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Étude sur l’efficacité d’analogues structurels des phéromones apaisantes sur l’amélioration de l’adaptation du chat domestique lors du transport et de la consultation vétérinaire.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Déjà utilisés dans d'autres projets de l'animalerie et destinés à l'être encore, 29 chats sont soumis à des procédures d'un niveau de souffrance léger, sans mise à mort à l'issue. Chacun porte un collier équipé d'un boîtier de 30 grammes, reçoit une brume de phéromone de synthèse ou de placebo, subit trente minutes de trajet en voiture, dix minutes d'attente en caisse au milieu d'odeurs et de cris de chats et de chiens, puis dix minutes de consultation vétérinaire. Le porteur liste l'agitation, la peur, l'hypersalivation, les vomissements, la diarrhée, les blessures en cas de mouvement brusque, et l'inconfort du collier avec risque de patte ou de bouche coincée. Il affirme qu'aucune méthode de remplacement n'est envisageable et rappelle que l'habituation à la caisse, reconnue efficace, demande un travail que les propriétaires appliquent rarement, ce que le produit testé est censé contourner.
Objectifs
Les chats domestiques (Felis catus) sont très sensibles aux changements d’environnement. Le transport en voiture et la consultation vétérinaire sont souvent vécus comme des situations particulièrement stressantes, provoquant miaulements, agitation, éliminations inappropriées ou refus de manipulation. Ce stress peut non seulement compliquer l’examen clinique, mais aussi modifier certains paramètres physiologiques, rendant leur interprétation plus difficile. Les méthodes traditionnelles de réduction du stress, comme l’habituation à la caisse de transport ou les techniques de manipulation douce, bien que reconnues comme efficaces, nécessitent une mise en place sur le long terme et une application rigoureuse. En pratique, ce conditionnement prolongé est rarement appliqué, et l’appréhension associé à cet évènement constitue une cause fréquente de retards ou d’abandons de soins vétérinaires. L’utilisation de phéromones a déjà été montré comme une option efficace pour aider les chats dans ces situations, depuis des années, avec les produits commercialisés autour du monde. Des nouvelles phéromones sont étudiées en ce moment, ainsi que des nouvelles formulations plus adaptés à chaque situation. Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité des analogues structurels des phéromones apaisantes afin d’améliorer le bien-être des chats face à des situations nouvelles et potentiellement stressantes intégrant l’ensemble des étapes d’une visite vétérinaire, du transport en voiture à l’examen vétérinaire.
Bénéfices attendus
Cette étude vise à proposer une solution naturelle, non invasive et sans danger pour aider les chats à mieux gérer le stress associé aux situations peu familières qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur vie. Parmi celles-ci, le transport en voiture et la visite vétérinaire constituent un enchaînement d’événements particulièrement stressants. Les réactions de stress peuvent être délétères pour le pronostic de l’animal, altérer la qualité des soins, compliquer la récupération et rendre la manipulation plus difficile. Le transport est reconnu comme une source importante de stress chez le chat domestique, pouvant entraîner des comportements négatifs, nuire au bien-être, et compliquer les visites vétérinaires. Ce stress est l’une des principales raisons pour lesquelles les propriétaires retardent ou évitent les consultations, compromettant ainsi la santé de l’animal . Les méthodes traditionnelles de réduction du stress, telles que l’entraînement progressif ou le renforcement positif, bien qu’efficaces, nécessitent un investissement important en temps et en régularité, limitant leur application au quotidien. Des solutions alternatives comme l’utilisation de phéromones ont montré des résultats concluants. Par exemple, il a été démontré l’effet apaisant d’un analogue de la phéromone faciale féline lors de transports, avec une diminution significative des simptomes tels que vomissements, défécation, vocalisations et une amélioration globale du comportement observée par les conducteurs. De même, il a été mis en évidence l'effet apaisant d’une phéromone, associé à une réduction de la fréquence cardiaque et une augmentation des comportements de repos pendant un transport prolongé. Si les résultats de notre étude confirment l’efficacité des produits testés, cela pourrait permettre de formuler des recommandations visant à améliorer l’expérience globale de la visite vétérinaire, depuis le transport jusqu’à la consultation. Un tel outil contribuerait non seulement au bien-être de l’animal, mais aussi à faciliter l’accès aux soins en réduisant l’appréhension des propriétaires face à ces événements souvent perçus comme difficiles, tout en optimisant la manipulation et le diagnostic vétérinaire.
Procédures
Les animaux ne seront soumis à aucune intervention invasive ni prélèvement biologique au cours de cette étude. Le protocole repose exclusivement sur l’observation comportementale dans un contexte réaliste de transport et consultation vétérinaire, auxquels les chats domestiques peuvent être confrontés dans leur vie quotidienne. Les interventions prévues dans la première expérience consistent en mettre sur le chat un collier portant un boitier de 30 gr servant à relever les paramètres cardiaques comme mesure du stress, en un transport en voiture de 30’ précédée par l’application d’un produit (analogue de phéromone faciale féline ou placebo) sous forme d’une brume sur le chat, dans la caisse de transport et sur le siège passager du véhicule, en une attente de 10’ dans sa caisse avant de subir une consultation vétérinaire durant aussi 10’. Dans la deuxième expérience, un test comportemental remplacera la consultation vétérinaire étant le stress du seul transport la cible de l’étude. Pour cela, le chat sera filmé dans une salle pourvue de ressources pendant 20’. Les expériences étant deux, les chats feront le transport en voiture 2 fois mais espacées d’au moins 4 mois.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux incluent un état de stress associé : au transport en voiture qui pourrait causer de l’agitation, de la peur, une respiration accelerée, hypersalivation, vomissement, diarrhée, coups et blessures en cas de mouvements brusques ; à l’attente dans la caisse de transport et dans une salle peu familière ainsi que l’exposition aux odeurs et sons d’animaux (chats et chiens) diffusés dans la « salle d’attente »; à la contention par le vétérinaire lors de l’examen clinique. Inconfort causé par le collier, avec démangeaisons au niveau du cou et possibles lésions cutanées, coincement de la bouche et/ou d’une patte dans le collier avec blessure.
Devenir
A la fin de ce projet, l'ensemble des individus est conservé en vie afin d'être réutilisé pour de futurs projets de recherche.
Remplacement
Le but de cette étude est d’étudier les effets des phéromones apaisantes sur le comportement des animaux, il est donc nécessaire de la réaliser sur des animaux vivants, dans ce cas des chats. Plus précisément, cette étude est conçue pour tenter d'avoir un véritable impact sur la vie des chats domestiques, en développant un produit potentiel qui pourrait améliorer leur qualité de vie dans des conditions réelles. Par conséquent, aucune méthode alternative ou de remplacement ne peut être envisagée.
Réduction
29 chats seront inclus au total dans ce projet. 28 chats (2 groupes de 14 chats) participeront à l’expérience et un chat sera inclus dans un pré-essai. Ce nombre de chats est présent dans notre animalerie et la possibilité de travailler avec uniquement ces animaux nous permet d’éviter l’utilisation de nouveaux animaux. Aussi, ces mêmes chats sont réutilisés dans d’autres projets (réduction). Afin de vérifier qu'un tel effectif serait suffisant pour obtenir des résultats statistiques robustes, nous nous sommes basés sur des résultats obtenus dans notre institut sur l'effet de la phéromone apaisante dans une expérience précédente avec la même espèce et sur une autre impliquant des lapins. Des articles scientifiques sur le stress lié au transport des chats a été aussi considéré pour ce calcul. Nous avons pu calculer que selon le paramètre mesuré, un effectif entre 22 et 90 chats serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Nous avons décidé d'inclure un effectif de 28 chats qui est cohérent avec les évaluations statistiques réalisées sur une selection de parametres que nous consideront d’intérêt dans le contexte étudié. Des précautions méthodologiques seront mises en place afin de limiter les biais expérimentaux, notamment une répartition aléatoire des traitements ainsi qu’une procédure en aveugle lors de leur application. Aussi, les personnes effectuant les observations et les analyses ne sauront pas à quel groupe appartient chaque animal au moment de l’étude.
Raffinement
Les chats sont hébergés dans leur chatteries habituelles, identiques et accueillant des groupes de 7-8 chats. Elles mesurent 25 m², avec une partie interne et une autre externe. Toutes les ressources nécessaires au bien-être animal sont présentes : gamelles d’eau et de nourriture, litières en N+1, des jeux, des plateformes de différentes auteurs, des cachettes, des paniers, et plusieurs enrichissements environnementaux. Concernant l’expérience, la présence dans la caisse de transport sera au maximum de 50 minutes, dont une présence dans la voiture d’environ 30 minutes. Un collier (smart collar PetPace) sera utilisé pour collecter de données physiologiques liées à l’activité cardiaque; cette approche, en plus d'apporter des informations scientifiques au projet, remplace des procédures potentiellement plus invasives, telles qu'une prise de sang pour l'évaluation hormonale. Les chats sont habitués aux manipulations. Des séances d’habituation à la caisse de transports et au collier sont prévues pour limiter le stress des procédures, faire accepter le dispositif et avoir des données fiables. Les protocoles d’habituation sont rédigés et suivi par le personnel de la sbea. La voiture aura une température contrôlée autour de 21 à 23°C. Le trajet inclura des routes peu empruntées, la conduite sera douce, et tout bruit sera évité. 1 chat sera impliqué dans un pré-essai afin de tester la réaction au transport, la conduite à tenir pour soulager le chat (s’arrêter, calmer le chat avant de rentrer) et détecter tout type d’imprévus causé par le collier (grattage excessif au niveau du cou, risque de coincement de la patte et/ou de la bouche, perte du collier). Chaque chat subira le transport 2 fois mais à un intervalle d’au moins 4 mois, ce qui permettra une récupération du stress. Tout le personnel en charge des manipulations est formé et habitué à travailler avec des chats. La consultation vétérinaire est réalisée par le vétérinaire de l’établissement. La salle de test où le chat sera laissé pendant 20’ (test comportemental de la deuxième expérience) comprendra des ressources familières pour permettre le comportement naturel du chat.
Choix des espèces
L’objectif est d’évaluer l’effet d’analogues structurels de la phéromone apaisante sur le comportement et la physiologie du chat dans des situations potentiellement stressantes, telles que le transport ou une consultation vétérinaire. Pour cette raison, il est nécessaire de tester les produits sur l’espèce cible soit le chat dans notre cas. L’ensemble des individus impliqués dans cette étude seront des adultes de 1 à 16 ans. Même si ce choix répond à la disponibilité actuelle de l’animalerie, cette large tranche d’âge permet aussi de représenter la population du chat domestique et ses problématiques d’adaptation dans des différentes situations.
Impact du son sur le bien-être de la petite roussette en captivité
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturées deux fois à l'épuisette et soumises à un "test de surprise" où une barre métallique est lâchée près du bassin une fois par mois, 70 petites roussettes, de petits requins, subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger avant d'être relâchées à leur lieu de capture. Le projet mesure l'effet du bruit sur leur comportement en élevage. Une règle européenne applicable fin 2026 impose de mieux maîtriser bruit et vibrations dans les lieux d'élevage, ce qui motive cet état des lieux. Le projet entend améliorer les conditions de captivité en soumettant les animaux à des captures et des chocs sonores répétés.
Objectifs
À partir de décembre 2026, une nouvelle règle européenne exigera que le bruit et les vibrations dans les lieux où sont élevés des animaux pour la recherche soient mieux maîtrisés. L’objectif est simple : éviter que les équipements, comme les pompes ou les systèmes de filtration, ne perturbent le bien-être des animaux. Aujourd’hui, si l’on connaît assez bien les effets du bruit dans la nature, on dispose encore de peu d’informations sur ce qui se passe en milieu d’élevage. Or, ces environnements sont souvent bruyants et complexes, avec des sons et des vibrations provenant de nombreuses sources (machines, circulation de l’eau, structure des bassins…). Ce projet vise donc à mieux comprendre ces phénomènes en combinant des mesures de bruit, l’observation du comportement des animaux et l’analyse des installations. L’objectif est de créer une première base de référence sur les niveaux sonores dans ce type de structure. Concrètement, il permettra d’évaluer comment le bruit influencent le comportement et le bien-être des petites roussettes (de petits requins), et de proposer des solutions simples pour réduire les nuisances et améliorer leurs conditions de vie.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier l’impact du son sur le bien-être des juvéniles et génitrices de petite roussette, et faire un état des lieux sonore des infrastructures aquacoles du laboratoire.
Procédures
Sur la période d’expérimentation (4 mois), les juvéniles (Nb = 30) et les adultes (Nb=40) subiront chacun deux captures à l’épuisette (nuisance légère d’une dizaine de seconde).
Impact sur les animaux
Les 40 génitrices subiront un « test de surprise » qui consiste à lâcher volontairement une barre métallique à proximité des bassins. Cette procédure est répétée une fois par mois, soit 4 tests sur la durée de l’expérimentation, et pourrait constituer une nuisance légère avec l’induction de comportement de stress.
Devenir
A la fin de l’expérimentation, tous les animaux sont replacés dans le milieu naturel.
Remplacement
Ce projet vise à appréhender l’impact de l’environnement sonore chez la petite roussette. La perception du son et les comportements associés nécessite un organisme entier intègre. Il n’y a pas d’alternative in vitro à l’heure actuelle.
Réduction
Le nombre de roussette est réduit mais optimisé pour cette expérimentation afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. A la fin de l’expérimentation, tous les animaux sont replacés dans le milieu naturel sur le lieu de leurs captures.
Raffinement
Un enrichissement environnemental est mis à disposition dans chaque bassin pour les génitrices sous la forme de deux supports de ponte artificiel. Pour les juvéniles, l’enrichissement environnemental est composé de pièces pvc. L’éclairage des aquariums est composé de rampes LED « lumière du jour » dimmable afin de simuler un levé/couché du soleil progressif. Les animaux sont nourris 2 fois par semaine avec du lieu noir, des lamelles de calamar, et des crevette rose. Les biométries initiales et finales sont réalisées sous anesthésie avec une solution anesthésiante. Les génitrices sont manipulées à l’aide d’un torchon mouillé à l’eau de mer et leurs yeux sont couvert durant toute la durée des manipulations. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par une feuille de suivi permettant de quantifier l’expression de critères spécifiques de ce projet.
Choix des espèces
L'espèce de cette étude est la petite roussette. Ce petit requin est une espèce phare de la biologie du développement, un stock annuel de génitrice est maintenu en élevage afin de produire des œufs datés pour la communauté scientifique. Le projet comporte 30 juvéniles et 40 femelles adultes de petite roussette.
Exposition du tube digestif à la tilmicosine après administration orale de tilmicosine associée ou non à un peptidomimétique chez le porc
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Soumis à une administration orale d'antibiotique puis à une prise de sang et une mise à mort sous anesthésie, 20 porcelets vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet vise à mettre au point un traitement des diarrhées du porcelet en post-sevrage en associant la tilmicosine à une nouvelle molécule. Chaque animal est tué pour prélever les contenus intestinaux et mesurer les concentrations atteintes, ses autres organes étant récupérés pour d'autres équipes. Le porteur décrit une démarche "une seule santé" visant à moins recourir aux antibiotiques, tout en reconnaissant qu'il n'est "pas encore possible de se passer des antibiotiques" en élevage.
Objectifs
Le projet a pour objectif de développer un traitement des diarrhées colibacillaires du porcelet. Ces diarrhées peuvent en effet être à l'origine d'une importante mortalité chez les porcelets et le traitement actuel est peu efficace. Le nouveau traitement que nous souhaitons tester combine l'utilisation d'un antibiotique déjà utilisé chez le porc avec une nouvelle molécule facilitant la mise en contact des bactéries avec l'antibiotique tout en ayant également un effet antibactérien en propre.
Bénéfices attendus
A court terme, le bénéfice attendu du projet en termes de santé animale est de développer un traitement efficace contre les diarrhées colibacillaires chez le porcelet en post-sevrage afin de limiter la mortalité chez ces animaux jeunes ne répondant pas à la vaccination. A plus long terme, ce projet s'inscrit dans le cadre d'une révision de l'utilisation des antibiotiques en élevage et d'une approche "une seule santé". En effet, il n'est pas encore possible de se passer des antibiotiques pour soigner les animaux en élevage, mais une utilisation plus raisonnée et efficace des antibiotiques existants permettra d'en utiliser moins (d'où également une moins large dissémination dans l'environnement) et de préserver certaines molécules pour l'utilisation exclusivement en santé humaine.
Procédures
Pour les porcs recevant une solution d’antibiotique combinée ou non à la molécule candidate, l’administration orale n’excèdera pas 1 min. Pour tous les porcs, une prise de sang (moins de 30 sec) sera réalisée après anesthésie (moins de 30 sec également) et avant mise à mort pour prélèvement des contenus intestinaux.
Impact sur les animaux
Les porcs vigiles seront tout d’abord soumis à une administration par voie orale de l’antibiotique seul ou conjointement à la nouvelle molécule. Cette intervention est une intervention engendrant du stress pour l’animal, mais non douloureuse et durant moins d’une minute. Le risque de fausse route, déjà limité chez le porc du fait de caractéristiques morphologiques particulières, sera évité par deux tests effectués juste avant administration de la solution. Aucun effet indésirable n’est attendu lors de l’administration de l’antibiotique. Cependant, nous ne pouvons pas exclure un effet de la nouvelle molécule, même si d'autres molécules proches sont déjà utilisées en médecine humaine ou vétérinaire. Il est probable que si des effets secondaires apparaissent lors de l’administration orale des deux substances, il s’agira d’une réaction de type allergique transitoire ou de trouble digestif mineur. Les animaux seront également exposés à un stress de courte durée lors de l’anesthésie précédant le prélèvement sanguin et la mise à mort.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélèvement des contenus intestinaux afin de déterminer les concentrations en antibiotique et nouvelle molécule qui atteignent effectivement le tube digestif.
Remplacement
Il est nécessaire d'utiliser des animaux pour déterminer le devenir d'un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) car les études in vitro ne permettent pas de prendre en compte la complexité des mécanismes mis en jeux (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale...). Cependant, les études d’efficacité du traitement sur les colibacilloses seront réalisées in vitro (remplacement de l'utilisation d'animaux infectés) et les ajustements de schéma posologique qui seront réalisés par la suite ne seront pas réalisés sur animaux mais in silico par modélisation.
Réduction
Une étude pilote sur un nombre réduit d'animaux nous a permis de déterminer une cinétique complète de l'antibiotique dans les contenus intestinaux afin de sélectionner seulement les trois temps de prélèvement les plus pertinents (au lieu d'au moins 7 pour une étude complète) pour décrire la distribution de l'antibiotique et de la molécule candidate lors d'une administration conjointe ou non et ainsi utiliser moins d'animaux dans ce projet. De plus, les porcs utilisés ici seront utilisés également pour d'autres projets, d'autres organes étant prélevés conjointement aux contenus intestinaux pour une utilisation par d'autres équipes de recherche de l'unité ou externes à l'unité.
Raffinement
Les porcs seront hébergés en groupe et nourris à volonté. Ils auront accès à des balles à mâcher, des mordillots, des ballons, des cartons. Des blocs de copeaux seront également laissés au sol pour que les animaux puissent les détruire et fouir dedans. Pour limiter le stress des manipulations (administration par voie orale et prélèvement sanguin), ils seront entrainés à être touchés, contenus de plus en plus longtemps au sol puis pris dans les bras et récompensés avec du sirop de cassis et des chamallows. L'administration de la nouvelle molécule ne sera pas faite sur tous les porcs en même temps. Nous n'administrerons tout d'abord que les 2 porcs qui doivent être prélevés 24h après administration. Ce n'est que si le suivi des ces animaux, de l'administration à l'euthanasie, ne nous indique pas d'effet indésirable majeur que nous administrerons la nouvelle molécule aux 6 autres porcs.
Choix des espèces
Le projet sera réalisé sur l'espèce cible. Le projet sera réalisé sur des porcelets en post-sevrage (arrivée au moment du sevrage, soit à 28 jours), les porcelets à ce stade de développement étant sensibles aux colibacilloses avec une mauvaise réponse à la vaccination.
Etude de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de l’innocuité aiguë du NbutGT chez le cheval sain
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Toutes gardées en vie pour être réutilisées, 8 juments Trotteur Français vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection intraveineuse d'un médicament candidat, puis dix prélèvements de sang et cinq d'urine par dose au moyen de cathéters posés dans la veine jugulaire et dans la vessie, sous anesthésie locale. L'objectif est de mesurer chez le cheval sain la pharmacocinétique d'une molécule avant un futur essai sur des chevaux en sepsis, une complication mortelle des coliques. Le porteur justifie la réutilisation par le faible niveau de sévérité et l'absence attendue d'effets durables.
Objectifs
Les coliques font partie des maladies les plus importantes chez le cheval, tant d'un point de vue médical qu'économique. Elles sont responsables d’énormes pertes économiques et sportives pour la filière équine en raison de leur fréquence et de la gravité de leurs complications. Si elles se résolvent le plus souvent grâce à un traitement médical mis en place sur le terrain, dans 30% des cas, les coliques aboutissent à une complication grave appelée sepsis qui est l’un des premières causes de mortalité équine. Le sepsis est une réponse déréglée de l'hôte à l’infection qui est associée à une forte inflammation systémique et une défaillance multi-viscérale mortelle dans 40% des cas. Malgré les progrès récents pour la gestion des coliques chez le cheval, il reste beaucoup d'inconnues lors de sepsis. Plusieurs études scientifiques ont démontré son impact négatif sur les chances de survie. Nous avons mis au point un score de sepsis équin similaire à celui utilisé chez l’homme et avons identifié une combinaison de 4 protéines dérégulées chez les chevaux admis en clinique pour diagnostiquer un sepsis. Nous avons montré que les niveaux sanguins d’une modification des protéines (O-N-acétylglucosaminylation notée O-GlcNAc) impliquées dans la survie cellulaire et l’adaptation au stress aigu sont mesurables chez le cheval et qu’ils diminuent au cours du sepsis, suggérant que ce mécanisme pourrait également constituer une cible thérapeutique pertinente dans cette espèce. Nous avons également démontré dans différents modèles de choc septique chez le rat et la souris que l’augmentation pharmacologique des niveaux sanguins et tissulaires de l’O-GlcNAc est associée à des effets cliniques bénéfiques et à une diminution importante de la mortalité. L'objectif général du programme de recherche est de confirmer la pertinence de l’augmentation des niveaux de O-GlcNAc par l'administration d'un médicament inhibant de l'enzyme la O-GlcNAcase qui dégrade l'O-GlcNAc lors d’un sepsis chez le cheval. Pour atteindre cet objectif, le projet a pour but de répondre à une première phase de validation des propriétés pharmacologiques (pharmacocinétique, pharmacodynamie et innocuité) chez le cheval sain d’un médicament (le Nbut GT) augmentant les niveaux de O-GlcNAc, de déterminer la posologie adaptée au cheval avant de réaliser un essai clinique sur chevaux en sepsis.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre de générer des données inédites chez le cheval concernant la pharmacocinétique, la pharmacodynamie et la tolérance aiguë d’un inhibiteur de la O-GlcNAcase. Ces données sont indispensables pour : • déterminer une dose pertinente dans l’espèce cible, • décrire le profil temporel de l’effet biologique, • identifier d’éventuels effets indésirables à court terme, • définir une fenêtre thérapeutique compatible avec une administration en situation d’urgence. Ces résultats constitueront une étape clé pour rationaliser le développement ultérieur du médicament et permettront de concevoir un essai clinique pilote chez des chevaux atteints de sepsis, en limitant les incertitudes liées à la sécurité et au schéma posologique. À moyen terme, si les résultats sont favorables, cette approche pourrait contribuer à améliorer le pronostic vital des chevaux atteints de sepsis, à réduire la mortalité associée aux coliques compliquées et à favoriser une récupération clinique plus rapide. Une telle amélioration aurait également un impact positif sur la durée et le coût des hospitalisations en clinique équine. Du point de vue de la filière équine, les coliques représentent l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de pertes économiques. Le sepsis constitue un facteur pronostique particulièrement défavorable, souvent associé à des complications sévères pouvant entrainer la mort. Le développement d’un traitement innovant administrable précocement pourrait : • réduire les pertes économiques liées à la mortalité, • améliorer la prise de décision clinique en situation critique, • renforcer l’attractivité et la compétitivité de la filière équine française en matière de soins vétérinaires de pointe. En cas de résultats positifs, ce projet pourrait ouvrir la voie à une valorisation clinique et industrielle, avec la perspective d’un développement réglementaire et d’une mise sur le marché d’un médicament spécifiquement destiné à l’espèce équine ou repositionné pour cette indication.
Procédures
Les chevaux seront soumis à la réalisation d'examens cliniques incluant un examen neurologique, à une injection intraveineuse du médicament, à des prélèvements de sang et d'urine. Tout sera réalisé sur animal vigile. Lorsque les prélèvements sont rapprochés sur les premières heures après l'injection du médicament, ils seront réalisés par l'intermédiaire d'un cathéter laissé en place dans la veine jugulaire pour le sang et dans l'urètre jusque dans la vessie pour l'urine : 10 prélèvements de sang par dose de médicament (2 doses testées) se décomposant en 3 prélèvements par ponction veineuse directe et 7 prélèvements dans le cathéter veineux jugulaire, 5 prélèvements d'urine par dose de médicaments (2 doses testées), les trois premiers prélèvements étant rapprochés dans le temps, le cathéter urinaire sera maintenu en place. Le prélèvement sanguin dure moins d'une minute aussi bien par ponction veineuse directe que dans le cathéter intraveineux maintenu en place. Le prélèvement urinaire se réalise en 1 minute lorsque le cathéter urinaire est maintenu en place et 5 minutes lorsqu'il est précedé de l'insertion du cathéter dans la vessie par les voies naturelles (désinfection de la vulve et de l'entrée du vagin avant le passage du cathéter).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels liés à la molécule étudiée sont prévus d’être faibles, au regard des données disponibles issues d’études précliniques et cliniques. Des inhibiteurs de la O-GlcNAcase appartenant à la même classe pharmacologique que le NButGT ont été administrés chez l’homme lors d’essais cliniques de phase I, à des doses très supérieures à celles envisagées dans le présent projet, sans mise en évidence d’effets indésirables cliniquement significatifs, y compris lors d’administrations à des doses jusqu’à 100 fois supérieures à la dose efficace. Concernant le NButGT, aucune toxicité aiguë n’a été observée dans les études précliniques menées chez différentes espèces animales (rat, souris, lapin, porc). Sur la base de ces données multi-espèces et de l’administration d’une dose unique, il est peu probable que des effets toxiques aigus surviennent chez le cheval. Les effets indésirables liées aux procédures expérimentales sont associées aux prélèvements sanguins et urinaires répétés et à la douleur au moment de la pose du cathéter intraveineux. Cependant ces procédures seront réalisées par du personnel expérimenté, sous anesthésie locale, en respectant les bonnes pratiques vétérinaires, afin de minimiser la douleur et le stress. Les effets secondaires d'un médicament de la même classe pharmacologique que le NbutGT, rapportés chez l'homme sont rares et comprennent une céphalée et des douleurs musculaires de courte durée. Chez le rat, un abattement et une baisse de l'appétit ont été parfois constatés avec les doses les plus hautes testées.
Devenir
Les chevaux seront tous gardés en vie et maintenus dans un troupeau expérimental pour la réutilisation. En se basant sur les données connues chez le rat, le porc et l'homme, il est estimé que l'administration du médicament aux doses choisies n'entrainera pas d'effet secondaire à long terme et des effets secondaires minimes à absents à court terme. Il n'y aura pas de modification biologique et immunologique prolongée, ce qui justifie la réutilisation en plus de la classe de sévérité du projet (classe légère)
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, l’utilisation d’animaux est strictement limitée à cette étude où aucun modèle alternatif ne permettrait de répondre aux questions scientifiques posées. En amont, de nombreux tests in vitro sur cellules en culture et des expérimentations in vivo sur souris, rats, lapins et porcs ont été réalisées afin de valider la pertinence et la sécurité du médicament, réduisant ainsi le nombre d’expérimentations nécessaires sur le cheval. Cependant, malgré ces efforts, le remplacement total des modèles animaux demeure actuellement difficile. Les interactions complexes entre la maladie, le traitement et l’environnement biologique ne peuvent être entièrement reproduites par des modèles in vitro ou par des approches alternatives comme les organoïdes ou les simulations informatiques. Les études sur des modèles animaux sont donc indispensables pour évaluer la faisabilité et la tolérance de l’approche dans un organisme vivant, en tenant compte des paramètres biologiques.
Réduction
Le protocole expérimental est conçu pour minimiser le nombre d’animaux utilisés. Les études seront rationalisées en intégrant plusieurs objectifs dans un même protocole (pharmacocinétique, toxicité, pharmacodynamie). De plus, les observations seront effectuées en combinant différentes analyses afin d’exploiter chaque modèle au maximum de sa pertinence scientifique, réduisant ainsi le besoin de nouveaux groupes expérimentaux.
Raffinement
Hébergement en groupe social stable au pré ou au paddock entre les phases d’expérimentation avec accès au foin et à l’eau à volonté. Réutilisation de chevaux d'expérimentation, ayant déjà été habitués aux locaux, aux opérateurs et aux manipulations ainsi qu'aux prélèvements biologiques sur une base d'entrainement avec renforcement positif. Hébergement au box individuel avec contact visuel, olfactif et auditif entre congénères pendant les phases de test. Mise en place d’un cathéter intraveineux jugulaire pour l’injection du médicament et les prélèvements répétés de sang pour limiter le nombre de ponctions veineuses. Mise en place du cathéter après anesthésie locale de la peau. Mise en place d’un cathéter urinaire pour prélèvements répétés d’urine avec utilisation de gel anesthésique.
Choix des espèces
Le cheval est l’espèce cible pour ce médicament. 1 lot de juments adultes entre 9 et 15 ans, de race Trotteur Français. Le choix est de limiter la variabilité individuelle en sélectionnant une seule race, 1 seul sexe avec un âge adulte moyen et un gabarit similaire.
Etude pharmacocinétique/pharmacodynamique d’efficacité de différentes formulations à libération prolongées de la molécule à tester à différents moments chez le porc mâle entier
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Une injection sous-cutanée puis douze prélèvements sanguins par animal, la contention au lasso étant reconnue comme douloureuse : 60 porcs mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'essai teste une molécule qui freine le développement testiculaire et l'odeur de verrat, présentée comme une alternative à la castration chirurgicale. Le porteur indique que la filière et les salaisonniers attendent une solution administrable en une seule fois. Faute d'autorisation de mise sur le marché, la viande de ces porcs ne peut être consommée et les animaux sont mis à mort.
Objectifs
Depuis 2022, la castration chirurgicale des porcs doit être réalisée exclusivement avec anesthésie locale en France. Les éleveurs doivent être formés. La castration chirurgicale est pratiquée aujourd'hui dans 48 % des élevages porcins français et des alternatives sont nécessaires. La production de mâles entiers est une solution, mais elle requiert la mise en place d'un cahier des charges à l'élevage et la détection fiable de l'odeur de verrat sur les carcasses en abattoir. Actuellement, cette détection repose sur l'odorat humain, seule technique disponible à ce jour en abattoir. Un obstacle majeur à l'utilisation de la viande issue de mâles entiers par les clients des abattoirs persiste, notamment en raison des difficultés de détection en abattoir, mais aussi pour les viandes aux caractéristiques technologiques moins avantageuses (porcs mâles entiers plus maigres). À ce jour, une technique immunologique existe, mais son utilisation par les éleveurs est jugée restrictive (elle nécessite deux injections dont la seconde sur des animaux lourds cinq semaines avant l'abattage). Une administration unique de la molécule à tester représente une alternative nouvelle et intéressante en production porcine, en alternative à la castration chirurgicale. Une étude pilote menée avec cette molécule a démontré une grande efficacité pour réduire le développement testiculaire et, par conséquent, la teneur en composés odorants responsables du développement des odeurs de verrat dans le gras. Ces résultats ont également mis en évidence un impact positif sur les performances des animaux traités. Les mesures de qualité de la viande n'ont révélé aucune anomalie. La formulation de la molécule doit être améliorée et la durée du traitement ajustée via une étude complémentaire.
Bénéfices attendus
La filière porcine est en attente de solution pour supprimer à terme la castration physique. Si la production de mâles entiers s'est développée et atteint 51 % de la production française elle progresse difficilement en lien avec la difficulté de la détection des odeurs de mâle entier sur chaîne d'abattage, de viandes très maigres ou de comportements déviant des mâles entiers (agressions et comportement de monte). D'autres alternatives comme l'immuno-castration sont possibles mais ne se développent pas à ce jour en lien avec la nécessité de faire 2 à 3 injections. L'administration d'une molécule en une seule pose constitue une piste intéressante pour les éleveurs et la filière. Cette étude permettra de préciser le protocole. Les éleveurs distributeurs et salaisonniers sont en attente de nouvelles solutions.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une injection sous cutanée et 12 prélèvements sanguins. Les durées de prélèvements sanguins seront limitées à maximum 30 secondes par animal.
Impact sur les animaux
L'administration du traitement sous ses différents formats par injection sous cutanée et les prises de sang avec contention au lasso sont douloureux et sont des effets indésirables sur les animaux. Concernant l'administration du traitement, la prise au lasso est nécessaire pour un bon positionnement pour l'injection du produit à tester. Elle est également nécessaire pour la bonne réalisation des prises de sang. Cette douleur de la prise au lasso suivie de la pose du traitement sera très rapide et réalisée par des vétérinaires la pratiquant avec du matériel dédié à cet effet. Le personnel d'élevage assurera la contention au lasso. Toutes les interventions seront limitées à une durée de moins de 30 secondes. Le faible nombre de porc par case (5 porcs) facilitera les manipulations.
Devenir
Les différents formats de la molécule testés dans cette étude ne disposent pas d'AMM pour l'espèce porcine, aussi les porcs ne peuvent être destinés à la consommation humaine et doivent être mis à mort.
Remplacement
L'expérimentation est indispensable pour définir le meilleur format de la molécule à administrer dans le futur par les éleveurs et ainsi que l'âge idéal d'injection avec le suivi rapproché sur la testostérone qui est un très bon indicateur de la fonction testiculaire. La vérification de l'effet sur le poids des testicules ainsi que la quantité de molécules odorantes de verrat dans le gras justifie un tel essai pour prouver l'efficacité de la forme testée et rassurer toute la filière jusqu'au consommateur. Le suivi zootechnique (Indice de consommation, Gain Moyen Quotidien) suivi en parallèle permettra de mesurer les effets induits par ces traitements sur les performances des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux mis en œuvre pour l'étude est réduit au minimum à 10 animaux par lot. Une étude préalable a été réalisée: la différence attendue pour le poids des testicules à l'abattage entre un groupe traité et le groupe témoin est de 1 kg. La taille d'échantillon requise pour atteindre une puissance de 80 % est de 10 sujets par groupe (efficacité, innocuité, pharmacocinetique et pharmacodynamique).
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions conventionnelles d'élevage de production. Les prises de sang sur les porcs à l'engraissement sont effectuées en veillant à ce que la durée de contention soient limitées au maximum (moins de 30 secondes par animal prélevé). Les personnes en charge des prises de sang sont en outre des personnes habituées à ce type de prélèvement et encadrés par un vétérinaire en charge de cette partie délicate du protocole. Les porcs seront euthanasiés après tranquillisation à la fin de l'essai sur place à l'élevage sans phase de chargement en camion, sans transport et attente à l'abattoir.
Choix des espèces
Les traitements étudiés visent à réduire le développement de la fonction testiculaire et en conséquence le risque d’apparition d’odeurs dans les carcasses de porcs. Ceci s’applique donc à des porcs mâles en phase de croissance à partir de 70 jours d’âge, pour des effets persistants jusqu’à leur abattage, vers 160 jours d’âge.
Effets des plantes sur la croissance, le bien-être et l’état physiologique de la perche commune en aquaponie
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Pour mesurer l'effet des plantes sur la croissance de poissons en aquaponie, 200 perches communes sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque poisson est capturé à l'épuisette, anesthésié puis soumis à une prise de sang, un stress estimé à cinq minutes au maximum. Contrairement à la plupart des projets, les perches sont gardées vivantes à l'issue. Le porteur affirme qu'aucune information n'existe dans la littérature sur ces effets, ce qui justifie selon lui le recours aux animaux.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d'analyser les effets de la présence et de la diversité des plantes sur la croissance, le bien-être et l’état physiologique d’une espèce de poisson élevée en aquaponie (production combinée de plantes et de poissons). Les hypothèses de ce travail sont les suivantes : 1. En aquaponie les plantes cultivées produisent des biomolécules par leurs racines, ces biomolécules s’accumulent dans l’eau et affectent la croissance, le bien-être et l’état physiologique des poissons. 2. Les différentes plantes produisent différentes biomolécules et en conséquence ont des effets différents sur la croissance, le bien-être et l’état physiologique des poissons.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de démontrer les effets des plantes (racines) sur les performances zootechniques et la physiologie des poissons élevés en aquaponie et d'identifier les biomolécules produites par les racines des plantes. Une caractérisation des activités biologiques (antifongiques, antibactériennes, antistress, antioydantes) des biomolécules les plus abondantes permettra d'évaluer les niveaux d'action de ces molécules.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang suite à une anesthésie.
Impact sur les animaux
Une nuisance attendue sur les poissons est un stress lié à leur capture au moyen d'une épuisette et leur manipulation lors des prélèvements de sang. Le stress sera de courte durée, au maximum 5 minutes entre la capture du poisson (lequel sera anesthésié) et la fin du prélèvement de sang.
Devenir
Les animaux seront gardés en vie.
Remplacement
Le remplacement n'est pas envisageable dans le cadre du présent projet. La complexité (nombreuses biomolécules produites) et la méconnaissance des effets des plantes sur les poissons élevés en aquaponiie nécessitént la mise en oeuvre d'une démarche expérimentale. Il n'existe aucune information dans la litérature sur ce sujet. De plus la réponse des poissons est également complexe et ne peut se limiter à un seul indicateur, aussi la compréhension de cette réponse exige l'utilisation d'un grand nombre d'indicateurs et la mobilisation d'analyses in vivo.
Réduction
Notre étude mobilisera 200 poissons. Nous avons réduit au maximum leur nombre en nous appuyant des analyses statistiques réalisées a priori pour chacune des deux expériences. Nous ne prélèverons du sang que sur 5 poissons par bac au début et à la fin des expérimentations.
Raffinement
Le stress des poissons est limité autant que possible durant toutes les étapes du projet en les plaçant toujours dans une eau de bonne qualité (mesures trois fois par semaine de la qualité physico-chimique de l'eau des pilotes aquaponiques et corrections si necessaires) et en évitant le bruit et les mouvements busques. Des bâches noires ont été installées autours des pilotes aquaponiques pour protéger les poissons (ils ne voient pas les passages des personnes). Pour toute manipulation (contrôle de croissance, prélèvement de sang), les poissons sont anesthésiés selon les préconistions de notre vétérinaire. Si malgré l'attention et les soins portés sur les animaux, il arrive qu'un point limite soit atteint (arrêt de l'alimentation), le ou les poissons concernés seront sortis du lot expérimental et seront replacés dans un bassin de quarantaine où ils feront l’objet d’une surveillance particulière (comportement de nage et position dans la colonne d'eau, reprise du comportement alimentaire). Si le poisson ne se réalimente pas au bout de 8 jours, il sera mis à mort selon la procédure décrite plus haut.
Choix des espèces
Nous avons choisi de travailler sur la perche commune car la biologie de cette espèce est bien connue et son élevage est complètement maîtrisé. Tous les poissons utilisés dans le projet seront au stade juvénile. Cela correspond à des poissons de 40 g environ. Ce stade est justifié car l'objectif est d'étudier les effets sur la croissance, aussi utiliser des juvéniles permettra d'avoir des animaux avec un potentiel de croissance élevé. De plus ce stade de vie est particulièrement adapté au volume des pilotes aquaponiques.
Effet d’un traitement lumineux et de la maturité sexuelle sur l’engraissement spontané du foie chez les oies grises landaises et les canes de Barbarie (LumiMatSex)
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Autour d'un projet de production de foie gras, 140 oies et canes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en abattoir. La seule intervention déclarée est un unique prélèvement de sang au sinus occipital, le protocole reposant surtout sur l'exposition à la lumière et la maturité sexuelle pour induire un engraissement spontané du foie. L'étude cherche une alternative au gavage conventionnel, qu'elle relie à une demande sociétale croissante. À l'abattage, le sang, le foie, les magrets et l'appareil reproducteur sont prélevés.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer si une exposition à une photopériode de type jours courts et/ou le niveau de maturité sexuelle des palmipèdes, peuvent induire une hyperphagie chez les canards Barbarie et les oies grises des Landes, conduisant à un engraissement spontané du foie. Cette démarche pourrait permettre d’établir un protocole alternatif et physiologique au gavage conventionnel. Ce projet explore plus particulièrement la capacité des femelles à l'engraissement spontané, ce qui n'a jamais été étudié auparavant.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre d’établir si, chez les oies la maturité sexuelle et, chez les canes Barbarie souche à père Mulard, la maturité sexuelle ainsi que la durée du jour, peuvent constituer des leviers pour induire une hyperphagie conduisant à un engraissement spontané du foie. Si les expériences sont concluantes, elles pourraient amener à identifier des marqueurs centraux de la capacité à l’hyperphagie, qui pourraient en outre être utilisés dans le cadre de la sélection génétique. Par ailleurs, ces premières expériences pourraient servir de base à l'étude de nouvelles pratiques en élevage et répondre ainsi aux attentes sociétales actuelles. En effet, une part croissante de la société remet en question la pratique du gavage destinée à la production de foie gras et de canards gras, en raison des contraintes qu'elle impose aux animaux et de la perception de souffrance qui lui est associée. Les citoyens et les consommateurs expriment ainsi des attentes accrues concernant les conditions d'élevage, notamment en matière de réduction du stress, d'amélioration des conditions de logement et de renforcement du contrôle des pratiques. Par ailleurs, un nombre grandissant de citoyens encourage le développement d'alternatives au gavage ou de méthodes permettant d'obtenir du foie gras sans recours à l'alimentation forcée.
Procédures
Un seul prélèvement de sang sera réalisé par animal au niveau du sinus occipital. Il se fera avant la période d’engraissement sur animal vigile par des soigneurs très expérimentés et possédant la maitrise des gestes techniques sur les espèces aviaires (canes et oies). Le geste maitrisé ne dure qu’une minute environ.
Impact sur les animaux
Tout stress majeur sera évité, en particulier lors de la prise de sang qui sera réalisée avant la période d’engraissement. Celle-ci sera réalisée au niveau du sinus occipital par des soigneurs experts, avec une connaisance approfondie de ces espèces aviaires et maitrisant parfaitement les gestes de prélèvement. De plus, ce prélèvement de sang au sinus occipital évite l'apparition d'hématome.
Devenir
A la fin du protocole, les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (abattage dans un abattoir agréé). Le sang sera prélevé suite à l’exsanguination, des tissus et des organes seront collectés : le foie, les magrets, l’appareil reproducteur, le tissu adipeux sous-cutané et abdominal et le cerveau pour étudier les marqueurs liés au contrôle central de la prise alimentaire.
Remplacement
L’objectif de ce projet étant de définir des leviers capables d’induire une hyperphagie conduisant à une stéatose spontanée chez les palmipèdes à foie gras, aucune alternative in vitro ou in silico n’est envisageable.
Réduction
En tenant compte de la variabilité individuelle et de la perte possible de quelques individus, le minimum d'animaux recommandé pour que l'étude soit interprétable et exploitable est de 35 individus par groupe.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement adapté et propice à leur croissance (sur litière de copeaux de bois puis sur caillebotis). Toute situation stressante sera réduite au minimum (un seul prélèvement de sang pour chaque animal). Les animaux seront élevés en groupes sociaux stables, ce qui est permis par l’utilisation des seules femelles. Ils seront regroupés par lot de 35 individus dans des loges de 32.44m² (soit 1.08 m² par animal). L’environnement sera enrichi par la présence de chainettes métalliques de jeu, de tas de copeaux de bois, afin de stimuler leur curiosité et le jeu. Au fur et à mesure de l'élevage, d'autres enrichissements seront rajoutés, tels que plusieurs points d'eau, un bac à grit et différents objets suspendus : jouets en plastiques durs et résistants. Par ailleurs, une surveillance quotidienne sera assurée pour détecter toute détérioration éventuelle et retirer immédiatement les éléments concernés, afin d'éviter tout risque d'ingestion. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Une grille d'évaluation du bien-être (indicateurs physiologiques, comportementaux et d'état corporel) sera mise en place afin d'assurer un suivi quotidien et de détecter précocement toute altération du bien-être des animaux.
Choix des espèces
L’oie grise des Landes possède une forte capacité d’ingestion et une prédisposition marquée à la stéatose. C’est l’une des espèces domestiques la mieux adaptée à la stéatose spontanée en raison de sa proximité génétique avec son ancêtre, l’oie cendrée sauvage migratrice. Pour cette espèce, un protocole d’induction d’une hyperphagie a déjà été validé. Ce protocole consiste à appliquer un régime alimentaire contrôlé à la fin de la période de croissance suivi d’une distribution à volonté de maïs pendant plusieurs semaines de façon concomitante avec une réduction de la durée du jour en bâtiment obscur (de 10 à 7 h/j d’éclairement). Le canard de Barbarie souche père à Mulard, est l’un des deux fonds génétiques de canards adaptés à la production du foie gras. De plus, ce fond génétique est resté photosensible puisqu’une exposition à des jours longs est capable d’accélérer sa maturation sexuelle. Tous les animaux seront accueillis sur le site d’hébergement dès l’âge de 1 jour.
Effet d’une nouvelle formulation de phéromone apaisante sur l’agressivité après le mélange de souris mâles adultes non familières
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Des mâles adultes non familiers mélangés dans une même cage pour déclencher des combats, voilà le cœur de ce projet qui utilise 90 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le protocole provoque volontairement l'agression entre animaux, avec des blessures pouvant être légères, modérées ou graves, pendant un stress social de quatre semaines. L'objet déclaré est de tester une phéromone censée apaiser les souris et améliorer leur "bien-être", un produit destiné à être commercialisé. Toutes sont mises à mort pour prélever leur organe voméronasal, le projet infligeant les combats qu'il prétend prévenir.
Objectifs
Notre institut étudie les effets des phéromones apaisantes, des substances chimiques produites par les glandes mammaires de la mère après la mise-bas et pendant la lactation. Ces phéromones, appelées "apaisines", ont été identifiées par notre institut et sont désormais utilisées pour améliorer le bien-être des souris en laboratoire. En effet, les souris représentent près de 68 % des animaux utilisés en recherche et vivent dans des conditions souvent stressantes. Pour garantir la fiabilité des résultats scientifiques obtenus par recherche in vivo, respecter l’éthique et optimiser l’utilisation de l’espace dans les installations modernes, il est essentiel de prendre soin du bien-être des animaux de laboratoire. Une étude récente a testé un diffuseur environnemental de phéromones apaisantes, et les résultats montrent que cela pourrait améliorer leur qualité de vie en réduisant l’agression mutuelle ou l’escalade vers la violence. Aujourd’hui, notre institut souhaite tester une version améliorée sous forme de produit à appliquer directement sur la peau des souris, qui pourrait aussi être utile non seulement pour les souris de laboratoire, mais aussi pour celles adoptées, afin de faciliter leur adaptation dans leur nouvelle vie de retraitées.
Bénéfices attendus
La confirmation de l’effet apaisant des substances testées permettra de développer une apaisine pour souris, utilisable dans les élevages scientifiques et dans la sphère domestique pour les souris de compagnie. Le bien-être des souris est crucial non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi pour garantir des résultats scientifiques fiables, car le stress peut biaiser les données. Cette étude vise à tester l’efficacité d’une formule phéromonale pour réduire l'anxiété et l'agressivité des souris. Si elle est concluante, le produit pourrait être diffusé dans les animaleries pour améliorer les conditions de vie des souris de laboratoire et, éventuellement, utilisé pour faciliter l’adaptation des souris nouvellement adoptées, afin de faciliter l’intégration sociale.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs facteurs potentiellement stressants : manipulation pour l’application d’un produit topique, suivie de manipulations répétées et, si nécessaire, de courtes (maximum 1 minute) phases de contention afin de permettre un échantillonnage délicat au niveau du pelage dorsal par simple contact avec une compresse de gaze. De plus, les animaux seront exposés à un mélange de mâles non familiers, induisant un stress social, des défis hiérarchiques et, potentiellement, des conséquences physiques liées à une escalade vers des comportements agressifs. Ce stress social, résultant du mélange de mâles adultes non familiers, durera au maximum 4 semaines. Au cours de cette phase, des épisodes répétés de manipulation (maximum 1 minute) et, si nécessaire, de contention (maximum 1 minute) seront également réalisés afin d’évaluer l’état de santé des animaux ou d’appliquer des traitements.
Impact sur les animaux
Dans une première phase, nous validons un produit topique destiné à être appliqué sur la peau de souris ; s’agissant d’un nouveau produit, des effets secondaires, notamment une irritation cutanée, peuvent être observés. L'étude principal est conçue pour provoquer un comportement agressif chez les souris impliquées, en mélangeant des mâles adultes non familiers. Les réactions normales dans de tels cas entraînent de l'agression inter-animale, avec l'induction de blessures dues à des combats qui peuvent être légères, modérées ou graves.
Devenir
Tous les animaux ne nécessitant pas d'euthanasie avant la fin des 4 semaines en raison d'une atteinte potentielle du point limite seront mis à mort à la fin du projet afin de permettre la collecte des organes voméronasaux pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Il s’agit notamment d’une étude de recherche fondamentale investiguant l'efficacité de la phéromone apaisante maternelle (apaisine). En tant qu'étude de comportement, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants, qui représentent des systèmes biologiques intégrés, où de multiples organes/tissus fonctionnent de façon associée et coordonnée. En effet, l’utilisation de traitement phéromonal est une stimulation sensorielle par exposition à des phéromones qui nécessite l’utilisation d’organisme entier pouvant détecter et réagir aux composés testés. La détection de ces composés peut engendrer une cascade de réactions physiologiques pouvant mener à une modification du comportement ou de la physiologie de l’animal. Cela ne peut être obtenu et observé que sur animaux entiers pouvant pleinement exprimer leurs comportements et physiologies naturels. Il n'existe pas actuellement de méthodes de remplacement pouvant simuler ces changements suite à une stimulation sensorielle. Cela nécessite donc l’implication d’êtres vivants, dans ce cas des souris. Plus précisément, cette étude est conçue pour tenter d'avoir un véritable impact sur la vie des souris de laboratoire, en développant un produit potentiel qui pourrait améliorer leur qualité de vie dans des conditions réelles. Par conséquent, aucune méthode alternative ou de remplacement ne peut être envisagée.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans l'étude a été soigneusement calculé pour garantir que les résultats soient fiables et significatifs. D’après des recherches antérieures, il a été déterminé qu’utiliser 42 souris par groupe de traitement serait suffisant pour détecter des différences importantes entre les deux groupes (l’un recevant le traitement et l’autre un placebo). À la fin de l'étude, nous comparerons les deux traitements en fonction des mesures cliniques suivies tout au long de l’expérience. Pour garantir la précision de l’analyse, nous utiliserons des méthodes statistiques adaptées qui prennent en compte la structure des données, comme le fait que les animaux sont regroupés dans des cages. Nous prendrons également des mesures pour éviter tout biais, en attribuant les traitements de manière aléatoire et en appliquant une procédure en aveugle, ce qui signifie que la personne administrant les traitements ne saura pas dans quel groupe se trouve chaque animal.
Raffinement
Les conditions de vie des souris sont soigneusement adaptées à l'espece. Chaque salle est réglée pour répondre aux besoins spécifiques des animaux, avec une température, un éclairage et une ventilation adéquate et contrôlé. Les cages sont régulièrement nettoyées pour offrir un environnement propre, tout en préservant l'odeur des groupes sociaux pour faciliter leur réadaptation. Les souris disposent de presque deux fois plus d’espace que les exigences légales minimales, avec de la litière, de l'eau et de la nourriture à volonté, ainsi que des éléments pour leur bien-être, comme des briques en bois à ronger, des tunnels pour se cacher, et des matériaux pour faire leur nid. Les animaux sont surveillés tous les jours par des experts pour s’assurer qu’ils sont en bonne santé et ne présentent pas de signes de souffrance, comme des comportements anormaux ou des problèmes de pelage. Lorsqu'il est nécessaire de les manipuler, des méthodes sont utilisées pour minimiser leur stress, comme l’utilisation de tunnels pour les déplacer. Si un animal montre des signes importantes de détresse, il sera rapidement retiré de l'étude.
Choix des espèces
L’objectif est de valider les effets comportementaux (mitigation de l’agressivité) des phéromones apaisantes maternelles (apaisines) sur les souris, pour développer ensuite un produit commercial applicable avec des cages individuellement ventilées. L'étude vise à développer des stratégies et des produits pour atténuer l'agression chez la souris de laboratoire, c'est pourquoi la recherche aborde les problèmes spécifiques de l'espèce impliquée dans l'étude. Aucun modèle alternative ne pourrait être également représentatif. Les souris impliquées dans l’étude sont des adultes. Plus particulièrement, nous utiliserons des animaux âgés de 3 mois jusqu'à l'âge de 4 mois, âge que nous avons précédemment démontré comme étant représentatif pour la conception et la réalisation d'une étude sur l'agression. Nous avons besoin de souris mâles adultes pour évaluer avec précision l'effet du traitement sur les comportements agressifs normaux dérivant de la réadaptation des hiérarchies sociales, et pour déterminer si un produit à base d'apaisants, potentiellement commercialisable, pourrait être utile pour permettre le regroupement de souris mâles adultes — ce qui pourrait être extrêmement pertinent dans les installations biomédicales ou en cas de reatraite.
Développement et implémentation de nouvelles technologies dans l’hébergement et le suivi des rongeurs
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
Rats : 90
1 090 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, 818 réutilisés dans d'autres protocoles et 272 mis à mort pour prélèvements. Les animaux reçoivent des produits de référence et des prises de sang répétées afin de tester des capteurs qui suivent en continu leur activité dans la cage. Le projet se présente comme une démarche de "raffinement" et de "réduction", tout en mobilisant plus d'un millier d'animaux et en leur administrant des composés qui peuvent dégrader leur état général. Le porteur admet que ces technologies servent d'abord de support aux autres projets autorisés de l'établissement.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer et de déployer des technologies qui permettent un suivi automatisé de l’activité et des comportements des rongeurs (souris et rats) directement dans leur cage d’hébergement. Elles permettent de suivre divers paramètres comme l’activité locomotrice, la consommation hydrique, alimentaire, les actions de toilettage, les bagarres, la stéréotypie. Le suivi automatisé des rongeurs s’inscrit dans une démarche de raffinement et potentiellement de réduction. Il permet d’analyser les comportements normaux et anormaux des animaux en groupe, sans modifier leurs conditions d’hébergement, sans les manipuler, en continu (ce qui inclut la nuit, période où les rongeurs sont le plus actif). Le nombre d’études est estimé à 3 par an.
Bénéfices attendus
Les nouvelles technologies vont permettre d’évaluer certains critères en continu avec des méthodes non invasives et plus fines (précision, reproductibilité), jusque-là non évalués ou évalués différemment. Nous attendons de ces technologies une détection plus précoce de certains effets négatifs, ce qui permettra de limiter toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables inutiles pour ceux-ci dans le cadre des autres projets autorisés pour lesquels ce projet vient en support. Ex : si une bonne corrélation est mise en évidence entre des mesures réalisées avec les nouvelles technologies et des paramètres dosés à partir de prélèvements sanguins, les nouvelles technologies permettront de limiter le nombre de prélèvements sanguins nécessaires pour suivre les animaux et contribuer à la diminution des contraintes auxquelles ils sont exposés.
Procédures
Administrations réalisées sur animal vigile, environ 10 secondes, avec un maximum de 14 traitements en cas d’administrations répétées quotidiennes Prises de sang uniques ou répétées réalisées sur animal vigile, environ 15 secondes, ou sur animal anesthésié pour les volumes nécessitant un temps de prélèvement plus long, réalisées pour s’assurer des effets attendus d’un produit de référence.
Impact sur les animaux
L’administration de produits de référence peut provoquer une altération de l’état général des animaux, se traduisant par exemple par une baisse d’activité, une perte de poids, des modifications du comportement.
Devenir
La majorité des animaux est gardée en vie à la fin d’une procédure. Ils pourront – en accord avec le vétérinaire clinicien – être réutilisés pour une nouvelle procédure dans ce même projet ou dans un autre projet autorisé. Les animaux ayant atteint un point limite ou pour lesquels des prélèvements de sang (volume important) et/ou de tissus doivent être réalisés seront euthanasiés.
Remplacement
Il n’est pas possible de conduire ce projet sans animaux, puisqu’il s’agit de suivre de manière automatisée leur comportement et activité.
Réduction
Les technologies envisagées dans ce projet étant non invasives, les paramètres biologiques seront collectés autant que possible dans le cadre des autres projets afin de limiter le nombre d’animaux commandés pour ce projet dédié au développement de nouvelles technologies. Pour les études réalisées dans le cadre de ce projet, un biostatisticien est consulté pour optimiser les effectifs nécessaires. De plus la réutilisation envisagée permet au final de réduire la quantité d'animaux utilisée.
Raffinement
Les technologies envisagées sont compatibles avec les conditions d’hébergement standard, ce qui permet de récolter de nouvelles données sans ajouter de contraintes supplémentaires pour les animaux. De plus ces technologies sont évaluées pour leur potentiel de détection plus précis et/ou plus précoce de la moindre anomalie chez les animaux. Les points limites stricts et spécifiques sont appliqués. Des critères d’alarme et/ou d’interruption d’étude ainsi qu’un arbre décisionnel d’arrêt d’étude sont strictement appliqués en collaboration avec un le vétérinaire clinicien. La préhension des animaux est préférentiellement réalisée à l’aide du tunnel déjà présent dans la cage en tant qu’enrichissement.
Choix des espèces
Les souris et les rats sont les espèces utilisées dans les autres projets autorisés pour lesquels ce projet vient en support. Il s’agira d’animaux adultes.
Etablir une horloge épigénétique chez la poule pondeuse – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Issues de la réforme d'un sélectionneur ou achetées jeunes, 144 poules pondeuses vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Chaque animal subit entre une et six prises de sang au sinus occipital, réparties de la vingtième à la cent-trentième semaine d'âge. Le porteur décrit une "montre biologique" épigénétique censée mesurer l'âge réel des poules à partir de leur ADN. La finalité affichée relève de la sélection en filière œuf, relier l'âge biologique à la ponte et à la solidité de la coquille, les poules étant tuées pour le prélèvement du foie.
Objectifs
Le présent projet entre dans un projet plus large visant à mieux comprendre comment les poules pondeuses vieillissent mais pas juste en comptant les semaines de vie mais en regardant l’ADN des tissus. Pour ça, on utilise une sorte de "montre biologique" appelée horloge épigénétique. La 1ère étape consiste à identifier les marques chimiques dans l’ADN permettant de prédire/estimer l’âge biologique des poules, ceci en utilisant une cohorte de poules d’âges variés dont la mise en place fait l’objet de ce présent projet. En effet ces marques appelées méthylations sont connues pour s’accumuler avec l’âge. La 2nde étape consiste à analyser ces marques sur des poules d’un âge donnée et de comparer leur âge biologique avec leur âge réel. On peut alors identifier des poules qui vieillissent "plus vite" que prévu ou "plus lentement". Enfin, la 3ème étape est d’évaluer si ces écarts entre âge biologique et âge réel peuvent prédire des écarts de performances pour des caractères d’intérêt tels que le taux de ponte, poids ou qualité des œufs, présence d’ascites, …. De telles prédictions ont été déjà obtenues chez l’humain pour différentes maladies. Concernant l’étape 1, différentes horloges épigénétiques ont été développées chez des espèces variées comme le poulet de chair mais jamais encore chez la poule pondeuse. Aussi ce projet a pour objectif de créer 2 horloges pour ce type de poules : une qui regarde l’ADN des cellules du sang (collecte non invasive), et l’autre qui regarde l’ADN des cellules d’un tissu métabolique, le foie, fortement impliqué dans la production d’œufs et maladies métaboliques. Par ailleurs, on souhaite qu’elles fonctionnent que les poules vivent en cage ou au sol. Aussi on prendra des poules issues des 2 systèmes avant leur entrée où elles seront toutes mises au sol.
Bénéfices attendus
Comme indiqué plus haut, grâce aux 2 horloges épigénétiques ‘sang’ et ‘foie’ développées dans le présent projet (étape 1), nous pourrons alors analyser les différences entre âge réel et âge biologique de centaines de poules (étape 2) pour lesquelles nous avons déjà les données de méthylation sang et foie. nous pourrons alors évaluer le pouvoir prédicteur de ces différences pour des phénotypes d’intérêt majeur en filière œuf comme le taux de ponte et la solidité de la coquille qui diminuent avec l’âge (étape 3). Autrement dit, y-a-t-il des poules à 70 ou 90 semaines qui ont vieilli moins vite que d’autres et si oui ont-elles tendance à avoir des performances meilleures ? ». De tels travaux pourraient alors déboucher sur de nouveaux marqueurs à prendre en compte dans la sélection des animaux.
Procédures
Les prélèvements sanguins seront effectués au sinus occipital entre 1 et 6 fois aux âges indiqués ci-dessous: 1) 12 poules seront prélevées 6 fois entre 70 et 130 semaines d'âge avec un délai minimum de 5 semaines entre prélèvements. 2) 24 poules seront prélevées 2 fois entre 70 et 112 semaines d’âge 3) 7x12 poules soit 84 poules seront prélevées 1 fois entre 20 et 112 semaines d'âge en fonction des lots 4) 12 poules seront prélevées 5 fois entre 20 et 71 semaines d'âge avec un délai minimum de 11 semaines entre prélèvements. 5) 12 poules seront prélevées 4 fois entre 20 et 57 semaines d'âge avec un délai minimum de 10 semaines entre prélèvements. Le prélèvement sera réalisé en quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure des prises de sang ultimes, les 144 animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements des foies.
Remplacement
Les deux horloges épigénétiques seront ainsi utilisées dans le cadre de l’étude de la longévité fonctionnelle. Il est inenvisageable d'utiliser un autre modèle pour analyser les différences entre âge chronologique et âge épigénétique et évaluer leur pouvoir prédicteur pour différents phénotypes d’intérêt chez la poule pondeuse à un âge avancé.
Réduction
Ainsi, trois lots de poules vont entrer à la station expérimentale : 1) un premier lot de 48 poules dites « vieilles » arrivera à l’âge de 68 semaines en mai 2025. Nous profitons ainsi de la réforme des poules d’un sélectionneur. Ces poules seront alors prélévées aux âges de 70 , 90, 107, 114, 119 et 130 semaines d’âge 2) un second lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en septembre 2025, sera alors etudié aux âges de 20, 36, 49, 60 et 70 semaines d’âge. 3) un troisième lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en janvier 2026, sera alors etudié aux âges de 20, 35, 45 et 57 semaines d’âge
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante (3 m²) pour permettre aux poules pondeuses de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire, abreuvement et nid. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entraînera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
La poule pondeuse a été choisie comme modèle, car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Concernant les différents âges retenus (20, 30, 50, 70, 90, 110 et 130 semaines), ils ont été choisis de manière à inclure les âges de 70 et 90 semaines, pour lesquels des données sont déjà disponibles par ailleurs et seront ici re-analysées sous l’angle de l’horloge épigénétique. Autour de ces deux âges clés, nous avons intégré au moins deux autres classes d’âge espacées d’environ 20 semaines en amont et en aval, pour la raison suivante : ces differents ages permettent, par exemple, de détecter d’éventuelles poules âgées de 70 semaines qui seraient plus jeunes biologiquement avec un âge biologique non pas de 70 sem. mais de 50 voire 30 semaines ; Ou encore des poules de 90 semaines qui seraient, au contraire, biologiquement plus âgée jusqu’à 20 à 40 semaines de plus par rapport à leur âge réel. Grâce à cet étalement progressif de 20 à 130 semaines, l’horloge épigénétique que nous développons pourra ainsi capter finement les écarts entre âge biologique et âge réel.
Détermination des paramètres pharmacocinétiques de tétracyclines chez les ruminants
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Bovins : 16
Soumis à quinze prises de sang et à une administration d'antibiotique par phase, 16 agneaux et 16 veaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objectif est d'ajuster les doses de tétracyclines chez les ruminants, en préservant les antibiotiques 'récents' pour la médecine humaine. Aucun animal n'est tué dans le cadre du projet, mais les veaux, non conservés au laboratoire, rejoignent le circuit de consommation humaine après le délai d'attente réglementaire, les agneaux rejoignant un cheptel de travaux pratiques. Le devenir affiché comme 'élevage' recouvre ainsi l'abattoir pour la moitié des animaux.
Objectifs
Pour préserver l’efficacité des antibiotiques « récents » en médecine humaine, il est recommandé d'utiliser des antibiotiques « anciens » en médecine vétérinaire. Ces antibiotiques « anciens » sont déjà utilisés chez les ruminants mais du fait de l'ancienneté des autorisations de mise sur le marché de ces antibiotiques, une révision et une optimisation des modalités de traitement (doses, voies d'administration, intervalles de traitement) sont nécessaires pour garantir l'efficacité des molécules pour traiter les infections chez les ruminants. Les objectifs de ce projet seront donc de (1) déterminer le devenir de certains antibiotiques « anciens » dans l’organisme d'agneaux et de veaux selon plusieurs modalités d'administration, (2) prédire par des modèles mathématiques l'efficacité ou non des différents traitements antibiotiques contre des bactéries rencontrées fréquemment chez ces espèces, et (3), dans l'éventualité d'une inadéquation des protocoles de traitements actuels, proposer par des modèles mathématiques des doses et intervalles d'administration permettant une lutte efficace contre les bactéries les plus fréquemment responsables d’infection chez les ovins et les bovins.
Bénéfices attendus
Les applications attendues sont (1) une utilisation plus efficace des tétracyclines largement utilisées chez les ovins et les bovins, afin de préserver leur efficacité plus longtemps pour l'animal comme pour l'Homme et ainsi éviter au maximum d'utiliser les antibiotiques de seconde et de troisième génération; (2) la réduction de l’utilisation des antibiotiques « récents » en médecine vétérinaire ce qui permettra de les préserver pour la médecine humaine.
Procédures
Il y aura 2 phases expérimentales pour chaque animal comportant 15 prises de sang au maximum et une administration d'antibiotique. L'administration durera de 2 min à 5 min environ. La durée des prises de sang sera de 30 secondes au maximum (contention comprise).
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins nécessaires à l’obtention de plasma seront réalisés de manière répétée et peuvent entrainer un stress qui sera diminué au maximum notamment en utilisant le renforcement positif. En ce qui concerne les effets indésirables attendus, aux doses utilisées dans notre étude, leur survenue sera peu probable mais ils ne peuvent pas être exclus. Les animaux seront alors observés plus particulièrement dans l’heure suivant les administrations, en plus des deux suivis quotidiens.
Devenir
Les agneaux pourront être conservés au sein de laboratoire et rejoindront le cheptel de TP. Les veaux ne pourront pas être conservés au laboratoire et rejoindront le circuit de consommation humaine après respect du temps d'attente pour viande et abats, les antibiotiques étant utilisés selon les formulations et les doses autorisées chez les bovins.
Remplacement
Pour optimiser les posologies des tétracyclines en élevage, il serait en théorie nécessaire de déterminer : - le devenir des médicaments dans l'organisme d'animaux sains, - à partir de ces données et de données sur les pathogènes ciblés, de tester sur des animaux infectés de nouveaux schémas posologiques. Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour la première partie sur animaux sains car le devenir d'un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) n'est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale...). Cependant, nous allons remplacer les optimisations de posologie suivantes sur animaux infectés par modélisation in silico à partir des données in vivo sur animaux sains et de données d'efficacité des traitements obtenues in vitro.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire pour cette étude a été déterminé à partir de données obtenues pour un des deux antibiotiques testés chez le porcelet. Il serait alors nécessaire d'utiliser 8 agneaux et 8 veaux pour tout le projet. Cependant, il n'est possible de réaliser que 2 des 4 administrations sur les mêmes animaux car il serait nécessaire de faire un trop grand nombre de prises de sang par animal. Le nombre total d'animaux sera alors de 16 agneaux et de 16 veaux.
Raffinement
Les agneaux comme les veaux seront hébergés en groupe, même lors de la réalisation des cinétiques. La stalle des veaux et la bergerie des agneaux seront équipées de brosses, de pierres à lêcher, de ballons et de balles de foin à faire rouler. Pour faciliter les administrations intramusculaires sur les veaux, ils seront habitués en amont à venir se placer d'eux-mêmes dans un cornadis et à y rester le temps de la distribution de l'aliment concentré. Pour faciliter les administrations par voie orale sur les agneaux, ils seront entrainés à boire via une seringue. Le stress des prélèvements sanguins sera diminué au maximum en utilisant le renforcement positif (récompenses alimentaires lors de la réalisation des prises de sang), mais également en habituant en amont les animaux à être contenus, à ressentir une compression de la jugulaire, à voir approcher une aiguille. Les animaux seront observés au moins deux fois par jour et une observation plus détaillée sera également réalisée dans l'heure suivant l'administration. Si le suivi clinique d'un animal révèle une intolérance ou un effet secondaire majeur, l'expérimentation sera arrêtée pour cet animal et des soins appropriés seront effectués.
Choix des espèces
Les ovins et les bovins sont les espèces cibles du projet. Agneaux et veaux sevrés car : - il est nécessaire de mener l'étude sur des animaux ruminants et non au stade pré-ruminant pour pouvoir extrapoler les données aux utilisations en élevage, - les agneaux à l'engraissement et les veaux de boucherie sont les animaux les plus traités aux antibiotiques en élevage par rapport à des animaux adultes.
Caractérisation et recherche d’indicateurs de la santé globale de vaches de race Holstein et Normande durant leurs lactations
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
270 vaches laitières de race Holstein et Normande vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, sans être tuées pour le projet. Les prises de sang, réalisées trois fois puis à la réforme au cornadis, ainsi que les pesées et la notation d'état peuvent causer un stress ponctuel et une douleur brève. Le projet cherche des indicateurs sanguins de la santé globale des vaches dans deux systèmes d'élevage contrastés, au service de la durabilité et de l'"acceptabilité sociétale" de l'élevage. À l'issue des mesures, les animaux poursuivent une vie de bovin de renouvellement dans le troupeau, leur devenir dépendant du calendrier d'élevage plus que du protocole.
Objectifs
La santé a longtemps été considérée sous la forme d’un caractère binaire : l’animal est sain ou malade au regard d’une affection ou d’une maladie donnée, à un instant donné. Toutefois, l’état de santé général est multifactoriel et évolutif. Il possède un fort impact sur le bien-être de l’animal, de même que sur ses performances et sa longévité. De ce fait, il s’agit d’un caractère clé pour la durabilité tant environnementale qu’économique de l’élevage, ainsi que pour son acceptabilité sociétale. Dans une optique de re-conceptualisation de la santé pour prendre en compte son caractère continu, explorer les mécanismes biologiques qui la caractérisent, et étudier ses liens avec les autres caractères, un collectif de scientifiques a défini ensemble les contours d’une nouvelle expérimentation de long terme en bovins laitiers
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet des avancées de connaissances scientifiques, avec une meilleure caractérisation des phénotypes mesurés (variabilité individuelle, sensibilité environnementale, évolution au cours du temps), et des relations qui les unissent, aussi bien entre eux qu’avec les évènements de santé et les performances zootechniques, afin d’identifier les synergies et les compromis entre fonctions et leurs impacts sur la longévité des vaches dans deux systèmes d’élevage très contrastés en termes d'objectifs de performance, de conduite et de challenges.
Procédures
Pour la caractérisation fine des animaux, des prélèvements sanguins seront réalisés 3 fois au cours de l’expérimentation sur les vaches laitières, à chaque vêlage, et une dernière le jour de la réforme. Les animaux sont alors maintenus au cornadis. Les mesures de poids (une fois par semaine pour les vaches) se feront sans geste technique autre que le déplacement et la contention des animaux. Pour la mesure de la note d'état, les vaches seront maintenues au cornadis une fois par mois. Voici le temps estimé pour chaque acte : Prise de sang : 2 minutes Mesure du poids : 1 minute Mesure de la note d'état : 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les prélèvements prévus (prises de sang) seront réalisés dans le cadre d'une contention adaptée au poids des animaux (animal bloqué dans une cage ou aux cornadis). Cette contention, ainsi que la simple présence humaine et la manipulation associée peuvent générer un stress ponctuel chez l'animal. Le prélèvement en lui-même peut générer sur le moment une douleur limitée et fugace.
Devenir
Les procédures n’entravent pas le devenir de l’animal et n’ont qu’un effet limité et de court terme sur son bien-être. Aussi, l’ensemble des animaux inclus dans cette expérimentation va poursuivre une vie normale d’un animal de renouvellement dans un troupeau de bovins laitiers.
Remplacement
Les mécanismes étudiés mettent en jeu des interactions complexes au sein de l’hôte qu’il est impossible de reproduire dans un modèle cellulaire, de culture d’organe ou in silico.
Réduction
L’objectif de cette expérimentation est d’étudier la génétique de la santé des bovins. Concrètement, nous mesurons dans le projet différents paramètres du sang, et des analyses statistiques visent à déterminer quelle part de la variation observée dans ces paramètres est liée à la génétique des animaux et quelle part est liée au milieu de vie des animaux (effets de l’environnement). Pour avoir des différences significatives entre individus sur chaque paramètre, il faut un effectif important d’animaux élevés dans les mêmes conditions (environnement). L’effectif de 270 animaux du projet doit permettre de repérer les paramètres les plus pertinents à mesurer.
Raffinement
Différentes mesures ont été prises afin de raffiner ce protocole. Tout d’abord, les différentes mesures ont été regroupées sur les mêmes temps, même si ce n’était pas toujours le moment optimal pour chaque paramètre pris séparément, afin de limiter le nombre d’interventions sur les animaux. Ensuite, chaque intervention a été pensée de manière à limiter les nuisances pour les animaux (limitation des volumes de sang prélevés, utilisation de tube sous vide pour minimiser la douleur…) Les procédures impliquées dans le projet sont de sévérité légère et appliquées par des opérateurs expérimentés. Les conditions d'hébergement et d'alimentation répondent aux normes d’élevage. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. La prophylaxie et le traitement des animaux en cas d’affection ou de blessure ne sont pas modifiés par la mise en œuvre du projet. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de la pathologie conformément aux pratiques de l'élevage, et, au besoin, le vétérinaire praticien sera consulté. Chaque prélèvement peut être reporté ou annulé si l'état de santé ou de stress de l'animal est jugé incompatible avec la réalisation dudit prélèvement. Les animaux sont gardés en vie en fin d'expérimentation. De par les interventions d'élevage, une phase d'imprégnation à l'homme est réalisée dès la naissance de chaque veau. Cela réduit grandement le stress généré par la présence de l'homme lors des prélèvements, d'autant que ce sont les mêmes personnes qui interviennent.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est le bovin. Il s’agit de femelles de race Holstein et Normande, grandes races laitières françaises (et internationale pour la Holstein). Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Les animaux seront des femelles bovines laitières suivies depuis 60 jours après vêlage jusqu’à leur tarissement ou réforme, soit du stade vache en lactation au stade vache tarie / vache réformée.