Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
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- Système urogénital
Impact de l’hyperglycémie sur la sensibilité du tissu vasculaire à l’ischémie-reperfusion et effets protecteurs de l’activité physique.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
90 rats vont être utilisés dans des procédures classées sans réveil, l'acte final étant mené sous anesthésie sans reprise de conscience. Une hyperglycémie leur est induite par injection de streptozotocine ou de glucose, et une partie court cinq séances de tapis roulant par semaine pendant cinq semaines, un tapis équipé d'une stimulation électrique de faible intensité. Le porteur reconnaît que ce dispositif peut être "générateur de stress ou de douleurs légères à modérées" et prévoit une grille de points limites. Il affirme qu'il "n'existe aucun modèle de substitution in vitro" et juge l'usage d'animaux "indispensable" pour étudier l'ischémie-reperfusion sur le vaisseau entier.
Objectifs
Depuis plusieurs années, l’hyperglycémie est considérée comme un facteur de risque majeur dans le développement des maladies cardiovasculaires (Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébrale…). Par ailleurs, une étude clinique a récemment corrélé la consommation régulière de boissons sucrées et le risque de mortalité cardiovasculaire (Malik et al., 2019). Cependant, les mécanismes cellulaires sous-jacents sont encore mal compris. Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer l’origine de cette glucotoxicité, qui apparait dès une exposition brève au glucose. L’une des principales est la production exacerbée d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), déclenchée en condition d’hyperglycémie aigue (Yang et al., 2008, Lu et al, 2020). Lors d'un stress hyperglycémique, le stress oxydant, présent au niveau vasculaire semble impacter directement la biodisponibilité du monoxyde d’azote (NO) entrainant ainsi une dysfonction vasculaire (Forstermann and Munzel, 2006; Loader et al, 2017; Pektas et al, 2018). En condition pathologique telle que les pathologies ischémiques ces altérations de la fonction endothéliale pourraient conduire à une aggravation des lésions occasionées lors de la reperfusion. Cette hypothèse est en adéquation avec plusieurs méta-analyses indiquant qu’une glycémie élevée lors de l’admission à l’hôpital est associée à un pronostic plus défavorable lors d'un infarctus du myocarde (Capes et al, 2001) mais également lors d’un accident vasculaire cérébral (Moulin et al, 1997; Weir et al, 1997; Bruno et al, 1999). Suite à ces observations, l’hyperglycémie aigue, est considérée comme un « nouveau » facteur de risque durant un syndrome ischémique et comme un facteur prédictif de la sévérité des lésions de reperfusion (Ceriello, 2005). L'objectif principal de ce projet sera donc d'investiguer les mécanismes vasculaires impliqués dans l'aggravation des lésions d'ischémie reperfusion observées en condition hyperglycémiques. L’activité physique régulière etant maintenant largement reconnu pour ses effets vasculo-protecteurs (Joyner et Green 2009) notamment lors d'ischémies reperfusions (Farah et al., 2017; Boulghobra et al., 2020), le second objectif de ce travail sera d'évaluer les effets protecteurs d'une activité physique régulière sur la sensibilité à l'ischémie-reperfusion en condition hyperglycémique
Bénéfices attendus
Malgré l influence reconnu de l'hyperglycémie dans l'aggravation des effets délétères des pathologies ischémiques, peu de travaux ce sont intéressés aux effets directs de celle-ci sur la vasculature. Une meilleur compréhension de ces phénomènes semble indispensable afin de prévenir ces altérations. Par ailleurs il semble pertinent d'évaluer les potentiels effets protecteurs de l'activité physique sur les altérations spécifiques du tissu vasculaire.
Procédures
Les animaux des groupes hyperglycémiques sont soit soumis à une injection unique de streptozotocine (60mg/kg, 0,1ml/100g) soit de glucose (2 g/kg, 0.1ml/100g ip) en intrapéritonéale. Par ailleurs, tous les animaux des groupes exercés sont acclimatés au tapis roulant pendant 5 jours avant le protocole, à raison de 10 min de course à plat à une faible vitesse (15 m/min) qui est progressivement augmentée jusqu’à 22m/min. Puis le protocole d'activité physique consiste en 5 séances d'entraînements de 45 minutes par semaine pendant 5 semaines à une intensité correspondant à environ 60% de la vitesse maximale aérobie des animaux.
Impact sur les animaux
L'induction d'une hyperglycémie par injection intra-péritonéale de Streptozotocine ou de glucose est une procédure pouvant entrainer des douleurs faibles au site d'injection. Suite à cette injection les animaux seront placés sous surveillance durant 2 heures. La réalisation d'activité physique sur tapis roulant motorisé incluant une stimulation electrique de faible intensité peut être génératrice de stress ou de douleurs légères à modérées chez les animaux réalisant ce protocole. Afin de réduire ce stress tous les animaux sont acclimatés au tapis roulant pendant 5 jours avant le protocole, à raison de 10 min de course à plat à une faible vitesse (15 m/min) qui est progressivement augmentée jusqu’à 22m/min. Par ailleurs afin de limiter la douleur induite par ce protocole un système de contrôle permet l’arrêt automatique des chocs électriques si l’animal s'arrête sur les grilles de stimulation. Celles-ci deviennent alors une zone refuge pour l’animal (le temps que l’expérimentateur le retire du tapis et le replace dans sa cage). Durant la période de réalisation de l'activité physique mais également suite à l'injection de streptozotocine un contrôle de l'état clinique des animaux sera réalisé quotidiennement selon un système d’évaluation avec indices de 0 (normal ou léger) à 3 (changements importants par rapport à la normale) pour différents critères physiologiques et comportementaux.
Devenir
A la fin de la procédure les animaux sont euthanasiés (Doléthal : 182mg/kg, 0.1ml/100g ip) afin de prélever les artères fémorales et muscles de la patte postérieure ayant suivi le protocole d'ischémie-reperfusion ainsi que la patte controlatérale.
Remplacement
Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro pour évaluer l'effet de l’hyperglycémie et de l’exercice physique sur la sensibilité des vaisseaux à l’ichémie-reperfusion. Par ailleurs, l’utilisation d’animaux permet d'étudier des mécanismes cellulaires qui ne peuvent être analysés chez le patient. Afin de comprendre les mécanismes délétères de l'hyperglycémie sur ce fonctionnement artériel, il semble pertinent de considérer cet organe dans son intégralité et dans des conditions expérimentales les plus proches possibles des conditions physiologiques. Par conséquent l'utilisation de modèles animaux apparait comme indispensable à la réalisation de ce protocole.
Réduction
Approche statistique : Effectifs : Différences attendues entre populations sur critère de jugement principal (cf. littérature scientifique et résultats antérieurs du laboratoire sur l’altération de la fonction endothéliale) : env. 20% ; soit pour puissance statistique= 0,95, risque alpha= 0,05, 15 animaux/groupe. Analyse statistique SPSS 20.0 pour Windows (SPSS Inc.). Signification statistique pour risque d’erreur de première espèce α = 5%. Ceci, plus notre expérience préalable dans le domaine nous ont permis de déterminer le nombre d’animaux pour ces expérimentations. Approche expérimentale : La taille du rat permet de collecter une plus grande quantité de matériel biologique nécessaire à la réalisation d’évaluations vasculaires Ex-vivo et analyses biochimiques, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux
Raffinement
Les animaux sont stabulés une semaine après leur arrivée, avant toute procédure, afin de s’acclimater à leurs conditions d’hébergement. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un animalier formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Lors de la procédure les animaux sont anesthésiés à l'isoflurane (4.5% pour l’induction puis 1.5-2% pour le maintien de l’anesthésie) et une injection sous-cutanée de buprénorphine (0.3mg/kg) 30 min avant l'intervention sera également réalisée. La température des animaux est maintenue constante grâce à l’utilisation de tapis chauffants. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure d’ischémie-reperfusion par surdose d'anesthésique (Doléthal : 182mg/kg, 0.1ml/100g ip)
Choix des espèces
Le rat est un modèle de choix car la physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme. Le modèle rongeur a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo. L’utilisation du même animal in vivo puis pour des analyses biochimiques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours du protocole expérimental. Afin d'éviter des modifications liées au développement des animaux, les animaux seront utilisés à un stade mature (rats de 12 semaines) pour être représentatif d’une population adulte
Implantation en tant que pontage artérioveineux chez le gros animal d’un vaisseau sanguin allogénique obtenu par tissage de fils de matrice extracellulaire
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
13 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de trois à quatre heures pour l'implantation d'un substitut vasculaire tissé posé en pontage entre carotide et jugulaire, puis des contrôles échographiques répétés sous anesthésie et une ponction à l'aiguille simulant l'hémodialyse. Le porteur mentionne parmi les nuisances l'absence de traitement anti-inflammatoire, un risque d'hémorragie et de déchirement du greffon, et prévoit la mise à mort à quatre et huit semaines pour prélever le vaisseau. Il affirme qu'une implantation "chez le gros animal" est "indispensable" et que la brebis est la seule espèce dont les cellules produisent les feuillets recherchés.
Objectifs
Les substituts vasculaires entièrement biologiques d’origine humaine issus d’une approche basée sur la synthèse de matrice par les cellules in vitro dite de « Cell-Assembled extracellular Matrix-CAM » ont été implantés chez l'Homme avec succès. Pour pallier les limites des prothèses vasculaires synthétiques, l’approche CAM permet la production de feuillets entièrement biologiques grâce à des cellules extraites à partir de peau humaine adulte saine. Des greffons de vaisseaux sanguins obtenus par roulage de ces feuillets ont été implantés avec succès chez des patients montrant une remarquable biocompatibilité. Cependant, leur méthode d’assemblage est longue pour permettre la fusion des différentes couches du vaisseau. Pour réduire le temps de production, ces feuillets sont transformés en fils qui, une fois montés sur un métier à tisser, permettent l’obtention d’un substitut vasculaire par tissage. Une implantation dans un modèle de gros animal ayant une anatomie proche de celle de l’humain est indispensable pour évaluer le comportement mécanique des produits d’ingénierie tissulaire tissés issus de l’approche CAM. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’étudier le comportement mécanique ainsi que le remodelage in vivo de nos substituts vasculaires biologiques tissés à partir de fils de CAM face à une hémodynamique propre à l’hémodialyse, un contexte clinique pertinent, et ce dans un contexte de greffe allogénique, c’est-à-dire dans un contexte où un tissu d’un individu d’une espèce est implanté chez un autre individu d’une même espèce. Cela permettra d’étudier les réactions immunitaires innées et adaptatives, et de mettre en évidence que notre substitut peut être implanté en tant qu’accès vasculaire artérioveineux et subir/s’adapter à une hémodynamique importante et subir un remodelage adapté. Cela permettra également de mettre en évidence la faible réponse immunitaire à court terme de l’hôte suite à l’implantation. Ces résultats permettront d’envisager la réalisation d’une étude à plus long terme (jusqu’à 1 an) pour évaluer la viabilité à long terme du greffon et ce à terme pour utiliser cette technique chez les patients.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont multiples. Ce projet permettra de mettre en avant la possibilité d’utiliser des substituts vasculaires tissés à partir de CAM allogénique. En effet, ce projet permettra de mettre en avant la faible réponse immunitaire de l’hôte à notre substitut allogénique. Ces réponses supporteront l’idée que des vaisseaux allogéniques tissés dévitalisés peuvent être utilisés avec efficacité et peuvent pallier à la limite des substituts autologues. Également, les études du comportement mécanique et du remodelage du substitut apporteront des réponses essentielles qui permettront de modifier les paramètres de tissage des substituts afin d’adapter leurs propriétés mécaniques et structurelles de l'organisme. Les adaptations mises en place suite à ces résultats permettront ainsi d’obtenir un substitut dont les propriétés répondront au mieux à une situation clinique donnée.
Procédures
Toutes les interventions dans cette étude seront faites sur des animaux anesthésiés. Premièrement, les implantations d’un substitut vasculaire tissé ainsi que d’un contrôle avec une prothèse synthétique commercialisé et actuellement utilisée en clinique, seront effectués dans un modèle bilatéral sur chacune des huit brebis, après anesthésie et avec des protocoles pré, per et post opératoires adaptés. Cette procédure chirurgicale est prévue une fois par animale pour une durée estimée à 3 à 4 heures. Les animaux seront soumis à des contrôles échographiques post-implantation et à des temps de 2 et 4 semaines (pour le groupe de 4 semaines), et post- implantation et à des temps de 2, 4, 6 et 8 semaines (pour le groupe 8 semaines). Chaque échographie sera réalisée sur animal anesthésiée pour réduire le stress des animaux. Chaque échographie ne durera pas plus d’une heure et chaque animal sera anesthésié pour une durée maximale d’une heure. Pour le groupe de 8 semaines, une ponction de l’abord vasculaire sera effectuée avec une aiguille 16G afin de simuler un contexte d’hémodialyse. Cette ponction sera réalisée à 4 semaines, lors de l’échographie de contrôle, sur animal anesthésié. La ponction et l’échographie ne dureront pas plus d’une heure et chaque animal sera anesthésié pour une durée maximale d’une heure.
Impact sur les animaux
La phase déterminante pour le bien-être de l’animal repose sur un temps d’intervention court. En effet, chaque brebis sera sous anesthésie générale pour effectuer la chirurgie d’implantation du greffon. Plus le temps passé sous anesthésie est court, mieux c’est pour le bien-être de l’animal et la réduction des effets indésirables de l’anesthésie. Nous estimons la durée de la chirurgie de 3 à 4 heures. Une fois implanté, des effets indésirables liés au greffon pourraient apparaître. Si des problèmes d’hémorragie ou d’écoulement à travers le greffon apparaissent, le protocole d’anticoagulation pourra être revu et adapté. Un autre effet indésirable potentiel est le déchirement du greffon, suite à un mouvement brusque de la brebis ou un coup porté sur l’implant par un autre animal. Si un déchirement est observé et est attribué directement au greffon, le design de ce dernier pourra être adapté pour les brebis suivantes. Afin de gérer le stress des animaux et d’éviter un endommagement du greffon et/ou une blessure de l’animal, les contrôles échographiques se feront sous anesthésie générale. De plus, cela permettra d’analyser le greffon avec plus de précision que si la brebis est vigile et en mouvement. Ces contrôles et l’anesthésie générale dureront une heure maximum. Une des nuisances pour l’animal au sein de cette étude est également l’absence de traitement anti-inflammatoire en post-opératoire. En effet, ce projet repose sur l’étude de la réaction inflammatoire de l’hôte suite à l’implantation des substituts vasculaires. Ainsi, aucun traitement anti-inflammatoire ne sera administré suite à l’implantation Au cours de cette étude, un protocole précis de prémédication, d’analgésie et d’anesthésie sera mis en place et le bien-être des animaux sera suivi constamment par le personnel dédié.
Devenir
A l’issu des contrôles terminaux, tous les animaux seront mis à mort aux différents temps définis (4 et 8 semaines). En effet, nous étudierons la réponse immunitaire ainsi que le remodelage des allogreffes par les cellules ; cette étape nécessitant le prélèvement du substitut vasculaire préalablement implanté entre la carotide et la veine jugulaire, la mise à mort de celui-ci est inévitable.
Remplacement
Un modèle de vaisseau humain peut être largement étudié in vitro d’un point de vue mécanique grâce à des bancs d’essais. Cependant, ces plateformes de tests ne permettent pas d’étudier la réponse immunitaire ou l’intégration d’un greffon dans des conditions réelles d’utilisation. Il ne sera donc pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux. Ainsi l’utilisation d’un modèle animal de grande taille possédant un système cardiovasculaire proche de l’homme (porcin, ovin, canin ou primate) est souhaitable pour ce projet. En effet, l’objectif du projet est d’évaluer la fonctionnalité, la réponse immunitaire et l’intégration du substitut vasculaire dans l’organisme vivant et entier et ce, dans un contexte clinique pertinent (pontage artérioveineux), afin d’envisager à terme une utilisation chez les patients.
Réduction
Ces expérimentations sont conçues pour avoir recours à un nombre minimal d’animaux permettant l’obtention de résultats exploitables sur le plan statistique. Huit brebis seront implantées avec le même nombre de conditions expérimentales. Un modèle bilatéral sera utilisé ; ainsi, chaque animal sera son propre contrôle, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux impliqués dans l’expérimentation.
Raffinement
Le raffinement sera pris en compte tout au long du projet. Le projet sera mis en place dans des locaux agréés avec du personnel dédié et expérimenté. De l’enrichissement sera mis en place pour répondre au besoin des animaux (pierre à sel, foin, hébergement en groupe sociaux, paille). Un protocole précis de prémédication, d’analgésie et d’anesthésie sera mis en place lors des différentes phases et le bien-être des animaux sera suivi constamment par le personnel dédié et formé à l’espèce étudiée. Si nécessaire, des actions adaptées seront appliquées et le vétérinaire désigné de l’établissement sera sollicité.
Choix des espèces
Ces expérimentations chez le gros animal sont nécessaires pour évaluer la faisabilité et la durabilité de greffons vasculaires de diamètres qui correspondent à ceux utilisés en clinique, notamment en pontage artérioveineux. Le modèle ovin a été choisi car il fait partie des modèles animaux couramment utilisés dans le domaine vasculaire (comme le modèle canin et le modèle porcin). En revanche, d’après nos études menées au laboratoire, ce modèle est le seul dont les cellules permettent la production de feuillets de CAM qui ressemblent à ceux produits avec des cellules humaines. Les animaux seront implantés à partir de 13 mois d’âge afin d’avoir des brebis adultes, à ce stade les brebis possèdent un système immunitaire et un système vasculaire mature.
Etude pilote pour évaluer le phénotype d’une lignée de souris porteuses d’une mutation humaine du gène TAF8
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles portent une mutation humaine du gène TAF8 associée à une déficience intellectuelle, et sont génotypées par rognage de phalanges avant l'âge de dix jours puis observées jusqu'à seize semaines. Le porteur n'attend aucun effet indésirable mais surveille l'alimentation et d'éventuelles crises d'épilepsie chez les nouveau-nés. Il présente cette étude pilote comme un préalable qu'il juge impossible à remplacer, seize souris étant conservées jusqu'à seize semaines et les autres tuées au sevrage.
Objectifs
L'initiation de la transcription par l'ARN polymérase II (Pol II) est contrôlée par l'assemblage séquentiel des facteurs généraux de transcription (GTF) au niveau des promoteurs. TFIID est le premier GTF à se lier au promoteur. Chez les métazoaires, TFIID est composé de la protéine de liaison à la boîte TATA (TBP) et de 13 facteurs associés à TBP (TAFs). Il est intéressant de noter que si de nombreuses cellules ont besoin du complexe TFIID canonique, d'autres sont moins affectées par la déplétion de certaines sous-unités TAFs. Le développement du système neuronal requiert particulièrement la présence de TFIID, car des mutations dans les gènes codant pour les sous-unités TFIID ont été associées à des troubles neurologiques et à une déficience intellectuelle chez des patients humains. Chez la souris, la perte de fonction de Taf8 est létale au stade de l'implantation [1]. Nous avons récemment identifié une mutation homozygote (c.781-1G>A) du site d'épissage de TAF8 (intron7/exon8) chez une patiente présentant une déficience intellectuelle, un retard de développement et de croissance, et une légère microcéphalie [2]. En dépit de ces problèmes, d'après l'avis de son médecin, cette patiente est en relative bonne santé sans crise ni besoin d'hospitatisation. Des analyses effectuées sur des fibroblastes dérivés de cette patiente ont montré de façon surprenante que, bien que la protéine TAF8 mutante ne soit pas détectable et que l'assemblage du TFIID soit altéré, la transcription par la Pol II n'est pas significativement affectée. D'autres patients, âgés de 2 à 18 ans, porteurs de la même mutation ont été identifiés (données non publiées de nos collaborateurs): tous sont caractérisés par des difficultés d'alimentation, un retard de croissance et du développement moteur (hypotonie axiale, spasticité progressive) et une déficience intellectuelle sévère. Des crises d'épilepsie pendant l'enfance ont égalemment été observées chez ces patients. Le but général de notre projet est d'analyser les conséquences moléculaires de cette mutation humaine au cours du développement et de la différenciation mais aussi d'étudier le phénotype comportemental en utilisant la souris comme modèle (mutation Taf8H). Dans un premier temps, nous souhaitons valider l'absence de phénotype dommageable des souris homozygotes adultes avant d'initier dans un deuxième temps un projet d'analyse comportementale. [1] doi.org/10.1242/dev.127.24.5449 [2] doi.org/10.1093/hmg/ddy126
Bénéfices attendus
Ce projet est un projet préliminaire qui nous permettra de confirmer l'absence de phénotype dommageable chez les souris homozygotes Taf8H/H. Une fois, l'absence de phénotype dommageable avérée, nous soumettrons une autre saisine pour l'analyse des capacités intellectuelles des animaux mutants. A terme, ces projets apporteront des connaissances fondamentales sur le fonctionnement de la transcription et permetteront de mieux comprendre la cause de déficiences intellectuelles chez l'homme.
Procédures
Les souriceaux seront génotypés par rognage de phalanges avant l'âge de 10 jours.
Impact sur les animaux
La patiente qui a été étudiée au laboratoire présente une déficience intellectuelle, un retard de développement et de croissance, et une légère microcéphalie. En dépit de ces problèmes, d'après l'avis de son médecin, cette patiente est en relative bonne santé sans crise ni besoin d'hospitatisation (âgée de 4,5 ans au moment de l'étude). D'autres patients, âgés de 2 à 18 ans, porteurs de la même mutation ont été récemment identifiés (données non publiées de nos collaborateurs). Tous sont caractérisés par des difficultés d'alimentation, un retard de croissance et du développement moteur (hypotonie axiale, spasticité progressive) et une déficience intellectuelle sévère. Des crises d'épilespie pendant l'enfance ont égalemment été observées chez deux des trois patients. Aucun effet indésirable n'est attendu chez les animaux Taf8H/H mais une attention sera portée au suivi de l'alimentation et à l'occurence éventuelles de crises d'épilepsie chez les nouveaux nés et du développement moteur.
Devenir
Le but de cette saisine est l'observation des animaux de leur naissance jusqu'à 16 semaines qui correspond à l'âge maximal prévu pour les analyses futures. Tous les animaux seront génotypés mais seules 8 souris Taf8H/H et 8 souris contrôles (+/+ ou H/+) seront conservées pour l'observation jusqu'à l'âge de 16 semaines: les autres souris seront euthanasiées au moment du sevrage. les animaux suivis seront eux euthanasiés à 16 semaines.
Remplacement
Le but de ce projet pilote est de vérifier qu'une mutation à l'état homozygote n'induit pas de phénotype dommageable ou affectant le bien être des souris, avant d'initier un projet d'analyse comportementale. Il n'est donc pas possible de remplacer ces animaux.
Réduction
Le nombre de 6 portées minimum pour obtenir au moins 8 animaux Taf8H/H homozygotes a été choisi pour nous assurer de l'absence de phénotype. Les mêmes animaux seront analysés tout au long de leur vie (naissance jusqu'à 16 semaines) pour minimiser le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Le but de cette saisine est de vérifier que la mutation Taf8H à l'état homozygote ne provoque pas de phénotype dommageable, même si aucun problème n'est attendu puisque les patients humains sont viables et se caractérisent principalement par une déficience intellectuelle. L'élevage des animaux sera fait par un personnel compétent dans des conditions du respect du bien être animal, par du personnel compétent sensibilisé à la possibilité de l'apparition d'un phénotype délétère chez les mutants. Cette évaluation sera faite en conditions normales d'hébergement avec enrichissement et en maintenant les liens sociaux entre les animaux. A la naissance, la capacité d'alimentation de tous les souriceaux sera évalué par la présence de lait dans l'estomac. L'état des animaux sera évalué 3 fois par semaine (propreté, déplacement, vivacité et posture) jusqu'à l'âge de 16 semaines. En cas de souffrance animale, l'avis du vétérinaire sera démandé pour une éventuelle action avant euthanasie si aucune solution ne se présente.
Choix des espèces
Nous souhaitons modéliser une mutation découverte chez l'homme et associée à des problèmes cognitifs. La souris est un modèle de choix qui nous permettra de dériver des lignées cellulaires utiles pour les études moléculaires in vitro tout en analysant le développement du système nerveux et le comportement des animaux mutants. Le but de cette saisine est de nous assurer de l'absence de phénotype délétère chez les homozygotes: les animaux seront donc observés de la naissance jusqu'à 16 semaines où ils seront euthanasiés.
Membrane à base d’acide polylactique fonctionnalisée : Evaluation de la biocompatibilité et de la biodégradation par un modèle d’implantation sous-cutané chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
400 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux incisions dans le dos permettent de glisser sous la peau un biomatériau à base d'acide polylactique, dont on veut évaluer la biocompatibilité en vue d'applications de régénération osseuse dentaire chez l'humain. Le porteur indique une inflammation de la zone opérée, une possible désunion de la plaie et un risque d'infection inférieur à 10 %, et précise que les prélèvements de peau ne sont faits qu'après la mise à mort. Il affirme qu'il "n'existe pas d'alternative" ni de méthode in silico pour vérifier la biocompatibilité dans un organisme vivant.
Objectifs
La pose d'un implant dentaire est généralement entravée par un volume osseux limité au niveau de l'os de la machoire. Afin d'augmenter ce volume osseux et assurer la pose efficace de l'implant, la greffe osseuse , technique de référence, est utilisée. Cependant cette technique présente des inconvénients. La nécessité de procéder à deux actes chirurgicaux (prélèvement et greffe), la faible quantité d'os disponible lors du prélèvement ainsi que les suites post-opératoires et les complications potentielles nous pousse à l'innovation et au développement de nouvelles techniques de régénération osseuse moins invasives. La régénération osseuse guidée (ROG) utilise des matériaux sous forme de membranes qui ont pour rôle de séparer le défaut osseux à régénérer des tissus mous périphériques (peau, muqueuse et muscle). Ces membranes barrières vont donc empêcher la colonisation du défaut osseux par ces tissus indésirables et favoriser la prolifération et la migration des cellules d'origine osseuse dans le défaut osseux. De nombreuses membranes sont actuellement commercialisées, mais leur manque de propriétés régénératrices, leur manque de tenue mécanique ainsi que leur résorption rapide pousse la recherche à dévelloper de nouvelles générations de membranes afin d'améliorer leurs propriétés. Ce projet de recherche vise (1) à étudier la compatibilité et (2) à évaluer la dégradation de nouvelles membranes fabriquées au laboratoire. Les études in vitro préalablements effectuées ont permis de sélectionner des membranes avec un potentiel thérapeutique important (dégradation, régénératrice et antimicrobien). Leur innocuité a été évaluée, mais les études in vitro ne peuvent modéliser la complexité des systèmes physiologiques mis en place lors de la réponse inflammatoire et lors de la cicatrisation in vivo. Le recours a un modèle animal est donc un préalable préclinique essentiel pour envisager une plausible application en clinique humaine. Pour ce projet, nous choisissons de travailler avec le rat, car l'enssemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font de cet animal, le modèle préférentiel pour mener à bien cette étude. Nous étudierons la biocompatibilité et la résorption de différentes membranes fabriquées à partir de polymères secondairement fonctionnalisées. Ces membranes seront implantées sous la peau dans le dos des animaux.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet à court terme sont : (1) la vérification de la bonne tolérance biologique et tissulaire (absence de réaction inflammatoire exacerbée et absence de fibrose cicatricielle au contact des membranes, (2) le développement de biomatériaux à dégradation tissulaire contrôlée pour une utilisation en ROG. Les bénéfices attendus à long terme sont de pouvoir proposer en clinique chez l’homme, des dispositifs médicaux innovants doués de propriétés cicatrisantes, ossifiantes, antibactériennes et biomécaniques améliorées par rapport aux dispositifs médicaux actuellement disponibles sur le marché dans le but de répondre à des impératifs cliniques élargis et adaptées à des situations pathologiques spécifiques (médecine régénératrice personnalisée). La réalisation de ce projet d’expérimentation animale sur le rat permettrait de confirmer la pertinence de la stratégie thérapeutique de vouloir améliorer les propriétés de membranes actuellement commercialisées destinées à la ROG.
Procédures
Les animaux seront sousmis à une seule procédure chirurgicale consistant à réaliser 2 incisions dans le dos, une de chaque côté de 1,5 - 2 cm afin de glisser sous la peau un biomatériau. La durée de la procédure chirurgicale n'excédera pas 5 minutes. Les analyses thermique seront pratiquées sur des animaux anesthésiés. Les prélèvements tissulaires (peau) ne seront réalisés qu'après la mise à mort des animaux.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances attendues d'après la littérature occasionnées lors de cette procédure sont : une inflammation aigüe et subaigüe de la région opérée suite au décollement sous-cutanée et la mise place du biomatériau, une désunion des berges de la plaie et un risque d'infection de la plaie cutanée (
Devenir
A la fin de l'expérimentation, tous les animaux seront anesthésiés puis mis à mort afin de pouvoir procéder au prélèvements tissulaires et biologiques sans souffrance.
Remplacement
Les études in vitro permettent d'évaluer la cytotoxicité et la réponse inflammatoire induites par les biomatériaux. Pour une utilisation en clinique humaine la biocompatibilité d’un dispositif médical (DM) candidat doit être vérifiée par une implantation dans un organisme vivant. A ce jour il n’existe pas d’alternative ni de méthode in silico permettant de répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Nous utiliserons au minimum 6 rats et au maximun 10 rats par lot, nombre calculé pour permettre d'obtenir des résultats scientifiques probants et staristiquement significatifs. Dans l'optique d'une réduction maximale du nombre d'animaux à inclure, des analyses intermédiaires à 6 et 8 animaux/lot seront réalisées avant d'augmenter le nombre d'individus le cas échéant afin d'obtenir la puissance statistique nécessaire (Stratégie go - no go).
Raffinement
A leur arrivée à l'animalerie les rats subiront une phase d'acclimatation de 14 jours aux conditions d'hébergement du laboratoire. Les animaux seront hébergés dans des cages plastiques adaptées à la taille des animaux (surface : 800 cm2 et hauteur : 18 cm) dans un environnement monitoré (20-24 °C ; cycle 12h lumière - 12h obscurité) avec un nombre de 2 à 3 animaux par cage (en respectant une surface minimum de 250 cm2 par animal). La nourriture et l'eau seront mis à disposition ad libitum et la litière sera changée régulièrement. Les cages seront enrichies de tubes en carton avec lesquels les animaux construiront un nid et du sizzle-dry kraft. Après la procédure chirurgicale, les animaux seront placés dans des cages individuelles jusqu'au retrait des fils (dépose des sutures prévues à 7 jours post-opératoires pour les lots concernés). Une analgésie préventive par injection de buprénorphine (0.05 mg/kg, en sous-cutanée dans la région abdominale) en post-opératoire immédiat (avant réveil des animaux) sera pratiquée et poursuivie pendant 72h à la demande en fonction du obtenus à partir d'une grille d'évaluation de la souffrance et du Bien-être animal reconnue (Morton et Griffiths, 1985). Une surveillance clinique biquotidienne au minimum durant les 4 premiers jours post-opératoires sera mise en place. A partir du 5ème jour, une surveillance uni-quotidienne pourra être envisagée si le score clinique le permet (score inférieur ou égal à 3), dans le cas contraire une surveillance biquotidienne sera maintenue jusqu'à l'obtention d'un score inférieur ou égal à 3. En cas d'atteinte d'un niveau défini de points limites, la mise à mort de l'animal sera anticipée. Après la dépose des fils, les animaux seront réunis par 2 ou 3 par cage jusqu'à la fin de l'expérimentation afin de garantir leur bien être et leur vie sociale.
Choix des espèces
Le modèle d’implantation sous-cutanée est considéré comme une référence pour évaluer la réponse biologique (inflammation, cicatrisation et remodelage) vis-à-vis d’un biomatériau. Différentes espèces animales peuvent être utilisées mais le rat reste l’espèce de référence de par sa taille (en comparaison de la souris) favorisant une acte opératoire reproductible et rapide. Le rat immunocompétent est choisi car il permettra d’apporter une réponse vis-à-vis de la réaction immunitaire induite par l’implantations des membranes en PLA fonctionnalisées. Plusieurs souches de rats ont été utilisées dans la littérature, notamment les rats Sprague-Dawley et Wistar. L’animalerie dispose de l’agrément pour l’espèce et la souche choisie (Wistar). Les animaux utilisés dans cette étude sont des rats adultes âgés de 8 à 12 semaines pesant entre 200-300g. Des rats juvéniles ne seront pas adaptés pour l’implantations des différentes membranes (1cm x 1cm). Généralement, des rats âgés de 8 à 12 semaines sont habituellement utilisés dans la littérature.
Etude de pharmacocinétique chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 5000
10 000 rongeurs, 5 000 souris et 5 000 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un candidat médicament par gavage ou injection puis subissent des prélèvements de sang et de tissus, parfois multiples, aux veines rétro-orbitaire, mandibulaire, saphène ou caudale, pour analyser la pharmacocinétique de molécules. Le porteur indique que l'effectif et le stade des animaux sont fixés par le "donneur d'ordre". Il conclut qu'aucune méthode alternative ne permet ces analyses et juge le recours à l'animal "nécessaire".
Objectifs
La collecte de sang et de tissu sur rongeur est une étape nécessaire lors de recherches concernant un nouveau candidat médicament. En effet, elle permet l’analyse de la pharmacocinétique d’un composé concernant son absorption / résorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination. L’objectif de la présente étude est de déterminer les méthodes de prélèvements sanguins et / ou tissulaires qui vont être nécessaires pour ces analyses.
Bénéfices attendus
Lors du développement d’un candidat médicament il est essentiel, au-delà de la recherche d’efficacité dans l’aire thérapeutique ciblée, de connaitre ses propriétés concernant sa pharmacocinétique. Cela permet d’obtenir des informations sur différentes caractéristiques comme son absorption / résorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination. Afin d’obtenir ces informations, il est nécessaire de réaliser des dosages à partir d’échantillons sanguins et / ou tissulaires.
Procédures
La collecte de sang et de tissu sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements sont réalisés soit à la suite d’un test comportemental soit sur des animaux ayant seulement reçus le traitement du candidat médicament (prélèvement unique ou multiple); ils sont réalisés sur tout l’effectif de tous les groupes expérimentaux.
Impact sur les animaux
1- Les administrations - Elles sont réalisées une seule fois avant le prélèvement. Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, différents effets indésirables peuvent être observés : inconfort dû à l’injection, des effets secondaires dus aux produits (comme la sédation par exemple) 2- Les prélèvements - Ils sont réalisés après l'administartion des produits. Les prélèvements de fèces sont réalisés sur des animaux vigiles, les autres prélèvements sont réalisés exclusivement sous anesthésie générale (à l’isoflurane).
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post mortem.
Remplacement
A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour permettre l’analyse de la pharmacocinétique d’un candidat médicament à la suite d’un traitement, le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour étudier l’efficacité de nouvelles molécules.
Réduction
Le nombre total d'animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d'animaux par groupe nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement interprétables lors des bioanalyses. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des variables mesurées, ce nombre a été fixé à 10 animaux par groupe. L'utilisation d'un nombre inférieur d'animaux a une probabilité importante d'entraîner la non-validité des analyses, conduisant à les refaire, et par conséquent à utiliser un nombre d'animaux plus élevé. Les données sont exprimées sous forme de moyenne et d'erreur standard de la moyenne (SEM). La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA) suivi du test de Tukey. Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Dans le cas de prélèvements multiples (sang par sinus rétro-orbitaire, mandibulaire, saphène ou caudale), un suivi approfondi est effectué après chaque ponction pour vérifier : 1) que l’animal se réveille correctement; 2) qu’il y a bien un arrêt du saignement et 3) qu’il n’y a pas d’effets secondaires suite au prélèvement. Leur état sanitaire sera évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l’expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. De plus, la proximité clinique entre les modèles rongeurs et les maladies humaines rendent ces analyses de pharmacocinétiques fiables pour l’étude des caractéristiques de candidats médicaments. Les lignées de souris utilisées (selon les protocoles) sont : C57Bl/6 J ou SWISS. D'autres lignées de souris peuvent également être utilisées : C57Bl/6 N, BALB/c, DBA/2, BTBR... Les lignées de rats utilisées (selon les protocoles) sont : Wistar et Sprague-Dawley. D'autres lignées de rats peuvent également être utilisées : SHR... Le stade de développement est déterminé par le donneur d’ordre en fonction de l’âge auquel est destiné le candidat médicament chez l’homme. Selon les études : 3 à 52 semaines au moment du prélèvement.
Enrichissement multimodal postnatal des agneaux et influence sur leur bien-être et leur développement comportemental
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
40 agneaux vont être utilisés, accompagnés de 20 brebis non comptées comme cibles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés vivants. Ils subissent des tests comportementaux, la pose répétée de ceintures à capteur cardiaque, deux prises de sang et des prélèvements de laine, pour évaluer l'effet d'un enrichissement du milieu sur leur bien-être et leur développement. Le porteur décrit un stress de courte durée lié aux manipulations et aux isolements. Il inscrit cette étude sur le bien-être dans une visée d'élevage "durable" et de recommandations pour l'élevage commercial.
Objectifs
L’objectif scientifique de ce projet est de tester l’effet d’un enrichissement multimodal des agneaux, dès le plus jeune âge et jusqu’à 2 mois après sevrage sur le bien-être des agneaux, le développement de leurs capacités cognitives et leur réactivité à une phase d’élevage classique source de stress pour les agneaux : le sevrage. L’hypothèse est que l’enrichissement du milieu de vie des agneaux sera pertinent (induisant donc bien un bénéfice comportemental pour les agneaux, selon la définition de Bloomsmith, 1991), qu'il les placera dans un état émotionnel positif leur permettant de mieux affronter une situation stressante (le sevrage), tout en leur offrant une diversité d’activités possibles pouvant détourner leur attention de l’absence de la mère, et qu’il entraînera un meilleur développement cognitif leur permettant d’être plus efficace lors d’un test de type labyrinthe (test de flexibilité comportementale). Pour ce faire, deux lots d’animaux seront constitués : un lot témoin (T) avec des animaux élevés classiquement, avec leurs mères jusqu’au sevrage, et un lot enrichi (E) avec en plus de l’élevage classique appliqué au lot témoin l’apport de différents objets d’enrichissement afin d’offrir aux agneaux une diversité de stimulations, touchant plusieurs de leur sens, dont le toucher et l’olfaction, et couvrant différents types d’enrichissements. Les objets d’enrichissements prévus sont au nombre de 8 : une brosse en L avec ressort, une brosse fixe simple, une plateforme multi-niveaux, un ballon suspendu, une boîte diffusant des odeurs à valence positive pour les agneaux accompagnée d’une barrière de séparation, et trois objets suspendus pour des manipulations orales.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, le cas échéant, de faire la preuve de concept que l’enrichissement multimodal dès le plus jeune âge des agneaux est pertinent, permettant d’améliorer le bien-être des agneaux tout au long de leur croissance, et notamment au cours de phases d’élevage stressantes comme le sevrage, en favorisant leurs émotions positives, en stimulant et en développant leurs capacités cognitives et en améliorant leur robustesse. Ce projet permettra aussi de formuler des recommandations pour la mise en place d’objets d’enrichissement du milieu pour les agneaux en élevage commercial.
Procédures
Les 20 brebis ne seront soumises à aucune intervention. Les 40 agneaux seront soumis à : - 3 tests comportementaux, impliquant de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères - 5 mises en place et 5 retraits des ceintures nécessaires pour maintenir le capteur de l’activité cardiaque, impliquant de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères, de les mettre en contention pour la pose / retrait du matériel. - 2 prises de sang, réalisées à l’occasion de la mise en place du matériel de mesure de l’activité cardiaque, évitant ainsi des manipulations supplémentaires sur les animaux, hormis bien sûr la prise de sang. - 3 prélèvements de laine, réalisés pour 2 d’entre eux à l’occasion de la mise en place du matériel de mesure de l’activité cardiaque, évitant ainsi des manipulations supplémentaires sur les animaux, hormis bien sûr la tonte de la zone concernée. Le 3e prélévèment implique de les manipuler pour les sortir du parc d’élevage et de les isoler, au moins partiellement, de leurs congénères, et de les mettre en contention pour réaliser la tonte de la zone concernée.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir un stress de courte durée dans quelques phases du projet : manipulation par l'homme pour mesures physiologiques, tests de réactivité émotionnelle, test de flexibilité comportementale du fait d'une brève contention, d'une exposition à un environnement nouveau et/ou d'un isolement social. Les enrichissements du milieu peuvent éventuellement être source de compétition pour les animaux (et donc d’une augmentation des comportements agonistiques), mais dans le cas de cette étude le nombre d’objets d’enrichissement (8 pour 20 agneaux) mis à disposition des animaux est suffisant pour que ce phénomène de compétition ne soit pas négatif pour les animaux.
Devenir
A l’issue de chacune des 2 procédures les animaux sont maintenus en vie et poursuivent l’expérimentation.
Remplacement
Ce projet a pour vocation de déterminer l'influence de l'apport d'enrichissements multimodaux sur le bien-être et sur le développement du comportement. Il est donc nécessaire d’étudier les animaux cibles, dans notre cas des agneaux, pour pouvoir appréhender leur comportement. NB : Le manque de connaissances scientifiques sur l’enrichissement multimodal dès le plus jeune âge chez les agneaux empêche la construction de modèles in silico pour cette étude.
Réduction
Au total 40 agneaux accompagnés de leurs mères, soit 20 brebis, sont utilisés dans l’expérimentation. Notre effectif statistique est donc de 20 agneaux par lot (les mères n’étant pas la cible de l’expérimentation). Cet effectif est nécessaire pour appréhender la variabilité inter-individuelle du comportement et des paramètres physiologiques (activité cardiaque et cortisolémie) ainsi que l’effet maternel (agneaux appairés à leur frère/sœur). Les modèles statistiques (modèles de regression linéaires et non linéaires généralisés mixtes) tiendront compte de l’effet du traitement (avec ou sans enrichissments), de l’effet de la mère et de l’effet de la période/répétition des mesures. Afin de minimiser le nombre d’animaux en expérimentation, les agneaux de ce projet serviront aussi à la mise au point méthodologique de dosage de cortisol dans la laine. Cette méthode de dosage n’est pas encore complétement au point et plutôt que de réaliser une expérimentation supplémentaire les prélèvements réalisés dans ce projet serviront à affiner la méthode d’extraction et de dosage. Si la méthodologie se révèle être réalisable et fiable au niveau des résultats, ces derniers seront utilisés pour répondre aux objectifs de l’étude. Si ce n’est malheureusement pas le cas, les prélèvements réalisés sur les agneaux auront permis de faire avancer le développement méthodologique sans avoir à faire appel à d’autres animaux expérimentaux. NB : L’absence d’études préexistantes similaires (enrichissement multimodal dès 15 jours d’âge chez l’agneau et jusqu’à 130 jours d’âge) ne permet pas de s’appuyer sur des données de variablité préexistantes pour affiner le nombre d’individus afin de maximiser les chances de voir des différences significatives entre nos deux lots (témoin vs. enrichi).
Raffinement
L’objet même de l’étude est de valider la possibilité de raffiner par l’enrichissement multimodal du milieu de vie des animaux en comparant deux lots : un lot témoin (environnement classique d’élevage) et un lot enrichi. Dans tous les cas, les agneaux vivent en groupe social (avec la mère jusqu'au sevrage). Le sol est paillé pour améliorer leur confort. De même, les animaux sont hébergés dans des salles chauffées dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés. La surveillance des animaux (brebis et agneaux) des deux lots sera quotidienne afin de détecter le plus précocément possible tout problème de santé, indépendant de notre protocole. Les prises de sang seront réalisées sur des agneaux déjà habitués à la manipulation et à la contention par l’homme (via les trois périodes d’habituation à la pose des ceintures et capteurs pour les mesures d’activité cardiaque), ce qui permettra de minimiser le stress des agneaux et d’avoir ainsi des cortisolémies pertinentes pour l’étude. Le stress induit par les tests en environnement nouveau sera réduit par un passage avec un congénère connu lors de la prémière exposition. A terme, les analyses de cortisol dans la laine, si leur mise au point au cours de cette expérimentation se révèle faisable et pertinente, permettra de réduire le stress subi par les agneaux dans de futurs projets en limitant le recours aux prises de sang.
Choix des espèces
L'objectif est de contribuer à améliorer les connaissances et les recommandations sur l'élevage des ruminants, plus particulièrement en bâtiment, via l'apport d'enrichissements. Ceci dans une optique d’élevage durable et d'amélioration du bien-être. Le projet s’intéresse aux agneaux allaités par leurs mères, ce qui correspond à la très grande majorité des agneaux élevés en France en élevage ovin allaitant. Les ovins apparaissent donc comme étant à la fois une espèce cible (représentant une part importante de l’économie agricole française avec plus de 3,7 millions de brebis allaitantes en 2019 et environ le double d’agneaux) et une espèce modèle pertinente pour l’étude sur les ruminants. Le projet vise à déterminer l'influence de la présence d'enrichissement au jeune âge sur le développement comportemental et le bien-être des individus. Au regard de cet objectif, nous suivrons 40 agneaux de leur naissance jusqu'à la fin de la période d’engraissement (environ 130 jours).
Etude des règles conversationnelles chez le primate non-humain
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
20 primates d'une espèce de cercopithèque vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants et réutilisables ensuite. L'étude observe leurs échanges vocaux puis diffuse des enregistrements après un isolement de quelques minutes, pour décrire d'éventuelles règles de conversation entre individus. Le porteur qualifie ce stress d'isolement de "négligeable" et présente le protocole comme strictement non invasif. Il justifie le maintien de ces primates en captivité par une visée de connaissance fondamentale sur la communication.
Objectifs
L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de décrire les possibles règles de conversation chez une espèce de primate non-humain. Il s’agit, dans un premier temps, de réaliser une étude observationnelle et non interventionnelle de manière à décrire les différentes formes possibles d’interactions vocales et les contextes sociaux associés. Dans un second temps, nous chercherons à savoir ces patterns temporels et/ou sociaux structurant les échanges précédemment observés sont pertinents pour les individus étudiés : une expérience de repasse d'échanges vocaux artificiellement créés permettra de savoir si les individus testés ont connaissance des ces patterns, et donc s'ils agissent comme des règles sociales à respecter.
Bénéfices attendus
Au regard de la littérature disponible sur le sujet, nous émettons l’hypothèse de trouver des règles temporelles dites conversationnelles (i.e. évitement de la coupure de parole, respect d’un tour de parole, délai minimum et maximum de réponse vocale…) lors de l’utilisation des cris de contact. Ces cris sont émis dans des contextes sociaux positifs et ont une fonction de maintien du lien social. Etant donné la structure sociale complexe multi-mâles multi-femelles et l’organisation sociale dite semi-tolérante / semi-despotique de l'espèce en question, nous pensons aussi que le statut social des interlocuteurs influencera la participation à ces échanges.
Procédures
Les animaux ne subiront pas d'interventions autre qu'un isolement de quelques minutes pour la phase d'expérience de repasse. Une seule repasse est effectuée par jour par sujet et les repasses sont espacées de quelques jours afin de limiter le risque d’habituation.
Impact sur les animaux
La première phase d’observation spontanée n’induit aucun stress car les animaux sont libres de leurs mouvements et habitués à la présence d’un observateur humain. La seconde phase expérimentale nécessite une brève séparation sociale (physique mais pas auditive) de l’animal étudié, ce qui pourrait induire un stress léger chez certains individus. Néanmoins, étant donné la courte durée de l’isolement (quelques minutes) et la familiarité avec le lieu d’isolement, nous considérons ce stress comme négligeable. De plus, les isolements temporaires sont fréquents (autres expérimentations, soins, nettoyage des box…) et systématiquement effectués par un animalier familier de l’animal. La situation ne sera donc pas nouvelle pour l’animal. Concernant le matériel d’enregistrement (caméra, trépied, haut-parleur…), les animaux sont là encore totalement habitués.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie, dans les conditions normales d'hébergement de notre établissement utilisateur. Ils pourront être réutilisés pour des observations ou des expériences non-invasives futures.
Remplacement
L’objectif étant d’étudier les comportements sociaux et vocaux, il est obligatoire de travailler sur des animaux vivants.
Réduction
Du fait de la variabilité des mesures enregistrées, l’effectif des animaux présents est un minimum requis pour détecter d’éventuelles différences de profils tout en ayant des résultats significatifs d’un point de vue statistique.
Raffinement
Nos observations et repasses acoustiques sont strictement non invasives et ne perturberont en rien les habitudes de vie des primates vivant dans la station biologique. Les paradigmes envisagés sont également bien décrits dans la littérature.
Choix des espèces
L’utilisation de cette espèce est justifiée par le fait qu’il s’agit d’une espèce forestière, et donc pour qui les échanges vocaux sont importants (habitat naturel avec visibilité réduite). De plus, cette espèce vit à l’état naturel dans des groupes multimâles/multifemelles avec un dimorphisme sexuel physique et comportemental, ce qui la rend intéressante pour l’étude des conversations et des différences liées au sexe. Enfin, des études similaires ont déjà été réalisé sur des espèces proches phylogénétiquement (cercopithèques, macaques, babouins…), ce qui, à plus grande échelle, permettra une analyse phylogénétique. L’âge des animaux étudiés va de 6 à 29 ans. Cette variabilité en âge est imposée par la disponibilité des animaux. Cela permet également de décrire de possibles influences de l’âge sur les échanges vocaux.
Impact de l’élongase ELOVL5 sur la stéatose, l’inflammation et la carcinogénèse hépatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Rendues obèses par un régime gras, elles subissent des prises de sang, des tests de glycémie, un gavage au glucose, une irradiation de 10 Gy et une greffe de moelle osseuse, avant le prélèvement du foie, pour étudier le rôle de l'enzyme ELOVL5 dans la stéatose hépatique. Le porteur précise qu'aucun antalgique ne sera administré pour ne pas fausser l'étude de l'inflammation. Il présente la souris comme proche de l'humain pour le métabolisme des lipides et juge le modèle "nécessaire".
Objectifs
La stéatose hépatique est une atteinte du foie touchant environ 20% de la population française. Elle a une forte prévalence chez les patients atteints de diabète de type 2, ainsi que les patients en situation d’obésité (17% de la population). Elle se caractérise par la présence de vésicules graisseuses dans les cellules du foie. Cette accumulation excessive de lipides est asymptomatique mais entraine une inflammation qui a terme fourni un terrain favorable au développement de processus cancéreux. L’élongase ELOVL5 est une enzyme jouant un rôle important dans le métabolisme des lipides. Il a été démontré qu’ELOVL5 est un déterminant clé de la composition lipidiques au sein des cellules immunitaires du foie, et aurait un impact sur leur activation et donc l’inflammation. L’objectif est de mieux comprendre le rôle d’ELOVL5 dans le foie ainsi que dans ces cellules immunitaires, dans un contexte de stéatose et d’inflammation du foie, à des stades précoces jusqu’à des stades plus poussés liés à l’apparition de tumeurs. La compréhension de ces mécanismes lipidiques est un élément clé pouvant aider au développement de potentiels traitements de ces atteintes du foie.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’établir une caractérisation du modèle de souris n’exprimant pas ELOVL5. Ainsi nous pourront évaluer l’impact d’ELOVL5, notamment sur le foie, le tissu adipeux et les cellules immunitaires, en dehors de tout contexte de stéatose induite. Cette caractérisation est essentielle pour permettre la compréhension de l’impact constitutif de la délétion d’ELOVL5. Différents régimes riches en gras induisant une stéatose seront utilisés pour étudier ELOVL5 dans un contexte d’obésité associé à une stéatose hépatique. Nous pourrons ainsi caractériser les différences induites par le régime entre des souris dites « sauvages » face à des souris n’exprimant pas ELOVL5, et ainsi nous permettre de caractériser sans rôle spécifique dans la mise en place la stéatose, à différents stades, ainsi que dans des stades précoces d’initiations de la carcinogenèse hépatique. Cependant, cette caractérisation sera la résultante d’un impact global d’une délétion d’ELOVL5. C’est pourquoi nous devrons également recourir à la transplantation de moelle osseuse (générant les cellules du sang, dont les cellules immunitaires) génétiquement modifiée (ici issue de la délétion d’ELOVL5). Celle-ci nous permettra d’étudier la contribution d’ELOVL5 dans la mise en place de la stéatose hépatique (via un régime riche en lipides) sans que les hépatocytes ne soient directement touchés par l’absence d’ELOVL5, et nous permettant ainsi de s’intéresser spécifiquement à son rôle au niveau des cellules immunitaires du foie.
Procédures
- Prises de sang au niveau caudal : maximum 3 par animal, à intervalles d’au moins une semaine - Prélèvement de gouttes de sang pour des tests de glycémie (résistance à l’insuline (test 1) ou tolérance au glucose (test 2)) : 7 gouttes par test, la durée d’un test est de 2 heures. Les test 1 et test 2 seront séparés d’une semaine, et répétés au bout de 16 semaines sous régime - Injection intra-péritonéale d’insuline - Gavage via une sonde de gavage adaptée (gavage au glucose) - Irradiation de souris (dose de 10 Gy) - Injection intraveineuse
Impact sur les animaux
Les régimes riches en gras vont induire une obésité chez les souris ainsi qu’une stéatose, qui est asymptomatique. Le régime le plus fort va induire une stéatose hépatique plus importante, pouvant mener à la formation de tumeurs (à des stades précoces) au niveau du foie. Les souris irradiées se retrouveront immunodéprimées après l’irradiation durant la prise de la greffe (2 semaines), celles-ci sont soumises à une antibiothérapie durant 4 semaines pour compenser. Un amaigrissement excessif, des signes de déshydratation, ou une immobilité / prostration peuvent être constatés : les animaux seront immédiatement euthanasiés (par anesthésie profonde et dislocation cervicale) car ces signes traduiront vraisemblablement un rejet de la greffe. Il est a noté que, selon notre expérience, ce type de situation est rare.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à la fin de chaque procédure car il nous sera nécessaire de prélever le foie, le tissu adipeux et la moelle osseuse des souris pour des analyses plus poussées.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux pour étudier la stéatose est nécessaire car il s’agit d’un processus complexe, faisant intervenir des interactions entre lipides, inflammation, macrophages et hépatocytes ne pouvant être modélisé in vitro. De manière générale, il existe de fortes similarités génétiques, développementales, physiologiques et biochimiques entre la souris et l’homme. Notamment, le rôle et le profil d’expression d’ELOVL5 est similaire entre l’homme et la souris. Cela est également vrai pour d’autres enzymes essentielles impliquées dans le métabolisme des PUFAs. Cela nous permettra donc d’extrapoler plus aisément les conclusions de nos études métaboliques à la situation humaine pour étudier l’effet de l’inactivation de ELOVL5.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu est calculé sur la base d’études antérieures. Compte tenu de la variabilité interindividuelle et des effets biologiques observés après l’inactivation de gènes clés, des groupes de 10 animaux seront utilisés pour établir des différences significatives dans la formation de lésions hépatiques. Les expériences seront réalisées chez des souris mâles et femelles afin de tenir compte du dimorphisme sexuel.
Raffinement
Les régimes alimentaires utilisés mènent au développement de la stéatose, qui est indolore et asymptomatique (hors prise de poids). L’injection des cellules souches hématopoïétiques sera réalisée dans la veine de la queue par une personne expérimentée. Durant la période de prise de la greffe, les animaux recevront des antibiotiques afin de limiter le risque infectieux (4 semaines). Les animaux seront surveillés quotidiennement. Si une perte de poids supérieure à 20% du poids corporel est observée sur une période de 2 jours, les animaux seront euthanasiés après anesthésie. Ce type d’évènements est extrêmement rare. Nous ne pourrons pas administrer de traitement antalgique afin de ne pas interférer avec notre expérience qui repose sur l’étude de l’inflammation. Le volume de sang prélevé n’excédera pas 10% du poids corporel. Le milieu d’hébergement sera enrichi avec des feuilles de papier. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 à 10 animaux.
Choix des espèces
Il existe de fortes similarités génétiques, développementales, physiologiques et biochimiques entre les souris et l’homme concernant le rôle d’ELOVL5. Notamment, l’activité des différentes élongases (dont ELOVL5) et d’autres enzymes intervenant dans le métabolisme des PUFAs dans le foie est similaire entre souris et humains (contrairement à d’autres modèles animaux). Les voies de production et l’élongation des acides gras polyinsaturés restent donc très similaires. De plus, les élongases ont un profil d’expression similaire dans le foie entre la souris et l’humains. Tous ces éléments permettront ainsi d’extrapoler plus facilement et de manière plus fondée les conclusions de nos études à l’homme. Des animaux adultes (8 semaines) seront utilisés, la stéatose hépatique touchant principalement une population adulte.
Evaluation de l’efficacité in-vivo de la thérapie radio-photodynamique : étude complémentaire (EU porteur; EU porteur 1/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
35 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome dans le cerveau puis des nanoparticules par voie intraveineuse et des irradiations, une partie étant tuée précocement pour l'analyse des tissus, afin de tester une thérapie photodynamique activée par rayons X. Le porteur relie le passage en gravité modérée aux anesthésies et transports répétés vers le site d'imagerie. Il conclut que le remplacement n'est "clairement pas possible" pour reproduire une tumeur cérébrale.
Objectifs
ll s'agit de valider le bénéfice d'une thérapie photodynamique activée par des rayons X sur un modèle de tumeurs cérébrales orthotopiques implantées chez la souris. Ce projet permettra de renforcer les effectifs et les résultats issus d'une étude préliminaire afin d'avoir une meilleure robustesse statisitique. L'utilisation de souris satellites (souris mises à mort précocémment pour l'observation des tissus au microscope pour observer l'effet précoce du traitement) permettra de caractériser par histologie les effets du traitement X-PDT régulièrement après l'adminitration du traitement.
Bénéfices attendus
Ce projet mené en recherche préclinique permettra d'estimer si cette approche expérimentale est applicable par la suite chez l'Homme. Il permettra à long terme de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de ce type de tumeurs cérébrales très aggressives (glioblastome) en médecine humaine.
Procédures
Procédure 1 : Xénogreffe intracérébrale : implantation de cellules tumorales dans le tissu cérébral (35 souris au total pour une durée d'1h environ par animal, répété une seule fois en début d'étude) Procédure 2 : Administration intra-veineuse des nanoparticules sur souris vigiles 1h avant les irradiations : cette procédure ne nécessite pas d'anesthésie, la technique étant parfaitement maitrisée par les membres du laboratoire (durée 1min, 19 souris concernées avec 2 réitérations)
Impact sur les animaux
Anésthésie chimique ainsi que transport sur site d'imagerie répétés d'où passage de la saisine en classe modérée.
Devenir
Procédure 1 "xénogreffe intracérébrale" (implantation de cellules tumorales dans le tissu cérébral) : tous les animaux sont gardés en vie (implantation tumorale étant l'étape clé indispensable du projet) Procédure 2 "administration des traitements" : tous les animaux sont gardés en vie (pour permettre par la suite d'évaluer l'efficacité des traitements) Procédure 3 "suivi par imagerie" : tous les animaux sont gardés en vie sauf si un animal a atteint un des points limites décrit précédemment, il sera dans ce cas mis à mort à l'issue de la procédure. En outre, les animaux satellites (souris mises à mort précocémment pour l'observation des tissus au microscope pour observer l'effet précoce du traitement) pour lesquels le temps cinétique prévu est atteint (Jn+4, Jn+11, Jn+18) seront mis à mort à l'issue de la procédure en vue d'analyses histologiques.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement et la réponse au traitement in vivo de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes (intravasation, extravasation, envahissement du parenchyme cérébral, angiogénèse...). De plus, la mise en place d’une tumeur est un phénomène multifactoriel impliquant différents types cellulaires (cellules tumorales, cellules endothéliales, stroma...). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal. L’évolution de l’intensité de bioluminescence sera un indicateur d’efficacité des traitements. De plus, chaque groupe sera caractérisé par une courbe de survie. Les survies moyennes seront comparées par test de Kruskal-Wallis suivi d’un test post-hoc si la différence entre tous les groupes est significative.
Réduction
Les données issues d'une étude antérieure nous ont permis de réaliser un premier suivi en imagerie de la croissance des cellules U251 -Luc implantées en stéréotaxie (procédure chirrugicale permettant d'implanter les cellules tumorales directement dans une région bien précise du cerveau), en traitant par la voie X-PDT. Les résultats étant prometteurs, il est cependant nécessaire de compléter les effectifs pour avoir une meilleure fiabilité statistique mais les données générées par cette première étude seront exploitées permettant ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés dans cette étude complémentaire. L'estimation de l'efficacité de la thérapie par imagerie par Bioluminescence nécessite un suivi longitudinal des souris. Chaque animal sera son propre témoin ce qui constitue une stratégie permettant une utilisation judicieuse des animaux et assure une rigueur scientifique
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux d'une part après l'implantation de la tumeur (pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie) . L'atteinte d'un point limite décrit précédemment dans le descriptif des procédures conduira à la mise à mort de l'animal. Une attention toute particulière sera également portée lors du transport des animaux sur le site d’imagerie à NancycloTEP, notamment par le maintien d'une température optimale (par l'intermédiaire de bouillottes chauffantes placées sous les cages). Ce transport se fera toujours sous conditions éveillées. Les animaux bénéficieront en permanence d'un enrichissement sous forme de feuilles de sopalins et de bâtonnets en bois à ronger. De plus, une analgésie sera administrée lors des procédures invasives (chirurgie d'induction tumorale)
Choix des espèces
Souris : pour nos expérimentations, nous travaillerons sur des modèles de tumeurs humaines implantées chez des rongeurs immunodéprimés. Ces modèles sont très largement décrits dans la littérature et sont très pertinents dès lors qu'il s'agit d'évaluer de nouveaux agent diagnostiques ou thérapeutiques Des souris âgées de 6 semaines sont utilisées, à un stade où leur conformation crâniale correspond à celle de l’atlas de stéréotaxie de Paxinos et Franklin.
Détermination de dose d’une combinaison d’un AINS et d’un antibiotique avec le modèle fièvre chez le veau
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
26 veaux de quatre à huit semaines vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 20 tués à l'issue et 6 gardés en réserve, réaffectés s'ils ne servent pas. Une injection de lipopolysaccharide provoque une inflammation, puis 20 prélèvements sanguins sur 72 heures retirent jusqu'à 262 mL de sang par animal, pour tester l'association d'un anti-inflammatoire et d'un antibiotique. Le porteur prévoit une mise à mort par tige perforante et exsanguination, les produits testés n'ayant pas d'autorisation de mise sur le marché. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit la diffusion des principes actifs et juge "indispensable" le recours à l'animal entier.
Objectifs
Ce projet présente 4 différents objectifs: 1- Étudier les symptômes cliniques après une stimulation par LPS par administration sous cutannée 5.0 µg/kg par animal. 2- Évaluer la sécurité et l'efficacité d'une injection sous-cutanée d'un AINS en association avec un antibiotique longue action après une provocation expérimentale au Lipopolysaccharide (LPS) en comparaison avec l'antibiotique longue action seule (sous-cutané) et l' AINS seul (sous-cutané) en tant que monoproduits et une solution saline. 3- Évaluer les propriétés pharmacocinétiques des doses sélectionnées de l'AINS en association avec l'antibiotique longue action. 4- Évaluer l'évolution de certains marqueurs inflammatoires pertinents après le traitement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en avant les bénéfices de l'association de l'AINS avec l'antibiotique longue action, l'efficacité et la sécurité de cette administration conjuguée. Cela permettra de mettre en avant l'action de ce complexe sur les marqueurs de l'inflammation.
Procédures
La première étape est de créer le modèle inflammatoire. Pour cela, les 20 animaux sélectionnés recevront une administration de LPS ( Lipopolysaccharide provenant des bactéries Escherichia Coli) à la dose de 5.0 µg/kg soit 1 mL/50 kg. Puis les animaux seront répartis en 4 groupe de 5 animaux. Ils auront une administration sous cutanée de formulations tests c'est à dire d'une injection sous-cutanée d'un AINS en association avec un antibiotique longue action en comparaison avec l'AINS seul, l'antibiotique longue action seule en tant que monoproduits et une solution saline. Volume administré: 1 mL/40 kg. Puis Des prélèvements de sang seront également réalisés, 20 temps de prélèvements sur 72h (T0, 0.25, 0.5, 1, 1.5, 2, 3, 3.5, 4, 4.5, 5, 6, 9, 12, 18, 24, 28, 32, 48, 56, 72 h aprés administration. La collecte de sang sera effectuée à l'aide d'un vacutainer avec des tubes d'héparine de lithium (LiHe) et d'héparine de sodium (SoHe) et des aiguilles stériles de taille appropriée. Les aiguilles seront remplacées entre chaque veau et chaque prélèvement. Les échantillons de sang seront prélevés au niveau des veines jugulaires. Les sites de prélèvement seront alternés autant que possible. Volume total prélevé: 262 mL de sang par animal sur 72h. La création du modèle inflammatoire se fait le jour des administrations des produits tests et consiste à faire une administration en sous cutannée. Toutes les administations se font sur une seule journée. Les prélèvements sanguins seront réparti sur 3 jours. La phase animale de ce projet se terminera 72h aprés l'administration des éléments tests.
Impact sur les animaux
Il est possible d'observer des effets indésirables. Il peut s'agir d'une forte fièvre, modification de la respiration, modification du comportement général des animaux ( exemple déambulation, toux...), présence éventuelle d'écoulement occulaire ou nasal.
Devenir
A la fin de ce projet, tous les animaux traités seront euthanasiés selon les bonnes pratiques vétérinaires et la réglementation en vigueur, car ces animaux auront reçu des éléments tests sans AMM. Méthode physique: étourdissement à l'aide d'une tige perforante suivi de l'exsanguination. L'exsanguination consiste à la section des veines jugulaires et/ou artères carotides. Il est prévu 6 animaux réserves. Si les 6 animaux réserves ne sont pas utilisés ils pourront dans ce cas être replacés. La décision sera prise par le vétérinaire responsable.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire la diffusion d'un ou de plusieurs principes actifs dans le sang et leurs effets sur l'animal, il est donc indispensable de recourir à l'animal entier.
Réduction
Dans cette étude, il est prévu d'inclure 26 animaux ( 20 animaux administrés et 6 animaux de réserve). C'est le nombre d'animaux minimum requis pour avoir des résultats interprétables.
Raffinement
Les animaux auront une période d'acclimatation d'au minimum 2 semaines. De leur arrivée à la fin de l'étude, les veaux seront logés en groupes de 5 animaux. Les veaux seront couchés sur de la paille dans un système de litière profonde, de la paille propre étant fournie si nécessaire. Une attention particulière sera portée au raffinement et à l’enrichissement du milieu autant que possible. La thermorégulation et la ventilation des logements des animaux ne seront pas contrôlées puisque les logements sont ouverts sur l'environnement extérieur. L'éclairage naturel sera utilisé. La température et l'humidité du logement des veaux seront enregistrées pendant la phase animale.
Choix des espèces
Les veaux sont particulièrement sensibles aux LPS, et constituent donc une espèce de choix pour créer un modèle de l'inflammation. Les jeunes veaux sont très sensibles aux maladies respiratoires et constituent donc un modèle approprié à utiliser pour tester l'efficacité des produits contre les maladies respiratoires. Ils constituent également l'espèce cible de ce produit. Les veaux auront 4 à 8 semaines le jour de l'administration
Mise en place d’un modèle de sensibilisation comportementale induite par des drogues et/ou médicaments induisant une dépendance chez la souris et étude de l’efficacité de nouveaux candidats médicaments dans ce modèle.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
30 240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des psychostimulants ou des opiacés par gavage ou injection pour induire une sensibilisation comportementale, puis subissent un test comportemental avant un prélèvement de sang et de cerveau, afin d'évaluer des candidats médicaments contre l'addiction. Le porteur signale des effets indésirables possibles comme des crampes abdominales ou une sédation. Il affirme qu'aucun test in vitro ni modèle informatique ne peut rendre compte du comportement et conclut à l'absence d'alternative.
Objectifs
Les psychostimulants, tels que la D- amphétamine et la cocaïne, et les opiacés, tels que la morphine et l'héroïne, ont en commun la capacité de provoquer une dépendance chez l'homme et d'augmenter la libération de dopamine (DA) dans le noyau accumbens. Les mêmes médicaments induisent également une hyperactivité locomotrice chez les rongeurs et déclenchent une sensibilisation comportementale après des injections répétées. L'objectif de cette étude sera : 1) de mettre en place, chez la souris, un modèle de sensibilisation comportementale induite par une drogue et 2) de tester l’efficacité de médicament candidat dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Les études animales précliniques reposent sur des modèles de rongeurs bien validés pour faciliter la compréhension des mécanismes et ainsi améliorer sa prise en charge. Ainsi, ce modèle animal peut être utile pour tester de nouvelles molécules candidates pour améliorer la prise en charge des patients pour une addiction et leur procurer une meilleure qualité de vie.
Procédures
La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, certains effets indésirables tels que les crampes abdominales ou la sédation, peuvent apparaitre. Les administrations sont réalisées avant le test. Le mode et le nombre d’administrations des solutions sont déterminés en fonction des caractéristiques pharmacologiques des produits. La voie orale (gavage) est généralement privilégiée pour administrer le ou les produits étudiés parce que c’est celle qui sera prescrite chez l’homme. Le cas échéant, par exemple si le produit administré est destiné à être administré par d’autres voies chez l’homme, ou si sa biodisponibilité nécessite un autre mode d’administration, les voies intrapéritonéale, sous cutanée, intraveineuse ou intranasale peuvent être choisies.
Devenir
Pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à la fin de l’étude à un prélèvement sanguin et de cerveau.
Remplacement
L’étude du comportement animal est une étape essentielle dans le développement des médicaments actifs sur le système nerveux. L’effet de molécules sur le comportement est la conséquence de leur action au niveau de l’ensemble de l’organisme et en particulier sur le système nerveux. La mise en évidence de ces effets est réalisée sur un organisme vivant entier. Pour être valide, un modèle alternatif devrait prendre en compte l’ensemble des phénomènes pharmacologiques, biochimiques et physiologiques qui ont lieu chez l’animal. A ce jour, aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de rendre compte de l’ensemble de ces phénomènes et en particulier ceux qui conditionnent le comportement. Les tests utilisés pour les études comportementales ne peuvent pas donc être remplacés par des méthodes alternatives. Pour le présent projet : il n’existe aucun modèle de sensibilisation comportementale induit par une drogue ou un médicament induisant une dépendance alternatif à l’animal.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Il correspond généralement à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne et d’erreurs standard de la moyenne (SEM). La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.
Raffinement
Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux seront pesés et leur état général quotidiennement évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. La lignée de souris utilisée est : C57Bl/6 5-20 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes.
Etude d’un nouveau transporteur d’oxygène pour la conservation du greffon chez un modèle de transplantation hépatique chez le porc
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
64 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, 32 donneurs sous anesthésie sans réveil et 32 receveurs en souffrance sévère. On prélève le foie des donneurs, tués pendant l'intervention, puis on le greffe aux receveurs suivis dix jours avec prélèvements sanguins quotidiens avant leur mise à mort, pour tester une méthode de conservation des greffons à base d'hémoglobine de ver marin. Le porteur signale des complications post-opératoires possibles et un stress lié à l'hébergement individuel. Il affirme que cette technique doit "impérativement" être testée sur l'animal avant tout essai chez l'humain.
Objectifs
L’objectif de notre étude est d’améliorer la conservation des greffons hépatiques en ischémie froide par utilisation d’une technique de perfusion intermittente avec adjonction aux solutions utilisées d’un transporteur d’oxygène d’origine animale (à base d'hémoglobine de ver arénicole). Nous étudierons la survie d’animaux greffés et la reprise de fonction des greffons hépatiques conservés à l’aide d'une méthode de perfusion intermittente, alternative à la méthode de référence de perfusion hypothermique continue (HOPE). La perfusion intermittente sera réalisée avec une solution de conservation additionnée ou non de M101 saturé en O2. Les performances de ces traitements seront comparées au contrôle négatif (CS) et au contrôle positif (HOPE).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la mise en place d'une nouvelle méthode de conservation des greffons hépatiques avant transplantation chez l'Homme. Cette méthode plus simple et moins coûteuse que la méthode de référence (HOPE) permettrait d'accroître le nombre de foies transplantables et de faciliter leur acheminement vers les centres de transplantation.
Procédures
Les animaux donneurs de foie seront anesthésiés et soumis à une euthanasie sans réveil préalable dès que la procédure de prélèvement du foie sera terminée. Les animaux receveurs seront réveillés après la transplantation hépatique de manière à suivre les conséquences post-opératoires durant 10 jours. Durant cette période, des prélèvements sanguins quotidiens seront réalisés (3 tubes de 5 ml) via le cathéter veineux préalablement implanté. La viabilité de l'organe transplanté sera évaluée au 10ème jour post-opératoire. Les animaux seront donc anesthésiés une seconde fois pour une intervention sans réveil, nécessaire à la récupération du foie pour les analyses exploratoires.
Impact sur les animaux
Les animaux receveurs seront conservés 10 jours après transplantation hépatique. Des conséquences post-opératoires négatives peuvent exister, mais il est prévu une surveillance quotidienne de ces animaux ainsi qu'une analgésie adaptée durant et après l'intervention chirurgicale. Ces animaux devront cependant être hébergés dans un environnement différent de leur environnement d'élevage, en cages individuelles, ce qui peut occasionner un stress psychosocial léger même les animaux ont toujours des contacts visuels et auditifs avec des congénères.
Devenir
Les animaux donneurs de foie seront euthanasiés durant l'intervention chirurgicale sans réveil puisque leur survie sans foie n'est pas possible. Les animaux receveurs de foie transplantés seront réveillés et gardés en vie durant 10 jours pour évaluer les conséquences de l'intervention et la viabilité de l'organe transplanté. Ces mêmes animaux devront être euthanasiés au 10ème jour de manière à prélever le foie transplanté pour analyses.
Remplacement
L’objectif de notre étude est d’améliorer la conservation des greffons en ischémie froide par mise en œuvre d’une perfusion intermittente de l’organe avec adjonction d’une solution contenant un transporteur d’oxygène d’origine animale, à base d'hémoglobine de ver arénicole. Cette nouvelle technique doit impérativement être testée sur un modèle animal pertinent avant de l’appliquer à une étude clinique chez l’Homme, et de représenter une éventuelle alternative à la méthode de référence par perfusion hypothermique oxygénée continue (HOPE).
Réduction
Comme précédemment validé et publié, un effectif de 5 animaux par groupe représente le strict minimum nécessaire pour observer des différences significatives entre modes de conservation des greffons avant transplantation, mais nous avons décidé d’inclure 8 animaux par groupe pour garantir une puissance statistique satisfaisante. Les différences entre groupes seront analysées par des ANOVA à 2 facteurs suivies de tests de Tukey pour les comparaisons multiples.
Raffinement
Les techniques d’anesthésie et de chirurgie employées utilisent des appareillages de pointe et seront réalisées par des chirurgiens spécialistes de la transplantation hépatique chez l’Homme, avec l’aide de personnels compétents en anesthésie et analgésie porcine. Le suivi et l’analgésie post-opératoires des animaux seront effectués par des personnels compétents de manière à réduire la douleur et la souffrance des animaux. Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale et respecteront la charte nationale d’éthique sur l’expérimentation animale.
Choix des espèces
Le porc est l’animal de référence pour l’expérimentation médicale sur les greffes d’organes. Son système digestif, son anatomie et sa physiologie générales sont particulièrement proches de ceux de l’Homme. Porcs en croissance (30-35 kg)