Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
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Effet du stress précoce sur la réponse aux opioïdes dans le cervelet
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Séparés de leur mère quatre heures par jour pendant quatorze jours, les nouveau-nés sont placés sur un coussin chauffant réglé à 37 °C, puis rendus à leur mère. 192 souris passent par ce protocole, 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 96 un niveau modéré. Le porteur s'appuie sur des études antérieures pour écarter tout signe de malnutrition, tout en rapportant que la même littérature décrit des anomalies cognitives et motrices à l'âge adulte ainsi que des rejets de petits par les mères. Les souris sont tuées pour des analyses électrophysiologiques, tissulaires et histologiques du cervelet.
Objectifs
L'addiction est un trouble chronique caractérisé par le besoin compulsif d'utiliser des substances modifiant l'humeur, malgré leurs effets négatifs sur la santé physique et mentale. Le stress précoce ou des événements stressants chroniques à l'adolescence ou à l'âge adulte augmenteraient la vulnérabilité à l'addiction. Des études sur des modèles animaux montrent que le stress précoce entraîne des altérations durables du système opioïdergique. Ces animaux présentent une sensibilité accrue aux drogues ainsi que des modifications des niveaux d'opioïdes dans des régions cérébrales impliquées dans la récompense et le comportement émotionnel. Un nombre croissant d'études suggère que le cervelet joue un rôle clé dans les circuits impliqués dans le développement et le maintien des comportements d'addiction liés aux opioïdes. Ces résultats concordent avec des études d'imagerie cérébrale chez l'homme révélant une expression des récepteurs aux opioïdes dans le cervelet humain. Toutefois, les implications fonctionnelles des réponses cérébelleuses aux substances addictives en lien avec le stress psychosocial restent peu explorées. Ce projet vise à explorer si le stress induit par une séparation maternelle, altère la réponse aux opioïdes au niveau des synapses cérébelleuses.
Bénéfices attendus
-L'analyse des altérations cérébelleuses induites par le stress précoce chez la souris pourrait apporter de nouvelles perspectives sur les mécanismes neurobiologiques par lesquels diverses drogues affectent l'activité cérébrale et conduisent à l'addiction. - Les résultats de cette étude pourraient offrir un éclairage inédit sur les effets du stress précoce dans une région cérébrale encore peu explorée, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques pour traiter l'addiction aux substances.
Procédures
Tous les nouveaux-nés seront soumis à un stress de séparation maternelle d'une durée 4h par jour pendant 14 jours.
Impact sur les animaux
L'étude impliquera l'utilisation d'un protocole de stress chronique. Ce protocole consiste à séparer les nouveau-nés de leur mère pendant 4 heures par jour pendant 14 jours. Des études antérieures, y compris l'analyse du poids des nouveau-nés et des paramètres métaboliques, n'ont signalé aucun signe de malnutrition pendant ou après la séparation maternelle. Des anomalies cognitives et motrices (coordination fine) à l'âge adulte ainsi que des perturbations du comportement maternel (rejet des petits) ont été publiées. Par conséquent, le niveau de détresse associé à ce protocole est classé comme modéré
Devenir
Dans la procédure les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses électrophysiologiques, tissulaires et histologiques.
Remplacement
Pour ce projet, nous souhaitons étudier dans le cerveau des souris des phénomènes biologiques complexes qui se mettent en place dans le cerveau des souris nouvellement nées. Ces phénomènes sont contrôlés à tout moment par différentes parties du cerveau. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico qui puissent reproduire la complexité des phénomènes biologiques qui se mettent en place dans le cerveau pendant la croissance de la souris ce qui signifie que le modèle animal ne peut pas être remplacé.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. l’utilisation conjointe de plusieurs outils expérimentaux permettra de diviser par deux le nombre d’animaux nécessaires pour le projet.
Raffinement
La séparation maternelle devrait provoquer un stress modéré. D'après les études publiées, ces tests n'altèrent pas la capacité des animaux à effectuer leurs activités normales dans leurs cages. Les animaux sont hébergés dans des installations conçues pour maximiser leur confort et minimiser leur souffrance. Plus précisément, les souris sont logées en cohortes (sans isolement) et font l’objet d’une observation régulière tout au long de l’expérience. Un enrichissement, comprenant du matériel de nidification et des bâtonnets à ronger, est systématiquement fourni dans toutes les cages. Les animaux sont observés quotidiennement, et leur comportement est surveillé afin de détecter tout signe d’inconfort ou de stress. Les perturbations seront minimisées grâce à des changements de cage effectués par le même expérimentateur, dans des conditions limitant le bruit et les vibrations. Les petits séparés de leur mère seront placés dans une cage avec un coussin chauffant réglé à 37°C pour limiter l’hypothermie. Des critères d’arrêt spécifiques ont été définis, et un raffinement sera appliqué selon un système de notation permettant une prise en charge adaptée des animaux.
Choix des espèces
De nombreux travaux ont démontré que les rongeurs sont un modèle d’étude valide pour les maladies neurologiques. En particulier, les fonctions physiologiques ainsi que les régions du cerveaux impliquées sont similaires chez la souris et l'homme. Lorsque des modèles génétiques existent, les mêmes structures cérébrales sont impliquées et certains symptômes sont comparables. L'utilisation d'animaux transgéniques implique l'utilisation des souris afin de pouvoir exprimer des constructions dans des groupes de cellules en grain spécifiques. Seules les souris permettent de disposer de nombreux marqueurs spécifiques de type cellulaires. Des souris juvénile et adultes seront utilisées pour étudier les effets de la séparation maternelle sur la réponse aux opioïdes pendant le développement.
Mesure à l’aide d’enregistrements électroencéphalographique de la modulation d’activité neuronale in vivo chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune subissant deux chirurgies de la moelle épinière, la pose d'électrodes dans le cerveau, neuf jours d'hébergement individuel, puis deux sessions de deux heures d'enregistrement, reliée à un câble. Le porteur décrit un risque d'infection, d'hémorragie, d'hypothermie et de défaillance cardiorespiratoire, et reconnaît que l'isolement stresse un animal grégaire. Toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière, l'implant n'étant pas amovible. Les retombées annoncées pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, limiter la progression du handicap, sont placées à plus long terme et présentées comme une possibilité.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, dégénérative du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et la première cause d’handicap neurologique non traumatique chez les jeunes adultes. Dans cette maladie, on observe des phases de démyélinisation (il s’agit d’une perte de la myéline, substance permettant de favoriser les influx nerveux et la protection des neurones) dans lesquelles l’organisation des neurones est altérée, conduisant à des déficits fonctionnels chez les patients. Un mécanisme de réparation existe, mais il est incomplet et très variable selon les patients. Les cellules immunitaires du cerveau et de la moelle épinière (microglie) sont activées précocement lors de la démyélinisation et participent à la réparation de la gaine de myéline. La microglie contacte par ailleurs les neurones et cette interaction peut influencer positivement la réparation post-démyélinisation. Nous avons mis en place une technique permettant de moduler l’activité neuronale lors de la phase de rémission dans un modèle murin de sclérose en plaques pour étudier l’impact de cette modulation sur les interactions entre les cellules immunitaires du cerveau et les neurones, afin de favoriser la réparation tissulaire et la récupération fonctionnelle. Le présent projet vise à mesurer par enregistrements électroencéphalographiques (EEG) les modulations d’activité nerveuse au niveau d’une zone d’intérêt du cerveau.
Bénéfices attendus
La sclérose en plaques touche plus de 100 000 personnes en France et se déclenche majoritairement chez le jeune adulte. La réparation de la myéline (remyélinisation) est essentielle dans cette pathologie, mais reste partielle, d’où une perte neuronale à long terme et des déficits irréversibles chez les patients. L’activité neuronale a été montrée comme favorisant la remyélinisation. Ce projet permettra de mieux comprendre comment nous modulons l’activité neuronale à l’aide de notre technique, et donc de mieux comprendre l’impact biologique obtenu avec cette méthode sur les interactions neurones-cellules immunitaires dans un modèle murin de sclérose en plaques. A plus long terme, la mise en évidence d’effets bénéfiques de l'activité neuronale sur la réparation via une modulation directe du dialogue neurones-cellules immunitaires pourrait permettre d'envisager des stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du handicap chez les patients.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à deux procédures chirurgicales sous anesthésie générale avec une prise en charge analgésique adaptée. La première permettra de réaliser une injection au niveau de la moelle épinière (durée 15 minutes). La deuxième permettra de réaliser une deuxième injection dans la moelle épinière pour la mise en place du modèle et la pose d’électrodes au niveau du cerveau (durée maximale 1h30) pour réaliser ensuite les enregistrements de l’activité du cerveau. Les animaux seront ensuite hébergés seuls pendant 9 jours. Tous les animaux recevront une injection intrapéritonéale (moins d’une minute) pour moduler ou non l’activité neuronale. L’activité électrique du cerveau de tous les animaux vigiles sera ensuite mesurée sur 2 sessions de 2 heures au cours de la même journée (1 session avant injection intrapéritonéale, et une après), pour cela ils seront connectés à un système d’enregistrement et pourront se déplacer librement pendant les mesures. Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude par une méthode réglementaire pour réaliser différents prélèvements tissulaires.
Impact sur les animaux
Les chirurgies engendreront un inconfort temporaire lors du réveil après anesthésie (environ 30 min d’inconfort au réveil) et des douleurs post-opératoires. Il existe un risque rare de complications liées à la chirurgie : infections, hémorragie. L’anesthésie générale sera associée à une hypothermie, une sécheresse oculaire et un risque de défaillance cardiorespiratoire. Bien que la taille de l’implant soit réduite au maximum, son encombrement pourra provoquer une gêne chez l’animal. Les animaux sont hébergés seuls après la pose de l’implant EEG (pour une durée de 9 jours), s’agissant d’animaux grégaires cela pourra générer un stress. L’enregistrement de l’activité électrique du cerveau peut induire un stress car l’animal sera placé dans un nouvel environnement et relié à un câble au niveau des électrodes. La procédure d’injection par voie intrapéritonéale pour la mise en place du modèle peut générer un stress et une douleur localisée liée à la contention et l’injection. Le traitement peut occasionner un trouble locomoteur et une gêne dans les 3 heures maximum suivant l’injection.
Devenir
Des prélèvements tissulaires (cerveau et moelle épinière) sont réalisés post mortem, ce qui implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Dans un objectif de remplacement, nous travaillons en première approche avec des modèles in vitro et ex vivo qui nous permettent d’obtenir des données indispensables pour la poursuite de nos recherches. L’utilisation d’un modèle animal reste cependant nécessaire pour l’étude fondamentale de la sclérose en plaques, car il permet d'étudier la démyélinisation et la remyélinisation (destruction et réparation de la gaine de myéline) dans un organisme vivant entier, impliquant des interactions entre tissus nerveux, système immunitaire et circulation sanguine, qui sont des composantes importantes de cette pathologie
Réduction
Des approches statistiques permettront d’optimiser le nombre d’animaux utilisés après l’utilisation des premiers lots d’animaux afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires : ce nombre sera calculé pour chaque groupe d’expériences à l’aide d’un calcul statistique après utilisation initiale de 5 à 6 animaux par condition. Au maximum nous utiliserons 60 animaux pour ce projet. Des tests statistiques seront utilisés pour l’analyse des résultats obtenus, adaptées à chaque expérience et réalisées en partenariat avec des biostatisticiens.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe (sauf après la deuxième chirurgie). L’eau et la nourriture sont fournies à volonté. Les animaux sont observés quotidiennement. Un environnement enrichi est fourni aux animaux, comprenant nidification (carré de coton, kraft) et bâton à ronger. Les animaux sont manipulés uniquement par un personnel qualifié et sensibilisé au bien-être animal. Nous mettons en place des points-limites, ainsi qu’un suivi par l’équipe de recherche pour éviter la souffrance de l’animal. Les animaux soumis aux procédures chirurgicales sont placés sous anesthésie générale (durée maximale de 1h30), avec une prise en charge analgésique adaptée. Nous nous assurerons du maintien de la température des animaux durant toute la durée de l’anesthésie. Un gel de protection oculaire sera appliqué sur leurs yeux. En post-chirurgie immédiate, ils auront un accès facilité à la nourriture et à l’eau pour faciliter leur récupération. Nous mettrons ensuite en place une surveillance renforcée pendant 5 jours post-chirurgie. Après la chirurgie de mise en place des électrodes au niveau du cerveau, les animaux sont hébergés individuellement pendant 9 jours (les contacts visuels, olfactifs et auditifs avec les congénères étant maintenus). Pour limiter le stress lié à cet hébergement, ils seront placés dans un environnement à l’enrichissement augmenté. Avant les enregistrements de l’activité électrique du cerveau les souris bénéficieront d’un temps d’acclimatation dans la pièce pour réduire leur stress. Les animaux seront sédatés avant l’euthanasie médicamenteuse.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues et sont relativement proches de l'Homme. L’âge adulte est requis pour pouvoir faire les actes chirurgicaux et les mesures d’activité neuronale envisagées dans ce projet.
Contribution des cellules souches musculaires à la dystrophie musculaire des patients DM1 chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Nourries huit à dix semaines avec un régime qui déclenche myotonie et faiblesse musculaire, injectées seize fois en huit semaines, soumises à une myotoxine qui abîme le muscle et à trente séances de course sur tapis roulant de quarante-cinq minutes, 720 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie passe aussi par une chirurgie de mesure de la force musculaire. Le porteur écrit que les modèles murins existants de la dystrophie myotonique de type 1 ne reproduisent que partiellement les anomalies observées chez les patients, et qualifie dans la même phrase le développement de nouveaux modèles murins d'"étape incontournable". Toutes les souris sont tuées pour prélever deux muscles, parfois trois, ce que le porteur juge "indispensable" pour mener ces recherches.
Objectifs
La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une maladie neuromusculaire fréquente chez l’adulte, qui provoque des troubles musculaires, cardiaques et neurologiques particulièrement invalidants. Elle est causée par une anomalie génétique qui résulte de la répétition excessive d’une courte séquence d’ADN (répétitions CTG -variant de 50 à plus de 1500 répétitions chez les patients) ce qui provoque diverses dysfonctions cellulaires en perturbant le fonctionnement de certaines protéines essentielles. Ces perturbations affectent de nombreux processus cellulaires, dont certains sont directement liés aux symptômes observés chez les patients. Cependant, d’autres mécanismes moléculaires et cellulaires contribuent probablement à cette pathologie complexe. À ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir la DM1.
Bénéfices attendus
La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est la dystrophie musculaire la plus fréquente chez l’adulte, touchant environ 1 personne sur 8 000. Elle se manifeste par une faiblesse musculaire progressive, une raideur des muscles (myotonie), ainsi que des atteintes cardiaques, respiratoires et neurologiques. Ces symptômes affectent le quotidien des patients et peuvent progressivement réduire leur autonomie. A ce jour, aucune thérapie n’est disponible pour soigner cette maladie génétique. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de la pathologie en disséquant les processus physiopathologiques musculaires des patients DM1. Ces études sont pré-requises pour le développement de thérapies ciblées.
Procédures
Certains lots d'animaux seront soumis à un régime alimentaire spécial pendant 8 à 10 semaines (animal vigil, prise alimentaire spontanée), d'autres subiront une injection à raison de 2 fois par semaines pendant 8 semaines (animal vigil, 16 injections maximum, 30 secondes). Certains lots d'animaux auront une injection (animal sous anesthésie et analgésie, 1 injection, 3 minutes) et d'autres effectueront un exercice sur tapis de course (animal vigil, 30 fois, 45 minutes). Enfin, certains animaux seront soumis à une intervention chirurgicale pour la mesure de la force musculaire (animal sous anesthésie et analgésie, 1 fois, 30 minutes).
Impact sur les animaux
Le régime alimentaire spécial donné aux souris génétiquement modifiées induira un phénotype tel que la myotonie (défaut momentané de relaxation musculaire après une contraction) et de la faiblesse musculaire provoquant une baisse générale d'activité. Les injections en intrapéritonéales étalées sur 8 semaines pourraient induire une légère douleur au point d’injection et un stress léger lors des manipulations, tout comme la contention nécessaire à l’injection ou les manipulations lors des mesures du poids effectuées deux fois par semaines à partir du début des injections. Les différents traitements sont connus, mais pourraient avoir des effets indésirables dans de rare cas tels que des diarrhées ou une perte de poids. D’autres effets indésirables de notre expérimentation concernent les dommages musculaires dues à l’injection de myotoxine. Ils peuvent être une infection de la peau au site d’injection et une douleur post-dommage du muscle. Les courses sur tapis roulant pourront engendrer un stress et une fatigue transitoire. Les anesthésies, effectuées dans le cadre de certains actes invasifs, peuvent induire dans de rare cas une hypothermie, une détresse respiratoire, voire un arrêt cardio-respiratoire.
Devenir
À la fin du projet, tous les animaux seront euthanasiés, car nous devons prélever leurs muscles pour les analyser. Ces analyses permettent d’étudier les effets de la maladie sur le muscle et sa capacité à se régénérer. Nous examinons généralement deux muscles par souris (parfois un troisième selon les besoins), ce qui rend l’euthanasie indispensable pour mener ces recherches.
Remplacement
Les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. La compréhension des mécanismes à l’origine de la DM1 nécessitent d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui expriment la mutation DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique. A ce jour, les modèles murins de la DM1 existants ne reproduisent que partiellement les anomalies moléculaires et physiologiques observées chez les patients. Le développement de nouveaux modèles murins de la DM1 présentent davantage de similitudes avec la pathologie chez l'homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine.
Réduction
Pour ce projet, un maximum de 720 animaux sera utilisé. Le nombre d’animaux à utiliser par groupe est de 15, soit 720 au total dans le cadre de ce projet. La taille des effectifs a été établie grâce à nos études précédentes et à un calcul de puissance. Des tests statistiques seront réalisés pour permettre l'interprétation fiable des résultats. Afin d'optimiser et de réduire le nombre d'animaux, tous les animaux avec le génotype d'intérêt seront analysés, sans distinction de sexe. Les souris seront analysées in vivo et in situ et les tissus seront prélevés post-mortem et conservés pour des expériences ultérieures éventuelles.
Raffinement
Dans le but de raffiner le protocole et, en conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux est amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu (carré de lanière kraft et bâtonnet en bois). Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères et l'hébergement individuel est évité au maximum. Dans le but de réduire la souffrance et le stress des animaux, une habituation aux gestes de contention et d’injection sera faite avant le début des injections. Une attention particulière sera apportée sur la manipulation douce des cages et des animaux lors des contentions et injections successives. Une phase d’acclimatation sera réalisée avant le début des séances d’exercice sur tapis roulant. La durée et la vitesse sont adaptées à chaque souris de façon à ce qu’elle ne soit pas épuisée et puisse réaliser la totalité de la séance. Les injections ainsi que les mesures de force in situ seront réalisées sous anesthésie générale, et l'administration d'un analgésique sera effectuée 30 minutes avant l'anesthésie. Enfin, un suivi du bien-être des animaux et des points limites seront réalisés quotidiennement. En cas d’effet indésirables observés tel que des diarrhées, l’apport d’aliment et une source de nutrition hydratée sera proposé.
Choix des espèces
Dans cette étude, nous générons et ré-utilisons des modèles murins développés par d'autres chercheurs. Le choix de cette espèce est pertinent car la structure et la fonction du muscle est très proche entre l'humain et la souris. Le projet vise à étudier les défauts liés à la dystrophie myotonique de type 1, pathologie qui se développe chez l’adulte. Chez la souris, la maturation du muscle continue jusqu'à 8 semaines après la naissance. Les souris portant le génotype d'intérêt seront donc utilisées sevrées et adultes âgées de 8 semaines au minimum au début des procédures.
Effet de l’inhibition d’un canal astrocytaire sur la douleur orofaciale chez le rat mâle et femelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Des tests de mesure de la douleur toutes les trente minutes pendant cinq heures, puis une fois par jour pendant cinq jours : 800 rats vont être utilisés, 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 opérés sous anesthésie profonde et tués avant tout réveil. Le protocole prévoit une injection directement dans le liquide céphalo-rachidien au niveau du tronc cérébral ou dans un ganglion nerveux, puis pour une partie des animaux une trachéotomie, une canulation de la carotide et de la jugulaire, une craniotomie et l'exposition de la zone d'enregistrement. Le porteur attend le développement d'une hypersensibilité douloureuse et décrit les mesures de sensibilité cutanée comme peu douloureuses, l'animal pouvant se soustraire au stimulus. Il retient le rat Sprague-Dawley parce que son système nociceptif est comparable à celui des humains, autrement dit parce que l'espèce ressent la douleur qu'on lui inflige de façon proche de la nôtre.
Objectifs
Lorsque la douleur est chronique ou persistante, elle devient alors pathologique car elle n’offre plus aucun avantage mais provoque au contraire une extrême souffrance. C’est notamment le cas de douleurs inflammatoires qui apparaissent suite à une inflammation du système nerveux. Parmi les symptômes douloureux, nous nous intéressons à l’allodynie qui correspond à une douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse qui peut être déclenchée suite à l’inflammation. Ce phénomène provoque l’activation de plusieurs populations neuronales, mais fait également intervenir les astrocytes, un sous-type de cellules gliales. Cependant, les mécanismes astrocytaires impliqués dans la génèse de l’allodynie en condition inflammatoire sont peu connus. Des résultats préliminaires ont permis notamment de mettre en évidence que l’inflammation induisait une réactivité cellulaire et une dérégulation de canaux cellulaires. Cependant, la question de comment l’inflammation est capable d’entrainer cette dérégulation du canal reste toujours en suspend. Récemment, une étude a montré l’implication d'un nouvel inhibiteur dans l'inhibition spécifique des canaux. Ce projet aura donc pour objectif de tester, dans notre modèle animal, si cet inhibiteur agit sur la dérégulation des canaux par des approches comportementales, moléculaires, immunohistochimiques et électrophysiologiques in vivo. Ce projet sera réalisé sur des rats adultes mâles et femelles.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes centraux induisant la dérégulation du canal astrocytaire, impliquée dans les phénomènes d’hypersensibilité douloureuse. Au travers des résultats attendus, ce travail pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux douleurs chroniques, et pourrait à terme mettre en lumière de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Les différents gestes techniques utilisés lors de ce projet sont au nombre de 3 :•Prélèvements des cellules vaginales (1 fois par jour de test ou d'injection,
Impact sur les animaux
Nous nous attendons au développement d’une hypersensibilité douloureuse. Afin de diminuer le stress lié aux tests de comportement et aux injections, les animaux ont une période d’adaptation suite à la livraison, suivie d'une période d’habituation pour le comportement. Les mesures de sensibilité cutanée sont peu douloureuses, puisqu’elles consistent en la mesure d’un seuil, avec possibilité d’échappement et n'entrainent pas de réactions visibles, autre que le retrait moteur de la zone stimulée. Les rats doivent pouvoir continuer à se mouvoir, se toiletter, exercer leurs gestes habituels.
Devenir
A la fin des procédures , les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort: pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une analyse immunohistochimique, protéique ou électrophysiologique.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique.
Réduction
Le nombre de rats par groupe a été évalué sur la base des travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrons rencontrer au cours des différentes phases expérimentales. Le nombre de 8 rats /groupe pour les études est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif . Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc il est préférable de prévoir 10 animaux maximum par groupe: habituation, injections ,comportement, prélèvements des tissus. Pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. Si lors des procédures, 8 animaux sont suffisants, nous n'utiliserons pas plus d'animaux. Des tests statistiques seront utilisés pour déterminer le nombre d'animaux suffisant et nécessaire. Afin de limiter le nombre d'animaux, les études électrophysiologiques in vivo et comportementales seront réalisées dans un premier temps et si nous n'obtenons pas de résultats significatifs les autres procédures ne seront pas réalisées.
Raffinement
Les animaux seront stabulés dans des pièces ventilées, thermorégulées (22±1 °C) avec hygrométrie contrôlée. Le cycle de lumière est inversé (lumière de 19h à 7h). L’accès à la nourriture et à l’eau se fait ad libitum et le changement de la litière se fait 2 fois par semaine. Les rats sont placés 3 par cage de 800 cm2 (enrichissement social). Les animaux seront utilisés avant d'atteindre un poids supérieurs à 300g. Des rouleaux de cartons sont ajoutés pour pouvoir se cacher et grignoter. La surveillance des animaux se fera quotidiennement par les personnes compétentes du laboratoire conformément à la législation en vigueur. L’expérimentation sera réalisée de 5 jours après réception (période d’adaptation) et après 5 jours d’habituation pour les expériences en comportement( Jour 1: habituation à l'expérimentateur et la box de comportement/ Jour 2: habituation à l'approche du filament de vF/ Jour 3: habituation à l'appui d'un filament de vF de faible calibre/ Jour 4 et 5: habituation et seuil de base) . Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. Les animaux seront notamment surveillés quoditiennement lors des différentes procédures. Le poids est mesuré régulièrement jusqu'à la fin de l'expérimentation. La nourriture sera humidifiée pour faciliter son absorption. Nous regarderons également l’apparence et le comportement (poils ébouriffés, animal prostré, posture anormale, vocalisations, agitation, toilettage). Si, suite l'évaluation avec la grille de scores, l'état général de l'animal décroît, alors il sera mis à mort. Les tests électrophysiologiques seront réalisés sous anesthésie générale à l'isoflurane, avec un mélange d'oxygène et de protoxyde d'azote, et sans réveil.
Choix des espèces
La souche de rat Sprague-Dawley est un des modèles les plus couramment utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Nous utiliserons des animaux âgés de 5 à 8 semaines (125g à 300g). Les différentes études sur la douleur sont réalisées sur des animaux adultes. Les différents types de douleur trigéminale est majoritaire chez les personnes adultes. L'utilisation de rats dans les études comportementales sur la douleur est largement répandue et justifiée par plusieurs facteurs scientifiques et éthiques. Les rats partagent des similitudes biologiques et physiopathologiques avec les humains, en particulier dans le système nerveux et la réponse à la douleur. Leur système nociceptif (responsable de la détection de la douleur) est comparable à celui des humains, ce qui permet d'étudier des mécanismes de la douleur qui peuvent être extrapolés à l'homme.
Impact de stress chroniques léger et modéré sur la fréquence des transferts de gènes de résistance aux antibiotiques au sein du microbiote intestinal
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Toutes tuées en fin de protocole pour que soient prélevés leurs intestins et leurs cerveaux, 192 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant vingt et un jours, elles subissent des facteurs de stress imprévisibles, cage inclinée, litière humidifiée ou retirée, privation de nourriture pendant douze heures, cycle lumineux perturbé, et pour la seconde procédure une heure de contention, deux heures d'exposition à une odeur de prédateur et douze heures de litière fortement humide. S'y ajoutent un antibiotique dans l'eau de boisson, un gavage bactérien, une injection de pilocarpine et trois tests comportementaux nommés, open field, labyrinthe en croix surélevé et appétence au sucrose. Le porteur écrit qu'aucun prélèvement douloureux ne sera effectué sur les animaux vivants, puis affirme que remplacer l'expérimentation animale n'est pas possible ici parce que les effets du stress dépendent d'interactions propres à l'organisme.
Objectifs
Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes (bactéries, virus) qui vivent dans nos intestins et qui jouent un rôle crucial pour notre santé. Son équilibre est influencé par des facteurs liés à notre corps, comme notre génétique, ainsi que par des éléments extérieurs, comme notre alimentation et les médicaments que nous prenons. Des recherches récentes montrent que le stress, qu'il soit temporaire ou prolongé, peut modifier la composition de ce microbiote. En période de stress, les bactéries de notre intestin peuvent être exposées à des substances qui changent leur croissance et leur comportement. De plus, le stress pourrait faciliter le transfert de gènes entre les bactéries, y compris les gènes qui rendent certaines bactéries résistantes aux antibiotiques. L’ensemble de ces observations suggère que le stress pourrait augmenter la fréquence des transferts de gènes dans l’intestin et participer à la dissémination des gènes de résistance aux antibiotiques. Or, d’une part, le stress est un problème courant dans notre société, et, d’autre part, la résistance aux antibiotiques, en forte augmentation ces dernières années, devient une menace majeure pour la santé humaine. A l’heure actuelle, l’influence du stress sur la dissémination des gènes de résistances aux antibiotiques n’a jamais été évaluée dans un organisme vivant. Etant donné la complexité des interactions dans le microbiote intestinal entre les bactéries et les cellules humaines, il n’est pas possible d’explorer cette hypothèse en dehors d’un modèle animal. Ce projet a pour but d’étudier l’impact du stress sur la propagation des gènes de résistance aux antibiotiques dans le microbiote intestinal de souris. Nous comparerons les effets de deux modèles de stress imitant chez l’humain les contrariétés de la vie quotidienne, le premier étant léger (protocole 1) et le second modéré (protocole 2), en examinant si le sexe des animaux (mâles ou femelles) influence leur réponse au stress.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus ici permettront de mieux comprendre les effets du stress sur la propagation de gènes de résistance aux antibiotiques dans le microbiote intestinal, en tenant compte de son intensité et des différences entre les sexes. Ces résultats seront innovants. Ils permettront de déterminer si le stress influence le microbiote intestinal, en particulier la transmission des gènes de résistance aux antibiotiques dans les intestins. Si on observe un effet du stress sur cette transmission, nous chercherons à identifier les mécanismes en jeu, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles voies pour lutter contre la propagation de la résistance aux antibiotiques. Ces avancées bénéficieront à la fois aux humains et aux animaux, car la résistance aux antibiotiques affecte les deux.
Procédures
Les protocoles entraînant un stress léger (protocole 1) ou modéré (protocole 2) consistent à appliquer des facteurs de stress de manière imprévisible. Le stress durera 21 jours, avec 1 heure le matin, 2 heures l’après-midi et une période de stress pendant la nuit. Les facteurs de stress sont légers à modérés (par exemple, incliner la cage, humidifier ou enlever la litière) et il y aura des périodes d’au moins 2 heures où l’animal ne subira aucun stress. Aucun prélèvement douloureux ne sera effectué sur les animaux vivants. À la fin du protocole, un échantillon de salive sera prélevé. Par ailleurs, l’ensemble des animaux recevra un antibiotique à raison de 0.5 mg/L dans son eau de boisson à partir de J-3 du début du stress et durant les 21 jours de la durée du stress. A J0 du stress, la moitié des animaux se verra administrer en une fois par gavage la bactérie donneuse du plasmide de résistance aux antibiotiques. Des tests comportementaux (Open Field, Labyrinthe en croix surélevé, test d’appétence au sucrose) seront réalisés en fin de protocole de stress. Une injection intrapéritonéale de pilocarpine sera réalisée à la fin du protocole, afin de permettre le prélèvement d’une quantité suffisante de salive.
Impact sur les animaux
L’inclinaison de la cage va perturber la souris ; la privation de nourriture (12h) va induire un besoin non comblé ; dans la première procédure, la réduction de l’espace va induire un stress situationnel, la cohabitation et l’inversion de cage vont générer un stress social ; la litière humide ainsi que le placement dans une cage sans litière vont déranger l’animal ; le non-respect du cycle lumineux va induire un épuisement. L’ensemble de ces différents stress légers justifie un classement de la première procédure de stress imprévisibles en léger. Dans la seconde procédure, trois stress d’intensité plus importante seront utilisés : contention (1h), stress d’exposition à une odeur de prédateur (2h) et litière fortement humidifiée (12h), justifiant un classement de la deuxième procédure de stress imprévisibles en modéré. Le gavage nécessaire à l’administration des bactéries peut induire un stress léger (moins de 1 minute). L’injection de la pilocarpine peut induire une courte douleur d'intensité identique à celle de l'introduction d'une aiguille (moins de 1 minute). La pilocarpine induit des effets non douloureux chez l’animal, à savoir une hypersécrétion salivaire, lacrymale et gastrique, ainsi qu’une bradycardie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des prélèvements intestinaux (pour mettre en évidence les transferts de gènes entre bactéries) et des prélèvements cérébraux (pour mettre en évidence le niveau de stress).
Remplacement
Les recherches en laboratoire montrent que des molécules libérées dans l’intestin en cas de stress pourraient influencer le transfert de gènes entre certaines bactéries. Cependant, ces études ne prennent pas en compte la complexité du microbiote intestinal. Les protocoles de stress chronique léger et modéré utilisés ici sont plus proches de la réalité que les modèles en laboratoire. Ainsi, il n'est pas possible de remplacer les expérimentations animales par des méthodes alternatives dans ce cas. En effet, les effets du stress dépendent de nombreuses interactions et processus biologiques spécifiques à l’organisme, ce qui ne peut être étudié que par des modèles in vivo (sur des animaux vivants).
Réduction
Le nombre minimal d’animaux utilisés pour ce projet a été calculé en utilisant des tests statistiques. Ces tests ont montré que nous aurons besoin de 12 animaux par groupe testé pour pouvoir obtenir des résultats analysables, soit un total de 192 animaux pour l’ensemble de l’étude.
Raffinement
Les cages seront munies d’éléments permettant d’offrir aux animaux la possibilité d’évoluer en espaces clos, type de milieu préférentiel chez des rongeurs. L’état des animaux sera vérifié quotidiennement à la recherche de symptômes légers, modérés ou sévères référencés dans la grille de scoring interne à la structure. En cas de symptômes légers, les soigneurs et zootechniciens surveilleront particulièrement ces animaux. En cas de symptômes modérés, la structure bien-être animal sera sollicitée avec ou sans le vétérinaire référent. En cas de symptômes sévères, l’animal sera sorti du protocole.
Choix des espèces
Des études récentes ont validé les effets du protocole de stress léger que nous allons utiliser durant 3 semaines sur des souris. En effet, celui-ci entraîne une augmentation des marqueurs du stress dans le sang des animaux ainsi qu’un comportement anxieux tels qu’attendus dans notre étude. Notre étude portera sur des animaux mâles et femelles jeunes adultes.
Exploration de l’activité des neurones chez un modèle murin (souris) de l’autisme
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
155 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit deux interventions chirurgicales de quarante-cinq à cent vingt minutes, la pose d'une prothèse sur la tête sous sédation, cinq semaines d'hébergement individuel, un entraînement progressif au port d'un appareil d'imagerie crânien, puis une tâche comportementale que le porteur qualifie de légèrement désagréable sans la nommer. Le modèle est une lignée transgénique présentée comme représentant l'autisme, et les retombées annoncées, une contribution possible à l'orientation d'essais cliniques, restent au conditionnel. Sur le remplacement, le porteur écrit que les études cliniques ne conviennent pas en raison de la fragilité de la population concernée et de la "nécessité" d'approches invasives.
Objectifs
Les difficultés d'attention sont fréquentes dans divers troubles neurodéveloppementaux tels que l'autisme, les troubles du déficit de l'attention et certaines maladies génétiques caractérisées par un retard de développement. Ces problèmes posent un défi important à l'intégration sociale, éducative et professionnelle des personnes concernées. Pour mieux comprendre les raisons biologiques de ces difficultés, nous proposons d'analyser l'activité des cellules nerveuses dans une région du cerveau impliquée dans ces troubles. Nous utilisons un modèle génétiquement modifié représentant l'autisme, qui manifeste des problèmes d'attention dans des conditions expérimentales. Notre projet comprend des tests de comportement et l'imagerie, ainsi qu'un traitement pharmacologique pour mettre en évidence ces déficits.
Bénéfices attendus
L'autisme est une condition complexe pour laquelle il n'existe actuellement aucun traitement médicamenteux spécifique. En raison de la diversité des origines et des manifestations de cette condition, il est peu probable qu'une seule molécule puisse traiter tous les symptômes. Face à cette complexité, une approche consiste à comprendre les modifications dans les circuits cérébraux liés à des symptômes spécifiques. Notre étude se concentre sur les problèmes d'attention, qui touchent environ 40% des personnes autistes et sont étroitement liés à d'autres symptômes comme les problèmes sensoriels. En s'appuyant sur des recherches antérieures, nos propres données préliminaires et notre programme de recherche, nous cherchons à identifier les changements dans l'activité de certaines populations de cellules nerveuses. Ces modifications pourraient servir de biomarqueurs tant sur le plan physiologique que comportemental, permettant d'évaluer l'impact de nouveaux traitements médicamenteux pour les problèmes d'attention liés à l'autisme. Nous pensons que notre travail pourrait éventuellement contribuer à orienter des essais cliniques chez l'homme. En outre, les avancées techniques réalisées dans le cadre de ce projet bénéficieront à d'autres projets de recherche de notre laboratoire, nous permettant d'améliorer nos méthodes techniques et scientifiques pour nos futurs travaux. Dans une perspective plus large, les connaissances que nous espérons tirer de notre étude pourraient également enrichir notre compréhension d'autres troubles neurodéveloppementaux impliquant des problèmes d'attention.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : la première durera environ 45 à 90 minutes, et la deuxième durera de 90 à 120 minutes. En outre, ils subiront une intervention sous sédation (sans acte invasif) d'une durée d'environ 60 minutes pour la pose d'une prothèse sur la tête. Pour des raisons techniques liées à la présence d'une prothèse, il est nécessaire d'adapter les conditions d'hébergement. Les animaux seront hébergés individuellement pendant une période de 5 semaines, avec des périodes d'échange entre congénères. Les animaux seront progressivement habitués à accepter la pose d'un appareil d'imagerie sur leur tête au cours de séances d'entraînement, dont la durée augmentera progressivement de 2 à 30 minutes. Par la suite, les animaux effectueront une tâche comportementale légèrement désagréable d'environ 30 minutes en présence de l'appareil d'imagerie, qui sera positionné sur leur tête. Le lendemain, ils seront de nouveau exposés à la tâche comportementale, cette fois pendant environ 20 minutes. Certains animaux reçoivent un traitement pharmacologique d'un produit autorisé pour l'administration chez l'enfant (3 injections intra péritonéale ; durée : chacune 2s max).
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : le risque d'inconfort, de douleur, d'infection et/ou de perte de poids est inhérent à ces procédures. Ils seront à nouveau endormis, exposant ainsi un risque d'hypothermie ou de problèmes respiratoires temporaires. Ils seront soumis à une tâche comportementale légèrement désagréable et stressante pour l'animal. Ils seront entraînés à porter un appareil d'imagerie sur leur tête, ce qui représente une contrainte pour la posture de l'animal. La pose d'une prothèse implique également une contrainte pour l'animal, ce qui nous obligera à adapter les conditions d'hébergement. Les injections sont légèrement desagréable. Le produit injecté peut avoir un effect neuropharmacologique.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.
Remplacement
Le projet se concentre sur l'exploration des changements comportementaux et neurobiologiques chez un modèle de maladies neurodéveloppementale. Les expériences proposées nécessitent l’utilisation d’un modèle animal vivant et il ne peut pas être remplacé par les études in vitro ou in silico. Les études cliniques ne sont pas appropriées pour notre objectif expérimental, en raison de la fragilité de la population clinique concernée et de la nécessité d'approches invasives pour répondre à nos questions scientifiques. Les structures cérébrales sont généralement bien préservées chez différentes espèces de mammifères, ce qui suggère une similitude fonctionnelle entre les rongeurs et les humains. L'utilisation de modèles animaux avec une sensibilité neuronale plus faible (tels que les invertébrés ou les poissons) ne convient pas à notre projet, car ces organismes ne possèdent pas la structure cérébrale spécifique ciblée par notre étude.
Réduction
Nous avons réfléchi à notre projet de recherche de façon à réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés. La conception expérimentale soigneuse de notre projet permettra une stratégie de réduction à minima de nombre des animaux nécessaires à l’exploitation statistique des résultats. Afin d’estimer correctement le nombre d’animaux nécessaires, nous avons consulté deux experts dans le domaine. Nous avons également prévu une étude pilote, permettant l’étude de la faisabilité technique de certains aspects de notre projet. De plus, nous avons intégré une stratégie permettant une évaluation précoce de nos résultats au fur et à mesure et, si nécessaire, une réduction de nombre d’effectifs nécessaire à la réalisation de nos objectifs scientifiques.
Raffinement
i) Surveillance quotidienne. ii) Vérification de l'état de l'animal avant et après chaque expérience ou manipulation. iii) Perfectionnement des procédures chirurgicales pour réduire le risque de douleur ou de souffrance : utilisation d'une crème pour les yeux et d'un tapis chauffant pour maintenir la température de l'animal. Utilisation d'anesthésiques et d'analgésiques pour chaque intervention chirurgicale. Ajout d'un analgésique local à longue durée d'action et d'un anti-inflammatoire lors de la deuxième intervention chirurgicale. iv) Application de soins préventifs après la chirurgie v) Animaux manipulés quotidiennement avant les séances de comportement afin de réduire le niveau de stress. vi) Entraînement à la porte de l'appareil d'imagerie, vii) Utilisation des techniques de manipulation prévu pour réduire le stress de la manipulation viii) Habituation à la salle de comportement, ix) Définition de points limites spécifiques et de mesures conservatrices pour chaque phase de la procédure. x) Mécanismes d'intégration des nouvelles techniques de perfectionnement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de sites éducatifs en bien être animal, consultation d'experts dans le domaine.
Choix des espèces
Choix de l'espèce : Les expériences proposées pour cette étude nécessitent des mesures comportementales et neurophysiologiques (impliquent des interventions invasives). Nous avons donc besoin d’un modèle animale complexe et intacte, adapté à la réalisation des tests cognitifs, possèdant la structure cérébrale ciblée par notre étude, pour lequel il existe déjà des tests comportementaux validés dans la littérature scientifique. De plus, il est essentiel que l'espèce soit susceptible d'accepter des modifications génétiques pour reproduire les conditions génétiques humaines. Idéalement, le modèle devrait être bien validé par des études antérieures en tant que représentation fiable et éprouvée pour l'étude de l'autisme. La souris répond à tous ces critères et offre la cohérence avec les recherches précédemment menées au sein de notre équipe. Les modèles animaux avec une sensibilité neurophysiologique moindre, tels que les invertébrés ou les poissons, ne sont pas appropriés pour notre projet, car les approches techniques que nous envisageons ne peuvent pas être appliquées à ces organismes. De plus, les tests comportementaux chez ces animaux sont souvent trop limités pour modéliser de manière adéquate des maladies complexes comme l'autisme. Stade de développement : 4 à 6 semaines au début des procédures (c.a.d. l'acte chirurgical) et 10 à 12 semaines (jeunes adultes) au moment du test comportemental. Justification : Ce stade de développement a été choisi pour être en cohérence avec les études antérieures effectuées au sein de notre équipe, utilisant le même modèle transgénique et la même tâche comportementale. En effet, cette étude s'inscrit dans la continuité de notre programme de recherche, et il est très important de maintenir les mêmes conditions expérimentales afin de garantir la reproductibilité et la fiabilité de nos expériences, tout en facilitant la comparabilité de nos données avec celles obtenues précédemment. L'âge de 10 à 12 semaines a été choisi car il correspond au moment de maturité des circuits neuronaux ciblés. Bien que la condition étudiée se manifeste à tous les stades de la vie, une intervention thérapeutique sera plus efficace si elle est effectuée de manière la plus précoce possible. C'est pour ces raisons que nous utilisons des jeunes adultes.
Détermination de la capacité des ADC-Hir et ADC-rtPA à cibler le thrombus, de leur biodistribution et de leur efficacité dans un modèle de thromboembolisme chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
249 souris vont être utilisées dans des travaux sur la thrombose veineuse, 144 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 105 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune peut subir trois anesthésies de vingt minutes pour des séances d'imagerie, une chirurgie de quatre-vingt-dix minutes, des injections et des prélèvements sanguins, avec un risque de tremblements et de mouvements de rotation au réveil si le caillot provoqué migre vers une artère cérébrale. Toutes sont mises à mort pour prélèvement d'organes. Le porteur écrit que les résultats pourraient déboucher à long terme sur une amélioration de la prise en charge des patients, l'objectif immédiat restant de savoir où vont dans le corps les anticorps testés et s'ils atteignent bien le caillot.
Objectifs
Un processus pathologique intervient lors de la thrombose veineuse qui induit la formation d’un caillot appelé thrombus, qui peut obstruer le vaisseau au niveau de la jambe. Une partie du caillot formé peut alors se décrocher pour se retrouver au niveau des vaisseaux des poumons, ce qui peut engendrer de graves complications. Il existe aujourd’hui en clinique différents anticoagulants, qui empêchent la consolidation du thrombus. Dans certains cas graves, il est nécessaire d’avoir recours à la thrombolyse (lyse du thrombus) ou de retirer le caillot mécaniquement. Mais ces traitements ont une efficacité limitée et leur principal effet indésirable est qu’ils augmentent le risque de saignement. Le but de ce projet est de tester un nouveau traitement ciblé qui permettrait de limiter le risque de saignement. Il est basé sur le développement d’anticorps ciblant un composant spécifique du thrombus, couplés : i) à un anticoagulant; ou ii) à un thrombolytique. Cibler un composant spécifique du thrombus permet de concentrer la molécule localement et de diminuer le risque de saignement. Ce projet vise à déterminer comment ces anticorps sont éliminés, s’ils ciblent bien le thrombus, et enfin à les comparer aux traitements actuellement utilisés en clinique
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet portent sur 3 aspects : Evaluer la distribution de la molécule dans le corps ainsi que son élimination (quel organe impliqué?) Evaluer la capacité des nouvelles molécules à cibler le caillot pour diminuer les doses injectées et le risque de saignement. Imager dans un modèle de thrombose la répartition des caillots dans les poumons en fonction de la molécule injectée nous permettraient de mettre en évidence l’efficacité de nos nouvelles molécules, comparé à celles utilisées en clinique. L’identification de tels résultats pourraient déboucher à long terme sur une amélioration de la prise en charge des patients présentant une thrombose veineuse ainsi qu’à une réduction des séquelles à long terme de ces pathologies.
Procédures
Selon les groupes les animaux seront soumis à : ) des anesthésies d'une durée de 20 minutes répétées 3 fois pour réaliser des séances d'imagerie précédée d'une injection d'une durée de 20 secondes sous anesthésie d'une durée de 5 minutes, 2) d'une chirugie sous anesthésie d'une durée de 90 minutes suivie d'une imagerie sous anesthésie de 20 minutes, des injections (2 ,durée 20 secondes par injection) sur animal anesthésié, 3) d'une chirugie sous anesthésie d'une durée de 90 minutes, 4) d'une chirurgie sous anesthésie de 30 minutes avec 2 prélèvements sanguin (durée 15 secondes par prélèvement) durant cette anesthésie.
Impact sur les animaux
LEs nuisances attendues sont : 1) l'impact de l'anesthésie sur la fréquence respiratoire, 2) un risque de saignement au site d’incision ou site chirurgical, 3) douleur au site d’incision, 4) une douleur modérée transitoire avec des troubles neurologiques (tremblements, mouvement de rotation) lors du réveil, si la thrombose induite embolise dans une artère cérébrale
Devenir
Pour toutes les procédures de cette saisine, les souris sont mises à mort pour prélèvement d’organes à la fin de la procédure.
Remplacement
Le but de ce projet est de tester un nouveau traitement ciblé basé sur le développement de molécules ciblant le caillot, couplées : i) à un anticoagulant qui empêche la consolidation du thrombus; ou ii) à un fibrinolytique, permettant la destruction du thrombus. L’avantage de telles molécules est qu’elles permettent ici de cibler leur action spécifiquement au lieu de la thrombose, la fibrine étant produite uniquement dans le thrombus. La pathologie étudiée étant un processus particulièrement complexe, il est impossible de substituer la souris par des modèles in vitro.
Réduction
Pour toutes les procédures, le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le critère recherché est la comparaison des résultats obtenus entre les différents groupes d’animaux.
Raffinement
Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Les animaux sont en groupe sociaux afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant les procédures expérimentales. • Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée des procédures • Par l’administration d’un anti-douleur pendant chaque procédure. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter son inconfort.
Choix des espèces
Les souris seront utilisées au stade adulte de 7-8 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement. Le sang des souris âgées ne coagule pas de la même manière, ce qui pourrait présenter un biais. Les expériences seront réalisées chez la souris parce que ce sont des modèles expérimentaux très largement caractérisés chez cette espèce.
Mise au point d’un protocole de suivi de l’activité des neurones impliqués dans la sécrétion d’hormone de la reproduction pendant le cycle estrien des souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
Génétiquement modifiées pour rendre visible l'activité d'une population de neurones de la reproduction, 351 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 251 d'entre elles et modéré pour 100. Toutes subissent une chirurgie crânienne, certaines des frottis vaginaux quotidiens pendant dix jours, puis un micro-prélèvement de sang à la pointe de la queue chaque heure pendant dix heures, avec un isolement pouvant durer vingt heures. Le porteur reconnaît que les frottis répétés peuvent irriter l'orifice vaginal et que le dispositif de photométrie laissé à demeure gêne le corps de l'animal. L'objectif est de vérifier si ces neurones suivent un rythme journalier, et toutes les souris sont tuées pour que leur cerveau soit analysé.
Objectifs
Une fécondation réussie dépend d’une bonne synchronisation entre le moment de l’ovulation et celui de l’accouplement. Chez les mammifères, la meilleure période pour une fécondation réussie est à la transition entre la période de repos et la période d’activité. Chez les rongeurs nocturnes, comme la souris, l’ovulation est induite par le déclenchement du pic préovulatoire d’hormone lutéinisante (LH) à la transition jour/nuit. Ce pic est coordonné par l’horloge biologique cérébrale qui envoie un signal temporel à d’autres neurones, notamment aux neurones à (Arg)(Phe)-reladed peptide (RFRP), impliqués dans la régulation de l’axe reproducteur. Ces neurones inhibent la production de LH et présentent un rythme d’activité journalier qui pourrait participer à la synchronisation du pic préovulatoire à la transition repos/activité. L’objectif de ce projet est d’étudier 1) si les neurones RFRP présentent une activité journalière in vivo et 2) si le rythme de cette activité est coordonné à celui du pic préovulatoire. A terme, ce projet permettra d’étudier l’effet de perturbations environnementales sur la reproduction féminine.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif, d’une part, de vérifier si l’activité des neurones reproducteurs dans le cerveau des souris femelles varie au cours de la journée, notamment à la transition jour/nuit, et si cette variation est associée au pic préovulatoire. La validation de cette hypothèse nous permettra, dans un second temps, d’étudier si et comment l’activité de ces neurones reproducteurs et le pic préovulatoire sont altérées dans diverses conditions environnementales connues pour affecter la fertilité des souris femelles.
Procédures
Toutes les souris subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie/analgésie profonde. Certaines seront également soumises à des frottis vaginaux 1 fois/jour pendant 10 jours sur animal vigile et, lors d’une journée définie par le stade estrien de l’animal, 1 micro-prélèvement de sang à la pointe de la queue sera réalisé chaque heure pendant 10 h sur animal vigile et elles seront isolées pendant l’enregistrement (20h maximum). Enfin, une biospie de queue sera faite sur animal vigile en vue de réaliser un génotypage.
Impact sur les animaux
L’intervention chirurgicale est jugée douloureuse per se (douleur modérée). L'incision de l'extrémité distale de la queue pour réaliser des microprélèvements de sang ainsi que le prélèvement de tissu pour le génotypage des souris peuvent induire une douleur modérée temporaire. Un stress peut aussi être induit par la manipulation des animaux au cours de la réalisation des frottis vaginaux et des microprélèvements sanguins à la queue. Une irritation modérée de l'orifice vaginale due au frottis vaginaux répétés peut être observée. La présence à demeure du système de photométrie peut provoquer une légère gêne corporelle. L’isolement des souris nécessaire à l’enregistrement photométrique in vivo peut engendrer un stress.
Devenir
Toutes les souris engagées dans les procédures expérimentales seront mises à mort en vue d’analyser leur cerveau.
Remplacement
Ce projet est une étude de physiologie intégrée per se. La régulation de l'activité de reproduction est un mécanisme qui fait intervenir plusieurs structures nerveuses et endocrines. L'étude des relations entre ces différents acteurs nécessite l'utilisation d'organismes entiers vivants et ne peut pas se faire sur des organes ou des cellules isolés.
Réduction
Pour chaque procédure expérimentale, le nombre d'animaux par groupe a été réduit au maximum en tenant compte des variabilités interindividuelles et des règles statistiques en vigueur, nous permettant d'obtenir des résultats fiables et robustes. Ces résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques appropriés. De plus, dès que l'expérience s'y prête, un suivi longitudinal de la variable étudiée a été privilégié. C'est-à-dire que le même animal sera suivi pour cette variable sur plusieurs jours voire plusieurs semaines, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires.
Raffinement
Les souris étant des animaux sociaux, elles seront hébergées par 2 ou 3, sauf au moment de l’enregistrement photométrique de l’activité calcique des neurones RFRP qui nécessite un isolement des souris. Les cages seront enrichies avec du matériel de nidification (morceaux de coton), un bâton à ronger, un tunnel (pour éviter le stress lié à la préhension par la queue lors du change ou de la capture de l’animal dans la cage) et avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Les souris seront observées quotidiennement. Après leur arrivée à l'animalerie, les souris auront une semaine pour s'habituer à leur nouvel environnement, sans manipulation. Puis, elles seront manipulées quotidiennement pendant 1 à 2 semaines avant le début des procédures expérimentales. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie et analgésie. Lors des interventions chirurgicales, nous utiliserons des tapis chauffants afin d’éviter la diminution de la température corporelle due à l’anesthésie. De l’ocrygel sera placé sur les yeux des souris pour éviter leur desséchement. Après la chirurgie, de la nourriture gélifiée sera mise à disposition des animaux lesquels auront été habitués à cette nourriture pendant 3 jours avant la chirurgie pour éviter toute néophobie (peur de ce qui est nouveau/inconnu). Des points limites ont été établis permettant de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
Le modèle animal choisi pour ce projet est la souris à l’âge adulte (minimum 8 semaines), car le fonctionnement de son axe reproducteur est bien connu et présente un cycle régulier à ovulation spontanée. Pour répondre aux questions scientifiques posées, nous utiliserons des jeunes adultes afin d’étudier le fonctionnement de l'axe reproducteur mature et non sénescent. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées permet de cibler spécifiquement la population neuronale d’intérêt dont le rôle dans le contrôle de la sécrétion d’hormone lutéinisante a bien été étudié.
Effet du blocage de la vascularisation dans l’hypertension et l’emphysème pulmonaires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
Vingt et un jours enfermées dans un caisson où l'oxygène est abaissé à 9 %, ou recevant de l'élastase déposée dans les narines sous anesthésie, 288 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont toutes tuées à l'issue pour prélèvement du sang, des poumons, du cœur, du foie, du rein et de la rate. Elles sont génétiquement modifiées pour surexprimer une protéine qui empêche la formation des vaisseaux pulmonaires, afin d'observer l'apparition d'une hypertension artérielle et d'un emphysème. Le porteur indique que les manipulations ont lieu en journée, pendant la phase de sommeil des souris, ce qui ajoute un stress, et affirme dans le même passage que l'hypoxie chronique n'apporte aucune douleur et ne provoque qu'une légère fatigue. Sur la réduction, il annonce des groupes de 8 souris sans exposer le calcul qui mène aux 288 animaux.
Objectifs
Avec l’âge et dans certaines maladies pulmonaires comme l’hypertension et l’emphysème, le réseau vasculaire décline et la structure des tissus se dégrade, ce qui affecte les poumons et provoque des difficultés respiratoires. L’un des mécanismes liés au déclin du réseau vasculaire implique la défaillance d’un facteur essentiel à la formation de nouveaux vaisseaux. L'action de ce facteur serait pertubée par une protéine dont l’expression augmente avec l’âge chez la souris, mais n’a pas encore été étudiée dans le poumon. Notre objectif est d'étudier l'effet de l'élimination de la vascularisation pulmonaire. Pour cela, nous souhaitons utiliser des souris génétiquement modifiées surexprimant la protéine empêchant la formation des vaisseaux pulmonaires. Nous nous attendons à observer chez ces souris transgéniques l'apparition de maladies pulmonaires.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l'effet de l'élimination de la vascularisation pulmonaire dans deux maladies pulmonaires liées à l’âge (hypertension artérielle et emphysème pulmonaires).
Procédures
Les animaux seront placés dans un caisson à hypoxie, dans lequel la quantité d'oxygène est diminuée (9%) en continu (21 jours) permettant d’induire l’hypertension artérielle pulmonaire observée chez les patients. D’autre part, afin d’induire un emphysème pulmonaire, les animaux seront traités à l’élastase (ou contrôle sans effet) : un dépôt de gouttes contenant le traitement au niveau des narines de l'animal effectué sous anesthésie générale, lors d’une seule procédure rapide de 5 minutes. A la fin de la procédure d'élastase et au bout de 21 jours suite au traitement, nous mesurerons les fonctions pulmonaires à l’aide d'un appareil durant 15 minutes environ pour chaque souris sous anesthésie générale, connectée grâce à une sonde.
Impact sur les animaux
Une perte de poids modérée est attendue pour les souris exposées à l'hypoxie chronique, sans apporter de douleur à l'animal. Les souris ne montrent aucune difficulté respiratoire liée à l'hypoxie, seulement une légère fatigue. Les différentes procédures (hypoxie, inhalation intranasale d’élastase, Flexivent) peuvent générer du stress chez l'animal, notamment lors de la manipulation au cours des pesées, de la préhension de l'animal, lors des anesthésies ou encore lors des déplacements de cage. De plus, ces différentes manipulations sont effectuées durant la journée, moment au cours duquel les souris sont en phase de sommeil, cela induit également un stress.
Devenir
L'étude nécessite le prélèvement du sang et des organes (poumons, coeur, foie rein, rate) afin de mesurer différents paramètres biologiques (expression de différents gènes) et histologiques (évaluation de dommages structurels au niveau du poumon), ainsi les animaux seront mis à mort à la fin des procédures.
Remplacement
En parallèle des études menées sur la souris, une étude est portée sur des cellules primaires humaines pulmonaires obtenus lors d'une chirurgie chez des patients avec ou sans emphysème. Différents types cellulaires sont isolés. La culture cellulaire permet de comparer des cellules de patients vs témoins sur différents critères. L’étude de souris génétiquement modifiées semble néanmoins incontournable afin d’étudier à l’échelle d’un organisme entier l’effet de l'élimination de la vascularisation au niveau pulmonaire, nous permettant ainsi d’accéder à des données essentielles à la caractérisation de certaines maladies.
Réduction
Nous choisissons d'étudier des groupes de 8 souris. Dans la mesure du possible, les groupes seront constitués de souris de même sexe, même âge, même fratrie pour réduire au maximum la variabilité des différentes mesures. Suite à la collecte des résultats, nous analyserons les données avec des tests statistiques.
Raffinement
L'état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent présent à l’animalerie ainsi que par les responsables de ce projet. L'environnement des souris sera composé de maisons ou tube en carton, du papier craft et du coton pour jouer. Les zootechniciens et responsables du projet seront en contact concernant le bien-être et la santé des animaux. Les points suivants seront considérés comme points limites pour les animaux qui seront mis à mort: 1. incapacité prolongée ou irréversible à se nourrir ou à boire. 2. Modification du comportement, douleur intense, détresse ou souffrance. 3. perte de poids trop importante, blessures diverses... Le poids des animaux sera mesuré chaque semaine et contrôlé au cours des différentes procédures, cependant nous nous attendons à une perte de poids chez les souris sous hypoxie. Si un animal présente un de ces points limites, il recevra une anesthésie et une analgésie adaptée à la mise à mort.
Choix des espèces
Les modèles de maladies pulmonaires que nous souhaitons utiliser sont bien maitrisés et ont déjà largement été utilisés, ils ont fait l'objet de plusieurs publications. Nous utiliserons des souris à partir de l’âge de 2 mois. Le développement pulmonaire continue chez la souris après la naissance, et nous considèrons que ces animaux ont des poumons matures à partir de 2 mois. Nous suivrons leur évolution tout au long des différentes procédures, afin d'étudier l'effet des maladies pulmonaires sur les souris génétiquement modifiées.
Etude des gènes de l’hypothalamus et du sommeil dans la SLA après un régime hypercalorique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
3 072 souris vont être utilisées, 2 304 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 768 un niveau léger, toutes tuées pour prélèvement de tissus. Porteuses des mutations SOD1, FUS ou TDP43, elles subissent un prélèvement de tissu avant dix jours de vie pour le génotypage, un régime spécial pouvant durer soixante jours, une chirurgie de trente minutes, puis deux semaines seules en cage pour mesurer leur métabolisme et leur sommeil. Le porteur présente le régime hypercalorique comme prolongeant le bien-être des souris malades, alors qu'il sert d'abord à décrire les voies moléculaires de la maladie qui leur a été donnée. Il attend chez les SOD1 une paralysie qui gagne les pattes arrière puis avant et une perte de poids jusqu'à 20 %, et annonce un suivi quotidien des capacités motrices à partir de quatre-vingt-dix jours, sans dire à quel stade elles sont tuées.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique représente la maladie neurodégénérative la plus répandue du système moteur chez l'adulte. Actuellement, elle demeure incurable et invariablement mortelle, généralement dans un délai de 2 à 5 ans après l'apparition des premiers symptômes, principalement en raison de l'insuffisance respiratoire. La sclérose latérale amyotrophique se manifeste sous des formes sporadiques et familiales, avec des modifications de gènes identifiés. Notre objectif est de comprendre les mécanismes génétiques et cellulaires observés dans la maladie lors de la phase avant l’apparition des symptômes moteurs. Lors de cette phase on observe des troubles du sommeil ainsi qu’une perte de poids. Pour atteindre l'objectif de l'étude, nous utiliserons des modèles souris qui présentent les différentes mutations identifiées à savoir SOD1, FUS et TDP43 couvrant la majorité des formes de sclérose latérale amyotrophique.
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, seul un traitement est proposé aux patients atteints de SLA, lorsque le diagnostic de la maladie est clairement établi, un processus qui peut prendre plusieurs mois. L’efficacité est très faible puisqu’il ne permet d’augmenter la durée de vie des patients que de quelques mois. Le régime hypercalorique a montré son efficacité sur les patients avec un progression rapide, cependant les patients le tolère très mal psychologiquement. De plus, nous n’avons pas de mécanisme cellulaire, moléculaire ou génétique l’expliquant cet effet dans les patients. Étudier le régime hypercalorique dans les modèles préclinique murin permettra de décrire ces voies et de mettre en place des traitements. Ceux-ci cibleront spécifiquement des voies cellulaires de façon pharmacologique sans passer par un régime que les patients n’arrivent pas à suivre. Ce projet permettra de mettre en évidence de nouveaux cible thérapeutiques spécifiquement pour retarder des symptômes chez les patients atteints de SLA.
Procédures
Les animaux auront en totalité un régime spécial depuis l’âge de 35-40 jours jusqu’à environ vers 100 jours de vie chez les SOD1 (variations interindividuelles). Pour les FUS et TDP43 un traitemant par régime sera proposé vers 4 mois ou vers 10-12 mois pour une durée maximale de 60 jours. Une chirurgie de 30 minutes sur animal anesthésie et suivi d'un isolement de 2 semaines pour les mesures du métabolisme et du sommeil (une semaine de calibration et une semaine de mesure). Un prélevement de tissue sera réalisé avant l'âge de 10 jours sur les nouveaux-nés vigils afin de les caractériser génétiquement.
Impact sur les animaux
La SLA n’est pas décrite comme douloureuse dans les modèles et chez les patients. La chirurgie peut entraîner une perte de poids, une inflammation et du stress. L’évolution de la pathologie sera établie en fonction d’une échelle définie au laboratoire (scoring). Un développement d’atteintes motrices et une mort précoce typiques de la SLA est attendu chez les souris SOD1. Une perte de poids qui commence aux alentours de 75 jours et peut atteindre 20% au cours du temps, et des symptômes moteurs qui apparaissent aux alentours de 90 jours par des problèmes d’extension des pattes arrières, suivis d’une paralysie progressive qui touche d’abord les pattes arrières puis les pattes avants. Un régime hypercalorique ne génère aucune douleur ni souffrance, mais au contraire prolonge le bien-être des animaux malades en limitant la perte de poids. Ce régime est bénéfique chez les animaux malades et peut développer une légère obésité sans autres problème métabolique chez les animaux sauvages. Le prélevement nécéssaire à la caractérisation génétique des nouveaux-nés peut induire une douleur et un stress de courte durée.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement de tissus.
Remplacement
La SLA est une maladie neurodégénérative complexe qui affecte différents types de neurones le long de l’axe moteur, et implique la participation de divers types cellulaires neuronaux et non-neuronaux, telles les cellules gliales et les muscles striés. Notre projet va étudier les mécanismes neuronaux de l’hypothalamus impliqués dans la perte de poids chez les modèles expérimentaux de SLA ainsi que leur traitement par le régime riche. Cette approche n’est donc réalisable qu’in vivo, sur l’organisme entier.
Réduction
Le nombre d’animaux qui sera utilisé est basé sur des observations faites dans le laboratoire par des études préliminaires ce qui a permis de calculer la puissance statistique, d’éviter les biais de taille d’effet (nombre suffisant permettant l’exploitation statistique). Ce qui nous a permis de calculer le nombre minimum nécessaire par groupe. Secondairement lorsque les données seront récoltées nous affinerons pour analyser les résultats. De plus pour réduire le nombre d'animaux nécéssaires nous utiliserons les génotypes non conformes générés. Ces expériences seront conduites en aveugle pour l’expérimentateur, permettant d’éliminer tout biais.
Raffinement
Un enrichissement de l’environnement des animaux sera renforcé (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton, tunnel), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance ont été établis. Précisément, les animaux présentant un phénotype moteur plus important seront suivis quotidiennement, à partir de 90 jours selon un système d’évaluation des capacités motrices des animaux. De la nourriture en gel sera donnée en fonction de l'état de santé de la souris. Pour la procèdure chirurgicale une anesthésie générale et analgésie sera mis en place ainsi qu’un tapis chauffant pour lutter contre l’hypothermie, et du gel ophtalmique pour protéger les yeux, et les barres d'oreilles seront placés de façon atraumatique aux niveaux des zygomatiques. Une acclimatation et habituation au dispositif de calorimétrie indirect est prévu.
Choix des espèces
Parmi les modèles de SLA, les souris sont les plus appropriées à notre étude car: 1) elles présentent le niveau de complexité du cerveau et de la moelle épinière adéquat, 2) leur développement pré- et post-natal mime celui de l’homme, 3) il existe plusieurs lignées de souris adaptées exprimant la SLA qui reproduisent parfaitement les symptômes de la maladie et sont donc adaptées à l’évaluation préclinique de traitements médicamenteux. L'âge du début de l'expérience sera compris entre 30 et 45 jours pour la lignée SOD1. Et à partir de 4 mois ou vers 10-12 mois pour les lignées FUS et TDP43. Et ces âges seront respectés pour les souris témoins pour chacune des lignées.
Production de porcs exempts d’organismes pathogènes spécifiés
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Quatorze truies gestantes reçoivent un cathéter posé chirurgicalement dans la veine maxillaire sept à dix jours avant d'être opérées, puis subissent une hystérectomie aseptique dont elles ne se réveillent pas. Elles sont les seules comptées dans ce projet, classé sans réveil, alors que l'opération sert à extraire 168 porcelets destinés à peupler des élevages au statut sanitaire garanti. Le porteur explique que l'ablation de l'utérus interdit toute réutilisation et que le statut sanitaire de ces truies est de toute façon incompatible avec les troupeaux visés. Quarante-huit porcelets iront en isolateurs stériles et quatre-vingt-dix seront élevés par des truies nourrices, le devenir des trente restants n'étant pas précisé.
Objectifs
Certaines études expérimentales chez le porc, comme celles relatives aux pathogènes spécifiés de l’espèce, le contrôle de vaccins ou la production de sérums ou d’organes, sont réalisées sur des animaux Exempts d'organismes pathogènes spécifiés de l'espèce (EOPS). Ces porcs peuvent naître par voie naturelle d’une truie elle-même EOPS ou à la suite d’une césarienne. Dans ce dernier cas, la technique mise en oeuvre pour produire ces animaux implique des interventions chirurgicales réalisées sur des truies gravides. Cette particularité est une source de stress pour les animaux. Ce projet concerne 14 truies opérées par césarienne. Ces animaux produiront 168 porcelets EOPS. Une partie des porcelets (48) sera destinée à la constitution d’élevages de haut statut sanitaire. Ils seront alors élevés dans des isolateurs stériles puis dans des animaleries confinées avant de servir au repeuplement d’élevages EOPS. Une autre partie des porcelets (90) sera élevée par 10 truies EOPS de notre troupeau et sera destinée à son renouvellement génétique pour prévenir les risques de consanguinité. Tous les animaux sont élevés dans des conditions de confort maximaliste et sont en interaction positive avec les techniciens animaliers. Les animaux peuvent être transférés dès 35 jours d’âge dans un élevage. Ils sont mis à la reproduction à partir de 6 mois d'âge pour les mâles et 7 mois pour les femelles.
Bénéfices attendus
Cette technique permet la production d’animaux Exempts d’organismes pathogènes spécifiés (EOPS) des porcs utilisés dans le cadre d’opérations de peuplement d’élevages ou de renouvellement d’animaux de troupeaux de statut sanitaire très satisfaisant. Il n'existe aucune autre technique permettant la production d’animaux répondant au statut sanitaire recherché.
Procédures
Les porcelets sont issus de truies « donneuses » provenant d’un élevage sous filtration d’air et d’un statut sanitaire très satisfaisant. Elles sont équipées d’un cathéter installé chirurgicalement au niveau de la veine maxillaire 7 à 10 jours avant d’être opérées par hystérectomie aseptique. Elles sont mises à mort à l'issue des opérations d'hystérectomie. Dans les 3 à 6 heures qui suivent ces opérations, les porcelets sont soit affectés à un isolateur d’élevage de 12 places où ils séjourneront pendant 14 jours, soit adoptés par une truie « nourrice » elle-même EOPS. Enfin, un suivi clinique reposant sur une grille de points limites est appliqué aux animaux tout au long de cette procédure.
Impact sur les animaux
Les truies opérées par hystérectomie sont équipées, en amont de cette opération, d’un cathéter au niveau de la veine maxillaire. Les zones d'incision peuvent présenter des signes d’inflammation post-opératoires. Ces truies font ainsi l’objet, avant d'être opérés par hystérectomie aseptiques, d’un accompagnement thérapeutique et les plaies de soins. Il n'est pas attendu d'autres symptômes cliniques lors de ce projet.
Devenir
L'ablation du tractus utérin des truies « donneuses » ne permet pas leur réutilisation. De plus, ces dernières sont d'un statut sanitaire incompatible avec celui des troupeaux Exempts l'organismes pathogènes spécifiés de l'espèce. Elles sont mises à mort à l’issue de cette procédure classée « sans réveil ». Les porcelets EOPS issus de ces truies seront élevés soit dans des isolateurs stériles, soit par des truies « nourrices » elles-mêmes EOPS.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucune autre technique permettant la constitution de troupeaux d’animaux de statut sanitaire irréprochable vis-à-vis des contaminants spécifiés des porcs. Notre équipe maîtrise parfaitement cette technique de production. Les mortalités chez les jeunes porcelets nouveau-nés sont rares et très largement inférieures aux taux de pertes sur nés vivants communément enregistrés en élevage (13 % par portée). Aucune des truies "donneuses" n'est morte avant opération au cours des 12 précédentes procédures.
Réduction
Cette demande d’autorisation de projet concerne 14 truies opérées par hystérectomie aseptique. Ces animaux produiront 168 porcelets EOPS (Annexe 1). Une partie des porcelets (48) sera destinée à la constitution d’élevages de haut statut sanitaire. Ils seront alors élevés dans des isolateurs stériles puis dans des animaleries confinées. Une autre partie des porcelets (90) sera élevée par 10 truies EOPS de notre troupeau et sera destinée à son renouvellement génétique. A la suite des opérations, l’écart entre le nombre d’animaux initialement choisis et finalement utilisés s’explique par le travail de sélection mis en œuvre pour prévenir certains aléas pouvant affecter les animaux au cours de leur phase de croissance et avant leur introduction dans le troupeau (problèmes d'aplomb, troubles de la reproduction et du comportement, etc.).
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions optimisées en matière de bien-être : sols pleins continus, lampes chauffantes offrant des conditions thermiques très satisfaisantes, objets manipulables dont litière sous la forme de copeaux de bois, accès à de l’eau fraîche à discrétion, etc. Outre les conditions de logement irréprochables, les truies gravides seront mises en confiance : personnel animalier familier, absence de bruits et de cris, absence de manipulation traumatisante tout particulièrement dans les jours précédents les opérations et la mise bas, promenade de la reconnaissance des locaux, etc.
Choix des espèces
L’espèce porcine, seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de projet expérimental. Truies « donneuses » : fin de gestation. Porcelets nouveau-nés issus des truies opérées par hystérectomie aseptique.
Etude du rôle de deux récepteurs impliqués dans la pathogénèse de la sclérose en plaques dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à la fin pour prélèvement d'organes. Elles reçoivent quatre injections sous anesthésie, deux sur les flancs et deux par voie intraveineuse, qui déclenchent une inflammation du cerveau et une paralysie progressive partant de la queue et des pattes arrière. Des nodules et des lésions cutanées peuvent apparaître aux points d'injection. Le porteur prévoit six répétitions de l'expérience parce que, lors d'une étude antérieure, seules 60 % des souris avaient développé la maladie, ce qui porte à 240 le nombre d'animaux pour tester deux récepteurs.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie du jeune adulte, (la SEP est souvent diagnostiquée entre 25 et 35 ans). La SEP touche aujourd'hui 120 000 personnes en France, dont 700 enfants. Trois mille nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La sclérose en plaques est une maladie du système nerveux central, résultant d’une attaque incontrôlée du système immunitaire contre la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine, essentielle à la transmission des signaux nerveux est détruite, provoquant l'apparition de symptômes tels que des troubles moteurs, des perturbations visuelles, une faiblesse musculaire ou des engourdissements. Les traitements disponibles permettent de réduire la fréquence des poussées, mais restent incapables de ralentir l'évolution de la maladie. Les causes exactes de cette pathologie demeurent mal comprises, et ses mécanismes restent encore largement à élucider. Toutefois, un processus inflammatoire joue un rôle central, caractérisé par l’infiltration et l’accumulation de cellules inflammatoires qui contribuent activement à la démyélinisation. Notre projet se concentre sur l’étude de deux récepteurs impliqués dans le processus inflammatoire de la maladie. Nous prévoyons de développer un modèle de sclérose en plaques chez des souris dépourvues de l’un de ces deux récepteurs. L’objectif est d’évaluer un éventuel effet bénéfique de leur blocage dans le traitement de la sclérose en plaque, en ouvrant la voie à des approches thérapeutiques innovantes ciblant ces mécanismes inflammatoires.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d'évaluer le rôle de deux récepteurs en tant que cibles thérapeutiques potentielles pour moduler l’inflammation liée à l’infiltration et l’accumulation de cellules inflammatoires dans la sclérose en plaque. Ce projet pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter cette maladie.
Procédures
Les animaux subiront 4 injections au total : 1administration sur chacun des flancs de l’animal et 2 injections intraveineuses. Toutes les injections ne dépassent pas une minute par animal et sont effectuées sous anesthésie générale gazeuse.
Impact sur les animaux
L’induction de la sclérose en plaque provoque une inflammation cérébrale caractéristique des maladies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Les nuisances attendues incluent une paralysie progressive, débutant par la queue et les pattes arrière, entrainant une diminution des déplacements. Les animaux peuvent développer des nodules visibles au niveau des sites de l’injection sur les flancs. Ces zones peuvent également présenter des lésions cutanées, conséquence possible des injections. L’injection intra-veineuse peut entrainer un léger saignement et éventuellement un hématome. L'anesthésie générale gazeuse peut entrainer une hypothermie ainsi qu’un arrêt cardio-respiratoire.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale. Différents organes seront prélevés après l’euthanasie pour des études biologiques et histologiques complémentaires.
Remplacement
Les études in vitro ne permettent ni d’observer les signes cliniques de la sclérose en plaque, ni de reproduire les mécanismes immunitaires et neurologiques impliqués dans cette pathologie. Par ailleurs, les cultures cellulaires, en raison de leur connectivité limitée, ne peuvent restituer toutes les propriétés complexes du système nerveux central. Il est aussi impossible à l’heure actuelle de suivre les conséquences physiques de la sclérose en plaques sur des modèles in vitro.
Réduction
Nous utiliserons dans ce projet le nombre minimum d’animaux permettant de garantir utilisés tout en garantissant des résultats scientifiquement et des données statistiquement fiables. Le nombre d’animaux nécessaire a été estimé sur la base de nos précédentes expériences. Ainsi, un effectif de 10 animaux par groupe expérimental est requis pour atteindre les objectifs scientifiques définis dans ce projet. En raison de la variabilité importante dans le développement de la pathologie (avec des niveaux d’inflammation différents au sein d’un même lot), les expériences devront etre conduites 6 fois. Lors d’une étude antérieure portant sur la sclérose en plaque, seuls 60 pourcents des animaux ont développé la maladie, ce qui nous a conduits à planifier six répétitions. Cependant, si un nombre de répétitions inférieur permet d’obtenir des résultats statistiquement significatifs, nous n’effectuerons pas l’ensemble des six répétitions prévues. Au total 240 souris seront utilisées dans cette étude.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages ventilées avec enrichissement. Le nombre de souris par cage est limité à 5 individus adultes. Les animaux seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la règlementation. Une signalétique particulière des animaux en expérimentation est utilisée. Elle permettra une surveillance adaptée des animaux en fonction des points limites définis à chaque procédure afin de s’assurer de leur bien-etre. La gravité des symptômes observés sera évaluée à l’aide d’une grille d’évaluation clinique adaptée. Dans le cadre de ce projet, une surveillance quotidienne stricte est mise en place afin de garantir le bien-etre des animaux. Les animaux bénéficieront d'une anesthésie générale gazeuse pour les injections intraveineuses et sous-cutanées. En cas de mobilité réduite des animaux suite au développement de la maladie induite, nous mettons à disposition un gel hydratant et nutritif dans les cages pour aider à l’alimentation.
Choix des espèces
Les études in vitro ne permettent pas l’étude des signes cliniques de la pathologie. Les souris sont utilisées pour ces expériences car elles constituent un modèle bien établi pour la sclérose en plaque. De plus, il existe des souris génétiquement modifiées pour les récepteurs étudiés dans ce projet, qui sont impliqués dans le processus inflammatoire de la maladie. Nous utiliserons des souris âgées entre 2 et 4 mois. Cet âge correspond à une phase où le système immunitaire et vasculaire des souris est pleinement mature, ce qui les rend aptes à développer la pathologie.