonctionnel quantifiable à l’échelle du cœur et des muscles squelettiques, associée à une diminution également quantifiable du remodelage délétère à l’échelle histologique ?

Réduction

Nous avons accumulé beaucoup d'expérience sur les lots de rats DMD traités avec des candidats médicaments (thérapie génique ou pharmacologique). Pour certaines de ces études, nous sommes en train de rédiger les conclusions et avons déjà réalisé les analyses statistiques. Il apparaît que pour chacun des groupes, traiter 6 rats permet d'obtenir in fine des valeurs en nombre suffisant pour confirmer ou infirmer un effet majeur de la thérapie sur l'évolution fatale de la maladie. Par ailleurs, en raison de ce nombre important de projets qui incluent toujours des animaux sauvages (wildtype, WT) et DMD traités avec un placebo, nous avons accumulé des données nombreuses qui nous permettent de documenter avec fiabilité l'histoire naturelle de la maladie, en comparaison avec les congénères sauvages. Il est donc possible de réduire les cohortes de ces animaux. Au bilan, chacun des groupes a pu être réduit à 6 animaux.

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont température et hygrométrie sont contrôlées, monitorées et fidèles à la réglementation. Pour le bien-être des rats, nous avons fait le choix des plus grandes cages disponibles sur le marché, de sorte qu'ils peuvent marcher et se dresser sur leurs pattes arrière. Cet exercice spontané quotidien est pleinement justifié pour des rats dont nous évaluons les capacités locomotrices. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, à 7 ou 8 ratons par cage à l'âge d'un mois. Puis nous réduisons ce nombre progressivement jusqu'à atteindre 3 rats par cage pour les animaux de plus de 600g. L'isolement n'existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft, des bâtons de bois à ronger, des balles rondes, des tunnels ou des carrés de coton compacté. Pour éviter une réponse de stress induite par les divers tests, les animaux seront habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés régulièrement, le plus en douceur possible. Des points limites ont été établis et seront constamment évalués en observant individuellement les animaux chaque jour, week-ends et jours fériés inclus. Tout dépassement des points limites sera suivi d'une action correctrice et en cas d'absence de bénéfice (maladie irréversible), nous procèderons à la mise à mort compassionnelle de l'animal avant qu'il ne souffre. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel autorisé et compétent pour reconnaître, quantifier et atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentie chez les animaux.

Choix des espèces

Le rat est une espèce de mammifère appartenant à la classe des Euarchontoglires qui contient également les primates (donc l'humain). À ce titre, le rat phylogénétiquement proche de nous constitue un modèle apprécié. Les récents outils d'édition du génome ont permis d'en faire un modèle de choix pour l'analyse des troubles musculosquelettiques. Notre nouveau modèle de rat DMD mime la maladie humaine de manière beaucoup plus fidèle que ne le fait le modèle historique de la souris, tout en conservant les atouts des rongeurs (courte durée de gestation, taille raisonnable, longévité moyenne, effectifs plus importants). Il est un excellent complément au modèle du chien dystrophique. En médecine translationnelle, il s'insère entre les données obtenues in vitro et la validation translationnelle du chien dont la valeur est inestimable en médecine de précision (hétérogénéité génétique, épigénome, système immunitaire, partage des facteurs d'environnement, format). Les muscles des animaux âgés d’un à 6 mois sont affectés par la maladie. Il est donc attendu que les différences entre animaux WT et DMD seront marquées et instructives, et que l'évaluation de l'efficacité du composé testé sera pertinente puisqu'intervenant à un moment où la déviation de la trajectoire fibrotique permettra une moindre myonécrose, facilement quantifiable.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Chiens : 1
Souffrances
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Devenir
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Une chienne Border Collie va être utilisée, dans une procédure impliquant un niveau de souffrance modéré, puis proposée à l'adoption. Elle subit sous anesthésie générale une biopsie d'un muscle de la cuisse, acte que le porteur décrit comme douloureux pendant et après la chirurgie, avec un risque de complications au site opératoire. La biopsie doit fournir une lignée de cellules saines servant de contrôle face aux cellules de quatre chiens de la même portée atteints d'une myopathie génétique. Le porteur affirme qu'un prélèvement de tissu chez l'animal ne peut être évité, tout en revendiquant que cette lignée contribuera ensuite au remplacement de l'animal in vitro.

Objectifs

Les myopathies centronucléaires sont un groupe de maladies génétiques humaines rares touchant le muscle, liées à des mutations dans différents gènes, ayant en commun des lésions du muscle typiques, une faiblesse et une fonte des masses musculaires. Parmi les gènes en cause, une mutation du gène codant pour la dynamine 2 (DNM2) qui entraîne une augmentation de l'activité de la protéine est responsable de formes autosomales dominantes (=mutation présente sur 1 chromosome suffisante pour entraîner la maladie). Récemment, il a été démontré sur des modèles in vitro et dans des modèles murins, que la répression du gène DNM2 permet d'apporter un bénéfice thérapeutique, non seulement dans le cas de la myopathie centronucléaire liée à DNM2, mais aussi dans d'autres formes de myopathies centronucléaires. Cette approche pourrait donc constituer une thérapie génique commune pour tout ce groupe de maladies, bien que liées à des mutations dans des gènes différents. Récemment, un cas de myopathie centronucléaire a été identifié chez un chien Border Collie de compagnie âgé de deux ans, présentant une atrophie musculaire et une faiblesse locomotrice. La mutation en cause a été identifiée et se trouve dans le gène DNM2. Elle est identique à la mutation la plus fréquemment diagnostiquée chez les patients humains. Une portée issue de ce chien a été obtenue, confirmant que cette mutation est bien responsable d'une myopathie centronucléaire peu invalidante, lentement évolutive, et similaire à la maladie humaine. Afin de développer une thérapie génique innovante permettant de réduire la quantité de DNM2, et avant d'envisager les essais précliniques in vivo, il est nécessaire de valider les candidats-médicaments in vitro. Pour ce faire, des biopsies musculaires ont été effectuées sur les 4 chiens porteurs de la mutation (descendance du border collie), mises en culture avec succès au cours d'un projet précédemment autorisé. Afin de disposer d'un contrôle sain, il apparaît nécessaire d'obtenir des cellules de la soeur de portée de ces 4 chiens, non porteuse de la mutation. Ce projet a donc pour objectif la réalisation d'une biopsie musculaire sur cette chienne, en vue d'une mise en culture. Cela contribuera à une validation approfondie du traitement de thérapie génique en cours de mise au point pour ce modèle, et plus largement pour une application à l'ensemble des myopathies centronucléaires humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de disposer d'une lignée stable utilisable comme contrôle sain des cellules issues des animaux malades, déjà disponibles, pour effectuer in vitro toutes les étapes qui peuvent l'être avant de passer à l'in vivo, dans une optique de remplacement.

Procédures

L'animal subira une biopsie d'un muscle de la cuisse sous anesthésie générale, avec une analgésie adaptée. La durée totale (de l'anesthésie au réveil) de l'intervention sera d'environ une heure.

Impact sur les animaux

La biopsie musculaire peut être un acte douloureux, tant pendant qu'après la chirurgie. Cette douleur sera prévenue par administration de morphiniques. Malgré le soin apporté à l'asepsie chirurgicale et aux sutures, des complications sur le site opératoire sont possibles (mais très rarement rencontrées) : collection liquidienne sous-cutanée, déhiscence des points, infection de la plaie (exceptionnel) par exemple. Les soins vétérinaires adaptés seront apportés au cas par cas.

Devenir

La chienne sera proposée à l'adoption, étant une chienne saine et la récupération attendue à l'issue de ce projet étant complète.

Remplacement

L'établissement d'une lignée de cellules musculaires issues d'un animal directement apparenté aux animaux malades dont les cellules sont déjà utilisées ne peut s'affranchir d'un prélèvement de tissu chez l'animal. Par contre, l'établissement de cette lignée contribuera au remplacement dans les étapes de mise au point de produits thérapeutiques, limitant donc au maximum les étapes de validation chez l'animal.

Réduction

Un prélèvement sur un seul animal (par ailleurs le seul existant) de la même portée que les animaux malades, dont les cellules ont déjà fait l'objet d'une mise en culture, sera nécessaire et suffisant pour obtenir la quantité de cellules musculaires nécessaires pour mettre en oeuvre les expériences prévues in vitro. Cette quantité sera également suffisante pour répéter la procédure plusieurs fois si jamais la première tentative ne fonctionnait pas.

Raffinement

Les biopsies musculaires seront réalisées chirurgicalement, sous anesthésie générale, et une analgésie adaptée sera mise en place. La cicatrisation de la plaie sera suivie quotidiennement dans les jours suivant la biopsie, et jusqu'au retrait des points cutanés 12 jours après. Sur le plan de l'hébergement, la chienne sera hébergée sur litière, et aura à sa disposition une plateforme, une corbeille de couchage et des jouets. Elle bénéficiera de sorties quotidiennes 7j/7 et d'interactions quotidiennes avec l'Homme. Un vétérinaire est présent 7j/7.

Choix des espèces

Sans doute parce qu'il coévolue avec l'Homme depuis sa domestication, le chien, lorsqu'il est atteint par une maladie génétique, développe des signes cliniques proches de ceux des patients. C'est le cas des maladies neuromusculaires, telles que la myopathie centronucléaire (CNM): plusieurs chiens ayant développé des CNM liées à des mutations dans des gènes connus chez l'Homme ont été décrits, et manifestent des signes cliniques semblables à ceux des patients. Une portée générée à partir du border collie présentant la mutation spontanée dans le gène DNM2 a pu permettre une première description des 4 chiens malades rapprochant les signes cliniques et anomalies fonctionnelles observées de la maladie humaine. Il existe d'autres modèles spontanés canins de CNM liées à différents gènes, et le développement d'une thérapie "multi-myopathies" ciblant DNM2 dans notre modèle permettrait de réaliser une preuve de concept dans d'autres CNM canines avant un essai clinique. La chienne est maintenant une jeune adulte de 4 ans. Des cellules musculaires peuvent être cultivées à partir de biopsies musculaires issues d'animaux de tout âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit sous anesthésie un transfert de gène par électroporation dans les muscles de la patte arrière, puis est tué pour prélever ces muscles, afin d’étudier le fonctionnement de canaux ioniques normaux ou porteurs de mutations humaines. Le porteur décrit une douleur légère après l’intervention, un léchage de la patte se résorbant en une douzaine d’heures. Il affirme que le couplage étudié reste trop immature dans les cellules en culture et que le muscle de souris adulte est requis.

Objectifs

La stimulation du muscle squelettique par le nerf moteur fait intervenir un ensemble de petits courants électriques qui se propagent à la surface du nerf puis du muscle. Ces courants électriques sont dus au passage d'ions dans des protéines poreuses appelées canaux ioniques qui sont situés dans la membrane de surface entourant les cellules. Ces courants électriques sont détectés à la surface du muscle par un type de canal ionique sensible aux variations de potentiel électrique, le canal calcique Cav1.1. Celui-ci est alors stimulé et active en retour un autre canal calcique appelé récepteur de la ryanodine de type 1 ou RyR1. Il en résulte une augmentation massive et soudaine de la quantité d’ions calcium (Ca2+) dans la cellule musculaire qui déclenche aussitôt le raccourcissement de la cellule musculaire : c'est la contraction musculaire. Ces mécanismes responsables de ce qui est appelé le couplage "excitation-contraction" jouent évidemment un rôle clé dans le déploiement de force musculaire et sont fréquemment affectés lors de pathologies musculaires. Ce projet vise à caractériser les mécanismes fondamentaux de fonctionnement des canaux ioniques impliqués dans l’excitation et dans le couplage excitation-contraction. Notre but est aussi d’évaluer comment ces mécanismes sont altérées dans des conditions pathologiques. Comme décrit ci-dessous, l’exploration du couplage excitation-contraction nécessite l'utilisation de muscle squelettique mature et à ces fins, nous utiliserons une technique de transfert local et transitoire d’ADN exogène chez la souris adulte.

Bénéfices attendus

De très nombreuses pathologies musculaires sont des maladies génétiques dues à des mutations dans les gènes codant pour les canaux ioniques impliqués dans le couplage excitation-contraction. Cependant les conséquences de ces mutations sur l’excitabilité et le couplage dans le muscle squelettique restent mal connues. Dans ce contexte, le but de ce projet est d’étudier les effets de mutations de ces canaux, mises en évidence par des médecins chez des patients, sur le fonctionnement de la cellule musculaire différenciée. Pour cela, il est nécessaire de mettre au point des modèles d’étude de canaux ioniques soit normaux soit comportant des mutations pathologiques en utilisant les cellules musculaires de souris adulte comme modèle. Ce projet a pour ambition de conduire à une meilleure compréhension des mécanismes fondamentaux et pathologiques et ainsi de permettre l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et l’émergence de nouveaux traitements.

Procédures

L’intervention consistera à réaliser un transfert de gène par électroporation intramusculaire, procédure précédemment utilisée au laboratoire. Le transfert est transitoire et est réalisé uniquement sur un territoire restreint de muscles présents dans la paume des membres postérieurs de souris adulte (c’est-à-dire la face ventrale du pied). Ce transfert de gène permet à quelques cellules du muscle de souris d’exprimer des protéines particulières, des canaux ioniques, en particulier les formes pathologiques de ces canaux ioniques précédemment identifiés chez des malades. Le transfert de gène par électroporation est réalisé après analgésie et anesthésie de l’animal et consisté à injecter l’ADN correspondant aux gènes des canaux ioniques et à appliquer pendant quelques dizaines de secondes un courant électrique au niveau de la face ventrale du pied des membres postérieurs. Afin d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire pouvant altérer les muscles de ce territoire et nuire au bien-être animal, les conditions utilisées sont les plus modérées possibles, en termes de durée (20 s par membre postérieur) et d’intensité du champ électrique (80 à 100 V). L’électro-transfert a pour but l’expression transitoire dans le muscle des canaux ioniques d’intérêts sans que d’autres paramètres comme la maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Une fois la procédure réalisée, l’animal est hébergé pendant 1 à 10 semaines, notre expérience montrant que cette durée est suffisante pour permettre l’expression optimale des différentes protéines par électro-transfert de gènes. Le prélèvement des muscles est alors réalisé après mise à mort des animaux et les analyses sont réalisées sur muscles frais. En moyenne 15% des cellules expriment ainsi les canaux ioniques qui ont tous la propriété de fluorescer, ce qui facilite le repérage des cellules positives par microscopie à fluorescence. Les analyses des différents paramètres de physiologie cellulaire sont ensuite le plus souvent menées sur une cellule à la fois et s’accommodent bien de ce nombre de cellules relativement peu important.

Impact sur les animaux

Sur la base de la bibliographie, de nos études préliminaires et des avis de membres de la SBEA, des grilles d'évaluation ont été mises en place et les points limites seront appliqués en fonction des scores obtenus. Comme indiqué précédemment, le risque de score élevé est minime mais il existe toujours un risque lié soit à une erreur technique (injection mal réalisée...), soit à la possibilité que l’expression d’une des protéines d’intérêt ait des effets délétères imprévisibles. Les études préalables menées sur différentes protéines d’intérêt n’ont pas révélé d’effets indésirables graves ou de signes importants de douleur : l’animal montrait des signes de douleur légère (léchage de la patte) juste après la procédure, douleur spontanément résorbable dans les 12h post-électroporation. Malgré tout, un suivi clinique accru des animaux sera réalisé le jour même et le lendemain de la procédure, en accord avec le responsable du bien-être animal de l’établissement et en utilisant des grilles de score. Un suivi quotidien sera ensuite réalisé et un examen clinique sera alors réalisé si jugé necessaire.

Devenir

Tous les animaux ayant été soumis à la procédure d’expérimentation seront mis à mort afin de pouvoir prélever les muscles correspondants et conduire ex vivo les différents caractérisations du couplage excitation-contraction envisagées.

Remplacement

L’expression adéquate des protéines d’intérêt à l’aide des plasmides mis en œuvre est vérifiée en utilisant des modèles d’études en remplacement du modèle souris (cultures cellulaires). Cependant le couplage excitation-contraction est très immature dans les cellules musculaires en culture et sa caractérisation ne peut donc se faire que sur des cellules adultes, prélevées chez l’animal. Le muscle squelettique de souris adulte est un modèle pertinent, ses caractéristiques étant suffisamment similaires à celles du muscle squelettique humain adulte pour en constituer un modèle approprié.

Réduction

Au total, un maximum de 150 souris seront nécessaires pour les 5 ans du projet. Le nombre d’animaux sera le minimum raisonnable pour démontrer ou infirmer statistiquement les hypothèses. L’analyse du couplage excitation-contraction se fera avec une ou deux souris par semaine. Il est possible qu’au cours de l’étude des résultats significatifs soient obtenus avec un nombre plus faible d’animaux : dans ce cas le nombre d’animaux utilisé sera revu à la baisse. Contrairement par exemple à une lignée transgénique, tous les animaux soumis au transfert transitoire d’ADN intramusculaire constitueront des animaux expérimentaux.

Raffinement

L’électroporation est réalisée sur l’animal anesthésié et sous analgésie. La procédure a pour but l’expression transitoire in vivo des protéines d’intérêts sans que d’autres paramètres comme le degré de maturité cellulaire, la structure tissulaire ou le fonctionnement musculaire ne soient modifiés. Les conditions utilisées lors de l’électroporation ont été raffinées en réduisant au maximum la durée et l’intensité du champ électrique, dans le but d’éviter des dommages tissulaires ou une réaction inflammatoire néfastes pour le muscle et le bien-être animal. Le risque estimé que l’expression des canaux ioniques altère sévèrement la motricité ou la physiologie générale de l’animal est faible pour différentes raisons: 1/ l’expression sera restreinte temporellement (durée d’expression au maximum de 10 semaines) 2/ l’expression sera restreinte spatialement, puisque seuls les muscles de la paume de la patte arrière seront ciblés ; Cette restriction spatiale est d’autant plus importante que toutes les cellules des muscles ciblés n’exprimeront pas les canaux : d’après des résultats préalables, seules 15% des fibres musculaires expriment en moyenne les protéines exogènes. Un suivi post-opératoire minutieux sera mis en place le jour et le lendemain de la procédure et un suivi des animaux sera également réalisé pendant toute la durée de l’hébergement. Le suivi sera fait sur la base de grilles de scores sur des paramètres comme la douleur, l'état général et la locomotion et des points limites seront appliqués en fonction des scores. Le score maximal total est de 20 et les animaux qui présenteraient un score total ≥ 10 recevront des soins adaptés et seront mis à mort si ce score persiste au delà de 24h.

Choix des espèces

La souris est un modèle mammifère bien adapté à l’étude du couplage excitation-contraction et l’excitabilité musculaire. Son génome ainsi que les caractéristiques de son couplage excitation-contraction musculaire présente des homologies importantes avec celui de l’Homme. En outre ce modèle se prête bien à l’électrotransfert d’ADN et la procédure sur ce modèle est aujourd’hui standardisée; Des animaux adultes, agès de 8 à 24 semaines, seront utilisés, afin que les processus de différenciation des structures et protéines cellulaires impliqués dans l’excitabilité musculaire soient terminés, et afin de garantir un couplage excitation-contraction le plus mature possible. Les animaux sont généralement réceptionnés à l'age de 7 à 9 semaines et subissent une periode d'acclimatation d'au minimum 2 semaines avant d'être soumis à la procédure.

transgenese aviaire

(NTS-FR-381733v1 – 03/08/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Autres oiseaux : 18
Souffrances
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Devenir
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18 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour générer une lignée transgénique. Des embryons reçoivent une injection de particules virales, puis les animaux sont croisés sur deux générations, les femelles de deuxième génération étant tuées dès l'apparition du dimorphisme sexuel pour ne garder que des mâles. Le porteur indique que les cailles seront euthanasiées lorsqu'elles ne seront plus aptes à la reproduction. Il affirme que l'étude de la formation de l'embryon exige des embryons vivants et ne peut être remplacée par des méthodes sans animaux.

Objectifs

L'embryon de poulet a connu une longue et illustre carrière en sciences. De nombreux aspects cellulaires et moléculaires de son développement embryonnaire sont virtuellement identiques aux mammifères. Sa facilité d'observation (y compris en temps réel) et de manipulation a permis l'étude d'un large éventail de sujets, établissant une grande partie des concepts de base de la biologie du développement. Un domaine où les souris avaient toutefois un avantage crucial sur les oiseaux, est la possibilité de modifier leur génome, une technologie qui a été largement utilisée, conduisant ainsi à de nombreuses percées dans le domaine biomédical. L'embryon de souris est néanmoins inaccessible à l'imagerie intra-vitale, limitant de facto l'étude dynamique de processus développementaux. Bien que la transgenèse du poulet soit techniquement possible, le cycle de vie extrêmement long de cet organisme (maturité sexuelle à 6 mois) rend ces approches fastidieuses. La caille japonaise (Coturnix coturnix japonica), à l'inverse, atteint la maturité sexuelle à environ 6 semaines, ce qui est beaucoup plus rapide que le poulet et comparable à la souris. Nous avons développé une technologie originale, utilisant une méthode de transfection directe des cellules primordiales germinales (PGCs) , pour générer des lignées de cailles transgéniques. Nous avons obtenu plusieurs lignées de caille transgéniques, décrites dans plusieurs publications de haut impact. Une technique différente, utilisant des lentivirus pour transduire les PGCs d'embryons précoces de cailles, est également utilisée pour générer des lignées de cailles transgéniques. Le projet consiste en l'élaboration d'une plateforme de transgenèse caille dans laquelle des lignées seront créées non seulement pour notre propre recherche, mais aussi à façon pour la communauté de chercheurs français et européens.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mettre en place une animalerie oiseaux destinée à générer, maintenir et amplifier des lignées de cailles transgéniques. Les constructions utilisées pour générer ces lignées serviront à analyser différents aspects du développement embryonnaire précoce des oiseaux. Ceux-ci montrent un développement embryonnaire en tous points semblables au développement des mammifères et ils représentent donc un modèle expérimental parfaitement adapté pour l'étude du développement de l'embryon humain. Le but de ce projet est donc la recherche fondamentale. Il y a beaucoup de choses que l'on ne sait pas sur les maladies humaines et il n'est pas possible de répondre à toutes les questions que les scientifiques doivent se poser en étudiant des patients humains. Il peut y avoir des raisons éthiques, pratiques ou scientifiques pour lesquelles un objectif scientifique ne peut être atteint en utilisant des sujets humains, et dans ces situations, un modèle animal peut être approprié. Il existe de nombreux types de modèles animaux utilisés dans la recherche. Ils ne reflètent pas nécessairement la condition humaine, mais peuvent néanmoins fournir des informations importantes sur la biologie. Par exemple, un modèle animal peut être utilisé pour prédire l'efficacité probable d'un nouveau traitement avant qu'il ne soit étudié sur des patients. En biologie fondamentale, un modèle animal peut être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes à l'origine de la maladie afin d'identifier de nouveaux moyens de la traiter à l'avenir. Toutefois, il est important de reconnaître que tous les modèles animaux ont certaines limites.

Procédures

pas d'intervention autre que l'injection d'un plasmique avant le dernier tiers de developpement pour la genération de colonnie ogm.

Impact sur les animaux

La generation d'aniamux exprimant une ou plusieurs protéines fluorescentes ne génère pas au vu de la litterature de phenotype dommageable. neanmoins la transgénèse pourrait avoir des nuisances comme la perte de poids, un comportement agressif envers les congénères etc. Si une perte de poids de plus de 20% est observée, si l'animal perd son plumage ou presente des alterations de la peau l'animal sera euthanasié. De la même manière si le comportement alimentaire est altéré (ne cherche plus de nourriture) ou si l'animale est aggressif il sera euthanasie.

Devenir

Lorsque les aniamux ne seront plus aptes à la reproduction ils seront euthanasiés.

Remplacement

En raison de la nature des questions biologiques soulevées dans les études proposées, visant à comprendre les événements cellulaires et moléculaires associés à la formation d’un embryon, l'utilisation d'embryons vivants (par exemple pour réaliser de l'imagerie in vivo) est une exigence absolue et ne peut donc pas être remplacée par d'autres méthodes non-animales

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires pour la génération d’une ligné transgénique est le suivant: il faut 6 cailles (5 femelles et 1 male) pour générer des animaux dont le patrimoine génétique est modifié à au moins 50% (génération numero 1). Ces aniamux sont alors croisés entre eux pour obtenir des aimaux transgénique à 75% (génération numero 2). il en faut au moins 12 dans le but d’obtenir 6 males (les femelles étant mises à mort, dès l’apparition du dimorphisme sexuel). Les 6 males, arborant chacun une insertion lentivirale différente, seront croisés chacun avec 4 femelles normale. Une seule lignée montrant l’expression la plus forte sera gardée et utilisée pour la génération d’individus en troisième génération. Les animaux des générations 1 et 2 seront suivis pour vérifier que l’insertion du vecteur lentiviral dans le génome n’ a pas créé de phénotype dommageable, évènement hautement improbable mais pas impossible. Si les animaux ne montrent aucun phénotype dommageable, la procédure est terminée, puisque le simple élevage de caille génétiquement modifiées, une fois passée la 2eme génération ne constitue pas une procédure en soi. Soit Nombre d’animaux= 6+12= 18 animaux par lignée dans une procédure.

Raffinement

Afin de réduire le stress et douleur lors de la mise à mort, l’euthanasie est réalisée dans une autre pièce à l’aide d’une chambre à CO2. Pour le bien-être des animaux, des enrichissements seront réalisés : de la litière dans les cages afin que les animaux puissent gratter, du sable pour qu’ils puissent se laver, la nourriture (graines et légumes) sera également disséminée afin que les animaux la cherchent comme ils le feraient dans la nature, des abris seront également disposés dans les cages afin que les animaux puissent se reposer. La répartition des animaux dans les cages se fera de la manière suivante : un mâle pour 4-5 femelles. La température, la nourriture et la lumière seront monitorées selon les directives nationale et européenne. En ce qui concerne la gestion des déchets biologiques, nous suivrons les directives nationale et européenne. L’utilisation des lignées transgéniques se fera uniquement dans le cadre de la recherche scientifique. Les cailles transgéniques générées ne seront en aucun cas utilisées dans l’agriculture ou en tant qu’animal de compagnie

Choix des espèces

La caille japonaise (Coturnix japonica). Les embryons d’oiseaux par leur accessibilité et leur développement externe, se prêtent remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques contrairement aux mammifères dont le développement intra-utérin limite la réalisation de telles approches. Sa petite taille et son temps de génération très court font de la caille un modèle génétique idéal parmi les oiseaux. -la procédure d’injection de particule lentivirale s’effectue sur des oeufs fécondés mais non incubés, donc avant le 1ier tiers de gestation. A ce stade il est possible de cibler de manière efficace les cellules précurseurs des gamètes et donc d’obtenir une transmission germinale. -La procédure génération de lignée (évaluation de la présence de phénotype dommageable) s’étend sur 2 générations de l’éclosion jusqu’à la transmission germinale. Les adultes sont uniquement utilisés pour générer les oeufs embryonnés nécessaires à la recherche. les oeufs embryonnés sont utilisés pour la recherche avant le dernier tiers de developpement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 165
Souffrances
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Devenir
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165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces souris, porteuses de lésions musculaires induites lors de projets antérieurs, sont soumises à des examens d'imagerie par résonance magnétique sous sédation répétée, puis tuées pour confronter les images à l'analyse des tissus, afin de chercher des marqueurs non invasifs de la fibrose musculaire. Le porteur décrit l'imagerie elle-même comme atraumatique et sans douleur. Il affirme qu'aucun protocole in vitro n'atteint le niveau d'organisation du muscle et conclut que les études in vivo sont "indispensables".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’exploiter des outils IRM (imagerie par résonnance magnétique) et SRM (spectroscopie par résonnance magnétique) pour caractériser certains modèles murins de pathologies musculaires et de les confronter à l’histologie, dans le but de trouver des marqueurs RMN permettant d’évaluer la fibrose musculaire de manière non-invasive.

Bénéfices attendus

les bénéfices attendus de notre recherche visent au développement de nouvelles connaisances portant sur les lésions musculaires observées au cours de diverses pathologies musculaires. A terme ces connaissnaces doivent permettre le développement de nouveaux biomarqueurs pour ces pathologies. L'avantage évident d'une approche RMN réside dans le caractère non invasif de l'examen et dans sa capacité à réaliser des examens 'corps entier' et non seulement localisés à une région. L'aspect translationnel de notre recherche est renfocé par la modélisation chez le mammifère non humain (souris) de pathologies humaine.

Procédures

durant les examens RMN les aniamux ne sont soumis à aucune intervention nuisible pour leur état de santé, dans la mesure où les examens se limitent à les évaluations par imagerie ou spectroscopie. Le stress des animaux est limité dans la mesure où tout examen RMN se fait sous sédation, avec un monitorage continu de la respiratoire.

Impact sur les animaux

Les examens RMN appliqués à l'animal nesont pas différents dans leur nature de ceux utilisé chez l'homme et restent donc parfaitement non invasifs. Les modèles murins mis à notre disposition ont pour certains subis une intervention visant à créer un modèle de lésion et régénération. Au stade où ils seront utilisés en RMN les lésions seront cicatrisées et on n'observe pas d'invalidité chez ces animaux. Le degré de récupération fait partie intégrant du projet de recherche.

Devenir

les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de pourvoir réaliser une confrontation anatomo-pathologiques avec les images obtenues par RMN.

Remplacement

Le muscle est un ensemble organisé de fibres musculaires, cellules hautement différenciées et spécialisées, et du tissu interstitiel. La fonction musculaire est dépendante du fonctionnement des cellules musculaires, mais aussi d’une combinaison des fonctions vasculaire et nerveuse de l’individu. A l’heure actuelle, il n’existe aucun protocole in vitro permettant d’atteindre ce niveau de différenciation et d’organisation, ce qui rend les études in vivo indispensables pour les études sur la structure et le fonctionnement du muscle.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux est assurée par la minimalisation de la variabilité entre individus : un fond génétique Rag2-/-Ilr2b-/- pour l’étude de la dégénérescence/régénération et de la fibrose musculaire et un fond génétique C57Bl/6J Rj pour la mise au point des outils méthodologiques, et tous les animaux d’une même lignée proviennent d’un même fournisseur pour minimiser les variations sanitaires.

Raffinement

Le raffinement avant l’expérimentation sera fait par enrichissement de l’environnement avec du papier absorbant ou des tubes en carton et par élevage des souris en groupes (maximum 5 individus par groupe) dans des portoirs ventilés munis de cages jetables contenant de la litière de contact. La température est maintenue à 23 ± 1 °C avec une hygrométrie entre 40% et 70% et le cycle d’éclairage est de 10h/14h. Les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bonne santé et une prise de poids sera effectuée avant chaque examen RMN. Toute perte majeure de poids, modification importante du comportement ou de l’état général pouvant laisser supposer une douleur sera considéré comme point limite. Enfin toutes les expérimentations RMN se feront sous anesthésie gazeuse afin de maintenir les animaux immobiles tout le long des acquisitions. L’imagerie et la spectroscopie RMN étant atraumatiques par définition et les animaux sédatés tout au long de l’acquisition, aucune analgésie n’est nécessaire.

Choix des espèces

Du fait de leur petite taille et de la facilité pour les héberger, les souris sont un ordre animal facile à manipuler. De plus, de nombreux modèles de pathologies neuromusculaires ont été développés chez la souris. Par sa petite taille, la souris est aussi un candidat idéal pour une étude histologique du muscle entier, ce qui est particulièrement intéressant, voire fondamental, pour une étude comparative entre l’IRM et l’histologie. Les espèces de l’ordre des souris sont donc appropriées pour la recherche dans le domaine des maladies neuromusculaires. Au laboratoire, un grand nombre d’outils ont été développés pour la recherche en imagerie et en spectroscopie par résonance magnétique nucléaire pour étudier le muscle squelettique des rongeurs, en particulier des souris. Tous les animaux auront atteint l’âge adulte, les greffes musculaires étant effectuées au minimum à 2 mois. Tous les animaux auront donc atteint leur taille adulte au moment de la greffe et des expérimentations RMN. Le génotypage par tatouage des phalanges sera effectué par l’équipe UMRS 974 dans les projets antérieurs à l’actuel projet (réutilisation des animaux). Les animaux de génotype différent seront maintenus dans des cages différentes afin de s’affranchir de toute erreur de génotype lors des expérimentations.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Babouins : 9
Souffrances
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▲ 9
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Devenir
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Neuf babouins olive juvéniles vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrés à la colonie de l'établissement pour la reproduction ou d'autres expériences. Chaque animal est capturé, anesthésié, perfusé puis soumis à six biopsies musculaires sur trois muscles d'un même membre, pour tester chez un primate un oligonucléotide destiné à moduler un gène impliqué dans la sclérose latérale amyotrophique. Le porteur présente ces gestes comme "peu invasifs et non terminaux". Il indique que la réglementation impose l'essai sur une espèce non rongeuse proche de l'humain avant tout passage clinique.

Objectifs

Les oligonucléotides (ONs) thérapeutiques, dont les siARN (petits duplexes d’ARN interférant avec la production des protéines), présentent un potentiel révolutionnaire dans les approches thérapeutiques par leur capacité à moduler l’expression génique, ouvrant la porte au traitement de nombreuses pathologies jusque-là sans traitement. Néanmoins, la délivrance de ces agents thérapeutiques dans les différents tissus et organes, notamment dans les tissus musculaires ou le système nerveux central, reste un défi majeur. La superoxide dismutase 1 (SOD1) est une protéine exprimée dans tous les organes du corps qui nous protégé du stress oxydatif (e.g. lors d’un épisode ischémique) et qui joue aussi un rôle protecteur en empêchant les processus de mort cellulaire. Cette protéine est fortement impliqué dans le développement des maladies humaines comme la sclérose latérale amyotrophique (cf. SLA ou maladie de Charcot), maladie neuromusculaire la plus fréquente touchant le SNC et les muscles et caractérisée par une perte progressive des neurones moteurs. L'objectif de la présente étude est de confirmer l'efficacité d’une molécule conjuguée crée par notre équipe, la C5-siSOD1, à moduler la production de SOD1 à niveau intracellulaire chez une espèce animal proche de l’Homme.

Bénéfices attendus

Les oligonucléotides (ONs) thérapeutiques sont de plus en plus reconnus comme ayant un potentiel révolutionnaire dans les approches thérapeutiques par leur capacité à moduler l’expression génique, ouvrant la porte au traitement de nombreuses pathologies jusque-là sans traitement. Grâce à des designs spécifiques leur conférant différents modes d’action sur l’ADN ou l’ARN, les limites des applications et des cibles des ONs thérapeutiques vont bien au-delà des molécules jusque-là développées par le secteur pharmaceutique. En théorie, les ONs thérapeutiques pourraient permettre de corriger toute pathologie trouvant son origine dans un défaut d’expression génique. Malgré ce potentiel, es ONs thérapeutiques souffrent d’un handicap majeur pour permettre leur développement thérapeutique : leur difficulté à traverser les membranes cellulaires et accéder au matériel génétique. Il est attendu de ce projet la validation chez une espèce non-rongeur proche de l’homme du potentiel de délivrance d’ONs thérapeutiques grâce à leur couplage à des molécules « vecteurs ». Cette validation préliminaire doit permettre à notre équipe de proposer cette technologie pour une application thérapeutiques à grande échelle. A terme, ce projet vise à apporter et valider une solution innovante pour traiter de façon ciblée et efficace l’origine génétique de nombreuses pathologies, notamment neuromusculaires.

Procédures

Les 9 animaux seront soumis aux mêmes manipulations : - 2 Captures dans leur groupe sociale à l’aide des tunnels de capture et des techniques de renforcement positif. Durée totale de l’intervention 1h/animal/capture. Les perfusions et les biopsies se feront sous anesthésie générale. Après intubation orotrachéale, l’animal sera mis sous Sévoflurane. Durée totale de l’intervention 25’/animal. - Une perfusion pendant 30 minutes. Durée totale de l’intervention 1h/animal - 6 biopsies musculaires sur trois muscles différents (2 par muscle) sur le même membre pelvien : gastrocnémien, quadriceps et tibial antérieur. Durée totale de l’intervention 1h/animal/pour les 3 biopsies

Impact sur les animaux

La perfusion et les biopsies se feront sous anesthésie générale. Des complications lors de l’anesthésie des animaux sont rares mais possibles (ex. : arrêt cardiaque ou respiratoire). Aucun effet délétère est attendu à l’issue de la perfusion intraveineuse des différents produits. Aucune toxicité d’origine pharmacologique (liée à l’inhibition de l’expression de SOD1) n’est à attendre d’une administration unique, compte tenue du mode d’action transitoire des molécules administrées et de leur élimination progressive. Le volume de perfusion (5mL/Kg) est en accord avec la littérature existante pour éviter tout risque d’hypervolémie. Les prélèvements de tissu musculaire se feront sous anesthésie générale. Le risque d’infection est réduit mais possible. Dans ce genre d’intervention le risque d’hémorragie est minime mais possible. Après la perfusion et les biopsies, les individus resteront pendant 24h et 48h sous surveillance en infirmerie avec un congénère de leur groupe social (e.g. la mère) pour réduire au maximum le stress potentielle liée à la séparation de son groupe d’origine.

Devenir

Une fois la procédure finie, les animaux intégreront la colonie de babouins olive de notre établissement et seront inclus dans des programmes de reproduction ou expérimentaux selon la demande de la communauté scientifique.

Remplacement

L’évaluation de l’efficacité et de la sécurité des produits de santé destinés à l’Homme doit être réalisée chez une espèce rongeur et une espèce non rongeur avant de faire une demande d’investigation chez l’Homme en clinique. La capacité du conjugué vectorisé C5-siSOD1 à éteindre l’expression du gène SOD1 a déjà été démontrée sur différents modèles cellulaires in vitro puis confirmée in vivo chez le rongeur. Afin de pouvoir proposer à l'industrie pharmaceutique cette technologie de vectorisation d’ONs thérapeutique, le Sponsor doit maintenant établir la preuve de son efficacité et innocuité chez une espèce non rongeur proche de l’Homme. Ce projet s’inscrit donc dans une démarche de développement préclinique, en confirmant chez une espèce de primate la capacité du conjugué vectorisé C5-siSOD1h à éteindre l’expression du gène SOD1 après administration systémique.

Réduction

La conception de ce projet a non seulement visé à réduire au maximum l’utilisation des primates, mais aussi de limiter les interventions à des manipulations transitoires, peu invasives et non terminales. L’expérience acquise chez la souris permet de réduire le nombre de primates dans chaque groupe à trois, car des grands effets du traitement sont attendus. Pour réduire le nombre d’individus seuls des mâles seront utilisés pour ce projet (pour éviter tout éffet potentiel du sexe sur la variable étudiée). Un nombre minimal de 3 groupes a été retenu, soit un total limité à 9 animaux: - 1er groupe recevant une perfusion d’un siARN non vectorisé, le N6-siSOD1h. - 2ème groupe recevant une perfusion d’un siARN vectorisé, le C5-siSOD1h. - 3ème groupe «contrôle» recevant une solution tampon phosphate (PBS).

Raffinement

Les animaux seront manipulés seulement à trois moments : lors de la perfusion et au moment des deux biopsies. Les trois manipulations se feront sous anesthésie générale et placés sur une surface chauffante. Après intubation orotrachéale, l’animal sera mis sous Sévoflurane. Toutes les interventions seront réalisées par l’équipe de vétérinaires de l’établissement utilisateur. Aucun effet négatif n’est attendu concernant les produits perfusés. Les zones d’incision seront tout d’abord tondues, nettoyées et désinfectées. Seulement 100 mg de muscle squelettique seront preleves a chaque biopsie après avoir réalisé une petite incision cutanée pour accéder au muscle. En début de chaque intervention, une analgésie sera assurée. Ce genre de biopsie n’est habituellement pas douloureux en post-opératoire et ne nécessite pas de traitement antalgique de manière systématique. L’animal sera gardé, toutefois, sous surveillance 48h en zone d’isolement avec un congénère, et évalué quotidiennement par l’équipe de zootechnie et l’équipe vétérinaire. En cas de signes de douleurs, un traitement antalgique pourra être initié. Au bout de 48h, si la récupération est validée par l’équipe vétérinaire, l’animal pourra être réintroduit dans son groupe. Pendant toute l’anesthésie les individus seront surveillés et monitorés par les vétérinaires. Concernant la perfusion, les individus resteront sous surveillance 24h avec un congénère (e.g. la mère) avant d’être réintégrés dans leur groupe d’origine. Ils seront réintroduits dans leurs groupes sociaux suivant la procédure validée par la Structure en charge du Bien-Être Animal de l’établissement utilisateur et sous surveillance accrue du vétérinaire. Les captures des individus dans leurs groupes sociaux se feront à l‘aide d’un système de tunnels et des techniques de renforcement positif. Les individus ciblés seront transférés à l’aide d’un nid de capture en infirmerie où ils seront induits dans des cages à fond amovible.

Choix des espèces

Le babouin olive est un modèle bien connu dans la recherche biomédicale. Cette espèce de primate reste au jour d’aujourd’hui l’espèce la plus accessible dans notre établissement. Par sa grande taille elle permet facilement la réalisation de plusieurs biopsies des muscles squelettiques sur un même individu. Les animaux utilisés dans cette étude seront tous des individus juvéniles entre 3-4 kg. Les produits perfusés le sont à une concentration 5 mg/kg. Cette concentration a été calculée par rapport à des études précédentes chez la souris. Ces produits doivent être synthétisés au laboratoire, donc nous sommes limités par la quantité de produit. L’utilisation des jeunes babouins olive s’explique par le compromis entre poids de l’animal (capacité de synthétiser les molécules à perfuser) et leur volume musculaire (capacité de faire 3 biopsies sur le même membre pelvien).

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 690
Souffrances
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▲ 690
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Devenir
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 690

690 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection unique de vecteurs viraux AAV par voie intraveineuse ou intramusculaire, des prises de sang et une mesure de bioluminescence sous anesthésie, pour identifier des vecteurs de thérapie génique ciblant mieux le muscle dans les dystrophies musculaires. Le porteur indique que la stratégie d'évolution dirigée permet de tester de nombreux variants en même temps, et que les organes sont prélevés après la mort. Il affirme qu'un vecteur doit être évalué dans un "organisme entier" que les cultures cellulaires ne permettent pas d'aborder.

Objectifs

L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares du muscle, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. Une option thérapeutique possible est la thérapie génique, stratégie qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie. Le transport du gène thérapeutique dans les tissus cibles peut se faire grâce à l’utilisation de virus modifiés, appelés vecteurs, en raison de leur propriété naturelle de transférer leur propre matériel génétique dans les cellules humaines. Pour produire des vecteurs viraux, on utilise des virus modifiés génétiquement, dits sécurisés. Dans le cas des maladies musculaires, le fait qu’il soit nécessaire de pouvoir cibler l’ensemble de la masse musculaire impose d’injecter des niveaux très élevés de vecteurs, ce qui peut conduire à des effets adverses allant jusqu’à des effets graves, voire le décès. Il est donc souhaitable d’améliorer les vecteurs. La question scientifique posée dans ce projet est de donc de rechercher des vecteurs ayant des propriétés améliorées pour le transfert de gène en utilisant l’espèce souris comme support de l’identification de ces vecteurs.

Bénéfices attendus

Malgré des succès encourageants, le domaine de la thérapie génique pour les maladies neuromusculaires est toujours confronté à un certain nombre de défis en termes de sécurité et d'efficacité tels que la nécessité de doses élevées pour apporter le gène médicament dans toutes les cellules musculaires ou la présence de réaction immunitaire contre le vecteur ou le transgène. Dans ce projet, nous proposons de développer de nouveaux vecteurs afin d'augmenter l'efficacité du transfert de gène dans les tissus d’intérêt tels que le muscle pour de futures applications chez l'homme. Les bénéfices attendus du projet sont de permettre de proposer une stratégie thérapeutique plus efficace et donc une meilleure correction de la pathologie chez les patients. De plus, une meilleure efficacité devrait permettre une réduction des doses à administrer, permettant de minimiser les risques d’effet adverse chez le patient. Les données obtenues devraient également permettre de mieux comprendre les éléments biologiques gouvernant l’entrée des vecteurs dans les différents organes.

Procédures

Les vecteurs sont injectés une seule fois soit par administration intraveineuse sur animaux vigiles, soit par voie intramusculaire sur animaux anesthésiés. Les prélèvements de sang se feront en début et en fin de protocole. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. En fin de protocole, les animaux sont examinés sous un capteur qui permet de recueillir de la lumière dont l’intensité va dépendre du niveau de transfert de gène. Cette analyse se fait sur animaux anesthésiés. Il s’agit d’une anesthésie gazeuse. Cette mesure dure 10 minutes et est faite une seule fois, avant l’euthanasie.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : - Piqûre IP pour administration d’anesthésique avant injection en intramusculaire (une seule fois au cours du protocole) ; - Piqûres intraveineuse caudale pour injection AAV (une fois au cours du protocole) ; - Intraveineuse sinus pour injection AAV (une fois au cours du protocole) sous anesthésie gazeuse ; - Prélèvements de sang au sinus soit sous anesthésie gazeuse, soit sous anesthésie fixe en début et fin de protocole ; - Injections intrapéritonéales de luciférine pour la mesure de la bioluminescence ; - Possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies (utilisation de gel pour réduire cette nuisance le cas échéant).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.

Remplacement

Afin d’évaluer ou de sélectionner de nouveaux vecteurs, il est nécessaire de les administrer dans un organisme entier où il va se distribuer et rentrer dans certains organes en fonction de possibilités d’interaction. Des vecteurs identifiés sur des cellules en culture n’auront pas forcément les caractéristiques voulues pour un transfert efficace dans un organisme. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico (avec un programme informatique) ou in vitro (sur des cellules). Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre la structure et l’activité biologique d’une molécule ou des modélisations d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Cependant, ces cultures ne permettent pas d’aborder les questions posées dans ce projet qui doivent prendre en compte des paramètres tels que les interactions des vecteurs avec le système sanguin, le système immunitaire et l’ensemble des éléments qui guide comment se distribue un virus dans un organisme.

Réduction

La stratégie de l’évolution dirigée (méthode utilisée en biologie et qui imite le processus de séléction naturelle) pour la sélection de nouveaux vecteurs utilisé dans ce projet permet de réaliser l’évaluation de très nombreux variants en même temps, ce qui permet une réduction extrêmement importante du nombre d’animaux nécessaires. Nous utiliserons un seul modèle de maladies musculaires, choisi pour sa représentativité. Nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes chaque fois que possible. Quand cela est possible, les groupes contrôles seront communs entre les différents vecteurs évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs selon un critère défini par le type d’analyse réalisée.

Raffinement

Les souris sont anesthésiées lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux auront reçu au préalable un traitement analgésique si nécessaire. Les prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie de courte durée. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasie appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation de la chaleur pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil, ou l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.

Choix des espèces

Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Dans cette étude, les animaux seront utilisés à partir de leur sevrage au stade jeune adulte. Ces animaux présentent une taille et une maturation des organes adéquates pour l’évaluation moyenne du transfert des vecteurs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Lapins : 42
Souffrances
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▲ 42
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Devenir
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 42

42 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur rompt chirurgicalement le ligament croisé du genou pour provoquer une arthrose, avant de poser un dispositif externe de distraction lors d'une seconde opération, avec un risque d'infection, de fracture ou de luxation. Le porteur décrit une douleur et une perte de mobilité du genou, les articulations étant prélevées après euthanasie pour analyse. Il affirme qu'aucune autre méthode ne peut remplacer l'animal et retient le lapin comme premier modèle de grande taille avant l'humain.

Objectifs

L’arthrose est une cause majeure de douleur et d’incapacité chez les personnes âgées. Cette maladie articulaire dégénérative ne résulte pas simplement d’un processus d’usure mais plutôt d’un remodelage anormal des tissus articulaire induit par des médiateurs inflammatoires. Il n’existe à ce jour aucun traitement capable d’enrayer l’évolution du processus arthrosique. Les options de traitement restent limitées et ne sont capables que de ralentir la progression de cette maladie. Lorsqu’un traitement chirurgical s’impose, la seule intervention possible avant la prothèse de genou est l’ostéotomie qui permet de décharger l’articulation affectée. Pour pallier à ce manque de traitement, nous avons développé un dispositif externe de distraction articulaire. Ce dernier a pour objectif de favoriser la réparation du cartilage en soulageant la charge appliquée sur l’articulation du genou. Cette étude comprend deux objectifs distincts. Le premier est de mettre au point le dispositif final de distraction articulaire (taille du dispositif, types et tailles des vis utilisées …) afin de permettre un confort optimal des animaux tout en maintenant au mieux la distraction. Le deuxième est d’évaluer l’effet de ce dispositif combiné ou non à une ostéotomie sur le développement de l’arthrose au niveau du genou.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de montrer que la distraction articulaire via la pose de ce dispositif externe permet de lutter contre les atteintes ostéo-chondrales et inflammatoires induite par l’arthrose. In fine, le but de ce projet est de montrer que le dispositif externe pourrait representer une alternative plus efficace dans le traitement de l’arthorse que celui pratiqué actuellement en médecine humaine à savoir l’ostéotomie.

Procédures

Les animaux seront soumis a une ou deux procédures chirurgicales sous anesthésie générale selon le groupe (durée de la procédure de 1 heure environ). Un à trois prélévements de sang seront réalisés pendant l'anesthésie pour réaliser des analyses sanguines (prélèvements réalisés en quelques secondes dans le cathéter artériel mis en place pour le suivi de la pression artérielle pendant l'anesthésie).

Impact sur les animaux

La rupture chirurgicale du ligament croisé craniale provoque une instabilité du genou qui entraine le developpement accélré de l'arthrose du genou. Les nuisances sont la douleur et la perte de fonction du genou (amplitude de mouvement diminuée). Complications post-opératoires potentielles de l'intervention chirurgicale d'implantation du dispositif de distraction et de stabilisation du genou : complications infectieuses (Infection superficielle du site opératoire, arthrite septique fémoro-tibiale); œdème/hématome sévère au niveau du site chirurgical avec boiterie empêchant l’animal de se déplacer, complicaton du montage distractif (fracture fémorale ou tibiale, luxation articulaire du genou opéré).

Devenir

La première procédure correspond à la déstabilisation de l'articulation du genou pour induire une arthrose, tous les animaux seront maintenus en vie. Suite à l'induction de l'arthriose du genou, la deuxième procédure vise à mettre en place le dispositif de distraction articulaire et à suivre l'évolution de l'arthrose, tous les animaux seront euthansiés afin de récupérer les articulations affectées pour analyses histoligiques et par imagerie.

Remplacement

A l’heure actuelle, il n’existe pas d’autres méthodes permettant d’éviter ou remplacer l’utilisation des animaux pour l’approche thérapeutique abordée dans ce projet.

Réduction

Etude préalable sur pièce anatomique pour permettre une première phase, utilisation d'une modèle d'arthrose bien connu et maîtrisé, traitement statistique des résultats obtenus

Raffinement

Les manipulations se dérouleront dans le strict respect du bien-être des animaux. L’hébergement est assuré dans des cages individuelles conformément à la réglementation en vigueur avec enrichissement. Le modèle chirurgical est maîtrisé et réalisé par des chirurgiens qualifiés. Des traitements analgésiques adaptés seront mis en place et ajustés au niveau de douleur identifiée individuellement sur chaque lapin. Toute maladie concomitante apparaissant pendant l’étude fera l’objet de soins et traitements adaptés. L’échec aux traitements conventionnels et l’impact de la maladie sur les résultats de l’étude seront évalués comme point limite. Les animaux ont accès librement aux granulés spéciaux pour lapins et à l’eau de boisson (ad libitum). L’enrichissement du milieu se fait par des jouets et des blocs de foin compacté et une tablette surélevée permettant aux lapins de se placer au-dessus ou en dessous. Les moyens mis en œuvre pour détecter, identifier et mettre un terme sans délai aux douleurs, souffrance et angoisse potentielles consiste en une surveillance quotidienne des animaux, l'administration d'analgésiques pour gérer la douleur peropératoire et l'utilisation d'un arbre décisionnel d'intervention (soin, analgésie, euthanasie) à partir des signes comportementaix et physiques observés sur les animaux. Par ailleurs, le soin des lapins est assuré par un personnel qualifié dans un hébergement conforme et enrichi. Les animaux sont manipulés dans un environnement calme et sous sédation ou anesthésie dès lors que la manipulation est stressante et source d’inconfort. L’immobilisation chimique est réalisée par voie sous-cutanée ce qui évite de requérir à une contention physique pour réaliser l’injection des produits sédatifs et analgésiques.

Choix des espèces

Le choix des lapins est fondé sur plusieurs critères : - Animaux adultes : maturité squelettique - Premier modèle animal de type "grand animaux" avec la possibilité d'avoir un dispositif de distraction à l'échelle du futur dispositif humain - Modèle d’arthrose induite du genou chez le lapin largement répondu et décrit dans la littérature et correspondant à l'articulation cible chez l'homme. Animaux adultes (squelette arrivé à maturité)

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 42
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 42

42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ce sont des souris transgéniques qui développent spontanément une arthrite touchant les quatre membres et la queue, avec gonflement articulaire, ankylose et un poids réduit d'environ 20 %, et qui reçoivent un inhibiteur dans leur eau de boisson. L'intervention décrite se limite à un prélèvement de sang à la queue sous anesthésie, les animaux étant tués pour analyse du sang et histologie des pattes. Le porteur revendique une bonne "transférabilité" de ses résultats obtenus in vitro et vise à comprendre l'ossification pathologique de l'articulation.

Objectifs

Les spondyloarthrites (SpA) touchent préférentiellement les enthèses, zones où les ligaments, les tendons et les capsules articulaires s’insèrent dans l'os via une zone cartilagineuse. Périphériques et/ou axiales, elles sont caractérisées par des enthésopathies. Elles présentent deux manifestations cliniques majeures : des enthésites et la formation d’enthésophytes périphériques et/ou syndesmophytes vertébraux, consécutive à l'ossification cicatricielle de l'enthésite et pouvant aboutir à une ankylose. Nous souhaitons valider in vivo les hypothèses émises à partir de nos résultats récemment publiés suggérant une implication du métabolisme de la sphingosine 1-phosphate (S1P) dans l’inflammation et l’ossification ectopique de l’enthèse. Le premier objectif de ce projet est de caractériser les modulations du métabolisme de la S1P dans un modèle murin d’enthésopathie, au niveau systémique et au niveau local dans l’enthèse d’une articulation atteinte. Le deuxième est d’évaluer l’impact du blocage de l’axe S1P sur l’ossification ectopique de l’enthèse. Nous utiliserons à ces fins un modèle transgénique de souris présentant des enthésopathies de type SpA et un inhibiteur pharmacologique général de la voie S1P.

Bénéfices attendus

La zone de transition entre l'os et les tendons est susceptible de pathologie frequente nommée enthésopathie c'est à dire des rhumatismes inflammatoires chroniques (SpA). Un lipide d'interet appelé sphingosine 1 phosphate (S1P) pourrait être impliqué dans ces pathologies articulaires. Notre but est de determiner son role sur un modele de souris exprimant cette pathologie articulaire. Notre objectif est d’apporter une contribution importante dans la compréhension de la physiopathologie des enthésopathies, l’axe S1P étant potentiellement impliqué dans la formation d'os dans les zones articulaires ce qui rigidifie l'articulation et la rend douloureuse à la mobilisation . La physiopathologie des rhumatismes inflammatoires chroniques est toujours méconnue et peu de données sont disponibles sur les mécanismes de la néoformation osseuse, en particulier. Aussi, nous allons évaluer l’impact du blocage de l’axe S1P sur l’enthésopathie dans notre modèle et particulièrement sur l’ossification de la zone d'insertion ligament - os . Ce blocage pourrait à la fois favoriser la restauration de l'homéostasie osseuse et agir en tant qu'agent immunosuppresseur. A terme, nos données pourraient fournir des pistes pour améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients, qui n’est actuellement pas entièrement satisfaisante, en particulier sur l’ankylose.

Procédures

Un prelévement de sang quelques gouttes au niveau de la queue sur animal anesthésiée et sous analgésie une fois dans le protocole.

Impact sur les animaux

• Les manifestations axiales et périphériques apparaissent dès l'âge de 3/4 semaines puis s'aggravent graduellement jusqu’à la semaine 12/16, où un plateau est atteint. Les signes cliniques d'arthrite sont développés dans les quatre membres et la queue, sans distinction de sexe. Les signes cliniques périphériques consistent en un gonflement articulaire et une déformation généralisée des membres et des doigts. L’atteinte axiale, plus sévère, est caractérisée par une queue courbée et, plus tardivement, par une ankylose. Les déviations apparaissent dès l'âge de 4 semaines et leur nombre augmente progressivement. • Les souris TgA86 présentent un poids corporel et une longueur de corps significativement réduits par rapport aux souris WT (environ -20% et -10% à 15 semaines, respectivement).

Devenir

Euthanasie pour analyse de sang et histologie

Remplacement

Notre équipe travaille sur les mécanismes d’ossification pathologique. Nous nous intéressons en particulier à l’ossification de l’enthèse arthritique dans le cadre des spondylarthrites et autres enthésopathies. Nous avons obtenu des résultats prometteurs in vitro démontrant l’implication du métabolisme de la sphingosine 1-phosphate (S1P) dans l’inflammation et l’ossification ectopique de l’enthèse. Nous avons jusqu’ici utilisé des modèles murins de culture organotypique et cellulaire, ce qui laisse supposer une bonne transférabilité de nos résultats in vivo chez la souris. Nous avons montré que la voie métabolique de la S1P est cruciale dans le processus de minéralisation cellulaire en utilisant différents inhibiteurs pharmacologiques : PF-543, K-145, SKi, W146, BML-241, VPC 23019 et finalement FTY720. In vitro, l'inhibition générale de la voie métabolique de la S1P par cette molécule FTY720 a donné les résultats les plus interessants. Notre objectif est à présent de valider nos hypothèses in vivo.

Réduction

• L’étude principale ne sera réalisée que si l’étude préliminaire donne les résultats attendus, c’est-à-dire que la présence de FTY720 dans l’eau de boisson ne modifie pas la prise d’eau/croquettes quotidienne par les animaux et n’induit pas une trop forte lymphopénie. • Un total de 30/36 animaux sera nécessaire pour réaliser l'analyse statistique de notre étude principale (10/12 animaux par groupe). Pour chaque animal, le sang sera prélevé et les deux pattes postérieures seront analysées. Une patte sera dédiée à l’histologie, l’autre à l’analyse en imagerie (micro tomographie). Pour les mesures quantitatives, les comparaisons de moyennes seront réalisées - Pour l'analyse du sang : lors du sacrifice, le sang sera systématiquement prélevé pour obtenir 10/12 échantillons par groupe. D’après des données antécédentes du laboratoire, le taux de S1P a une grande variabilité interindividuelle (SD estimée à 45%). Pour observer une augmentation d’un facteur 2, un minimum de 11 animaux par groupe est requis. - Pour la mesure de la tomographie - imagerie : 10/12 échantillons de chaque groupe seront collectés. D’après des données antécédentes du laboratoire, le volume osseux des os longs des souris est relativement homogène (SD estimée à 10%), mais les variations entre les conditions sont faibles. Pour observer une augmentation de 15%, un minimum de 11 animaux par groupe est requis.

Raffinement

• Réduire l’angoisse des animaux : dans toutes les cages, la litière sera composée d’un mélange de 2 sciures (BK8-15 + Flake). L’enrichissement sera composé d’un igloo en cellulose et du papier absorbant. Le bien-être des animaux sera vérifié quotidiennement. Les animaux seront placés en acclimatation pendant une semaine entre leur livraison et le début de la procédure expérimentale. • La consommation d’eau et d’aliments sera enregistrée. Si le traitement par FTY720 dans l’eau de boisson entraine une diminution dans la prise d’eau (suivi bihedomadaire), un peu de sucrose sera ajouté pour améliorer le goût. • Un suivi hebdomadaire de la courbe de poids sera réalisé individuellement. Les souris TgA86 présentent un poids corporel significativement réduits par rapport aux souris WT (environ -20% à 15 semaines). Cependant, elles doivent suivre une croissance régulière. Une perte de poids sur deux pesées consécutives sera considérée comme suspecte et la surveillance sera accrue. • Les atteintes arthritiques des souris TgA86 seront surveillées et scorées précisémment chaque semaine. Si les animaux montrent des signes de souffrance, un traitement analgésique pourra être envisagé. Une inflammation sévère est attendue à partir de 12/16 semaines, conduisant à un gonflement articulaire qui ne devrait pas s’aggraver par la suite. Une ankylose de la queue peut apparaitre précocément, mais devrait pas nuire au déplacement des animaux. L’ankylose des membres postérieures, qui peut apparaitre tardivement (après 20 semaines), sera particulièrement surveillée. • La lymphopénie potentiellement causée par le traitement par FTY720 sera vérifiée à deux temps intermédiaires : 10 et 20 semaines. Les résultats seront connus immédiatement après les prélèvements. S’ils montrent une réduction trop importante du taux de leucocytes sanguins (supérieure à 50%), la dose de FTY720 sera aussitôt réduite.

Choix des espèces

• Choix du modèle animal : Les souris transgéniques TgA86 Comme mentionné précédemment, actuellement, aucun modèle animal ne permet de reproduire fidèlement les SpA humaines, mais une dizaine de modèles sont disponibles pour étudier certaines de leurs manifestations, dont les enthésopathies . Nous avons choisi comme critères de sélection la présence d’enthésite et de spondylite, c’est-à-dire d’atteintes périphériques et axiales, l’apparition d’ossifications ectopiques et l’absence de maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Le modèle retenu est donc les souris surexprimant la forme transmembranaire du TNF-α : TgA86. Ces souris présentent une pathologie articulaire périphérique et axiale avec 100% d'incidence. Elles développent des enthésites et des zones d’ankylose. Leur phénotype de ces souris et l’évolution de la pathologie ont déjà été finement caractérisés. Le phénotype des souris TgA86 apparaît normalement à ce moment-là (vers l’âge de 3-4 semaines) Elles recevront ou non le traitement par FTY720 dès l’apparition des symptômes.