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Un complément en acides gras furanique peut-il prévenir ou ralentir la fonte musculaire observée dans le cadre de pathologies cancéreuses? EU2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
Une greffe de cellules cancéreuses dans le pancréas, puis une cachexie qu'il faut laisser s'installer pour l'étudier : c'est ce que subissent les 220 souris du volet EU2/2 de ce protocole, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, 120 modéré et 40 sévère. Elles reçoivent le lipide testé par sonde de gavage, huilée pour faciliter l'introduction, et passent en RMN tous les deux jours. Le porteur ramène pourtant les nuisances attendues au stress des manipulations et à une irritation de l'œsophage, quand la fonte musculaire induite est l'objet même de l'étude. Toutes sont tuées en fin de procédure, muscles, sang, organes et tumeurs prélevés pour analyse.
Objectifs
Des études précliniques indiquent qu’un lipide spécifique augmente la masse musculaire. Ce lipide appartient à une famille de lipides synthétisés par des plantes et des bactéries, présents dans le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes. Nos études sur des cellules musculaires montrent que ces lipides stimulent la synthèse des protéines. De plus, nous avons mis en évidence, que l’ajout de ce lipide dans l’alimentation est suffisant pour induire une augmentation de la masse musculaire chez des souris normales ou chez des souris obèses. Ces résultats soulignent que ce lipide pourrait avoir des effets bénéfiques en prévenant ou en ralentissant le développement de fonte musculaire lors de cancers. L'objectif principal de ce projet de recherche est d'étudier si une supplémentation avec ce lipide est capable de contrer ou de ralentir l'apparition de la fonte musculaire dans 2 modèles animaux de cancers touchant le colon et le pancréas. Ce projet fait appel à l'expertise de deux établissements : le premier pour la l'induction des tumeurs chez les animaux, le second pour leur analyse métabolique et musculaire.
Bénéfices attendus
La preuve de concept que ce lipide peut diminuer la fonte musculaire dans le cadre de cancers chez l'animal est une étape indispensable avant d’envisager des essais cliniques chez l’Homme. En cas de résultats positifs, ces lipides seront destinés à devenir un complément ou additif alimentaire en santé humaine.
Procédures
Dans l'établissement EU 1/2 la moitié des animaux subiront une administration sous-cutanée unique (30 secondes, animaux vigiles), l'autre moitié subira une procédure chirurgicale (15 min, sur animaux anesthésiés avec injection préalable d'analgésique). Ensuite les animaux seront transportés (moins de 15 minutes en voiture) dans l'établissement EU 2/2 pour y être analysés comme décrit ci-dessous. Les lipides seront administrés par voie orale 5 jours sur 7 pendant 2 à 3 semaines selon les lots d’animaux. L'administration orale prend moins d'1 minute par souris. Une pesée des animaux et une mesure de la composition corporelle seront réalisées tous les 2 jours à l'aide d'un appareil RMN (Résonnance magnétique) qui permet d’obtenir le taux de masse maigre (muscle), de masse grasse et d'eau dans le corps de la souris. Ces mesures prennent 2 minutes par souris et sont réalisées sur des animaux vigiles pendant la durée des procédures (1 semaine, 3 semaines ou 4 à 5 semaines).
Impact sur les animaux
La nuisance à laquelle vont être soumis les animaux durant l’expérimentation sera principalement liée à la greffe, au développement de tumeurs et à l’induction de la fonte musculaire (cachexie). Les animaux pourront ressentir du stress et avoir une irritation de l’œsophage liée à l’administration orale (5j/7, de 1 à 3 semaines selon les lots), et du stress lors des mesures du poids des animaux et de la mesure de la composition corporelle (tous les deux jours pendant 3 semaines).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de la procédure. Les muscles, le sang, les organes et les tumeurs seront prélevés pour plus d'analyses.
Remplacement
Notre projet porte sur le syndrome de cachexie qui se définit comme une perte accélérée de muscle et de gras, provoquée par une diminution des apports nutritionnels, des changements énergétiques et métaboliques. Préalablement aux études que nous proposons, nous avons démontré in vitro que les acides gras furaniques (FuFAs) avaient un effet non seulement sur des cellules musculaires saines en culture mais aussi sur organisme entier (souris saines ou obèses), en impactant la régulation du métabolisme. Afin d’envisager l’utilisation chez l’Homme des FuFAs en tant que complément ou additif alimentaire pour prévenir ou ralentir le développement de la sarcopénie, nous souhaitons à présent étudier ces molécules dans un modèle murin de cachexie cancéreuse. En effet, ce syndrome ne peut être étudié et de nouvelles thérapies évaluées que dans le contexte d’un organisme suffisamment complexe, tel que celui du rongeur en première intention.
Réduction
Nous avons utilisé un logiciel pour calculer le nombre d'animaux minimal néccessaire pour avoir des résultats statistiques fiables. Notre projet sera réalisé en 3 étapes. Si la première étape n'est pas concluante, nous ne réaliserons pas les deux autres. Le nombre d'animaux utilisé sera donc uniquement de 80 au lieu des 220 prévus.
Raffinement
Pour l'implantation des cellules cancéreuses dans le pancréas, les animaux seront anesthésiés et sous analgésique pendant et après la chirurgie. Pour le transport de courte durée (inférieure à 15 minutes), les animaux seront placés au dernier moment, en groupes, dans des boites de transport avec litière, nourriture, enrichissement de la cage d'origine. La boite sera ensuite placée dans un suremballage afin de limiter le mouvement pendant le transport. Les véhicules utilisés seront climatisés ou chauffés en fonction de la température extérieure. Dès leur arrivée dans l'EU 273 les souris seront mises en cages traditionnelles. Elles seront hébergées par 2 jusqu'à la fin de l’étude dans des cages avec une roue d’activité leur permettant d'avoir une activité spontanée, avec pour enrichissement des copeaux et un tunnel en plexiglass rouge. Le tunnel sert à la fois au déplacement des animaux et à l’habituation pour le test de composition corporelle. Pour l’administration orale, la sonde de gavage sera enduite d’huile végétale pour faciliter l’introduction. Nous utiliserons une grille de suivi de l'état de santé des animaux et appliquerons les décisions définies préalablement pour soulager la souffrance des animaux. Lorsque les points limites seront atteints, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
Les modèles de greffe de cellules cancéreuses sur souris que nous avons choisi sont couramment utilisés pour induire une perte de poids et fonte musculaire (cachéxie) similaire à celle observée dans le cadre des cancers du colon ou pancréas. Ce sont donc de bons modèles pour tester les nouvelles thérapies. Les souris étudiées seront des souris jeunes adultes de 10 semaines ayant atteint un poids suffisant, qui permet d'observer une phase de cachéxie sans atteindre les points limites de perte de poids trop rapidement. Elles seront suivies entre 4 et 6 semaines.
Un complément en acides gras furanique peut-il prévenir ou ralentir la fonte musculaire observée dans le cadre de pathologies cancéreuses? EU1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
Un gavage cinq jours sur sept pendant deux à trois semaines, une pesée et un passage en RMN tous les deux jours : 220 souris porteuses de tumeurs du côlon ou du pancréas vont être utilisées, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, 120 modéré et 40 sévère. Toutes sont tuées, muscles, sang, organes et tumeurs prélevés. Il s'agit de tester si un acide gras furanique ralentit la fonte musculaire provoquée par le cancer, le porteur présentant cette preuve de concept chez la souris comme une étape "indispensable" avant des essais chez l'être humain. Le choix du modèle repose sur des greffes de cellules cancéreuses réputées induire une cachexie comparable à celle des patients, chez des souris de dix semaines suivies quatre à six semaines.
Objectifs
Des études précliniques indiquent qu’un lipide spécifique augmente la masse musculaire. Ce lipide appartient à une famille de lipides synthétisés par des plantes et des bactéries, présents dans le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes. Nos études sur des cellules musculaires montrent que ces lipides stimulent la synthèse des protéines. De plus, nous avons mis en évidence, que l’ajout de ce lipide dans l’alimentation est suffisant pour induire une augmentation de la masse musculaire chez des souris normales ou chez des souris obèses. Ces résultats soulignent que ce lipide pourrait avoir des effets bénéfiques en prévenant ou en ralentissant le développement de fonte musculaire lors de cancers. L'objectif principal de ce projet de recherche est d'étudier si une supplémentation avec ce lipide est capable de contrer ou de ralentir l'apparition de la fonte musculaire dans 2 modèles animaux de cancers touchant le colon et le pancréas. Ce projet fait appel à l'expertise de deux établissements : le premier pour l'induction des tumeurs chez les animaux, le second pour leur analyse métabolique et musculaire.
Bénéfices attendus
La preuve de concept que ce lipide peut diminuer la fonte musculaire dans le cadre de cancers chez l'animal est une étape indispensable avant d’envisager des essais cliniques chez l’Homme. En cas de résultats positifs, ces lipides seront destinés à devenir un complément ou additif alimentaire en santé humaine.
Procédures
Dans l'établissement EU 1/2 la moitié des animaux subiront une administration sous-cutanée unique (30 secondes, animaux vigiles), l'autre moitié subira une procédure chirurgicale (15 min, sur animaux anesthésiés avec injection préalable d'analgésique). Ensuite les animaux seront transportés (moins de 15 minutes en voiture) dans l'établissement EU 2/2 pour y être analysés comme décrit ci-dessous. Les lipides seront administrés par voie orale 5 jours sur 7 pendant 2 à 3 semaines selon les lots d’animaux. L'administration orale prend moins d'1 minute par souris. Une pesée des animaux et une mesure de la composition corporelle seront réalisées tous les 2 jours à l'aide d'un appareil RMN (Résonnance magnétique) qui permet d’obtenir le taux de masse maigre (muscle), de masse grasse et d'eau dans le corps de la souris. Ces mesures prennent 2 minutes par souris et sont réalisées sur des animaux vigiles pendant la durée des procédures (1 semaine, 3 semaines ou 4 à 5 semaines).
Impact sur les animaux
La nuisance à laquelle vont être soumis les animaux durant l’expérimentation sera principalement liée à la greffe, au développement de tumeurs et à l’induction de la fonte musculaire (cachexie). Les animaux pourront ressentir du stress et avoir une irritation de l’œsophage liée à l’administration orale (5j/7, de 1 à 3 semaines selon les lots), et du stress lors des mesures du poids des animaux et de la mesure de la composition corporelle (tous les deux jours pendant 3 semaines).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de la procédure. Les muscles, le sang, les organes et les tumeurs seront prélevés pour plus d'analyses.
Remplacement
Notre projet porte sur le syndrome de cachexie qui se définit comme une perte accélérée de muscle et de gras, provoquée par une diminution des apports nutritionnels, des changements énergétiques et métaboliques. Préalablement aux études que nous proposons, nous avons démontré in vitro que les acides gras furaniques (FuFAs) avaient un effet non seulement sur des cellules musculaires saines en culture mais aussi sur organisme entier (souris saines ou obèses), en impactant la régulation du métabolisme. Afin d’envisager l’utilisation chez l’Homme des FuFAs en tant que complément ou additif alimentaire pour prévenir ou ralentir le développement de la sarcopénie, nous souhaitons à présent étudier ces molécules dans un modèle murin de cachexie cancéreuse. En effet, ce syndrome ne peut être étudié et de nouvelles thérapies évaluées que dans le contexte d’un organisme suffisamment complexe, tel que celui du rongeur en première intention.
Réduction
Nous avons utilisé un logiciel pour calculer le nombre d'animaux minimal néccessaire pour avoir des résultats statistiques fiables. Notre projet sera réalisé en 3 étapes. Si la première étape n'est pas concluante, nous ne réaliserons pas les deux autres. Le nombre d'animaux utilisé sera donc uniquement de 80 au lieu des 220 prévus.
Raffinement
Pour l'implantation des cellules cancéreuses dans le pancréas, les animaux seront anesthésiés et sous analgésique pendant et après la chirurgie. Pour le transport de courte durée (inférieure à 15 minutes), les animaux seront placés au dernier moment, en groupes, dans des boites de transport avec litière, nourriture, enrichissement de la cage d'origine. La boite sera ensuite placée dans un suremballage afin de limiter le mouvement pendant le transport. Les véhicules utilisés seront climatisés ou chauffés en fonction de la température extérieure. Dès leur arrivée, les souris seront mises en cage traditionnelle. Elles seront hébergées par 2 jusqu'à la fin de l’étude dans des cages avec une roue d’activité leur permettant d'avoir une activité spontanée, avec pour enrichissement des copeaux et un tunnel en plexiglass rouge. Le tunnel sert à la fois au déplacement des animaux et à l’habituation pour le test de composition corporelle. Pour l’administration orale, la sonde de gavage sera enduite d’huile végétale pour faciliter l’introduction. Nous utiliserons une grille de suivi de l'état de santé des animaux et appliquerons les décisions définies préalablement pour soulager la souffrance des animaux. Lorsque les points limites seront atteints, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
Les modèles de greffe de cellules cancéreuses sur souris que nous avons choisi sont couramment utilisés pour induire une perte de poids et fonte musculaire (cachéxie) similaire à celle observée dans le cadre des cancers du colon ou pancréas. Ce sont donc de bons modèles pour tester les nouvelles thérapies. Les souris étudiées seront des souris jeunes adultes de 10 semaines ayant atteint un poids suffisant, qui permet d'observer une phase de cachéxie sans atteindre les points limites de perte de poids trop rapidement. Elles seront suivies entre 4 et 6 semaines.
Mesure de l’activité de composé pharmacologique dans un modèle de lésion pulmonaire aiguë (ALI) chez la souris
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Des composants de paroi bactérienne administrés dans les voies aériennes provoquent chez les souris un bronchospasme et une chute de température pendant cinq à huit heures. 880 souris vont être utilisées de cette façon, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par exsanguination intracardiaque sous anesthésie, plus de 60 % du volume sanguin étant prélevé. Elles reçoivent les candidats médicaments une à deux fois par jour pendant un à trois jours et subissent jusqu'à cinq prélèvements de sang à la queue. Le chiffre de 880 correspond à 20 candidats médicaments évalués sur cinq ans "selon l'hypothèse la plus défavorable", sans que le RNT précise de quelles molécules ni de quel commanditaire il s'agit.
Objectifs
Les lésions pulmonaires aigues surviennent chez les patients atteint d’une pneumonie et est l’une des causes de décès les plus fréquentes au monde. Une inflammation excessive en réponse à l’infection provoque une atteinte sévère des poumons (lésions vasculaires et bronchiques), qui peut se manifester sous forme d’un syndrome de détresse respiratoire identifié comme une dyspnée, habituellement accompagnée d’une respiration accélérée et superficielle. Des traitements préventifs et curatifs contre les origines des pneumonies (bactérienne, virale, fongiques…) sont disponibles, de même que des soins palliatifs (ventilation mécanique, oxygène) mais il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement permettant de promouvoir une résolution efficace et rapide de l’inflammation dans le but de limiter les atteintes et le remodelage du tissu pulmonaire. Les anti-inflammatoires disponibles actuellement ont pour la plupart des effets immunosuppresseurs qui présentent un danger pour le traitement de l’infection. Il apparaît donc nécessaire de mettre au point des traitements capables de maintenir une immunité spécifique active tout en favorisant un contrôle local et une résolution de l’inflammation afin de limiter les atteintes des tissulaires. Notre objectif est d’évaluer l’activité de produits pharmacologiques en cours de développement, candidats-médicaments, dans un modèle de lésion pulmonaire aiguë induit par l’administration dans les voies aériennes de composants de la paroi bactérienne (lipopolysaccharides) chez la souris.
Bénéfices attendus
La mesure de l'activité de composé pharmacologique dans un modèle de lésion pulmonaire aiguë (ALI) permettra de sélectionner les plus efficaces, capables de contrôler l’inflammation locale et promouvoir une résolution de l’inflammation afin de limiter les atteintes des tissulaires sans perturber l’immunité spécifique. Ce projet permet de sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs afin de poursuivre leur développement pour le traitement des patients atteint de pneumonie.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections pour d'administrer les candidat-médicaments étudiés. Ces composés pourront être administrées sur animaux vigiles ou sur animaux anesthésiés (anesthésie de quelques minutes). Les candidats-médicaments pourront être administré de 1 à 3 jours consécutifs et de 1 à 2 fois par jour. Les traitements 2x/jour et/ou de longue durée ne seront effectués qu’avec des voies d’administration qui le permettent. Afin de suivre les paramètres inflammatoires (cellules, cytokines…) au cours du temps, un maximum de 5 micro-prélèvements de sang (35µl, sur animaux vigiles et non contraints), sur une durée minimum de 48h, seront réalisés à l’extrémité de la queue. A la fin de l’expérience, lorsque des prélèvements doivent être effectués, les animaux seront mis à mort par exsanguination par le prélèvement du sang par voie intracardiaque transthoracique (>60% du volume circulant) sous anesthésie. La combinaison entre la forte surdose d’anesthésique et la chute de la pression sanguine et l'hypovolémie extrême résultant du prélèvement précipite la mort de l'animal dans les secondes qui suivent le prélèvement.
Impact sur les animaux
Les injections entraînent une douleur légère de courte durée, de même que la section de la pointe de la queue (moins d’un demi millimètre) utilisée pour permettre les prélèvements sanguins. L’administration dans les voies aériennes de composants de la paroi bactérienne (LPS, lipopolysaccharides) induit une baisse de l’activité de l’animal au réveil de l’anesthésie et est accompagnée d’un bronchospasme (ayant pour effet une baisse visible de la fréquence respiratoire) et une baisse de la température dans les 5 à 8 premières heures.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale afin de recueillir les échantillons nécessaires aux analyses
Remplacement
Les candidats-médicaments auront été sélectionnés préalablement pour leur activité et leur innocuité sur les modèles cellulaires, ainsi que pour leur caractéristiques pharmacochimiques (solubilité, stabilité plasmatique et microsomale…) et pharmacocinétiques. Cependant, tous les essais réalisés ne peuvent prédire avec exactitude l'activité d'un composé car aucun modèle alternatif (bio-informatique, moléculaire et/ou cellulaire) n’est suffisamment intégré et complexe pour reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques impliqués dans la distribution et l’activité des médicaments ou la complexité des réponses inflammatoires. De plus, les affections pulmonaires sont également fortement influencées par la respiration (mécanique) et les échanges gazeux qui impactent fortement les réponses cellulaires mais aussi l’organisme dans son entier. Une dysfonction de la respiration entraine irrémédiablement une atteinte de tous les organes et fonctions biologiques, elles-mêmes impliquées dans la réponse immunitaire et l’ADME d’un médicament. Pour ces raisons, une approche chez l’animale, reste indispensable pour sélectionner les candidats-médicaments les plus prometteurs avant de poursuivre leur développement. Les études seront réalisées chez la souris, car cette espèce est la mieux caractérisée pour cette approche dans le cadre du développement des candidats-médicaments et permet le recourt à de très nombreux outils (animaux GM, pléthysmographie, produits et tests biologiques…) permettant de valider leur activité.
Réduction
La réalisation des procédures par un technicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. La procédure expérimentale parfaitement maîtrisée permet une mesure efficace à l’aide de 3 (groupes contrôles) à 6 animaux par groupe. Ce nombre d'animaux permet une analyse statistique efficace des résultats pour la mise en évidence d'un effet anti-inflammatoire ≥30% avec une incertitude inférieure à 5%. Pour les études qui requiert la mesure du bronchospasme et/ou le suivi des populations leucocytaires dans le sang, 6 à 8 animaux pour chaque groupe sont nécessaires pour mettre en évidence des variations généralement plus faible. D’après notre expérience, nous estimons que 20 candidats-médicaments seront évalués sur une période de 5 ans, soit un maximum de 880 souris selon l’hypothèse la plus défavorable.
Raffinement
La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance. La souris étant un animal social, les animaux seront maintenues en groupes sociaux, dans des cages enrichies d’une maisonnette, d’une roue d'activité (Fast-trac), d’une balançoire, d’un tube de change et de matériaux de « nidification ». Une période d'acclimatation et d'habituation de 2 semaines sera respectée mais pourra exceptionnellement être ramenée à une semaine minimum en cas de contraintes temporelles. Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier de l’état des animaux par l’expérimentateur a compter de la récéption des animaux puis plusieurs fois par jour après le début de la procédure expérimentale. Les souris seront anesthésiées pour permettre les administrations intranasales et intratrachéales. Les souris seront alors placées sur un tapis chauffant afin de prévenir une hypothermie durant l’anesthésie et jusqu’au réveil complet des animaux. La douleur liée aux injections est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Malgré les précautions prises en amont des expérimentations et la séléction des candidats-médicaments ayant le meilleur rapport benefice/risque, les animaux seront particulièrement surveillés après l’administration des candidats-médicaments pour mettre en évidence tous signes de toxicité imprévue. Tout signes de douleur ne pourra être suivi de mesure corrective et les animaux seront mis à mort dès l’atteinte de l’un des points limites. Les micro-prélèvements de sang sont réalisés sur les animaux vigiles et non contraints (sans boite ou tube de contention), à même de signifier librement tout manquement à leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est un modèle de référence pour l’étude des réactions inflammatoires, avec de multiple modèles expérimentaux disponibles. De plus, de nombreux outils permettant de caractériser les réponses immunitaires et respiratoires sont disponibles pour cette espèce. Les souris seront âgées d’au minimum 7 semaines afin que le système immunitaire des animaux soit mature.
Etude du rôle des lymphocytes T CD4 et du facteur de transcription HELIOS dans l’amélioration des immunothérapies anti-PD1
- Recherche fondamentale
- Oncologie
3200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous la peau du flanc droit une injection de cellules cancéreuses puis, dans l'abdomen, une injection d'immunothérapies, et développe une tumeur qui peut gêner ses mouvements. Le porteur écrit que les effets secondaires sont rares et que le suivi est assuré au minimum trois fois par semaine, quotidiennement si l'état se dégrade. Il annonce un "réel espoir" contre le cancer en précisant que le traitement testé sert déjà chez l'humain contre le rejet de greffe du rein et a déjà fait l'objet d'un essai clinique en cancérologie.
Objectifs
Les cellules cancéreuses mettent en place des freins appelés point de contrôle (PD1, PDL-1) qui vont permettre d’inactiver la réponse immunitaire anti-tumorale. Des immunothérapies ont été développées pour bloquer ces freins et rétablir une réponse immunitaire efficace contre le cancer. Même si ces thérapies montrent une certaine efficacité, certains patients ne répondent pas à ces traitements et certains cancers restent largement réfractaires à ces thérapies. Notre projet de recherche fondamentale a pour but de lever la résistance aux immunothérapies ciblant le point de contrôle PD1. En effet, nous espérons identifier et réveiller une sous population de lymphocytes T freinés par les points de contrôle de la tumeur afin de rétablir une réponse immunitaire anti-tumorale efficace et donc de lever la résistance aux immunothérapies. Pour évaluer la réponse à notre traitement, nous mesurerons la croissance tumorale au cours du temps pour les différents groupes étudiés (traités ou non traités) et réaliserons une analyse des différents composants cellulaires de la tumeur après mise à mort des animaux qui ont reçu ou non les traitements.
Bénéfices attendus
La réactivation des réponses immunitaires anti-tumorales grâce aux immunothérapies a démontré des effets notables sur le traitement du cancer, mais son taux de réponse doit encore être amélioré. Nous espérons améliorer la réponse immunitaire contre le cancer en réveillant une population cellulaire essentielle dans la réponse immunitaire. Il est important de mieux comprendre le fonctionnement des immunothérapies pour les combiner et améliorer la réponse contre le cancer. Ce projet représente un énorme intérêt en immunothérapie du cancer chez l'homme puisque notre traitement est déjà utilisé dans le cadre du rejet de greffe du rein et dans le traitement des maladies auto-immunes. De plus, une étude clinique a déjà été réalisée dans le cadre du cancer chez des patients atteints de tumeurs. Notre traitement est donc facilement applicable chez l'homme et constitue donc un réel espoir dans le traitement du cancer.
Procédures
Injection par voie sous-cutanée de cellules cancéreuses murines : - Geste réalisé sous anesthésie générale gazeuse Une seule injection par animal - Durée : 5 minutes Traitements par immunothérapie par voie intrapéritonéale : - Geste réalisé sur animal vigil - Une seule injection par animal quelques soit le nombre d’immunothérapies qu’il reçoit. Les différentes immunothérapies seront mélangées pour ne faire qu'une seule injection - Durée : 1 minute
Impact sur les animaux
L’injection de cellules tumorales en sous-cutané génère une masse tumorale au niveau du flanc droit pouvant gêner la liberté de mouvement de l’animal. Une altération de l’état général est possible, du fait de la pathologie cancéreuse induite. Donc surveillance régulière du poids, posture douloureuse, léthargie, absence de toilettage. D’éventuels effets secondaires des traitements sont rares : les immunothérapies utilisées ont déjà fait l’objet de recherches sur l’animal, il n’est pas attendu d’effet secondaire important.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, l’évaluation de l’efficacité ou de l’échec de nouvelles combinaisons thérapeutiques en oncologie doit être réalisée sur les organismes vivants. Nous réalisons à ces fins des études translationnelles sur des modèles d‘animaux greffés avec des cellules tumorales.
Réduction
Les expériences ne seront réalisées que deux fois ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude. Les expériences de croissances tumorales seront réalisées en premier. Si aucune différence entre les différents groupes n’est observée pour un ou plusieurs modèles, les expériences d’immunomonitoring ne seront pas réalisées sur ces mêmes modèles.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (groupes, environnement enrichi) et seront habitués aux techniques de préhension. Les animaux sont suivis au minimum 3 fois par semaine par des techniciens responsables d’études et quotidiennement si dégradation. Une anesthésie générale gazeuse (isoflurane 3% + oxygène 1.5L/min) sera réalisée avant chaque greffe.
Choix des espèces
Les souris présentent des caractéristiques physiologiques qui permettent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Diverses souches de souris immunocompétentes sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques, indispensables à la recherche préclinique en immuno-oncologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 6 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.
Etude de la connectivité écologique intra-lagunaire : suivi télémétrique RFID des déplacements de l’anguille européenne
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturées dans une lagune au verveux ou à la pêche électrique, qui les paralyse quelques secondes, 1600 anguilles européennes sauvages vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune passe par un bac obscur, un bain anesthésiant de cinq à quinze minutes, une injection analgésique, puis l'ouverture de l'abdomen pour y implanter un transpondeur RFID, refermée par un pansement. Toutes sont remises à l'eau après un réveil surveillé, ce que le porteur juge "primordial" pour l'objectif de l'étude, savoir par où et quand les anguilles argentées repartent vers la mer. Sur le remplacement, il écrit seulement que l'étude portant sur le comportement en milieu naturel, elle ne peut pas "s'affranchir de l'emploi de poissons sauvages", l'espèce étant classée en danger critique d'extinction.
Objectifs
L’anguille européenne est classée « critiquement menacée d’extinction » depuis 2008 par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et est inscrite depuis 2009 à l'annexe II de la convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Des plans de gestion au niveau national et par bassin hydrographique fixent des objectifs pour évaluer le nombre d'individus qui colonisent (recrutement des civelles - juvéniles qui arrivent de la mer) et le nombre d'individus qui s'échappent (dévalaison des anguilles argentées - adultes qui repartent en mer pour aller se reproduire). Ce projet de suivi télémétrique a pour objectifs d'améliorer la connaissance relative aux déplacements de l'anguille à l'intérieur d'un système lagunaire et notamment de mieux caractériser sa migration de dévalaison : par où et quand l'anguille argentée cherchent-elles à repartir en mer ? Ces résultats permettront d'identifier des mesures de gestion pour faciliter son retour en mer.
Bénéfices attendus
L'utilisation de la télémétrie RFID (Radio-frequency identification) permet d'enregistrer in situ le passage d'individus identifiés avec une puce de marquage à des points clés du système étudié. Les résultats permettront de connaître les périodes auxquelles les anguilles argentées cherchent à repartir en mer, les voies empruntées, les éventuels obstacles à la migration et l'identification des facteurs environnementaux d'influence. Les résultats de cette étude permettront de plus d'évaluer l'efficacité d'un projet de restauration de continuité écologique. À terme ces résultats permettront d'affiner la gestion des ouvrages de connexion entre les marais et les étangs, et de faire des recommandations pour d'éventuels projets altérant les continuités hydroécologiques.
Procédures
Capture dans un verveux (nasse) : relève toutes les 24h approximativement, ou capture par pêche électrique : paralysé quelques secondes. Facultatif : Si trop de captures, mise en couve jusqu'à 3 jours maximum. Stabulation dans un bac obscur et aéré : de 5 min à 4h Bain anesthésiant: 5 à 15min Injection analgésique : 2 s Marquage avec une fermeture de la plaie à l'aide d'un pansement hydrofuge : 2 à 5 min Phase de réveil sous surveillance : de 10 à 30 min Stabulation avant relâcher : de 5 min à 2h
Impact sur les animaux
La capture par pêche, leur stabulation dans des bacs, leur anesthésie, la réalisation des mesures biométriques, le marquage par laparotomie, la phase de réveil et de stabulation avant remise à l'eau sont autant d'étapes sources de stress pour les animaux. Une mise en couve des individus (10 par couve) dans leur milieu naturel jusqu'à 3 jours maximum pourra être éventuellement pratiquée, si les captures sont trop nombreuses, ne permettant pas de traiter tout le même jour. Un individu traité sera gardé dans des bacs obscurs avec aération jusqu'à maximum 8h avant d'être relâché dans son milieu d'origine.
Devenir
L’ensemble des animaux sera remis en liberté à la suite de leur marquage, ce qui est primordial pour répondre à l’objectif de l’étude.
Remplacement
L’étude portant sur le comportement de poissons en milieu naturel, l’expérimentation doit être réalisée avec des individus capturés dans le milieu, et ne peut donc s’affranchir de l’emploi de poissons sauvages.
Réduction
L’enjeu de l’étude est de comprendre les déplacements des anguilles supérieurs à 30 cm en fonction de la variation des conditions environnementales, de pouvoir prédire les pics de migration (nombre élevé d'anguilles argentées qui dévalent à la même date) et d'identifier d'éventuels obstacles à la migration. De plus, le marquage des individus permet de récolter des données de capture-marquage-recapture (CMR), des données indispensables pour évaluer les paramètres de dynamique de population (par exemple taux de survie et indice d'abondance). Pour que les modèles de CMR soient robustes et représentatifs de la réalité, il est nécessaire de maintenir un effort de marquage significatif à un pas de temps constant dans le temps sur une période qui couvre le temps de croissance de plusieurs générations. Ainsi, les conclusions attendues par ce présent projet, sur l’étude comportementale de l’anguille, ne peuvent pas s’affranchir de l’emploi des poissons. Au maximum, ce seront 1600 individus au total qui seront marqués sur les 2 années du projet.
Raffinement
Le marquage des individus s'effectue sous anesthésie (benzocaïne) et analgésie (lidocaïne). Pour limiter la surinfection postopératoire, le marquage sera procédé lorsque les températures de l’eau n’excèdent pas 16°C, soit sur la période d'octobre à avril. Les bacs de stabulation seront noirs, de manière à favoriser l'obscurité et diminuer le stress des individus pendant les phases de stabulation (avant leur traitement et pendant la phase de réveil). La densité des individus par bac sera limitée à 0.17kg/L (soit 7kg pour 40L). Et les bacs seront brassés par des aérateurs pour favoriser l'oxygénation de l'eau. Les bacs seront placés à l'ombre pour éviter que l'eau se réchauffe excessivement. Une fois un individu marqué, il pourra être détecté en continu à divers points de passage grâce à des stations d'écoute installée dans le milieu naturel. Le suivi télémétrique constitue un moyen de raffiner le suivi en capture-marquage-recapture, puisqu'il permet de suivre à distance le déplacement d'individus marqués (de recapturer leur signalement) sans avoir à les manipuler à nouveau.
Choix des espèces
L’anguille européenne est une espèce migratrice amphihaline catadrome qui présente un cycle de vie unique, et qui est actuellement menacée d'extinction. Afin de mieux comprendre ses déplacements au sein de système, la dynamique de sa phase de dévalaison, et mettre en place des dispositions pour favoriser sa migration retour en mer, il est indispensable d’étudier des individus de cette espèce. Les anguilles supérieures à 30 cm et ayant un poids suffisamment important (>40g) pour supporter l’implantation d’un transpondeur de 23 mm sans affecter leurs constantes vitales seront utilisées. Il s’agit de stades jaune ou argenté de l’anguille. Les individus de 30 cm qui pèsent au minimum 40 g sont marqués avec des transpondeurs de 23 mm qui ont une masse de 0.6 g. L’impact du transpondeur est négligeable lorsque sa masse est inférieure à 2.5% de celle du poisson, ce qui se vérifie ici.
Etude du rôle des NETs dans la progression tumorale du cancer de la peau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une substance cancérigène est appliquée sur la peau du dos de 6 336 souris, deux fois, aux semaines 0 et 8, puis les tumeurs se développent jusqu'à la semaine 30. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec des problèmes de déplacement et des signes de douleur parmi les effets attendus. Le porteur annonce avoir conçu ce projet "en respectant la règle des 3R", tout en écrivant qu'aucun anti-inflammatoire ne sera donné, puisqu'il veut caractériser le rôle de l'inflammation, et qu'aucun morphinique ne sera utilisé, puisque les morphiniques diminuent la prise tumorale. Le suivi se fait trois fois par semaine, un score supérieur à 6 entraînant la mise à mort, et les tumeurs sont disséquées après la mort des animaux.
Objectifs
Objectif : Ce projet a pour objectif d’évaluer l’impact des voies de signalisation responsables du recrutement des neutrophiles (qui sont des cellules imminutaires) dans la progression tumorale des cancers de la peau in vivo.
Bénéfices attendus
Nous nous attendons a ce que les resultats obtenus avec ce projet nous permette d'etablir de nouvelle strategie dans le but de contrecarrer l'initiation et la progression des cancers de la peau
Procédures
Dans ce modèle, les 6 336 souris sont traitées avec une substance cancérigène (appliquée pour modéliser un cancer de la peau) à la semaine 0 (S0) et à la semaine 8 (S8) sur la peau du dos, et sont analysées jusqu'à la semaine 30 (qui marque la fin de l’expérience). Chaque intervention durera environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus chez les animaux développant des tumeurs incluent des problèmes de déplacement et des signes de douleur. Le bien-être animal sera évalué de manière objective à l'aide de fiches d’évaluation adaptées à cette procédure, qui prennent en compte les éventuelles nuisances et dommages causés, tels que la perte de poids et la douleur. Le suivi des animaux sera effectué trois fois par semaine jusqu'à leur sacrifice, au maximum 30 semaines après l'initiation de la carcinogenèse par une substance cancérigène (S0) ou lorsqu’un point limite sera atteint. Ce projet a été conçu en respectant la règle des 3R. Notre étude nécessite l’utilisation d’animaux, mais elle pourrait conduire à la mise au point de nouveaux médicaments permettant d’améliorer les traitements pour les patients atteints de cancer de la peau. De plus, aucun anti-inflammatoire ne sera donné puisque nous souhaitons caractériser le rôle de l’inflammation dans la résistance et aucun morphinique ne sera utilisé puisqu’ils diminuent la prise tumorale.
Devenir
Les souris seront mises à mort les unes après les autres dans une pièce séparée. Nos expériences nécessitent la mise à mort des animaux car, en fin d'expérience, les tumeurs seront disséquées pour analyser les effets des différents traitements.
Remplacement
Remplacer: L’utilisation de cultures organotypiques en 3D in vitro nous permet de diminuer considérablement l’utilisation de modèles animaux pour mener à bien ce projet de recherche. Celles-ci permettent d’aborder la complexité des interactions entre plusieurs types cellulaires dans un gel de Matrice Extra Cellulaire. Cependant, il est encore impossible de récapituler toute la complexité d’un organe au point de vue cellulaire et matriciel en utilisant ces modèles. Afin de récapituler toute la complexité des interactions multicellulaires et matricielles observées au cours de la progression tumorale, la souris est un excellent modèle car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. De plus, la validation des cibles moléculaires identifiées et étudiées in vitro dans le cadre de l’élaboration de thérapies anticancéreuses ne peut se faire qu’à l’aide d’un modèle animal pertinent, comme nous le proposons.
Réduction
Réduire : Le nombre d’animaux a été déterminé pour détecter toute différence significative sur le volume tumoral avec un minimum de souris. Ce nombre a été calculé grâce à une analyse statistique prévisionnelle. Il se justifie par la fréquence des lésions tumorales observées 30 semaines après dans ce modèle murin de cancer de la peau. Les résultats obtenus en laboratoire in vitro et in vivo (sous un précédent CIEPAL) permettent de réduire le nombre d’animaux. En effet, nos précédents résultats, ainsi que le fait que ce modèle soit largement utilisé et décrit par la communauté scientifique, nous permettent de connaître la cinétique de développement de la maladie. Ainsi, ces résultats ont permis de générer une analyse statistique prévisionnelle, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Raffiner : En complément des conditions de base d’hébergement conformes à la réglementation européenne (calme, hébergement en A1, 4 souris par cage, rythme nycthéméral de 12h, eau et nourriture à volonté, cages enrichies avec des abris et des carrés de coton), nous mettons en place des mesures spécifiques pour atténuer les contraintes liées à l’expérimentation. Les animaux seront manipulés exclusivement par du personnel formé et expérimenté pour minimiser le stress. La réhydratation, si necessaire, sera assurée après les manipulations par l'apport d'aliments gélifiés enrichis. De plus, les animaux seront placés dans un environnement calme avant et après chaque intervention. La période d’acclimatation sera de 5 jours pour garantir leur bien-être avant l’expérimentation. Un suivi régulier sera effectué via une grille de score et un score supérieur à 6 entraînera une mise a mort.
Choix des espèces
Nous souhaitons étudier le rôle des neutrophiles dans le développement des cancers de la peau. Le modèle murin est un excellent modèle pour élucider ces mécanismes, car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. De plus, le modèle proposé, basé sur l'utilisation d'une substance cancérigène pour induire le cancer de la peau, a été bien caractérisé et est largement utilisé pour sa reproductibilité dans la communauté scientifique pour ce type d’étude. Nos résultats préliminaires montrent déjà un nombre anormalement élevé de neutrophiles dans les cancers de la peau chez ces souris. L’application d'une substance cancérigène induisant la carcinogenèse sera réalisée sur des souris âgées de 7 à 9 semaines, âge auquel les follicules pileux sont en phase de repos. Les prélèvements des tumeurs sur les souris se feront 30 semaines après le début de l'expérience, correspondant à la formation de cancers de la peau. Les souris seront mise a mort avant les prélèvements.
Génotypage invasif des lignées transgéniques murines
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système urogénital
Les souris dont le génotype ne présente pas d'intérêt sont tuées pour cette seule raison, les autres partant vers des projets de recherche ou vers l'élevage, où elles seront tuées en fin de période reproductive. 90 000 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue entre le septième et le dixième jour de vie, sans anesthésie ni analgésie, le porteur écrivant que celles-ci "induiraient des nuisances supplémentaires" et que la partie distale de la queue n'est pas encore ossifiée à cet âge. Ce chiffre de 90 000 n'est rattaché à aucun calcul, seulement à l'adaptation des croisements aux besoins de plusieurs dizaines d'équipes, dont certaines utilisent ces lignées pour des formations réglementaires à l'expérimentation animale.
Objectifs
Notre centre assure l'hébergement, le soin et l'élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Le présent projet vise à identifier les génotypes des animaux dans divers modèles de souris. Plusieurs dizaines d’équipes utilisent des modèles murins mutants et transgéniques pour étudier leur comportement et/ou les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à la régulation des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, et pendant le développement.
Bénéfices attendus
Le maintien des lignées par croisement nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter une dérive génétique par croisement consanguin, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité du fond génétique et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux. L’étude des différents modèles murins mutants et transgéniques permettra de faire des avancées significatives dans la connaissance des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, de la biologie du développement et du comportement animal. Ces connaissances pourront permettre le développement de traitements contre différentes pathologies des domaines concernés.
Procédures
Prélèvement d'une biopsie caudale par animal (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s). Si un animal doit être re-prélevé lors de sa vie, il le sera par encoche à l’oreille et génotypage sur le fragment de tissu prélevé (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s).
Impact sur les animaux
La biopsie de l’extrémité de la queue, pour le génotypage des animaux, pourra générer une légère et brève douleur. Des petits saignements peuvent être constatés lors du prélèvement de la biopsie caudale, cela ne dure que quelques secondes. Toutes les contentions, manipulations représentent un stress léger pour les animaux.
Devenir
Les animaux disposant d’un génotype d’intérêt seront utilisés dans les projets de recherche préalablement autorisés par le ministère dans le cadre d’une utilisation continue. Les autres animaux seront soit utilisés dans les élevages puis euthanasiés en fin de période reproductive, soit euthanasiés pour génotype sans intérêt, par une méthode réglementaire adaptée à l’âge des animaux concernés.
Remplacement
Nos projets s’intéressent à la physiologie de l’organisme qui implique l’interaction entre différents organes et l’environnement. Même si nous nous efforçons au maximum de travailler in vitro, nos projets s’intéressent à des systèmes complexes impliquant l’interaction entre différents organes et l’environnement et nécessitent une étude à l’échelle de l’organisme. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains. Les résultats obtenus au laboratoire sont toutefois complémentaires à ceux obtenus chez l’homme. L’anatomie, la physiologie et les comportements murins sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques de transgénèse conditionnelle pour l’étude de la fonction des gènes.
Réduction
Le nombre total d’animaux du projet sera de 90 000. Pour le maintien de lignées et la production des animaux pour l’expérimentation, lors de réunions avec les concepteurs des différentes équipes, nous adaptons les croisements (choix des génotypes et nombre de portée) pour effectuer un élevage raisonné. Le choix des génotypes des reproducteurs est effectué pour obtenir le maximum d’animaux ayant un génotype d’intérêt dans la descendance et donc pour générer le moins d’animaux possible. Les croisements sont arrêtés dès le bon nombre d’animaux avec le génotype d’intérêt obtenus.
Raffinement
Les animaux sont observés quotidiennement. En cas de bagarre un enrichissement supplémentaire pourra être ajouté (type maisonnette en carton). Des points limites ont été définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de souffrance possible. Les animaux ne sont séparés que le temps strictement nécessaire pour la procédure. De même que pour tous les animaux de l'élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d'inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l'animal. Un traitement adapté est alors décidé. La biopsie caudale est prélevée lors du marquage par tatouage, entre P7 et P10, et n'induit donc pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n'induit pas de signes majeurs d'inconfort, du fait que la partie distale n'est pas encore ossifiée. Le geste est très rapide et les souriceaux rapidement remis avec leur mère et observés pour vérifier qu’elle les reprend bien en charge. L'absence de saignement et la bonne cicatrisation sont vérifiés. La méthode de prélèvement est éprouvée, précise, rapide et standardisée. Elle a été élaborée pour limiter les effets indésirables (stress, douleurs) et ne nécessite pas ni anesthésie ni analgésie, qui induiraient des nuisances supplémentaires.
Choix des espèces
La souris est un modèle idéal pour l'utilisation de lignées transgéniques permettant l'étude ciblée de systèmes biologiques complexes. Notre centre assure l’hébergement, le soin et l’élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Les animaux sont manipulés avant le sevrage (entre le 7ème et le 10ème jour après la naissance), pour minimiser le stress de contention : ainsi sexage, tatouage et biopsie sont réalisés en même temps.
Etude des canaux potassiques dans l’activité neuronale du réseau locomoteur spinal chez les souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Des souriceaux nouveau-nés sont retirés à leur mère pendant quatre heures au maximum, le temps qu'une injection virale soit faite dans leur colonne vertébrale, puis rendus à une femelle qui peut se montrer agressive à leur retour. 540 souris sont utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 444 d'entre elles, léger pour 64, et menées sous anesthésie sans réveil pour 32. À partir du cinquième jour suivant l'injection, chaque animal passe trois sessions de tests comportementaux de trois à quarante minutes, et celles issues de la lignée génétiquement modifiée subissent une biopsie de l'extrémité de la queue. Le porteur indique qu'une mauvaise manipulation de l'injection rachidienne peut, rarement, léser la moelle épinière et paralyser les pattes arrière dès le réveil, 508 souris étant tuées pour prélèvement de tissus et 32 gardées vivantes pour l'élevage ou des prélèvements hors saisine.
Objectifs
L'équipe étudie le système nerveux moteur situé dans la moelle épinière. Ce réseau de neurones, pour qu'il fonctionne correctement, doit être régulé finement. L'équilibre de la balance portée par les fibres nerveuses qui inhibent ou qui excitent le réseau de neurone innervant les muscles des pattes postérieures, est renforcé par les propriétés endogènes de ces neurones. C'est ce jeu d'influence qui dans sa finalité, conduira ou non à une contraction musculaire. L'un des projets de l'équipe est d'étudier, dans les conditions normales, les mécanismes moléculaires qui conduisent à cette réponse musculaire. Une protéine est principalement ciblée. Elle existe sous différentes formes et s'exprime à la surface des neurones. Ces différentes versions seraient susceptibles de jouer un rôle dans l'activité électrique de la cellule nerveuse. Des approches génétiques, biologiques, seront employées pour caractériser la contribution individuelle ou collective de ces protéines sur le modèle murin, des études comportementales analyseront leur effet global sur la posture et la locomotion de l'animal.
Bénéfices attendus
La complémentarité des procédures employées dans ce projet offrira une meilleure compréhension des mécanismes responsables de l'activité des cellules nerveuses dans un réseau sain. En ciblant spécifiquement une protéine d'intérêt par l'outil génétique sur le modèle de la souris, ces études approfondies fourniront des données solides sur le rôle de cette protéine dans les conditions normales. Enfin, ce projet pourra bénéficier à l'ensemble de la communauté scientifique.
Procédures
Les animaux nouveau-nés sont séparés de leur mère au moment de l'injection du virus pendant 4h maximum car c'est toute la portée qui est concernée, l'injection proprement dit se fait en moins d'une minute mais la préparation en post injection et pré-injection nécessite 20 min par animal. Plus tard dès le 5eme jour post injection, les animaux injectés vont suivre des sessions d'expérimentations non invasives à une fréquence de 3 sessions par animal sur l'ensemble de l'étude, couvrant les 3 premières semaines postnatales. Ces tests comportementaux durent entre 3 et 40 min maximum en fonction des tests, les enregistrements vidéo durent 3 min maximum par animal. Chez les souris génétiquement modifiées, pour distinguer précocément celles qui le sont de celles qui ne le sont pas, il est nécessaire de faire un test génétique à partir d'un fragment (
Impact sur les animaux
Les animaux nouveau-nés sont séparés de leur mère au moment de l'injection virale, puis plus tard lors des tests comportementaux et des enregistrements vidéos. Les manipulations et les changements de lieux des animaux pour ces tests peuvent également engendrer du stress. Bien que l'injection dans la colonne vertébrale soit généralement sûre, dans de très rares cas , une mauvaise manipulation peut entraîner une lésion de la moelle épinière, pouvant causer une paralysie partielle ou totale des membres postérieurs, visible dès le réveil. Les animaux injectés peuvent perdre du poids. La mère peut être stressée du fait de l'enlèvement de la totalité de ses petits et peut avoir des signes d'agressivité au retour des souriceaux qui auront subi une injection virale à la naissance. Le phénotype éventuel attendu serait un déficit moteur qui pourrait potentiellement se manifester par un affaissement de l'arrière train, des tremblements des pattes postérieures. La biopsie de l'extrémité de la queue des souriceaux provenant de la lignée de souris génétiquement modifiée, peut induire du stress chez l'animal et un léger saignement.
Devenir
les animaux sont mis à mort pour prélèvement tissulaire. Les 32 animaux gardés en vie seront potentiellement utilisés pour l'élevage ou pour des prélèvements tissulaires pour des procédures hors saisine.
Remplacement
Les données préliminaires de ce projet ont été obtenues à partir de lignées cellulaires et de modélisation, ce qui nous a permis de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Néanmoins, l'expérimentation sur l'animal demeure essentielle, car nous étudions la complexité du réseau de neurones innervant les muscles des pattes postérieures dans les conditions normales d'une activité de locomotion où de nombreux paramètres rentrent en jeu.
Réduction
Ce projet nécessitera un total de 540 animaux. Il s'agit d'une poursuite des recherches précédemment menées par notre équipe. Cela nous a permis de réduire le nombre d'animaux utilisés. Le nombre de rongeurs par groupe expérimental sera limité à son strict minimum, en tenant compte des contraintes de chaque technique, et les analyses statistiques seront adaptées. Les études comportementales seront menées longitudinalement, ainsi chaque animal sera son propre contrôle, ce qui diminuera le nombre d'animaux utilisés. A la fin de cette étude longitudinale, les tissus des animaux âgés de 21 jours seront prélevés, évitant ainsi de rajouter un lot d'animaux supplémentaire pour les études protéiques prévues à la 3eme semaine postnatale.
Raffinement
Une fois injectés, les animaux sont maintenus en fratrie et ramenés à la mère. Pour minimiser les épisodes d'agressivité de la mère envers les nouveau-nés injectés, nous évaluons soigneusement le comportement de la mère en choisissant des femelles plus calmes et sans comportements stéréotypés ou anxieux. De plus, nous pourrons utiliser des récompenses pour la mère la semaine précédant la mise bas et la première semaine après la naissance. Nous prenons un soin particulier à enrichir leur cage (rondin de bois,matériel de nidification, tunnel...). Que ce soit pour l'injection virale, les tests comportementaux, les animaux resteront en contact avec de la litière provenant de leur cage d'origine pour qu'ils soient en présence d'odeurs familières. A partir du stade juvénile, du gel nourrissant ou des récompenses peuvent leur être fourni dès qu'ils sortent de la zone de stabulation. Tout au long de l’étude, la douleur et/ou la détresse de l’animal seront évaluées 2 à 3 fois par semaine par l’expérimentateur, en observant des points limites pour les jeunes animaux.
Choix des espèces
Cette étude est dans la continuité de nos projets scientifiques précédents. Nous avons une grande expertise de ce modèle, nous avons accumulé de nombreuses données sur lesquelles nous pouvons nous baser. L'injection virale est également un outil que nous maîtrisons sur ce modèle. Les animaux seront utilisés principalement au cours des 3 premières semaines post-natales. La tranche d'âge de la première et deuxième semaines post-natales restent compatibles avec les techniques d'enregistrements de l'activité neuronale sur tissu prélevé tandis que la deuxième et troisième semaines post-natales sont des périodes clés pour l'acquisition de la marche et donc pour nos études comportementales chez l'animal. Nous postulons que le niveau d'expression des protéines d'intérêt est déjà détectable à la naissance, ce qui permet une étude protéique couvrant les 3 premières semaines de vie de l'animal.
Effets de la radiothérapie FLASH sur la réponse vasculaire tumorale EU1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
90 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée de cellules tumorales prostatiques humaines, passent un scanner puis une séance de radiothérapie FLASH sous anesthésie gazeuse, et sont suivies deux semaines pendant que la tumeur grossit, ce qui peut selon le porteur atteindre leur mobilité et les fatiguer. Les bénéfices annoncés restent en amont de la clinique : établir si les vaisseaux tumoraux répondent à cette radiothérapie ultra-rapide comme à la radiothérapie conventionnelle, et apporter des connaissances utiles à la communauté scientifique. Sur le remplacement, le porteur affirme que "tout ce qui a pu être étudié sans expérimentation animale a été fait" et que l'oxygénation d'un tissu ne s'étudie que dans un organisme perfusé.
Objectifs
La radiothérapie est un traitement contre le cancer utilisé chez plus de la moitié des patients. Une méthode récente ultra-rapide, dite "FLASH", a montré une toxicité inférieure sur les tissus sains tout en maintenant la même efficacité anti-tumorale dans difféerents modèles animaux. Le niveau d'oxygénation tissulaire semble être un paramètre qui influe sur le ratio bénéfice/risque de cette radiothérapie. De nombreuses études attestent du rôle de l'O2 dans les tissus sains mais aucune ne s'est intéressée aux tissus tumoraux dans ce contexte. Pourtant, le niveau d'O2 tumoral est un facteur qui est bien connu pour jouer sur l'efficacité anti-tumorale de la radiothérapie. Le projet a donc pour but d'étudier la réponse des vaisseaux sanguins tumoraux à la radiothérapie FLASH, et la conséquence en terme d'oxygénation du tissu tumoral. Cette connaissance est essentielle pour appréhender la réponse clinique globale et envisager les étapes ultérieures d'application de la méthode FLASH chez l'homme. Pour des raisons techniques, le projet se déroulera dans deux établissements.
Bénéfices attendus
La réoxygénation du tissu tumoral entre plusieurs séances de radiothérapie constitue l'un des piliers théoriques des procotoles cliniques actuels de radiothérapie. Il est en effet très important d'augmenter l'oxygénation de la tumeur, habituellement défectueuse, car la quantité d'oxygène dicte une grande partie des effets physico-chimiques de la radiothérapie et donc son efficacité. Il est donc crucial d'établir si les vaisseaux sanguins tumoraux répondent à la radiothérapie FLASH de la même manière qu'à la radiothérapie conventionnelle. Les données sur la réponse des vaisseaux ainsi que l'oxygénation tumorale permettront d'établir la pertinence des protocoles cliniques fractionnés actuels, ou dans le cas inverse de proposer de nouveaux protocoles de traitement. Les données permettront d'évaluer la performance globale de la radiothérapie FLASH sur la tumeur. Elles pourront permettre également d'envisager des combinaisons thérapeutiques avec des chimiothérapies anti-angiogéniques ou immuno-modulatrices. Enfin, elles apporteront des connaissances fondamentales sur les cellules du microenvironnement vasculaire, utiles à la communauté scientifique de la radiothérapie FLASH.
Procédures
Les animaux seront soumis à 4 procédures: 1- injection (seringue insuline) sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse (2 min) 2- imagerie scanner CT-scan sous anesthésie gazeuse (15 min max) 3- radiothérapie sous anesthésie gazeuse (15 min) 4- suivi tumoral pendant 2 semaines puis injections ip et rétroorbitale (2 min) sous anesthésie gazeuse avant sacrifice endormi. Les actes 1-2-4 se déroulent dans l'Etablisssement 1. L'acte 3 dans l'établissement 2.
Impact sur les animaux
Lors des phases de transport et d'acclimatation, de préhension, contention ou anesthésie, il est attendu d'observer des périodes de stress léger chez les animaux. La greffe tumorale sous-cutanée produira une douleur légère et passagère (quelques minutes). La radiothérapie est imperceptible et ne peut en soi causer de souffrance. Seuls les actes associés (manipulations) sont décelables. La croissance tumorale, en particulier lors des deux dernières semaines, peut engendrer une détresse telle que: atteinte de la mobilité, fatigue. Ces signes sont cependant facilement détectables en amont et interviennent peu dans ce modèle. De plus, le modèle n'est pas métastatique et n'engendre pas d'autre risque.
Devenir
Les animaux suivent tous les même parcours: greffe tumorale, imagerie, radiothérapie, suivi. Tous les animaux seront euthanasiés en fin d'expérimentation, le but étant de prélever les tissus tumoraux pour analyse.
Remplacement
Les premières phases du projet scientifique global se sont déroulées sur des cellules, notamment endothéliales, constituants des vaisseaux sanguins. Tout ce qui a pu être étudié sans expérimentation animale a été fait. Néanmoins l'oxygénation tissulaire ne peut être étudié que dans un tissu perfusé et régulé physiologiquement.
Réduction
La stratégie en trois expériences indépendantes successives permettra de n'utiliser que la quantité d'animaux nécessaire à l'atteinte de la significativité statistique en fonction de la taille d'effet réellement observé: dès la significativité atteinte, les lots d'animaux suivants seront annulés.
Raffinement
Pour le bien-être des animaux, la socialisation et l'environnement seront optimisés: groupes de 5 invariables, maintient des cages et litières penant les transports, cycle jour-nuit adapté, eau-alimentation à volonté et sans changement de régime entre les établissements, frisottis en quantité pour nidification. Les dômes seront exclus car ils ont tendance à créer des comportements de domination chez la souris nude mâle. Une habituation à la manipulation et en creux de main sera réalisée progressivement. Pour éviter le stress, l'injection tumorale sous-cutanée, l'imagerie et l'irradiation seront réalisées sous anesthésie générale. Une stabulation sur tapis chauffant permettra à l'animal un réveil plus rapide et une meilleure stabilité physiologique pendant les procédures. Enfin, les animaux seront observés périodiquement selon un barème décisionnel qui évaluera le stress et la douleur, avec des critères d'arrêt d'expérimentation.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus décrit en tumorigenèse. Les phénotypes des lignées et leurs particularités génétiques sont répertoriés ("mouse phenome database"). Le génome de la souris (différentes souches), entièrement séquencé, et sa physiologie sont similaires à l'homme: 23 000 gènes codants contre 30 000 chez l'homme, avec une bonne conservation des gènes et des fonctions. La souris tolère l'homozygotie, ce qui permet de travailler sur des lignées et d'obtenir des résultats scientifiques très reproductibles. Le modèle immunodéprimé utilisé ici permet la greffe de cellules tumorales humaines. Plus précisément pour ce projet, la souris représente le plus petit animal répertorié sur lequel la radiothérapie FLASH fonctionne et permettant la greffe tumorale avec un suivi suffisamment long (2 semaines post-radiothérapie). L'efficacité du faisceau de particules particulier que nous utilisons a été montrée chez la souris préalablement, ce qui rend ce modèle fiable. Le cancer de prostate est un cancer de l'adulte et les animaux utilisés seront donc adultes (>8 semaines).
Elevages de souris pour l’optimisation de protocoles de transplantation de cellules souches hématopoïétiques dans des modèles de pathologie du globule rouge.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Les couples reproducteurs sont tués en fin d'élevage parce qu'ils sont "trop âgés pour être replacés dans d'autres procédures expérimentales". 4 880 souris vont être utilisées dans cet élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 100 réutilisées ailleurs et 4 780 déclarées mortes, alors que le porteur décrit par ailleurs une utilisation continue des jeunes souris dans ses expériences de transplantation. Elles sont mises à reproduire pendant six mois, et les jeunes porteuses du modèle de drépanocytose subissent un prélèvement sanguin au niveau de l'œil pour être génotypées, tandis que les lignées immunodéficientes sont élevées en conditions stériles pour éviter les infections auxquelles leur système immunitaire les expose. Les souris qui n'entrent pas dans les expériences de transplantation "pourront également être proposées pour des formations", ce que le porteur présente comme une manière de limiter l'utilisation des animaux non-humains.
Objectifs
Au laboratoire nous développons de nouveaux vecteurs de thérapie génique permettant de modifier plus efficacement les cellules souches sanguines, pour améliorer les protocoles de greffes et de thérapie génique chez l’homme afin de traiter deux maladies génétiques du sang, la drépanocytose et la bêta-thalassémie. L’objectif de ce projet consiste à générer un modèle de souris qui mime certains aspects de la drépanocytose et qui doit être génotypé par un prélèvement sanguin ainsi qu’un modèle murin immunodéficient permettant de réaliser des greffes de cellules souches humaines et de les maintenir dans les meilleurs conditions d’élevage possibles Ces modèles de souris sont nécessaires à l’évaluation de l’efficacité de nouveaux vecteurs de thérapies géniques avant leur utilisation chez l’homme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de disposer d'élevages de modèles murins de pathologies du globule rouge (drépanocytose et beta-thalassémie) ainsi que des modèles murins immunodéficients permettant de réaliser des greffes de cellules souches humaines. Des greffes de cellules souches seront réalisées sur ces modèles afin d’évaluer l’efficacité de nouveaux vecteurs de thérapie géniques développés par notre laboratoire pour traiter ces maladies génétiques. Les protocoles améliorés de correction et de greffe des cellules souches sanguines dans le cadre de thérapies géniques pourront être appliqués à l’Homme.
Procédures
Les souris seront mis en accouplement pour plusieurs cycles de reproduction pendant 6 mois. Les jeunes souris modèles de la drépanocytose seront également soumises à un prélèvement sanguin qui dure quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les modèles immunodéficiences présentent un risque potentiel de développer des infections diverses par des pathogènes (virus, bactéries). Les souris modèles de la drépanocytose doivent être phénotypées par prélèvement sanguin, ce qui peut entrainer un stress dû à la contention ainsi qu’une légère et brève douleur au niveau de l’œil.
Devenir
Les couples reproducteurs seront euthanasiés en fin de procédure d'élevage car ces animaux seront trop âgés pour être replacés dans d'autres procédures expérimentales. Les jeunes souris générées seront utilisées pour nos expériences de transplantation (utilisation continue). Les animaux ne rentrant pas dans des expériences de transplantation pourront également être proposés pour des formations afin de limiter au maximum l’utilisation des animaux
Remplacement
La prise de greffe au cours de la transplantation des cellules souches sanguines est un phénomène complexe. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative in vitro permettant de reproduire les différents processus physiologiques mis en jeu dans ce phénomène : guidage, implantation, survie, prolifération et différenciation de ces cellules. Leur transplantation chez un modèle animal est la seule solution pour évaluer leur capacité à se loger au niveau de la moelle osseuse et à reconstituer le système sanguin à long terme. Nous ne disposons donc pas actuellement d'alternative à l’utilisation de modèles animaux dans le cadre de nos projets de recherche.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ces élevages dépend des projets de recherche dans lesquels ils sont utilisés. Son évaluation repose sur des travaux de recherche réalisés au sein de notre laboratoire sur les dernières années. L’anticipation et la rationalisation de nos besoins en fonction des différents projets permet de ne mettre en accouplement uniquement le nombre minimum d’animaux pour obtenir ceux nécessaires à nos expériences.
Raffinement
Les souris immunodéficientes sont élevées en conditions stériles. Les changes des cages sont réalisés sous poste de sécurité microbiologique afin de réduire au maximum les risques de contact avec des agents infectieux. L'eau de boisson est une eau en bouteille du commerce qui est stérilisée par autoclave. Toutes les manipulations des animaux sont réalisées avec des gants aseptisées à l'alcool. Le génotypage des animaux se fait lorsque les souris sont jeunes et par une méthode peu douloureuse (prélèvement sanguin). Par ailleurs, la visite journalière des techniciens animaliers ainsi que la mise en place de points limites et de critères d’arrêts permettent de limiter la douleur à son minimum et d’intervenir rapidement en cas d’effet inattendu afin de décider avec le vétérinaire quelle est la suite à donner.
Choix des espèces
Les souris sont des animaux de petite taille, qui montrent de grandes similarités en termes de mécanismes moléculaires et cellulaires avec l'homme. Elles sont couramment utilisées pour l’étude de la greffe de cellules souches sanguines. La lignée de souris drépanocytaire est utilisée comme modèle de pathologie humaine du globule rouge, dans le cadre d’expériences de thérapie génique. La lignée de souris immunodéficientes permet la greffe de cellules souches sanguines humaines qui sont capables de reconstituer le système sanguin. Ce système de greffe permet d’étude de l’efficacité de vecteurs de thérapie génique sur les cellules souches sanguines humaines provenant de donneurs sains ou de patients atteints de drépanocytose ou de β-thalassémie. Dans ce projet la mise en accouplement se fera à 8-10 semaines, âge ou les souris sont fertiles. Le génotypage des petits s’effectuera après le sevrage afin que le prélèvement sanguin soit le plus faible possible par rapport au volume sanguin total de l’animal.
Génotypage des souris transgéniques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Un prélèvement de tissu sous anesthésie gazeuse, de quelques secondes, permet de génotyper les souris transgéniques nées dans l'animalerie. 2 400 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la seule atteinte décrite étant le stress de la manipulation et de la contention. Le projet ne couvre que cette étape d'identification, les expériences elles-mêmes, portant sur des délétions de gènes de l'immunité liées au cancer, faisant l'objet de demandes séparées. Le devenir déclaré ne fait état d'aucun animal gardé vivant, alors que le porteur écrit que ces souris seront utilisées en continu et entreront ensuite dans d'autres protocoles.
Objectifs
Ces dix dernières années, l’immunothérapie s’est développée et a permis la mise en place d’une réponse puissante et durable chez un nombre limité de patients (20% en moyenne). Dans le but d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie des études sont nécessaires pour comprendre les mécanismes de mise en place la réponse immunitaire anti-tumorale. Les études que nous réalisons au laboratoire utilisent des souris transgéniques possédant des délétions conditionnelles de gènes impliqués dans l’immunité, nous permettant d’étudier ces gènes comme des marqueurs ou des cibles pour améliorer la réponse à l’immunothérapie mais également les connaissances dans le domaine. La demande d’autorisation concerne le génotypage des souris transgéniques générées. L’utilisation de ces souris pour des études fera l’objet de demandes d’autorisation ultérieures.
Bénéfices attendus
Le cancer est aujourd’hui un problème de santé publique majeur et est la seconde cause de mortalité dans le monde. A titre d’exemple, en 2020, 20 millions de personnes ont été diagnostiquées et 10 millions de personnes sont décédées. Au laboratoire, nous travaillons sur des pistes d’améliorations pour augmenter l’efficacité de l’immunothérapie. De manière plus globale, les connaissances et résultats obtenus permettrons de mieux comprendre le rôle du système immunitaire dans une réponse anti-tumorale.
Procédures
Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse (durée : quelques secondes).
Impact sur les animaux
Les souris subiront le stress de la manipulation et de la contention.
Devenir
Les animaux de ces colonies seront utilisés en continue. Ils entreront dans d’autres protocoles expérimentaux suite à leur génotypage. Ces protocoles seront soumis au comité d’éthique en amont.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, la tumeur, le système vasculaire... En conséquence, les expérimentations in vitro ne suffisent pas à appréhender la complexité d’un organisme. Nous réalisons à ces fins des études sur les modèles d’animaux transgéniques. Le décryptage des mécanismes moléculaires sera par la suite réalisé in vitro.
Réduction
La taille des élevages sera adaptée en fonction des nécessités expérimentales, elles-mêmes soumises au comité d’éthique. Les 2 sexes seront utilisés.
Raffinement
Les souris seront élevées dans un milieu enrichi avec un accès illimité à l’eau et à la nourriture. Chaque animal sera examiné 3 fois par semaine. Si des signes anormaux sont observés chez les souris, la fréquence de surveillance sera augmentée. La procédure sera réalisée sous anesthésie.
Choix des espèces
Les souris sont les animaux de référence pour les études sur le cancer et l’immunité. De plus, les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles pour sous forme génétiquement modifiée. Les manipulations relatives au génotypage et à l’identification par puce seront réalisées sur des animaux très jeunes (1ère semaine de vie) pour limiter le mal-être.
Caractérisation du rôle d’une voie de la réponse immunitaire et de souches bactériennes du microbiote dans les troubles du comportement chez un modèle murin.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
Vingt et un gavages pour 360 souris, sept injections pour 240 autres, 1 200 prélèvements de selles, un rasage du dos et une ponction de la veine submandibulaire : 600 souris sont soumises à ces actes, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur signale un risque de traumatisme de l'œsophage lié au gavage à la canule et un risque d'infection cutanée lié au rasage. Il s'agit d'explorer le rôle de bactéries intestinales et de produits bactériens sur le comportement, chez des souris dont la réponse immunitaire a été altérée par délétion génique. Chaque souris passe une fois chaque test comportemental, pour 145 minutes cumulées d'épreuves sur trois semaines, sans que ces tests soient nommés.
Objectifs
Le tube digestif est un milieu complexe dans lequel coexistent des cellules de l’hôte, une grande diversité de microorganismes (constituant le microbiote) et des molécules provenant de l’alimentation. Les bactéries et les produits qu’elles sécrètent y jouent un rôle crucial pour la bonne santé de l’hôte. Ainsi un déséquilibre de la diversité de microorganismes a été montré chez les patients atteints de maladies manifestées par des symptômes neuro-psychiatriques (Parkinson, dépression, sclérose en plaque). Notre travail de recherche vise à mieux comprendre les interactions entre l’hôte et les bactéries intestinales dans les manifestations comportementales de l’hôte. Des travaux suggèrent que certaines bactéries et des produits bactériens sont responsables de l’apparition de troubles du fonctionnement du système nerveux central . L’objectif de ce projet est d’explorer les mécanismes et d’identifier le rôle des bactéries et des produits bactériens dans la régulation du comportement dans un modèle de souris présentant une réponse immunitaire altérée.
Bénéfices attendus
Validation d’un modèle de souris présentant des modifications spécifiques des cellules neuronales sur des récepteurs de l’immunité innée pour l’étude de manifestations neuro-comportementales. Amélioration de la compréhension de l’influence du microbiote sur le comportement de l’hôte sur le comportement. Amélioration de la compréhension de l’impact des voies immunologiques dans les manifestations comportementales.
Procédures
Gavages : 360 souris seront soumises à 21 gavages (quelques secondes) et 240 à 7 injections (quelques secondes) ou au total, correspondant à une intervention par jour selon le protocole. La contention et le gavage sont réalisés en moins de 10 secondes par un expérimentateur qualifié. Prélèvement de selles : 2 prélèvements de selles correspondant à un placement dans un pot de récolte pendant 5 minutes maximum pour les 600 animaux, soit 1200 prélèvements. Rasage : les animaux subiront 1 rasage d’identification d’une durée de 10 secondes soit 360 actes de rasages de 10 secondes. Tests de comportement : tous les animaux subiront 1 fois chaque test comportemental dont la durée maximum est de 30 minutes. La durée cumulée d’épreuves comportementale sera de 145 min sur 3 semaines par animal. Prise de sang, durée inférieure à 15 secondes, 1 fois pour chaque animal.
Impact sur les animaux
stress léger induit par le placement dans un pot de récolte pour les prélèvements fécaux (émission naturelle de fèces par la souris en début et en fin de protocole) et la pesées des animaux (une fois par semaine). Douleur liée à la piqure et l’injection d’anesthésique et antalgique et des métabolites de l’étude.. Risque de traumatisme de l’œsophage induit par la manipulation de gavage oral à la canule souple pour administration des bactéries de l’étude. stress induit par la mise en conditions expérimentales des tests comportementaux douleurs et stress induit par la contention manuelle et la piqure effectuée par la lancette lors des prélèvements sanguins par ponction de la veine sub mandibulaire : risque de complication cutanée par infection induit par rasage à la tondeuse d’une zone du dos pour l’identification temporaire nécesaire à l’identification pendant l’enregistrement des vidéos.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre de récupérer le sang et les organes à des fins d'analyse scientifique
Remplacement
Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico permettant d'évaluer le lien entre l'étât physiologique du microbiote et les processsus cérébraux complexes comme les comportements Le recours à des animaux est donc nécessaire pour intégrer l’ensemble des données sur les bactéries intestinales, la composition et l’abondance du microbiote intestinal, et des données phénotypiques (poids, prise alimentaire) et comportementales.
Réduction
Nous avons choisi d’utiliser des groupes de 12 animaux en se basant sur les études déjà menées au laboratoire, ce nombre apparait nécessaire afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives compte-tenu de la variabilité connue des paramètres comportementaux.
Raffinement
Les souris bénéficieront d’un enrichissement avec du papier pour réaliser des nids et une maison en propylène rouge pour permettre aux souris de faire ce nid et se cacher. Elles auront également un bâton à ronger. Les animaux sont hébergés dans des cages transparentes permettant des interactions visuelles. Afin de limiter le stress lié aux tests comportementaux, les animaux seront habitués aux procédures et au matériel de manière progressive. Les animaux seront observés chaque jour (surveillance visuelle) et plus précisément une fois par semaine au moment de la pesée des animaux. Enfin des points limites adaptés sont définis pour limiter d’éventuelles souffrances.
Choix des espèces
Les animaux auront 6 à 8 semaines au début de la procédure, âge auquel le système immunitaire est mature et le microbiote intestinal stabilisé. Le modèle souris est largement étudié dans les recherches sur le comportement et l’immunologie, ce qui permet l’accès à de nombreuses données physiologiques de comparaison. Nous disposons également de données préliminaires sur ce modèle animal. De plus, les délétions de gènes spécifiques dans un type de cellules donné n’existent que dans ce modèle murin.