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Souris : 270
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270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue par perfusion intracardiaque, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation de deux à quatre heures, une partie recevant des injections virales et une craniotomie, puis est maintenu tête fixée pour enregistrer l'activité cérébrale pendant l'éveil et le sommeil. Le porteur décrit une habituation progressive à la contention pour limiter le stress, et affirme qu'il n'existe pas d'alternative aux modèles animaux pour étudier la perception sensorielle à l'échelle cellulaire. Les bénéfices relèvent de la recherche fondamentale, avec un lien seulement "indirect" évoqué vers l'autisme.

Objectifs

La plupart de nos expériences sensorielles relèvent d’une exploration active du monde, tels la locomotion, les mouvements oculaires, le toucher. Face à une affluence d'informations, nous sélectionnons les plus pertinentes pour une décision rapide; en fonction du contexte, seules celles nécessaires à une action adaptée sont traitées, les autres filtrées. Mieux comprendre notre perception sensorielle du monde est un enjeu majeur des neurosciences modernes. Le système des vibrisses (moustaches) du rongeur est un système de choix pour étudier le traitement des informations sensorielles car il possède une organisation anatomique très précise. Les rongeurs en outre utilisent leurs vibrisses de façon active pour explorer leur environnement en les faisant bouger volontairement. Des mouvements rapides des vibrisses sont également observés lors du sommeil paradoxal, permettant de faire un parallèle avec les mouvements rapides des yeux chez l’humain lors de cette même phase de sommeil. Les informations sensorielles relatives à la déflection des vibrisses chez le rongeur sont transmises de la périphérie au cortex par plusieurs voies. Toutefois, la nature du message codé par chacune de ces voies reste mal connue et sujet de controverse, notamment au niveau du thalamus, une structure cérébrale centrale par laquelle les informations sensorielles transitent avant d’atteindre le cortex. Dans cette étude, nous voulons révéler sous quelles conditions physiologiques les différentes voies sensorielles transmettent efficacement cette information. Pour répondre à cette question, nous proposons d'étudier les réponses sensorielles au niveau du thalamus dans un contexte comportemental pertinent pour la souris au cours des différents états de vigilance de l’animal.

Bénéfices attendus

Le thalamus est une structure essentielle au fonctionnement du cortex cérébral, où se déroulent les opérations cérébrales les plus élaborées. Il est composé de plusieurs noyaux dont la fonction dans le traitement de l’information sensorielle reste imprécise à ce jour. En combinant des enregistrements électrophysiologiques intracérébraux chez la souris et des techniques de manipulation ciblée de neurones du réseau sensoriel, nous pourrons identifier le rôle clé de ces noyaux dans ce réseau chez un animal en comportement. Les bénéfices escomptés seront une meilleure compréhension des mécanismes du traitement de l’information sensorielle par le cerveau, ce qui relève de la recherche fondamentale. De plus, le thalamus étant essentiel à la perception sensorielle et aux processus attentionnels, les résultats attendus pourront révéler la base neuronale des opérations délétères dans les troubles du spectre autistique et contribuer ainsi indirectement à une meilleure compréhension de cette maladie. Ensuite, ce projet apportera un éclairage nouveau sur la fonction du sommeil. Des travaux chez l’homme ont montré que le cerveau peut réaliser une tâche cognitive lors du sommeil paradoxal : les réponses évoquées à l’écoute de son propre nom sont différentes de celles évoquées par un nom inconnu. Cependant, nos connaissances sur ce sujet restent très limitées. Ce projet constitue une première étape vers la compréhension du traitement différentiel des informations sensorielles et des processus sensorimoteurs et cognitifs au cours des différents états d’éveil et de sommeil afin de comprendre comment sont traitées ces informations dans un cerveau éveillé versus non conscient.

Procédures

Aucun prélèvement, aucune manipulation douloureuse ne sera réalisé sur un animal vigile, toutes les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie profonde et analgésie appropriée. Interventions sous anesthésie - Une chirurgie d’implantation (2 à 4 heures) sera réalisée sur tous les animaux sous anesthésie (n=270). - Une Injection localisée d’adéno-virus associés (AAVs) ou de traceurs conventionnels sous contrôle électrophysiologique et sous anesthésie (4 à 6 heures); cette intervention concerne n= 194/270 souris. - Une craniotomie sous anesthésie gazeuse et Buprénorphine (< 2 heures) sera pratiquée sur n= 168/270 souris. L'ensemble des trois interventions seront réalisées sur moins de la moitié (122/270) des souris. - Enregistrements électrophysiologiques sous anesthésie pour 50% des souris de la procédure #2 (une journée), suivis de la perfusion de l'animal : pas de réveil de l'animal - Tous les animaux (n=270) seront anesthésiés (s'ils ne le sont pas déjà) et perfusés en intracardiaque (30 minutes). Manipulations de l'animal vigile, spécifique à la Procédure #1 - Plusieurs sessions journalières de handling (10 min) pendant tout le temps de la procédure (2 à 3 mois) - Habituation à la contention, journalière, pendant 20-30 jours. Elle dure de 1 min le premier jour à 4h les derniers jours. - Enregistrements électrophysiologiques, session de 3 à 4 heures pendant 1 à 7 jours successifs - Optogénétique, stimulation lumineuse, pulses de 20 à 100ms pendant 1 à 10 sec, répétées modérément et aléatoirement lors des sessions d'enregistrements. - Stimulations sensorielles, quelques secondes, répétées modérément et aléatoirement lors des sessions d'habituation et d'enregistrements.

Impact sur les animaux

Aucun prélèvement, aucune manipulation douloureuse ne sera réalisé sur un animal vigile, toutes les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie profonde et analgésie appropriée. Une chirurgie d’implantation de 2 à 4 heures sera réalisée sur tous les animaux sous anesthésie. Ensuite, après 5 jours de repos, 194/270 animaux seront à nouveau anesthésiés 4 à 6 heures pour une injection localisée d’AAVs ou de traceurs conventionnels sous contrôle électrophysiologique. Quatre à 8 semaines après, une anesthésie gazeuse (avec Buprénorphine) inférieure à 2h sera pratiquée sur 168/270 animaux pour réaliser les craniotomies. Les trois interventions seront réalisées sur moins de la moitié (122/270) des souris. Ce projet nécessite des enregistrements électrophysiologiques sur la souris vigile. L’immobilisation est une source de stress pour la plupart des animaux. Dans ce projet, la souris est partiellement immobilisée : elle est placée dans un tube de carton sur un petit matelas doux et absorbant (changé régulièrement), sa tête maintenue de manière indolore par un système de contention. Contrairement aux protocoles de contention utilisés pour induire un stress, le corps et les pattes de la souris ne sont ici pas contenus ou immobilisés : elle est libre de bouger, ajuster sa posture, se toiletter. Dans le but de juguler le stress de l’animal, nous procédons à une habituation adaptée, douce et très progressive, au système de contention, que nous alternons avec de nombreuses périodes de "handling" de l’animal. La répétition des manipulations, toujours récompensées, permet à l’animal d’appréhender le caractère prédictif et non douloureux de la contention, ainsi que d’associer les sessions de travail à la récompense.

Devenir

Une perfusion intracardiaque d’une solution de paraformaldéhyde 4% sera réalisée à la fin de chacune des procédures, sur tous les animaux. Cette procédure permet de fixer le cerveau de l’animal en vue d’une étude immunohistochimique afin de valider la position des enregistrements électrophysiologiques, l’étendue de la transfection virale ou le traçage de voies anatomiques.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas d’alternative à l’utilisation de modèles animaux pour l’approche des mécanismes de la perception sensorielle. La neuropsychologie humaine, la modélisation théorique des fonctions cognitives de haut niveau, ainsi que les cultures de neurones ne constituent pas actuellement une alternative pour l’étude des processus de perception sensorielle et de la vigilance à l’échelle cellulaire. L’étude des mécanismes neurophysiologiques des processus cognitifs se faisait jusqu’à maintenant essentiellement chez des modèles primates non-humains. Avec cette étude nous voulons profiter des avantages qu’apporte la souris (modèles génétiques et identification des neurones plus aisée) pour raffiner notre compréhension des processus sensorimoteurs à un niveau cellulaire.

Réduction

La technique de l’animal tête-fixée est un modèle unique qui permet de réduire considérablement le nombre de souris nécessaires pour une étude donnée - un même animal participe à plusieurs sessions d’enregistrements, jusqu’à 7 jours consécutifs - les différents tests comportementaux que nous proposons pourront être réalisés sur chacune des souris, évitant la multiplication des groupes d’animaux - la multiplicité des données recueillies sur chaque animal : activité de plusieurs régions cérébrales, au cours de différents états de vigilance et comportements (et nos données sont partagées avec nos collaborateurs) - chaque souris est son propre contrôle pour toutes les procédures, divisant par deux le nombre d’animaux nécessaires et permettant d'appliquer des tests statistiques pour mesures répétées, plus puissants (donc moins de souris nécessaires), paramétriques : test-t de Student ou ANOVA (selon le nombre de groupes à comparer) ou non paramétriques au regard de la normalité de la distribution des valeurs : Wilcoxon et Friedman. Le nombre d’animaux sera également réduit par l’utilisation de tests statistiques basés sur des modèles GLM (modèles linéaires généralisés) qui prennent en compte à la fois les mesures répétées sur le même animal et les mesures effectuées entre animaux. - Les injections virales ou de traceurs sont réalisées sous contrôle électrophysiologique limitant ainsi drastiquement les erreurs de localisation, et diminuant de facto drastiquement le nombre d’animaux inexploitables car injectés en dehors de la zone d’intérêt. - La procédure #2 vise à établir sur des animaux non contraints le protocole d’injection le plus efficace de façon à réduire significativement le nombre d’animaux utilisés dans la Procédure #1. - Pour la procédure #1, nous estimons, de par notre expérience, à 20 le nombre de souris "contrôles" nécessaires pour chaque région d’intérêt et à 22 les souris transfectées (dont 15 souris porteuses du virus associé à la Rhodopsine et 7 souris "contrôle" pour le virus, virus associé au fluorophore seul) nécessaires pour chaque région d’intérêt. Ces estimations tiennent compte de la diversité neuronale dans les régions d’intérêt. Pour chaque étude, nous commençons avec un nombre restreint d'animaux (n=3 à 6), i.e. étude pilote, et poursuivons seulement si les réponses aux protocoles de transfection et de stimulation lumineuse sont optimales. Les données acquises avec le projet DR#03330 permettent de diminuer le nombre d’animaux.

Raffinement

1- La technique de la souris tête-fixée a été développée dans un souci de raffinement et avec une attention particulière au bien-être de nos souris a- pour réaliser des enregistrements au cours du cycle veille-sommeil naturel de l’animal b- sans générer de douleur. Toutes les interventions chirurgicales étant réalisées sous anesthésie c- en prenant soin de juguler le stress de l’animal par une habituation adaptée, douce et très progressive, au système de contention d- avec de nombreuses périodes de "handling" de l’animal e- des jouets sont placés dans leur cage afin qu’ils disposent d’un environnement enrichi. Après chaque manipulation (habituation ou handling) l’animal retourne dans sa cage et est récompensé. La procédure d’habituation permet à la souris de se familiariser avec la contention par la tête. La répétition des manipulations, toujours récompensées, permet à l’animal d’appréhender le caractère prédictif et non douloureux de la contention, ainsi que d’associer les sessions de travail à la récompense. e- des jouets sont placés dans leur cage afin qu’ils disposent d’un environnement enrichi. 2- Les injections virales sont classiquement réalisées uniquement sur la base de coordonnées stéréotaxiques calculées pour un individu moyen. Or, premièrement, chaque animal diffère de cette moyenne, et deuxièmement nous visons des structures sous-corticales de petit volume (d’autant plus petit chez la souris). Nous proposons donc de réaliser les injections virales sous contrôle électrophysiologique limitant ainsi drastiquement les erreurs de localisation, et diminuant de facto drastiquement le nombre d’animaux inexploitables car injectés en dehors de la zone d’intérêt.

Choix des espèces

La souris a été choisie comme modèle d'étude car il existe présentement des outils moléculaires et génétiques développés chez la souris uniquement, donc non disponibles à ce jour pour d’autres espèces animales. Par exemple, la technique d’optogénétique permet d’activer ou d’inactiver de manière spécifique une région cérébrale. L’impact d’une telle manipulation sur l’activité des régions cérébrales étudiées peut être quantifié, et le rôle fonctionnel de ces régions peut être élucidé. Nous aurons ainsi la possibilité de comparer directement l’activité électrophysiologique, les réponses sensorielles et le comportement chez les mêmes souris avant et pendant manipulation d'une région cible. Chaque animal devient ainsi son propre contrôle, ce qui limite le nombre d’animaux nécessaires pour chaque étude. Nous travaillons avec des animaux de 8 à 16 semaines c'est-à-dire de jeunes adultes ayant atteint leur maturité cérébrale.

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Souris : 3380
Souffrances
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3 380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections répétées de composés par plusieurs voies et, pour une partie, une chirurgie stéréotaxique implantant une fibre optique ou une canule, avec douleur post-opératoire et risque d'infection déclarés, pour caractériser des modèles murins d'autisme et tester des traitements. Le porteur affirme que l'autisme, dont le diagnostic repose sur le comportement, "ne peut être modélisé qu'au niveau de l'animal entier". Les bénéfices thérapeutiques annoncés restent formulés comme une perspective.

Objectifs

La prise en charge des patients souffrant de troubles autistiques requière le développement de nouveaux traitements pharmacologiques permettant de soulager leurs déficits comportementaux. Le projet proposé a pour objet (1) une meilleure compréhension des substrats biologiques de ces pathologies, (2) la mise à disposition de la communauté scientifique des modèles animaux des troubles autistiques présentant une bonne homologie avec les conditions cliniques et (3) l’évaluation in vivo, dans ces modèles, de nouvelles stratégies thérapeutiques, tout ceci à des fins strictement scientifiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permetra une meilleur compréhension des gènes impliqués dans le développement de l'autisme et permetra de proposer de nouvelles solution thérapeutique pour soulager la pathologie.

Procédures

Une partie des animaux de nos procédures expérimentales seront soumis à des injections chroniques (14 jours) de composés par voie intrapéritonéale et per-nasale. Nous allons également étudiés des animaux qui recevront une administration unique de composés par voie intracerebroventriculaire. Enfin, un groupe d’animaux subUne partie des animaux de nos procédures expérimentales seront soumis à des injections chroniques (14 jours) de composés par voie intrapéritonéale et per-nasale. Nous allons également étudiés des animaux qui recevront une administration unique de composés par voie intracerebroventriculaire. Enfin, un groupe d’animaux subiront une chirurgie stéréotaxique dans le but d’implanter une fibre optique ou une canule d’injection. Les composés seront ensuite injectés soit via la canule d’injection soit par voie intrapéritonéale dans le cadre des souris implanté avec une fibre optiqueiront une chirurgie stéréotaxique dans le but d’implanter une fibre optique ou une canule d’injection. Les composés seront ensuite injectés soit via la canule d’injection soit par voie intrapéritonéale dans le cadre des souris implanté avec une fibre optique

Impact sur les animaux

Pour le groupe d’animaux soumis à des administration répétées d’agents pharmacologiques par voie intrapéritonéale, on ne peut pas exclure une inflammation au niveau du site d’injection. Pour les animaux subissant une administration per-nasale, à l’exception d’un inconfort, ce type d’injection n’est pas connue pour générer d’effets indésirables. L’administration de composés par voie intracérébroventriculaire sera réalisé sous anesthésie gazeuse. On peut donc s’attendre à une douleur modérée au niveau du site d’injection ainsi qu’un inconfort au réveil de l’anesthésie. Les animaux subissant une chirurgie stéréotaxique, présenteront une douleur post-opératoire, les conséquences d’une anesthésie et un risque de complication post-opératoire (hémorragie, infection).

Devenir

A la fin de chaque expérience, les animaux seront mis a mort pour des expériences ex-vivo ultérieur

Remplacement

La compréhension des mécanismes causaux de l’autisme et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traiter nécessitent la mise à disposition de la communauté scientifique de modèles précliniques de cette pathologie. Une étude précise et détaillée du répertoire comportemental des animaux modèles permet de vérifier que ces modèles valident bien le critère de validité d’aspect pour la pathologie autistique, et aussi d’évaluer le cas échéant l’efficacité d’une approche thérapeutique. L’évaluation des effets bénéfiques d’un traitement ne peut être réalisée dans ces modèles qu’au niveau comportemental : en effet, il n’existe pas de marqueur biologique pour l’autisme, dont le diagnostic clinique repose entièrement sur une évaluation comportementale. Cette pathologie ne peut donc être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant toute la variété de son répertoire comportemental.

Réduction

Les effectifs ont été calculés afin de permettre une réduction des effectifs optimisée en maintenant une puissance statistique d’au moins 0.9 pour une taille d’effet f de cohen égale à 0.25 à un seuil de significativité de 0.05.

Raffinement

Nous prendrons en charge l’ensemble des contraintes que subissent les animaux au cours des expériences. Concernant l’hébergement, les souris seront hébergées en groupe sociaux de 2 à 4 individus, en leurs mettant à disposition le matériel nécessaire pour faire un nid (ouate et cabane en carton) et en manipulant quotidiennement les animaux par le même expérimentateur. Pour réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons les animaux des deux sexes, nous testerons chaque animal dans différentes tâches et nous utiliserons les tests statistiques adéquats. Pendant les expériences, nous suivront quotidiennement le bien-être de nos animaux en particulier leurs poids, leur posture et leur point d’injection. Pour réaliser les chirurgies, nous mettront en place une procédure d’anesthésie adéquate (anesthésique associé à un analgésique) ainsi qu’un suivi post-opératoire renforcé. En effet, nous donnerons un traitement anti-inflammatoire à nos animaux pour réduire la douleur et un suivi journalier de la cicatrisation de la plaie ainsi qu’un suivi journalier du poids et de la posture des animaux sera effectué. Nous mettrons en place des points limites adaptés afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux. Nous ne pouvons toutefois pas nous passer du modèle animal car l’autisme est une pathologie complexe qui ne peut être modélisée qu’au niveau de l’animal entier, exprimant tout son répertoire comportemental.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux sociaux, chez lesquels des altérations des compétences sociales, symptôme clé de la pathologie autistique, peuvent être aisément étudiées. Par ailleurs, le répertoire comportemental de ces animaux est suffisamment étendu pour compléter cette étude par une évaluation de nombreuses autres réponses comportementales connues pour être affectées par la pathologie autistique. Plusieurs lignées de souris génétiquement modifiées sont disponibles pour modéliser cette pathologie au niveau préclinique. Les déficits comportementaux détectés chez ces souris modèles sont suffisamment importants et robustes pour permettre de révéler des effets bénéfiques potentiels de composés pharmacologiques. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (8-12 semaines), alors que le répertoire comportemental est totalement développé et les éventuels déficits comportementaux fixés.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 12
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12 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une sonde télémétrique est implantée par chirurgie dans un muscle de leur patte, puis l'activité musculaire est enregistrée plus de trente jours avec des séances de marche sur tapis, avant la mise à mort pour prélèvements musculaires. Le porteur décrit une simple étude de faisabilité visant à valider la tenue de l'implant, sans test statistique prévu. Il affirme qu'un tel suivi sur la durée ne peut être mené par des méthodes in vitro ou in silico.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans une étude internationale portant sur l'inactivité physique et ses effets sur les propriétés électriques musculaires. Il s’agit d’une étude de faisabilité pour valider la capacité à mesurer sur une longue période l’activité musculaire de la patte postérieure chez la souris grâce à des sondes télémétriques. La méthode télémétrique permet d’enregistrer des paramètres physiologiques ici l’électromyogramme chez un animal vigil, non contraint et dans son environnement habituel. Ce protocole a pour objectif la vérification du maintien de la sonde électromyogramme (EMG) sur le muscle avec récupération d’un signal exploitable sur plus de 30 jours. Ce suivi longitudinal permettra également de caractériser l’activité musculaire grâce à des mesures de marche rapide sur tapis de course et d’évaluer l’impact d’un implant dans un muscle de la patte postérieure sur le métabolisme de l’animal.

Bénéfices attendus

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’étude du système musculaire squelettique et ses altérations lors de situations de dysfonctionnement ou de non-utilisation. Parmi les critères permettant de déceler les altérations musculaires, l’étude de l’activité électromyographique peut fournir des indications précieuses sur le bon fonctionnement ou non du muscle squelettique. Notre projet consiste à affiner une technique d’enregistrement électromyographique par télémétrie chez la souris en évaluant l’impact des implants sur le métabolisme de l’animal et en validant leur tenue sur plus de 30 jours. De plus, nous souhaitons proposer un référentiel pour l’analyse électromyographique avec l’étude de faisabilité sur tapis de course. Ces avancées sur la technique d’électromyographie par sondes télémétriques, permettront d’étudier plus finement les mécanismes impliqués dans l’atrophie musculaire, conséquence liée au vieillissement, à l’immobilité prolongée de certains patients ou dans des pathologies comme le cancer.

Procédures

Les animaux seront équipés par voie chirurgicale d'une sonde télémétrique permettant d'enregistrer l'électromyogramme, caractéristique de l'activité électrique musculaire. La procédure chirurgicale pour implanter la sonde sera d’une durée d’une heure environ sous anesthésie générale avec une prise en charge de la douleur par des analgésiques pendant l’opération et les 2 jours suivants. La souris recevra 3 injections sous-cutanées (SC) le jour de la chirurgie puis 1 injection SC/jour pendant 2 jours. Durée de l’injection SC 30 secondes maximum. Les animaux seront isolés le jour de la chirurgie puis 5 min les 3 jours suivants pour vérifier la présence du signal EMG puis 30 min/jour pendant 42 jours pour la mesure de l’activité musculaire. L’étude du métabolisme par calorimétrie indirecte nécessitera 2 x3 jours d’isolement. Les mesures de marche rapide sont réalisées sur un tapis de course 15 min pendant 2 jours. Les animaux seront manipulés à l’aide d’un tube de transfert pour les changements de cages.

Impact sur les animaux

Notre expérience du modèle nous permet d’avancer qu’aucun effet indésirable n’est attendu suite à l’implantation des sondes électromyogrammes grâce à l’utilisation d’anesthésique et analgésiques adaptés. La sonde utilisée est constituée d’une partie contenant le module électronique et la batterie (transmetteur) et de 2 électrodes souples pour la mesure des biopotentiels. L’implantation du transmetteur de la sonde en sous cutané permet une meilleure récupération de l’animal (moins invasif qu’une implantation intra-péritonéale) et évite des tensions sur les électrodes placées sur le muscle.Le stress lié à l’isolement (mesures de calorimétrie, mesures de l’EMG) sera réduit au maximum tout en permettant une exploitation correcte des résultats. Les vitesses utilisées pour le tapis de course sont proches de la marche et n’engendreront pas d’effort intense pour la souris. Ces éléments permettent d’estimer des nuisances et effets indésirables modérés pour ce projet. Pour comparaison, cette chirurgie est similaire à celle d’un pacemaker réalisé chez l’homme sauf qu’ici, l’implant permettra seulement l’enregistrement et aucune stimulation ne sera faite sur le muscle.

Devenir

Les 12 animaux seront mis à mort selon une méthode réglementaire pour prélèvements musculaires post mortem. Ces prélèvements seront utilisés pour des analyses histologiques et moléculaires et partagés avec nos différents collaborateurs pour compléter nos connaissances sur la fonctionnalité du muscle.

Remplacement

Il s'agit d'un projet portant sur un suivi longitudinal de mesures d’activité électrique musculaire qui, en plus de caractériser l’activité musculaire permettra d’évaluer l’impact d’un implant dans un muscle de la patte postérieure sur une longue période (>30jours). Un tel projet ne peut être mené avec des méthodes alternatives in vitro ou in silico.

Réduction

Ce protocole a pour objectif la vérification du maintien de la sonde électromyogramme (EMG) sur le muscle avec récupération d’un signal exploitable sur plus de 30 jours. Il n’est pas envisagé de tests statistiques pour cette étude de faisabilité. Le nombre d’animaux (12) a été réduit au minimum en tenant compte des pertes de la qualité du signal tout en permettant l’obtention de résultats satisfaisants. La méthode télémétrique contribue à limiter le nombre d’animaux utilisés en permettant un suivi continu chez un même animal.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe de 3 dans une cage standard utilisé en élevage et hébergement avec un enrichissement dans la cage (coton, igloo, paillage). Les animaux seront anesthésiés par un mélange gazeux et recevront une analgésie adaptée au préalable de la chirurgie et en post-opératoire afin de limiter la douleur liée à l’implantation des sondes. La profondeur de l’anesthésie est vérifiée par l’absence du réflexe oculopalpébral et du réflexe de retrait de la patte au pincement. En fin de chirurgie, les animaux seront réhydratés et surveillés attentivement jusqu’à leur réveil complet et dans les 4 heures suivantes. Pour limiter les risques de blessures, les ongles seront coupés sous isoflurane avant le début de la chirurgie et les points de suture seront internalisés puis sécurisés avec de la colle chirurgicale. Un gel lubrifiant sera déposé sur les yeux pour la chirurgie. Les animaux seront en cage individuelle après chirurgie avec des croquettes et de l’eau gélifiée au sol pour faciliter l’accès puis remis en groupe le lendemain limitant le stress lié à l’isolement. Les souris seront surveillées et pesées quotidiennement. Elles seront remises en cage individuelle uniquement pour le suivi des enregistrements télémétriques (30min/jour) et pour les enregistrements de calorimétrie indirecte (2 x 3 jours). Pour les enregistrements télémétriques quotidiens, nous utiliserons la même cage par groupe de 3 souris. De cette façon, les souris retrouveront les mêmes odeurs que dans leur cage d’hébergement. Au cours de la procédure, seule la litière souillée sera changée pour préserver au maximum l’odeur de la cage. Les animaux seront manipulés à l’aide d’un tube de transfert pour les changements de cages Après l’implantation des capteurs et le suivi post-opératoire, les animaux ne sont plus soumis à aucune intervention susceptible d’induire de la souffrance ou de la douleur grâce à la méthode télémétrique qui permet de suivre l’électromyogramme en continu chez l’animal vigil et non restreint.

Choix des espèces

Afin de pouvoir comparer les résultats avec les études antérieures, il est important de conserver la même espèce animale, à savoir la souris. La souche choisie : C57BL/6J est un modèle polyvalent utilisé dans de nombreux domaines d’application. Les animaux utilisés seront uniquement des mâles. Le sexe mâle a été choisi dans la mesure où ces travaux viennent en prolongement d’études antérieures. Il est donc important de conserver le même sexe pour comparer ces différentes études. Le choix d’animaux adultes de même sexe exclut toute variation possible des résultats suite à des fluctuations ou différences hormonales. Les animaux utilisés seront des mâles adultes, matures au niveau du développement, soit des souris âgées de 9 semaines au début de la phase expérimentale.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 304
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304 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles subissent des gavages quotidiens puis une colite induite au DSS, connue pour provoquer diarrhées et perte de poids, avant d'être tuées pour prélever leurs organes, afin de tester si des bactéries laitières et des acides gras protègent l'intestin. Le porteur affirme que la complexité de la colite ne peut être modélisée in vitro, y compris par des organoïdes. Les bénéfices annoncés pour les patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin restent au conditionnel.

Objectifs

L’intégrité de la barrière épithéliale intestinale (BEI) est un paramètre physiologique crucial. Elle est compromise dans de nombreuses pathologies à composante inflammatoire, du diabète de type I à l’autisme en passant par les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Malgré les progrès des biothérapies, les patients atteints de MICI ont une qualité de vie très altérée, ne disposent pas de thérapies efficaces et 70% d’entre eux vont devoir avoir recours à la chirurgie au moins une fois au cours de leur vie. Il est nécessaire d’augmenter nos connaissances sur la physiopathologie des MICI et de définir de nouveaux moyens pour renforcer le tube digestif. Un intérêt croissant est donc porté aux composés alimentaires capables de renforcer la BEI. L’objectif de ce projet est de tester un régime riche en dérivés en acides gras polyinsaturés (AGPI) n-6, combiné ou pas à un enrichissement en bactéries propioniques laitières, peut contrer le développement d’une colite induite chez la souris. Nous souhaitons déterminer si des souches de bactéries propioniques peuvent renforcer la BEI, diminuer l’inflammation et freiner le développement de colite par des dérivés AGPI n-6, ou s’il faut combiner les 2 agents pour optimiser une nouvelle stratégie thérapeutique pour les MICI. Notre projet testera l’effet combiné bénéfique de la fermentation propionique et des n-6 (provenant de produits laitiers ou non) sur la santé de notre tube digestif, et déterminera si un produit fermenté seul peut augmenter la biodisponibilité intestinale d’agents protecteurs de la BEI. Il mettra en évidence des mécanismes d’action des produits fermentés mais surtout leur effet santé à maintenir l’homéostasie du tube digestif et à contrer des mécanismes pathologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de déterminer - si un régime enrichi en AGPI n-6 peut protéger de développement d’une colite - si une supplémentation en matrice laitière contenant une souche précise de bactéries propioniques laitières peut protéger de développement d’une colite - quelle souche peut être utilisée pour protéger de développement d’une colite - si les 2 régimes sont complémentaires ou synergiques

Procédures

La supplémentation en lait fermenté se fait par gavage quotidien avec une contention de moins de 20 sec par animal. Les mesures de perméabilités et de temps de transit se font (1) au début du protocole, (2) avant et après supplémentation, ou non, en lait fermenté (La mesure de perméabilité se fera le jour d’avant, puis le jour d’après la supplémentation en lait pour éviter 2 gavages/jour) et (3) après induction, ou non, de la colite, par gavage avec une solution permettant la mesure de perméabilité et du temps de transit. Le gavage, et donc la contention le permettant dure moins de 20 sec par animal. 4 heures après le gavage les animaux sont à nouveaux manipulés pour leur prélever une goutte de sang à la queue.

Impact sur les animaux

L’induction de la colite par du DSS est connue pour induire des diarrhées (donc une déshydratation potentielle), voir même une perte de poids. Les souris seront surveillées (comportement et mesure du poids) quotidiennement.

Devenir

Procédures 1, 2 et 3 : nous effectuerons le traitement des animaux. Etape importante dans la compréhension de notre problématique et donc essentielle pour garder les animaux en vie Procédures 4 et 5 : ensemble de procédures permettant l’étude digestive en lien avec les traitements effectués en procédures 1, 2 et 3. Les animaux doivent rester dans l’étude à la suite de ces procédures sauf si bien entendu, un des points limites est apparu. Procédure 6 : elle correspond à la fin de l’expérimentation in vivo donc procédure sans réveil et collecte de différents organes afin de réaliser la suite des expérimentations mais cette fois-ci ex vivo.

Remplacement

Le développement de la colite met en jeux différents systèmes cellulaires (bactéries, épithélium, système nerveux entérique, cellules immunitaires, muscles lisses). Il est, au jour J, impossible de modéliser cette complexité par des modèles in vitro de co-culture ou même d’organoïdes.

Réduction

Nous avons déjà travaillé sur les supplémentations en AGPI n-6 ou en bactéries propioniques laitières et avec le modèle de colite induite par le DSS, ce qui nous a permis de faire des calculs de puissance, et ainsi de sélectionner le nombre minimum d’animaux par groupe pour avoir une significativité avec une erreur a de 0.05 et une puissance de 80%.

Raffinement

Une table de points limites est bien sûr établie. Une surveillance quotidienne tout au long du protocole nous permettra de vérifier que le score de point limite reste inférieur à 1, d’augmenter notre surveillance (matin et soir) si le score est de 1 ou de 2, de réhydrater les animaux et de leurs donner des analgésiques s’il est de 3, et de les sacrifier s’il est de 4.

Choix des espèces

Au sein du laboratoire, et plus généralement, le modèle murin de colite induite par le DSS est classiquement utilisé pour étudier les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Il induit rapidement une inflammation digestive, des défauts de barrière (protocole aigu) et un remodelage tissulaire semblables aux pathologies humaines. Il est, de plus, par la suite applicable sur des souris génétiquement modifiées pour valider des acteurs moléculaires candidats. La supplémentation en AGPI n-6 doit se faire pendant au minimum 8 semaines chez des animaux jeunes. Nous la ferons sur des souris de 3 semaines de vie et pendant 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 16
Souffrances
▲ 16
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Devenir
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 16

16 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil. Leur cœur est exposé pour prélever le sang par ponction intracardiaque et isoler les plaquettes, afin d'étudier la mobilisation du calcium en lien avec l'activité plaquettaire. Le porteur indique que les plaquettes se conservent mal et que leur production in vitro reste limitée, ce qui l'amène à conclure que l'accès à ces animaux mutants est "la seule approche" possible. Les retombées thérapeutiques annoncées, des antithrombotiques sans risque de saignement, restent formulées comme une perspective.

Objectifs

Le calcium fonctionne comme un messager dans les cellules. Il contrôle ainsi de nombreux mécanismes d'activation cellulaire et nous cherchons à comprendre comment se construisent ces messages afin de mettre au point de nouvelles thérapies. L'objectif de ce projet est d'évaluer si l'absence d'un lipide précis chez une souris modifiée génétiquement, se traduit par un défaut de mobilisation de calcium dans les plaquettes sanguines, calcium qui est impliqué dans l'activation de ces cellules qui jouent un rôle majeur dans l'arrêt du saignement.

Bénéfices attendus

Le blocage de la mobilisation du calcium semble réduire l'activité des plaquettes sanguines, ce qui pourrait réduire les accidents ischémiques (AVC, Infarctus). L'identification des mécanismes impliqués dans la régulation de l'activité des plaquettes ouvre une nouvelle voie thérapeutique permettant des traitements anti-thrombotiques sans risque de saignement.

Procédures

Les souris sont sous anesthésie générale profonde pour ne ressentir aucune douleur. Un prélèvement sanguin est réalisé par ponction intracardiaque et les plaquettes sanguines sont isolées. L'intervention ne dure que quelques minutes (moins de 5 min).

Impact sur les animaux

contention et injections d'anesthésie/analgésie

Devenir

Les souris sont euthanasiées à la fin de la procédure car pour optimiser la qualité du prélèvement de sang, le cœur est exposé afin de permettre l'insertion de l’aiguille dans le ventricule gauche.

Remplacement

Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation est d’une durée très faible (quelques heures) et dont la production in vitro est encore très limitée. Pour caractériser le signal calcique des plaquettes, il faut utiliser des plaquettes isolées à partir du sang. Les mécanismes que nous étudions ont été observés dans les plaquettes de souris génétiquement modifiées. La possibilité d'avoir accès à ces animaux est aujourd'hui la seule approche pour la concrétisation de ce projet.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux de façon à obtenir des résultats reproductibles et de prendre en compte la possibilité d'une différence de résultats entre les mâles et les femelles. Les plaquettes issues de chaque animaux seront étudié en utilisant à chaque fois deux des activateurs principaux des plaquettes à plusieurs doses pour être sûr de pouvoir utiliser les données obtenues avec chacun des animaux utilisés.

Raffinement

Au cours de sa captivité en animalerie, le bien-être de l’animal est contrôlé tous les jours et nous avons établi un score concernant les conditions générales de façon à pouvoir définir les points limites pour permettre d'éviter la douleur à son minimum. A leur arrivée, les animaux pourront s’acclimater pendant au moins une semaine. La nourriture sera renouvelée toutes les semaines et nous nous assurerons que les animaux aient une consommation régulière. Pour la procédure, les souris sont anesthésiées. Après l'anesthésie, l'animal est surveillé (respiration, réflexe) pour s’assurer que l’animal ne se réveille pas et reste insensible à la douleur. Si l’animale montre de signe de réveil, mouvement de la patte, une nouvelle dose d’anesthésiant lui sera immédiatement administrée.

Choix des espèces

L’espèce animale sélectionnée pour ce projet est la souris. Nous utilisons cette espèce car elle partage de nombreuses voies de signalisation plaquettaire avec l'homme. Et c'est en utilisant ce modèle animal que nous venons de mettre en évidence cette nouvelle signalisation. De plus le modèle murin permet l'utilisation d'animaux transgéniques qui fournissent des plaquettes sanguines portant ces mutations et qui sont impossible à produire in vitro. La possibilité de disposer d’une lignée génétiquement modifiée est un atout essentiel pour montrer ces effets protecteurs et permettre de développer une approche thérapeutique par la suite. Les souris seront utilisées à taille adulte permettant de récupérer un volume de sang suffisant pour purifier suffisamment de plaquettes de bonne qualité.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 482
Souffrances
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▲ 482
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Devenir
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 482

482 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du côlon humain sont greffées dans leur caecum par chirurgie, puis la tumeur est suivie chaque semaine par imagerie sous anesthésie jusqu'à trois mois, 266 souris recevant en plus douze injections d'inhibiteurs dans la queue. Le porteur décrit des atteintes digestives et un amaigrissement liés au développement tumoral, et vise à valider les canaux sodiques NaV comme cible thérapeutique. Il affirme que la complexité multicellulaire du cancer ne pouvant pas être étudiée in vitro, le recours aux souris est "indispensable".

Objectifs

Il a été montré l’expression aberrante des canaux sodiques dépendants du voltage NaV dans les cellules cancéreuses et leur implication dans la progression des cancers. Ces canaux sont anormalement exprimés dans les biopsies humaines de carcinomes, et dans des cellules cancéreuses non-excitables de différentes origines épithéliales. C’est le cas de NaV1.5 qui est anormalement exprimé dans le cancer du sein et dans le cancer sporadique du côlon, et dont le niveau d’expression semble associé à un mauvais pronostic chez les patients. La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse. Quant à NaVBeta4, son niveau d’expression est réduit dans les tissus cancéreux coliques en comparaison des tissus non-cancéreux appariés. L’inhibition de l’expression de NaVBeta4 dans les cellules cancéreuses coliques SW60 et HCT116 augmente l’invasivité cellulaire in vitro. L'hypothèse de notre client est que les canaux NaV1.5, qui peuvent être inhibés par des composés pharmacologiques existants ou en cours de développement, pourraient représenter des cibles pour des nouvelles thérapies anticancéreuses. Pour valider cette hypothèse, il est important d’utiliser un modèle orthotopique de cancer colique qui consistera à greffer au niveau du caecum de souris, des cellules cancéreuses coliques humaines (HCT-116 ou SW620) bioluminescentes. Les souris que nous utiliserons seront donc des souris immunodéficientes, à phénotype dommageable, qui seront hébergées en portoir ventilé dans des conditions n'entraînant pas l'expression du phénotype.

Bénéfices attendus

La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse. La présence de NaV1.5 à la membrane plasmique des cellules cancéreuses coliques a été confirmée par immunohistochimie sur un panel de biopsies humaines de cancer sporadique, tandis qu’aucun marquage n’a pu être identifié au niveau du tissu colique non cancéreux. Son expression et sa fonctionnalité ont également été identifiées dans des lignées cellulaires de cancer du côlon, telles que SW620 et HCT116, et son activité stimule l’invasivité cancéreuse.

Procédures

482 souris auront des greffes de cellules tumorales au niveau du caecum (procédures 1, 2, 3, 4) Elles seront placées sous paracétamol (analgésique) dans l'eau de boisson la veille de l’intervention (500mg dans un biberon de 200mL) jusqu’à 24h post induction. L'induction sera réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 2% dans l'air). A la fin de l’intervention, une injection de tolfédine 4mg/kg (anti inflammatoire) sera réalisée en sous cutané (50μL) et renouvelée le lendemain de l'intervention. Elles subiront une seule chirurgie lors de l'induction tumorale qui durera 20 minutes maximum. 482 souris auront une imagerie de bioluminescence 1 fois par semaine à partir du 7ème jour post greffe sous anesthésie gazeuse Isoflurane 2% dans l’air avec injection vigile 4 minutes avant l’examen de 100µL de luciférine par voie intrapéritoléale pour le suivi de la prolifération tumorale. En parallèle une échographie sera réalisée 1 fois par semaine ou toutes les 2-3 semaines en fonction de la vitesse de prolifération des tumeurs. Ces 2 examens successifs ont chacun une durée inférieure à 10min et seront réalisés sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane (2% dans l'air), sur support chauffé à 37°C. Par ailleurs, un monitoring cardio respiratoire est réalisé simultanément en cours d’échographie qui permet de s’assurer que l’animal supporte bien l’examen. Soit sur une durée de 3 mois (temps maximal de l’étude) chaque souris aura 11 séances d’imagerie de bioluminescence et 11 séances d’imagerie échographique au maximum. 266 souris vigiles (procédures 2, 3 et 4) recevront 3 fois/semaine pendant 4 semaines (= 12 injections par souris) 150-200μLd’inhibiteurs par voie intraveineuse au niveau de la queue.

Impact sur les animaux

Les dommages attendus pour les animaux sont liés au développement d'une tumeur primaire au niveau du colon et éventuellement de métastases (problèmes digestifs, amaigrissement).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chque procédure.

Remplacement

Le cancer et la formation des métastases sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes, tissus et types cellulaires, conduisant en particulier à l’échappement des cellules cancéreuses de la tumeur primaire et leur survie et dissémination dans l’organisme. Ces paramètres complexes, multicellulaires et multiorganes, ne pouvant pas être étudiés in vitro, le recours aux animaux est indispensable. Par ailleurs, afin de développer de nouvelles stratégies anti-cancéreuses, des études pharmacologiques sur animaux sont nécessaires. Les expérimentations pourront mettre en évidence un nouvel acteur du développement métastatique, les canaux NaV, qui pourraient servir de nouveau marqueur prédictif et éventuellement de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement du cancer colique.

Réduction

La mise en oeuvre de l'imagerie permet un suivi longitudinal du même animal ce qui permet de réduire leur nombre au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles, évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations.

Raffinement

Le suivi de la croissance tumorale primaire et secondaire (métastases) sera réalisé par imagerie de bioluminescence in vivo et d’échographie, approches non invasives et indolores pratiquées par ailleurs sur animal anesthésié. Des antalgiques seront utilisés lors de la chirurgie et 24h après. Par ailleurs, les souris seront hébergées en portoir ventilé et en accord avec les directives européennes. des grilles de scoring avec des points limites prédictifs seront mis en place et le personnel observera quotidiennement les animaux afin d'anticiper la souffrance animale.

Choix des espèces

Dans notre projet, les informations attendues ne peuvent pas être obtenues in vitro car à ce jour l'animal de laboratoire reste le seul recours permettant d'étudier le développement tumoral et l'efficacité thérapeutique en tenant compte de la complexité de la physiologie d'un organisme vivant. La souris est un animal chez qui il est possible d'obtenir le développement de tumeurs d'origine murine et humaine. La souris est ainsi une espèce animale classiquement utilisée, pour les études de tumorigenèse, de progression tumorale et métastatique de par la relative faible durée des expérimentations (quelques semaines), de par la possibilité d’avoir accès à des animaux immunodéprimés permettant l’implantation de cellules cancéreuses humaines, ainsi que par la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo (bioluminescence, échographie). Modèle de cancer réalisable chez la jeune souris adulte (6 semaines). A ce stade, la croissance et le développement des tumeurs sont optimaux. Sur des animaux plus âgés, nous avons rencontré des difficultés pour implanter des cellules tumorales humaines avec un taux de prise de greffe moins important.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 50
Souffrances
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▲ 10
▲ 40
Devenir
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 50

50 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, quarante d'entre elles étant classées en gravité sévère. Elles reçoivent une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses prostatiques, sont hébergées seules puis soumises à un exercice forcé sur tapis roulant et à des tests d'endurance, pour mesurer l'effet de l'activité physique et de l'alimentation sur la tumeur. Le porteur reconnaît que l'entraînement peut provoquer détresse et souffrance liées à la fatigue, et que les souris atteignant les points limites sont tuées par anesthésie sans réveil. Il affirme qu'aucune alternative in vitro n'existe et conclut que la recherche "rend incontournable" le recours à la souris.

Objectifs

L'objectif de ce projet de recherche est d'identifier l'impact de l'activité physique et de la nutrition sur la reprogrammation de certains biomarqueurs dans le cancer de la prostate.

Bénéfices attendus

L'Activité Physique sur tapis roulant pourrait ralentir la croissance tumorale comparé aux souris ne pratiquant pas d'AP. Cela rejoindrait des résultats précédemment obtenus et l'activité physique pourrait potentialiser l'effet des AGPI et ainsi conduire à la reprogrammation de biomarqueurs dans le modèle de souris TRAMP-C2.

Procédures

Les animaux serons soumis a une injection sous-cutanée de cellules cancéreuses, hébergé en isolement, pratiqué de l’activité physique, de test d'endurance et subirons une régime alimentaire.

Impact sur les animaux

1. Injection avec des cellules tumorales induira l'aparition d'une tumeur. 2. L'entrainement sur tapis roulant et le test de force peuvent induire comme nuisance la détresse, souffrance due a la fatigue. 3. Le régime AGPI ne contient que des ingrédients conventionnels et n’est pas connu pour induire des pathologies ou des effets secondaires chez les animaux. Cependant nous sourveillons la perte d'apetit comme possible nuissance à ce geste experimentale.

Devenir

A l'issue de la procédure 1-4, les animaux sont gardés en vie. Les animaux qui présentent de signes de souffrance et détresse, pendant le protocole, seront sorties du protocole et ses souffrances abrèges avec une anesthésie sans réveil.

Remplacement

Dans ce projet, nous cherchons à identifier l'impact de l'activité physique et de la nutrition dans un modèle murin de cancer de la prostate. Ceci n'est pas démontrable "in vitro" car il est impossible de mimer l'activité physique sur des cultures cellulaires. Nous cherchons ici à étudier les interactions entre la tumeur, le tissu adipeux et le muscle. Il n'existe donc pas d'altérnative in vitro pour ce type d'évaluation. La nécessité de la recherche biologique, médicale rend incontournable le recours à l'expérimentation animale pour faire progresser les connaissances et améliorer la prise en charge et la survie de patients atteints de cancer de prostate.

Réduction

Les cohortes seront constituées de 10 souris par groupe afin d’obtenir un nombre d'animaux suffisants pour juger du caractère significatif des résultats. La taille de l’échantillonnage de chaque groupe a été définie à partir d’un test statistique (Sample size test). Afin de juger des effets de l'activité physique et de la nutrition sur le cancer de la prostate, des ANOVA à deux facteurs seront utilisées. En cas de différences significatives sur ce test, un Bonferroni post hoc test sera employé pour isoler les effets et les interactions entre les différentes conditions expérimentales.

Raffinement

Les animaux utilisés dans ce projet nécessitent un hébergement en cage individuelle car il est indispensable de mesurer la consommation quotidienne de nourriture mais des précautions sont prises. Les animaux seront hébergés dans des cages ouvertes, transparente, individuelle, côte à côte et enrichies avec des jouets et du matériel adapté ce qui permet de limiter l'isolement social et le stress. De plus, tout au long de la durée du protocole, les animaux suivront un contrôle quotidien effectué par les chercheurs via un registre journalier et individuel des animaux. Un questionnaire pour mesurer le niveau d'iconfort des rongeurs est mis à disposition et disponible dans les locaux de l’animalerie. Le questionnaire demande de suivre et de noter les signes visibles d’inconfort chez le rongeur (vocalisation, agressivité, retrait d’un membre, autres). En cas d'atteinte des points limites décrits dans chacune des procédures, nous procéderons à la sortie de l'animal du protocole.

Choix des espèces

Le modèle de souris syngéniques C57/BL6 est un modèle pertinent pour étudier le cancer de la prostate car il va permettre l'injection de cellules cancéreuses prostatiques murines donc c'est un modèle de souris immunocompétentes. L'implantation de la lignée cellulaire TRAMP-C2 dans ce modèle permet de développer un modèle de cancer de la prostate similaire à ceux observés chez l'Homme. Les cohortes seront constitués de 10 animaux par groupe afin d'obtenir un nombre de sujets suffisants pour juger de la significativité de notre étude. Agées de 12-15 semaines, les souris seront des adultes afin de se rapprocher de l'âge médian de cancer de prostate chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 300
Souffrances
▲ 300
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Devenir
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 300

300 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées avant tout réveil par une perfusion intracardiaque. Elles sont mises à mort pour prélever leurs cellules cérébrales et les mettre en culture, afin d'y tester dix petites molécules censées agir sur la neuroinflammation. Une fois les cellules prélevées le projet reste entièrement in vitro, l'animal ne servant qu'à fournir la matière première. Le porteur affirme avoir déjà réduit la sélection des molécules par un travail in silico et décrit la souris comme un modèle "pertinent et reconnu".

Objectifs

Le projet porte sur l’étude de l’impact de nutriments lipidiques et métabolites sur la régulation des cellules cérébrales et leurs intéractions in vitro. Il s’inscrit dans le cadre du projet global d’étude de la neuroinflammation, composante primaire de pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Les paradigmes expérimentaux in vitro permettront de mettre en avant l’importance de petites molécules d’intérêt (nutriments, lipides et métabolites) sur les intéractions entre cellules murines cérébrales in vitro et leurs fonctionnements. Ceci permettra de d’accroitre les connaissances et de découvrir de nouvelles stratégies pharmacologiques prometteuses dans le cadre des pathologies que nous étudions (neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives). Nous avons 5 molécules d’intérêt en lien avec les pathologies neurodéveloppementales et 5 en lien avec les pathologies psychiatriques et neurodégénératives.

Procédures

Une perfusion intracardiaque sera effectuée sur les animaux avec prise en charge de la douleur.

Impact sur les animaux

Les animaux en cours de protocole sont surveillés quotiediennelement par les animaliers. Il n’y a pas d’induction de stress majeur sur ces animaux entrainant une alteration de l’état général des animaux. La procédure de perfusion implique une injection intrapéritonéale.

Devenir

L’ensemble des souris sera mise à mort à des fins de culture cellulaire et d’étudier l’impact de petites molécules sur les interactions entre les cellules cérébrales in vitro

Remplacement

La sélection des molécules à tester a été drastiquement réduite par un travail in silico visant à ne sélectionner que les molécules (nutriments, lipides et métabolites) avec un fort pouvoir interventionnel sur les interactions entre les cellules cérébrales. Notamment, l’expression spécifique de récepteurs à ces petites molécules par les sous-types cérébraux a été vérifiée et validée ou encore l’implication des molécules dans des voies de signalisation dans les pathologies neurodéveloppementales, psychiatriques et neurodégénératives étaient des pré-requis à la sélection des molécules. Nous remplaçons le test de ces molécules in vivo par notre approche in vitro afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Ces travaux vont nous permettre de définir plus finement et de sélectionner les molécules d’intérêt pharmacologique.

Réduction

Nous avons calculé au plus juste le nombre d’animaux nécessaires pour réaliser les isolements de cellules cérébrales à des fins de culture. En se basant sur notre expérience et sur l’optimisation des protocoles de culture cellulaire, nous avons calculé la quantité de cellules nécessaires à l’évaluation de chaque molécule et donc nous pouvons retranscrire ce nombre en nombre de souris. Nous devons répliquer l’expérience 3 fois par molécule d’intérêt, soit 30 animaux pour une analyse complète par molécule. Nous testerons 10 molécules d’intérêt, soit un total de 30 animaux X 10 molécules = 300 souris. De manière importante et optimisée, le nombre d’animaux demandé va permettre de réaliser les cultures de cellules en neuroinflammation ET des cultures des autres cellules cérébrales.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux seront hébergés en cages collectives avec un environnement enrichi (maison en carton + baton de bois). Les animaux seront observés quotidiennement par les animaliers. Si l’animal apparaît malade ou avoir des douleurs il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera sacrifié dans les 24h. Par ailleurs pour les procédures induisant de la douleur comme la perfusion intracardiaque nous utiliserons des aanalgésiques (décrite dans la procédure) afin de limiter la douleur chez l’animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle pertinent et reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier notamment le cerveau et son fonctionnement. Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6. Les souris males et femelles seront utilisées à l’âge adulte entre 6 semaines et 12 mois. Cela permettra d’étudier les impacts des différentes molécules au niveau des cellules cérébrales adultes in vitro.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 136
Souffrances
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▲ 136
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Devenir
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 136

136 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont soumises à des séances d'IRM sous anesthésie, un groupe subissant jusqu'à cinq anesthésies répétées de deux heures pour en optimiser les doses, dans le cadre d'une étude sur l'athérosclérose cérébrale et les troubles cognitifs vasculaires. Le porteur indique qu'au réveil les souris peuvent avoir du mal à se réchauffer et présenter une posture voûtée, et qu'une déshydratation des yeux peut survenir. Il précise que les souris servant à régler l'anesthésie sont tuées, les autres étant gardées vivantes pour un transfert vers un autre établissement, et décrit le modèle animal comme le seul permettant d'étudier ces atteintes multifactorielles.

Objectifs

L’accumulation de cholestérol dans les cellules est associée à la survenue de pathologie du cerveau telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, ou Niemann-Pick, caractérisées – entre autres – par des altérations dans la communication entre les différentes régions du cerveau. En effet, l’accumulation de cholestérol dans certaines cellules est à l’origine de la formation d’atherosclérose dans les vaisseaux cérébraux, correspondant à une atteinte de la paroi interne des artères. Ce type d’atteinte peut donc aboutir à des troubles vasculaires dans le cerveau, entrainant des démences vasculaires, associées aux pathologies citées plus haut. Deux protéines semblent jouer un rôle-clé pour empêcher l'accumulation de cholestérol dans les cellules et la prévention de l''athérosclérose. L'objectif est d’identifier les différents liens et implications du régime alimentaire et de l’activité de ces deux protéines, dans la formation d’athérosclérose et la survenue d’altérations de la communication cérébrale.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude devraient contribuer à mieux comprendre les conséquences au niveau de la connectivité cérébrale d'une accumulation de cholestérol dans les cellules jouant un rôle central dans le developpement de l'athérosclérose, aboutissant à des troubles cognitifs vasculaires ou démences vasculaires.

Procédures

Les animaux utilisés pour l'étude seront soumis à une anesthésie combinée induite par voie veineuse et par voie gazeuse lors de l'IRM, pour un temps maximal de 1h. Pour optimiser les doses d'anesthésie à utiliser au cours de l'IRM, un groupe de souris sera soumis à des anesthésiées répétées (5 maximum) d'une durée de 2h maximum chacunes espacées de 2 semaines.

Impact sur les animaux

Après l’examen IRM, pendant la phase de réveil, l’animal peut présenter des difficultés à se réchauffer ou à récupérer de l’anesthésie, observable par des déplacements lents, une posture voutée et une absence de toilettage. Une potentielle altérations des yeux liés à une déshydratation au cours de l’examen IRM peut survenir.

Devenir

Les souris seront mises à mort après la détermination des conditions optimales d’anesthésie et gardées en vie après les IRMs pour transfert dans un autre établissement.

Remplacement

Le modèle animal est, pour le moment, le seul modèle qui permet d’étudier dans son ensemble les phénomènes complexes mis en oeuvre dans les maladies neurodégénératives et les troubles cognitifs. En effet ces atteintes sont multifactorielles et nécessite un grand nombre d’acteurs comme les cellules de l’immunité, les particules de cholestérol circulantes (les LDL ou mauvais cholestérol), les globules rouges entre autre.

Réduction

Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaire afin d’assurer l’efficacité des tests statistiques et donner des résultats statistiquement fiables en fonction des expériences réalisées : optimisation de l’anesthésie pour l’IRM et exploration IRM.

Raffinement

Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d'une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM. Il sera alors placé dans une cage mis sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. L’établissement de points-limites permettra de soustraire l’animal à la souffrance.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour la création de modèle génétiquement modifiée grâce aux connaissances importantes de sa génétique, et c'est pourquoi nous avons choisi cette espèce pour la création de notre modèle. Nous utiliserons des souris adultes de 3 mois, afin de déterminer l‘état de la maladie sur le plan de l'IRM fonctionnelle. Les souris de 3 mois ont atteint leur taille et poids adulte, ce qui permet une meilleure reproductibilité des résultats.

Pacage en Polyculture d’étang

(NTS-FR-055384v1 – 06/04/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 1332
Souffrances
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▲ 1332
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Devenir
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 1332
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1 332 poissons, carpes, tanches, gardons et sandres, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou gardés comme géniteurs. Ils sont répartis dans des étangs expérimentaux et pesés puis mesurés à deux reprises sous anesthésie, pour tester l'effet d'une séparation temporaire des espèces sur la productivité et la biodiversité d'une polyculture d'étang. Le porteur décrit un projet à finalité zootechnique visant à optimiser les pratiques d'élevage tout en préservant la richesse en espèces. Il affirme que la modélisation in silico de ces interactions n'est pas encore possible mais que les données recueillies doivent y contribuer.

Objectifs

L’expérience Pacage en étang s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’Europe, qui a pour objectif d’établir de nouvelles pratiques alliant le respect de l’environnement, la biodiversité et la productivité des polycultures de poissons en étang. La définition de la composition de la polyculture est le thème central de ce projet, c’est-à-dire d’être capable de définir les différentes espèces de poissons à élever et d’en établir leurs effectifs. Ces propositions de pratiques prendront en compte l’ensemble des compartiments biologiques du système et la diversité qui le compose pour produire la ressource de manière plus durable. Ce projet s’appuie sur une co-construction de scenarii avec des représentants professionnels et sur une démarche expérimentale en étang. L’expérience Pacage en étang vise à tester l’effet d’une segmentation temporaire de l’étang, permettant la séparation des espèces (carpes, tanches, gardons, sandres), sur la productivité totale en poisson, la croissance de chaque espèce, le recrutement en juvéniles, les paramètres physicochimiques du milieu et la biodiversité en invertébrés (macro-invertébrés et zooplancton) et en macrophytes.Le projet vise à caractériser les interactions entre les facteurs du milieu, les différentes espèces et la biodiversité aquatique, dans la conduite de la polyculture de poissons en étang. En particulier, nous cherchons à caractériser l’effet du regroupement temporaire des espèces ayant différents rôles fonctionnels et trophiques sur la productivité totale en poisson, la croissance de chaque espèce, le recrutement en juvéniles, les paramètres physicochimiques du milieu et la biodiversité en invertébrés (macro-invertébrés et zooplancton) et en macrophytes. Les rôles majeurs des différentes espèces retenues sont, pour la carpe commune : bioturbation et croissance rapide ; pour la tanche et le gardon : production de juvéniles et alimentation opportuniste ; pour le sandre : prédateur pour invertébrés et juvéniles de poisson. Les données récoltées permettront d’alimenter une modélisation trophique des systèmes d’étangs en polyculture, à même de représenter l’effet des interactions entre espèces.

Bénéfices attendus

L’expérience pacage en étang doit permettre d’éclairer les interactions entre espèces dans le cadre de polyculture de poisson en étang. Le rôle de ces espèces et de leur conduite sur la biodiversité sera mis en évidence dans l’objectif d’optimiser les pratiques d’élevage pour améliorer les impacts sur l’environnement et préserver la richesse en espèces, tout en maintenant une production rentable pour l’exploitant. De façon plus générale, ce travail doit contribuer aux réflexions en cours sur le rôle de la diversité sur la robustesse et la résilience des systèmes d’élevage.

Procédures

Mesures biométriques non invasives réalisées deux fois, de façon ponctuelle.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux consistent en la manipulation en début et fin d’expérience, afin de réaliser des mesures (poids, longueurs) individuelles et les répartir dans leurs structures d’accueil (étangs expérimentaux en début d’exprience, étangs de stockage en fin d’expérience).

Devenir

Les poissons n’ayant subi aucun traitement invasif, pourront être réutilisés dans des expériences ultérieures ou servir de géniteurs pour utilisation interne à l’installation expérimentale.

Remplacement

Cette expérience est principalement à vocation zootechnique. Elle nécessite le recours aux espèces utilisées en élevage classique. Le manque de recul et de modèle sur les interactions entre les espèces aquatiques d’élevage, il n’est pas encore possible de réaliser ce type d’expérience in silico. Néanmoins, les données récoltées dans le cadre de l’expérience, ont vocation à alimenter des démarches de modélisation qui vont dans le sens de la limitation au recours aux animaux à l’avenir.

Réduction

Les proportions des différentes espèces et leurs effectifs ont été déterminés pour représenter les pratiques d’empoissonnement en polyculture d’étang courrantes. Il est n’est pas possible de les diminuer sans perdre le caractère plausible des pratiques. Le nombre de trois répliquats est le minimum que nous pouvons admettre pour obtenir des résultats statistiquement exploitables.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances envers les poissons, les conditions de contention sont surveillées, notamment en maintenant un renouvellement d’eau lors des stockages temporaires et le contrôle des comportements. Avant chaque manipulation pour mesures (non invasives), les poissons sont anesthésiés, afin de limiter le stress, les risques de chute, limiter la durée hors d’eau en augmentant la rapidité des mesures de biométrie. La phase de réveil est contrôlée dans des bassins séparés par espèce, avec renouvellement d’eau.

Choix des espèces

Les espèces choisies : carpe commune (Cyprinus carpio), tanche (Tinca tinca), gardon (Rutilus rutilus) et sandre (Sander lucioperca), sont représentatives des polycultures de poissons d'étangs extensifs ou semi-intensifs en France. Ce sont par ailleurs, des espèces particulièrement tolérantes aux bas niveaux de qualité d’eau, ce qui les rend tolérantes aux manipulations. Les carpes et les sandres sont de petites tailles (un an de croissance), afin d’optimiser leur croissance dans le dispositif. Les tanches et les gardons sont des géniteurs afin d’optimiser leur reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1092
Souffrances
▲ -
▲ 552
▲ 540
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1092

1 092 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Un lupus leur est induit spontanément ou par injection de pristane, provoquant une maladie rénale chronique et des auto-anticorps pouvant conduire à la mort, avec des prélèvements sanguins réguliers, pour tester le rôle du gène TLR7 dans le biais féminin de la maladie. Le porteur indique surveiller la protéinurie et le poids afin de mettre à mort les souris avant qu'elles ne meurent de la glomérulopathie. Il affirme que le lupus ne peut être étudié in vitro et qu'un modèle intégré in vivo est le seul moyen d'établir le lien recherché.

Objectifs

Nous avons mis en évidence que le gène TLR7 échappe à l’inactivation du chromosome X dans les cellules immunitaires de femelles. Le dosage de ce gène joue un rôle majeur dans le déclenchement du lupus érythémateux systémique (LES) chez la souris. Cette maladie se caractérise par la production d’autoanticorps (anti-nucléaire, anti-ADN, anti-ARN, anti-Sm/RNP) et par des atteintes rénales dans les modèles les plus sévères (glomérulonéphrites avec protéinurie) qui peuvent conduire à la mort des animaux. Il existe un fort biais de sexe dans la susceptibilité au LES chez l’Homme et la souris, les femelles sont plus susceptibles. Etant donné que TLR7 est sur le chr X et qu’il échappe à l’inactivation de l’X, nous voulons tester le rôle de l’expression de TLR7 sur le chr X inactif dans la sévérité du LES chez les femelles dans un modèle de lupus spontanée chez les souris de fond génétique NZM Sle123 et dans un modèle de lupus induit par injection i.p. de pristane (2, 6, 10, and 14 tétraméthylpentadécane) chez les souris de fond génétique C57BL/6.

Bénéfices attendus

Les maladies autoimmunes comme le LES sont plus fréquentes chez les femmes comparées aux hommes (sex ratio 9 :1). L’hypothèse d’un rôle du dosage des gènes de l’X, en particulier TLR7, a été évoqué. Ce projet vise à démonter s’il existe un lien direct de causalité en échappement à l’inactivation de l’X du gène TLR7 et déclenchement du lupus in vivo chez la souris. Les bénéfices de ce projet sont considérables car il permettrait d’établir que la plus grande prédisposition des femmes aux LES serait d’origine génétique et serait lié à ce mécanisme. Cela pourrait conduire à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Des prélèvements sanguins sous-mandibulaire (200 µl, < 15% de la volémie) seront effectués tous les 2 mois pendant 3-7 mois de suivis. La durée de l'intervention est d'environ 1 minunte au maximum par souris. Les animaux recevront des injections IP (aiguille 27G) une seule fois en ce qui concerne les injections de pristane (0.5 ml), ou plusieurs fois (3 IP/semaine sur une semaine maximum par mois) en ce qui concerne la toxine DTX. Pour les injections IP, la durée d'intervention par souris est de 30 à 45 secondes environ.

Impact sur les animaux

Dans le modèle de lupus spontané (NZM Sle123) les souris développent une maladie rénale chronique qui débutent à l’âge de 7 mois avec une protéinurie et conduit à une mortalité dès l’âge de 7-8 mois en fonction des animaleries. Des atteintes cutanées peuvent être également observées. Cette pathologie se caractérise par un dérèglement immunitaire, une signature IFN de type 1 et l’apparition d’autoanticorps anti-nucléaire, d’anti-dsDNA, anti-ssRNA et Sm/RNP, dès lâge de 3 mois. Les animaux seront principalement étudiés avant l’âge de 7 mois. Dans le modèle induit au pristane la maladie est moins sévère dans le fond C57BL/6 que nous allons utiliser. Il y a peu ou pas de mortalité et la production d’autoanticorps débute vers 5-6 mois et est associé à une glomérulopathie vers l’âge de 7 mois. Les animaux seront sacrifiés et analysés au plus tard vers 6-7 mois.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'expérimentation.

Remplacement

Le lupus érythémateux systémique est une maladie auto-immune complexe qui ne peut pas être étudiée dans des modèles in vitro et nécessite des modèles intégrés in vivo. Les modèles de lupus que nous utiliserons dans ce projet sont considérés comme des modèles mimant tout ou partie de la pathologie humaine. Seule l'expérimentation animale permettra donc de répondre à la question scientifique posée et d’établir un lien de causalité entre l’échappement à l’ICX du gène TLR7 et le développement des paramètres cliniques et immunopathologiques de cette maladie.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'expériences effectuées : 1. Nous utilisons un nombre d'animaux suffisant par expérience (n=8) afin d'obtenir des résultats statistiquement interprétables. Les expériences seront reproduites 3 fois. 2) Nous essayons d'effectuer le maximum d'analyse sur les mêmes animaux (analyse mutiparamètrique des cellules infiltrant plusieurs organes d’une même souris, analyse de la réponse immunitaire, des autoanticorps circulants, de la protéinurie, histologie du rein). Dans chaque procédure décrite ci-après, nous avons explicité les moyens mis en oeuvre pour évaluer la souffrance des animaux et le cas échéant la diminuer.

Raffinement

Les souris sont hébergées (5 animaux par cage maximum) dans des cages à 20-24°C et 30-50% d’hygrométrie, en portoirs ventilés (dans des cages d’une superficie de 500cm2), avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé 1 fois par semaine. Les cages seront systématiquement enrichies (coton, igloo, tunnel) pour leur permettre de faire un nid. L'angoisse des animaux sera réduite par une période d'acclimatation à l'hébergement (1semaine) mais également par une habituation à la manipulation. Un protocole est mis en place avec la structure du bien-être animal (SBEA) pour prévenir toute douleur, souffrance ou angoisse de l'animal. De plus, les procédures et le suivi de l'animal seront effectués par des personnes compétentes et formées à l'expérimentation animale. Les animaux sont surveillés tous les jours par les zootechniciens du service, en accord avec la réglementation. Définition des points limites spécifiques aux modèles: les animaux seront euthanasiés quand ils présenteront des signes cliniques de glomérulopathie lupique (protéinurie, taux sériques d’autoanticorps élevés, perte de poids, animal prostré et poils hérissés). Les animaux seront suivis longitudinalement avec mesure de la protéinurie (test bandelette/ tous les 15 jours), et mesure des autoanticorps circulants (Anti-ADN, anti-ARN, anti-Sm/RNP) dans le sérum tous les mois. Ces mesures nous permettront d’identifier l’évolution de la sévérité de la maladie de manière à les euthanasier avant qu’ils ne décèdent.

Choix des espèces

Les modèles expérimentaux de lupus systémique chez la souris sont bien documentés et validés. Nous utiliserons ici des souris de fond génétique C57BL/6 qui développent un syndrome lupique après injection ip de pristane ; et des souris NZM Sel1/2/3 (B6;NZM-Sle1NZM2410/Aeg Sle2NZM2410/Aeg Sle3NZM2410/Aeg/LmoJ) Jackson #7228 qui développent un lupus spontanné comme indiqué précédemment. Il n’existe pas d’autre moyen de mimer cette pathologie complexe. Dans chaque procédure nous avons expliqué les différents groupes d'animaux dont nous aurons besoin pour répondre aux questions scientifiques posées par le projet.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Macaques à longue queue : 8
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

8 macaques crabiers vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une injection intraoculaire de vecteurs viraux, des examens oculaires répétés et des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis leurs yeux sont prélevés après mise à mort, pour tester une restauration de la vision par optogénétique. Le porteur décrit des contentions répétées, une perte de poids postopératoire et de rares réactions inflammatoires de l'oeil. Il affirme que les rongeurs, chiens et porcs sont inutilisables faute de fovéa et que le passage à la clinique humaine "nécessite" cette phase sur primate.

Objectifs

Aujourd'hui, beaucoup de maladies oculaires héréditaires touchant la rétine peuvent entraîner une malvoyance incurable, pouvant dégénérer jusqu'à la cécité complète et pour laquelle l'émergence de nouvelles techniques de soins par thérapie génique redonne espoir car malheureusement aucun traitement permettant de redonner la vue n'existe à l'heure actuelle. Ces maladies rétiniennes héréditaires sont caractérisées par des mutations dans des gènes uniques et entrainent pour la plupart un dysfonctionnement et/ou une dégénérescence des photorécepteurs de la rétine sensible à la lumière tels que les cônes ou les bâtonnets. Aujourd'hui, les gènes responsables sont connus pour plus de 270 de ces maladies. Bien que les thérapies géniques aient fait une avancée considérable depuis ces dernières années, la complexité génétique et la diversité des maladies rétiniennes héréditaires rend difficile le développement de thérapies applicables et spécifiques à chaque maladie. De plus, il n'est pas encore certain que ces thérapies géniques à visée de modification du génome puissent être bénéfiques lorsque la rétine n’est plus fonctionnelle ou lorsqu'une neurodégénérescence consécutive est observée. C'est pourquoi, ce projet vise l'utilisation d'une approche thérapeutique permettant de restaurer la vision, indépendamment des mutations causant les maladies héréditaires, via l'utilisation d'une technique appelée optogénétique. Cette technique, considérée comme une forme de thérapie génique, peut rendre tout type de cellule sensibles à la lumière grâce à des protéines bactériennes activées génétiquement. Dans ce contexte, l’optogénétique prend tout son sens car pour beaucoup de maladies rétiniennes héréditaires, les photorécepteurs perdent leur capacité naturelle à percevoir la lumière mais ces cellules restent vivantes à un stade dit dormant et peuvent ainsi être réactivées grâce à l'optogénétique. Cette méthode permettrait donc de restaurer la vision de manière très efficace puisque les connexions rétiniennes et le traitement des informations au niveaux de l'œil et du cerveau restent intacte. Cette stratégie ciblant directement les photorécepteurs n’a encore jamais été évaluée dans des essais cliniques, c'est pourquoi l'approche proposée dans ce projet est unique. L'objectif de ce projet vise ainsi à valider la fonctionnalité de la construction optogénétique chez le primate non-humain dans l’optique de pouvoir évaluer cet outil dans de futurs essais cliniques chez l’Homme.

Bénéfices attendus

A terme, le bénéfice de cette étude sera d'établir une preuve de concept solide scientifiquement permettant de pouvoir transposer l'utilisation de cette construction génétique comme outil thérapeutique fiable de restauration de la vision pour le démarrage d'essais cliniques chez l'Homme.

Procédures

Les interventions seront menées chez le macaque cynomolgus et toutes seront réalisées sous anesthésie générale. Les interventions seront les suivantes : (1) réalisation d'examens oculaires par tomographie en cohérence optique : 1 examen réalisé pré-injection puis plusieurs examens d’environ 20 minutes par animal à raison d’un examen toutes les deux semaines pendant la phase d’incubation (minimum 3 mois) ; (2) injections intraoculaires de la construction optogénétique (une seule chirurgie par animal d’une durée d’environ 1h) ; (3) deux prélèvements sanguins réalisés sous anesthésie générale ; (4) prélèvement des yeux réalisé sous couverture analgésique et anesthésie profonde suivi de la mise à mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont un stress provoqué par la réalisation de certains gestes techniques tels que la capture de l’animal, les contentions répétées (2x par jour pendant 7 jours post injection) pour l’administration de pommade oculaire, une légère perte de poids consécutive à l’opération et le maintien en infirmerie les jours suivant les injections intraoculaires. Une légère douleur liée à l’injection intramusculaire de l’anesthésique pour la réalisation des gestes techniques (OCT, Injection intraoculaire d’AAV sous anesthésie générale) peut être observée également. Les chirurgies, bien que réalisées sous anesthésie générale et couverture analgésique, peuvent engendrer un leger inconfort au niveau de l'oeil le jour précédent l'injection et provoquer dans de très rare cas une légère réaction inflammatoire indolore au niveau de la sclère (autour du point d'entrée de la micropipette d'injection).

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort pour prélèvement et analyse de tissus oculaires.

Remplacement

Les maladies rétiniennes héréditaires affectent les cellules photoréceptrices de la fovéa, c'est pourquoi l’utilisation de modèles animaux tels que les rongeurs n'est pas possible car ils ne possèdent pas de fovéa, structures oculaires cible dans cette étude. De plus, les vecteurs viraux qui seront utilisés ont été testés et validés in vitro sur des explants rétiniens humains et permettent de restaurer la sensibilité à la lumière. La technique proposée dans ce projet aura pour objectif la validation d'une preuve de concept visant à plus long terme une application pour des études cliniques chez l'homme. Ce passage à la clinique nécessite donc cette phase sur modèle animal.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé pour ce projet a été réduit à son maximum afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Huit macaques Cynomolgus seront ainsi utilisés sur 5 ans.

Raffinement

Pour chaque procédure réalisée, les interventions seront réalisées sous anesthésie générale complétée par des compléments analgésiques et anti-inflammatoires. L'ensemble des méthodes expérimentales ont été pensées et choisies pour éviter toute souffrance des animaux et des points limites ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance en cas d’effets indésirables. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans des animaleries respectant les standards prévus par la réglementation et dans un environnement adapté et enrichi (enrichissements structurels, jouets, litière pour fourrager, nourrissage à la main).

Choix des espèces

Les maladies rétiniennes héréditaires sont des maladies altérant les photorécepteurs de la fovéa, partie centrale de la rétine. Cette région de l’œil contient les cônes nécessaires à la vision des couleurs et n’est pas présente chez le rongeur, les chiens ou les porcs invalidant par conséquent leur utilisation pour ce type d'étude. Le primate non-humain a ainsi été choisi car la fovéa n’est présente que chez les simiens (homme inclus). Le modèle PNH choisi et accessible est le macaque cynomolgus. Cette espèce est l’une des espèces de PNH la plus utilisée en recherche pour ce type d’étude. En effet, le macaque cynomolgus présente une structure anatomique de la rétine similaire à celle de l'Homme avec la présence de la fovéa. Ce projet sera réalisé avec des animaux adultes âgés de 3 à 10 ans de manière à ce que les structures oculaires soient développées.