Oncologie
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Impact de l’inhibition pharmacologique de CD98hc sur la croissance tumorale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 046 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 736 d'entre elles étant classées en souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de tumeur pulmonaire de patient, puis des injections répétées de molécules testées, avec prélèvements de sang et d'urine, pour voir si ces molécules améliorent la réponse aux immunothérapies. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer nécrose, inflammation et troubles de la locomotion, et n'exclut pas une dissémination entraînant difficultés respiratoires, convulsions, ataxie ou décubitus. Il affirme recourir aux cultures en co-culture "aussi souvent que possible" mais les juge trop expérimentales, d'où la validation in vivo.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de déterminer si l’utilisation de nouvelles molécules améliore la réponse des cancers pulmonaires aux immunothérapies. Ce projet va s’articuler de la façon suivante : 1) Tester la pharmacocinétique de ces molécules. 2) Tester la spécificité de ces molécules. 3) Analyser si ces molécules permettent une réduction de la croissance tumorale . 4)Tester si ces molécules améliorent la réponse des tumeurs aux immunothérapies.
Bénéfices attendus
L’adénocarcinome pulmonaire est un cancer très agressif dont l’espérance de vie à 5 ans est d’environ 5%. Ainsi, trouver un traitement est primordial pour soigner ces cancers. La découverte de nouvelles molécules pourraient améliorer la réponse des tumeurs aux immunothérapies. Cette étude in vivo va permettre de valider le potentiel thérapeutique de ces molécules.
Procédures
Les animaux seront soumis à différentes interventions : - 5 prélèvements sanguin (durée de l'intervention: 10 min) - 5 prélèvements urinaire par contention (durée de l'intervention: 0 min) - injection sous-cutanée (1 fois au début de l'expérience- durée de l'intervention: 10 min). Pour chaque intervention les animaux seront anesthésiés afin de diminuer le stress.- Greffe de tumeur de patient (1x au début de l'expérience- durée de l'intervention: 15 min). Les animaux seront anesthésiés afin de diminuer le stress. le rasage (2min) sera realisé lorsque l'animal sera anesthésié. - injection en intrapéritonéal des molécules testées, durée de l'intervention: 2 min- 3x par semaine pendant 4 semaines sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
L'implantation de tumeurs au niveau du flanc de l'animal peut induire : - des problèmes liés à la croissance de la tumeur (nécrose, inflammation de la tumeur), des problèmes de locomotion. - des inflammations aux sites d'injections des molécules testées. De plus, nous ne pouvons exclure qu'une modulation de la densité de la matrice extracellulaire peut induire une dissémination tumorale pouvant entrainer des difficultés respiratoires, des convulsions, une ataxie ou un décubitus. C'est pourquoi nous allons analyser les différents organes en coupes histologiques. Les animaux seront suivis régulièrement à l'aide d'une fiche de score.
Devenir
A la fin de l'étude, nous devons collecter et analyser les tumeurs. Les animaux seront tous euthanasiés en fonction de chaque procédure.
Remplacement
Les cultures organotypiques en co-culture avec les cellules immunitaires seront envisagées aussi souvent que possible. Cependant, ces cultures sont encore très expérimentales et ne récapitulent pas l’hétérogénéité cellulaire des tumeurs, c’est pourquoi nous avons besoin maintenant de valider nos résultats in vivo en ayant recours à des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été choisi afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs avec le nombre de souris minimum.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et en milieu enrichi. Ils seront surveillés quotidiennement (comportement, apparence, signes cliniques) par le personnel animalier d'une part, et par les personnes en charge de l'expérimentation d'autre part. Si nécessaire, les animaux seront isolés (un par cage) en cas d’agressivité. Les animaux seront également suivis périodiquement à l’aide d’une fiche d’observation. En cas de signe de souffrance, du paracétamol (Acétaminophène 1,5mg/ml dans l’eau de boisson) sera administré (score compris entre 6 et 8) pendant 48h. Si les symptômes persistent l'animal sera euthanasié. Pour l'administration du paracétamol, les souris seront isolées afin de monitorer la prise effective du paracétamol.
Choix des espèces
Nous souhaitons étudier l'efficacité de nos nouvelles thérapies dans la progression des cancers pulmonaires. Dans cette optique, nous avons choisi d'utiliser comme modèle la souris car il existe un modèle de souris immunodéprimée. En effet, nous avons besoin d'un modèle dont le système immunitaire est déffaillant afin d'éviter le rejet de la transplantation de la tumeur humaine. De plus grâce à l'utilisation de ce modèle très bien decrit dans la litterature, nous pouvons reconstituer le système immunitaire humain afin d'être au plus proche de l'environement tumoral du patient. Enfin, de nombreuses études utilisant des tumeurs dérivées de patients utilisent ce modèle, nous permettant ainsi de comparer nos résultats avec ceux de la littérature. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines (âge adulte). En effet, nous avons besoin d'un système hôte mature pour la greffe (pour éviter toute stimulation qui pourrait être liée au stade de développement de la souris) et jeune afin de supporter la durée de croissance tumorale et de traitement.
Programmation gestationnelle des comportements olfactifs suite à un renforcement positif odorant chez la souris
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
1 988 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles gestantes subissent une restriction alimentaire quotidienne et des prélèvements de liquide amniotique et de lait sous anesthésie, et leurs portées sont soumises à des séparations maternelles, des contentions et des tests de locomotion, de choix alimentaire et d'interactions sociales. Le porteur décrit chaque animal comme "un objet d'étude" euthanasié après évaluation, et affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne rendrait compte du développement cérébral étudié. Il avance que ces enrichissements odorants "pourraient améliorer le bien-être des animaux non-humains" en élevage, un bénéfice renvoyé au conditionnel.
Objectifs
La période périnatale permet la transmission au fœtus de signaux chimiques, comme par exemple les odeurs maternelles d’origine alimentaire. Plusieurs études se sont intéressées aux effets d’expériences olfactives précoces sur le comportement humain et animal (principalement rongeurs). Les effets sur la descendance varient selon les études et les individus et sont peu stables dans le temps. Peu d’études restreignent la période d'exposition olfactive à la période prénatale, alors que les expériences olfactives prénatales représentent une méthode non invasive, facile à mettre en oeuvre et prometteuse afin d'orienter différentes dimensions du comportement animal lors de phases critiques sur le plan émotionnel, comme la naissance et le sevrage: favoriser les transitions alimentaires, apaiser les individus dans certaines situations stressantes par le rappel de l’odeur, ou faciliter les interactions sociales. Enfin, les mécanismes reliant émotions et odeurs sont peu connus, ont été surtout étudiés dans des situations de renforcement négatif et sans prise en compte des effets liés au sexe. Une meilleure maitrise du contexte dans lequel l’odeur a été apprise, en particulier dans un contexte positif, pourrait favoriser des effets plus robustes. Notre objectif est de tester si le contexte émotionnel maternel participe à renforcer l’apprentissage du contexte odorant en associant odeur et renforcement sucré chez la mère et en évaluant son effet sur les comportements olfactifs, alimentaires et socio-émotionnels des descendants.
Bénéfices attendus
Ce projet apporte des connaissances fondamentales sur les mécanismes neuronaux par lesquels apprentissage olfactif et émotions sont liés pendant le développement fœtal et comment ce lien module durablement les réponses comportementales des descendants lors du rappel de l’odeur dans l’environnement pendant leur trajectoire de vie. L’utilisation d’enrichissements odorants pertinents sur le plan émotionnel, car associés au contexte fœtal, pourrait améliorer le bien-être animal en favorisant un état émotionnel positif lié au rappel de l’odeur dans des contextes d’élevage. Selon les résultats obtenus sur l’espèce modèle, une transposition à des animaux d’intérêt agronomique est envisageable, animaux pour lesquels des procédures stressantes sont imposées par les systèmes agricoles (rupture du lien mère-petit, piqures, traitements, opérations).
Procédures
Les femelles seront élévées en cage individuelle, soumises à une restriction alimentaire modérée pendant la gestation (5h/jour) et seront pesées pour suivi de gestation (3 fois/semaine) : n=148 femelles vigiles, gestation. Les prélèvements de liquide amniotique / lait seront réalisés sur souris anesthésiées : n=28, 1 fois. Une pesée des portées (équilibrées) couplée à une séparation maternelle sera réalisée: n= 1200 individus, 1 fois, 10-15 min. Certains surnuméraires seront isolés de leurs congénères le temps du test de locomotion (n=240, 1 fois, 3 min). Les autres seront placés à plusieurs en atmosphère enrichie ou pas en odorant (n=240, 1 fois, 90 min) Au sevrage, une procédure de contention sur animaux vigiles et isolés permettra la collecte des fécès émis naturellement (n=240, 1 fois, 20 min). Certains animaux seront aussi gardés en cage individuelle pour les tests de choix alimentaires (n=240, 1 fois, 4 jours) et d’interactions sociales (n=240, environ 2 semaines).
Impact sur les animaux
Les procédures impliquent une restriction alimentaire en temps (5h/j) mais pas en quantité totale. Une vie en cage individuelle est parfois nécessaire pour des mesures individuelles de consommation ou des mesures du comportement maternel (sans influence de congénères). Une injection (ocytocine + anesthésique) est réalisée pour les prélèvements de liquides maternels. Le test de motivation olfactif en post-natal nécessite une séparation à la mère pour motiver sa recherche. Certains tests comportementaux sont réalisés dans des environnements nouveaux (avec habituation dès que possible). Un stress de contention de courte durée est appliqué en condition odorisée ou non ; le but étant de déterminer si l’odeur connue peu apaisée les individus stressés.
Devenir
Chaque animal est un objet d’étude et sera donc euthanasié à l’issue de son évaluation. Les mères doivent avoir déjà élevé une portée et ne peuvent être odorisées qu’une seule fois pour éviter une accumulation de l’odorant dans les tissus pouvant induire un biais aux résultats. Afin d’étudier les comportements post-nataux et mécanismes associés à une exposition restreinte à la gestation, les souriceaux doivent être étudiés à l’état « naif », c’est-à-dire ne pas avoir été exposés à plus d’une procédure utilisant l’odorant. C’est pourquoi chaque animal ne peut pas passer par plusieurs procédures successives et doit être euthanasié après chacune pour identifier les mécanismes mis en jeu dans la ré-exposition à l’odeur à court et long terme.
Remplacement
Seules les approches sur animal vigile permettent de rendre compte de la complexité des mécanismes de contrôle des comportements alimentaires et socio-émotionnels. Aucune préparation in vitro ou modèle in silico ne prend en considération l’intégration à plusieurs niveaux du système nerveux central, de signaux centraux et périphériques, ni le contexte particulier du développement cérébral traité ici qui nécessite des interactions entre la mère et le fœtus.
Réduction
Nous avons choisi de travailler avec les souris CD1 connues pour être prolifiques et maternelles afin de minimiser le nombre de reproducteurs. De notre expérience antérieure sur ce modèle et de la littérature, une grande variabilité de réponses entre individus est constatée, ce qui nous conduit à maximiser le nombre d’individus par groupe et par expérience, afin de garantir l’utilisation de modèles linéaires mixtes comme tests statistiques permettant de tenir compte des effets aléatoires . Les effectifs des descendants ont été prévus pour des puissances statistiques calculées a priori. Pour optimiser le nombre d'animaux utilisés, nous commençons par une expérience pilote afin d’ajuster la durée d’odorisation, puis nous décomposerons l’effectif expérimental en plusieurs séries indépendantes. Les femelles primipares ne produiront qu’une seule portée, et les portées seront réduites à 10 petits pour standardiser au mieux les expériences maternelles. Nous veillerons à valoriser tous les individus surnuméraires, en les utilisant pour les mises au point méthodologiques (neurologie) ou pour le test de comportement motivationnel olfactif à la naissance. Tous les descendants des femelles des 4 groupes maternels seront considérés et valorisés, mâles et femelles. En fonction des données obtenues sur les 2 premières séries, nous procéderons à des répétitions expérimentales jusqu’à atteindre le nombre d’animaux nécessaires par groupe expérimental pour satisfaire les effectifs requis par les tests de puissance statistique. Nous réutilisons tous les descendants de la procédure 2a vers la procédure 3 et suivantes.
Raffinement
Les animaux (femelles gestantes et descendants) seront suivis pendant toutes les phases grâce à des pesées régulières. Leur milieu de vie sera enrichi et toutes les procédures seront précédées par une phase d’habituation ou de transition. Les animaux seront gardés 2 par 2 avant les fécondations et les procédures seront optimisées dans le temps afin de minimiser les temps de séparations mères-petits. Les animaux ne seront placés en cage individuelle que lorsque ce sera nécessaire (odorisation en fin de gestation, mesures individuelles de consommation). Malgré la vie en cage individuelle, les animaux seront plusieurs dans la même pièce en cages plexiglass transparentes ce qui autorise des communications sociales. Les cages seront enrichies avec de la sciure et des cubes en bois, ainsi que du materiau de nidification (« sizzlenest ») pour les femelles gestantes afin qu'elles construisent leur nid. Les restrictions alimentaires (5h en fin de cycle "jour") sont utilisées pour optimiser l’association entre prise alimentaire et récompense sucrée chez les mères et pour homogénéiser la motivation entre les descendants pour les tests de consommation/préférence. L'effet sur les animaux est supposé limité puisque la privation alimentaire survient pendant le cycle "jour" où les animaux ne consomment que 10% de leur ration quotidienne. De plus, d'après la littérature, elle ne devrait pas induire de baisse de consommation quotidienne, ni de perte de poids (les animaux s'adaptant rapidement à ce rythme). Dans les autres procédures, nous laisserons les animaux ad libitum. Afin d’éviter une réaction néophobique à l’aliment odorisé et un stress alimentaire, le nouvel aliment/biberon odorisé est proposé en choix avec l’aliment standard du 11ème au 13ème jour de gestation pour assurer une transition alimentaire visant à réduire le stress. Après la naissance, la litière sera changée progressivement et jamais juste après la naissance et nous profiterons des phases de soins aux animaux pour effectuer des tests de comportement maternel (procédure 2a). Quand le protocole impose une séparation maternelle, les petits d'une même portée sont maintenus ensemble pour réduire le stress, et sous une lampe chauffante, incubateur ou tapis chauffant pour leur confort thermique.
Choix des espèces
L’olfaction est un sens particulièrement développé chez les rongeurs et oriente bon nombre de leurs comportements. L'expérimentation sur la souris est facilitée par un contrôle des conditions d'odorisation, un intervalle intergénérationnel court, une fécondité élevée, les descendants sont manipulables dès la naissance. Les dispositifs comportementaux sont optimisés pour la souris. L'interprétation des résultats sera facilitée par les nombreuses données bibliographiques disponibles sur ses comportements murins qu’ils soient maternels, alimentaires ou sociaux, sa neuro-anatomie et sa physiologie. De plus, les expérimentateurs possèdent une expertise forte relative à l’étude du système olfactif sur plusieurs modèles d’odorisation périnatale dont la souris. Des mères primipares (10-15 semaines d’âge) seront utilisées pour effectuer un cycle de reproduction. Les souriceaux seront utilisés entre l’âge d’un jour et de 8 semaines, ce qui correspond à différentes transitions physiologiques d’importance (naissance, sevrage, et prépuberté), mais avant la maturité sexuelle pour éviter des biais liés au démarrage du cycle hormonal connu pour influencer les performances olfactives.
Impact d’un double agoniste des récepteurs aux incrétines sur le métabolisme glucido-lipidique chez la souris obèse.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 70 tuées à l'issue et 30 réutilisées. Rendues obèses par un régime gras, elles reçoivent des injections quotidiennes pendant 28 jours et des prélèvements de sang répétés par incision de la veine de la queue, pour étudier une molécule antidiabétique déjà commercialisée aux États-Unis. Le porteur indique que le régime gras peut altérer les capacités motrices et induire un état dépressif et anxieux. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne peut remplacer totalement le recours à l'animal vivant.
Objectifs
Afin d’améliorer l’hyperglycémie chez le diabétique de type II, plusieurs approches médicamenteuses sont possibles. Parmi elles, la famille des incrétino-mimétiques représente une stratégie répandue. Les incrétino-mimétiques sont des molécules synthétiques de structures proches de molécules naturellement produites par l’intestin : les incrétines. Ces incrétines sont aux nombre de deux (GLP1 et GIP) et sont des hormones peptidiques qui potentialisent l'effet du glucose sur la sécrétion d'insuline en se fixant sur leur répecteurs propres (GLP1r et GIPr). A l’heure actuelle, les incrétino-mimétiques sont nombreux mais ne ciblent que l’un ou l’autre des récepteurs. La molécule T qui sera étudiée est la première molécule capable de cibler les deux récepteurs à la fois, lui conférant ainsi un potentiel thérapeutique élevé en comparaison des molécules présentes sur le marché. Cette molécule T est brevetée par un laboratoire pharmaceutique international et est déjà sur le marché américain. Elle est en passe d’obtenir une autorisation de mise sur le marché européen. De nombreuses études ont montré que les incrétino-mimétiques, en plus d’améliorer le contrôle glycémique, sont capables d’améliorer de nombreux paramètres lipidiques souvent perturbés chez le diabétique type II (stéatose, dyslipdémie). Le but de ce projet est d’identifier comment T améliore le métabolisme glucido-lipidique et en particulier quels sont les mécanismes d’action sur la production de lipoprotéines par le foie et leur captage par le tissu adipeux.
Bénéfices attendus
La prise en charge et le traitement du diabète de type II et de ses complications est un enjeu de santé publique de plus en plus prégnant. Les stratégies médicamenteuses bien que multiples voient leurs limites dans le fait qu’elles ne ciblent généralement qu’un récepteur et donc qu’un point précis du métabolisme, limitant ainsi les effets. Les études préliminaires sur les effets de la molécule T semblent montrer une efficacité accrue de la molécule en raison de sa capacité à cibler simultanément les deux récepteurs aux incrétines que sont GLP1r et GIPr. L’intérêt d’un tel ciblage est que l’activation des deux récepteurs entraîne des effets différents et complémentaires. Là où deux molécules étaient nécessaires, avec la molécule T une seule serait suffisante. De plus, d’un point de vue pharmacocinétique, les études montrent qu’une prise hebdomadaire est suffisante pour permettre d’avoir les effets escomptés. En résumé, le développement et la compréhension du mécanisme de la molécule T devrait permettre de contrôler plus efficacement le diabète de type II et d’apporter un confort au patient par l’administration d’une prise hebdomadaire unique de la molécule.
Procédures
Pour chaque test de glycémie ou mesure biochimique, une petite incision à la veine caudale sera réalisée après avoir appliqué un anesthésique local et la quantité de sang total prélevée à un moment donné sera d’environ de 2 ou 25 μL afin de pouvoir réaliser une mesure à l’aide du glucomètre ou d’un kit dosage respectivement. Cette procédure prendra 5 secondes dans le cas d’un prélèvement de 2 µl, et maximum 30 secondes dans le cas d’un prélèvement de 25 µl. Il correspond à 7 prélèvements dans le cas d’un OGTT, 1 d’un seul dans le cadre d’un dosage biochimique. Ce type de prélèvement à lieu a J-4, J-2, J+2 J+24 et J+26 et le temps de mesure est de 2h, sauf pour le test de tolérance aux lipides pour qui, il est de 8h. Pendant les 28 jours de traitements, les drogues seront administrées par voie intrapéritonéale
Impact sur les animaux
En plus d’une altération des paramètres métaboliques, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété. En ce qui concerne les traitements et prélèvements, le personnel maitrise très bien les gestes techniques nécessaire au bon déroulement du prélèvement de sang caudal servant à la mesure de la glycémie ainsi que la mise en œuvre des injections intrapéritonéales. Tous les animaux de l’étude seront suivis par un personnel compétent selon les modalités mise en place par la structure chargée du Bien-être Animal du Centre de zootechnie..
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder aux analyses post-mortem et déterminer les mécanismes d’actions mis en jeux.
Remplacement
L’obésité et le diabète de type 2 est une pathologie multifactorielle entraînant une élévation incontrôlée du glucose sanguin ayant des conséquences dramatiques sur de nombreux tissus et organes. Afin d’étudier les conséquences métaboliques et les pathologies associées, il est indispensable de travailler sur l’organisme vivant en entier ce qui justifie ainsi la nécessité de réaliser des expérimentations in vivo. Ainsi, aucun modèle cellulaire ne peut être utilisé pour substituer totalement l’utilisation de modèles animaux. Par ailleurs l’utilisation de modèles cellulaires in vitro (explants) issus des animaux obèse diabétiques nous permettra de mieux comprendre l’impact des traitements sur les différents organes
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé sur la base de projets similaires précédemment réalises. Grâce à notre expérience du travail sur les molécules antidiabétiques, nous avons pu au cours des projets réduire le nombre d’animaux par groupe en optimisant les temps et doses de traitement. En effet, il ne nous est plus nécessaire de réaliser des effets doses, ni de multiplier les temps de traitements, pour un large spectre de molécule, dont le Tirzépatide. De plus, l’utilisation des animaux a été réfléchie afin qu’un maximum de données soient obtenues avec un minimum de douleurs et de stress pour les animaux. Ainsi des tests in-vivo et des prélèvements d’organes seront réalisé chez les mêmes animaux. Pour ces raisons, avec une seule dose et un seul temps de traitement, nous avons réduit le nombre d’animaux pour mener à bien ce projet et obtenir un puissance statistique suffisante. En ce qui concerne le travail in vitro nous avons essayé d’optimiser le nombre pour permettre de travailler sur l’ensemble des tissus d’intérêts aux différentes doses et temps escomptés. Notre expérience dans ces techniques in vitro nous permet de rationaliser ce nombre pour ne pas multiplier les conditions expérimentales. La significativité statistique entre plusieurs groupes sera déterminée par une analyse de variance suivie d’un test de Tukey-Kramer. Dans le cas où un test non paramétrique serait nécessaire, nous utiliserons le test non paramétrique de Mann-Withney..
Raffinement
Par expérience, nous appliquerons des conditions optimales à l’obtention du modèle en permettant de maintenir le bien-être nécessaire. Les animaux auront libre accès à un biberon d’eau et des objets d’enrichissement de milieu seront placés dans les cages. Afin d’éviter le stress de l’isolement, les animaux seront plusieurs par cage (5 à 10). De plus, les animaux auront à disposition dans les cages des objets permettant l’enrichissement nécessaire. Pour ce qui est de l’anesthésie, nous utiliserons l’isoflurane qui permet une anesthésie efficace permettant la mise à mort de l’animal par dislocation cervicale, sans risque de stress pour la souris. Nous veillerons aussi au points limites du projet engendré par le diabète de type II qui consiste principalement en une déshydratation, en veillant à réhydrater ces derniers en cas de besoin.
Choix des espèces
L’étude d’une pathologie a pour but d’en comprendre les mécanismes afin d’établir des stratégies thérapeutiques applicables à l’Homme. C’est pourquoi, le choix des modèles est important. Ainsi, il apparait logique de choisir un modèle de vertébré dont la physiologie et la physiopathologie sont le plus proche possible de celles de l’Homme. C’est le cas pour la souris. Leur métabolisme au sens large présente de nombreuses similarités avec celui de l’Homme. De plus, cette espèce animale fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisés. Les animaux utilisés seront des jeunes males de 4 semaines. L’utilisation d’animaux jeunes se justifient par le fait qu’à cet âge, l’efficacité du régime est optimale car ils sont en pleine croissance. Ceci permet donc de limiter le temps de régime et donc le stress et les nuisances engendrées. Par conséquent, les traitements pharmacologiques qui auront lieu par la suite seront réalisés sur ces mêmes souris devenus adultes (20 semaines)
Fonction et régulation des macrophages des îlots pancréatiques chez la souris, en physiologie et lors d’une obésité.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
2 730 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont soumises à un régime gras jusqu'à atteindre 45 grammes, reçoivent des injections d'un agent neutralisant les macrophages, subissent des jeûnes, un gavage et des prélèvements de sang dont un prélèvement rétro-orbital, pour étudier le rôle des macrophages des îlots du pancréas dans l'obésité. Le porteur justifie des groupes de 60 souris par le faible nombre de macrophages récupérables par animal. Il indique avoir tenté l'étude in vitro sur îlots humains et de souris sans succès, et conclut qu'il est impossible de s'affranchir d'un organisme entier.
Objectifs
Les îlots de Langerhans sont des micro-organes dans le pancréas et sont indispensables à la régulation du glucose dans l’organisme. Lors d’une obésité induite par un régime riche en graisses, des cellules spécifiques des îlots doivent compenser la résistance à l’insuline qui s’installe avec la prise de poids en augmentant leur nombre ainsi que la quantité d’insuline qu’elles produisent. De la même façon d’autres cellules de l’îlot produisent des quantités anormales de glucagon. Le système immunitaire inné, et en particulier les macrophages, joue un rôle important dans la régulation du métabolisme. Des macrophages sont également retrouvés dans les îlots pancréatiques. Des premières études ont montré que l’absence de macrophages peut compromettre le nombre et le bon fonctionnement des cellules de l’îlot indispensables à la régulation du glucose dans l’organisme (via la production d’insuline ou de glucagon). Les mécanismes impliqués dans ce phénomène restent flous. De même, une différence dans la quantité de macrophage dans les îlots en fonction du sexe a été constatée mais reste inexplorée. Les mécanismes cellulaires et moléculaires permettant la régulation des macrophages vers un caractère pro-inflammatoire ou au contraire anti-inflammatoire des îlots ne sont pas connus à ce jour. Une sur-activation des macrophages dans les îlots pourraient influencer les cellules productrices d’insuline et pourraient promouvoir l’apparition d’un diabète. Nos travaux préliminaires ont permis d’identifier deux voies potentielles capables de réguler localement le caractère pro ou anti-inflammatoire des macrophages. Les objectifs principaux de ce projet sont donc de définir le rôle des macrophages dans la régulation des cellules présentes dans les îlots, y compris dans le cas d’une obésité, et de confirmer le rôle des voies précédemment identifiées.
Bénéfices attendus
Il est aujourd’hui admis que les macrophages jouent un rôle primordial dans la régulation métabolique notamment dans le tissu adipeux et le foie. Les macrophages résidant dans les îlots pancréatiques n’ont eux été décrits que tardivement et les contraintes liées à leurs techniques d’analyse font qu’ils restent encore largement ignorés. En effet, les macrophages représentent seulement 1% des cellules totales des îlots ce qui ne représente qu’environ 1200 macrophages par souris. Cela limite donc le type et le nombre d’expériences pouvant être effectuées sur les échantillons de chaque souris, or nous avons besoin des données provenant de trois grandes techniques, qui une fois combinées, nous permettrons de répondre à nos hypothèses. Malgré ces obstacles, notre laboratoire a acquis l’expertise nécessaire pour travailler sur ce tissu complexe. Ce projet représente donc une étape majeure dans la compréhension des macrophages résidant dans les îlots pancréatiques et de leur influence sur le métabolisme du glucose. Nous porterons notre attention sur le développement de l’obésité induite par un régime riche en graisses qui est une condition où les îlots sont très sollicités et sur l’impact du sexe qui n’a pas été étudié jusqu’ici. Notre projet s’attaque donc à déchiffrer les voies cellulaires et moléculaires encore inconnues qui seraient capables de garder les macrophages de l’îlot sous contrôle. Comprendre ces mécanismes pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques qui permettraient de prévenir et/ou traiter l’inflammation pathologique observée lors de l’apparition d’un diabète. Selon les résultats obtenus, ces voies pourraient être testées dans de nouveaux modèles de souris diabétiques de type 2 ou de type 1 (auto-immun) dans un futur projet.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents types d'alimentation (régime standard ou régime riche en graisses) sur une durée d'une ou douze semaines. Les animaux peuvent également recevoir une ou quatre injections (fonction de la durée du régime) d'un agent permettant de neutraliser les macrophages spécifiquement dans les îlots pancréatiques (quelques secondes par injection). Des prélèvements sanguins seront effectués en fin de procédure de façon à contrôler la glycémie ou la sécrétion d'insuline (prélèvement répétés de petits volumes de quelques secondes: 6 prélèvements répartis sur 2h) pour nous permettre de déterminer si la souris contrôle correctement son métabolisme glucidique. Ces tests nécessitent une mise à jeun de 16h ainsi qu’un gavage (10 secondes) pour la glycémie et une mise à jeun de 6h ainsi qu’une injection d’insuline (quelques secondes) pour la sensibilité à l’insuline. En fin de protocole, afin de doser différents marqueurs, nous réaliserons un prélèvement dans une poche à proximité de l'œil présente chez les souris. Ce prélèvement (quelques secondes) nécessite une anesthésie gazeuse (2 à 3 minutes) et un anesthésique local sera apposé à la fin du prélèvement.
Impact sur les animaux
Aucun effet néfaste n’est connu pour les différents traitements d’agent neutralisant et les différents modèles de souris transgéniques. - Injection intrapéritonéale (IP) : douleur légère due à la piqure, le volume ou la solution injectée ne créeront pas d’effet dommageable sur l’animale. - Régime riche en graisse (HFD) : Pas d’effet dommageable pour les animaux suivis sur 1 semaine de traitement, les animaux suivis sur 12 semaines vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (jusqu’à 45 grammes) et devenir un peu moins actifs. En fin de protocole : - Mise à jeun : Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne due à la sensation de faim. - Gavage : contention soutenue pour quelques secondes afin d’introduire correctement la sonde dans l’œsophage et jusqu’à l’estomac. Le volume et la solution administrés ne provoquerons pas d’effet dommageable sur l’animal. Il n’y a pas de risque d’irritation de l’œsophage car le geste n’est effectué qu’une seule fois. - Microcoupure à la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. - Prélèvement rétro-orbital : gêne/douleur modérée au point de prélèvement. L’animal sera anesthésié au moment du prélèvement et recevra en complément un anesthésique local pour son réveil. L’animal ne subira donc aucun traumatisme dû au geste ou à la contention, la douleur éventuelle au point de prélèvement sera amoindrie après le réveil.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en œuvre les trois grandes techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.
Remplacement
Afin de comprendre le rôle des macrophages des îlots en physiologie et dans le développement d’une obésité, nous avons choisi d’utiliser la stratégie de neutralisation des macrophages au niveau des îlots. Des études préliminaires nous ont permis d’orienter nos études sur seulement deux voies qui pourraient s’avérer jouer un rôle majeur dans les mécanismes du métabolisme du glucose et le rôle que pourraient y jouer les macrophages. Nous avons tenté de réaliser cette étude in vitro à partir d’échantillons humains. Malheureusement nous n’avons que rarement la possibilité d’étudier des îlots pancréatiques humains. De plus, ces îlots proviennent de donneurs cadavériques aux caractéristiques variables et passent plusieurs jours en culture avant réception, ce qui peut influencer le nombre, les caractéristiques ou la viabilité des cellules les îlots et leurs macrophages. Nous avons également tenté des réaliser cette étude in vitro à partir d’îlots de souris, la neutralisation des macrophages s’est révélée insuffisante. Ainsi, les modèles animaux vivants nous permettent d’étudier les îlots pancréatiques dans des conditions reproductibles et d’investiguer précisément le modèle de développement de l’obésité. De plus, les îlots pancréatiques répondent à la prise de poids et au dialogue entre les différents organes métaboliques, il est donc impossible de s’affranchir d’un organisme dans son ensemble.
Réduction
Pour chaque condition expérimentale, des groupes de 60 souris seront créés. Cela prend en compte la mortalité naturelle (10%) et surtout les limites techniques associées à l’isolement des îlots et à l’étude des macrophages des îlots, nous avons donc besoin de partir avec 20 animaux pour chacune des trois grandes techniques que nous souhaitons mettre en place (20x3=60). Comme décrit précédemment, de par le faible nombre d’îlots/macrophages que nous obtenons par animal (environ 200 îlots/souris), nous ne pouvons cumuler les différentes analyses à partir des échantillons d’une seule souris et nous devons donc prévoir un groupe (n=20) pour chaque type d’analyse. Ainsi, le nombre de souris utilisées reflète le nombre d’îlots/macrophages nécessaire pour le succès de notre projet. - Expression génique (100 îlots/condition) couplée aux tests fonctionnels (80 à 120 îlots/condition selon le test) - Cytométrie en flux (> 150 îlots/condition) - Histologie sur pancréas total (1 pancréas/souris) Pour répondre à nos questions de recherche, il est important de combiner ces différentes techniques qui apportent des informations complémentaires. Cependant, afin de réduire le nombre d’animaux dans l’étude, nous avons développé des protocoles permettant l'évaluation de la tolérance au glucose et l’évaluation de la sensibilité à l’insuline sur un même animal avec une période de récupération entre chaque test. De plus, les souris seront utilisées pour plusieurs projets du laboratoire avec l’analyse d’autres organes tels que le tissu adipeux et le foie notamment.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur des portoirs ventilés et ont un accès libre et illimité à l'eau et la nourriture. Les conditions de température et d'humidité sont contrôlées et monitorées tous les jours pour qu'elles soient optimales pour les souris. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h), les souris étant des animaux nocturnes une période importante d'obscurité est indispensable à leur bien-être. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum, en effet la souris est un animal grégaire, la vie en groupe est un facteur important pour son bien-être. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté. Pour s’assurer du confort des souris, elles bénéficieront de coton et de «maison» afin de les occuper et qu’elles puissent se construire un « nid ». Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l'équipe professionnelle de zootechnie. Aucun effet néfaste n'est connu après l'injection des agents neutralisants ou sur les lignées transgéniques. Les souris sous régime riche en graisse vont prendre du poids et devenir un peu moins actives. Nous avons tout de même tenu à mettre en place, en plus de la surveillance journalière de la part des animaliers, un suivi hebdomadaire de la part de l'équipe scientifique avec prise en compte des critères (poids, aspects visuels et comportementaux) informatifs sur l'état de bien-être des animaux. Si, à l'aide de ces critères, un animal est jugé en mal-être, il sera sorti du protocole expérimental.
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence dans l'étude de l'obésité et du diabète, en effet les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète (dont les gènes de l'inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés sont très proches chez la souris et chez l’Homme. De plus la souris est un modèle permettant l'obtention relativement rapide du nombre d'individus suffisant et que nous sommes en capacité d'héberger dans des conditions (surface, température, luminosité) nécessaires à son bien-être. La souris est également un modèle pour lequel il existe beaucoup d’outils disponibles : modification du génome pour créer les meilleurs modèles d'études possible, méthodes d'analyses des tissus prélevés, etc. L'ensemble de ces critères font de la souris le modèle optimal pour répondre aux questions du présent projet. Nous avons choisi de commencer les études sur des souris qui ont entre 8 et 10 semaines. Cela correspond à la maturité sexuelle (stabilisation hormonale) et équivaut à l'entrée dans l'âge adulte chez l'Homme.
Impact de la désorganisation de l’hétérochromatine et de l’activation des éléments transposables sur la fonction des cellules souches hématopoïétiques au cours de l’âge, en réponse aux stress, ou dans le contexte d’une hématopoïèse clonale.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
8 236 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des irradiations du corps entier, parfois létales et suivies d'une greffe, ainsi que des injections répétées d'un produit inflammatoire pendant un mois, pour étudier le vieillissement des cellules souches du sang et le risque de leucémie. Le porteur indique que l'irradiation létale peut provoquer des diarrhées et modifier la croissance des dents, et que les injections sont douloureuses. Il affirme que la fonction des cellules souches ne peut être testée qu'in vivo et met en avant des méthodes réduisant le nombre d'animaux.
Objectifs
Les cellules souches du sang s’auto-renouvellent et différencient pour donner l’ensemble des cellules du sang . Avec l’âge, la fonction des CSH est affectée et des mutations apparaissent. L’âge induit un contexte pré-leucémique dans les cellules souches du sang et un risque accru de développer des leucémies (cancers du sang). L’inflammation augmente avec l’âge et est un facteur important du développement de leucémies. Certaines mutations confèrent un avantage compétitif à la cellule mutée, donnant lieu à une production illimitée de cellules cancéreuses. Ces cellules mutées sont sélectionnées et s’amplifient en réponse à des stress tels que l’inflammation ou l’exposition à des rayonnments ionisants, prédisposant ainsi au développement leucémique. Le vieillissement, l’inflammation et les rayonnements ionisants, qui induisent un vieillissement prématuré, induisent des altérations de la disponibilité de l'ADN de la cellule. Notre projet a pour but de caractériser l’impact de l’âge, de l’inflammation et de l’exposition à des rayonnements ionisants dans les cellules souches du sang de souris normales ou présentant une perte de fonction de gènes importants.
Bénéfices attendus
D'un point de vue fondamental, comprendre comment l'état de protéines déterminant la conformation et la disponibilité de l'ADN cellulaire peut influencer l'identité et la fonction des cellules souches du sang est d'un intérêt majeur pour appréhender les pathologies liées au vieillissement, telles que certaines leucémies. Sur le plan clinique, la découverte de voies susceptibles d'être ciblées thérapeutiquement pour remédier au déclin du tissu régénrateur du sang pourrait conduire à de nouveaux moyens de prévenir ou traiter les leucémies, mais aussi différentes maladies chroniques liées au vieillissement.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux sont par lots différents: une Irradiation sub-létale corps entier (durée 3 minutes); des injections tous les 2 jours pendant 30 jours (durée 1 minute, anesthésie locale); une irradiation létale (durée 12 minutes) suivie d'une greffe par injection sous anesthésie générale (durée 2 minutes).
Impact sur les animaux
Les injections répétées d'un produit inflammatoire peuvent induire une réponse inflammatoire localisée et douloureuse. L'irradiation léthale peut induire des diarrhées transitoires et des modification de la croissance des dents. Le injections simples induisent très peu de nuisances.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, à la fin de chaque procédure, nous prélèverons les cellules souchés hématopoïétiques pour réaliser des exériences de génomique, ou les cellules de la moelle osseuse pour analyser le pourcentage de cellules mutées dans la moelle par cytométrie.
Remplacement
L’hématopoïèse est le processus physiologique qui conduit à la formation de toutes les cellules du sang. C’est un processus qui met en action plusieurs cellules de la niche hématopoïétique, que l’on ne sait pas encore reproduire in vitro. Il ne peut par conséquent pas être totalement étudié in vitro. D’autre part, nous travaillons sur les cellules souches hématopoïétiques, qui différencient dès qu’elles sont mises en culture in vitro : à partir du moment où nous travaillons hors de l’organisme, ce ne sont plus les mêmes cellules. Finalement, si de nombreux marqueurs permettent la caractérisation phénotypique des celluels souches hématopoiétiques, leur caractérisation finale est fondée sur leur capacité unique de reconstituer l’hématopoïèse dans son ensemble dans un organisme vivant. Cette fonction ne peut être testée qu’in vivo.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre de souris utilisées. Les nombres d’animaux nécessaires aux différents types d’expérimentation ont été estimés sur la base d’expériences préliminaires, l’objectif étant d’utiliser le nombre d’animaux le plus petit possible tout en étant suffisant pour obtenir des résultats significatifs d’un point de vue statistique. Pour les analyses moléculaires, nous récupèrerons toutes les cellules souches possibles seront utilisées. Pour le séquençage d'acide ribonucléique, nous avons récemment développé des préparations de librairies à partir de petites quantités de matériel. Cette méthodologie, utilisée maintenant en routine au laboratoire, est très importante pour augmenter le nombre d’échantillons exploitables et donc réduire le nombre de souris nécessaires. Une technologie récente, développée au laboratoire cette année, nous permet aussi de faire les analyses épigénétiques sur les cellules issues d'une seule souris quand il en fallait 10 fois plus auparavant. Les expériences de transplantations ne seront réalisées que pour confirmer un effet sur la fonctionnalité des cellules préalablement observée sur des tests in vitro. Les cellules transplantées seront des pools issus de plusieurs souris pour limiter la variabilité inter-individu des souris donneuses.Parmi les souris nées dans les élevages de souris transgéniques les souris non mutées seront aussi utilisées, comme témoins, évitant d'utiliser des souris spécifiques pour cela. Nous utiliserons des tests statistiques pour tester l’effet de plusieurs conditions en parallèle. Concernant les expériences à grande échelle sur génome entier, les analyses statistiques seront faites par des bioinformaticiens.
Raffinement
Les injections seront faites sous anesthésie locale ou générale . Une observation des animaux sera réalisée quotidiennement, afin de s’assurer que l’animal ne présente pas de complications. Afin de favoriser le bien-être des animaux, l’hébergement se fera en groupe pour favoriser la socialisation des animaux. Un enrichissement environnemental du milieu (sizzlenests, tunnels, maisons) sera mis en place dans chaque cage. Les animaux seront observés quotidiennement lors de chaque intervention des expérimentateurs (injection, pesées). Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux bénéficieront d’un environnement enrichi en tout temps. Un complément alimentaire énergétique et appétent sera ajouté dans les cages après transplantation ou en cas de diminution de la prise alimentaire.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour étudier l’hématopoïèse et la leucémogénèse. Les souris possèdent un système physiologique proche de celui de l’homme. Les souches des animaux sont bien caractérisées génétiquement ce qui permet d’effectuer des transplantations de cellules souches en palliant les problèmes liés au rejet de greffe. De plus, cette espèce permet le développement rapide d’animaux transgéniques qui sont nécessaires pour étudier les rôles de gènes/protéines dans l’hématopoïèse normale et le développement de pathologies en présence d’un système immunitaire compétent. Enfin, Il s’agit d’espèces faciles à élever qui permettent l’obtention relativement rapide de résultats du fait de leur temps de génération réduit. Nous utiliserons des souris de 8-14 semaines car elles sont considérées comme adulte. En effet, dans le cadre de notre étude, nous avons besoin que les animaux aient atteints l’âge adulte.
Etude du rôle des macrophages thymiques dans la mise en place de la myasthénie autoimmune dans le modèle murin
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
270 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées pendant une à six semaines, subissent des tests moteurs répétés et un électromyogramme sous anesthésie, pour tester l'hypothèse d'un lien entre déficit en macrophages thymiques et myasthénie. Le porteur indique que les molécules injectées peuvent provoquer une fébrilité transitoire. Il justifie le recours à l'animal par un "besoin" de valider chez la souris des observations faites chez des patients et in vitro.
Objectifs
La myasthénie grave est une maladie auto-immune rare. Elle est liée à la production d’auto-anticorps dirigés contre le récepteur à l’acétylcholine (RACh), situé à la jonction entre le nerf et le muscle. Ces auto-anticorps altèrent la transmission du message nerveux entre le nerf et le muscle conduisant à des faiblesses musculaires plus ou moins invalidantes. Il n’existe actuellement aucun traitement pour guérir de la myasthénie. Les traitements actuels proposés aux patients sont essentiellement pour limiter les symptômes ou non-spécifiques, et doivent être pris à vie. Dans la myasthénie, si le muscle est l’organe cible, l’organe effecteur est le thymus. Une diminution du nombre des macrophages dans le thymus des patients myasthéniques a été récemment mise en évidence. Notre hypothèse est que ce défaut en macrophages de l’inflammation du thymus à l’origine de la myasthénie. Ce projet de recherche a pour but de démontrer chez la souris qu’une diminution du nombre de macrophages thymiques induit des changements thymiques comme ceux observés chez les patients, et à long terme une myasthénie.
Bénéfices attendus
La myasthénie autoimmune est une maladie chronique invalidante. On ne sait pas exactement encore pourquoi des personnes développent cette maladie. La compréhension des mécanismes étiologiques est donc très importante pour proposer de nouveaux traitements plus adaptés aux patients. En effet, à l’heure actuelle, les traitements proposés sont souvent des immunosuppresseurs à vie et/ou une ablation radicale du thymus. Dans ce projet, nous souhaitons démontrer qu’un défaut en macrophages thymiques serait à l’origine de l’inflammation thymique conduisant à la myasthénie. Il n’y a pas de modèle spontané connu de cette pathologie chez la souris. Nous souhaitons utiliser une combinaison de molécules pour : 1) Démontrer que l’injection intrapéritonéale de ces molécules peut induire au bout d’une semaine, une inflammation dans le thymus. 2) Démontrer que les effets ces molécules sont exacerbés chez des souris transgénique qui ont moins de macrophages. 3) Sur des manipes plus longues (6 semaines), rechercher chez des souris ayant moins de macrophages thymiques, l’apparition de symptômes myasthéniques. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre comment la myasthénie se met en place afin de proposer ensuite de nouvelles approches thérapeutiques aux patients.
Procédures
1) L’injection intra péritonéale consiste à injecter un produit directement dans le péritoine, en bas de l’abdomen, afin d’induire une réponse systémique rapide. Cette manipulation se fait sur souris vigiles et dure quelques secondes. Geste réalisé sur chaque souris et selon les procédures: - 3/sem pendant 1 semaine pour 90 souris – 3/sem pendant 4 semaines pour 36 souris – tous les jours pendant 1 semaine 36 souris – 2/sem pendant 6 semaines pour 108 souris. 2) Les tests cliniques visent à étudier l’activité motrice des différents animaux afin d'évaluer l'apparition de la pathologie et les effets du traitement. L’évaluation comportementale de l’activité motrice des souris est pratiquée à l’aide de tests usuels, basés sur le comportement spontané des rongeurs (Grip test après une course sur tapis de 5 minutes et grille retournée) et la mesure du poids. 5 mesures sont faites par souris pour le grip test et un test de la grille retournée; chaque test durant 1 minute maximum. Ces tests concernent 108 souris et sont menés tout au long du protocole expérimental : une séance d’habituation (pour minimiser le stress associé aux manipulations répétées) est effectuée quelques jours avant la première injection et ensuite des séances régulières sont espacées de 8 à 12 jours. 3) L’electromyogramme permet de suivre le statut myasthénique suite à une stimulation du muscle squelettique. Pour ce protocole les souris sont anesthésiées. Après l’examen, les souris sont ensuite replacées dans leur cage initiale. L’examen, qui dure en totalité de 10 à 15 minutes par animal, sera pratiqué quelques heures avant l’euthanasie de la souris à la fin du protocole expérimentale et ne sera donc réalisé qu’une seule fois par animal. Cette procédure concerne 108 souris dans ce projet.
Impact sur les animaux
Les molécules injectées peuvent entrainer une fébrilité transitoire due à l’activation du système immunitaire. Les injections intrapéritonéales ne sont pas invasives pour les souris, le geste étant rapide et n’entrainant pas de blessure chez l’animal ou de gêne pour le déplacement. Les tests cliniques n’entrainent pas de stress particulier chez la souris. L’électromyogramme sera effectué sur les souris anesthésiées et elles ne ressentiront pas la douleur dût au test. Dès la fin de la manipulation, l’animal est euthanasié et n’est donc pas impacté pour la suite par cette procédure.
Devenir
Tous les animaux à la fin de ce projet sont euthanasiés. Effectivement à la fin de chaque protocole, il est nécessaire de prélever différents organes et tissus pour pouvoir étudier l’impact physiologique et moléculaire des différents traitements utilisés. Ceci a pour but d’optimiser l’utilisation des souris de ce projet.
Remplacement
A ce jour notre projet découle d’observations faites chez des patients myasthéniques et d’expériences in vitro. Maintenant, nous avons besoin de valider nos observations avec des modèles animaux, afin de démontrer que la myasthénie pourrait être due à une diminution des macrophages thymiques
Réduction
Le nombre de souris par condition expérimentale est déterminé pour permettre une bonne analyse statistique des données et par un test de puissance, pour obtenir des résultats fiables à la suite de nos expériences, tout en utilisant le minimum d'animaux. En tout 270 souris sont nécessaires à la réalisation de ce projet expérimentale
Raffinement
Lors de leur arrivée dans l’animalerie, les souris sont acclimatées pendant au moins 1 semaine. Les souris sont stabulées sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (les lumières s'allument automatiquement à 6h du matin et s’éteignent le soir à 18h). L'utilisation de "Sizzlenests" (bandes de papier Kraft autoclavées) permet aux rongeurs de faire rapidement des nids. Le nid leur permet d’être moins dérangés par le bruit, la lumière, le mouvement et les changements de température. Il donne un sentiment de sécurité, ce qui réduit le stress des animaux et donc leur agressivité. Lorsqu'il y a apparition de signe clinique de la maladie, de la nourriture humidifiée est mise dans la cage pour éviter aux souris, si elles sont faibles d'aller chercher la nourriture en hauteur. Afin de limiter au maximum la douleur et le stress chez les animaux lors des injections intrapéritonéales, elles seront effectuées alternativement à gauche et à droite dans la partie basse de l’abdomen. Une séance d’habituation aux tests cliniques est effectuée quelques jours avant la première injection pour minimiser le stress associé aux manipulations. Le score clinique complet est évalué tous les 8-12 jours. Lors de l’électromyographie, la souris est anesthésié afin qu’elle ne ressente pas la douleur. La souris est ensuite euthanasiée juste après les mesures et ne ressent pas les conséquences de ce protocole. Les souris sont surveillées quotidiennement par les animaliers pour repérer d’éventuels signes de mal-être, de blessures ou si elles atteignent des points limites. Dans ces cas la souris est euthanasiée.
Choix des espèces
Les souris sont couramment utilisées pour la mise en place de modèles pour des maladies autoimmunes, dont la myasthénie. L’avantage de la souris est que le système immunitaire est bien mieux connu et que des souris transgéniques, déficientes pour des gènes précis, peuvent être utilisées. Des souris femelles seront utilisées car la myasthénie est une maladie qui touche majoritairement les femmes. Les expériences seront effectuées sur des souris de 6 semaines au début de l’expérience ce qui correspond à l’adolescence, période d’apparition de la maladie chez l’humain.
Etude des capacités cognitives chez la poule domestique pondeuse adulte
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
25 poules pondeuses vont être utilisées, puis réutilisées dans d'autres projets de cognition, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont manipulées et testées quotidiennement pendant des séances d'apprentissage qui reposent sur une privation de nourriture de 14 à 22 heures pour maintenir leur motivation face à des récompenses alimentaires. Le porteur décrit des tests de cognition inspirés de ceux menés sur d'autres espèces et présente le projet comme un moyen d'améliorer les connaissances sur les capacités mentales de la poule. Il indique qu'un point limite défini au préalable peut conduire à l'euthanasie d'un individu.
Objectifs
L’objectif principal du projet est d’améliorer les connaissances fondamentales concernant les capacités cognitives déclaratives chez un oiseau domestique : la poule pondeuse. Le projet met en place différents tests de comportement pour étudier ces capacités cognitives
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche fondamental permettra d’accroître les connaissances scientifiques concernant les capacités cognitives chez la poule pondeuse. Plus précisément, les tests en cognition prévus sont inspirés de tests déjà effectués chez d’autres espèces et qui ont permis de mettre en évidence de capacités déclaratives complexes chez ces espèces, dont certaines que l’on pensait propres à l’humain. Pour ces espèces, révéler ces capacités mentales a influencé la façon dont les animaux sont perçus et la façon de les élever, d’interagir avec eux.
Procédures
Les animaux vigiles sont manipulés par un expérimentateur avec qui le lien de confiance est privilégié et ne sont pas contraints. Les animaux sont manipulés tous les jours pour la pesée et lors des sessions d’apprentissage ou de test. Le temps de la pesée dure environ 1 minute, en comptant les temps de trajet (environ 5 secondes sur la balance). Les animaux sont testés tous les jours entre 6h et 16h. La durée des phases d’apprentissage et des phases de test programmée est variable selon le test cognitif et peut durer, au total, pour un test, entre 3 semaines et 2 mois. Chaque session de test quotidienne peut durer entre 10 minutes et 40 minutes, selon le type de test cognitif en question. Les animaux sont mis au repos 4 à 5 jours entre deux tests pour tester une capacité cognitive.
Impact sur les animaux
La phase d’apprentissage des animaux met en jeu une récompense alimentaire ; pour que cet apprentissage soit efficace les animaux doivent donc impérativement être à jeun afin de garder leur motivation et les intéresser à la tâche demandée. La durée de jeun programmée peut aller de 14 heures à 22 heures. Néanmoins les animaux reçoivent des récompenses alimentaires au cours de cette période de jeun, lors de leurs sessions d’apprentissage et de test (1 à 2 sessions par jour), sous la forme de vers de farine (de 30 à 120 vers par session) qui est un aliment très énergétique.
Devenir
Tous les animaux n’auront été utiisés que dans le cadre de tests en cognition et seront réutilisés pour d’autres projets concernant la cognition.
Remplacement
L’intérêt du projet est l’étude des capacités cognitives du modèle animal en lui-même, ce qui ne permet pas d’appliquer de mesure de remplacement.
Réduction
Le résultat principal recherché est une performance individuelle significativement supérieure au hasard, pour un nombre d’individus suffisant relativement aux pratiques retrouvées dans la discipline. Compte tenu de la variabilité inter-individuelle présente dans ce type de test et qui a déjà été expérimentée dans l’équipe, nous estimons qu’environ la moitié des individus testés réussira les étapes d’apprentissage avec succès. De plus, 1 individu permettra de réaliser d’éventuels ajustements pré-expérimentaux dans l’utilisation des dispositifs de test. Ainsi nous prévoyons d’impliquer indépendemment 6 individus dans chacun des tests cognitifs discutés, ce qui revient à un maximum de 25 individus au total. C’est donc ce nombre de 25 individus qui a été retenu pour l’ensemble de la procédure. Les animaux qui ne participent pas au test suite à l’étape d’habituation sont gardés afin de ne pas modifier la structure sociale du groupe, ce qui risquerai de perturber les comportements lors des tests. Sachant le nombre d’essais tests prévus est inférieur à 30, une approche statistique non paramétrique (approche adaptée dans le cas de petit nombre de données) est pertinente, en gardant une puissance statistique et un risque d’erreur statistique contraignants. Seront mesurés pour chaque individu l’évolution de la performance au cours des sessions d’apprentissage ainsi que la performance lors des sessions test.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe au sol sur copeaux et en groupe, avec un accès à un parcours extérieur (30m2) en plus de la pièce intérieure (25m2), ce qui leur permet d’exprimer leurs comportements naturels (bains de poussière, grattage de la terre, etc). De plus, perchoirs et autres objets d’enrichissement physique (bloc de paille, larges tubes) sont en quantité suffisante. Ces oiseaux sont déjà habitués aux manipulations puisqu’ils sont pesés régulièrement depuis leur éclosion et ont déjà été utilisés pour d’autres tests de comportement (protocoles hors champs validés par le CE). Avant chaque test cognitif, les animaux seront habitués à l’environnement de test (pièce située juste à côté de leur pièce d’hébergement) ainsi qu’aux vers de farine. Tout au long du projet, l’expérimentateur surveille l’état corporel de l’ensemble des individus et leur intégration au groupe social. Dès lors qu'un point limite qui a été définit au préalable est atteint pour un individu, alors la décision de l'euthanasier pourra être prise par le responsable de projet et le responsable bien-être animal.
Choix des espèces
Le projet consiste à révéler des capacités cognitives de haut niveau, encore inexplorées, chez la poule domestique pour améliorer nos connaissances sur les capacités mentales de cet animal. De ce fait, le projet est réalisé sur la race de poule pondeuse isa brown la plus utilisées en élevage en France. Les animaux utilisés ont plus de 6 mois et sont adultes. Ce stade a été choisi pour étudier les capacités mentales chez la poule pondeuses, adulte.
Etude du rôle des Neutrophil Extracellular Traps (NETs) dans la progression tumorale du carcinome squameux épithélial oral.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
6 192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un cancer de la cavité buccale leur est induit par un agent chimique, le 4NQO, puis elles reçoivent des injections quotidiennes de traitements, des pesées et des inspections sous isoflurane, avant une mise à mort par dislocation cervicale pour prélever la langue. Le porteur reconnaît des douleurs, une perte de poids et des difficultés à s'alimenter liées aux tumeurs buccales. Il présente des co-cultures cellulaires comme insuffisantes pour reproduire la complexité de l'organe, pour une recherche dont les retombées pour les patients restent hypothétiques.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d'étudier le rôle des cellules immunitaires appelées neutrophiles dans la progression tumorale du carcinome épithélial oral. Plus précisemment nous souhaitons étudier une des fonctions des neutrophiles : la formation de « Neutrophil Extracellular Traps » (NETs) dans le developpement cancéreux. Les NETs sont des filaments d’ADN recouverts de protéines qui sont libérés par les neutrophiles, afin de piéger et tuer les micro-organismes pathogènes lors d'une infection. Cependant des études ont montré que ces NETs ont également des propriétés pro-tumorales. Notre hypothèse est que les neutrophiles qui forment des NETs entrainent la progression du cancer via i) l’activation des fibroblastes (des cellules saines de soutien des tissus) et ainsi la mise en place d’un environnement riche en matrice extracellulaire qui est nécéssaire à la croissance des tumeurs ; ii) l’inhibition des lymphocytes T CD8 cytotoxiques (des cellules immunitaires normalement capables de tuer les cellules cancéreuses). En effet, cet environnement est indispensable au développement tumoral et à l’invasion du cancer. Plus spécifiquement, nos expériences de culture cellulaire montrent que les NETs activent les fibroblastes capables de remodeler la matrice extracellulaire, ce qui augmente les capacités tumorales et invasives des cellules cancéreuses. De plus, nous avons identifié i) la protéine PD-L1 présente sur les NETs qui inhibent les capacités cytotoxiques des lymphocytes T CD8 ; ii) que les NETs activent la molécule du TGFβ également connu pour inhiber les capacités cytotoxiques des lymphocytes T CD8. Il en découle un environnement propice au développement des cellules tumorales. Nous souhaitons confirmer nos résultats chez la souris en utilisant le modèle 4NQO de carcinome épithélial oral. Nous nous attendons à une diminution de la progression tumorale après avoir supprimé des neutrophiles et la formation des NETs. Le but est d'utiliser ce modèle pour confirmer le rôle des voies de signalisation impliquées dans le recrutement des neutrophiles, la formation de NETs, l’activation des fibroblastes et l’inhibition des lymphocytes T CD8 sur le développement tumoral des carcinomes épithéliaux.
Bénéfices attendus
Notre étude nécessite l’utilisation d’animaux mais pourrait déboucher sur la mise au point de nouveaux médicaments permettant d’améliorer les traitements pour les patients atteints de carcinome épithélial.
Procédures
Les animaux seront manipulés par contention classique quotidiennement pour inspecter leur état général et leur administrer par injection intrapéritonéales les différents traitements (piqures en bas de l'abdomen, quotidiennement pour les inhibiteurs et 3 fois par semaine pour les anticorps). La contention de chaque animal durera en moyenne 20 – 25 secondes et sera réduit autant que possible dès que les conditions le permettront afin de réduire au maximum le stress de l’animal. Par ailleurs, chaque animal sera pesé 3 fois par semaine, ce qui nécessitera une manipulation de l’animal courte (environ 5 secondes) pour le déposer sur la balance et le remettre dans sa cage. Enfin, 1 fois par mois, les animaux seront sédatés avec de l'isoflurane pour les endormir, puis maintien au masque d'isoflurane (2-3 minutes maximum par souris) le temps d’inspecter l’aspect de la cavité buccale, et pouvoir suivre l’évolution du développement cancéreux. Les animaux se réveilleront dans leur cage posée sur un tapis chauffant et sous une lampe chauffante. Nous nous assurerons de leur réveil complet et normal à chaque fois.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus des animaux développant des tumeurs sont des signes de douleurs, une perte de poids (entre 5% et 10% du poids initial) dû à des difficultés à s’alimenter pour les animaux qui développent des tumeurs dans la bouche, et des signes de stress induit par l'injection répétée en intra-péritonéale des traitements.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience car nous aurons besoin de prélèver ensuite la langue des animaux pour analyser les lésions qui se seront développées en réponse au traitement cancérigène 4NQO.
Remplacement
Nos recherches ont décrit les cultures organotypiques comme une méthode de remplacement pour l’étude du développement métastatique. Nous avons déjà développé des modèles in vitro permettant de vérifier le rôle des NETs sur les capacités tumorales des CS (lignée de CS isolés à partir de souris DMBA/TPA). L’utilisation de co-cultures de cellules tumorales/neutrophiles/fibroblastes/lymphocytes in vitro, utilisées en routine au laboratoire, est envisagée aussi souvent que possible pour remplacer l’expérimentation animale, ce qui permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Cependant ces cultures ne récapitulent pas la complexité de l’organe, nous avons donc recours aux animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé pour pouvoir détecter toute différence significative entre les groupes expérimentaux, avec un nombre de souris minimal. En effet, pour l’étude des lésions cancéreuses très avancée, il nous faudra suffisamment d’animaux par groupes ayant développé spontanément ces lésions avancées pour avoir des analyses statistiques fiables. Nos résultats générés in vitro et in vivo sous une précédante DAP nous ont permis de générer une analyse statistique prévisionnelle permettant de réduire le nombre d’animaux dans toutes les procédures proposées. D'autre part, le fait que ce modèle soit largement utilisé et décrit par la communauté scientifique nous permettent de connaitre la cinétique de développement de la maladie. Ainsi nous avons générer une analyse statistique prévisionnelle permettant de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans le respect de la réglementation européenne, les animaux seront manipulés dans le calme, 4 souris par cages, avec un rythme jour/nuit de 12h, ainsi que de l'eau et de la nourriture à volonté. Chaque cage est enrichie (maison pour souris, carrés de coton, bâtons à ronger). Les cages sont séparées des élevages pour un suivi adapté. La période d'acclimatation à l'animalerie sera de 5 jours. De plus le bien-être animal sera évalué 3 fois par emaine de manière objective grâce à une fiche de score regroupant de nombreux critères permettant d’évaluer l’état de chaque animal sur toute la durée des expériences. Un score trop elevé, calculé selon les différents critères de cette fiche de score entrainera soit la mise en place de mesures antalgiques visant à réduire la souffrance animale, soit la mise à mort immédiate de l’animal (car atteinte d'un point limite du bien être animal). Cette fiche nous permettra de décider au cas par cas de la poursuite ou de l’arrêt de la procédure. De plus, le modèle 4NQO est largement utilisé par la communauté scientifique, ce qui nous permet de connaitre la cinétique de développement de la maladie et justifie les procédures proposées. Les souris seront mises à mort à 28 semaines après l’initiation du cancer par le 4NQO ou lorsqu’un point limite sera atteint, comme décrit précédement.
Choix des espèces
Nous souhaitons étudier le rôle des NETs dans le développement des CS. Le modèle murin est un excellent modèle pour élucider ces mécanismes car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. De plus, le modèle 4NQO a été bien caractérisé et est largement utilisé pour sa reproductibilité dans la communauté scientifique pour ce type d’étude. L’administration d’agents chimiques induisant la carcinogénèse sera réalisée sur des souris âgées de 8 à 10 semaines. Les prélèvements des tumeurs sur les souris se feront à 28 semaines après initiation au 4NQO, ce qui correspond à la formation de carcinomes squameux. Les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale avant prélèvement de la langue pour des analyses histologiques et biochimiques.
Isolement d’Ilots pancréatiques de rat
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
100 rats vont être utilisés, anesthésiés puis tués sans réveil. Chaque animal reçoit une injection anesthésiante, puis une chirurgie prélève le pancréas avant la mise à mort, pour isoler des îlots pancréatiques destinés à des études in vitro sur le diabète de type 1. Le porteur indique que l'isolement des îlots impose la destruction du pancréas, incompatible avec la survie. Il écarte les lignées cellulaires jugées trop résistantes et la faible disponibilité d'îlots humains, présentant le rat comme le modèle "le plus ressemblant" pour une future transplantation humaine.
Objectifs
L'étude d'approches thérapeutiques innovantes du diabète de type 1 avec pour objectif notamment d'améliorer la résistance et la survie des ilots de Langerhans vis-à-vis des stress inhérents au protocole de greffe. Les procédés de conversion et d'utilisation de l'énergie au niveau cellulaire et leur régulation sont à la base du bon fonctionnement des cellules et tissus. Ce métabolisme énergétique est perturbé dans de nombreuses situations physiologiques ou physiopathologiques, soit comme témoin des altérations, soit comme facteur à l'origine de ces états. Restaurer le métabolisme énergétique peut constituer une stratégie thérapeutique. Afin de pouvoir l'explorer, il est nécessaire d'avoir un bon modèle d'étude du métabolisme intermédiaire. A ce titre, les îlots pancréatiques isolés constituent un très bon modèle avec un indicateur de bon fonctionnement simple à vérifier : sa capacité à sécréter de l'insuline in vitro. Bien que certaines lignées cellulaires (INS-1 d'origine rat et Min-6 d'origine souris) sécrètent de l'insuline in vitro, leur métabolisme est altéré et les rendent peu pertinentes dans ce type d'étude. Il est donc nécessaire de recourir à l'utilisation de rats comme sources d'îlots pancréatiques pouvant ensuite être mis en culture pendant plusieurs jours en présence de facteurs expérimentaux d'intérêt avant d'être ensuite étudiés in vitro.
Bénéfices attendus
Une meilleure connaissance de l'état métabolique des ilots en réponse à différents agents est nécessaire avant de passer à l'étape pré-clinique de greffe d'ilots encapsulés et de suivre leur devenir in vivo. Cette étape in vitro permet également de limiter le nombre d'animaux à utiliser et à traiter lors de l'étape in vivo.
Procédures
1 injection pour anesthésier et analgésier les animaux, suivie d’une chirurgie pour prélever le pancréas avant mise à mort l’animal sans réveil
Impact sur les animaux
Aucun
Devenir
L'isolement d'ilots pancréatiques impose la destruction du pancréas, incompatible avec la survie des animaux
Remplacement
Les lignées Min6 ou INS1 sont des cellules bien plus résistantes que les cellules pancréatiques humaines et de ce fait inadaptées à ce projet. De plus, la disponibilité en îlots humains, dépendante du don d’organe à usage scientifique, est extrêmement limitée. Dans la problématique de nos travaux qui vise à la transplantation humaine d’îlots pancréatiques, nous avons recherché un modèle le plus ressemblant. Les îlots de rats représentent une alternative à l’utilisation des îlots humains pour la validation in vitro du projet et justifie l’utilisation des animaux dans le projet.
Réduction
La présente demande porte sur un effectif prévisionnel de 100 rats sur 2 ans (valeur maximale) mais seuls les animaux absolument nécessaires seront utilisés, en fonction des besoins expérimentaux.
Raffinement
Les animaux utilisés sont hébergés dans des conditions qui remplissent toutes les exigences réglementaires (enrichissement du milieu, plusieurs animaux par cage, cage ouvertes permettant de sentir des congénères à proximité, contrôle des variables environnementales). Une fois l'animal sélectionné, il est anesthésié à l'aide d'une mélange Xylazine/Kétamine et n'est pas réveillé. La procédure d'injection de l'anesthésique suit les recommandations de dose établies et validées lors de la visite d'agrément et par notre SBEA et pour lesquelles nous avons suffisamment de recul car aucun signe de réveil n'a jamais été observé. L'administration est réalisée par des personnes formées et compétentes pour effectuer ce geste. Le maintien de l'anesthésie est vérifié constamment par l'expérimentateur qui contrôle l'absence de signe de réveil ou de mouvement lors de l'étape de perfusion après laparotomie.
Choix des espèces
Les îlots de rat sécrètent de l'insuline dans un contexte similaire aux îlots humains, ce qui correspond au mieux au but de nos projets qui visent une transplantation humaine. Les animaux utilisés sont des jeunes adultes, entre 150g et 300g de façon à avoir une taille d'organe suffisante pour en extraire un nombre suffisant d'ilots.
Effets environnementaux sur la période gestation-vêlage chez une race bovine rustique : évaluation épigénétique du couple mère-veau
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
104 bovins de race rustique, soit 52 couples mère-veau, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrés dans le troupeau de la ferme. Ils font l'objet de pesées mensuelles, de prises de sang, de collectes de fèces par fouille rectale et de poils, pour rechercher des signatures épigénétiques liées aux variations d'élevage au fil des saisons. Le porteur décrit des nuisances limitées à la contention et à des douleurs légères et transitoires. La finalité mêle connaissance fondamentale et objectifs technico-économiques d'optimisation des performances du troupeau.
Objectifs
Des études scientifiques, ont démontré que la santé, l’état corporel et l’environnement (stress, exposition au climat, et/ou aux toxiques) des mères au cours de la gestation, ont des effets sur le développement in utero des fœtus et sur la santé et les performances de la descendance à moyens et longs termes. Pour toutes les espèces, de l’Homme aux bovins en passant par les modèles - rongeurs, la gestation se caractérise par deux grandes périodes : le premier tiers correspond à l’acquisition de l’identité des cellules formant l’organisme (près de 200 types de cellules différents pour un individu) et à la mise en place des organes, les deux tiers suivants sont dédiés à la multiplication cellulaire et la croissance des organes avec une maturation de certaines fonctions vitales. Ces processus biologiques complexes mettent en jeu des signatures dites épigénétiques, qui s’apposent naturellement sur le génome. Ces signatures sont essentielles à l’établissement de l’identité cellulaire et sensibles à l’environnement. Dans ce sens, elles constituent une archive de l’historique de vie de l’individu. Notre projet constitue une étude inédite. Il vise l’identification de ces signatures pour une race bovine rustique, dans un contexte de conduite d’élevage, source de variations de l’environnement au cours des deux périodes-clé de la gestation en termes d’alimentation et d’exposition aux chaleurs estivales. Ainsi, le suivi de couples mère-veau tout le long de l’année permettra de rechercher les signatures épigénétiques chez les mères et les veaux autour du vêlage de printemps et d’automne. Ces nouvelles connaissances de biologie fondamentale sont nécessaires pour mieux comprendre comment le patrimoine génétique (génome) des fœtus s’adapte en termes de fonctionnement aux variations environnementales maternelles. Les signatures épigénétiques identifiées seront aussi sources d’indicateurs, utilisables comme références pour de futures évaluations des effets à longs termes de conduites d’élevage diversifiées.
Bénéfices attendus
L’originalité du projet réside dans une évaluation des effets de l’environnement sur le couple mère-veau par un suivi de signatures épigénétiques chez des vaches de race rustique. Par cette approche, nous recherchons à savoir si les variations de conduite d’élevage au cours de l’année en fonction de la saison, peuvent être enregistrées sous forme de signatures épigénétiques. En effet, au cours de l’année, les vaches sont élevées successivement en extérieur avec accès aux pâturages comme source d’alimentation et une exposition aux changements climatiques, puis en stabulation avec une distribution de fourrages dans un environnement plus contrôlé ; les naissances des veaux sont aussi saisonnées, soit au printemps soit à l’automne. La ferme expérimentale assure un suivi des couples mère-veau (données de santé, de poids et d’état corporel et de comportement) tout le long de l’année, permettant de documenter les effets de l’environnement observables sur les couples mère-veau. Le projet propose une nouvelle forme de suivi en identifiant les signatures épigénétiques révélatrices des effets des variations d’environnement chez les mères (autour de la période de vêlage) et chez les veaux (veaux de printemps et veaux d’automne). Ce sont de nouvelles connaissances de biologie fondamentale, rendues accessibles aujourd’hui, par l’avancée de les techniques d’analyse au sein de notre laboratoire. Elles amélioreront la compréhension que nous avons des capacités d’adaptation à l’environnement des animaux d’élevage : les signatures épigénétiques ainsi observées permettront d’établir des hypothèses fonctionnelles sur les mécanismes de régulation d’expression du patrimoine génétique en réponse aux variations environnementales. Les signatures épigénétiques identifiées constitueront une source d’indicateurs de l’historique de vie des individus. Cela contribuera à notre démarche visant le développement d’un nouvel outil de phénotypage de précision chez les bovins. Ces connaissances seront mobilisées pour réfléchir sur les stratégies de gestion des troupeaux à l’échelle d’élevage couplant utilisation d’une race rustique, périodes de vêlage et mécanismes d’adaptation des animaux d’élevage. Les objectifs seront l’optimisation des performances tant techniques qu’économiques associée à la préservation de la santé, du bien-être et des capacités adaptatives à diverses situations environnementales.
Procédures
Un total de 104 animaux, 52 couples mère-veau, seront inclus dans le protocole et suivis en collectant de nombreuses données observationnelles relatives à la santé et au bien-être des individus. Les animaux seront pesés mensuellement dans des installations dédiées situées sur la ferme (5 à 15 minutes par animal). De plus, des prises de sang, une collecte des fèces et de poils à des stades physiologiques déterminés fourniront les matériels biologiques nécessaires à des analyses complémentaires en laboratoire. Deux prises de sang seront effectuées chez les mères avant et après vêlage et chez les veaux avant et après sevrage (15 à 30 secondes par prise de sang). Seront réalisées une collecte de fèces par individu (avant vêlage pour les mères et avant sevrage pour les veaux ; durée = 30 à 45 secondes par animal) et une collecte de poils (avant vêlage pour les mères et avant sevrage pour les veaux ; durée = 30 à 45 secondes par animal).
Impact sur les animaux
Les nuisances sur les animaux seront limitées. Nous avons identifié un inconfort très modéré pouvant générer un stress, lié (1) à la contention des animaux lors des prélèvements et des pesées, (2) à la mise en place de la piqure lors du prélèvement de sang pouvant occasionner une douleur légère et transitoire, (3) aux prélèvements de fèces obtenus par fouille rectale chez les mères et en réponse à une stimulation rectale avec un thermomètre chez les veaux.
Devenir
Tous les couples mère-veau seront ré intégrés dans le troupeau de la ferme. Ils pourront être si nécessaire inclus dans de nouveaux protocoles puisque les nuissances de celui ci sont réduites au minimum.
Remplacement
Le projet vise à caractériser les effets environnementaux sur les individus. Il nécessite donc des approches menées in vivo. L’objet d’étude est le couple mère-veau d’une race locale et le sujet est l’adaptation de la race à son environnement. L’originalité du modèle repose sur les conditions d’élevage propres au système dans lequel cette race de vache évolue. Il ne peut donc y avoir de remplacement.
Réduction
Le nombre de vaches inclues dans le protocole (52) correspond à la totalité du nombre de vaches présentes sur la ferme expérimentale. Cet effectif est nécessaire afin de prendre en compte les aléas de la reproduction (échec de la mise en reproduction, arrêt de la gestation, gestation gémellaire) et la mortalité des veaux après vêlage (mort périnatale). Le taux moyen de productivité numérique (nombre de veaux sevrés sur nombre de vaches mises à la reproduction) sur la ferme est de 87 pour cent, ce qui fait 45 veaux attendus pour 52 vaches mises à la reproduction. En prenant l’ensemble des vaches, nous nous assurons ainsi de conserver un nombre suffisant de couples mères-veaux avec une répartition entre les groupes primipares et multipares équilibrés pour permettre une analyse statistique des données.
Raffinement
La ferme expérimentale dans laquelle les animaux sont élevés applique les principes des systèmes d’élevage agro écologiques : les vaches sont à la pâture d’avril à octobre, bénéficiant des prairies naturelles. Elles sont en stabulation de novembre à mars, afin d’assurer leur alimentation (foin et céréales autoproduites en AB). Les vaches vêlant sont rentrées au fur et à mesure des vêlages. La stabulation est équipée de brosses et les veaux disposent de guirlandes sensorielles pour leur enrichissement. Tout le personnel de la ferme est détenteur des qualifications nécessaires au suivi et aux prélèvements sur les animaux. Nous effectuerons les prises de sang à la veine sous la queue chez les adultes. Celle-ci est rapide à réaliser, peu douloureuse, avec une contention limitée pour assurer la sécurité de l’animal et celle du préleveur. Chez les veaux, il sera nécessaire de réaliser le prélèvement de sang à la veine jugulaire ; à cet âge, la veine caudale est trop fine et les vertèbres de la queue trop petites, ce qui met en péril la précision du geste. Les veaux seront régulièrement au contact avec l’homme et manipulés durant leur premier mois de vie en les maintenant en stabulation avec leurs mères après le vêlage. La ponction de sang sera de 10 ml, quantité extrêmement faible au regard du volume total de sang ; il est classiquement conseillé qu’une prise de sang n’excède pas 10% du volume de sang total. Chez les bovins on considère que le volume total de sang est de l’ordre de 70 ml/kg soit 3.5 litres chez le veau à la naissance et de 50 litres chez la vache adulte. Pour réduire la nuisance induite par la contention nécessaire pour les prélèvements et les pesées, nous ne multiplierons pas les manipulations des animaux dans les installations de contention pour les différents prélèvements. Nous réaliserons en effet les prélèvements de sang, de fèces et de poils prévus à l’occasion des mesures mensuelles de performances (pesées et notes d’état corporel). La contention des animaux sera faite dans noss installations de contention qui servent à contenir les animaux de manière à ne mettre en danger ni les animaliers, ni les animaux. Tous les prélèvements sont réalisés dans la cage de pesée animal par animal.
Choix des espèces
Il est pertinent d’utiliser pour cette étude une race bovine rustique car le monde agricole a besoin d'informations sur cette race préconisée pour le développement d'une agriculture durable et locale. Les vaches seront suivies à partir de leur mise à la reproduction (monte naturelle) jusqu’au vêlage ; les veaux seront suivis de la naissance au sevrage.
Rôle de la néoglucogenèse intestinale dans le renforcement comportemental de l’anorexie mentale dans un modèle de souris en restriction alimentaire avec activité physique volontaire.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
240 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soumises à une restriction alimentaire allant jusqu'à 50 % de leur ration pendant trois semaines avec accès à une roue d'exercice, elles subissent des injections intrapéritonéales et des prélèvements de glycémie, avant une mise à mort par perfusion d'un fixateur sous anesthésie pour prélever les organes. Le porteur reconnaît que la restriction induit une sensation de faim et choisit des femelles jeunes pour mimer l'anorexie mentale humaine. Le bénéfice annoncé, mieux prendre en charge la maladie, reste hypothétique face à ce modèle de privation alimentaire imposée.
Objectifs
L’anorexie mentale (AM) est une maladie qui touche majoritairement les jeunes filles et les femmes, et se caractérise par une prise alimentaire très diminuée, souvent associée à une activité physique exagérée et une préférence pour une alimentation riche en protéines. Beaucoup d’études se focalisent sur les aspects psychiatriques de la maladie, mais il est également intéressant d’en explorer les aspects métaboliques afin de mieux traiter, voire prévenir, cette maladie. En particulier, les patients atteints d’AM maintiennent une glycémie proche de la normale et un poids faible mais constant, malgré un très faible apport calorique et une forte dépense énergétique, ce qui suggère une forte adaptation de leur métabolisme vers la conservation de l’énergie. Nous proposons dans cette étude que la production endogène de glucose par la voie de la néoglucogénèse joue un rôle fondamental dans cette adaptation : il s’agit de la formation de glucose à partir de substrats non glucidiques (phénomène qui entre normalement en jeu au cours d’un jeûne) par le foie essentiellement, mais aussi par les reins et l’intestin. Nous testerons l’hypothèse du rôle « renforçateur comportemental » de la néoglucogénèse intestinale (NGI) dans un modèle de souris femelles qui réplique les aspects métaboliques de l’AM : faible prise alimentaire et exercice physique volontaire, en imposant une restriction alimentaire aux souris et en leur laissant un libre accès à une roue d’exercice.
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension des mécanismes qui permettent de maintenir le poids et la glycémie de personnes en situation d'anorexie mentale pourrait déboucher sur une meilleure prise en charge tant sur le plan médicamenteux que sur les recommandations nutritionnelles et d'hygiène de vie. En effet un régime riche en protéines stimule la production intestinale de glucose, et nous pensons mettre en évidence également que l'exercice physique stimule cette voie.
Procédures
Procédures 1 à 4 : les animaux subiront une restriction alimentaire, pendant 3 semaines. Procédure 3 : les souris seront mises à mort par perfusion transcardique d'un produit fixateur, le paraformaldéhyde 4%, sous anesthésie générale (le décès survient en 1 à 2 minutes). Procédure 4 : les souris subissent 3 tests fin d 'évaluer l'homéostasie glucidique, ces tests consistent à un suivi de la glycémie (prélèvements sur animaux vigiles) après une injection intrapéritonéale de pyruvate, glycérol ou glutamine, ces différents tests seront réalisés avec au minimum quatre jours d'intervalle. Les tests durent 120 minutes entre l'injection du produit et le dernier prélèvement de sang pour la glycémie.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont essentiellement liées à la restriction alimentaire susceptible de conduire à une sensation de faim. Cependant la restriction se fera de manière progressive avec une restriction de 30% de leur ration calorique pendant 3 jours, puis passage à 50% pendant 3 semaines. Les animaux subiront également des injections intrapéritonéales qui provoqueront une douleur légère et de faible durée, sans conséquences indirectes du produit injecté, puis des prélèvements de sang (microgouttes) pour mesurer la glycémie.
Devenir
mise à mort pour prélèvements d'organes.
Remplacement
Le contrôle du métabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux en permanence pour informer l'organisme des besoins énergétiques et contrôlent les flux d'énergie en fonction des besoins. Il est très difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des modèles animaux est encore nécessaire.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé a été calculé pour que les tests statistiques puissent être fiables et robustes, évitant ainsi de réitérer les expériences, tout en utilisant le nombre d'animaux le plus faible possible. Nous réaliserons des ANOVA à 2 facteurs pour les tests avec mesures répétées au cours du temps, avec une analyse post-hoc (Bonferroni). Lorsque les statistiques concerneront 2 moyennes (le poids par exemple, ou la prise alimentaire), nous utiliserons un test de Student après vérification de la normalité de nos échantillons.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des milieux enrichis (nids végétaux, tubes) ce qui permettra d'améliorer leur bien-être. Ils seront également observés quotidiennement afin d'identifier les animaux en souffrance.
Choix des espèces
Les modèles précliniques de rats et de souris sont des outils complémentaires et essentiels, partageant avec l’humain de fortes homologies dans les régulations physiologiques, en particulier le contrôle de l’homéostasie glucidique. Npus utiliserons ici des souris femelles "jeunes adultes" (8 semaines au début des procédures) afin de mimer la pathologie humaine de l'anorexie mentale qui touche essentiellement des jeunes filles.
Prévention du déconditionnement physique lié à l’inactivité et à la microgravité
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système musculosquelettique
260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent un entraînement forcé sur tapis roulant et sur échelle, des tests moteurs et un test de reconnaissance d'objet, puis une suspension du train arrière jusqu'à trois semaines simulant la microgravité, avec des injections intrapéritonéales, avant le prélèvement de tissus. Le porteur indique que la suspension provoque un stress et une perte de poids modérée les premières 48 heures. Il justifie l'usage animal par l'absence de modèle cellulaire des effets "corps entier" de l'impesanteur, pour une recherche à finalité spatiale et clinique.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de développer des méthodes de prévention des effets néfastes de l’inactivité physique et de la microgravité sur la santé. Celui-ci s’intègre donc à la fois dans la recherche spatiale (astronautes) mais également dans la recherche clinique (alitement, immobilisation, opération, sédentarité…). Pour répondre à ces objectifs, 7 équipes de recherche de spécialités différentes travailleront enssemble pour évaluer l’effet des méthodes de prévention sur l’ensemble de l’organisme et plus particulièrement l’appareil locomoteur qui est fortement impacté. L’expérimentation proposée sur le modèle rongeur devra permettre de mettre en place des recommandations pour une étude clinique humaine future, et proposer des hypothèses de travail pour des recherches cliniques en lien avec la sédentarité. Ces travaux se centreront autour de trois axes principaux : 1- Évaluer l’intérêt d’une préparation physique spécifique avant un vol spatial. 2- Evaluer un assortiment de moyens de prévention du déconditionnement de l’appareil locomoteur pendant la phase d’immobilisation. 3- Evaluer l’étendue de la récupération dans les différents organes de l’appareil locomoteur induite par les moyens de prévention proposés. L’ensemble de ce projet expérimental vise donc à la fois des études scientifiques fondamentales centrées sur les différents environnements (microgravité et remise en charge), mais également l’évaluation de contremesures pour préparer les défis spatiaux de demain. Enfin, bien que ces expérimentations soient réalisées dans le cadre d’étude du domaine spatial, leurs résultats auront un impact important dans le domaine clinique sur Terre, que ce soit en rapport à l’alitement prolongé, la sédentarité, les maladies chroniques, ou le vieillissement, ainsi que sur les moyens de prévention.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet permettront à la fois d’accroitre les connaissances scientifiques en lien avec l’appareil locomoteur et la microgravité/inactivité, mais également d’évaluer des mesures concrètes pour en atténuer les effets néfastes en se basant sur de nombreux travaux antérieurs. En effet, l’inactivité est, dans l’espace mais également sur Terre dans le domaine clinique, un réèl probème en matière de santé. Ces expérimentations sont de fait à la fois une étape importante pour réaliser les objectifs de demain dans l’exploration spatiale, mais également un axe de recherche primordiale en matière de santé humaine. Ces résultats pourraient donner lieu à des recommandations importantes lors d’immobilisation, de blessure, d’alitement prolongé dans le domaine clinique, ou encore au cours du vieillissement.
Procédures
Les animaux suivront un programme d’entrainement sportif sur tapis roulant (au maximum 9 fois 30 minutes pendant 3 semaines). Cet entraînement sera qualibré de manière individuelle. Les animaux suivront un programme d’entrainement sportif sur échelle d’escalade (au maximum 9 fois 30 minutes pendant 3 semaines). Cet entraînement sera qualibré de manière individuelle à l’aide d’un test de force d’agripement et un test de retournement réalisé une fois préalablement. Les animaux réaliseront également une évaluation de coordination motrice (3 fois 5 min), une évaluation de composition corporelle (3 passages de moins de 2 minutes), et un test comportemental de reconnaissance d’objet (1 passage; 15minutes). Enfin, une partie des animaux seront suspendus selon le modèle de suspension du train arrière (7 jours ou 3 semaines) et 3 injections intra-péritonéales (5 secondes par injection) seront réalisées au cours des 3 derniers jours de suspensions respectant les volumes préconisés (200 microlitres).
Impact sur les animaux
La nuisance à laquelle vont être soumis les animaux durant l’expérimentation sera lié à l’inactivité induite par le modèle de suspension du train arrière. En effet, celui-ci peut induire du stress et durant les premières 48h une perte de poids modérée et des bouchons externes des voies uro-génitales. Cette perte de poids s’arrête ensuite. Les animaux seront aussi stréssés lors des tests de force et de l’entrainement sur tapis roulant. Les animaux auront 3 injections intra-péritonéales respectant les volumes recommandés, et induisant une douleur légère de courte durée.
Devenir
A la fin des expérimentations, les animaux sont euthanasiés pour permettre les différents prélèvements de tissus pour analyses.
Remplacement
Dans le cadre de ces expérimentations très spécifiques, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d’animaux étant donné l’absence de modèle cellulaire permettant de mimer les effets corps entier de l’impesanteur sur l’ensemble des tissus d’interêt ainsi que les effets des méthodes de prévention. De plus, ces expériementations ne peuvent pas être directement réalisées chez l’homme. L’utilisation d’animaux est donc ici une étape obligatoire mais également extrêmement enrichissante du point de vue scientifique de part les résultats très précieux qu’elle génère.
Réduction
Ces expérimentations ont été adaptées pour diminuer au maximum le nombre d’animaux utilisés au moyens de deux axes de réductions. Le premier axe consiste à centraliser les procédures de 7 équipes de recherches lors d’une unique expérimentation animale, réduisant ainsi par 7 le nombre de souris qui aurait été classiquement employées. Le deuxième axe consiste à réduire le nombre d’animaux par groupe au moyen d’analyses statistiques réalisées préalablement en vue des effets attendus (logiciel Gpower).
Raffinement
Du point de vue du raffinement, les procédures engagées durant l’expérimentation n’entraînent pas de douleurs spécifiques. Pour l’activité physiques et les tests sportifs réalisés sur tapis roulant, les animaux y sont préalablement habitués progressivement pour réduire le stress induit. L’animal est libre de cesser de courir lorsqu'il le souhaite. Pour les différentes supplémentations de molécules naturelles, celles-ci sont associées à la nourriture. Les procédures de suspension du train arrières ont été validées et optimisées, et des soins quotidiens sont réalisés pour prévenir toute complication. La température d'élevage sera de 24 à 25 degrés pour éviter le refroidissement des animaux. De plus, les souris seront suspendues par deux pour éviter l’isolement social. Chaque procédure possède également des points limites et critères d’arret stricts. Nous assureront un suivi quotidien des animaux et mesureront le poids des souris tous les 3 jours. Enfin, pour permettre les prélèvements finaux des différents tissus d’intérêt les animaux sont anesthésiés par voie gazeuse avant d’être mis à mort.
Choix des espèces
La souris Mus musculus a été privilégiée pour plusieurs raisons. Même si il existe des différences subtiles, les espèces murines rat et souris se rapprochent de l'humain en ce qui concerne le système musculosquelettique. Les souris sont par exemple utilisées lors des missions dans l'espace « Bions » pour étudier les effets de la microgravité réèlle. De très nombreuses études ont employé ce modèle et témoignent de sa fiabilité. Les animaux seront utilisés entre 3 et 7 mois en fonction de leurs groupes. Cette tranche d'âge permet de travailler avec des animaux adultes mais non vieillissant, ce qui nous est indispensable vis à vis des différentes analyses (exemple : analyses osseuses) réalisées par la suite.