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Souris : 200
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Un puçage sous-cutané à 21 jours avec prélèvement de poils, ou un tatouage entre 5 et 10 jours pour les souriceaux trop petits, sans administration d'antidouleur. 200 souris de deux lignées transgéniques sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, le projet consistant à entretenir et faire reproduire ces lignées dans un nouvel établissement. Le porteur décrit chez elles des rythmes perturbés, des capacités reproductives diminuées, un transit ralenti qui augmente le risque de cancers digestifs à partir de six mois et une hypersensibilité aux stimuli douloureux, puis conclut que leur bien-être n'est pas altéré en hébergement classique. Les reproducteurs sont tués vers huit mois, quand ils ne renouvellent plus la colonie, à l'exception d'environ 25 souris KO plus jeunes destinées à des projets ultérieurs.

Objectifs

Notre équipe travaille actuellement sur un facteur spécifique qui est impliqué dans la croissance et la protection du cerveau embryonnaire, et joue un rôle de médiateur anti-inflammatoire. Nous souhaitons étudier le rôle joué par ce facteur pendant la gestation, en cas d’inflammation maternelle. Pour cela, nous souhaitons utiliser une lignée transgénique de souris qui n’expriment pas ce facteur, et une seconde lignée transgénique qui permet d’étudier spécifiquement l’inflammation cérébrale. Dans la mesure où ces colonies sont transférées vers un nouvel établissement, nous souhaitons entretenir et faire reproduire ces deux lignées dans le nouvel environnement afin de voir si elles pourront être utilisées dans des projets ultérieurs.

Bénéfices attendus

De nombreux facteurs de stress, psychosociaux, inflammatoires ou autres, peuvent toucher les femmes enceintes, et on sait aujourd’hui que les conséquences peuvent être néfastes pour le développement du bébé. Cela peut engendrer l’apparition de troubles neurodéveloppementaux (TND), dont l’origine est souvent mal comprise car complexe et multifactorielle. Nos lignées de souris transgéniques permettent l’étude de facteurs protégeant le cerveau de l’inflammation. En transférant ces lignées dans notre nouvel établissement et en s’assurant de leur bonne adaptation, nous pourrons mettre en œuvre des projets enrichissant la connaissance sur le lien entre l’inflammation maternelle et le développement de TND.

Procédures

Identification par puçage : animal vigile, une seule fois à 21 jours, suivie d’un prélèvement de poils. Tous les animaux sont concernés sauf exception. Durée de quelques secondes. Identification par tatouage : animal vigile, une seule fois entre 5 et 10 jours d’âge. Concerne les animaux pour lesquels le puçage est impossible. Ces interventions ne nécessitent pas l’administration d’anti-douleur. Durée de quelques secondes.

Impact sur les animaux

Nos deux lignées d’animaux transgéniques présentent une légère perturbation des rythmes, des capacités reproductives diminuées, et des troubles digestifs (transit ralenti qui augmente le risque de développer des cancers digestifs à partir de l’âge de 6 mois). Lors de tests spécifiques, ils peuvent également présenter une hypersensibilité aux stimuli douloureux, et une hyperréactivité pro-inflammatoire face à une infection. Néanmoins, dans des conditions d’hébergement classiques et en absence de stimulation ou de tests, le bien-être de ces animaux n’est pas altéré.

Devenir

Les animaux seront mis à mort lorsqu’ils seront trop âgés pour permettre le renouvellement de la colonie (autour de 8 mois). Si à la fin du projet il reste des animaux KO de moins de 8 mois, ils seront réutilisés dans des projets futurs. On estime qu'il devrait rester environ 25 animaux KO maximum susceptibles d'être réutilisés.

Remplacement

Nous souhaitons utiliser ces lignées de souris pour étudier dans le futur des perturbations du développement embryonnaire, et il n’existe pas encore de système alternatif capable de modéliser une gestation et de prendre en compte toutes les interactions mère-embryon qui en résultent. De plus, afin d’appliquer au mieux nos résultats à l’humain, il est nécessaire d’utiliser un modèle de mammifère avec un placenta et un système nerveux proches des nôtres. C’est le cas de nos souris. Enfin, l’utilisation d’un modèle transgénique pour effectuer des travaux à l’échelle de l’organisme entier et du système immunitaire ne peut se faire que via un modèle animal. Ces deux modèles existent chez la souris, répondant à tous nos critères précédents, c’est pourquoi nous souhaitons utiliser ces lignées.

Réduction

Les couples d’animaux reproducteurs pourront être utilisés plusieurs fois afin d’entretenir la lignée. Le nombre d’animaux générés sera suffisant pour le maintien de la colonie, et des animaux supplémentaires ne seront générés que s’ils sont nécessaires à la réalisation de tests définis au préalable dans une demande d’autorisation de projet correspondante. Les animaux transgéniques en bonne santé et aptes à se reproduire à la fin du projet pourront être réutilisés dans des projets ultérieurs.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages permettant l’expression de leur comportement naturel (bâtons à ronger, de quoi faire des nids). Ils seront habitués à être manipulés par les expérimentateurs et seront transportés dans des tunnels pour réduire leur stress. Les animaux génétiquement modifiés sont observés au moins deux fois par semaine par les expérimentateurs et les zootechniciens tout en veillant à les déranger le moins possible, plus particulièrement en cas de gestation. L’objectif est de surveiller leur comportement, leur posture, et leur aspect général. Ils sont également pesés deux fois par mois. Si des signes anormaux ou une perte de poids atteignant les points limites choisis sont détectés, la surveillance sera renforcée.

Choix des espèces

Les rongeurs sont un modèle de choix pour étudier les troubles du neurodéveloppement (TND) grâce à l’organisation de leur cerveau et leur mode de gestation mammifère comparables à l’humain. Cela permet, entre autres, de se substituer à l’utilisation des primates. De plus, de nombreux modèles transgéniques s’appuient sur la souris plutôt que le rat, c’est pourquoi nous souhaitons profiter de l’expertise préexistante de ces lignées transgéniques pour mener des travaux futurs sur les TND. Les reproducteurs seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge. La progéniture sera sevrée à partir de 3 semaines d’âge. En raison du maintien de la colonie, des animaux de tous les âges et de tous les stades de développement seront présents dans notre animalerie.

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Souris : 880
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880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur leur provoque un accident vasculaire cérébral par injection de thrombine ou par application de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne, puis les suit à l'IRM à 24 heures et à 5 jours, avec perte de poids, douleurs postopératoires et déficits fonctionnels ou cognitifs attendus. Une partie des souris est rendue diabétique, le diabète étant traité comme facteur de comorbidité de l'AVC. Il indique avoir déjà validé en microfluidique la fixation de ses microparticules de fer sur les caillots, et 880 souris subissent malgré tout un AVC provoqué pour tester trois agents théranostiques.

Objectifs

L’enjeu de ce projet est d’améliorer la prise en charge et de réduire les effets secondaires chez les patients diabétiques associés à l'administration du r-tPA, traitement gold standard des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de type ischémique. Pour cela, nous avons développé un nouvel agent théranostique les IO@PDA@tPA. Ce sont des microparticules de fer biodégradables et biocompatibles visibles par imagerie par résonnance magnétique (IRM) couplés au r-tPA. Ce nouvel agent théranostique a montré un réel potentiel dans le traitement des AVC ischémiques en augmentant la recanalisation du vaisseau obstrué et en diminuant la taille de lésion avec une dose 5 fois inférieure à celle utilisée en clinique sur des souris SWISS. Cependant, plusieurs études ont démontré que le r-tPA possède une efficacité limitée dans les caillots riches en plaquettes. C'est pourquoi nous avons développé in vitro deux autres outils théranostiques afin d'améliorer la prise en charge des AVC ischémiques quel que soit la nature du caillot. Ainsi, ce projet a 2 objectifs : -Evaluer l’efficacité des IO@PDA@tPA sur le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques. Pour ce faire, nous étudierons ce nouvel outil sur deux modèles d’AVC ischémique, reproduisant différentes physiopathologies. Les IO@PDA@tPA seront testés à différentes doses. -Evaluer le potentiel thérapeutique de deux autres molécules candidates ayant déjà montré leur efficacité dans les caillots riches en plaquettes. Ces deux molécules seront dans un premier temps testées sur des souris swiss après induction d'un AVC ischémique puis dans un second temps sur des souris swiss diabétiques. Ces molécules candidates seront également couplées aux microparticules de fer biodégradables et biocompatibles, testées à différentes doses. Cette étude nous permettra de déterminer la dose minimale permettant le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques tout en évitant les effets secondaires associés à ce facteur de comorbidité

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, cette étude va permettre des recherches translationnelles ou appliquées menées pour le diagnostic et le traitement des AVC chez l'Homme. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; IO@PDA@ADAMTS13 et IO@PDA@DNase aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 modèles d'AVC ischémique différents, le modèle thrombine d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal et le modèle chlorure de fer (application d'une compresse imbibée de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne permettant la formation d'un caillot) d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal. Tous les animaux auront un suivi à l'IRM (imagerie par résonnance magnétique) d'une durée moyenne de 10 minutes à 24h et un second suivi à 5 jours après induction de l'AVC ischémique.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient : *Pour le modèle thrombine : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress - déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le modèle chlorure de fer : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress – déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le suivi à l'IRM : -stress. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observations des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être (grimace scale, prise alimentaire et boisson).

Devenir

Tous les animaux issus des procédures d'AVC ischémique seront mis à mort afin de prélever le cerveau et étudier les processus inflammatoires par cytométrie en flux et immunohistochimie.

Remplacement

Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques, la technique du clot lysis ou encore de l'halo assay nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; et des deux nouveaux agents théranostiques aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre le résultat souhaité. Basée sur les études précédemment réalisées aux laboratoires, du traitement gold standard des AVC ischémiques (r-tPA: cette molécule permet la lyse des caillots dans les vaisseaux sanguins empêchant le sang de circuler dans le cerveau), il est attendu pour le groupe "contrôle" une lésion de 19 mm3 plus ou moins 4,5 et pour les groupes traités, un volume de lésion de 10mm3.

Raffinement

Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront également placés dans un environnement enrichi : 3 souris par cage, coton, paillettes, petites maisons. Les animaux seront également pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur (grimace scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommable utilisé dans cette procédure expérimentale sera neuf (comme les seringues et aiguilles) et soigneusement nettoyé et désinfecté pour les réutilisables (pinces métalliques). Durant l'induction de l'AVC, les souris seront sous anesthésie générale, sous analgésie et sous anesthésie locale sur la peau au niveau de la chirurgie. Les yeux de la souris seront couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire. Après la chirurgie d'induction de l'AVC, les souris disposeront de croquettes humides dans une coupelle au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce animale dont la physiopathologie de l'AVC ischémique est bien définie. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier notre nouvel outil théranostique sur l'AVC ischémique et son impact sur le diabète en tant que facteur de comorbidité. Le stade de développement des animaux est de 8 semaines pour un poids compris entre 35 et 40g. Nous effectuerons donc notre modèle sur des jeunes adultes. Le choix de ce stade de développement est basé sur les données de la littérature et les précédentes études réalisées au laboratoire.

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Souris : 200
Souffrances
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Une semaine d'habituation à la manipulation, puis quatre semaines de tests comportementaux, six ou sept selon le groupe, à raison d'un à trois par semaine. 200 souris génétiquement modifiées pour des protéines du cytosquelette neuronal y sont soumises, dont 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 104 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Un groupe est isolé 48 heures pour mesurer son activité individuelle et privé de nourriture quinze à dix-huit heures, l'autre isolé trois jours pour mesurer sa préférence au sucre, le porteur donnant le nombre de tests sans nommer la plupart d'entre eux. Les cerveaux sont prélevés après la mise à mort, ce que le porteur présente comme un moyen de réduire le nombre de souris utilisées.

Objectifs

Parmi les nombreux symptômes des maladies neurodégénératives et psychiatriques on retrouve des troubles de l’apprentissage, de la mémoire ou des difficultés dans la résolution de problèmes. Ces troubles appelés trouble cognitifs, ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Il a été démontré qu’une altération des composants du squelette des neurones peut être impliqué dans ces troubles. Ce squelette donne notamment sa forme aux neurones mais participe également activement à la transmission de l’information entre neurones. Il est apparu ces dernières années comme une nouvelle cible thérapeutique potentielle pour le traitement des maladies psychiatriques et neurodégénératives. L'étude des mécanismes qui régulent ce squelette est donc un sujet de recherche crucial dans le domaine de la neurobiologie. En effet, une meilleure compréhension de sa régulation pourra aider au développement de nouveaux médicaments. Notre objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du squelette neuronal en étudiant notamment l’impact d'une très légère perturbation de ce squelette dans l’animal afin d’évaluer les conséquences comportementales et anatomiques.

Bénéfices attendus

Il est maintenant admis que des défauts de communication entre les neurones et/ou des défauts anatomiques sont impliqués dans de nombreuses pathologies neuro-dégénératives et psychiatriques. L'identification des mécanismes moléculaire impliqués apportera de nouvelle cible thérapeutique potentiel

Procédures

Les animaux subiront plusieurs tests de comportement qui permettront de détecter si ils ont des symptômes apparentés à des pathologies psychiatriques ou neurologiques. Les tests de comportements peuvent induire une légère anxiété. Les animaux utilisés pour le comportement seront séparés en deux groupes pour les différents tests. Un groupe participera à 7 tests répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests) et un second groupe participera à 6 tests également répartis sur 5 semaines (1 semaine d'habituation puis 4 semaines de tests avec des poses de 1 à 4 jours entre les différents tests). Les animaux du groupe 1 seront isolés pendant 48h pour mesurer leur activité individuelle et ceux du groupe 2 pendant 3 jours pour mesurer leur préférence au sucre. Cet hébergement isolé de quelques jours induit un léger stress social. Les animaux du groupe 1 subiront également une privation de nourriture de 15 a 18h qui induit également un léger stress.

Impact sur les animaux

Les souris participant à des tests comportementaux subiront un stress léger. Ces tests se feront sur une durée de plusieurs semaines, avec un à trois tests par semaine et une période d'habituation à la manipulation avant de commencer les tests afin de diminuer l'état de stress des souris.

Devenir

Dans un soucis de réduire le nombre de souris utilisés les cerveaux des souris utilisés en comportement sera prélévé pour des études histologiques et biochimiques

Remplacement

Le cerveau étant un organe extremement complexe Il n'existe aucune alternative à l'animal pour évaluer le volume de chaque région du cerveau et les connections qui existent entre ses différentes régions. D'un point de vue comportemental Il est crucial d'analyser si l'absence, la mutation, d'un gène on un impact global sur les fonctions cérébrales, notamment les capacités de mémoire, d apprentissage, de motivation... L'animal reste actuellement la seule possibilité d'étude pour notre projet.

Réduction

Pour chaque procédure expérimentale le nombre de souris a été évalué au mieux pour permettre une analyse statique fiable et robuste. Nous nous sommes notamment basés sur la littérature. Grâce à une approche statistique le nombre d'animaux sera limité au minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet.

Raffinement

Afin de minimiser le stress des souris impliquées dans les tests comportementaux nous mettrons en place un protocole d'habituation sur une semaine qui permet de diminuer significativement l'état d'anxiété des animaux :les animaux seront manipulés quotidiennement pendant une semaine par les deux expérimentateurs qui seront présent pour les tests afin de diminuer le stress lié à la manipulation et habituer les animaux au manipulateurs. Pour chaque test les animaux seront placés dans la pièce d'expérimentation au moins une heure avant le début des tests. Dans la mesure du possible toute la série de tests sera réalisée dans la même pièce afin de diminuer le stress dû au changement d'environnement. 15 minutes avant les anesthésies les animaux subiront une injection d'antaglique.

Choix des espèces

La souris est l'espèce la plus adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau anatomique et fonctionnel des circuits neuronaux. Au niveau des mammifères, l’inactivation de gène ou l’introduction de gènes mutés humains sont classiquement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des souris adultes pour les différents tests de comportements. Pour les études biochimiques et histologiques nous étudierons également des animaux jeunes et âgés, en effet des différences peuvent apparaitre sur des cerveau immature ou au contraire au cours du vieillissement.

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Rats : 336
Souffrances
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Des rats issus d'autres projets pourront être intégrés à celui-ci s'ils correspondent aux critères d'âge, de poids et de sexe. 336 rats vont être utilisés au total, tous tués à l'issue pour prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous subissent au moins une chirurgie, et 168 d'entre eux reçoivent un cathéter intraveineux puis s'auto-administrent de la cocaïne ou de l'alcool pendant trois mois, avec chocs électriques sur les pattes pendant le protocole comportemental et syndrome de sevrage ensuite. Le porteur revendique une démarche réductive en testant les mêmes rats avant et après l'exposition, et affirme que le rat est "un modèle de choix, ne pouvant être remplacé" puisqu'il s'auto-administre les substances consommées par l'être humain.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer notre compréhension de la susceptibilité individuelle à l’addiction à la cocaïne ou à l’alcool chez les rats, en identifiant des prédicteurs comportementaux de la vulnérabilité à la dépendance au sein des groupes sociaux de rats. L'analyse du comportement joue un rôle essentiel dans l'étude de la vulnérabilité à la dépendance, et les progrès récents dans les techniques de suivi de l'apprentissage automatique ont fourni des informations précieuses. Ce projet combinera des approches comportementales permettant de modéliser les critères d’addiction, observés chez l’homme, à des outils de pointes pour l'analyse comportementale, incluant le «Live Rat Tracker » (LRT) et le « Motion Sequencing (MoSeq2) ». Ces outils permettent d’enregistrer de façon automatique de nombreux comportements sociaux et individuels, au sein d’une cohorte d’animaux durant plusieurs jours. L’inclusion de rats mâles et femelles permettra d’explorer les différences potentielles de développement en matière de susceptibilité à la dépendance à la cocaïne ou l’alcool. Ce projet déterminera donc comment l’exposition à la cocaïne ou l’alcool modifie les comportements sociaux entre congénères. Une analyse fine des marqueurs comportementaux (en groupe vs. addiction) nous permettra de déterminer s’il existe des marqueurs comportementaux permettant d’identifier de façon précoce et non-invasive les individus vulnérables à l’addiction.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de découvrir s’il existe des marqueurs comportementaux, sociaux ou individuels, pouvant prédire la future vulnérabilité à la cocaïne ou l’alcool des individus testés. Ce projet permettra également de disséquer le rôle de certaines régions d’intérêts dans ces comportements. Ce projet génèrera des résultats comportementaux et moléculaires, permettant d’approfondir nos connaissances dans le domaine des sciences de l’addiction, tant au niveau fondamental que translationnel. En effet, sur la base de nos résultats, il sera possible d’étudier chez l’homme certains comportements spécifiques (sociaux et/ou individuels) afin de tester leur potentiel prédictif. Ainsi, ce projet pourrait apporter de nouvelles perspectives en termes de politique de prévention et de « dépistage » des individus vulnérables à l’addiction.

Procédures

L'ensemble des animaux (n=336) subira au moins une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie adaptée (implantation puce d’identification, 10min). 168 animaux seront soumis à un deuxième acte chirugical (implantation de cathéter intra-veineux, 45min). 168 animaux seront soumis au protocole d’auto- administration de cocaïne (3 mois). 168 animaux seront soumis au protocole d’auto-administration d’alcool (3 mois).

Impact sur les animaux

Légère: Perte de poids et/ou activité réduite suivant l'intervention chirurgicale, alimentation contrôlée après la phase de récupération chirurgicale, Stress induit par la remise en dyade après la phase de récupération chirurgicale, Syndrome de sevrage (perte de poids et/ou apathie et/ou agressivité) après le protocole d'auto-administration de cocaïne. Modérée: Douleur au niveau des cicatrices suivant la chirurgie, Choc électrique sur les pattes pendant le protocole comportemental.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever leur cerveau pour mener des études immunohistochimiques

Remplacement

Ce projet a pour but d'étudier l'état fonctionnel d'un réseau cérébral dans une pathologie précise. L'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements et choix. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, ne pouvant être remplacé pour ce genre d’étude.

Réduction

De par sa nature exploratoire, et dans l’objectif de générer une grande quantité de données, nous utiliserons un nombre prédéfini de sujets (mâles et femelles), en se basant sur notre expérience, supportée par une analyse statistique a priori. Toutefois, dans une démarche réductive, les animaux seront testés plusieurs fois LRT, avant et après l’exposition aux protocoles d’addiction, permettant des analyses intra-sujet. De plus, après obtention de l’accord auprès de la SBEA (Structure du bien être animal de l’établissement), des animaux issus d’autres projets (âge, poids, sexe correspondant à nos conditions expérimentales) pourraient être intégrés au projet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par 2 dans leur cage à l'animalerie, avec accès ad libitum à l'eau. La nourriture sera contrôlée afin de garder les animaux à un poids conforme à la législation en vigueur concernant les conditions d’hébergement en animalerie. Les cages sont enrichies grâce à la présence d'objets divers et variés (bâtonnets en bois, rouleau en carton…changés régulièrement afin de diversifier au maximum l’environnement des animaux). Durant les sessions LRT, les animaux sont monitorés en temps réel via une interface informatique par contrôle visuel, permettant d’intervenir rapidement en cas de besoin. La gestion de la douleur pendant et après les procédures douloureuses et les expérimentations est toujours prise en compte par des personnels compétents et sera améliorée si besoin par injection d'analgésiques spécifiques. L'état de santé général de tous les animaux de l'étude est suivi quotidiennement, ce qui nous permet de réagir immédiatement et de manière appropriée en cas de besoin. En cas de souffrance (prostration, poils hérissés, absence de toilettage, dos courbé...) et/ou de perte importante de poids, l’animal sera isolé et aura accès ad libitum à une nourriture enrichie et un traitement antidouleur sera mis en place si besoin. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie appropriée.

Choix des espèces

Le rat est un modèle animal de choix pour l'étude de l'addiction. Les modèles comportementaux de référence sont connus et maîtrisés, et il existe de nombreux tests comportementaux permettant de tester les différents symptômes de la pathologie. Par ailleurs, l'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, puisqu'il s'auto-administre l'ensemble des agents toxicologiques consommés par l'homme. Nous travaillerons chez le rat adolescent/jeune adulte (7-8 semaines), une période critique de vulnérabilité à l’addiction, au cours de laquelle les interactions jouent un rôle important dans le développement.

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    • Système nerveux
Souris : 5334
Souffrances
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Devenir
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 5334

5 334 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 5 001 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 333 un niveau modéré. Les souriceaux subissent un tatouage des coussinets et une biopsie de la queue, les femelles gestantes une ouverture de l'abdomen de quarante-cinq minutes sous anesthésie, leurs embryons une injection intracérébrale, et d'autres souris une thoracotomie suivie d'une injection intracardiaque. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, étendre les connaissances sur le rôle des neurones transitoires dans le développement du cortex et la survenue de crises d'épilepsie. Sur la réduction, le porteur écrit que les effectifs découlent d'une approche statistique et de ses travaux antérieurs, sans avancer un seul chiffre pour justifier les 5 334 souris.

Objectifs

Notre projet a pour objectif de mieux comprendre les bases moléculaire et cellulaire de la génération et la mort des cellules tansitoires du cortex. Nous voulons également explorer les conséquences de l'absence d'un type neuronal sur la formation cortex cérébral et leur potentiel implication dans l'apparition de l'épilepsie.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est d’étendre nos connaissances sur la physiologie des neurones transitoires et quel est leur rôle dans le développement du cortex cérébral et la survenance de crise d’épilepsies.

Procédures

Les souriceaux des lignées subiront un tatouage des coussinets des phalanges et une biopsie à la queue pendant une contention de quelques secondes. Les femelles gestantes subiront une injection intrapéritonéale ou une intervention chirurgicale de 45 minutes sous anesthésie générale, comprenant une ouverture de l'abdomen et des points de sutures, puis une injection sous cutanées sous anesthésie d'une durée de deux minutes une fois par jours pendant 3 jours. Les embryons subiront une injection intra-cérébrale d'une durée de 5 secondes. Des animaux subiront une anesthésie générale suivie d'une thoracotomie et d'une injection intracardiaque de pendant 20 minutes.

Impact sur les animaux

La biopsie à la queue provoque une douleur. Les injections peuvent induire une douleur légère et brève. Les actes chirurgicaux des procédures peuvent entrainer une souffrance si elle est mal prise en charge par le traitement analgésique. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux de la procédure 1 sont mis à mort à l'issue de la procédure 1 exceptés 63 souriceaux qui seront utilisés dans les procédures 2, 3 et 4. Tous les animaux des procédures 2,3 et 4 sont mis à mort à l'issue de la procédure pour prélèvement d'organes et analyses phénotypiques et génétiques.

Remplacement

Les questions scientifiques que nous nous posons ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des cerveaux prélevés sur des embryons. Il s’agit ici d’études sur le développement et le fonctionnement du cortex cérébral, qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de son développement dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part.

Réduction

Les effectifs ont été déterminés par une approche statistique, ainsi que par nos expériences antérieures sur ce type d’études de modèles animaux. L’analyse statistique sera réalisée par un test statistique adéquat.

Raffinement

Tous les animaux vivent en groupes familiaux ou sociaux dans un environnement enrichi avec eau et nourriture illimitées. Lors de la chirurgie, les souris placées sur une plaque chauffante sont anesthésieés et reçoivent des injections d'analgésiques avant et après l'opération. Un gel ophtalmique est également utilisé pour éviter un dessèchement des yeux. Après l'opération, la surveillance des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance. Une grille d'évaluation de la santé des animaux est mise en place. Une injection d'analgésique ou la mise à mort de l'animal est envisagée en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement et le fonctionnement du système nerveux, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement du cortex cérébral entre les rongeurs et l’Homme. En effet, seuls les mammifères présentent un néocortex organisé en 6 couches inversées. De plus, nous disposons de modèles génétiques murins permettant de répondre à nos questions scientifiques. Pour le marquage et la biopsie, les souriceaux ont entre 5 et 10 jours, âge auquel on peut tatouer les coussinets des phalanges. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. L'expérimentation de la procédure 3 est menée sur des embryons au jour de développement E10.5 qui correspond à la fenêtre d’expression de notre gène d’intérêt. Les jours de développement E14.5 et E18.5 puis les jours postnataux P1, P5, P10, P25 et P90 nous permettent de suivre la génération et la migration de nos neurones d’intérêt puis d’observer leur disparition après la naissance et les conséquences éventuelles à long terme de l'absence de notre gène d'intérêt.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 180
Souffrances
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Devenir
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 180

Une ligature et une ponction du cæcum provoquent chez le rat un sepsis qui peut conduire à une défaillance de plusieurs organes. 180 rats vont être utilisés ainsi, dont 140 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec en plus un cathéter jugulaire, dix-huit heures de perfusion, puis un cathétérisme intracardiaque ou une ouverture de l'abdomen. Le porteur écrit vouloir réduire le plus possible toute douleur et angoisse, et indique dans le même document que ce modèle tue environ un quart des rats en vingt-quatre heures, mortalité qu'il intègre au calcul des effectifs. Les survivants sont tous tués à l'issue de leur série d'expérimentations.

Objectifs

Le traitement du sepsis représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche plus de 30 millions de personnes dans le monde chaque année et serait responsable de 6 millions de morts par an (OMS, 2023). Les précédents travaux de notre laboratoire ont mis en évidence les effets bénéfiques d’une perfusion préventive de lactate de sodium en situation septique sur la fonction cardiovasculaire. Nous souhaitons poursuivre l’évaluation des effets d’une perfusion de lactate de sodium dans un modèle de rat septique plus proche de la réalité clinique. L’objectif de ce projet est donc d’effectuer une étude complémentaire sur l’impact d’une perfusion curative de lactate de sodium par des approches in vivo et ex vivo.

Bénéfices attendus

Le traitement du sepsis représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche plus de 30 millions de personne dans le monde chaque année et serait responsable de 6 millions de morts par an (OMS, 2023). Ce projet permettra de fournir des résultats préliminaires pour une meilleure prise en charge thérapeutique des patients atteint d’une septicémie grâce à la meilleure compréhension des mécanismes pathologiques en jeu dans le sepsis. Il permettra aussi l’amélioration de la compréhension des mécanismes d’action du lactate de sodium dans un modèle curatif de rat septique.

Procédures

Les animaux des deux procédures subiront une procédure chirurgicale visant à un poser un cathéter jugulaire droit et à l’induction d’un sepsis par ligature et ponction caecale (CLP), pour une durée totale de l'intervention d'environ 30 minutes. Les animaux seront perfusés pendant 18 heures avec une solution de lactate de sodium ou de NaCl 0.9%. Les protocoles invasifs (cathétérisme intracardiaque, laser speckle, évaluation de la fuite capillaire par bleu d’Evans et les prélèvements d’organes) seront réalisés sur des animaux anesthésiés et seront sans réveil.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales sont un processus inflammatoire pouvant conduire à une défaillance multiviscérale liée à la CLP. L’induction du sepsis par CLP entraine une mortalité d’environ 25% des animaux à 24h. Les animaux de toutes les séries subiront une CLP (exceptés les animaux sham) qui est une intervention de classe sévère afin d'induire le sepsis. Les animaux de séries 1 et 5 subiront deux autres interventions, l'échocardiographie et le laser speckle (ouverture de l'abdomen), respectivement classées légère et sévère. Les animaux des séries 2 et 6 subiront une intervention une IRM de classe modérée. Les animaux de séries 3 et 7 subiront une intervention de classe sévère, le cathéterisme intracardiaque (sans réveil). Les animaux des séries 4 et 8 subiront une intervention d'évaluation de la fuite capillaire par Bleu d’Evans de classe modéré.

Devenir

Pour les deux procédures les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque série d’expérimentations.

Remplacement

Ce projet se propose d’étudier l’impact du lactate de sodium en comparaison au chlorure de sodium au cours du sepsis expérimental induit par ligature et ponction caecale (CLP), dans des conditions de physiologie et de physiopathologie intégrées. L’utilisation de cellules ou de modèles expérimentaux ex vivo est par conséquent inadéquate pour répondre de façon pertinente aux questions posées dans le cadre de ce travail.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous avons constitué des procédures permettant autant que possible la réalisation séquentielle de mesures (par exemple dans les séries 1 et 5 les animaux subiront une échocardiographie, puis une mesure par laser speckle et enfin un prélèvement sanguin pour dosage biochimique). De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de rats nécessaires afin de détecter une différence de 10% (ex : ANOVA une voie et test de Tukey). Les groupes de N=15 sont nécessaires pour atteindre la significativité statistique au vu de la forte variabilité interindividuelle du modèle de sepsis induit par CLP ainsi que par le taux de mortalité (25% à 24h). Les données obtenues chez des animaux témoins (Sham) seront ré-utilisés autant que possible dans d’autres études similaires. Par exemple, des échantillons d’organes sont préservés dans le laboratoire et peuvent être réutilisés au cours d’un autre protocole.

Raffinement

Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des rats sera maintenue avant le début du protocole. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé plusieurs fois par jour durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Notre grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal est utilisée quand un animal présente un état de mal être ou de souffrance, il est exclu de l'étude et euthanasié en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA (cf. : grille de points limites). Les rats perdant plus de 15 à 20% de leur poids seront euthanasiés. Pendant la chirurgie, nous injectons une solution saline en sous-cutanée pour maintenir l'hydratation de nos animaux. Un traitement analgésique en préopératoire et en péri et post-opératoire, soit immédiatement après la chirurgie est réalisé suivi d'une injection toutes les 12 heures pendant toute la durée du protocole. Nous allons dans ce projet utiliser des rats mâles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.

Choix des espèces

Les expériences in vivo, ne peuvent pas être remplacées par des études in-vitro à cause de la complexité de la pathogenèse du sepsis, qui nécessite des études fonctionnelles et physiopathologiques sur un modèle intégré. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les rats mâles Wistar adultes (environ 400 g) d’environ 10 semaines seront utilisés pour induire le sepsis par CLP. Ce poids et cet âge sont justifiés par l’abondance de la littérature sur ce modèle et permet aussi la comparaison avec notre précédente étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 720
Souffrances
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▲ 720
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Devenir
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 720

Pour suivre le trajet d'une protéine, OTX2, depuis les plexus choroïdes jusqu'aux interneurones du cortex, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue et leur cerveau prélevé. Chacune subit une injection intracérébrale de trente minutes sous anesthésie, ou cinq injections intrapéritonéales quotidiennes, ou un prélèvement de liquide cérébrospinal de trente minutes, avec un risque de douleurs postopératoires et de fluctuations de poids. Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids de départ, ou qui ne s'améliorent pas après deux jours de traitement, sont mises à mort.

Objectifs

Dans le cerveau des mammifères, la protéine OTX2 est transférée des plexus choroïdes (structure qui sécrète le liquide cérébrospinal dans lequel baignent le cerveau et la moelle spinale) aux interneurones du cortex via le liquide cérébrospinal. OTX2 régule les périodes critiques de plasticité cérébrale juvénile qui permettent aux circuits neuronaux de se restructurer en réponse à l'expérience et qui sont impliquées dans certaines maladies psychiatriques. Ce projet examinera l’activité sécrétoire du plexus choroïde en utilisant des approches in vivo pour suivre avec précision la sécrétion et le transfert de protéines, et évaluer les mécanismes de leur transport. En combinant plusieurs analyses, ce projet permettra d'étendre nos connaissances sur l'activité d'OTX2 et des plexus choroïdes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la sécrétion et distribution d’OTX2 dans le cerveau et son role dans la maturation des interneurones corticaux. Cette maturation régule les périodes critiques de plasticité cérébrale juvénile qui permettent aux circuits neuronaux de se restructurer en réponse à l'expérience et qui sont impliquées dans certaines maladies psychiatriques. A long terme, les résultats de ce projet impacteront notre compréhension des troubles du développement neurologique caractérisés par une maturation et un fonctionnement défectueux des interneurones corticaux.

Procédures

Une injection intracérébrale sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 30 minutes et sera effectuée une seule fois. Une injection intrapéritonéale sera réalisée sur certains animaux vigiles ; la procédure dure environ 1 minute en moyenne et sera effectuée une fois par jour pendant 5 jours. Un prélèvement de liquide cérébrospinal sera effectué sur certains animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 30 minutes et sera effectuée une seule fois.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie, il est possible que les animaux soient stressés après réveil, sujets à des fluctuations de poids ainsi que des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera collecté afin de permettre plusieurs analyses.

Remplacement

Nos recherches sur la distribution de protéine par le liquide cérébrospinal et les effets sur la plasticité du cerveau nécessitent des modèles de souris pour comprendre comment l'environnement juvénile affecte le comportement adulte. Ces expériences ne peuvent être reproduites in vitro car elles dépendent du développement du cerveau juvénile jusqu’à l'âge adulte.

Réduction

Nos travaux antérieurs sur des animaux soumis à des injections cérébrales suivies d’analyses nous ont permis de définir le nombre d’animaux par condition expérimentale afin d'obtenir une puissance statistique satisfaisante. Nous effectuerons plusieurs analyses sur certaines souris, ce qui nous permettra de réduire davantage le nombre d'animaux.

Raffinement

Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, associée à un traitement analgésique. Après la chirurgie, les animaux sont transférés dans une cage chauffée avec un tapis chauffant jusqu'à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leur groupe d'origine pour éviter le stress de l'isolement, puis observés et pesés quotidiennement pendant 2 jours. Pour évaluer les points limites, les souris seront inspectées quotidiennement afin de détecter les signes d'infection et de douleur (changement de posture, de pelage, d'expression faciales), et des mesures de poids seront prises au moins deux fois par semaine. En cas d'infection ou de signes de douleur, les animaux recevront un traitement approprié. En cas de perte de poids, les animaux seront placés dans des cages chauffées et recevront un régime alimentaire enrichi. Les animaux seront euthanasiés si aucune amélioration n'est constatée après 2 jours de traitement ou si la perte de poids dépasse 20% du poids de départ.

Choix des espèces

La génétique de la souris est très bien connue et proche de celle de l'homme, ce qui en fait un modèle privilégié pour l'étude de la plasticité cérébrale et des effets du stress en début de vie. C'est un animal avec lequel nous avons l'habitude de travailler et pour lequel nous avons une bonne expertise pour réduire les conditions de stress, d'inconfort et de douleur. Il nous permet également de créer des modèles pour l'étude des pathologies humaines. Ce projet porte sur l'analyse du cerveau de la souris adulte mature. Des injections stéréotaxiques dans les ventricules cérébraux seront effectuées sur des souris agées d’un minimum de 60 jours, lorsque le cerveau est peu plastique. Les analyses histologiques et biochimiques seront effectuées chez l’adulte (agées de 70 à 120 jours) pour évaluer la cinétique de distribution de protéines dans le cerveau.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800

800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour produire la version humaine d'une molécule de l'inflammation, elles reçoivent une puce sous-cutanée, un prélèvement au bout de la queue, une injection déclenchant soit une inflammation cérébrale soit une inflammation systémique avec insuffisance cardiaque et lésions multi-organes, puis un cathéter et une séance d'imagerie. Le porteur indique qu'elles peuvent cesser de manger et de boire, maigrir et rester prostrées, et précise qu'elles ne seront pas gardées au-delà des 24 heures que durent les modèles. Sur le remplacement, il affirme qu'il faut mesurer l'affinité de l'agent de contraste à l'échelle d'un "organisme entier" et conclut au "caractère de stricte nécessité" des procédures.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de valider une nouvelle technique d'imagerie ciblée sur une souris génétiquement modifiée qui exprime la version "humaine" de la cible d'intérêt. En effet, au sein de notre équipe de recherche, nous développons un nouvel agent de contraste, une substance qui augmente artificiellement le contraste d'une imagerie médicale. Cet agent de contraste est conçu pour se fixer sur des molécules qui apparaissent spécialement pendant l'inflammation. Nous avons développé une version de cet agent de contraste qui pourrait potentiellement être utilisable chez l'Homme, notamment pour évaluer l'inflammation cérébrale (dans le cadre du diagnostic de l'AVC par exemple) ou encore dans le cadre de l'inflammation cardiaque (infarctus du myocarde ou atteinte cardiaque inflammatoire). Cet agent de contraste a la particularité d'être "ciblé" c'est-à-dire qu'il reconnaît une molécule exprimée lors de l'inflammation. Le but de ce projet est de tester si cet agent de contraste est efficace pour imager l'inflammation cardiaque ou cérébrale chez des souris modifiées génétiquement pour exprimer (c'est-à-dire "produire") la version humaine de cette molécule cible.

Bénéfices attendus

Ce nouvel agent de contraste a montré une sensibilité et une spécificité élevées pour détecter l'inflammation cérébrale et cardiaque chez des souris non génétiquement modifiées et qui expriment donc la version murine de la molécule cible. Il est donc attendu que l'agent de contraste cible tout aussi bien la version humaine de la molécule exprimée par les souris modifiées génétiquement. Si les résultats de cette étude sont pertinents, cela permettrait d'ajouter des preuves solides au fait que l'agent de contraste développé ici pourrait être un jour utilisé en clinique chez l'Homme pour mieux diagnostiquer, évaluer et prendre en charge les pathologies inflammatoires cérébrales et cardiaques.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : o 1 prélèvement d'ADN pour confirmation du génotype (prélèvement d'un bout de queue) et insertion d'une puce en sous-cutanée (durée: 5min) o Induction du modèle inflammatoire par une unique injection d’un produit induisant l’inflammation (durée : inférieure à 20min) o Pesée lors des manipulations (durée : inférieure à 5 min) o 1 pose d’un cathéter sous anesthésie profonde (durée : environ 15min) o 1 imagerie avec injection de produit de contraste (durée : environ 20min).

Impact sur les animaux

L'étape de génotypage par puçage et prélèvement d'ADN peut induire un inconfort chez l'animal, tels que la douleur au niveau du site d'insertion de la puce sous-cutanée et des saignements, surtout au bout de la queue prélevée. Les deux modèles d'inflammation utilisées chez la souche de souris transgéniques peuvent produire des effets indésirables chez les animaux. Dans le premier modèle, une inflammation cérébrale créée pourra mener à des altérations de la signalisation neuronale et donc des problèmes cognitifs et comportementaux. Les animaux sont susceptibles d’éprouver une douleur de courte durée au niveau des points sutures et du site d’injection. Le deuxième modèle induit une inflammation systémique avec insuffisance cardiaque et des lésions multi-organes. Les animaux pourraient ressentir un inconfort physique et une souffrance de courte durée. Cette situation de mal-être et de stress pourra alors être repérée par une malnutrition liée à un arrêt de la prise alimentaire et de boisson suivie d'une perte de poids, de la prostration et une inactivité dans la cage.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les différents organes d'intérêt des animaux (cerveau, coeur, foie, rate), permettant ainsi de compléter les résultats obtenus in vivo par des résultats post-mortem (biodistribution, caractérisations immunohistologiques). De plus, les caractérisations histologiques sont très souvent demandées pour justifier les résultats obtenus lorsqu'une nouvelle technique d'imagerie pré-clinique est étudiée.

Remplacement

Des tests de ciblage in vitro ont été réalisés pour évaluer l'affinité de l'agent de contraste ciblant la molécule d'intérêt sur des cultures de cellules endothéliales humaines mises en conditions inflammatoires. Toutefois, les expériences in vivo ne peuvent pas être totalement remplacées par des études in vitro car il est nécessaire d'estimer l'affinité de l'agent de contraste pour la molécule humaine exprimée à l'échelle d'un organisme entier sans pouvoir pour autant tester chez l'Homme de suite. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures par rapport à nos précédents projets ayant utilisé les mêmes modèles animaux et les mêmes types d'agents de contraste. Dans ces deux études précédentes, différents groupes de souris avec des doses variables du produit induisant l’inflammation avaient été mis en place et il semble nécessaire de reprendre ces mêmes groupes afin de comparer rigoureusement l'efficacité de ciblage des agents de contraste entre les molécules d'intérêt murine (résultats des études précédentes) et humaine (nouveaux résultats attendus). De plus, il est nécessaire qu'un groupe contrôle soit mis en place avec des souris recevant des agents de contraste dits « contrôle » (non ciblés) pour mettre en évidence la spécificité de détection chez les souris transgéniques. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a en plus été confirmé par un calcul de taille d'échantillons.

Raffinement

Les animaux auront le temps d’acclimatation d’une semaine. Un enrichissement du milieu d'hébergement des souris est prévu. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Avant toute mise en place des modèles, un génotypage des animaux sera réalisé par puçage et prélèvement d'ADN. Cela se fera sous anesthésie générale à l'isoflurane et au protoxyde d'azote. A partir du début de la mise en place des modèles, une attention particulière sera accordée à l'état général des animaux, notamment pour vérifier l'absence d'apparition de signes de détresse ou de douleur extérieure ainsi que la bonne prise alimentaire et de boisson. Une coupelle de croquettes humides aura été préalablement placée dans la cage afin de permettre aux animaux malades de s'alimenter et de s'hydrater plus facilement. Une attention particulière sera aussi accordée à l'évolution de la masse corporelle avec une pesée quotidienne afin de vérifier que la perte de poids n'est pas supérieure à 15%. Après induction des deux modèles, une surveillance sera faite 15 minutes après les injections du produit induisant l'inflammation, puis 1 heure après et 2 fois par jour jusqu’à la mise à mort des animaux. De plus, la douleur des animaux sera réduite au maximum en veillant à couvrir les temps d'étude par une analgésie. Enfin, les animaux ne seront pas gardés pour des études sur le long terme pour ne pas les laisser en souffrance au-delà des 24 heures que durent les modèles.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des pathologies de type inflammatoire. L’anatomie et la physiologie de la circulation sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’Homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier les pathologies inflammatoires. Nous utiliserons des souris mâles adultes de 8 semaines, en rapport avec l’âge des animaux utilisés dans les études pilotes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1500
Souffrances
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▲ 1500
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Devenir
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 1500

Un agent cancérigène dans l'eau de boisson pendant seize semaines, ou une injection de cellules cancéreuses dans la bouche suivie d'une tumeur buccale qui gêne l'alimentation. 1 500 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour prélèvement des tumeurs et des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objet déclaré est de comprendre comment un composant de la matrice extracellulaire bloque les cellules immunitaires autour des cancers de la tête et du cou. Les atteintes décrites se limitent à l'anxiété et à la douleur transitoire des injections buccales, sans que soit précisé ce que quatre mois d'ingestion d'un cancérigène font subir aux 419 souris du modèle chimique.

Objectifs

Les cancers de la tête et du cou (ORL) représentent la 6ème cause de cancer humain avec une espérance de vie à 5 ans de 50%. On distingue ceux liés à une infection virale préalable et ceux provoqués par une exposition aux agents cancérigènes (tabac/alcool). La défense immunitaire permet de lutter contre le développement du cancer. Comprendre l’impact de l’environnement immédiat de ces cancers sur la défaillance immunitaire est donc cruciale. La Matrice Extra Cellulaire (MEC) structurant les tissus cancéreux a une constitution et une organisation spécifique qui favorise la progression cancéreuse. Nous avons identifié qu’un composant de la MEC des cancers ORL impacte la position des cellules immunitaires et la sévérité du cancer humain et d’un cancer ORL murin. Lorsque ce même modèle de cancer ORL se développe chez des souris qui n’expriment ce composant structurant, le cancer est moins grave et les cellules immunitaires ne sont pas séquestrées dans l’environnement de la tumeur. Notre objectif est de comprendre la nature des relations de contact entre les cellules immunitaires et ce composant au cours du développement du cancer et de déterminer quand et comment ce composant modifie les performances immunitaires. Ceci permettra d’améliorer nos connaissances sur les relations de proximité au sein des cancers ORL et sera important pour la recherche préclinique en identifiant de nouveaux traitements pour stimuler la défense immunitaire. Sur cinq ans, nous développerons trois modèles de cancers mimant les cancers ORL humains chez la souris normale, sans ce composant structurant ou sans un type immunitaire pour dévoiler les relations entre la défense immunitaire et notre composant structurant au cours de la croissance tumorale: Le premier modèle consiste en l’administration pendant 16 semaines d’un dérivé de la nicotine dans la boisson des souris pour mimer le cancer lié au tabac. Les tumeurs collectées en fin de procédure permettront d’identifier les défaillances de la défense immunitaire à différents stades du cancer; Deux modèles de greffe tumorale buccale par injection de cellules cancéreuses indépendantes d’une infection virale ou dépendante d’une infection virale. Ils permettront de comparer les mécanismes de défense immunitaire dans les cancers dépendant ou non d’une infection virale et leur défaillance. Ces modèles courts seront utiles pour déterminer le rôle de cellules particulières de la défense immunitaire et pour l’évaluation de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront d’identifier les relations microscopiques entre la défense immunitaire et un composant structurant et les conséquences de ces interactions sur la nature, la fonction des cellules immunitaires, la croissance cancéreuse et la structure du tissu malade. A terme, ces travaux permettront d’identifier des pistes nouvelles de stimulation du système immunitaire dans les cancers ORL afin de stimuler la défense immunitaire. Les modèles murins de développement de cancer ORL que nous proposons de développer et caractériser représente un outil indispensable pour déterminer les relations complexes et temporelles en place au sein des tumeurs. Ces études chez la souris poseront les bases d'une étude translationnelle chez l'Homme. Les résultats de cette étude serviront aussi au developpement de modèles in vitro pertinents.

Procédures

1 Modèle chimique: Administration d'un agent cancérigène dans l'eau de boisson pendant 16 semaines n'ayant pas d'impact direct sur l’alimentation (16 semaines par souris, 419 souris maximum). 2 Modèles de greffe buccale: 1 injection de cellules cancéreuses dans la bouche et une injection dans l'abdomen pour l'anesthésie pour contrôler la douleur et l’anxiété due à l'injection des cellules cancéreuses dans la bouche (2 injections totales par souris, 780 souris maximum). Elimination d'une population de la défense immunitaire pour évaluer son rôle dans la croissance cancéreuse par injection dans l'abdomen d'une drogue: 8 injections dans l'abdomen par souris (modèle chimique) sur 80 souris maximum et 2 injections dans l'abdomen par souris (modèles de greffe tumorale) sur 160 souris maximum.

Impact sur les animaux

les injections de cellules cancéreuses dans la bouche peuvent générer de l'anxiété et une douleur transitoire correspondant à une nuisance modérée. Lla croissance des tumeurs buccales peut avoir un impact sur l'alimentation correspondant à une nuisance modérée

Devenir

TOUS mis à mort en fin d'expérimentation afin de réaliser des gestes post-mortem (prélèvementsde tumeurs et d'organes pour analyses biologiques)

Remplacement

Ce projet a pour but de comprendre les relations complexes des cellules immunitaires avec l'environnement immédiat du cancer. Ce type d'étude est difficilement envisageable chez l'Homme car les prélèvements de cancer accessibles pour la recherche sont de très petites tailles et la rareté de nos cellules nous oblige à travailler sur du matériel biologique suffisamment important. Par ailleurs, nous ne pouvons pas étudier l’effet de traitements innovants visant soit à éliminer ou bloquer l’infiltration des tumeurs par certaines cellules dans des modèles in vitro. Or ce type d'analyse est un pré-requis pour pouvoir valider de nouvelles cibles d'immunothérapie chez l'homme. Ces travaux permettront également de mieux comprendre les relations complexes responsables de la croissance cancéreuse, ce qui permettra dans le futur de développer des modèles alternatifs in vitro découlant de nos résultats par ingenierie du tissu.

Réduction

Nous avons déterminé les effectifs de nos groupes de manière à obtenir une forte validité statistique (avec puissance de 0.8) avec un minimum d’individus et notre projet a été conçu pour optimiser la quantité d’informations analysables. Le nombre total d'animaux requis est de 1500 pour l'ensemble et la durée totale du projet. Afin de réduire au mieux le nombre d’animaux, nous procéderons à une analyse séquentielle. Une première série d’expériences permettra de développer les modèles murins et de définir les conditions optimales d'expérimentation (n: 260 souris/an sur deux ans). Nous utiliserons ensuite trois modèles tumoraux optimisés dans des souris sans composant structurant et leur contrôle. Le schéma d'accouplement de ces souris a été optimisé pour obtenir 50% de souris avec et sans composant structurant par couplage et les males et les femelles seront utilisés pour réduire le nombre d'animaux inutiles (n: 150 souris par an pendant 4 ans). De plus, nous utiliserons également des souris males et femelles dans laquelle une population immunitaire est éliminée et leur contrôle dans les trois modèles tumoraux (n: 480 souris maximum). Nous réduirons ce nombre de 160 souris si nos résultats antérieurs démontrent que le modèle chimique et un modèle de greffe ont des caractéristiques similaires. Dans ce cas les expériences ne seront menées que sur deux des trois modèles tumoraux.

Raffinement

Afin d’améliorer les conditions d’hébergement réglementaires des animaux (porteurs ventilés, 5 animaux par cage, objets déplacés régulièrement pour stimuler la curiosité) dans le contexte de cette pathologie buccale, du gel nutritif est ajouté dans la cage afin de faciliter l’alimentation après les injections de cellules cancéreuses. Les injections de cellules cancéreuses sont réalisées sous anesthésie en présence d'un médicament anti-douleur afin de contrôler l'anxiété et la douleur liée à l'injection. Les signes de l'évolution du cancer, le suivi des animaux seront effectués conformément à une grille d’évaluation permettant de définir un niveau de douleur/souffrance à partir duquel les animaux concernés seront mis à mort. Plus particulièrement, il est à noter que les modèles cancéreux seront établis de façon à limiter la croissance tumorale a un volume de 20% en deça du point limite éthique afin d’éviter une souffrance liée à un problème nutritionnel et le suivi quotidien du comportement et une pesée bi-hebdomadaire des animaux permettra de détecter les signes précoces de souffrance. Enfin les souris dans lesquelles notre population immunitaire d'intérêt peut être éliminée par injection d'une drogue ont un phénotype attendu non dommageable mais le bien-être des souris (poids, posture et mobilité) sera documenté hebdomadairement dès le début de l'expérimentation afin d'éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Les modèles murins de tumeurs ORL que nous proposons de développer et d'utiliser permettront de caractériser un environnement complexe qui mime les tumeurs humaines. Ce type d’analyse détaillée est un pré-requis pour pouvoir identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et identifier de nouvelles approches d’immunothérapie chez l’homme. Les souris seront mises en expérimentation à un âge de 8 semaines, âge auquel le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
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▲ 320
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Devenir
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 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un tatouage des phalanges et le prélèvement d'un morceau d'oreille, cinq jours de gavage quotidien, une restriction alimentaire, puis un test comportemental de trente minutes par jour pendant onze semaines consécutives. L'enjeu déclaré est de savoir si des souris porteuses d'une mutation du gène FUS présentent des troubles de la motivation et de l'impulsivité, et si remettre la protéine dans le noyau des neurones les atténue. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de recourir à un modèle animal reproduisant la complexité comportementale et structurelle du système nerveux central humain.

Objectifs

La démence fronto-temporale (DFT) est une maladie maladie neurodégénérative incurable caractérisée par l’atteinte de deux structures majeures dans le cerveau. Les symptômes des patients atteints de DFT sont multiples et peuvent inclure des troubles liés au jeu d’argent, à l'hyperphagie et à la consommation de drogue. Tous ces comportements peuvent résulter d'une altération de la motivation et/ou de l'impulsivité. Ce type d’altérations est peu étudiée. Nous avons dans notre laboratoire un modèle de souris qui mime cette maladie en reproduisant la mutation d’une protéine mutée chez les patients. Ce projet a deux buts. Le premier est de regarder si ces souris présentent des problèmes de motivation et/d’impulsivité. Le second but est de voir si le fait de relocaliser cette protéine dans le noyau des neurones est suffisant pour atténuer ces problèmes comportementaux.

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle, les troubles des comportements compulsifs dans la DFT sont très peu étudiés alors qu’ils peuvent être à l’origine de souffrances physiques (alcoolisation, hyperphagie) et/ou mentale importantes. Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre ces comportements. Par ailleurs, si le fait de remettre la protéine mutée à sa place s’avère efficace, cela pourrait orienter les prochaines recherches pharmacologiques ou pharmaceutiques vers une stratégie visant à relocaliser cette protéine à sa place normale chez les patients souffrant de maladie qui affectent le cerveau.

Procédures

Les animaux recevront un traitement (administration par gavage sur animal vigil afin de limiter les risques de fausse route) durant 5 jours, à raison de 1 fois par jour. La durée du gavage est d’environ 20 secondes. Nous réaliserons une tâche d’apprentissage qui nécessite que les souris soient motivées pour la réaliser. Pour atteindre ce niveau de motivation, la seule chose connue à ce jour est la mise en place d’une légère restriction alimentaire (qui vise à réduire le poids cible de l’animal est à 5%). Les souris passeront un test (non invasif) tous les jours pendant 11 semaines consécutive à raison de 30 minutes par jour.

Impact sur les animaux

6 types de nuisances sont attendues au cours de cette étude : 1- L’administration par gavage du traitement peut entrainer un stress lié à la contention transitoire et à l’administration du traitement ainsi que des fausses routes. 2- Le traitement en tant que tel pourrait avoir des effets secondaires mais de nombreuses études utilisent ce composé et aucune n’a fait remonter un effet secondaire notoire et délétère. 3- Le stress que pourrait causer la réalisation de la tache comportementale. 4- La restriction alimentaire nécessaire pour la réalisation de la tâche 5- Afin d’identifier les souris et de réaliser le génotypage, nous devons effectuer un tatouage (aux niveaux des doigts) et un prélèvement d’un morceau d’oreille (trou d’environ 1 mm de diamètre). Ceci entraine une douleur aiguë et transitoire.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures car nous avons besoin de prélever les tissus pour vérifier que notre protéine d’intérêt (FUS) soit à nouveau à sa place (dans le noyau des neurones) mais aussi pour étudier les impacts au niveau microscopique (moléculaire, cellulaire et biologique) de notre intervention.

Remplacement

Ce projet a pour but d’étudier si la DFT est associée à des troubles motivationnels et compulsifs et si l’on peut modifier l’apparition de ces troubles en annulant une mutation. Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal qui reproduit à la fois la complexité comportementale mais aussi celle structurelle du système nerveux central, notamment avec les différents intervenants cellulaires retrouvés dans le système nerveux central chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires à la bonne réalisation de ce projet a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Par ailleurs, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici de réaliser les analyses histologiques et moléculaires sur les mêmes animaux que ceux chez qui auront réalisé une des procédures. Pour limiter le nombre total d’animaux générés et améliorer nos connaissances de la maladie, nous proposons d’utiliser les mâles et les femelles. Par ailleurs, nous avons décidé de réaliser une première étude pilote qui sera un point de décision entre la suite de la réalisation, un non, du projet.

Raffinement

L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales (les souris sont gardées à plusieurs par cage tout au long de leur vie) et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Nous avons établi des points-limites clairs afin de pouvoir soustraire l’animal à la souffrance si nécessaire. Les expérimentateurs en charge sont formés à chaque procédure et nous avons une très bonne connaissance du modèle utilisé. Nous pourrons ainsi facilement déceler un éventuel comportement anormal.

Choix des espèces

Les modèles de souris transgéniques sont les plus appropriés à notre étude car ils présentent le niveau de complexité structurelle du cerveau adéquat, une séquence de notre gène d’intérêt (Fus) bien concernée d’un point de vue phylogénétique et des capacités cognitives qui nous permettent d’évaluer des troubles retrouvés chez les patients. Les études seront réalisées sur des souris adultes (âgées de 2/3 mois au début des procédures) car les patients souffrant de DFT liée à FUS sont toujours des patients adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 392
Souffrances
▲ -
▲ 392
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▲ -
Devenir
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 -
 392

392 souris vont être utilisées, toutes tuées et leur cerveau prélevé, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit deux ou trois injections sous contention, une amnésie est provoquée chez une partie d'entre elles, et la moitié du groupe passe par une chirurgie sans réveil de moins de cinq minutes. L'objet est de vérifier si l'association de deux molécules améliore la mémoire, piste que le porteur relie à la maladie d'Alzheimer sans dépasser le stade de la preuve de concept chez la souris. Il annonce jusqu'à trois expositions à un test comportemental qui "n'engendre aucune nuisance", sans préciser lequel.

Objectifs

Plusieurs données de la littérature indiquent que l’inhibition d’une enzyme cérébrale, la phosphodiestérase 7 (PDE7), pourrait s’avérer être une stratégie intéressante pour traiter les troubles de la mémoire induits par la maladie d’Alzheimer. En parallèle, il a également été montré que l’activation de certains récepteurs cérébraux (les récepteurs à la sérotonine de type 4, notés 5-HT4) engendrait des effets bénéfiques sur la mémoire chez l’animal. Notre hypothèse de recherche est que l’activation des récepteurs 5-HT4, conjuguée à l’inhibition des PDE7, exercerait des effets bénéfiques puissants sur la mémoire. Notre étude vise à démontrer, chez l’animal, la preuve d’intérêt de cette association. Cette étude pilote sera réalisée chez la souris adulte en condition physiologique ou pathologique, en induisant une amnésie chez les animaux.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de valider la preuve de concept de l’intérêt d’une association de deux agents pharmacologiques pour lutter contre les troubles de la mémoire chez la souris et permettra d’identifier les mécanismes cérébraux sous-jacents.

Procédures

Toutes les souris du projet seront exposées à : - 2 ou 3 injections aigües d’agents pharmacologiques. Chaque injection (voie intra-péritonéale et sous-cutanée) nécessite une contention de l’animal et prendra environ une minute par souris. - au maximum 3 expositions à un test comportemental d’une durée maximale de 3 fois 10 minutes par exposition, selon le test utilisé. Les tests comportementaux choisis n’engendrent aucune nuisance chez l’animal. Enfin, la moitié des souris du projet seront exposées à une procédure chirurgicale sans réveil, menée sous analgésie et anesthésie profonde, d’une durée inférieure à 5 minutes.

Impact sur les animaux

Lors de ce projet, les animaux vont subir des administrations par voies intra-péritonéale et sous-cutanée nécessitant une contention. Un stress physique et une douleur légère dus aux injections sont attendus lors de ces manipulations. Aucune nuisance sur la souris n’est attendue suite à la réalisation des tâches comportementales. Enfin, concernant les agents pharmacologiques utilisés, aucun d’entre eux, aux doses envisagées, n’est connu pour induire des nuisances ou effets indésirables chez la souris.

Devenir

A l’issue de chaque procédure présentée dans ce projet, les animaux seront tous mises à mort soit les 392 souris. Les cerveaux de tous les animaux seront prélevés afin de réaliser des études post-mortem complémentaires.

Remplacement

Ce projet vise à favoriser le développement de nouveaux médicaments susceptibles d’avoir un intérêt dans le cadre de la prévention et/ou le traitement de pathologies telles que la maladie d’Alzheimer. Or la recherche de nouveaux médicaments nécessite (scientifiquement et règlementairement) l’utilisation d’espèces animales. De plus, l’évaluation des performances de mémoire ne peut être réalisée que sur un organisme capable d’effectuer une tâche cognitive (ici un test de mémoire de travail spatiale). Ainsi, aucun remplacement par des modèles in vitro ou in silico (modèles mathématiques, bio-informatique) ne peut être réalisé.

Réduction

Un total de 392 souris sera nécessaire pour cette étude. En faveur d’une réduction du nombre d’animaux utilisé, nous avons choisi d’utiliser à la fois des souris femelles et des souris mâles. Nous avons également choisi de réaliser successivement les trois sessions expérimentales sur les mêmes souris et de poursuivre ces études comportementales par des mesures post-mortem.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, souffrance et angoisse infligées, les animaux seront maintenus dans des conditions d’hébergement optimales et stables : température, cycle de lumière, hygrométrie, enrichissement minimal du milieu d’hébergement (maisonnette en papier mâché, papier kraft). Ils seront surveillés quotidiennement par un personnel qualifié et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux, aux variations éventuelles de poids ainsi qu’aux changements de comportements. Les injections intra-péritonéales et sous-cutanées seront réalisées exclusivement par un personnel qualifié. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation des animaux à l’animalerie et à l’expérimentateur sera mis en place sous la forme de manipulation dès l’arrivée des animaux au sein de notre animalerie. Afin de réduire la douleur et la détresse de nos animaux nous avons choisi un point limite précoce et compatible avec les objectifs scientifiques de notre recherche. Pour la procédure chirurgicale sans réveil, les animaux seront analgésiés et anesthésiés profondément pour éviter toute douleur durant cette procédure.

Choix des espèces

Les souris font partie des espèces animales les plus exploitées en recherche biomédicale du fait de leur facilité de reproduction et de la similarité du système nerveux central qu’elles présentent avec l’Homme. Leur comportement est bien décrit et il est possible d’en mesurer les modifications. Les modèles murins possèdent une bonne faculté d’apprentissage justifiant leur utilisation dans l’étude de la mémoire. Des souris de 8 semaines d’âge seront utilisées dans ce projet, un âge auquel les grandes fonctions physiologiques sont arrivées à maturité.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 4372
Souffrances
▲ 54
▲ -
▲ 4318
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4372

Une partie des souris utilisées porte des modifications qui les font développer spontanément des tumeurs : mélanomes chez 25 à 60 % d'entre elles à partir de deux mois, tumeurs de l'ensemble des glandes mammaires après une latence moyenne de 92 jours. 4 372 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour la quasi-totalité, 54 étant tuées sans réveil. Elles reçoivent quatre à six injections sous anesthésie, trois à six injections intrapéritonéales vigiles, des prélèvements de sang à la queue ou en rétro-mandibulaire, et une irradiation de 2 grays ou une injection de busulfan, avec nécrose, ulcération et saignements des tumeurs annoncés. L'élevage croise des femelles sauvages avec des mâles qui ne développent leurs tumeurs mammaires qu'après leur période de reproduction, ce que le porteur compte au titre du raffinement.

Objectifs

L’immunothérapie connaît un grand essor depuis ces dernières années et est de plus en plus utilisée pour traiter différents cancers. Cette thérapie consiste à réactiver le système immunitaire du patient afin qu’il puisse lui-même reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. Malgré de nombreux succès cliniques, l’efficacité des immunothérapies est encore limitée à un sous-ensemble de patients répondeurs. Une des principales limites réside dans l’infiltration de la tumeur par les cellules immunitaires. En effet, un faible effet thérapeutique corrèle avec une tumeur dite « froide », c’est-à-dire peu infiltrée et pauvre en cellules immunitaires. Il est donc crucial de comprendre les mécanismes permettant l’infiltration des cellules immunitaires au sein de ces tumeurs et de développer des stratégies pour manipuler ce processus afin de contourner la résistance thérapeutique aux points de contrôle immunitaire (ICB). Ce projet a pour but de développer de nouvelles thérapies capables de remodeler le microenvironnement tumoral afin de rendre répondante une tumeur qui ne l’est pas initialement. Utiliser ces nouvelles thérapies en combinaison avec les immunothérapies déjà existantes pourrait ainsi permettre de surmonter la résistance primaire observée chez de nombreux patients. Ce projet nécessite la modélisation du contexte immunitaire dans des modèles vivants. Au fur et à mesure de l’avancement du projet, des modèles pré-cliniques (tumeurs endogènes et souris humanisées) seront utilisés afin d’imiter au mieux les effets présents chez l’Homme. Ainsi les modèles précliniques permettent de sélectionner les stratégies immuno-thérapeutiques les plus efficaces à tester dans le cadre d'essais cliniques et par conséquent réduire les risques associés aux essais cliniques infructueux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif fondamental d'approfondir notre compréhension des mécanismes sous-jacents à l'infiltration des cellules immunitaires au sein des tumeurs solides. En parallèle, il cherche à développer des thérapies innovantes capables de réguler et de maîtriser ce processus complexe. En réalisant cette double démarche, nous espérons ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de la lutte contre les tumeurs solides, en exploitant ces connaissances pour élaborer des approches thérapeutiques plus efficaces et ciblées. Ces traitements seront conçus pour surmonter la résistance initiale souvent observée vis-à-vis des immunothérapies. Ils agiront en transformant une tumeur qui, au départ, ne répondait pas favorablement envers ces traitements en une tumeur réceptive, permettant ainsi une meilleure efficacité des immunothérapies. Cette approche novatrice vise à contourner les obstacles initiaux et à ouvrir la voie à des réponses positives là où elles étaient auparavant limitées, potentiellement révolutionnant ainsi le traitement des tumeurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à ces types d’interventions : - 4 à 6 injections en intraveineuse/sous-cutanée/intra-tumoral, sur animaux anesthésiés. Cet acte ne dure que quelques secondes. - 3 à 6 injections en intra-péritonéal, sur animaux vigiles. Cet acte ne dure que quelques secondes. - 1 à 3 prélèvements sanguins au niveau de leur queue, sur animaux vigiles. Cet acte dure quelques minutes. - 1 à 3 prélèvements sanguins en rétro-mandibulaire, sur animaux anesthésiés. Cet acte dure quelques minutes. - 1 prélèvement sanguin en rétro-orbital ou rétro-mandibulaire, sur animaux anesthésiés. Cet acte dure quelques minutes et est sans réveil. - 1 injection intra-péritonéale de buprénorphine. Cet acte dure quelques secondes. - 1 à 3 injections intra-péritonéales d’un anesthésique. Cet acte dure quelques secondes. - 1 anesthésie locale par injection sous cutanée d'une solution d’anesthésique. Cet acte dure quelques secondes. - 1 irradiation (générateur X, dose 2 Gy) ou 1 injection de busulfan dilué en solution saline. Cet acte dure quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus sur les animaux sont particulièrement liés à la croissance tumorale. En effet, l’ensemble des traitements utilisés sur les animaux ont été déjà publiés dans la littérature comme étant bien tolérés par les animaux dans les lignées de souris que nous utilisons. Ainsi, hormis les nuisances sporadiques parfois observées sur les animaux saints, l’initiation des possibles nuisances se fera à partir du début des expériences et pourra donc être promptement suivie. Certaines souris sont viables et fertiles, mais 25 % à 60 % ou plus développeront spontanément des mélanomes avec un début à l'âge de 2 à 12 mois. L'application topique d’une molécule entraîne le développement de lésions cutanées pigmentées en 21 à 28 jours, qui évoluent en mélanomes. D’autres souris développant des tumeurs mammaires spontanément, les animaux seront suivis régulièrement afin d’assurer leur bien-être et poursuivre les éventuels signes de souffrance ou de stress. Les souris femelles d’un certain génotype développent des tumeurs au niveau de toutes les glandes mammaires (m1 à m10) avec un temps de latence moyen de 92 jours. Les tumeurs apparaissent progressivement à partir de 15 semaines jusqu’à un point limite vers 25 semaines. Les nuisances attendues en lien avec les croissances tumorales en sous-cutanées (cancer du sein, mélanome) sont : nécrose, uclération et saignements de la tumeur, gène à la locomotion et baisse de la tonicité générale dans les derniers stades de la maladie, perte de poids. Les nuisances attendues en lien avec les croissances tumorales du cancer du poumon sont : perte de poids, difficultés respiratoires, baisse de la tonicité dans les derniers stades de la maladie. Les nuisances liées aux injections des thérapies et aux prélèvements sont égales à la douleur causée par l’insertion d’une aiguille. Cet inconfort est léger et passager. Les traitements utilisés n’induisent pas de réaction adverse chez la souris. Une autre lignée (phénotype dommageable) sera hébergée dans des conditions la protégeant de toute infection, dans une cage individuelle sur portoir ventilé, la litière sera autoclavée, l’eau et les aliments irradiés, le matériel en contact avec les animaux sera au préalable autoclavé ou décontaminé.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car la plupart d’entre eux seront porteurs de tumeurs. De plus les animaux “contrôles”, non porteurs de tumeur, devront être mis à mort car nous nous intéressons aux cellules présentent dans les organes et nous devons absolument mettre les animaux à mort pour récupérer ces organes.

Remplacement

Dès qu’il est possible de remplacer un modèle murin par une approche in vitro, comme la culture cellulaire ou la création d'organoïdes en 3D, nous opterons pour cette solution, comme nous l'avons déjà fait par le passé. Les diverses thérapies cellulaires seront systématiquement soumises à une validation in vitro avant toute autre étape. Cependant, il est important de noter que ni les modélisations mathématiques ni les systèmes in vitro ne permettent actuellement d'étudier de manière exhaustive l'infiltration des cellules immunitaires au sein des tumeurs ainsi que les réponses immunitaires anti-tumorales qu'elles déclenchent. Par conséquent, le modèle murin demeure un élément incontournable de ce projet, puisqu'il est le seul à permettre l'étude approfondie de l'infiltration immunitaire au sein des tumeurs et des réponses anti-tumorales qu'elle engendre. L'utilisation de souris s'avère essentielle pour tester de nouvelles thérapies anti-cancéreuses qui réactivent le système immunitaire, ouvrant ainsi la voie à des avancées significatives dans le domaine de la lutte contre le cancer.

Réduction

Nous avons développé des méthodes permettant l'analyse d'un nombre élevé de paramètres immunologiques dans différents organes. Ces expériences permettent de réduire le nombre d’animaux impliqués dans les expériences en augmentant le nombre de données par animaux. Les expériences de croissance de tumeurs seront effectuées avec 7 animaux en accord avec les calculs de puissance statistiques. Les résultats seront analysés par tests statistiques non paramétriques ou l’analyse de la variance . En outre, nous utiliserons des animaux mâles et femelles pour réduire le nombre d’animaux respirant non impliqués dans des expérimentations dans les lignées de souris génétiquement modifiées.

Raffinement

Une lignée de souris étudiée développe des tumeurs mammaires très progressivement sur 5 mois. La stratégie d’élevage participe au raffinement du projet, elle repose sur le croisement de femelles sauvages avec des mâles hétérozygotes qui développent tardivement des tumeurs mammaires (donc sans phénotype dommageable pendant la période d’utilisation comme reproducteurs. Les expérimentations avec une lignée de souris seront réalisées avant que les tumeurs se développent spontanément (à partir de 2 à 12 mois). Dans ce cadre nous utiliserons les souris mâles et femelles pour l'expérimentation. Les animaux seront régulièrement surveillés, et en cas d'apparition inattendue de tumeurs, ils serviront à standardiser

Choix des espèces

La souris se révèle être le modèle privilégié pour les expérimentations dans le domaine de l'onco-immunologie et de la thérapeutique du cancer. Ceci est principalement dû à la connaissance approfondie du génome murin, ce qui permet de tirer parti de nombreux outils soigneusement caractérisés. Parmi ceux-ci figurent les souris génétiquement modifiées pour exprimer des protéines spécifiques d'intérêt, ainsi qu'une variété étendue de modèles de tumeurs transplantées. La souris présente des avantages pratiques significatifs. Elle est aisément manipulable, dispose d'une courte période de gestation et peut donner naissance à plusieurs individus par portée, ce qui crée des conditions d'élevage optimales pour les expériences. Grâce à sa grande similitude génétique avec l'Homme, il est envisageable de transférer les résultats obtenus chez la souris vers des applications cliniques. Cette corrélation renforce la pertinence des découvertes réalisées avec les souris, ouvrant la voie à des avancées cliniques prometteuses dans la lutte contre le cancer. Les animaux seront mis en expérimentation entre 8 et 14 semaines après leur naissance, car c’est l’âge à partir duquel ils auront atteint le stade « adulte » et que leur système immunitaire sera pleinement développé.