Recherche fondamentale

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  • Enseignement supérieur
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1070
Rats : 70
Souffrances
▲ -
▲ 410
▲ 370
▲ 360
Devenir
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 1140

1 140 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 360 dans des procédures classées d'un niveau de souffrance sévère. Ils sont placés dans des tests de comportement dont la durée va de quelques minutes à plusieurs heures, répartis en trois classes de gravité sans que le résumé précise en quoi consiste le test sévère. Ces manipulations ne visent pas à produire des connaissances mais à valider les appareils d'une plateforme de comportement et à former ses utilisateurs. Le porteur affirme que le recours aux souris et aux rats est une "étape obligatoire" impossible à remplacer.

Objectifs

Le projet vise à 1- évaluer les tests comportementaux présents dans la plateforme, à valider les différentes méthodes possibles et de créer une base de données sur les modèles commerciaux couramment utilisés au sein de l'institut et 2- former les utilisateurs aux tests au sein de l'institut par petit groupe de 2-3 personnes maximum donnant lieu à un suivi des validations internes des personnels.

Bénéfices attendus

La plateforme a pour vocation de former les utilisateurs aux différents appareillages de mesure comportemental utilisés par ces derniers. Pour cela, la plateforme pourra mettre à disposition les lots d'animaux à des fins éducatives. Les données recueillies serviront de base aux analyses des utilisateurs de la plateforme

Procédures

Dans les trois procédures, de classe légère (procédure 1), de classe modérée (procédure 2) et de classe sévère (procédure 3), les animaux sont placés dans le test et la réponse comportemental est observée. La durée d'observation dépend du test et s'étale de quelques minutes à plusieurs heures en fonction du test

Impact sur les animaux

Aucun, nous utiliserons tous les méthodes adéquates pour l'hébergement et les grilles d'évaluation de la réponse comportementale en fonction des tests.

Devenir

Procédure 1 (comportement de classe légère) : euthanasie, procédure 2 (comportement de classe modérée), procédure 3 (comportement de classe sévère)

Remplacement

S’agissant d’une plateforme comportement rongeur, le recours à des souris et des rats est une étape obligatoire du processus. Il nous est impossible de substituer ces travaux avec d’autres méthodes n’utilisant pas ces animaux.

Réduction

le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum mais doit permettre une formation adéquate des utilisateurs

Raffinement

raffinement, les procédures prennent en compte des temps de récupération et des nombres d’essais visant à réduire le stress et la fatigue des animaux. les animaux sont hébergés en groupe jusqu'à 6 animaux par cage, dans un milieu enrichi avec un nid et une maisonnette si l'animal est hébergé individu. Le monittoring de la température, de l'hygrométrie ainsi que le suivi est réalisé quotidiennement

Choix des espèces

la plateforme est dédiée à l’étude comportementale des rongeurs. Notre projet nécessite donc l’utilisation de souris et de rats. Les animaux seront utilisés après sevrage et jusqu’à 24 mois . Nous réaliserons la formation des utilisateurs en fonction de la thématique de recherche et des modèles animaux utilisé: par exemple maladie d'Alzheimer avec des animaux de plus de 10 mois et maladie de Charcot avec des animaux au sevrage et 2/3 mois, dans ce cas les animaux sont identifié par tatouage car génotypé entre P10-P115. Pour l'évaluation et la validation des aspects méthodologiques de ces tests comportementaux, nous utiliserons des modèles commerciaux de 2 /3 mois. Dans ce cas, les animaux ne sont pas génotypés et sont marqués sur la queue avec un stylo.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Bovins : 40
Souffrances
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▲ 40
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Devenir
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 30
 10
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40 génisses vont être utilisées dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger, gardées en vie à l'issue, dix réutilisées et trente rendues à l'élevage. Elles reçoivent un traitement hormonal de synchronisation, un dispositif vaginal et un ou deux transferts d'embryons sous anesthésie épidurale, avec des prélèvements sanguins. Le projet compare deux protocoles de production d'embryons in vitro pour améliorer les taux de gestation des schémas de sélection bovine, dont le porteur reconnaît qu'ils servent des activités commerciales. Il conclut lui-même que l'effectif limité rend peu probable la mise en évidence d'une différence significative entre les lots.

Objectifs

Actuellement, les biotechnologies de l’embryon sont largement utilisées par les entreprises de sélection bovines afin d’accroitre le progrès génétique par la réduction de l’intervalle entre générations et l’augmentation de l’intensité de sélection. La production in vitro d’embryons après ponction ovocytaire, couplée au génotypage, est théoriquement l’approche la plus efficace. Toutefois, les conditions de production in vitro sont sub-optimales et altèrent globalement la compétence au développement des embryons: alors que le taux de gestation atteint les 60% pour des embryons produits in vivo, la réimplantation d’embryons génotypés produits in vitro et congelés ne conduit à une gestation que dans moins de 35% des cas. Ces résultats engendrent d’importantes pertes économiques et de progrès génétique qui rendent nécessaire une optimisation des conditions de production in vitro. Au cours d’un précédent projet de recherche, un nouveau protocole de production d’embryons in vitro a été développé. Ce nouveau protocole a donné des résultats prometteurs en utilisant des critères d’évaluation in vitro (taux de développement, qualité morphologique, comptage cellulaires, survie à la congélation) et doivent désormais être validés par mesure des taux de gestation après transfert dans des femelles receveuses. En effet, l’évaluation in vitro de la qualité des embryons constitue encore un vaste sujet d’études car aucun critère in vitro ne semble aujourd’hui prédire de manière fiable le potentiel de développement in vivo après transfert dans des femelles receveuses. Avant d’être transféré aux professionnels et épprouvé à plus large échelle, le nouveau protocole de production doit donc être testé en conditions expérimentales, sur un nombre réduit de receveuses bien caractérisées. Le projet présenté dans ce document vise donc à obtenir des données préliminaires en transférant des embryons produits in vitro selon 2 protocoles différents (témoin et le protocole optimisé) dans 40 femelles receveuses préalablement synchronisées (2 lots de 20 receveuses).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'obtenir des données préliminaires sur les taux de gestation permis par le protocole optimisé et donc rassurer les professionnels sur son efficacité avant de l'intégrer à leurs activités commerciales et ainsi de le tester à plus large échelle. In fine, l'amélioration des taux de gestation conduira à une meilleure efficacité des schémas de sélection, notamment par la diminution du nombre d'animaux donneurs et receveurs nécessaires à la procréation des futurs taureaux d'insémination (impacts économique, environnemental, social).

Procédures

Les génisses expérimentales seront soumis à 1 ou 2 transferts d'embryons après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation des chaleurs (incluant 1 injection intra-musculaire et la pose/retrait d'un dispositif vaginal) ainsi qu'à des prélèvements sanguins (2 à 4 en fonction du nombre de transferts d'embryons réalisés).

Impact sur les animaux

Peu de nuisances sont attendues sur les animaux de ce projet. La procédure expérimentale 1 est une pratique courament utilisée par les professionnels chez les bovins et qui ne semble pas impacter la santé et le bien-être des animaux. La procédure expérimentale 2 concerne peu de prise de sang (2 à 4 prises de sang

Devenir

Tous les animaux expérimentaux resteront en vie après chacune des procédures expérimentales. Les génisses gestantes à l'issue des transferts d'embryons seront vendues dans des élevages commerciaux comme femelle laitière prête à vêler. Les génisses vides après 2 transferts seront éventuellement recyclées pour un autre projet de recherche ou de formation mais pourront également être mises à la reproduction hors expérimentation.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo. De plus, les techniques utilisées dans ce projet sont des pratiques couramment réalisées en élevages qui ne sont susceptibles d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses.

Réduction

Au total, 40 femelles seront utilisées dans ce projet. Compte-tenu de ces effectifs limités, il est peu probable que le dispositif puisse mettre en évidence une différence significative de taux de gestation entre les lots. Cette première étape de validation permettra essentiellement d’obtenir des données préliminaires avant d’envisager une validation à plus large échelle, en conditions de terrain.

Raffinement

les génisses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, comportement) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). De plus, une anesthésie épidurale sera réalisée préalablement au transfert d'embryons.

Choix des espèces

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon. Les animaux utilisés dans ce projet seront des génisses, toutes pubères. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….). Sur le terrain, les transferts sont également majoritairement réalisés sur des génisses car les taux de réussite sont supérieurs à ceux obtenus sur vaches.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Chèvres : 180
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 90
▲ -
Devenir
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 -
 180

180 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, gardées en vie et rendues à l'élevage à l'issue. Elles subissent des prises de sang, des injections intramusculaires et la pose d'implants sous-cutanés, et douze d'entre elles sont ovariectomisées pour des prélèvements sanguins répétés. Le projet teste de la progestérone d'origine végétale pour maîtriser la reproduction dans les élevages, présentée comme une alternative aux hormones de synthèse. Le porteur affirme que cette réponse physiologique complexe ne peut être remplacée par des approches sur cellules ou par modélisation.

Objectifs

Nous avons donc entamé un programme d’exploration de la présence de progestérone à l’état naturel dans un certain nombre de plantes, leur utilisation étant alors autorisée dans les élevages sous agriculture biologique et dans les élevages conventionnels ne souhaitant pas/plus utiliser de stéroïdes de synthèse. Nous avons mis en place des mesures sur une plante de nos campagnes potentielle candidate à utiliser pour une distribution orale.

Bénéfices attendus

Alternatives aux hormones de synthèses

Procédures

Prélèvements de sang /Injection intramusculaire/Pose d'implant sou cutané

Impact sur les animaux

Suite aux prises de sang, des ématomes peuvent apparaitrent. Nous éviterons cela par massages de la zone ponctionnée et application de vétobiol.

Devenir

Les animaux sont tous gardés en vie et retourneront en élevage

Remplacement

Nous nous intéressons à une réponse physiologique complexe (passage de P4 dans le sang et effets de l’imprégnation par P4 sur le Système nerveux central et l’hypophyse), réponse qui ne peut être remplacée par des approches in vitro ou de modélisation.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés a été rationalisé afin de ne pas utiliser plus d'animaux que nécessaire, tout en conservant une bonne mise en évidence statistique. Afin de ne pas modifier ce nombre d'animaux utilisés, nous réutiliserons une partie des animaux ovariectomisés (12 chèvres) pour réaliser des prises de sang sériées et mesurer la pulsatilité de la LH (Luteinizing Hormon) en saison sexuelle (automne). Les animaux seront examinés avant chaque série de prélèvements pour s'assurer de l'intégrité de leurs veines jugulaires.

Raffinement

Les animaux ovariectomisés recevront un traitement anti-douleur ; tous les animaux seront hébergés dans les conditions classiques du laboratoire, en groupe social sur paille et avec enrichissement (caisse en bois pour grimper) et le nombre de prises de sang permettra de mettre en évidence l’effet recherché. Après chaque série de prélèvements, un baume décongestionnant sera appliqué sur les sillons jugulaires pour assurer une récupération optimale des animaux

Choix des espèces

Les caprins sont une des espèces pour lesquelles sont utilisées ces traitements sur le terrain. Aucun traitement de synchronisation analogue n’existe sur des espèces modèles de type souris, rat, poisson-zèbre ou C. elegans et l’effet mâle n’existe pas dans ces espèces, ce qui justifie l’utilisation de l’espèce caprine choisie qui est, en même temps, l’espèce à qui s’adressera la technique si celle-ci débouche sur le terrain. Animaux adultes, donc âgés de deux ans ou plus et qui sont choisis pour être dans la moyenne des âges des chèvres en production susceptibles, dans les élevages cibles, de recevoir le traitement utilisant des granulés à base de la plante de nos campagnes contenant de la progestérone naturelle.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 448
Souffrances
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▲ 448
▲ -
Devenir
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 448

448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intra-péritonéales puis une instillation de bléomycine dans le nez, une substance qui déclenche l'inflammation puis la fibrose du poumon, avant d'être mises à mort le jour même de l'administration. Le projet cherche à montrer qu'un récepteur qu'elles expriment, une fois activé, réduit la fibrose pulmonaire, dans l'espoir lointain d'une nouvelle approche thérapeutique. Le porteur indique que les cultures de cellules ne reproduisent pas la complexité des interactions in vivo et juge "nécessaire" le recours à la souris.

Objectifs

De nombreuses maladies pulmonaires interstitielles pouvant évoluer vers la fibrose pulmonaire existe chez l’homme et actuellement il n’existe pas de traitement permettant de guérir la fibrose ; Seuls 2 traitements sont utilisés et ils permettent uniquement de ralentir la progression de la maladie. Nous avons identifié un récepteur exprimé par toutes les cellules dont l'activation permet la mise en place de réponses immunitaires anti inflammatoires et développé une molécule qui active ce récepteur. L'objectif de ce projet est de démontrer que c'est bien l'activation de notre récepteur d'intérêt qui conduit à la diminution de la fibrose pulmonaire chez la souris. Ceci permettrait à terme de développer une nouvelle approche thérapeutique pour traiter les fibroses pulmonaires.

Bénéfices attendus

Ce projet amènera une preuve importante certifiant que l’activation de notre récepteur dans des pathologies inflammatoires et fibrotiques peut être bénéfique, contrairement à ce qui est connu à ce jour. La mise au point de cette nouvelle technique d’étude de l’activation de notre récepteur pourrait être utilisée dans plusieurs autres pathologies pulmonaires, mais aussi être adaptée à d’autres organes. Cette technique permettrait de détecter réellement et efficacement l’activation de notre récepteur in vivo. En effet, aujourd’hui seules les voies de signalisation en aval du récepteur d’intérêt sont étudiées, or ces voies sont communes à l’activation de nombreux récepteurs cellulaires.

Procédures

Les animaux anesthésiés (diminution du stress) seront soumis à une injection par voie intranasale de petits volumes de solution. Ces solutions sont indolores pour l'animal et le geste ne dure pas plus d'une minute. 192 animaux recevront 2 injections intrapéritonéales (ip) à 30 minutes d’intervalle (1 ip flanc droit, 1 ip flanc gauche) suivi d’une instillation par voie intranasale (25 ul narine droite, 25 ul narine gauche). 256 animaux recevront 1 injection intrapéritonéale suivie d’une instillation par voie intranasale (25 ul narine droite, 25 ul narine gauche). Ces injections et instillations sont très bien supportées par les animaux et le geste technique dure une dizaine de seconde à chaque fois.

Impact sur les animaux

L’administration par voie intranasale de petits volumes (25ul par narine) de liquide est certainement désagréable, mais non létale. La littérature montre que l’administration de bléomycine induit une inflammation marquée du poumon qui précède la fibrose (visible à partir du 14ème jour) et que cette dernière est associée à une mortalité de l’ordre de 30% (Jiang D, 2005 PMID 16244651). Néanmoins, malgré ce taux de mortalité élevé, ce modèle reste le modèle de choix pour étudier l’incidence de l’intensité inflammatoire sur l’apparition des fibroses pulmonaires. Dans ce projet, les souris seront mises à mort le même jour que l’administration de la bléomycine, s’affranchissant ainsi des effets létaux et sévères de la bléomycine sur le bien-être animal.

Devenir

tous les animaux sont mis à mort à la fin de chacune des deux procédures

Remplacement

Nous avons utilisé des cellules en culture pour définir les concentrations actives de nos molécules. Néanmoins l'utilisation de cellules en culture ne permet pas de mimer la complexité des interactions cellulaires et moléculaires nécessaire à la caractérisation de l'activation de notre récepteur.

Réduction

Une étude de la littérature a été menée pour s'assurer de la non-reproduction de résultats. L’étude statistique prévisionnelle nous permet de prédire le nombre minimal d’animaux qu’il faut inclure par groupe expérimental.

Raffinement

Nous avons montré l’absence de toxicité de nos composés et de leur véhicule sur des cellules en culture et sur des animaux vigiles. Nous utilisons une technique basée sur l’instillation de bléomycine par voie intranasale, cette technique évite une chirurgie. L’instillation est réalisée sur des souris anesthésiées pour diminuer leur stress et nous utilisons un tapis chauffant pour reverser l’hypothermie associée à l’anesthésie. Pour limiter au maximum la souffrance des souris nous avons établi une grille d’observation qui liste les mesures prises pour assurer le bien-être et nous avons défini des points limites à partir desquels les mesures sont prises pour limiter la souffrance de l’animal ou arrêter l’expérience.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur la souris car l’instillation de la bléomycine chez la souris mime l’état inflammatoire et fibrotique des patients atteints de fibrose pulmonaire. Ayant montré dans le cadre d'un projet antérieur que les modulateurs positifs de notre récepteur d'interet inhibent la fibrose pulmonaire, il est important de démontrer son activation dans les mêmes conditions. Les souris mâles seront mises en expérimentation à un âge de 8 semaines. A cet âge, le système immunitaire des souris est mature et les souris développent une inflammation et une fibrose pulmonaire après l’exposition à la bléomycine .

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 15
Souffrances
▲ 15
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Devenir
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 15

15 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. On leur ouvre le thorax par sternotomie, on ligature une artère coronaire pour provoquer un infarctus, on implante un dispositif lumineux dans le ventricule gauche, avec suivi par IRM et huit prélèvements sanguins sur cinq heures. Le projet teste ce dispositif de photobiomodulation censé limiter les lésions de reperfusion, les retombées pour les patients étant renvoyées à un éventuel essai clinique ultérieur. Le porteur décrit le porc comme le "modèle le plus pertinent à l'heure actuelle" pour la circulation coronaire humaine.

Objectifs

L'infarctus du myocarde se définit comme la nécrose d'une partie du muscle cardiaque, lorsque cette zone n'est plus irriguée par les artères coronaires qui lui apportent l'oxygène véhiculé par le sang. La prise en charge de l’infarctus du myocarde consiste à rétablir le flux sanguin en débouchant l’artère le plus rapidement possible après le début des symptômes. Bien que cette reperfusion soit obligatoire pour la survie du patient, elle engendre par elle-même des répercussions que l’on associe aux problèmes d’ischémie/reperfusion qui peuvent induire des phénomènes de mort tissulaire jusqu’à plusieurs jours après la reperfusion. La thérapie par Photobiomodulation (PBM) se définit comme une irradiation lumineuse athermique et non ionisante aux longueurs d’ondes visible et proche infrarouge, notamment, pour stimuler la consommation d’oxygène en phase d’hypoxie ou stimuler la réponse cellulaire et tissulaire afin d’améliorer la cicatrisation des tissus et en réduire l’inflammation. Ainsi nous souhaitons démontrer l’efficacité de la thérapie par PBM in situ sur le tissu myocardique ischémique à réduire significativement la perte de la fonction myocardique après reperfusion. L’objectif de cette étude préclinique est d’évaluer la sécurité, la performance et l’efficacité d’un dispositif médical innovant permettant le traitement en phase aiguë de l’ischémie/reperfusion cardiaque par la PBM sur un modèle de porc de taille réduite sur lequel nous induirons une ischémie cardiaque suivie d’une reperfusion de la coronaire. De façon générale, le porc possède une physiologie coronaire et cardiaque très semblable à l’homme. Cette vascularisation est très intéressante pour les travaux sur les maladies coronariennes et fait du porc le modèle le plus pertinent à l’heure actuelle pour ce domaine particulier. La mise au point du modèle expérimental porcin d’ischémie-reperfusion en phase aiguë a été réalisée dans le cadre d’une étude ultérieure qui nous a permis de caractériser par IRM les dommages cardiaques consécutifs à une lésion d’ischémie-reperfusion. Pour ce projet, un total de 15 porcs seront utilisés. Les animaux seront profondément endormis sous anesthésie générale, avec une prise en charge de la douleur due à la chirurgie. A l’issue du protocole, l’animal, toujours placé sous anesthésie générale, sera euthanasié et du matériel biologique (sang, organes, tissus) seront prélevés pour analyse.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’obtenir des preuves de concept d’efficacité de notre traitement par PBM dans un modèle d’ischémie-reperfusion cardiaque en phase aiguë. Nous voulons développer un produit qui permet d’irradier le cœur in situ pour permettre à la technologie de traitement par PBM de pallier significativement les effets de la reperfusion lors de la prise en charge de l’infarctus aigu du myocarde. Sur la base des résultats obtenus, nous pourrons soumettre une étude préclinique d’efficacité en phase chronique et dans les circonstances de non-risques potentiels (sécurité, performance et efficacité du dispositif médical), un essai pilote d’étude clinique sera proposé afin d’évaluer notre traitement par PBM chez des patients présentant une ischémie cardiaque. Cette nouvelle approche thérapeutique réduira significativement les lésions et la perte de la fonction cardiaque suite aux phénomènes délétères de la reperfusion suivant ischémie.

Procédures

La procédure est sans réveil et sera réalisée sous anesthésie générale durant toute la procédure. Les animaux seront prémédiqués, intubés et anesthésiés (mélange halogéné + O2 + air) durant toute l’intervention. L’oxymétrie sera contrôlée par un capteur approprié qui vérifiera la saturation en oxygène. En début d’intervention, les porcs seront sous un mélange O2 (à 0,5 l/min) et air à (0,5 l/min) afin d’obtenir une FiO2 autour de 52%. Cette anesthésie permettra à l’animal d’être en anesthésie profonde et sans souffrance. - La procédure chirurgicale (sternotomie, ligature de l’IVA, mise en place du dispositif médical dans le ventricule gauche) sera réalisée sur tous les animaux, 1 seule fois, avec un suivi pendant 5h de la procédure, puis sacrifice (animal toujours placé sous AG) - Le suivi par imagerie IRM sera réalisé sur tous les animaux sous AG durant les 5 h de procédure - Prélèvements sanguins (via le cathéter veineux central) sur tous les animaux, 8 fois, durant les 5h de procédure. - Prélèvements des tissus et organes au sacrifice.

Impact sur les animaux

Cette procédure en phase aiguë est sans réveil. Tous les animaux seront placés sous anesthésie générale durant toute la procédure, avec une prise en charge de la douleur. Les effets indésirables attendus pourraient survenir lors de la phase d’ischémie cardiaque et lors de la phase de reperfusion : une trop forte instabilité hémodynamique pourrait entraîner des arythmies et des fibrillations ventriculaires. Des manœuvres de réanimation (massages cardiaques et défibrillation par électrochocs) ainsi qu’une médication appropriée (anti-arythmiques, adrénaline) sont prévues afin de minimiser les risques. Cependant, nous ne pouvons pas exclure un décès de l’animal qui sera prononcé après 50 minutes de réanimation non efficace.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les animaux (toujours placés sous anesthésie générale) seront sacrifiés par injection veineuse de Doléthal® afin de prélever les tissus (veine jugulaire) et organes (cœur, poumons) qui seront observés macroscopiquement lors de l’explantation. Ces échantillons seront ultérieurement étudiés par analyse histologique afin de nous permettre d’observer d’éventuelles lésions tissulaires, de quantifier la zone à risque et d’évaluer ainsi la sécurité de notre dispositif médical implanté in vivo.

Remplacement

Les effets de la PBM ont été testés au préalable sur des cellules cardiaques en cultures et sur des embryons de poulet. Notre dispositif médical nécessite aujourd’hui une évaluation dans un modèle préclinique de taille humaine (porc) avant le passage chez l’homme.

Réduction

Pour cette étude, le nombre total d'animaux a été réduit au maximum à 15 individus traités par PBM ; cet effectif permettra de réaliser une comparaison statistique avec les résultats du groupe témoin obtenus lors d’une étude précédente. Après expérimentation, du matériel biologique (organes, tissus) pourra être prélevé. Ces prélèvements pourront éventuellement servir pour les besoins d’autres études non liées à ce protocole, sans utiliser d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour réduire le mal être de l’animal lors de nos interventions : - les animaux seront placés sous anesthésie générale pendant toute la procédure, avec une prise en charge de la douleur - L’entrée des porcs dans la structure expérimentale est programmée de façon à fournir aux animaux un environnement optimum (mise en loge d’expérimentation collective au minimum 7 jours avant l’intervention…). Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupe sociaux avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire. - Lors du transfert du site d’hébergement au site d’expérimentation, les animaux seront tranquillisés par une injection en IM de Stresnil®. - Pour la mise à mort, l’animal est toujours placé sous anesthésie générale avant induction d’une surcharge de Doléthal®.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie pour notre étude est le porc adulte de taille réduite (lignée FBM, âgés de 12-20 mois, 55-70kg) qui présente une taille adulte pertinente pour tester notre dispositif à taille réelle et une anatomie vasculaire suffisamment proche de l’homme pour en faire un modèle satisfaisant d’essai préclinique. Ces porcs de taille réduite permettent de travailler sur des porcs adultes représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies d’intérêt chez l’homme. Souvent les autres groupes travaillent sur des porcs charcutiers pris à un âge très jeune pour avoir un poids manipulable mais leur réactivité tissulaire et en particulier vasculaire relève plus de la pédiatrie et n’est absolument pas prédictive de ce qui se passe chez l’homme adulte. …. Nous utiliserons des porcs adultes de taille réduite, d’âge supérieur à 1 an, de sexe mâle (castré) ou femelle, ayant un poids compris entre 55 et 70 kg. L’éleveur est le fournisseur exclusif de cette souche de porcs (lignée FBM). Nous avons des données expérimentales importantes sur ce type d’expérimentation, nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles sans réveil de l’animal. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Ce modèle animal nous permet : - De travailler sur des animaux représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies chez l’homme. - D’utiliser notre dispositif médical en taille réelle. - De transposer les connaissances acquises vers une utilisation clinique humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 96
Souffrances
▲ 96
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▲ -
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Devenir
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 -
 96

96 souris vont être utilisées, tuées sans réveil, dans des procédures menées sous anesthésie. Le résumé publié laisse vides les rubriques objectifs, procédures, bénéfices et impacts, remplacées par un texte type indiquant que leur absence empêchait l'enregistrement du dossier, si bien que ce qui est infligé n'y est pas décrit. Les seuls éléments renseignés indiquent une administration intranasale d'un peptide pour en étudier l'effet coupe-faim, dans un programme sur l'obésité et le diabète. Le porteur y qualifie d'"indispensable" le recours à un "organisme vivant intégré et autonome" comme la souris.

Objectifs

Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Bénéfices attendus

Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Procédures

Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Impact sur les animaux

Cf 3.3.2.2. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Devenir

Cf procédures. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Remplacement

Les troubles du comportement alimentaire, l’obésité et le diabète en particulier, sont des préoccupations majeures de santé publique avec des incidences et prévalence en constante augmentation depuis plusieurs années. Actuellement de nombreux modèles de souris (HFD ; ob/ob ; MC4R-/-…) ont été développés afin de mieux appréhender l’origine des dérèglements centraux de l’homéostasie énergétique et proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques. Afin de compléter nos données pharmacologiques obtenues sur cultures primaires et physiologiques sur l’effet anorexigène de l’ODN (OP) chez des souris sauvages et génétiquement modifiées, le recours à une organisme vivant intégré et autonome tel que la souris est indispensable.

Réduction

Cf 3.3.6.1. et RNT. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Raffinement

Cf 3.3.6.1. et RNT. La présente demande a été créée sous la version 1.1.1 d'APAFIS ainsi que les 6 versions révisées suite aux 6 examens du Comité d'Ethique local. L'absence de texte dans cette section empêche la sauvegarde définitive.

Choix des espèces

L’intérêt de travailler chez la souris réside dans le fait que tous nos travaux déjà effectués, tant in vitro qu’in vivo, l’ont été chez la souris. Dans un souci de cohérence scientifique nous souhaitons poursuivre nos études physiologiques chez cette même espèce. De plus, la souris est relativement sensible à une modification de son régime alimentaire et permet ainsi de suivre facilement l’impact d’un traitement sur son métabolisme énergétique. Afin de mener à bien nos objectifs, nous effectuerons nos expériences sur des souris âgées adultes de 6 à 10 semaines. En effet, à cet âge les souris ont terminé leur croissance longitudinale et la prise de poids est minimale après cette période.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 270
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 270
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 270

270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour surexprimer la télomérase et développer une maladie rénale, elles reçoivent de la doxycycline dans l'eau de boisson puis des injections intra-péritonéales quotidiennes d'un inhibiteur pendant sept à vingt et un jours, avant mise à mort pour prélever les reins. Le projet cherche à savoir si une protéine, le TGF-b, intervient dans l'effet d'une autre cible sur la progression de la maladie, les retombées pour les patients restant renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme que la complexité de la maladie interdit une étude sur cellules et conclut que l'objectif "nécessite le recours à l'expérimentation animale".

Objectifs

La hyalinose segmentaire et focale (HSF) est une maladie rénale chronique très agressive, de progression rapide et associée à un mauvais pronostique. Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pour cette pathologie rénale, et les patients souffrant de HSF suivent par défaut les mêmes protocoles thérapeutiques que ceux utilisés pour traiter les autres maladies rénales chroniques. Toutefois, les patients atteints de HSF présentent une faible réponse à ces traitements, leur fonction rénale ne s’améliore pas, et la grande majorité d’entre eux développent une insuffisance rénale terminale les obligeant à subir des dialyses puis des greffes de rein pour pouvoir survivre. Les causes de la HSF sont inconnues, mais des facteurs génétiques et cliniques sont associés au développement de cette maladie, tels qu’une inflammation anormalement maintenue, la consommation de médicaments, et un large spectre d’infections virales incluant le VIH. Aussi, les évènements moléculaires associés à l’initiation et à la progression de cette maladie restent méconnus. Toutefois, des études précédentes ont montré qu’une voie de signalisation importante pour la physiopathologie de la HSF impliquait la télomérase. En effet, l’augmentation anormale de l’expression de la télomérase chez la souris provoque un dysfonctionnement de la fonction de filtration rein qui montre alors les caractéristiques histologiques de la HSF. Ces souris permettant de surexprimer la télomérase représentent donc un modèle robuste de la HSF. Aussi, l’étude de ces souris a montré que le ciblage pharmaceutique de la protéine X (pX) permet de limiter les effets néfastes de la télomérase sur le rein. Cet effet bénéfique de la modulation de pX sur la progression de la HSF apparaît être associée à une stimulation du processus de sénescence dans le rein et à une augmentation du facteur de croissance transformant-b (TGF-b). TGF-b est une molécule décrite comme une cible de pX qui augmente la sénescence dans différents organes. Dans ce projet, nous allons déterminer si l’augmentation de TGF-b est nécessaire pour l’effet thérapeutique observé lors de la diminution de pX chez les souris surexprimant la télomérase. Pour ce faire, nous allons tester l’effet de deux inhibiteurs de TGF-b sur la progression de la HSF chez des souris invalidées pour pX et surexprimant la télomérase. Ce travail permettra de mettre en évidence de nouvelles stratégies pour le traitement des patients atteints de HSF.

Bénéfices attendus

La télomérase est surexprimée dans le rein des patients souffrant de la hyalinose segmentaire et focale, une pathologie rénale aboutissant à une insuffisance rénale terminale, et caractérisée par la reprogrammation des cellules rénales responsables de la filtration du sang, les podocytes, en cellules dédifférenciées et prolifératives. Nos résultats montrent que l’invalidation ou l’inhibition pharmaceutique de pX permet de restreindre les fonctions non-canoniques de la télomérase et ainsi d’empêcher la dérégulation des podocytes induite par la surexpression de la télomérase chez la souris adulte. Le projet présenté dans ce PEA permettra de déterminer si la modulation de pX réfrène la progression de la hyalinose segmentaire et focale via une stimulation de TGF-b dans ce contexte. Ce travail permettra d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de stratégies thérapeutiques visant à inhiber l'activité́ pro-proliférative de la télomérase dans une pathologie rénale associée à la prolifération des podocytes.

Procédures

Les animaux vont être taités à la doxycycline dans l’eau de boisson. Cette eau de boisson est additionnée de sucre afin d'atténuer le goût amer de la doxycycline et de favoriser l’hydratation des animaux. Les animaux vigiles recevront une injection intra-péritonéale d’inibiteur de TGF-b toutes les 24h dès le début du traitement à la doxycycline. Les injections seront effectuées alternativement à droite et à gauche de la ligne médiane abdominale. Les animaux seront injectés avec l’inhibiteur pendant 7 jours, 14 jours ou 21 jours. A l’issue de ces injections, les animaux seront sacrifiés et les reins seront collectés pour réaliser des analyses histologiques et moléculaires.

Impact sur les animaux

La protéine pX est exprimée dans toutes les cellules du corps, mais avec des niveaux différents en fonction des organes ainsi qu’en fonction des types cellulaires au sein d’un même organe. L’organe montrant la plus forte expression de pX est le testicule. Ainsi, les souris mâles qui n’ont plus de protéine pX montrent des performances de reproduction amoindris. Cependant, aucun phénotype dommageable n’est observé chez ces animaux qui n’ont plus de protéine pX (femelles et mâles). Deux caractéristiques physiologiques observables sont associées à l’augmentation de l’expression de la télomérase chez la souris adulte : 1) La pousse accélérée des poils, suivi par leur perte. Ce phénotype n’a aucun impact sur le bien-être des animaux, et l’hébergement des animaux en groupes de 2 à 4 souris par cages favorise le maintien de la température corporelle des souris malgré la diminution de la densité des poils. Aussi, l’ajout systématique de carrés de coton dans les cages permet aux animaux de faire un nid, et ainsi favorise le maintien de la température corporelle. 2) La perturbation des cellules du rein, associée à un dysfonctionnement de la filtration rénale et au développement de la HSF.

Devenir

La totalité des animaux sera sacrifiée à l’issue de cette procédure expérimentale afin de permettre l'analyse histologique et moléculaire de leurs reins.

Remplacement

Ce projet d’expérimentation animale s’appuie sur des études préalables réalisées in vitro décrivant les processus moléculaires associant pX, TGF-b et le processus de sénescence cellulaire. Cependant, la HSF est un processus pathologique complexe, et l’étude du rôle de TGF-b sur la progression de cette maladie ne peut pas être réalisé sur des cellules en culture. Ainsi, par définition, cet objectif scientifique nécessite le recours à l’expérimentation animale.

Réduction

En tenant compte des exigences de réduction imposées par la législation, nous avons choisi d’utiliser un nombre minimum de souris par groupe expérimental qui nous permet d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. Deux groupes de souris témoins (génotype sauvage et génotype i-TERTci) sont prévus afin d’évaluer les potentiels effets secondaires des inhibiteurs utilisés. Nous commencerons par réaliser le protocole sur les souris pX-KO/KO ;i-TERTci. Le protocole expérimental ne sera réalisé sur ces groupes que si nous notons un effet significatif des inhibiteurs employés sur les souris pX-KO/KO ;i-TERTci. Ainsi, pour réaliser ce projet, nous utiliserons un minimum de 90 animaux, et un maximum de 270 animaux.

Raffinement

L’évolution de la pathologie rénale sera surveillée étroitement dès le début des procédures. Aussi, dans le but de limiter l'impact de l’expression forte de la télomérase sur l’état général des animaux, et conformément à la réglementation éthique en vigueur qui impose de mettre en place les mesures permettant d’augmenter autant que possible le bien-être des animaux de laboratoire, nous avons mis en place un suivi strict et régulier de la douleur et du stress potentiellement engendrés par les procédures expérimentales décrites dans ce projet grâce à l’utilisation d’une grilles de score. Si un problème est détecté sur un animal lors de ces observations, la complétion de la grille permettra de déterminer de façon objective le devenir de l’animal (suivi rapproché, euthanasie).

Choix des espèces

Le modèle murin i-TERTci utilisé dans ce projet, est un modèle de souris génétiquement modifiées déjà disponible au sein de notre animalerie qui présente les caractéristiques de la hyalinose segmentaire et focale (HSF) décrite chez l’Homme. Ce modèle est croisé avec des souris invalidée pour pX, et nos résultats montrent que cette invalidation restreint l’initiation et la progression de la HSF chez les souris i-TERTci. Les souris représentent un modèle de choix du fait des nombreuses souches d'animaux génétiquement modifiées déjà générées dans les différents laboratoires mondiaux permettant de répondre aux questions scientifiques posées dans le présent projet. Pour ce PEA, nous allons utiliser des animaux jeunes (2 à 6 mois). En effet, d’après nos résultats préliminaires, c’est dans cette classe d’âge que la pénétrance du phénotype chez les souris i-TERTci est la plus élevée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1872
Souffrances
▲ 576
▲ 624
▲ 672
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1872

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans une succession de procédures allant de la sévérité légère à modérée. Elles portent une mutation induite pour reproduire une dystrophie myotonique et subissent injections, prélèvements sanguins rétro-orbitaires et tests musculaires (grip test, rotarod), avant une analyse fonctionnelle invasive du muscle sous anesthésie suivie d'une mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur indique attendre une myotonie, une atrophie et une faiblesse musculaires, avec de légers troubles respiratoires. Il présente ce nouveau modèle murin comme un "enjeu majeur" et une étape "incontournable" pour comprendre la maladie et évaluer des thérapies.

Objectifs

La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes chez l’adulte. Cette maladie est caractérisée par de multiples symptômes parmi lesquels des atteintes musculaires (faiblesse musculaire, myotonie), cardiaques et neurologiques particulièrement invalidantes. La mutation à l’origine de cette pathologie consiste en l’expansion de répétitions CTG dans la région 3’ non traduite du gène DMPK. Les ARNm DMPK mutants contenant ces répétitions pathologiques s’accumulent dans le noyau sous forme d’agrégats (foci) et séquestrent notamment les protéines de liaison aux ARNs de la famille MBNL. La perte fonctionnelle de MBNL altère la maturation de plusieurs ARNs et certaines anomalies ont été associées à des symptômes. Cependant, d’autres mécanismes semblent être impliquées dans cette maladie complexe. Il n’existe actuellement pas de traitement pour la DM1. L’étude des mécanismes moléculaires à l’origine de cette maladie multisystémique nécessite des modèles animaux reproduisant les principaux symptômes observés chez le patient DM1. Ces modèles sont également indispensables pour valider le développement de nouvelles thérapies. Il existe quelques modèles murins de la DM1 qui ont permis de grandes avancées mais qui présentent cependant de nombreuses limites et ne reproduisent qu’une partie des symptômes de la DM1. Le développement de nouveaux modèles murins présentant le plus de similitudes avec la pathologie humaine est donc un enjeu majeur. Les objectifs du projet sont: 1) la création d'un nouveau modèle murin (souris) de la Dystrophie Myotonique de type 1, spécifique du muscle et reproduisant plus fidèlement les principales anomalies physiologiques, histologiques et moléculaires observées chez l'homme que les modèles animaux décrits précédement 2) la validation de ce modèle et l'optimisation des conditions d'induction de la mutation 3) l'analyse physiologique, histologique et moléculaire du phénotype musculaire induit par la mutation à long et court terme chez les souris 4) l'analyse de la réversibilité du phénotype après arrêt de l'expression de l'ARN mutant afin de mimer l’effet des thérapies et d’examiner la capacité de récupération musculaire dans les approches thérapeutiques ciblant cette maladie.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce nouveau modèle murin une reproduction plus fidèle des défauts physiologiques, histologiques et moléculaires observés dans les muscles de patients DM1 que dans les autres modèles animaux décrits précédement. L'obtention et l'etude de ce nouveau modèle murin plus performant ouvrira la voie à une meilleure caractérisation des mécanismes moléculaires à l'origine de la pathologie et des conséquences physiologiques. Enfin l'utilisation de ce modèle devrait permettre de tester et de valider chez la souris le développement de nouvelles thérapies de traitement de la DM1 développées au laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur cette maladie.

Procédures

Les 720 souris ce projet seront impliquées dans des procédures de sévérité légère, modéré et sans réveil. La première procédure P1, de séverité modérée, qui s'étale sur une période de temps de 1 à 8 mois et concerne 672 souris est le maintient d'une lignée d'animaux transgéniques suceptibles de développer des symptômes musculaires. La deuxième procédure P2, de séverité légère, concerne 48 souris et consiste a injecter l'inducteur doxycycline en injection intra-péritoneale et s'étale sur une durée de 4 jours. La troisième procédure P3 de séverité légère et réalisé 2 à 3 fois au cours l'experience concerne 576 souris et consiste en un prélevement sanguin au niveau du sinus retro-orbitale. Les procédures P4 (grip test) et P5 (rotarod) de séverité légères concerne 576 souris et consistent en des tests non invasifs de la fonction musculaire qui seront réalisés 2 à 3 fois au cours de l'experience (selon la phase). La procédure 6, sans réveil, concerne 576 souris et consiste en un test invasif de la fonction musculaire réalisé sous anesthésie dont l'issue est la mort de l'animal par dislocation cervicale afin de réaliser des prélevements musculaires.

Impact sur les animaux

Les symptômes ou effets attendus pendant ou à l'issue de la procédure P1 (classée modérée) sur les souris induites uniquement (cad ayant recu de l'inducteur: doxycycline) sont exclusivement musculaires compte tenu de la specificité d'expression de l'ARN mutant et sont: une myotonie, une atrophie, une faiblesse ou une fatiguabilité musculaire plus importante pouvant se traduire par des troubles de la mobilité et des difficultés respiratoires légers. Les effets indésirables attendus pendant les autres procédures P2, P3, P4, P5 sont classés légers et sont un stress léger lors des manipulations et test d'évaluation fonctionnelle non invasifs du muscle ou de l'ordre de la gène ressentie lors d'une piqure (injections de doxycycline ou d'anesthésique). La procédure d'analyse fonctionnelle et invasive du muscle P6 s'effectue entièrement sous anesthésie et est classée sans réveil. En l'absence de l'inducteur (doycycline) administré soit en injection péritonéale (sévérité légère) en phase 1 soit par après addition au régime alimentaire (en phase 2 et 3) les souris ne présenterons aucun symptômes.

Devenir

En phase 1 étape 1, les 48 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P2) et seront euthanisées le lendemain de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 1 étape 2, les 96 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P1) et seront euthanisées a l'issue de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 2 et 3, après avoir été impliquées dans une succession de procédures P1, P3, P4, P5 et P6, les 576 souris seront euthanasiées après la procédure P6 (analyse fonctionnnelle du muscle) pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires

Remplacement

Les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. La compréhension des mécanismes à l’origine de la DM1 et le développement d’approches thérapeutique nécessitent d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui expriment la mutation DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique. A ce jour, les modèles murins de la DM1 existants ne reproduisent que partiellement les anomalies moléculaires et physiologiques observées chez les patients. Le développement d’un nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l'homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine et l'évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1. L’obtention de ce nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l’homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine DM1 et l’évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1.

Réduction

Afin d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux, tous les animaux issus des croisements (sans distinction de sexe) seront utilisés. De plus, le protocole est établi de manière à ce que chaque animal testé permette d’obtenir le plus de résultats possibles en physiologie, histologie et biologie moléculaire et ce, sur plusieurs tissus. Enfin ce projet se déroulera en plusieurs étapes. Ainsi la réussite de la première étape détermine la poursuite, la mise en place et l’utilisation d’animaux supplémentaire prévue dans la seconde étape, et ainsi de suite. Les analyses physiologiques et comportementales finales seront réalisées avec des lots suffisants pour permettre d'obtenir des résultats statistiques fiables. Nos études précédentes, nous ont permis de déterminer le nombre minimum de souris à utiliser afin de nous permettre d’évaluer de façon correcte les paramètres observés et assurer la distribution normale de nos données.

Raffinement

En conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux sera amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu avec des nid de lanière kraft. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température (20-24 degrés) et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (éclairage 6h30-18h30). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Des modifications importantes de comportement laissant supposer une douleur ainsi qu’une de perte de poids de 20% seront considérés comme critères d’arrêt en cours d’expérimentation et conduiront à l’euthanasie des animaux concernés. Afin de réduire la souffrance et le stress des animaux, des points limites ont été établis et un suivi du bien-être des animaux sera réalisé régulièrement. Il est à noter que les souris transgéniques n’ont aucun phénotype avant l’addition de doxycycline au régime alimentaire. La majorité de nos études consiste à étudier à l’aide de tests non invasifs et invasifs la fonction musculaire de ces souris. Les tests invasifs seront réalisés sous anesthésie et seront sans réveil. Des études histologiques et moléculaires seront réalisées à partir d’échantillons de tissus prélevés sur les mêmes animaux après euthanasie de l’animal selon les procédures standard, réalisées dans le respect de l'éthique animal.

Choix des espèces

A ce jour, des modèles murins, drosophile et poisson-zèbres ont été décrit pour la DM1. Cependant tous ces modèles expriment soit des petites expansions CTG pures soit des expansions de triplets CTG interrompues différentes de la mutation humaine et ne reproduisent pas toutes les altérations physiologiques et moléculaires observées chez l'homme. Le seul modèle exprimant de grandes répétitions CTG est le modèle de souris DMSXL. Cependant l’expression musculaire du transgène chez la souris DMSXL adulte est faible et ne reproduit pas l’ensemble des anomalies présentent dans le muscle de patient DM1. Compte tenu de la complexité de manipulation de grandes répétions CTG pour la création de modèles, nous avons choisi de modifier le modèle murin DMSXL afin de produire au stade adulte, une quantité d’ARN mutants suffisante pour mimer le phénotype musculaire présent chez les patient DM1. Le développement d’un nouveau modèle murin est donc essentiel pour une meilleure compréhension de la physiopathologie et l’évaluation d’approches thérapeutiques pour la DM1. Au début des procédures les souris utilisées seront des souris sevrées et adultes âgées de 8 semaines. L'age des souris au début de l'expérience est justifié par la durée de l'expérience (>1 an) et par la nécessité que le développement musculaire soit achevé. En fonction des phases et de l’étude de l’impact du temps sur le phénotype les souris auront entre 2 et 15 mois lorsqu’elles seront euthanasiées pour les prélèvements.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent quatre à sept injections intrapéritonéales d'un inhibiteur d'enzyme (BAPN) ou d'un placebo, avant d'être tuées pour prélever la cornée sur tissu frais. Le porteur précise que cette expérience répond à une demande d'examinateurs pour finaliser la publication de travaux déjà réalisés. Il n'anticipe "pas de souffrance ou de douleur" sur la courte durée des injections et présente la souris comme "essentielle" pour étudier le devenir des cellules souches in vivo.

Objectifs

Le but de ce projet est de mesurer l’impact de la rigidité matricielle de la niche du limbe de la cornée sur le destin des cellules souches. L’expérience proposée ici est une demande d'examinateurs afin de finaliser la publication de nos travaux . L’effet fonctionnel a déjà été évalué sur des limbes de cornée prélevés sur souris wild type. Il faut maintenant évaluer la rigidité du tissu en question (mesure par microscopie à force atomique). Pour cela, il s’agit de répéter la modulation de la rigidité du limbe par injection intrapéritonéale d’un inhibiteur d'une enzyme de modification de la matrice extracellulaire (lysyl oxidase LOX) et d'effectuer un prélèvement d’organe après sacrifice. La mesure AFM doit effectivement etre realisé sur tissu frais.

Bénéfices attendus

Le destin des cellules souches de s'autorenouveler ou de se différencier dépend en grande partie de l'environnement extracellulaire, en particulier de l'élasticité de leur niche. Néanmoins, le rôle de la rigidité de la matrice dans la formation de cette niche et dans les fonctions souches in vivo est mal connu. Nos données montrent que la rigidité matricielle du stroma module ce destin en générant des compartiments fonctionnels différents. Ce projet vise à mesurer la rigidité de la matrice du stroma du limbe par microscopie à force atomique AFM, comme demandé par les examinateurs. En effet, nous avons montré, dans ce manuscrit, de manière fonctionnelle que c’est en compartimentalisant l’environnement que la matrice contrôle le destin souche.

Procédures

Les animaux seront soumis soit à 4 traitements par injection intrapéritonéale (lot 1 BAPN et lot 2 PBS ) soit à 7 traitements par injection intrapéritonéale (lot 3 BAPN et lot 4 PBS). Une injection intrapéritonéale prend environ 2 minutes par souris à réaliser (soit un total de 2minutes x 4= 8 minutes maximum réparti sur 5 jours pour les lots 1 et 2, et 2minutes x 7= 14 minutes maximum réparti sur 7 jours pour les lots 3 et 4).

Impact sur les animaux

Sur la base de l'expérience antérieure de nos collaborateurs avec les injections de BAPN ou le gavage oral, nous n'anticipons pas de souffrance ou de douleur chez les animaux. Le BAPN est un inhibiteur des enzymes LOX et devrait atténuer la rigidité tissulaire. Ce n'est qu'après des traitements plus longs (comme un mois, i.e. beaucoup plus long que les 4 ou 7 jours max. d'injection proposé ici) que des phénotypes dommageables peuvent apparaitre.

Devenir

La totalité des animaux sera sacrifiée à l’issue de l'unique procédure expérimentale de ce projet. En effet, la mise à mort est nécessaire pour le prélèvement d'organes prévu pour répondre à la question scientifique posée.

Remplacement

Une importante partie de ces travaux a été réalisée in vitro sur cellules en culture, en particulier l’aspect des mécanismes moléculaires impliqués. Cependant, l’étude de l’impact de l’environnement matriciel sur le destin fonctionnel des cellules souches n'est que limitée sur des cellules en culture, et c’est pour cela qu’il est essentiel de réaliser cette expérimentation sur la souris.

Réduction

Chaque souris ayant deux yeux, le nombre de prélèvements pourra être légèrement réduit. De même, les mâles et les femelles seront utilisés limitant donc le nombre de portée et d’animaux générés (début procédure à P13). Néanmoins, afin de préserver la qualité statistique des données, 12 souris par groupe et par traitement sont prévues.

Raffinement

Afin de reduire le risque potentiel de perforation des organes fixes ou de consistance plus dure (estomac, cæcum, foie...) par l'injection intrapéritopneale, le site d'injection choisi est le quadrant abdominal inférieur droit de la cavité péritonéale de l’animal en regard de la cuisse (c'est à dire autour des anses intestinales, organes lâches, qui se rétractent sous l’injection). De même, afin de réduire la douleur, l'aiguille utilisée est de très petit diamètre et le volume injecté de moins de 50 microlitres. Bien entendu, une fiche de score avec point limite bien défini (site d'injection, état général et comportement de l'animal) sera utilisée.

Choix des espèces

La réalisation du projet présenté permettra d’acquérir des connaissances fondamentales sur les processus biologiques régulant le devenir des cellules souches in vivo. La souris apparaît comme un excellent modèle pour étudier ces mécanismes car le modèle est parfaitement décrit et déjà utilisé et le traitement BAPN a déjà été testé, validé et partiellement publié par un membre de la collaboration. De plus, nous proposons ce projet dans le cadre du manuscrit en cours de révision pour lequel notre collaborateur a utilisé un modèle de souris génétiquement modifiées (LOXOE, enzyme LOX OverExpressed). Ainsi, en utilisant des souris, nous pourrons comparer nos données sur souris wild type injectées au BAPN et les données sur souris transgéniques. Ce projet sera développé dans le cadre de réponse aux reviewers sur des expériences déjà réalisées. Ainsi, la procédure sera réalisée sur des souris jeunes P13 uniquement.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Céphalopodes : 180
Souffrances
▲ 180
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 seiches juvéniles (Sepia officinalis) vont être utilisées, tuées sans avoir subi d'intervention préalable. Les œufs sont prélevés dans la nature, puis les juvéniles sont mis à mort par refroidissement progressif sur glace pour prélever leurs organes, cerveau, lobe optique et yeux, et étudier l'expression de gènes de l'horloge biologique sur vingt-quatre heures. Le porteur indique qu'aucun prélèvement partiel n'est possible sans "dommages irréparables", d'où la mise à mort, et qu'il n'existe "pas d'alternative in vitro". La recherche est fondamentale, avec des bénéfices annoncés pour la compréhension de l'évolution des rythmes et l'élevage de la seiche.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de déterminer si le juvénile de seiche Sepia officinalis montre après éclosion un rythme interne dit circadien correspondant à une « horloge biologique ». Ce projet consiste ainsi à caractériser le niveau d’expression des gènes impliqués dans le contrôle du cycle au cours d’un cycle jour/nuit, soit sur 24H. Le rythme circadien contrôle de nombreux mécanismes physiologiques liés au comportement, au sommeil, au niveau d’hormones entre autres. Presque tous les organismes vivants sont concernés. Il est en correspondance avec les alternances jour/nuit, soit selon un rythme 12h/12h. De nombreux organismes montrent un rythme journalier avant la naissance. Il est régulé par des gènes dont l’expression oscille au cours de la journée. Une régulation entre ces gènes a été mise en évidence chez les mammifères et la mouche. Chez certains mollusques marins de la zone de balancement des marées, il a été montré que l’expression de ces gènes suivait un rythme lié à la marée (rythme tidal), et non un rythme 12/12. Les seiches sont des espèces côtières et sont soumises particulièrement en Manche et Atlantique aux marées. Des expériences de rythmicité (comportemental) ont montré qu’elles avaient un rythme journalier avec une activité locomotrice et alimentaire plus importante la nuit. Nous avons montré que les gènes cibles sont exprimés dans l’embryon à un stade tardif, avant éclosion, et dans différents tissus dont les yeux. Par ailleurs, une première étude récente faite par l’équipe sur les embryons n’a pas permis de déterminer la présence d’un rythme avant éclosion dans les organes cibles. Il s’agit ici d’évaluer si une cyclicité peut être mise en évidence chez le juvénile et mise en relation avec leur physiologie et l’environnement (cycle tidal ou cycle jour/nuit) en déterminant la dynamique d’expression des gènes d’intérêt sur 24h.

Bénéfices attendus

Les résultats aideront 1) à approcher la diversité des rôles des gènes “circadiens” dans le rythme, gènes dont l’importance a récemment été reconnue par le prix Nobel de médecine (2017) 2) à la caractérisation d’un éventuel rythme interne, important pour l’optimisation des conditions d’élevage de la seiche mais aussi 3) à une meilleure compréhension de l’histoire évolutive des rythmes et de leur contrôle pour tous les animaux.

Procédures

Les animaux ne subissent aucune intervention avant leur euthanasie. Lorsqu’ils sont retirés de l’aquarium, ils sont immédiatement transférés dans un récipient et euthanasiés

Impact sur les animaux

Les animaux ne subissent pas de nuisances avant la mort, aucun effet indésirable n’est attendu car les animaux sont maintenus dans des conditions proches du milieu naturel.

Devenir

Pour étudier l’expression des gènes dans les tissus, il est nécessaire que les organes soient extraits et fixés, ce qui implique l’euthanasie des animaux. Il n’est pas possible de prélever une partie de l’animal sans causer des dommages irréparables (pas de survie après prélevement des yeux, du cerveau entre autres).

Remplacement

Ce projet est un projet de recherche fondamentale qui cherche à déterminer, par une approche physiologique globale, l’existence d’un rythme interne dans les organes (cerveau, lobe optique, yeux) d’un organisme entier. Il n’y a pas d’alternative in vitro à l’heure actuelle.

Réduction

Le nombre d’œufs prélevés dans la nature est minimisé à 180 oeufs en tenant compte des 10% d'oeufs qui ne sont pas fécondés naturellement. Le nombre de juvéniles est réduit mais optimisé pour cette expérimentation afin d’éviter de la répéter ultérieurement si les résultats n’étaient pas satisfaisants. Le nombre tient compte de la variabilité biologique entre individus, de la puissance statistique pour des résultats robustes et des problèmes de qualité biologique qui peuvent advenir. Afin de respecter les limites acceptables de la validité scientifique, 10 individus juvéniles seront donc fixés pour chaque point horaire choisi, soit au total 160 juvéniles.

Raffinement

Afin d’éviter le stress des embryons, la grappe d’œufs est saisie entre les doigts puis retirée de son support en étirant les ligaments d’accroche jusqu’à la détacher délicatement. Les œufs récoltés sont transportés en eau de mer et placés dans des paniers flottants dans un aquarium de 200L, ce type de stabulation permet de maintenir des conditions optimales d’oxygénation pour les embryons dans l’oeuf. L’aquarium (200L.) est alimenté en circuit ouvert d’eau de mer filtrée (100µm.) non thermorégulée, c’est-à-dire à la température naturelle environnementale. Les œufs sont donc dans des conditions proches du milieu naturel du point de vue physicochimique : conditions « naturelles » de température (entre 16 et 18°C), de salinité (entre 35 et 36 g/L.), et de pH (8 à 8.2), et en conditions lumineuses du jour (éclairement normal). Les constantes physico-chimiques (température, salinité, pH, oxygène) sont contrôlées quotidiennement sur toute la durée du développement. Une observation quotidienne permet de s’assurer de l’état sanitaire des pontes mises en paniers. Lorsque les embryons ont éclos (naturellement), les juvéniles ressemblent alors à un adulte et adoptent immédiatement le mode de vie des adultes. Un enrichissement environnement sous la forme de cachette diverses (tube de et pièces de PVC, « cabanes…) est alors proposé aux animaux. Ils sont nourris à satiété avec des crevettes de taille adaptée. Les animaux qui présenteraient des anomalies comportementales (flottaison, immobilisme, blessure), seront écartés et immédiatement euthanasiés par surdose d’éthanol. Au bout d’une semaine, toutes les 1h30 sur 24h, 10 juvéniles sont pris à l’épuisette et placés dans un bécher d’un litre contenant de l’eau de mer du système d’élevage puis transportés jusqu’à une salle adjacente où l’euthanasie sera réalisée. Afin de limiter le stress et la souffrance supposée des juvéniles, ils sont transférés délicatement et rapidement dans l’eau de mer. Le récipient est mis sur glace ce qui permet un refroidissement progressif, et une anesthésie des animaux par le froid. Ils sont observés jusqu’à constatation d’une léthargie (relâchement pupillaire, le relâchement des bras et du manteau) puis une fois la mort confirmée (arrêt respiratoire, relâchement des chromatophores), les juvéniles sont placés dans le fixateur (froid également).

Choix des espèces

La seiche européenne est le seul mollusque possédant un cerveau et des yeux performants, qui ponde des œufs sur nos côtes. Contrairement à d’autres espèces de céphalopodes comme les pieuvres, son développement est court (

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres mammifères : 300
Autres oiseaux : 300
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 600

600 chauves-souris et oiseaux sauvages vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés sur le site de capture. Chaque individu subit une prise de sang à la veine alaire et deux écouvillonnages, salivaire et cloacal, pour une manipulation d'environ deux minutes. Le projet cherche à relier la dégradation de l'habitat à la présence d'agents pathogènes chez ces réservoirs, sur un territoire insulaire tropical. Le porteur indique exclure des prélèvements les espèces les plus fragiles et relâcher directement juvéniles et femelles gestantes ou allaitantes.

Objectifs

La caractérisation des pathosystèmes circulant dans des cycles enzootiques passe incontournablement par l’identification de ses agents étiologiques à partir des prélèvements sur les hôtes vertébrés concernés. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus). Les facteurs favorisant ce portage sont encore mal connus et la relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services ecosystèmiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses. Le projet proposé porte alors sur l’influence de la biodiversité des écosystèmes et de leurs modifications d’origine anthropique sur (i) les populations des chiroptères et oiseaux réservoirs de maladies infectieuses, et (ii) sur la prévalence d’agents pathogènes associés. In fine, les objectifs spécifiques du projet faisant l’objet de la présente demande sont les suivants : - d’évaluer l’impact de la dégradation de la couverture végétale et de l’anthropisation sur les chiroptères et oiseaux réservoirs d’agents pathogènes à importance médicale. - d’évaluer la prévalence d’agents pathogènes à importance médicale chez ces deux grands groupes de réservoirs vertébrés. - d’évaluer cette fréquence selon le caractère « dégradé » ou non de l’environnement.

Bénéfices attendus

Les facteurs favorisant le portage d’agents pathogènes chez les oiseaux et les chiroptères sont encore mal connus et sa relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services écosystémiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses (bénéfice à moyen-long terme). De plus, ce projet permettra améliorer les connaissances quant aux interactions hôtes-agents pathogènes qui opèrent dans des cycles enzootiques jusqu’à alors non explorés dans les sites d’étude (bénéfice à moyen-long terme).

Procédures

3 prélèvements uniques seront effectués sur chaque individu : une prise de sang à la veine alaire (20 à 50 microl) un écouvillonnage salivaire et un écouvillonnage cloacal. Durée total de la manipulation (~2 min par individu)

Impact sur les animaux

Stress lié à la capture et douleur inférieure ou égale à une piqûre pendant la période de manipulation/prélèvement (~2 minutes)

Devenir

Animaux libérés dans le site de capture dès la fin des prélévements. Durée manipulation : ~2 min /individu

Remplacement

Non applicable. Seules les captures suivant le design d’échantillonnage cité au préalable permettront de répondre aux questions du projet. En effet, des collections d’échantillons ne sont pas disponibles vu que cette étude constitue la première à se focaliser sur le sujet sur le territoire.

Réduction

L’inventaire acoustique non invasif effectué dans les phases préliminaires du projet INSULA a été la stratégie permettant une réduction des sites de captures (de 36 sites à 12), et par conséquent, le nombre de spécimens à capturer et à prélever.

Raffinement

1-Limiter la durée de manipulations (~2 min) et le nombre de prélèvements (seulement un prélèvement par type d’échantillon/geste). 2-point de compression du point d’injection et libération le plus rapidement possible des spécimens capturés.

Choix des espèces

L’objectif est d’évaluer les différences de diversité entre les hôtes et les pathosystèmes associés, selon le niveau de dégradation de l’habitat. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus), mais le plus souvent les espèces jouant le de principal amplificateur et/ou disperseur ne sont pas connues. L’étude de la diversité d’agents pathogènes associés à ces deux groupes de réservoirs potentiels doit passer par l'étude d'animaux sauvages, sans a priori d'espèces, pour avoir la vision la plus complète possible des cycles microbiens. Afin d’établir le lien entre la diversité des hôtes et des pathosystèmes de façon non biaisée, la méthode d’échantillonnage sera utilisée dans les 12 sites ne cible pas une espèce de chiroptère ou d’oiseau particulière. Seuls les colibris et les espèces Monophyllus plethodon et Eptesicus guadeloupensis seront exclus des prélèvements, au vu de leur fragilité, et seront relâchés directement. Adultes. Plus pertinents d’un point de vue épidémiologique, pouvant héberger des traces d’infections passées et être impliqués dans les cycles enzootiques d’agents pathogènes. Moins vulnérables pour les captures. Les juvéniles et les femelles gestantes et allaitantes (chauves-souris) seront relâchés. Les captures seront faites en dehors de la saison de reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Gerbilles de Mongolie : 50
Souffrances
▲ 50
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▲ -
Devenir
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 -
 -
 50

50 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chacune subit une chirurgie de deux à trois heures ouvrant l'oreille moyenne et cathétérisant les espaces sous-arachnoïdiens, avec une élévation de la pression intracrânienne. Le porteur indique que cette hyperpression sur le cerveau n'est "pas compatible avec le réveil de l'animal", d'où la mise à mort. L'objectif est de comprendre les mécanismes de la maladie de Ménière, le porteur justifiant le choix de la gerbille par la facilité d'accès à son oreille interne et une anatomie proche de celle de l'humain.

Objectifs

L'intitulé du projet est l'evaluation du profil evolutif pressionnel et homéostatique des compartiments de l'oreille interne d'un animal soumis à un deséquilibre pressionnel extrinséque, le but étant de comprendre les mécanismes sous-jacents responsables des symptomes d'une crise de maladie de Meniere qui sont essentiellement représentés par une surdité, des acouphènes et un vertige. les mécanismes étiopathogéniques restent à ce jours inconnus, il y'a plusieurs théories qui expliquent les mécanismes physiopathologiques responsables de l'eclosion des symptomes de cette maladie. La plus communement admise à l'heure actuelle est l'hydrops endolymphatique qui signifie l'augmentation du volume du compartiement périlymphatique de l'oreille interne, cela fut constaté la première fois par Hallpike et Cairns (Hallpike and Cairns, 1938) sur des dissections de patients porteurs de la maladie. Par la suite Kimura a provoqué un état similaire d’hydrops sur l’animal en empêchant la résorption de la périlymphe en bloquant l’aqueduc vestibulaire (Kimura, 1967) Les constatations électrophysiologiques de ce type de modèle étaient très variables, avec des atteintes minimes contrastant avec l’importance de l’hydrops (Salt, n.d.). De plus les mesures pressionnelles lors de ces manipulations montraient également des résultats discordants entre les auteurs qui mettaient en évidence un différentiel pressionnel entre les deux compartiments (Böhmer et al., n.d.)(Andrews et al., 1991)(Böhmer and Andrews, 1989)(Böhmer and Dillier, 1990)(Ito et al., 1987), et les auteurs qui retrouvaient une pression similaire(Klis and Smoorenburg, 1994; Tonndorf, 1983; Warmerdam et al., 2003). La question de la physiopathologie de cette maladie reste toujours d’actualité à savoir, est-ce l’hydrops (dilatation de la membrane limitante de Reissner) ? Ou l’excès pressionnel au dépend du compartiment endolymphatique (avec action prépondérante sur la membrane basilaire) qui est responsable des symptômes ?

Bénéfices attendus

comprehension des mecanismes sous-jacents responsables des symptomes de la maladie de Méniere, ce qui permettra ulterieurement d'adapter la thérapeutique

Procédures

Procedure chirurgicale (abord de l'oreille moyenne - catheterisation des espaces sub-arachnoidiens) et d'elevation de pression intracanienne : une procédure par animal (durée entre 2 et 3 heures)

Impact sur les animaux

Aucun, car animal anesthésié profondement puis sacrifié à la fin de l'intervention

Devenir

le sacrifice animal est necessaire du fait de l'effet de l'hyperpression intracranienne sur le parenchyme cerebral pendant la procedure qui n'est pas compatbile avec le reveil de l'animal

Remplacement

L’expérimentation sur la gerbille de Mongolie -qui est fréquemment utilisée au sein du laboratoire de biophysique neurosensorielle- a dans la majeure partie des cas été réalisée sans écueil particulier du fait de la facilité d’accès aux structures de l’oreille interne. L’animal doit être vivant, cela permet d’étudier les phénomènes osmotiques, biomécaniques et régulateurs actifs des pressions de l’oreille interne, phénomènes qui ne peuvent être observés chez l’animal mort. Enfin, il demeure impossible d’étudier ces phénomènes chez l’être humain, ce qui imposerait de cathétériser l’oreille interne avec risque accru de surdité sévère et vertiges invalident, le cathétérisme des espaces sous arachnoïdiens est également un acte invasif qui ne se justifie pas en conditions normales.

Réduction

Les etudes précedantes réalisées (voire le chapitre dédié) nous permettent de reduire l'effectif d'animaux necessaires au minimum

Raffinement

le bien-être animal sera amélioré grâce l’hébergement des animaux en groupe dans des cages enrichies. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie pré, per-opératoire

Choix des espèces

Le système cochleo-vestibulaire de la gerbille de Mongolie est sensiblement identique à son homologue humain. Lors des précédentes études, le cochon d’inde avait été utilisé, mais le fait qu’il présente des épisodes fréquents d’otite séreuse rend difficile l’expérimentation sur son oreille moyenne et interne. L’expérimentation sur la gerbille de Mongolie -qui est fréquemment réalisée au sein du laboratoire de biophysique neurosensorielle- a dans la majeure partie des cas été réalisé sans écueil particulier du fait de la facilité d’accès aux structures de l’oreille interne. L'appareil vestibulaire de la Gerbille est mature à partir de la première semaine post-natale tandis que l'appareil auditif l'est à 21 jours, lorsqu'elles ont atteints leur taille adulte. C'est donc à cet âge que nous commencerons les tests pressionnels