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Caractérisation d’une souche transgénique de Gottingen miniporc, le microporc en vue de son utilisation dans des études precliniques
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Pour caractériser une nouvelle souche de miniporc, modifiée génétiquement pour peser 5 à 10 kg au lieu de 20 à 30, 12 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Chaque animal subit des séries pouvant aller jusqu'à huit prélèvements sanguins dans la même journée, jusqu'à six prélèvements uniques supplémentaires, environ seize heures en cage à métabolisme et le port d'un gilet qui limite ses mouvements. Le porteur affirme que la réduction de moitié du poids corporel obtenue par modification génétique n'est pas dommageable pour l'animal, qui "vit normalement". L'intérêt annoncé tient à la manipulation plus facile par les techniciens, à la moindre quantité de candidat médicament consommée et à la réutilisation des animaux dans les études de toxicologie réglementaire à venir.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’obtenir des données de référence et valider les techniques d'administration et de prélèvements sanguins sur le nouveau modèle de porc Göttingen en cours de développement, le microporc. Ce modèle est plus petit que tous les autres modèles existants de miniporc. Il est obtenu en diminuant les récepteurs à l’hormone de croissance par modification génétique, ce qui induit une réduction d’environ 50 à 60 % du poids corporel des animaux. Cette manipulation n’est pas dommageable pour l’animal qui vit normalement. L’utilisation de ce modèle permettra de solutionner certaines contraintes associées au miniporc comme la contention et de favoriser la réutilisation des animaux (difficilement possible avec le miniporc à cause de sa croissance continue). Avant de pouvoir utiliser ce modèle dans les études de toxicologie réglementaires obligatoires pour permettre des essais cliniques ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché d’un médicament, cette nouvelle souche microporc doit être bien caractérisée : bonne connaissance de l’évolution du poids, de la consommation de nourriture, des paramètres sanguins ou urinaires, des fonctions respiratoires et cardiovasculaires, ophtalmologiques, neurocomportemenales, reproductrices, immunologiques, du développement physique, ….
Bénéfices attendus
Le nouveau modèle de porc Göttingen, le microporc, est plus petit que tous les modèles existants de miniporc : Il pèse 5-10 kg à l’age adulte au lieu de 20-30 kg pour le modèle classique Göttingen. L’avantage de sa petite taille est sa manipulation plus facile par les techniciens et l’utilisation de moins de candidat médicament à tester (car les doses sont calculées en fonction du poids des animaux). La bonne connaissance du microporc et l’obtention de données (poids, consommation de nourriture, paramètres sanguins ou urinaires, fonctions respiratoires et cardiovasculaires, ophtalmologiques, reproductrices, immunologiques, …) permettront son utilisation dans le cadre des études de toxicologie réglementaires requises par les lignes directrices Européennes et Internationales pour accéder aux essais cliniques sur un médicament humain et pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ceci permettra de solutionner certaines contraintes associées au miniporc et de réutiliser les animaux (difficilement possible avec le miniporc à cause de sa croissance continue). La caractérisation de la souche et la collection de données historiques représentent des étapes essentielles pour l’évaluation de la pertinence de ce modèle animal en fonction du type de candidats médicaments (petit molécule, peptide, anticorps monoclonal, thérapie cellulaire et génique,…). Ce projet contribuera donc au développement des solutions thérapeutiques, prophylactiques ou diagnostiques innovantes pour le traitement de certaines maladies chez l’homme ou les animaux.
Procédures
Ce projet consiste principalement en l’observation et l’enregistrement de paramètres physiologiques : prélèvement de sang (série de maximum 8 prélèvements par jour réalisé 2 fois par animal et prélèvement unique réalisé maximum 6 fois par animal, chaque occasion de prélèvement espacée de 2 ou 3 semaines ; prises de sang durant quelques secondes à quelques minutes), prélèvement d'urine en cage à métabolisme (généralement 2 fois par animal, pendant environ 16 heures), observation du développement neurocomportemental dans un environnement connu et dans un espace nouveau (généralement 2 fois par animal, pendant quelques minutes), enregistrement des paramètres respiratoires et cardiovasculaires (electrocardiogramme, mesure de la pression artérielle ; généralement 2 fois par animal, avec port d’un gilet entrainant une limitation temporaire des mouvement pendant quelques minutes). Des administrations uniques ou répétées de véhicules tels que l’eau peuvent être réalisées pour mettre au point les gestes techniques nécessaires à la réalisation d’études de toxicologie réglementaire, sur un animal de cette taille. Le nombre de ces administrations sera calculé au plus juste (par exemple 1 fois par jour pendant quelques jours ou 1 fois par semaine pendant quelques semaines). La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes, pour les administrations orales, sous-cutanée ou intraveineuse en bolus.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : stress, inconfort ou douleur brève n’excédant pas quelques minutes, lors des procédures d’administration et de prélèvement de sang. Pour les prélèvements sanguins qui seront réalisés sur animaux vigiles, ceux-ci pourraient être associés à des sensations désagréables de ponction mais seulement pendant une courte durée et des hématomes post-prélèvement. Du stress et une limitation des mouvement peut être ressenti lors du port de gilet pour enregistrement des paramètres cardiovasculaires ainsi que du stress du à l’isolement pendant la collecte d’urine dans une cage individuelle.
Devenir
En fin d’évaluation, les animaux seront euthanasiés en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques)
Remplacement
La caractérisation du modèle et la réalisation de prélèvements sanguins pour l’évaluation des paramètres biologiques, d’examens cardiovasculaires ou de tests neurocomportementaux ne peuvent pas être conduits sur des modèles ex-vivo ou in-vitro et nécessitent d’avoir accès à l’animal dans son entièreté. Il est impossible de le remplacer par des méthodes alternatives non animales.
Réduction
Les 12 animaux inclus dans ce projet représentent l’effectif minimum permettant de mettre au point les méthodes d’administration et de prélèvements sanguins, d’initier la caractérisation des principaux paramètres du modèle et de générer les premières données qui seront nécessaires à la conduite des études réglementaires de toxicologie avec un nombre minimum de données permettant une analyse en tenant compte de la variabilité inter-individuelle.
Raffinement
Pour améliorer leur bien-être, les microporcs males et femelles seront hébergés en groupes sociaux, dès lors que 2 animaux ou plus, du même sexe, seront disponibles. Les microporcs seront hébergés sur litière (copeaux de bois) dans un box avec un panier et des jouets (chaine métallique,…). Un enrichissement alimentaire est distribué quotidiennement aux microporcs et réparti dans la litière permettant aux animaux de fourrager. Des récompenses alimentaires seront distribuées après les actes contraignants (tel que les prélèvements de sang et les contentions). Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée). Des étapes d’habituation au traitement par voie orale et à la pesée corporelle (entrainement à la montée sur la balance de leur propre gré) seront mises en place. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la detection et le suivi de potentiels signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations ou examen).
Choix des espèces
Le porc est une espèce non-rongeur acceptée par les agences réglementaires. Le choix de cette espèce répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études non-cliniques et se base sur des critères scientifiques précis et des similarités entre l’homme et l’animal. La caractérisation et le développement de la souche microporc plus petite permettra de diminuer la quantité de candidat médicament à utiliser pour réaliser les études de toxicologie réglementaires, les doses étant généralement définies en mg/kg de poids corporel. Ceci permettra de solutionner certaines contraintes associées au miniporc (quantité de produit, contetion) et de favoriser la réutilisation les animaux (difficilement possible avec le miniporc à cause de sa croissance continue).. La procédure sera réalisée avec des microporcs de minimum 3 mois d’âge environ ce qui correspond à l’âge des animaux qui pourront être intégrés dans des études de toxicologie réglementaires. L’objectif de ce projet étant d’obtenir des données permettant la réalisation ultérieure d’études de toxicologie réglementaire avec le modèle microporc, nous utiliserons des animaux d’âge similaire.
Role hormonal dans la mort subite et inexpliquee en epilepsie
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Implantées d'électrodes et de sondes au terme d'une chirurgie pouvant durer une heure trente, 570 souris subissent des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère, toutes tuées à l'issue. Les crises d'épilepsie sont déclenchées chaque jour par inhalation d'un gaz, pendant deux séries de cinq jours, sur deux lignées reproduisant le syndrome de Dravet, avec des périodes d'enregistrement continu qui réduisent la mobilité. L'objet est d'étudier le rôle d'une hormone du réveil dans la mort subite, que le porteur attend chez environ 30 % des animaux. Il affirme qu'aucune douleur n'accompagne les crises ni la mort subite, tout en classant une partie des procédures au niveau de souffrance sévère.
Objectifs
Le syndrome de Dravet est une maladie développementale et épileptique sévère, due aux mutations d’un gène codant pour un canal laissant passer le sodium, caractérisée par une apparition précoce (
Bénéfices attendus
La mort subite est la cause principale de décès chez les patients épileptiques (tous types d'épilepsies confondus) et représente une énorme source d’angoisse pour la majorité des patients épileptiques et leurs familles à cause de son caractère imprévisible, sans aucun signe précédent la mort, et de ses conséquences dramatiques. Ce projet permettra une meilleure connaissance des mécanismes sous-jacent, l’identification de biomarqueurs et de cibles pharmacologiques permettant d’inhiber la mort subite. Cela pourrait ouvrir une voie pour une nouvelle gamme de médicaments qui protègeraient de la mort subite. La démonstration du rôle d’une hormone dans le réveil et l’arrêt de l’apnée post-crise représente l’objectif clinique final de notre projet, et toute la partie préclinique que nous réaliserons permettra de mettre en place un modèle d’analyse et de prédiction des crises qui pourrait être adapté chez l'humain.
Procédures
Tous les animaux subissent une biopsie de queue puis une partie est utilisée dans une des procédures. Les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie (maximum 1h30) qui permet d’implanter des électrodes et des sondes pour mesurer les paramètres physiologiques d’intérêt (activité électrique du cerveau) et récolter un peu de liquide sous-cutané pour mesurer les molécules d’intérêt (microdialyse). Pour la microdialyse un contrôle positif consistera en une injection en sous-cutané et 20 min dans un tube en début et en fin de semaine, sur 2 semaines. Les périodes d’enregistrement seront sur 2 séries de 5 jours maximum, avec des pauses de 2 à 9 jours entre les 2 séries. Un modèle animal est spontanément épileptique, pour que les animaux du second modèle deviennent épileptiques, ils respireront un mélange d’air et d’un gaz qui déclenche une crise au bout de 20 minutes environ. Ce protocole d’induction est répété quotidiennement pendant 2x5 jours. Certains groupes auront un cathéter implanté (maximum 18 jours) avec un connecteur qui permettra d’injecter des molécules d’intérêts sans toucher et stresser l’animal (pas de piqure); Les injections durent 5 sec avec un maximum de 2 injections par jour répétées sur 4 jours par semaine sur 2 semaines pour une seule des procédures. Les animaux ne subissant que 10 fois une injection quotidienne sur 10 jours seront injectées en sous-cutanée (5 sec). Les animaux de plusieurs procédures seront mis à mort sous anesthésie gazeuse afin de prélever des organes pour étude d'histologie.
Impact sur les animaux
Il est important de noter qu'aucune douleur n’est associée aux crises d’épilepsie qui se traduisent par une perte de conscience chez les humains, ce qui est très probablement la même chose chez les souris. Les crises induites artificiellement pendant les procédures et les crises spontanées apparaissant chez les animaux épileptique sont absolument de même nature, elles ont une durée inférieure à 1 minute. La mort subite est soudaine, il n’y a aucun signe prédictif et donc aucune douleur ou nuisance quelconque avant son apparition. En résumé, les animaux épileptiques ont un comportement normal pendant leur élevage mais meurent soudainement (mort subite) avec une fréquence de 30%, et aucun autre comportement ou effet indésirable douloureux n’est attendu. Les nuisances principales induites par les procédures seront les inductions de crises par hyperthermie induisant un stress, les chirurgies d’implantations (sondes et électrodes, 1 à 3 par animal, 30 à 90 min selon procédure) et d'éventuelles conséquences (inflammations), et les enregistrements chroniques avec dispositifs médicaux qui engendrent une mobilité réduite (maximum 3 jours). Les animaux sont isolés pendant les périodes d'inductions et les périodes d'enregistrement (moins de 3h). Les animaux implantés sont en hébergement individuel par 2 avec un séparateur pourvus de multiples perforations pour maintenir les contacts entre les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, ceux non implantés d'électrodes seront ensuite utilisés afin de récupérer le cerveau pour des analyses ultérieures.
Remplacement
L’épilepsie est un syndrome complexe avec des mécanismes de mise en place (épileptogenèse) peu connus qui impliquent le système nerveux central, le système nerveux périphérique, le système cardio-vasculaire et probablement le système immunitaire. Il est donc impossible d’étudier ces mécanismes dans des systèmes in-vitro et l’utilisation d’animaux vivants est absolument nécessaire.
Réduction
Nous utilisons indifféremment les mâles et les femelles qui seront randomisés dans les groupes d’étude, soit une perte minimale due au genre. Le nombre minimum d’animaux nécessaires dans chaque groupe de chaque procédure a été calculé pour obtenir une puissance statistique de 80% pour minimiser l’erreur de type II, ceci afin d’utiliser le moins d’animaux possibles tout en répondant à la question scientifique.
Raffinement
Les conditions de réalisation des chirurgies ont été optimisées afin de réduire au maximum la souffrance des animaux ; tapis chauffant avec sonde rectale pour maintien précis de la température, application d’anesthésique local, cage de réveil chauffée, traitements antalgiques et antiinflammatoire (pendant et après la chirurgie) et des points limites avec des actions précises mise en place. Nous utilisons des électrodes implantées en routine depuis plusieurs années dans des cages adaptées (connectique souple et rotative, parois transparentes rouge pour que les animaux ne voient pas les expérimentateurs) et en alternant les périodes d’enregistrement avec des périodes sans enregistrement pour diminuer la contrainte. Les animaux sont enregistrés en cage individuelle avec une séparation munies de nombreux trous permettant les contacts visuels, auditifs, olfactifs et physiques (contacts nez-nez), et des échanges de ouate.
Choix des espèces
Deux lignées de souris mutantes sont utilisées car elles reproduisent bien les symptômes observés chez les patients humains atteints du syndrome de Dravet (crises spontanées, déficit cognitif et mort subite). Les souris sont utilisées car c’est un mammifère, donc proche de l’humain, et leur reproduction est facile et bien gérée. Nous utilisons les 2 modèles couramment, les connaissons bien, n’avons pas besoin de générer une nouvelle lignée et pouvons sélectivement augmenter le taux de mort subite à plusieurs âges en pratiquant des inductions des crise. Cela permet que chaque animal soit son propre contrôle (avant et après induction). La première lignée sera utilisée à partir des âges 23 à 37 jours dans une procédure, tous les animaux seront utilisés entre 30 et 48 jours dans les autres procédures.
Impact de la perte d’expression d’un gène impliqué dans la fonction mitochondriale dans un modèle murin de cancer du poumon
- Recherche fondamentale
- Oncologie
68 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent sous anesthésie une instillation de virus dans le nez, puis sont pesées et observées chaque semaine jusqu'à la mise à mort, qui sert à prélever les poumons. L'objet déclaré est d'observer si la perte d'expression d'un gène permet à des cellules pulmonaires d'échapper au vieillissement cellulaire et de devenir tumorales. Le porteur revendique une forte expertise en criblage cellulaire et en analyse de bases de données, tout en affirmant que la validation de cibles thérapeutiques chez l'être humain "nécessite" le passage par des modèles murins.
Objectifs
Le vieillissement est un processus physiologique. Après un certain nombre de divisions les cellules arrêtent de proliférer et elles sont alors éliminées par l’organisme. Depuis 20 ans un processus de vieillissement accéléré, sous l’impact de l'expression anormale de gènes exprimés dans de nombreux cancers a été décrit. Toutefois il arrive que dans ces cellules une seconde modification empêche l’élimination de la cellule "âgée" qui redevient active, se multiplie et peut être à l’origine de l’initiation tumorale. L'identification des gènes dont la modification d’expression (perte d’expression ou gain d’expression) a un impact sur le vieillissement cellulaire est importante. Nous voulons observer si la perte d'expression d'un gène va permettre l'échappement au vieillissement cellulaire lié à l'expression d'oncogène.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à montrer l’impact de la perte d’expression d'un gène sur le processus de carcinogenèse dans un modèle de cancer du poumon. Cela permettra d'améliorer la compréhension de la carcinogenèse au niveau pulmonaire.
Procédures
Au cours de ce protocole, les animaux seront soumis à l'instillation intranasale de virus. Les animaux seront anesthésiés au préalable et recevront une seule instillation. Durée estimée à maximum 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir un stress modéré lors de la manipulation (pesée hebdomadaire, observation) et lors de l’initiation de l’anesthésie gazeuse. Une accélération de la respiration pourra être observée après l'instillation intranasale sur un court laps de temps, juste avant le réveil des animaux.
Devenir
Tous les animaux inclus dans ce protocole seront mis à mort, afin de prélever les poumons.
Remplacement
Nos études visent à mettre en évidence des cibles potentielles pour lutter contre le Cancer. Malgré une forte expertise dans les méthodes de criblages cellulaires, d’analyse des bases de données afin d’identifier les gènes impliqués, et une forte connaissance des outils de modification cellulaire et de validation in vitro, la validation de potentielles cibles thérapeutiques chez l'Homme nécessite le passage par des modèles plus complexes comme les modèles murins. Toutefois tout est mis en place pour limiter au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour nos études.
Réduction
Pour ce protocole un nombre minimal d’animaux sera utilisé.Un logiciel statistique permet de calculer le nombre exact d'animaux nécessaire pour que des statistiques puissent être validés et permettre ainsi de ne pas devoir répéter les expériences inutilement.
Raffinement
Dès leur arrivée dans l’animalerie, à l’âge de 6 semaines, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation aux expérimentateurs de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine, et observés à la fois par le personnel animalier (une fois par semaine lors du change) et les expérimentateurs (une à deux fois par semaine, hors geste expérimental) dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Une liste précise permettant de scorer les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite qui entrainerait leur mise à mort. Les animaux seront hébergés en groupe de 3 à 5 souris.
Choix des espèces
Le modèle murin est un modèle classiquement utilisé dans les études de cancérologie, de par son homologie avec le génôme humain. De plus les modèles génétiquement modifiés sont primordiales pour répondre aux questions scientifiques. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte car il est nécessaire d'avoir des animaux avec un système immunitaire et hormonal adultes.
Analyse des Interactions Calciques des Cellules de Fañanas et leur Rôle dans le Réseau Neuronal du Cervelet
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
315 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant des injections de tamoxifène dans la cavité abdominale dès l'âge de dix jours. Le porteur indique que ces injections précoces peuvent provoquer une douleur légère à modérée, un stress lié à la contention, et des effets sur le développement postnatal, la maturation hormonale et le métabolisme du foie. La mise à mort sert à découper le cervelet en coupes pour y mesurer l'activité cérébrale. Les cibles thérapeutiques évoquées pour l'Alzheimer et l'épilepsie restent au conditionnel, l'objet immédiat étant de cartographier les signaux calciques d'un type de cellule gliale, les astrocytes de Fañanas.
Objectifs
Nous cherchons à mieux comprendre le rôle de certaines cellules du cervelet, appelées astrocytes de Fañanas. Nous allons observer comment elles réagissent et communiquent avec leur environnement, en particulier avec les vaisseaux sanguins. Pour cela, nous utiliserons des souris et des techniques d’imagerie pour suivre leurs signaux en temps réel. Nous veillerons à limiter l’utilisation d’animaux autant que possible et à respecter les règles éthiques en vigueur.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mieux comprendre le rôle des cellules de Fañanas dans le cervelet, leur régulation des signaux calciques et leurs interactions avec d’autres cellules. En visualisant les dynamiques calciques, nous pouvons cartographier comment les informations sont traitées au niveau cellulaire. Nous utiliserons des techniques d’immunofluorescence pour localiser ces cellules. La recherche pourrait identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour des maladies comme l’Alzheimer et l’épilepsie. L’utilisation de capteurs génétiques et de techniques d’imagerie avancées favorisera le développement de nouvelles technologies et l’amélioration des protocoles expérimentaux.
Procédures
Les souris seront soumises à des injections intrapéritonéales. L'intervention dure en moyenne 1 minute, les animaux seront habitués à la contention avant l'injection.
Impact sur les animaux
1.Injections intrapéritonéales Les injections intrapéritonéales de tamoxifène, réalisées à P10, peuvent induire une douleur légère à modérée et un stress transitoire liés à la contention physique et à la pénétration de l’aiguille dans la cavité abdominale. 2.Effets pharmacologiques du tamoxifène Le tamoxifène, en tant que modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes, peut provoquer des effets systémiques modérés sur le développement postnatal, la maturation hormonale et le métabolisme hépatique. Bien que transitoires, ces effets doivent être considérés comme potentiellement perturbateurs de l’homéostasie de l’animal, en particulier lors d’une administration précoce. 3. Manipulations répétées Les manipulations nécessaires aux injections et aux prélèvements, bien que de courte durée, peuvent induire un stress comportemental modéré en cas de répétition. Ce stress est lié à la contention, au changement d’environnement et à l’exposition répétée à des stimuli humains, susceptibles de perturber transitoirement les comportements exploratoires ou alimentaires.
Devenir
Les souris seront mises à mort afin de permettre la réalisation de mesures de l’activité cérébrale sur des coupes de cervelet.
Remplacement
Bien que notre étude nécessite l'utilisation de modèles animaux en raison de la complexité des interactions biologiques des cellules de Fañanas à examiner, nous explorons constamment des alternatives pour remplacer du les expérimentations animales là où c'est possible. En effet, il est impossible dans notre cas de faire de la culture cellulaire car les Fañanas ne pousseraient pas. Les mini-cerveaux (organoïdes) sont suffisamment développés pour permettre l’imagerie dans le cervelet, mais ne sont pas encore adaptés à la mesure des courants électriques, ni au developpement des cellules de fananas Cependant nous suivons de près les développements dans les technologies de cultures de cervelet, qui pourraient un jour nous l'esperons offrir des moyens viables de simuler plus précisément les systèmes biologiques complexes sans recourir à l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Nous nous engageons à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Cela est réalisé par une planification rigoureuse des expériences pour garantir que chaque animal contribue de manière significative aux résultats Avant de commencer les expériences, nous avons réalisé des analyses statistiques approfondies pour déterminer le nombre minimal d'animaux nécessaire pour obtenir des résultats fiables, notamment a l'aide de nombreux articles avec des résultats probants après leurs manipulations d'electrophysiologies. Nous minimiserons le nombre d’animaux utilisés grâce à une planification rigoureuse et à des techniques de pointe telles que l’imagerie fluorescente en temps réel tout en mesurant le courant, permettant de recueillir des données multiples à partir d’un seul sujet, réduisant ainsi le besoin de répétitions.
Raffinement
Notre projet met en œuvre des méthodes visant à raffiner les techniques expérimentales pour minimiser la douleur et la détresse chez les animaux de laboratoire. Cela inclut l'utilisation d'analgésiques et d'anesthésiques pour toutes les procédures potentiellement douloureuses. De plus, nous avons optimisé les protocoles d'injection et les conditions d'hebergement pour garantir le confort des animaux, en réduisant le stress environnemental et social. Les interventions sont effectuées par du personnel hautement qualifié et formé spécifiquement pour manipuler délicatement les animaux afin de minimiser leur angoisse.
Choix des espèces
Les souris sont des modèles essentiels pour étudier les fonctions neurologiques en raison de leur grande similitude génétique avec les humains (95% des gènes partagés). En effet, l’organisation des cellules de Fañanas est équivalentes à ce que l’on trouve chez l’homme. Les souris peuvent être facilement manipulées génétiquement pour des études ciblées. De plus, leur cycle de vie court et leur anatomie bien documentée facilitent les recherches et les comparaisons précises. Par ailleurs, nous utilisons les souris entre 25 et 35 jours. Au-delà de cette période, la disparition des interneurones peut influencer et biaiser les résultats concernant la communication cellulaire.
Etude des flux métaboliques liés au système ANP/GCA, en conditions de stress thermique
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- Multisystémique
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Mises à mort à l'issue de leur période d'analyse pour prélever dépôts adipeux, foie, muscles, pancréas, cœur et reins, 60 souris ne sont réutilisées dans aucune autre cohorte. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : tatouage des phalanges et biopsie d'oreille pour le génotypage, cinq gavages quotidiens pouvant irriter l'œsophage, six injections, sept prélèvements de sang à la queue en état vigile, une chirurgie de trente minutes dont le texte admet qu'elle entraîne rarement la mort, et jusqu'à cinq heures d'hébergement à 6 °C, seules, avec des isolements pouvant durer sept heures. L'objet du projet est de comprendre comment la graisse brune produit de la chaleur, piste envisagée contre l'obésité et le diabète de type 2. Le porteur écrit disposer de lignées cellulaires qui permettront de remplacer les animaux pour produire des adipocytes bruns modifiés, et affirme dans le même temps que les échanges entre le cœur et les organes métaboliques ne peuvent pas s'étudier en culture.
Objectifs
L’obésité est une maladie chronique, évolutive et multifactorielle, qui représente la cinquième cause de mortalité mondiale et se caractérise par un excès de poids causé par un excès de tissu adipeux. Ce dernier est composé de cellules adipeuses (adipocytes) dont il existe plusieurs types. On distingue ainsi le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun ; le premier ayant plutôt un rôle de réserve d’énergie et le deuxième ayant plutôt un rôle de production de chaleur. Ce rôle thermogénique du tissu adipeux brun est consommateur de calories et pourrait être une piste intéressante dans le traitement de l’obésité. L’objectif principal de ce projet est de comprendre et identifier de nouveaux mécanismes et systèmes de régulation de l’activité thermogénique des adipocytes bruns/beiges dans un organisme complexe tel que le modèle murin.
Bénéfices attendus
Une forte prévalence (ou activité) de tissu adipeux brun (TAB) diminue fortement l’incidence des maladies cardiométaboliques comme le diabète de type 2 (DT2). Un enjeu majeur vise à comprendre les mécanismes de régulation du TAB et son rôle dans la gestion des flux de nutriments comme le glucose. Ces recherches pourraient mener à des pistes thérapeutiques potentielles dans le traitement des complications de l’obésité comme le DT2. Ce projet devrait nous apporter des connaissances théoriques nouvelles sur la biologie du TAB et pourrait nous permettre d’identifier de nouvelles cibles et stratégies de prise en charge de l’obésité et du DT2.
Procédures
Les animaux seront tatoués aux phalanges avec biopsie d’oreille pour génotypage. Ils seront soumis à des gavages une fois par jour pendant une semaine, soit 5 gavages au total (10 secondes/gavage). Ils recevront 6 injections au total (10 secondes/injection) et 7 prélèvements sanguins sur animal vigile à l'extrémité de la queue n'excédant pas 2 minutes consécutives. Ils seront aussi soumis à une chirurgie de 30 minutes une fois au cours de leur vie, un hébergements au froid (6°C) de 5 heures maximum et des isolements temporaires (maximum 7 heures).
Impact sur les animaux
Les manipulations génétiques envisagées ne devraient pas s’accompagner de souffrance animale particulières dans des conditions d’hébergement standard. Les animaux subiront divers stress, notamment des chirurgies surveillées avec gestion de la douleur et des expositions au froid en cages individuelles avec surveillance de la température corporelle. Effets indésirables potentiels liés aux expérimentations : - Stress et légère douleur lors du tatouage et biopsie d’oreille. - Inconfort lors des pesées (durée inférieure à 1 minute). - Inconfort et/ou stress lié au gavage et à la contention (durée inférieure à 15s), 1 fois/jour sur 5 jours, pouvant causer des irritations oesophagiennes. - Inconfort et/ou légère douleur lors des prélèvements sanguins à l’extrémité de la queue. - Inconfort, légères douleurs et rarement la mortalité (inférieure à 10%) lors des chirurgies sous anesthésie gazeuse et analgésie locale et centrale. - Stress, inconfort et douleur lors des expositions au froid (5 heures) avec isolement, jusqu'à 7 heures.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour récolter des tissus suite à une stimulation thermique et/ou un traitement pharmacologique. Pour toute cohorte de ce projet, les animaux ne seront pas ré-utilisés. Ils seront mis à mort à l'issue de leur période d'analyse, ceci dans le but de prélever tous les tissus d'intérêt à ce projet, notamment les différents dépôts adipeux de l'organisme, mais aussi le foie, les muscles, le pancréas, le cœur et les reins.
Remplacement
Une partie importante de ce projet réside dans l’étude approfondie des mécanismes permettant à certaines protéines et/ou substrats énergétiques de réguler la thermogenèse des animaux. Des études de biochimie et de biologie cellulaire peuvent être réalisées sur des lignées cellulaires établies récemment dans notre laboratoire. Ces cellules peuvent subir des modifications du génome, ce qui permettra de remplacer l’utilisation de modèles animaux pour générer des adipocytes bruns dont l’expression des protéines est modifiée. Par ailleurs, nous utilisons déjà des modèles cellulaires développés au laboratoire dans le but de réduire l’utilisation de modèles animaux. Cependant, les régulations physiologiques et communications endocrines entre le cœur et les organes métaboliques clés comme le tissu adipeux brun (TAB) ne peuvent pas être étudiées dans des cultures 2D ou 3D. Le tissu adipeux brun est composé de plusieurs autres types cellulaires différents des adipocytes bruns et en lien avec les autres organes pour le maintien de l’homéostasie métabolique de l’organisme considéré. C’est pourquoi l’utilisation de procédures d’expérimentation sur le modèle murin sont nécessaires. Aucun autre modèle n’est susceptible d’apporter les réponses aux questions posées. Les modèles murins décrits dans ce projet s’inscrivent dans un niveau préclinique préalable à un éventuel transfert à visée thérapeutique chez l’Homme. Nous utiliserons dans toute la mesure du possible les banques de données accessibles en ligne. Celles-ci permettront d’acquérir des informations sur la régulation de nos protéines d’intérêt sans avoir à reproduire certaines données déjà accessibles.
Réduction
En raison d’une hétérogénéité interindividuelle significative des paramètres physiologiques étudiés, les différentes procédures de phénotypage métabolique nécessiteront d’utiliser 15 animaux contrôles (femelles) et 15 animaux génétiquement modifiés (femelles) par cohorte expérimentale en moyenne. Ce nombre est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats robustes basés sur une puissance statistique suffisante et permettant de réduire le nombre de cohortes dans une même condition expérimentale , et ce en tenant compte de potentiels animaux non répondeurs ou « outliers ». Prenant en compte la plus petite différence biologique interprétable que nous pourrions avoir lors de nos procédures, ainsi que le fait que des études statistiques sont probantes à partir d'un nombre suffisant. Nous avons estimé que pour établir une différence éventuelle entre nos groupes il est nécessaire d'avoir au minimum 15 individus (tenant en compte les non répondeurs éventuels et les pertes possibles lors de la chirurgie), soit 15 femelles contrôles et 15 femelles génétiquement modifiées par cohorte. L'usage de 2 cohortes par procédure est justifié par l'éthique scientifique qui permet d'établir qu'un résultat est vrai quand il a été répété à plusieurs reprises dans les mêmes conditions expérimentales sur des lots différents.
Raffinement
Afin de maintenir le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par les zootechniciens, ce qui permettra de déceler très rapidement toute souffrance. Un suivi du poids régulier (hebdomadaire) viendra compléter ces observations. Les souris seront placées, au maximum par 5, dans des cages comprenant des enrichissements (feuille d’essuiemains, bâtonnet de bois, bandes de papier KRAFT = sizzle-nest). Les animaux ne seront pas isolés, à l’exception des 5 jours post-chirurgie, ils resteront malgré tout en contact visuel et olfactif avec leurs congénères. La classe de gravité de la procédure utilisée dans ce projet est modérée et n’est pas répertoriée comme engendrant des pertes d’animaux. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie avec un traitement analgésique et des plaques chauffantes. Lors de la modification de la température d'hébergment (6°C), des contrôles tels que surveillance accrue ou prises de températures seront effectués afin de vérifier le bon état de santé des animaux.
Choix des espèces
La souris, mammifère proche de l'Homme, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Cette pertinence est améliorée par l’humanisation des modèles murins au niveau génétique et environnemental, ce dont nous tenons compte de par l’utilisation de diverses températures d’hébergement. Nous étudions l’importance des protéines impliquées dans la régulation de la thermogenèse par les adipocytes bruns. A travers l’utilisation du modèle souris, nous pouvons travailler sur des modèles génétiquement modifiés qui présentent une invalidation pour le/les gène(s) d’intérêts ou des modifications géniques similaires à celles retrouvées chez des patients. Les souris débuteront la procédure entre 6 et 10 semaines correspondant au début de l'âge adulte, une période où l'organisme est mature tout en étant encore jeune. À ce stade, la délétion génique est stable, ce qui garantit la fiabilité des analyses phénotypiques et fonctionnelles.
Altération de la signalisation mitochondriale du NO et insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection préservée.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Pour comprendre pourquoi le cœur diabétique répond mal à l'effort, 90 rats reçoivent pendant six semaines une eau de boisson additionnée d'un composé hypertenseur et une alimentation riche en graisses, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils courent ensuite vingt minutes sur un tapis motorisé, subissent une échocardiographie sous anesthésie pendant laquelle une molécule leur impose un stress cardiaque pouvant déclencher des arythmies, puis un test de tolérance au glucose de deux heures après mise à jeun. Tous sont tués pour prélever leur cœur et en isoler cardiomyocytes et mitochondries. Une grille de score remplie chaque jour tranche, selon un arbre de décision, entre l'administration d'un analgésique et la mise à mort de l'animal.
Objectifs
La réponse combat-fuite, ou fight or flight response, est une réaction permettant à notre organisme de faire face à une situation de danger. Au niveau cardiaque, cela se traduit par une augmentation de la fréquence et de la force de contraction des cellules du cœur. Il est bien établi que cette capacité d’adaptation du cœur à un stress est altérée dans le cadre de la maladie cardiaque associée au diabète de type 2 (DT2) et plus particulièrement dans la cardiopathie diabétique, caractérisée d'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée (HFpEF). Cette altération pourrait contribuer à expliquer l’intolérance à l’effort, les arythmies cardiaques et, potentiellement, le risque accru de mortalité en situation de stress chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque diabétique. L’objectif de ce travail est de mieux comprendre le rôle de l’altération de la fonction mitochondriale — organite clé dans la production d’énergie du cœur — dans la réponse défaillante du cœur diabétique à un stress. Ce projet se concentrera plus particulièrement sur le rôle d’une petite molécule, le monoxyde d’azote (NO), dans la modulation de la réponse des mitochondries cardiaques face à une situation de stress.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre le rôle de cette petite molécule, le monoxyde d’azote (NO), au niveau des centrales énergétiques des cellules du cœur, les mitochondries, dans une pathologie cardiaque encore mal comprise et pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement efficace : l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (HFpEF). Le développement récent de molécules capables de libérer du NO spécifiquement au niveau des mitochondries pourrait ainsi constituer une nouvelle piste thérapeutique prometteuse.
Procédures
Les animaux seront traités quotidiennement pendant six semaines avec avec un composé induisant de l'hypertension (dilué dans l’eau de boisson) et nourris avec un régime riche en graisses. L’association de ces deux traitements induira le développement d’une hypertension artérielle et de troubles métaboliques similaires à ceux observés dans le diabète de type 2. Les animaux seront ensuite soumis à différents évaluations pouvant générer des stress. Un test de course sur tapis motorisé d'une durée d'environ 20 minutes, une échocardiographie de stress sous anesthésie (environ 15 minutes) et enfin une mesure de la glycémie à jeun suivie d'un test de tolérance au glucose à partir de microprélèvements de sang au niveau de la veine de la queue (2h00).
Impact sur les animaux
Le traitement mélangeant régime gras (régime HFD pour high fat diet), afin d'induire des troubles métaboliques, et traitement avec un composé induisant de l'hypertension peut avoir des conséquences sur l’état de bien-être des animaux. Les animaux seront donc surveillés par un personnel habilité et formé pour ce type de procédure expérimentale. Une grille d'évaluation de la souffrance sera utilisée par le personnel qualifié. En cas de souffrance excessive, les animaux seront traités (antalgie ou euthanasie en cas de souffrance trop importante). Le traitement aigu avec un composé permettant de mimer un stress adrénergique, administré lors de l’échocardiographie, peut également affecter le bien-être des animaux. En effet, cette molécule va induire une situation de stress cardiaque (augmentation de la force et de la fréquence de contraction du coeur) pouvant être associé à des arythmies cardiaques. Les animaux seront donc étroitement surveillés et leur rythme cardiaque sera surveillé le temps de l'expérimentation. Un suivi particulier sera réalisé dans les heures suivant le stress, par un personnel formé et qualifié pour ce type d’interventions. Certains animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis de course motorisé. Cette procédure peut être stressante pour les animaux mais afin de réduire le stress, une procédure d'habituation à la course ainsi qu'à l'environnement particulier du tapis de course sera mise en place lors des quelques jours précédant les tests. La mise à jeun des animaux pour la mesure de la glycémie se fera pendant la phase diurne (période pendant laquelle les animaux mangent peu) afin de réduire le stress. Le microprélèvement de sang au niveau de la veine caudale sera précédé d'une anesthésie locale de la zone de prélèvement avec un anesthésique en crème. Les autres expérimentations seront réalisées sur des organes, des cellules et des mitochondries isolées, nécessitant l’euthanasie des animaux avant le prélèvement des tissus.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement du coeur et ainsi permettre l'isolement primaire de cardiomyocytes, de mitochondries ou des analyses biochimiques.
Remplacement
Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro pour évaluer l’impact du stress métabolique (régime riche en graisse) et hypertensif (inhibition de la synthèse du NO) sur le remodelage pathologique du coeur. Par ailleurs, l’utilisation d’animaux permet d'étudier des mécanismes cellulaires qui ne peuvent être analysés chez le patient. Par conséquent l'utilisation de modèles animaux apparait comme indispensable à la réalisation de ce protocole.
Réduction
Un grand nombre d'expérimentations sera réalisé sur des cœurs, des cellules ou des mitochondries isolées. Cette approche permet, en contrôlant un grand nombre de paramètres et ainsi en réduisant la variablité d'une expérience à l'autre, de limiter le nombre d'animaux utilisés. De plus, la taille du cœur du rat permet de collecter une grande quantité de matériel biologique et permettra, à partir d'un même coeur de réaliser différentes évaluations (biochimie, immuno-précipitation, protéomique). Le nombre d'animaux utilisé par groupe a été préalablement determiné à l'aide d'un logiciel de statistique.
Raffinement
Les animaux sont stabulés une semaine après leur arrivée, avant toute procédure, afin de s’acclimater à leurs conditions d’hébergement. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un animalier formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Ainsi, en se basant sur cette grille, un score sera attributé à chaque animal afin d'évaluer son état de bien être ou de souffrance. Les résultats de cette observation permettront, en se basant sur un arbre décisionnel, d'opter, si necessaire, soit pour une stratégie d'analgésie soit pour la mise de la mort de l'animal. Lors des différentes expérimentations (test de course, echocardiographie de stress, mesure du glucose sanguin) des mesures sont prises pour limiter le stress et la souffrance des animaux. Ainsi, les animaux seront préalablement familiarisé à l'environnement du tapis de course pendant 3 jours avant le test de course. L'échocardiographie de stress sera réalisée sous anesthésie et les animaux seront surveillés par enregistrement de leurs rythmes cardiaque et respiratoire ainsi que de leur température corporelle. Enfin, le microprélèvement de sang à la queue des animaux sera réalisé après anesthésie locale de la zone de prélèvement.
Choix des espèces
Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. L’utilisation des même tissus (coeur) ex vivo puis pour des analyses biochimiques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte (rats de 12-15 semaines) afin de pouvoir travailler sur un système cardiovasculaire mature et sans facteurs de complications
Caractérisation des effets antifibrosants pulmonaires d’inhibiteurs du métabolisme lipidique
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Tester des molécules maison contre la fibrose pulmonaire suppose d'abord de provoquer la maladie : un inducteur est déposé au fond de la gorge de 576 souris anesthésiées, puis les traitements sont administrés par la même voie, de façon répétée. Ces souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont toutes tuées pour quantifier la fibrose par histologie et dosage du collagène. Le texte signale une perte de poids entre le deuxième et le septième jour suivant l'induction et n'anticipe aucun effet indésirable des traitements. Les souris pèsent au moins 21 grammes, seuil choisi pour limiter la toxicité de l'inducteur, et le porteur conclut qu'aucun modèle in vitro ne pourrait se substituer à une étude sur un "animal entier".
Objectifs
La fibrose pulmonaire est une maladie sans traitement efficace. Il est donc important de comprendre les mécanismes de cette maladie pour développer de nouveaux médicaments capables de s’y opposer. Le contenu en lipides des tissus pulmonaires de patients malades est différent de celui des patients non malades et a été mise en évidence une surproduction d’une famille de lipides. Nous développons des médicaments capables d’inhiber la synthèse de ces lipides. L’objectif de ce travail est de tester l’efficacité de ces composés à limiter la fibrose pulmonaire dans des modèles chez la souris.
Bénéfices attendus
Dans un contexte de manque de thérapies de la fibrose pulmonaire le test de nouvelles molécules est crucial. Si les inhibiteurs testés dans ce projet montrent des effets protecteurs contre le développement de la fibrose pulmonaire chez la souris, ces données serviront de base à la poursuite du développement de ces composés chez les patients. Ce projet permettra aussi d’affiner la connaissance des doses efficaces de ces composés et de mettre en évidence la voie d’administration la plus appropriée pour assurer leur efficacité.
Procédures
Les souris recevront une administration d’un inducteur de fibrose par aspiration oropharyngée. Cette intervention sous anesthésie générale dure 30 secondes maximum. Ce même type d’injection sera également utilisé, de façon répétée, pour l’administration des agents thérapeutiques dans la procédure 2. Aucune nuisance supplémentaire n’est anticipée du fait de la répétition. Les administrations intraveineuses des agents thérapeutiques sont également courtes (environ 20 secondes) et ne nécessitent pas l’anesthésie de l’animal.
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental décrit dans ce projet est couramment utilisé en recherche dans le domaine de la fibrose pulmonaire. Entre 2 et 7 jours après l’induction du modèle, les souris peuvent perdre du poids. Les administrations intraveineuses peuvent induire une douleur brève (1 sec) au moment de l’insertion de l’aiguille. Lors des réveils de l’anesthésie, les animaux connaissent quelques minutes de désorientation, rapidement résolues par la reconnaissance de leur environnement. Nous n’anticipons aucun effet indésirable après administrations des traitements anti-fibrotiques.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de mesurer et quantifier la fibrose pulmonaire par des méthodes ex vivo classiques (histologie, dosage de protéines)
Remplacement
Le poumon est un organe complexe composé de plus de 40 types cellulaires différents et le phénomène de fibrose fait lui intervenir plusieurs processus (inflammation, remodelage tissulaire etc). Aucun modèle in vitro ne pourrait se substituer à une étude sur un animal entier. L’étude de la fibrose pulmonaire chez le rongeur est de ce fait le modèle d’étude de référence dans la littérature.
Réduction
Nous réduirons le nombre d’animaux au minimum requis pour remplir les conditions des tests statistiques. Des tests statistiques d’analyse de variance seront réalisés pour toutes les données d’analyses (histologie, dosage de collagène etc). Après avoir déterminé la distribution normale ou non des données (test Kolmogorov-Smirnov), nous utiliserons des tests paramétriques ou non paramétriques.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (lumière, température, bruit). Leur surveillance et l’entretien des cages seront réalisés par un personnel expérimenté. Ils bénéficieront d’un enrichissement du milieu de vie par des éléments creux plastiques (tunnels), et des bandelettes de papiers (permettant leur isolement dans la cage). Ils bénéficieront d’un environnement enrichi avec accès ad libitum à des suppléments alimentaires (aliments gélifiés, morceaux de pommes), afin de limiter la perte de poids. Un suivi quotidien par du personnel qualifié et ayant l’habitude du modèle sera réalisé pour repérer au plus vite les éventuels signes de détresse. Les administrations oro-pharyngées seront réalisées sous anesthésie générale de l’animal. Après l’injection, les souris seront placées sous lampe chauffante pour favoriser le retour de l’anesthésie. Une attention particulière sera apportée à la reprise d’une activité normale de l’animal à son réveil de l’anesthésie.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car le processus de fibrose pulmonaire est bien documenté dans la littérature chez cette espèce, ce qui en fait un modèle d’étude validé par la communauté scientifique. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 14 semaines et avec un poids minimum de 21g. Ces critères correspondent à un stade de développement adulte de l’animal (développement des poumons, système immunitaire mature). D’après notre expérience du modèle, l’utilisation de souris de plus de 21g permet de minimiser la toxicité des produits inducteurs de fibrose.
Evaluation de l’immunogénicité et de l’efficacité antitumorale de nouveaux vecteurs lentiviraux en vue de générer une immunothérapie combinée contre des cancers du sein
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une suspension de cellules tumorales est injectée dans la quatrième glande mammaire de 140 souris sous anesthésie gazeuse, avant une à deux vaccinations et, pour deux groupes, des injections dans l'abdomen tous les deux à trois jours. 180 autres souris reçoivent seulement les candidats vaccins et un rappel. Ces 320 animaux subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour une preuve de concept sur un vaccin thérapeutique contre le cancer du sein. Le porteur annonce qu'aucune nuisance n'est attendue chez les souris injectées, puis indique que celles qui portent une tumeur sont mises à mort pour éviter les souffrances. Même les souris dont la tumeur a disparu sont tuées, la vaccination ayant modifié leur système immunitaire, ce qui interdit selon le texte de les réutiliser, de les placer ou de les faire adopter.
Objectifs
Le cancer est caractérisé par la prolifération incontrôlée de cellules qui subissent une transformation maligne. Le système immunitaire joue un rôle majeur dans le contrôle de cette prolifération et plus particulièrement certaines cellules immunitaires capables de lyser les cellules tumorales de façon spécifique. L’utilisation d’une vaccination thérapeutique basée sur des nos modèles de vaccins ayant pour cible un antigène tumoral pertinent exprimé par des tumeurs mammaires, pourra être particulièrement efficace pour permettre l’activation de ces cellules spécifiques. Objectifs de ce projet: 1- Etudier l’immunogénicité de trois vaccins contre le cancer du sein et d’en sélectionner le meilleur pour la suite du projet. 2- Etablir la capacité d’une nouvelle lignée tumorale à induire des tumeurs mammaires dans un modèle murin. 3- Evaluer l’efficacité antitumorale du vaccin le plus immunogénique sélectionné en «1», seul ou en combinaison avec des molécules anticancéreuses avec le traitement optimal sélectionné en «1».
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme de ce projet sont la validation de la preuve du concept préclinique d'utilisation d’une vaccination à l’aide d’un nos modèles de vaccins ou en combinaison avec d’autres molécules anticancéreuses dans l’immunothérapie du cancer du sein. Nos modèles de vaccins se sont révélés sûrs et efficaces comme des candidats vaccins contre des infections virale sou bactériennes et des tumeurs de la prostate. Un de nos modèles de vaccin a obtenu l’approbation de l’agence de santé américaine FDA et est entré en phase clinique de traitement des cancers du col de l’utérus ou des cancers oropharyngés. L’avantage à long terme du projet actuel sera l'utilisation de ces vaccins d’immuno-oncothérapie dans le contexte d’une co-administration en clinique dans le but d’obtenir un effet additif ou synergique de la réponse immunitaire permettant d’opérer efficacement contre des tumeurs mammaires.
Procédures
Dans une procédure de sévérité légère, environ 180 souris au maximum seront immunisées avec nos candidats vaccins (quelques secondes), puis restimulées (quelques secondes) deux semaines après la première injection. Les autres procédures de sévérité moyenne, et à appliquer à un maximum de 140 souris, comprennent dans un premier temps l'injection intra-mammaires de cellules tumorales pour le cancer du sein (quelques secondes) sous anesthésie gazeuse. Concernant la vaccination des individus, cette dernière sera ensuite réalisée par 1 à 2 injections espacées de 2 à 3 semaines (quelques secondes) en fonction de la vitesse de croissance des cellules tumorales et de l’efficacité du traitement vaccinal. Parmi les souris vaccinées deux groupes recevront en plus tous les 2-3 jours des injections intrapéritonéales du traitement.
Impact sur les animaux
Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection mammaire du volume de suspension cellulaire. L'injection de cellules tumorales sera effectuée sous anesthésie gazeuse. La croissance de la tumeur est bien tolérée par les souris, mais peut dans certains cas s’associer à une perte d'activité. La période maximale de nuisance sera de 1 à 2 jours. Les souris ressentiront une légère douleur au moment de la vaccination par l'injection intrapéritonéales des vaccins, pendant une courte durée. Aucune nuisance ou effet indésirable à court ou long terme n’est attendu sur les animaux injectés.
Devenir
Les souris présentant des tumeurs seront mises à mort pour des raisons éthiques et pour éviter les souffrances. Si les souris ne présentent plus de tumeur grâce aux différents, elles seront suivies pendant deux mois. Même les souris sans tumeur ne peuvent être réutilisées car leur système immunitaire a été modifié par la vaccination. Par conséquent, tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité antitumorale d’un candidat vaccin thérapeutique injecté seul ou en co-injection avec une autre molécule anticancéreuse, destinés ultimement à la thérapie de certains cancers du sein chez la femme. Ce type d’étude implique nécessairement une phase d’expérimentation animale du fait de la complexité des réponses vaccinales et antitumorales au niveau d’un organisme entier. Cette étape constitue une preuve de concept requise par les agences réglementaires de santé en vue d’une application chez l’humain, en complément des études réalisées in vitro. Actuellement, aucun système cellulaire in vitro ne peut être utilisé pour remplacer la recherche vaccinale et immuno-thérapeutique sur les animaux, car aucun modèle in vitro ne permet d’évaluer l’immunogénicité des vecteurs d’immunisation. Les mécanismes en jeu sont très multifactoriels et pas encore caractérisés de façon exhaustive.
Réduction
Sur les conseils d’un biostatisticien, les groupes seront constitués de 5 à 10 animaux, en fonction de la nature de l’expérience, et du fait de la variabilité de la croissance tumorale de façon à obtenir des différences statistiquement significatives entre les groupes et pourra être réduit si la variabilité observée est moins élevée que celle actuellement estimée. Des études précédentes ont permis d’optimiser le protocole de vaccination avec nos modèles de vaccins et de définir la cinétique de vaccination permettant de limiter le nombre d’animaux utilisés. Nos modèles de vaccins seront préalablement validés par des études d’immunogénicité chez la souris afin de s’assurer qu’ils permettent la mise en place de réponses spécifiques contre les tumeurs chez la souris. Avant chaque procédure, le résultat des procédures précédentes sera pris en considération. Si un candidat vaccin n'a pas d’effet significatif sur la croissance de la tumeur, les procédures suivantes ne seront pas réalisées.
Raffinement
Selon notre expérience antérieure, l’injection de nos modèles de vaccins n’induit aucun signe clinique chez les souris. L’implantation de tumeurs mammaires peut induire une gêne modérée, qui sera contrôlée au cours des expériences. Les tumeurs seront implantées seulement au niveau des 4èmes glandes mammaires (gauche ou droite) où, par rapport aux glandes mammaires situées plus haut, il y a plus d’espace pour la croissance tumorale et par conséquent sans gêner la mobilité des souris afin de limiter le plus possible la gêne occasionnée par la tumeur. Les animaux seront observés pour détecter tout signe d’inconfort ou de souffrance, si un point limite est atteint. La souffrance des animaux sera abrégée par leur mise à mort. Si les signes cliniques de souffrance sont légers, mais néanmoins présents, comme des poils hérissés, inactivité, plusieurs mesures seront prises, incluant l’ajout de gel hydrique, réhydratation sous cutanée, chauffage des cages ou bien l’amélioration de l’enrichissement qui consistera à ajouter la litière à base de cellulose quand les tumeurs seront palpables pour éviter l’irritation par les coupons de bois.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. Il existe des modèles de tumeurs mammaires qui peuvent être utilisés chez la souris pour tester notre candidat vaccin. De plus, des études précédentes montrent que les modèles de vaccins testés sont immunogéniques chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier les réponses immunitaires chez cette espèce. Les expériences envisagées requièrent des animaux avec un système immunitaire fonctionnel. Elles seront donc menées sur les souris adultes âgées de 6 à 12 semaines.
Mesure par télémétrie de l’activité contractile utérine chez la brebis
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Opérées une heure sous anesthésie générale pour recevoir des implants de télémétrie qui enregistrent les contractions de l'utérus, des brebis reçoivent ensuite six injections intramusculaires en trois jours pour les soins post-opératoires. 8 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes replacées en élevage à l'issue et réutilisables dans "d'autres protocoles expérimentaux". L'équipe les suit plusieurs mois au fil de leur cycle, pour tester à terme sur des brebis des contraceptifs non hormonaux destinés aux femmes, et le porteur ajoute que le projet "pourrait permettre d'améliorer les pratiques d'élevage" des brebis inséminées pour la production de fromage. Le résumé ne dit pas si les implants sont retirés avant le retour en élevage, et cite des traitements de synchronisation de l'œstrus parmi les sources de stress sans les inscrire dans la liste des procédures.
Objectifs
Le développement de méthodes de contraception non hormonale chez la femme pour s’affranchir des risques associés aux traitements hormonaux est un sujet central de la recherche reproductive actuelle. L’évaluation de potentiels contraceptifs s’appuie sur des tests pré-cliniques sur modèles animaux de laboratoire de type rongeur. Toutefois le modèle rongeur ne permet pas de réaliser toutes les analyses nécessaires. Des modèles animaux de plus grande taille, comme la brebis, permettent par exemple de quantifier la distribution des spermatozoïdes dans le tractus génital femelle par une méthode d’imagerie endoscopique. Un contraceptif de type gel vaginal, qui bloque le passage des spermatozoïdes au niveau du col de l’utérus, a été validé chez la brebis par cette méthode d’imagerie en 2023. Les grands animaux peuvent également être équipés d’implants de télémétrie permettant des mesures d’activité physiologique en continu et sans intervention humaine. Afin de valider le modèle brebis comme modèle animal de test de contraceptif, nous devons caractériser un élément important de la reproduction : la physiologie de l’utérus et plus précisément les contractions utérines. En effet, si les spermatozoïdes se déplacent dans le tractus génital par leur mobilité propre, ce sont les contractions utérines qui sont en grande partie responsables de leur remontée vers l’ovaire. Il existe désormais des implants sous cutanés télémétriques qui permettent de mesurer une activité myoélectrique d’un tissu. Des études récentes ont initié la caractérisation par télémétrie de l’activité utérine chez la brebis et la truie. Dans notre projet, nous souhaitons équiper des brebis avec des implants de télémétrie pour quantifier les contractions utérines (fréquence et intensité des contractions) dans diverses conditions physiologiques (stade du cycle) et comparer les résultats aux données existant chez l’humain. Une fois équipées, ces brebis pourront ensuite permettre le test de contraceptifs potentiels à visée utérine.
Bénéfices attendus
1. Biologie fondamentale : Données non biaisées : la télémétrie va permettre d’obtenir des données non biaisées de caractérisation de l’activité utérine chez la brebis car il est attendu que l’interaction de l’animal avec l’humain peut perturber l’activité utérine. Relation statut hormonal / activité utérine : Les mesures d’activité seront réalisées au cours du cycle oestral et permettront de relier le statut hormonal (oestrogènes / progestérone) et l’activité utérine. Nous pourrons également mesurer pour la première fois l’activité de chaque corne utérine en simultané et étudier d’éventuels mécanismes de synchronisation / désynchronisation des cornes utérines. Modèle alternatif à l’éxpérimentation animale : A terme, nous souhaitons concevoir un tractus génital de brebis artificiel pour étudier le transport des spermatozoïdes in vitro. Nous disposons déjà d’informations sur la structure fine du cervix et de l’utérus de brebis qui nous permettent dès maintenant d’imprimer en 3D un tractus génital réaliste. Mais il manque une dimension importante : les contractions utérines. Les informations obtenues avec ce projet permettront d’implémenter le modèle artificiel avec un système de contraction artificiel (comme c’est déjà le cas avec des modèles digestifs). Ce modèle brebis pourra ensuite servir de base de travail pour un modèle humain artificiel. 2. Biologie appliquée : Etude pré-clinique de contraceptifs humains non hormonaux : Dans le cadre d’un large projet de recherche international, des contraceptifs non hormonaux sont recherchés. Le contrôle des contractions utérines par un dispositif non hormonal comme moyen de contraception est une méthode envisagée et pourra s’appuyer sur notre modèle. Amélioration de la fertilité après insémination : La production de fromages de brebis s’appuie presque essentiellement sur l’utilisation de l’insémination animale après synchronisation de l’oestrus. Cette insémination nécessite la manipulation des brebis qui peut altérer l’activité utérine et limiter l’efficacité de l’insémination. Une étude de 2002 a déjà montré que la contention, même limitée, perturbe les contractions utérines et donc potentiellement le transport des spermatozoïdes, facteur clé de la réussite de fécondation. Ce projet pourrait permettre d’améliorer les pratiques d’élevage et l’efficacité de l’insémination.
Procédures
Chaque brebis subira une intervention chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée d’une heure, une injection par voie intraveineuse pour l’induction de l’anesthésie (30 secondes avec contention), et 6 injections par voie intramusculaire pour les traitements post-opératoires (2 injections par jour pendant 3 jours, 1 minute à chaque fois avec contention). Les animaux vivront quelques moments de stress de 5 à 10 minutes lors des déplacements, manipulations et contentions.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une chirurgie qui peut entrainer des douleurs post opératoires. La mise en place des implants va perturber de manière transitoire l’activité utérine. Les animaux pourront subir un stress dû à la contention pour l’induction de l’anesthésie, puis l’administration des traitements post-opératoires et des synchronisations de l'oestrus. Ces injections par voie intra veineuse et intra musculaire peuvent induire une douleur ainsi qu’un hématome.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les animaux sont replacés en élevage et pourront être utilisés pour d’autres protocoles expérimentaux ou des phases d'élevage.
Remplacement
La mesure de l’activité utérine de la brebis nécessite la réalisation de mesures chez l’animal vivant. Il n’existe pas à ce jour d’alternative non animale. A terme, nous souhaitons concevoir un tractus génital de brebis artificiel pour étudier le transport des spermatozoïdes in vitro. Nous disposons déjà d’informations sur la structure fine du cervix et de l’utérus de brebis qui nous permettent dès maintenant d’imprimer en 3D un tractus génital réaliste. Mais il manque une dimension importante : les contractions utérines. Les informations obtenues avec ce projet permettront d’implémenter le modèle artificiel avec un système de contraction artificielle (comme c’est déjà le cas avec des modèles digestifs). Ce modèle brebis pourra ensuite servir de base de travail pour un modèle humain artificiel.
Réduction
Le projet vise à obtenir des informations provenant de deux types d’implants donc deux lots d’animaux sont nécessaires. Le nombre de 4 animaux par lot a été calculé pour avoir un nombre minimal de 3 animaux par lot en tenant compte d’un éventuel défaut expérimental (chirurgie ou équipement de télémétrie) pour 1 animal sur 4. Les animaux seront analysés pendant plusieurs mois, ce qui permettra d’obtenir des réplicats biologiques sur chaque animal. Les tests statistiques réalisés seront des tests non paramétriques en données répétées car chaque animal sera son propre témoin. Par exemple, au cours du cycle oestral, les paramètres de contraction utérine seront comparés, pour plusieurs cycles successifs, entre le moment de l’oestrus et la phase lutéale au sein de chaque cycle oestral de chaque animal.
Raffinement
Les brebis sont logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée, en groupe social stable. Les brebis proviennent d’un EU fournisseur très proche de notre plateforme ce qui limitera le stress du déplacement. Pour un transit digestif optimal, du foin de qualité sera distribué matin et soir. La douleur est traitée préventivement avant l'acte chirurgical dès induction de l'anesthésie, et le traitement est maintenu jusqu'à un état physiologiquement stable des animaux. Le retour à l'état normal est estimé à 3 à 4 jours post-opératoires. Les animaux sont surveillés quotidiennement et plusieurs fois par jour en post-opératoire immédiat. De plus, les implants utérins permettront de mesurer en continu la température interne et l’activité locomotrice. Une éventuelle augmentation de la température, signe d’une infection, pourra être détectée et conduire à un traitement antibiotique adapté. L’activité locomotrice sera mesurée comme paramètre de bien être animal. Deux caméras vidéo, présentes dans le logement et couplées aux implants par télémétrie, permettront de suivre les animaux en temps réel dans leur logement et de détecter tout signe de douleur ou mal être. La douleur est également prévenue par l’administration de sérum physiologique stérile et tiédi dans la cavité abdominale : ce geste prévient la formation des adhérences qui peuvent être très douloureuses. Du fait des visites régulières, les animaux seront socialisés et familiarisés à l’humain. Des récompenses après les contentions et manipulations renforceront cette socialisation. Un animal anorexique, prostré, en décubitus latéral prolongé recevra l'administration d'analgésique. Sans réponse physiologique satisfaisante rapide, il sera fait appel au vétérinaire agréé. La décision d’euthanasie par voie médicamenteuse et sous anesthésie sera prise en concertation avec les différents acteurs du projet.
Choix des espèces
Le modèle brebis a été choisi comme modèle expérimental par ses points communs avec l’anatomie humaine concernant la morphologie du tractus génital femelle et la physiologie utérine. Chez ces deux espèces, les contractions utérines sont sous contrôle nerveux et hormonal (l’oestrogène stimule et la progestérone inhibe les contractions utérines). Les brebis seront des femelles multipares et cycliques pour exprimer une activité utérine d’un adulte capable de reproduction.
Evaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamique de produits injectés par voie intravasculaire ou extravasculaire chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Des produits non nommés, destinés à la mise sur le marché, sont injectés à des souris pour mesurer leur distribution dans le corps et leurs effets. 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les injections peuvent se répéter, le porteur indiquant qu'"un effort sera fait" pour ne pas dépasser cinq par souris, et parmi les voies prévues figurent le coussinet de la patte, qui peut gêner l'accès à l'eau et à la nourriture, et l'œil, au risque d'un glaucome ou d'une perte de la vision. L'imagerie sous anesthésie générale va jusqu'à dix acquisitions le premier jour, et le seul bénéfice annoncé tient en une phrase : "Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits." Les souris dont les organes sont prélevés sont tuées, et 30 souris sont déclarées réutilisables pour la formation du personnel.
Objectifs
L’autorisation de mise sur le marché d’un produit ou d'un médicament nécessite au préalable de caractériser notamment sa pharmacocinétique et sa pharmacodynamique. La pharmacocinétique permet d'améliorer les dosages et la posologie du produit ou du médicament. Elle permet également de déterminer les voies d'administrations optimales. La pharmacodynamique consiste quant à elle à évaluer les effets du produit sur l’organisme. Ce projet a pour objectif de caractériser la pharmacocinétique et la pharmacodynamique après administration de produits chez la souris. Le recours à l’imagerie médicale (imagerie à rayons X ou imagerie optique) dans ce projet permettra de suivre au cours du temps la distribution de produits radio-opaques, rendus fluorescents ou bioluminescents.. Cette méthode d’analyse présente l’avantage d’être non-invasive, nécessitant seulement une anesthésie générale. Elle permet également de suivre un même animal au cours du temps et de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Il n’existe pas de méthode alternative à l’heure actuelle permettant de déterminer les dosages, la posologie, la voie d'administration et les effets sur l'organisme d'un produit ou d'un médicament sans un organisme vivantLe recours à lexpérimentation animale est donc nécessaire à l’objectif de ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits.
Procédures
Les animaux recevront une injection le produit testé en dose unique ou répétée en respectant les volumes d’injections recommandés. Lors d’injections répétées, un effort sera fait pour ne pas excéder 5 injections maximum par animal. Sur animaux vigiles, les injections seront réalisées en quelques secondes (temps inférieur à 1 minute), soit environ 5 minutes avec l’anesthésie. Des examens d'imagerie pourront également être réalisés, avec parfois injection d’un produit de révélation, sous anesthésie générale pendant une durée de 5 à 20 minutes. la fréquence des examens sera au maximum de 10 acquisitions par jour le premier jour puis, de 3 acquisitions par jour pour les 3 jours suivants, 1 acquisition par jour jusqu’au 10ème jour et de 2 acquisitions par semaine jusqu’à la fin de l’étude. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 3 fois par semaine la première semaine puis 1 fois par semaine. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 1 à 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés et selon les voies d’administration, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (risque de déshydratation et pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées, inflammation des sites d’injection). Certaines voies d’administration sont plus inconfortables que d’autres et nécessitent une prise en charge analgésique pré et post injection : sous-cutanée dans le coussinet du pied qui peut gêner la locomotion de l’animal et donc l’accès à l’eau et la nourriture et les injections intravitréennes pouvant altérer la vision (glaucome ou perte de vision de l’œil injecté). Dans tous les cas, des mesures adaptées sont mises en place.
Devenir
Les animaux dont un prélèvement d’organe est nécessaire seront euthanasiés. Il sera possible de réaliser une quantification des produits ex-vivo par organe grâce à de l’imagerie optique ex-vivo ou par d’autres techniques in-vitro. Les souris dont les organes ne doivent pas être prélevés pourront soit être gardés en vie et réutilisés pour la formation du personnel.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser la pharmacocinétique et notamment la biodistribution d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la biodistribution d’un produit dans un organisme vivant.
Réduction
L’avantage de l’imagerie médicale est de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la biodistribution du produit testé, des groupes d’au moins 6 animaux seront constitués. Si nécessaire, des études pilotes seront réalisées sur un nombre limité d’animaux (3 par groupe minimum) afin de confirmer la visualisation d’un produit marqué en in-vivo par exemple.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 minimum sera respectée (7 jours minimum en cas de transport par avion). Les animaux seront tous hébergés collectivement en cage sauf en cas particuliers scientifiquement justifiés (comme par exemple l'animal contrôle pourrait être isolé pour ne pas être contaminé par ses congénères). En cas d’hébergement individuel, les cages seront organisées de manière à permettre un contact visuel et olfactif avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire sera apporté à l’animal isolé. Au cours de l’étude, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre, le plus rapidement possible, les mesures nécessaires soit de traitement (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux dont l’état clinique serait jugé irréversible. Le poids des animaux sera mesuré tout au long des études et pourra être complété par un score clinique basé sur l’état général de l’animal (comportement de l’animal, la réponse à la stimulation, l’état de son pelage (soyeux ou non), la présence d’écoulement nasaux et oculaires, des difficultés respiratoires) et en lien avec l’injections du produit testé (inflammation, lésion, nécrose, difficulté dans la locomotion et le déplacement pour atteindre l’eau et la nourriture, œil-mi-clos, fermé ou glaucome). Des examens cliniques plus approfondis pourront également être réalisés. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (mise en place de traitements, injection de solutions réhydratantes, etc…) à condition qu’ils n’interfèrent pas avec les produits test injectés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi : - Pour sa taille réduite et parce qu’il permet l’utilisation de technique d’imagerie du corps entier, - Car il s’agit d’une espèce couramment utilisée pour étudier la pharmacocinétique et pharmacodynamique en expérimentation animale et permettant de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Des souris de plus de 6 semaines seront utilisées au cours de ce projet (stade jeune adulte) afin de s’affranchir de la période de forte croissance de l’animal et d’avoir des animaux présentant un poids d’environ 20g.
Propriétés antistress d’extraits protéiques de vers de farine
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Pour comparer trois méthodes d'extraction de protéines de larves de ver de farine et retenir celle qui apaiserait le plus, 54 souris de huit semaines subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Quarante-six reçoivent une administration orale unique et six une injection unique, puis chaque animal est placé dans deux labyrinthes inconnus pendant trois minutes, son anxiété étant lue dans le choix des zones où il se déplace. Le porteur décrit un stress "extrêmement léger et très bref" et justifie le recours aux souris par l'impossibilité de mesurer in vitro une réponse comportementale au stress. La finalité est un complément alimentaire, et les 54 souris ne sont pas tuées ici mais annoncées comme réutilisables dans d'autres projets.
Objectifs
Dans le contexte de pénurie croissante en eau douce, la production d’un kilogramme de viande bœuf nécessite un volume d’une centaine de litres d’eau, quand l’obtention d’un kilogramme de vers de farine (aliment autorisé en alimentation animale et humaine) n’en nécessite que 0.2 litres. Or de nombreux travaux ont démontré que les larves du ver de farine sont une source majeure de protéines, et que cet aliment présente de multiples bénéfices sur le plan de la santé (nutritionnel, protection du foie, dépolluant, contre la tension ou l’obésité). Néanmoins, à ce jour, les effets d’extraits protéiques de ce substrat sur le plan de l’anxiété n’ont pas encore été étudiés. L’objectif de ce projet consiste à évaluer les propriétés anti-stress d’extraits de larves de ver de farine, proposés comme complément alimentaire, chez la souris via des tests comportementaux classiques où les animaux exprimeront à travers leur choix des zones de déplacements, leurs niveaux d’anxiété.
Bénéfices attendus
Cette étude exploratoire permettra d’identifier parmi 3 méthodes d’extraction et 2 modalités de mise en forme pour administration par voie orale, la combinaison présentant les meilleures propriétés anti-stress. Les effets liés à la mise en forme de ces extraits seront évalués, de même que la possibilité d’un effet relatif au sexe. Les données préliminaires issues de ce projet permettront la mise en évidence de l’extrait le plus efficace ainsi qu’une évaluation de sa force d’effet en vue d’études plus approfondies.
Procédures
Quarante-six souris subiront une seule administration par voie orale, et 6 souris subiront une seule injection, ces deux gestes étant réalisés en quelques secondes. L’ensemble des animaux sera ensuite évalué dans deux tests comportementaux classiques, non douloureux, basés sur la préférence de place des souris et d’une durée de 3 minutes chacun.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables seront un stress extrêmement léger et très bref induit par le gavage ou l’injection, ainsi qu’un stress situationnel induit par les placements des souris dans 2 labyrinthes inconnus de ces animaux.
Devenir
Les 54 souris pourront être réutilisées dans d'autres projets.
Remplacement
Les tests in vitro ne permettent pas de prendre en compte la complexité des réponses comportementales mises en jeu dans une situation de stress, ni des phénomènes opérant lors de la réduction potentielle de cette anxiété par un traitement. Ces tests ne permettent pas non plus de discriminer une différence de réponse liée au sexe. C’est la raison pour laquelle nous avons recours aux animaux afin de révéler une possible action antistress de ce nouveau complément alimentaire.
Réduction
Cette étude étant à visée exploratoire, les effectifs impliqués ont été ramenés au minimum pour mettre en lumière un effet anti-stress des extraits étudiés. Le facteur sexe étant pris en considération, les effectifs dédiés seront de 6 animaux par groupes, répartis-en 3 mâles et 3 femelles.
Raffinement
Dans cette étude, seuls des tests comportementaux simples menés sur une brève période seront effectués sur des groupes d’animaux recevant des compléments alimentaires par gavage, sauf un groupe recevant un produit de référence en injection. Les gavages et les injections seront réalisés par le référent de la structure pour ces deux gestes. De plus, la durée des tests comportementaux sera limitée à 180 secondes. Tout au long du déroulement de ce projet, une observation quotidienne des souris sera réalisée à la recherche de symptômes référencés dans la grille de score interne à la structure.
Choix des espèces
Le modèle souris, particulièrement bien connu en comportement appliqué, est fréquemment utilisé dans les études d'évaluation de l'anxiété. Les souris utilisées dans ce projet seront âgées de 8 semaines, c'est à dire des animaux au stade jeune adulte, ce stade correspondant à la tranche d'âge visée des consommateurs des produits contenant les extraits alimentaires étudiés.
Impact de la consommation de fructose à l’adolescence
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Privées de nourriture pendant seize heures, injectées de glucose puis suivies deux heures durant, 936 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré et sont toutes tuées, pour analyse biochimique du cerveau ou enregistrement de l'activité de leurs neurones. L'exposition au fructose a lieu entre le trentième et le quarante-septième jour de vie, période présentée comme l'équivalent de l'adolescence, la santé cérébrale étant ensuite évaluée jusqu'à l'âge de douze mois. L'objectif déclaré est d'affiner les recommandations alimentaires sur le sucre chez les jeunes. Les effets attendus tiennent en trois phrases, les tests comportementaux censés mesurer mémoire et émotions ne sont pas nommés, et rien n'explique le passage de douze animaux par groupe jugés nécessaires à un total de 936.
Objectifs
La consommation de sucres, qui a fortement augmenté ces dernières années notamment par l’utilisation de sirop dans les produits transformés, est parallèle à celle du nombre de patients atteints d’obésité. Ces données suggèrent un rôle de ces sucres dans le développement des désordres métaboliques et ont conduit l’Anses à émettre des recommandations pour développer des recherches plus approfondies sur « le lien entre consommation de sucres et pathologies associées ». Autant les recommandations alimentaires pour la consommation de sucre semblent suivies chez les adultes, elles ne le sont pas chez les plus jeunes dont les adolescents. Ainsi, l'objectif général de ce projet est d'étudier l'impact de la consommation de sucre chez les adolescents et l'impact que cela a sur la santé cérébrale (mémoire, comportement émotionnel) à l'adolescence et plus tard à l'âge adulte. Des sucres consommés par la population générale, les données de la littérature montrent que le fructose semble être celui ayant les effets délétérères sur la santé. Ce sucre est le sucre présent dans les fruits. Néanmoins, ce n'est pas la consommation de fruits qui pose problème mais la consommation de produits transformés et de sodas qui présentent une quantité de fructose très importante et qui poserait problème sur la santé. Ainsi, nous étudierons l'impact de la consommation de fructose à l'adolescence sur la santé cérébrale d'animaux adolescents ou adultes.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de déterminer quel est l'impact de la consomation de fructose durant l'adolescence sur la santé cérébrale à l'adilescence et à l'âge adulte. Ces données seront clefs pour améliorer les recommandations alimentaires liées à la consommation de ce sucre.
Procédures
Les animaux subiront des tests comportementaux durant 5 à 20 minutes permettant d'analyser les comportements émotionnels et mnésiques. Les réaliseront des tests de tolérance au glucose (suivi de la concentration sanguine de glucose pendant 2 heures suite à une injection intrapéritonéale de glucose). Les animaux seront mis à jeun 16h au maximun une seule fois.
Impact sur les animaux
Les mises à jeûn induiront également un inconfort aux animaux. Les tests comportementaux induiront des stress modérés aux animaux le temps de ces dits tests. Les régimes pourront entrainer une prise de poids.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour réaliser des analyses biochimiques sur les cerveaux ou des enregistrements d'activité électriques de neurones.
Remplacement
L’étude des comportements de type anxieux et dépressif, des performances cognitives et de la prise alimentaire ne peuvent être réalisées que sur des animaux vivants ce qui rend impossible le remplacement de ceux-ci par des modèles in vitro. L'étude de l'effet de régimes alimentaires et plus largement de la Nutrition ne peut pas non-plus être modélisé in vitro et nécessite l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Le nombre d'animaux sera reduit au mieux en se basant sur des articles scientifiques qui ont montré par le biais de tests statistiques des differences entre plusieurs groupes. D’après les études scientifiques sur l’analyse de marqueurs comportementaux et biochimiques, nous estimons que 12 animaux par groupe expérimental sont nécessaires pour atteindre une signification statistique. Pour chacune des procédures, le nombre d'animaux renseigné est le nombre maximal anticipé. Si moins d'animaux se voit nécessaire pour l'obtention de données significatives, moins d'animaux seront utilisés.
Raffinement
Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux la douleur (antalgique et sédation avant mise à mort) et l’inconfort (manipulation régulière et enrichissement de l’hébergement) des animaux. L’hébergement se fera à 5 souris/cage et l’environnement sera enrichi : igloo et carré de coton.Les expérimentateurs et soigneurs sont titulaires de leur certificat d’expérimentation animale niveau concepteur et/ou opérateur. Les expérimentateurs travaillent avec des animaux depuis de nombreuses années et sont très fortement sensibilisés au sujet du bien-être animal de par leur thématique de recherche (stress, anxiété, bien-être cérébral) et de par le travail de la SBEA. Les animaux sont observés quotidiennement selon les règles de l'établissement utilisateur. La SBEA procède à des contrôles réguliers de respect des procédures et de bien-être des animaux. Des points limites précoces et spécifiques pour chaque procédure ont été définis afin de limiter au mieux la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Le modèle utilisé dans ce projet est la souris. La souris est un mammifère comme l’Homme, avec des cycles de reproduction rapides. Il est largement utilisé dans le champ de la cognition et de l'entrainement physique, ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec les études antérieures. C’est un animal sur lequel les évaluations comportementales sont faciles à conduire et maitrisés au sein du laboratoire. Ce sont des animaux de petite taille (faciles à manipuler) et peuvent donc être facilement hébergés au sein de l’animalerie de l’unité. Les animaux seront exposés au fructose durant leur adolescence (30-47 jours de vie). Leur santé cérébrale sera étudiée à la fin de leur adolescence ou à l'âge adulte (2, 6 ou 12 mois).