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Souris : 204
Souffrances
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 204

Porteuses d'une myopathie qui provoque une faiblesse musculaire jugée sévère dès cinq semaines, 204 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement des tissus. Elles reçoivent des injections répétées dans la queue et en rétro-orbitaire, puis une mesure de force sous anesthésie profonde, pour tester une thérapie génique sans virus contre une maladie qui touche surtout de très jeunes garçons. Sur les 204, 152 sont classées en souffrance sévère. Le porteur décrit cette étape sur souris malades comme "indispensable" pour espérer un jour proposer le traitement, après des essais viraux arrêtés chez l'enfant pour effets secondaires graves.

Objectifs

Ce projet de recherche concerne une maladie génétique rare qui touche surtout les très jeunes garçons. Elle provoque une grande faiblesse des muscles dès la naissance, rendant difficiles des fonctions essentielles comme bouger ou respirer. Cette maladie est très grave et entraîne souvent un décès précoce. À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement capable de soigner cette maladie. Les soins disponibles permettent uniquement de soulager certains symptômes, sans agir sur la cause. Des tentatives récentes de traitement ont utilisé des virus modifiés pour corriger le problème à l’origine de la maladie, mais ces essais ont entraîné des effets secondaires très graves chez certains enfants, ce qui a conduit à leur arrêt. L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle approche thérapeutique plus sûre, qui n’utilise pas de virus. Cette stratégie sera d’abord testée chez la souris afin de mieux comprendre son efficacité et sa sécurité, dans l’espoir d’ouvrir la voie à un futur traitement pour les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à montrer, pour la première fois, qu’un nouveau type de traitement peut fonctionner dans un modèle animal atteint d’une maladie musculaire grave. Cette approche utilise un système innovant, sans virus, pour apporter aux muscles les éléments nécessaires à leur bon fonctionnement. Le traitement testé pourrait permettre d’améliorer fortement, voire de corriger, les symptômes de la maladie chez la souris, tout en réduisant les effets indésirables observés avec les méthodes utilisées jusqu’à présent. L’objectif est d’agir directement sur les muscles de manière plus sûre. À plus long terme, cette nouvelle technologie pourrait également servir à développer des traitements pour d’autres maladies des muscles, en offrant une alternative plus sûre et plus flexible aux approches actuelles.

Procédures

Une injection intraveineuse au niveau de la queue de la souris d’une durée maximale d’une minute sera réalisée une fois tous les 2 jours pendant 6 jours. Une injection rétro-orbitale d’une durée maximale de 30 secondes sous anesthésie sera réalisée une fois tous les 2 jours pendant 8 jours. Un anesthésique sera appliqué en inhalation aux souris pendant 5 minutes. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes et les souris recevront une anesthésie profonde et un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, plusieurs nuisances potentielles et effets indésirables pourraient survenir chez les animaux. Bien que l'utilisation de vecteurs non viraux soit conçue pour minimiser les risques, il peut y avoir des réactions au site d'injection pouvant provoquer des irritations localisées, des inflammations ou des douleurs temporaires au niveau du site d'injection. De plus, des réactions systémiques peuvent avoir lieu telles que des réactions immunologiques aux nanoparticules lipidiques ou aux peptides ciblant le système musculaire pourraient survenir, entraînant de l'inconfort ou des changements dans le comportement des animaux. Les souris portant la maladie manifestent une faiblesse musculaire sévère, une réduction significative de la mobilité spontanée et des difficultés à se nourrir avec une installation du phénotype progressive qui est considérée comme sévère à partir de 5 semaines.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de collecter les tissus pour réaliser des analyses moléculaires et histologiques.

Remplacement

Des expériences ont d’abord été réalisées en laboratoire sur des cellules musculaires afin d’évaluer la capacité des vecteurss dépourvus de virus à faire entrer un matériel thérapeutique dans les cellules. Ces essais permettent d’obtenir des informations préliminaires, mais ils ne peuvent pas reproduire le fonctionnement d’un organisme entier. Ils ne permettent notamment pas d’étudier la répartition du traitement dans le corps, ses effets sur les différents organes, ni les réactions globales de l’organisme, comme la réponse immunitaire. Ainsi, les modèles cellulaires seuls ne sont pas suffisants pour évaluer de manière fiable l’efficacité et la sécurité du traitement. L’utilisation de modèles murins, sains et atteints de la maladie, est donc nécessaire. La souris présente des caractéristiques biologiques et physiologiques proches de celles de l’Homme, en particulier au niveau du muscle, ce qui permet d’obtenir des résultats pertinents et prédictifs avant une application chez l’être humain.

Réduction

Pour utiliser le strict nécessaire d'animaux, nous avons calculé la taille de nos groupes grâce à une méthode statistique précise appelée analyse de puissance. En nous basant sur des recherches précédentes en thérapie génique pour le muscle, nous avons défini qu'un nombre réduit de souris par groupe suffit pour obtenir des résultats fiables et significatifs. L'étude compare six groupes au total, mêlant des souris saines et des souris malades, avec ou sans traitement. Afin d'optimiser chaque vie animale, nous ne créons pas de groupes supplémentaires pour chaque type d'examen. Au contraire, chaque souris d'une même cohorte permet d'étudier à la fois la force, la structure des tissus et les molécules biologiques. Cette approche de mutualisation réduit considérablement le nombre total d'animaux utilisés dans le projet. Enfin, pour garantir que chaque donnée compte, nous appliquons des tests mathématiques rigoureux qui s'adaptent à la nature des résultats obtenus, assurant ainsi une conclusion solide dès la première expérience.

Raffinement

Plusieurs mesures de raffinement seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux tout au long du protocole expérimental. Afin d'anticiper les éventuelles difficultés locomotrices liées au phénotype pathologique ou aux effets secondaires potentiels des nanoparticules, des aménagements spécifiques seront prévus : la nourriture sera disposée au sol de la cage pour faciliter l'accès sans nécessiter de déplacements importants, et des dispositifs d'abreuvement bas seront utilisés si nécessaire. Une surveillance quotidienne du bien-être et de l'état clinique des animaux sera effectuée par le responsable du projet et les techniciens animaliers à l'aide d'une grille d'évaluation standardisée, permettant de détecter précocement tout signe de souffrance ou de détresse (apathie, prostration, ptosis, troubles locomoteurs, perte de poids, modifications comportementales). Des points limites clairement définis permettront d'identifier les animaux devant être euthanasiés de manière anticipée pour éviter toute souffrance prolongée. En cas de douleur ou d'inconfort manifeste, une analgésie appropriée sera administrée (par voie sous-cutanée, toutes les 8-12 heures si nécessaire). Si malgré ces mesures l'état de l'animal se dégrade ou si les critères d'arrêt sont atteints, une euthanasie précoce sera pratiquée conformément aux recommandations éthiques, afin de préserver le bien-être animal.

Choix des espèces

Notre choix s'est porté sur la souris car elle possède un gène très proche de celui de l'être humain pour cette maladie musculaire. Avant d'en arriver là, nous avons d'abord testé nos traitements sur des cellules en laboratoire, puis vérifié sur des souris saines que le médicament voyageait bien jusqu'aux muscles. Ces étapes préliminaires réussies nous permettent aujourd'hui de passer à l'étude sur des souris malades qui développent exactement les mêmes symptômes que les patients humains, comme la perte de force et la fragilité des muscles. C'est une étape indispensable pour espérer, un jour, proposer ce traitement aux malades. Nous avons choisi d'intervenir sur des souris âgées de 5 semaines, ce qui correspond à la période de l'adolescence. À cet âge, la maladie est déjà bien installée et bien visible, ce qui ressemble beaucoup au stade où les symptômes apparaissent chez les enfants atteints de cette myopathie. Tester le traitement à ce moment précis est crucial pour vérifier s'il est capable de réparer des muscles déjà affaiblis et d'améliorer durablement la santé des sujets.

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 300
Souffrances
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Capturées puis relâchées sur leur site, 300 sternes huppées subissent chacune trois prélèvements, deux écouvillons et une prise de sang à la jugulaire, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'objectif est d'évaluer le rôle de cet oiseau sauvage dans la circulation des virus influenza aviaire entre les îles du sud-ouest de l'océan Indien et l'Afrique. Le porteur n'attend pas d'effets indésirables au-delà du stress de capture et de contention, estimé à cinq minutes par individu. Les oiseaux de moins d'un an sont écartés par la méthode de capture, et tous sont relâchés après le prélèvement.

Objectifs

L’objectif de cette étude est d’analyser la connectivité entre les îles du sud-ouest de l’océan Indien et le continent africain à travers les déplacements des oiseaux marins. Nos travaux précédents se sont concentrés sur des espèces pélagiques (Sterne fuligineuse ; Onychoprion fuscatus), des espèces effectuant des migrations partielles (Noddi brun et Noddi à bec grêle), ainsi que des espèces relativement sédentaires (Sterne bridée ; Onychoprion anaethetu). Ces espèces ayant peu ou pas de contact avec les côtes africaines, leur rôle dans l’introduction de virus depuis ce continent semble limité. Dans ce projet, nous nous focalisons sur la Sterne huppée (Thalasseus bergii), qui, contrairement aux espèces précédemment étudiées, exploite principalement des habitats côtiers, en particulier dans le canal du Mozambique. Cette espèce vit fréquemment en sympatrie avec d’autres oiseaux marins, aussi bien dans les colonies de reproduction que dans les reposoirs nocturnes, augmentant ainsi les opportunités de transmission virale inter-espèces. Par ailleurs, elle a été l’une des plus touchées par les récentes épidémies de virus H5N1 HP en Afrique du Sud, confirmant son exposition à des virus influenza. Dans ce contexte, nous faisons donc l’hypothèse que la Sterne huppée aurait un rôle majeur dans l’épidémiologie des virus influenza en assurant notamment la connectivité entre les îles et le continent africain.

Bénéfices attendus

L’originalité de notre approche réside dans la combinaison de données écologiques et épidémiologiques pour une compréhension intégrée du rôle de la Sterne huppée dans la dynamique des virus influenza aviaires. D’un point de vue écologique, nos résultats permettront d’identifier les schémas de déplacement et le comportement migratoire de cette espèce. Nous collecterons des données sur les distances parcourues, les zones géographiques occupées, ainsi que sur la direction et la fréquence des déplacements entre les îles et la côte africaine. Sur le plan épidémiologique, cette étude précisera le positionnement de la Sterne huppée en tant que réservoir potentiel du virus influenza aviaire à l’échelle régionale. Nous chercherons notamment à déterminer si la population étudiée a déjà été en contact avec des virus H5 dans le passé. Enfin, nous explorerons les échanges de virus entre espèces en élargissant les analyses sérologiques et virologiques à la Sterne fuligineuse, qui partage le même habitat sur notre site d’étude. En cas de détection de virus par PCR, l’analyse des séquences virales permettra d’identifier d’éventuels flux de gènes et échanges de virus entre espèces et zones géographiques. L’ensemble de ces résultats fournira des connaissances inédites en matière de biosécurité, essentielles pour ces territoires particulièrement vulnérables à l’introduction d’agents infectieux en raison de leurs enjeux de conservation.

Procédures

Trois types de prélèvements seront effectués sur chaque animal : - Un écouvillon cloacal, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes) . - Un écouvillon oropharyngé, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile (30 secondes). - Une prise de sang au niveau de la veine jugulaire ou brachiale (une à deux minutes).

Impact sur les animaux

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont de classe légères. De plus, compte tenu de la durée de contention et de manipulation relativement limitée (quelques minutes), nous n’attendons pas d’effets indésirables de type perte de poids, douleur, ou encore comportement anormal. Les manipulations seront effectuées par du personnel expérimenté et selon une chronologie standardisée et assurant une durée de contention minimale (environ 5 minutes par individu). Afin de limiter le stress, des mesures de raffinement et des points limites adaptés à la manipulation d’espèces sauvages seront appliqués (stress engendré par la capture et la manipulation, stress lié à la réalisation de la procédure expérimentale, incapacité à rétablir un comportement normal suite à la capture, la manipulation ou la réalisation de la procédure expérimentale).

Devenir

Tous les animaux seront relâchés sur le sîte de capture.

Remplacement

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées.

Réduction

La détection des agents infectieux dans les populations naturelles est dépendante d'une grande diversité de facteurs liés à l'hôte et à son environnement. L'estimation précise des prévalences d'animaux porteurs d'agents infectieux nécessite de tester un nombre élevé d'animaux, afin de pouvoir être validé statistiquement. Notre approche consistera à raisonner en terme de population (i.e. ensemble d'oiseaux appartenant à la même espèce, étudiés à une date donné, sur un site donné). Pour chaque population, le nombre d'animaux utilisés sera de 30 à 50 individus (selon le succès de capture), ce qui permettra d'avoir un seuil de détection acceptable d'un point de vue statistique (prévalence de 2 %).

Raffinement

Afin de limiter le stress, les oiseaux capturés seront mis dans des sacs de contention, à l'obscurité. Les prélèvements biologiques seront réalisés à l’abri du soleil. Les captures seront conduites en évitant les heures les plus chaudes. Nous débuterons à l’aube, pour une durée maximale de quatre heures. Des captures pourront également être réalisées en fin d'après-midi trois heures minimum avant le coucher du soleil, et aux premières heures de la nuit. Nous éviterons de manipuler des oiseaux par temps de pluie, pour ne pas altérer l’étanchéité des plumes. Pour les prises de sang, la vitesse normale de coagulation pour les oiseaux n'est pas connue mais est habituellement considérée d'une durée d'environ cinq minutes. Le stress et les températures élevées sont susceptibles d'affecter cette durée. La fin de l'écoulement sanguin sera vérifiée systématiquement avant le relâché des oiseaux. Des points limites adaptés aux oiseaux marins seront appliqués.

Choix des espèces

Le projet porte spécifiquement sur la transmission des agents infectieux chez les espèces ciblées; elles ne peuvent donc pas être remplacées. Seuls les oiseaux adultes seront inclus dans l’étude (plus d’un an). Notre méthode de capture étant sélective, nous ne capturerons pas de poussins non volants (au nid), et nous pourrons également nous assurer de ne pas capturer d’individus de moins d’un an étant donné qu’ils présentent des caractéristiques morphologiques et comportementales facilement identifiables (taille des individus, couleur du plumage, dépendance alimentaire aux parents, etc.).

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 4608
Souffrances
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 4608

4608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des régimes gras et sucrés pendant six à douze mois pour reproduire une stéatose évoluant vers un cancer du foie, avec échographies sous anesthésie tous les quinze jours et, pour certaines, une chirurgie terminale. Une prise de poids importante, l'anesthésie répétée et le développement tumoral peuvent altérer leur état général. Le porteur justifie ce total de 4608 animaux par un calcul de puissance sans en détailler le résultat, sur un projet qui reste une caractérisation de mécanismes.

Objectifs

Chaque année, plus de 900 000 personnes sont diagnostiquées avec un cancer du foie et environ 800 000 personnes succombent à la maladie, ce qui en fait la troisième cause de décès par cancer dans le monde. En raison de l’épidémie mondiale de diabète et d’obésité, l’incidence de ce cancer ne cesse d’augmenter et malheureusement les options thérapeutiques restent limitées. Ce projet de recherche vise à définir le rôle d’acteurs clés dans le contrôle de l’intégrité génomique mais également du microenvironnement immunitaire hépatique lors du développement de maladies métaboliques telles que la stéatose et la stéatohépatite, qui peuvent conduire au cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire. (MODIFICATION) L'ajout des prélèvements sanguins nécessite une modification du projet sans ajout d'animaux.

Bénéfices attendus

Les stratégies thérapeutiques mises en jeu dans la lutte contre le cancer du foie sont à l’heure actuelle très limitées et souffrent d’un manque de compréhension (1) des mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans le contrôle du potentiel prolifératif des hépatocytes (cellules majoritaires du foie) et (2) du rôle du microenvironnement immunitaire, lors du développement de ce cancer, notamment dans un contexte de perturbations métaboliques. Les résultats de ce projet devraient nous permettre de mieux caractériser le rôle de ces différents mécanismes et acteurs dans la maladie, de développer de nouveaux outils diagnosticet pronostic dans la prise en charge du cancer du foie et conduire également dans un futur proche à l’émergence de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Une partie des animaux recevra une injection intraveineuse unique sous anesthésie générale permettant l’expression d’un gène d’intérêt (1 fois, 5 minutes/animal). Tous les animaux seront soumis à différents régimes alimentaires modifiés (enrichi en gras, sucre, etc.) permettant de reproduire la pathologie étudiée pour une durée de 6 à 12 mois selon les régimes. Une partie de ces animaux sera suivie par échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10 minutes tous les 15 jours (8 à 12 échographies en moyenne par souris) (MODIFICATION: et trois prélèvements sanguins seront réalisés sur ces animaux au cours du projet (3 fois, 1 minutes, animal vigile)]. Une autre partie des animaux sera impliquée dans une chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie (15 minutes par animal). (MODIFICATION :Un prélèvement sanguin de plus grand volume sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié en fin de projet (1 fois, 2 minutes)). Une partie des animaux sera sujette à un transport entre centres de recherche. L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet nous procéderons à une injection sous-cutané et un certain inconfort ou stress, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine) pourra être ressenti par les animaux. Par ailleurs, du fait des différents régimes alimentaires auxquels seront soumis les animaux, une prise de poids importante est attendue, pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Enfin, du fait d’un développement tumoral attendu au niveau du foie, les animaux pourraient être sujets à une altération de leur état général. (MODIFICATION : De la douleur légère de courte durée peut être ressentie au point de prélèvement pour les prélèvements sanguins. Dans de très rares cas une perte de sang hémorragique peut être observée).Le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs impliqués peut aussi être stressant pour les animaux.

Devenir

Pour ce projet de recherche, des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglementaire) de l’ensemble des animaux (4608).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence ici le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires induisant la séquence stéatose/stéatohépatite/carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire mais aussi l’environnement métabolique et les autres organes pathologiques, notamment lors de la stéatose non alcoolique du foie. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permettrait donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité.

Réduction

4608 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation.

Raffinement

L'ensemble de ce projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les animaux provenant de l’extérieur seront acclimatés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Le milieu est enrichi avec plusieurs enrichissements. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Toute manipulation invasive sera précédée d’une courte anesthésie générale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur une plaque chauffante. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l’euthanasie anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au carcinome hépatocellulaire. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90 pourcents de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux, capacité essentielle notamment dans la régulation des lésions hépatiques qui prennent place dans la séquence stéatose/stéatohépatite.

DPP3, allogreffe et cardiotoxicité

(NTS-FR-398236v1 – 12/05/2026)
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    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 288
Souffrances
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Devenir
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 288

Des souris donneuses sont tuées pour prélever leur moelle osseuse, aussitôt injectée en rétro-orbitaire à des souris receveuses sous anesthésie, 288 souris au total étant utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les receveuses subissent ensuite des prélèvements sanguins rétro-orbitaires répétés et des échographies cardiaques pour suivre l'atteinte du cœur. Le projet étudie une enzyme impliquée dans la dysfonction cardiaque après greffe de moelle. Toutes les souris sont tuées pour le prélèvement du cœur, des poumons, du foie et des reins.

Objectifs

Les infections sévères, notamment sepsis, sont un problème majeur de santé publique qui touche près de 50 millions de personnes chaque année dans le monde. Le sepsis entraîne une dysfonction cardio-circulatoire qui se définit par : un dérèglement de l’endothélium, une vasodilation excessive et une chute de la pression artérielle. De plus, le sepsis est associé à un dérèglement de tous les composants de l’immunité conduisant à une immunodépression (diminution des défenses immunitaires). Cela conduit à long terme à de graves défaillances d’organes. Les enképhalinases sont des enzymes dégradant les peptides opioïdes, qui interviennent dans la régulation de la pression artérielle. Notre laboratoire s’intéresse principalement à une enzyme impliquée dans les dysfonctions cardio-circulatoires avec un effet inotrope négatif (diminution de la force du battement du cœur) et vasodilatateur. Des études ont montré que l’enzyme, fortement exprimée par toutes les cellules tumorales, pouvait promouvoir la prolifération et l’invasion tumorale. Ainsi il a été démontré qu’une expression élevée de cette enzyme dans la tumeur est associée à un taux de mortalité plus important des patients avec tumeurs malignes. Dans des modèles expérimentaux de cardiotoxicité induite par les anthracyclines, une surexpression de l’enzyme a été observée dans la moelle osseuse et le cœur, précédant la dysfonction cardiaque. Une augmentation des niveaux de l’enzyme a été relevée chez les patients allogreffés, suggérant un lien entre l’enzyme et la cardiotoxicité post-allogreffe ; Par ailleurs, bien que le sexe masculin soit un facteur de risque de maladies cardiovasculaires communément décrit en population générale, certaines études suggèrent que les femmes auraient un risque plus important d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez les patients allogreffés. Le dimorphisme sexuel pourrait influencer l’impact de l’enzyme, notamment en raison du rôle des œstrogènes augmentant l’expression de l’enzyme ou encore des différences pharmacocinétiques des chimiothérapies variable selon le sexe. Notre projet a donc pour but de comprendre s’il existe un lien entre enképhalinase et système immunitaire dans un contexte de dysfonction cardio-circulatoire. Pour cela, nous allons étudier le rôle de l’enzyme dans la physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant dans l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques à l'aide d'un modèle murin pré-clinique d'allogreffe.

Bénéfices attendus

La physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant après une allogreffe reste encore peu explorée, bien qu’elle soit fréquente et puisse aggraver le pronostic des patients. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait rapidement permettre, à court et moyen terme, d’identifier des facteurs de risque précoces et d’adapter la surveillance et la prise en charge clinique des patients. À plus long terme, ces recherches contribueraient également à améliorer la pratique médicale et à développer des stratégies préventives en cardio-oncologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : les souris "receveuses" recevront en intra péritonéal un traitement. La durée de l’injection sera d’environ 10 secondes par souris. Les souris « donneuses » seront prélevées au niveau des tibias et fémurs après leur mise à mort (5min x1). L’injection de la moelle osseuse aux souris « receveuses » se fera sous anesthésie générale en rétro-orbitaire (5min x1). Post-greffe, un prélèvement sanguin sous anesthésie générale supplémenté par un collyre analgésiant et des échocardiographies seront réalisés (5min x 5) pour suivre leur fonction cardiaque.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sujets à différentes injections : intra-péritonéales pour les anesthésies et les médicaments et rétro-orbitaire pour la greffe de cellules de moelle osseuse. Ces injections pourront induire un stress et une gêne chez l’animal. Des prélèvements sanguins en rétro-orbitaire seront réalisés sous anesthésie générale et en appliquant préalablement un collyre analgésiant. Les prélèvements en rétro-orbitaire pourrait générer un stress et une douleur chez l’animal. Les prélèvements seront effectués en alternant l’œil à chaque fois afin de minimiser les risques de traumatisme oculaire chez la souris.

Devenir

Mise à mort des animaux suite au prélèvement rétro-orbitaire pour permettre la récupération des organes (cœur, poumon, foie, rate, rein gauche et rein droit) ainsi que de la moelle osseuse pour des futurs analyses.

Remplacement

L'objectif principal est d'étudier le rôle de l’enzyme dans la physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant dans l'allogreffe de CSH (cellules souche hématopoïétique) à l'aide d'un modèle murin pré-clinique d'allogreffe, en tenant compte du dimorphisme sexuel de l’enzyme. Les modèles in vitro et organoïdes ne peuvent mimer les phénomènes pathophysiologiques systémiques mis en jeu dans la maladie, d'où la nécessité d'utiliser un modèle in vivo.

Réduction

Les groupes expérimentaux ont été conçus de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé par calcul statistique pour mettre en évidence une différence significatif entre les groupes. Notre critère de jugement principal sera la diminution de la fraction de raccourcissement du ventricule gauche (paramètre indiquant une dysfonction de la contraction cardiaque). La taille de l’échantillon (sample size) a été calculée en utilisant “The Cohen’s d calculation”. Prenant en considération un seuil de signification de p

Raffinement

Des points limites adaptés et une surveillance quotidienne des animaux permettent de prévenir toute forme de souffrance des animaux. Les protocoles expérimentaux se feront sous anesthésie générale (kétamine 80-100 mg/kg) afin d’éviter le plus possible une quelconque douleur chez l’animal. Lorsque l’animal sera totalement endormi (test du reflexe à la patte), l’animal sera placé sur une plaque chauffante à 37°C. Un collyre analgésique (tétracaïne 1%) sera utilisé avant chaque injection et prélèvement rétro-orbitaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel de l’animalerie. L’optimisation du protocole inclura une seule anesthésie (kétamine 100 mg/kg) permettant l’évaluation de la fonction cardiaque par échocardiographie et le prélèvement sanguin.

Choix des espèces

Le modèle murin présente de nombreux avantages pour notre projet de recherche. Elles partagent une grande homologie génétique et physiologique avec les humains, ce qui permet de mieux comprendre les processus biologiques et les maladies chez l’humain. Ensuite, les souris se reproduisent rapidement et sont relativement peu coûteuses à élever, ce qui permet d'obtenir rapidement des cohortes expérimentales. Outre sa petite taille et son hébergement aisé, le modèle de dysfonction cardiaque aigue comporte de nombreuses similitudes avec la dysfonction cardiaque chez l’Homme. Les souris transgéniques enképhalinases sont viables et asymptomatiques, elles se reproduisent normalement. Leur phénotype n’est pas dommageable

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 640
Souffrances
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Devenir
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 640

Soumises à une chirurgie et à des injections, parfois jusqu'à une coupure de l'extrémité de la queue, 640 souris vont être utilisées dans des procédures dont la souffrance va de nulle sous anesthésie à sévère. Certaines subissent des interventions de 40 minutes à près de deux heures sans réveil, d'autres présentent apnées, respiration haletante ou saignements provoqués par les molécules de référence. L'objectif est de tester un agent antithrombotique censé réduire le risque de saignement par rapport aux traitements actuels. Ce bénéfice reste renvoyé au long terme, face à des thromboses et des hémorragies infligées ici et maintenant à 640 animaux.

Objectifs

La thrombose est un processus pathologique dû à du sang qui coagule, forme un caillot (ou thrombus) et obstrue le vaisseau. Il en résulte un défaut d’apport en oxygène, ou une accumulation de sang en amont et en fonction des organes atteints, comme le cœur, les poumons ou le cerveau, c’est une urgence vitale. Il existe des traitements comme les anticoagulants ou les thrombolytiques, qui visent à détruire le thrombus. Mais malgré les traitements actuels, l’efficacité reste limitée, avec un taux de mortalité ou de morbidité qui restent importants. Les complications chroniques sont fréquentes à cause d’un thrombus résiduel qui diminue drastiquement la qualité de vie du patient et est un fardeau économique pour la société. À cela s’ajoutent des effets indésirables des traitements comme le risque de saignement ou la toxicité cérébrale. L’objectif du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique ciblée, fondée sur des agents améliorés. Ces agents, ciblant spécifiquement un composant du thrombus, la fibrine, et couplés à un anticoagulant ou à un agent thrombolytique, visent à traiter localement la thrombose tout en limitant le risque de saignement.

Bénéfices attendus

Cette étude devrait nous permettre : -De mettre en évidence une réduction de la thrombose dans des modèles expérimentaux. -De mettre en évidence un effet des agents améliorés sur l’hémostase moins important que celui des traitements de référence, donc un risque de saignement réduit et acceptable. -De déterminer la durée et l’intensité de l’action des agents améliorés. Ce projet pourrait permettre à long terme d’améliorer la prise en charge des patients atteints de thrombose et de réduire les séquelles associées.

Procédures

Un groupe de souris est soumis à une injection sur animal vigile (30 s). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une chirurgie et deux injections, sans réveil de l’animal (entre 40 min et 1h45). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une chirurgie, maximum deux prélèvements de sang et deux injections (30 min). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une injection puis à une coupure de l’extrémité de la queue (35 min).

Impact sur les animaux

Pour toutes les procédures, un stress dû à la contention peut apparaître. Une des complications attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée) ainsi que des risques de saignement au site d’incision. D’éventuelles douleurs peuvent apparaître lors du réveil de l’animal et dans les heures suivantes. Dans les procédures de thromboembolisme, une apnée de plus d’1 minute peut être observée. L’animal peut également présenter une respiration haletante. Dans la thrombose veineuse, on peut observer des douleurs au niveau de la plaie, une altération de la motricité et de la locomotion. Dans l’ensemble des procédures, des saignements dû à la nature des molécules de références peuvent apparaître.

Devenir

A l’issue des procédures, les animaux sont mis à mort. Les prélèvements réalisés ne sont pas compatibles avec un réveil des animaux suite aux PE.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer une approche thérapeutique ciblée améliorée, reposant sur le développement d’agents agissant sur la thrombose. Les deux pathologies étudiées (thrombose veineuse et artérielle) étant des processus particulièrement complexes faisant intervenir plusieurs types cellulaires ainsi que des conditions de flux (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), il est impossible de totalement substituer les modèles animaux par des modèles in vitro. Les principaux modèles in vitro permettent d’étudier la formation de thrombus sous flux contrôlés sur des surfaces induisant une thrombose, mais dans des conditions très simplifiées, sans endothélium fonctionnel et avec une architecture vasculaire artificielle. Ils ne peuvent donc pas reproduire la complexité d’un organisme vivant ni prédire de façon fiable la réponse globale des agents testés, ce qui justifie le recours à un modèle in vivo pour répondre à notre question scientifique. Les agents améliorés ont été préalablement testés dans des modèles in vitro sur sang humain afin de valider l’efficacité antithrombotique et anticoagulante des molécules avant de les tester in vivo. Obtenir des données chez la souris est nécessaire pour poursuivre le développement de ces agents, vers un potentiel essai clinique.

Réduction

Le projet se fera par étapes. Le nombre de souris par groupe est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Afin de limiter le nombre de souris, nous réaliserons une première procédure visant à mettre en évidence l’effet d’un de nos agents sur la thrombose déjà formée. Si aucun effet n’est observé, le développement de cet agent sera stoppé. De plus, lorsque des prélèvements sanguins sont nécessaires, ils ne seront effectués que si l’agent est encore présent dans l’échantillon collecté au temps précédent.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 14 jours entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation est prévue 5 jours avant le début des expérimentations. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : •Par l’hébergement dans des cages en groupes sociaux. Ces cages seront munies de divers enrichissement ce qui permet aux souris d’organiser leur environnement selon leurs besoins. •Par des mesures péri-opératoires permettant de réduire les douleur et souffrances à leur minimum. •Des points limites ont été établis, permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont maîtrisés, notamment les modèles d’hémostase et de thrombose. Elle est la plus adaptée pour ce projet, car les mécanismes de thrombose et d’hémostase y sont très bien connus et très proches de ceux de l’être humain. De plus, les médicaments contre la thrombose efficaces utilisés actuellement chez l’Homme ont prouvé leur efficacité dans des modèles de thrombose chez la souris, ce qui nous permet de comparer nos agents aux traitements actuellement utilisés en clinique. Dans toutes les procédures, les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement. Le vieillissement des animaux n’est pas souhaitable car il introduit des variabilités physiologiques majeures qui pourraient masquer les effets spécifiques de nos ADCs. Les animaux pubères sont préférables car ils présentent un système cardiovasculaire et hémostatique physiologique, sans comorbidités.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
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Devenir
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Jusqu'à vingt anesthésies et vingt injections intrapéritonéales par animal, 180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit par chirurgie une greffe de cellules de neuroblastome humain dans la glande surrénale, avec incision, sutures et palpations répétées de la tumeur. Le neuroblastome étant un cancer de l'enfant, les greffes sont réalisées sur des souris âgées de cinq à six semaines. Le porteur retient la souris pour la proximité de son génome avec celui de l'humain et la disponibilité de nombreux modèles.

Objectifs

Le neuroblastome est le cancer pédiatrique le plus fréquent chez le jeune enfant. Parmi les mutations génétiques impliquées dans ce cancer certaines sont de très mauvais pronostic. Actuelllement aucun modèle murin de neuroblastome permettant un suivi dans la durée de la croissance tumorale n'est mis au point afin de valider les gènes mis en évidence dans le développement des neuroblastomes. C'est pourquoi ce projet vise à mettre au point ce type de modèle en utilisant des lignées de neuroblastome humain mimant les conditions de plus mauvais pronostic.

Bénéfices attendus

L’un des axes de lutte contre le Cancer est d’empêcher l’initiation tumorale et de lutter contre la progression tumorale et la récidive. Ce projet permettra d’avoir un modèle afin de mettre en évidence l’implication des gènes d’intérêt dans le développement des différents types de tumeur et de proposer de nouveaux protocoles thérapeutiques à moyen terme. De plus ce modèle permettant un suivi longitudinal cela permettra de réduire le nombre d'animaux et de visualiser le potentiel métastatique de ces modifications.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie sous anesthésie, afin de réaliser la greffe des cellules tumorales. Cela durera environ 15 minutes, de l'endormissement jusqu'au réveil des animaux, et ne sera pas répété. Le suivi de la croissance tumorale nécessitera également une anesthésie volatile d'environ 15 minutes. Cela pourra être répété jusqu'à 20 fois sur la durée du protocole. De plus il y aura une injection en intrapéritonéale précédent chaque suivi de la croissance tumorale, jusqu'à 20 fois lors de ce protocole. La durée de la contention liée à la piqure est inférieure à 30 secondes. Enfin la greffe se fera dans la glande surrénale qui est le site préférentiel de développement des neuroblastomes chez l'Homme.

Impact sur les animaux

Lors de ce protocole les animaux vont subir dans un premier temps une greffe de cellules nécessitant une anesthésie générale volatile qui pourra générer du stress. De plus l’incision de la peau et du péritoine, ainsi que les sutures pourront générer de la douleur. Les injections d’antalgiques en sous-cutané, pré et post-opératoire, pourront engendrer une légère douleur. L’imagerie des animaux afin de suivre l’évolution de la luminescence pourra générer du stress (lié à l’anesthésie volatile) et une légère douleur liée à l’injection de la solution de substrat luminescent en intra-péritonéal. Une palpation au niveau du rein injecté pour pouvoir évaluer le volume de la tumeur sera réalisée, ce qui pourra générer un stress lié à la contention de l’animal. De plus les animaux pourront ressentir un stress léger lors des pesées.

Devenir

Tous les animaux de la procédure seront mis à mort car les prélèvements à réaliser ne permettent pas le maintien en vie de l'animal (tumeur, organes principaux comme le foie, les poumons, les reins, le cerveau notamment.

Remplacement

Les travaux sur des modèles cellulaires ont permis de mettre en évidence des gènes pouvant représenter des cibles thérapeutiques dans le cas des neuroblastomes. Des études sur des modèles cellulaires ont été réalisées au préalable. Pour démontrer définitivement l'implication de ces gènes dans la maladie et leur potentiel thérapeutiques l'utilisation d'un modèle complexe chez l'animal est nécessaire. C'est pour cela que le but de ce projet est de développer un modèle de neuroblastome, avec suivi longitudinal, en réalisant des greffes de cellules humaiones de neuroblastome chez la souris.

Réduction

Le but de ce protocole est de mettre au point un modèle murin de neuroblastome, permettant un suivi longitudinal. Pour cela 3 lignées représentant trois stades différents de neuroblastome ont été sélectionnées. Un suivi longitudinal sera réalisé, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les greffes de cellules humaines de neuroblastome dans la glande surrénale seront réalisées en séquentiel. Ce modèle permettra ensuite de valider le rôle de gènes d’intérêt dans la croissance tumorale des neuroblastomes et de visualiser le potentiel métastatique afin de proposer de nouveaux choix thérapeutiques. Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet a été calculé pour que les données générées soient suffisamment robustes pour ne pas nécessité de répéter ce projet ultérieurement

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) expérimentateur(s) de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine en début de protocole puis deux fois par semaine ensuite. Cette pesée entre dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Les animaux seront observés lors du change par le personnel animalier et deux à trois fois par semaine par les expérimentateurs. Une liste précise permettant de quantifier les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements comme du coton de nidation, des batônnets de bois et éventuellement des tunnels. De la litière en cellulose sera utilisée pour les animaux dépourvus de fourrure.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour les études sur l'animal car le génôme de la souris est très proche de celui de l'Homme. De plus de nombreux modèles ont été développés chez la souris. Pour ce projet un modèle innovant de neuroblastome sera réalisé, avec des greffes de cellules humaines de neuroblastome représentant différents types de tumeurs, de mauvais pronostic. Le neuroblastome étant un cancer pédiatrique les greffes seront réalisées chez des animaux jeunes (âgés entre 5 et 6 semaines), à la fois chez des mâles et des femelles, en fonction du sexe des cellules utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 140
Souffrances
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Devenir
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Autour d'un projet de production de foie gras, 140 oies et canes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en abattoir. La seule intervention déclarée est un unique prélèvement de sang au sinus occipital, le protocole reposant surtout sur l'exposition à la lumière et la maturité sexuelle pour induire un engraissement spontané du foie. L'étude cherche une alternative au gavage conventionnel, qu'elle relie à une demande sociétale croissante. À l'abattage, le sang, le foie, les magrets et l'appareil reproducteur sont prélevés.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer si une exposition à une photopériode de type jours courts et/ou le niveau de maturité sexuelle des palmipèdes, peuvent induire une hyperphagie chez les canards Barbarie et les oies grises des Landes, conduisant à un engraissement spontané du foie. Cette démarche pourrait permettre d’établir un protocole alternatif et physiologique au gavage conventionnel. Ce projet explore plus particulièrement la capacité des femelles à l'engraissement spontané, ce qui n'a jamais été étudié auparavant.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre d’établir si, chez les oies la maturité sexuelle et, chez les canes Barbarie souche à père Mulard, la maturité sexuelle ainsi que la durée du jour, peuvent constituer des leviers pour induire une hyperphagie conduisant à un engraissement spontané du foie. Si les expériences sont concluantes, elles pourraient amener à identifier des marqueurs centraux de la capacité à l’hyperphagie, qui pourraient en outre être utilisés dans le cadre de la sélection génétique. Par ailleurs, ces premières expériences pourraient servir de base à l'étude de nouvelles pratiques en élevage et répondre ainsi aux attentes sociétales actuelles. En effet, une part croissante de la société remet en question la pratique du gavage destinée à la production de foie gras et de canards gras, en raison des contraintes qu'elle impose aux animaux et de la perception de souffrance qui lui est associée. Les citoyens et les consommateurs expriment ainsi des attentes accrues concernant les conditions d'élevage, notamment en matière de réduction du stress, d'amélioration des conditions de logement et de renforcement du contrôle des pratiques. Par ailleurs, un nombre grandissant de citoyens encourage le développement d'alternatives au gavage ou de méthodes permettant d'obtenir du foie gras sans recours à l'alimentation forcée.

Procédures

Un seul prélèvement de sang sera réalisé par animal au niveau du sinus occipital. Il se fera avant la période d’engraissement sur animal vigile par des soigneurs très expérimentés et possédant la maitrise des gestes techniques sur les espèces aviaires (canes et oies). Le geste maitrisé ne dure qu’une minute environ.

Impact sur les animaux

Tout stress majeur sera évité, en particulier lors de la prise de sang qui sera réalisée avant la période d’engraissement. Celle-ci sera réalisée au niveau du sinus occipital par des soigneurs experts, avec une connaisance approfondie de ces espèces aviaires et maitrisant parfaitement les gestes de prélèvement. De plus, ce prélèvement de sang au sinus occipital évite l'apparition d'hématome.

Devenir

A la fin du protocole, les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (abattage dans un abattoir agréé). Le sang sera prélevé suite à l’exsanguination, des tissus et des organes seront collectés : le foie, les magrets, l’appareil reproducteur, le tissu adipeux sous-cutané et abdominal et le cerveau pour étudier les marqueurs liés au contrôle central de la prise alimentaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet étant de définir des leviers capables d’induire une hyperphagie conduisant à une stéatose spontanée chez les palmipèdes à foie gras, aucune alternative in vitro ou in silico n’est envisageable.

Réduction

En tenant compte de la variabilité individuelle et de la perte possible de quelques individus, le minimum d'animaux recommandé pour que l'étude soit interprétable et exploitable est de 35 individus par groupe.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement adapté et propice à leur croissance (sur litière de copeaux de bois puis sur caillebotis). Toute situation stressante sera réduite au minimum (un seul prélèvement de sang pour chaque animal). Les animaux seront élevés en groupes sociaux stables, ce qui est permis par l’utilisation des seules femelles. Ils seront regroupés par lot de 35 individus dans des loges de 32.44m² (soit 1.08 m² par animal). L’environnement sera enrichi par la présence de chainettes métalliques de jeu, de tas de copeaux de bois, afin de stimuler leur curiosité et le jeu. Au fur et à mesure de l'élevage, d'autres enrichissements seront rajoutés, tels que plusieurs points d'eau, un bac à grit et différents objets suspendus : jouets en plastiques durs et résistants. Par ailleurs, une surveillance quotidienne sera assurée pour détecter toute détérioration éventuelle et retirer immédiatement les éléments concernés, afin d'éviter tout risque d'ingestion. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Une grille d'évaluation du bien-être (indicateurs physiologiques, comportementaux et d'état corporel) sera mise en place afin d'assurer un suivi quotidien et de détecter précocement toute altération du bien-être des animaux.

Choix des espèces

L’oie grise des Landes possède une forte capacité d’ingestion et une prédisposition marquée à la stéatose. C’est l’une des espèces domestiques la mieux adaptée à la stéatose spontanée en raison de sa proximité génétique avec son ancêtre, l’oie cendrée sauvage migratrice. Pour cette espèce, un protocole d’induction d’une hyperphagie a déjà été validé. Ce protocole consiste à appliquer un régime alimentaire contrôlé à la fin de la période de croissance suivi d’une distribution à volonté de maïs pendant plusieurs semaines de façon concomitante avec une réduction de la durée du jour en bâtiment obscur (de 10 à 7 h/j d’éclairement). Le canard de Barbarie souche père à Mulard, est l’un des deux fonds génétiques de canards adaptés à la production du foie gras. De plus, ce fond génétique est resté photosensible puisqu’une exposition à des jours longs est capable d’accélérer sa maturation sexuelle. Tous les animaux seront accueillis sur le site d’hébergement dès l’âge de 1 jour.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Lapins : 40
Souffrances
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Devenir
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Pour évaluer la qualité du lait selon les modalités d'allaitement, 40 lapines en lactation sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit une seule injection intramusculaire d'ocytocine, douloureuse comme une piqûre, afin de déclencher l'éjection du lait avant prélèvement. Les lapines ne sont pas tuées et pourront être réutilisées lors des cycles de reproduction suivants. Le projet vise à réduire l'élimination des lapereaux surnuméraires dans la filière du lapin de chair, présentée comme une réponse aux attentes de la société sur le bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

Au cours des dernières décennies, les élevages de lapins conventionnels français ont évolué vers un système rationalisé avec des pratiques sanitaires strictes. Afin de réduire le risque sanitaire et de maintenir les performances économiques, les portées de lapins de grande taille sont gérées par des adoptions croisées et l'élimination des lapins excédentaires. Dans un contexte d'attentes sociales fortes concernant le bien-être animal, et suite à l'interdiction de l'abattage des poussins mâles en France, le secteur du lapin de chair cherche urgemment des alternatives à l'élimination des jeunes lapereaux. En élevage, la lapine allaite tous ses lapereaux en moyenne 1,3 fois par 24 heures et la durée d’allaitement de l'ensemble de la portée n’excède pas cinq minutes. Dans ces conditions, dans les portées de grandes tailles, tous les lapereaux n’ont pas accès de façon satisfaisante au lait. Ce phénomène est d’autant plus important que les lapereaux sont de faibles poids. Le projet a pour objectif d’évaluer la possibilité de modifier les pratiques d'élevage et notamment de gestion de l’allaitement pour réduire l'élimination des jeunes lapins Les questions scientifiques du projet concernent ainsi l’identification de leviers permettant d’améliorer la production de lait par les lapines en terme quantitatif et qualitatif et d’accessibilité du lait à tous les lapereaux pour limiter le recours à l’élimination. Les leviers testés sont le niveau énergétique de l’aliment distribué à la lapine, la fréquence d’allaitement et la durée de la lactation. Pour les lapereaux il s’agira de moduler la taille de la portée et le poids des lapereaux au sein des portées ainsi que la nutrition des lapereaux au nid.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet seront de proposer une nouvelle pratique de gestion des allaitements, applicable en élevage pour limiter le recours à l’élimination des lapereaux né viables. En fonction des résultats des 3 essais, cette nouvelle pratique permettra d’activer les levier êrmettant soit l’augmentation de la quantité de lait ou de sa mise à disponibilité de l’ensemble des lapereaux avec ou non une intervention nutritionnelle au nid pour les lapereaux. Nous fournirons ainsi des pistes à la filière cunicole pour développer : - un système intégrant des femelles nourrices ou en rythme d’allaitement modifié pour une partie du troupeau - un aliment à destination des femelles nourrices ou en rythme d’allaitement modifié - un aliment premier âge pour lapereaux allaités avec accès facilité au nid qui permettrait de compenser le défaut d’accès au lait.

Procédures

Une injection par voie intramusculaire d’ocytocine sera réalisée sur des lapines en lactation afin de stimuler l’éjection du lait. Cette intervention est nécessaire pour réaliser le prélèvement de lait. L’injection par voie intramusculaire aura lieu une seule fois par lactation sur un effectif maximum de 40 lapines. L'injection intramusculaire d'ocytocine et le prélèvement de lait est effectué en moins de 10 minutes

Impact sur les animaux

La procédure pouvant induire une nuisance concerne la contention des lapine et l’injection intramusculaire d’ocytocine. Celle-ci n’est pratiquée qu’une seule fois par lactation autour du pic de lactation (entre J17 et J21). L’injection d’ocytocine en intramusculaire engendre la douleur de la piqure.

Devenir

A l’issue de l’administration par voie intramusculaire d’ocytocine, un prélèvement de lait sera réalisé. Les femelles pourront etre utilisé pour d’autres protocoles sur les cycles de reproduction suivant.

Remplacement

L’objectif du projet est de tester de nouvelles modalités d’allaitement pour limiter le recours à l’élimination des lapereaux surnuméraires dans la filière d’élevage du lapin de chair. Le projet porte donc sur le continuum lapine-sécrétions lactées- lapereaux et nécessite d’être réalisé sur des animaux vivants

Réduction

Le projet porte sur le suivi de lactations d’un troupeau de lapines pour la réalisation de 3 essais. Les injections d’ocytocine pour réaliser les prélèvements de lait seront réalisées sur un effectif de 40 lapines par lactation (soit 10 par groupe expérimental pour le suivi de la qualité du lait). Nous analyserons les données à l’aide d’un modèle linéaire (ANOVA). Cet effectif, selon la littérature existante sur les concentrations en nutriment du lait, permet de mettre en évidence une différence significative associée à un effet fort à 40 % (f = 0.4) ce qui est attendu notamment avec l’effet de l’aliment.

Raffinement

L’injection d’ocytocine n’aura lieu qu’une seule fois par lactation au pic de lactation. L’ensemble du personnel qui réalisera des prélèvement a déjà réalisé ce geste à plusieurs reprise. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée de la douleur ou du stress que peuvent engendrer l’injection d’ocytocine (manipulation de la lapine). La lapine sera observée après l’injection d’ocytocine de manière individuelle. Les lapines seront surveillées après le prélèvement de lait pour confirmer la reprise normale de l’allaitement. L’état de santé des lapines sera suivi individuellement. Leur état corporel et leur poids sera suivi chaque semaine. Les injections d’ocytocine et les prélèvements de lait ne seront réalisés que sur des femelles en bonne santé. Si une femelle présente un trouble sanitaire comme par exemple une mammite elle sera sortie du protocole et soignée

Choix des espèces

Les objectifs du projet sont centrés sur une amélioration des pratiques d’élevage du lapin de chair en vue de réduire le recours à l’élimination à la naissance. L’utilisation du modèle lapin est donc indispensable Le projet porte sur les modifications de pratiques d’allaitement en élevage il nécessite l’utilisation de lapines en lactation et des lapereaux allaités par ces lapines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2040
Souffrances
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▲ 1200
Devenir
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 84
 1956

2040 souris vont être utilisées, chacune portant une tumeur implantée par injection ou par chirurgie puis soumise à des séances d'imagerie sous anesthésie répétées jusqu'à quatre fois par semaine. Les procédures impliquent un niveau de souffrance allant jusqu'à sévère pour 1200 d'entre elles, avec anesthésies répétées, douleurs postopératoires et gêne croissante liée à la tumeur au cerveau, aux poumons ou au ventre. Le projet évalue trois candidats de radiothérapie interne censés cibler les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Les souris porteuses de tumeurs sont tuées pour analyse, celles qui n'en développent pas étant gardées en vie pour un autre projet.

Objectifs

Ce projet vise à créer un nouveau traitement contre le cancer en utilisant la radioactivité ciblée. L'idée est d'envoyer de petites doses de rayonnement directement au cœur des tumeurs pour les détruire, tout en épargnant les tissus sains. Le problème actuel Aujourd'hui, nous utilisons déjà des petites molécules pour transporter la radioactivité vers les tumeurs. Le problème, c'est qu'elles sont éliminées beaucoup trop vite par l'organisme (par les urines). Elles n'ont donc pas le temps de bien se fixer sur la tumeur pour la détruire efficacement. Notre solution : Le "Vecteur à deux mains" Pour corriger cela, nous développons un nouvel outil (appelé nanobody) qui fonctionne comme s'il avait deux mains : Une main pour s'accrocher à la tumeur : elle reconnaît une signature spécifique à la surface des cellules cancéreuses. Une main pour s'accrocher au sang : elle s'agrippe à une protéine naturellement présente dans le sang pour s'en servir comme d'un "bus". Cela permet au médicament de rester circulant beaucoup plus longtemps au lieu d'être éliminé tout de suite. Comment allons-nous procéder ? Pour vérifier que cette idée fonctionne, nous allons comparer quatre outils différents : Le modèle classique (qui est éliminé vite). Un modèle qui s'accroche mieux à la tumeur mais circule peu. Un modèle qui circule longtemps mais ne vise pas la tumeur. Notre candidat final : celui qui sait à la fois voyager longtemps et s'accrocher fermement au cancer. Les étapes du projet En laboratoire : On prépare nos outils et on vérifie qu'ils sont bien "armés" avec la radioactivité. L'étude du voyage : On observe chez la souris comment l'outil se déplace dans le corps et s'il trouve bien le chemin de la tumeur. L'efficacité : On vérifie si ce nouveau traitement permet réellement de réduire la taille des tumeurs et d'améliorer la santé des animaux.

Bénéfices attendus

Le but de cette recherche est de créer une nouvelle arme contre des cancers très agressifs et difficiles à soigner, comme ceux du cerveau (glioblastome) ou du pancréas. (1). Une avancée pour la médecine Actuellement, nous savons utiliser certaines molécules pour "voir" les tumeurs grâce à l'imagerie. Ce projet propose d'aller plus loin : transformer ces outils de diagnostic en véritables outils de soin. Au lieu de simplement montrer où est le cancer, notre molécule servira de véhicule pour transporter un traitement radioactif capable de détruire les cellules malades de l'intérieur. (2). Un traitement plus précis et moins toxique L'un des grands défis de la radiothérapie est d'éliminer la tumeur sans abîmer les organes sains autour. En apprenant à notre "véhicule" à rester plus longtemps dans le sang et à mieux s'accrocher au cancer, on s'assure que la radioactivité se concentre là où elle est utile. C'est ce qu'on appelle la médecine de précision : un traitement sur-mesure, plus efficace et mieux toléré par le patient. (3). Une étape clé avant les tests sur l'humain En testant cette solution sur des modèles qui imitent la réalité de la maladie (avec un système immunitaire actif), nous préparons le terrain pour de futurs essais chez l'homme. Cela permet de vérifier la sécurité et l'efficacité du traitement avec une grande fiabilité. 4. Un moteur pour l'innovation locale Enfin, ce travail ne reste pas enfermé dans un laboratoire. Il est soutenu par des organismes qui aident à transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes. S'il réussit, ce projet pourra déboucher sur la création de brevets et de nouveaux médicaments produits par l'industrie, faisant de notre région un acteur majeur de la lutte contre le cancer.

Procédures

Chaque animal aura : (1) Une mise en place du modèle tumoral sous anesthésie générale : soit par injection sous-cutanée (procédure d'environ 5 min), soit par chirurgie (procédure de 15 à 45 min). (2) Une série d'imageries sous anesthésie générale avec une injection dans la veine de la queue du traceur, durée moyenne : 5 min pour l'injection et 30 minutes pour l'imagerie par session, fréquence maximale : 4 par semaine pendant 2 semaines, ou 1 par semaine pendant 2 mois. (3) Des contentions sur souris vigile 1 à 2 fois par semaine pour mesurer la croissance des tumeurs, environ 2-3 min. (4) Des prélèvements sanguins au niveau de la queue sous anesthésie générale en même temps que les imageries pour limiter le nombre d'anesthésies (temps de prélèvement 1 à 2 min, fréquence : 4 prélèvement le premier jour à 20 minutes d'intervale, puis 1 prélèvement par jour pendant 6 jours).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, l'inconfort pour les animaux peut venir de deux sources : les interventions de l'équipe scientifique et le développement naturel de la maladie. (1). L'inconfort lié aux examens et aux soins Pour tester le traitement, nous devons faire des injections et de petites prises de sang (l'équivalent d'une goutte). Même si ces gestes sont rapides, ils peuvent causer un léger stress ou de petites marques sur la peau. De plus, pour que les images (scanners) soient nettes, les animaux doivent être endormis. Ces anesthésies répétées peuvent fatiguer leur organisme ou rendre leur réveil un peu plus difficile. (2). L'inconfort lié aux interventions chirurgicales Pour certains types de cancers situés à l'intérieur du corps, une petite opération est nécessaire. Comme pour un humain, cela peut provoquer des douleurs juste après l'intervention, des risques de fatigue ou de petites infections au niveau de la cicatrice. (3). L'inconfort lié à l'évolution de la maladie Au fur et à mesure que la tumeur grandit, elle peut gêner l'animal de différentes façons selon l'endroit où elle se trouve : (a) Au cerveau : Elle peut causer des difficultés à se déplacer, des tremblements ou une perte d'appétit. (b) Aux poumons : Elle peut rendre la respiration plus lourde ou plus rapide. (c) Au ventre (pancréas, côlon, prostate) : Elle peut gêner la digestion, provoquer un gonflement du ventre ou des difficultés pour uriner. (d) Au sein : Elle peut créer une gêne physique due à son volume ou fatiguer l'organisme.

Devenir

Les animaux qui développeront des tumeurs seront mis à mort, car ils ne peuvent être soignés et leurs organes et tumeurs seront prélevés afin de faire des analyses post mortem et de potentialiser le maximum d'informations que l'on pourra retirer de cette étude. Les animaux ne développant pas de tumeurs seront gardés en vie et pourront être réutilisés dans un autre projet.

Remplacement

Pour savoir si un médicament contre le cancer fonctionne, il ne suffit pas de regarder s'il tue les cellules dans une éprouvette. Il faut comprendre comment il voyage dans le sang, comment il évite les pièges du corps et s'il arrive à trouver sa cible sans être éliminé trop vite par les reins. Aujourd'hui, aucun ordinateur ni aucun test en laboratoire ne peut reproduire fidèlement cette complexité d'un corps vivant. Pour utiliser le moins d'animaux possible, nous effectuons un tri drastique en amont : (1) Vérification des cibles : Nous ne travaillons qu'avec des cellules dont nous sommes certains qu'elles portent la "serrure" (le récepteur) que notre médicament doit ouvrir. (2) Tests de laboratoire préalables : Avant d'être testé chez la souris, chaque nouveau médicament doit prouver son efficacité dans des tubes à essais. Si la molécule ne s'accroche pas parfaitement aux cellules en laboratoire, elle est abandonnée et n'est jamais testée sur l'animal. Nous utilisons des modèles de souris spécifiques qui permettent soit d'étudier des tumeurs humaines, soit d'observer comment les défenses naturelles (le système immunitaire) réagissent au traitement. C'est cette précision qui nous permet d'obtenir des résultats fiables tout en limitant le nombre d'études nécessaires.

Réduction

Grâce aux caméras de haute technologie (l'imagerie), nous pouvons suivre l'évolution d'une tumeur chez la même souris tout au long de l'étude. Autrefois, il fallait sacrifier des groupes d'animaux à chaque étape pour comprendre ce qu'il se passait. Aujourd'hui, une seule souris nous donne des informations sur plusieurs semaines, ce qui divise massivement le nombre d'animaux nécessaires. Nous ne lançons pas d'études au hasard. Avant de passer à l'étape animale, nous effectuons de nombreux tests en éprouvette. Si nous connaissons déjà bien un modèle de cancer grâce à nos travaux précédents, nous sautons les étapes de mise au point pour aller directement à l'essentiel. Cela évite d'utiliser des animaux pour des étapes de préparation inutiles. Nous utilisons des outils statistiques pour calculer exactement combien d'animaux sont nécessaires pour que nos résultats soient vrais et incontestables : Pour l'étude du voyage du médicament : Nous avons calculé qu'il nous faut environ 10 souris par groupe pour comparer nos 4 molécules de manière fiable. Pour l'étude de l'efficacité du traitement : Nous utilisons 12 souris par groupe. Ce nombre est un peu plus élevé pour nous permettre de suivre la survie des animaux sur le long terme et de garantir que nos conclusions sur l'efficacité du soin sont solides. En résumé, chaque animal compte. Nous n'utilisons que le strict minimum pour garantir que les futurs traitements pour les patients seront basés sur des preuves scientifiques indiscutables.

Raffinement

Le "Raffinement" consiste à mettre en place toutes les mesures possibles pour réduire le stress et la douleur des animaux durant l'étude. (1). Un cadre de vie plus agréable. Pour que les souris se sentent bien, nous aménageons leurs cages avec des accessoires : petites maisons, coton pour faire des nids et tunnels pour se cacher. Si une souris est un peu fatiguée, nous lui facilitons la vie en plaçant une nourriture spéciale (plus molle ou sous forme de gelée) directement au sol pour qu'elle puisse manger sans faire d'effort. Les souris sont hébergées par groupe de 5 afin d’avoir un contact social nécessaire à l’espèce et sont laissées tranquilles pendant une période d’au moins 7 jours lors de leur arrivée pour qu’elles s’habituent à leur nouvel environnement. La zone d’hébergement et d’expérimentation est une zone très propre sans aucun microbe : tout le matériel est stérilisé, le flux d’air est filtré et indépendant pour chaque cage, l’eau de boisson est filtrée et la nourriture est irradiée, afin d’avoir un environnement complètement sain pour nos souris avec un système immunitaire déficient. (2). Une gestion rigoureuse de la douleur et des soins. Contre la douleur : Pour chaque opération, nous utilisons plusieurs types d'antidouleurs. C'est comme pour une chirurgie humaine : nous combinons des médicaments qui agissent sur tout le corps avec des produits anesthésiants appliqués directement sur la zone de l'opération. Soins attentifs : Nous surveillons très précisément la cicatrisation. Si un signe d'infection apparaît, nous donnons des antibiotiques après avis d'un vétérinaire. Maintien de la chaleur : Comme l'anesthésie a tendance à refroidir le corps, les souris sont systématiquement installées sur des tapis chauffants pendant les examens et jusqu'à leur réveil complet. (3). Une surveillance de chaque instant. Les souris sont visitées chaque jour et 2 fois par semaine, nous utilisons une grille de suivi pour noter l'état de santé de chaque animal. Nous avons fixé des limites très claires : si un début de mal-être est perçu, des actions adaptées à la cause sont mises en place, comme des antalgiques, des pommades cicatrisantes, de la nourriture plus appétissante, des antibiotiques ; et si une souris perd trop de poids ou si elle commence à avoir de vraies difficultés à respirer ou à se déplacer, nous prenons la décision de l'endormir définitivement. Le but est d'obtenir des réponses scientifiques sans jamais laisser une souffrance inutile s'installer.

Choix des espèces

La souris est l'animal de référence pour ce projet pour plusieurs raisons pratiques et scientifiques : 1. Une compatibilité avec les cellules humaines Certaines souris ont un système de défense naturel (immunité) volontairement affaibli, ce qui nous permet d'étudier directement des tumeurs humaines. Pour d'autres tests, nous utilisons des souris avec un système immunitaire complet pour observer comment les défenses naturelles réagissent au traitement. 2. Un format idéal pour nos caméras La petite taille de la souris est parfaitement adaptée à nos scanners de haute précision. Cela nous permet de voir avec une grande clarté où se fixe le médicament radioactif dans le corps, tout en utilisant des quantités très faibles de produit. 3. Des connaissances déjà solides Le corps de la souris est très bien connu des scientifiques. Nous savons déjà comment nos cibles (les "serrures" sur lesquelles le médicament se fixe) fonctionnent chez elle. Cela nous permet de comparer nos résultats avec d'autres études déjà réalisées et d'être plus confiants dans nos conclusions. 4. Des réponses prévisibles pour utiliser moins d'animaux Les souris utilisées en laboratoire sont biologiquement très proches les unes des autres. Cette similitude garantit que leurs corps réagiront de façon très semblable au traitement. Cela réduit les différences de résultats "au hasard" et nous permet d'obtenir des preuves scientifiques solides avec un nombre d'animaux réduit au strict minimum.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 300
Rats : 300
Lapins : 20
Chiens : 150
Ouistitis et tamarins : 50
Macaques à longue queue : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 910
▲ -
Devenir
 -
 20
 135
 755

Pour constituer une biobanque et fournir des tissus à la recherche, 910 animaux, souris, rats, lapins, chiens, ouistitis et macaques, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les prélèvements vont de prises de sang sur animal vigile à des ponctions de liquide céphalorachidien ou synovial sous anesthésie, ces dernières pouvant provoquer douleur, gonflement ou infection articulaire. Le recours au primate non humain est présenté comme obligatoire pour les études précliniques de sécurité. Une partie des animaux est réutilisée dans d'autres projets ou adoptée, le reste étant tué pour alimenter la biobanque en organes.

Objectifs

Afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs, le développement et la validation de méthodes d’analyses des échantillons biologiques sont nécessaires pour la bonne réalisation des études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de médicaments régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires). A terme, dans le cadre de ces exigences 3Rs, des appareils et des méthodes d’analyses plus performantes permettent de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour un objectif scientifique donné et de raffiner les procédures expérimentales (par exemple, en réduisant les volumes sanguins prélevés, ou en déterminant des points limites plus précoces). De plus, en recherche fondamentale ou avancée, les produits biologiques (organes, tissus ou fluides) issus d’animaux sont essentielles pour des études in vitro, la recherche translationnelle et in fine le développement de méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Ces études permettent de limiter l’utilisation directe d’animaux en expérimentation à des procédures peu invasives ou de réduire le nombre d’animaux utilisés pour obtenir la même quantité de données scientifiques. Ce projet a donc pour objectif le prélèvement de fluides (sang, liquide céphalorachidien, liquide synoviale, sperme) et d’organes afin de constituer une biobanque, de développer ou optimiser les méthodes d’analyses des biomarqueurs d’intérêt et fournir à la communauté scientifique des produits biologiques

Bénéfices attendus

Ce projet assure le développement et la validation de méthodes d’analyses ou d’identifications de marqueurs physiologiques dans les études pré-cliniques et indispensables à l’élaboration de tout nouveau médicaments, ainsi que la constitution d’une biobanque et l’approvisionnement en tissus biologiques des laboratoires de recherche. Il permet la mise en application dans le cadre d’études réglementaires régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires) d’appareils ou de méthodes d’analyses biochimiques, hématologiques, histologiques ou encore immunologiques plus fiables et plus précises. Il permet d’assurer un suivi plus spécifique des effets d’un produits en cours d’essai chez l’animal, ce qui apporte au moins deux bénéfices majeurs : 1) détecter plus rapidement les effets délétères pour la santé des animaux modèles (et donc anticiper des lésions sévères avant que l’impact sur le bien être devienne significatif) et 2) augmenter notre capacité à détecter de potentiels effets toxiques en amont des phases de test cliniques chez l’humain. De plus, il permet de développer des méthodes réduisant les volumes prélevés nécessaires lors des analyses de biomarqueurs, ainsi que les fréquences de prélèvement chez l’animal. Enfin, en particulier dans le cadre des prélèvements d’organes, en plus de constituer une biobanque indispensable à la recherche fondamentale, appliquée ou translationnelle, il permet d’assurer une formation sous tutorat de collaborateurs ayant acquis les bases théoriques des gestes techniques mais nécessitant de pratiquer ces gestes et ce sans utiliser d’animaux à dans ce seul but. Ainsi, ce projet permet l’optimisation continue de la qualité des données expérimentales des études précliniques et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de réduction et de raffinement (réduction de la fréquences et des volumes d’échantillons biologiques nécessaires).

Procédures

Les prélèvements sanguins seront la plupart du type effectués vigiles, dans un système de contention appropriés, en quelques minutes. Le prélèvement de liquide céphalorachidien ou de liquide synoviale est effectué sous anesthésie, de 10 à 20 minutes environ. Le prélèvement d'organes est effectués post mortem.

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins (majoritaires au cours de ce projet) ne constituent pas de risque significatif pour la santé des animaux, d’autant plus car ils sont effectués dans le cadre des lignes directrices internationalement reconnues. Le prélèvement de liquide céphalo rachidien, lorsqu’il est effectué par un personnel qualifié sur un animal en bonne santé ne présente que peu de risques de complications sévères. Les complications les plus susceptibles d’avoir lieu sont celles lié à l’anesthésie (prévenu en utilisant un protocole d’anesthésie mis en place par un vétérinaire), et le risque d’une hernie en cas d’hypertension intracrânienne (risque négligeable lorsque le geste est pratiqué sur des animaux en bonne santé).. Le prélèvement de liquide synoviale peut entrainer un gonflement, une douleur au niveau de l’articulation, ou encore une infection (arthrite). Tous les effets secondaires seront pris en charge par un vétérinaire, disponible 24h/24

Devenir

Les animaux seront soit utilisés dans d'autres projets autorisés par le MERS, soit adoptés lorsque cela est possible (sur avis vétérinaire), soit euthanasiés pour fournir la recherche biomédicales en échantillons biologiques et entretenir une biobanque pour chaque espèce ou lorsque les 2 premières solutions ne peuvent être effectés après avis vétérinaire.

Remplacement

Lorsque cela est possible, le développement et la validation d’appareils ou de méthodes analytiques sont faits en utilisant des substitues au sang. Ces substitues peuvent être des solutions de contrôles chimiques reconstitués (surtout dans le cadre de dosages biochimiques), ou encore des contrôles humains délivrés par le fournisseurs des appareils. Ces échantillons reconstitués permettent de remplacement les échantillons de sang frais prélevés chez l’animal.

Réduction

Dans le cadre des études pré-cliniques, des prélèvements sanguins sont nécessaires avant que ne commencent l’étude, c’est-à-dire avant l’administration du produit testé. Lorsque les volumes de sang prélevés le permettent, le sang (et ses dérivés : plasma, sérum) non utilisé dans le cadre de l’étude est récupéré pour ce projet, réduisant ainsi le nombre d’animaux naïfs nécessaire. De plus, l’utilisation d’échantillons chimiques reconstitués lieu et place de sang frais permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Lors de la procédure terminale pour prélever les organes, les animaux utilisés seront le plus souvent des animaux ré-utiliser d’autres procédures (après validation par un vétérinaire), afin de ne pas sacrifier un animal uniquement pour récupérer ces organes. La procédure peut permettre de former les personnels à des actes techniques simples (ex : prise de sang) lorsque l’animal est anesthésie.

Raffinement

À leur arrivée, les animaux bénéficient d’une période d’adaptation afin de s’habituer à leur nouvel environnement et de limiter le stress. Ils sont ensuite entraînés de manière progressive, à l’aide de méthodes positives, pour faciliter les soins et réduire les contraintes lors des manipulations nécessaires. Les animaux vivent en groupe dans des conditions adaptées à leurs besoins, avec des activités et des aménagements quotidiens destinés à favoriser leur bien‑être. L’isolement n’est utilisé qu’en cas de nécessité (par exemple pour des soins), sous contrôle vétérinaire. Les changements de groupes sont réalisés progressivement afin de réduire le stress et le risque de blessures. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement, avec un suivi vétérinaire régulier et un accès à une assistance vétérinaire 24h/24. Chaque animal fait l’objet d’un examen vétérinaire avant d’être inclus dans le projet. Toutes les interventions sont tracées afin d’assurer un suivi rigoureux. Des équipements adaptés sont utilisés pour limiter les manipulations directes et le stress, notamment chez les primates. Les quantités de substances administrées ou prélevées respectent strictement les recommandations internationales en vigueur, dans le but de garantir la sécurité et le bien‑être des animaux.

Choix des espèces

Les études précliniques de sécurité et d’efficacité sont obligatoires avant tout essai chez l’être humain et répondent à des règles réglementaires strictes. Elles nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces animales différentes afin d’assurer la fiabilité des résultats. Pour certaines études portant sur le système immunitaire, le recours au primate non humain est nécessaire en raison de sa proximité biologique avec l’homme. Ce projet a pour objectif de développer et d’améliorer les outils et méthodes d’analyse utilisés dans ces études précliniques. Les espèces animales choisies correspondent à celles reconnues comme les plus pertinentes pour évaluer la sécurité des candidats médicaments. Les animaux inclus dans ce projet sont les mêmes que ceux utilisés ensuite dans les études, et sont sélectionnés à partir d’un âge garantissant leur maturité et leur bon état de santé.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 150
Autres poissons : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 350
▲ -
Devenir
 -
 350
 -
 -

Tous remis à l'eau après la procédure, 350 poissons dont des loups et des daurades sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu est capturé à l'hameçon ou au filet, anesthésié, puis équipé d'une balise acoustique implantée et d'une marque externe, en moins de dix minutes. La capture et l'implantation exposent les poissons au stress et à des blessures possibles liées à l'engin de pêche. Le suivi, destiné à identifier les zones de reproduction d'espèces exploitées par la pêche, laisse les 350 individus marqués vivre dans leur milieu naturel.

Objectifs

Le loup (Dicentracus labrax) et la daurade royale (Sparus aurata) sont des espèces côtières de premier plan. Elles sont particulièrement exploitées par la pêche professionnelle et récréative. Aujourd'hui, de nombreux aspects de leur cycle de vie ont été elucidés, mais certains restent encore inconnus, notamment ceux liés aux migrations régionales, limitant la mise en place de mesures de gestion de ces ressources. Suite aux résultats de précédents projets sur la dynamique spatiale de ces deux espèces, il a été mis en évidence que les lagunes jouaient un rôle important dans leur phase d’alimentation. Si pour l’instant certaines zones de reproduction ont pu être identifiées pour la daurade, aucune information n’est disponible précisemment pour le loup. Il existe un enjeu important de pouvoir affiner la connaissance des zones de reproduction de ces espèces exploitées, mais aussi d’autres espèces structurantes pour l’écosystème (e.g. saupe, poisson lune). En effet, les gestionnaires ont de vaste aires marines protégées à géréer et ont besoin d’approfondir leurs connaissances sur les zones d’importance pour les espèces exploitées de type « reproduction » en vue d’en garantir le bon état. Par ailleurs, trois espèces de poissons sont de plus en plus signalées par les pêcheurs sur la zone : la daurade coryphène (Coryphaena hippurus), le tassergal (Gasterosteus saltatrix) et le barracuda (Sphyraena viridensis). Dans un contexte de changement climatique, les gestionnaires souhaitent affiner le rôle de leurs aires sous gestion dans le cycle de vie de ces trois espèces. L'objectif du projet est (1) d’identifier des potentielles zones de frayères de loups, (2) affiner l’utilisation de l’espace de la daurade s’alimentant sur le périmètre du parc, (3) de caractériser l’utilisation de l’espace du parc par les saupes (Sarpa salpa) et les poissons lune (Mola mola), et (4) de caractériser les déplacements des trois nouvelles espèces émergentes que sont la daurade coryphène, le tassergal et le barracuda. La méthode employée sera la télémétrie acoustique.

Bénéfices attendus

Grâce à un important réseau d’écoute (hydrophones placés en mer) en place, l’analyse spatiale des déplacements des individus marqués sur la durée de vie de la balises (>2.5 ans) ou jusqu’à la capture éventuelle de l’individu permettra de confirmer les zones et période de reproduction et d'alimentation de ces espèces, leur niveau de fidélités d'une année sur l'autre et la dynamique spatiale qu'il existe entre aires marines protégées. Les résultats seront directement exploités par les gestionnaires d’aires marines protégées partenaires du projet pour adapter leurs mesures de gestion afin d'optimiser la préservation de ces ressources. Il est ainsi prévu de mettre à disposition ces résultats dans le cadre de groupe de travail rassemblant les scientifiques et les représentants des pêcheurs professionnels et de loisir. Des mesures de gestion adaptées pourront être ainsi concertées en local voire étendues aux aires marines adjacentes concernées.

Procédures

L'ensemble des individus seront soumis à une phase de captures par un hameçon, un filet non maillant de type verveux ou une épuisette, puis anesthésié avant une phase d'implantation d'une balise acoustique et d'une marque externe pour son identification ultérieure. L'ensemble de la procédure dure moins de 10 mn avant la remise à l’eau de l’individu dans son milieu naturel.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues lors de la capture sont essentiellement le stress lié à la capture, des blessures éventuelles liées à l’engin de pêche ou à la manipulation entre l’engin et les bacs de confinements. Des mesures de raffinement sont prises pour limiter le stress et le risque de blessure. La nuisance attendue lors du marquage externe est équivalente à la piqûre d’une aiguille. Le marquage intracorporel implique une incision suturée suite à laquelle il n’est pas attendu d’effets indésirables.

Devenir

L’ensemble des individus marqués (soit 350) dans le cadre de ce projet seront replacés dans leur milieu naturel, l’objectif de l’étude étant de caractériser leur cycle de vie dans le milieu marin.

Remplacement

L'intérêt du projet étant d’étudier le comportement spatial de ces 7 espèces dans leur milieu naturel, il n’est pas possible de les remplacer.

Réduction

Il est toujours difficile en écologie spatiale de déterminer le nombre d’individus nécessaires pour capturer la variabilité de l’utilisation de l’espace pour une population. Ce nombre est variable en fonction des objectifs, des caractéristiques écologiques de l’espèce concernées et des modèles utilisés. Sur la base d’études sur l’effet de l’échantillonnage sur la qualité des résultats, le nombre d'individus testés dans les différents lots et procédures est minimal compte tenu de la dispersion de ces espèces, leur nombre en milieu naturel et la nécessité de capturer la majorité de la variabilité du comportement de ces espèces dans cette phase migratoire. Pour le loup (identification des zones de reproduction), 50 individus seront ciblés sur 3 zones géographiques soit un total de 150 individus. Pour la daurade et la saupe (compléter les connaissances sur la migration de cette espèce dans les eaux du parc), 50 individus seront ciblés en complément de ceux déjà marqués et actifs dans le réseau via d’autres projets. Pour la daurade coryphène, le tassergal, le barracuda et le poisson lune, en l’absence actuelle de connaissances sur leur déplacement dans la zone d’étude, il est prévu de cibler uniquement 25 individus de chaque espèce en mer afin d’avoir une première estimation des niveaux de déplacement régional et mieux cibler le nombre nécessaire pour une étude plus globale.

Raffinement

L’ensemble des étapes du projet est mis en œuvre de sorte à limiter les nuisances. La capture est réalisée avec des hameçons, des leurres de forme ou de taille à limiter les blessures et éviter l’ingestion par le poisson, au filet non maillant ou à l’épuisette. La capture sera réalisée par des pêcheurs professionnels ou guides de pêche, garantissant une manipulation minimale et des gestes techniques minimisant le risque de blessure. Des épuisettes en silicone limitent l’abrasion du poisson à sa sortie de l’eau et seront associées à une manipulation minimale des individus. Le marquage est réalisé sous anesthésie générale pour toutes les espèces, un bullage dans le bac de réveil permet une bonne récupération du poisson avant d’être relâché en douceur sans exondation. L'ensemble du protocole de l'endormissement au réveil dure moins de 10 mn.

Choix des espèces

Le loup, la daurade royale, la saupe, le tassergal, le barracuda ou encore la daurade coryphène sont des espèces de premier plan, tant pour leur exploitation, leur valeur commerciale et leur aquaculture, et le poisson lune pour ses aspects emblématiques. Leur cycle de vie reste partiellement connu, limitant la capacité des scientifiques à fournir un appui aux gestionnaires de cette ressource. Le plan de gestion des parcs naturels marins prévoient la mise en place d’une gestion conjointe et durable de leur exploitation ou protection avec la pêche professionnelle et la pêche de loisir. Cette gestion passe par la connaissance des zones fonctionnelles, l’utilisation de l’espace dans le temps et leur protection. En second lieu, cette étude porte sur le barracuda, le tassergal et la daurade coryphène, nouvellement apparus, dont les usagers de la mer signalent au parc marin leur recrudescence. Dans un contexte d’adaptation de la pêche au changement climatique, les gestionnaires souhaitent anticiper les modifications de répartition des espèces dans le milieu marin. Pour le loup, la daurade et la saupe, l'objectifs est d’affiner les connaissances locales de leur(s) zone(s) de reproductions éventuelles. Les individus capturés seront donc des individus matures. Pour la daurade coryphène, le tassergal, le barracuda, et le poisson lune, les marquages seront opportunistes et concerneront aussi bien des individus juvéniles qu’adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1072
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1072
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1072

Irradiées à dose sublétale, injectées de cellules leucémiques, puis traitées par injections quotidiennes ou par un implant sous-cutané, 1072 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines subissent des prélèvements de moelle osseuse dans le fémur, source d'inconfort et de stress, et une perte de poids est observée sous traitement prolongé. L'objectif est de caractériser une leucémie surexprimant un récepteur, pour orienter de futurs traitements plus ciblés. Toutes sont tuées en fin de procédure pour le prélèvement de leurs organes.

Objectifs

La leucémie aiguë promyélocytaire est un cancer des cellules de la moelle osseuse et du sang, déclenché par une anomalie génétique qui conduit à la production d'une protéine anormale hybride entre deux gènes dont celui du récepteur de l’acide rétinoïque. La combinaison de deux agents thérapeutiques, dégrade cette protéine et permet l’éradication définitive de la maladie. De façon notable, la surexpression du gène du récepteur à l’acide rétinoïque est capable d'induire une prolifération des cellules sanguines de souris ex vivo et de leur conférer une plus grande sensibilité à l’un des agents thérapeutiques efficace. Cette surexpression est retrouvée dans 30% des Leucémies Aiguës myéloïdes chez l’Homme. Dans ce projet nous souhaitons caractériser les gènes cibles responsables de l'auto-renouvellement de ces cellules leucémiques afin d’identifier des biomarqueurs cliniquement appropriés et l'élaboration de traitements plus efficaces et plus ciblés. Nous comparerons également l'efficacité d’un agent thérapeutique potentiel à celle d’un traitement de chimiothérapie à large spectre dans nos modèles expérimentaux de leucémies. A terme nous espérons développer de nouvelles thérapies basées sur ces mécanismes.

Bénéfices attendus

Nous espérons pouvoir identifier les mécanismes par lesquels les cellules leucémiques prolifèrent dans ces leucémies. Ainsi, nous pourrons mieux choisir le traitement de façon à ce qu’il soit plus efficace et plus spécifique que la chimiothérapie large spectre, avec moins d’effets secondaires.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection intraveineuse et éventuellement à un ou plusieurs prélèvement(s) de moelle osseuse effectué(s) dans le fémur. Les animaux traités pourront recevoir les différents traitements soit par injections quotidiennes intra-péritonéales (5 maximum), intra-veineuses (3 maximum), ou encore par un implant sous-cutané nécessitant une seule courte chirurgie.

Impact sur les animaux

Lors de la première phase, correspondant à l’établissement du modèle de leucémies chez la souris, celles-ci seront exposées à une irradiation à dose sublétale par rayons X causant une inflammation transitoire dans la moelle osseuse et à une injection intra-veineuse pour l’inoculation des cellules leucémiques. Pour les traitements de courte durée (1 à 3 jours) les effets indésirables attendus sont le stress et l’inconfort liés à une injection intra-péritonéale ou intra-veineuse unique ou répétée quotidiennement pendant cette durée. Pour les traitements plus longs (7 à 21 jours), des effets indésirables liés à l’anesthésie, à une courte chirurgie et à la cicatrisation seront à prévoir suite à l’implantation des capsules du traitement en sous-cutané. Nous avons pu constater dans certains cas une perte de poids chez des souris en cours de traitement prolongé. Un inconfort et stress liés au prélèvement intrafémoral sont à prévoir chez les animaux concernés.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure, et les organes nécessaires aux analyses ultérieures seront prélevés.

Remplacement

L’objectif du projet est de déterminer le mécanisme de transformation leucémique par une protéine surexprimée et les effets de la réponse à un traitement ciblé et à la chimiothérapie chez un individu leucémique. Nous avons au préalable testé ces molécules ex vivo sur des modèles cellulaires proches tels que des lignées de cellules leucémiques immortalisées. Il est donc maintenant nécessaire d’être dans des conditions qui reproduisent au maximum celles retrouvées chez les patients comme le micro-environnement des cellules, les interactions avec les autres types cellulaires, ou encore la métabolisation des médicaments par un organisme entier.

Réduction

Une estimation des effectifs nécessaires pour la constitution des groupes pour mener l’étude a été faite en tenant compte de données antérieures sur une autre leucémie, ainsi que d’un calcul de puissance satistique pour comparer les résultats sur nos animaux traités et non-traités. Chaque groupe sera donc constitué de 12 souris. Nous utiliserons au maximum 1072 souris sur les 5 ans que durera le projet, réparties en un groupe contrôle et 2 groupes tests. Cinq temps d’analyse (entre 24h et 21 jours puis survie post-traitement) seront réalisés pour chacun des 2 modèles de souris développant des leucémies chez chacune des deux souches génétiques utilsées si nous parvenons à obtenir un modèle dans chaque souche et pour chacune des deux formes existantes de la protéine. Un même groupe pourra servir de contrôle à plusieurs temps et types de traitement pour minimiser le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les animaux seront surveillés à l'aide d'une grille d’évaluation, tenant compte notamment de leur apparence et de leur comportement. Elle sera tenue chaque semaine de façon à définir des points limites de douleur/souffrance suffisamment précoces pour déclencher une mesure corrective (séparation en cas d'agressivité inter-individus, accès facilité à la nourriture, désinfection d'une plaie, etc.). Ce suivi clinique sera quotidien lors de la phase de traitement. L'utilisation d'antalgique ou d'analgésique sera envisagée si besoin. Après les prélèvements intra-fémoraux, des croquettes humidifiées facilement accessibles seront mises à disposition des animaux après leur réveil. Si nos résultats de comparaison des deux méthodes d’inoculation du traitement montrent un effet équivalent, nous pourrons opter pour l’injection IP lors de temps courts de traitement pour nos études futures afin d’améliorer le bien-être des animaux. En revanche, l’utilisation des capsules implantées en sous-cutané permet d’éviter des injections IP quotidiennes sources d’inflammation et de stress répété pour les temps longs de traitement.

Choix des espèces

La souris est un petit mammifère suffisamment proche de l’Homme pour les expériences menées dans ce projet. La grande expérience de notre laboratoire sur la protéine Le gène responsable de la leucémie est proche en séquence et en fonction chez l’homme et chez la souris. Les molécules testées sont à administrer par différentes voies, toutes disponibles sur l’espèce animale choisie. De plus, le contrôle de leur bien-être au quotidien est facilité car les signes de souffrance/douleur ont été bien caractérisés chez cette espèce. Les études passées et présentes menées dans ce domaine par la communauté scientifique sont réalisées essentiellement sur ce modèle. La composition de la moelle osseuse change avec l’âge des individus, notamment la quantité de progéniteurs. Ainsi nous utilisons des souris jeunes adultes de 6 à 8 semaines pour nos expérimentations. Nos études précédentes et celles faites dans les autres laboratoires travaillant dans ce domaine sont couramment réalisées à ce stade de développement.