Système cardiaque

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Souris : 490
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490 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 340 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 150 un niveau modéré. Un saignement est provoqué dans leur cerveau au cours d'une chirurgie de quarante-cinq minutes, suivie de cinq à dix injections, de quatre prises de sang en un mois, d'une IRM de vingt minutes et d'un transport entre deux établissements. Il s'agit de mesurer le risque hémorragique de deux anticorps antiplaquettaires et leur effet sur les micro-caillots, les cerveaux étant prélevés après la mise à mort pour quantifier le saignement. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible" de remplacer la souris par de l'in vitro, quelques lignes après avoir indiqué que l'effet antithrombotique de ces mêmes anticorps a déjà été confirmé in vitro sur du sang humain.

Objectifs

Les plaquettes sanguines ont un rôle primordial dans l’arrêt des saignements. Elles sont aussi impliquées dans la thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot, qui se développent dans une artère malade. La paroi de l’artère malade induit le recrutement de plaquettes et la formation du caillot, appelé thrombus. Ce phénomène peut aboutir à un accident vasculaire cérébral (AVC). Nous avons généré deux agents antiplaquettaires. Ils ont montré qu’ils empêchaient la formation de caillot dans un modèle in vitro. De plus, des modèles de saignement ont montré qu’ils augmentaient moins le saignement que les antiplaquettaires actuellement utilisés en clinique. Ces agents pourraient être utilisés dans le traitement des AVC. Les traitements antiplaquettaires actuels sont peu utilisés car ils présentent un risque de saignement trop important qui pourrait être fatal pour le patient. Les options thérapeutiques sont donc limitées. Les agents pourraient présenter moins de risque de saignement et donc être utilisés dans cette pathologie. Les agents pourraient également être utilisés dans le traitement du Purpura Thrombotique Thrombocytopénique (PTT). Les patients présentant cette pathologie ont des tout petits caillots dans les vaisseaux sanguins ainsi qu’une diminution des plaquettes due à leur consommation des plaquettes lors de la formation de ces caillots, conduisant à des saignements. Nos agents pourraient réduire les petits caillots sans augmenter les saignements chez les patients PTT. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer le risque de saignement des agents dans deux modèles de saignements cérébraux et leur potentiel anti-thrombotique dans un modèle de PTT. Les agents seront comparés à des traitements déjà utilisés en clinique. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur 2 aspects : - AVC : les agents pourraient présenter un risque de saignement plus faible que les traitements antiplaquettaires classiques et donc représenter un nouveau traitement pour les patients présentant un AVC. - PTT : les agents pourraient réduire la formation de petits caillots chez les patients PTT sans augmenter le saignement, ce qui représenterait un nouveau traitement pour les patients PTT. Ce projet pourrait permettre à long terme de mieux traiter les patients présentant un AVC ou un PTT.

Procédures

Dans les modèles de saignements cérébraux, les animaux seront soumis à une chirurgie (45 min, EU1), à des injections (5 à 10, EU1), à des prélèvements de sang (4 sur 1 mois, EU1) et à un IRM (20 min, EU2). Dans le modèle PTT, les souris seront soumises à des injections (4, EU1) et à des prélèvements de sang (2, EU2).

Impact sur les animaux

Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur la respiration. Concernant les injections, on peut s’attendre à une douleur localisée. Le transport et les anesthésies pourront causer du stress. Le prélèvement de sang peut entrainer un saignement localisé de courte durée. On pourra observer des saignements au site d’incision lors de la chirurgie et, au réveil, on s'attend à un impact sur le comportement, l'apparence physique, la nutrition et la motricité ainsi qu’à des signes de douleur notamment au site chirurgical. Dans le modèle antigène – anticorps, on s’attend à des saignements en cas de blessure, à un impact sur le comportement et sur l’apparence physique.

Devenir

A l’issue de la procédure de saignement cérébraux et d’AVC, les animaux anesthésiés sont mis à mort afin de prélever les cerveaux pour quantifier le saignement cérébral. Dans la procédure de PTT, une grande quantité de sang est prélevée pour évaluer l’impact de nos agents sur le PTT, ce qui nécessite la mise à mort de l’animal.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet d’agents dans des modèles de saignements cérébraux et de PTT. Dans les deux cas, le processus étudié est complexe et relève du fonctionnement de l’organisme complet (vaisseaux, pression artérielle, circulation du sang…). Il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal par de l’in vitro du fait de la nécessité du métabolisme de la souris pour évaluer le processus. Cependant, l’effet anti-thrombotique de nos agents a déjà été confirmé in vitro dans un modèle de perfusion de sang utilisant du sang humain de donneur sain.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé à 20 à 45 souris/groupe pour la mise au point des modèles et à 12 souris/groupe pour l’obtention de résultats lors des expérimentations.

Raffinement

Les animaux disposent de 14 jours d’acclimatation entre leur arrivée à l’animalerie et leur utilisation en procédure. Une habituation à la contention d’une durée de 5 jours est prévue. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 3 jours avant l’expérimentation. Le changement d’hébergement en fonction des groupes n’est réalisé que si nécessaire. Aucun regroupement n’est réalisé afin d’éviter le risque de conflits, nous séparerons seulement les souris qui ne subiront pas l’expérimentation des souris qui la subiront. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une anesthésie et analgésie de l’animal avant et pendant chaque opération. • Par utilisation de gel ophtalmique pour protéger les yeux de l’animal endormi • Par l’application d’une goutte d’anesthésique local sur l’œil après les injections au niveau de l’oeil • Par injection de sérum physiologique avant les procédures chirurgicales afin d’assurer l’hydratation de l’animal. • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée afin lutter contre l’hypothermie pendant les procédures. • Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont maitrisés et caractérisés. Les techniques de mutation ont permis de générer des souris exprimant la forme humaine du récepteur plaquettaire ciblé, permettant d’étudier l’effet des agents sur les saignements cérébraux et dans le traitement du PTT. Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris adultes et ne présentant pas encore de vieillissement.

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Souris : 1082
Souffrances
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Devenir
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 1082

L'objet est de tester des combinaisons de traitements ciblant deux protéines dans la myélofibrose, une maladie de la moelle osseuse. 1 082 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour que leur sang et leur moelle osseuse soient analysés, 512 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil, 504 avec un niveau de souffrance modéré et 66 avec un niveau léger. Elles sont gavées une à deux fois par jour pendant douze semaines alors qu'elles sont éveillées, et subissent jusqu'à douze prélèvements de sang à la queue, les suivants obtenus en grattant la croûte de la ponction précédente. Le porteur indique que les souris au phénotype dommageable peuvent présenter un retard de croissance, un amaigrissement ou une alopécie, et que la baisse de plaquettes provoquée par les traitements reste sans effet, une chute bien plus forte étant selon lui "nécessaire" pour observer un saignement.

Objectifs

La dérégulation de la production mégacaryocytaire et plaquettaire causée par la présence de mutations entraîne un dérèglement dans la production des cellules de la moelle osseuse (les mégacaryocytes) mais aussi des plaquettes et des globules rouges. Les traitements utilisés en clinique permettent de soulager les symptômes mais ne préviennent pas l’apparition de la maladie. Ainsi, l’objectif est de tester des combinaisons de traitements ciblant deux protéines identifiées comme étant de nouvelles cibles thérapeutiques intéressantes.

Bénéfices attendus

La mise en évidence de nouvelles cibles importantes impliquées dans le néoplasmes myéloprolifératifs (NMPs) permettra d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour prévenir l’apparition des symptômes et de la myélofibrose chez les patients. En effet, à ce jour, les médicaments utilisés en clinique ont apporté de nouveaux espoirs pour le traitement des NPMs mais leurs effets ont été essentiellement bénéfiques sur les symptômes mais ne parviennent pas à prévenir la myélofibrose. Un deuxième bénéfice important est de cibler certaines cellules spécifiques. Actuellement, les traitements utilisés touchent différentes cellules. Ce projet vise à identifier des cibles bien spécifiques des mégacaryocytes, qui sont les cellules impactées dans ces pathologies. L’identification des récepteurs et voies de signalisation nous permettra de les cibler spécifiquement.

Procédures

Les animaux seront soumis à un traitement par voie orale (gavage 1 à 2 fois par jour) sur animal vigile pendant 12 semaines maximum. Une autre procédure fait appel au prélèvement de sang à la queue de souris anesthésiée, puis par grattage de la croute pour les prélèvements suivants (12 maximum) (toujours sur souris anesthésiée). Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie sera réalisé à la fin des 12 semaines de traitement.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont essentiellement liées au stress de contention au moment des injections ou lors des traitements par voie orale. Le prélèvement de sang à la queue pourra entrainer une douleur localisée et un saignement. Les traitements testés ont comme impact de diminuer modérément et transitoirement la quantité de plaquette, ce qui n’a pas d’impact sur l’animal (en effet, une diminution très importante de la quantité de plaquettes est nécessaire pour observer un saignement chez l’animal, ce qui n’est pas le cas ici). Le phénotype dommageable des animaux pourra entrainer des défauts physiques tels qu’un retard de croissance, amaigrissement ou une alopécie.

Devenir

En fin de projet, les animaux sont tous mis à mort pour récupérer et analyser le sang et la moelle osseuse.

Remplacement

La myélofibrose est une pathologie complexe, impliquant une cascade de réactions qu’il est difficile de reproduire in vitro. Il est nécessaire de recourir à des modèles animaux qui permettent de reproduire au plus près les caractéristiques de la pathologie humaine. Par conséquent, il est déterminant d’utiliser un modèle animal qui récapitule la myélofibrose induite par une mutation de pouvoir tester différents agents pharmacologiques sur l’évolution de la pathologie in vivo.

Réduction

Réduire : Le nombre d’animaux sera minimisé : une même souris sera destinée à l’analyse de plusieurs paramètres, et plusieurs champs seront acquis par animal permettant de visualiser le plus d’évènements cellulaires. Nous utiliserons à la fois les mâles et les femelles disponibles au laboratoire. Les tests statistiques seront utilisés pour analyser les données obtenues entre les différents génotypes de souris. Pour les études in vivo, le nombre d’animaux par lot est n=18. Pour les études in vitro, le nombre d’animaux par lot est n=6, nombre d’animaux nécessaires à l’obtention d’une quantité suffisante de sang par condition. Le sang d’un animal ne pouvant pas être utilisé pour les 5 tests, car en quantité insuffisante par animal. Les groupes sont comparés par des tests statistiques.

Raffinement

Raffiner : Les expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées maintenue au chaud tout au long de l'expérience pour éviter une hypothermie due à l'anesthésie/l’analgésie. Les souris seront préalablement habituées au gavage et à la contention. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédures. Pendant leur hébergement, un environnement calme et non stressant est privilégié avec un minimum de manipulation et la présence de frisure de papier, de coton et le carré de cellulose pour enrichir l'environnement ainsi que de la nourriture déposée au fond de la cage pour favoriser le comportement de fouissage.

Choix des espèces

Ce travail s’appuie sur des travaux publiés montrant la génération de souris génétiquement modifiées permettant de modéliser la myélofibrose humaine. C’est la seule espèce pour laquelle nous disposons du modèle dont les gènes d’intérêt sont inactivés. Nous nous baserons sur le même modèle : une lignée de souris présentant une mutation. Ces animaux seront traités avec différents agents pharmacologiques pour tester leur effet sur la numération plaquettaire et l’évolution de la maladie, afin d’évaluer leur rôle protecteur /curatif sur le compte plaquettaire et la myélofibrose.

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Rats : 24
Souffrances
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Prévenir le surpoids des animaux de compagnie en valorisant un déchet de l'industrie oléicole : c'est la finalité annoncée pour laquelle 24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Ils courent trente minutes par jour, cinq jours par semaine, pendant trois à cinq semaines, reçoivent vingt et une administrations orales d'extrait de feuilles d'olivier, subissent deux tests d'effort maximal que le porteur classe lui-même en gravité sévère, trois passages de quarante minutes en enceinte hermétique et une série de sept prélèvements sanguins rapprochés sous anesthésie. Le porteur note que les modèles de sédentarisation décrits dans la littérature "impactent le bien-être" des animaux non-humains, et propose le désentraînement physique comme protocole de substitution. Il décrit par ailleurs le rat comme un animal "doué et intelligent" pouvant être conditionné à l'activité physique, et retient cette espèce pour la taille de ses vaisseaux et la quantité de sang qu'elle permet de prélever.

Objectifs

En dehors d’une activité physique régulière et d’une régulation de la consommation alimentaire, l’utilisation de composés naturels à base de plantes a émergé comme une approche prometteuse pour la prévention du surpoids chez les animaux de compagnie. L’extrait de feuilles d'olivier (OE), considéré comme un déchet de l’industrie oléicole, contient une combinaison naturelle de composés très intéressante. Chaque composé pris indépendamment possèdent des propriétés bénéfiques pour la santé et limite la croissance du tissu adipeux. Ces effets bénéfiques ont été démontrés in vitro, in vivo chez l’animal et chez l’homme. Cependant les avantages de cette combinaison naturelle de composés dans l’OE n’est pas complètement explorée, en particulier au niveau vasculaire. En effet, ces composés pourraient avoir un effet bénéfique en agissant sur la vasomotricité vasculaire (capacité d’un vaisseau sanguin à se dilater et à se relâcher spontanément), dont le dysfonctionnement est fortement associé à des facteurs de risques tels que la sédentarité et le surpoids/obésité. Cercle vicieux, la sédentarisation, induite par la forte proximité avec l’humain, peut entraîner une prise de poids chez les animaux de compagnie et générer une dysfonction vasculaire. Les modèles de sédentarisation proposés dans la littérature chez les animaux impactent leur bien-être. Comme les mécanismes physiopathologiques de la sédentarisation s’apparentent aux mécanismes du désentraînement physique, nous souhaitons : 1 - valider un modèle de désentraînement physique chez le rat, permettant d’évaluer les altérations physiologiques qui apparaissent au niveau vasculaire, musculaire et inflammatoire. 2- si ce modèle est validé, évaluer la capacité de l’OE à limiter les altérations physiologiques du désentraînement en prévention primaire.

Bénéfices attendus

Tous les résultats obtenus au cours de cette procédure contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques au niveau vasculaire et musculaire lors d’un désentraînement physique. Ce désentraînement à un lien direct avec la sédentarité, facteur de risque du surpoids. Nous souhaitons également mieux comprendre l’impact d’une supplémentation en un extrait de feuille d’olivier riche en composés naturels sur ce modèle. À terme, l'objectif final serait de proposer une stratégie de prévention primaire reposant sur l'extrait d'olivier, suffisamment efficace pour réduire l'inflammation systémique et les altérations des vaisseaux sanguins afin de transposer cette stratégie chez d'autres animaux.

Procédures

Les 24 rats subiront : - une supplémentation orale en vigile à l’aide d’une micropipette pendant 3 semaines (21 supplémentations), durée de la supplémentation : 1 minute. -un prélèvement de sang, à jeun, trois fois, à 3 puis 2 semaines d’intervalle sous anesthésie, d’une durée de 6 minutes. -un prélèvement de sang, à jeun, une fois avant la procédure terminale sous anesthésie, d’une durée de 6 minutes. -7 prélèvements de sang espacés de 5 fois 15 minutes et deux fois 30 minutes, une seule fois à l’âge de 11 semaines, sous anesthésie. - deux anesthésies espacées de 2 semaines pour réaliser une échographie, méthode non invasive d’imagerie vasculaire, d’une durée de 1 heure. - trois mesures de dépense énergétique dans une enceinte hermétique permettant de mesurer les échanges gazeux, tous les 15 jours, d’une durée de 40 minutes. - deux mesures de leur capacité maximale aérobie (VO2 max) à 6 et 11 semaines, d’une durée de maximum 20 minutes chacune. -une course quotidienne pendant 3 ou 5 semaines (en fonction des groupes) d’une durée de 30 minutes à une intensité modérée.

Impact sur les animaux

Au cours de cette procédure, plusieurs effets indésirables peuvent être notés. - le stress lié à la manipulation quotidienne : acte de gravité légère, tous les jours, pendant 5 semaines consécutives. - l’angoisse liée directement au temps d’endormissement lors de l'anesthésie de l’échographie : durée de 2 à 4 min d’intensité légère. - le stress lié à la contention lors de l’anesthésie pour permettre la réalisation des prélèvements sanguins à jeun : acte de gravité légère, 3 fois sur l’ensemble du projet aux âges de 7, 10 et 12 semaines, durée estimée de 6 minutes. - le stress lié à la contention et aux prélèvements sanguins sous anesthésie pour réaliser le test oral d’hyperglycémie provoquée : 7 prélèvements de sang de 0.2ml maximum espacés de 15 à 30 minutes et d’une durée de 1 minute chacun. Acte de gravité légère. - le stress lié à la mesure de la dépense énergétique de repos dans un milieu confiné : acte de gravité légère, durée maximale de 40 minutes. - le stress lié au test d’évaluation des capacités maximales du rat (VO2 max) : acte de gravité sévère, durée entre 5 et 20 minutes en fonction des capacités maximales des individus. Ce test est réalisé 2 fois dans le projet avec un repos de 4 semaines entre les tests. - le stress lié à la course journalière sur le tapis de course : acte de gravité modérée, durée 30 min par jour, 5 fois par semaine, pendant 3 à 5 semaines consécutives en fonction des groupes. -le stress lié à la contention pour l’anesthésie avant la mise à mort.

Devenir

Nous devons travailler sur des prélèvements d’organes et c’est la raison pour laquelle, à l’issue de notre projet, tous les animaux sont mis à mort.

Remplacement

En amont de ce projet, nous réalisons des tests de toxicité in vitro, à la fois sur les molécules principales pures isolées contenues dans l’extrait et sur l'extrait pure d’OE, en utilisant des lignées cellulaires.Nous examinons également le potentiel effet anti-inflammatoire et anti-oxydant de cet extrait in vitro. Cette approche nous permet de prédire les effets toxiques en fonction des doses, et de déterminer l’extrait (OE) le plus efficace pour nos études intégratives.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux au maximum, le nombre de rats requis par groupe expérimental a été calculé, à l’aide d’outils statistiques dédiés. Nous arrivons à un nombre minimal de 8 rats par groupe pour détecter des différences significatives dans cette étude.

Raffinement

Nous mettrons en place plusieurs mesures visant à assurer le bien-être et à minimiser les dommages causés aux animaux. - La supplémentation orale est effectuée avec une nouvelle méthode qui ne contraint pas l’animal et sans sonde de gavage. - toutes les pertes de fluides au moment des prélèvements sanguins seront compensés. - Chaque acte réalisé sera récompensé par une friandise (solide ou liquide) afin d’associer la contrainte à une satisfaction. Cette récompense permettra également au rat de boire le glucose de manière spontanée au moment du test oral d’hyperglycémie provoquée. - Le test de capacité maximale aérobie (VO2 max) est toujours réalisé le vendredi pour que les animaux soient au repos pendant 2 jours avant de reprendre l’entraînement ou les manipulations le lundi suivant.

Choix des espèces

Le rat est un animal doué et intelligent qui peut être conditionné à l’activité physique. Les mécanismes physiologiques du désentraînement seront explorés sur ce modèle. Le rat a été préféré au modèle souris pour la taille de ses vaisseaux, des muscles squelettiques et du cœur qui sont plus gros, ainsi que pour la quantité de sang nécessaire à nos dosages. Nous travaillons sur des rats jeunes en pleine croissance, qui prennent de la masse musculaire très vite d’autant plus qu’ils sont actifs. Autour de l’âge de 12 semaines, les rats « adolescents » sont globalement minces sauf s’ils deviennent inactifs. C’est cette phase « adolescente » qui nous intéresse dans nos projets où nous ciblons les populations jeunes chez qui il est possible de mettre en place de la prévention primaire.

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Souris : 7110
Souffrances
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Un infarctus du myocarde provoqué en trente minutes chez l'adulte et en quinze chez le souriceau d'un jour, une artère fémorale ligaturée ou excisée, un muscle lésé par une anse refroidie appliquée trois fois quinze secondes : 7 110 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin de chaque procédure. Certaines reçoivent en plus une injection quotidienne de toxine. Les échographies obligent à les transporter vers un second établissement, transport que le porteur compte lui-même parmi les sources de stress. Le projet vise à comprendre le rôle des cellules du microenvironnement musculaire dans la régénération, et le porteur justifie le choix de la souris par la disponibilité d'animaux génétiquement modifiés et par la consanguinité des lignées, qu'il présente comme un gage de reproductibilité et donc de réduction des effectifs.

Objectifs

Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs. Ce projet a pour objectif de caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans les pathologies affectant le muscle squelettique et cardiaque, y compris les pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, les myopathies et les blessures chroniques du muscle squelettique. Par ailleurs, le manque d’irrigation locale des membres inférieurs sont fréquentes dans différentes pathologies chroniques y compris le diabète. Malgré le succès de certains traitements, ces maladies chroniques restent encore aujourd’hui fréquentes et très peu soignables, elles ont donc un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de répondre à un sujet de santé publique et de besoins scientifiques et cliniques afin d’améliorer la compréhension de ces pathologies affectant le muscle et le traitement des patients.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes biologiques menant aux lésions musculaires. Notre étude permettra notamment de comprendre le rôle de certaines cellules dans la régénération ou les lésions chroniques des muscles. Ces avancées pourraient, à terme, permettre de développer de nouvelles thérapies pour réparer ou régnérer les muscles. Ceci pourrait concerner, par exemple, l’infarctus du myocarde, qui est la première cause de mortalité en France.

Procédures

- Infarctus du myocarde chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 30 minutes. Réalisé par EU1 - Infarctus du myocarde chez le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Échocardiographie chez la souris et le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes ainsi que le stress lié au transport vers le site n°2 pour l’échocardiographie. Réalisé par EU2 - Constriction puis excision d’un segment d’artère fémorale sur souris adulte anesthésiée = 15 minutes. Réalisé par EU1. - Ligature de l’artère fémorale chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Dans certaines expériences, injection de toxine: quotidien, 10 secondes. Réalisé par EU1 - Blessure localisée du muscle par anse refroidie (1x par souris) = 3x 15 secondes. Réalisé par EU1 - Ligature de l’artère fémorale et injection de toxine chez la souris adulte anesthésiée = 15minutes. Réalisé par EU1 - Chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement d’organes. Réalisé par EU1.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés aux procédures : inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers l'EU n°2 pour les échocardiographies. L’induction de l’anesthésie gazeuse pour la réalisation de l’échocardiographie est stressant pour l’animale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyse des organes.

Remplacement

Notre projet s’intéresse à l’interaction de différents types de cellules du microenvironnement musculaire, y compris les cellules immunitaires, stromales et endothéliales. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire, inflammation, régimes), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui a un système immunitaire similaire à l’homme.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation. Un grand nombre de données de transcriptomiques étant déjà disponible pour la communauté scientifique, des analyses informatiques pilotes ont déjà été performées pour étayer nos hypothèses.

Raffinement

La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales et la mise en place de points limites spécifiques et précoces. Pour l’ensemble des procédures chirurgicales, une supplémentation hydrique par injection sera effectuée en pré et post opératoire. Une analgésie pré et post opératoire sera réalisée le cas échéant. Pour la procédure d’infarctus du myocarde, le maintien au chaud de la cage sera effectué sur les 48h per-opératoire. Un renforcement de l’enrichissement par de la litière douce (cellulose) et du gel hydrique sera apporté. Le transport des animaux vers le site numéro 2 pour les échocardiographies sera effectué par un transporteur agrée. Les animaux seront dans des boites de transport contenant des croquettes, de l’hydrogel et du coton (ainsi que de la litière).

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies musculaires, car des modèles sont bien établis et récapitulent les pathologies chez l’homme. Le choix de l'espèce murine nous permet également d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés cruciaux dans l’étude précise des cellules d’intérêt de ce projet. La consanguinité des modèles utilisés permet une reproductibilité des résultats et une réduction du nombre d’animaux utilisés. Les souris seront âgées de 1 jour à 30 semaines, car nous étudierons ces pathologies chez le souriceau et à l’âge adulte.

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Souris : 420
Souffrances
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Deux échocardiographies de vingt minutes sous anesthésie gazeuse, réparties sur un an : c'est tout ce que subissent, selon le protocole, 420 souris génétiquement modifiées, utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et toutes tuées à la fin pour analyse des tissus. Le projet porte sur la cardiomyopathie dilatée mitochondriale, première cause de transplantation cardiaque en France, et sur le rôle des mitochondries dans l'affaiblissement du muscle cardiaque. Le porteur écrit qu'aucune souffrance n'est attendue dans les modèles utilisés. Les modifications génétiques portées par ces souris ne sont décrites nulle part, pas plus que ce que 420 animaux permettraient d'établir et qu'un effectif moindre n'établirait pas, ce chiffre étant seulement rapporté à des "analyses préliminaires".

Objectifs

La cardiomyopathie dilatée est la cause la plus fréquente d'insuffisance cardiaque chez les sujets jeunes (18-45 ans) et la cause la plus fréquente pour la transplantation cardiaque en France. Il s’agit d’un affaiblissement du muscle cardiaque, résultant en une diminution de la contraction du cœur et donc en un manque d’oxygénation des organes. Malheureusement, il n'y a pas de thérapie efficace pour traiter la cardiomyopathie dilatée. Nous nous intéressons dans ce projet à l'impact des mécanismes de production d'énergie dans les cellules cardiaques par les mitochrondries et à leur impact dans la cardiopathie dilatée pouvant agraver ou améliorer la pathologie. Nous uilitserons pour ce faire des souris génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

Nous espérons mieux comprendre le rôle de différents mécanismes métaboliques impliqués dans la cardiomyopathie dilatée, afin à terme de proposer des thérapies pour cette maladie.

Procédures

Echocardiocardiographie non-invasive (20 minutes par souris, 2 fois maximum par souris sur un an). Anesthésie gazeuse (20 min par souris; 2 fois maximum par souris sur un an)

Impact sur les animaux

L'échocardiographie est réalisée sous anesthésie isoflurane, ce qui engendre un stress lors de l'induction de l'anesthésie et du réveil.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude pour analyser les tissus biologiques.

Remplacement

La caractérisation du rôle des différents gène étudiés chez la souris a d’abord été réalisée dans des modèles cellulaires, mais les modèles cellulaires ne permettent pas de représenter le fonctionnement du cœur dans son intégralité.

Réduction

Des analyses préliminaires ont permis de déterminer le nombre d'animaux par groupes suffisants pour pouvoir conclure en utilisant des tests statistiques adaptés. Un travail a été fait pour réduire les groupes contrôle.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel de l'animalerie, pour détecter un éventuel état de souffrance et/ou d’angoisse. Il n'est pas attendu de souffrance dans les modèles utilisés, toutefois, nous avons établi des critères de décision pour la mise à mort des souris lorsque cela est nécessaire. Concernant l'échocardiographie, les souris seront anesthésiées, pour être capable de mesurer correctement les différents paramètres du système cardiaque et limiter le stress des animaux. Les souris seront maintenues en groupe, dans un milieu enrichi.

Choix des espèces

La conservation élevée des mécanismes physiopathologiques entre l'humain et la souris a été confirmée par de nombreuses études dans notre domaine de recherche. Les travaux sur souris sont plus largement décrits et les premiers tests que nous avons réalisés l'ont été dans cette espèce. Il apparaît donc plus pertinent de rester sur le modèle murin pour investiguer l’importance de ce processus in vivo et de pouvoir comparer nos travaux à ceux réalisés par d'autres équipes dans cette espèce. Nous étudierons les souris à l'âge adulte, pendant un an pour suivre le développement de la pathologie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 110
Souffrances
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Devenir
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 110

Soumis à une chirurgie de deux à trois heures puis à un arrêt cardio-respiratoire provoqué, 110 porcs juvéniles de 30 kilos sont tous tués, soixante d'entre eux sans jamais reprendre conscience et cinquante dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Dix-neuf prélèvements sanguins sont réalisés sur les six heures de suivi, et la réanimation cardiopulmonaire s'interrompt faute de reprise de la circulation au bout de trente minutes. Le projet compare le score de dysfonction neurologique et la mort neuronale entre trois groupes, pour évaluer deux molécules censées limiter les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. Au titre de la réduction, le porteur écrit que des pertes chirurgicales ou techniques sont possibles pour 40 % de l'effectif compte tenu de la difficulté du modèle, tout en présentant ces 110 animaux comme le nombre le plus faible possible.

Objectifs

L’arrêt cardiaque est un enjeu majeur de santé publique, à l’origine de 46 000 décès chaque année en France. Seulement 10% des patients survivent sans ou avec peu de séquelles neurologiques. Il est donc nécessaire de développer des stratégies d’amélioration de la récupération neurologique après un arrêt cardiaque. Les recherches récentes s’intéressent aux molécules jouant un rôle dans le mécanisme de l’apport de source énergétique aux organes, notamment le pyruvate et le succinate, pendant un épisode ischémique. Ce mécanisme met en œuvre un ensemble de réactions moléculaires dont certaines seraient néfastes pour la récupération neurologique après l'arrêt cardiaque. D’ailleurs il a été montré que le blocage d’une partie de ce mécanisme améliore les atteintes neurologiques après un arrêt cardiaque. Le succinate, issu de ce mécanisme, joue un rôle crucial dans les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. En effet, le succinate, accumulé pendant l'ischémie, contribue à la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS) lors du retour de la circulation sanguine, ce qui aggrave les lésions cérébrales. Le malonate, qui bloque une partie du mécanisme de la source énergétique, a démontré son efficacité dans l’ischémie cérébrale et cardiaque. Il a été démontré que l’oxamate, qui bloque une autre partie du mécanisme de la source énergétique était puissamment protecteur du cerveau dans un modèle d’arrêt cardiaque chez le lapin. Ainsi, la recherche dans ce domaine est nécessaire pour développer des stratégies thérapeutiques visant à réduire les lésions cérébrales après un arrêt cardiaque. Nous avons démontré que l’oxamate, un inhibiteur de la lactate déshydrogénase était puissamment neuroprotecteur lorsqu’administré avant l’arrêt cardiaque dans une autre espèce. L’objectif du projet sera de démontrer si l’utilisation de ces deux molécules pourrait permettre d’améliorer la fonction neurologique post-arrêt cardiaque dans un modèle porcin.

Bénéfices attendus

Nous évaluerons l’effet neuroprotecteur d'agents pharmacologiques du métabolisme dans un modèle d’arrêt cardiaque chez le porc. Pour cela, nous comparerons le score de dysfonction neurologique ainsi que la mort neuronale entre les 3 groupes d’animaux. Les agents pharmacologiques devraient améliorer les lésions cérébrales et donc l’atteinte neurologique des animaux traités comparés au groupe Témoin.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. La durée de la procédure chirurgicale est estimé entre 2 à 3 heures selon la procédure. Les animaux seront suivis ensuite selon la procédure soit 6 heures soit 48 heures après la reprise d’une circulation spontanée. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure 12 prélèvements artériels et 7 prélèvements veineux à différents temps pendant le suivi de 360 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. Une dysfonction neurologique sévère peut être observée, les points limites ont été définis. La mise à mort sera réalisée dans ces contextes précis.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole car le prélèvement de cerveau est réalisé pour des analyses histologiques.

Remplacement

L’arrêt cardiaque induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation. Le caractère intégratif de l’affection ne permet donc pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire in vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.

Réduction

Le calcul a été déterminé par une approche statistique considérant 110 animaux au total dans ce projet. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté. Des pertes chirurgicales ou techniques sont possibles pour 40% de l’effectif total pour le modèle porcin d’arrêt cardiaque, compte tenu de la difficulté du modèle.

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés en groupe dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants, tout au long de la procédure. Des points limites ont été définis donnant lieu à un arrêt de la réanimation cardio-pulmonaire ou à une mise à mort compassionnelle.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids est utilisé pour les modèles d'arrêt cardiaque chez le porc.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1260
Souffrances
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▲ 1260
Devenir
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 1260

Une souris sur cinq est censée mourir sur la table d'opération, la chirurgie qui rétrécit l'artère en sortie du cœur ayant une mortalité attendue de 20 %, à laquelle s'ajoutent 5 % de pertes pendant le développement de la maladie. 1 260 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L'opération dure une demi-heure, la douleur postopératoire est annoncée pour les 24 heures qui suivent, et l'évolution de l'insuffisance cardiaque est ensuite suivie chaque semaine par échographie sous anesthésie. Il n'existe aucun traitement curatif de cette maladie, et le porteur écrit que ses résultats "pourraient par conséquent s'avérer être bénéfiques à la santé humaine".

Objectifs

Cette demande d'autorisation concerne deux laboratoires (EU1 et EU2). L'insuffisance cardiaque est une pathologie évolutive au cours de laquelle le cœur perd progressivement sa capacité à pomper correctement le sang, avec un essoufflement qui apparaît chez les sujets atteints d'abord à l'effort puis au repos. Cette maladie s’installe progressivement le plus souvent suite à la survenue d'un infarctus du myocarde, ou bien en raison de l'hypertension artérielle ou d'un rétrécissement aortique. Elle est due à un changement de morphologie du cœur qui doit s'adapter à de nouvelles contraintes, et qui finit par s'épuiser. Notre étude porte sur l'étude du rôle des plaquettes sanguines dans l'évoluton de cette maladie. Pour ce faire, nous allons utiliser un modèle d'insuffisance cardiaque qui est bien décrit chez la souris, et qui permet d'induire la maladie en quelques semaines. Nous appliquerons dans une 1ère partie ce modèle à des souris modifiées génétiquement chez lesquelles différents déterminants de surface des plaquettes ont été modifiés. En comparant ces souris à des souris non modifiées génétiquement, nous pourrons déterminer si un ou plusieurs de ces déterminants est important dans l'évolution de la maladie du cœur. Dans une 2ème partie, en fonction des données obtenues dans la 1ère, nous testerons différents traitements pharmacologiques susceptibles de freiner le développement de la maladie chez les souris. L'objectif de ce projet est de trouver de nouvelles approches thérapeutiques qui permettrait de traiter l'insuffisance cardiaque.

Bénéfices attendus

Il n'existe actuellement pas de traitement curatif contre l'insuffisance cardiaque. Nous souhaitons par ce projet mieux comprendre l'évolution de cette maladie afin de trouver une nouvelle cible thérapeutique qui permettrait de la combattre. Si un ou plusieurs des déterminants de surface plaquettaire s'avère(nt) être une (des) cible(s) potentielle(s) (Partie 1), nous testerons alors des traitements pharmacologiques dont nous disposons et qui sont capables de les bloquer (Partie 2). Nos résultats pourraient par conséquent s'avérer être bénéfiques à la santé humaine.

Procédures

Tous les gestes techniques sont réalisés sur des animaux analgésiés et anesthésiés à l'aide d'une anesthésie gazeuse. La veille de l'intervention chirurgicale, un prélèvement sanguin (1 min) est prévu ainsi qu'une session d'épilation de la zone opérée. Un prélèvement sanguin final est prévu également au moment de l'euthanasie des animaux. La chirurgie dure environ 30 minutes. Elle consiste en l'exposition de l'artère en sortie du cœur et en son rétrécissement (20 min). L'animal est ensuite recousu (10 min). L'évolution de la pathologie cardiaque est suivie chaque semaine par imagerie en échographie sur les animaux anesthésiés (5 min). Les interventions ont lieu au sein du premier laboratoire (EU1), à l'exception du suivi échographique qui est quant à lui effectué dans les locaux du deuxième (EU2).

Impact sur les animaux

Une certaine mortalité est attendue lors de la chirurgie induisant l'insuffisance cardiaque, estimée de l'ordre de 20%, puis au cours du développement de la maladie (5%). Les autres effets indésirables prévus sur les animaux sont : - une douleur post- opératoire à J0 et pendant 24h - une perte de poids post-opératoire (modérée) - un stress occasionné par les séances d'imagerie

Devenir

Les animaux arrivant à la fin de la procédure sont euthaniasiés afin de pouvoir analyser leur cœur. Nous étudions également leur sang pour analyser des marqueurs de la maladie cardiaque qui peuvent s'y trouver en circulation.

Remplacement

La maladie que nous étudions est complexe et fait intervenir un grand nombre de paramètres différents (inflammation, modification de la paroi cardiaque, dialogue avec d'autres organes comme les poumons et les reins). Il n'est aujourd'hui pas possible de mimer ces phénomènes autrement qu'en utilisant des animaux vivants dont la physiologie est proche de celle de l'être humain.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grâce aux données disponibles dans la littérature du domaine et à notre expérience des modèles animaux. Des tests statistiques permettant de connaître le nombre de souris minimal nécessaire ont aussi été réalisés.

Raffinement

Une grille de score a été mise en place, nous permettant d'agir en cas de souffrance des animaux. Les animaux qui dépassent les points limites que nous avons définis sont euthanasiés. La douleur post-opératoire ou potentiellement occasionnée par les prélèvements sanguins est évaluée et traitée préventivement par l'administration d'un anti- douleur. De la nourriture humide est placée au sol dans leur cage afin de faciliter la prise de nourriture et l'hydratation après la chirurgie. Chaque jour, les animaux sont pesés et leur apparence générale est contrôlée. Du coton est placé dans leur cage pour leur permettre de faire des nids. Le transport des souris entre les deux établissements dure 5 minutes à pied et se fait dans leur cage qui est placée dans un sac de transport.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont le système cardiovasculaire a un fonctionnement et une organisation très proches de ceux de l'être humain. Ce système est mature lorsque la souris est adulte (à environ 8-10 semaines), raison pour laquelle nous utiliserons des animaux de cet âge, la maladie touchant des êtres humains d'âge adulte. Le patrimoine génétique de la souris est par ailleurs connu depuis de nombreuses années et nous avons à notre disposition des souris modifiées génétiquement qui ne produisent pas un certain nombre de molécules d'intérêt, ce qui permet d'étudier leur rôle (partie 1 du projet), comparativement aux souris qui la produisent normalement. D'autre part, des souris qui ne sont pas modifiées génétiquement seront utilisées dans le cadre du test de nouvelles approches thérapeutiques (partie 2 du projet).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 141
Souffrances
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▲ 66
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Devenir
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 141

Opérées un quart d'heure pour provoquer la rupture d'une plaque de graisse dans une artère, 141 souris nourries au régime gras jusqu'à leurs 28 semaines sont toutes tuées à l'issue. Soixante-quinze d'entre elles ne se réveillent pas de l'intervention, les autres relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec jusqu'à deux injections et une administration orale. Le projet vise à confirmer chez la souris qu'un peptide candidat réduit le caillot plaquettaire sans augmenter le risque de saignement, effet que le porteur dit avoir déjà observé dans un autre modèle murin. Il en attend un "réel bénéfice clinique pour des millions de patients", formule qui repose sur cette seule étape supplémentaire chez l'animal.

Objectifs

Dans le monde, les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité (environ 38 % des décès) devant les cancers. Les complications majeures de la thrombose survenant suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome) dans une artère sont l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux. À la vue de ce constat, il est aujourd’hui essentiel de découvrir de nouvelles approches thérapeutiques dirigées contre des cibles moléculaires originales impliquées dans ces processus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de notre candidat peptide sont une diminution de la taille voire une absence de caillot plaquettaire (thrombus) suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome). De plus, comme décrit précédemment des traitements limitant la formation de caillots plaquettaires existent actuellement sur le marché. Cependant, ceux-ci sont fortement corrélés à un risque accru de saignement. Le candidat peptide étudié dans notre procédure n’augmente pas le risque de saignement. Ce candidat peptide pourrait donc conduire à un réel bénéfice clinique pour des millions de patients atteints de pathologies cardiovasculaires. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettra de valider et de renforcer les résultats obtenus précédemment et ainsi de démontrer l’effet bénéfique de notre candidat peptide dans un modèle murin, et ainsi permettre d'avoir des données se rapprochant des cas cliniques observés. En effet les patients les plus à risque de thrombose développent, au cours du vieillissement ou lors de pathologies chroniques, des plaques graisseuses à l’intérieur de la paroi de leurs artères.

Procédures

- Injection d’anesthésique et d’analgésique (1 fois, temps maximale de l’injection : 30 secondes) - Injection (au maximum 2 fois, temps maximale de l’injection : 30 secondes) - Administration orale (au maximum 1 fois, temps maximale d’administration : 1 minute) - Chirurgie (15 minutes)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, une douleur de courte durée à l’endroit des injections, et une gêne de courte durée lors de l’administration orale.

Devenir

A l'issue de la procédure les animaux seront euthanasiés sans douleur et encore sous anesthésie. Les actes chirurgicaux induits par la procédure sur les animaux ne permettent pas le réveil des animaux.

Remplacement

Nos résultats très encourageants dans différents modèles avec les plaquettes de souris (modèle murin d’occlusion carotidienne induite chimiquement) nous permettent de penser que ce modèle permet de réconcilier les limites de chaque approche, et dans le futur, de se rapprocher de la clinique.

Réduction

Le nombre de souris par expérience est calculé pour permettre le plus faible nombre d'animaux utilisés tout en obtenant des résultats permettant une interprétation fiable basée sur des analyses statistiques adaptées

Raffinement

Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’anesthésiques, d’analgésiques et d’antalgiques permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés avec une attention particulière portée à la respiration et au rythme cardiaque avec un maintien de la température corporelle grâce à une plaque thermorégulée et une lampe chauffante. Au cours de la phase d’anesthésie, une attention particulière sera également portée aux indicateurs les plus significatifs d’une détérioration irréversible de l’état de l’animal réalisée à l'aide d'une grille d'évaluation de points limites. L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé dans ce projet constitue le modèle de référence pour leur capacité à développer des plaques graisseuses dans la paroi des artères. L'utilisation à 28 semaines de ces animaux après un régime riche en graisse permet de se rapprocher des conditions pathologiques retrouvées chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1090
Souffrances
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▲ 1090
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Devenir
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 1090

Baguées à l'oreille, amputées d'un bout de queue pour lire leur ADN, sexées et séparées de leur mère à trois ou quatre semaines, 1 090 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans ce projet d'élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles retenues passent en accouplement vers six semaines, les autres entrent en expérience à partir de dix semaines. Le porteur affirme que les souris porteuses de la mutation ne développent aucune maladie et ne diffèrent pas des autres, l'élevage servant à alimenter des projets sur les maladies des petits vaisseaux du foie. Celles qui ne portent pas les bonnes modifications de gènes sont tuées dès réception du génotype, les reproductrices deux mois après leur dernière portée, et celles gardées en réserve passé 20 semaines pour les femelles et 30 pour les mâles.

Objectifs

Notre projet est d'étudier le rôle de certaines cellules de défense de l'organisme dans le développement des maladies des petits vaisseaux du foie. Nous allons pour cela utiliser des souris possédant une mutation à l'origine d'une diminution de leurs cellules de défense de l'organisme. Pour ce projet, nous avons tout d'abord besoin d’identifier ces souris (par une bague à l’oreille) et d'étudier l'ADN de ces souris (prélèvement d'un petit bout de leur queue) pour s'assurer de la présence de la mutation qui permet la diminution des cellules de défense avant de pouvoir réaliser des accouplements des souris ou de réaliser des expérimentations.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre l'élevage des lignées de souris nécessaires pour étudier la maladie des petits vaisseaux du foie qui est encore largement incomprise. Améliorer sa compréhension est très important à la fois pour : 1/ prévoir quels patients risquent de développer cette maladie, quelle sévérité attendre et donc prévoir un suivi plus approprié. 2/ trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Ce projet consiste en l’élevage de souris génétiquement modifiées. Pour s’assurer que les souris ont bien la mutation d’intérêt, nous réaliserons le prélèvement d’un petit bout de queue à 3-4 semaines dans la vie de la souris. Ce geste nécessitera le maintien de l’animal pendant une trentaine de secondes. Ce petit bout de queue permettra d’obtenir l’ADN de la souris et ainsi de s’assurer de la présence de la mutation génétique d’intérêt. Les souris nées des accouplements seront sexées (identification et séparation des mâles et des femelles) et sevrées (séparation d’avec leur mère) à l’âge de 3-4 semaines.

Impact sur les animaux

Lors du prélèvement du petit bout de queue, une contention de courte durée est nécessaire, pouvant entrainer un stress et une légère douleur à la queue, de très courte durée. Un léger saignement est également possible. Les animaux qui ont la mutation d’intérêt ne développent pas spontanément de maladie particulière et ne sont pas différents des animaux non mutés.

Devenir

Les souris produites au cours de ce projet seront soit incluses dans d’autres protocoles expérimentaux, soit utilisées ou stockées pour générer de nouveaux accouplements. Les souris ne présentant pas les bonnes modifications de gènes seront immédiatement euthanasiées. Les souris utilisées pour des accouplements seront euthanasiées lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois. Les souris stockées pour de futurs accouplements seront euthanasiées lorsqu’elles seront âgées de plus de 20 semaines pour les femelles et de plus de 30 semaines pour les mâles (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement).

Remplacement

Les pathologies du foie sont des pathologies complexes sous l'influence de nombreux facteurs notamment environnementaux. Cette pluralité des facteurs de risque et d’interactions à l'origine du développement de la maladie des petits vaisseaux du foie, rend particulièrement difficile l’étude chez l’humain. Grâce au modèle des souris nous nous affranchirons ainsi de nombreux facteurs environnementaux à l’origine du développement de la maladie des petits vaisseaux et pourrons étudier l’effet d’un seul facteur.

Réduction

Nous adapterons l’élevage au besoin de souris pour réalisation des expériences permettant l’étude de l’effet d’une variation du nombre de cellules de défenses sur le développement de la maladie des petits vaisseaux du foie. Nous connaissons bien l’ensemble de ces lignées de souris génétiquement modifiées (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Tout d’abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, afin d’éviter qu’elles soient contaminées par des agents pathogènes. Elles sont maintenues en groupe dans un environnement enrichi (présence de tunnels, coton pour faire des nids et buchettes en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé afin de détecter des signes de mal-être, en s’appuyant sur l’évaluation visuelle de différents paramètres (comportement, apparence physique, blessures).

Choix des espèces

Le modèle de souris permet d’utiliser des souris génétiquement modifiées. Les techniques pour modifier le génome, développées chez les souris et les nombreux outils actuellement adaptés à la souris en font un modèle de choix pour l’étude. Enfin la maladie des petits vaisseaux du foie étant une maladie multifactorielle, la proximité génétique de la souris par rapport à l’homme nous permettra de nous affranchir en partie de certaines variables occasionnées par d’autres espèces. Le sevrage, le sexage, l’identification (mise de la bague à l’oreille) et l’analyse de l’ADN des souris pour rechercher la mutation d’intérêt seront réalisés entre 3 et 4 semaines de vie. Nous choisissons cet âge pour déterminer tôt les souris portant la mutation qui pourront être utilisées pour une mise en accouplement (vers 6 semaines de vie) ou une utilisation dans les expériences prévues à partir de 10 semaines de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 270
Souffrances
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Devenir
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 270

Tous tués à l'issue pour prélever leur aorte et d'autres tissus, 270 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils courent sur un tapis motorisé quarante-cinq minutes par séance, une fois pour le protocole aigu, cinq fois par semaine pendant cinq semaines pour le protocole chronique, et reçoivent une à cinq injections dans le ventre. Le porteur mentionne des lésions aux pattes liées à la course, qu'il dit peu fréquentes et concentrées sur la phase d'apprentissage, ainsi qu'une augmentation de la fréquence des urines liée à la hausse du sucre dans le sang. Des expériences sur cellules portent déjà sur les mêmes mécanismes vasculaires, mais le porteur conclut que l'évaluation de l'effet de l'exercice rend l'expérimentation animale "nécessaire".

Objectifs

Ce projet vise à investiguer l'influence de l'exercice sur les mécanismes de régulation au niveau des vaisseaux dans un contexte d'augmentation du taux de sucre dans le sang. Un postulat de ce travail est que cette hausse du sucre dans le sang, telle qu’observer dans le cadre du diabète, perturbe l'équilibre entre différentes mécanismes favorisant ainsi une altération de la fonction des vaisseaux. L’objectif principal sera de déterminer si l’exercice, via une action directe sur ces mécanismes permet de contrer les effets néfastes de l’augmentation du sucre dans le sang. Pour cela nous étudierons donc les effets de l’exercice aigu (réalisé une seule fois) ou chronique (réalisé plusieurs fois) dans des modèles ne présentant pas de pathologies mais soumis à une augmentation du sucre dan sle sang ou induisant une hausse de certains mécanismes spécifiques ou dans un modèle pathologique de type diabétique.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche s'avère crucial pour comprendre comment l'exercice, à la fois aigu et chronique, peut influencer les mécanismes régulant la fonction des vaisseaux sanguins, particulièrement sous l'effet de l'augmentation du sucre dans le sang, souvent rencontrée dans le diabète. Ce projet est d'autant plus pertinent qu'il explore ces effets dans différents contextes, y compris des modèles sans pathologies mais exposés à une augmentation du sucre dans le sang, ainsi que dans un modèle pathologique de diabète. Les implications de cette recherche sont significatives, offrant des perspectives pour de nouvelles stratégies thérapeutiques en vue de traiter les troubles vasculaires liés au diabète et d'améliorer la qualité de vie des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à de l'exercice sur tapis (1 exercice unique pour les animaux du protocole aigu et 5 fois par semaine pendant 5 semaines pour les animaux du groupe chronique) de course ainsi qu' à une ou plusieurs injections (1 injection intrapéritonéale durant approximativement 3 secondes pour une partie des animaux et 5 injections intrapéritonéales durant approximativement 3 secondes/injection pour l'autre partie). Concernant l'exercice, chaque session durera 45 minutes et se déroulera sur un tapis motorisé adapté aux animaux.

Impact sur les animaux

Les injections intra-péritonéales peuvent entraîner des douleurs faibles au site d'injection. L'augmentation de la glycémie peut entraîner une augmentation de la fréquence des urines. La course sur tapis peut engendrer des légères lésions aux pattes des animaux, néanmoins ces dernières restent peu fréquentes et arrivent généralement en début de protocole pendant la phase d'apprentissage. Pour éviter ce problème une phase d'apprentissage avec augmentation progressive de la vitesse de course est systématiquement prévue.

Devenir

Le prélèvement des tissus pour les différentes analyses nécessite la mise à mort de 270 rats à l'issu de la procédure.

Remplacement

Des expérimentations sur cellules sont actuellement conduites pour évaluer les différents mécanismes qui impactent la fonction des vaisseaux. Cependant la question posée ici est complexe et l’évaluation de l’effet de l’exercice nécessite l’utilisation de modèle animaux vivants afin d’évaluer l’influence de ces différentes conditions. L’intégration d’expérimentations animales apparait donc comme nécessaire afin de compléter ce projet de recherche.

Réduction

Le nombre d'animaux a été établi pour permettre d'obtenir des résultats statistiques robustes et fiables. Ceci en se basant sur des résultats de la littérature scientifique et une analyse statistique permettant de déterminer le nombre minimum d'animaux à inclure pour démontrer une différence entre nos groupes. Pour la partie réactivité vasculaire, plusieurs morceaux d'aorte sont récupérés sur chaque animaux ce qui permet d'augmenter notre nombre de mesure et ainsi de réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés 7 jours après leur arrivé à n’animalerie avant toute procédure. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les rats sont hébergés en cages de 3 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). La nourriture est standard ad libitum et un accès à de l’eau fraiche. La température et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont visités quotidiennement par un personnel formé qui contrôle le bien-être des animaux à l’aide d’une fiche intégrant les différents point limites. Afin d’éviter toute douleur, les prélèvements seront réalisés post mortem suite à une anesthésie et une euthanasie. Durant toute la procédure expérimentale (injections et exercice physique), les animaux seront suivis et en cas de douleur une injection d'analgésique est prévue.

Choix des espèces

Le rat est un modèle pertinent pour l’étude du système cardiovasculaire. En effet, la description anatomique de cette espèce réalisée par le passé a pu démontrer une similitude forte notamment au niveau du coeur et des vaisseaux. De plus son utilisation permet d’obtenir des quantités de tissu suffisantes pour la réalisation de plusieurs dosages biochimiques permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux nécessaires. En effet, l'aorte du rat permet de récupérer une quantité importante qui permet de réaliser plusieurs expérimentations sur organes isolés mais aussi une plus grande quantité de tissu pour les analyses biochimiques ce qui permet d'utiliser un nombre minimal d'animaux. Les animaux seront des animaux de quelques semaines pour éviter de confondre les effets de l'exercice et des traitements avec ceux de la maturation et du vieillissement).

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
Lapins : 3615
Souffrances
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▲ 3615
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Devenir
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 3615

Mis en quarantaine vingt et un jours puis engagés dans le protocole dès l'âge de trois mois, des lapins New Zealand White sont immunisés par paires, deux par commande d'anticorps. 3 615 lapins vont être utilisés au total, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit dix injections d'antigène mêlé à un adjuvant, qui peuvent ulcérer les points d'injection et provoquer fièvre et baisse de mobilité, puis subit cinq prélèvements de sang de vingt-cinq à quarante minutes, jusqu'à un dixième de son volume sanguin. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode substitutive aussi efficace, les banques d'anticorps produites hors animal ne donnant pas, selon lui, une gamme comparable en temps, en budget et en matériel.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation d’une substance médicamenteuse. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

10 injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) 5 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à un adjuvant (hors adjuvant complet de Freund) peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 7110
Souffrances
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Devenir
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 7110

Un infarctus du myocarde est provoqué chirurgicalement sur des souris adultes en trente minutes et sur des souriceaux en quinze, quand d'autres subissent la ligature ou l'excision d'un segment d'artère fémorale, une injection quotidienne de toxine ou une blessure du muscle par anse refroidie. 7 110 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées lors d'une chirurgie terminale pour prélever leurs organes. Le porteur annonce l'étude des mécanismes cellulaires des maladies du muscle squelettique et cardiaque, dont l'infarctus, les myopathies et le défaut d'irrigation des membres inférieurs. Les bénéfices attendus pour les patients ne sont énoncés nulle part, le porteur reprenant à leur place la liste des douleurs et des stress infligés aux souris.

Objectifs

Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs. Ce projet a pour objectif de caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans les pathologies affectant le muscle squelettique et cardiaque, y compris les pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, les myopathies et les blessures chroniques du muscle squelettique. Par ailleurs, le manque d’irrigation locale des membres inférieurs sont fréquentes dans différentes pathologies chroniques y compris le diabète. Malgré le succès de certains traitements, ces maladies chroniques restent encore aujourd’hui fréquentes et très peu soignables, elles ont donc un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de répondre à un sujet de santé publique et de besoins scientifiques et cliniques afin d’améliorer la compréhension de ces pathologies affectant le muscle et le traitement des patients.

Bénéfices attendus

Effets indésirables liés aux procédures: inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers le site n°2 pour les échocardiographies et la réalisation de l’imagerie (anesthésie et manipulation).

Procédures

- Infarctus du myocarde chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 30 minutes. Réalisé par EU1 - Infarctus du myocarde chez le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Échocardiographie chez la souris et le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes ainsi que le stress lié au transport vers le site n°2 pour l’échocardiographie. Réalisé par EU2 - Constriction puis excision d’un segment d’artère fémorale sur souris adulte anesthésiée = 15 minutes. Réalisé par EU1. - Ligature de l’artère fémorale chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Dans certaines expériences, injection de toxine: quotidien, 10 secondes. Réalisé par EU1 - Blessure localisée du muscle par anse refroidie (1x par souris) = 3x 15 secondes. Réalisé par EU1 - Ligature de l’artère fémorale et injection de toxine chez la souris adulte anesthésiée = 15minutes. Réalisé par EU1 - Chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement d’organes. Réalisé par EU1.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés aux procédures : inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers l'EU n°2 pour les échocardiographies. L’induction de l’anesthésie gazeuse pour la réalisation de l’échocardiographie est stressant pour l’animale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyse des organes.

Remplacement

Notre projet s’intéresse à l’interaction de différents types de cellules du microenvironnement musculaire, y compris les cellules immunitaires, stromales et endothéliales. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire, inflammation, régimes), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui a un système immunitaire similaire à l’homme.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation. Un grand nombre de données de transcriptomiques étant déjà disponible pour la communauté scientifique, des analyses informatiques pilotes ont déjà été performées pour étayer nos hypothèses.

Raffinement

La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales et la mise en place de points limites spécifiques et précoces. Pour l’ensemble des procédures chirurgicales, une supplémentation hydrique par injection sera effectuée en pré et post opératoire. Une analgésie pré et post opératoire sera réalisée le cas échéant. Pour la procédure d’infarctus du myocarde, le maintien au chaud de la cage sera effectué sur les 48h per-opératoire. Un renforcement de l’enrichissement par de la litière douce (cellulose) et du gel hydrique sera apporté. Le transport des animaux vers le site numéro 2 pour les échocardiographies sera effectué par un transporteur agrée. Les animaux seront dans des boites de transport contenant des croquettes, de l’hydrogel et du coton (ainsi que de la litière).

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies musculaires, car des modèles sont bien établis et récapitulent les pathologies chez l’homme. Le choix de l'espèce murine nous permet également d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés cruciaux dans l’étude précise des cellules d’intérêt de ce projet. La consanguinité des modèles utilisés permet une reproductibilité des résultats et une réduction du nombre d’animaux utilisés. Les souris seront âgées de 1 jour à 30 semaines, car nous étudierons ces pathologies chez le souriceau et à l’âge adulte.