Alimentation animale

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Moutons : 4
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Enfermées sept jours d'affilée en chambre respiratoire pour mesurer le méthane qu'elles émettent, 4 brebis de réforme vont être utilisées dans des procédures classées à un niveau de souffrance modéré. Le projet teste une eau de boisson enrichie en nanobulles d'oxygène, censée gêner les microbes producteurs de méthane du rumen. Le porteur écrit que cette mesure n'entraîne "aucune souffrance ni douleur", ce que la gravité modérée déclarée dans le même document contredit. Le devenir des brebis dépend d'une évaluation administrative en cours : si l'innocuité des nanobulles n'est pas établie, elles seront tuées par précaution, sinon leur replacement sera soumis à l'avis de la structure de bien-être animal.

Objectifs

L’objectif de cette étude est de tester l’effet d’une eau de boisson enrichie en nanobulles d’oxygène sur la production de méthane entérique chez l’ovin. Cet essai servira de preuve de concept. Les microbes producteurs de méthane (méthanogènes) sont très sensibles à l’oxygène et notre hypothèse de travail est que les nanobulles d’oxygène inhiberont l’activité des méthanogènes.

Bénéfices attendus

La diminution de l’empreinte carbone des ruminants par une solution innovante d’utilisation facile sur le terrain, y compris au pâturage, peu coûteuse et facilement acceptable par les utilisateurs et la société.

Procédures

Au cours des 7 jours d'expérimentation, les animaux seront dans des chambres respiratoires semi-ouvertes.

Impact sur les animaux

Les animaux entreront en chambre respiratoire pendant 7 jours consécutifs pour la mesure des émissions de méthane. Cette mesure n’entraîne aucune souffrance ni douleur chez l’animal qui est libre de mouvement dans une surface de 3,3 m2 qui est supérieure aux normes de bien être (2 m2). Les chambres respiratoires semi-ouvertes sont disposées côte à côte avec de larges parois translucides qui permettent aux animaux de se voir, de s’entendre et de percevoir les odeurs, ce qui diminue le stress lié à l’isolement.

Devenir

L’innocuité de l’utilisation de nanobulles dans l’eau de boisson est en cours d’évaluation par les autorités compétentes. Si elle ne peut être établie, en application du principe de précaution, les animaux seront mis à mort. Sinon, leur replacement sera soumis à l’avis de la SBEA.

Remplacement

Ce type d’étude a déjà été réalisé in vitro et nécessite une validation chez l’animal.

Réduction

D'après notre expérience reconnue dans le domaine de la mesure des émissions des gaz à effet de serre par les ruminants, le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables en termes d'émissions de méthane en chambre respiratoire avec un écart entre groupes de ~30% est de 4 par lot. Chaque animal sera son propre témoin. Nous utilisons le nombre minimal d’individus pour cette étude de preuve de concept très peu contraignant pour les animaux.

Raffinement

Cette mesure n’entraîne aucune souffrance ni douleur chez l’animal qui est libre de mouvement dans une surface de 3,3 m2 qui est aménagée avec caillebotis pour assurer un confort de couchage et la bonne évacuation des effluents. Les chambres respiratoires semi-ouvertes sont disposées côte à côte avec de larges parois translucides qui permettent aux animaux de se voir, de s’entendre et de percevoir les odeurs, ce qui diminue le stress lié à l’isolement.

Choix des espèces

Pour cette étude nous avons besoin des animaux avec un rumen fonctionnel (des agneaux après sevrage ou des ovins adultes). Nous utiliserons des brebis de réforme car en fin de vie productive. Il n'y a pas de préférence de sexe pour l’objectif de l’étude, par contre tous les animaux seront du même sexe. Comme indiqué au-dessus, nous utiliserons des femelles de réforme. On s’attend à une diminution minimale de méthane d’environ 30%. Cette amplitude de diminution est facilement détectable en chambre respiratoire. Le nombre de 4 animaux est suffisant au vue de la précision des mesures pour cette preuve de concept.

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Cochons : 234
Souffrances
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Devenir
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Enfermés trois fois cinq jours dans une loge individuelle où ils ne peuvent ni se tourner ni marcher, 234 porcs de 20 à 100 kg sont rationnés à 90 % de leur appétit pendant tout l'essai. Ils subissent jusqu'à trois séries de prises de sang à la jugulaire de 15 mL et des piqûres à l'oreille, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'enjeu est zootechnique, mesurer la digestibilité de matières premières et d'enzymes ajoutées afin de formuler des aliments au plus près des "besoins" des animaux non-humains et de limiter les rejets. 96 porcs au maximum seront tués pour prélèvements ou parce qu'ils auront reçu des additifs interdits à la consommation humaine, les 138 autres repartant dans le cycle de production.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer la digestibilité des nutriments des aliments chez le porc en croissance, c’est-à-dire de 20 à 100 kg. Cela permet d’améliorer les connaissances scientifiques de la digestibilité des matières premières et de l’amélioration de la digestibilité permise par des enzymes exogènes. En effet, ces valeurs de digestibilité des matières premières sont des données importantes puisqu’elles permettent de formuler des aliments au plus près des besoins des animaux afin d’optimiser leur croissance et limiter les rejets dans l’environnement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure connaissance de la digestibilité des nutriments des matières premières et de l’amélioration de la digestibilité permise par des enzymes exogènes chez le porc en croissance.

Procédures

Les porcs seront hébergés trois fois 5 jours dans une loge à digestibilité individuelle au cours de la procédure. Ils seront rationnés à environ 90% du niveau ad libitum pendant toute la durée de l’essai. De plus, au maximum, deux séries de 1 à 3 prises de sang maximum par ponction à la jugulaire (15 mL maximum par ponction) pourront être réalisées sur les porcs impliqués dans cette procédure. Les prises de sang seront espacées d'au moins 30 minutes et les séries de 3 prises de sang seront espacées d'au moins 5 jours. Par ailleurs, une ou plusieurs mesures de glycémie, d'hémoglobinémie ou autres paramètres sanguins (maximum 5 en 4 heures environ) à l'aide d'un appareil de biologie déporté sur les porcs impliqués dans cette procédure. Au total, les porcs pourront donc subir trois fois au cours de la procédure ces séries de 1 à 5 prélèvements à l'oreille. Pour réaliser ces mesures, quelques gouttes de sang seront prélevées grâce à une piqûre réalisée à l'oreille à l'aide d'une aiguille. Les porcs de cette procédure pourront être concernés par les séries de prise de sang ou par les prélèvements de quelques gouttes de sang à l'oreille. Une prise de sang par ponction à une veine jugulaire ou via une piqûre à l'oreille nécessite une contention des animaux, sur une durée pouvant varier de 20 secondes à 2 minutes.

Impact sur les animaux

L’hébergement individuel dans la loge à digestibilité empêche l’animal de se tourner et de marcher. Cette réduction de liberté de mouvement peut entrainer de la frustration ou du stress chez l’animal. Les animaux seront rationnés pendant toute la durée de l’essai. Cela pourra engendrer de l’agitation et de légères griffures entre les deux porcs au sein d’une même aire d’adaptation pendant cette phase. Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille.

Devenir

Au total, 96 porcs maximum seront euthanasiés dans la globalité du projet dans le cas où des prélèvements biologiques (organe, phalange, contenu intestinal...) post-mortem sont nécessaires ou lorsque les animaux recevront des additifs non enregistrés dans l’Union européenne puisqu’ils ne pourront pas rentrer dans la filière de consommation humaine. Les autres animaux seront maintenus en vie et continueront leur cycle de production dans l’élevage.

Remplacement

La digestion d’un aliment résulte principalement de régulations hormonales et enzymatiques aboutissant in fine à l’absorption des nutriments. Il n’existe pas aujourd’hui de modèle in vitro suffisamment fiable permettant d’évaluer la digestibilité des nutriments chez le porc en croissance. Ainsi, le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Chaque animal testera trois régimes et sera logé individuellement au moment des mesures de digestibilité, ce qui permet de réduire le nombre d'individus nécessaire à la mise en évidence de différences significatives entre plusieurs traitements (variabilité inter-individuelle réduite, précision des mesures...). Ainsi, 36 mesures de digestibilité seront obtenues par applications de la procédure (=essai) avec 12 porcs. En effet, un calcul de « la puissance statistique du test » a permis de définir un nombre de 8 répétitions par régime. Cependant, dans le cas de régimes plus fibreux, le nombre minimum de mesures de digestibilité est de 11 car le coefficient de variation est plus élevé. Toutefois, afin de tenir compte d’éventuelles exclusions ou mortalité pendant l’essai, il faut ajouter un animal supplémentaire par lot. Ainsi, le nombre minimum de mesures de digestibilité par lot est porté à 9 avec quatre lots expérimentaux ou 12 pour les régimes plus fibreux avec trois lots expérimentaux. Les données seront ensuite analysées par des tests statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives lors des prises de sang sera limité à 2 par veine jugulaire ou par oreille (donc 4 au total) et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Les aires d’adaptation seront chacune équipées d’un disque en fibres de bois et les loges individuelles auront chacune un tube en plastique suspendu afin d'atténuer le stress pouvant être induit par le logement individuel des animaux lors des phases de collecte. Les loges individuelles seront disposées afin que les animaux puissent se voir.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le porc car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) sont hautement spécifiques de l'espèce porcine. De plus, la spécificité des conditions d'élevage de cette espèce de rente ne permet pas de la remplacer par une autre espèce modèle. Enfin, il n’existe pas de méthodes in vitro permettant d’évaluer de manière fiable la digestibilité des nutriments chez le porc. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet pèseront entre 20 kg et 100 kg. En effet, le tube digestif des porcs s'allonge tout au long de la vie de l'animal donc la digestibilité varie en fonction du poids de l'animal. Ainsi, nous souhaitons effectuer des mesures de digestibilité avec des animaux de différents poids.

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Poules : 192
Souffrances
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 192

Valider chez le poulet douze substances déjà sélectionnées in vitro : 192 poulets de chair vont être utilisés pour cela, tous tués à 28 jours, 144 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 48 un niveau léger. À 21 jours, chaque animal est maintenu jusqu'à trente secondes pour recevoir à la seringue un millilitre d'une solution contenant le parasite Eimeria, qui lèse l'intestin. Perte de poids, apathie, tremblements et démangeaisons sont annoncés. Le porteur détaille l'enrichissement des cages, clochettes et petites balles, pour des poussins élevés en batterie dès leur premier jour, et vise l'homologation d'un additif alimentaire face à la résistance croissante aux anticoccidiens en élevage.

Objectifs

Les coccidioses sont les affections parasitaires les plus dommageables en filière avicole, du point de vue économique et du bien-être et de la santé des animaux. Cette pathologie est causée par Eimeria, un parasite qui infecte l’intestin et y crée des lésions. Les conséquences de la coccidiose sont importantes: diminution de l’ingestion, une inflammation des tissus, des diarrhées hémorragiques, le développement d’autres maladies intestinales. Les Eimeria forment des spores (oocystes) selon un cycle de vie défini en « utilisant » les cellules épithéliales de l’intestin. Ces oocystes sont ensuite excrétés via les fientes qui sont le principal vecteur de transmission entre les animaux. Actuellement, les méthodes destinées à contrer la coccidiose reposent principalement sur l’utilisation de produits chimiques anticoccidiens et sur le développement d’une immunité contrôlée par addition d’antibiotiques ionophores dans l’aliments. Ces stratégies sont restées efficaces tant que de nouveaux médicaments étaient régulièrement introduits. Mais aucun nouveau produit n’ayant été proposé depuis l’an 2000, la sensibilité à tous les médicaments existants a diminué, favorisant l’apparition de souches plus virulentes du parasite. La résistance aux anticoccidiens est une préoccupation majeure pour les producteurs de poulets de chair. De plus, la demande de la société en faveur d’animaux élevés sans antimicrobiens, d’aliments exempts de résidu et l’utilisation prophylactique de produits chimiques anticoccidiens étant en croissance constante, il est nécessaire d'identifier de nouvelles molécules anticoccidienne. Un précédent projet qui consistait à produire des parasites d’Eimeria en vue de l’évaluation in vitro de l’efficacité de nouvelles substances montrant des propriétés anticoccidiennes a permis d’identifier et de sélectionner 12 candidats comme solution nutritionnelle sur 70 testées. La sélection in vitro s’est fait en comparaison avec les performances de la salinomycine, autorisée jusqu’en 2027 en tant que coccidiostatique dans les aliments pour poulets d’engraissement. Les substances atteignant 80% de l’efficacité de la salinomycine sur différentes étapes du cycle de reproduction des parasites ont été sélectionnées. Ce projet a pour but de valider in vivo les propriétés anticoccidiennes des substances identifiées in vitro.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider in vivo l’efficacité anticoccidienne de substances sélectionnées in vitro. L’effet avéré d’une ou de plusieurs de ces substances in vivo permettra de répondre à une attente sociétale en développant une solution pouvant être classée en tant qu’additif alimentaire et de faire face aux résistances des solutions actuellement disponibles. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité de conduire l’étude de confirmation et valider in vivo l’effet anticoccidien sur la réduction de l’excrétion des oocystes de 12 substances sélectionnées in vitro. Sur la base des résultats obtenus, les meilleures substances pourront être séléctionnées pour optimiser la dose d'inclusion.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoin nutritionnel pendant 28 jours. L'aliment contenant les substances à tester est distribué de jour 18 à jour 28, soit pendant 10 jours. A 21 jours d’âge, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de solution d'infestation sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal.

Impact sur les animaux

Signes cliniques pouvant apparaitre pour les groupes d'animaux revevant l'aliment supplémenté avec les substances à tester :perte de poids, apathie, tremblement, démangeaison.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements biologiques.

Remplacement

Pour réduire le recours à l’expérimentation animale, 70 molécules ont été testées in vitro au travers de différentes approches afin de prendre en compte les différentes étapes du cycle de développement multiphasique des parasites. Ces méthodes in vitro sont spécifiques du mode d’action des molécules testées et permettent d’évaluer un spectre assez large des premières étapes du cycle de vie du parasite dans l’organisme. Les tests in vitro ont permis de sélectionnés 12 substances d’intérêt potentiel pour leur efficacité anticoccidienne. Ces méthodes alternatives utilisées en première intention doivent cependant être confirmer in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions physiologiques complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet. Sur la base des connaissances acquises in vitro, le développement d’un additif alimentaire avec une activité anticoccidienne supposée implique de connaitre son efficacité et son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné.

Réduction

Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d’autres études sur l’excrétion des parasites en présence d’anticoccidiens connus. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des observations et des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.

Raffinement

L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, un gavage unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en l’introduction d’une période d’adaptation de 8 jours (J0-J8) ou les animaux sont mis en groupe afin de favoriser l’apprentissage à l’alimentation, à l’abreuvement et aux interactions sociales, à la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture, notamment pendant la première semaine. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est raffiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (clochettes, petites balles), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les anticoccidiens recherchés constituent une solution contre la coccidiose aviaire des poulets de chairs (Gallus gallus domesticus) en élevage et sont destinés à être incorporés dans les aliments distribués aux volailles (poulet de chair). Notre modèle d’étude sera donc le poulet de chair (Gallus gallus domesticus). Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours.

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Poules : 2160
Souffrances
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Tuées à la fin du projet parce qu'elles auront achevé leur cycle de production, 2 160 poules pondeuses de 76 à 95 semaines d'âge sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 360 d'entre elles reçoivent pendant quinze semaines un aliment privé de supplémentation en choline, ce qui peut faire baisser leur taux de ponte de cinq points. Jusqu'à 180 poules subissent deux ponctions sanguines à l'aile, à la patte ou au cou, avec une contention de vingt secondes à deux minutes. Cinquante autres sont piquées une fois dans le seul but de former les opérateurs aux gestes techniques, le porteur estimant par ailleurs le risque d'échec de prélèvement à 50 %.

Objectifs

La choline est un nutriment essentiel dans l’alimentation des poules pondeuses. Elle assure plusieurs fonctions : elle est un constituant de la structure des membranes cellulaires ; elle est impliquée dans la neurotransmission (en tant que composant de l’acétylcholine) ; elle constitue l’une des principales sources de groupements méthyles, dont le rôle est d’aider à la mobilisation des graisses hépatiques et ainsi empêcher leur accumulation dans le foie. Dans le cas des poules pondeuses, un apport de 115 mg/poule/jour de choline est nécessaire pour optimiser le taux de ponte. L’objectif de ce projet est de comparer l’efficacité de différentes sources de choline végétale incorporées dans l’aliment de poules pondeuses sur leurs performances, ainsi que sur certains paramètres plasmatiques et hépatiques, en comparaison à l’incorporation de chlorure de choline.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la sélection de sources alternatives de choline permettant notamment de soutenir la bonne santé hépatique des poules pondeuses en fin de production.

Procédures

360 poules consommeront l’aliment non supplémenté en choline, à partir de 80 semaines d’âge et jusqu’à 95 semaines. 1 prise de sang par ponction à l’un des sites de prélèvement (aile, patte ou cou) sera réalisée sur 50 poules maximum dans un but de formation des opérateurs. 2 prises de sang par ponction à l’un des sites de prélèvement (aile, patte ou cou), espacées de 15 semaines, seront réalisées sur 180 poules maximum, dans un but d’analyses de paramètres plasmatiques. La prise de sang nécessite une contention des animaux, sur une durée pouvant varier de 20 secondes à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Pour les animaux consommant le régime témoin sans apport de choline, peu d’effets indésirables sont attendus : une légère baisse des performances de ponte (de maximum 5 points de taux de ponte en comparaison au référentiel) pourrait être observée. Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille.

Devenir

L’ensemble des poules sera mis à mort à la fin du projet car elles auront atteint la fin de leur cycle de production.

Remplacement

Les fonctions de la choline dans l’organisme étant multiples, ses effets sur les performances des poules découlent de diverses régulations métaboliques complexes, qui ne peuvent être modélisées ou étudiées in vitro.

Réduction

Les animaux choisis pour l’étude seront issus du même parquet, ce qui permet de limiter la variabilité individuelle. En considérant le taux de ponte comme paramètre mesuré, un calcul de la "puissance statistique du test" a permis de définir un nombre de 18 répétitions par groupe expérimental (c'est-à-dire 18 cages de 20 poules), avec 6 groupes au total. 20 poules par cage (soit 360 poules par lot) permettent de lisser les variations individuelles de consommation d’aliment, ainsi que de placer les poules dans des conditions de densité représentatives des élevages commerciaux. Les données seront ensuite analysées par des tests statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Le nombre de tentatives lors des prises de sang sera limité, et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Dans le cadre du raffinement du geste technique de prise de sang : Le nombre d’animaux prélevés pour les analyses sanguines est estimé à : - 50 animaux pour la formation aux gestes techniques relatifs aux prises de sang (entre 76 et 79 semaines d’âge) - 30 animaux par traitement expérimental, sachant que l’on estime un risque d’échec de prélèvement de 50%, ce qui permettra 15 prélèvements exploitables (à 80 semaines d’âge, puis 95 semaines d’âge, avec les mêmes poules aux deux dates). En considérant les lipoprotéines de très basse densité comme critère d'intérêt, un calcul de la "puissance statistique du test" a permis de définir le nombre de 15 poules prélevées par groupe expérimental. Chaque cage sera équipée de nid, perchoir et dispositif de raccourcissement des griffes.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour la réalisation du projet est la poule car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. Les animaux seront utilisés entre 76 et 95 semaines d’âge, c’est-à-dire en fin de cycle de ponte. Les prélèvements de tissus et d’organes après euthanasie seront donc effectués sur des animaux qui auront déjà réalisé un cycle de production complet.

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Chiens : 6
Souffrances
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Issus d'une colonie où ils servent à l'évaluation gustative d'aliments secs et humides, 6 chiens de trois gabarits sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus à cette colonie. Ils avalent une friandise à mâcher additionnée de baryum, puis sont maintenus pour huit minutes de radiographies réparties sur 24 heures, deux clichés à quinze minutes, trois heures, sept heures et parfois vingt-quatre heures. Le porteur reconnaît que certains n'ont peut-être jamais été radiographiés et pourraient montrer des signes d'anxiété, et prévoit d'arrêter le test dès qu'un chien présente vomissements, suffocation ou réaction allergique au baryum. L'objet du projet est de mesurer la taille des morceaux ingérés et leur dégradation dans le tube digestif, pour une friandise commerciale déclinée en trois tailles de chien.

Objectifs

L'objectif de l'étude est de suivre la vidange de l'estomac et la progression dans l'ensemble du tube digestif d'une friandise à mâcher à longue durée de mastication chez le chien. Cela permettra d'évaluer la taille des morceaux avalés par les chiens, et leur dégradation dans le système digestif après consommation de la friandise.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'évaluer la taille des morceaux avalés par les chiens, et la manière dont ceux-ci sont digérés tout au long du tube digestif. Les friandises à longue durée de mastication apportent des bénéfices sur la santé bucco-dentaire des chiens, ainsi qu'un effet apaisant reconnu de la mastication en générale contribuant au bien-être des chiens.

Procédures

Chaque chien seront soumis à une contention lors de la prise des clichés radiographiques. La durée de la contention est d'environ 1 minute par cliché radiographique pour la prise sur le côté et 1 minute pour la face, soit 2 minutes à T+15, 2 minutes à T+3h , 2 minutes à T+7h . Et potentiellement 2 minutes à T+24h. Soit un total de 8 minutes maximum de contention par chien sur 24h.

Impact sur les animaux

1) Contention pour la radiographie: les chiens assignés à ce projet seront radiographiés plusieurs fois. Pendant ces radiographies, il est nécessaire que chaque chien soit maintenu pour garder l'immobilité au moment de la prise des clichés radiographiques. Certains chiens n'auront peut-être jamais reçu de radiogaphie ou pourraient présenter des signes d'anxiété lors de cet examen.; 2) Rejet de la friandise: Dans l'éventualité, où les chiens ne consommeraient pas la friandise, l'étude sera interrompue, et ils ne seraient pas exposés aux radiographies.

Devenir

Les animaux retourneront à la colonie de l'EU pour reprendre leurs activités de tests d'évaluation gustative des aliments secs et humides.

Remplacement

Il n'a pas été possible de trouver une alternative non animale au projet. L'utilisation de chiens qui consomment la friandise additionnée de baryum est incontournable; il sera ainsi possible d'évaluer la taille des morceaux ingérés et de suivre in-vivo le transit digestif grâce à l'agent opaque (Baryum) sous radiographie à rayons X. Il pourrait également exister des différences de transit intestinal entre individus liés au comportement masticatoire qu'il est uniquement possible d'évaluer in-vivo.

Réduction

Il s'agit d'une étude pilote. Il a donc été choisi de ne pas travailler qu'avec un nombre maximum de 6 chiens. La friandise à tester a été concue pour trois tailles de chien, et il sera testé 2 chiens dans chacune des tailles [Petit (5-10kg); Moyen (10-25kg); Grand (>25kg)]. Il sera idéalement sélectionner pour chaque taille, deux chiens se trouvant aux bornes de la gamme de poids. L'utilisation de ces chiens permet de couvrir chacune des 3 gammes de taille sans avoir recours à plus de chien. L'objectif du projet sera atteint avec les 6 chiens sélectionnés. Il n'est pas prévu de tests statistiques car aucune comparaison ne sera réalisé avec un aliment témoin, et que l'étude a pour objectif d'évaluer la taille des morceaux de friandises ingérées lors de leur évolution dans le tractus digestif.

Raffinement

Pendant l'étude pilote, les 6 chiens seront sous surveillance vétérinaire. La fin du test sera décidée dès qu'un chien présentera un inconfort digestif (vomissements, régurgitations ou suffocation) et/ou une réaction allergique au Baryum, après consommation de la friandise. Les chiens seront sous surveillance pendant les 4 jours suivants l'étude pilote afin d'identifier tout anorexie, vomissements, signe d'inconfort digestif. A T+3h, les chiens bénéficieront d'une promenade en laisse. La radiographie prévue à T+24h sera supprimée si aucun morceau de friandises n'est détecté dans le tractus digestif lors de la radiographie à T+7h.

Choix des espèces

La friandise à tester est destinée aux chiens. Cette espèce est donc la plus susceptible à donner des informations satisfaisantes en lien avec l'objectif du projet. La friandise étant destinée à des chiens au stade adulte, les animaux sélectionnés pour ce projet seront donc adultes, dont l'âge sera compris entre 1 et 8 ans.

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Cochons : 672
Souffrances
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Devenir
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Pour évaluer un additif alimentaire au butyrate destiné à la filière porcine, 672 cochons, 48 truies et leurs portées, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les truies subissent cinq prises de sang, quinze jours avant la mise bas, le jour de la mise bas, puis après sept, quatorze et vingt et un jours de lactation, et sont mises à jeun la veille des prélèvements couplés aux pesées. Les porcelets, sevrés à vingt et un jours, soit une semaine plus tôt que d'ordinaire, sont prélevés à la naissance, au sevrage et un mois après, le porteur reconnaissant que ce sevrage anticipé représente pour eux "un stress plus important". Aucun n'est tué dans le cadre de l'essai, tous restent vivants et poursuivent leur cycle dans un élevage de production, l'objectif annoncé étant d'améliorer les performances zootechniques et de réduire les traitements antibiotiques.

Objectifs

Il s'agit d'évaluer l’efficacité du butyrate sous forme lactique, produit apporté chez la truie en période de fin de gestation et lactation, sur les performances et la santé de sa descendance, de démontrer et de clarifier le mode d’action de ce produit sur le métabolisme et les paramètres endocrinologiques chez la truie, améliorant ainsi le niveau de production, la composition et/ou les apports énergétiques du colostrum et du lait. Des études précédentes sur des molécules de la même famille et effectuées sur différentes espèces (porcines, bovines et murines) ont montré des améliorations dans l’homéostasie glucidique (maintien du taux de glucose sanguin) ainsi que des changements endocrinologiques très intéressants chez les femelles en fin de gestation et pendant la lactation avec des retombées positives sur la descendance. Le butyrate permettrait un accroissement de la quantité de lait et de colostrum produits et une augmentation de leurs teneurs en nutriments et en immunoglobulines. Le butyrate est un acide gras à chaîne courte naturellement présent dans les huiles végétales et les graisses animales. Chez les mammifères, il est produit par le microbiote intestinal, sert de source d'énergie pour les cellules intestinales et agit probablement sur le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons démontrer des effets bénéfiques sur les portées de porcelets pendant les périodes de lactation et de post-sevrage (réduction des diarrhées liées au syndrome post-sevrage), sur la santé intestinale chez les truies et les porcelets (augmentation de la survie et de la performance des portées), sur l'usage de médicaments (réduction de traitement à base d’antibiotiques notamment en post-sevrage), sur la transition gestation/lactation et sur la reprise d’état des femelles après la mise bas.

Procédures

Les truies et les porcelets seront soumis à des prises de sang. Des prélèvements de sang seront effectués sur 48 truies, 15 jours avant mise-bas, le jour de la mise-bas, puis après 7, 14 et 21 jours de lactation. Des prélèvements de sang seront effectués sur 48 porcelets à la naissance, au sevrage et après un mois de post-sevrage. Pour les prises de sang et les pesées effectuées le même jour, les truies devront être mises à jeun la veille et pour les porcelets en fin d'étude à 49 jours uniquement. Les porcelets seront sevrés à 21 jours d'âge. La durée de post-sevrage est de 8 semaines.

Impact sur les animaux

En se basant sur les précédentes études in vivo et in vitro, aucun effet indésirable de l'additif n’est attendu. Ce sont les prises de sang qui présentent une source de douleur pour les animaux. Mais les prélèvements de sang seront réalisés par des personnes spécialisées de façon à ce que la durée de contention soit la plus réduite possible. Le sevrage anticipé d'une semaine dans le cadre de cet essai représente un stress plus important pour les porcelets. En revanche les opérations de prélèvements de colostrum et de lait, ainsi que la procédure de mise à jeun ne représentent pas de risque.

Devenir

Tous les animaux sont conservés vivants à l'issue de l'essai et poursuivront leur cycle classique d'un élevage de production.

Remplacement

Les alternatives alimentaires à l'usage des antibiotiques en élevage de porcs doivent être évaluées sur l'animal concerné et dans des conditions d'élevages conventionnelles. Pour que le potentiel du butyrate sur l'incidence des infections bactériennes chez le porcelet soit appréhendé, l'étude ne peut être menée que sur des truies et leurs portées.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour l'étude est réduit au minimum : 48 truies et leurs portées au total soient 16 truies et environ 208 porcelets par traitement alimentaire. Ces effectifs permettront de vérifier, grâce à l’utilisation de tests statistiques appropriés, l'intérêt d'incorporer le butyrate dans l'alimentation des truies sur le plan de leur production laitière et colostrale et par conséquent sur l'état de santé des porcelets. Le cas échéant, les mécanismes en jeu (endocrinologiques, immunitaires et/ou métaboliques) pourront alors être identifiés.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d'élevage adaptées à leur stade physiologique: surface par animal, température ambiante contrôlée, abreuvement à volonté, alimentation spécifique. Les porcs malades sont soignés, voire retirés de l'étude et isolés en infirmerie si nécessaire. Des précautions sont prises lors des prises de sang : utilisation de matériel adapté au gabarit des animaux, personnel spécialisé, rapidité de la prise de sang, suivi des animaux après prélèvement. Ils ont constamment accès à un abreuvement pendant toute la durée de l'étude. Les porcelets sevrés seront accueillis dans des salles préchauffées à 28°C. Un aliment spécifique au sevrage sera distribué pendant 3 semaines, puis sera remplacé par un aliment adapté à des animaux un peu plus lourds.

Choix des espèces

Il s'agit de mesurer des performances zootechniques (gain de croissance, efficacité alimentaire) sur des porcs en conditions d'élevages conventionnelles. Les truies recevront les régimes expérimentaux 2 semaines avant mise-bas puis pendant la phase de lactation. Elles seront donc suivies pendant 5 semaines, qui correspondent à la période de distrbution des aliments expérimentaux. Les porcelets recevront le même aliment quel que soit le régime de leur mère. Il sera adapté à leur stade physiologique et ne contiendra pas de butyrate. Leurs performances seront suivies en cours d'allaitement (3 semaines), puis en phase de post-sevrage (4 semaines). Tous les porcelets issus des 48 truies seront suivis en période d'allaitement et de post-sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Bovins : 16
Souffrances
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Devenir
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Contenus dans un couloir, fouillés par voie rectale six fois et ponctionnés à la veine caudale trois fois, 16 jeunes bovins de six à dix mois sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils ont pâturé au moins un mois avec des adultes pour que leur infestation par les strongles soit assurée. L'essai doit confirmer l'effet d'un mélange de plantes sur le parasitisme, après un premier essai où la mobilité larvaire avait diminué sans que le nombre d'œufs de strongles varie significativement. Les seize animaux seront placés à l'issue, le porteur indiquant que la procédure légère et l'autorisation européenne des plantes utilisées le permettent.

Objectifs

Le parasitisme gastro-intestinal a des conséquences non négligeables sur la production, la santé et le bien-être des ruminants, en particulier chez les jeunes animaux lors de leur première saison de pâturage. L’utilisation de vermifuges chimiques est aujourd’hui la méthode la plus couramment utilisée pour lutter contre les parasites. Si elle a permis de réduire considérablement le parasitisme gastro-intestinal, des résistances aux vermifuges se sont aussi développées. Des alternatives à ces produits sont donc étudiées pour tenter de réduire la pression parasitaire. Parmi celles-ci, un produit composé d’un mélange de plante a été testé l’an dernier sur de jeunes animaux. Les résultats de cet essai ont révélé une diminution marquée de la mobilité larvaire après coproculture chez les animaux recevant le produit tandis que le nombre d’œufs de strongles retrouvés dans les fèces ne variait pas significativement entre les groupes supplémenté et non supplémenté avec le produit. En parallèle, des observations ont suggéré une modification significative du fonctionnement du gros intestin avec le produit. Les objectifs de ce nouveau projet seront de confirmer l’effet du produit sur le parasitisme interne et d’étudier son effet sur l’écosystème du gros intestin de jeunes bovins.

Bénéfices attendus

Le produit testé dans ce projet pourrait permettre de prévenir l'infestation et la ré-infestation des animaux au pâturage sans produit médicamenteux.

Procédures

Au cours du projet, les animaux seront soumis à six prélèvements de fèces séparés d'au moins deux semaiens et trois prélèvements de sang séparés de quatre semaines chacun. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.

Impact sur les animaux

Le produit, mélange de plantes, ayant déjà été testé sans effet néfaste sur les animaux et toutes les matières premières contenues dans celui-ci étant déjà autorisées en Union Européenne, aucun effet indésirable lié à son ingestion n'est attendu. Concernant les prélèvements, la fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cessera au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une douleur légère et passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine caudale, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Les seize animaux seront placés à la fin de la procédure expérimentale. En effet, ils recevront un mélange de plantes, dont chaque plante est autorisée dans l'Union Européenne, et ne subiront qu'une procédure de classe légère permettant leur placement dans de bonnes conditions.

Remplacement

Il n'existe actuellement pas de modèle permettant de reproduire la complexité des interactions entre parasite et microbiote chez le bovin. Il n'est donc pas possible de remplacer l'utilisation d'animaux vivants dans cette étude.

Réduction

Les bovins sont conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement. Seize bovins sont inclus dans cet essai mené en longitudinal. Ce nombre a été établi à l’aide de la fonction « power.t.test » du logiciel R, d’après des résultats tirés de la littérature qui montraient que les concentrations en pepsinogène (marqueur terrain du parasitisme intestinal des bovins) variait de 0,63 UI de tyrosine entre des animaux fortement parasités et des animaux qui l'étaient faiblement. L'écart-type inter-individu observé était de 0,53 UI de tyrosine. Avec ces valeurs et pour une puissance du test fixée à 70 % et une erreur de première espèce de 5 %, un nombre de 8 bovins par lot semble nécessaire pour mettre en avant des différences significatives de la charge parasitaire. Le seuil de significativité sera fixé à p < 0,05, et les tendances seront considérées à p < 0,10. Les résultats obtenus seront analysés avec la procédure Mixed de SAS qui incluera les facteurs "temps" et "traitement", ainsi que leur interaction. Le facteur répété sera le facteur "temps".

Raffinement

Les bovins sont manipulés dans un couloir adapté à leur contention pour éviter tout risque de blessure, et lors des fouilles rectales, le gant du manipulateur est enduit de gel pour faciliter le passage. Afin de respecter leur bienêtre et leur instinct grégaire, les animaux sont logésà plusieurs sur une litière de paille. Au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque animal le matin et le soir au moment de la distribution du repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Ces animaux seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire retirés de l’essai.

Choix des espèces

L’essai doit nécessairement être conduit avec des bovins car c’est l’espèce cible du produit testé et les interaction entre les parasites et leur hôte sont spécifiques de chaque espèce. Les animaux utilisés sont de jeunes bovins sevrés, ayant entre 6 et 10 mois au début du projet. Il s'agit d'un âge critique pour l'infestation parasitaire. De plus ces animaux auront eu le temps de pâturer au minimum un mois avec des adultes, ce qui assure leur infestation.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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Rendus à la fondation qui en a la garde parce que le porteur n'attend aucun dommage, 24 chevaux de quatorze ans en moyenne subissent sur trois ans neuf fouilles rectales et neuf ponctions de la veine jugulaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque prélèvement se fait sur animal vigile, dure quelques minutes et reste espacé d'au moins neuf semaines. L'étude porte sur l'effet de la diversité botanique des pâtures sur la digestion et la santé, le porteur rappelant que la domestication a réduit l'accès des chevaux à des prairies variées et favorise ainsi des maladies comme la fourbure. Six chevaux par groupe suffisent selon un calcul de puissance fondé sur des concentrations de fructosamine relevées dans la littérature, et le porteur justifie l'espèce par le fait que la digestion est propre à chacune.

Objectifs

A l’état sauvage, les chevaux ont tendance à moduler leur consommation journalière de fourrages et la nature de ces derniers en fonction de la saison, de l’environnement et de leurs besoins spécifiques. Cet accès à des pâtures aux profils botaniques diversifiés est fortement réduit par la domestication et le mode de vie imposé aux chevaux (box ou pâtures pauvres botaniquement). Cela peut avoir de graves répercussions sur la santé du cheval en particulier en favorisant certaines maladies métaboliques (la fourbure par exemple) et éventuellement en altérant l’écosystème du gros intestin, constitué de micro-organismes indispensables à la digestion, en particulier des fibres, chez le cheval. Le projet proposé évaluera l’impact de la restauration de la biodiversité des pâtures en travaillant à différentes échelles : du sol à l’animal.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait servir à définir un itinéraire agronomique (ensemble des opérations planifiées pour la culture d'une plante spécifique depuis la préparation du sol à l'utilisation de la culture) permettant de promouvoir simultanément la santé des sols, des prairies et des chevaux, améliorant ainsi la biodiversité dans son ensemble. En effet, l’une des hypothèses de ce projet est que des écosystèmes prairiaux plus sains seront bénéfiques à la santé et au bien-être des chevaux.

Procédures

Au cours des trois années du projet, les chevaux seront soumis à neuf prélèvements de fèces et de sang séparés de neuf semaines au minimum. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.

Impact sur les animaux

La fouille rectale peut entrainer une gène légère et passagère qui cessera au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une douleur légère et passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. La fondation qui a la garde de ces animaux pourra donc continuer de les héberger.

Remplacement

Il est nécessaire de réaliser ce projet sur l'espèce cible, le cheval, car il n'existe pas de modèle assez complet pour mimer sur la durée toutes les réponses sanguines et fécales qui seront évaluer dans le projet.

Réduction

Six chevaux par groupe seront inclus dans cet essai mené en longitudinal. Ce nombre a été établi à l’aide de la fonction « power.t.test » du logiciel Rstudio, d’après les résultats de la littérature relatant une différence significative des concentrations en fructosamine entre des chevaux présentant des dysfonctionnements métaboliques et des chevaux sains. Dans ces études, les chevaux sains présentaient une concentration moyenne en fructosamine égale à 250 micromol/L tandis que les chevaux atteints de dysfonctionnements métaboliques avaient une concentration moyenne en fructosamine égale à 290 micromol/L. L'écart-type inter-individu était de 0,19 micromol/L. Avec ces valeurs et pour une puissance du test fixée à 85 % et une erreur de première espèce de 5 %, un nombre de 6 chevaux minimum sera nécessaire pour mettre en avant des différences significatives sur ce paramètre sanguin d'intérêt. Les données seront analysées statistiquement à l'aide de la procédure MIXED de SAS. Les données obtenues la première année (2024) serviront de co-variables à l'analyse statistique des années suivantes (2025 et 2026) puisque cette année là, les chevaux seront sur des parcelles n'ayant pas encore eu de modifications de leur itinéraire agronomique. Sur les données de 2025, un premier modèle statistique permettra de tester l'effet de l'itinéraire agronomique sur les paramètres mesurés. Il inclura, en effet fixe, l'itinéraire agronomique de la parcelle sur laquelle les chevaux pâturent (n=4), la saison (n=3) et l'interaction entre ces deux variables. Les valeurs individuelles des chevaux seront incluses en effet aléatoire et les données obtenues en 2024 seront prises en co-variables. A la fin des trois années de projet, un second modèle statistique pourra inclure en plus l'effet de l'année au modèle précédent. Le seuil de significativité sera fixé à p < 0,05, et les tendances seront considérées à p < 0,10.

Raffinement

Afin de faciliter le passage lors des fouilles rectale, du gel est appliqué sur la main du manipulateur. Les chevaux étant des herbivores grégaires, ils seront hébergés en groupe dans des paddocks leur permettant de brouter. De plus, le personnel animalier observe quotidiennement le comportement des chevaux afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai.

Choix des espèces

L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s'agit de l'espèce cible de l'étude et la digestion est spécifique à chaque espèce. Les chevaux inclus dans l'étude seront considéré comme adultes (14 ans en moyenne au début du projet), et auront donc une digestion stable.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chèvres : 14
Souffrances
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Devenir
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Amenées dans une case à l'écart du troupeau, la tête maintenue par la personne qui pratique le geste, 14 chèvres laitières reçoivent dans la bouche puis dans l'œsophage un tube flexible par lequel on aspire le contenu de leur rumen. Chaque intubation dure une à deux minutes, à raison de huit prélèvements par an au maximum et de quarante sur les cinq années du projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le liquide prélevé ensemence des mini fermenteurs destinés à évaluer in vitro l'effet des rations sur la digestion et sur la production de méthane, dispositif que le porteur présente comme un moyen de limiter les mesures sur les animaux, tout en reconnaissant que le jus de rumen doit toujours être prélevé sur une chèvre. Elles reçoivent une récompense alimentaire après chaque intubation et retournent avec leurs congénères du troupeau laitier.

Objectifs

L’objectif est d’améliorer les modes d’alimentation des ruminants, en vue de couvrir leurs besoins nutritionnels, préserver leur santé et limiter l’impact de l’élevage sur l’environnement (production de gaz à effet de serre dont le méthane). Cela nécessite d’étudier les facteurs qui modifient la capacité du microbiote à prédigérer les aliments, les fourrages en particulier, et à se multiplier en produisant de la biomasse. Les mini fermenteurs continus, en cours de validation, permettent de cultiver le microbiote in vitro, ns des conditions proches de celles du rumen durant plusieurs semaines et de déterminer sa composition et ses activités biochimiques dans de nombreuses configurations expérimentales contrôlées. Le projet a trois objectifs principaux. 1) Evaluer les capacités du nouveau dispositif miniaturisé à reproduire les effets des rations types des ruminants sur les fonctions digestives du microbiote. 2) Evaluer in vitro les caractéristiques nutritionnelles de différents aliments/compléments/ modulateurs de la flore microbienne, en particulier les fermentations et flux d’hydrogène et de méthane 3) Mettre au point un dispositif d’étude in vitro de la colonisation des parois végétales par la microflore ruminale. Ces 3 objectifs nécessitent le prélèvement de contenu du rumen chez les chèvres afin d’ensemencer les fermenteurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider un dispositif in vitro d’évaluation des principales fonctions fermentaires y compris la production de méthane et d’évaluer l’impact de différents modulateurs de la flore microbienne ou d’aliment sur les principales fonctions digestives sans recours à des mesures physiques chez l’animal. Pour ces travaux, nous allons utiliser la chèvre, comme modèle du ruminant laitier car il est important de caractériser l’effet de certains modulateurs de la flore ou de compléments alimentaires chez cette espèce importante pour la production de fromage. Les études menées avec des inocula de chèvres sont importantes à mener en raison des spécificités de son microbiote à mieux digérer les parois végétales en comparaison des autres ruminants associées au développement d’un dispositif d’étude in vitro de la colonisation des parois végétales par la microflore ruminale. L’apport des connaissances qui en découleront seront importantes dans le contexte de transition et de développement des pratiques agroécologiques, notamment par optimiser la valorisation des fourrages.

Procédures

Chaque animal sera intubé en vigile (1 à 2 minutes environ). Cette procédure est réalisée sur 6 animaux successivement. Chaque prélèvement sur un animal sera espacé au minimum d’une semaine et chaque animal ne sera pas prélevé plus de 8 fois par an et au maximum 40 fois.

Impact sur les animaux

Ce projet nécessite le prélèvement de jus de rumen chez des chèvres afin d’inoculer les dispositifs in vitro. Cette collecte ponctuelle de contenu de rumen par intubation de l'œsophage et aspiration est une source d'inconfort et de douleur légère de très courte durée (quelques minutes). Elle nécessite d’amener l’animal dans une case séparée des autres chèvres, d’effectuer la contention de la tête de l’animal par la personne pratiquant l’intubation puis d’introduire dans la bouche puis dans l’œsophage un tube flexible de petit diamètre. Cela peut générer un stress.

Devenir

Les chèvres, retournent avec leurs congénères du troupeau laitier et suivent les pratiques liées à l’élevage.

Remplacement

Les dispositifs in vitro permettent d’évaluer le métabolisme microbien dans différentes situations nutritionnelles en limitant l’impact sur le bien-être animal. L’avantage des dispositifs in vitro en continu avec renouvellement des phases liquide et solide est qu’ils permettent une habituation de la flore microbienne aux conditions alimentaires dans le dispositif sans obligation de l’effectuer in vivo. Le dispositif miniaturisé que nous souhaitons finir de valider présente l’avantage de permettre l’évaluation d’un plus grand nombre de modalités à partir d’un même échantillon de jus de rumen que le dispositif habituel. Cependant, quel que soit le dispositif, du jus de rumen doit être prélevé chez l’animal, mais notre projet permet de minimiser les fréquences de prélèvements et donc les situations de stress ou d’inconfort de l’animal.

Réduction

Pour ces dispositifs, le prélèvement de chaque chèvre permettra d’inoculer 4 à 6 flacons en raison de la taille du prélèvement restreint par intubation. De plus, il est nécessaire de garder une variabilité liée à l’individu et à son microbiote dans nos évaluations, c’est pourquoi, nous souhaitons utiliser 14 chèvres laitières sur les 5 années du projet.

Raffinement

Un protocole d’habituation au geste d’intubation sera effectué systématiquement avant réalisation du prélèvement de jus de rumen. Cela se terminera par une récompense alimentaire donnée à l’animal. Ce protocole d’habituation sera répété 3 fois espacés d’au moins 24h, 2 semaines avant la 1ère intubation et une fois la semaine précédant l’intubation. Enfin, à la fin de chaque prélèvement par intubation, les chèvres recevront une récompense alimentaire. Les animaux seront en permanence hébergés en groupe avec leurs congénères de l’élevage sur aire paillée, selon les pratiques d'élevage habituelles. Elles disposeront de brosses (enrichissement) et de brumisation en cas de forte chaleur et recevront une alimentation équilibrée en fonction de leur production.

Choix des espèces

Pour ces travaux, nous allons utiliser la chèvre comme modèle du ruminant laitier car il est important de caractériser l’effet de certains modulateurs de la flore ou de compléments alimentaires chez cette espèce importante pour la production de fromage. De plus, cette espèce est intéressante en raison des spécificités de son microbiote à bien valoriser les parois végétales peu digestibles en comparaison des autres ruminants. Nous utiliserons des chèvres laitières adultes car il s’agit des animaux en production dans les élevages dont il est intéressant d’étudier le métabolisme digestif de leur microbiote.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Cochons : 760
Souffrances
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Privés d'accès au distributeur automatique d'aliment de 17 h à 8 h pendant 21 jours, 720 porcs en croissance subissent une restriction alimentaire assortie de prises de sang à la veine jugulaire, pour comparer la réponse de la race Créole, adaptée au climat tropical, et celle de la race Large White, sélectionnée pour sa productivité. 760 porcs au total vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger, dont 40 reproducteurs sur lesquels une biopsie de cartilage est pratiquée. Le porteur reconnaît que la restriction déclenche une compétition entre animaux à l'ouverture du distributeur, puis qualifie cette nuisance de légère au motif qu'"une hiérarchie se met rapidement en place". Aucun porc n'est tué dans le cadre du projet, dont la finalité est d'orienter la sélection génétique des élevages porcins tropicaux, les animaux partant au renouvellement du troupeau ou à la coopérative une fois le poids d'abattage atteint.

Objectifs

Avec le réchauffement climatique et l’augmentation de la production animale dans les pays tropicaux et subtropicaux (FAO, 2015), l’efficience des productions animales en conditions de stress (thermique, social, sanitaire) devient un enjeu essentiel. Le changement climatique augmente la vulnérabilité des productions animales en affectant le bien-être et les performances zootechniques. Lorsqu’ils sont soumis à un stress thermique, les porcs réduisent leur consommation d’aliment, ce qui entraine une réduction de leur croissance. Cette diminution de consommation a des conséquences directes sur le bien-être des animaux et indirectement sur la durabilité des élevages porcins en zones tropicales et subtropicales, ou lors d’évènements extrêmes en milieu tempéré. Dans ce contexte, l’animal efficient est celui qui est capable de réorienter, ou de déplacer l’équilibre entre, ses voies métaboliques, selon les contraintes du milieu d’élevage. Les objectifs de l’étude sont donc d’étudier: 1) les effets d’une restriction alimentaire d’une durée de 21 jours durant l’engraissement sur les performances de croissance, le comportement alimentaire, le métabolisme et le microbiote intestinal et 2) la différence de réponse entre deux races, la race Créole (CR), bien adaptée aux conditions tropicales et la race Large White (LW), sélectionnée pour sa productivité, via une analyse multi-omique.

Bénéfices attendus

En amont de la construction d’objectifs de sélection pertinents pour l’élevage porcin, il est indispensable de comprendre le contrôle génétique et physiologique de cet arbitrage entre voies métaboliques, et de maîtriser ainsi l’interaction entre adaptation au milieu d’élevage et croissance. La connaissance de ces mécanismes permettra sur le long terme de mieux appréhender la gestion des périodes de restriction alimentaire dans les élevages porcins par une amélioration combinée des pratiques d’élevage et des choix génétiques de l’éleveur. De plus, des études sur le microbiote intestinal du porc montrent un lien entre les microorganismes présents et les caractères de production et de santé, ainsi qu’avec les conditions environnementales. Cette étude permettra d'évaluer le rôle du mcirobiote intestinal dans la réponse à une restriction alimentaire ainsi que dans les intéractions gènes x environnement. L'analyse multi-omique permettra une étude intégrative des différents paramètres physiologiques mesurés ainsi que l'identification de potentiels biommarqueurs de restriction alimentaire. Les données de génotypage des animaux phénotypés en lien avec les données zootechniques, ainsi que les données de séquençage (20X) des parents, permettront d’identifier de potentiels SNPs liés à la réponse à la restriction alimentaire dans les 2 races.

Procédures

La prise de sang à la veine jugulaire est nécessaire pour faire des génotypages, des dosages d’hormones et de métabolites sanguins liés à la restriction alimentaire. Les prélèvements de fèces sont nécessaires pour l’étude du microbiote. Les prélèvements sont réalisés de façon non invasive par récupération des fèces avant contact au sol lorsque les animaux sont en attente de pesée. 720 animaux : -180 LW ad-libitum -180 LW en restriction alimentaire -180 CR ad-libitum -180 CR en restriction alimentaire. Les biopsies de cartilages sont nécessaires pour réaliser le séquencage de l'ADN et les études génomique. Ces prélèvements ne concerneront que les reproducteurs parents des animaux phénotypés, soit 40 animaux (20 LW, 20CR dont 10 males et 10 femelles).

Impact sur les animaux

La restriction alimentaire se faisant de façon temporelle, elle entrainera une modification du rythme alimentaire des animaux car le Distributeur Automatique de Concentré (DAC) ne sera pas accessible de 17h à 8h. Cependant, en alimentation ad-libitum, la majorité de l'alimentation des porcs a lieu durant la journée, la restriction n'affecte donc pas de façon drastique le comportement alimentaire. De plus, une adaptation du rythme alimentaire se met rapidement en place durant les premiers jours de restriction. Cette nuisance est donc qualifée comme légere. Une seconde nuisance liée à la restriction alimentaire est qu'elle peut entrainer un stress chez les animaux lié à la compétition lors de l'ouverture du DAC. De façon similaire au point précédent, une hierarchie se met rapidement en place, cette nuisance est donc qualifée comme légere.

Devenir

Les animaux seront soit conservés pour le renouvellement du troupeau soit entreront dans les circuits de commercialisation et seront vendus à la coopérative lorsqu’ils atteindront le poids d’abattage.

Remplacement

L'objectif est de caractériser les mécanismes physiologiques et génétiques liée à l’allocation des ressources durant une restriction alimentaire. De manière générale, les traits liés à l’allocation des nutriments sont des caractères complexes dont le déterminisme est très probablement polygénique. De nombreux facteurs, organes et tissus sont impliqués dans l’expression de ces caractères, notamment le stade physiologique, le statut nutritionnel et le sexe. Il n’existe pas à ce jour de modèle in vitro pertinent permettant d’appréhender l’étude de ces caractères complexes.

Réduction

Un calcul du nombre d'animaux nécessaires par un test de puissance a été réalisé afin d'estimer au plus juste le nombre minimum d'individus à inclure en théorie dans le projet pour une bonne précision (± 0,01) des paramètres génétiques. Un calcul des composantes de variance et des paramètres associés (génétique, environnemental, résiduelle, héritabilités et corrélations) des différents caractères sera réalisé après 2.5 ans pour réévaluer le nombre d’animaux nécessaire.

Raffinement

Les conditions d'hébergement sont raffinées par des installations prenant en compte l'enrichissement du milieu des animaux et où le personnel est formé à l'expérimentation animale, aux notions de santé des animaux et aux notions de points limites pour favoriser leur bien-être. L'état de santé des animaux sera suivi quotidiennement. Les animaux soumis à une restriction alimentaire seront particulièrement suivis. Ainsi des comportements anormaux (prostation, absence ou faible ingestion) pourront permettre la détection précoce des pathologies et de situations de mal-être. Le suivi alimentaire sera fait quotidiennement grâce aux données des DAC. En cas de réduction trop importante de l'ingéré (>50% pendant plusieurs jours), les animaux seront retirés de l'experimentation et nourris ad libitum. Les prises de sang et les biopsies seront réalisées par des personnes compétentes et formées pour réaliser ces prélèvements en moins d'une minute entre la contention, le prélèvement, la désinfection et la libération de l'animal. Les animaux prélevés seront observés afin de prévenir d'éventuelles complications.

Choix des espèces

Le porc est particulièrement sensible au stress thermique, qui induit une diminution de sa consommation alimentaire. La compréhension des mécanismes d’allocation des nutriments permettrait d’améliorer la robustesse des animaux et leur bien-être en réponse aux différents stress induisant une diminution de la consommation alimentaire. Nous utiliserons des porcs en croissance car ils sont particulièrement soumis au stress thermique et donc à des périodes de restriction alimentaire dans les élevages.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Saumons : 1330
Souffrances
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Plongés vingt-quatre heures dans un volume d'eau réduit et non renouvelé contenant la bactérie de la furonculose, 1 330 alevins de truite arc-en-ciel de deux grammes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Le protocole vise une mortalité d'environ 50 %, qui survient en général dans les 24 à 72 heures après l'infection. Le porteur écrit que cette méthode "reste néanmoins moins stressante" qu'une injection intrapéritonéale, et prévoit une mise à mort dite compassionnelle pour les poissons qui nagent sur le flanc, saignent au niveau de la face ou montrent une détresse respiratoire. L'enjeu du projet est un dossier d'autorisation de commercialisation auprès de l'EFSA, pour une gamme d'aliments probiotiques destinée à l'aquaculture.

Objectifs

La finalité de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination des principales espèces aquacoles (truites arc-en-ciel, daurades royales, bars européens, maigres), utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composée de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales, dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». L’objectif de cet essai est l’évaluation de l’efficacité de ces bactéries candidates probiotiques sur une espèce d’eau douce, la truite arc-ciel, face à la furonculose, une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités en élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons d’eau douce comme la truite arc-en-ciel, avec l'objectif d'améliorer les taux de survie et de croissance des stades larvaires et leur capacité de défense à des infections. Les résultats obtenus seront couplés à ceux déjà disponibles et en cours d'acquisition sur d’autres espèces de poissons marins (bar commun, daurade royale et maigre) et permettront d'établir un dossier de demande d'autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour ces différentes espèces auprès de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Procédures

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la phase de supplémentation avec les probiotiques. L’infection expérimentale sera réalisée post-supplémentation par balnéation avec la bactérie pathogène dans un volume réduit d’eau pendant 24h. 12 individus par condition (4/bassins) seront prélevés et mis à mort à J0 (avant l’infection), 24h et 15 jours après l’infection.

Impact sur les animaux

Les poissons seront pesés et mesurés sous anesthésie à l’issu de la supplémentation avec les probiotiques. L’infection bactérienne nécessite une balnéation de 24h dans un volume d’eau réduit et non-renouvelé pouvant induire un stress chez les animaux. Cette méthode d’infection reste néanmoins moins stressante qu’une injection intrapéritonéale qui nécessite une anesthésie. L’infection provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-infection. Aucun effet néfaste des probiotiques aux concentrations utilisées dans un support algal n’est attendu.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issu de la procédure.

Remplacement

Le potentiel de ces bactéries marines comme probiotiques contre des pathogènes aquacoles a été mis en évidence par des essais in vitro et par l’analyse de leurs génomes (identification de gènes codant pour des protéines antimicrobiennes , absence de gènes codant pour une résistance à un antibiotique ou un biocide, …). Afin de valider ce potentiel, des essais In vivo sur des espèces cibles telle que la truite arc-en-ciel - reflétant la complexité du système d’interaction hôte/pathogène - sont nécessaires afin d’obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour la pisciculture auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre d'animaux nécessaires prend en compte la variabilité fréquemment observée entre des bassins (5 à 10%), qui nécessite de réaliser les essais à minima en triplicat. Les prélèvements à effectuer en cinétique (qui réduisent le nombre de poissons / bac) et les mortalités induites par l'agent pathogène lors de l'épreuve infectieuse (environ 50%) ainsi que les densités. La sélection de la souche pathogène virulente et la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% seront réalisées sur un maximum de 130 animaux. L'épreuve infectieuse avec la souche pathogène choisie sera ensuite menée sur 400 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total d’alevins de truite sera donc au total de 1330 individus.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction du nombre d'animaux par bassin, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une distribution d’aliment adapté à leur stade de développement deux fois par jour. Une importance particulière sera donnée à l’observation des animaux, 3 fois par jour (1 fois/jour le week-end, sachant que les infections auront lieu en début de semaine pour limiter les mortalités sur les week-end), pour identifier les animaux en détresse et réaliser, si nécessaire, une mise à mort compassionnelle. Les infections bactériennes expérimentales peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle selon une grille de points limites.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est une des espèces d’eau douce la plus produite en Europe et en France. Chez les salmonidés, et en particulier chez la truite arc-en-ciel, la furonculose est une infection bactérienne qui provoque d’importantes mortalités et des pertes économiques marquées dans les élevages. Il s’agit d’alevins de truites arc-ciel de 2-3 mois (immatures à ce stade) qui feront environ 2g. C’est lors de leur premier stade de vie que les alevins sont les plus fragiles. Ces alevins auront été supplémentés en probiotiques dès l’ouverture de leur bouche, étape à laquelle leur microbiote intestinal se forme. La supplémentation en probiotiques sur ces 1ers stades de vie apparait pertinente pour mettre en évidence leurs effets sur la formation du microbiote intestinal et leur résistance à une infection bactérienne expérimentale.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 84
Souffrances
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Élevés au sol jusqu'à quarante-deux jours avec huit régimes alimentaires différents, 84 poulets de chair subissent une unique prise de sang au sinus occipital, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que l'aiguille peut provoquer une douleur, un hématome et, si elle est enfoncée trop profondément, des lésions cérébrales. Tous sont tués aussitôt après, pour la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias. L'effectif inclut quatre poussins supplémentaires au titre d'une mortalité attendue de 5 %, et l'équation mathématique testée ici est présentée comme un moyen futur de réduire le recours aux animaux non-humains.

Objectifs

L’alimentation des animaux est un élément déterminant de la durabilité des systèmes d’élevage avicoles. Dans ce contexte, de nombreuses études sont menées pour définir des régimes alimentaires au plus proche des besoins des animaux. Ici, nous souhaitons nous intéresser particulièrement au besoin en calcium et en phosphore des animaux, important chez la volaille de chair pour la minéralisation des os et des coquilles chez la poule pondeuse. En effet, les stocks de minéraux et surtout de phosphore sont une ressource limitée sur Terre et dont les rejets ont un impact négatif sur l’environnement. Bien définir les besoins des animaux pour ces constituants a donc des enjeux multiples. Notre étude se focalise ici sur la volaille de chair. Notre objectif est donc d’évaluer la réponse du poulet de chair en finition (dernier stade d’élevage) à la quantité de phosphore disponible dans son aliment en termes de performances de croissance, de minéralisation des os et de digestibilité. Pour cela, nous utiliserons plusieurs aliments divergeant par leur concentration en phosphore et en calcium. Nous souhaitons aussi utiliser cette expérience pour valider un modèle mathématique prédisant la fraction de phosphore, dans l’aliment, absorbable par l’animal en fin de croissance.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des résultats directement valorisables en termes de recommandations alimentaires pour le poulet de chair en finition, tout en permettant d’évaluer la validité d’un modèle mathématique développé pour prédire le phosphore digestible des aliments. En fin de compte, si cette équation atteint un niveau de validation satisfaisant, elle permettra de réduire l’utilisation des animaux en expérimentation animale pour traiter ce type de problématique, en favorisant le recours à un modèle in silico.

Procédures

Les 84 animaux de ce projet seront soumis à une unique prise de sang réalisée sur un animal vigile, d'une durée inférieure à une minute.

Impact sur les animaux

La réduction des teneurs en phosphore dans les régimes les moins riches peut entraîner un ralentissement de la croissance en raison d'une diminution de la consommation alimentaire. La prise de sang effectuée au niveau du sinus occipital peut causer de la douleur en raison de l'introduction d'une aiguille sous la peau et peut même provoquer des lésions cérébrales si l'aiguille est introduite trop profondément. Elle peut également entraîner la formation d'un hématome. La contention des animaux durant la prise de sang est susceptible de provoquer un léger stress dû à la manipulation des individus.

Devenir

À l’issue des prises de sang, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias, afin d'évaluer à la fois dans quelle mesure l'intestin absorbe les minéraux des aliments et le lien avec la minéralisation des os.

Remplacement

La validation d’un modèle mathématique sous la forme d’une équation prédictive de la réponse du poulet de chair au phosphore digestible demande de confronter les résultats de celui-ci à des données enregistrées chez l’animal dans un cadre expérimental contrôlé. À ce jour, seule l’expérimentation animale permet de répondre à ce critère.

Réduction

Au total, 84 animaux sont requis pour ce projet. Nos effectifs ont été calculés sur la base de données publiées dans des journaux scientifiques reconnus. Nous avons estimé que 84 animaux répartis en 8 régimes alimentaires sont nécessaires pour estimer la réponse du poulet de chair à différentes teneurs en calcium et en phosphore. Il est important de noter que notre effectif total inclut un taux de mortalité des poussins de 1 jour de 5 %, ce qui représente 4 animaux supplémentaires.

Raffinement

Raffinement des procédures : Afin de réduire les risques de lésions cérébrales pouvant être associées à la réalisation d’un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu’il positionnera sur son aiguille afin d’éviter toute possibilité d’enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d’injection évite l’arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30 à 60 secondes sera effectué pour limiter également la formation d’un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d’une contention appropriée par l’un, pendant que le second réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements erratiques des animaux susceptibles d’engendrer un échec de la prise de sang. L’ensemble du personnel affecté à cette tâche sera composé de personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Le prélèvement au sinus occipital permettra de laisser à disposition les veines alaires qui seront utilisées pour l’administration de l’euthanasiant à la suite de la prise de sang. Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront élevés au sol avec une litière en copeaux de bois en groupes sociaux pendant toute la durée de l’expérience. Des boîtes en carton offrant des cachettes aux poussins et des perchoirs aux poulets en croissance seront mises à disposition des animaux afin de diversifier leur environnement de vie. Des balles en plastique seront ajoutées dans les parquets pour stimuler un comportement de jeu.

Choix des espèces

Le projet s’inscrit dans une thématique d’alimentation minérale de précision pour le poulet de chair. À ce titre, nous avons choisi de travailler directement sur notre espèce cible. Nous avons donc fait le choix d'utiliser ici des poulets domestiques de leur naissance à 42 jours, ce qui correspond à la durée d’élevage classique d’un poulet de chair en France.