Alimentation animale
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Impact de la qualité des protéines de la ration sur les émissions de méthane d’agneaux en croissance et interaction avec le parasitisme digestif
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour mesurer combien de méthane émettent des agneaux nourris de légumineuses riches en tanins, 80 moutons mâles en croissance sont infestés pour moitié par un parasite sanguicole pendant deux mois. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance léger, avec perte d'appétit, anémie légère et ralentissement de la croissance attendus chez les animaux parasités. Chaque agneau subit une prise de sang et une fouille rectale par semaine, plus deux périodes de quinze jours en cage individuelle avec un sac de collecte fixé sur lui. Tous rejoignent ensuite le troupeau expérimental, le porteur estimant qu'aucune altération n'empêche leur réintroduction, l'enjeu déclaré étant de réduire l'empreinte climatique des élevages du Sud.
Objectifs
Les récentes données de la FAO montrent que les élevages les moins productifs du monde (pays du Sud, petites îles, etc.) sont paradoxalement de forts émetteurs de gaz à effet de serre, notamment de méthane, par kg de lait ou de viande. Ceci est lié à la part élevée des besoins d’entretien dans les besoins totaux, en raison notamment de la régulation thermique des animaux en climat chaud et de la forte proportion d’animaux au pâturage. En effet, les animaux au pâturage consomment une ration riche en fibres, ce qui favorise la fermentation entérique et donc la production de méthane. Par ailleurs, le pâturage expose les animaux aux parasites digestifs. Les petits ruminants sont parasités par les nématodes gastro-intestinaux, qui entrainent une inflammation de la paroi intestinale, réduisant l’absorption des nutriments, augmentant les pertes protéiques et les besoins énergétiques pour combattre l’infestation. Une diminution de l’ingestion et de l’efficacité alimentaire est observée en fonction des espèces de parasites, augmentant ainsi les émissions de méthane par unité de production. Certaines légumineuses contenant des métabolites secondaires comme les tanins présentent un intérêt pour réduire les émissions de méthane. Les tanins qui sont des composés polyphénoliques naturellement présents dans certaines plantes, peuvent en effet moduler la fermentation ruminale en inhibant la croissance des microorganismes producteurs de méthane, réduisant ainsi les émissions de GES. Ils peuvent également avoir un effet anthelminthique réduisant ainsi l'infection par des vers intestinaux et améliorant la santé digestive des ruminants. Ainsi, un régime alimentaire contenant une quantité suffisante de tanins pourrait inhiber la production de méthane en régulant la fermentation ruminale mais aussi en réduisant les effets négatifs du parasitisme sur la digestion. Cette étude cherche donc à mieux comprendre les mécanismes d’interaction alimentation x statut parasitaire et leurs effets sur les performances zootechniques (ingestion, digestion, croissance) et les émissions de méthane entérique des ruminants. Pour cela, nous avons choisi d’étudier ces mécanismes sur des agneaux en croissance parasités ou non par Haemonchus contortus, très répandu en milieu tropical, et recevant ou non une alimentation incluant une source de protéine végétale tropicale (pois de Vigna Unguiculata) contenant des tanins condensés.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet résident dans une meilleure compréhension des interactions entre la qualité des protéines de la ration, la présence de tanins, et le parasitisme chez les ruminants en milieu tropical (qui exerce une pression continue en raison de contions favorables toute l'année), ainsi que de leurs effets sur les performances de croissance et les émissions de méthane entérique. Ces connaissances permettront d’identifier des leviers nutritionnels, comme l’utilisation de légumineuses riches en tanins, pour améliorer la santé digestive des animaux et réduire leur impact environnemental, tout en s’appuyant sur des ressources locales (animal et végétal).
Procédures
La moitié des animaux seront soumis à une infestation contrôlée par Haemonchus contortus pendant 2 mois afin de simuler le parasitisme des ruminants en milieu tropical. Des prélèvements sanguins seront effectués chaque semaine sur tous les animaux pour évaluer l’impact physiopathologique de l’infestation en fonction des régimes alimentaires. En parallèle, des échantillons de fèces seront collectés une fois par semaine sur tous les animaux par fouille rectale pour mesurer la charge parasitaire. Ces prélèvements par fouille rectale dureront moins de 3 minutes par animal. Enfin, lors de la présence des animaux en cages individuelles (2x 15 jours par essai), un bilan digestif sera réalisé sur tous les animaux et impliquera un prélèvement de fèces pendant 5 jours consécutifs afin de mesurer la digestibilité des régimes alimentaires.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet, plusieurs nuisances ou effets indésirables, bien que limités et encadrés, sont à prévoir : - Infestation parasitaire : Les animaux seront volontairement infestés par le parasite H. contortus. Cette infestation peut induire une dégradation transitoire de l’état général (perte d’appétit, légère anémie, ralentissement de la croissance). Toutefois, elle restera modérée car la race de mouton Martinik est connue pour sa résistance au parasitisme digestif, et sera traitée efficacement à l’aide d’un anthelminthique à la fin de chaque période de 42 jours. Par ailleurs l’état clinique des animaux infestés sera surveillé quotidiennement afin de réagir rapidement en cas de dégradation trop importante de l’état de santé des animaux. - Isolement temporaire : Lors des phases de digestibilité, les animaux seront logés en cage individuelle pendant 42 jours. La taille des cages respecte les normes préconisées par le ministère de l’agriculture et le bâtiment est semi-ouvert permettant un éclairage naturel. Cependant, cette mise en cage individuelles entraînera une réduction des possibilités de déplacement ainsi que des interactions sociales entre les animaux. Les conditions d’hébergement des animaux seront adaptées : cages permettant le contact physique avec les congénères à travers les barreaux et des enrichissements sont présents dans les cages (brosses). - Manipulations répétées : Les pesées hebdomadaires de sang et de fèces par fouille rectale, ou via des sacs de prélèvements individuels, sont susceptibles d’occasionner un stress ou un inconfort. Afin de réduire cet inconfort, les pesées sont réalisées sans manipulation (chaque cage est ouverte en donnant accès à l’animal sur un couloir conduisant au plateau de pesée). De retour dans leur cage, lorsqu’un prélèvement sanguin est prévu, il est réalisé à la veine jugulaire en maintenant l’animal entre les jambes du technicien. Après chaque manipulation, l’animal reçoit une poignée de concentré (prélevé dans sa ration journalière pour respecter le plan expérimental). Les interventions seront réalisées par du personnel expérimenté, selon les procédures standardisées, en minimisant le temps de contention et de prélèvement (moins de 3 minutes par animal et par prélèvement). - Changements d’environnement : Les alternances entre hébergements collectifs et individuels occasionnent un stress adaptatif qui sera anticipé par une période d’adaptation de deux semaines à chaque début de phase.
Devenir
Les animaux n'auront subi aucune altération physiologique ou physique empêchant keur réintroduction au sein du troupeau expérimental de l'unité expérimentale
Remplacement
L’étude des effets croisés entre l’alimentation et le statut parasitaire sur les performances zootechniques et les émissions de méthane des ruminants nécessite le recours au modèle animal. En effet, ces interactions complexes requièrent une approche systémique, permettant d’appréhender, au sein d’un même organisme, l’expression simultanée de mécanismes biologiques interdépendants tels que la fermentation ruminale, la production de méthane et les réponses physiopathologiques induites par le parasitisme. Une telle complexité ne peut être reproduite de manière fiable sans recourir à un modèle animal vivant.
Réduction
Un total de 40 animaux par essais est requis pour ce projet (soit 40 animaux au total, en comptant la répétition). Ce calcul repose sur une analyse statistique basée sur notre connaissance de la variabilité individuelle rapportée dans la littérature concernant les mesures de performances zootechniques et les émissions de méthane des animaux parasités et non parasités en milieu tropical, notamment dans des essais utilisant des ressources alimentaires riches en tanins dans l’alimentation. Pour détecter un effet fort à modéré des facteurs alimentation en interaction avec le statut parasitaire, avec un seuil de significativité de 5 % et une puissance statistique de 80 %, un effectif minimum de 10 animaux par modalité de facteur est nécessaire, soit un total de 40 animaux par essai. Les comparaisons entre traitements seront réalisées avec des tests statistiques utilisés habituellement pour ce type de plan expérimental.
Raffinement
Depuis leur naissance jusqu’au début de l’expérimentation, les animaux seront élevés dans des conditions d’élevage classiques. Par la suite, ils seront transférés dans leur environnement expérimental, et une période d’adaptation de 14 jours sera mise en place. Cette phase a pour but de permettre aux animaux de s’habituer à leur nouveau mode d’hébergement ainsi qu’à l’alimentation expérimentale. Elle leur permettra également de se familiariser avec les manipulations hebdomadaires (prélèvements), afin de réduire le stress induit par ces interventions. De plus, cette période d’adaptation offrira au personnel animalier l’opportunité de surveiller de près l’évolution de l’infestation chez les sujets volontairement infestés. Afin d’améliorer leur bien-être, les animaux logés en cages individuelles bénéficieront d’enrichissements de milieu, notamment des blocs à lécher et des brosses suspendues, destinés à stimuler leur activité et à compenser la restriction de leur liberté de mouvement. Pour réduire les effets de l’isolement social, les cages permettent les interactions physiques entre congénères. Des tapis de couchage seront également installés pour améliorer le confort thermique et postural des animaux. Concernant la collecte individuelle des fèces, les sacs seront fixés sur les animaux 4 à 5 jours avant le début des 8 jours de collecte, afin de leur permettre de s’y habituer progressivement. Par ailleurs, des mesures continues permettront de détecter d’éventuels signes d’inconfort tout au long de l’expérimentation. Les animaux feront l’objet d’une observation quotidienne assurée par du personnel formé au bien-être animal, attentif à tout signe physiologique ou comportemental anormal, et prêt à intervenir en conséquence.
Choix des espèces
Cette étude cherche à mieux comprendre les mécanismes d’interaction entre une alimentation riche en tanins et le statut parasitaire, ainsi que leurs effets sur les performances zootechniques et les émissions de méthane entérique des ruminants. Le mouton a été choisi pour cette étude en raison de sa sensibilité aux tanins et à la prévalence de 100% des infestations parasitaires digestives lorsque les animaux sont élevés au pâturage. Comme tous les ruminants, il émet également une quantité significative de méthane entérique, ce qui permet d’évaluer l’impact des tanins et du parasitisme sur ces émissions. Son gabarit réduit, sa phase de croissance courte et sa manipulation aisée le rendent plus adapté que les bovins aux contraintes expérimentales. Les animaux utilisés seront des moutons mâles en croissance, âgés de 6 mois d’âge au début de l’essai et 10 mois en fin d’expérimentation. En effet, les jeunes moutons de 6 mois sont dans une période de croissance , durant laquelle les performances zootechniques (ingestion, digestion, croissance) sont particulièrement sensibles aux effets de l’alimentation et du parasitisme. Ce choix nous permettra ainsi d’évaluer de manière précise l’impact des régimes alimentaires et du statut parasitaire sur l’efficacité alimentaire et les émissions de méthane entérique. Par ailleurs, à cet âge, les animaux sont physiologiquement stabilisés mais pas encore influencés par des phénomènes liés à la maturité sexuelle complète, ce qui limite les variations hormonales susceptibles d’interférer avec les mesures expérimentales.
Supplémentation en oméga-3 en fin de gestation, effets sur la santé du couple mère-jeune et sur le transfert d’immunité
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Réutilisées ensuite dans d'autres expériences, 30 juments et pouliches sur les 40 équidés du projet subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, les 10 mâles étant placés dans des établissements adaptés. Les juments subissent dix prises de sang à la jugulaire et des traites manuelles répétées, les poulains six prises de sang sous contention légère. Le porteur cherche à savoir si des oméga-3 donnés en fin de gestation passent au poulain par le placenta et par le lait, et il mesure la croissance des jeunes jusqu'à un an. Il justifie l'espèce en rappelant que le cheval est le seul gros herbivore d'élevage monogastrique et juge "indispensable" d'étudier la supplémentation directement chez la jument.
Objectifs
En premier lieu, nous souhaitons étudier l’effet d’une supplémentation en oméga-3 en fin de gestation sur le transfert d’immunité. Les effets directs seront étudiés via les profils en acides gras circulants chez la jument, puis leur transfert au poulain. Pour ce faire, les profils en acides gras placentaire, des sécrétions lactées et sanguins chez le poulain seront étudiés. En parallèle, la mesure de la concentration en immunoglobulines sera aussi étudiée au sein de ces différents compartiments biologiques. Dans un deuxièmes temps, nous nous intéressons aux effets à long terme chez le jeune via l’étude de ses performances de croissance. La croissance sera mesurée au travers de plusieurs indicateurs (poids vif, hauteur au garot, largeur des épaules/hanches/canons) qui seront mesurés de la naissance jusqu'à 1 an.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons étudier l’effet d’une supplémentation en oméga-3 en fin de gestation sur le transfert d’immunité. Les effets directs seront étudiés via les profils en acides gras circulants chez la jument, puis leur transfert au poulain en utilisant une méthode similaire. Les transferts au niveau du placenta et des sécrétions lactées seront aussi étudiés. Les effets à long terme seront étudiés chez le jeune via l’étude de ses performances de croissance. L’apport de connaissances sur l’assimilation des acides gras par les juments en fin de gestation et leurs mobilisation vers différents compartiments permettront d’être mieux à même de comprendre dans quelle mesure une supplémentation en lipides est intéressante pour les élevages.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins réalisés sur animaux vigiles au niveau de la veine jugulaire. Pour les juments 10 prises de sang seront réalisées (environ 1 minute par prise de sang), pour les poulains 6 prises de sang seront réalisées (2 à 3 minutes par prise de sang, tenant compte de la mise en place de la contention légère).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir un stress léger lors de certaines manipulation comme lors des traites pour les juments ou lors des prises de sang pour les poulains. Pour ces derniers, bien que les maintenir immobiles puisse engendrer une contrainte, cela permet de limiter la douleur liée à l'aiguille qui est minimisée lorsque le geste est réalisé dans de bonnes conditions. Pour les juments, une douleur légère est associée aux prises de sang mais aucune contention n'est nécessaire et le geste réalisé par le personnel formé. Un stress léger peut être visible sur les juments non-habituées à la traite. Pour le limiter, le poulain est conservé à proximité de la jument tout au long du prélèvement et une période d'habituation est mise en place pour réduire le stress. La pesée des animaux se fait dans un environnement connu et maîtrisé par les mères qui restent en contact permanent avec leur jeune, ainsi cette étape n'engendre par de stress. Bien que l’alimentation soit le sujet central de l'étude, elle restera majoritairement à base de fourrages, la part d’aliment concentré n’excèdera pas les 10% de la rations, comme conseillé pour l'espèce. La concentration en immunoglobulines dans le colostrum sera contrôlée via l’utilisation d’un Colotest. Cela nous permettra d’apporter du colostrum d'une autre jument ou un colostro-remplaceur aux poulains le nécessitant. Ces derniers seront retirés de l’étude mais n’encoureront pas de risques liés à une mauvaise acquisition de l’immunité.
Devenir
Les juments et les pouliches seront toutes conservées à l'issue des procédures afin d'être réutilisées à d'autres fins expérimentales. Les mâles seront replacés dans des établissement adaptés.
Remplacement
Cette étude a pour but de comprendre les mécanismes du transfert des lipides, et plus précisément de oméga-3, de l’alimentation à la jument, de la jument au placenta puis de la jument au poulain via les sécrétions lactées. Pour se faire, nous devons nous placer in vivo puisque recréer l’environnement gestationnel n’est actuellement pas possible.
Réduction
Le nombre d’individus inclus dans l’étude a été limité au maximum. En effet, les mécanismes étudiés étant très méconnus chez le cheval, cette étude pilote servira à déterminer quels indicateurs de la santé mère-jeune peuvent être mesurable en fonction des différents substrats prélevés (sang, placenta et sécrétions lactées). Des études plus poussées, impliquant davantage d’animaux, pourront être envisagées par la suite afin d’affiner les résultats préliminaires issues de la présente étude.
Raffinement
L’ensemble des manipulations sur les animaux seront réalisées par des personnes qualifiées et connues des animaux. L’ensemble des juments seront surveillées de manière bi-quotidienne lors de la distribution de l’alimentation. Les aliments offerts seront pesés mais aussi les aliments refusés, ce qui permet un suivi longitudinal précis de la consommation et de détecter précocement un éventuel problème de santé impliquant une perte d’appétit. Durant la période de poulinage, les juments seront équipées d’un bracelet de queue permettant de détecter le poulinage et placées sous vidéo surveillance. A cela s’ajoutera la présence d’un agent formé qui assurera les astreintes afin d’être présent sur place pour chaque poulinage. Les prises de sang seront réalisées dans une cage de contention qui sert aussi à la pesée des animaux. Cet environnement est connu des animaux et permet donc de limiter tout stress lié à la procédure. Les prélèvements de sécrétions lactées se feront elles aussi dans un endroit connu des animaux. Une personne formée et connue des animaux se placera à la tête (sur laquelle sera placée un licol) tandis qu’un second opérateur réalisera le prélèvement en traite manuelle . Toutes les juments incluses dans le protocole sont multipares et ont déjà été traites au moins une fois lors d’une précédente saison de poulinage. Les prélèvements sur le placenta n’engendreront pas de stress particulier puisqu’ils seront réalisés après expulsion dudit placenta par la jument. Nous serons malgré tout particulièrement vigilants à ce qu’il n’y ait pas de rétention placentaire. Si la délivrance ne survient pas dans les 4h suivant le poulinage, le vétérinaire référent de la strucutre sera contacté et les dispositions nécessaires seront prises. Cela pourra engendrer la sortie du protocole du couple mère-jeune du protocole en fonction du traitement appliqué.
Choix des espèces
Le projet traite des effets d’une supplémentation en oméga-3 sur la jument gestante et sur sa descendance. Nous nous intéresserons notamment à la question du transfert d’immunité, indispensable pour le poulain qui naît sans défenses immunitaire et qui dépend complètement de l’apport en colostrum pour ne pas être immuno-déprimé. De plus, le cheval est le seul gros herbivore d’élevage à être monogastrique. Les résultats ayant pu être obtenus chez les ruminants ne sont pas directement transposable. De même, les résultats obtenus chez le porc, omnivore, ne peuvent être directement appliqué aux équidés. Ainsi, il est indispensable d’étudier la supplémentation en oméga-3 directement chez l’espèce d’intérêt pour comprendre les mécanismes sous-jacents et leurs effets sur le couple jument-poulain. Les animaux qui seront utilisés sont des juments âgées de 6 à 16 ans dans le dernier tiers de gestation jusqu’à 20 jours post-poulinage. Le dernier tiers de gestation correspond à la période où les besoins nutritionnels des juments sont maximaux mais aussi à la période de plein développement du fœtus. Les effets d’une supplémentation alimentaire à ce stade est donc pertinent, notamment lorsque cela se fait via des acides gras. Ces derniers sont plus denses en énergie (4cal pour 1g) que les protéines ou les sucres (1cal pour 1g) ce qui permet de fournir de l’énergie à la jument tout en tenant compte de la diminution de la capacité d’ingestion. Seront aussi intégrés leurs descendants au cours de la première année de vie. Le suivi longitudinal de ces animaux permettra d’étudier les effets d’une supplémentation de la mère sur la croissance des jeunes. Dans ce cadre, nous nous intéressons aux principes de la DOHaD (Developmental Originis of Health and Diseases) qui cherche à mesurer les effets de l’environnement gestationnel chez les descendants.
L’évaluation de la digestibilité chez la truie non-gravide de rations innovantes, avec ou sans supplémentation enzymatique MODIFICATION
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Sondées en permanence pendant onze jours et logées dans des cases où elles ne peuvent pas se retourner, 10 truies vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur cycle ovarien est bloqué par injection d'un analogue hormonal, présenté comme une alternative à l'ablation chirurgicale des ovaires, pour éviter que des variations d'appétit ne faussent la mesure de digestibilité. Le projet se réclame du mal-être des truies gestantes, que le rationnement sévère pousse aux comportements stéréotypés, et il commence par onze jours d'immobilisation et une sonde urinaire à chaque période. Aucune des truies n'est tuée, toutes réintègrent le troupeau expérimental à la fin, disponibles pour l'essai suivant.
Objectifs
L'un des objectifs majeurs de la conduite alimentaire en gestation est d'adapter les apports alimentaires en fonction de l'état de la truie souhaité en maternité. Le défi consiste à obtenir, en fin de gestation, un niveau de réserves corporelles suffisant tout en évitant une prise de poids trop importante, ce qui peut entraîner des problèmes de locomotion ainsi que des syndromes de dysgalacties post-partum, des répercussions négatives sur le taux de survie des porcelets et la longévité du troupeau. La maîtrise de l’état corporel de la truie passe par un rationnement alimentaire sévère qui peut se traduire par l’apparition de comportements stéréotypés. En favorisant le rassasiement des truies, les rations riches en matières premières fibreuses permettent de réduire l’apparition de ces problèmes comportementaux. L'utilisation d'enzymes externes dans l'alimentation des monogastriques est une pratique courante pour améliorer l'efficacité digestive et optimiser la valeur nutritionnelle des aliments. Cette pratique permet d’utiliser des ingrédients alternatifs ou des coproduits de manière plus efficace, qui, sans enzymes, seraient peu digestibles pour l’animal. Parmi ces enzymes, les xylanases sont des enzymes dégradant les polymères de xylose, qui sont des composants importants des fibres des plantes. L’action des xylanases sur l’amélioration de la digestibilité des nutriments est liée à une réduction de la viscosité des digesta, avec des effets positifs sur le transit, mais également à une modulation du microbiote intestinal, une augmentation de la production d’acides gras à chaîne courte, le tout conduisant à des effets positifs sur la santé du tube digestif. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’intérêt nutritionnel du remplacement d’une partie des céréales (blé, orge, maïs) par de l’ensilage de maïs, combiné avec l’utilisation d’une xylanase. Cette évaluation sera réalisée sur la base d’une mesure de la digestibilité fécale des aliments. Cette étude est une première étape pour valider une ration qui sera utilisée dans une étude de plus grande ampleur pour évaluer les effets à long terme sur les performances de la truie et ses porcelets
Bénéfices attendus
L'évaluation de la valeur nutritionnelle de régime intégrant de l'ensilage de maïs et supllémenté ou pas avec de la xylanase est un prérequit pour mettre au point des stratégies nutritionnelles pour réduire le mal être des truies tout en assurant une bonne valarisation de l'aliment.
Procédures
Les collectes de fèces et d'urines sont obtenues par défécation et miction naturelles ; aucun autre prélèvement n'est prévu. Les animaux seront équipés d'une sonde urinaire pour faciliter la collecte des urines et éviter la contamination des fèces par de l'urine. Pour chaque période de 30 jours, la sonde urinaire sera maintenue pendant 11 jours lors de la période de collecte. La mesure de la digestibilité est très sensible à toute variation de la prise alimentaire. Pour éviter les effets d'une chute de l'appétit sur la qualité de la collecte, le cycle ovarien de la truie sera bloqué immunologiquement pendant la durée de l'essai.
Impact sur les animaux
Conditions de logement : Dans le cadre de la mesure de la digestibilité, les truies doivent être logées dans des cases individuelles, ce qui leur permet de ne pas se retourner et de dissocier correctement les fèces et les urines. Toutefois, la réduction de la possibilité de mouvement peut entraîner des risques pour leur bien-être. Collecte des urines : Les particularités anatomiques des femelles rendent difficile la collecte séparée des urines et des fèces. Pour contourner ce problème, les truies seront équipées de sondes urinaires de la veille du début de la période de collecte à la fin de cette période (soit une durée de 11 jours). Bien que la sonde soit posée et entretenue dans des conditions d'hygiène rigoureuses, en respectant les protocoles de soins vétérinaires, on ne peut pas totalement exclure un risque d'infections urinaires. Blocage du cycle ovarien de la truie : Les fluctuations hormonales liées au cycle reproductif peuvent influencer les mesures de digestibilité, notamment en agissant sur l'appétit des truies. Pendant la durée de l’essai, la fonction ovarienne sera temporairement bloquée chimiquement. Ce traitement constitue une alternative à l’ovariectomie chirurgicale. Les injections de ce traitement peuvent entraîner possiblement des gonflements ou inflammations au point d'injection.
Devenir
L'ensemble des animaux réintègre le troupeau de truies expérimentales à la fin de la procédure
Remplacement
Le porc est l'espèce cible de ce projet. Compte tenu des spécificités inhérentes au stade physiologique (truie reproductrice), à sa conduite alimentaire et aux conséquences sur l'utilisation digestive des aliments, il n'est pas possible de travailler sur des animaux d'un autre stade physiologique. L'utilisation d'animaux vivants est nécessaire pour rendre compte de processus digestifs extrêmement complexes et soumis à une large variabilité entre individus. Le remplacement n'est, pour l'instant, pas possible, car l'utilisation d'animaux est inhérente au type d'étude.
Réduction
L'utilisation d'un plan expérimental en carré latin 4*4 complet permet de contrôler notre principale source de variation (effet animal), tout en testant plusieurs traitements alimentaires. Chaque traitement est testé exactement une fois par ligne et par colonne, ce qui signifie que chaque animal et chaque période reçoivent une seule fois chaque traitement. Cela permet de : 1/ maximiser la précision des résultats en neutralisant les effets liés à l'animal ; 2/ réduire le nombre d’animaux nécessaires, car chaque animal sert de contrôle pour lui-même à travers plusieurs périodes ; et 3/ limiter la variabilité interindividuelle, ce qui est crucial dans ce type d'essai pour la mesure de la digestibilité. L’utilisation des truies pour la phase de formation sera limitée au strict nécessaire. Une fois le geste maîtrisé par l’équipe technique, le nombre d’animaux sollicités n’excédera pas 4.
Raffinement
Conditions de logement : Pour limiter les risques sur le bien-être des truies, la durée de mise en case individuelle est strictement limitée à 11 jours pour chaque période expérimentale, incluant 1 jour d'adaptation et 10 jours de collecte. Les cages sont équipées de barreaux et placées dans la même pièce, par groupe de 4, afin de permettre aux animaux de maintenir un contact visuel, tactile, olfactif et auditif. Le reste du temps, les truies sont placées en case collective (16 m²), avec des systèmes permettant une distribution individuelle de la ration et un enrichissement adapté (jouets et toile de jute). Pose de sonde urinaire et risque de cystites : Pendant la période de collecte, la présence éventuelle d’infection urinaire sera contrôlée au moment de la miction à l'aide de bandelettes urinaires. En cas d'infection avérée, l'animal sera soigné avec un traitement adapté. Risques d'infection localisée au site d'injection d'un analogue de synthèse du GnRF : Bien que les réactions soient généralement temporaires, des gonflements ou inflammations au point d'injection peuvent survenir. Le cas échéant, l’animal sera traité avec le traitement préconisé par le vétérinaire en charge du suivi des animaux..
Choix des espèces
- Le porc (truie) ne peut pas être remplacé par une espèce modèle compte tenu de la spécificité anatomique de son tube digestif et de sa conduite alimentaire Nous avons choisi de travailler sur la truie reproductrice non-gravide car ce stade est spécifiquement visé par la stratégie alimentaire que nous voulons tester. Nous travaillerons sur des truies en 3ème ou 4ème portées ce qui correspond à la parité moyenne des truies en élevage commercial.
Evaluation de la tolérance d’une solution nutritionnelle apportée à doses croissantes chez la brebis
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Il s'agit de trouver la dose à partir de laquelle un additif alimentaire destiné à réduire le méthane des ruminants devient toxique. 24 brebis vont être utilisées pour cela, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles reçoivent des doses croissantes, au moins deux fois la dose commerciale, logées onze jours en case individuelle, avec quatre prises de sang à la jugulaire sur animal vigile. Le porteur admet que ces doses peuvent provoquer une baisse d'ingestion, une perte de poids, des troubles digestifs et des atteintes du foie et des reins, et toutes les brebis sont tuées à la fin pour prélever leur rumen, leur caillette, leur foie et leurs reins.
Objectifs
La production de méthane entérique par les ruminants est une problématique environnementale croissante au niveau mondial. Ainsi, des solutions nutritionnelles (mélange d’ingrédients d’origine naturelle autorisés en alimentation animale) ont été développées afin de limiter cette production. Après validation par des études in vitro de ces solutions nutritionnelles, la validation in vivo de la tolérance des animaux aux produits est nécessaire. L’objectif de ce projet est d’ : 1. Evaluer la tolérance des animaux face à l’élévation de la dose supplémentée d’une solution nutritionnelle. 2. Observer les effets indésirables éventuels et déterminer la dose maximale tolérable. Ce projet servira d’étape préliminaire afin d’assurer la sécurité des solutions nutritionnelles en vue de leur utilisation à grande échelle.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de déterminer la dose maximale de la solution nutritionnelle supplémentée tolérable par les petits ruminants afin de déterminer les doses testables sur un plus grand nombre d’animaux sans effet délétère sur leur santé.
Procédures
Une prise de sang aura lieu 24h, 7 jours et 14 jours après le démarrage de la supplémentation avant la prise alimentaire, sur chaque brebis, ainsi qu’une prise de sang avant l’administration des produits. Ces prises de sang seront réalisées sur animaux vigiles à la veine jugulaire. Chaque prise de sang aura une durée inférieure ou égale à 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation des animaux ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille. Un hématome et/ou une inflammation locale peuvent apparaitre à la suite du prélèvement. La période durant laquelle les animaux sont en case individuelle peut entrainer un stress. Les doses supérieures à la dose commerciale peuvent entrainer une baisse d’ingestion, une perte de poids, des problèmes digestifs et avoir des conséquences sur certains organes dont le foie et les reins.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure en vue de réaliser des prélèvements de tissus.
Remplacement
Des tests in vitro ont préalablement été réalisés pour déterminer quels ingrédients ou combinaisons d'ingrédients avaient un effet significatif sur les gaz émis et sur la production d'acides gras volatils. Cependant, l'effet de l’élévation de l’apport journalier d’une solution nutritionnelle sur les organes vitaux et le comportement des animaux ne peut pas être évalué à l’aide de méthode in vitro. L’intérêt de cette étude repose sur les biomarqueurs sanguins en lien avec les systèmes immunitaires, la santé hépatique et rénale et des prélèvements de tissus cibles (rumen, caillette, foie et reins), ce qui n’est pas mesurable autrement que directement sur l’animal.
Réduction
L’objectif de cet essai est d’évaluer si l’augmentation de l’apport d’une solution nutritionnelle est tolérée par les animaux. Deux essais (12 animaux par essai donc un total de 24 animaux) seront réalisés dans le cadre de ce projet (répétition de l’unique procédure de ce projet). Dans chaque essai, nous considérons qu’un minimum de 3 animaux par groupe est suffisant pour avoir une réponse sur la tolérance de la solution nutritionnelle supplémentée. L’objectif de cette étude étant d’observer si la solution nutritionnelle apportée à forte dose (à au moins 2 fois la dose recommandée) provoque une élévation des paramètres biologiques en lien avec le fonction du foie, des reins et du système immunitaire au-delà ou en dessous des seuils normalement observés pour l’espèce étudiée (ovins), le nombre de 3 animaux par traitement est suffisant afin d’observer ces variations. Toute valeur en dehors des plages normales pour les paramètres biologiques étudiées montera l’effet délétère de la dose sur l’animal.
Raffinement
La salle hébergeant les cases individuelles est équipée d’un système permettant la diffusion de musique (douce), comme enrichissement auditif et limitation des potentiels stress induits par les bruits extérieurs. Une brosse sera installée par case. Pendant la procédure expérimentale, les animaux seront logées dans des cases individuelles de 3,8 m2 à parois ajourées et sur litière sciurée, volontairement peu appétente pour limiter les interférences avec la solution nutritionnelle supplémentée. Ces cases permettent une interaction sociale via la vue et le contact physique possibles avec l’animal voisin. Les animaux seront observés et suivis tous les jours par du personnel qualifié. Des points limites spécifiques au projet seront définis et appliqués pendant la durée prévue pour ce projet. Une perte de poids supérieure à 15 % par rapport à la pesée en période d'adaptation, une perte d'appétit prolongée (absence d'alimentation pendant plus de 24 heures), une altération du comportement, des changements de la température corporelle (inférieure à 37°C ou supérieure à 40°C) entraîneront l'exclusion de l'animal de l'expérimentation.
Choix des espèces
Les animaux choisis sont des brebis adultes. L’espèce Ovine est fréquemment utilisée comme modèle pour prédire les effets sur les ruminants (par exemple pour prédire la digestibilité de la matière organique en ruminant). De plus, les comportements alimentaires et la physiologie des ovins est similaire à celle de l’espèce cible (vaches laitières). Les phénomènes physiologiques, biomarqueurs sanguins et prélèvements de tissus (rumen et caillette) que nous souhaitons étudier sont spécifiques aux ruminants. Les brebis de réforme, possèdent une flore microbienne ruminale stable (contrairement à celle d’animaux en croissance), optimisant ainsi la fiabilité des résultats.
Effet des mélanges d’ensilage de luzerne et de maïs sur la digestibilité et la valorisation des rations par la vache laitière
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Gardées vivantes à l'issue de l'essai pour le renouvellement du troupeau et réutilisables dans d'autres essais, 6 vaches laitières Prim'Holstein vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Elles passent douze semaines à l'attache, la mobilité restreinte pour permettre la collecte totale de l'urine et des fèces cinq jours d'affilée par période, avec trois prélèvements de sang à la veine de la queue. Le porteur écrit pourtant que les régimes testés ne sont pas de nature à entraîner une douleur ou une souffrance. L'objet est zootechnique, mesurer la digestibilité de mélanges d'ensilage de luzerne et de maïs, et il affirme qu'aucune autre approche ne peut remplacer la vache pour étudier ces flux de matière et d'azote.
Objectifs
L’élevage laitier se trouve de plus en plus confronté à la problématique du changement climatique, sous contraintes environnementales, avec le souci de réduire l’utilisation d’intrants et d’accroître l’efficience d’utilisation des ressources. Dans ce contexte en mutation, il est reconnu que la luzerne a une place de choix, comme fixatrice d’azote atmosphérique, et pour sa capacité à apporter des protéines produites de façon durable dans l’alimentation des ruminants. Une meilleure utilisation de la luzerne sous forme d’ensilage pourrait être une réponse adaptée au contexte changeant actuel, si les conditions de son utilisation sont mieux définies, notamment en termes de valorisation par l’animal. En effet, les conséquences d’associer l’ensilage de luzerne et celui de maïs sur les performances animales, la possibilité de réduire les intrants, la valorisation des fourrages et l’efficience d’utilisation de l’azote doivent être approfondies. Cet essai aura pour but d’évaluer la valorisation énergétique (digestibilité) et protéique (déjections) à l’échelle de la vache laitière lorsque celle-ci est nourrie avec des mélanges d’ensilage de luzerne et de maïs selon des proportions variables. Trois traitements expérimentaux seront comparés : 2 traitements diffèrent en termes de proportions des fourrages étudiées : 25%, ou 50% d’ensilage de luzerne pour respectivement 75% ou 50% d’ensilage de maïs et un troisième traitement avec 25% d’ensilage de luzerne et 75% d’ensilage de maïs, avec 200 g d’urée pour apporter plus d’azote dégradable pour les bactéries dans le rumen.
Bénéfices attendus
L’influence des régimes sur l’ingestion et la digestibilité des rations sera évaluée afin d’estimer l’efficience alimentaire, la valorisation de l’énergie et de l’azote ingérées, et les pertes d’azote vers l’environnement. Cela nous aidera à mieux valoriser ces fourrages pour nourrir les vaches laitières de façon plus durable en augmentant la diversité fourragère et l’autonomie protéique des élevages laitiers, et en réduisant les intrants de type tourteau de soja.
Procédures
Cet essai concerne des animaux vigiles qui seront hébergés en stabulation entravée, durant 12 semaines (3 semaines de mesures de référence, puis 3 périodes de 3 semaines chacune). Les vaches seront nourries à volonté et traites 2 fois par jour. Lors des mesures de bilan ingestion-excrétion d’azote, un prélèvement sanguin sera réalisé à la veine caudale, à raison de 1 par période et par vache (soit 3 au total), chaque prélèvement de sang durant 5 minutes maximum (nettoyage de la peau et prélèvement de sang). Des collectes totales d’urine et de fèces seront aussi réalisés pendant 5 jours consécutifs par période, en continu.
Impact sur les animaux
Le dispositif de collecte de l’urine et des fèces nécessite de restreindre la mobilité des animaux, ce qui contraint de les garder à l’attache le temps de l’expérimentation. Les vaches seront attachées par leur licol avec une longueur de chaîne suffisante pour qu’elles puissent tourner la tête librement en position debout ou couchée, comme cela est pratiqué dans certains élevages. Lors des mesures de bilan ingestion-excrétion d’azote, un prélèvement sanguin sera réalisé à la veine caudale, à raison de 1 par période et par vache (soit 3 au total), chaque prélèvement de sang durant 5 minutes maximum (nettoyage de la peau et prélèvement de sang).
Devenir
Les animaux n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptible d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci soit possible.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer les animaux par une autre approche pour cet essai car le but est d’étudier les flux de matières, d’énergie et d'azote à l'échelle de la vache, incluant des mécanismes in vivo de recyclage/mobilisation/interactions digestives notamment au sein du rumen.
Réduction
Le schéma expérimental en carré latin ainsi que l'analyse statistique des données permettront de répondre aux objectifs scientifiques tout en limitant le nombre de vaches à 6 dans ce projet. L’utilisation d’un carré latin permet que chaque animal soit son propre témoin, pour ainsi réduire le plus possible le nombre de vaches tout en gardant une puissance statistique suffisante pour montrer les effets des traitements expérimentaux.
Raffinement
Les animaux seront élevés et suivis conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques en place dans l’élevage. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Les animaliers chargés du suivi ont tous une solide formation en élevage laitier et sont sensibilisés à la douleur animale. Le suivi régulier par le vétérinaire sanitaire assure également la bonne santé des animaux. En cas de problèmes détectés, les animaux seront soignés selon les prescriptions du vétérinaire. Les régimes testés, classiques, ne sont pas de nature à entraîner une douleur ou une souffrance.
Choix des espèces
La problématique de l’étude, spécifique aux vaches laitières, nécessite de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les vaches seront en milieu de lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.
Evaluation de l’incorporation dans l’aliment de taux vitaminiques plus élevés que ceux couvrant les besoins de base recommandés sur la santé des animaux d’eau chaude soumis à un stress chronique
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Entassés une heure par jour pendant dix jours dans un bassin dont on abaisse le volume d'eau, 440 tilapias perdent du poids, refusent de s'alimenter et finissent par perdre une partie de leurs écailles au niveau des nageoires. Ils sont sortis de l'eau dix fois en trois mois pour être pesés et prélevés, subissent une prise de sang, puis sont tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le stress leur est infligé volontairement, pour mesurer si des taux de vitamines supérieurs aux recommandations aident les poissons d'élevage à mieux le supporter, au bénéfice des producteurs. Le porteur écrit que les prélèvements post mortem serviront à optimiser les rations alimentaires "pour leur bien-être", quand le protocole consiste à entasser et affamer les animaux avant de les tuer.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer des taux d’incorporation optimum de vitamines dans les rations alimentaires des poissons face à un stress. L’amélioration des conditions d’élevage participe au développement d’une aquaculture plus raisonnée. La nutrition vitaminique joue un rôle clé dans l'optimisation des performances de production et la résistance au stress. Cependant, les conditions d'élevage actuelles ont révélé que les niveaux de vitamines recommandés ne permettent plus d’optimiser la croissance et la résistance au stress et ainsi de promouvoir la santé des poissons d’eau chaude. En effet, la diminution de l’utilisation de la farine de poisson, au profit d’ingrédients d’origine végétale de plus en plus présents dans les rations alimentaires, ainsi que la pression exercée pour limiter l’usage des antibiotiques, rendent nécessaire une réévaluation régulière des apports en vitamines. Ces derniers doivent être adaptés aux différents stades de développement des poissons ainsi qu’aux divers facteurs de stress auxquels ils sont exposés. Malgré l’importance des fonctions des vitamines, peu d’études ont été réalisées pour déterminer les besoins vitaminiques des poissons d’eau chaude. De plus, ces études, réalisées dans des conditions de laboratoire contrôlées et optimales, se basaient uniquement sur la modification d’une seule vitamine dans la ration alimentaire, négligeant de ce fait les interactions de fonctions entre les vitamines et les autres nutriments. Ainsi, les recommandations précédemment établies pour les niveaux d'inclusion de vitamines alimentaires étaient probablement biaisées et sous-optimales pour des applications pratiques avec des formulations alimentaires modernes. Plusieurs études menées sur la truite et la crevette, dont une réalisée sur la truite arc-en-ciel dans le cadre d’un projet antérieur, ont mis en évidence les effets bénéfiques de l’incorporation de niveaux de vitamines supérieurs aux recommandations nutritionnelles. Ces apports renforcés ont notamment amélioré la croissance et la santé des poissons, en particulier lors d’épisodes de stress. Le concept de vitamine optimale s’avère une stratégie nutritionnelle bénéfique afin d’optimiser la physiologie du poisson et les fonctions du système immunitaire en réponse à des conditions de stress. L’objectif de ce projet est de montrer les effets bénéfiques de taux élevés de vitamines chez les poissons d’eau chaude en utilisant le tilapia comme modèle.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront à court terme de mieux comprendre les effets de taux élevés de prémélange de vitamines sur la capacité des poissons d’eau chaude à faire face à des conditions de stress. La mise à disposition des résultats et leur interprétation permettra aux producteurs de poissons d’améliorer leurs conditions d’élevage et de participer à une pisciculture plus raisonnée. Les résultats de ce projet permettront ensuite de comprendre si la supplémentation du précurseur de la forme active de la vitamine D, seul ou en combinaison avec des taux élevés de vitamines, est bénéfique aux poissons d’eau chaude.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 17 jours, dont 10 jours de stress d'entassement et 7 jours de récupération. Au cours du stress, le volume de l'eau dans le bassin sera diminué une heure par jour pendant 10 jours Sortie hors de l’eau des poissons pour les pesées et les prélèvements (10 fois en trois mois ; moins de 30 secondes). Prélèvement de sang réalisé une fois par animal avec un temps de prélèvement qui ne dépassera pas une minute.
Impact sur les animaux
Durant la période de stress : Perte de poids, diminution de l'indice corporelle, refus de s’alimenter, dégradation de l’état corporel (pertes partielles des écailles au niveau de la nageoire pectorale et caudale en fin de période de stress). Douleur transitoire à l'endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.
Devenir
Les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques. Ces prélèvements permettront de mieux appréhender l'effet de concentrations élevées en vitamines sur la résistance des poissons au stress d'élevage et d'optimiser de ce fait les rations alimentaires pour leur bien-être.
Remplacement
La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet, l"apport en vitaminique sera évaluée au niveau des organes et dans la circulation sanguine. Or, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico intégrés capables de mettre en évidence ce type d’effet sur la stimulation du système immunitaire pour faire face aux stress d’élevage subis par les poissons. Enfin les paramètres zootechniques sont également d’importance pour cette évaluation car étroitement liés à la physiologie du poisson et nécessitent des animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats significatifs obtenus dans d'autres études sur les paramètres du stress (réponse immune, expression de gènes…) chez la truite arc en ciel ayant subis un stress d'élevage. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Avant toute manipulation, les tilapias seront anesthésiés. Le stress dû à la capture, à la sortie des bassins et aux les prises de sang seront réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’un mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans la procédure qui définit le volume limite de sang et les périodes de récupération nécessaires. Pour protéger le bien-être des animaux, ils seront suivis au moyen de grilles d'évaluation du bien-être animal, et des points limites adaptés seront appliqués immédiatement si un animal semble éprouver des effets indésirables imprévus. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte à ce que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température) ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les concentrations de vitamines évaluées chez le tilapia sont destinées à être incorporées dans les aliments comme additif alimentaire pour les poissons d’eau chaude. Le tilapia est le deuxième plus important groupe de poissons élevé, il est peu exigeant et résistant aux conditions d'élevage. Au début de l’étude les tilapias pèseront 30 grammes. Ils seront élevés pendant 12 semaines, pour pouvoir effectuer les échantillonnages d’organes et les prélèvements de sang demandés par la procédure.
Étude d’efficacité chez la truite arc-en-ciel d’un additif alimentaire à base d’acide guanidinoacétique
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Pour compléter un dossier réglementaire européen visant à étendre aux salmonidés un additif déjà autorisé chez les volailles et les porcs, 480 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un jeûne de vingt-quatre heures avant chaque pesée, des pesées collectives sous anesthésie aux jours 21, 42 et 63, et des pesées individuelles hors de l'eau au début et à la fin des quatre-vingt-quatre jours d'essai. Le porteur juge ces données "indispensables" à l'autorisation de mise sur le marché, et présente l'extension de l'additif comme un levier d'amélioration des performances de croissance en aquaculture. En fin d'essai, 176 truites sont tuées pour le prélèvement de leur carcasse, de leur foie et de leurs viscères, les 304 autres partant dans des bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Cet additif est déjà autorisé en Europe pour les volailles et les porcs, classé dans la catégorie des additifs alimentaires. La société demandeuse souhaite étendre son utilisation aux salmonidés.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu de ce projet est de générer des données expérimentales robustes et scientifiquement validées sur l’efficacité de l’additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Ces données sont indispensables pour compléter le dossier réglementaire demandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en vue d’une autorisation de mise sur le marché de l’additif pour les salmonidés. Cet additif est déjà autorisé en alimentation animale pour les monogastriques (volailles et porcs) en Europe, où il est classé dans la catégorie des acides aminés, leurs sels et analogues. Son extension à l’alimentation des poissons pourrait constituer un levier d’amélioration des performances de croissance et de l’efficacité alimentaire dans les systèmes aquacoles.
Procédures
Au début et à la fin de l’expérimentation, tous les poissons seront individuellement pesés et mesurés, après une période de jeûne de 24 heures visant à limiter le stress lié à la manipulation. La durée de manipulation hors de l’eau est estimée à moins d’une minute par poisson. Aux jours J21, J42 et J63, la biomasse de chaque bassin sera estimée par une pesée collective des poissons, réalisée sous anesthésie. Les 304 poissons restants seront anesthésiés pour une pesée individuelle comme mentionné précédemment, puis replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire. La durée des pesées collectives de l’ensemble des poissons à chaque point de mesure sera d’environ une heure, tandis que les pesées individuelles réalisées en début et en fin d’essai sont estimées à trois heures.
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles liées à cette expérimentation restent limitées. Elles concernent principalement une tolérance individuelle éventuellement variable à l’additif testé, bien que celui-ci soit reconnu comme sûr aux doses administrées. Par ailleurs, les manipulations nécessaires (pesées toutes les trois semaines après 24 h de jeûne, prélèvements finaux) peuvent générer un stress transitoire, réduit au minimum par l’anesthésie et la réalisation des procédures par du personnel habilité.
Devenir
En fin d’essai (J84), 176 poissons seront euthanasiés pour permettre la réalisation de prélèvements post-mortem (carcasse, foie, viscères) et mesurer des paramètres qui ne peuvent pas être obtenus sur des animaux vivants (composition corporelle, indice somatique, rétention des nutriments). Les 304 poissons non prélevés ne seront pas remis dans le circuit d’élevage de recherche ou de la chaine alimentaire mais dans le circuit hors expérimentation (replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture).
Remplacement
La finalité de cette étude est de mesurer les effets d’un additif nutritionnel sur la croissance et l’efficacité alimentaire de la truite arc-en-ciel dans des conditions d’élevage aquacole standardisées. Ces paramètres dépendent d’interactions physiologiques complexes incluant la digestion, le métabolisme, le comportement alimentaire et la dynamique de croissance à l’échelle de l’organisme entier. Ce type d’évaluation ne peut pas être réalisé avec des modèles in vitro (cultures cellulaires) ou in silico (modélisation mathématique).
Réduction
La réduction du nombre d'animaux est un objectif central de ce protocole. Le nombre de poissons par bassin a été défini au minimum, en tenant compte à la fois de la variabilité biologique observée lors d’expériences antérieures et des exigences en matière de bien-être animal (prévention des comportements agressifs liés à des effectifs trop faibles). Des analyses de puissance statistique ont été réalisées pour justifier le nombre minimal de réplicats (bassins) et de poissons par traitement. Cette approche permet donc d’optimiser le nombre d’animaux tout en garantissant la robustesse des résultats scientifiques.
Raffinement
Des conditions d’élevage classiques et optimisées seront utilisées : photopériode naturelle, température stable à 17°C +/- 1°C, qualité d'eau optimale avec dégazage (afin d’éliminer l’azote dissous) et niveau d’oxygène dissous compris entre 8,5 et 9,5 ppm avec un débit adapté de 0,3 litre par seconde permettant un renouvellement de 5 à 7 fois par heure. La taille et le type de bassins seront adaptées à la taille des poissons (bassins extérieurs de 80 cm de diamètre et de 50 cm de haut à 220 L d’eau munis d’un couvercle et demi-couvercle occultant assurant la sécurité des poissons vis-à-vis des nuisibles (oiseaux) et permettant aux poissons de disposer d'une zone d'ombre et d’un espace pour se cacher, réduisant ainsi leur stress), la densité des truites sera optimale, et un nettoyage des bassins sera effectué régulièrement lors de chaque pesée toutes les 3 semaines. Les animaux seront nourris manuellement à satiété visuelle deux fois par jour. Un suivi quotidien du bien-être animal sera évalué à l’aide d’une fiche d’évaluation quantitative des points limites. Les critères évalués sont : la prostration et l’isolement prolongé de l’animal, la nage anormale, la prise alimentaire perturbée et la position inhabituelle dans la colonne d’eau. Le second critère physique évalue le changement de volume anormal, les lésions comportementales dues aux blessures ou maladies, l’apparition de malformations, ainsi que l’aspect général de la peau. En cas de détection de dépassement de points limites, l’animal sera euthanasié via les procédures réglementaires.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important, ce qui en fait un choix privilégié pour cet essai. Les poissons utilisés dans cette étude seront au stade juvénile au démarrage de l’essai, et élevés jusqu’à atteindre le stade portion (taille commerciale). Ce choix est justifié par les lignes directrices de l’EFSA concernant l’évaluation de l’efficacité des additifs pour l’alimentation des poissons. Pour que les résultats soient recevables, l’EFSA recommande une durée minimale d’essai de 84 jours, une taille finale des poissons comprise entre 200 et 300 g. Ces critères garantissent la représentativité des conditions d’élevage commercial et la pertinence des résultats pour l’évaluation réglementaire du produit.
Protocole de verification de l’adéquation nutritionnelle d’un aliment pour chien ou chat
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Chiens : 36
Pour valider des recettes d'aliments industriels avant leur commercialisation, 36 chiens et 36 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang jusqu'à une fois par semaine pendant trente-deux semaines, des écouvillonnages salivaires ou rectaux, des prélèvements de poils par tonte, et des séjours en box individuel de trois à cinq jours d'affilée, jusqu'à deux fois par mois, pour la collecte de leurs urines et de leurs selles. Le porteur reconnaît que cet isolement provoque du stress et que l'aliment testé peut déclencher un inconfort digestif ou une allergie, et affirme qu'aucun modèle ne prédit la digestion d'un aliment chez le chien et le chat. Aucun n'est tué à l'issue : ils restent sur le centre jusqu'à leur placement en famille d'accueil à partir de l'âge de huit ans, ou plus tôt s'ils développent un trouble de santé ou de comportement.
Objectifs
Ce projet a pour but le développement d'aliments équilibrés pour chiens et chats. L’objectif de ce protocole est de s’assurer de la bonne adéquation entre la disponibilité des nutriments (en quantité et qualité) et les besoins des chiens et des chats pour les maintenir en bonne santé, en particulier lorque l'aliment est innovant (nouveaux ingrédients, niveaux de nutriments atypiques, nouvelle technologie de fabrication). Pour être complets, ces tests doivent comprendre un suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, l'évaluation de la tolérance digestive ainsi qu'un suivi de certains paramètres sanguins. En fonction du profil de l'aliment étudié, d'autres paramètres pourront être évalués nécessitant des prélèvements complémentaires (urine, poils, écouvillonnage salivaire/fécal).
Bénéfices attendus
Connaissance sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chats et des chiens. Connaissance sur les effets de nouveaux ingrédients/nutriments sur la santé des chats et des chiens, et identification de nouvelles solutions nutritionnelles. Formulation de produits au plus près des besoins des chats et des chiens pour leur garantir une tolérance optimale.
Procédures
Prélèvements sanguins (a minima au début et à la fin de l'étude, et maximum 1 fois par semaine sur une durée maximum de 32 semaines). Les animaux étant habitués à ces gestes, la prise de sang ne dure que quelques secondes. Prélèvements salivaires ou fécaux (écouvillonnage, utilisation de tubes spécialement conçus pour la récolte, ou récolte après émission spontanée): durée de quleques secondes. maximum 1 fois par semaine Prélèvement de poils (tonte ou rasage sur une zone < 10 cm2): durée de quleques secondes. maximum 1 fois par semaine. Récolte de selles et d'urines nécessitant un hebergement individuel: non systématique, 3 à 5 jours consécutifs maximum, 2 fois par mois maximum.
Impact sur les animaux
Possible stress lors de la réalisation de prises de sang et douleur légère à la ponction de l'aiguille. Possible stress lors des contentions pour les prélèvements de poils, de salive ou de matière fécale. Possibilité d'intolérance au produit consommé (inconfort digestif, allergie...). Si une collecte individuelle de selles et/ou d'urines est nécessaire, les animaux devront être hébergés individuellement sur de courtes périodes (3 à 5 jours d'affilée au maximum), ce qui pourra entraîner du stress ou de l'énervement.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé. Les animaux seront gardés sur le centre jusqu’à leur replacement en famille d’accueil à partir de l’âge de 8 ans, ou plus tôt s'ils développent un trouble de santé ou de comportement.
Remplacement
Chaque espèce animale possède son propre métabolisme ainsi que ses propres performances digestives et urinaires pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. A ce jour il n'existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, l’absorption et la métabolisation d’un aliment chez le chien et le chat. Il faut donc passer par des essais au cours desquels les chats et chiens reçoivent l’aliment à évaluer.
Réduction
Le nombre d’animaux (chiens ou chats) minimum requis pour évaluer de façon fiable la qualité de l’aliment évalué est de 8 (calculs de puissance effectués sur des données retrospectives de centres de recherche travaillant sur la digestibilité). Ce chiffre correspond également au minimum imposé par les autorités de certains pays pour valider l’enregistrement de produits. Compte tenue de la durée des essais, 10 animaux seront inclus pour garantir un minimum de 8 animaux en fin de procédure.
Raffinement
Les animaux bénéficient d'un plan de suivi vétérinaire (examens réguliers, vétérinaire sur site), sont examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, et ont des sorties quotidiennes d'exercice et de socialisation. L'état de stress lors de réalisation de prises de sang et aux autres prélevements (poils, écouvillons salivaire/rectal) et examen nécessitant une contention est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués à la contention. Lorsque les animaux sont placés en box individuels pour la collecte de selles et d'urines, ils maintiendront des contacts visuels et olfactifs avec leurs congénères, et seront sortis quotidiennement par petits groupes. Durant ces périodes, ils bénéficieront de davantage de contact humain par les soigneurs. L'état de stress qui pourrait être lié aux phases d'hebergement en box individuel est minimisé par une habituation progressive des animaux à cet environnement, et la présence d'un personnel qualifié auprès d'eux toute la journée. Une phase d'apprentissage des animaux de plusieurs mois avant leur inclusion dans les protocoles de récoltes permet de sélectionner les sujets non stressés. Enfin, pour minimiser les possibilités d'inconfort digestif liés à l'évaluation d'aliments aux matières premières innovantes, les formules à tester seront validés par des toxicologues, formulateurs et nutritionnistes. Des analyses nutritionnelles et bactériologiques seront réalisées après chaque fabrication pour s'assurer de la qualité et de la conformité des aliments distribués.
Choix des espèces
Les espèces cibles des aliments développés étant le chien et le chat, les formules doivent être validées sur les espèces auxquelles elles seront destinées. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse prédire la bonne consommation d’un aliment chez le chien et le chat, sa tolérance, et sa faculté à être correctement assimilé pour répondre aux besoins de maintenance du chat et du chien. Tous les animaux inclus seront agés au minimum d'un an pour évaluer l'adéquation de l'aliment testé avec les besoins nutritionnels en maintenance à l’âge adulte.
Evaluation de l’intensité d’une restriction alimentaire afin d’induire un déficit énergétique chez la vache.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Privées de nourriture pendant 72 heures au maximum, une ou plusieurs fois, huit vaches Prim'Holstein taries subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec quatre prises de sang à la queue par phase. Le but est de calibrer l'intensité de restriction qui déclenche un déficit énergétique, pour bâtir un modèle servant ensuite à tester des additifs alimentaires censés limiter la baisse de production laitière. Le porteur ramène l'impact à un "stress et/ou une fatigue temporaire", tout en prévoyant de distribuer de la paille aux vaches qui émettent des vocalises inhabituelles et ininterrompues, et d'écarter de l'expérience celles qui perdent plus de 5 % de leur poids. Les huit vaches restent en vie à l'issue et pourront être réutilisées dans un autre projet.
Objectifs
Après la mise-bas, les besoins énergétiques de la vache laitière sont multipliés par 2 ou 3 afin de couvrir les besoins liés au démarrage de la lactation. Lorsqu’ils ne sont pas suffisamment couverts par l’alimentation, l’animal se retrouve en déficit énergétique. Afin de pallier ce manque, une mobilisation des réserves corporelles est entraînée, ce qui conduit finalement à la synthèse de composés sanguins spécifiques. Ces composés sanguins vont venir s’accumuler dans le foie et le sang. Chez la vache laitière, ils peuvent entraîner une diminution de la production de lait. Un déficit énergétique et une mobilisation des réserves corporelles peuvent être induits par le biais d'une restriction alimentaire. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intensité de la restriction alimentaire nécessaire pour atteindre un déficit énergétique et une libération des composés sanguins spécifiques à ce dernier chez la vache. Ce projet servira à la mise en place d’un modèle pour évaluer des solutions nutritionnelles limitant le déficit énergétique post-partum.
Bénéfices attendus
A terme, cette étude permettra de déterminer la restriction alimentaire nécessaire à l’apparition d’un déficit énergétique identifiable à l’aide de marqueurs sanguins. Cela permettra de mieux comprendre les systèmes de régulation mis en place par l’animal afin de compenser le déficit énergétique. Sur le long terme, ce projet servira à mettre en place un modèle de déficit énergétique chez la vache laitière pour évaluer la pertinence de traitements/additifs à ajouter dans la ration afin de limiter la diminution de la production laitière.
Procédures
Un total de 8 vaches seront soumises à une ou plusieurs restrictions alimentaires sur 72h maximum. Afin de suivre l’évolution des biomarqueurs, une prise de sang aura lieu tous les matins, avant la prise alimentaire, sur chaque vache pendant les 72 heures, ainsi qu’une prise de sang avant le démarrage du déficit (soit 4 prises de sang par vache et par phase). Chaque prise de sang aura une durée inférieure à 3 minutes.
Impact sur les animaux
La durée de la restriction alimentaire sera de 72 heures maximum. Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation des animaux ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille. Un hématome et/ou une inflammation locale peut apparaitre à la suite du prélèvement. La restriction alimentaire peut induire un stress et/ou une fatigue temporaire pour l’animal.
Devenir
Les vaches seront gardées en vie à l’issue de ce projet et resteront au sein de l’établissement utilisateur. Elles pourront être réutilisées dans le cadre d’un autre projet.
Remplacement
Les effets du déficit énergétique sur le métabolisme étant complexes et touchant plusieurs fonctions métaboliques, son évaluation à l’aide de méthode in vitro reste difficile. L’intérêt de ce projet porte également sur les biomarqueurs sanguins en lien avec le déficit énergétique, ce qui n’est pas mesurable autrement que directement sur l’animal. De plus, la réponse physiologique à une restriction alimentaire est propre à chaque animal et ne permet pas d’exclure l’utilisation d’animaux pour ce projet. Il est donc nécessaire de tester le protocole sur l’ensemble des animaux pour s’assurer qu’au moins 75% des vaches (soit 6 animaux sur 8) montrent une réponse physiologique au déficit énergétique.
Réduction
Un total de 8 vaches sera présent pour la réalisation de la procédure afin de s’assurer qu’au moins 75% des vaches (soit 6 animaux sur 8) présentent la réponse physiologique souhaitée (augmentation des composés sanguins recherchés pour ce projet) avec une des restrictions testées.
Raffinement
Pendant la procédure expérimentale, les vaches seront logées en stabulation sur sciure. La stabulation leur permet de se déplacer librement en dehors des repas et d’être au contact de leurs congénères. Le nombre de tentatives de prise de sang à la queue sera limité à 3 par vache afin de limiter le stress et la douleur occasionnée par la ponction à cet endroit. En cas de vocalises inhabituelles et ininterrompues, les vaches recevront de la paille. Si une vache dépasse le niveau maximal d'un composé sanguin spécifique, elle recevra immédiatement un apport d'énergie rapide, matin et soir pendant 6 jours. En cas de refus supérieur à la moitié du repas distribué sur deux repas consécutifs, l'animal sera sorti de l'expérimentation. Une perte supérieure à 5% de son poids entrainera l'exclusion de l'animal de l'expérimentation.
Choix des espèces
Les animaux choisis sont des vaches adultes Prim’Holstein taries pour correspondre au modèle scientifique de référence et pour correspondre à l’espèce cible (vaches laitières). Les phénomènes physiologiques et biomarqueurs sanguins que nous souhaitons étudier sont spécifiques de l’espèce bovine, ce qui implique qu’il n’est pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Les animaux sont des vaches adultes taries (âgées de 7,5 à 14,5 ans). Ces vaches sont nourries avec une ration identique pendant plus de 21 jours, elles possèdent donc une flore microbienne ruminale stable (contrairement à celle d’animaux en croissance), optimisant ainsi la fiabilité des résultats.
Effets de l’incorporation de luzerne dans la ration des porcs sur leur santé et leur croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Ouvrir à la filière luzerne un marché porcin qu'elle ne pénètre presque pas : 360 cochons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour 324 d'entre eux et modéré pour 36. Vingt-quatre truies subissent une prise de sang et une fouille rectale pouvant durer dix minutes une semaine avant la mise bas, et 36 porcelets des prélèvements de sang et de fèces au sevrage puis un mois plus tard. Ces 36 sont tués un mois après le sevrage pour prélever leurs contenus digestifs ainsi que des segments d'estomac et d'intestin. Les autres reprennent le parcours d'élevage, les truies pour un nouveau cycle de reproduction et les porcs jusqu'à l'abattage commercial, un devenir que le classement réglementaire enregistre comme un retour à l'élevage.
Objectifs
En France, la luzerne déshydratée est aujourd’hui très peu utilisée en alimentation porcine, notamment du fait de la tension économique propre à ce marché et de l’apport énergétique moins important de la luzerne par rapport aux céréales. Les ventes sur ce marché sont estimées à moins de 500 tonnes en 2022. Cependant, elle constitue un ingrédient d’intérêt pour la santé et le bien-être des porcs aux différents stades d’élevage, sujets de plus en plus au cœur des attentes sociétales et des préoccupations politiques. De surcroît, la luzerne est riche en protéines, et elle peut constituer un levier pour renforcer l’autonomie protéique de cette filière encore fortement déficitaire. Aujourd’hui, le manque de connaissances sur l’intérêt de la luzerne pour l’alimentation porcine freine son incorporation aux formules d’aliments. Son usage reste souvent limité à l’alimentation de la truie gestante. Aux autres stades d’élevage porcin, les bénéfices que pourraient apporter la luzerne pour améliorer la santé digestive et réduire les diarrhées et la mortalité précoce sont peu documentés. Des études scientifiques complémentaires sur le sujet sont nécessaires, afin de comprendre les impacts sur la santé et d’identifier les stades auxquels la luzerne apporte le bénéfice le plus conséquent, avec une approche transgénérationnelle, ce qui permettra à terme de développer des solutions alimentaires adaptées à la filière porcine. Ainsi, l’objectif du projet est de créer des connaissances nouvelles sur le bénéfice santé que la luzerne déshydratée peut apporter en alimentation porcine afin de permettre à la filière luzerne de pénétrer ce marché stratégique avec une approche « santé & bien-être ».
Bénéfices attendus
Selon la littérature scientifique, l’inclusion de luzerne déshydratée dans la ration des porcs favoriserait un écosystème microbien plus propice à la digestion des fibres : augmentation des populations microbiennes fibrolytiques tirant partie de la dégradation des fibres pour produire des composés énergétiques utilisés par le porc, modifications histologiques des muqueuses digestives favorisant sans doute l’absorption des nutriments, acidification moindre du contenu digestif, plus propice aux espèces bactériennes bénéfiques à l’animal... Les communautés bactériennes intestinales qui s’implantent chez le porcelet dans ses premières semaines de vie sont très similaires à celles de sa mère. Ainsi, l’implantation des fonctions digestives chez les porcelets est fortement dépendante de l’alimentation et de la santé digestive de la mère. L’amélioration de la santé des porcelets pourrait donc se faire par la mise en place précoce d’un microbiote contenant des espèces bactériennes bénéfiques à la santé de l’hôte. De plus en plus d’éléments laissent également présager que ce transfert pourrait commencer in utero et ainsi permettre une éducation du système immunitaire intestinal dès ce stade, aidant ainsi les porcelets à mieux s’adapter aux conditions environnementales dans lesquelles ils évolueront, en sélectionnant plus facilement les espèces bactériennes commensales de leur intestin. Nourrir la mère avec des matières analogues à celles qui seront utilisées dans l’alimentation future des porcelets pourrait ainsi réduire le stress sur l’écosystème intestinal induit par l’introduction de l’alimentation solide. Ainsi, on peut s’attendre à ce que les effets bénéfiques de la luzerne sur l’écosystème intestinal et la santé digestive des mères puissent être également bénéfiques chez les porcelets issus de mère nourries avec de la luzerne déshydratée. A notre connaissance, cette recherche des effets transgénérationnels par l’apport de luzerne n’a pas été étudiée. Cela fera l’objet d’une partie des travaux d'un projet plus vaste, ayant pour but d’évaluer si l’incorporation de luzerne à tous les stades d’élevage permet d‘améliorer la santé à la fois des mères et de leur progéniture de façon plus importante qu’une incorporation à certains stades uniquement.
Procédures
Les porcs et les truies sont nourris avec des régimes adaptés à leur stade physiologique et distribués à volonté, à l'exception des truies gestantes pour lesquelles l'état d'adiposité nécessite d'être contrôlée avant mise-bas. Ces régimes contiennent une proportion de luzerne, cette matière première étant connue depuis longtemps en production porcine bien que peu utilisée, elle ne pose pas de problème lorsqu’elle est ajoutée à l’alimentation des porcs. Les pesées d'animaux se font avec une mise à jeun de quelques heures. L'eau reste disponible sans restriction pendant cette période de mise à jeun. Des prises de sang et des prélèvements de fèces sont effectués sur les 24 truies de l'étude, une semaine avant mise-bas. 36 porcs sont sélectionnés au sevrage sur lesquels sont effectués des prélèvements de sang et de fèces au sevrage puis après 1 mois de post-sevrage. Ces 36 porcs sont euthanasiés à ce dernier stade afin de prélever des contenus digestifs et des segments des tissus digestif et stomacale.
Impact sur les animaux
La luzerne a déjà été incorporée dans l'alimentation des porcs et ne présente aucun risque pour les animaux. Des précautions sont prises pour les prélèvements de sang et de fèces. Les prises de sang doivent être rapides afin de limiter la douleur pour les animaux. La durée d'intervention est limitée à 1 minute. Pour toute prise de sang, il y a un risque de saignement au niveau du point de ponction. Celui-ci sera contré par une compression à la suite du prélèvement. Tous ces prélèvements sont réalisés par des personnes spécialisées de façon à ce que la durée d'intervention soit la plus réduite possible. Les opérations de prélèvements de fèces sur les truies et les porcelets nécessitent d'obtenir des quantités de fèces suffisantes. Une fouille sera réalisée sur les truies par un personnel habitué à ce prélèvement sans qu'il y ait besoin de contenir les animaux. La durée maximale de fouille sera de 10 mn. Les porcelets seront déplacés de leur case et placés dans un chariot en attendant qu'ils défèquent. Les truies seront également sorties de leur case.
Devenir
A l'exception des 36 porcs euthanasiés un mois après sevrage, tous les porcs et les truies de cette étude suivent un parcours habituel de production d'élevage. Les truies sevrées à l'issue de l'étude sont réintroduites dans le troupeau et suivent un nouveau cycle de reproduction. Les porcs conservés en post-sevrage et en engraissement continuent leur parcours d'élevage.
Remplacement
Cette étude vise à proposer des solutions nutritionnelles face à différents problèmes rencontrés en production porcine : santé digestive des porcs après sevrage, intégrité de la muqueuse stomacale en engraissement, autonomie protéique. Cette étude ne peut être menée que sur l'animal concerné et dans des conditions d'élevages conventionnelles afin que l'effet potentiel de la luzerne soit précisément évalué.
Réduction
Le nombre d'animaux mis en œuvre pour l'étude est réduit au minimum en ce qui concerne les prélèvements (24 truies et 36 porcs) : soit 12 truies par régime en gestation-lactation et 6 porcs par régime de la naissance à la fin de l'engraissement. Ce nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions conventionnelles d'élevage de production. Des prises de sang sur les porcelets et les truies sont effectuées en veillant à ce que la durée de contention soient limitées au maximum (moins d'une minute par animal). La durée de prélèvement des fèces sera limitée à 10 mn. Au sevrage, les porcelets sont pris dans les bras en position allongée et le ventre vers le haut. Les personnes en charge des prises de sang sont en outre des personnes habituées à ce type de prélèvement. Les porcs euthanasiés après 1 mois de post-sevrage sont anesthésiés au préalable. Au cours de l'étude, si l'un des points limites suivants (dyspnée, toux, hyperthermie, difficultés pour se déplacer, anorexie de plus de 24h, apathie, perte d'état général) est observé, un traitement adapté peut être mis en place en accord avec le vétérinaire de la station expérimentale. Si un traitement individuel injectable suffit, les animaux pourront être conservés dans l'étude, sinon ils seront exclus et placés en infirmerie.
Choix des espèces
Il s'agit de mesurer des performances zootechniques (vitesse de croissance et indice de consommation) ainsi que de possibles améliorations de santé digestive et d'autonomie protéique dans des conditions conventionnelles d'élevage. Les truies et les porcs recevront des régimes alimentaires adaptés à leurs besoins nutritionnels avec seulement un facteur de variation concernant l'incorporation de luzerne dans leur ration. Les truies seront suivies pendant un cycle complet de reproduction (gestation et lactation). Les porcs seront suivis dès leur naissance jusqu'à leur abattage en conditions commerciales.
Caractérisation de l’effet prébiotique et nutrigénomique des produits alimentaires d’origine végétale
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Un gavage oro-gastrique quotidien pendant quatre semaines et jusqu'à quatre prises de sang sous-mandibulaires attendent chaque souris de ce projet. 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour évaluer l'effet de produits alimentaires d'origine végétale sur l'expression des gènes et le microbiote intestinal. Le porteur reconnaît que la répétition du gavage peut provoquer des irritations ou des lésions de l'œsophage, et annonce que les prises de sang seront évitées si des tests préalables sur cellules ne montrent aucune modification des hormones de satiété. 576 souris sont tuées à l'issue pour prélever foie, iléon et cæcum, les 144 restantes sont "relâchées de l'étude" et réutilisées dans un autre protocole.
Objectifs
L’objectif du projet est de tester l’effet de différents produits et denrées alimentaires issus de différentes plantes sur l’expression génique (approche nutrigénomique) et sur le microbiote intestinal (effet prébiotique) chez un modèle murin.
Bénéfices attendus
Un bénéfice majeur du projet sera la mise en évidence des modification dand l'expression de gènes impliqués dans des voies métaboliques clés (prolifération cellulaire, immunité, métabolisme), ce qui permettra d'estimer la valeur fonctionnelle du produit alimentaire testé. Un autre bénéfice très important sera la mise en évidence des changements dans la composition du microbiote intestinal, ce qui nous permettra d'évaluer l'effet prébiotique de l'aliment. Nous attendons aussi une confirmation des résultats obtenus in vitro sur les changements dans les dosage des hormones suite à l'ingestion des différents produits, ce qui s'associera aux effets métaboliques observés par les analyses sur l'expression des gènes.
Procédures
Chaque animal fera l’objet d’un gavage oro-gastrique quotidien, d’une durée inférieure à 5 minutes. Les prélèvements sanguins seront effectués chez des animaux vigiles, au niveau sous-mandibulaire et sous anesthésie locale, pour une durée inférieure à 5 minutes par individu. Le nombre total de prélèvements par animal ne dépassera pas quatre.
Impact sur les animaux
La contention nécessaire aux prélèvements sanguins (moins de 5 minutes par session) ou aux gavages (également inférieurs à 5 minutes) engendre un certain inconfort et du stress chez les animaux, mais elle est indispensable pour recueillir des réponses individuelles. Bien que le gavage oro-gastrique ne soit pas douloureux en soi, sa répétition peut causer des irritations ou des lésions œsophagiennes, notamment lorsque le protocole impose une administration quotidienne pendant une période de quatre semaines.
Devenir
A la fin de la procédure, un total de 576 animaux seront euthanasiés afin de récupérer le fois, iléon et caecum. Les 144 animaux restants seront relâchés de l’étude et réutilisés dans un autre protocole.
Remplacement
Les prélèvements de sang seront réalisés sur les animaux uniquement après que des expériences préalables aient été faites in vitro. Nous allons réaliser d’abord les expériences sur des cellules entéroendocrines avec des digestats des différents produits issus des differents produis alimentaires testés obtenus par digestion in vitro. Si aucune modification n’est constatée in vitro, nous allons conclure que le produit ne change pas le taux des hormones de satiété et nous n’allons pas réaliser les prélèvements de sang, évitant ainsi une procédure invasive. Si nous constatons une modification du niveau des hormones suite au contact avec les digestats de différents produits alimentaires testés, nous allons réaliser des prises de sang chez les souris pour doser ces hormones dans le plasma et si les résultats obtenus par les méthodes in vitro montrent une corrélation significative avec les dosages Luminex, nous allons remplacer complètement les dosages dans le serum par les dosages issus de la digestion in vitro, pour toutes nos futures analyses de ce type.
Réduction
Des études in vitro au laboratoire seront préalablement réalisées afin de sélectionner les produits alimentaires susceptibles d’induire un effet fonctionnel, ce qui permet de réduire le nombre de groupe par étude et donc le nombre d’animaux. Le principe de réduction se traduira aussi dans l’utilisation d’un nombre réduit à 6 animaux par groupe. Les analyses statistiques exigent un minimum de 5 individus et nous rajoutons seulement un individu de plus par groupe pour éviter des pertes imprévisibles durant l'expérimentation.
Raffinement
Les animaux seront hébergés et manipulés dans le calme, à distance des autres groupes, dans une salle indépendante (y compris pour les euthanasies). Si des prélèvements sanguins s’avèrent nécessaires, ils seront réalisés par ponction sous-mandibulaire, sous anesthésie locale à la lidocaïne, et espacés dans le temps (J0, J15, J30, J36). Un enrichissement de l’environnement est systématiquement assuré dans notre animalerie (maisons et carrés de cellulose dans toutes les cages). Pour évaluer l’effet du gavage et des prélèvements sanguins, une surveillance quotidienne des animaux sera mise en place. Si une souris présente des signes de souffrance, elle sera euthanasiée afin d’éviter toute souffrance prolongée.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix du fait de son utilisation majoritaire comme modèle d'étude dans la communauté scientifique: cela permet ainsi de comparer ses résultats avec ceux d'autres laboratoires, et échanger avec eux, idées et modèles, à un niveau international. De plus, la souris est l’animal le plus utilisé dans la littérature pour les expérimentations sur transcriptomiques et les modifications du microbiote intestinal puisqu’elles présentent un génome très bien connu et annoté, un métabolisme proche de l’homme et un microbiote présentant de nombreuses similitudes avec celui de l’homme. Le modèle animal souris présente l’avantage d’un gavage relativement facile, et des résultats extrapolable chez l’homme. Les expériences seront réalisées sur des souris adultes de 6 à 9 semaines puisque ces stades de développement sont fréquemment utilisés dans la littérature sur le sujet.
Evaluation d’un ingrédient sur le statut inflammatoire des truies pendant le cycle reproductif
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Tester un ingrédient anti-inflammatoire censé soutenir la production laitière des truies d'élevage : 60 truies vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit quatre prélèvements sanguins à la jugulaire et quatre prélèvements de fèces, logée seule trente jours en verraterie puis en maternité jusqu'au sevrage des porcelets, un hébergement individuel que le porteur présente comme couramment pratiqué dans les élevages. Aucune truie n'est tuée à l'issue, elles reprennent leurs cycles reproductifs dans l'établissement et pourront réintégrer une procédure expérimentale. Sur le remplacement, le porteur affirme que les régulations métaboliques en jeu ne peuvent ni être modélisées ni étudiées in vitro, et qu'il n'est "pas possible" de remplacer le porc par une autre espèce, celle-ci étant la cible commerciale du projet.
Objectifs
Une production insuffisante ou une absence de lait chez la truie dans les jours suivant la mise bas peut être d'origine immunitaire, infectieuse et/ou comportementale. Ce problème peut s’évaluer de différentes manières, comme par des évaluations visuelles (état de la mamelle, présence d’écoulements vaginaux, absence d’appétit, constipation), par une température rectale au-dessus de 39,5°C, par des biomarqueurs sanguins de l’inflammation et/ou par la présence de toxines bactériennes dans le sang. Selon les auteurs, plusieurs de ces critères sont considérés pour définir la présence de ce problème chez une truie. Il n’existe pas à ce jour de méthode universelle communément admise par la communauté scientifique pour caractériser ce problème. L’objectif de ce projet est d’évaluer un ingrédient ayant des propriétés anti-inflammatoires sur la prévalence de ce problème chez la truie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont l’élaboration d’une stratégie alimentaire pour la truie permettant notamment de soutenir son immunité et ainsi sa production laitière.
Procédures
Chaque truie subira 4 prélèvements sanguins, chacun durant de 2 à 3 min ainsi que 4 prélèvements de fèces chacun d’environ 2 min. Les truies seront logées individuellement en verraterie (30 jours) et en maternité (d’une semaine avant la mise bas jusqu’au sevrage des porcelets après 21 jours de lactation). Ce type d'hébergement est couramment pratiqué dans les élevages de porcs.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille. Les effets indésirables sont principalement une douleur ou une gêne au point d’insertion de l’aiguille ainsi que l’apparition éventuelle d’un hématome et d’une inflammation locale à la suite du prélèvement. Les prélèvements de fèces peuvent également induire un stress.
Devenir
Les truies seront gardées en vie à l’issue de cette procédure expérimentale. Elles continueront leurs cycles reproductifs dans l’établissement utilisateur et pourront éventuellement retourner dans une procédure expérimentale.
Remplacement
Les fonctions de l’ingrédient dans l’organisme étant multiples, ses effets sur la santé et les performances des truies découlent de diverses régulations métaboliques complexes, qui ne peuvent ni être modélisées, ni étudiées in vitro.
Réduction
Sur les 60 truies prévues au début de l’étude (30 par groupe), on estime que 48 d’entre elles seront gestantes (en se basant sur un taux de fécondation de 80%). On aura donc en théorie 24 truies par groupe en fin de lactation (sans considérer de potentiels avortements). La méthode de calcul de la puissance statistique du test prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%, une différence de 25% entre les traitements et un coefficient de variation de 24% donne un nombre minimal de 22 truies par traitement pour les paramètres sanguins et fécaux. Ce test est robuste et est utilisé pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire à la mise en évidence d’une différence significative entre deux groupes. L’effectif excédentaire permettra d’assurer les effectifs minimaux jusqu’à la fin du cycle de reproduction, même en cas d’avortements ou d’atteinte de certains points limites. En outre, l’étude sera réalisée sur des animaux homogènes et en bonne santé afin de réduire la variabilité individuelle en début d’essai. Les deux groupes expérimentaux seront comparés par des méthodes statistiques.
Raffinement
L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Les prises de sang s’effectueront en dehors de la salle d’élevage. Le nombre de tentatives de chaque prélèvement sanguin sera limité à 2 par veine jugulaire (gauche et droite) par animal afin de réduire le temps de collecte et de contention. Les prélèvements de fèces seront effectués directement dans la loge où les truies sont hébergées. Du matériel d’enrichissement (jouet cylindrique en bois compressé consommable, chaine, étoiles en plastique…) sera à disposition de toutes les truies afin d’améliorer leur bien-être.
Choix des espèces
L'espèce choisie pour la réalisation du projet est uniquement le porc puisqu’il s’agit de l’espèce cible du projet. La finalité du projet est de mettre en place une solution applicable sur le terrain pour les élevages porcins afin d'améliorer la santé des truies et des porcelets. Les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) mis en jeu et étudiés dans le cadre du projet sont spécifiques de l'espèce porcine ce qui implique qu'il n'est pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Les animaux utilisés seront des cochettes et truies reproductrices sur tout le cycle reproductif (attente de saillie, gestation, lactation). La réponse des truies face à des modifications nutritionnelles dépend de leur statut métabolique et hormonal. Ces deux statuts sont fortement affectés par le stade physiologique de la truie (gestante vs. allaitante, début vs. fin de gestation, etc…).