Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Impact des fongicides sur le neurodéveloppement (MODIFICATION)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour savoir si une exposition à des fongicides agricoles pendant la grossesse altère le développement du cerveau des descendants et les organes des mères, des souris gestantes sont gavées une fois par jour pendant 7 semaines. 180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des analyses de leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 72 souris reçoivent à l'âge de 7 semaines une puce sous la peau, sous anesthésie, puis enchaînent des tests d'anxiété, de fonctions sensori-motrices, de coordination, de force et d'interactions sociales, 32 heures d'enregistrement de leur activité circadienne et jusqu'à deux semaines de tests quotidiens d'apprentissage et de mémoire, et certaines subissent une ou deux prises de sang éveillées. Le fongicide n'est pas nommé, la dose n'est pas précisée, et les tests ne sont désignés que par la fonction qu'ils évaluent.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment l’exposition à des fongicides (utilisés dans le milieu agricole) pendant la grossesse pourrait affecter le développement du cerveau des descendants et les différents organes des mères. Pour cela, nous utiliserons des femelles gestantes et leurs descendants et nous étudierons leur comportement, leur motricité et leurs capacités cognitives, tout en analysant les modifications biologiques observées dans les zones du cerveau concernées.
Bénéfices attendus
L'objectif est de comprendre comment l'exposition à ces fongicides peut causer des problèmes de comportement, de motricité et de cognition, dans un modèle murin qui reproduit/mime fidèlement les effets potentiels chez l'Homme. Ces résultats pourraient permettre d'améliorer les tests de sécurité avant que ces fongicides ne soient commercialisés.
Procédures
Des femelles gestantes seront soumises à des gavages pendant 7 semaines (30 secondes par gavage 1 fois par jour). 72 animaux seront soumis à une chirurgie mini-invasive à l’âge de 7 semaines pour l'insertion d’une puce radio-fréquence sous la peau (5 min sous anesthésie gazeuse avec un anti-douleur local). Ces animaux seront également soumis à des tests comportementaux permettant d’évaluer l’anxiété (5 minutes, deux fois par animal), les fonctions sensori-motrices (30 minutes, deux fois par animal), la coordination motrice (deux tests de 5 minutes chacun, deux fois par animal), l’apprentissage et la mémoire (un test de 30 minutes, une fois par animal, ainsi qu’un test de moins d’une heure par jour pendant deux semaines), la force musculaire (5 minutes, une fois par animal), l’activité circadienne (32 heures, une fois par animal) et les interactions sociales (50 minutes, une fois par animal). MODIFICATION 2 : Dans le cadre de cette procédure, un ou deux prélèvements de sang, selon le groupe d’animaux, seront réalisés sur certains animaux au plus tôt à 7 semaines d'âges et jusqu’à 18 semaines. Ce geste dure environ une minute.
Impact sur les animaux
Le gavage par contention peut entrainer un léger stress et une irritation de l'oesophage. La chirurgie mini-invasive entrainera une légère douleur. L'accumulation des tests de comportement pourrait induire un stress léger. MODIFICATION 2 : Le prélèvement sanguin sera réalisé sur un animal vigile, ce qui pourrait induire un stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les tissus pour des analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Le projet vise à évaluer l'impact d'une exposition périnatale à un fongicide sur le développement embryonnaire et neurodéveloppemental. Ceci n'est modélisable que dans un organisme complet à même d'exprimer l'ensemble des fonctions physiologiques de régulations. Il n'existe actuellement pas de méthode alternative pour modéliser les analyses effectuées dans ce projet. Bien que des études aient été réalisées au préalable dans d’autres modèles animaux (poisson zèbre, xénope, ver C. elegans), le modèle murin est idéal pour étudier l’impact d’un fongicide sur le neurodéveloppement chez les mammifères en raison de leur similarité biologique avec l’humain et de leur développement rapide.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été determiné au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que cet effectif de 12 par groupe constitue un bon compromis entre puissance d'analyse et réduction du nombre d'animaux utilisés. Durant cette étude, nous allons générer des données qui seront analysées à l'aide de tests statistiques. Nous avons aussi conçu notre protocole afin d'utiliser une seule cohorte d'animaux qui suivra un ensemble de tests, afin de réduire autant que possible les animaux employés pour répondre à notre problématique scientifique.
Raffinement
Afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement, stabulation en groupe), ce qui permettra de réduire le stress et de limiter au maximum la souffrance animale. Dans le cadre des procédures expérimentales réalisées, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress engendré. Une surveillance quotidienne de l'état des animaux, une pesée quotidienne lors du gavage et hebdomadaire pour les animaux expérimentaux ainsi que la mise en place d'un suivi régulier de l'état général des animaux seront mis en place afin de s'assurer de la bonne santé de ceux-ci. Des points limites adaptés ainsi qu'un arbre décisionnel d'arrêt des souffrances a été mis en place. Lors de la pose de puce radiofréquence nécessaire au suivi des animaux, une anesthésie et une analgésie seront mises en place pour prévenir tout stress et douleur. MODIFICATION : De plus, nous avons ajouté une étude pilote (PE3) dans le but de vérifier que le gavage pendant la gestation et la lactation n'affecte pas la gestation ni la survie des portées, et que l'administration du fongicide permet une gestation normale ainsi qu'une bonne survie des portées. Si nous devions constater un impact important sur cette étude pilote, le projet serait suspendu afin d’adapter la suite des procédures expérimentales (PE1 et PE2). MODIFICATION 2 : Dans la cadre d’un prélèvement de sang, les dispositions suivantes seront prises pour améliorer la récupération : un temps de récupération sur plaque chauffante, une injection de NaCl 0,9% (sérum physiologique) chauffé à la température de 37°C du volume équivalent au volume de sang prélevé sera réalisée.
Choix des espèces
Les souris sont un modèle idéal pour étudier l’impact d’un fongicide sur le neurodéveloppement en raison de leur similarité biologique avec l’humain et de leur développement rapide. Leur homogénéité génétique permet des résultats fiables, et leur utilisation facilite le contrôle des expositions à différentes phases critiques. De plus, elles offrent des réponses physiologiques et comportementales pertinentes pour évaluer la toxicité. Une partie des animaux seront traités lors de la gestation et de la lactation et seront utilisés à 8 semaines. Les souris issues de cette gestation seront analysés à partir de 3 semaines d'âge jusqu'a 18 semaines.
Contribution des neurones activateurs et inhibiteurs du cortex insulaire dans la régulation de l’anxiété chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérées au cerveau sous anesthésie, avec une intervention pouvant atteindre deux heures, 532 souris subissent ensuite jusqu'à sept tests comportementaux, et une partie d'entre elles un stress chronique provoqué par de la corticostérone ajoutée à l'eau de boisson. Toutes relèvent d'un niveau de souffrance modéré et seront tuées à l'issue, le cerveau prélevé. L'objectif déclaré est de préciser le rôle des neurones excitateurs et inhibiteurs du cortex insulaire dans l'anxiété. Le protocole installe donc un état anxieux chez des animaux dont le RNT détaille par ailleurs longuement les conditions d'hébergement.
Objectifs
L’anxiété est une réponse psychologique et physiologique anticipatrice face à une menace potentielle. À un niveau modéré, elle est adaptative : elle augmente la vigilance et facilite l’évitement du danger. Les troubles anxieux apparaissent lorsque cette réponse devient durablement excessive et se maintient en l’absence de menace identifiable. Malgré l’existence de traitements (antidépresseurs, benzodiazépines), une proportion importante de patients présente une efficacité limitée et/ou des effets indésirables qui altèrent le fonctionnement quotidien (somnolence, troubles de l’attention, baisse de la vigilance, confusion…). Cette situation représente un enjeu majeur de santé publique et un fardeau socio-économique considérable. Progresser vers de nouvelles stratégies thérapeutiques nécessite donc de mieux comprendre les mécanismes cérébraux qui sous-tendent l’anxiété. Parmi les régions impliquées, le cortex insulaire (insula) occupe une place centrale. Des méta-analyses d’études d’imagerie fonctionnelle chez des patients souffrant de troubles anxieux rapportent des altérations de l’activité de l’insula par rapport à des témoins sains, suggérant que cette région constitue un nœud important des circuits de l’anxiété. Des travaux précliniques montrent également que les neurones excitateurs de l’insula antérieure augmentent leur activité dans des contextes anxiogènes, et que réduire l’activité de cette région diminue les comportements de type anxieux. En revanche, la contribution des neurones inhibiteurs de l'insula reste beaucoup moins caractérisée, il est donc essentiel de déterminer comment l’équilibre entre transmission excitatrice et inhibitrice, au niveau des neurones et des synapses, façonne les circuits qui soutiennent l’anxiété physiologique et pathologique. Ce projet vise à préciser le rôle relatif des composantes excitatrice et inhibitrice de l’insula antérieure dans les comportements liés à l’anxiété, en répondant à deux questions principales : (1) quel est le profil d’activité des neurones inhibiteurs de l’aIC dans des situations anxiogènes ? (2) une modulation sélective de la transmission excitatrice ou inhibitrice peut-elle réduire les comportements anxieux ?
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont multiples : (i) approfondir la compréhension des mécanismes de transmission neuronale impliqués dans l’anxiété ; (ii) ouvrir la voie à l’identification de stratégies visant à restaurer les altérations observées chez les patients atteints de troubles anxieux ; et (iii) favoriser des avancées méthodologiques et techniques en recherche neurobiologique.
Procédures
A l’âge adulte (semaine 9), tous les animaux subiront une chirurgie cérébrale d’un maximum de 2h suivie d’une période de 4 semaines de récupération. La totalité des animaux seront ensuite soumis à une batterie de tests comportementaux (7 au maximum d’une durée comprise entre 10 et 30 minutes) étalés sur 2 semaines à raison d’un test par jour.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances attendues sont les suivantes : peur ou stress liés aux manipulations et aux tests comportementaux. Les contacts avec l’expérimentateur, les changements d’environnement et l’exposition à des tests standards peuvent provoquer une anxiété passagère. Les protocoles de stress chronique (corticostérone dans l’eau de boisson) peuvent altérer temporairement l’état général, avec notamment une perte de poids, une baisse d’activité, une diminution de la prise alimentaire ou un aspect du pelage moins soigné. Les interventions chirurgicales cérébrales, réalisées sous anesthésie générale, peuvent entraîner un ralentissement transitoire au réveil, ainsi qu’une douleur postopératoire, une inflammation locale, un risque d’infection, une perte de l’implant, des lésions liées au grattage au niveau de la tête et une gêne due au relief de l’implant. Enfin, les outils utilisés pour moduler l’activité des neurones peuvent induire des changements transitoires du comportement, en lien avec les effets attendus de la manipulation expérimentale.
Devenir
A l’issu du projet, les souris seront euthanasiées pour prélèvement du cerveau.
Remplacement
Le projet porte sur une analyse de la connectivité des neurones et de leurs propriétés de codage d’informations au cours de comportements complexes. Par conséquent, cette procédure doit être effectuée chez des animaux vivants. Des méthodes telles que la culture cellulaire ne permettent pas la quantification des connexions neuronales ou de la mesure de l’activité en réponse à une stimulation sensorielle in vivo.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux utilisés, nous adopterons une approche statistique rigoureuse permettant d'obtenir des résultats fiables avec un minimum d'animaux. Le nombre d'animaux nécessaires a été soigneusement calculé pour garantir la robustesse des résultats tout en limitant leur utilisation. Nous utiliserons également des techniques avancées de neurosciences computationnelles pour maximiser les données comportementales extraites de nos souris. Des logiciels utilisant l’intelligence artificielle seront employés pour analyser ces comportements et constituer une base de données détaillée. Ces méthodes permettent de tirer le maximum d'informations de chaque animal tout en minimisant leur nombre.
Raffinement
Pour réduire la souffrance imposée par le protocole et améliorer le bien-être des animaux, les mesures suivantes seront appliquées : Les animaux seront hébergés en cages collectives, regroupés par fratrie pour éviter l’isolement social. Les cages seront enrichies avec du matériel de nidification pour améliorer leur confort. Une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée par le personnel animalier, y compris les week-ends et jours fériés. Avant le début de l’expérience, une surveillance hebdomadaire sera réalisée par l’expérimentateur, qui passera ensuite à une surveillance quotidienne pendant toute la durée de l’expérience. Les observations incluront la vérification de la prise alimentaire, le poids, le comportement, la vivacité et l’état du pelage. Pour prévenir la douleur après chirurgie, un médicament antidouleur sera administré. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale. La température corporelle de l’animal sera contrôlée et maintenue, et un gel sera appliqué sur les yeux pour éviter leur dessèchement. Après la chirurgie, une petite quantité de solution stérile sera administrée pour éviter la déshydratation, et de la nourriture humidifiée sera mise à disposition au sol de la cage. L’état de l’animal et la bonne cicatrisation de l’incision au niveau de la tête seront contrôlés quotidiennement pendant la semaine suivant la chirurgie. En cas de signes d’infection (rougeur, gonflement, écoulements, saignement), la plaie sera nettoyée et désinfectée avec un antiseptique. Le vétérinaire sera informé et décidera si un traitement supplémentaire est nécessaire. Si l’animal présente 3 des signes ci-dessous sur 3 jours consécutifs sans amélioration, il sera euthanasié : infection de la plaie, perte de poids de 15 % ou plus sans reprise, déshydratation, prostration, perte d’interaction avec l’environnement, agressivité accrue, réduction de mobilité. Dans tous les cas, si l’état général de la souris ne s’améliore pas sous 24 h, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de référence pour l’étude des circuits de la peur et des troubles anxieux. Par ailleurs, la région cérébrale étudiée, le cortex insulaire présente chez la souris une organisation et une cyto-architecture comparables à celles observées chez l’humain. Les animaux seront utilisés au stade adulte (9 semaines), afin de travailler sur des neurones et circuits neuronaux des aires cérébrales ciblées matures.
Influence de la voie d’administration sur la consommation d’éthanol chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés pour la pose d'un cathéter permanent d'auto-administration d'alcool, 256 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. La chirurgie de trente à quarante-cinq minutes se fait sous anesthésie, suivie d'un entraînement à consommer de l'alcool et de tests avec divers composés pharmacologiques. Le porteur signale des risques d'infection, de plaies liées au léchage de la zone opérée et de perte des sutures. À la fin, les rats sont tués et leur cerveau prélevé pour mesurer l'activité cérébrale.
Objectifs
La consommation excessive d’alcool est un enjeu majeur de santé publique et une des principales causes évitables de morbidité et de mortalité chez l’humain. Cette consommation est motivée principalement par la recherche d’un état d’intoxication soit dans un but de recherche de plaisir et d’émotions positives, soit dans un but de réduction d’émotions négatives, telles que l’anxiété. Afin d’en comprendre les mécanismes biologiques, la consommation d’alcool a été largement étudiée chez le rat. Toutefois, à ce jour, les effets motivant la consommation d’alcool chez le rat restent encore incertains. Est-elle principalement motivée par le plaisir du goût de l’alcool ou par les effets ressentis après ingestion et absorption de l’alcool dans le sang ? Une bonne connaissance de ces effets est essentielle afin de développer des modèles animaux de consommation d’alcool plus pertinents pour la recherche de traitements efficaces. Ce projet vise donc à étudier et comparer la consommation d’alcool par différentes voies d’administration : orale, intragastrique et intraveineuse. Cette étude permettra de décomposer et mesurer les contributions du goût de l’alcool et des effets ressentis après ingestion et absorption de l’alcool sur sa consommation. Le projet prévoit également de mesurer les modifications de l'activité du cerveau liées à ces différentes contributions.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont essentiellement d’ordre scientifique. Le premier bénéfice sera d’identifier les différents effets motivant la consommation d’alcool chez le rat et leur influence relative. Le second bénéfice sera d’évaluer la sensibilité de ces effets à différents traitements pharmacologiques. Enfin, un autre bénéfice sera d’identifier les changements de l’activité du cerveau liés aux différents effets de l'alcool motivant sa consommation.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de courte durée pour la mise en place d'un cathéter à demeure pour l’auto-administration d’alcool. Ces chirurgies, d’une durée moyenne comprise entre 30 minutes et 45 minutes, seront réalisées sur couverture chauffante, en conditions aseptiques, sous anesthésie chimique et sous analgésie appropriée. Au cours des phases expérimentales, les animaux seront entraînés et testés dans des différentes tâches comportementales. Au cours de la dernière phase de test, ils seront testés avec différents composés pharmacologiques afin d’étudier les mécanismes neuropharmacologiques de leur consommation d’alcool. Enfin, des prélèvements sanguins ponctuels de faible volume seront réalisés afin de mesurer l’alcoolémie. Le nombre de prélèvements par animal sera limité à trois au total : une fois pendant la phase d’apprentissage, une fois pendant la phase des tests comportementaux et une fois pendant la phase de tests pharmacologiques. Dans chaque cas, le prélèvement sera effectué environ 10 minutes après la fin d’une séance d’auto-administration.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des procédures dont le degré de gravité principal est léger et qui ne dépassera pas le degré modéré. Bien que toutes les précautions soient prises afin de prévenir ou de minimiser les nuisances au maximum (habituation, anesthésie, analgésie, conditions aseptiques, suivi post-opératoire), il est possible que certaines nuisances ou effets indésirables puissent survenir au cours du projet. Les nuisances attendues sont principalement liées aux procédures chirurgicales. Celles-ci incluent un risque d’inflammation ou d’infection, l’apparition éventuelle de plaies liées à un toilettage excessif de la zone opérée, ou une perte prématurée des sutures avant cicatrisation complète. Les prélèvements sanguins ponctuels pourront entraîner un inconfort transitoire. Aucune nuisance particulière n’est anticipée lors des test comportementaux de mesure de la consommation d’alcool. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne afin de détecter et de prévenir rapidement tout signe d’inconfort, de stress ou de douleur.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux seront prélevés post-mortem pour effectuer une mesure de l'activité globale du cerveau.
Remplacement
Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation du rat de laboratoire (jeunes adultes, mâles et femelles), élevé en groupe dans un environnement enrichi contenant un tunnel en carton et un os à ronger. Ce recours à l’animal se justifie par l’impossibilité d’étudier, chez l’être humain, de manière contrôlée et éthiquement acceptable, les déterminants comportementaux et neurobiologiques de la consommation d’alcool, en particulier lorsqu’elle implique des manipulations invasives ou répétées. Par ailleurs, il n’existe actuellement pas de modèles in vitro, ex vivo ou in silico permettant de reproduire de façon réaliste les interactions complexes entre comportements de consommation, conséquences pharmacologiques de l’éthanol et organisation cérébrale. Les lignées cellulaires ou autres modèles alternatifs ne permettent pas de rendre compte de ces dimensions intégrées.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été calculé au minimum nécessaire à la réalisation des objectifs scientifiques, en tenant compte des contraintes expérimentales propres au projet et de l’effectif par groupe, par des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Toutes les procédures expérimentales ont été conçues afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance, et le stress des animaux tout au long du projet. Les interventions chirurgicales nécessaires à la mise en place des cathéters seront réalisées sous anesthésie chimique et sous analgésie appropriée, en conditions aseptiques et sur couverture chauffante. La durée des chirurgies sera limitée au strict nécessaire et une surveillance attentive sera assurée tout au long de l’intervention. En fin de chirurgie, les animaux recevront une prise en charge adaptée visant à favoriser la récupération, incluant une réhydratation. Les animaux seront ensuite placés en cage de réveil sous surveillance jusqu’au retour à un état de vigilance normal, avant d’être relogés dans leur cage avec leur congénère. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne tout au long du projet afin de détecter précocement tout signe d’inconfort, de douleur ou d’altération de l’état général (perte de poids, modification du comportement, altération de l’aspect physique). Les interventions visant à réduire ou supprimer l’inconfort seront gradées. En cas d’apparition de signes légers, des mesures de nursing seront mises en place, incluant un accès facilité à la nourriture et à l’eau. Si nécessaire, des traitements analgésiques supplémentaires seront administrés et une réhydratation sous-cutanée pourra être réalisée. Les prélèvements sanguins ponctuels seront effectués par du personnel formé, selon des procédures minimisant l’inconfort et la durée de contention.
Choix des espèces
Le choix du rat de laboratoire constitue un compromis. Cette espèce est suffisamment proche des êtres humains pour servir de modèle animal pertinent des phénomènes d’addiction, par rapport à d’autres espèces moins sensibles éthiquement (par exemple les invertébrés, à l’exception possible des céphalopodes). Les animaux utilisés seront des rats jeunes adultes au début des procédures expérimentales (âge moyen d’environ 2 mois). Cette période du développement correspond à une phase de vulnérabilité particulière vis-à-vis des comportements de consommation d’alcool et est donc pertinente au regard des objectifs du projet.
Mise en place d’un modèle d’étude de pneumonie induite par Tropheryma whipplei
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
92 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour mettre au point un modèle de pneumonie due à la bactérie Tropheryma whipplei. L'infection se fait par aspiration dans la gorge, précédée d'un prélèvement de sang à la lancette sur animal éveillé. Le porteur évoque une atteinte des voies respiratoires et une douleur transitoire après la procédure. Le texte annonce un suivi des animaux infectés sans préciser les critères d'observation ni les signes qui déclencheraient une mise à mort anticipée.
Objectifs
Tropheryma whipplei est une bactérie associée à un large spectre d’affections chez l’Homme, s’étalant d’un portage asymptomatique à des infections chroniques systémiques. Les avancées des techniques de détection et de séquençage à haut débit ont profondément modifié l’épidémiologie de ces infections. Ainsi, un nombre croissant d’études suggère que T. whipplei est un agent de pneumonies aigues. Dans ce contexte, nous souhaiterions explorer de manière exhaustive la pneumonie induite par T. whipplei afin de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de l’infection. Compte tenu des données épidémiologiques, nous devons modéliser la pneumonie d’aspiration et la pneumonie communautaire. Ce projet s’articulera donc autour de l’établissement et de la comparaison de 2 modèles de pneumonie : un modèle de pneumonie d’aspiration par aspiration oro-pharyngée de T. whipplei et un modèle de pneumonie communautaire par inhalation.
Bénéfices attendus
T. whipplei peut provoquer diverses infections qui sont relativement rares dans le monde. Avec le développement de la biologie moléculaire et si la capacité de détecter cette bactérie a augmenté ces dernières années, son importance dans les échantillons des voies respiratoires inférieures reste incertaine. Ainsi, ce projet permettra de mieux comprendre la mise en place des pneumonies à T. whipplei, notamment le contexte de leur apparition (pneumonie aigue communautaire ou pneumonie d’aspiration). Il mettra également en évidence des éléments critiques dans l’établissement et la physiopathologie de l’infection pulmonaire à T. whipplei. Enfin, il permettra de définir également de développer des outils diagnostiques et éventuellement pronostiques de telles infections.
Procédures
Un prélèvement sub mandibulaire sera effectué sur souris vigile avant l'infection à l'aide d'une lancette (Golden Rod 4MM). Quelques gouttes (100 microlitres environ) de sang sera prélevé sans dépasser le rapport volume/ poids réglementaire. D'autres prélèvements seront réalisés sur animaux morts.
Impact sur les animaux
Des altérations de l'épithélium des voies aériennes peuvent être observées, bien que généralement modérées et transitoires suite à l’aspiration oro-pharyngée. Il est possible que les souris présentent une douleur transitoire post-procédure. L’infection par T. whipplei pourrait causer une pneumopathie et éventuellement conduire à une diminution de la compliance pulmonaire.
Devenir
Euthanasie de tous les animaux pour prélèvements de fluides et organes.
Remplacement
Bien que nous menons parallèlement des études in vitro visant à évaluer la capacité de T. whipplei à infecter les cellules épithéliales, Il est nécessaire de tester nos observations dans un modèle de souris afin de se rapprocher des conditions physiopathologiques de la pneumonie induite par T. whipplei et d’en comprendre les mécanismes sous-jacents.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit grâce à la mutualisation des techniques et analyses sur un même animal. De plus, du fait de notre expérience (effets modérés de l’infection à T. whipplei), nous avons déterminé que 10 animaux/groupe sont nécessaires à notre étude pour observer une différence statistique significative entre les groupes. D’autre part, pour la procédure 1, nous avons proposé une étude pilote sur 12 souris qui permettra de tester les paramètres utilisés et de les ajuster si besoin.
Raffinement
La mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel ainsi que le suivi quotidien de l’état de santé des animaux permettront le raffinement de ce projet. Ainsi, les animaux seront hébergés en respectant le nombre maximum d’individus par cage (5 souris par petite cage ou 10 par grande), dans des cages équipées d'igloo et matériel à ronger afin d’offrir un environnement enrichi et approprié. Tout au long de l’étude, les animaux seront surveillés quotidiennement, ce qui nous permettra d’intervenir immédiatement dès le moindre signe de souffrance en envisageant l’utilisation d’antalgiques. Dès lors qu’un animal aura atteint le score entre 9 et 12 la souris sera euthanasiée dans le but de réduire toute douleur, souffrance et angoisse. Suivant notre grille de score, pour un score entre 5 et 8, un suivi et un analgésique pourra être administré. Au besoin, les souris recevront des croquettes à leur portée ou de la nourriture et de l’eau gélifiée ad libitum.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal de choix pour l’étude du système immunitaire, et les infections respiratoires chez la souris peuvent reproduire de façon fiable l’inflammation pulmonaire, la réponse immunitaire, la production de cytokines et l’évolution clinique observées chez l’homme. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 8 semaines seront utilisées.
Thérapie génique pour la gestion de la spasticité après lésion médullaire sur le modèle rongeur adulte
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Sectionnées au niveau de la moelle épinière par une chirurgie de trente minutes, 130 souris vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une à quatre semaines plus tard, elles reçoivent une injection de vecteur viral dans les pattes, puis des injections quotidiennes pendant quatre jours et des séances d'enregistrement de l'activité musculaire. Le porteur décrit des troubles urinaires nécessitant une vidange manuelle de la vessie pendant environ trois semaines, une douleur possible, une perte de poids et un risque d'automutilation. L'objectif est de tester une thérapie génique contre la spasticité qui suit ce type de lésion.
Objectifs
L'objectif principal de cette étude est de trouver un traitement efficace pour réduire la spasticité. La spasticité est un trouble moteur qui survient après lésion de la moelle épinière. La spasticité se manifeste par des muscles rigides et difficiles à étirer, parfois accompagnés de spasmes et d’une réaction exagérée à des sensations normalement anodines (comme un simple toucher). Ce phénomène est dû à un déséquilibre entre les signaux nerveux qui activent ou qui freinent l'activité des cellules nerveuses dans la moelle épinière. Des recherches récentes ont montré qu’un certain type de canaux présents à la surface des neurones moteurs, appelés canaux potassiques KCNQ étaient impliqués dans ce phénomène. Ils sont ainsi à la base d'une thérapie génique qui sera mise en place dans ce projet. Ils feront l'objet d'une étude fonctionnelle et structurelle approfondie dans l’espoir de réduire l’hyperactivité des neurones moteurs et donc la spasticité.
Bénéfices attendus
En utilisant un outil génétique pour agir sur un canal potassique spécifique chez la souris adulte, nous pourrons obtenir des informations solides qui pourraient ensuite être appliquées à la recherche clinique. L’étude permettra d’identifier la dose optimale et le meilleur moment pour administrer le vecteur AAV qui est un virus inactivé servant de véhicule pour transporter vers la cellule nerveuse le matériel génétique nécessaire à la fabrication de canaux potassiques afin de réduire la spasticité et améliorer les mouvements. Actuellement, les traitements disponibles sont limités, peu efficaces et provoquent souvent des effets secondaires. Ce projet pourrait donc offrir de nouvelles solutions thérapeutiques plus ciblées et durables pour les patients souffrant de spasticité. Enfin, les résultats bénéficieront à toute la communauté scientifique travaillant sur ce trouble.
Procédures
Une lésion de la moelle épinière est réalisée à l’âge adulte (durée de la chirurgie 30 min). Une dose unique de vecteur viral est injectée dans les 2 pattes postérieures de l'animal à 1 ou 4 semaines après la chirurgie. 2 prélèvements sanguins sont effectués, le premier sur animal vigile après la chirurgie en début de procédure , l'autre en phase terminale sous anesthésie. Les animaux reçoivent dans l'abdomen, une injection par jour pendant 4 jours consécutifs d'un agent activateur des canaux potassiques (3 doses différentes et 1 dose de solution saline comme contrôle) par session expérimentale. Les animaux effectuent 2 à 4 séries de 4 sessions d'enregistrements électromyographiques (EMG) qui permettent l'examen de l'activité électrique des muscles et des nerfs d'une durée de 2x20 min, ou ont deux séries de 4 sessions d'enregistrements de l'activité locomotrice dans une enceinte d'une durée de 10 min, plus un enregistrement vidéo de 2 min en vue latérale pour une analyse du mouvement de la cheville. l'étude se déroule sur 8 à18 semaines maximum.
Impact sur les animaux
Afin d'induire une hyperexcitabilité spinale et des symptômes de spasticité, nous procédons à une transection complète de la moelle épinière chez les souris. Ces symptômes apparaissent après plusieurs semaines. Les souris montrent des troubles de la vessie persistants, nécessitant une vidange manuelle jusqu’à la restauration complète de la fonction urinaire (généralement trois semaines après la lésion). Une autre conséquence de la chirurgie peut être l’émergence de la douleur. Suite à l’intervention, une perte de poids (10 à 15%) peut être observée. Des risques d'infections urinaires sont à prévoir ainsi qu'un risque de mutilation. L'isolement des animaux opérés qui est nécessaire le temps de la cicatrisation du site d'incision, peut induire du stress. Les manipulations et les changements de lieux, des animaux pour les enregistrements électromyographiques et vidéos peuvent également engendrer du stress. Les injections répétées dans l'abdomen peuvent induire localement une irritation cutanée.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront utilisés pour prélèvement tissulaire.
Remplacement
Les données préliminaires de ce projet ont été obtenues précédemment à partir de tests sur des lignées cellulaires et d'une étude ultérieure dans laquelle le choix de la construction du vecteur viral a été validé , ce qui a conduit à proposer ce projet avec un nombre restreint d'animaux. Néanmoins, l'expérimentation sur l'animal lésé demeure essentielle, en effet, le modèle de spasticité chez le rongeur possède les principales caractéristiques de la spasticité chez l'homme. Comme la compréhension de ces mécanismes ne peut être obtenue par une exploration fonctionnelle directe chez l'humain, le modèle rongeur, reste pour le moment, indispensable.
Réduction
Le projet prévoit un maximum de 130 animaux. Tous les animaux serviront également pour les analyses histologiques. Les effectifs sont calculés au strict nécessaire en tenant compte des contraintes expérimentales. Les données seront analysées avec des méthodes statistiques adaptées aux mesures répétées.
Raffinement
Les animaux reçoivent un traitement antidouleur pendant au moins 24 heures après la chirurgie. Comme la lésion peut entraîner des troubles urinaires temporaires, la vidange de la vessie est faite manuellement deux fois par jour jusqu’à récupération. La température et l’hydratation sont régulièrement vérifiées, et la douleur est évaluée avec une grille spécifique qui prend en compte l’apparence, le poids, le comportement, pour un suivi objectif afin de proposer un traitement antalgique adapté, avec avis favorable du vétérinaire ou du responsable du bien-être animal. Quelques jours après l’intervention, les souris sont logées par deux ou trois, dans des cages enrichies (tunnels, abris, éléments en bois), avec un accès illimité à l’eau et à la nourriture. Elles sont également habituées progressivement aux manipulations liées aux tests.
Choix des espèces
Le choix du modèle rongeur pour l’étude de la spasticité repose sur une validation scientifique robuste. Il reproduit fidèlement les principales caractéristiques physiopathologiques observées chez l’humain, constituant un outil clé pour l’identification d'un nouvel outil thérapeutique. Comme l’exploration fonctionnelle directe chez l’humain n’est pas possible, une partie des recherches a été réalisée sur des cellules en culture, mais l’expérimentation sur l’animal lésé reste indispensable. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte permettant une évaluation de la transposition thérapeutique à des stades matures.
Impact de NLRP3 sur la fibrose pulmonaire chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Pour une étude pilote sur la fibrose pulmonaire, 32 souris transgéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un inducteur de fibrose par aspiration dans la gorge, sous anesthésie brève, puis peuvent perdre du poids dans la semaine qui suit. Leur mise à mort permet de quantifier la fibrose sur les poumons prélevés. Le porteur présente ce travail comme préliminaire, destiné à décider s'il est utile de poursuivre sur davantage d'animaux.
Objectifs
La fibrose pulmonaire est une maladie grave des poumons. Dans ce contexte, certaines cellules du système immunitaire jouent un rôle important avec un déséquilibre entre les cellules. Parmi ces cellules, les lymphocytes T CD4 peuvent avoir des effets opposés. Nos travaux récents, ont montré NLRP3 pourrait être impliqué dans le contrôle de cet équilibre. Pour mieux comprendre si NLRP3 peut modifier cet équilibre, nous proposons de réaliser une première étude pilote dans des souris transgéniques en provoquant une fibrose pulmonaire expérimentale. Nous étudierons si cette absence de NLRP3 aggrave ou modifie les lésions pulmonaires. Cette étude préliminaire permettra de savoir s’il est utile de poursuivre ce travail dans un projet de recherche plus large.
Bénéfices attendus
Cette étude est une première étape pour mieux comprendre une maladie appelée fibrose pulmonaire, qui abîme les poumons et rend la respiration difficile. Le but de cette étude est de voir si une protéine joue un rôle important dans la maladie. C’est une étude exploratoire, c’est-à-dire une étude de départ, qui sert à savoir si cela vaut la peine d’aller plus loin. Cette recherche aidera à mieux comprendre comment fonctionne le système immunitaire dans la fibrose pulmonaire. Ces informations sont importantes pour décider si ce travail doit être poursuivi avec des études plus grandes, ou arrêté s’il n’apporte pas de résultats utiles. À plus long terme, mieux comprendre ces mécanismes pourrait aider les chercheurs à développer de nouveaux traitements pour les personnes atteintes de fibrose pulmonaire.
Procédures
Les souris recevront une administration d’un inducteur de fibrose par aspiration oropharyngée. Cette intervention sous anesthésie générale dure 30 secondes maximum.
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental décrit dans ce projet est couramment utilisé en recherche dans le domaine de la fibrose pulmonaire. Entre 2 et 7 jours après l’induction du modèle, les souris peuvent perdre du poids. Lors des réveils de l’anesthésie, les animaux connaissent quelques minutes de désorientation, rapidement résolues par la reconnaissance de leur environnement.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue de la procédure afin de mesurer et quantifier la fibrose pulmonaire par des méthodes ex vivo classiques (histologie, dosage de protéines) et analyses des populations immunitaires par cytométrie en flux
Remplacement
Les poumons sont des organes très complexes, composés de plus de 40 types de cellules différentes. La fibrose pulmonaire est une maladie qui fait intervenir plusieurs mécanismes dans les poumons, comme l’inflammation et la transformation des tissus. Ainsi, pour bien comprendre cette maladie, il est nécessaire d’étudier l’organe entier, car aucun test en laboratoire sur des cellules seules ne peut remplacer l’étude chez un animal.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, cette étude est d’abord une étude pilote, c’est-à-dire une petite étude exploratoire. Elle permettra de vérifier si la protéine qui nous intéresse a un effet sur l’évolution de la fibrose et sur l’équilibre entre les cellules. En menant d’abord cette étude préliminaire, nous pourrons décider s’il est utile de faire une étude plus grande, ce qui évite d’utiliser un grand nombre d’animaux sans raison scientifique. De plus, notre équipe possède déjà beaucoup de données obtenues sur des cellules in vitro en laboratoire. En combinant ces informations avec l’étude pilote, nous utilisons le minimum d’animaux nécessaire tout en obtenant des résultats fiables.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans un environnement confortable, avec lumière, température et bruit contrôlés, dans des cages adaptées pouvant accueillir jusqu’à 10 animaux. Elles disposeront d’éléments pour jouer et se cacher, comme des tunnels en plastique et des papiers, afin de réduire le stress et l’ennui. Elles auront aussi de la nourriture spéciale à volonté, comme des aliments gélifiés ou des morceaux de pommes, pour éviter la perte de poids. Le suivi sera quotidien, assuré par du personnel qualifié, afin de détecter rapidement tout signe de malaise. Une attention particulière sera portée pour s’assurer qu’elles reprennent une activité normale après l’anesthésie.
Choix des espèces
Nous allons utiliser des souris pour cette étude car elles sont le meilleur modèle connu pour étudier la fibrose pulmonaire. Beaucoup de recherches ont déjà utilisé des souris pour cette maladie, ce qui permet de comparer facilement nos résultats avec ceux d’autres équipes dans le monde. Les souris ont aussi l’avantage d’être les seules espèces où il est possible de créer des animaux transgéniques. Les souris permettent également de réaliser plusieurs types d’injections et de prélèvements, un peu comme ce qui se fait chez l’homme en recherche clinique. Pour cette étude, nous utiliserons des souris âgées de 8 à 14 semaines et pesant au moins 21 grammes. À cet âge, elles sont considérées comme adultes, avec des poumons et un système immunitaire bien développés. D’après notre expérience, la fibrose, est plus toxique chez les souris petites. Pour limiter ce risque, nous choisissons des souris suffisamment grandes et robustes : des mâles pesant plus de 21 grammes, afin de réduire les signes de malaise.
Étude du rôle de la lamine A dans le vieillissement des cellules immunitaires[V
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Des injections de toxine botulique dans l'oreille, de la vitamine D et un traceur fluorescent sur la peau: 5424 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le protocole prévoit cinq jours d'injections quotidiennes par lot, puis des traitements locaux répétés pour suivre le vieillissement des cellules immunitaires. Le porteur qualifie les effets cutanés, rougeurs, épaississement et démangeaisons, de mineurs et temporaires. L'effectif de plus de cinq mille animaux tranche avec une étude présentée comme portant sur des atteintes bénignes.
Objectifs
Le noyau des cellules joue un rôle clé : il protège le génome, c’est-à-dire l’ensemble du matériel génétique, et assure la stabilité de la cellule. Des protéines maintiennent la structure du noyau et protègent ainsi l’ADN. Avec l’âge, cette fonction de protection semble s’affaiblir, mais ses conséquences sur le vieillissement et sur l’immunité restent encore mal comprises. Dans une maladie génétique rare appelée progéria, une mutation bien identifiée produit une protéine défectueuse, qui déforme le noyau, provoque des dommages à l’ADN et entraîne un vieillissement accéléré des cellules. Cette maladie reproduit de façon exacerbée certains mécanismes naturels du vieillissement normal. L’étude de cette mutation permet ainsi d’explorer le rôle du gène sain — c’est-à-dire non muté — dans le vieillissement physiologique. Notre projet vise à comprendre comment les altérations du noyau influencent le vieillissement des cellules de Langerhans, des cellules immunitaires de la peau qui agissent comme des sentinelles. Elles détectent les microbes et préviennent le reste du système immunitaire. Avec l’âge, leur nombre et leur efficacité diminuent, ce qui contribue à la fragilité accrue de la peau et à la baisse des défenses contre les infections. Ce projet contribuera à mieux comprendre les mécanismes fondamentaux du vieillissement et à identifier de nouvelles stratégies pour préserver la santé immunitaire de la peau. À long terme, ces découvertes pourraient également éclairer la compréhension de la progéria et inspirer de nouvelles pistes pour un vieillissement en meilleure santé.
Bénéfices attendus
Ce projet cherche à comprendre comment le vieillissement altère le fonctionnement du système immunitaire et, plus largement, la santé des cellules au cours du temps. Le noyau protège le matériel génétique et contribue à la stabilité de l’ensemble de l’organisme. Avec l’âge, ce rôle protecteur semble s’affaiblir. Une forme anormale de protéine nucléaire, appelée progérine, est produite en excès dans la progéria, une maladie génétique rare où les enfants présentent un vieillissement très rapide, qui amplifie les mécanismes du vieillissement normal. Le projet vise à mieux comprendre comment des défauts du noyau fragilisent les cellules immunitaires et contribuent à l’affaiblissement progressif des défenses de l’organisme. Pour cela, des souris génétiquement modifiées sont utilisées. Certaines produisent de la progérine et présentent un vieillissement accéléré ; d’autres sont dépourvues de certains types de cellules immunitaires. Nous observerons comment les cellules du système immunitaire se répartissent dans le corps, en particulier dans la moelle osseuse, et comment elles réagissent à la présence de progérine. Ces expériences détermineront si certaines cellules aggravent ou limitent les effets du vieillissement pathologique. Dans un second volet, le projet s’intéresse plus spécifiquement à un type de cellules immunitaires, les cellules de Langerhans, qui sont les sentinelles de la peau. Avec l’âge, leur nombre et leur efficacité diminuent, ce qui contribue à rendre la peau plus vulnérable aux infections et à ralentir la cicatrisation. En utilisant des modèles de souris dans lesquels le noyau de ces cellules est altéré, le projet cherche à comprendre comment ces modifications affectent leur survie et leur fonctionnement. En combinant l’étude de la progérine et celle des cellules de Langerhans, ce projet fait le lien entre des mécanismes de vieillissement accéléré et le vieillissement naturel du système immunitaire. À long terme, ces recherches pourraient aider à trouver de nouvelles façons de renforcer les défenses immunitaires, de réduire certaines inflammations chroniques et d’améliorer la santé des personnes âgées, tout en apportant des pistes pour une meilleure prise en charge des enfants atteints de progéria.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, les souris vigiles recevront un traitement, à raison d’une injection par jour pendant 5 jours (durée du geste < 3 min par jour). Dans un second lot d’animaux, les souris vigiles recevront un traitement, à raison d’une injection par jour pendant 5 jours (durée du geste < 3 min par jour). Une semaine après, les souris anesthésiées (environ 5 min) recevront une injection locale de botox dans l'oreille (durée < 2 min). Dans un troisième lot d’animaux, les souris vigiles recevront un traitement, à raison d’une injection par jour pendant 5 jours (durée du geste < 3 min par jour). Une semaine après, les souris seront anesthésiées (environ 5 min) pour recevoir un traitement par application cutanée tous les deux jours pendant 14 jours (1 min/jour). Dans un quatrième lot d’animaux, une peinture cutanée sera appliquée aux souris anesthésiées (environ 5 min), 1 fois au cours de l'expérience, (durée < 1 min).
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet, certaines souris recevront des traitements localisés sur la peau, comprenant de la toxine botulique, de la vitamine D et un traceur fluorescent qui permet de suivre les cellules immunitaires. Ces produits sont appliqués à faibles doses et de manière contrôlée. Les effets pouvant être observés sont mineurs et temporaires. La toxine botulique peut provoquer une légère sensibilité ou une petite baisse de mobilité au niveau de la zone traitée, qui disparaît en moins d’une semaine. L’application de vitamine D ou du traceur fluorescent peut entraîner une irritation modérée de la peau – un léger épaississement, une rougeur ou des démangeaisons – mais ces signes restent réversibles une fois le traitement arrêté. Dans certains cas, les animaux peuvent montrer un peu d’inactivité ou une courte perte de poids, selon leur sensibilité individuelle. Les souris progéria utilisées dans ce projet porteront uniquement une copie de la mutation, ce qui retarde l’apparition des signes de Progéria et en réduit la sévérité. Dans ce contexte, le phénotype de vieillissement accéléré ne se manifeste généralement qu’à partir de 8 à 9 mois, et non en début de vie. Les nuisances attendues sont principalement liées à ce vieillissement prématuré tardif : amaigrissement progressif, diminution de l’activité, altération de la qualité du pelage et éventuellement troubles locomoteurs modérés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Dans le domaine de la recherche sur le système immunitaire, il existe aujourd’hui plusieurs méthodes alternatives à l’expérimentation animale, comme les cultures de cellules, les mini-organes cultivés en laboratoire (organoïdes) ou les simulations informatiques. Cependant, ces approches ne permettent pas encore d’étudier correctement les cellules de Langerhans, car ces cellules dépendent étroitement de leur environnement naturel dans la peau et ne peuvent pas être reproduites fidèlement en culture. Pour comprendre comment elles fonctionnent dans un organisme vivant et comment elles interagissent avec les autres cellules du système immunitaire, l’étude sur l’animal reste donc indispensable. Seule l’observation in vivo, c’est-à-dire dans un organisme complet, permet d’appréhender la complexité du système immunitaire et d’obtenir des résultats fiables et pertinents pour la santé humaine.
Réduction
Pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, le projet a été conçu avec une planification rigoureuse et progressive. Des tests préliminaires sur de petits groupes permettront d’ajuster les conditions expérimentales, afin d’obtenir des résultats fiables sans multiplier inutilement les animaux. Des outils de simulation informatique aideront aussi à prévoir certains effets et à mieux cibler les expériences à réaliser. Par ailleurs, la sélection équilibrée des animaux selon leur sexe et leurs caractéristiques génétiques permettra d’obtenir des groupes comparables et statistiquement représentatifs, tout en réduisant les effectifs nécessaires. Les analyses reposeront sur des techniques modernes d’imagerie et de mesure très précises, qui nécessitent peu de matériel biologique. Cela permet de recueillir de nombreuses informations à partir d’un même échantillon et d’éviter de répéter inutilement les expériences. De plus, certaines conditions expérimentales peuvent être testées sur le même animal, ce qui réduit encore les besoins. Enfin, les protocoles suivront des méthodes déjà bien établies dans la littérature scientifique. Le nombre d’animaux sera défini à partir des données connues et ajusté en fonction des résultats des premiers essais.
Raffinement
Tout au long de ce projet, des mesures concrètes seront mises en place pour garantir le bien-être des animaux et limiter au maximum toute gêne ou souffrance. L’état de santé de chaque animal sera suivi attentivement grâce à une grille d’observation permettant de repérer rapidement tout signe de douleur ou de stress et d’intervenir sans délai si nécessaire. Lors des interventions, les animaux seront anesthésiés et installés sur un tapis chauffant pour maintenir leur température corporelle stable. Les procédures seront adaptées et réalisées avec le plus grand soin : utilisation d’anesthésiques quand cela est utile, manipulation douce, habituation progressive pour réduire le stress. Les souris progéria seront suivies régulièrement (poids, aspect général, comportement) afin d’identifier précocement l’apparition des signes de vieillissement, et ne seront incluses dans les expériences qu’à un stade où les analyses sont informatives sans que l’état général soit trop altéré. Les manipulations seront limitées au strict nécessaire. Des critères d’arrêt clairs seront définis afin de mettre fin à l’expérience pour un animal dès que son bien‑être est compromis, en privilégiant toujours la méthode d’euthanasie la plus rapide et la moins douloureuse reconnue par les recommandations en vigueur. Les personnels formés appliqueront les pratiques les plus respectueuses et surveilleront en permanence le confort des animaux. L’objectif est de concilier exigence scientifique et respect absolu du bien-être animal, conformément au principe de raffinement des expérimentations.
Choix des espèces
La souris de laboratoire est l’animal le plus utilisé pour étudier le fonctionnement du système immunitaire. Chez elle, il est possible d’observer en détail comment les cellules réagissent face à une infection ou à une stimulation. Sa particularité est qu’on peut modifier certains de ses gènes pour comprendre précisément le rôle qu’ils jouent dans la défense de l’organisme. Grâce à ces atouts, la souris est devenue un modèle de référence pour la recherche sur l’immunité, et il n’existe aujourd’hui aucune alternative qui permette d’obtenir des résultats aussi complets. Les souris progeria offrent un levier translationnel puissant pour comprendre et traiter le vieillissement pathologique. Elles développent ainsi, en quelques mois, des signes rappelant ceux des patients : retard de croissance, fragilité des os, problèmes cardiovasculaires. Cela permet aux chercheurs d’observer de près comment la maladie évolue dans l’organisme et de tester de nouveaux traitements dans des conditions contrôlées, avant d’envisager des essais chez l’être humain. Les expériences seront réalisées chez la souris à des étapes bien précises de la vie, afin de garantir un système immunitaire pleinement fonctionnel. Chez les souris dites « jeunes adultes » (environ deux à trois mois), la peau est mature et fonctionne de manière stable. Cela permet d’étudier le comportement des cellules de Langerhans dans un tissu déjà formé. Les modèles génétiques permettent de reproduire des effets du vieillissement uniquement dans le système immunitaire, alors que le reste de l’organisme reste jeune, ce qui aide à mieux identifier les causes du vieillissement immunitaire. Pour le modèle progéria, les animaux seront étudiés lorsque leur système immunitaire est mature, mais avant que la maladie ne provoque des atteintes trop sévères. Les premières manifestations de vieillissement apparaissant à l’âge adulte, les souris seront suivies à partir de 6–7 mois, puis incluses dans les expériences lorsque ces signes sont visibles sans que l’organisme ne soit trop affaibli.
Etude de normalité chez la souris génétiquement modifiée pour un gène d’interêt
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
900 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune subit un prélèvement de sang et une échocardiographie de vingt minutes sous anesthésie gazeuse, avant que ses organes ne soient prélevés. L'objet déclaré est de vérifier que ces nouvelles lignées se développent et vivent normalement. Neuf cents individus sont ainsi tués pour contrôler la normalité de lignées d'élevage, sans que l'effectif retenu soit justifié dans le texte.
Objectifs
Ce projet vise à mieux caractériser de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées afin de vérifier qu’elles se développent et vivent normalement. Il permet également de repérer d’éventuels effets inattendus liés à la modification génétique, susceptibles de fausser les résultats de recherches futures.
Bénéfices attendus
La réalisation d’un protocole de normalité lors de la création d’une nouvelle lignée de souris présente plusieurs intérêts majeurs, à la fois scientifiques et éthiques. Il permet de comprendre le phénotype de base et d’assurer la validité scientifique des études qui suivront, tout en réduisant le nombre d’animaux nécessaires pour les recherches futures. Ce protocole permettra également de mettre en place des points de surveillance clairs pour les études ultérieures.
Procédures
Dans le cadre de cette procédure, un prélèvement de sang sera réalisé sur l'ensemble des animaux. Ce geste dure moins d'une minute. Une échocardiographie sera réalisée par animal, sous anesthésie gazeuse, chacune durant environ 20 minute.
Impact sur les animaux
L’animal va ressentir un stress lors de la contention et une douleur légère lors de l’insertion de l’aiguille pour la prise de sang. L'animal aura une anesthésie gazeuse pouvant induire une hypothermie.
Devenir
En fin de protocole, tous les animaux sont mis à mort afin de procéder à la collecte des organes afin de les analyser.
Remplacement
Le but de ce projet est de réaliser des études de normalité sur de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées afin d’identifier potentiellement des effets inattendus de la modification génique qui pourraient biaiser toutes les études ultérieures. Ces études ne sont modélisables que dans un organisme complet, capable d’exprimer l’ensemble des fonctions physiologiques de régulation. Il n’existe actuellement pas de méthode alternative pour reproduire les analyses prévues dans ce projet. Par ailleurs, seule une approche sur un mammifère permet une première collecte de données concernant les mécanismes physiologiques complexes impliqués dans la création de nouvelles lignées de souris. Ces études de normalité fourniront de nombreuses données pouvant ensuite être utilisées dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été déterminé au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi réalisé des analyses permettant d’évaluer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que cet effectif de 9 animaux par groupe constitue un bon compromis entre puissance d’analyse et réduction du nombre d’animaux utilisés. Durant cette étude, nous générerons des données qui seront analysées à l’aide de tests statistiques. Nous avons également conçu notre protocole de manière à utiliser une seule cohorte d’animaux, qui suivra un ensemble de tests, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux nécessaires pour répondre à notre problématique scientifique.
Raffinement
Dans le cadre des procédures expérimentales, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress des animaux. Un suivi régulier de leur état général sera mis en place pour garantir leur bonne santé et nous permettra d’évaluer l’atteinte de points limites, pouvant entraîner, à terme, l’euthanasie de l’animal afin d’éviter toute souffrance. Les animaux seront maintenus en groupes dans des conditions d’animalerie optimales, avec un accès illimité à la nourriture, à l’eau et à un environnement enrichi (nids en quantité suffisante, bâtons et balles à ronger). En cas de douleur, un antalgique pourra être administré conformément aux recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés et observés chaque semaine, en plus du suivi quotidien habituel. Lors du prélèvement sanguin, le volume prélevé sera compensé par l’injection de sérum physiologique.
Choix des espèces
La souris est un animal dont la modification génétique est aisée, et nous disposons de modèles d’intérêt porteurs de modifications génétiques sur les gènes étudiés. Par ailleurs, ce mammifère permet une première approche informative des mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données pouvant ensuite être utilisées dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les animaux débuteront leur protocole en tant que jeunes adultes, à partir de 6 semaines. À ce stade, les différents systèmes de l’organisme sont matures.
Etude pour comprendre le rôle d’une protéine nucléaire dans la carcinogénèse dans le cancer mammaire, le mélanome et le cancer colorectal, et son évaluation comme cible thérapeutique potentielle.
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
2481 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune pouvant recevoir une injection d'agent mutagène, une greffe de cellules cancéreuses dans la rate ou la paroi digestive, jusqu'à cinq prélèvements de sang sur quarante-deux jours et un produit qui provoque une inflammation du côlon. Les procédures sont classées au niveau de souffrance modéré. Le porteur signale des diarrhées, une perte de poids d'environ 10 % et des tumeurs pouvant devenir irritantes. L'ensemble vise à décrire le rôle d'une protéine nucléaire dans plusieurs cancers, sans qu'aucun bénéfice thérapeutique ne soit à ce stade autre chose qu'une preuve de concept.
Objectifs
Malgré des avancées dans la prise en charge des patients, les cancers restent la première cause de mortalité prématurée. Ce projet a pour but de décrypter les rôles dans les cancers d’une protéine et à apporter une preuve de concept pour son ciblage thérapeutique. Les cellules cancéreuses doivent s’adapter pour survivre dans un environnement en dehors de leur tissu d’origine. Interférer avec leur capacité d’adaptation, présente une opportunité thérapeutique potentielle. Ceci repose sur la compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents. Nos travaux récents suggèrent que notre protéine d’intérêt en est un élément clé. Nos études précédentes ont démontré qu’elle facilite plusieurs étapes de la carcinogénèse, et pourrait représenter une nouvelle classe de cible thérapeutique. Il est nécessaire de mieux comprendre ses fonctions normales et son rôle dans des cancers différents, et tester les effets de son élimination. Notre projet, qui sera réalisé chez la souris, comporte 4 volets. Nous allons : 1) Déterminer si l’élimination du gène chez la souris interfère avec (a) l’équilibre du système immunitaire, comme suggéré dans la littérature scientifique; (b) le vieillissement (un facteur de risque dans les cancers); (c) la tumorigénèse intestinale, induite de différentes façons. 2) Déterminer si l’ablation du gène directement dans les cellules cancéreuses affecte la tumorigénèse et les réponses aux traitements (chimiothérapie ou immunothérapie) dans trois modèles de cancers différents: mélanome, cancers du sein et colorectal. 3) Identifier des protéines partenaires qui affectent aussi la tumorigénèse. 4) Apporter une preuve de concept thérapeutique via une molécule qui permet d’induire la destruction d’une protéine génétiquement modifiée. A terme, ce projet pourrait permettre de développer des nouvelles stratégies thérapeutiques contre les cancers.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre comment les cellules cancéreuses s’adaptent à leur environnement, aux réponses immunitaires anti-tumorales et aux traitements, et pourrait à terme permettre le développement de nouvelles thérapies.
Procédures
Les interventions sur animaux vigiles prévues sont : 1) des injections . Celles-ci seront uniques, pour injecter un agent mutagène afin d’initier la tumorigénèse, un médicament qui agit sur des cellules cancéreuses, ou un agent qui induit la perte transitoire des cellules immunitaires. Elles durent environ 5 secondes. 2) des piqûres pour prélèvement sanguins. Celles-ci seront effectuées un total de 5 fois sur 42 jours, espacés d’au moins une semaine. Elles durent environ 1 seconde. Les procédures chirurgicales prévues sont uniques, et se font sous anesthésie général. Elles consistent en la greffe des cellules soit dans la rate, soit dans la paroi du tube digestif. La procédure dure environ un quart d’heure.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont: 1) L’inflammation intestinale provoquée par la prise dans l’eau de boisson d’un produit qui induit une inflammation transitoire dans le colon. Ceci peut provoquer des diarrhées et induit également une perte de poids d’environ 10% entre les jours 6 et 9 de la procédure. Ensuite les souris reprennent très vite du poids pour revenir à leur poids initial en 3-4 jours. 2) La greffe de cellules sous la peau. Il est possible que les tumeurs, qui généralement ne gênent pas les animaux, deviennent irritantes. Si c’est le cas nous appliquerons des crèmes cicatrisantes et anti-douleur aux animaux concernés. 3) Pour les animaux greffés dans la rate ou dans la paroi du tube digestif, la chirurgie peut entraîner de la douleur ou de l’inconfort liés à l’incision et à la manipulation des organes internes, ainsi que des complications possibles telles qu’une infection, un saignement ou une inflammation locale. Les injections dans la rate peuvent parfois provoquer des lésions ou hémorragies internes, tandis que les injections dans le tube digestif peuvent fragiliser l’intestin et entraîner une infection abdominale ou des troubles digestifs. Enfin, si la suture est arrachée avant cicatrisation, il pourrait y avoir une plaie non-fermée et/ou infectée. Ces souris seront surveillées quotidiennement pour détecter des signes précoces de mal être (pelage non nettoyé, manque de vivacité, perte de poids supérieure à 10%, sur-vascularisation des tumeurs, mauvaise cicatrisation des sutures). Les animaux montrant l’un de ces signes seront suivis quotidiennement et évalués selon une échelle standard de la nuisance afin de prévoir des adaptations, et la mise à mort de l’animal sera effectuée si la nuisance est excessive.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort pour prélèvement d’échantillons.
Remplacement
Un large travail en amont pour étudier les rôles cellulaires de la protéine d’intérêt a préalablement été réalisé dans les cellules en culture. Il n’existe aucune méthode alternative au recours aux animaux pour suivre son éventuel rôle dans la production cellules sanguines, le vieillissement et la tumorigénèse.
Réduction
Nos études précédentes permettent d’estimer avec précision le nombre de souris nécessaires pour générer des données statistiquement robustes. Pour chaque procédure, une étude statistique préalable a été réalisée afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Notre pratique régulière nous permet de réduire au maximum le temps de contention et d’injection. Pour minimiser la douleur de la piqûre, l’aiguille utilisée sera très fine. Pour les prélèvements sanguins, nous utiliserons des lancettes qui possèdent une pointe fine pour une pénétration sans douleur et permettent une collecte de sang facilitée et une cicatrisation rapide. Les cages restent sous surveillance 20 minutes après toute injection pour détecter les éventuels signes de douleurs. Les animaux seront pesés une fois par semaine. Un anesthésique et un analgésique seront utilisées lors des chirurgies pour réduire la douleur. En post-chirurgie de la nourriture et de l'eau gélifiée seront posé à même le sol afin de leur permettre de se nourrir facilement. Enfin, la comparaison des observations quotidiennes des animaux avec une échelle de nuisance pré-établie permettra de prendre des décisions objectives pour soigner les animaux ou, le cas échéant, leur euthanasie si la souffrance est excessive.
Choix des espèces
Les lignées cellulaires de cancer de souris que nous avons choisi reproduisent au mieux les cancers humains. Les animaux génétiquement modifiés pour le gène de Ki-existent uniquement chez la souris, et permettent d’analyser les rôles physio-pathologiques de Ki-67. Les animaux seront utilisés à partir de 2 mois d'âge selon les protocoles établis dans la littérature, lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g. Cet âge tient compte de la maturité sexuelle nettement dépassée pour les animaux, compatible avec la description des âges des patients atteints de cancer du sein, colorectal ou mélanome.
Etude in vivo de la protection de l’intestin et de son tissu de soutien suite à une interruption temporaire sanguine
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1256 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacune subit une chirurgie de trente minutes à deux heures reproduisant une interruption puis un retour brutal de la circulation sanguine, la lésion dite de reperfusion, suivie d'un prélèvement de sang et d'organes. L'objectif déclaré est de tester des molécules protectrices de l'intestin après ce type d'accident vasculaire. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" non animale, l'étude portant selon lui sur plusieurs organes en interaction.
Objectifs
Lors d’accidents graves touchant le ventre ou les jambes, un ballonnet peut être placé en urgence à l’intérieur de l’aorte pour arrêter un saignement important et sauver des vies. Ce ballonnet bloque temporairement le passage du sang, ce qui empêche les tissus de recevoir l’oxygène et les nutriments dont ils ont besoin. Si cette interruption dure trop longtemps, cela peut causer de graves dommages aux organes. Quand le ballonnet est retiré et que le sang recommence à circuler, certains tissus fragiles peuvent être endommagés par ce retour soudain du sang riche en oxygène. Ce phénomène, appelé « lésion de reperfusion », provoque la mort des cellules et peut entraîner une défaillance des organes. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement capable de protéger efficacement plusieurs organes contre ces lésions. Ce projet vise à mieux comprendre comment les cellules meurent après le retrait du ballonnet, et à tester un nouveau traitement à base de petites molécules naturelles (nommées peptides cardioprotecteurs) développé en laboratoire, qui a déjà montré des résultats prometteurs pour protéger le cœur lors d’attaques cardiaques.
Bénéfices attendus
A ce jour, il n’existe aucun traitement pharmacologique disponible pour traiter les lésions de reperfusion des organes abdominaux soumis à une séquence d’ischémie/reperfusion après la mise en place d’un système REBOA. A moyen terme, ce projet preuve-de-concept pourra apporter des bénéfices dans la pratique courante chirurgicale utilisant le clampage aortique abdominal ou des artères spécifiques pour les interventions sur les organes isolés. A long terme, ce projet innovant aura un impact considérable en santé humaine en diminuant la mortalité des patients présentant des traumatismes abdominaux pelviens causés par les accidents de la route ou chez les militaires mais également sur les coûts sociétaux associés directs (hospitalisation, rééducation) et indirects (arrêts maladie).
Procédures
1256 souris seront soumises à : 1 injection sur animal vigile de produits anesthésiants puis 1 injection de produits anesthésiants après sédation + 2 injections de sérum physiologique + 1 chirurgie sous anesthésie générale (durée entre 30 min et 2h) + 1 injection (de substances pharmacologiques ou sérum physiologique) + 1 prélèvement de sang total et des organes (15 min)
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une intervention sans réveil avec anesthésie générale tout au long.
Devenir
Tous les animaux à l’issue de l’expérimentation seront mis à mort et les organes prélevés seront analysés afin de comprendre les mécanismes activés par le traitement protecteur.
Remplacement
Il n’y a pas d’alternative non-animale disponible pour ce projet car il est basé sur une étude multi-organes. D’une part, la protection par les molécules thérapeutiques doit se mesurer sur différents types de cellules, fonctionnelles, de soutien et vasculaires qui interagissent de manière complexe, ce qui est impossible à reproduire in vitro. D’autre part, l’injection des molécules doit se faire strictement par voie sanguine (IV) afin de mimer le cas clinique.
Réduction
Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire pour avoir des résultats significatifs. Pour tenter de limiter le nombre d’animaux, l’analyse des résultats se fera au fur et à mesure des expérimentations. Cela permettra d’arrêter les inclusions dès la limite de significativité atteinte. Une autre mesure prise est l’analyse de plusieurs organes pour un même animal.
Raffinement
Les animaux subiront une anesthésie générale avec contrôle de l’analgésie pour une prise en charge optimale de la douleur. Le protocole a été optimisé de manière à ce qu’il soit le moins invasif : 1 seule injection sera pratiquée sur l’animal vigile, le reste sera effectué sur animal sédaté. Le contrôle de l’analgésie se fera par l’expérimentateur en pinçant les pattes antérieures et postérieures pendant toute la procédure pour vérifier l’absence de sensibilité. L’intubation (ventilation mécanique) sera opérée dès la sédation complète ainsi que l’hydratation sur une table chauffée permettant ainsi de préserver les constantes physiologiques cardiorespiratoires et maintenir l'animal en vie.
Choix des espèces
L’espèce Mus musculus a été choisie pour développer les modèles d’étude de l’équipe. Les raisons sont: - L’Homme et la souris possèdent 99% de gènes identiques donc le choix de la souris est très avantageux pour une étude qui permet d’étudier les effets d’un futur médicament - Des études montrent que presque tous les gènes associés à des maladies humaines sont retrouvés chez les rongeurs. - La souche de souris choisie est celle qui est reconnue internationalement et qui sera utilisée pour les études règlementaires pré-cliniques futures (toxicité, pharmacologie...) ; -Les résultats antérieurs obtenus par l’équipe montrent que ce modèle est proche de l’Homme (contrairement au rat). Les expériences pourront donc être réalisées sur les animaux âgés de 9 et 13 semaines correspondant à la population adulte humaine.
Étude de l´effet combiné du stress toxique (polluants historiques) et thermique (température) sur la truite : approche comportementale et non invasive via le mucus
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Anesthésiées, capturées à l'épuisette, pesées puis soumises à un prélèvement de mucus et à une injection de polluants dans l'abdomen, 165 truites communes subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue. Le porteur expose les poissons à des PCB et à du benzopyrène, seuls ou combinés à un stress thermique, pour en mesurer l'effet sur l'immunité et le comportement. Il indique un possible léger saignement au point d'injection et un stress lié aux manipulations. La mise à mort sert à prélever le foie afin de vérifier si le mucus, moins invasif, pourrait un jour remplacer ces prélèvements.
Objectifs
Les milieux aquatiques sont régulièrement exposés à des polluants issus des activités humaines. Certains composés anciens et persistants, tels que les hydrocarbures et les polychlorobiphényles (PCB), restent présents dans l’environnement malgré leur interdiction depuis plusieurs décennies. Ces substances s’accumulent dans les organismes vivants et peuvent altérer leur santé. La truite commune a été choisie comme espèce modèle pour ce projet car elle est largement présente dans les rivières françaises et constitue un indicateur reconnu de la qualité des milieux aquatiques. L’objectif de cette étude est de mieux comprendre les effets de ces polluants persistants, seuls ou en combinaison avec une élévation de la température, afin de simuler les conditions liées au changement climatique. L’approche proposée permettra d’évaluer les réponses physiologiques et comportementales de la truite face à ces stress environnementaux. Les mesures seront réalisées à partir du mucus, un fluide naturellement sécrété par les poissons. Ce choix méthodologique présente l’avantage d’être non invasif, évitant ainsi le recours à des prélèvements destructifs. Des études antérieures ont montré que les prélèvements successifs de mucus n’ont pas d’effet sur la santé, la peau ni sur les défenses naturelles des poissons. À terme, ce travail permettra d’améliorer les stratégies de surveillance de la qualité des milieux aquatiques tout en réduisant le recours à des procédures expérimentales invasives sur les animaux.
Bénéfices attendus
Cette étude vise à identifier des indicateurs non invasifs du stress chimique et thermique chez la truite, afin de réduire l’utilisation de méthodes invasives dans les futurs suivis écotoxicologiques..
Procédures
Pour l’ensemble des interventions, les animaux seront placés sous anesthésie. Les procédures prévues dans ce projet n’impliquent que des stress légers et de courte durée. Les poissons subissent ces procédures une seule fois. Première intervention (J0) Sous anesthésie, les poissons sont successivement : • capturés à l’épuisette, • pesés et mesurés sur une table de biométrie (durée incluant la capture : environ 30s), • soumis à un prélèvement de mucus à l’aide d’un étaleur de cellules en silicone (durée : environ 1 min), • injectés par voie intrapéritonéale à l’aide d’une seringue préalablement préparée et chargée (durée : environ 30 s). La durée totale de manipulation par animal lors de cette première intervention est d’environ 2 minutes. Seconde intervention (J+2, 48 h plus tard) Les poissons sont capturés à l’épuisette et transférés vers les bacs de comportement situés dans la même pièce thermostatée (durée du transfert : environ 30 s). Ils sont ensuite : • laissés en acclimatation pendant 20 minutes, • filmés pendant 15 minutes pour les tests comportementaux, • puis remis dans leurs bacs d’origine.
Impact sur les animaux
Compte tenu des connaissances acquises lors d’études précédentes sur les molécules de polychlorobiphényles et le Benzo[a] pyréne nous nous attendons à : Un léger saignement est possible en raison de l'administration du contaminant par injection intrapéritonéale. Les études précédentes menées sur des truites de même poids que notre expérimentation à des doses de PCB & BaP contenant les mêmes produits que notre expérimentation ne montre pas de mortalité. Un stress pourra également survenir lors des étapes de pesée, du prélèvement de mucus et lors de l’injection intrapéritonéal. Pour cela les poissons seront anesthésiés afin de minimiser les nuisances. Le prélèvement de mucus ne devrait pas engendrer de stress ou de nuisance, de précédentes études montrent que les prélèvements successifs de mucus n'ont aucun effet sur la réponse immunitaire (activité bactéricide) ni sur la structure de la peau du poisson. Les analyses de comportements peuvent engendrer du stress en raison du transfert des poissons entre les aquariums.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin d’éviter le développement d’effets néfastes à long terme. Suite à leur mise à mort, des prélèvements de tissus, notamment du foie, permettront de réaliser des dosages classiques de marqueurs de stress, afin de tester si la réponse mesurée dans le mucus est pertinente et permet de remplacer ces prélèvements classiques
Remplacement
L’utilisation d’animaux vivants est nécessaire dans le cadre de ce projet, car les objectifs portent sur l’évaluation intégrée des effets de polluants persistants sur le système immunitaire, le stress oxydatif et le comportement de la truite. Ces réponses dépendent d’interactions complexes entre plusieurs tissus et organes (foie, peau, mucus, système nerveux, système immunitaire), qui ne peuvent pas être reproduites de manière fiable dans un modèle in vitro. De plus, les processus de bioaccumulation, de métabolisation et de réponse physiologique globale nécessitent l’étude d’un organisme entier pour comprendre la dynamique réelle d’exposition et d’effet. Enfin, ce travail s’inscrit dans une démarche de développement de méthodes non invasives, visant à réduire l’utilisation future d’animaux dans les études écotoxicologiques. À terme, les résultats obtenus permettront de proposer des outils de suivi basés sur le mucus et le comportement, contribuant ainsi aux principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement)
Réduction
Les analyses statistiques envisagées seront des analyses de variances et des modèles linéaires à effets mixtes. Le nombre d’animaux utilisés a été déterminé de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables tout en limitant au maximum le nombre de poissons employés. Des calculs d’effectifs ont permis d’établir un minimum de 15 individus par condition expérimentale, soit 165 truites au total pour les onze conditions testées. Ce nombre tient compte à la fois de la variabilité naturelle entre individus et du risque faible mais non nul de mortalité pouvant survenir après l’injection. L’exposition par injection en intrapéritonéale a été retenue plutôt qu’une exposition par l’eau (balnéation), car elle permet de maîtriser précisément la dose reçue par chaque individu et de reproduire une exposition interne contrôlée, nécessaire pour relier les concentrations internes aux réponses physiologiques mesurées. Cette méthode garantit ainsi une meilleure comparabilité entre les groupes expérimentaux et réduit le nombre total de poissons nécessaires pour obtenir des résultats exploitables
Raffinement
Une grille de scoring adaptée aux poissons sera utilisée pour détecter précocement tout signe de souffrance ou d’altération de l’état de santé (comportement anormal, comportement de prise alimentaire, troubles de la nage, etc.). En cas de dégradation, les animaux concernés seront retirés de l’expérimentation et mis à mort de manière appropriée. L’environnement des truites sera enrichi pour favoriser leur bien-être : chaque bassin sera équipé de cachettes, plantes plastiques et tiges flottantes, permettant aux poissons de se dissimuler et de limiter les interactions sociales stressantes. Les bacs seront partiellement couverts afin de réduire le stress lumineux et les manipulations seront réalisées dans le calme. Les poissons seront nourris ad libitum tout au long de l’expérimentation. Avant chaque geste technique (injection, prélèvement de mucus, pesée), les animaux seront anesthésiés afin de minimiser la douleur et le stress. Les points limites seront clairement définis et appliqués pour assurer une fin anticipée à toute situation susceptible d’engendrer une souffrance inutile.
Choix des espèces
La truite commune apparait comme un bon candidat modèle pour raisons de son fort attrait économique grâce à l’activité de pêche de loisir et de son intérêt économique avec une production aquacole de 700 tonnes en France et de 19432 tonnes au niveau mondial. Ainsi, de par sa forte consommation, la truite peut faire partie de notre chaîne alimentaire ainsi la consommation de ce poisson contaminé peut avoir des répercussions sur l'homme. De plus, la truite est une espèce dont cycle de vie est maitrisé. Contrairement à d'autres modèles de poissons utilisés en laboratoire, comme le poisson-zèbre, les études sur la truite sont facilement extrapolables à d'autres espèces de poissons présentant un intérêt écologique. Les truites pour ces études seront âgées de 2 ans et donc non matures sexuellement ce qui permettra de s’affranchir pour cette étude des variations du aux hormones sexuelles. Ces truites juvéniles (~110 g) sont choisies également pour leur sensibilité accrue aux contaminants et leur comparabilité avec des poissons sauvages de taille similaire.
Identification de biomarqueurs moléculaires du neurolupus à partir de co-cultures primaires issues du modèle murin MRL/lpr
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Génétiquement prédisposées à développer un lupus, 726 souris de la lignée MRL/lpr vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. À partir de dix à onze semaines, elles développent d'elles-mêmes une maladie auto-immune généralisée, avec atteintes des reins, de la peau, des articulations et des vaisseaux, dont la gravité culmine vers dix-sept semaines. Le porteur écrit qu'aucun prélèvement ni acte chirurgical n'est prévu sur ces animaux. La souffrance sévère tient donc au fait de les laisser développer la maladie jusqu'à son plein établissement avant de les tuer pour prélèvement.
Objectifs
Ce projet de recherche fondamentale vise à mieux comprendre les mécanismes de l’inflammation du système nerveux (neuroinflammation) et de la dégradation de la myéline (démyélinisation) dans le contexte du neurolupus, une forme neurologique du lupus. Le projet utilise la souris MRL/lpr, un modèle reconnu du lupus humain. Ces animaux développent spontanément des symptômes similaires à ceux observés chez les patients : atteintes rénales, production d’auto-anticorps, gonflement des ganglions lymphatiques, activation excessive du système immunitaire et troubles du comportement. Ces caractéristiques rendent ce modèle particulièrement adapté à l’étude des formes neurologiques du lupus. L’autorisation demandée concerne le maintien d’un élevage de souris MRL/lpr afin de disposer de tissus cérébraux pour la préparation de cultures cellulaires. Ces cultures permettront d’étudier, dans un environnement contrôlé, les mécanismes impliqués dans le neurolupus et d’autres maladies neuroinflammatoires. Ce travail contribuera à la réduction du recours à l’expérimentation animale in vivo, grâce à la création de cultures primaires et de banques de cellules réutilisables. Le projet respecte ainsi les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et vise à limiter au maximum l’impact sur les animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Ce projet présente des bénéfices scientifiques et médicaux. Il vise à identifier des marqueurs moléculaires et cellulaires spécifiques du neurolupus, afin d’améliorer le diagnostic précoce et de favoriser le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Il permettra également de mieux comprendre les interactions entre cellules microgliales et oligodendrocytaires, deux types de cellules cérébrales impliquées dans la réponse immunitaire et la formation de la myéline. Ces connaissances pourraient contribuer à limiter la neuroinflammation et à favoriser la réparation des tissus nerveux. À plus long terme, ce travail pourrait conduire à la mise au point de traitements ciblés pour le neurolupus, une complication neurologique sévère du lupus érythémateux disséminé, et bénéficier également à la recherche sur d’autres maladies neuroinflammatoires comme la sclérose en plaques. Retombées potentielles pour la santé humaine ou animale : Les retombées concernent principalement la santé humaine. Les résultats pourraient améliorer la compréhension des atteintes neurologiques du lupus et d’autres maladies auto-immunes, et contribuer au développement de thérapies plus efficaces et mieux tolérées. De façon indirecte, ces avancées profiteront aussi à la santé animale en améliorant la connaissance des mécanismes inflammatoires communs à plusieurs espèces.
Procédures
Aucun prélèvement ni procédure chirurgicale sur ces animaux n'est prévu.
Impact sur les animaux
À partir de 10 à 11 semaines d’âge, les souris MRL/lpr développent spontanément un phénotype de type lupus reproduisant plusieurs caractéristiques du lupus érythémateux disséminé humain, avec notamment une réponse auto-immune entraînant une inflammation généralisée et à des lésions touchant divers organes,tels que les vaisseaux, la peau, les articulations et les reins. La sévérité de l’atteinte évolue avec l’âge : elle est modérée entre 10 et 14 semaines, puis s’aggrave à partir de 15 semaines, pour atteindre un pic à 17 semaines et le plein établissement du phénotype lupique. Les animaux sont identifiés précocement par tatouage, sans recours au génotypage, les croisements étant réalisées exclusivement entre individus de la même lignée (MRL/lpr × MRL/lpr). et suffisamment sévère, avec une inflammation systémique marquée et des atteintes d’organes bien développées, notamment rénale, cutanée et articulaire. Cela permet d’évaluer les mécanismes physiopathologiques et/ou l’efficacité des interventions dans un contexte de maladie avérée, plus proche des formes cliniquement significatives du lupus humain, tout en conservant une fenêtre d’intervention compatible avec le bien-être animal et les points-limites définis.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement
Remplacement
Pour étudier le fonctionnement des cellules cérébrales, il est nécessaire de prélever du tissu cérébral chez la souris. Avant de choisir ce modèle, différentes alternatives ont été examinées. À ce jour, aucune méthode informatique (in silico), aucun organoïde cérébral ni aucune lignée cellulaire existante ne permet de reproduire fidèlement les interactions complexes entre les microglies et les oligodendrocytes dans le contexte d’une maladie auto-immune spontanée comme le lupus. L’utilisation de tissus provenant de souris MRL/lpr reste donc la méthode la plus adaptée pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera strictement limité aux besoins expérimentaux définis par le protocole. Les prélèvements de tissus seront mutualisés afin de réaliser plusieurs analyses à partir d’un même animal. Les protocoles d’isolement cellulaire seront optimisés pour maximiser la viabilité et le rendement des cellules, ce qui permettra de limiter les répétitions et d’exploiter pleinement chaque prélèvement. De plus, la mise en place d’une banque de cellules cryoconservées assurera la disponibilité d’un matériel biologique durable, permettant des analyses complémentaires sans recourir à de nouveaux animaux. Sur la base des besoins expérimentaux, il est estimé qu’un effectif de 12 animaux par mois sera suffisant pour couvrir l’ensemble des analyses, conformément au principe de Réduction des 3R.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des souris sont adaptées à leurs comportements naturels. Les animaux sont maintenus en groupes sociaux et les cages sont enrichies avec des matériaux favorisant le comportement naturel : éléments de nidification (ouate de cellulose, frisure de papier kraft), tunnels et bâtonnets à ronger. Ces enrichissements stimulent l’activité motrice, les interactions sociales et la thermorégulation grâce à la construction de nids. Les cages sont placées sur des portoirs ventilés et les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’au moins 15 jours. Cette période permet de réduire le stress lié au transport, de favoriser l’adaptation au nouvel environnement et de détecter précocement toute anomalie comportementale ou posturale. Après acclimatation, les accouplements sont réalisés dans les conditions habituelles d’élevage. La durée totale des études ne dépasse pas 17 semaines.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de choix pour l’étude des pathologies neurologiques et immuno-inflammatoires en raison de la forte homologie génétique avec l’humain (≈ 99 %), d’une neuroanatomie bien caractérisée et d’une physiopathologie largement documentée. Elle offre une excellente reproductibilité expérimentale, une facilité de manipulation et permet d’obtenir des résultats transposables aux neuropathologies humaines dans des délais compatibles avec les contraintes expérimentales. Parmi les lignées disponibles, le modèle MRL/lpr est particulièrement reconnu et validé pour reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques et immunologiques du lupus érythémateux disséminé, y compris ses formes neuropsychiatriques (neurolupus). Ce modèle présente une activation spontanée des réponses auto-immunes et une atteinte neurologique progressive, ce qui en fait un outil particulièrement pertinent pour l’étude des mécanismes de neuroinflammation et de démyélinisation dans un contexte auto-immun spontané. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à 17 semaines, période correspondant au pic de développement de la pathologie lupique dans le modèle MRL/lpr. Cet âge a été déterminé sur la base de la littérature scientifique et correspond à la phase où les manifestations cliniques et immunologiques du lupus sont pleinement établies. Ce choix garantit la pertinence biologique du modèle et la reproductibilité des résultats expérimentaux.