Recherche fondamentale

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    • Système nerveux
Souris : 152
Souffrances
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 152

Pour mesurer les traces laissées dans l'activité des gènes par trois fongicides de la vigne et des fruits, le cyprodinil, le mépanipyrim et le pyriméthanil, 152 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les mères reçoivent ces substances pendant toute la gestation et jusqu'au sevrage, à la dose autorisée dans l'eau du robinet, et leurs petits passent à trois semaines une observation de dix minutes de leurs comportements sociaux. Les souriceaux comme les reproductrices sont ensuite tués pour prélever leurs tissus. Le porteur affirme que cette exposition "ne présente pas d'effets indésirables notables", alors que ses propres travaux précédents concluent qu'elle perturbe le développement du cerveau et produit à l'âge adulte des comportements rapprochés de l'autisme.

Objectifs

Ce projet de recherche a pour but de comprendre comment certains produits chimiques présents dans notre environnement peuvent affecter le développement du cerveau et le vieillissement. Nous nous intéressons à trois substances appelées fongicides, qui sont utilisées pour protéger la vigne et les fruits contre la moisissure. Ces produits sont le cyprodinil, le mépanipyrim et le pyriméthanil. Nous avons montré récemment que, même à très faible dose (comme celle autorisée dans l’eau potable), être exposé à ces produits tout au long de la vie peut perturber le développement du cerveau et entraîner, à l’âge adulte, des comportements ressemblant à ceux observés dans l’autisme. Dans cette nouvelle étude, nous voulons mieux comprendre comment ces produits agissent dans le cerveau en analysant les changements qu’ils provoquent dans l’activité des gènes chez les animaux exposés..

Bénéfices attendus

Ce projet aidera à mieux comprendre comment l’exposition à certains polluants présents dans notre environnement peut perturber le développement du cerveau. Il permettra notamment d’identifier les traces précises que ces substances laissent dans l’activité des gènes, ce qui pourrait expliquer certains troubles du développement.

Procédures

Les mères seront exposées à de très faibles doses de fongicides pendant toute la gestation et jusqu’au sevrage des petits, à un niveau équivalent à celui autorisé dans l’eau du robinet. À l’âge de 3 semaines, les petits seront ensuite soumis à une observation de 10 minutes afin d’évaluer leurs comportements sociaux.

Impact sur les animaux

L’exposition aux fongicides à des doses réglementaires autorisées ne présente pas d’effets indésirables notables. Dans les expériences précédentes, nous n'avons observé ni douleur, ni souffrance, ni perte de poids, ni stress liés au traitement. De plus, les animaux seront soumis à des tests comportementaux éthologiques non invasifs, ne générant pas de stress particulier, à l’exception du stress causé par la contention, la manipulation et la séparation des congénères pendant la durée des tests.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement de tissus à des fins d'analyses ex-vivo. Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de l’expérience pour des prélèvement de tissus.

Remplacement

Pour mieux comprendre les causes de l’autisme et développer de nouveaux traitements, il est essentiel de disposer de modèles animaux que les scientifiques peuvent étudier. En examinant de près le comportement de ces animaux, nous pouvons vérifier s'ils représentent bien les caractéristiques de l'autisme. Cela nous aide également à tester l’efficacité de nouveaux traitements. L’évaluation des effets d’un traitement doit se faire principalement à travers le comportement des animaux, car il n’existe pas de test biologique permettant de diagnostiquer l’autisme. En effet, le diagnostic repose uniquement sur l’observation des comportements. C’est pourquoi nous devons étudier les animaux dans leur ensemble pour capturer toute la variété de leurs comportements.

Réduction

Nous utilisons des outils statistiques appropriés pour déterminer précisément le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation des expériences.

Raffinement

Nous améliorerons nos expériences pour réduire au maximum l'inconfort ou le stress que les animaux pourraient ressentir pendant les tests. Les souris seront placées en petits groupes de 2 à 4, avec tout le nécessaire pour construire un nid (comme de la ouate et des cabanes en carton). Un même expérimentateur s'occupera d'elles tous les jours, afin qu'elles s'habituent à la manipulation. L'autisme touche aussi bien les hommes que les femmes, c'est pourquoi nous étudierons des animaux des deux sexes. Chaque souris sera testée à différents moments de sa vie, depuis sa période de développement jusqu'à l'âge adulte. Cela nous permettra de suivre leur évolution et de mieux comprendre les étapes clés du développement de la pathologie. Pendant les expériences, nous mettrons en place des points limites stricte afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux sociaux, ce qui permet d’étudier facilement les difficultés de communication ou d’interaction, comme celles que l’on retrouve dans l’autisme. Elles présentent aussi une grande variété de comportements, ce qui nous aide à repérer d’autres signes qui pourraient être modifiés. Les problèmes de comportement observés chez certaines souris dans les études sur l’autisme sont assez clairs et bien connus pour que l’on puisse s’en servir comme modèle fiable. Cela nous permet de tester si nos hypothèses sont correctes et, à l’avenir, si certains traitements peuvent aider. Les femelles en âge de procréer seront exposé au cocktail de fongicide aux doses règlementaires. Dans ce projet, nous étudierons des souriceaux âgés de 3 semaines, car nous voulons repérer le plus tôt possible les effets des fongicides sur l’activité des gènes dans le cerveau.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 660
Souffrances
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 660

Trois chirurgies du crâne d'une heure chacune, puis une vingtaine de sessions d'enregistrement de trente minutes avec un microscope miniature fixé sur la tête : 660 souris vont être utilisées, 140 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 520 dans des procédures d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur décrit des dommages osseux et tissulaires, des douleurs, des pertes de poids et une mobilité réduite, et fait porter en permanence aux animaux un faux appareil du même poids pour les y habituer. Pendant les 80 sessions de recherche de nourriture, les souris sont soumises à une restriction alimentaire. Le porteur teste aussi une lignée Shank comme modèle d'autisme, dont il annonce surveiller l'apparition de stéréotypies, et qu'il désigne comme une "lignée dommageable".

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre comment le cerveau utilise les informations sensorielles pour guider le comportement et les mouvements. Dans une première partie, nous observerons l’activité du cerveau chez des souris se déplaçant librement grâce à de petits microscopes miniatures. Nous cherchons à comprendre comment le cerveau permet à l’animal de s’orienter dans l’espace et de choisir les informations sensorielles les plus utiles (par exemple des odeurs, des repères visuels ou des sons) pour trouver une récompense. Pour cela, nous ferons varier ces indices sensoriels afin d’étudier comment le cerveau s’adapte lorsque les informations changent. Dans une seconde partie, nous étudierons une autre région du cerveau impliquée dans la coordination des mouvements. Cette région permet notamment d’ajuster les gestes en temps réel lors des déplacements. Nous mesurerons l’activité de différents neurones pendant que les souris réalisent des tâches motrices, afin de mieux comprendre comment le cerveau coordonne les mouvements de manière précise. L’ensemble de ce projet contribuera à améliorer notre compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans l’orientation et le contrôle des mouvements.

Bénéfices attendus

Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s'orienter dans l'environnement et d'effectuer des tâches motrices complexes. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’orienter et d’orchestrer le mouvement dans des conditions physiologiques. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures concernées est nécessaire pour permettre un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d'orientation. Un modèle murin autistique est également testé dans le cadre d'une tâche locomotrice.

Procédures

Approche 1 : Étude de l’activité cérébrale pour comprendre le rôle du système de direction de la tête dans la navigation spatiale : 23 interventions :: Les souris seront soumises à 3 interventions chirurgicales pour permettre la mesure optique de l'activité neuronale. Ces interventions chirurgicales durent 1 heure. Les souris participeront ensuite à environ 20 sessions de tests comportementaux pendant lesquelles leurs mouvements et l'activité cérébrale seront mesurés. Chacun de ces enregistrements dure de 30 minutes, avec un maximum de deux par jour. Approche 2 : Enregistrement simultané de l’activité cérébrale pour explorer comment le cerveau contrôle les mouvements : 23 interventions :: Les souris seront soumises à 3 interventions chirurgicales pour permettre la mesure optique de l'activité neuronale. Ces interventions chirurgicales durent 1 heure. Les souris participeront ensuite à environ 20 sessions de tests comportementaux pendant lesquelles leurs mouvements et l'activité cérébrale seront mesurés. Chacun de ces enregistrements dure de 30 minutes, avec un maximum de deux par jour. Approche 3 : Tâche de localisation de récompense basée sur des indices sensoriels variables : 80 sessions de recherche de nourriture:: Les souris sont soumises à une tâche de recherche de nourriture consistant à chercher des récompenses alimentaires. La tâche est effectuée jusqu'à 4 fois par jour pendant une période pouvant aller jusqu'à quatre semaines. Afin de motiver les animaux à rechercher des récompenses alimentaires pendant la tâche de navigation spatiale, leur alimentation est restreinte et leur poids est étroitement surveillé (Approche 1 and 3).

Impact sur les animaux

Les chirurgies invasives prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l'immobilité ou à un comportement anormal. La durée typique de récupération après une opération est 2 jours, période pendant laquelle les animaux sont traités avec des médicaments. Porter le miniscope sur la tête peut induire un stress chez l'animal et réduire sa mobilité. Afin qu'il s'habitue au dispositif, l'animal portera en permanence un mini-scope factice du même poids.

Devenir

Tous les animaux (n = 660) seront mis à mort ; parmi eux, 520 seront utilisés pour des analyses histologiques du cerveau après le protocole expérimental impliquant l’imagerie in vivo.

Remplacement

L'intégration des informations sensorimotrices pendant la navigation spatiale libre implique de multiples régions et réseaux cérébraux. Afin de comprendre le rôle des neurones dans le comportement moteur et l'orientation, il est donc primordial de réaliser des expériences sur animal vivant et libre de ses movements afin de conserver la structure et l’activité des réseaux neuronaux sous-jacents. : Il s’agit d’un projet de neurophysiologie intégrative qui ne peut être conduit que sur animal vivant.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, cette étude d'activité neuronale in vivo est réalisée avec des implants chroniques. Une fois implantés, les animaux sont maintenus en vie et utilisés pour de nombreuses sessions (4-8 semaines) d'enregistrement. De plus, cette étude prévoit d’enregistrer un grand nombre de neurones depuis un seul animal, grâce à l'imagerie calcique de la population. L'optimisation des soins aux animaux contribue en outre à l'utilisation d'animaux pour de nombreuses sessions d'enregistrement. De plus, l'utilisation de souris des deux sexes permet de réduire davantage le nombre d'animaux produits pour cette étude. Enfin, nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible.

Raffinement

Tous les animaux de cette étude seront gardés dans des cages dans l'animalerie avec leurs congénères. Les cages seront enrichies de roues de course et des rouleaux pour se cacher. Les souris seront maintenues avec eau et nourriture ad libitum, sauf pendant la tâche de recherche de nourriture au cours de laquelle les souris sont soumises à une restriction alimentaire. Leur état général et en particulier le poids sera surveillé de façon quotidienne pendant toute la durée du protocole. Pour éviter toute souffrance, tout signe de douleur, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques et anti-inflammatoires. Une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. La surveillance régulière de l'animal permettra d'arrêter toute procédure expérimentale en cas de signes d’anxiété ou de souffrance définis dans l’échelle d’évaluation. Un raffinement renforcé sera mis en place pour la lignée dommageable (Shank), incluant un enrichissement environnemental adapté (matériel de nidification, structures d’exploration), une manipulation non aversive (tunnel), et une gestion sociale optimisée avec des groupes stables. Un suivi clinique régulier permettra de détecter précocement l’apparition de stéréotypies ou de troubles du comportement, fréquents dans ce modèle.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle reconnu pour les expériences de neurophysiologie intégrative. En combinant souris transgénique et injections virales nous serons en mesure de mesurer l’impact fonctionnel d’une population neuronale spécifique. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à partir de l’âge où leur activité motrice est arrivée à son niveau mature (>P30) et pendant les deux mois qui suivent. À cet âge, la locomotion est entièrement développée et les structures cérébrales impliquées dans la locomotion et l'orientation sont matures.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1025
Souffrances
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▲ 767
▲ 258
Devenir
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 1025

Immobilisées à la main et injectées une fois par semaine pendant seize semaines, transportées chaque semaine entre trois établissements, 1 025 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, 767 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 258 dans des procédures d'un niveau sévère. Le porteur indique que le phénotype provoque des atteintes articulaires dès sept semaines, puis une mobilité réduite et une perte de poids à partir de dix semaines, et reconnaît le transport répété comme une source de stress. Les animaux dépourvus du génotype recherché sont tués, ceux qui le portent le sont pour prélever leur sang, leur rate, leurs ganglions et leurs pattes, à l'exception de quelques-uns conservés pour entretenir les lignées. Le projet tient en deux phrases sur les bénéfices attendus, et le porteur justifie l'effectif par une analyse de puissance statistique dont il ne donne aucun chiffre.

Objectifs

La polyarthrite est une pathologie très fréquente et invalidante qui représente un enjeu de santé publique. Cette maladie auto-immune provoque une inflammation durable des articulations, ce qui peut endommager les os et le cartilage, entraînant des déformations irréversibles. Nous voulons étudier les mécanismes inflammatoires mis en jeu en modifiant leur expression dans un modèle de souris génétiquement modifiée.

Bénéfices attendus

Ce travail nous permettra de mieux comprendre les mécanismes pathogènes à l'origine de la maladie et pourrait ainsi contribuer au développement de thérapies efficaces.

Procédures

Le projet se déroulera dans 3 établissements utilisateurs : l’élevage dans l’établissement 1, le suivi clinique et traitement dans l’établissement 2, l’imagerie dans l’établissement 3. Les animaux vigiles seront soumis à une contention et à une injection réalisée une fois par semaine pendant 16 semaines, soit un total de 16 injections, chacune d’une durée approximative de 10 secondes. Les animaux anesthésiés seront soumis à une imagerie (anesthésie générale) (au total 6 actes de 10 minutes).

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable va induire à partir de 7 semaines des potentielles atteintes articulaires, à partir de 10 semaines, une mobilité réduite et perte de poids. Les injections vont induire du stress et une douleur légère de courte durée. Les anesthésies gazeuses pour réaliser l’échographie sont des actes stressants. Le transport répété des animaux entre les sites utilisateurs, de manière hebdomadaire sera stressant pour les animaux.

Devenir

Des animaux seront mis à mort car sans génotype d'interêt. Certains animaux seront mis à mort pour prélèvement de tissus spécifiques post-mortem : sang,rate et ganglions, pattes afin de réaliser une évaluation approfondie de l’atteinte générale et articulaire par différentes techniques. Certains animaux avec le bon génotype seront conservés pour le maintien des lignées.

Remplacement

Les cellules spécifiques du système immunitaire et les cellules de la membrane de l'articulation ont été traitées avec les différentes molécules étudiées et ont montré leur intérêt dans des expérimentations in vitro. Néanmoins, ces expériences de cultures cellulaires ne permettent pas de recréer les interactions entre les différentes cellules de l’organisme. Ainsi l'expérimentation animale est un élément clé de ce projet.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux nécessaires, déterminé par une analyse de puissance statistique, sera inclus dans chaque groupe. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Nous nous efforcerons quotidiennement de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Une surveillance régulière et une application de points limites stricts et spécifiques au projet permettra de garantir le bien-être des animaux. Une grille de score sera utilisée et des actions réalisées en cas d’atteintes. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie générale et permettra d’avoir un suivi longitudinal du développement inflammatoire et articulaire pour l'ensemble des animaux ainsi qu’une mise à mort de chaque animal au moment le plus informatif. Les souris seront transférées dans des cages de transport avec bords opaques, sans visibilité de l’extérieur, dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

La souris développe des réactions immunitaires proches de celles observables chez l’homme. Les atteintes articulaires de la maladie sont similaires à celles observées chez l’homme. Les souris jeunes adultes seront mises en accouplement à 8 semaines. Les souris génétiquement modifiées et les souris contrôles seront âgées de 6 à 12 semaines pour l'étude menée sur cette maladie.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 1544
Souffrances
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▲ 1124
▲ 420
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Devenir
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 1544

Les souris de ce projet développent spontanément un lupus vers six mois, avec des auto-anticorps qui se déposent dans leurs reins et une évolution vers la défaillance rénale sur un an. 1 544 d'entre elles vont être utilisées, 1 124 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 420 dans des procédures d'un niveau modéré, toutes tuées pour prélever leurs organes. Elles reçoivent des injections à jours fixes pendant six mois, subissent des prélèvements de sang et des séances d'imagerie sous anesthésie gazeuse, et près d'un tiers développe une inflammation de la peau aux points d'injection ou de prélèvement. Le porteur qualifie ces procédures d'"indolores" et parle d'un "léger inconfort", alors que la maladie qu'il laisse s'installer conduit ces souris à l'insuffisance rénale.

Objectifs

Ce projet de recherche a pour but d’étudier en détail les changements et adaptations de certaines cellules issues de différents organes pendant l'évolution d’une maladie auto-immune, le lupus érythémateux systémique (LES), et lors de son traitement par immunothérapie. Le LES est une maladie grave où le système immunitaire, permet pour des raisons encore méconnus le développement des anticorps dirigés contre des protéines de l’organisme par des cellules immunitaires appelées lymphocytes B, des « autoanticorps ». Ceux-ci se déposent principalement dans les reins et la peau et peuvent causer des inflammations de la peau et/ou des atteintes rénales. Malgré les traitements existants, de nombreux patients ne répondent pas bien à ces médicaments, et d’autres développement une résistance au traitement après un certain temps, rendant le traitement inefficace. Aujourd’hui, il est encore impossible de prédire quels patients vont développer des complications graves. Et nous commençons seulement à comprendre pourquoi certains traitements cessent de fonctionner. Notre objectif est de répondre à ces questions et de décrypter les mécanismes de la maladie en observant par des méthodes de pointes les caractéristiques des lymphocytes B évolue au fil du temps, et comment elles réagissent réagit aux traitements. Nous anticipons que ce projet permettra d’identifier des marqueurs précoces de la maladie et des échecs thérapeutiques, permettant une prise en charge plus rapide et mieux adaptée.

Bénéfices attendus

Ce projet va conduire à une meilleure compréhension de l’évolution des différentes populations des cellules immunitaires dans le lupus érythémateux systémique (LES) et des effets des immunothérapies sur ces populations. À terme, cette recherche pourrait permettre de : - développer des traitements plus efficaces notamment pour les patients qui ne répondent pas aux médicaments actuels. - réduire les effets secondaires en ciblant plus précisément les cellules responsables de la maladie. - mieux prédire l’évolution de la maladie grâce à des marqueurs biologiques Ainsi, ce projet devrait sur le long terme contribuer à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes en limitant les poussées inflammatoires et les dommages aux organes.

Procédures

Dans toutes les procédures : L’évaluation de souris implique : - Une observation des animaux sans intervention (2 minutes) - Placement de l’animal (2-3 secondes) dans une boite en plastique jusqu’à la miction. - Transfert de l’animal dans une boite d’anesthésie gazeuse (2-3 secondes) - Pesée de l’animal anesthésié (3 secondes) - Prélèvement de sang sur animal anesthésié (15 secondes). - Dans le cadre de la deuxième procédure, les animaux déjà anesthésiés pour l’évaluation de routine vont en plus recevoir des injections à jours 0,14,28 ensuite tous les 28 jours pendant 6 mois (durée de quelques secondes à chaque fois). Expérience impliquant l’imagerie sur animal vivant : - Transfert de l’animal dans une boite pour l’anesthésie (2-3 secondes) - Injection (quelques secondes) - Installation de l’animal dans l’appareil d’imagerie (5-10 secondes avec maintien de l’anesthésie) - Prise d’image 5-10 minutes

Impact sur les animaux

S’agissant d’un modèle spontané de lupus érythémateux systémique (LES), les souris vont développer progressivement la pathologie autour de l’âge de 6 mois. Dans la suite, la maladie touchera essentiellement les reins. La pathologie se développe sur un an cumulant dans une défaillance rénale. Autre que l’implication rénale, une inflammation spontanée de la peau peut se développer dans une partie (30%) de ces souris, surtout au niveau des sites d’injections ou de prélèvements. Celle-ci va être traitée par des analgésiques locaux selon les conseils des vétérinaires. Les manipulations liées à des procédures sont des très courtes durées et induisent qu’un léger inconfort chez les souris. Plus précisément sont prévues des prélèvements de sang sur animal anesthésié (15 secondes) et dans le cadre de la deuxième procédure, des injections sur des animaux déjà anesthésiés (durée de quelques secondes). L’anesthésie peut provoquer quelques secondes d’angoisse aux moments de l’endormissement et du réveil.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes vitaux et pourront donc être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

La pathologie et les thérapies qui vont être étudiées ici résultent de réactions systémiques et impliquent des conséquences au niveau de différents tissus et organes. Ces processus sont complexes, reposant sur les singularités du système immunitaire et des tissus touchés par des dépôts de complexes immuns, processus qui ne peuvent pas être reproduits in vitro. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information biologiquement pertinent.

Réduction

Le nombre de souris a été calculé avec l’objectif de réduire ce nombre autant que possible tout en minimisant le « bruit de fond » inhérent à la recherche biologique in vivo. Ce nombre inclut le nombre nécessaire de contrôles et la nécessité de reproduire les résultats. Le recours à des lignées consanguines de souris permet de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental.

Raffinement

Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Cela se traduit par : Un suivi rigoureux tout au long de la vie de l’animal : Les animaux seront évalués régulièrement et avec une fréquence croissante selon leur âge pour des signes évoquant un lupus érythémateux systémique (LES) : Lors de ces évaluations nous observons les souris pour les postures et comportements qui pourraient traduire de la douleur, du stress ou de l’inconfort. Nous utiliserons une grille d’évaluation standardisée pour détecter précocement tout signe de détresse et nous mettrons en place des actions pour minimiser toute forme de souffrance pour l’animal. Nous mesurons leurs poids, et suivons différents paramètres dans le sang et l’urine. Cela nous permet d’établir des points limites précis (nécessitant la mise à mort de l’animal) pour chaque procédure, limitant ainsi au maximum une souffrance inutile des animaux. Des procédures indolores : - Les manipulations sont limitées au strict minimum avec le but de minimiser l’angoisse et le stress ressenti par l’animal. Les animaux seront anesthésiés pour les prélèvements sanguins.

Choix des espèces

L’espèce utilisée est la souris de laboratoire. Le recours à des lignées consanguines de souris permet de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental. Même si le système immunitaire des souris n’est pas identique à celui des humains, ces animaux constituent des modèles fiables et largement utilisés pour étudier des maladies complexes comme celle étudiée ici. Leur utilisation permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et l’induction de la résistance aux traitements. Dans ce projet, nous utiliserons uniquement des souris adultes, âgées de 4 à 12 mois. Ce choix est motivé par le fait que la maladie étudiée se développe naturellement avec l’âge chez les souris, comme chez les humains. Les premiers signes immunologiques, l’apparition d’auto-anticorps, n’apparaissent qu’à partir de 4-6 mois. Utiliser des animaux plus jeunes ne permettrait pas d’étudier la maladie, car elle n’est pas encore déclarée. Les mécanismes immunitaires que nous voulons observer ne sont pleinement actifs qu’à l’âge adulte. Les organes cibles (reins) ne présentent des lésions qu’à un stade avancé de la maladie, soit vers 8 à 12 mois. Finalement, les résistances aux traitements se développent avec le temps, qui nécessite un suivi de souris sur plusieurs mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 70
Souffrances
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Devenir
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 70

Tués une heure ou une semaine après la manipulation, 70 porcs de 40 à 100 kg vont être utilisés, 50 dans des procédures menées sous anesthésie sans aucun réveil et 20 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie puis une ventilation liquidienne totale, ses poumons remplis d'un liquide destiné à refroidir l'organisme, avec des prélèvements sanguins tout au long de l'intervention. Le porteur signale l'insuffisance respiratoire comme principal effet indésirable possible, tout en indiquant qu'elle n'est pas attendue avec les versions actuelles du dispositif. L'essai clinique chez l'humain a commencé en 2025 avec 24 patients prévus, et ces 70 porcs servent à former les praticiens hospitaliers à l'appareil et à valider d'éventuelles modifications demandées par l'agence du médicament.

Objectifs

L’arrêt cardiaque extra-hospitalier est à l’origine d’environ 700 000 décès chaque année en Europe et aux Etats-Unis. Afin d’améliorer la prise en charge de ces patients, une piste thérapeutique prometteuse est le refroidissement rapide de l’organisme après la réanimation d’un arrêt cardiaque. Le laboratoire conduit depuis plusieurs années un projet visant à développer une stratégie de ventilation liquide hypothermisante (VLT), qui consiste à ventiler les poumons avec des liquides permettant des échanges gazeux après un arrêt cardiaque. Récemment, un dispositif de ventilation liquidienne a été développé par le laboratoire et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a autorisé la conduite d’un essai clinique chez l’humain (essai Overcool) qui a débuté en 2025 et prévoit d’inclure 24 patients. Il est donc nécessaire de former les praticiens hospitaliers de chaque centre référent pour l’utilisation du ventilateur liquidien chez les patients. En parallèle de l’essai clinique Overcool, des tests pré-cliniques pourront être aussi nécessaire de façon à tester d’éventuelles modifications du dispositif suites aux premiers résultats cliniques et à d’éventuelle préconisations de l’ANSM ou du comité scientifique supervisant l’essai clinique. Ces modifications sont pour l’instant inconnues mais pourraient concerner des modifications de fréquence respiratoire ou de volume courant utilisé pendant la procédure.

Bénéfices attendus

Nous évaluerons la capacité des praticiens hospitaliers à se familiariser avec la procédure de VLT qui est spécifique et différente avec les procédures usuelles de ventilation conventionnelle en service de réanimation. Ainsi nous permettrons au praticien de gérer de manière autonome le ventilateur. Suite aux inclusions de patients dans l’essai clinique, il est envisagé de réajuster divers éléments du dispositif qui nécessiteront une validation in vitro et chez l’animal avant implémentation sur le dispositif clinique.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à une ventilation liquide. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort après 1 heure ou 1 semaine de suivi au décours de la ventilation liquidienne

Impact sur les animaux

Le principal effet indésirable susceptible d’être provoqué par la ventilation liquidienne totale est une insuffisance respiratoire. La fréquence respiratoire des animaux sera contrôlée durant le suivi. Cet effet indésirable n’est pas attendu avec les versions actuelles qui contrôlent précisément les paramètres ventilatoires.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole.

Remplacement

Dans le cadre de la formation des praticiens, le dispositif de ventilation liquide doit être utilisé in vivo pour évaluer l’ensemble de ses performances et la sécurité d’emploi. En effet, les effets du dispositif sont très intégratifs avec l’induction d’une hypothermie par l’intermédiaire du poumon et la nécessité d’un maintien des échanges gazeux. Le suivi des échanges gazeux, des paramètres hémodynamiques et des échanges thermiques entre les différents compartiments de l’organisme ne peut se faire que in vivo.

Réduction

Ce projet est basé sur la formation des praticiens hospitaliers et l’évaluation de validation technologique du ventilateur nous prévoyons d’utiliser un total de 70 animaux. Afin de limiter le nombre de tests sur les animaux, la plupart des évaluations sont effectuées in vitro pour valider les performances du dispositif sur tous les éléments possibles dans ces conditions.

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long des procédures. Les animaux réveillés seront surveillés quotidiennement.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs de 40 à 100 kg afin de disposer d’un volume pulmonaire comparable à des patients humains adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 210
Souffrances
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▲ 210
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Devenir
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 210

Opérées du cerveau sous anesthésie générale pour implanter une canule ou une fibre optique dans l'hippocampe, 210 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau et leur tissu adipeux. L'intervention dure environ une heure, et le porteur signale des crises d'épilepsie rares ainsi que la possibilité que l'animal décolle son implant en se frottant. Chaque souris subit ensuite deux stress de cinq minutes et un test de mémoire, après un régime riche en gras et en sucre administré dès l'adolescence, avec ou sans restriction horaire. Au titre de la réduction, le porteur indique récupérer pour ses mises au point des souris "produites mais non utilisées", issues de croisements transgéniques n'ayant pas donné le génotype voulu.

Objectifs

La consommation de régime alimentaire obésogène (riche en gras et en sucre) pendant la période d’adolescence est associée à des troubles de mémoire. Ceux-ci peuvent être prévenus si l’alimentation obésogène est restreinte dans le temps (chrononutrition). Nos travaux précédents montrent que le régime obésogène entraine une modification de la régulation des hormones glucocorticoïdes (corticostérone chez la souris) qui est restaurée par la chrononutrition. Or ces hormones sont connues pour être fortement impliquées dans les processus de mémoire. Leur altération pourrait expliquer les troubles de mémoire associés à la consommation d’alimentation obésogène. L’objectif principal de ce projet est de mesurer le rôle des hormones glucocorticoïdes in vivo, en temps réel et au cours du temps dans différents contextes d’alimentation (obésogène vs contrôle, avec ou sans chrononutrition) en une utilisant une approche nouvelle basée sur la fibre optique. Nous pensons qu’avec cette technologie nous pourrons plus finement comprendre le rôle de ces hormones dans les troubles de mémoire et leur prévention par la chrononutrition.

Bénéfices attendus

L’achèvement des expériences proposées devrait fournir des preuves de concept pour de nouvelles approches thérapeutiques potentielles utilisant l’alimentation limitée dans le temps(chrononutrition) pour traiter les troubles de la mémoire (et éventuellement des troubles émotionnels) induits par l’obésité. Le projet fournira également de nouvelles connaissances sur les actions des hormones glucocorticoïdes sur le cerveau, ce qui pourrait aider à traiter les pathologies associées à un excès de ces hormones.

Procédures

Chaque animal (210 au total) subit une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. La chirurgie dure environ 1h et la récupération post-opératoire est d’environ 2 heures. Ensuite, chaque animal subit deux stress modérés de 5 min chacun. Tous les animaux subissent un test de mémoire de 2 fois 10 min. Six animaux recevont deux injections de drogue et 6 animaux recevront une injection de drogue. Les injections durent 3 min chacune.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont celles associées à la chirurgie du cerveau bien que toutes les précautions soient prises pour réduire la douleur ou les infections (nuisance modérée). L'implantation de canule ou de fibre optique dans la région du cerveau appelée hippocampe (siège de la mémoire), peut entrainer parfois des crises d'épilepsie (rare et de courte durée). La souris opérée peut parfois décoller la canule implantée ou la fibre optique en la frottant. Cela peut générer un inconfort qui reste modéré car il n’y a pas de plaie ouverte. Certains tests de comportement sont stressants mais ne durent que 5 min. Le régime obésogène utilisé n'entraine pas de diabète pour le temps d'exposition maximale utilisé (12 semaines).

Devenir

les animaux sont mis à mort pour prélèvement d’organes (cerveau, tissu adipeux) en vue d’analyses post mortem

Remplacement

L’objectif général du projet vise à comprendre chez l’animal les conséquences comportementales et neurobiologiques de régime obésogène sur la mémoire et les émotions et les effets de la chrononutrition. Dans ce contexte de recherche, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude de la mémoire et des émotions reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre par ailleurs que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles ou applicables.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nous effectuons plusieurs mesures sur le même animal dans un ordre précis afin qu'une première mesure n'influence pas la deuxième. Pour les mises au point nous utilisons des animaux produits mais non utilisés (par exemple souris récupérées de croisements de souris transgéniques n'ayant pas le génotype désiré) afin de réduire les pertes pour la réalisation des expérimentations. Le nombre d'animaux utilisé est calculé afin d'avoir des tests statistiques robustes n'obligeant pas à répéter l'expérience. Aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié

Raffinement

A leur arrivée, les animaux ne subissent pas d’expérimentation pendant 2 semaines afin de favoriser leur acclimatation à notre animalerie. Nous les manipulons régulièrement pour qu’ils s’habituent à l’expérimentateur. Lors des chirurgies nous pratiquons une anesthésie générale et une antalgie médicamenteuse. La chirurgie est réalisée dans des conditions d’asepsie et nous pratiquons des soins pré et post-opératoires adaptés. Nous avons mis en place un arbre décisionnel de points d’arrêt précoces où nous intervenons pour réduire le stress et la douleur des animaux si nécessaire.

Choix des espèces

Nous utilisons uniquement des souris car les expériences de comportement sont validées dans cette espèce et les appareillages sont disponibles. Les traitements nutritionnels sont faciles à conduire et divers aliments/régimes alimentaires sont disponibles commercialement. La plupart des expérimentations en neurosciences sont conduites sur des rongeurs (rat ou souris), nos expériences enrichissent le corpus de données en permetttant des compariasons directes avec ce qui es déjà publié. Nous étudions les souris entre 3 et 15 semaines d'âge. Ces âges couvrent la période d'adolescence (3 à 7 semaines) jusqu'à l'état jeune adulte, stades de développement que nous voulons étudier dans notre projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 735
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 390
▲ 345
Devenir
 -
 -
 -
 735

Privées de tout enrichissement dans leur cage pour ne pas gêner l'apparition du phénotype recherché, 735 souris subissent un suivi quotidien de 83 à 138 jours, avec des sessions comportementales de 5 à 45 minutes et des sons désagréables dont elles doivent apprendre à s'échapper. 390 sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 345 dans des procédures d'un niveau sévère, 615 d'entre elles passant par une chirurgie du crâne pour implanter une fibre optique, parfois accompagnée d'une manipulation du nerf vague. Le porteur revendique un "progrès éthique significatif" et présente ses procédures comme moins invasives que les équivalents existants, tout en annonçant une modélisation animale des conduites suicidaires, un stress chronique par corticostérone dans l'eau de boisson et des traitements au lithium, à la fluoxétine ou au diazépam. Toutes les souris sont tuées en fin d'expérience pour prélever leur cerveau, leur foie et leur intestin.

Objectifs

Ce projet a pour but de développer de nouvelles approches d’étude des comportements aversifs par échappement Pavlovien (c’est à dire ne requérant que les réflexes d’approche ou d'évitement) ou opérant (requérant ici une action volontaire) de sons désagréables mais non douloureux dans le suivi des symptômes anxieux et dépressifs (avec ou sans conduites suicidaires) et enfin de caractériser la pertinence du suivi non invasif de l’activité autonomique dans l’évaluation des altérations émotionnelles.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront des avancées majeures sur les plans fondamental, éthique et appliqué. Grâce au développement d’épreuves comportementales adaptées, le projet approfondira la compréhension des mécanismes cérébraux de l’axe intestin-cerveau impliqués dans l’anxiété et la dépression, ainsi que les processus cognitifs en situation aversive. Un volet crucial concerne la modélisation animale des conduites suicidaires, un outil qui fait actuellement défaut pour l'étude des mécanismes biologiques sous-jacents. Sur le plan méthodologique, l'approche longitudinale proposée constitue un progrès éthique significatif : en suivant les mêmes individus (profils anxio-dépressifs et capacités cognitives), nous réduisons considérablement le nombre d'animaux requis tout en minimisant leur stress par rapport aux méthodes conventionnelles. Enfin, d’un point de vue translationnel, ce projet évalue le microbiote intestinal comme levier thérapeutique contre les troubles liés au sevrage alcoolique. À plus long terme, ces recherches ouvriront la voie à des stratégies innovantes pour traiter la dépression résistante et améliorer la prévention du risque suicidaire.

Procédures

L'ensemble des animaux de cette étude sera soumis à un suivi expérimental longitudinal s'étendant sur une période de 83 à 138 jours, incluant des épreuves comportementales ou physiologique quotidiennes et divers traitements pharmacologiques temporaire. Le suivi phénotypique repose sur des sessions comportementales journalières de 5 à 45 minutes, durée optimisée pour garantir la robustesse des données, complétées dans certains cas par une évaluation de l'activité du système nerveux autonome sur des périodes de 5 minutes. En fonction des objectifs expérimentaux, l'activité neuronale sera ponctuellement mesurée par photométrie de fibre lors de deux à trois sessions stratégiques réalisées avant et après les traitements. Une chirurgie stéréotaxique unique, avec ou sans manipulation du nerf vague, sera pratiquée sur 615 individus pour permettre l'implantation de dispositifs de neuro-ingénierie. Les protocoles d'administration incluent des traitements chroniques par voie orale via l'eau de boisson, tels qu'une antibiothérapie de 15 jours ou une supplémentation en corticostérone, lithium ou fluoxétine sur 28 jours. Des interventions plus aiguës seront également pratiquées, comprenant des injections intra-péritonéales répétées de diazépam sur 4 jours ou de PCPA sur 7 jours, ainsi que deux gavages du microbiote de patients alcooliques espacés d'une semaine.

Impact sur les animaux

Le projet, impliquant un total de 735 souris, présente des degrés de sévérité allant de léger à sévère selon la nature des interventions. Afin de ne pas interférer avec le développement des phénotypes anxio-dépressifs recherchés, tous les animaux ne bénéficieront d'aucun enrichissement environnemental. Une partie de la cohorte est dédiée à la modélisation des troubles affectifs. Les animaux témoins sont soumis à des injections intra-péritonéales et à des tests comportementaux dont le stress transitoire, lié à la manipulation est classé en sévérité légère. Les animaux expérimentaux subissent, en complément, un protocole de stress chronique par supplémentation de corticostérone dans l’eau de boisson. Ce traitement, visant l'induction d'un phénotype anxio-dépressif stable, porte le degré de nuisance à modéré. Pour l'étude des circuits neuronaux, des groupes d'animaux subissent une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale afin d'injecter des rapporteurs calciques et d'implanter des fibres optiques. Le suivi par photométrie de fibre impose un couplage physique à un câble optique lors des tests, pouvant induire une gêne motrice. En raison du caractère invasif de la chirurgie et des contraintes liées aux enregistrements longitudinaux, ces interventions sont classées en nuisances modérées. Dans certains protocoles, l'ajout d'une étape de punition par chocs électriques de faible intensité — bien qu'évitables par l'animal — renforce cet état de stress, maintenant la classification en sévérité modérée. Les procédures liées à la consommation volontaire d'alcool atteignent un degré de nuisances sévères en raison du cumul de plusieurs facteurs de stress chroniques. Aux stress des tests comportementaux, de la chirurgie stéréotaxique, des enregistrements de photométrie et gavage ; s’ajoute l’isolement social. Les animaux sont logés individuellement pendant cinq semaines. Ce mode d'hébergement individuel est choisi pour faciliter l'auto-administration d'éthanol et exacerber les phénotypes anxio-dépressifs au sevrage.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées en fin d'expérience pour collecter et analyser ultérieurement leurs cerveaux et/ou organes périphériques (foie, intestin).

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. Le modèle animal reste le seul recours pour comprendre les mécanismes neuronaux intégrés tels que ceux sous tendant les altérations émotionnelles, cognitives et physiologiques dans l’anxiété, la dépression avec ou sans conduites suicidaires et le mésusage d’alcool et qui ne peuvent être modélisés in vitro ou in silico à ce jour.

Réduction

Le projet s’inscrit dans une approche de réduction et de raffinement des procédures d’évaluation des comportements de type anxieux et dépressif. Il se propose de vérifier la stabilité des comportements d’échappement Pavlovien ou opérant au cours de tests répétés. Une telle configuration permet l’utilisation des mêmes animaux pour l’évaluation de différentes stratégies thérapeutiques qui nécessiterait autrement l'utilisation d’un plus grand nombre d’animaux avec les outils actuels. Le nombre d’animaux pour chaque expérience a été choisi de manière à concilier la réduction du nombre d’animaux utilisés, tout en conservant un pouvoir statistique suffisant pour une interprétation raisonnable des données. Les études de traitements pharmacologiques sur le comportement et les activités physiologiques au niveau central et autonomique sera fait entre groupes et au sein du même groupe ce qui ne peut se faire d’après nos propres expériences et de la littérature qu’avec des analyses statistiques sur des populations d’un minimum de 15 souris par groupe.

Raffinement

Les évaluations émotionnelles, autonomiques et cognitives dans ce projet sont beaucoup moins invasives que les procédures équivalentes qui existent à ce jour. La plupart des procédures présentées ici remplacent les stimulations aversives par choc électrique par des stimulations sonores désagréables mais non douloureuses. Les évaluations autonomiques sur animal éveillé utiliseront un système non invasif récemment mis au point, remplaçant les enregistrements par capteur à demeure implanté sous anesthésie par des enregistrements par contact des pattes sur une grille, permettant ainsi de se dispenser de chirurgie d’implantation. De plus, en comparant l'état général du bien-être des souris avec les enregistrements non invasifs de leur activité autonomique, ce projet permettra d'évaluer la pertinence de cette dernière comme indice précoce d'une détérioration du bien-être animal Pour évaluer le bien-être des animaux, le suivi clinique quotidien sera évalué par un score de 0 à 2 pour chacune des 5 composantes suivantes : apparence (qualité du poil, propreté des yeux et du nez), posture et mobilité, comportement dans la cage d’hébergement et signes cliniques comme présenté dans l’annexe 1. Lorsque le total des différents scores sera supérieur à 8, il sera considéré que les animaux ont atteint un point limite et seront sacrifiés pour mettre fin à leur souffrance. La décision est prise par le responsable du projet en accord avec la structure chargée du bien-être de l'établissement utilisateur où sont hébergés les animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris adulte comme modèle biologique repose sur les fortes homologies anatomiques et fonctionnelles du système nerveux central entre les rongeurs et l'Humain. Ces similitudes, conservées au cours de l'évolution des mammifères, concernent tant la diversité des populations cellulaires cérébrales que les processus moléculaires sous-jacents aux fonctions supérieures. Le modèle murin constitue ainsi un outil translationnel de référence pour l'étude des mécanismes cellulaires et le développement de stratégies pharmacologiques ciblant les altérations émotionnelles, cognitives et décisionnelles. Le choix de la souris adulte est ici impératif, ce stade de maturité étant le seul à garantir l’expression complète et stable du répertoire comportemental complexe (anxiété, dépression, processus décisionnels). L’utilisation exclusive d’animaux adultes permet ainsi d’étudier des mécanismes physiopathologiques pleinement établis.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2190
Souffrances
▲ -
▲ 930
▲ 1260
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2190

Les souris de ce projet reçoivent des cellules modifiées en laboratoire qui déclenchent chez elles une maladie de la moelle osseuse, avec anémie, grosse rate, baisse d'activité et perte de poids progressive. 2 190 souris vont être exploitées, 930 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 1 260 dans des procédures d'un niveau modéré. Une irradiation prépare la prise de greffe, un morceau d'oreille est prélevé pour le génotypage, un prélèvement sanguin suit l'évolution de la maladie, et les animaux immunodéprimés sont maintenus en cages individuelles ventilées. Sur le remplacement, le porteur affirme que l'étude de cette maladie du sang exige un "organisme entier", et toutes les souris sont tuées au terme du projet, une partie seulement après avoir servi à ses étapes ultérieures.

Objectifs

La myélofibrose (MF) est une maladie chronique de la moelle osseuse caractérisée par une cicatrisation progressive de la moelle, un dysfonctionnement des cellules souches sanguines et une prolifération anormale de certains types de cellules sanguines. Cette étude utilise un modèle murin de MF afin de mieux comprendre les mécanismes cellulaires impliqués dans la maladie. Nous nous intéressons en particulier à l’influence de certaines protéines liées à l’inflammation sur le développement de la MF. Les résultats de cette recherche pourraient permettre d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ralentir l’évolution de la maladie et améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

La myélofibrose (MF) est une maladie grave de la moelle osseuse qui réduit fortement l’espérance de vie des patients. Les traitements actuels ne permettent pas de stopper complètement la progression de la maladie ni de restaurer la production normale de cellules sanguines, et certains patients peuvent développer une leucémie incurable. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes qui participent à la progression de la MF en ciblant plus particulièrement l’inflammation et un déséquilibre dans le métabolisme des protéines, l’objectif étant de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour améliorer la production de cellules sanguines normales. Les bénéfices attendus de ce projet sont donc de limiter la progression de la MF, améliorer les symptômes des patients, et ouvrir la voie à des traitements plus efficaces, voire potentiellement curatifs.

Procédures

Les souris recevront une irradiation unique de courte durée, d’intensité modérée, afin de permettre la prise de greffe des cellules transplantées. Elles recevront ensuite une injection unique de cellules. Un prélèvement sanguin sera réalisé au cours de l’expérimentation afin d’évaluer l’évolution de la maladie.Prélèvement de sang : 5 s

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, plusieurs nuisances ou effets indésirables peuvent être observés chez les animaux. Les principaux effets attendus sont les suivants : • Stress léger et douleur mineure liés aux manipulations : la contention, les injections et les prélèvements sanguins peuvent entraîner un stress transitoire et une gêne modérée et de courte durée. • Gêne locale liée au prélèvement de biopsie pour génotypage : un petit prélèvement de tissu (oreille) réalisé afin de déterminer le profil génétique des animaux peut occasionner une douleur légère et transitoire ainsi qu’un stress bref. • Développement progressif d’une maladie expérimentale du sang: les souris recevant des cellules modifiées en laboratoire peuvent présenter une altération de l’état général, une splénomégalie, une diminution des globules rouges (anémie), une réduction de l’activité ou une perte de poids progressive, caractéristiques de ce modèle expérimental.

Devenir

À l’issue de la première étape du projet, une partie des animaux sera maintenue en vie afin de poursuivre les travaux expérimentaux ultérieurs. Les autres animaux seront mis à mort conformément à la réglementation en vigueur. À la fin des étapes suivantes du projet, les animaux seront mis à mort afin de permettre l’analyse des organes et des cellules nécessaires à l’étude de la maladie sanguine modélisée dans ce projet.

Remplacement

Remplacer: certaines expériences préliminaires ont été réalisées sur des cellules en culture lorsque cela était possible. Cependant, l’étude de cette maladie du sang nécessite un organisme entier afin de comprendre son évolution et ses effets sur différents organes.

Réduction

Réduire: le nombre d’animaux a été strictement calculé afin d’obtenir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux supplémentaires. Lorsque cela est possible, plusieurs analyses seront réalisées à partir des mêmes animaux.

Raffinement

Raffiner: les animaux feront l’objet d’un suivi quotidien par du personnel qualifié. Des mesures de soutien seront mises en place si nécessaire (hydratation complémentaire, enrichissement alimentaire). Des critères d’arrêt précis permettront d’éviter toute souffrance prolongée, et les animaux seront hébergés dans des conditions adaptées à leurs besoins physiologiques et comportementaux.Les animaux immunodéprimés seront hébergés dans des cages individuelles ventilées, permettant de maintenir un environnement contrôlé et filtré. Ce système limite leur exposition aux agents pathogènes présents dans l’environnement et contribue ainsi à leur protection et à leur bien-être tout au long de l’étude.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris car sa similitude génétique et physiologique avec l’Homme permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et d’en tirer des conclusions pertinentes pour la santé humaine. De plus, de nombreux outils expérimentaux, comme les anticorps ou les techniques d’imagerie, sont disponibles pour travailler avec les souris. Le modèle de souris que nous utilisons est bien caractérisé dans la littérature ainsi que dans notre centre de recherche. Il est particulièrement adapté à l’étude de la myélofibrose, car il reproduit de manière fiable les principales caractéristiques de la maladie, comme la fibrose de la moelle osseuse, les anomalies de la production sanguine et l’inflammation. Les souris mâles et femelles seront utilisées à partir de 12 semaines, soit l’âge adulte, lorsque leur système immunitaire est pleinement développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1040
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1040
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1040

1 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie de quarante-cinq minutes sous anesthésie générale pour provoquer un accident vasculaire cérébral, puis une seconde chirurgie terminale, sans réveil, dont leur cerveau est prélevé. L'hypothèse testée porte sur la propagation de l'inflammation vers l'hippocampe et les troubles de mémoire tardifs, les retombées annoncées pour la santé humaine restant renvoyées à de futures recherches sur des traitements. Le porteur décrit un infarctus cortical limité qui "ne s'accompagne typiquement pas des symptômes majeurs, rendant le modèle facilement utilisable tout en limitant la souffrance animale", et classe pourtant l'ensemble de ces 1 040 souris en souffrance modérée.

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) résulte d'une interruption du flux sanguin dans une zone du cerveau, provoquant la mort cellulaire ainsi qu’une réaction inflammatoire dans cette région cérébrale. Les dommages induits produisent des symptômes qui se manifestent à court terme, tels que des déficits moteurs ou des difficultés à parler. Cependant, les dommages initialement induits par l’AVC dans une zone spécifique pourraient se propager dans d’autres aires cérébrales induisant ainsi de nouveaux symptômes. En fait, 70 % des survivants d'un AVC développent des troubles tels que des déficits de mémoire, des difficultés à intégrer de nouvelles informations ou à s’adapter à de nouvelles situations. Ces symptômes se manifestent tardivement, de quelques semaines à quelques mois après l’AVC, ce qui offre la possibilité d’intervenir avec un traitement. Une bonne compréhension des mécanismes qui sous-tendent les troubles de mémoire se manifestant après l’AVC est donc nécessaire pour le développement de stratégies permettant d’éviter leur survenue. Nous émettons donc l’hypothèse que la propagation de l’inflammation de la zone initialement affectée par l’AVC aux autres régions du cerveau pourrait être à l’origine de l’altération des certaines fonctions importantes pour la mémoire et l’apprentissage. Dans cette étude, nous testons cette hypothèse en induisant un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle de souris afin d’étudier l’évolution des conséquences. Nous pourrons ainsi établir des liens entre les différentes modifications observées dans le cerveau, notamment dans des régions qui ne sont pas touchées directement par la lésion, afin d’identifier les mécanismes qui pourraient sous-tendre l’apparition des troubles de mémoire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à caractériser et comprendre les phénomènes après AVC au-delà de la zone initialement affectée. Cette compréhension est nécessaire afin d’établir de solides bases pour de futures recherches sur l’établissement de nouveaux traitements pour prévenir certains troubles de mémoire tardifs et pourrait avoir des répercussions positives et importantes pour la recherche préclinique. Les bénéfices attendus sont donc au profit de la santé humaine.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une chirurgie pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Ensuite, toutes les expériences prévoient une chirurgie terminale sans réveil.

Impact sur les animaux

La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et ne s’accompagne typiquement pas des symptômes majeurs, rendant le modèle facilement utilisable tout en limitant la souffrance animale. Cependant, suite à la chirurgie, une perte de poids due à des douleurs post opératoires pourrait être observée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récolter les cerveaux afin d'étudier les mécanismes sous-jacents la mémoire ou l'inflammation

Remplacement

Il n’existe pas encore, à ce jour, de modèle alternatif à l’induction d’AVC chez la souris suffisant pour reproduire les mécanismes complexes présents dans la pathologie humaine, impliquant notamment des structures sophistiquées comme la vascularisation cérébrale

Réduction

Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux : certaines séries d’expériences seront effectuées sur la base de données obtenues dans des expériences précédentes. Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents et à l’aide de tests statistiques, en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (au cours de la chirurgie, pendant la préparation des échantillons).

Raffinement

Chaque étape du projet est étudiée de manière à limiter au maximum la souffrance ou l’inconfort des animaux. Une analgésie et anesthésie appropriées sont réalisées sur les animaux, ainsi qu’une asepsie du site opératoire. Pour prévenir l’hypothermie pendant la chirurgie, l’animal est réchauffé. Suite à la chirurgie, une surveillance post-opératoire est mise en place, avec des critères d’arrêt des souffrances, soins conservatoires et un arbre décisionnel établi. Dans des études précédentes, le nombre d’animaux qui ont montré des signes souffrance dus à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%).

Choix des espèces

Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC s’accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement lésées, mais connecté à la région lésée. Ce modèle permet de produire des tranches de cerveau pour réaliser des études afin d’explorer des modifications dans d’autres régions du cerveau pas encore étudiées. Nous utiliserons des souris âgées de 16-24 semaines. Cette tranche d’âge permet d’étudier les conséquences d’un AVC chez un animal adulte. Nous utilisons des animaux adultes puisque, pour étudier les conséquences d’un AVC, les circuits neuronaux et vasculaires doivent être complètement développés.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Treize anesthésies générales par animal, dont neuf pour nettoyer un dispositif optique posé sur l'œil : 320 souris albinos génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour la moitié et modéré pour l'autre. Une partie subit une chirurgie de quarante-cinq minutes installant ce système destiné à provoquer une myopie, puis des contentions manuelles répétées chaque semaine pendant six semaines. Le porteur signale des pertes de poids, des infections, des douleurs postopératoires, un assèchement oculaire lié au port prolongé du cadre à lunettes, et des détresses sociales pour les animaux hébergés seuls. L'enjeu déclaré consiste à comprendre pourquoi certaines personnes atteintes d'albinisme deviennent myopes et d'autres hypermétropes, et toutes les souris sont tuées pour récupérer leurs yeux, le porteur indiquant que leur modification génétique interdit toute réutilisation.

Objectifs

L’albinisme oculocutané (OCA) est une maladie d’origine génétique caractérisée par une perte des capacités visuelles. Les personnes atteintes d’OCA développent de nombreuses altérations visuelles handicapantes incluant différentes formes d’amétropies (atteinte de la géométrie de l’œil, causant un déplacement anormal du point focal) et d’intensité variable : l’astigmatisme (jusqu'à 90 pourcent des patients), l’hypermétropie (variable entre 36 et 77 pourcent des patients), et plus rare, la myopie. Cependant, les raisons précises pour lesquelles certains patients atteints d’OCA vont développer une hypermétropie ou une myopie malgré des causes génétiques similaires restent inconnues. Ce projet aura donc pour but d’étudier les différentes formes d’amétropies et leurs mécanismes biologiques associés, dans le modèle murin.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est d’aboutir à une meilleure caractérisation de la survenue de soit l’une ou l’autre forme d’amétropie (myopie ou hypermétropie) au cours d’un albinisme oculocutané. Définir l’existence de ces deux différentes formes d’amétropies dans le modèle souris est un prérequis important pour le développement de futures études mécanistiques et thérapeutiques. A terme, une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait permettre une meilleure prise en charge des patients, plus précoce et personnalisée, et améliorer leur confort visuel.

Procédures

Certains animaux auront des mesures de myopie (d’une durée de 10 minutes par animal) induisant une contention manuelle régulière et répétée une fois par semaine pendant au maximum 6 semaines, soit 7 fois au total. Tous les animaux auront 3 examens d’imagerie au total (d’une durée de 30 minutes), nécessitant une anesthésie générale de l’animal. Les procédures de chirurgie se feront sous anesthésie générale associée à un protocole analgésique en pré-, per- et post-opératoire (plusieurs injections). Certains animaux subiront une chirurgie permettant d’installer un système optique afin d’induire la myopie. Cette technique nécessite une anesthésie générale (d’une durée de 45 minutes). Par la suite ces animaux auront jusqu’à 3 anesthésies par semaine (d’une durée de 5 minutes par animal) pendant 3 semaines pour le nettoyage de ce système et des yeux des animaux, soit 9 anesthésies générales. Ces animaux subiront donc au total 13 anesthésies générales (1 de chirurgie, 9 de nettoyage et 3 d’examens d’imagerie). A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à des contentions manuelles répétées et relativement longues pouvant entrainer un stress chez l’animal. Certains des animaux seront soumis à de la chirurgie. Les techniques chirurgicales peuvent mener à des pertes de poids, des infections, douleurs post-opératoire, perte de sang. Ces mêmes animaux subiront des anesthésies générales répétées par pouvant causer un risque léger d’hypothermie, d’insuffisance respiratoire et arrêt cardiaque. Port du cadre à lunettes : le port prolongé de l’appareil peut induire une gêne et un assèchement oculaire. Certains animaux seront placés en hébergement individuel, ce qui peut entraîner des détresses sociales.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire car il s'agit d'animaux génétiquement modifiés ne pouvant être réutilisés pour d'autres projets ou pour l'accouplement. De plus les yeux des animaux seront récupérés pour analyses post-mortem.

Remplacement

L’induction et l’étude de la myopie ainsi que la caractérisation phénotypique nécessite un œil complet, en 3D, avec sa rétine et ses tissus environnant (Choroïde, Sclère) ainsi qu’un trajet optique complet (cornée, lentille, cristallin, iris, humeur aqueuse). Aucune méthode alternative ex vivo ne permet d’obtenir ce matériel.

Réduction

Afin de générer le moins d’animaux possible, nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux nécessaires pour le projet en nous basant sur les données de la littérature scientifique. Certaines procédures nécessitent l’utilisation d’imagerie sur différents temps, qui sera réalisé de manière longitudinale de sorte de réduire le nombre d’animaux utilisés. Aucune étude n’a montré d’influence claire du sexe sur l’albinisme et la myopie, les animaux mâles et femelles seront donc utilisés indistinctement. Nous utiliserons comme témoins des animaux contrôles hétérozygotes pour le gène d’intérêt. Le nombre d’animaux indiqué dans chaque procédure a été estimé sur la base d’expériences similaires effectuées dans notre équipe et en tenant compte des contraintes statistiques (nombre d’échantillon par groupe), des contraintes techniques, des contraintes de contrôles. Nombre total d’animaux nécessaires : 320 animaux

Raffinement

Les animaux utilisés dans ce projet seront sevrés à 21 jours après la naissance, puis placés dans des cages (5 maximum/cage) avec de l’enrichissement. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. Les animaux auront accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. De la gelée post-opératoire sera mise à disposition si nécessaire, notamment en post-opératoire. Seul le personnel qualifié sera habilité à gérer l’hébergement des animaux. Des points limites précoces et prédictifs ont été définis et les animaux seront examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et par l’expérimentateur habilité. Un système d’étiquettes assurera le suivi du bien-être des animaux, et les informations concernant les animaux seront mutualisées sur le logiciel de gestion de l’animalerie. Pour éviter toute souffrance, les procédures de chirurgie se feront sous anesthésie générale associée à un protocole analgésique en pré-, per- et post-opératoire. La durée et dose des traitements seront réalisées par du personnel habilité selon les protocoles préétablis, validés par la Structure chargée du Bien-Etre Animal et maitrisés par l’équipe.

Choix des espèces

Nous utilisons le modèle souris car nous avons besoin de modèles génétiques particuliers pour l’albinisme qui n’existent que dans cette espèce. De plus, la myopie et les méthodes d’induction de myopie sur cette espèce sont bien renseignées et validées par la communauté scientifique. Pour étudier le développement de l’œil, certaines mesures effectuées ne commencent à être fiables qu’à partir de 3 semaines d’âge, lorsque l’animal est sevré ; avant cela, l’œil est trop petit. En général, le développement réfractaire des souris se termine autour de 6 semaines. Pour nous assurer d’avoir dépassé la période critique du développement, nous poursuivrons la mesure jusqu’à 9 semaines d’âge. L’induction de la myopie est plus efficace si elle débute entre 3 et 4 semaines d’âge car l’œil y est encore en phase de croissance critique.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Ouistitis et tamarins : 32
Souffrances
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Devenir
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Pour mesurer si une exposition à des lampes UVB relève leur taux de vitamine D, 32 ouistitis d'un centre d'élevage vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque individu subit deux captures avec anesthésie à un mois d'intervalle, un prélèvement d'un millilitre de sang et une coupe de poils à la tondeuse, complétés par quatre récoltes de selles sans contention. Le porteur relève des hématomes possibles après la ponction et un stress au retour de l'animal dans son groupe, et annonce des mesures de cortisol, d'ocytocine et de comportements comme les stéréotypies ou l'hyperagitation. La carence que le projet cherche à corriger vient des conditions d'hébergement qu'il décrit lui-même, des installations intérieures où l'accès aux UVB reste limité, et tous les ouistitis sont gardés vivants au terme de l'étude.

Objectifs

L'utilisation des ouistitis en recherche biomédicale est en expansion et la nécessité d'une gestion adaptée des conditions d'hébergement requiert une attention accrue. La nutrition et les paramètres environnementaux — tels que l’éclairage, la température ou l’enrichissement du milieu — jouent un rôle clé à chaque stade de leur vie, influençant leur croissance, leur développement, et leur bien-être. La synthèse cutanée de vitamine D3, essentielle au métabolisme osseux et à la régulation immunitaire, dépend chez les ouistitis, comme chez d’autres vertébrés, d’une exposition aux rayonnements UVB. En milieu naturel, la lumière solaire directe permet de couvrir ces besoins. En captivité, les animaux sont souvent maintenus dans des installations intérieures où l’accès aux UVB est limité (vitres, éclairage artificiel, exposition indirecte) ce qui les expose à un risque de carence en vitamine D3, avec des conséquences potentielles sur leur santé et leur bien-être, ce qui est classiquement compensé par l'alimentation. Une étude pilote menée sur 6 ouistitis dans un centre a révélé un niveau sanguin de vitamine D trop bas chez les sujets testés. L’installation de lampes UVB au-dessus de leurs volières a permis non seulement d’augmenter leurs taux sanguins de vitamine D3, mais aussi de réduire significativement des comportements indicateurs de stress (périodes d’inactivité prolongée, grattage, phases d’hyperagitation locomotrice). Ces résultats préliminaires suggèrent un lien entre l’exposition aux UVB, la synthèse de vitamine D3 et l’amélioration du bien-être animal. Pour approfondir ces observations, un projet transversal a été initié dans 4 centres hébergeant des colonies de ouistitis dans des conditions d’hébergement variées. Ce projet vise à : 1. Évaluer l’impact des lampes UVB sur les taux sanguins de vitamine D3 afin de confirmer l’efficacité de cette méthode pour prévenir les carences. 2. Analyser les effets comportementaux de l’exposition aux UVB, en mesurant la fréquence des comportements associés au stress ou au bien-être. 3. Mesurer les taux de deux hormones clés dans les selles et poils des ouistitis. Le cortisol, hormone liée au stress, et l’ocytocine, associée au bien-être et à la régulation des interactions sociales, fourniront des indicateurs biologiques. Une diminution du cortisol et une augmentation de l’ocytocine seraient ainsi corrélées à une amélioration du bien-être.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à étudier les effets d’une exposition contrôlée aux rayonnements UVB sur la production endogène de vitamine D3 — une vitamine clé pour de nombreuses fonctions physiologiques — ainsi que sur des marqueurs hormonaux et comportementaux du bien-être animal. Seront notamment évalués les taux sériques de vitamine D3, les niveaux d’ocytocine (indicateur de bien-être et de lien social), les taux de cortisol (marqueur de stress), ainsi que des paramètres comportementaux tels que l’inactivité, les stéréotypies, l’hyperagitation, l’exploration et les interactions sociales. In fine, ce projet contribuera à mieux définir les conditions d’hébergement standards et leurs effets sur le bien-être des ouistitis, une espèce modèle en recherche biomédicale. Parallèlement, les méthodologies de dosage non invasives développées dans cette étude pourront être appliquées à d’autres espèces de primates non humains, voire à d’autres vertébrés partageant des mécanismes physiologiques similaires. Les résultats obtenus, qu’ils confirment ou non les hypothèses initiales, permettront d’éclairer les pratiques d’élevage et de conservation. Ils pourraient ainsi proposer des approches innovantes pour améliorer les conditions de vie des animaux en milieu confiné, tout en répondant aux exigences éthiques croissantes. Enfin, une meilleure compréhension de ces mécanismes ouvrira la voie à une standardisation des protocoles et à une amélioration de la rigueur scientifique des études utilisant des modèles animaux, en réduisant les biais liés au stress chronique.

Procédures

Deux prélèvements sous anesthésie à 1 mois d'intervalle (1mL de sang et poils coupés à la tondeuse). Les anesthésies dureront entre 5 et 10 minutes. 4 prélèvements de selles non invasifs sans contention ni anesthésie.

Impact sur les animaux

Stress lors des captures, anesthésies, hématome possible suite au prélèvement sanguin, stress potentiel au retour de l'animal dans son groupe.

Devenir

Tous animaux seront gardés en vie à la fin du projet, l’obtention de résultats dans ce projet n'étant pas invasif et ne nécessite pas la mise à mort des animaux.

Remplacement

L’objectif de l’étude est l’amélioration du bien-être des ouistitis hébergés en captivité dans nos colonies et une amélioration de leurs conditions de vie. Le ouistiti constitue ici l’objet même du projet et pas seulement le modèle utilisé pour atteindre l’objectif. Il n’est pas possible de remplacer l’espèce étudiée par des alternatives non animales dans ce contexte.

Réduction

Pour obtenir des résultats significatifs, nous avons déterminé par test statistique la nécessité d’étudier un total de 112 à 192 ouistitis pour l'ensemble de l'étude sur 4 établissements (28 à 48 individus/centre). Un minimum de 24 animaux par site (12 par groupe de traitement) est requis. Cependant, compte tenu de la forte variabilité observée, une cible de 28 à 48 animaux par EU est recommandée pour permettre des analyses statistiques robustes. Le centre hébergeant actuellement 32 animaux tous seront inclus (sauf les jeunes de moins d'un an moment de l'étude et les femelles allaitantes).

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux ou en famille en volières ou en cages avec un enrichissement structurel (hamac, tunnel, branche, etc.) et alimentaire favorisant les comportements naturels (insectes vivants, gomme arabique). Les animaux impliqués dans ce projet proviennent de notre élevage et sont habitués des tous petits à la présence humaine. De plus, les animaux qui participeront au projet sont régulièrement entraînés par conditionnement opérant. Lors des phases expérimentales et l'observation, les captures et manipulation seront effectuées par les personnes assurant leur entrainement de manière à limiter le stress lié à la manipulation. Lors des phases de prise de sang les animaux seront anesthésiés et leur réveil sera surveillé, tout comme les interactions sociales seront monitorées dans les heures et jours suivants l’intervention pour s’assurer qu’aucun conflit ne survienne par les zootechniciens et l’équipe en charge du bien-être animal ; dans le cas contraire une surveillance accrue sera initiée. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie afin de réduire le stress. Une anesthésie gazeuse sera utilisée ce qui permet un endormissement et un réveil plus rapide par rapport aux autres techniques ou molécules.

Choix des espèces

Le projet a pour objectif l’amélioration du bien-être d'animaux d'une colonie de ouistitis hébergés en animalerie intérieure n'ayant pas d'accès extérieur et par conséquent aux rayons solaires. La pertinence de l'espèce animale est ainsi en lien avec les besoins spécifiques de l'espèce en termes de conditions d'hébergements, amélioration du bien-être et besoins vitaminiques. Des individus de plus de 1 an seront étudiés pour obtenir des résultats sur des adultes, la croissance affectant l'état physiologique de l'animal et possiblement les niveaux de vitamine D. Nous exclurons de l’étude les femelles adultes gestantes ou allaitantes puisque le niveau de vitamine D change également avec l’état physiologique de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 36
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Transportées pendant deux heures avec ou sans diffusion d'une odeur présentée comme apaisante, 36 souris passent ensuite dix minutes en champ ouvert puis cinq minutes dans un labyrinthe en croix surélevée, trois fois au total, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet mesure le stress provoqué par le transport et vérifie si les animaux retrouvent un état stable après la semaine d'acclimatation habituelle, durée que le porteur décrit comme admise sans vérification réelle. Les bénéfices annoncés joignent l'amélioration du bien-être des animaux non-humains transportés et une meilleure fiabilité des résultats scientifiques. Aucune souris n'est tuée dans ce projet, leur état de santé restant intact, ce qui permet de les réutiliser ensuite dans d'autres protocoles.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment le transport influence le stress chez les souris utilisées en recherche, et de déterminer si l’utilisation d’odeurs apaisantes peut réduire ce stress. Le transport est une étape fréquente mais potentiellement stressante pour les animaux. Il peut modifier leur comportement (activité, exploration, anxiété) ainsi que leur état physique (poids, indicateurs biologiques du stress). Ces effets peuvent durer dans le temps et influencer les résultats des expériences. Pourtant, cette phase reste encore peu étudiée, et on considère souvent, sans réelle vérification, que les animaux retrouvent un état normal une semaine après leur arrivée au laboratoire (durée généralement utilisée). Le projet a donc plusieurs objectifs : - mesurer les effets du transport sur le comportement et l’état émotionnel des souris ; - identifier les paramètres les plus affectés par ce stress ; - tester si une odeur décrite comme apaisante utilisée pendant le transport permet de limiter ces effets. Un suivi dans le temps permettra également de vérifier combien de temps est réellement nécessaire pour que les animaux retrouvent un état stable après le transport. À terme, ce projet vise à améliorer le bien-être des animaux et à proposer des solutions simples pour réduire le stress lié au transport, permettant in fine, d’améliorer la fiabilité des résultats scientifiques.

Bénéfices attendus

En comparant des animaux de différents groupes (déjà présents au laboratoire (non transportées), transportées dans des conditions classiques, transportées avec une odeur supposée apaisante). Ce projet permettra de mieux comprendre l’impact réel du transport, de déterminer le temps nécessaire pour que les animaux retrouvent un état normal (et peut-être raccourcir ou allonger la durée conseillée pour l’acclimatation des animaux), de vérifier si l’odeur réduit le stress et/ou accélère la récupération. À terme, ces résultats pourraient améliorer les conditions de transport et le bien-être des animaux, tout en rendant les résultats scientifiques plus fiables et plus homogènes.

Procédures

Les interventions sont simples et non invasives. Elles comprennent des manipulations douces, le transport (avec ou sans odeur), la collecte d’excréments et des tests comportementaux. Le transport dure environ 2 heures. Les tests comportementaux sont réalisés trois fois : • test d’activité et d’exploration en openfield (10 minutes) ; • test d’anxiété en labyrinthe en croix surélevée (5 minutes). La durée totale des tests est d’environ 15 minutes par session. Un suivi quotidien est également réalisé (observation de l’état général et pesée), pour une durée d’environ 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont limités et principalement liés au stress du transport et des tests comportementaux, notamment les premiers qui seront réalisés juste après le transport. Le transport peut provoquer un inconfort temporaire (bruit, vibrations, manipulation), entraînant une augmentation passagère de l’anxiété ou de l’activité (nuisance légère). Les tests comportementaux peuvent générer un léger stress lié à un environnement nouveau, mais ils ne provoquent ni douleur ni blessure (nuisance légère). L’odeur utilisée pourrait être désagréable pour certains animaux, mais les quantités seront adaptées pour éviter tout effet nocif (nuisance légère).

Devenir

Les animaux ne subissent aucune procédure invasive ni douloureuse. Leur état de santé n’est pas altéré, ce qui permet leur réutilisation dans d’autres projets, conformément à la réglementation.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est nécessaire car le projet étudie des comportements et des réactions au stress dans une situation réelle (le transport). Ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits par des méthodes alternatives comme des cultures de cellules ou des modèles informatiques.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au strict minimum nécessaire. Chaque animal est suivi dans le temps, ce qui permet de recueillir plusieurs données sur le même individu et d’avoir des données répétées à analyser, tout en évitant d’utiliser des lots d’animaux différents . Les méthodes d’analyse choisies permettent d’exploiter au mieux les données et contribuent à limiter le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Les procédures sont non invasives et conçues pour limiter le stress. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé et les tests sont courts et adaptés aux animaux. Le projet vise lui-même à améliorer les conditions de transport, ce qui constitue une démarche de raffinement.

Choix des espèces

La souris est une espèce couramment utilisée en recherche, notamment pour l’étude du stress et du comportement. Son comportement est bien connu et les tests utilisés sont adaptés à cette espèce. Elle est également souvent transportée dans le cadre des pratiques habituelles en laboratoire, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier l’impact du transport. Les animaux utilisés sont adultes afin d’éviter les effets liés au développement, qui pourraient influencer les résultats.