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Souris : 215
Souffrances
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215 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection puis une imagerie scintigraphique du cerveau sous anesthésie, avant d'être décapitées pour prélever l'encéphale, afin d'étudier deux mutations liées à l'autisme et à la déficience intellectuelle. Le porteur met en avant que la souris "partage environ 99% de ses gènes avec l'homme" pour justifier le modèle. Il indique qu'il lui est "nécessaire" de travailler sur un animal intègre après des travaux préalables in vitro.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre de deux projets ANR obtenus en collaboration entre notre unité Inserm U1253 et l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire de Nice (ANR InnoVinFXS : porteur S. Martin IPMC Nice ; ANR ASDecode : porteur F. Laumonnier Inserm U1253 Tours). L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre le rôle de mutations génétiques retrouvées dans les gènes PTCHD1 et FMRP dans la physiopathologie de la déficience intellectuelle et des troubles du spectre de l’autisme. Plus spécifiquement, nous allons explorer par imagerie scintigraphique les conséquences fonctionnelles de ces mutations sur le métabolisme cérébral et sur l’activité glutamatergique dans des modèles animaux présentant des mutations de FMRP et PTCHD1.

Bénéfices attendus

Ce projet va appporter des informations pour mieux comprendre la physiopathologie des TSA et de la défiscience intellectuelle, permettant ainsi de donner des pistes pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Chaque animal aura : Une injection IP en vigile une anesthesie gazeuse et imagerie durant 30min

Impact sur les animaux

Toutes les stratégies d’enrichissement seront mises en œuvre pour maximiser le bien-être des animaux pendant le protocole. Les animaux auront accès ad libitum à la nourriture et à l’eau, l’enrichissement des cages sera réalisé avec un bâton à ronger, une boite en carton, un tunnel en plastique et du papier absorbant. Les animaux seront observés tous les jours (pelage, posture, yeux, démarche) et durant la procédure d’imagerie la température corporelle ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires seront monitorées). Pendant le protocole, les points d’injection, les expressions faciales, la posture de l’animal, la réactivité de l’animal à des stimuli externes (bruit…) et le poids seront monitorés chaque jour. La présence d’anomalies aux points d’injection, une perte de poids de plus de 20%, une réactivité anormale à des stimuli externes (bruits), une posture et des expressions associées à une souffrance de l’animal impliqueront sa mise à mort.

Devenir

A la fin de ces procédures, les animaux seront mis à mort par décapitation avec leur cerveau prélevé pour des expériences in vitro et ex vivo.

Remplacement

Les hypothèses que nous nous proposons d’explorer dans les procédures détaillées dans ce projet ont été́ bâties sur des résultats obtenus grâce à des méthodes alternatives (cultures in vitro etc...). Mais nous en sommes à un point de notre programme de recherche où il est nécessaire que nous travaillions dans un contexte moléculaire et physiologique qui ne peut être trouvé que chez l’animal intègre.

Réduction

L’utilisation de méthode d’imagerie au cours de ce protocole va permettre de réduire le nombre d’animaux utilisé qui est néanmoins dicté par les différents groupes expérimentaux requis pour l’obtention de résultats permettant de répondre à la question scientifique posée. En effet, la méthode d’imagerie permet à un même animal d’être utilisé pour l’exploration de différentes cibles cérébrales, chaque animal étant son propre témoin. Sans imagerie, chaque cible explorée nécessiterait le sacrifice des animaux, augmentant très fortement les effectifs.

Raffinement

Toutes les stratégies d’enrichissement seront mises en œuvre pour maximiser le bien-être des animaux pendant le protocole. Les animaux auront accès ad libitum à la nourriture et à l’eau, l’enrichissement des cages sera réalisé avec un bâton à ronger, une boite en carton, un tunnel en plastique et du papier absorbant. Les animaux seront observés tous les jours (pelage, posture, yeux, démarche) et durant la procédure d’imagerie la température corporelle ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires seront monitorées). Pendant le protocole, les points d’injection, les expressions faciales, la posture de l’animal, la réactivité de l’animal à des stimuli externes (bruit…) et le poids seront monitorés chaque jour. La présence d’anomalies aux points d’injection, une perte de poids de plus de 20%, une réactivité anormale à des stimuli externes (bruits), une posture et des expressions associées à une souffrance de l’animal impliqueront sa mise à mort.

Choix des espèces

Les modèles murins sont des modèles d'expérimentation animale de choix pour l’étude du système nerveux en conditions normale et pathologique, la souris partage environ 99% de ses gènes avec l'homme. Les deux modèles utilisés dans cette étude présentent des anomalies comportementales similaires à celles observées chez des patients atteints de TSA. Adulte afin d'avoir une taille de cerveau compatible avec la technique d'imagerie utilisée dans ce protocole.

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    • Système nerveux
Ouistitis et tamarins : 48
Souffrances
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48 ouistitis vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une à plusieurs craniotomies avec injection de traceurs, dont un virus rabique, lors de chirurgies de quatre à six heures, puis sont tués pour l'analyse histologique du cerveau, afin de cartographier les réseaux neuronaux du mouvement oculaire. Le porteur reconnaît que ces chirurgies "peuvent être douloureuses" et que l'isolement des animaux infectés induit du stress. Il justifie le recours au primate par sa proximité anatomique et sociale avec l'humain, pour une visée de connaissance fondamentale.

Objectifs

Nous utiliserons différentes stratégies de traçage neuroanatomique pour décrire de façon détaillée l'organisation des réseaux neuronaux qui contrôlent les mouvements oculaires de saccade et de poursuite lisse chez le marmouset. Ces stratégies viseront à identifier les afférences mono et disynaptiques du colliculus supérieur et du DLPN de marmousets avec des objectifs scientifiques multiples. Tout d'abord, une description détaillée de ces réseaux est nécessaire pour guider des études fonctionnelles ultérieures. Les aires préfrontales et pariétales qui projettent vers colliculus supérieur et/ou le DLPN sont mal connues chez le marmouset. Ensuite, notre projet vise à compléter nos connaissances de l'anatomie des réseaux oculomoteurs qui a été forgée essentiellement par des travaux chez le macaque. En effet, cette étude permettra de comparer ces réseaux chez 2 espèces de primates (le macaque, déjà connu, et le marmouset) et offrir ainsi des indices sur l'évolution du contrôle oculomoteur. Par ailleurs, nous utiliserons des outils viraux de traçage neuroanatomique qui permettront de disséquer l'organisation de réseaux, plus finement que ce qui a été fait chez le macaque, en particulier en identifiant les connexions spécifiques relatives à des sous-ensembles neuronaux distincts. En plus, nous réaliserons des traçages depuis le colliculus supérieur et le DLPN chez des mêmes animaux (ce qui à notre connaissance n'a jamais été fait) afin de mieux déterminer les degrés de ségrégation et de recouvrement des zones cérébrales qui contrôlent les saccades de celles qui contrôlent les mouvements de poursuite. Enfin, ce projet vise à compléter et étendre notre autre projet (déjà validé) de traçage des afférences aux aires corticales 25 et 32, qui ont été impliquées dans l'expression des comportements sociaux. Ici, nous proposons de tracer conjointement (chez les mêmes animaux) les réseaux des aires 25 et 32 avec ceux de contrôle des mouvements oculaires. Nous espérons ainsi pouvoir identifier des régions cérébrales pouvant participer au contrôle du regard lorsque celui-ci a une fonction sociale.

Bénéfices attendus

Ce projet nous donnera accès à des données nouvelles et permettra de mieux comprendre le fonctionnement du système oculomoteur et les interactions sociales. Les bénéfices sont liés à des apports de connaissance fondamentale.

Procédures

anesthésie lors de procédures d'Imagerie par résonance magnétique. 1/animal. 1 heure Chirurgie: craniotomie, injection de traceurs. 2 à 3 par animal. 4 à 6 heures.

Impact sur les animaux

Tous les animaux subissant les procédures 2 à 4 seront mises à mort (procédure 5). Les chirurgies d'injections (impliquant une ou des craniotomies) peuvent être douloureuse. L'isolement des animaux suite aux injections de RV (sain ou deltaG) peut induire du stress chez les animaux concernés.

Devenir

Révéler les traceurs nécessite d'effectuer l'histologie des tissus ce qui ne peut être effectué sans la mise à mort des animaux.

Remplacement

Aucune méthode non invasive ne permet une description des réseaux nerveux aussi fine que par traçage neuroanatomique. Ainsi ce projet nécessite un modèle animal. D'une manière générale, les modèles pnh sont nécessires en neurosciences intégratives pour des raisons de proximités anatomiques, physiologiques et comportementales avec l'humain.

Réduction

La réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet découlera de l'injection conjointe, à l'aide de traceurs différents, d'au moins 2 aires distinctes.

Raffinement

A l'exception de animaux infectés avec le RV, les animaux resteront hébergés dans leur groupes sociaux. Pour les animaux infectés au RV, et donc nécessitant un hébergement spécifique, nous essayerons de regrouper les injections d'animaux appartenant aux mêmes groupes sociaux, pour les héberger ensemble. Lorsque l'isolement des animaux est nécessaire, nous fournirons des peluches de ouistiti (ce qui semble avoir un effet bénéfique sur le stress des animaux isolés dans les zoos).

Choix des espèces

D’une manière générale le modèle primate non humain est nécessaire en neurosciences pour des raisons de proximité anatomiques, physiologiques et éthologiques avec l’Homme. Nous avons choisi le marmouset qui présente un fort développement du cortex préfrontal présentant beaucoup de similitudes au niveau neuro-anatomique avec celui des humains. De plus, les interactions sociales des marmousets, pour lesquelles le regard joue un rôle important, sont multiples et complexes et, comme chez les humains, elles participent à la structure sociale du groupe et aux coopérations entre les individus. Ainsi, le marmouset est un modèle de choix pour ce projet. Marmousets : Ages : 18 mois-10 ans (matures) Poids : 200-450 gr.

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    • Système cardiaque
Souris : 750
Souffrances
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750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 300 sous anesthésie sans réveil et 450 dans des procédures de souffrance légère. Rendues obèses et diabétiques par délétion du récepteur à la leptine, elles reçoivent des marqueurs vasculaires ou un capteur intracardiaque sous anesthésie, avant le prélèvement du cœur, pour étudier une insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservée. Le porteur affirme que l'obésité "n'est en soi pas douloureuse" et que les animaux sont utilisés avant toute altération débilitante. Il conclut au caractère "indispensable" du recours à l'animal.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection systolique préservée (IC-FEP) affecte les femmes de manière prédominante, et est associée à des facteurs de risques tels que l’âge, l’hypertension, l’obésité et le diabète. L’IC-FEP sera probablement dans les années futures la forme d’insuffisance cardiaque la plus répandue. Or, s’il existe un protocole pour le diagnostic de la maladie à partir de signes cliniques, l’étiologie de l’IC-FEP est mal connue, et aucune stratégie thérapeutique n’a permis pour l’instant de réduire la morbi-mortalité de l’IC-FEP.L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection systolique préservée (IC-FEP) affecte les femmes de manière prédominante, et est associée à des facteurs de risques tels que l’âge, l’hypertension, l’obésité et le diabète. L’IC-FEP sera probablement dans les années futures la forme d’insuffisance cardiaque la plus répandue. Or, s’il existe un protocole pour le diagnostic de la maladie à partir de signes cliniques, l’étiologie de l’IC-FEP est mal connue, et aucune stratégie thérapeutique n’a permis pour l’instant de réduire la morbi-mortalité de l’IC-FEP. Le but de ce projet est d’étudier l’hypothèse selon laquelle le développement de l’IC-FEP est induit par une inflammation chronique liée aux facteurs de risques (âge, obésité, diabète) qui entraine une dysfonction et une raréfaction des petits vaisseaux coronaires (artérioles et capillaires), elles-mêmes responsables de l’insuffisance cardiaque. Le modèle de souris utilisé cumule les principaux facteurs de risques identifiés, c’est-à-dire l’âge, le sexe, l’obésité et le diabète.

Bénéfices attendus

Les attentes du projet sont une meilleure compréhension de l’étiologie et de la physiopathologie de l’IC-FEP.

Procédures

Deux procédures sont appliquées pour l’injection d’un anticoagulant et l’injection sous anesthésie (sans réveil) de marqueurs des artérioles d’une part et des capillaires d’autre part, avant l’euthanasie des animaux et le prélèvement des organes pour l’imagerie tridimensionnelle des vaisseaux sanguins. Une 3e procédure est appliquée pour l’étude des capacités fonctionnelles cardiaques grâce à l’introduction sous anesthésie (sans réveil) d’un capteur intracardiaque. Une 4e procédure consiste en l’injection d’un anticoagulant avant l’euthanasie de l’animal pour le prélèvement du cœur pour des études post-mortem de la dysfonction diastolique. Une seule procédure est appliquée par animal. La durée maximale de chaque procédure est de 30 minutes.

Impact sur les animaux

La délétion du gène codant pour le récepteur à la leptine n’entraine pas de phénotype dommageable susceptible d’engendrer douleur, souffrance ou malêtre : l’obésité n’est en soi pas douloureuse, et les animaux sont utilisés avant que les pathologies associées, non douloureuses en elles-mêmes, n’entrainent d’éventuelles altérations physiologiques débilitantes.

Devenir

Tous toutes les procédures, tous les les protocoles incluent des études post-mortem sur tissus isolés.

Remplacement

L’insuffisance cardiaque est l’altération d’un organe – le cœur – dont ni les causes ni les conséquences ne sont réductibles à des processus investigables in vitro ou in silico. Le recours à l’animal est donc indispensable pour deux raisons. La première est le fait de disposer d’un modèle de la pathologie capable de reproduire les signes diagnostiques et cliniques de la maladie, tous définis, en absence de marqueurs moléculaires, par des paramètres morphologiques et fonctionnels. La seconde est que les paramètres étudiés dans ce projet – la morphologie tridimensionnelle vasculaire et l’activité cardiaque – requièrent l’intégrité morphologique et fonctionnelle du cœur, et donc le recours à l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot, fixé à 15, a été calculé de façon à optimiser la significativité des comparaisons statistiques. Outre le cœur, d’autres organes (rein, pancréas, cerveau) seront prélévés et analysés, de manière à obtenir des donnés additionnelles sans utilisation d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour chaque animal, les procédures sont courtes (

Choix des espèces

L’espèce utilisée est la souris, mammifère dont le système cardiorespiratoire et en général un bon modèle de ce système dans l’espèce humaine, bien caractérisée génétiquement et phénotypiquement, et qui, plus précisément, permet de disposer d’un modèle validé d’IC-FEP et de contrôles pertinents. Les animaux seront étudiés à l’âge adulte jeune (8 semaines) et vieillissant (12-14 semaines), correspondant respectivement à un âge physiologique adulte et à un âge associé au développement de la pathologie étudiée.

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    • Système nerveux
Souris : 720
Souffrances
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720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections virales et une fibre optique implantée dans le cerveau sous anesthésie, subissent une stimulation magnétique répétée puis une inhibition optogénétique, avant une perfusion intracardiaque, pour étudier les effets de la stimulation transcrânienne sur la dépression. Le porteur qualifie les effets indésirables de "faibles" et décrit une chirurgie à "impact léger", alors que la procédure est classée en gravité modérée. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut répondre à la question posée.

Objectifs

Les troubles dépressifs sont la principale cause d’invalidité dans le monde. Cependant l’efficacité des antidépresseurs est insuffisante chez un grand nombre de patients, ce qui nécessite une meilleure caractérisation des mécanismes neurobiologiques de la maladie ainsi que l’investigation de thérapies alternatives. La stimulation cérébrale magnétique transcrânienne répétée (rTMS) permet de modifier durablement l’activité cérébrale d’une région corticale ciblée via l’application d’une série d’impulsions magnétiques. Ses mécanismes d’action restent peu connus. L’objectif du projet est dans un premier temps de caractériser les effets de la rTMS par photométrie de fibre dans le cerveau de la souris (technique expliquée dans le déroulé du projet). Cette technique permet de suivre en direct l’activité d’une population neuronale à l’échelle d’une région cérébrale. La région d’intérêt à stimuler est le cortex préfrontal médian (mPFC), car il a été montré dans notre équipe que la rTMS du mPFC permet l’amélioration de certains phénotypes dépressifs dans un modèle murin de dépression. Cependant, le rayon d’action de la sonde que nous utilisons pour la rTMS n’a pas été décrit systématiquement in vivo, d’où la nécessité de caractériser la rTMS avec une technique permettant de suivre en direct les modifications de l’activité neuronale. Dans un second temps, l’objectif sera de caractériser plus en détail l’effet thérapeutique des stimulations. Une fois que nous aurons mieux caractérisé la stimulation et ciblé avec plus de précision le mPFC par rTMS, nous allons investiguer quelle projection du mPFC est impliquée dans l’amélioration des phénotypes dépressifs après rTMS. En particulier, le mPFC projette directement vers l’amygdale et le striatum ventral, et indirectement vers l’hippocampe. Ces trois régions et le mPFC étant dérégulées dans la dépression, il est important de déterminer le rôle de chacune de ces projections dans la réponse thérapeutique à la rTMS. Pour cela, nous allons d’abord caractériser la connectivité fonctionnelle au repos 3 jours après la fin d’un traitement de 5 jours consécutifs de rTMS du mPFC. En s’appuyant sur ces résultats, nous allons ensuite étudier l’impact d’une inhibition optogénétique des projections du mPFC vers l’amygdale, l’hippocampe, et le striatum ventral. L’inhibition de ces projections une à une pendant le traitement par rTMS nous permettra d’identifier quelle(s) projection(s) est impliquée dans la réponse thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ce projet pourra permettre une meilleure utilisation de la stimulation magnétique dans les modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques murins grâce à une caractérisation plus détaillée de la seule sonde disponible pour les rongeurs (initialement mise au point pour le modèle rat). En se basant sur ce meilleur contrôle de la stimulation, cette étude pourra permettre d’identifier la (ou les) projection du mPFC ayant un effet dans le rétablissement des phénotypes anxieux et/ou dépressifs. Cela est important pour mieux comprendre les effets de la rTMS chez l’homme et l’animal, mais aussi pour développer de potentielles approches thérapeutiques plus spécifiques dans une approche translationnelle.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à des injections virales et à l’implantation de fibre optique sous anesthésie générale (isoflurane), l’intervention durant environ 90 min. Une seconde intevention sous anesthésie générale est la rTMS, qui n’est pas invasive et consiste à placer la sonde magnétique à proximité du crâne de l’animal. 640 animaux au total suivront cette procédure, qui dure environ 10 min et est répétée sur 5 jours consécutifs. Une dernièree intervention sous anesthésie générale également est l’inhibition de l’activité neuronale par optogénétique, qui se fera pendant la rTMS (sur la même durée, 10min) via la fibre optique préalablement implantée et connetée à générateur délivrant des pulses de lumière (10Hz, 10ms) sur une durée de 500ms pendant 20s.

Impact sur les animaux

Peu d’effets indésirables sont à prévoir dans le projet. Le modèle de dépression que nous envisageons d’utiliser a un impact faible sur le bienêtre des animaux. La rTMS n’a pas d’impact sur le bien-être. La chirurgie permettant l’injection du vecteur viral puis l’implantation de la fibre optique pour la photométrie et l’optogénétique a un impact léger sur le bienêtre animal, les animaux récupérant rapidement de ce type de chirurgie, et l’encombrement et le poids de l’implant (canule, et fibre pendant les enregistrements) étant faibles : de nombreux laboratoires ont déjà utilisé ce type d’approche sans encombre sur l’animal mobile et éveillé sans gêne majeure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à morts lors de la perfusion intracardiaque . Cette procédure est nécessaire pour la caractérisation histologique de l’expression des vecteurs viraux et du placement des fibres optiques.

Remplacement

Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale à la rTMS nécessite également l’utilisation d’animaux.

Réduction

Les effectifs sont optimisés, les analyses tissulaires nécessitent une taille d’effectifs suffisante compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=20 sujets par groupe expérimental en tenant compte du taux de succès des chirurgies évalué à ~70%). De plus, la rationalisation des procédures permet d’optimiser l’utilisation des échantillons cérébraux prélevés. Les phases de mise au point des chirurgies (étapes 1) et 2) dans la description du projet) font partie de cette optimisation afin de réduire le nombre d’animaux dans les étapes ultérieures, et seront arrêtées une fois la technique mise au point.

Raffinement

Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu (cabanes plexiglass et cartons, tubes). Les animaux recevront un traitement analgésique avant, juste après et 24 à 48h suivant l’intervention, puis si nécessaire un traitement antibiotique. Chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Les cornées sont protégées de la déshydratation. L’anesthésie gazeuse est ici privilégiée pour mieux contrôler la profondeur d’anesthésie et pour une meilleure récupération post-opératoire. Une surveillance post-opératoire d’une semaine est réalisée pour suivre chaque souris et intervenir si nécessaire.

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, l’implémentation d’un modèle de dépression et de neurostimulation, ainsi que la possibilité d’utiliser des vecteurs viraux permettant l’utilisation de l’optogénétique font de la souris le modèle le plus pertinent. Les animaux seront adultes (âgés d’environ 8 semaines ou plus) au début de l’étude. Justification : il s’agit de comprendre ces phénomènes dans un cerveau adulte (8 semaines correspondant au début de l’âge adulte chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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60 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, modéré ou sévère selon les groupes. Elles subissent un jeûne de 24 heures, un régime gras ou une injection de lipopolysaccharide induisant une anorexie inflammatoire, avant d'être décapitées sous anesthésie pour prélever le tronc cérébral, afin d'étudier le rôle de la connexine Cx43 dans la balance énergétique. Le porteur indique que le jeûne provoque une perte de poids allant jusqu'à 15% et que le produit inflammatoire entraîne anorexie, hyperalgésie et évitement social. Il conclut à l'absence de "méthode de substitution" pour étudier ces mécanismes.

Objectifs

L’obésité et l’anorexie induite par la maladie sont des problèmes de santé publique majeurs caractérisés par une rupture de la balance énergétique (équilibre entre les dépenses énergétiques de l’organisme et les apports par la prise alimentaire). Le complexe vagal dorsal (CVD) et l’hypothalamus médiobasal sont des régions cérébrales clés du contrôle de cette balance. Ils contiennent des réseaux de neurones sensibles à de multiples signaux informant du niveau des réserves énergétiques de l’organisme. Ces neurones interagissent avec les cellules gliales qui sont indispensables à l’activité neuronale dans de nombreux processus métaboliques et cognitifs. La façon dont les cellules gliales contribuent au contrôle de la balance énergétique reste cependant à explorer. Ce projet cherche à tester si les cellules gliales du CVD et de l’hypothalamus médiobasal sont capables de moduler leur communication lors de modifications du statut métabolique et d’informer les neurones impliqués dans le maintien du poids corporel. Dans ce contexte, nous focalisons notre attention sur le rôle d’une protéine, la connexine (Cx43), grâce à laquelle les cellules gliales communiquent entre elles et émettent des substances neuroactives. La Cx43 permet de constituer des hémicanaux s’ouvrant sur le milieu extracellulaire par lesquels les cellules gliales peuvent émettre des substances neuroactives. L’objectif du projet est d’évaluer comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel et le statut métabolique des animaux. Nous faisons l’hypothèse que des molécules libérées par les Cx43HC pourraient participer à la régulation de la balance énergétique et que l’ouverture des hémicanaux pourrait être modifié selon le métabolisme énergétique ou le statut nutritionnel pour réguler le passage de telles molécules. Pour tester notre hypothèse, nous souhaitons réaliser des expériences in situ sur des tranches aigües de tronc cérébral et d’hypothalamus et des analyses biochimiques pour mettre en évidence des modifications de la perméabilité des Cx43HC. Les résultats attendus de ce projet devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de rupture de la balance énergétique tout en identifiant des cibles potentielles d’intérêt thérapeutiques pour lutter contre l’obésité ou l’anorexie induite par l’inflammation.

Bénéfices attendus

Pour comprendre comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel ou une modification du métabolisme énergétique, nous évaluerons l’activité des hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) dans un modèle in situ de tranches hypothalamiques et de tronc cérébral. Ce modèle nous permet de déterminer le degré d’ouverture des HC lors d’un défi énergétique (jeûne, anorexie induite par l’inflammation, régime obésogène court). Cette approche sera complétée par des analyses biochimiques qui permettront d’identifier des modifications post-traductionnelles associées à une variation de la perméabilité des Cx43HC dans les mêmes conditions de rupture de la balance énergétique. Pour ce projet, nous testerons les effets de 3 conditions connues pour affecter le statut nutritionnel et métabolique des animaux : -un jeûne de 24h (procédure 1), -un régime enrichi en graisse de 3 jours (procédure 2), -une anorexie inflammatoire induite par le lipopolysaccharide (LPS ; injection ip unique ; 0,4 mg/kg à 0.1 mL/10g de poids corporel, 1h30 avant la mise à mort, procédure 3). Les souris concernées seront ensuite anesthésiées et après vérification de l’atteinte d’un pallier chirurgical d’anesthésie par l’absence de réflexe au pincement de la patte, les souris seront mises à mort par décapitation. Cette méthode de mise à mort est la seule qui préserve intacte la structure du bulbe rachidien étudiée. Leurs cerveaux seront extraits en vue : 1/ de tester l’activité hémicanal sur un modèle de tranches aigües de tronc cérébral et d’hypothalamus. 2/ d’analyser les modifications post-traductionnelles associées aux modifications du statut énergétique et témoignant d’une modification de la perméabilité des Cx43HC.

Procédures

Pour comprendre comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel, nous évaluerons l’activité des hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) dans un modèle in situ de tranches hypothalamiques et de tronc cérébral. Ce modèle nous permet de déterminer le degré d’ouverture des HC lors d’un défi énergétique (jeûne, anorexie induite par l’inflammation, régime obésogène court). Cette approche sera complétée par des analyses de biologie moléculaire qui permettront d’identifier des modifications post-traductionnelles associées à la perméabilité des Cx43HC lors de modification du statut nutritionnel. Ce projet nécessite l’utilisation de 60 souris mâles. Pour ce projet, nous testerons les effets de 3 conditions connues pour affecter le statut nutritionnel : un jeûne (durée 24h), un régime alimentaire enrichi en graisse (durée 72h) et une anorexie inflammatoire induite par injection aigue de lipopolysaccharide (durée 1h30). Les souris concernées seront ensuite anesthésiées (Kétamine/Xylazine 120 mg/kg et 16 mg/kg respectivement ; ip 0,1 ml/10g) et leurs cerveaux seront extraits en vue : 1/ de tester l’activité hémicanal sur un modèle de tranches aigues de tronc cérébral et d’hypothalamus. -12 animaux seront mis à jeun pendant 24h (n=12) -12 animaux seront soumis à 3 jours de régime alimentaire enrichi en graisse (n=12) -12 animaux seront exposées à l’anorexie inflammatoire consécutive à une injection de Lipopolysaccharide (0,4 mg/kg ; ip 0,1 ml/10g) pendant 1h30 (n=12) 2/ d’analyser les modifications post-traductionnelles associées aux modifications du statut énergétique et témoignant d’une modification de la perméabilité des Cx43HC. Pour ces analyses, 8 animaux sont nécessaires par groupe (3x8 = 24, soumis aux différents régimes). Ainsi, 20 animaux seront soumis à un jeûne, 20 animaux seront soumis à un régime enrichi en graisse et 20 animaux feront l’objet de la procédure induisant une anorexie inflammatoire.

Impact sur les animaux

Les procédures utilisées ont pour objectif de tester l’impact du statut nutritionnel sur l’activité hémicanal dans un modèle in situ. L’accomplissement de cet objectif implique des modifications contraignantes du statut énergétique des animaux. -Le régime enrichi en graisse est connu pour ne générer aucune douleur, souffrance ou angoisse chez la souris et nous n’attendons pas de nuisance associée au régime. -Le jeûne de 24h est une source de stress pour l’animal, entrainant une perte de poids corporel importante chez les animaux représentant jusqu’à 15% du poids corporel ainsi que des modifications du statut métabolique (shift vers une oxydation lipidique au détriment de l’oxydation glucidique). -L’injection aigue de lipopolysaccharide est classiquement utilisée pour induire une anorexie inflammatoire chez les animaux. Ce traitement engendre un état de maladie transitoire des animaux, dont les symptômes (anorexie, hyper ou hypothermie, hyperalgésie, inactivité, somnolence, évitement social et libération d’hormone de stress) culminent à 6-10h post injection et se résolvent en 24h. Ces symptômes restent limités pour la durée d’exposition sélectionnée pour ce projet (1h30). La contention avant les injections intrapéritonéale et retrouvée dans toutes les procédures est une source de stress pour l’animal. Les souris seront mises à mort, par décapitation sous anesthésie générale profonde au moment correspondant à la fin du la durée d’exposition prévue pour chaque procédure (après 3 jours d’exposition au régime enrichi en graisses ; après 24h de jeûne ; 1h30 après l’injection de LPS).

Devenir

Les souris seront mises à mort par décapitation sous anesthésie générale profonde pour des analyses physiologiques post-mortem.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’implication des cellules gliales dans le contrôle de la consommation alimentaire du poids corporel ou permettant d’étudier l’activité hémicanal.

Réduction

Notre expertise nous permet de définir au plus juste le nombre d’animaux nécessaire aux mesures post-mortem terminales après 3 procédures de modification du statut nutritionnel (24h de mise à jeun ; exposition durant 1h30 à l’anorexie inflammatoire induite par une injection de LPS ; ou après 3 jours d’un régime alimentaire enrichi en lipides). -Pour chaque expérience in situ utilisant des tranches aigues d’hypothalamus et de tronc cérébral, 12 animaux sont nécessaires à l’obtention d’une puissance statistique suffisante. Ce nombre d’animaux a été déterminé à partir de précédentes études réalisées sur des tranches d’animaux naïfs (mise à mort réglementaire). Le complexe vagal dorsal du tronc cérébral est une petite structure qui limite le nombre de tranches disponibles (environ 3 tranches par animal). La mesure du taux d’ouverture des hémicanaux Cx43 nécessite de comparer des tranches incubées dans trois solutions différentes (condition sans agent pharmacologique : aCSF), avec un large bloqueur des hémicanaux (contrôle négatif), et avec un agent pharmacologique spécifique des hémicanaux de connexine 43. Au moins 2 tranches par condition sont nécessaires. Il faut donc 2 animaux par expérience. Pour obtenir la puissance statistique appropriée, 6 expériences indépendantes sont nécessaires.12 animaux par procédure in situ seront donc utilisés. -Pour les analyses biochimiques (niveaux protéiques et modifications post-traductionnelles), 8 animaux par groupe sont nécessaires à l’obtention d’une puissance statistique suffisante. Ce nombre d’animaux a été déterminé à partir de précédentes études d’analyses de niveaux protéiques, des méthodes utilisées en routine au sein de notre équipe de recherche. Au total ce projet prévoit l’utilisation de 60 animaux, dont 36 animaux pour les analyses in situ et 24 animaux pour les analyses biochimiques.

Raffinement

Toutes les procédures mentionnées dans ce projet sont réalisées en routine au laboratoire. Les animaux utilisés seront commandés au minimum un semaine avant le début de la procédure pour permettre une période d’acclimatation à l’animalerie. L’hébergement des animaux se fait avec un enrichissement du milieu, dans un environnement à température et hygrométrie contrôlées et un cycle jour/nuit 12h/12h. Les animaux font l’objet d’un suivi quotidien, avec la mise en œuvre d’actions adaptées lors d’éventuels franchissement des points limites ou points d’arrêt. Un animal montrant des signes de souffrance avant le début d’une procédure recevra un traitement analgésique morphinique et n’intègrera la procédure qu’après retour à un état normal. Cette précaution évite toute amplification des nuisances liées à la procédure en raison d’un problème intercurrent. A la fin des procédures la mise à mort par décapitation est réalisée sous anesthésie générale pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux.

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour ces expériences puisque c’est le modèle le plus documenté dans la littérature. Toutes les procédures mentionnées dans ce projet ont déjà été mises au point chez la souris dans notre équipe. Les animaux utilisés seront de jeunes souris adultes (7 semaines d’âge) au démarrage de l’expérimentation. Le choix de ce stade de développement est guidé par la volonté de réaliser des expériences chez la souris adulte et parce que le modèle in situ est optimisé pour des souris de 7 semaines. Ce stade de développement est classiquement choisi pour les expériences in situ chez les animaux considérés adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 480
Souffrances
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▲ 192
▲ 288
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Devenir
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 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections sous-cutanées de cellules tumorales puis, pour une partie, jusqu'à quatre injections de traitements anticancéreux, afin d'étudier le rôle de l'enzyme cN-II dans la croissance des tumeurs et la réponse aux traitements. Le porteur qualifie les effets attendus de "faibles à modérés" et suit la croissance tumorale jusqu'à un point limite entraînant la mise à mort. Il présente les modèles cellulaires comme trop limités et affirme la nécessité d'un "organisme entier et immunocompétent".

Objectifs

Le développement des cancers et leurs réponses aux traitements anticancéreux sont en partie régulés par des composés appelés nucléosides tels que l’adénosine. Leur action passe en particulier par une modification du système immunitaire induisant conditions favorables à la survie de la cellule cancéreuse. Nous nous intéressons à une protéine appelée cN-II qui est impliquée dans la production et la régulation de l’adénosine et qui pourrait donc jouer un rôle indirect dans la modulation des cellules immunitaires. Nous souhaitons étudier ce rôle potentiel en utilisant des souris n’exprimant pas le gène de cN-II et les comparer à celles exprimant cN-II. Nous proposons trois expériences différentes qui consiste en le suivi de la croissance tumorale, l’étude du système immunitaire qui se trouve dans les tumeurs, et en l’étude de la réponse des tumeurs à certains traitements anticancéreux. Nous aurons ainsi des réponses quant aux rôles de l’expression cN-II sur la cellule cancéreuse ou sur toutes les cellules de l’organisme dans lequel se développe une tumeur. Seul un organisme entier et immunocompétent permet de répondre à ces questions.

Bénéfices attendus

La connaissance sur cN-II en cancérologie et en biologie de façon plus générale, est principalement basée sur des expériences utilisant des modèles cellulaires. Ces modèles ont des limites évidentes dans leur pertinence, qui sont bien moins présentes sur des modèles animaux. L'utilisation d'un modèle transgénique permet donc de poser des questions intégrant des systèmes beaucoup plus complets et donc d'obtenir des résultats plus pertinents. De tels résultats obtenus sur modèles animaux permettront de mieux définir et comprendre certains rôles de cette enzyme. En dehors de connaissances fondamentales, nous devrons pouvoir obtenir des résultats avec une importance pour le développement d'inhibiteurs pharmacologiques de cN-II, avec à plus long terme leur utilisation en cancérologie.

Procédures

Procédures 1 et 2: une seule injection sous-cutanée de cellules tumorales. Procédure 3: une seule injection sous-cutanée de cellules tumorales et jusqu'à un total de 4 injections intra-péritonéales de traitements.

Impact sur les animaux

Les expériences prévues sur les animaux devraient être associées à des effets indésirables faibles à modérés. Ils pourraient être liés aux injections de cellules cancéreuses (très faible), à la gêne causée par le développement de tumeurs (très faible) ou à la toxicité des médicaments anticancéreux utilisés (risque modérée). L'apparition de ces éventuels effets sera surveillée et des mesures pour les diminuer sont prévues et seront mises en application si nécessaire.

Devenir

Dans les procédures 1 et 3, les animaux seront suivis pour la croissance tumorale jusqu'à atteindre un point limite nécessitant la mise à mort, ou pendant une durée maximale de 4 semaines. Pour la procédure 2, nous prélèverons les tumeurs sous-cutanées sur animal décédé.

Remplacement

Les questions posées concernent le rôle de cN-II exprimée par la cellule tumorale et/ou par les autres cellules de l'hôte, dans la croissance tumorale, l'immunorégulation et dans la réponse aux traitements. Les modèles utilisés sont complémentaires et non pas redondants à ceux basés sur la co-cultures de lignées cellulaires.

Réduction

Les procédures seront faites sur le nombre minimal de souris nécessaires permettant de conclure de façon fiable. Les procédures seront réalisées en séquentiel, et les résultats seront évalués pour déterminer la nécessité de poursuivre les expériences, afin de réduire autant que possible le nombre de souris utilisées. Par exemple, le nombre de souris pour la procédure 1 est faible car des informations supplémentaires sur la croissance tumorale seront obtenues avec les souris non traitées dans la procédure 3. Si certains modèles dans certaines souris ne permettent pas le développement de tumeurs, ces couples cellules/souris ne seront pas intégrés dans les procédures 2 et 3.

Raffinement

Les mesures de raffinement comprennent les points suivants: - Si des souris présentent des signes de rougeur au niveau du point d’injection, les souris seront mises sur une litière à base de nitrocellulose, plus douce, qui freine voire arrête complètement l’apparition des rougeurs et le développement de nécrose. - En cas de douleur détectée, un traitement antalgique sera administré. En l’absence d’amélioration au bout de 5 heures l’animal sera mis à mort. – Si lors des pesées, l'animal montre une perte de poids, de la nourriture humide sera placée dans la cage pour faciliter la prise alimentaire. - Les animaux feront l’objet d’un suivi 3 fois par semaine par les expérimentateurs. Lors de ce suivi, chaque animal sera inspecté. - Le personnel animalier inspecte quotidiennement les animaux et renseigne un suivi basé sur des critères comportementaux (activité, isolement), physique (poils hérissés, dos vouté…) qui permettent de détecter rapidement une souffrance ou l’atteinte d’un point limite.

Choix des espèces

Le projet est basé sur l'utilisation d'animaux génétiquement modifiés n’exprimant pas la protéine cN-II. Ce modèle a été développé et étudié et présente un phénotype non dommageable. Il n’existe pas de données sur la prise tumorale chez ces souris déficientes en cN-II. Sur la base des données disponibles pour d’autres modèles ainsi que sur l’importance d’avoir un système immunitaire bien développé, les animaux utilisés seront âgés d’entre 10 et 14 semaines pour débuter les procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 4995
Souffrances
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▲ 4995
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Devenir
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 4995

4 995 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par des bactéries, greffées de cellules tumorales ou exposées à des substances cancérigènes, puis traitées par antibiotiques, immunothérapies ou phages, pour étudier la réponse immunitaire de la vessie. Le porteur reconnaît que l'infection peut causer des douleurs et qu'une tumeur à croissance rapide peut obstruer l'urètre. Il décrit ces travaux comme visant une "meilleure compréhension" des mécanismes immunitaires et affirme le recours à l'animal "absolument nécessaire", faute d'alternative.

Objectifs

Notre objectif est de comprendre la réponse immunitaire à l'infection, au cancer et aux immunothérapies dans la vessie. Cette compréhension nous permettra d'identifier des cibles pour les futures imunothérapies afin d'améliorer le traitement des infections, des cancers et d'autres maladies de la vessie.

Bénéfices attendus

Nous espérons avoir une meilleure compréhension du fonctionnement de la réponse immunitaire dans la vessie et comprendre les mécanismes par lesquels les approches thérapeutiques, telles que la vacciantion ou la phagothérapie, améliorent l'immunité contre la maladie.

Procédures

les animaux seront infectés par des bactéries, ou implantés avec des cellules tumorales, ou recevront des substances cancérigènes pour développer des tumeurs. Ensuite, les animaux seront traités avec des médicaments, tels que des antibiotiques, des immunothérapies ou des phages.

Impact sur les animaux

Bien que nous ayons mis en place un plan pour éviter les effets néfastes, il est possible que les animaux ressentent des douleurs dues à une infection, comme c'est le cas chez l'homme, ou que des tumeurs à croissance rapide provoquent une obstruction urétrale. Nous pouvons surveiller ce scénario pour éviter cette possibilité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de toutes les procédures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est absolument nécessaire pour ce projet puisqu’il n’existe aucune autre alternative pertinente pour ce genre de projet. En outre, ces études doivent être effectuées in vivo, parce qu’il est nécessaire que les organes et les systèmes impliqués soient intacts afin de bien comprendre la migration cellulaire et la réponse immunitaire (innée et adaptative).

Réduction

Réduction : Le nombre de souris a été calculé pour utiliser le nombre minimum d'animaux nécessaires à l'analyse statistique, sur la base d'expériences antérieures. Dans la mesure du possible, un seul groupe témoin sera utilisé pour plusieurs groupes expérimentaux afin de réduire le nombre total de souris nécessaires, sans compromettre l'intégrité de l'expérience.

Raffinement

Raffinement : Tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress, l'inconfort et la douleur des animaux. Cela comprend une surveillance régulière, l'administration de médicaments antidouleur approuvés si les souris souffrent (aspect voûté, piloérection) et la détermination de points limites avant de commencer l'expérimentation (perte d'un pourcentage prédéterminé de poids, par exemple) (le tout conformément à la réglementation européenne).

Choix des espèces

Les souris sont un bon modèle pour étudier les réponses immunitaires contre les bactéries. Il a été démontré empiriquement que les infections des voies urinaires chez la souris reflètent, dans de nombreux aspects essentiels, l'état de la maladie observée chez l'homme. Il a été démontré que la voie utilisée par les pathogènes identifiés comme uropathogènes chez la souris est également utilisée chez l'homme, ce qui justifie l'utilisation de la souris comme un modèle approprié pour l’infection des voies urinaires. Des travaux précédents de notre laboratoire ont démontré que la réponse des souris traitées par BCG-thérapie pour le cancer de la vessie est très similaire à celle observée chez l'homme, justifiant à nouveau la souris comme un modèle utile pour l'étude de l'immunothérapie dans la vessie. On va utiliser les souris de 6 à 24 semaines. Cet âge chez la souris équivaut à l’âge adulte chez l’homme. Dans un très petit nombre d'observations, nous analyserons la vessie de souris néonatales non manipulées qui n'ont pas encore été sevrées, âgées de 0 à 28 jours, afin d'identifier spécifiquement le moment où les populations de macrophages résidents dans la vessie divergent en deux populations distinctes et si cela dépend du passage de l'allaitement à l'alimentation solide. Nous pensons avoir besoin de 8 à 10 souris par point temporel, 4 points temporels étant prévus. Donc, 40 souriceaux femelles et 40 souriceaux mâles

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 50
Souffrances
▲ 50
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▲ -
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Devenir
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 50

50 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Ils subissent une chirurgie puis un arrêt cardiaque provoqué et une réanimation, avec des prélèvements sanguins tout au long, pour comparer les effets de deux gaz, le monoxyde d'azote et l'argon, sur la circulation pulmonaire. Le porteur indique qu'en l'absence de reprise cardiaque au bout de 30 minutes l'animal est mis à mort, et que tous le sont au terme des deux heures de suivi. Il conclut qu'aucun remplacement n'est envisageable et retient le porc pour sa proximité anatomique avec l'humain.

Objectifs

La survenue brutale et imprévue d’un arrêt cardiaque est un enjeu majeur de santé publique à l’origine d’environ 40 000 décès chaque année en France. Malgré l’amélioration des procédures de réanimation cardio-pulmonaire, l’apparition d’une défaillance hémodynamique aiguë est fréquente après la reprise d’une activité cardiaque. Elle se traduit par une défaillance de la fonction du cœur gauche mais aussi par un dysfonctionnement du cœur droit et de la circulation pulmonaire. Cette défaillance peut ainsi se traduire par une hypertension artérielle pulmonaire, qui a été très peu étudiée, à la fois cliniquement et expérimentalement. Dans l’ensemble, toutes ces défaillances hémodynamiques contribuent à l’aggravation des séquelles neurologiques à cause du faible débit sanguin qu’elles produisent. Afin de limiter ces désordres, nous proposons d’étudier deux gaz, le Monoxyde d’Azote et l’Argon dont les mécanismes d’action ciblent la fonction vasculaire et cardiaque. L’effet bénéfique de l’argon a été observé récemment dans un contexte de défaillance multi-viscérale mais son effet immédiat au cours d’une réanimation cardiopulmonaire est moins connu. Celui du monoxyde d’azote serait lié à son action vasodilatatrice pulmonaire bien connue dans d’autres contextes. Notre objectif est donc de déterminer si ces gaz pourront exercer également des effets dans un modèle expérimental d’arrêt cardiaque Nous évaluerons plus précisément les effets de ces deux gaz sur la pression artérielle pulmonaire et les impacts sur la performance cardiaque gauche.

Bénéfices attendus

L’originalité de notre étude sera de comparer les effets de l’argon et du NO, tous deux susceptibles d’exercer des effets sur la circulation pulmonaire. Nous évaluerons précisément leurs effets sur la pression artérielle pulmonaire et les impacts sur la performance ventriculaire gauche, la baisse du débit cardiaque et l’état de choc.

Procédures

Dans ce projet, nous évaluerons les effets de l’Argon et du Monoxyde d’azote sur la pression artérielle pulmonaire et la performance cardiaque ventriculaire gauche au décours d’un carrêt cardiaque. Nous utiliserons 50 porcs au total. Pour cela , tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort au terme des 2 heures de suivi après la réanimation cardio-pulmonaire.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole.

Remplacement

Compte tenu de la complexité de l’affection considérée, cette étude ne peut pas être mimée in vitro. Par conséquent, pas de remplacement envisageable.

Réduction

Le critère de jugement principal sera le débit cardiaque. Afin de montrer une augmentation du débit cardiaque de 30% dans le groupe traité par rapport au groupe Témoin, il nous faudra un effectif de 10 animaux par groupe (avec α=0,05 et β =0,8). Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.

Raffinement

Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long de la procédure

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques. Les porcs pèsent 30kg pour des raisons de maniabilité.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 520
Souffrances
▲ -
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▲ 520
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Devenir
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 520

520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie de la patte leur inflige une douleur neuropathique chronique, suivie de tests du seuil mécanique aux filaments de von Frey, de préférence de place conditionnée et d'observation en IntelliCage, pour étudier l'anxiété et la dépression liées à la douleur chez les femelles. Le porteur précise qu'aucun anti-inflammatoire ni opiacé ne peut être administré, ces molécules interférant avec la douleur qu'il cherche à maintenir. Il affirme qu'il lui est "impossible" de remplacer ce modèle par une approche in vitro ou in silico.

Objectifs

La douleur neuropathique est consécutive à une lésion ou une pathologie du système nerveux somatosensoriel. Généralement chronique, avec une prévalence de 5 à 7% dans la population, elle s’accompagne d’un fort risque de développement de troubles de l’humeur. En effet, environ 50% des patients présentent cette co-morbidité. Ceci constitue un enjeu important de santé publique. Malgré les données cliniques, les mécanismes sous-jacents de cette co-morbidité restent encore inconnus et nécessitent des études précliniques. Une modélasation chez la souris mâle des conséquences affectives à long terme d’une douleur neuropathique existe. De plus, les données d’imagerie neuroanatomique et fonctionnelle chez l’homme, ainsi des résultats obtenus par des approches lésionnelle, ,d’optogénétique et imagerie, chez la souris montrent que la dépression majeure mais aussi les situations douloureuses s’accompagnent de changements dans des structures limbiques comme le cortex cingulaire antérieur (CCA), l’Habénula laterale (HBl), le noyau basolatéral de l’amygdale (BLA) et l’aire tegmentale ventrale (VTA). Le but de ce projet est de caractériser les comportements anxio-dépressifs dans un modèle de douleur neuropathique chez les femelles et comparer les changements moléculaire et physiologique entre mâles et femelles.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est double : 1) caractériser pour la première fois chez la femelle l’établissement de la douleur chronique neuropathique et le développement progressif des comportements de type anxieux et dépressif et 2) en étudier les changements moléculaires au cours du développement de cette comorbidité dans 4 structures cérébrales d’intérêt, le cortex cingulaire antérieur (CCA), l’Habénula laterale (HBl), le noyau basolatéral de l’amygdale (BLA) et l’aire tegmentale ventrale (VTA). A l’issue de ce projet, nous serons en mesure de détailler pour la première fois l’apparition de cette comorbidité chez la femelle, en comparaison avec les données déjà connues chez le mâle, et pourront de plus décrire les adaptations moléculaires liées au développement des comportements de type anxieux et dépressif chez les deux sexes. Cette avancée pourrait permettre de révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, potentiellement différentes chez le mâle et la femelle.

Procédures

Les animaux seront soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. Chirugie patte droite de l'animal et pose de puce d’identification.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie "cuff" et / ou à la chirurgie stéréotaxique, toute perte de poids qui atteindrait 15 % sans récupération, ou une plaie ouverte seront considérées comme point limite. Tout animal montrant un de ces points limites et dont l'état ne s'améliore pas sur une période raisonnable (48 h pour une blessure et 5 jours pour la perte de poids) sera mis à mort par inhalation de dioxyde de carbone. Après chaque chirurgie, des croquettes ainsi que de l'eau gélifiée sont disposés dans les cages. Une fiche individuelle de suivi est utilisée afin de suivre le bon rétablissement de chaque animal. Cette fiche présente en annexe 3 est basée sur une évaluation numérique (scoring). Pour la chirurgie « cuff », chaque animal est scoré le lendemain de la chirurgie, puis deux fois par semaine jusqu'à la fin du protocole expérimental. Pour la chirurgie stéréotaxique, chaque animal est scoré quotidiennement pendant les 3 jours suivants la chirurgie puis deux fois par semaine jusqu'à la fin du protocole expérimental. » Points limites : - si le poids est inférieur à 80 % du poids initial (avant chirurgie) pendant 48 h - si, après anesthésie, l’animal présente des signes d'abdomen gonflé pendant 48 h - si l'animal présente une vocalisation spontanée ou une automutilation - si l’animal présente deux scores de 2 ou un score supérieur à 6 sur la grille de suivi-post-chirurgical (annexe 2). - Pour la procédure 1: problèmes moteurs, difficulté à se déplacer ou paraplégie - Pour les procédures 8 et 9 : rougeurs ou signes d’infection autour de l’implant crânien Remarque : l'utilisation d'antidouleur de type anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et opiacés n'est pas possible en post-chirurgie dans notre cas. Les AINS tout comme les opiacés bloqueraient (ou interfèreraient avec) les processus inflammatoires nécessaires au développement et au maintien de la douleur neuropathique.

Devenir

• P1 : Modèle de douleur neuropathique (TOUS les animaux sont gardés en vie pour les procédures suivantes soit 520 animaux) • P2 : Evaluation du seuil de sensibilité mécaniques filaments de von Frey (TOUS les animaux sont gardés en vie pour les procédures suivantes soit 520 animaux) • P3 : Evaluation de l’état anxieux/dépressif (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 160 animaux) P4: Evaluation de la douleur spontanée par le test de préférence de place conditionnée (CPP) (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 120 animaux) • P5 : Pose de puce pour analyse du comportement spontané dans une IntelliCage (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 80 animaux) • P6 : Evaluation de l'état anxieu/dépressif des animaux pour analyses moléculaires (TOUS les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale soit 160 animaux)

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, la caractérisation de la douleur et de sa composante émotionnelle et affective nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile.

Réduction

Afin de réduire l’angoisse des animaux, les souris seront hébergées à 4-5 par cage. Chaque cage sera enrichie avec de la frisure et du coton pour favoriser les comportements de nidation et un barreau bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Au regard de la littérature et de la variabilité phénotypique inter-individuelle, les groupes expérimentaux explorant les comportements de type anxio-dépressif liés aux douleurs chroniques seront constitués d’au moins 20 souris. Les animaux étant consanguins, la variabilité phénotypique est considérablement diminuée, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux tout en mettant en évidence un effet statistiquement significatif. Un calcul statistique « power analysis » a également été réalisé pour s’assurer que les résultats obtenus sont valides au plan statistique (multiple ANOVA).

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie dont la température, l’humidité et le cycle jour/nuit sont contrôlés, nourriture et boisson sont disponibles ad libitum. Ils seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Nous travaillerons en cycle jour/nuit inversé (lumière allumée de 21h à 9h), pour éviter les manipulations durant le temps de sommeil des animaux et ainsi diminuer le stress. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Les signes de mal-être suivants seront recherchés : perte de poids, blessure ou plaie ouverte, dégradation de l'état du pelage, dos arqué. Un exemplaire du « mouse grimace scale » sera disponible (annexe 1) pour aider à la détection des signes de douleurs aiguës. En cas de signes de souffrance de l’animal, des soins (désinfection, suture de plaie), une administration d’antalgique ou d’anti-inflammatoire, une séparation (blessures entre congénères) seront réalisés après concertation avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique de l’institut. Enfin, des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA de l’institut pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Le modèle de douleur neuropathique utilisé dans cette étude a été caractérisé et validé pharmacologiquement chez la souris et non dans une autre espèce comme le rat par exemple. De plus, de nombreuses lignées de souris transgéniques existent et sont disponibles ce qui nous permettra de répondre de façon précise aux questions scientifique posées. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4770
Souffrances
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▲ 4770
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Devenir
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 4770

4 770 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de lipopolysaccharide bactérien pour induire un état de type dépressif, puis passent le test de la nage forcée avant un prélèvement de sang et de cerveau, afin d'évaluer des candidats médicaments. Le porteur indique que le produit provoque une hypoactivité et une perte de poids, et retire du bécher toute souris qui met la tête sous l'eau. Il affirme qu'il "n'existe pas de méthodes alternatives" pour modéliser la dépression et conclut au caractère "nécessaire" du recours à l'animal.

Objectifs

De plus en plus d’études démontrent que l’inflammation joue un rôle dans la physiopathologie du trouble dépressif majeur (MDD). En effet, il a été montré que les patients déprimés présentaient un taux plus élevé de cytokines pro-inflammatoires par rapport à des témoins sains. Des symptômes dépressifs ont également été détectés chez des patients traités par immunothérapie pour des cancers ou des maladies virales. L’administration périphérique de l'endotoxine bactérienne lipopolysaccharide (LPS) induit des symptômes de type dépressif chez les rongeurs dans le modèle de la nage forcée (ou forced swimming test, FST). L’objectif de ce projet sera dans un premier temps la mise en place de ce modèle puis l’étude, chez la souris ayant reçu du LPS, d’une potentielle efficacité de plusieurs candidats médicaments dans le test de la nage forcée.

Bénéfices attendus

Les études animales précliniques reposent sur des modèles de rongeurs bien validés pour faciliter la compréhension des mécanismes et ainsi améliorer sa prise en charge. Ainsi, ce modèle animal peut être utile pour identifier le lien entre l’inflammation et l’état dépressif afin de tester de nouveaux candidats médicaments.

Procédures

La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal.

Impact sur les animaux

L’administration de LPS induit chez la souris une hypoactivité et une baisse de masse corporelle durant les heures qui suivent l’injection et l’administration de nouveaux candidats médicaments peut également entraîner des effets indésirables. Les animaux sont donc suivis après administration. L’état général des animaux est évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort. Des paramètres supplémentaires ont été rajoutés, il concerne les effets indésirables potentiels qu’un traitement pourrait provoquer. L’expérimentateur doit alors noter l’intensité de chacun de ces paramètres. Durant le test de nage forcée, si la souris met la tête sous l’eau, elle est immédiatement retirée du bécher et placée dans une cage contenant un linge pendant 10 minutes pour retourner ensuite dans sa cage d’origine.

Devenir

Pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à la fin de l’étude à un prélèvement sanguin et de cerveau.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la dépression. Le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour l’étude de la physiopathologie et l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Le nombre total d'animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d'animaux par groupe nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement interprétables. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des variables mesurées dans ce test, ce nombre a été fixé à 15 animaux par groupe. L'utilisation d'un nombre inférieur d'animaux a une probabilité importante d'entraîner la non-validité de l'étude, conduisant à la refaire, et par conséquent à utiliser un nombre d'animaux plus élevé. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p < 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.

Raffinement

Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux seront pesés et leur état général quotidiennement évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Le répertoire comportemental des souris correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. Les lignées utilisées sont : la souris Swiss et la C57Bl/6 13 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 225
Souffrances
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▲ 225
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Devenir
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 225

225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent par chirurgie stéréotaxique une greffe intracérébrale de cellules de gliome pédiatrique du tronc cérébral, tumeur incurable, pour tester l'effet de l'inhibition du gène VRK3 sur sa progression. Le porteur indique que les animaux développeront des troubles neurologiques et une ataxie liés à la tumeur. Il décrit ces modèles, suivis par bioluminescence, comme un "outil indispensable" faute de pouvoir reproduire l'infiltration tumorale hors de l'animal.

Objectifs

Les tumeurs cérébrales constituent la première cause de mortalité et de morbidité par cancer chez l'enfant et l'adulte jeune. Les gliomes malins infiltrants du tronc cérébral (ou DIPG), qui représentent 10 à 15% des tumeurs cérébrales pédiatriques, sont les formes les plus graves et les plus mal connues sur le plan biologique. Ces tumeurs sont universellement incurables et constituent le plus grand défi thérapeutique de l'oncologie pédiatrique à ce jour. Nous avons initié un programme de recherche pour caractériser ces tumeurs et montrer qu’elles sont très différentes des gliomes de l’adulte et des tumeurs corticales de l’enfant. Des mutations originales de l’histone H3, quasi-constantes dans les DIPG et jamais décrites dans aucun autre type de cancer, ont été découvertes. Il s’agit donc d’un mécanisme oncogénique complètement inédit et intimement lié au développement de cette partie du cerveau. Par ailleurs, les DIPG ne forment jamais de masse tumorale, mais infiltrent les structures cérébrales normales puis se disséminent dans la totalité du cerveau. Nous avons récemment réussi à développer des modèles expérimentaux de tumeurs cérébrales issus de tumeurs de patients atteints de DIPG. Ces modèles que l'on peut suivre par bioluminescence, développent des signes cliniques neurologiques entre deux et quatre mois post-greffe, et histologiquement la tumeur se développe en infiltrant le tronc cérébral. Ces modèles sont encore très rares et sont un outil indispensable pour l'exploration de thérapies prometteuses. Afin d’identifier les gènes nécessaires à la survie cellulaire du DIPG, une étude de screening par shARN ciblant l’ensemble des kinases humaines a été réalisé sur quatre lignées in vitro. Plusieurs gènes ont été identifiés dont VRK3. Les résultats de ce crible ont été confirmés in vitro par shARN et Crispr/Cas9 sur un plus grand nombre de lignée cellulaire de DIPG. Pour les études vivo, des constructions spécifiques de shRNA et Crispr/Cas9, dirigées vers le gène VRK3, inductibles par la doxycyline ont été réalisés afin d’éteindre le gène dans les cellules tumorales après la greffe.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la réduction ou le ralentissement du volume ou de la croissance tumorale dans le cerveau de souris, comme modèle de la maladie humaine, après inhibition du gène VRK3 par induction de 845mg/kg de doxycycline dans l'alimentation. En effet, in vitro, nous avons pu voir que l'inhibition du gène VRK3 était létal sur les cellules. Nous nous attendons à cette létalité sur les cellules tumorales in vitro ou bien un ralentissement de leur croissance.

Procédures

Chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale (durée 30 minutes). Injection de luciférase en IP 10ml/kg sous anesthésie locale à raison d'une injection tous les 15 jours pour observer la bioluminescence (durée 1 minute).

Impact sur les animaux

L’inhibition de VRK3 sera spécifique aux cellules tumorales, car les constructions seront intégrées uniquement dans ces dernières en amont de la greffe, nous ne nous attendons donc pas à observer des signes de toxicité systémique chez la souris. Les nuisances attendues chez les animaux sont celles liés aux symptômes tumoraux (trouble neurologiques perceptibles; ataxie).

Devenir

Mise à mort de tous les animaux pour prélèvements des cerveaux et analyses ex-vivo.

Remplacement

Une singularité des gliomes du tronc cérébral résulte dans leur phénotype systématique d’infiltration des structures normales, l’absence de masse tumorale et l’importante capacité d’invasion du tronc cérébral dans un premier temps, puis plus largement du cerveau au décours de la maladie. Ces particularités résultent des interactions des cellules tumorales avec leur stroma qui ne peuvent être appréhendées que dans des modèles vivo, où la variété et complexité du microenvironnement tumoral peut être reproduite.

Réduction

Nos xénogreffes intracérébrales de DIPG que nous pouvons suivre par bioluminescence, développent des tumeurs avec un temps de survie des animaux de façon reproductible. Le nombre minimal nécessaire et suffisant a été calculé au plus juste par calcul de puissance (GPower). Les contrôles ont tous été vérifiés et validés ou supprimés.

Raffinement

Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale ou locale (injections). Les animaux seront pesés deux fois par semaine et examinés trois fois par semaine au début de la maladie, puis quotidiennement avec des tumeurs au stade avancé. Ils seront hébergés au minimum par 2 avec un enrichissement de la cage type sizzlenest et recevront des anti-douleurs dès l’arrivée des premiers symptômes neurologiques ou de douleur. L'eau et la nourriture seront donnés ad libitum. La nourriture sera adaptée en cas de symptômes (DietGel).

Choix des espèces

L'utilisation de modèles de souris immunodéprimées (Swiss/Nude) permet la greffe de tumeurs humaines. Les animaux utilisés auront entre 4 et 6 semaines correspondant à l’âge du jeune adulte. Nos études préalables nous ont montrées qu'il n'y avait pas de différences de prise de greffe chez des animaux juste sevrés (3 semaines) et des animaux adultes (plus de 6 semaines). Cependant, le développement de la tumeur étant lent (entre 2 mois et 1 an selon les modèles), nous utiliserons des animaux jeunes afin de ne pas avoir un état général dégradé qui pourrait être dû à la dégénérescence du modèle en fin de protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Xénopes : 36832
Souffrances
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▲ 112
▲ 36720
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Devenir
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 112
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36 832 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la grande majorité des têtards tués pour analyse et 112 femelles adultes maintenues en élevage pour la reproduction. Les têtards subissent des injections intraoculaires et des lésions physiques de la rétine sous anesthésie, pour étudier les mécanismes de régénération rétinienne propres à cette espèce. Le porteur qualifie la dégénérescence rétinienne d'"indolore" et présente la rétine comme un "organe non-vital qui régénère entièrement". Il décrit la fécondation in vitro et le recours au xénope comme relevant d'une "stricte nécessité".

Objectifs

Une maladie neurodégénérative est une altération progressive et souvent irréversible des fonctions nerveuses. Par exemple, les maladies neurodégénératives de la rétine, comme le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou la rétinite pigmentaire, conduisent très souvent à une perte de la vision. Comme d’autres maladies neurodégénératives (Huntington, Parkinson ou Alzheimer), ces pathologies rétiniennes résultent de la mort de certaines cellules indispensables au fonctionnement du tissu neural : cellules ganglionnaires chez les patients atteints de glaucome ou photorécepteurs dans la DMLA ou la rétinite pigmentaire. Il n’existe à ce jour aucun traitement pour réellement traiter ces pathologies. La biologie des cellules souches de la rétine est en plein essor afin de développer de nouvelles approches pour combattre la cécité. Notre programme de recherche vise à étudier la manière dont des signaux externes et des facteurs internes interagissent et se coordonnent pour finement réguler le comportement des différentes populations de cellules souches de la rétine dans des conditions physiologiques ou pathologiques (lésions et dégénérescences). Plus particulièrement, nous nous intéressons à l’influence du contexte inflammatoire. Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines. Il existe de nombreux modèles (souris et rat) de dégénérescence rétinienne mais ces derniers ne sont pas les plus appropriés pour l’étude des processus de régénération en raison d’un potentiel de réparation extrêmement limité, comme chez l’Homme. En revanche, les amphibiens, en raison de leurs capacités de régénération remarquables, constituent des modèles de choix pour l’étude de l’implication des cellules souches dans la réparation tissulaire. En ce qui concerne la rétine du xénope, plusieurs travaux dont les nôtres ont démontré une régénération très efficace après lésion ou ablation rétinienne à partir des cellules gliales de Müller ou des cellules souches de l'extrémité de la rétine. La rétine du xénope offre donc un terrain d’investigation de choix pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires des processus régénératifs dans un contexte de dommage rétinien (lésions physiques et neurodégénérescence).

Bénéfices attendus

Ce travail devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent le comportement des cellules souches en général, et des cellules souches rétiniennes en particulier. Cette étude devrait par conséquent permettre d’expliquer les raisons de la perte des capacités régénératives chez les mammifères afin de trouver des pistes pour restaurer ce potentiel dans une perspective de thérapie cellulaire.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, 80 femelles adultes sauvages et 32 femelles adultes transgéniques ou mutantes seront soumises, tous les 4 mois, à une injection sous-cutanée d’hormone afin de réaliser des fécondations in vitro. Par ailleurs, des larves autonomes sont soumis à plusieurs actes expérimentaux : - 10800 individus : (i) anesthésie une fois pendant la procédure juste avant une injection intraoculaire afin d'éviter la douleur qui aurait été générée par l'injection. La durée de l'anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection. - 6480 individus : (i) anesthésie deux fois pendant la procédure, juste avant une injection intraoculaire et juste avant une lésion physique de la rétine. La durée de chaque anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection. (iii) lésion physoqie de la rétine : une fois pendant la procédure. La lésion s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser cette lésion. - 19440 individus : (i) anesthésie deux fois pendant la procédure, juste avant chaque injection intraoculaire. La durée de l'anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : deux fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection.

Impact sur les animaux

La mise en œuvre de ce projet requiert l’utilisation de larves autonomes. Les dommages escomptés les concernant sont limités. L’établissement de lignées transgéniques modèles de pathologies reposent sur des systèmes qui permettent l'ablation réversible d'une population de cellules bien précise à un instant choisi. Ainsi, l’apparition du phénotype se fait uniquement au stade requis et sur une durée limitée et il est important de mentionner que la déficience visuelle consécutive à une dégénérescence cellulaire, comme dans la DMLA, est indolore. En revanche, certains aspects du projet requièrent des lésions physiques via piqure d’aiguille ou des injections intraoculaires d’agents chimiques, dont le niveau de sévérité attendu est de classe modérée bien que ces actes soient réalisés sous anesthésie. Toutefois, notons également que les phénotypes concernent une population précise de cellules dans un organe non-vital qui régénère entièrement chez l’espèce concernée.

Devenir

- Procédure 1 : maintien en élevage des femelles adultes - Procédure 2 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 3 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 4 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 5 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaireet du devenir cellulaire des cellules de Müller dans leurs rétines.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants revêt un caractère de stricte nécessité car : -la fécondation in vitro constitue la seule méthode pour obtenir des ovocytes matures de manière non invasive (sans chirurgie) puis des têtards à développement synchrone, de stade précis, et en nombre suffisant pour satisfaire aux analyses statistiques. - Le projet a pour objectif l’étude des mécanismes impliqués dans le développement et la régénération d’un organe, la rétine. La nécessité d’avoir recours à des animaux, les xénopes, se justifie par le fait que ces processus sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire in vivo. Des méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne sont donc pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Cependant, afin de satisfaire au principe de remplacement, - nous pratiquons des approches in silico en bio-informatique. - En amont du présent projet, nous planifions la mise au point de culture en explant de rétines ex vivo, provenant d'animaux euthanasiés sans manipulation préalable. Cette technique pourra s’avérer être un bon modèle alternatif de dégénérescence rétinienne et permettra ainsi d’étudier l’effet de molécules pro- ou anti-inflammatoires sur la capacité régénérative des cellules de Müller. Ce modèle ex vivo va permettre de sélectionner les molécules inflammatoires les plus efficaces qui pourront être ensuite utiliser in vivo.

Réduction

La réalisation de notre projet implique notamment l'injection d'hormone chez des femelles xénopes adultes pour la production d’ovocytes afin d’obtenir des embryons. Pour réduire à son minimum le nombre d’animaux utilisés, nous prenons en compte que : - Les femelles, ayant une période reproductive longue (15 ans), peuvent être induites à pondre de nombreuses fois - Il est à noter que les testicules des mâles euthanasiés disséqués pour la fécondation in vitro sont utilisés pour plusieurs expériences et par plusieurs expérimentateurs minimisant ainsi le nombre de mâles sacrifiés. - Si possible, nous réalisons des fécondations naturelles évitant le sacrifice du mâle (mâles transgéniques). - Nous utilisons au moins dix animaux par groupe afin que les résultats obtenus soient statiquement valides. Nos expériences sont réalisées 3 fois.

Raffinement

Dans le but de réduire la douleur, souffrance ou angoisse, nous imposons : - des conditions d’élevage conformes aux directives européennes. - l’utilisation des femelles par roulement tous les 4 mois permettant le renforcement positif lors des manipulations. - Pour les larves autonomes, les lésions physiques induites et les injections intra-oculaires se font sous anesthésie. Nous prenons également en compte le fait que : - Le phénotype vise un organe non-vital qui régénère entièrement chez l’espèce concernée. - La dégénérescence cellulaire au niveau de la rétine, comme dans la DMLA, est un processus indolore.

Choix des espèces

Le xénope est un organisme modèle important pour l’étude du développement des vertébrés. Il occupe une place phylogénétique-clé (vertébré tétrapode non-mammifère). Nous disposons des génomes pour les deux espèces (X.tropicalis et X.laevis) et l’analyse montre d’importantes similitudes avec le génome humain : 79% des gènes identifiés dans des maladies humaines ont leurs équivalents chez le xénope. Par ailleurs, ces espèces sont faciles à élever et à maintenir en laboratoire et des pontes peuvent être obtenues à demande. Les embryons sont nombreux et robustes. Le développement externe permet des analyses d’embryologie expérimentale dès la fécondation et une observation non-invasive à tous les stades. X. tropicalis est diploïde avec un temps de génération plus court que X. laevis. Tout comme le poisson zèbre, le xénope fait partie d’une sélection de modèles pour lesquels les approches d'étude génétique sont couramment utilisées. Dans le cadre de notre projet, le xenope, en raison de ses capacités de régénération remarquables de sa rétine, constitue un modèle de choix pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans ces processus régénératifs. Pour effectuer les fécondations in vitro, nous utilisons des animaux adultes ayant atteint la maturité sexuelle. Nos expériences d’étude de la régénération de la rétine nécessitent de travailler sur des stades larvaires autonomes car nous avons démontré que les cellules de Müller permettant la régénération ne se réactivent de manière efficace qu’après ce stade. Par conséquent, toutes les expériences visant à étudier l’activation des cellules de Müller et la régénération sont effectuées sur des têtards.