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Evaluation de l’effet d’un métabolite de la vitamine D3 sur le processus de cicatrisation cutanéee chez les salmonidés
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour tester si un métabolite de la vitamine D3 ajouté à l'aliment accélère la cicatrisation des poissons d'élevage, 234 truites arc-en-ciel reçoivent une plaie cutanée au trépan à biopsie. Toutes sont tuées au terme des 56 jours de procédure pour prélever le tissu cicatriciel, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Dix-huit d'entre elles portent un transpondeur implanté dans le muscle du dos, et deux poissons par bassin sont anesthésiés pour une prise de sang à onze reprises entre le jour de la blessure et le quarante-neuvième jour. Le porteur présente le projet comme une amélioration des conditions d'élevage des salmonidés, son objet immédiat étant l'évaluation d'un additif alimentaire et des recommandations pour des essais en mer chez le saumon.
Objectifs
Les poissons interagissent directement avec leur l'environnement par leur peau. La peau des poissons est constituée d'un grand nombre de cellules sécrétrices de mucus, de macrophages et de divers lymphocytes, assurant la fonction de barrière primordiale au maintien de son bon fonctionnement. La rupture de cette barrière peut servir de portails d’entrée aux agents pathogènes et entraîner une infection. Par conséquent, une barrière solide et une cicatrisation rapide des plaies sont très importantes pour préserver la santé des poissons. En élevage industriel, des lésions cutanées, des abrasions et des ulcères apparaissent fréquemment chez les poissons. Dès lors, les plaies cutanées doivent être traitées rapidement afin d'éviter des conséquences encore plus négatives pour les poissons entrainant un accroissement de l’utilisation d’antibiotiques. [[Il est donc essentiel de trouver des solutions aux problèmes de cicatrisation des blessures de la peau qui impactent le bien-être des salmonidés d'élevage et d’assurer une production plus durable.]] Chez les vertébrés, des études ont montré l'effet bénéfique de solutions nutritionnelles sur le processus de cicatrisation des blessures cutanées, avec notamment l’utilisation de la vitamine D3. En effet, plusieurs études ont montré le rôle majeur de la vitamine D3 dans l'intégrité de la barrière cutanée et du système immunitaire suggérant fortement que cette vitamine joue un rôle essentiel dans la cicatrisation des blessures chez les poissons. Cependant, ces dernières années, l'huile et la farine de poisson, riches en vitamine D, ont été remplacées dans l'alimentation par des ingrédients d’origine végétale plus durables, moins coûteux mais pauvre en vitamine. Aussi, l’utilisation de la vitamine D3 chez le poisson s’avère sous optimale sur la croissance et la santé des poissons du fait qu’elle doit d’abord être métabolisée par le poisson en sa forme active pour pouvoir être utilisée. Actuellement, les salmonidés d'élevage ne sont supplémentés qu'en vitamine D3 et les avantages de la forme active de la vitamine D3 ne sont pas encore pleinement exploités. [[L'objectif de ce projet est d'utiliser un modèle validé de cicatrisation des blessures pour évaluer l'effet de la forme active de la vitamine D3 comme solution nutritionnelle pour améliorer la cicatrisation des blessures cutanée chez la truite arc-en-ciel en comparaison à l’apport de vitamine D3 seule]].
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra 1/d’évaluer le bénéfice de solutions nutritionnelles sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel, en étudiant l’effet de la vitamine D3 [[et de sa forme active]] dans les conditions de nos installations, 2/ d’établir si [[ la forme active ]] de la vitamine D3 permet d’accélérer le processus de cicatrisation des blessures cutanées. Les résultats de ce projet permettront ensuite 1/d’optimiser les apports vitaminiques dans la ration alimentaire afin d’améliorer le processus de cicatrisation, 2/ d’établir des recommandations pour des essais ultérieurs notamment en mer chez le saumon.
Procédures
[[Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 56 jours (dont 14 jours d’acclimatation). Au début de la procédure, 2 poissons par bassins soit 18 seront identifiés par un transpondeur (durée introduction 3 secondes) placé dans le muscle du dos après anesthésie, et tous les poissons des bassins seront soumis après anesthésie à une lésion à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes). Chaque jour (0, 1, 3, 7, 10, 14, 21, 28, 35, 42 et 49 jours post-lésion), 2 poissons par bassins seront anesthésiés pour réaliser une prise de sang. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. Temps de sortie des poissons hors de l’eau pour les pesées (3 secondes) et pour les identifications (3 secondes)]].
Impact sur les animaux
Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, absence de guérison avec rétrécissement de la lésion.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront mis à mort à la fin de la procédure pour réaliser les prélèvements de tissu cicatriciel au niveau de la blessure.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus cicatriciels de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Un analgésique sera utilisé afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions et de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les parois des bassins. Utilisation de pansement hydrorésistant antiseptique et antifongique après la réalisation de la lésion pour éviter l'infection de la lésion. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. [[Au début de l’étude les truites pèseront 60 g. Le poids final des poissons à la fin de l’étude sera de 350 g]].
Développement d’un modèle pour évaluer les effets d’une mycotoxine sur la santé des salmonidés
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Enregistrer une enzyme détoxifiante auprès des autorités suppose de montrer qu'elle réduit la mycotoxine dans les reins et le sérum des poissons : 260 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour caler la dose détectable avant l'étude proprement dite. Pendant soixante-dix jours, elles reçoivent un aliment additionné d'ochratoxine A, sont sorties de l'eau sept fois pour la pesée, puis subissent une prise de sang à la veine caudale suivie d'une mise à mort immédiate, le volume prélevé dépassant 10 % de leur volume sanguin. Le porteur indique que la mycotoxine peut provoquer une perte de poids, un refus de s'alimenter, un gonflement du ventre et une inflammation de l'anus. Il précise l'intérêt de l'opération, enregistrer l'enzyme chez les salmonidés en même temps que chez les espèces terrestres au moyen d'une seule étude au lieu de quatre.
Objectifs
Les aliments pour l’aquaculture ont évolué vers une réduction conséquente des protéines d’origine animale, compensée par l’utilisation de plus en plus importante de substituts d’origine végétale pouvant être potentiellement contaminés par les mycotoxines. Lorsqu’elles sont présentes en trop grande quantité dans l'alimentation des animaux, une fois ingérées par l’animal, elles peuvent s'avérer toxiques, notamment chez les poissons d’élevage et peuvent avoir des conséquences sur leur santé et leurs performances et affecter ainsi la rentabilité économique des élevages. Parmi les centaines de mycotoxines connues, l’ochratoxine A est l’une des plus préoccupante rencontrées en aquaculture car elle s’accumule principalement dans les reins et dans une moindre mesure dans le foie, les muscles et la graisse des poissons. Bien que l'ochratoxine A soit un contaminant connu dans les aliments pour poissons, son effet sur la santé des poissons reste plutôt inconnu avec des données limitées sur la cinétique de toxicité, les effets variant en fonction de la concentration et des espèces de poissons qui l’ingère. La prévention des risques induits par les mycotoxines inclut des stratégies pré et post récoltes souvent classées en physiques, chimiques et biologiques. Une des stratégies de prévention contre les mycotoxines est l’utilisation d’additifs fixateurs de toxines pouvant être ajoutés à l’aliment afin de réduire l’absorption intestinale des toxines en les liant ou en les transformant. Les enzymes constituent un fixateur de toxines permettant de transformer les mycotoxines en composés moins toxiques conduisant à une amélioration des performances des animaux. #Cependant l’ enregistrement d'une solution enzymatique pour la détoxification de la toxine, nécessitera de pouvoir détecter la toxine dans les reins et le sérum et de montrer une réduction de la toxine avec l’ajout de l’enzyme. Ce projet consiste à réaliser un pré-test pour déterminer la dose de toxine analytiquement détectable dans les reins et le sérum sanguin chez les salmonidés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de 1/ déterminer la plage de concentration dans laquelle les effets non létaux dus à l’exposition à la mycotoxine peuvent être détecté, 2/ d’identifier les matrices biologiques pertinentes permettant de quantifier les effets de la mycotoxine rajouté à l’aliment, #3/définir sur la base des résultats obtenus les conditions expérimentales adéquates pour développer une stratégie de détoxification de l’ochratoxine chez les poissons et enregistrer l’enzyme chez les salmonidés en même temps que chez les espèces terrestres au moyen d’une seule étude au lieu de quatre#.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 70 jours. Sorties hors de l’eau pour la pesée des poissons par groupe (7 fois en trois mois, moins de 30 secondes) Prises de sang unitaires au niveau de la veine caudale (durée 30 secondes). Un volume sanguin supérieur à 10% du volume sanguin circulant sera prélevé car les poissons seront immédiatement euthanasiés (durée 1 seconde).
Impact sur les animaux
Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels et supplémenté en mycotoxine pendant 70 jours. La mycotoxine peut exercer une influence sur la santé et la qualité de vie des animaux caractérisés par une perte de poids, une diminution du facteur de condition corporel du poisson, un refus de s’alimenter, changements d’apparence (gonflements du ventre, inflammation de l’anus). Stress dus à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n’existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de reproduire les conditions du tube digestif et les différences entre les espèces animales et leur métabolisme pour démontrer pleinement l'efficacité dans des conditions pratiques. De plus, le développement d’un additif alimentaire correcteur implique de connaitre le mode d’action de la mycotoxine chez l’animal auquel il est destiné. La procédure est nécessaire pour déterminer la plage de concentration dans laquelle les effets non létaux dus à l’exposition à l’ochratoxine peuvent être détecté et identifier les matrices biologiques pertinentes permettant de quantifier les effets de la mycotoxine rajouté à l’aliment.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle pour les poissons d’eau froide. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car il est taxonomiquement proche du saumon et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes ainsi que les besoins nutritionnels. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée. Au début de l’étude les truites pèseront 110 g. Elles seront élevées pendant 12 semaines, pour atteindre un poids final supérieur à 400 g.
Renforcer l’immunité des poulets grâce aux plantes dans leur alimentation
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour vérifier si des plantes ajoutées à l'aliment renforcent l'immunité des poussins, 120 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit trois prises de sang à la veine de l'aile, à 7, 21 et 28 jours, sur animal vigile maintenu couché sur le côté, deux tentatives au maximum par prélèvement. Les poussins arrivent des mêmes couvoirs que ceux destinés à la consommation et sont élevés dans les conditions standard de l'élevage de chair. À 35 jours, tous sont tués pour une dernière prise de sang et pour prélever le microbiote de leur intestin, geste qui exige leur mise à mort.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment certaines plantes peuvent aider les poulets à mieux développer leurs défenses immunitaires dès leur naissance. Le microbiote intestinal (ensemble des bactéries de l'intestin) joue un rôle clé dans la santé des animaux, mais son lien avec l'immunité est encore peu étudié chez la volaille. Un microbiote déséquilibré peut rendre les poulets plus vulnérables à certaines maladies, comme des infections respiratoires ou articulaires. Des recherches ont montré que certaines plantes pouvaient améliorer la santé intestinale et protéger certains organes. Ce projet teste donc l'effet d'une alimentation enrichie en plantes sélectionnées sur le microbiote intestinal et l'immunité des poulets. Pour mesurer cette réponse immunitaire, des prises de sang seront réalisées après la vaccination, à raison d'une prise par semaine pendant trois semaines. Les résultats permettront d'évaluer si ces plantes peuvent renforcer l'immunité des poulets, améliorer leur santé globale et limiter l'utilisation de médicaments, favorisant ainsi une production avicole plus durable et respectueuse du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Cette étude cherche à vérifier si l'ajout de plantes dans l'alimentation des poussins dès les premiers jours de vie aide à bien orienter leur flore intestinale et à renforcer leur système immunitaire. Une bonne flore intestinale dès le départ pourrait améliorer leur santé, leur résistance face aux maladies et leur efficacité à répondre aux vaccins. Des poussins avec une meilleure immunité sont plus résistants au stress lié aux conditions d'élevage (chaleur, bactéries, virus), ce qui améliore leur bien-être. Si ces plantes montrent aussi des effets protecteurs sur d'autres organes, cela pourrait réduire l'usage de médicaments, contribuant ainsi à une approche plus durable pour la santé animale, humaine et environnementale.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins au niveau de l'aile, espacés d'au moins une semaine : à 7 jours d’âge, à 21 jours d’âge et à 28 jours. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La contention et la réalisation du prélèvement dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
La procédure de prise de sang est classée comme légère. Le sang veineux périphérique est prélevé au niveau de la veine alaire avec une contention légère. Le poulet est maintenu par un animalier habilité, allongé sur le côté avec l’aile bien à plat. L’oiseau pourra ressentir un stress dû à cette contention, le geste sera réalisé de la manière la plus douce par un animalier habitué à manipuler les oiseaux. Une deuxième personne également habilitée à l’expérimentation réalise le prélèvement sanguin qui dure moins de 30 secondes. L’animal pourra ressentir une douleur légère égale à l’introduction d’une aiguille. Seules 2 tentatives de prélèvement sont réalisées. Si une anomalie est détectée sur le point de ponction, le prélèvement sera alors réalisé sur l’autre aile. Au-delà de 2 tentatives, en cas d’échec, la prise de sang n’est pas réalisée afin de limiter le stress des animaux. Aucune anesthésie ni antidouleur n'est nécessaire, car la procédure est rapide et peu invasive, avec une très petite quantité de sang prélevée.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront élevés jusqu'à 35 jours d'âge comme dans un élevage standard de poulets. Les 120 poulets ayant été prélevés en sang au cours du projet seront euthanasiés à la station expérimentale afin de réaliser un dernier prélèvement de sang, ainsi qu’un prélèvement de flore intestinale (microbiote caecal) qui nécessite l’euthanasie de l’animal.
Remplacement
Ce projet s’intéresse au lien entre l’alimentation, la flore intestinale et le système immunitaire du poulet. Comme ces interactions complexes ne peuvent pas être reproduites en laboratoire par des méthodes in vitro, l’étude doit être réalisées sur des animaux.
Réduction
Pour évaluer l'effet des plantes sur la réponse immunitaire, il est nécessaire de suivre au moins 30 poulets par groupe. Chaque poulet est prélevé 3 fois car le niveau d'anticorps peut varier d'un animal à l'autre et évoluer dans le temps. Le nombre d'animaux a été calculé à partir de données scientifiques pour garantir des résultats fiables à partir d’un nombre d’animaux le plus faible
Raffinement
Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bienêtre des poulets. D’abord, le premier prélèvement n’a lieu qu’après une période d’adaptation du poussin à son nouvel environnement d’une durée de 7 jours. Si il est constaté que des animaux à prélever présentent un état de santé affaibli alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Afin de réduire ou supprimer la douleur, des points limites sont mis en place et seules 2 tentatives de prélèvement sanguins sont réalisées. De plus, une surveillance accrue des animaux est réalisée dans les heures et le jour suivant la procédure afin de détecter tout signe de douleur et assurer la prise en charge (mise hors essai de l’animal par exemple). La procédure de prise de sang est réalisée en condition de lumière réduite afin que les animaux soient calmes. Par ailleurs les autres manipulations des animaux sont réduites afin de réduire les autres sources potentielles de stress. Les oiseaux sont élevés dans les conditions d’élevage standard de 1 jour à 35 jours. Un apport supplémentaire d’aliment est réalisé directement sur la surface du module (en plus de la mangeoire) pendant les 3 premiers jours pour faciliter l’accès à l’aliment. Les conditions de température et d’hygrométrie respectent les besoins de l’espèce et sont contrôlées quotidiennement afin de préserver leur bien-être.
Choix des espèces
L’espèce choisie est le poulet de chair car il s’agit de l’espèce cible. Les poussins utilisés dans cette étude sont issus des mêmes élevages que ceux destinés à la consommation. Ils arrivent à l'âge d'un jour, comme dans les élevages classiques. Le premier prélèvement sanguin est réalisé à 7 jours pour leur laisser le temps de s'habituer à leur nouvel environnement. À cet âge, les poussins ont grandi (environ 213 g contre 42 g à la naissance) et peuvent donner une petite quantité de sang sans impact sur leur santé. L'objectif du projet est d'étudier comment leur système immunitaire se développe, notamment après la vaccination. En élevage, les poulets sont vaccinés très tôt car ils sont sensibles aux maladies dès les premières semaines. Le suivi à J7, J21 et J28 permet de comprendre comment leur organisme réagit avant et pendant cette période critique. Les oiseaux seront gardés jusqu'à 35 jours, ce qui correspond à la durée d'élevage habituelle des poulets de chair.
Mesures de paramètres sanguins lors d’essais zootechniques chez la truie et le porcelet élevé sous la mère
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Élevés comme dans un élevage porcin conventionnel plutôt qu'en animalerie, 2 520 cochons, truies gestantes ou allaitantes et porcelets de moins de vingt et un jours, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué au titre du projet. Le sang leur est prélevé sur animal vigile, à la jugulaire ou par piqûre de l'oreille ou de la queue, sous une contention de deux à cinq minutes : trépied pour les porcelets séparés de leur mère, lasso serré sur le groin pour les truies, une eau sucrée venant en récompense. Chaque truie peut être prélevée six fois par an, chaque porcelet deux fois avant ses trois semaines, et les mêmes animaux passent d'un essai à l'autre. Ils repartent ensuite vers l'élevage ou sont vendus à d'autres éleveurs, l'objet du projet étant de formuler des aliments moins coûteux et moins polluants pour des porcs destinés à l'alimentation humaine.
Objectifs
La mission de notre centre de recherche est de mettre au point des aliments destinés à l’alimentation des porcs, élevés dans des élevages conventionnels et destinés à l’alimentation humaine. Au cours de nos essais, nos principales mesures sont les suivantes : consommation d’aliments, évolution de la croissance, suivi de la santé des porcs. Afin d’approfondir certaines thématiques d’essais, nous sommes parfois amenés à réaliser des prélèvements sanguins pour évaluer l’impact de la nutrition sur plusieurs mécanismes de l’organisme animal (reproduction, stress, immunité, etc.). Certains de nos essais s’inscrivent dans la poursuite d’études au niveau cellulaire ayant déjà permis de réduire et cibler le nombre de paramètres à étudier sur les animaux. Le projet consiste donc à réaliser des prélèvements sanguins pour mesurer des paramètres sanguins d’intérêt pour la compréhension des mécanismes de l’organisme (marqueur d’inflammation, marqueur du stress, glycémie, enzymes hépatiques, etc.). L’objectif est d’évaluer les besoins nutritionnels des porcs à plusieurs stades physiologiques pour adapter au mieux les niveaux nutritionnels des aliments. La nutrition des animaux, comme de l’homme, a des effets simultanés sur de nombreux mécanismes biologiques dans l’organisme. Les formules alimentaires pourraient, dans certaines conditions d’élevage, avoir des effets différents sur la santé, la reproduction, le bien-être des animaux et/ou sur la qualité de leurs produits. Avant de généraliser une solution nutritionnelle à un grand nombre d’animaux en élevage, il est nécessaire d’évaluer les impacts sur l’organisme sur un nombre limité d’animaux. Les enjeux sont non seulement économiques (coût de formulation des aliments, performances des animaux), mais aussi environnementaux (émissions de gaz à effet de serre), et sociétaux puisque l’alimentation participe au bien-être des animaux. Dans un contexte actuel de réduction de l’impact environnemental des pratiques d’élevages, les formulations des aliments sont particulièrement retravaillées pour incorporer de nouvelles matières premières ou ingrédients (nouvelles sources par ex) répondant à cet enjeu. Cela nécessite de réévaluer l’impact de ces nouveaux aliments sur l’organisme, la croissance et la santé des porcs.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples : ils permettraient à la fois l’amélioration de la composition des aliments, le développement de solutions nutritionnelles « santé » ayant un rôle préventif contre l’apparition de certaines maladies, mais également l’amélioration de l’impact de la conduite d’élevage sur le bien-être des animaux et l’environnement. Plusieurs « recommandations nutritionnelles » (quantités minimales d’apport de vitamines, etc.) de la composition des aliments pour porcelets et truies reposent sur des travaux anciens, ne tenant pas compte des évolutions de performances des animaux et de leur génétique. Or, les enjeux environnementaux liés à l’approvisionnement de certaines matières premières ainsi que la volatilité de leur prix nous amènent à revoir à la baisse le niveau d’apport voir même à étudier leur remplacement par une autre source, sans impacter les performances et la santé de ces animaux. Ainsi, ce projet pourrait permettre de diminuer l’impact environnemental de certains aliments tout en s’assurant de limiter les effets néfastes sur l’organisme des truies et de leurs petits. De même, de nouvelles solutions nutritionnelles à base de plantes ou d’extraits végétaux sont de plus en plus développées dans un objectif d’améliorer la santé des truies et donc à terme diminuer l’utilisation de certains produits médicamenteux. Par la mesure des paramètres sanguins, ce projet pourrait permettre d’évaluer l’impact de ce type de solutions sur la santé des truies et de leurs petits et améliorer leur bien-être.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins par ponction jugulaire ou cutanée. Les prises de sang sont des actes reconnus d’élevage et sont réalisées par un personnel qualifié et préalablement formé. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La procédure se déroule en 3 phases successives : mise en place de la contention, ponction jugulaire ou cutanée et prélèvement, retrait de la contention et distribution d’une récompense sous forme d’eau sucrée par exemple. La méthode de contention est adaptée en fonction du stade physiologique de l’animal : utilisation d’un trépied (pour les porcelets) ou d’un lasso (pour les truies uniquement). Pour la ponction jugulaire, la zone de prélèvement est située à la base du cou. Le sang est récupéré dans des tubes : le volume de sang prélevé peut aller de 5 à 12 ml maximum. Dans le cadre d’une ponction cutanée, la zone peut être l’oreille ou bien la queue. La zone est percée à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette stérile. Les gouttes de sang sont récupérées via la lancette ou un buvard par ex pour être analysées immédiatement. Au global, la phase de contention + prélèvement peut durer entre 2 et 5 min par animal. Pour les porcelets sous la mère, le nombre de prélèvements est limité à 2 sur la phase naissance – 21 jours d’âge. Pour les truies, le nombre de prélèvements sur un cycle de reproduction (gestation + lactation) est limité à 4.
Impact sur les animaux
La réalisation de la contention avec le lasso peut entrainer une douleur légère pendant la durée du prélèvement (entre 2 et 5 min maximum), à cause de la pression exercée par le lasso sur le groin de la truie. Pour les porcelets sous la mère, ils sont momentanément isolés de leur mère et placés sur un trépied pour permettre une immobilisation pendant le prélèvement. Cette étape de contention peut être une source de stress puisque cela contraint l’animal et l’empêche temporairement d’accéder à une zone de fuite. Pour réaliser la ponction, la piqure d’aiguille entraine une douleur légère de courte durée, équivalente à la durée du prélèvement et peut induire également du stress et de la peur.
Devenir
En fonction de l’état général des animaux (application des mêmes signes que ceux listés dans les points limites), les animaux poursuivent leur croissance/vie dans nos locaux d’élevage ou sont vendus à d’autres éleveurs. Certains animaux prélevés peuvent être réutilisés dans un essai gestante/lactation ou un essai post-sevrage puis engraissement avec procédure de prélèvement sanguins. Dans ce cas, dans un objectif de prise en compte du bien-être de nos animaux, s’il est souhaité de prélever des animaux à la fois en stade sous la mère + post-sevrage + engraissement alors le nombre maximum de prélèvements sur les 25 semaines est plafonné à 6 prélèvements, en respectant toujours les 2 semaines d’intervalles minimum entre 21 et 35 j d’âge. Pour les truies, étant donné qu’une truie fait en moyenne environ 2.5 cycles/an, le nombre de prélèvements est limité à 6 par an par truie.
Remplacement
Les méthodes actuelles cellulaires menées en laboratoire ne sont malheureusement pas toujours suffisantes pour comprendre les relations complexes entre les différents mécanismes de l’organisme, entre les individus ou encore avec l’environnement. C’est pourquoi, pour certaines thématiques d’essais, il n’existe pas de méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux (même si une phase de recherche in vitro est parfois réalisée en amont lorsqu’elle est possible). Lorsque d’autres indicateurs (autres que sanguins) sont possibles alors le prélèvement de sang est remplacé par une autre méthode moins invasive (collecte d’urine et/ou de déjection au moment de la défécation). Cette stratégie a d’ailleurs été appliquée dans le passé pour le dosage du cortisol (hormone du stress). Des études récentes montrent que le cortisol contenu dans les poils des porcs est un indicateur de stress chronique car il s’y accumule au cours du temps. Dans ce cas, les prélèvements sanguins peuvent être remplacés par la récolte des poils des porcs. Les animaux placés en essais et concernés par ces procédures ne sont pas des animaux de laboratoire mais sont élevés comme dans un élevage porcin conventionnel. Nos essais s’inscrivent dans le cadre de la recherche agricole et pour certains dans la poursuite d’études cellulaires ayant déjà permis de réduire et cibler le nombre de paramètres à étudier sur un nombre réduit d’animaux. Lorsque d’autres mesures via des prélèvements moins invasifs tels que la collecte de déjection ou de poils ne sont pas possibles, la prise de sang devient le seul moyen d’obtenir les informations sur les effets des aliments testés.
Réduction
Le nombre de porcs entrant dans cette procédure est étudié pour limiter le nombre d’animaux tout en se donnant suffisamment de chance de montrer une différence de résultat si celle-ci existe (c’est ce qu’on nomme également la puissance statistique). Pour définir ce nombre, nous utilisons un logiciel de statistiques. Par ailleurs, en plus de cette méthode, nous nous appuyons sur notre expérience (traitements statistiques des précédents résultats d’essais depuis 20 ans) ainsi que sur les résultats d’autres études réalisées dans d’autres centres de recherche (nombre d’animaux/groupe dans les études avec résultats significatifs) pour affiner le nombre d’animaux concernés par les prélèvements. En outre, certains animaux concernés par cette procédure entrent également dans le cadre d’essais ayant déjà intégrés une phase de recherche au niveau cellulaire permettant de réduire le nombre de paramètres à tester et le nombre d’animaux.
Raffinement
Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bien-être. D’abord, s’il est constaté que des animaux à prélever présentent un état général affaibli ou pour lesquels la contention est difficile, alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Ensuite, la méthode de contention est réfléchie en fonction de l’âge de l’animal afin que cette dernière soit la plus adaptée à son stade physiologique pour faciliter le prélèvement et donc en limiter sa durée. Une fois le prélèvement réalisé, une récompense sous forme d’eau sucrée est proposée à l’animal. Nos animaux connaissent leur environnement ce qui réduit le stress lors de leur sortie de la case pour les prélèvements par exemple. Par ailleurs, le nombre de tentatives sans réussite du prélèvement est réduit à 2 afin de limiter la durée de contention. Comme présenté dans les points limites, une surveillance particulière des animaux est réalisée durant les 3 jours qui suivent les prélèvements et des soins sont définis en cas d’apparition de signes cliniques notables ou sévères.
Choix des espèces
C’est l’espèce cible de notre activité de recherche. Les résultats de nos essais sont valorisés pour améliorer l’alimentation des truies et des porcelets sous la mère dans les élevages conventionnels. Les animaux placés en essais et concernés par ces procédures ne sont pas des animaux de laboratoire mais sont élevés comme dans un élevage porcin conventionnel. Les animaux utilisés sont des truies en gestation ou en lactation et leurs porcelets élevés sous la mère pendant leur 21 premiers jours de vie. C’est sur ces stades physiologiques que nous souhaitons faire avancer nos connaissances.
Evaluation de l’effet de l’ingestion d’une solution à base d’huiles essentielles sur les émissions de méthane entérique à court et long terme, le métabolisme de l’hôte et son efficience alimentaire chez des veaux laitiers ou croisés laits x viande
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Cinq sondages du rumen, cinq prises de sang, cinq prélèvements de fèces et une biopsie de cartilage dans l'oreille : chacun des 56 veaux utilisés passe par là, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué dans le cadre du projet, tous rejoignent ensuite leur parcours d'animaux d'élevage. L'objet est de tester si une solution d'huiles essentielles donnée au jeune âge réduit durablement les émissions de méthane, un additif dont le porteur signale qu'il coûte cher à distribuer chaque jour aux vaches adultes. Les veaux sont suivis de 21 jours à 17 mois, précisément parce que le porteur veut savoir si l'effet obtenu tôt persiste un an plus tard.
Objectifs
Au sein des gaz à effet de serre, le méthane entérique, lorsqu’il est exprimé en équivalent carbone, représente 16 % de la production française. Ce gaz provient d’abord du secteur agricole, plus particulièrement des ruminants, qui en produisent naturellement via les éructations. Une grande partie des stratégies efficaces contre ce gaz mettent en place des leviers alimentaires permettant de moduler les microbes du rumen. En effet, le méthane produit par les ruminants est d’origine microbienne, des essais précédents ont tenté de modifier la population microbienne dans l’estomac des vaches pour diminuer la production de méthane. Néanmoins, ces effets ne sont pas systématiquement observés. Dans ce projet, nous proposons d'examiner le changement de population microbienne chez le veau pourrait induire un impact à long terme favorable sur les émissions de méthane ainsi que si ce changement aurait un impact la digestion et la santé de l’animal.
Bénéfices attendus
Les bénéfices associés sont situés à plusieurs échelles et domaines. Au sein du projet, l’acquisition de références françaises sur les veaux d’origine laitière permettra de définir leur niveau d’émission de méthane entérique et ainsi ajuster les valeurs actuellement utilisées pour calculer les émissions totales au niveau national au sein de simulations diverses. En élevage, le complément alimentaire proposé a prouvé son efficacité pour diminuer les émissions de méthane et optimiser la productivité laitière. Cependant, son application nécessite une supplémentation quotidienne de 1 g par vache, ce qui impose des contraintes financières et logistiques pour l'éleveur. Avec cette expérimentation, nous cherchons à mettre en évidence l’effet d’une persistance de cette action ciblée dans le jeune âge au-delà de la période d’administration. Enfin, sur le plan de la recherche fondamentale, ce projet permettra d’explorer le dialogue subtil entre le microbiote digestif et l’animal hôte pendant des périodes charnières de la vie. Le suivi du jus de rumen, de fèces et de sang, prélevées aux mêmes temps de vie, permet de mettre en évidence les mécanismes dynamiques qui lient le microbiote et le métabolisme de l’hôte. Il est attendu que les données collectées fournissent des enseignements majeurs pour la conception de nouveaux additifs alimentaires à la fois efficaces sur les émissions de méthane et sur les performances animales.
Procédures
56 animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Prélèvement de fèces : 5 fois, cette intervention durera environ 2 minutes maximum par animal - Prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire : une seule fois, cette intervention durera moins de 5 secondes par animal - Prélèvement de jus de rumen : 5 fois, environ 3 minutes maximum par animal – Prise de sang : 5 fois, environ 2 minutes maximum par animal
Impact sur les animaux
Les effets indésirables dus aux interventions sont : - Le stress lié à la contention / manipulation, prélèvement de fèces, de cartilage par biopsie auriculaire et de jus de rumen - Un risque de blessure et de douleur légère liés à la manipulation, le prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire, le prélèvement de jus de rumen et la prise de sang.
Devenir
Les animaux poursuivront ensuite leur parcours d’animaux d’élevage.
Remplacement
A ce jour, les méthodes d’évaluation indirectes des émissions de méthane entérique sont prometteuses, mais insuffisamment précises et génériques pour se passer du modèle animal. De ce fait, avoir recours aux veaux (animal cible) est obligatoire pour répondre à la problématique de cet essai.
Réduction
L’utilisation de données provenant d’un essai passé sur le microbiote ruminal de veaux prélevés au jeune âge et les méthodes statistiques ont permis de définir que 14 veaux par modalité étaient requis pour observer des résultats répondant à notre objectif.
Raffinement
Les diverses mesures envisagées ont été réduites au minimum sur le type de mesure ou leur nombre par animal afin de collecter suffisamment de données utiles pour répondre aux bénéfices attendus du projet (3.3.2.3.). Les prélèvements de fèces et de sang, voire de cartilage pour le génotypage (1 prélèvement unique) seront associés lors d’une même pesée des veaux, afin de limiter les manipulations, donc le stress et les risques de blessures pour les animaux. Afin de réduire le nombre de prélèvements fécaux sur animaux, les fèces collectées seront divisées en 2 sous-échantillons : l’un destiné à la mesure infrarouge, l’autre à l’évaluation du microbiote fécal.
Choix des espèces
Le méthane entérique, un puissant gaz à effet de serre avec un effet délétère sur le climat, est majoritairement émis par les bovins en France. En absence d’outils ou de variables substitue proxys fiables actuellement pour quantifier ces émissions, l’utilisation de bovins est essentielle pour collecter ces données et chercher des solutions de réduction du méthane entérique à l’échelle française. Le choix des veaux âgés de 21 jours à 17 mois de vie (0j à 16 mois d’essai) comme sujet d’étude résulte d’un des objectifs de l’essai concernant la programmation du microbiote ruminal des gros bovins par la consommation d’un complément alimentaire durant le jeune âge. Cela permet donc d’étudier : 1) l’effet du complément alimentaire durant le jeune âge (moins de 4 mois d’âge) ; 2) l’effet de la distribution du complément alimentaire dans le jeune âge sur les émissions des mêmes bovins après 1 année environ.
Dynamique de la valorisation des aliments chez le porc
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Un jeûne de 24 heures pour tous, des prélèvements de fèces toutes les trois semaines, parfois provoqués au thermomètre, un hébergement en cages qui limitent les mouvements : 1 240 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Tous sont tués à l'issue pour une caractérisation anatomique, et leur viande est valorisée. Le porteur veut affiner les valeurs nutritionnelles des aliments selon le poids de l'animal, à raison de deux études par an pendant cinq ans, pour limiter les ressources consommées et les rejets des élevages. Combien de temps les porcs passent dans ces cages n'est jamais précisé.
Objectifs
Les aliments des porcs sont constitués de matières premières dont les valeurs nutritionnelles ont été déterminées à deux stades physiologiques: le porc en croissance de poids de 60 kg et la truie adulte. Par extrapolation, les valeurs nutritionnelles qui ont été estimées chez des animaux de poids de 60 kg sont appliquées pour l'ensemble de la période d'éngraissement, c'est-à-dire pour des animaux dont le poids varie de 30 à 130 kg. Pourtant, l'augmentation du poids des animaux s'accompagne également d'une augmentation de la taille du tube digestif et de l'intensité des fermentations dans le gros intestin qui devrait permettre une amélioration de l'utilisation des aliments par le porc et donc des valeurs nutritionnelles des aliments. D'un point de vue énergétique, les valeurs des aliments dépendent également de la composition de la croissance (teneurs en protéines, lipides, eau et minéraux des tissus musculaires, adipeux, osseux, viscéraux déposés). Cette composition évolue au cours de la croissance (de moins en moins de protéines et de plus en plus de lipides déposés), et les valeurs énergétiques déterminées avec des animaux d'un poids de 60 kg sont différentes de celles qui pourraient être mesurées à d'autres poids. L'objectif du projet est de caractériser la valorisation de l'aliment par le porc en fonction de son poids, en comprenant les évolutions liées à la digestion des aliments et celles liées à la composition de la croissance.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre de mesurer l'évolution de l'utilisation digestive et métabolique des aliments chez le porc à partir de données mesurées toutes les semaines (utilisation digestive, dépense énergétique), toutes les 3 semaines (fonctionnalité digestive, composition de la croissance) ou à l'échelle de la durée d'engraissement (composition anatomique). Le projet va permettre de savoir si les porcs utilisent plus efficacement certaines ressources alimentaires lorsque leur poids augmente, ou selon les modalités d'alimentation. A plus long terme, le projet va permettre de mieux alimenter les porcs dans les élevages pour limiter l'utilisation des ressources alimentaires et les rejets dans l'environnement.
Procédures
La consommation d'aliment, la consommation d'eau et la croissance seront mesurés à l'aide de dispositifs automatiques. L'adiposité des animaux sera caractérisée par la mesure de l'épaisseur de lard dorsal par échographie toutes les 3 semaines. Un échantillon de fèces sera également collecté à cette occasion.
Impact sur les animaux
Les porcs vont être soumis à des prélèvements de fèces toutes les 3 semaines. Ces prelèvements seront prioritairement effectués lors de la défécation naturelle, mais il pourra être nécessaire de stimuler la défécation à l'aide d'un thermomètre, ce qui pourra entraîner un inconfort. Les porcs vont être hébergés dans des cages limitant leurs mouvements, ce qui pourra entraîner un inconfort. Tous les porcs vont subir une période de jeûne alimentaire de 24h, générant une sensation de faim.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure pour des caractérisation anatomique. La viande issue de ces animaux sera également valorisée.
Remplacement
Le projet vise à mesurer les changements dans l'utilisation des aliments au cours de la croissance chez le porc. Il n'existe par d'alternatives, notamment in vitro qui permettrait d'atteindre les objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé sur la base d'essais antérieurs. Nous prévoyons d'étudier 2 modalités alimentaires par étude. D'après les données de nos précédentes études, un effectif de 24 animaux par lot nous permet de mettre en évidence la différence de croissance prévue. Il est donc nécessaire de prévoir 48 animaux par étude pour la procédure 1. Nous aurons aussi besoin de 4 porcs toutes les semaines pour la procédure 2, soit 64 porcs au cours des 16 semaines de l'étude. Nous prévoyons 12 porcs supplémentaires pour disposer d'un effectif suffisant pour le choix des animaux intégrant la procédure 2 y compris en derrnière semaine. Le nombre de porcs par étude sera donc de 124. Nous prévoyons 2 études par an pendant 5 ans, soit 1240 porcs pour toute la durée du projet.
Raffinement
Les porcs de la procédure 1 seront tous hébergés dans un seul groupe dans une salle équipée de dispositifs de mesures automatiques afin de limiter les mesures nécessitant des interventions humaines sur les animaux. Les prélèvements de fèces seront réalisés en priorité lors de la défécation naturelle. Les porcs de la procédure 2 seront hébergés par 2 pendant la moitié du temps et nous placerons 2 cages dans la même enceinte métabolique pour limiter l'isolement social. Une grille d'évaluation de la douleur a été élaborée afin de permettre un suivi des animaux pendant les procédures expérimentales. Les animaux feront l'objet d'un suivi journalier selon cette grille, mentionnant un arbre décisionnel pour l'arrêt des procédures.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce-cible. Les porcs seront en croissance correspondant à la cible de l'étude.
Repenser la nutrition protéique pour la santé, le bien-être et la robustesse du poussin – apports en protéines et acides aminés dans un contexte de diversification des sources protéiques
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Chacun des 208 poussins subit une seule prise de sang de quelques secondes avant d'être tué, à zéro, cinq ou dix jours de vie. Ces poulets de chair vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour mesurer leur composition corporelle et des biomarqueurs après six régimes différents. Le porteur présente ces travaux comme un moyen de renforcer la santé et le bien-être du poussin, l'objet opérationnel étant de réduire l'apport protéique des premiers jours et d'utiliser davantage de tournesol et de colza à la place du soja importé. Aucun animal ne dépasse dix jours, la mise à mort servant aux découpes anatomiques et aux prélèvements de tissus.
Objectifs
La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Les 2 premières étapes, qui ont fait l’objet de précédentes demandes, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie, puis à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques). Nous cherchons dans cette nouvelle demande à tester les apports en protéines et en acides aminés dans un contexte de diversification des matières premières pour améliorer l’autonomie protéique.
Bénéfices attendus
L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.
Procédures
Il n’y aura qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J0, J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction de l’apport alimentaire en protéines et acides aminés avec diversification des matières premières riches en protéines.
Remplacement
La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique)..
Réduction
Au total, 208 animaux (16 à l’éclosion et 192 ensuite) seront prélevés (sang et tissus), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux a été défini pour permettre de détecter significativement des effets d’une diversification des sources protéiques pour des apports en protéines et acides aminés optimisés (5 régimes avec des matières premières diversifiées moins digestibles ou une combinaison de différentes matières premières protéiques et 1 régime classique maïs-blé/soja) sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés. De même, un effectif de 16 animaux par régime et par âge au prélèvement, sexes confondus (1 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 192 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.
Évaluation de nouvelles solutions enzymatiques pour améliorer la valeur nutritionnelle des régimes alimentaires chez le poulet de chair.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Mettre au point un additif enzymatique pour l'industrie avicole, dans un secteur où l'aliment représente environ 70 % des coûts de production : 320 poulets de chair sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à 28 jours pour prélever leurs contenus intestinaux. Ils reçoivent pendant quatre semaines un régime volontairement appauvri en énergie, sont sortis de leur cage pour être pesés en groupe à J14 et J28, puis contenus pour une prise de sang d'un millilitre. Le porteur indique qu'ils mangent davantage pour compenser le manque d'énergie. Il décrit un hébergement en cages en batterie enrichi de "grelots scintillants" et une densité par cage censée procurer le maximum de confort, pour des oiseaux tués à quatre semaines.
Objectifs
L’alimentation animale représente environ 70 % des coûts de production dans l’élevage, ce qui a donné lieu à des recherches approfondies sur l’optimisation de l’utilisation des aliments sans compromettre les performances animales ou la durabilité. L’utilisation d’enzymes alimentaires est devenue une pratique courante dans l’industrie de la production animale. À l’échelle mondiale, les tourteaux de soja et le maïs sont les ingrédients dominants des aliments pour volailles, principalement en raison de leur profil nutritionnel et de leur disponibilité. Cependant, ces ingrédients sont riches en fibres perturbant la composition de la microflore intestinale, altérant la disponibilité et l'utilisation des nutriments et par conséquent réduisant les performances de croissance des poulets de chair. L’utilisation d’enzymes dégradant les fibres est devenue une pratique courante dans les régimes alimentaires des volailles pour réduire leurs effets antinutritionnels. Il a été démontré qu'elles diminuent la viscosité intestinale et améliorent la digestibilité des nutriments, et donc l'utilisation des ingrédients alimentaires fibreux composant l’aliment. Néanmoins, de nombreuses données ont montré que les enzymes utilisées sont très spécifiques et que l’efficacité varie en fonction de la composition des ingrédients de la ration alimentaire. En effet, le profil en fibres du maïs est nettement différent de celui du blé, expliquant une croissance moins importante des poulets de chair avec ces enzymes sur des régimes à base de maïs. Par conséquent, l’efficacité des enzymes repose sur les caractéristiques chimiques des fibres constituants les ingrédients suggérant ainsi que l'utilisation d'un mélange d’enzymes serait plus efficace dans les régimes alimentaires des poulets de chair. L’objectif de ce projet est d’évaluer des combinaisons de trois enzymes pour améliorer la valeur nutritionnelle des régimes alimentaires des volailles par rapport aux solutions enzymatiques existantes.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra 1) d’évaluer si les trois enzymes ajoutées individuellement dans l’aliment sont efficaces sur la solubilisation des fibres constituants le blé, le maïs et le soja., 2) de déterminer la ou les combinaisons enzymatiques qui permettent in vivo de mieux valoriser l’apport nutritif de la ration alimentaire, 3) de déterminer si les enzymes agissent en synergie ou de manière additive. Sur la base des résultats obtenus et du mode d’action déterminé, la dose d’inclusion de la ou des combinaisons enzymatiques sélectionnées pourra être optimisée. Ce projet permettra de répondre aux difficultés rencontrées par les éleveurs de poulets de chairs en termes d’apports nutritifs de la ration alimentaire, de coûts d’alimentation et de santé intestinale des animaux.
Procédures
Les animaux seront nourris avec un régime alimentaire modifié avec un apport en énergie réduit pour voir les effets des additifs ajoutés pendant 28 jours. Stress et inconfort des animaux qui seront sortis de leur cage pour être pesés en groupe (
Impact sur les animaux
Augmentation de la consommation alimentaire pour compenser une réduction modérée de l’apport en énergie dans l’aliment. Inconfort et stress dû aux pesées et à la prise de sang
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure seront mis à mort pour le prélèvement des contenus intestinaux
Remplacement
Pour réduire le recours à l’expérimentation animale, les additifs alimentaires spécifiques des substrats présents dans le maïs, le soja et le blé ont été précédemment testés in vitro seuls ou en combinaison sur leur efficacité à solubiliser les fibres des ingrédients entrant dans la ration alimentaire des poulets de chair. Ces tests ont montré l’efficacité des enzymes à solubiliser les fibres spécifiques constituants le blé, le maïs et le soja. Cette efficacité a été accentuée dès lors que les enzymes ont été ajoutées en combinaison. Ces tests in vitro utilisées en première intention doivent cependant être confirmée in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions physiologiques complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet de chair. Le développement de la nouvelle solution enzymatique implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants
Réduction
Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet et a été réduit à la stricte nécessité pour aborder l’objectif du projet. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux, d’avoir suffisamment de quantité d’échantillons pour réaliser les analyses et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les contenus intestinaux de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.
Raffinement
La gestion du bien-être des animaux tout au long du projet inclut l’application de points limites spécifiques et précoces. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée en groupe des animaux sont réduits en réalisant les opérations de capture le plus silencieusement possible, par une manipulation délicate des animaux saisis au niveau du tarse juste au-dessus des doigts pour être transférés dans des contenants suffisamment grands pour éviter l’empilement et donc l’étouffement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux se coincent les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, un ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que des ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux sera effectué. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux, favorisent les interactions sociales, et correspondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les nouvelles solutions enzymatiques qui sont développées sont destinés à être incorporées dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair) pour faire face à la variabilité de la qualité nutritionnelle des ingrédients entrant dans la composition des régimes alimentaires des volailles. Les animaux seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours. Des poulets juvéniles et jusqu’à 28 jours d’âge seront utilisés dans cette étude afin d’avoir des animaux dont le développement intestinal et les sécrétions d'enzymes endogènes soient suffisamment matures, soit après 3 semaines pour les mesures de digestibilités.
Effet de différentes sources de phosphore sur la digestibilité et le métabolisme du phosphore chez la vache laitière
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Établir des valeurs de digestibilité pour les phosphates qu'un industriel commercialise déjà : quatorze vaches laitières taries sont utilisées à cette fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sept fois, à sept jours d'intervalle, elles sont contenues dans un couloir pour un prélèvement de salive pouvant durer dix minutes, un prélèvement d'urine et une prise de sang, sur animaux vigiles et sans anesthésie. Les fèces sont ramassées au sol, ce que le porteur présente comme un moyen d'éviter des fouilles rectales. Ces vaches ne sont pas tuées et retournent à l'élevage, et le bénéfice annoncé du projet consiste à mieux conseiller les utilisateurs des produits du commanditaire.
Objectifs
Le phosphore est l’un des minéraux les plus importants dans l’alimentation animale car il est impliqué dans plusieurs processus métaboliques. Selon l’origine du phosphore distribué aux animaux, sa digestibilité et son métabolisme ne sont pas les mêmes. Le commanditaire du projet ne dispose pas encore de valeurs de digestibilité du phosphore pour les phosphates qu’il commercialise pour les vaches laitières. Actuellement, ils utilisent les tables internationales comme références. Ce projet permettra donc d’obtenir des valeurs spécifiques aux produits utilisé dans le projet et de déterminer comment ces produits se situent par rapport aux valeurs fournies par les tables internationales. Les objectifs du projet sont donc d’évaluer l’effet de différentes sources de phosphore sur la digestibilité et le métabolisme du phosphore et de définir une valeur de digestibilité pour le phosphore pour chacune des sources testées.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux connaitre les produits commercialisés par le commanditaire du projet afin d'optimiser le conseil aux utilisateurs et ainsi d'améliorer le bien-être et la production des animaux.
Procédures
Tous les prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles et auront lieu à la suite le dernier jour de chaque période expérimentale, c'est-à-dire qu'ils seront au nombre de sept séparés chacun de sept jours. Il s'agira d'un prélèvement de salive (maximum 10 min), d'urine (maximum 5 min) et d'un prélèvement de sang (maximum 5 min). Les fèces seront récoltées au sol afin d'éviter des fouilles rectales aux animaux.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendus sur les animaux ne sont liés qu'aux prélèvements. En effet, aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux suite à l'ingestion des produits testés dans ce projet ne sont attendus, car il s'agit de produits qui sont déjà commercialisés à l'international. Ainsi, au moment des prélèvements de salive, d'urines et de sang une gène légère et passagère peut être éprouvée par les animaux, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Les quatorze animaux seront placés à la fin de la procédure expérimentale. En effet, ils recevront des produits alimentaire déjà sur le marché et ne subiront qu'une procédure de classe légère.
Remplacement
Le projet doit obligatoirement être conduit avec des animaux vivants, car il n'existe pas d'autre modèle pour étudier l'effet de différentes sources de phosphore à la fois sur la digestibilité de la ration et sur le métabolisme du phosphore chez le bovin.
Réduction
Les vaches seront conduites en conditions uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique basée sur des données issues de la littérature quant à l’efficacité des produits équivalents à ceux testés dans ce projet a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus pour mettre en évidence des différences significatives entre traitements.
Raffinement
Pour respecter leur bien-être, les animaux sont logés sur une litière de paille dans des cases voisines leur permettant de se voir et de se sentir. Au quotidien, le personnel animalier observera le comportement de chaque vache le matin et le soir au moment de la distribution du repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Si des signes paraissent inhabituels, ils seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Si besoin, les animaux concernés seront soignés et, si jugé nécessaire par le vétérinaire, retirés du projet. Les jours des prélèvements de salive, de sang et d’urines (J7 de chaque période), les vaches sont manipulées dans un couloir adapté à leur contention pour éviter tout risque de blessure. Ces types de prélèvements sont des gestes fréquemment réalisés dans la pratique vétérinaire et ne nécessitent pas d’analgésie ou de sédation. Les fèces sont collectées au sol, afin d’éviter des fouilles rectales aux animaux.
Choix des espèces
L'essai doit nécessairement être conduit avec des bovins car c'est l'espèce cible du produit testé. Les animaux utilisés seront adultes, il s'agira de vaches laitières taries, car il s'agit du stade physiologique ciblé dans ce projet.
Effet du refroidissement de l’eau de boisson et des modalités d’alimentation sur les performances des poulets de chair en situation de stress thermique
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Pour tester des alternatives à la brumisation dans les élevages de poulets de chair, 600 poussins sont exposés à 32 °C pendant cinq heures d'affilée, à deux reprises au cours de leur croissance. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 522 d'entre eux et modéré pour 78. La température rectale est mesurée sur animal vigile, thermomètre introduit dans le cloaque, avant, pendant et après chaque coup de chaleur, sur 25 poulets par traitement. Le porteur indique qu'une température élevée peut provoquer halètement, léthargie, stress oxydatif et troubles de l'absorption intestinale, et que des problèmes de locomotion peuvent apparaître chez les 78 animaux gardés jusqu'à 49 jours. 300 poulets sont mis à mort à 42 jours, l'âge d'abattage des poulets lourds standards, les 300 autres étant rendus à l'élevage.
Objectifs
Les éleveurs sont parmi les professionnels les plus exposés aux aléas climatiques. Ils seront sans doute parmi les plus impactés par les évolutions qui vont s’opérer au cours des prochaines décennies. Ils sont donc particulièrement sensibilisés à ces sujets. Ce projet vise à produire des connaissances nouvelles et des outils nécessaires pour accompagner les éleveurs avicoles dans la mutation des systèmes d’exploitation qu’ils vont devoir opérer pour s’adapter au changement climatique (« adaptation ») et limiter leur impact sur le climat (« atténuation »). Plusieurs méthodes d’adaptation au changement climatique seront testées. Ces méthodes pourront permettre de mettre en place des solutions concrètes en élevage avicole de poulet de chair standard pendant la période estivale. Les épisodes caniculaires deviendront à terme plus longs et plus intenses pour les animaux. Aujourd’hui, la brumisation est une méthode couramment utilisée afin de réguler la température à l’intérieur des batiments d’élevage. Cependant, elle augmente l’impact environnemental des élevages. En effet, la brumisation nécessite une augmentation de l’utilisation d’eau en période de sécheresse. De plus, cette méthode augmente fortement l’hygrométrie et peut détériorer l’état des litières engendrant des problèmes de santé. Il est donc nécessaire de proposer aux éleveurs des solutions plus durables afin de maintenir les performances et la santé de leurs animaux. Afin de tester plusieurs alternatives à la brumisation, deux essais seront mis en place avec des poulets de chair à croissance rapide. Deux scénarios climatiques de stress thermique cyclique seront utilisés afin de tester plusieurs solutions d’adaptation et d’atténuation. Les objectifs opérationnels sont 1/ d’évaluer l’effet du refroidissement de l’eau de boisson 2/ de gérer la quantité d’aliment ingéré en période chaude 3/ de tester un aliment spécialement adapté pour les périodes chaudes.
Bénéfices attendus
Les éleveurs sont fortement impactés par le réchauffement climatique. La brumisation utilisée en période de canicule est un coût supplémentaire pour l’élevage. Ainsi, de plus en plus de recherches se concentrent sur la mise au point de méthodes pour diminuer l’impact des températures élevées sur la croissance, la santé et le bien-être des poulets de chair. Ainsi, le refroidissement de l’eau permettrait aux animaux de mieux réguler leur température corporelle et de réduire le rythme d’halétement. Cela permettrait également d’économiser l’eau qui devient de plus en plus une denrée rare. La mise à jeun permettrait d’éviter une dépense énergétique et une production de chaleur due à la digestion et l’absorption des nutriments. Ces essais permettront de tester des solutions applicables en élevage qui pourront ensuite être recommandées aux éleveurs. Avenant: Les animaux maintenu en élevage de 42 à 49 jours permetteront de collecter des données permettant de modéliser la phase de récupération des animaux à ce stress.
Procédures
La température rectale sera mesurée sur animal vigile avant, pendant et après le stress thermique et ce, pour les deux périodes de coup de chaleur. Cette intervention sera faite sur 25 animaux par traitement. Les animaux mesurés ne seront pas les mêmes entre les deux périodes de stress thermique.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une température de 32°C pendant 5h d’affilée. Une température élevée peut provoquer une augmentation de l’halètement, une léthargie, une accumulation de tissu adipeux, une augmentation du stress oxydatif et des mécanismes d’inflammation. Au niveau intestinal, une température élevée peut induire des désordres d’absorption. L’eau à volonté permettra aux animaux de réguler leur température corporelle. Enfin, la mesure de température rectale nécessite une contention de l’animal et une introduction du thermomètre dans le cloaque pouvant générer un stress. Avenant: Pour les 78 animaux maintenue en élevage de 42 à 49 jours, des problèmes de locomotion peuvent survenir après le dernier stress thermique
Devenir
Pour l’essai 2, les animaux seront mis à mort à 42 jours, ce qui correspond à l’âge d’abattage des poulets lourds standards. Avenant: 78 animaux seront maintenu en élevage jusqu'à 49 jours pour étudier leur capacité à récupérer d'un coup de chaleur et d'étudier les mécanismes physiologiques qui sous tendent cette réponse
Remplacement
Compte tenu des objectifs finaux du projet (évaluation des effets du refroidissement de l’eau de boisson et de la gestion de la prise alimentaire en condition de stress thermique) et de l’absence de techniques in vitro ou de données suffisantes pour de la modélisation permettant de répondre à ces objectifs, l’espèce aviaire ne peut être substituée.
Réduction
Les animaux seront nourris à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux. Contrairement à un dispositif en parquet (8 parquets par traitement), ce dispositif permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet. Un total de 300 poussins de 1 jour non sexés sont requis pour chacun des essais (soit un total de 600 animaux sur l’ensemble du projet). Cela permet de constituer 6 groupes de 50 animaux et ainsiévaluer 6 traitements différents. L’unité statistique est l’individu. Concernant la consommation d’aliment, sur la période de 21 à 25 jours, un effectif de 50 poulets par traitement est suffisant pour observer une différence significative de 50g d’aliment ingéré entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour la période de 35 à 42 jours, une différence de consommation est attendue. Les animaux du traitement « aliment à volonté » devraient consommés 7% de plus que les animaux du traitement « aliment intermittent ». Concernant le poids vif à 42 jours, un effectif de 50 poulets nous permettra de voir une différence significative de 130g entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour l’essai 2, la composition des carcasses sera évaluée à la fin de la période d’élevage. Le stress thermique induit une accumulation de gras abdominal. Cela pourrait être réduit via la période de jeun. Une diminution du gras abdominal de 0,26 % (pourcentage de poids vif) est attendue entre les traitements « aliment à volonté » et « aliment intermittent ». Ces estimations ont été faites à partir de données de la littérature et avec un logiciel de statistiques. Au regard de la bibliographie et d’expériences précédentes, le nombre d’animaux/groupe que nous avons définis est nécessaire et suffisant pour mettre en évidence des différences de performances (s’il y en avait).
Raffinement
Les animaux seront élevés au sol, avec une litière en copeaux de bois, en groupe sociaux pendant toute la durée de l’expérience, à une densité inférieure (11 animaux/m²) au maximum autorisé. Ils auront la possibilité d’explorer et de se percher. Un perchoir sera mis à disposition dans chaque parquet. Les effets du stress thermique sur le comportement des animaux pourront être évalués à l’aide d’une méthode d’évaluation du bien-être. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par les critères suivants, prostration, animal ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver, entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Avenant: Entre J42 à J49, la motivation des animaux sera évaluée avec un test de distrubution d'une nourriture appétante (larves séchés) et de réactivité à l'homme.
Choix des espèces
Le poulet domestique a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. La souche à croissance rapide utilisée dans cet essai est la souche principale utilisée en élevage de poulet de chair standard. L’objectif de ce projet est d’évaluer la croissance et la consommation alimentaire des poulets de façon individualisée, grâce aux mangeoires électroniques, dans des conditions contrôlées pendant toute la période d’élevage. Ainsi, nous utiliserons des animaux de 1 jour, fournis par un couvoir commercial et nous élèverons les animaux jusqu’à l’âge de 42 jours, âge classique d’abattage des poulets standards lourds. Avenant: Allongement de la durée d'élevage de 42 à 49 jours pour 78 animaux
Evaluation de l’effet d’une eau aux propriétés oxydo-réductrices modifiées sur l’inflammation gastrointestinale chez le cheval
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Pour vérifier si une eau de boisson modifiée par une réaction chimique réduit l'inflammation gastro-intestinale, 12 chevaux adultes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent neuf prélèvements sanguins hebdomadaires, deux fouilles rectales et deux intubations naso-gastriques sous tranquillisant, chaque examen étant précédé d'une mise à jeun de quinze à vingt heures, eau retirée une heure avant. Le porteur reconnaît qu'aucune étude scientifique n'a objectivé les améliorations rapportées jusqu'ici avec cette eau. Aucun dommage n'étant attendu, les chevaux ne sont pas tués et pourront être réutilisés dans d'autres études.
Objectifs
Les inflammations gastro-intestinales sont très fréquentes chez les chevaux. Ainsi, pour l’estomac on ressence jusqu’à 70% de gastrites chez les chevaux sans activité physique. La prévalence spécifique des inflammations du colon sont moins documentées chez le cheval mais ces conséquences peuvent être très importantes car elles sont souvent associées à des diarrhées aigües et à une déshydratation rapide. Une amélioration de la condition des chevaux présentant des symptômes liés à ces inflammations a été observée avec la consommation par les chevaux d’une eau de boisson modifiée par une réaction chimique. Cependant, aucune étude scientifique n’a encore objectivé ces améliorations. L’objectif de ce projet est donc de décrire l’impact de l’administration de cette eau de boisson modifiée par une réaction chimiquesur l’inflammation gastrointestinale chez le cheval.
Bénéfices attendus
Les ulcères gastriques et l’inflammation du gros intestin du cheval touchant un très grand nombre de chevaux, ce projet pourrait permettre de proposer une solution alternative à la guérison de ces pathologies.
Procédures
Au cours du projet, les chevaux seront soumis à neuf prélèvements de sang séparés chacun d'une semaine et à deux prélèvements de fèces séparés de quatre semaines. Ces prélèvements seront réalisés sur animal vigile et ne dureront que quelques minutes. Les chevaux seront aussi soumis à deux intubation naso-gastriques séparées de quatre semaines. Ces intubations seront réalisées sur animal tranquilisé. Les chevaux seront mis à jeun la nuit précédente (environ 15h) par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire et l’eau sera retirée une heure avant les prélèvements qui auront lieu le matin.
Impact sur les animaux
La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Les chevaux sont mis à jeun la nuit précédant les observation et biopsies des muqueuses gastriques, soit pendant une période de 15 à 20h (bien inférieure aux 48h de mise à jeun préscrites par les vétérinaire dans leur pratique) par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire et l’eau est retirée une heure avant les prélèvements qui ont lieu le matin. Cette mise à jeun se fait durant la nuit afin de moins perturber les chevaux dont l’activité alimentaire est généralement réduite pendant cette période nocturne. Les observations sont réalisées grâce à une intubation naso-gastrique. Ce geste fréquemment utilisé sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l’introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu’elle cesse une fois la sonde introduite dans l’œsophage.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet et le produit testé n'a pas d'effet rémanent. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Le projet doit obligatoirement être conduit avec des animaux vivant, car il n'existe pas de modèle permettant mimer l'effet de l'alimentation sur l'inflammation gastro-intestinale chez le cheval.
Réduction
Les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique à partir des résultats d'une précédente étude a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
Tous les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d’échographie/insémination) adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. De plus pour les prélèvements de fèces, la main du manipulateur est enduite de gel afin de diminuer les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. Afin de réduire le stress lors des observations et prélèvements gastriques, un tranquillisant est administré par injection intra-veineuse. L’endoscope utilisé est spécialement destiné à une utilisation en équine ce qui permet d’atteindre l’estomac tout en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Son extrémité est également recouverte de gel pour faciliter son passage. De plus, les chevaux ont été entrainé en amont du projet à rentrer et rester dans le travail et à accepter dans le calme les prélèvements réalisés. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir, avec une litière de paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai.
Choix des espèces
L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s'agit de l'espèce cible du produit étudié et la relation digestion/inflammation est spécifique à chaque espèce. Les chevaux utilisés sont adultes (entre 8 et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.
Etude de l’adéquation nutritionnelle d’aliments à haute teneur en humidité pour chat adulte
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Valider un aliment pour chats à haute teneur en humidité mobilise 45 chats adultes, dans des procédures classées en souffrance légère, réutilisés ensuite ou proposés à l'adoption. Les 45 passent dix jours en hébergement individuel, puis les trente retenus y retournent cinq jours, puis deux fois trois jours au cours d'une étude de vingt-six semaines. Chacun subit jusqu'à trois prises de sang sur animal éveillé, après application d'une pommade anesthésique, et le porteur reconnaît que l'isolement peut provoquer de l'angoisse et l'aliment une dégradation des selles. Le projet doit vérifier si cet aliment couvre les besoins nutritionnels du chat adulte, et le porteur écrit dans le même mouvement qu'il permettra de s'assurer que les indicateurs évalués "ne démontrent aucune anomalie".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer si un aliment pour chats ayant une haute teneur d’humidité répond aux besoins nutritionnels établis pour un chat adulte. Pour cela nous sélectionnerons 30 chats sur un effectif total de 45 chats, que nous répartirons en 2 groupes : un groupe de 15 chats sera nourris avec un aliment contenant un niveau d’humidité courant, l’autre groupe de 15 chats sera nourri avec un aliment à plus forte teneur en humidité. Nous évaluerons l’impact d’une exposition de 6 mois à cette alimentation sur le bien-être physique et physiologique des chats inclus dans l'étude.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de s'assurer qu'un aliment à haute teneur en humidité répond aux besoins nutritionnels spécifiques du chat adulte en bonne santé et que les indicateurs évalués ne démontrent aucune anomalie.
Procédures
Les animaux seront exposés aux interventions suivantes: 1) Hébergement individuel: 10 jours pour un maximum de 45 chats, puis pour les 30 chats sélectionnés une première fois pendant une période de 5 jours puis 2 fois sur une période de 3 jours lors de l'étude de maintenance d'une durée totale de 26 semaines. 2) Prises de sang: Les chats sélectionnés pour l'étude seront soumis à 3 prises de sang maximum sur la durée du projet. Les prises de sang se feront sur chats éveillés 15 à 20 minutes après application d'une pommade anesthésique locale.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables qui pourraient être observés sont: 1) il n'est pas exclu que certains animaux voient leur poids varier pendant l'étude; 2) Il sera possible que la consistance des selles pour certains chat se dégrade; 3) Certains animaux pourraient se lasser de l'aliment proposé pendant l'étude; 4) Certains animaux pourraient exprimer des angoisses pendant l'hébergement individuel; 5) Une douleur et/ou un stress liés pourraient être ressentis à la prise de sang. Toutes ces nuisances et effets indésirables seront mis sous contrôle et des actions seront mises en place s'ils persistent au delà des points limites définis les procédures expérimentales concernées.
Devenir
Les procédures étant légères, les chats seront réutilisés ou le cas échéant proposés dans un programme d'adoption.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative permettant de prouver l'adéquation nutritionnelle d'aliments humides pour chats adultes. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chat.
Réduction
Les analyses statistiques menées par l’équipe indiquent que 15 chats par groupe seront nécessaires afin de conclure fermement quant à l’adéquation de l’aliment à haute teneur en humidité avec les besoins nutritionnels des chats adultes. Ces 30 chats seront sélectionnés parmi un panel de 45 chats sur des critères d’âge, d’état corporel et de santé digestive, rénale et urinaire.
Raffinement
Le raffinement a porté sur les points suivants: 1) Conditions d'hébergements: La surface des lieux d'hébergements sont supérieurs aux minimums requis par la loi. Les chats sont hébergés en groupe. Ils bénéfiecient d'un enrichissement sonore, de paniers, de coussins, d'hamac et de plateformes à différentes hauteurs. 2) Entretien et socialisation: Les chats bénéficient de périodes d'interactions et de socialisation quotidiennes, assurées par le personnel affecté aux soins (jeux divers et variés); 3) Prise de sang: Un anesthésique local sous forme de gel sera appliqué sur la peau 15 minutes avant la prise de sang. Pour ce protocole, il y aura un suivi quotidien des consommations alimentaires, des consistances fécales et des variations de poids hebdomadaires.
Choix des espèces
Les aliments testés sont formulés et exclusivement destinés aux chats. Les chats utilisés seront des chats adultes entre 1 ans et 8 ans.