Recherche fondamentale

9815 contenus, page 455 sur 818
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2310
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2310
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2310

2 310 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un carcinome ovarien leur est implanté par chirurgie ou par injection, puis elles subissent jusqu'à deux séances d'imagerie par semaine sous anesthésie et jusqu'à cinq administrations de traitement par semaine, pendant douze semaines, ainsi que des prélèvements de sang par ponction submandibulaire. Le porteur décrit un gonflement de l'abdomen avec ascite pouvant apparaître huit semaines après l'implantation, et prévoit alors la mise à mort de l'animal. Ce laboratoire travaille à la demande de chercheurs extérieurs et affirme qu'aucune autre méthode n'apporterait un niveau d'information équivalent, sans nommer les approches écartées.

Objectifs

Ce projet a pour but de mettre en œuvre, à la demande de chercheurs extérieurs à notre laboratoire, des modèles de cancer ovarien et de les étudier par imagerie in vivo, à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou à l'évaluation de nouveaux médicaments. Le cancer ovarien représente un défi majeur de santé publique en raison de son diagnostic tardif et de son impact sur la fertilité des femmes. Malgré des avancées significatives en termes de survie grâce aux chimiothérapies à base d’anticorps thérapeutiques, certaines patientes ne répondent pas ou peu aux traitements. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies afin d’améliorer l’efficacité antitumorale et de lutter contre les phénomènes de résistance. Le projet représente un ensemble d’études types qui pourront viser à comprendre des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ou à évaluer l'efficacité thérapeutique de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’étudier par imagerie in vivo des modèles de cancer ovarien à des fins de compréhension de mécanismes fondamentaux ou pour l'évaluation de nouveaux médicaments.

Procédures

Induction de cancer ovarien : 1 acte par animal soit par chirurgie (15min max d’intervention sous anesthésie générale) soit sans chirurgie : injection intrapéritonéale (quelques secondes), injection sous cutanée (quelques secondes sous anesthésie générale) Suivi par imagerie : au maximum 2 examens non invasifs par semaine pendant 12 semaines sous anesthésie générale Les examens d’imagerie ont une durée de 5 secondes à 30 minutes suivant le type d’imagerie. Traitements : au maximum 5 traitements par semaine pendant 12. Il faut 30 secondes au maximum pour administrer un traitement. Prélèvement de sang sur animal vigile au niveau sub mandibulaire : en 3 fois sur 24h ou en 1fois/jour sur 5 jours. Il faut environs 30 secondes pour effectuer ce type de prélèvement et appliquer un point de pression avec un crayon hémostatique au point de collecte pour arrêter le saignement.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus pour les animaux sont liés à la chirurgie lors de l’induction du modèle orthotopique et au développement de foyers tumoraux au niveau sous-cutané ainsi qu’au niveau de l’ovaire et des viscères. L’administration d’antalgique 1h avant et 24 h après la chirurgie et l’utilisation de l’anesthésie gazeuse permettent de réduire la souffrance animale due à l’incision des plans musculaires et cutanées. Une gêne pourrait apparaitre dans le modèle sous cutanée à partir du moment où la tumeur atteint un volume proche du point limite. Un gonflement de l’abdomen avec présence d’ascite peut apparaitre 8 semaines après l’induction lors de l’évolution des métastases péritonéales dans le modèle orthotopique et dans le modèle carcinose péritonéale. Cette nuisance sera prise en compte dans la grille de. Le point limite étant alors atteint, l’animal sera mis à mort. Nous n’attendons pas de douleur ou d’intolérance liées aux composés testés. Si des effets secondaires apparaissaient, le suivi des animaux via la grille de scoring permettra de les mettre en évidence et de prendre les mesures adéquates.

Devenir

Toutes les souris porteuses de cellules de carcinome ovarien seront mises à mort à l'issue de chaque procédure car elles ne peuvent pas être réutilisées pour la procédure suivante ou une autre étude.

Remplacement

L'étude de tumeurs ou métastases résulte de l’interaction de nombreux types cellulaires et ne peut pas être modélisée in vitro. Aucune autre méthode expérimentale ne serait en mesure d’apporter un niveau équivalent d’information que la procédure expérimentale impliquant l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous mettons en oeuvre des techniques d’imagerie qui permettent de réaliser un suivi longitudinal des animaux et ainsi de réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Cette approche permet de réduire de façon notable le nombre d’animaux nécessaires à 10 par groupe pour réaliser des tests statistiques pertinents. Des tests non paramétriques seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris.

Raffinement

Les méthodes d'imagerie mises en œuvre sont non invasives et certains actes sont réalisés sous anesthésie ce qui limite la douleur et le stress infligé au cours de l’expérimentation. Par ailleurs, Les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé, ce qui empêchera l’expression du phénotype dommageable des souris immunodéficientes. Elles seront hébergées au nombre de 6 animaux maximum dans des cages de type II (530cm²). Les cages sont enrichies avec des petits cylindres de coton pour la fabrication d’un nid. Elles auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h pendant toute la durée de l’expérimentation. L'induction des modèles tumoraux sera réalisée sous anesthésie générale. Durant les actes de chirurgie, la douleur sera également prise en charge par l’administration d'anti inflammatoire le jour et 24h post opératoire. Les animaux seront observés quotidiennement et des grilles de scoring avec des points limites prédictifs nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter toute souffrance.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de tumorigenèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), ainsi que par la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses. Par ailleurs il existe des souris immunodéficientes bien adaptées pour les implantations de cellules d'origine humaine. Modèle de cancer réalisable chez la jeune souris (5 à 10 semaines). A ce stade, la croissance et le développement des tumeurs sont optimaux. Sur des animaux plus âgés, il est possible qu’une légère immunocompétence apparaisse, augmentant ainsi le risque de rejet de greffe tumorale.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 8550
Souffrances
▲ -
▲ 8550
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8550

Pour maintenir une lignée de souris privées de défenses immunitaires, 8 550 animaux sont élevés dans des procédures déclarées en souffrance légère. Aucune expérience ne leur est appliquée dans ce projet, la seule atteinte déclarée étant le déclenchement de leur phénotype dommageable, une vulnérabilité à tout germe opportuniste que le porteur affirme neutraliser par un hébergement stérile. Les souris arrivées en fin de fertilité, vers six mois, sont tuées, les autres étant transférées vers d'autres projets d'expérimentation. Le porteur indique que les croisements sont conçus pour que "toute la descendance serve", et déclare cet élevage parce que la réglementation européenne l'y oblige désormais.

Objectifs

La lignée de souris qui est l'objet de cette Demande d'Autorisation de Projet (DAP) est fortement immunodéprimées : les animaux issus de cet élévage sont donc fortement immunodéficients (sans défenses immunitaires). Leur phénotype (l'ensemble des caractères visibles) est par conséquent considéré comme dommageable : ils deviennent sensibles et vulnérables à tout pathogène, dont l'infection peut leur être délétère. Cependant, ce phénotype peut ne pas s'exprimer si leur élevage est réalisé dans des conditions sanitaires optimales : statut sanitaire contrôlé sans pathogène, hébergement en cages ventilées, manipulation sous hotte, utilisation d'équipements, d'aliment, d'eau de boisson et d'enrichissements stériles, ce qui est le cas dans notre Etablissement Utilisateur. Désormais la règlementation européenne nous demande de déclarer l'élevage de ces animaux à phénotype dommageable, même si ce phénotype ne s'exprime pas grâce aux conditions adéquates de maintien de cette lignée. C'est l'objet de cette demande.

Bénéfices attendus

Cette lignée est utilisée par de nombreuses équipes de notre Animalerie car son immunodéficience sévère rend possible la recherche sur les fonctions immunitaires humaines, les maladies infectieuses, le diabète, l’oncologie et la biologie des cellules souches.

Procédures

La seule intervention qui pourrait intervenir sur les animaux est le déclenchement de leur phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

L'effet indésirable qui pourrait arriver sur ces animaux extrêmement immunodéficients est une contamination par des pathogènes opportunistes. Mais étant donné les conditions d'hébergement et d'expérimentation au sein de notre structure (classe 2, SPF, hébergement en portoirs ventilés, travail sous PSM de classe 2, équipements de travail et outil stériles), ce phénotype délétère ne s'exprime pas.

Devenir

Les animaux arrivant en fin de fertilité (environ 6 mois d'âge) sont mis à mort. Les animaux destinés à être expérimentés sont transférés en zone d'Expérimentation et inclus dans d'autres DAP en utilisation continue.

Remplacement

Les méthodes alternatives à l'expérimentation animale se développent de plus en plus, cependant pour certaines problématiques telles que l'étude de phénomènes physiologiques elles restent incomplètes et insuffisantes, puisqu'elles ne mettent pas en jeu toutes les interactions au sein d'un organisme vivant. De plus, les lignées murines immunodéficientes restent très intéressantes pour appliquer des paramètres humains sans risque de rejet.

Réduction

Nous essayons de prévoir nos plans de production au plus précis afin de ne pas surproduire. Les croisements sont double homozygote pour que toute la descendance serve. La production est adaptable en fonction des besoins expérimentaux des DAP. Tous les animaux sont utilisés soit en expérimentation soit en renouvellement de géniteurs.

Raffinement

Tous les animaux sont utilisés soit en expérimentation soit en renouvellement de géniteurs. Nos conditions d'élevage permettent au phénotype dommageable de ne pas s'exprimer: cages ventilées, change sous hotte à la pince, litière, aliment et eau stérilisés. Les enrichissements sont variés et adaptés au type d'animaux dans la cage. Les points limites définis dans le cadre du suivi des animaux sont des points limites d'élevage précoces de manière à éviter la transmission potentielle du phénotype d'élevage.

Choix des espèces

Au sein de notre Etablissement Utilisateur, l'ensemble des équipes de recherche utilise le modèle souris pour sa facilité de manipulation technique, génétique, la rapidité de production de lots expérimentaux, et le grand nombre de pathologies humaines qu'il est possible de mimer. Les animaux de cette DAP sont utilisés depuis leur naissance jusqu'à: - leur transfert en expérimentation, où ils sont inclus dans d'autres DAP en utilisation continue (environ 8 semaines), - la fin de leur vie de reproducteurs, pour les animaux de maintien de la colonie (environ 6 mois),

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 672
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 576
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 672

672 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'analyse de marqueurs biologiques et des vérifications anatomiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacun subit une chirurgie d'injection intracérébrale et d'implantation d'une fibre optique pouvant durer une heure trente, puis jusqu'à trois mois de rationnement alimentaire destiné à le maintenir entre 90 et 95 % de son poids, et jusqu'à quatre mois de tâche comportementale à raison d'une heure par jour. Le porteur qualifie cette faim entretenue d'atteinte "très peu" marquée au bien-être des animaux non-humains, et la présente comme la condition de leur motivation. L'objet du projet, la prise de décision risquée et sa bascule vers le pathologique, est rattaché aux addictions comportementales et au jeu pathologique sans qu'aucune application clinique ne soit décrite.

Objectifs

La flexibilité comportementale est une caractéristique essentielle de la prise de décision dans un environnement dynamique et incertain et est fondamentale pour notre adaptation au quotidien. Une prise de décision inadaptée est caractéristique de plusieurs pathologies neuropsychiatriques impliquant des altérations du contrôle exécutif et de la flexibilité (comme les addictions, la dépression, la schizophrénie, ...). Nous proposons de modéliser la prise de décision adaptée et inadaptée chez le rat, dans un paradigme comportemental permettant d’étudier la prise de risque, avec la perspective d'identifier des mécanismes qui entrainent la transition vers le comportement pathologique. Nous chercherons alors à identifier les bases neurophysiologiques de ces processus afin de mettre en évidence les marqueurs biologiques impliqués dans la prise de décision anormale. Nous utiliserons des approches interventionnelles pour tester si en modifiant l’activité des différentes régions impliquées nous pouvons soit entraîner une transition vers une prise de décision inadaptée soit rétablir un comportement adaptatif. Nous espérons ainsi pouvoir clarifier les rôles des différentes régions impliquées dans la prise de décision risquée, adaptée ou mal-adaptée, avec un impact potentiel non seulement dans le cadre des addictions comportementales (telles que le jeux pathologique) mais aussi d'autres pathologies psychiatriques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser la connectivité des différentes régions impliquées dans la prise de décision adaptée et inadaptée ainsi que de préciser leur rôle. Une hypothèse majeure actuelle est que la prise de décision mal adaptive qui caractérise un grand nombre de pathologies mentales est associée à un syndrome de dysconnectivité de ces régions, ce projet fondamental pourrait donc ouvrir de nouvelles voies pour une meilleure compréhension des addictions comportementales, avec une pertinence possible pour d’autres types d’addictions.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation à demeure de fibre optique d’une durée maximale d’une heure et demie. Ils seront soumis également à une restriction légère d’accès à la nourriture (rationnement afin de les maintenir à 90-95% de leur poids initial) qui durera maximum 3 mois consécutifs ainsi qu'à une tâche comportementale dont les sessions durent maximum 1h par jour pour une durée maximale de 4 mois au total.

Impact sur les animaux

Les chirurgies d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation de fibres présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Les animaux seront mis en rationnement alimentaire léger (90-95% de poids corporel) afin de garantir leur motivation pour la tâche comportementale, ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à effectuer une tâche pour obtenir une récompense alimentaire). Cette restriction temporaire est en partie compensée par la nourriture obtenue au cours de la tâche comportementale (entre 3 et 6 g par jour).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour l’analyse des marqueurs biologiques et les vérifications anatomiques.

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche cognitive chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement.

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables lors de l'utilisation des tests statistiques. Le recours à des méthodes réversibles permet de diminuer le nombre d’animaux nécessaire puisque l’inhibition de régions spécifiques peut être réalisée sur les mêmes animaux à différentes étapes du protocole comportemental.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales exploitables, toute souffrance sera évitée. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, tunnel et barre à ronger) et seront hébergés en cage collective, même après les chirurgies. Les protocoles de chirurgie ont été optimisés afin de garantir des conditions optimales (analgésie centrale, locale, gel oculaire, tapis chauffant, scoring post-opératoire). Des points limites généraux et spécifiques ont été identifiés afin de permettre une prise en charge optimale de la douleur et de l’inconfort.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1140
Rats : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1180
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 1260

Pour tester des corticoïdes contre le choc septique, 1 140 souris et 120 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués dans les vingt-quatre heures suivant l'induction du modèle. Le porteur décrit chez les animaux rendus septiques un isolement, des faiblesses à la marche, des rhinites, une perte de poids et une chute de température, et indique qu'un score de 17 sur 20 à sa grille de bien-être annonce un risque de mort dans les quatre heures. Environ 70 animaux subissent en plus une chirurgie avec réveil, d'autres des échocardiographies, des électrocardiogrammes et des enregistrements de potentiels évoqués moteurs sous anesthésie. Il justifie la mise à mort systématique par des perturbations durables interdisant l'adoption ou la réutilisation, et expose les objectifs du projet en deux phrases, sans détailler ce que ces corticoïdes apporteraient de neuf.

Objectifs

Le but de ce projet est d'évaluer les effets de différents corticoïdes sur les fonctions d'organes et la réponse immunitaire au cours du sepsis à travers l'étude des voies de signalisation ou de de mécansimes potentiellement impliquées.

Bénéfices attendus

La septicémie, principale cause d'admission dans les unités de soins intensifs, est caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée résultant d’une infection non contrôlée. En dépit de la mise en œuvre des directives internationales, des progrès médicaux constants, le traitement du sepsis est principalement symptomatique. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer l’efficacité d'un traitement curatif, les corticoïdes.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à au moins une injection (Induction du modèle, administration du traitement, ...) ou un prélèvement sanguin. Il est prévu de réaliser une procédure chirurgicale avec réveil sur environ 70 animaux (30 minutes). Les animaux pourront aussi subir des procédures d’enregistrement de paramètres physiologiques sous anesthésie : échocardiographies (durée maximale du geste : 20 minutes), électrocardiogrammes (durée maximale du geste : 5 minutes) , évaluation de la fonction pulmonaires, enregistrement de potentiels évoquées moteurs (durée maximale du geste : 10 minutes). Tous les prélèvements de tissus seront réalisés sur des animaux préalablement euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les animaux représentatifs du modèle présentent un changement de comportement (comme l’isolement), un état physique altéré (comme des faiblesses au cours de la marche), des sécrétions (rhinites), ainsi qu’une perte de poids et une diminution de la température.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés dans les 24 heures suivant la création du modèle de sepsis ou son placébo. Les modèles de choc endotoxinique et de choc septique provoquent de nombreuses perturbations hémodynamiques, métaboliques et neurologiques sur le long terme. Les animaux ne peuvent donc être adoptées ou inclus dans une autre étude. L’euthanasie des animaux est donc nécessaire.

Remplacement

L’utilisation d’animaux, dans cette étude, est dictée par la complexité de cette pathologie touchant plusieurs organes simultanément. L’effet ne peut donc être considéré qu’à l’échelle d’un organisme. De plus, il existe une bonne corrélation entre les données obtenues chez les rongeurs (en cas de synergie des résultats des différents modèles septiques) et l’être humain au cours du sepsis.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux, nous nous sommes appuyés sur les travaux antérieurs réalisés au sein du laboratoire, sur une analyse bibliographique poussée de cette pathologie et une optimisation des prélèvements sanguins et des prélèvements tissulaires (coeur, foie, reins, poumons, surrénales, muscles squelettiques, moelle épinière, omentum) effectués après euthanasie sur chaque animal. Nous avons réalisé un test statistique permettant de déterminer le nombre d'animaux nécessaire par groupe. Nous nous sommes également limités à tester 2 doses possibles pour chaque agoniste ou antagoniste testé.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des rongeurs et ce afin de déceler tout excès de douleur, ce qui introduirait un biais dans nos recherches. Le bien-être sera mesuré en évaluant les 5 paramètres standardisés suivants, afin de déterminer un score global sur 20 (chaque paramètre étant noté de 0 à 4): le suivi de l'état physique, du comportement et des sécrétions seront réalisées par un examun visuel. Le suivi du poids de l'animal sera réalisé à l'aide d'une balance et le suivi de la température sera réalisée à l’aide d’un thermomètre rectal pour rongeurs. Tous ces critères sont évalués 6 et 22 heures après l’induction du modèle. Les animaux ne devront pas atteindre un score global ≥17 pour les paramètres standardisés. Ce score est prédictif d'un risque de décès élevé sous 4 heures et de dysfonctions d'organes généralisées. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec un accès constant à l'eau et à la nourriture et dont la pression et la température sont contrôlées. Ils ont accès à du papier et du coton compactés pour leur nid et à de l'enrichissement qui leur permet d'avoir une activité de jeu. Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage sauf dans le cas où cet animal est agressif avec ces congénères ou qu'il nécessite des soins particuliers. Afin de limiter la douleur pouvant apparaître une analagésie sera mis en place en prévention ou après la fin de la procédure. Une anesthésie sera également mis en place selon les procédures réalisées (anesthésie gazeuse).

Choix des espèces

- L’étude du choc septique, à travers l’utilisation de rongeurs comme espèce animale, a fait l’objet de plus de 10 000 publications au cours des 40 dernières années. Une mise en perspective de nos résultats sera donc plus aisée. - Notre laboratoire travaillant sur les sepsis développés chez l’adulte, nous avons choisi de travailler sur des rongeurs d’un minimum de 5 semaines. - Ces deux modèles de rongeurs ont fait l'objet de recherches exhaustives, de sorte que tous les aspects du cycle de vie de l'animal et leurs incidences potentielles sur l'expérimentation sont relativement bien connus. - Un large éventail de techniques sont adaptées aux rongeurs pour étudier différents paramètres et mécanismes, dont celles décrites dans cette saisine. - Une étude analysant les mécanismes physiopathologiques impliqués suite à l’administration de corticoids sera entreprise dans un avenir proche. Cette étude utilisera des souris transgéniques. Une recherche de synergie avec ce projet pourra alors être entreprise. - Le rat permet d'obtenir un volume de sang conséquent, ce qui limite le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation d'expériences, tout en diminuant la variabilité inter-individus.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 452
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 110
▲ 294
Devenir
 -
 -
 -
 452

Irradiées près de cinq minutes, greffées de cellules tumorales ou de cellules souches porteuses d'un oncogène, 452 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance majoritairement sévère, 294 d'entre elles classées à ce niveau. Des femelles gestantes reçoivent un anti-inflammatoire par gavage pendant quatre jours de leur gestation, et les souris porteuses de l'oncogène développent des lymphomes qui les tuent entre deux mois et un an. Toutes sont tuées pour des analyses post-mortem. Le porteur décrit une surveillance de deux observations par semaine, "voire quotidiennement", pour des animaux chez lesquels il annonce lui-même l'apparition de lymphomes et d'anémies.

Objectifs

Le gène TP53 est le gène le plus muté dans les cancers humains. Ce gène code pour le facteur de transcription p53 , considéré comme le « gardien du génome ». L’utilisation de modèles de souris génétiquement modifiées a permis de montrer que la réactivation de p53 dans les cellules cancéreuses permettrait de guérir du cancer. Cependant ces modèles de souris génétiquement modifiées ont également permis de prendre conscience des risques d’activer la protéine p53 dans les tissus sains. Comprendre les mécanismes de régulation de la protéine p53 est donc d’un intérêt majeur notamment pour pouvoir évaluer avec précision les bénéfices et les risques d’une stratégie thérapeutique antitumorale visant l’activation ou la réactivation de p53. Ce projet repose sur l’analyse de trois lignées de souris génétiquement modifiées qui ont déjà fait l’objet d’une autorisation d’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. Il comporte trois parties distinctes. La première vise à caractériser le rôle potentiel d’Ackr4, gène cible de p53, dans le développement de lymphomes. La seconde vise à caractériser les effets d’une mutation particulière du gène TP53 fréquemment retrouvées dans les cancers. La troisième vise à analyser in vivo la fonction régulatrice d’une séquence non codante du gène TP53. L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes de régulation de p53 dans des conditions physiologiques normales, au cours du développement de l’animal et lors de l’apparition de tumeurs , notamment des lymphomes. Les études réalisées sur ces modèles murins pourraient permettre à terme de définir de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement du cancer ou servir de modèles dans le cadre d’essais pour le traitement des cancers.

Bénéfices attendus

L’objectif général est de mieux comprendre les fonctions et régulations de la voie p53. Parce que cette voie joue un rôle majeur dans la suppression tumorale, les données du projet de recherche sont susceptibles d’améliorer la compréhension de la biologie du cancer et de suggérer des thérapies anti-tumorales.

Procédures

Dans une première procédure, la progression tumorale sera évaluée après injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience-durée du geste inférieur à 10 secondes). Dans une deuxième procédure, des cellules souches hématopoïétiques qui expriment un oncogène seront injectées par voie intra-veineuse (durée du geste inférieur à 10 secondes) à des animaux vigiles ayant été préalablement irradiés à une dose sublétale (durée de l’irradiation maximum 282 secondes). Dans une troisième procédure, des souris gestantes recevront par gavage un anti-inflammatoire ou une solution saline durant 4 jours de leur gestation. Dans une quatrième procédure visant à évaluer l’impact des dommages de l’ADN, des souris vigiles seront irradiées (durée de l’irradiation 282 secondes) puis mises à mort avant apparition de phénotypes dommageables (1 irradiation par souris).

Impact sur les animaux

Une partie des animaux subiront des gestes de procédure désagréables, comme une injection sous-cutanée ou un gavage. L’injection sous-cutanée est un acte maitrisé par notre équipe et un apprentissage du gavage sera effectué afin de limiter les désagréments à l’animal. Les nuisances attendues lors de l’administration des produits seront celles liées au geste d’administration et pas d’effet délétère attendu par le produit lui-même Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Les souris irradiées peuvent développer une anémie, qui sera compensée par la greffe de cellules souches hématopoïétiques exprimant l’oncogène c-Myc, et les animaux transgéniques exprimant l’oncogène c-Myc développeront des lymphomes. Ces animaux seront suivis régulièrement et mis à mort dès atteinte d’un point-limite tel que décrit dans la grille de score.

Devenir

Les animaux utilisés dans chaque procédure sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Afin de limiter au maximum nos études sur l’animal, nos études pour le gène p53, sont toujours précédées par une première analyse rapide dans des lignées de fibroblastes embryonnaires de souris des conséquences de l’expression d’une mutation ciblée au locus p53 grâce à l’utilisation d’une nouvelle stratégie de ciblage que nous avons conçue. Ce système a démontré son utilité pour sélectionner les mutations de p53 les plus prometteuses qui méritent d’être analysées chez la souris. De plus, une partie non négligeable des analyses est réalisée au préalable sur des cellules en culture dérivées de nos lignées de souris. Ces études permettent de déterminer les conséquences phénotypiques probables de la mutation chez l’animal et de définir la meilleure stratégie d’expérimentation possible.

Réduction

1/ a/Les stratégies d’accouplement sont optimisées afin d’obtenir le maximum de souris de génotype adéquat et ainsi réduire l’élevage. b/ Pour chaque souris euthanasiée, un maximum d’organes est prélevé et les tissus sont congelés et/ ou fixés pour analyses ARN, protéines et histologiques. c/ Dans les différentes procédures, le nombre d’animaux est suffisant pour mesurer des différences significatives. d/ la procédure de suivi du développement de lymphomes induits par l’expression de l’oncogène c-myc nécessite une quinzaine d’animaux de chaque sexe et génotype. Il a été montré précédemment et confirmé que les différences de vitesse de développement des lymphomes corrèlent bien avec des différences dans le nombre de lymphocytes B immatures dans la rate au moment du sevrage. Une expérience pilote sera réalisée sur 5/6 animaux de chaque sexe et chaque génotype pour quantifier le nombre de lymphocytes B immatures dans la rate au stade du sevrage. Si aucune différence n’est observée alors la procédure de suivi du développement des lymphomes ne sera pas réalisée. Ceci permettra d’éviter d’utiliser une dizaine de souris de chaque sexe et de chaque génotype.

Raffinement

Afin d’éviter toute souffrance et/ou détresse, une grille d’évaluation de l’état de l’animal sera appliquée pour définir le point limite à partir duquel l’animal sera mis à mort. Les animaux seront observés 2 fois par semaine voire quotidiennement pour éviter tout souffrance inutile.

Choix des espèces

Grâce à sa parenté biologique avec l’Humain (génome murin/humain, physiologie) et à la possibilité de modifier son génome, la souris est un modèle incontournable pour la compréhension des mécanismes qui contribuent au développement des cancers. L’injection de cellules cancéreuses ou de cellules souches hématopoïétiques qui expriment un oncogène sera réalisée sur des animaux de 8 semaines avec un suivi de 2 à 6 mois Des femelles gestantes de 8 à 15 semaines seront utilisées, et les petits seront génotypés au sevrage, à 3 semaines. L’analyse in vivo de la capacité de p53 d’induire l’apoptose de thymocytes en réponse à des dommages de l’ADN causés par une irradiation sera réalisée sur des animaux âgés de 6 semaines au plus tard car, passé ce délai, l’involution spontanée du thymus interfère avec la reproductibilité des résultats. L’expression de l’oncogène Myc dans les cellules lymphoïdes entraine le développement de lymphomes qui entrainent la mort de la souris entre deux mois et un an. Le suivi sera donc réalisé sur des souris adultes jusqu’à l’âge de 1 an.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 924
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 594
▲ 330
Devenir
 -
 -
 -
 924

924 souris vont être utilisées, toutes tuées pour collecte d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 330 d'entre elles en souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie sous anesthésie de 60 à 90 minutes et une IRM sous anesthésie de 40 à 60 minutes, plusieurs procédures reposant sur l'induction d'un accident vasculaire cérébral. Le porteur annonce des douleurs postopératoires, une perte de masse corporelle, du stress et de possibles déficits fonctionnels après les modèles d'AVC. Sur le remplacement, il se contente d'affirmer que d'autres méthodes ne sont pas "susceptibles d'apporter le même niveau d'information", sans décrire aucune approche écartée, alors que les bénéfices qu'il annonce se limitent à de nouvelles connaissances.

Objectifs

Les microglies sont des macrophages tissulaires résidant dans le cerveau où leur rôle est de détecter les changements dans l'environnement. Ce sont des cellules multifonctionnelles qui peuvent interagir avec d'autres cellules du système nerveux central (SNC), notamment les neurones, les astrocytes et les oligodendrocytes. L'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) est impliqué dans la physiologie cérébrale, mais joue également un rôle essentiel lors de diverses pathologies. impliqué dans la physiologie cérébrale, mais joue également un rôle essentiel lors de diverses pathologies. Cependant, son rôle exact dans le SNC reste à comprendre, en particulier sur la microglie. L'objectif de ce projet est de déterminer comment le tPA influence la microglie dans le contexte de la neuroinflammation associée à un accident vasculaire cérébral (AVC) et au vieillissement, un facteur de risque qui modifie la réponse microgliale.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est d'apporter de nouvelles connaissances sur la contribution du tPA sur la microglie lors de la neuroinflammation impliquées lors des AVC et du vieillissement.

Procédures

Chaque souris aura : 1 procédure chirurgicale (durée de l'anesthésie de 60 à 90 minutes maximum) 1 imagerie par IRM (durée de l'anesthésie de 40 à 60 minutes maximum) Mise à mort sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d'apparaître chez les animaux seraient des douleurs postopératoires après l’induction des procédures chirurgicales. Les animaux sont susceptibles de perdre de la masse corporelle et de ressentir un stress après les anesthésies et l'induction des procédures chirurgicales. Des déficits fonctionnels pourraient également survenir suite aux modèles d'AVC.

Devenir

A l'issue des procédures 1, 2, 3, 4 et 5, les animaux seront mis à mort pour collecte d'organes.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 924 souris seront nécessaires pour réaliser cette étude, et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrale et l’inflammation cérébrale permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards

Choix des espèces

Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques. Ces modèles transgéniques ne peuvent être réalisés que chez la souris. Les souris utilisées dans cette étude seront âgées de 3-4 mois correspondant à un stade jeune adulte. De plus, des souris de 12 et 18 mois seront aussi utilisées. Ces stades (jeune adulte ou en début de viellissement) sont classiquement utilisés dans la littérature dans l'étude de la neuroinflammation et du vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 860
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 860
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 860

Toutes tuées pour des prélèvements post-mortem, 860 souris reçoivent une greffe de tumeur puis des injections répétées sur animal vigile, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur détaille jusqu'à huit injections intraveineuses par souris sur quatre semaines et annonce comme nuisances une douleur à l'injection, des infections au point d'injection, une perte de poids de plus de 10 %, une gêne liée à la tumeur ou à sa nécrose, et une dégradation de l'état général due à la toxicité des traitements. L'objectif consiste à vérifier chez la souris l'efficacité de complexes anticorps-médicament déjà validés sur cellules. Le porteur affirme avoir "besoin" de connaître les effets sur un organisme vivant, et présente ces études comme un prérequis obligatoire avant une première administration chez l'humain.

Objectifs

Dans beaucoup de cancers une des causes majeures de l’échec des traitements, que ce soit la chimiothérapie ou l’immunothérapie, réside dans la capacité des cellules tumorales à développer des mécanismes de résistance spécifiques qui dépendent du médicament utilisé. Afin de contourner cette résistance et améliorer la survie des patients, de multiples stratégies ont été envisagées, incluant l’utilisation de nouvelles molécules originales avec des mécanismes d’action différents ou l’utilisation de combinaisons de médicaments. Au laboratoire nous avons identifié une nouvelle classe de molécules qui ressemblent à de l’ADN et qui sont capables de bloquer la croissance de divers types de cellules tumorales humaines. Ces données nous ont poussé à développer un système dans lequel nos molécules sont associées à des anticorps utilisés en thérapeutique. Nous avons obtenu la preuve de concept sur des cellules que ces premiers composés sont capables de bloquer la croissance des cellules cancéreuses et nous souhaitons maintenant démontrer qu’ils présentent la même efficacité chez les souris en étant capables d’inhiber le développement tumoral.

Bénéfices attendus

Si nos molécules sont efficaces, nous devrions observer une diminution de la taille de la tumeur chez les souris traitées, voire même une disparition complète. Nous devrions également observer une synergie de l’association entre nos molécules et l'immunothérapie. Les résultats de ce projet permettront donc de confirmer les résultats d’efficacité des molécules que nous avons obtenus sur les cellules cancéreuses. Ces résultats pré-cliniques pourront également permettre, à termes, de proposer une nouvelle stratégie permettant d’améliorer la réponse aux immunothérapies en les combinant avec nos molécules pour augmenter les chances de survie des patients atteints de ce cancer.

Procédures

Tous les gestes seront réalisés sur animaux vigiles. -190 animaux recevront 2 injections intra-veineuse par semaine et sur 4 semaines (3 minutes par injection et par souris). - 430 animaux recevront 1 unique injection sous-cutanée (2 minutes par souris) et 1 unique injection intra-veineuse (3 minutes par injection). - 240 animaux recevront 1 unique injection sous-cutanée (2 minutes par souris). Puis, sur ces 240 souris : - 220 recevront 2 injections intra-veineuse (3 minutes par injection) par semaine pendant 4 semaines ; - 10 recevront 2 injections intra-péritonéale (2 minutes par injection) pendant 4 semaines ; - 10 recevront 2 injection intra-veineuse (3 minutes par injection) ainsi que 2 injections intra-péritonéale (2 minutes par injection) pendant 4 semaines.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour ce projet sont : - Une douleur légère au moment de l’injection ou stress ; - Une infection au site d’injection (iv ou ip) ; - Une perte de poids supérieure à 10% du poids initial ; - une gêne liée à la présence d’une tumeur ou nécrose tumorale précoce ; - Une dégradation de l’état général des animaux à cause de la toxicité des traitements.

Devenir

Pour chaque procédure, l'ensemble des souris seront euthanasiées afin de réaliser des prélèvements post-mortem.

Remplacement

Des études d’efficacité de nos complexes anticorps-médicaments sont réalisés in vitro, cependant ce système ne permet pas d’appréhender la complexité d’un organisme entier. Nous avons besoin de connaitre leurs effets sur un organisme vivant et d’étudier leur impact sur le stroma tumoral ainsi que sur la modulation de l’activité anti tumorale du système immunitaire. Par ailleurs, ce projet a pour ambition d’être transféré vers la clinique et ces études sont un prérequis obligatoire pour justifier l’investigation clinique et la première administration chez l’Homme.

Réduction

Afin de réduire à son minimum le nombre de souris utilisé pour l’ensemble des études, nous testerons in vivo les 5 complexes anticorps-medécament les plus efficaces in vitro parmi l’ensemble des complexes générés. Concernant l’approche statistique, chaque lot d’animaux comprendra 10 animaux afin de réaliser les tests statistiques pertinents sur un effectif suffisant. DAu total, sur les 5 ans du projet, le nombre maximal de souris utilisées sera de 860 souris.

Raffinement

Les souris feront l’objet d’une surveillance quotidienne y compris les week-ends et jours fériés. Le suivi de la croissance tumorale ainsi que du poids des animaux seront réalisés 2 fois par semaine. Dans le cas où un animal présente un signe de souffrance, différentes décisions peuvent être prises comme l’adaptation des conditions d’hébergement, l’application de soins ou l’euthanasie. Les animaux seront euthanasiés si leur état général est fortement altéré ou si les points limites sont atteints.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour cette étude est la souris car elle est l’espèce qui est la mieux défini génétiquement et pour laquelle les données scientifiques de référence sont nombreuses. Les animaux seront utilisés à 6 semaines, âge de leur maturité sexuelle

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 130000
Rats : 20000
Souffrances
▲ -
▲ 150000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150000

Amputés d'un bout de queue avant le sevrage ou perforés à l'oreille jusqu'à trois fois, 130 000 souris et 20 000 rats sont utilisés sur animal vigile, dans des procédures déclarées en souffrance légère. Le porteur, prestataire de génotypage, indique que les animaux au génotype recherché partent en expérimentation, en reproduction ou en prestation de service, et que ceux dont le génotype ne convient pas sont tués faute d'usage possible. Il reconnaît que la coupe de la queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse et générer stress et limitation des activités normales. Il présente ce prélèvement comme répondant "aux principes des 3R" parce qu'il permet de sélectionner les individus utiles, argument qui justifie l'échelle de 150 000 biopsies par le tri qu'elles rendent possible.

Objectifs

Les modèles rongeurs sont devenus ces dernières décennies des modèles prédictifs de première importance pour beaucoup d’études scientifiques et pré-cliniques grâce à l’avènement de la génétique et des outils pour la modifier. Le fond génétique des rongeurs dits sauvages et des souris/ rats transgéniques ne peut être maîtrisé sans analyse de celui-ci. Ainsi la réalisation de biopsie pour cette caractérisation génétique permet d’identifier les animaux d’intérêt pour les études de nos partenaires et la gestion des colonies de rongeurs. En effet, par la caractérisation génétique des individus, nous pouvons à la fois optimiser la gestion des colonies en limitant le nombre d’individus la constituant et limiter le nombre d’animaux utilisés en protocole expérimental. Par cette caractérisation génétique des animaux, nous apportons donc le modèle adéquate aux objectifs scientifiques de nos partenaires.

Bénéfices attendus

Ce projet est centré sur le prélèvement de tissus destiné au génotypage de rongeurs. L'objectif principal est d'identifier les animaux d’intérêt des lignées qui sont les animaux prédictifs pour les tests de recherche et qui répond aux principes des 3R. Ce processus de sélection est crucial pour garantir l'efficacité et la précision des études scientifiques menées et une meilleure gestion des colonies.

Procédures

Prélèvements de bout de queue et/ou d'oreille durant moins d'une minute pour caractérisation génétique des souris et des rats. Le prélèvement se fait sur animaux vigiles, avant le sevrage pour le prélèvement d'un bout de queue et après l'âge de 14 jours pour le prélèvement d'oreille. Un seul prélèvement de queue sur un animal et/ou plusieurs prélèvements à l'oreille sont possibles (maximum 3 prélèvements pour chaque animal).

Impact sur les animaux

Douleur et Inconfort : La biopsie, en particulier le prélèvement d'un bout de queue, peut causer de la douleur et de l'inconfort aux animaux. Même si la procédure est rapide, la coupure d'un bout de queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse. Stress et Anxiété : La manipulation des animaux pour biopsie peut causer du stress et de l'anxiété. Limitation des activités normales : suite à la biopsie, les animaux pourraient être temporairement limités dans leurs activités normales, notamment si la douleur ou l'inconfort les affecte.

Devenir

Les animaux au génotype pertinent sont utilisés dans des expériences ou comme reproducteurs ou pour nos prestations de service. Ceux au génotype non pertinent sont euthanasiés car aucune possibilité de les utiliser dans un autre projet.

Remplacement

Différentes stratégies de remplacement peuvent être appliquées par les chercheurs en amont de l'élevage des souris/rats (expériences préparatoires in vitro, modélisations, veille scientifique) ou en aval des expérimentations (modélisation, raffinement des méthodes statistiques). Pour ce projet précis, il n'est pas possible de remplacer l'élevage de lignées de souris/rats car ces animaux correspondent au coeur-même des projets des utilisateurs. L'analyse génétique chez les souris/rats nécessite souvent le prélèvement de tissus spécifiques pour obtenir des résultats précis et fiables. Les tissus prélevés dans notre methode permettent une analyse spécifique et sensible de certaines mutations ou expressions génétiques, qui ne pourraient pas être détectées aussi efficacement par d'autres méthodes moins invasives. Les méthodes établies de prélèvement de tissus fournissent des données reproductibles et standardisées, essentielles pour la validation des découvertes scientifiques. Changer de méthode pourrait introduire des variables inconnues ou des biais, compromettant la comparabilité des études.

Réduction

La production sera rationnalisée par l’établissement de programmes d’élevage afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire (d'une part pour l'évaluation du phénotype dommageable et d'autre part pour la production de lots expérimentaux). La réduction en pratique d'élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs (choix du mâle vs femelle; utilisation hétéro/homozygote, etc).

Raffinement

Nous mettons l'accent sur la prise en charge des prélèvements et le suivi de la cicatrisation sur les animaux. Il est utilisé des méthodes rapides, précises et standardisées pour limiter les effets du stress et de la douleur. Pour réaliser des biopsies correctes et minimiser le besoin de répétition des prélèvements sur un même animal, il est crucial de manipuler l'animal avec respect et de manière calme, d'utiliser une technique combinant l'identification et le prélèvement, de recueillir les échantillons avec précaution pour éviter toute contamination croisée, de privilégier le génotypage avant le sevrage de l'animal, de collecter le minimum de tissu nécessaire à l'analyse, et de stocker immédiatement l'ADN dans de bonnes conditions avant expédition pour prévenir sa dégradation. Ces procédures sont effectuées par du personnel spécialement formé pour minimiser le stress et la douleur infligés aux animaux. Le suivi de la cicatrisation se fera par une observation quotidienne des animaux au niveau des points de collecte. Nous assurons également un enrichissement des cages de production et de stabulation des animaux (frisottis, bâtonnet de bois, mise à disposition de l'aliment et/ou de la source hydratée sur la litière, etc.).

Choix des espèces

Les rats et les souris sont les modèles les plus employés en recherche (fondamentale et appliquée). Les biopsies caudales sont réalisées sur des animaux avant leur sevrage car le tissu est moins ossifié et la douleur est moindre (maturation inachevée des vertèbres). Pour les biopsies auriculaires, elles sont faites après l'âge de 14 jours (fin de développement des oreilles). Après l'âge de 14 jours, l’âge des animaux pour les biopsies auriculaires est déterminé par la demande du client en fonction de son axe de recherche.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 418
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 418
▲ -
Devenir
 -
 -
 18
 400

Sur 418 souris, 400 sont tuées à l'issue d'expériences terminales et 18 réutilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie est génétiquement modifiée pour ne plus produire une protéine dans les cellules qui fabriquent les plaquettes. Selon les groupes, 270 souris reçoivent des traitements et trois prises de sang à la queue sous anesthésie gazeuse, puis un prélèvement de sang à l'aorte, 30 subissent ce seul prélèvement, 100 sont opérées du crâne sous une anesthésie de trois heures au plus, sans réveil, et 18 passent une mesure du temps de saignement à la queue. L'équipe veut comprendre comment se forme le réseau de membranes internes de ces cellules, et le porteur renvoie les retombées pour les patients manquant de plaquettes "à plus long terme". Il affirme que ces expériences demandent "un animal adulte vivant", parce que ces membranes se développent mal dans les cellules en culture.

Objectifs

Les plaquettes sanguines sont produites par les mégacaryocytes (MKs) dans la moelle osseuse et sont vitales pour l'arrêt des saignements. Les MKs possèdent la caractéristique unique de contenir un réseau complexe de membranes internes (DMS). Ce réseau joue un rôle essentiel dans la production journalière de plaquette puisqu’il forme la membrane plasmique des futures plaquettes. Ainsi, la production par chaque MK d’environ 2000 plaquettes nécessite une production abondante et régulée de ce réseau membranaire. Un développement anormal est associé à une diminution du nombre de plaquettes circulantes dans certaines maladies héréditaires hémorragiques. A ce jour, les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement des membranes internes sont encore largement méconnus. De façon remarquable, nous avons récemment observé la présence de jonctions serrées au niveau de ces membranes internes. Nous avons précédemment montré la présence d'une protéine particulière à ce niveau. Notre hypothèse est que cette protéine est un acteur clé du développement normal de ces membranes internes et dans la libération des plaquettes vers la circulation sanguine. Nous savons que ce réseau de membranes est sous-développé dans les MK en culture. C'est la raison pour laquelle le modèle animal est choisi dans le but de reproduire, le plus fidèlement possible, l'environnement de la moelle osseuse. Nous utiliserons des souris génétiquement modifiées n’exprimant plus cette protéine d'intérêt spécifiquement dans la lignée MK, qui sont disponibles au laboratoire, et ne présentent pas de phénotype dommageable.

Bénéfices attendus

Les retombées de ce projet sont cognitives et cliniques. Sur le plan fondamental, il vise à comprendre la biogénèse du réseau de membrannes internes du MK (DMS), une étape clé et indispensable de la formation des futures plaquettes sanguines. Sur le plan clinique, une meilleure compréhension de la formation des plaquettes permettra de mieux comprendre la régulation du nombre de plaquettes produites par MK, et à plus long terme, de contribuer à faire avancer les traitements chez les patients thrombopéniques

Procédures

Les animaux seront soumis à 4 différents types d'interventions : 1- Anesthésie générale par voie injectable et prélèvement terminal à l'aorte : 30 souris. 2- Anesthésie gazeuse de 5 minutes au masque pour injection des traitements pharmaceutiques et suivi répétée de la numération à la queue (x3), puis anesthésie générale par voie injectable pour le prélèvement terminal de sang à l'aorte : 270 souris. 3- Anesthésie générale longue de 3h au maximum, par voie injectable, et chirurgie du crane pour 100 souris, la chirurgie est sans réveil. 4-Anesthésie gazeuse de 15 à 30 minutes pour la réalisation d'un temps de saignement à la queue : 18 souris. Total : 418 souris

Impact sur les animaux

Les injections et prélèvements de sang répétés présentent un risque modéré de douleurs à la queue et de saignements légers : nuisances légère. Les protocoles liés aux traitements pharmaceutiques ont déjà bien été établis au laboratoire et les souris ne présentent pas de signes manifestes de gêne, de détresse ou de perte de poids : nuisance légère . En raison de la répétition des cycles d'anesthésie gazeuse et de réveil, nous anticipons un stress supplémentaire des animaux : nuisance modérée. En ce qui concerne les expériences par microscopie intravitale, nous anticipons un risque d'hypothermie, un dessèchement oculaire et un risque de douleur liée à la durée de l'anesthésie de longue durée : nuisance modérée.

Devenir

Lors de ce projet, sur les 418 animaux : 400 seront mis à mort puisque les expériences auquelles ils sont soumis sont terminales, et 18 animaux seront réutilisés (prélèvement d'organes).

Remplacement

Les expériences nécessitent un animal adulte vivant, car elles posent la question du fonctionnement du système hématopoïétique in vivo dans sa totalité, à l’état homéostatique, en faisant appel à une multitude de cellules qui interagissent dans toute la compléxité du vivant et en particulier la circulation sanguine. Nous avons par ailleurs remarqué que la morphologie, en particulier notre sujet d'étude, le DMS, diffèrent fortement dans des MKs en culture par rapport à ceux observés in vivo

Réduction

A la fin des expériences les animaux seront mis à mort et les moelles osseuses récupérées, fixées et stockées pour des observations ultrastructurales ultérieures, limitant ainsi le nombre de souris. Le nombre de souris est réduit au minimum mais déterminé afin d’obtenir des résultats statistiques solides dans les différents génotypes et traitements. Enfin, le maximum de prélèvements seront réalisés sur une même souris (sang, fémurs, tibia).

Raffinement

Les expériences seront raffinées afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés aux procédures expérimentales. : - Pendant l’hébergement, les animaux sont élevés en groupe dans un environnement calme, enrichi et non stressant et privilégié avec un minimum de manipulation. Les expériences intravitales et les prélèvements à l'aorte ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées. - Les prélèvements de sang à la queue seront réalisés sous anesthésie gazeuse, nous appliquerons un tampon hémostatique pour arrêter le saignement avant de replacer l'animal dans sa cage. A la fin de l’expérimentation, les animaux sont mis à mort avant leur réveil. Une fiche de suivi avec les points limites définis sera mise en place afin de pouvoir contrôler l’état des animaux tout au long du protocole expérimental. Une attention particulière est apportée à l’animal et une décision est prise : augmentation de l’enrichissement, soins, euthanasie. Concrètement, lors de la surveillance quotidienne des animaux, nous observerons attentivement l’aspect des souris pour s’assurer de l’absence de signes extérieurs d’infection tels que des lésions cutanées ou des écoulements nasaux ou oculaires. Une attention particulière sera apportée au niveau des sites d’injection des substances pour s’assurer qu’il n’y a pas d’infections.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée pour étudier et modéliser la biologie et la physiologie humaine en particulier pour la production de plaquettes. La connaissance de la souris et notre expertise d’imagerie adaptés à cette problématique conduisent à choisir cet animal pour l’étude. Les souris seront utilisées sans distinction à un stade de développement adulte de 8 à 35 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3288
Souffrances
▲ -
▲ 2808
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3288

Génotypées par prélèvement d'un bout de queue vers sept jours de vie, puis traitées par voie orale dès la naissance, 3 288 souris sont soumises à des tests de mémorisation et de locomotion, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever les tissus du cerveau et de la moelle épinière. Le projet porte sur le rôle d'une protéine dans la formation de la myéline, avec l'espoir déclaré d'ouvrir des pistes pour les maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques. Le porteur revendique un recours aux cultures de cellules et de tissus pour réduire le nombre de souris adultes utilisées, ces cultures reposant elles-mêmes sur des souriceaux tués à trois ou quatre jours.

Objectifs

La myéline est une substance qui entoure le prolongement des neurones et qui est responsable de la conduction nerveuse et donc de la transmission des commandes initiées par le système nerveux. La myéline est produite par des cellules appelées oligodendrocytes, localisés dans le cerveau et la moelle épinière. La perte de myéline ou d’oligodendrocytes peut survenir dans le cas de pathologies appelées maladies démyélinisantes (telle que la sclérose en plaques) ou lors de traumatismes (par ex. accidents de la route), et peuvent mener à de lourds handicaps. La formation de la myéline (myélinisation) et sa réparation (remyélinisation) sont des processus complexes qui font intervenir de nombreux mécanismes dans les oligodendrocytes. Le but de ce projet est de comprendre l’implication d’une protéine, en recherchant son rôle dans le développement et maturation des oligodendrocytes et de la myéline chez la souris. Ce projet s’appuie sur des études précédentes montrant que l’activation de ce type de molécule est capable de protéger la myéline. Pour étudier l’implication de cette protéine uniquement dans les oligodendrocytes, nous caractériserons les souris d’intérêt d’un point de vue macroscopique (locomotion, cognition) mais aussi microscopique (état des tissus, organes, cellules). Le projet proposé nous permettra de mieux comprendre le rôle de cette protéine pendant le développement des cellules (âge précoce), puis leur maturation lors de la formation de la myéline (âge plus tardif). Ces expériences sont nécessaires pour mieux étudier les pathologies liées à la perte de myéline. De nombreux modèles alternatifs (cultures de cellules, ou de tissus) sont utilisés dans ce projet afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Ce projet permettra d’ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutique pour les maladies démyélinisantes, pour lesquelles il n’existe actuellement pas de traitements efficaces.

Bénéfices attendus

Par ce projet, nous espérons faire émerger de nouvelles pistes pour le traitement des maladies démyélinisantes.

Procédures

- Un prélèvement à la queue sera réalisé à l’âge de P7-10 sur l’ensemble des souris afin de vérifier leur génotype (lien de leur parenté). - Les souris seront traitées oralement à P0 (via une pipette) en utilisant le réflexe de succion, spontané à cet âge. Cette manipulation dure moins d’1min. - Les souris réaliseront des expériences de comportement afin de vérifier leur capacités cognitives et motrices (mémorisation, locomotion). Ces expériences sont non-invasives et non douloureuses. Elles se feront sur animal vigile et dureront chacune maximum 10 min.

Impact sur les animaux

- Nuisance de prélèvement lors de la biopsie de queue (douleur légère et de courte durée). -Le stress de contention dû aux traitements lors de la manipulation des animaux sera minimisé par un geste rapide et par l’utilisation du réflexe de succion spontané à P0. - Nos travaux précédents n’ont pas montré de phénotype dommageable sur notre lignée KOOLA10 traitée à P0. Les animaux qui seront gardés jusqu’à 21jours et 8sem seront attentivement surveillés dans le cas ou des effets indésirables surviendraient.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à l’issue des expérimentations, nous permettant de prélever les tissus d’intérêt et de les analyser.

Remplacement

Le modèle animal que nous utilisons permet de mimer certains aspects des pathologies que nous étudions (telle que la Sclérose en plaques), et pour lesquelles il n’existe pas de traitement. Ce modèle est donc nécessaire pour mieux comprendre ces maladies. Les processus de myélinisation et de réparation de la myéline impliqués dans les maladies démyélinisantes que nous étudions induisent des processus biologiques et physiologiques complexes qui nécessitent l’intervention de multiples acteurs cellulaires. Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet. Le modèle animal reste nécéssaire pour mesurer l’inflammation et la démyélinisation, ainsi que la récupération fonctionnelle de l’animal.

Réduction

Nous avons prévu d’utiliser des modèles in vitro de cultures de cellules et ex vivo de culture de tissus nous permettant de réduire les études in vivo sur souris adultes et ainsi de réduire considérablement le nombre d’animaux vivants utilisés. Les animaux contrôles utilisés dans nos procédures sont indispensables pour établir des comparaisons fiables et tirer des conclusions précises. Ces animaux nous permettront de contrôler les variables externes, d’éliminer les biais et de mesurer les effets de nos traitements en les comparant aux groupes expérimentaux. Ils renforcent ainsi la validité de nos conclusions. De plus, nous avons limité au minimum le nombre d'animaux pour atteindre la puissance statistique suffisante nécessaire à l’interprétation des résultats. Ce nombre a été évalué́ à partir d’études précédentes (les expériences histologiques et biochimiques nécessitent au moins 6 animaux et les expériences comportementales en nécessitent au moins 10). Ces précautions permettent de limiter les variations inter-individuelles et d’aboutir à des conclusions rigoureuses. Les animaux issus des études comportementales seront ensuite utilisés pour les études des tissus prélevés, nous évitant ainsi d’avoir recours à de nouveaux lots de souris dédiés à cette analyse. De plus, plusieurs tissus d’intérêt seront prélevés sur chaque souris, permettant encore de réduire le nombre d’animal utilisé.

Raffinement

Nous avons choisi des tests comportementaux qui ne sont ni invasifs ni douloureux, et nous avons réduit la durée des études au maximum. Les animaux disposeront de coton pour enrichir leur environnement. Les animaux seront attentivement surveillés dans le cas ou des effets indésirables surviendraient à cause du traitement sur le long terme. Un suivi particulier du bien-être des animaux sera mis en place et une grille spécifique de prise en charge de la douleur sera utilisée pour définir des points limites adaptés au phénotype observé, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire.

Choix des espèces

Les souris sont des mammifères qui partagent de nombreuses similitudes biologiques avec l’Homme, en particulier au niveau génétique et neurologique. Elles constituent des modèles de choix pour (1) étudier les mécanismes des pathologies neurologiques humaines et (2) explorer des traitements potentiels de manière pertinente pour ces maladies. Les souris sont des organismes modèle bien établis en recherche biomédicale, et offrent une capacité élevée de reproduction et de cohérence dans les résultats expérimentaux, permettant des interprétations fiables et de tirer des conclusions robustes. De plus, les techniques d’analyse à notre disposition pour évaluer l’implication de notre molécule d’intérêt et l’état de la myéline (affectée dans la pathologie étudiée) sont très bien adaptées chez la souris. Afin de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés, nous envisageons des expériences in vitro de cultures de cellules et ex vivo de culture de tissus. Ces techniques nécessitent l’utilisation d’animaux à des stades périnataux (P3-4 et P7-10 respectivement) compatibles avec la survie en culture en boite de Pétri. Pour les études in vivo, les animaux sont âgés d’au moins 21 jours car il est connu que le processus de formation de la myéline autour des prolongements neuronaux est achevé à cet âge, mimant ainsi au mieux les processus pathologiques de la maladie étudiée. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ce projet de recourir à l’utilisation de ce modèle animal, aux âges indiqués.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4446
Souffrances
▲ 30
▲ 88
▲ 3776
▲ 552
Devenir
 -
 -
 -
 4446

Toutes tuées à l'issue, 4 446 souris subissent l'induction de huit modèles de douleur différents, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du léger au sévère, 552 souris classées en souffrance sévère et 30 anesthésiées puis tuées sans réveil. Le porteur décrit une douleur inflammatoire de la patte chez 480 animaux, puis chez 184 souris chacune une douleur post-chirurgicale, une arthrite du genou, deux douleurs neuropathiques dont l'une provoquée par chimiothérapie anticancéreuse, deux douleurs coliques et une migraine, avec des durées d'entretien de la douleur allant de trois heures à dix-sept jours. Les tests comportementaux réalisés après injection des composés ne sont pas détaillés. L'objectif déclaré consiste à évaluer des activateurs du canal TREK1 comme alternative aux opioïdes, le porteur indiquant que la mise à mort devient "obligatoire" en fin d'expérience parce que les modèles de douleur interdisent toute réutilisation.

Objectifs

Les opioïdes constituent une classe de médicaments antalgiques efficaces mais dont les effets indésirables sont un obstacle au soulagement des patients et à l’origine d’une crise sanitaire grave. La recherche d’alternatives thérapeutiques est aujourd’hui basée sur une évolution des modalités d’activation du récepteur mu aux opioïdes et ne résout que partiellement ce problème. Nous avons montré que le canal potassique TREK1 était impliqué dans l’effet antalgique de la morphine mais pas dans ses effets indésirables, et que l’activation directe de ce canal était antalgique et bien tolérée. En s’appuyant sur le récent développement de nouveaux activateurs du canal TREK1, ce projet vise à (1) déterminer dans quels contextes physiopathologiques cette stratégie antalgique est la plus efficace, (2) définir si cet effet antalgique fait intervenir les canaux TREK1 du système nerveux central et/ou périphérique pour guider le développement de futurs composés, et (3) évaluer les potentiels effets indésirables liés à l’activation de TREK1, notamment au niveau central. Ce travail permettrait une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques de la douleur, du potentiel antalgique des activateurs de TREK1 ainsi que de la sécurité de cette stratégie. Les activateurs du canal TREK1 pourraient en effet offrir une alternative aux opioïdes et constituer une nouvelle classe de médicaments antalgiques efficaces et mieux tolérés.

Bénéfices attendus

A l'issue de ce projet, nous aurons une vision claire du bénéfice thérapeutique potentiel des activateurs de TREK1, de leurs effets indésirables ainsi que des indications les plus pertinentes pour ces produits. L'étude de la contribution des canaux TREK1 centraux et périphériques à l'effet antalgique des composés permettra d'orienter le développement de nouveaux activateurs du canal. En effet, si l'effet antalgique est principalement périphérique, il pourra être intéressant de synthétiser des composés ne passant pas la barrière hémato-encéphalique pour limiter l'exposition du système nerveux central et donc les effets indésirables potentiels.

Procédures

Les interventions se limitent à des tests comportementaux réalisés dans les 3h suivant l'injection d'un composé chez des animaux, visant à évaluer l'effet anti-douleur et les éventuels effets indésirables de ce traitement. Chez certains animaux, un modèle de douleur est induit en amont de ces tests. Il s'agit de modèles de douleur inflammatoire de la patte : 3h30 chez 480 animaux - de douleur post-chirurgicale de la patte : 24h chez 184 animaux - d'arthrite du genou : 7 jours chez 184 animaux - de douleur neuropathique induite par chirurgie : 14 jours chez 184 animaux - de douleur neuropathique induite par chimio-thérapie anticancéreuse : 72h chez 184 animaux - de douleur colique inflammatoire : 12 jours chez 184 animaux - de douleur colique non-inflammatoire : 17 jours chez 184 animaux - de migraine : 9 jours chez 184 animaux

Impact sur les animaux

Les composés testés peuvent avoir une toxicité, que nous chercherons à évaluer par des échelles de doses. Ce projet nécessite également l'induction de modèles de douleur au sein de procédures qualifiées de modérées à sévèrees, et qui constituent de fait une nuisance pour les animaux.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés à l'issue des expérimentations car les traitements réalisés ne permettent pas leur réutilisation. De plus, des procédures impliquent l'induction d'un modèle de douleur, ce qui rend leur euthanasie obligatoire en fin d'expérience.

Remplacement

Les composés activateurs de TREK1 seront sélectionnés par une approche in vitro, permettant le remplacement complet de l'utilisation d'animaux. Pour la troisième phase du projet, les premiers travaux seront réalisés ex vivo/in vitro sur des tissus ou des cultures de neurones. Ces expériences nécessitent le sacrifice d'animaux, mais permettent d'obtenir une grande quantité de résultats par animal, limitant le nombre total d'animaux utilisés au minimum. L'utilisation d'animaux vivants est donc limitée au strict nécessaire, à savoir l'évaluation de comportements et paramètres physiologiques nécessitant une approche intégrative, et qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne permet à ce jour d'appréhender.

Réduction

Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. La taille des groupes expérimentaux a été déterminée grace à un outil statistique dédié. Certaines procédures sont adaptées pour obtenir plus d'information à partir des mêmes animaux (par exemple, les tests de douleur seront couplés à un test de sédation), lorsque les tests réalisés chez les mêmes animaux n'interagissent pas ensemble et que la multiplication des tests n'engendre pas de nuisance supplémentaire. Pour les études de toxicité, le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum par l'utilisation d'échelles de doses sur un petit nombre d'animaux (augmentation des doses jusqu'à atteindre la dose maximale ou apparition d'effets indésirables). Une banque de tissus sera maintenue pour les expériences d'histologie, réduisant le recours à de nouveaux animaux pour chaque expérience.

Raffinement

Afin d'obtenir un maximum d'information des animaux utilisés, des tissus seront prélevés en fin d'expérimentation comportementale lorsque cela est pertinent (pour l'étude de l'expression de TREK1 ou de l'activation neuronale chez les modèles de douleur notamment). Afin de prévenir une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur et le personnel de l'animalerie, et sacrifiés si un point limite est franchi. En effet, si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié. Les cages contiendront un enrichissement de type maisonnette ainsi que du coton pour la constitution d'un nid.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur le modèle souris car c'est sur ce modèle qu'ont été mis au point au laboratoire toutes les techniques d'investigation comportementale et électrophysiologique ainsi que les différents modèles de douleur utilisés. C'est également le modèle pour lequel nous disposons du plus de données dans la littérature. Enfin, notre animalerie est une animalerie petit rongeur concue pour l'hébergement des souris, modèle sur lequel notre personnel a le plus d'expertise. Les animaux utilisés seront des jeunes adultes (8-12 semaines). Si la douleur touche essentiellement des personnes âgées, travailler sur la souris âgée représenterait un risque et surcoût extrêmement important qui mettrait en péril le projet dans son ensemble (coût d'achat d'animaux âgés et surmortalité de ces animaux). L'animalerie et son personnel ne sont pas en mesure d'accueillir à grande échelle des animaux âgés demandant une surveillance et des soins accrus et adaptés. Enfin, les tests et modèles utilisés, comme les données disponibles dans la littérature, concernent sauf cas très spécifiques des animaux jeunes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Toutes tuées à l'issue pour prélever sang et tissus, 180 souris reçoivent des cellules de cancer de l'ovaire puis des injections répétées d'anticorps, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que les injections intrapéritonéales répétées risquent de provoquer des péritonites, que la chirurgie de pose des mini-pompes peut causer douleur et infection, et que le développement tumoral peut entraîner perte de poids et inactivité. Chaque souris subit en outre une séance hebdomadaire d'imagerie par fluorescence sous anesthésie. Les retombées annoncées pour les patientes restent au conditionnel, et le porteur conclut que le recours au modèle animal est "indispensable" faute de pouvoir reproduire l'environnement tumoral in vitro.

Objectifs

Le cancer de l’ovaire est la principale cause de décès parmi les cancers gynécologiques. ll est responsable de plus de 140 000 décès chaque année dans le monde, représentant la cinquième cause de décès liés au cancer. Sa forme la plus commune est le cancer épithélial de l'ovaire (CEO), généralement diagnostiqué à un stade avancé, avec plus de 95% des tumeurs malignes de l'ovaire. Les traitements standard actuels ne sont toujours efficace pour améliorer la survie des patientes car il y a des récidives à cause du développement de résistances au traitement. La complexité biologique et génomique des CEO a conduit chercheurs et cliniciens à explorer des stratégies ciblées et plus adaptées pour contourner la toxicité des molécules utilisées en chimiothérapie. A ce jour, l’ensemble des tentatives thérapeutiques n'ont que très rarement conduit à des résultats concluants. Depuis une quinzaine d’années, la recherche s’intéresse à l’étude d’une famille de protéines d’intérêt. Ces protéines sont spécifiquement exprimées dans les tissus endocrines (ovaire, testicule, cortex surrénal et placenta) où elles agissent sur les cellules endothéliales (cellules tapissant les vaisseaux sanguins). Nous avons démontré que les niveaux circulants d’une de ces protéines étaient significativement plus élevés chez les patientes atteintes de CEO, suggérant qu’elles joueraient un rôle important dans le développement et ou la progression de ce type de cancer. De plus, une collaboration récente avec des chercheurs du Pays-de-Galles a également mis en évidence l’implication d’un récepteur dans de nombreux cancers dont notamment celui de l’ovaire. Leur équipe ont pu mettre au point un anticorps dirigé contre ce récepteur qui a déjà démontré de son efficacité sur la croissance tumorale du cancer de l’endomètre. Par ailleurs, une étude préliminaire clinique nous a permis de démontrer que les récepteurs des protéines d’intérêt étaient fortement exprimés par les adipocytes (cellules permettant dans le stockage des lipides) et les cellules immunitaires de l’environnement tumoral, plus particulièrement par les macrophages et les neutrophiles. En raison de l’absence de l’environnement tumoral dans les études in vitro, nous souhaitons développer un modèle murin du cancer de l’ovaire afin d’évaluer l’efficacité, in vivo, de l’anticorps dirigé contre le récepteur en combinaison avec un traitement avec les protéines d’intérêt .

Bénéfices attendus

Les analyses, réalisées précédemment sur des échantillons cliniques (de patientes atteintes du CEO) et sur modèles précliniques, suggèrent une implication de la famille des prokinéticines dans la croissance des tumeurs ovariennes par action directe sur l’environnement tumoral. L’action combinée entre un anticorps dirigé contre la tumeur et les prokinéticines pourrait représenter une nouvelle voie thérapeutique prometteuse, notamment chez les patientes qui développement des résistances aux traitement conventionnels. Le projet a pour but d’évaluer et de démontrer la valeur et l’efficacité thérapeutiques de l’anticorps seul ou en combinaison avec les prokinéticines dans le traitement de ce type de cancer.

Procédures

Les souris seront traitées par injection de l’anticorps sur animal anesthésié (durée : 1 minute), deux fois par semaine pendant 2 semaines, entre le 40ème et le 60ème jour après injection de cellules tumorales. La pose des mini-pompes dureront 20 minutes au maximum et Et seront installées pour deux semaines. Les souris seront imagées 1 fois/semaine par, un système d’imagerie utilisant la fluorescence. Cette procédure dure 15 minutes sous anesthesie. Au moment de l’euthanasie des animaux, un prélèvement sanguin qui durera au maximum 5 minutes, sera réalisé sur animaux préalablement analgésiés et anesthésiés.

Impact sur les animaux

L’étude implique des injections intrapéritonéales répétées qui risquent de provoquer le développement de péritonites, un stress à la souris, un léchage de la région d’injection La chirurgie pour la mise en place des mini-pompes peut présenter un stress chez la souris et un léchage de la région opérée, ainsi que de la douleur si une inflammation et une infection se développent. Le développement tumoral chez les souris peut aussi causer une perte de poids et de l’inactivité.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés pour effectuer des prélèvement de sang pour des dosages sanguins et tissulaires pour faire différentes analyses comparatives du développement tumoral in situ en utilisant les techniques permettant d’étudier les protéines d’intérêt qui serviront à caractériser l’effet de l’anticorps et des protéines d’intérêts sur le développement tumoral

Remplacement

Une étude récente sur le cancer de l’ovaire a permis de faire la preuve de concept que les prokinéticines et leurs récepteurs sont directement impliqués dans l’ensemble des causes de ce cancer. Les protéines d’intérêts semblent agir directement sur l’environnement tumoral pour atténuer de façon indirecte sa croissance et progression. Ainsi, nous souhaitons avoir recours à des animaux, pour valider ces observations et combiner leurs actions avec celles de molécules qui agiraient directement sur la tumeur comme le nouvel anticorps. Les modèles in vitro ne nous permettant pas de démontrer les effets des cellules immunitaires sur la progression de ce cancer le recours au modèle animal est donc indispensable. Ces études sont à réaliser sur des animaux qui peuvent intégrer les mécanismes physiologiques complexes aboutissant à la pathologie.

Réduction

Au total nous envisageons d’utiliser 180 animaux répartis en 2 groupes : 60 animaux dans le groupe 1 et 120 animaux dans le groupe 2. Nous avons choisi d’inclure 20 souris pour chaque condition dans le groupe 1 (et 20 souris pour chaque condition dans le groupe 2 pour avoir le nombre nécessaire de souris différentes par technique envisagée dans ce projet. Ce nombre a été déterminé afin d’atteindre des résultats statistiquement interprétables.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans un environnement enrichi. L’application de critères d’arrêt et le suivi quotidien des animaux hébergés permettent de garantir leur bien-être. L’état de santé des animaux sera surveillé (état général) quotidiennement. Cela nous permettra d’intervenir rapidement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Le poids des souris sera mesuré tous les jours. Des points limites spécifiques à ce projet seront également pris en compte afin de veiller au bien-être des animaux. Les interventions seront realisées sur animal anesthésié.

Choix des espèces

Le projet a pour but de déterminer l’efficacité d’un anticorps dans le contexte du cancer de l’ovaire et de caractériser le rôle des protéines d’intérêts dans l’environnement tumoral de ce cancer. Les souris utilisées dans nos expériences sont des souris immunocompétentes, c’est-à-dire possédant un système immunitaire complet et compétent. Ce modèle nous permettra d’étudier les interactions complexes entre les différents composants du système immunitaire et la cellule tumorale du cancer de l’ovaire. Plusieurs études ont montré qu’il existe une grande similitude entre le développement tumoral chez la souris et chez la femme et dans l’expression et la régulation des gènes tumoraux et que plusieurs facteurs de l’angiogenèse (phénomène de nouveaux vaisseaux sanguins) et de l’inflammation. Les femelles utilisées seront âgées entre 6 et 14 semaines. Ce stade de développement étant idéal pour la maturité sexuelle chez les souris femelles. Les femelles utilisées seront âgées entre 6 et 14 semaines. Ce stade de développement étant idéal pour la maturité sexuelle chez les souris femelles.