Système nerveux
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système respiratoire
- Système urogénital
Implications des circuits du NST et du pNST dans les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Une neurotoxine injectée par chirurgie stéréotaxique détruit des neurones chez une partie des 2 832 souris de ce projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur décrit ce modèle comme très invalidant, avec un taux de mortalité important, et indique que les souris de la lignée Mito-Park atteignent vers 45 semaines une perte de poids et un mauvais état général qui déclenchent leur mise à mort. Toutes seront tuées, pour des contrôles anatomiques et histologiques à la fin de chaque procédure. Sept tests comportementaux sont annoncés, jusqu'à trois heures par jour, sans qu'aucun soit nommé, et l'un d'eux impose une restriction alimentaire pour motiver les animaux.
Objectifs
Ce projet cherche à mieux comprendre certaines manifestations de la maladie de Parkinson qui ne concernent pas directement le mouvement, comme l’anxiété, la perte de motivation ou la dépression. Ces symptômes apparaissent souvent avant les troubles moteurs et pourraient aider à diagnostiquer la maladie plus tôt. Aujourd’hui, une technique utilisée pour traiter Parkinson consiste à stimuler certaines zones du cerveau avec de l’électricité, mais on ne comprend pas encore bien comment elle fonctionne. De plus, elle peut parfois provoquer des effets secondaires importants. L’objectif de ce projet est donc d’identifier précisément quelles zones et quels circuits du cerveau sont responsables des effets positifs (amélioration des mouvements) et négatifs (troubles émotionnels) de cette stimulation. Les chercheurs vont étudier différentes populations de neurones dans des régions spécifiques du cerveau et tester leur rôle en les activant ou en les bloquant chez des souris. Le projet prendra aussi en compte les différences entre mâles et femelles, car le cerveau peut fonctionner différemment selon le sexe. À terme, ces travaux pourraient permettre de rendre les traitements plus efficaces et de limiter les effets secondaires.
Bénéfices attendus
Ce projet sera une caractérisation unique de structures clefs du cerveau dans le contrôle des troubles non-moteurs de la maladie de Parkinson (anxiété, dépression, etc.) en condition physiologique et pathologique. Nous pourrons ainsi déterminer si l’altération de ces zones cérébrales pourrait être à l’origine de troubles non-moteurs de la maladie de Parkinson. A long terme, ce projet pourrait aider à favoriser l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de réduire les symptômes non-moteurs des patients et en particulier ceux atteints de la maladie de Parkinson.
Procédures
Procédure chirurgicale pour injection de virus ou de neurotoxine : entre 30 minutes et 1 heure, - procédure chirurgicale avec implantation : entre 1h et 2h, Imagerie calcique in vivo sur animal vigile entre 1h et 2h. 7 tests comportementaux seront utilisés d'une durée comprise entre 15 et 45 minutes chacun, soit au total entre 1h30 et 3h par jour. Un des tests comportementaux nécessite la mise en place d’une restriction alimentaire pour motiver les animaux à faire la tâche comportementale demandée mais les animaux pourront être maintenus groupés car le test comportemental pourra être réalisé sur la même journée pour l’ensemble des animaux. Pour la lignée Mito-Park qui a un phénotype dommageable, les animaux font l’objet d’un suivi clinique et pondéral régulier, avec une attention particulière à leur mobilité, à leur état général et à leur poids. Les conditions d’hébergement sont adaptées : la nourriture et l’eau sont placées à une hauteur facilement accessible, des aliments enrichis ou ramollis sont proposés au sol, et la litière est rendue plus confortable pour faciliter le repos. Ces mesures visent à aider les animaux à s’alimenter et à se déplacer malgré leurs difficultés motrices, et à maintenir au mieux leur confort.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent : 1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie implantatoire, 2/ un risque d'infection lié aux chirurgies et aux implants, 3/ un risque de stress à court terme induit par notre paradigme expérimental, 4/ les modèles murins de maladie de Parkinson (voir détail ci-dessous) et 5/ un risque de stress à court terme induit par la restriction alimentaire et les tests comportementaux réalisés. Le modèle de souris Parkinsonienne unilatéral : Ce modèle est classiquement utilisé pour reproduire les phases tardives de la maladie de Parkinson. Il repose sur l’injection stéréotaxique d’une neurotoxine, et est très invalidant pour les animaux avec un taux de mortalité important. Chez le modèle progressif de la maladie de Parkinson, on observe, à partir de 6 semaines, une altération neuronale et à partir de 14 semaine une diminution de l’activité locomotrice. A 45 semaines, ces souris présentent une perte de poids et un mauvais état général nécessitant leur mise à mort. Les modèles unilatéraux et progressifs sont complémentaires, le premier mimant un stade avancé de la maladie de Parkinson avec une perte de certains neurones du cerveau, alors que le second présente l’avantage d’avoir une perte beaucoup plus modérée et progressive des neurones plus représentatif de la progression de la maladie de Parkinson et permet d’étudier les symptômes non-moteurs de la maladie qui apparaissent en amont des symptômes moteurs. Afin d’éviter une souffrance prolongée, des critères d’arrêt sont définis à l’avance. Un animal est retiré de l’étude et euthanasié de manière humanitaire dès qu’il présente une perte de poids importante ou continue, une incapacité à se déplacer suffisamment pour accéder à la nourriture ou à l’eau, ou un état de prostration marquée. Cette décision est prise pour chaque individu dès que les mesures de soutien ne suffisent plus à garantir un niveau de bien être jugé acceptable.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure. La mise à mort des animaux est justifiée par la nécessité de réaliser des contrôles anatomiques et histologiques à la fin de chaque procédure expérimentale.
Remplacement
Le but du projet est de connaître la fonction de différentes sous-population neuronale du complexe noyau sous-thalamique/para-sous-thalamique et du reste de son circuit dans les troubles non-moteurs de la maladie de Parkinson. La meilleure façon d’atteindre cet objectif est d’utiliser plusieurs techniques complémentaires. D’abord, des injections précises dans le cerveau permettent de faire produire par certains neurones des protéines capables d’activer ou de bloquer leur activité. Ensuite, l’activité de ces neurones est mesurée soit sur des tranches de cerveau en laboratoire, soit directement chez la souris, qu’elle soit anesthésiée, maintenue immobile ou libre de ses mouvements et nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe des circuits des noyaux sous-thalamique/para-sous-thalamique.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiabledes données biologiques collectées. Nous utiliserons ainsi 2832 animaux sur cinq ans. Nous travaillons sur des souris mâles et femelles issues des lignées transgéniques ainsi tous les animaux produits seront utilisés. La taille des groupes a été déterminée à l'aide d'analyses statistiques basées sur des calculs de puissance.
Raffinement
Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ choisir un modèle rongeur de la maladie de Parkinson à un stade précoce n’induisant pas de fort phénotype moteur nous permettant ainsi d’étudier le fonctionnement des circuits de l’anxiété 2/ l'utilisation d'animaux hébergés majoritairement dans la même structure ce qui ne nécessite aucun transport et donc limite le stress des animaux 3/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur afin là aussi de limiter le stress 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie lors de chaque protocole invasif. A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux transgéniques naitront dans notre animalerie de haut statut sanitaire. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures chirurgicales. Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptés aux procédures de chirurgie. L’expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposes. Un analgésique sera administré afin de gérer la douleur péri-opératoire. Au cas où l’animal serait encore en souffrance 24 heures après l’injection d’antalgique postopératoire, une nouvelle injection aux mêmes doses et voie d’administration sera réalisée. Si la souffrance persiste au-delà de 3 jours, l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. En effet, c'est un mammifère présentant une proximité phylogénique avec l'espèce humaine et certains de ces comportements, notamment le comportement d’anxiété, les interactions sociales et la motricité volontaire, peuvent être rapprochés de l'espèce humaine. Cette espèce est aussi un bon modèle de pathologie neurologique telle que la maladie de Parkinson qui peut être induite chez la souris avec des neurotoxines ou des animaux transgéniques. Ce modèle possède aussi l'avantage de permettre des approches invasives permettant d'étudier l'action de molécules ou d'une population neuronale sur le fonctionnement des circuits neuronaux de l’anxiété de l’interaction sociale et les phénomènes cellulaires et synaptiques associés. Enfin, c'est chez cette espèce que sont faites des modifications génétiques permettant de cibler des populations neuronales précises que nous souhaitons étudier. La maladie de Parkinson étant une maladie neurodégénérative qui se développe chez l'homme à l'âge adulte, nous travaillerons sur des souris adultes.
Impact de l’hyperactivité amygdalienne au cours du développement sur l’apprentissage émotionnel (EU 2/2)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
288 rats subissent deux chirurgies du cerveau, l'injection d'un vecteur viral dans l'amygdale puis l'implantation d'électrodes dans trois régions cérébrales, avant d'être soumis à un conditionnement de peur associant une lumière à une stimulation. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance sévère et tous les animaux seront tués, pour vérifier par histologie l'emplacement des électrodes et du site d'injection. L'équipe maintient les rats à 90 ou 95 % de leur ration afin qu'ils gardent une légère sensation de faim, présentée comme la garantie de leur motivation pendant les tâches. Le porteur qualifie pourtant les atteintes de légères, un léger stress au conditionnement, une légère perte de poids après l'IRM, une légère douleur due aux barres d'oreilles.
Objectifs
Chez l’humain, l’hyperactivité d’une structure cérébrale particulière (l’amygdale) est souvent corrélée avec des dysfonctionnements émotionnels. Et comme l’adolescence correspond à une période du développement cérébral particulièrement sensible aux éléments stressants, ce projet vise à déterminer si une hyperactivité dysfonctionnelle de l’amygdale au cours de l’adolescence peut faire émerger des vulnérabilités émotionnelles à l’âge adulte. Le but de cette recherche à long terme est de comprendre les mécanismes impliqués dans des dérèglements émotionnels déclenchés avant et pendant l’adolescence et ayant des conséquences importantes chez l’adulte, comme la prédisposition à certains syndromes psychiatriques tels que le stress post-traumatique. Pour apporter des éléments de réponse, nous avons mis au point un protocole permettant de manipuler chez le rat l’activité de l’amygdale au cours du développement post-natal, grâce à une modification génétique des cellules de l’amygdale. Puis nous analyserons l’impact de cette manipulation sur le comportement émotionnel de l’animal lors d’un conditionnement de type Pavlovien, qui consiste à provoquer un réflexe en réaction à un stimulus donné. Enfin, grâce à une technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM), nous étudierons les modifications de la connectivité entre structures cérébrales induites par l’hyperactivité de l’amygdale. Pour perturber l’activité de l’amygdale chez le rat au stade juvénile ou au début de l’adolescence, nous utiliserons un vecteur qui permet de modifier l’expression d’un gène spécifique des neurones principaux de cette structure, provoquant au final son hyperactivation. Deux versions « actives » de ce vecteur seront testées, et elles seront comparées à une version « contrôle » (ne modifiant pas l’expression du gène).. Nous étudierons alors chez les jeunes animaux comme chez les adultes l’impact de cette suractivation sur les comportements de peur observés lors du conditionnement Pavlovien, ainsi que les modifications fonctionnelles du réseau de structures cérébrales associées au traitement de la peur, en couplant des acquisitions d’IRM fonctionnelle et des enregistrements électrophysiologiques in vivo. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs nommés EU1 et EU2.
Bénéfices attendus
Nous avons précédemment montré que l’injection lors de l’adolescence d’un vecteur permettant d’induire par voie génétique une hyperactivité de l’amygdale réduit chez l’adulte l’extinction de la peur lors d’un conditionnement Pavlovien, mais induit également une généralisation de la réponse de peur à d’autres types de stimuli. Ce projet vise à comprendre la dynamique de l’impact de cette hyperactivité amygdalienne sur la connectivité du circuit neuronal sous-tendant le comportement de la peur à l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. Les connaissances apportées par ce projet nous aideront à mieux comprendre comment la manipulation de l’activité neuronale d’une structure cérébrale telle que l’amygdale pendant la période critique de l’adolescence pourrait conduire à des effets durables sur certaines réponses émotionnelles, qui persistent jusqu’au stade adulte. Nos résultats nous permettront de mieux comprendre chez l’Homme les mécanismes liés à l’hyperactivité amygdalienne sous-tendant la prédisposition à certains syndromes psychiatriques, tel que le trouble de stress post traumatique.
Procédures
Une chirurgie pour l’injection du vecteur dans l’amygdale sera réalisée dans l’EU1 chez les animaux jeunes (juvénile ou adolescent). Cette procédure chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale (durée 1h au maximum) À la fin de l’adolescence, une session de conditionnement sera réalisée dans l’EU1 (durée 1h au maximum), consistant à associer une lumière avec une stimulation. Elle sera suivie 24 à 48h plus tard par un test de mémorisation du conditionnement (1 à 2 séances d’une heure maximum). Les animaux recevront ensuite deux sessions d’acquisition IRM réalisées dans l’EU 2 sous anesthésie légère (durée maximale de 2 heures), avant et après la réalisation d’une tâche comportementale appétitive combinée avec la tâche de conditionnement Lumière-Stimulation (séances d’1h30 maximum pendant 2 mois, au moins 5 jours sur 7) dans l’EU 1 nécessitant un apport de nourriture contrôlé. Puis une intervention chirurgicale sera réalisée dans l’EU1 sous anesthésie générale (durée maximale d’1h30) pour implanter des électrodes dans trois régions cérébrales d’intérêt. Après une semaine de récupération, ils seront ré-entrainés à la même tâche comportementale et l’activité des régions cérébrales d’intérêt sera enregistrée pendant la réalisation de cette dernière (sessions d’enregistrement d’1h30 maximum pendant 2 mois, au moins 5 jours sur 7).
Impact sur les animaux
Les chirurgies (injection de virus, implantation des électrodes) engendrent dans certains cas une douleur post-opératoire. Le conditionnement nécessite d’associer une lumière avec une stimulation , ce qui peut provoquer un léger stress initialement. La tâche comportementale appétitive n’est pas stressante en soi, mais nécessite que l’animal ait une certaine motivation pour chercher le renforcement positif (récompense alimentaire). L’alimentation est contrôlée, en donnant la nourriture immédiatement après la séance comportementale en quantité suffisante (90-95% de la ration normale), de façon à ce qu’il n’y ait pas de reste de nourriture le lendemain, mais que l’animal ait une légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux. L’IRM étant une modalité de neuroimagerie non-invasive et non-irradiante, les potentiels effets indésirables sont liés au fait que l’examen est réalisé sous anesthésie légère. Une légère perte de poids peut être observée le lendemain, suite au stress potentiellement induit par la combinaison IRM et transport entre les EU1 et EU2 (même si les bâtiments sont très proches). Une légère douleur peut faire suite au placement de l’animal dans les barres d’oreille lors de l’examen IRM.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, pour une analyse par histologie des cerveaux, mais également pour vérifier l’emplacement des électrodes et le site d’injection virale dans la structure amygdalienne, vérification nécessaire pour pouvoir comparer les résultats obtenus sur les différents groupes d’animaux.
Remplacement
Ce projet de recherche fondamentale s’inscrit dans le champ des neurosciences comportementales. À l’heure actuelle, il n’est pas possible d’évaluer, au cours du développement post-natal jusqu'à l'adulte, les comportements et les réseaux neuronaux autrement qu’en ayant recours à des modèles animaux vivants, possédant les structures et les connectivités neuronales requises. Cela ne peut donc pas être réalisé in silico ou en cellule isolée ou chez les invertébrés.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera minimisé autant que possible. Nous avons calculé le nombre de rats minimal par groupe pour obtenir des résultats significatifs et exploitables, en tenant compte de la perte de certains animaux. Pour l’ensemble des données, une analyse statistique classiquement utilisée dans la littérature pour ce type de données sera effectuée. L’étude, prévue chez les mâles et femelles, commencera avec l’injection chez les rats mâles, en raison des données pilotes déjà obtenues. Une fois que les conditions expérimentales optimales auront été établies sur les mâles, seules expériences avec les analyses les plus pertinentes seront réalisées chez les femelles pour comparaison. De plus, les deux versions « actives » du vecteur qui seront testées sont censées produire les mêmes effets d’hyperactivation des neurones de l’amygdale. Nous commencerons par la comparaison d’un des vecteurs actifs avec le vecteur contrôle pour caractériser ces effets. Si les premières données montrent que les deux versions actives du vecteur ont bien des effets similaires, nous pourrons alors poursuivre l’étude en ne comparant que deux groupes (virus contrôle et un vecteur actif) au lieu de trois, ce qui réduira grandement le nombre d’animaux.
Raffinement
Afin de réduire le stress des animaux, nous les ferons naitre dans une salle dédiée, adjacente aux salles de chirurgie pour les injections de vecteur ce qui permet de minimiser le temps d’éloignement entre le raton et sa mère. Après sevrage, les rats sont manipulés et pesés fréquemment (au moins 1j/3) jusqu’au début de l’expérience, afin de les habituer à l’expérimentateur. Pour la chirurgie, des protocoles appropriés d’analgésie et d’anesthésie seront appliqués. Le suivi post-opératoire sera effectué quotidiennement par l’expérimentateur ou les zootechniciens pour s’assurer de la récupération complète des rats. Des points limites sont identifiés pour le cas où les mesures de prises en charge de la douleur et de l’inconfort pouvant résulter des différentes interventions sur l’animal ne seraient pas suffisantes. Une grille de score sera utilisée pour évaluer la douleur et l’inconfort des animaux, notamment pendant le suivi post-opératoire, et en fonction du score obtenu, des actions spécifiques seront mises en place. L’ensemble des dispositifs d’hébergement et de tests comportementaux ont été optimisés pour permettre le bon déroulement des expériences, garantir le bien-être des animaux et maintenir un hébergement des animaux par groupe. Les transports entre les deux bâtiments d’expérimentation se feront par du personnel et un véhicule agréés. Le confort et la sécurité des animaux seront garantis durant toute la durée du transport (eau à volonté, sans modifications des groupes sociaux, présence d'enrichissement). Une période d'acclimatation à l'arrivée sera observée pour garantir aux animaux une période de repos. L’IRM est réalisée sous anesthésie, dans un berceau chauffé, avec contrôle de la respiration et de la température et si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération.
Choix des espèces
D’une façon générale, les rongeurs sont un bon modèle d’étude des circuits neuronaux impliqués dans certains processus cognitifs. Le rat est le modèle de choix du laboratoire, car les structures cérébrales étudiées ici chez le rat ont leur correspondant chez l’humain et l’animal permet un accès à des méthodes invasives ne pouvant être faites chez l’humain. La taille supérieure du rat, par rapport à la souris, nous permet de réaliser des interventions plus spécifiques au niveau central (en particulier pour l’injection chez le juvénile). La littérature scientifique pertinente à ce projet, en particulier les analyses des comportements anxieux, est riche en études réalisées sur le rat. Ainsi, nous bénéficierons d’une base de données importante, que nous pourrons enrichir par nos contributions. Il est connu que la période de l’adolescence est associée à une susceptibilité au stress et un développement important des structures impliquées, notamment l’amygdale, dans les réponses à la peur. Toutefois, de nombreuses structures, dont le cortex préfrontal, qui sont impliquées dans la majorité des comportements émotionnels, sont encore immatures à l’adolescence. Nous voulons modifier l’activité de l’amygdale à deux stades du développement, le stade de préadolescence (juvénile) et dès le début de l’adolescence, qui correspondent à des périodes critiques dans le processus de connectivité de cette structure avec d’autres structures du réseau de réponse à la peur. Les expériences commenceront donc dès que les vecteurs sont incorporés dans les neurones principaux de l’amygdale, soit ~10 jours après leur injection, et se poursuivront jusqu’à l’âge adulte, avec des analyses comportementales et des acquisitions IRM en fin d’adolescence, puis chez l’adulte par des études comportementales en corrélation avec des analyses au niveau fonctionnel par IRM et des enregistrements électrophysiologiques.
Étude de l’influence de l’âge sur les sous-processus cognitifs de la mémoire de travail
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Le poids des souris est maintenu à 85 % de leur poids de départ par le contrôle de la nourriture, un point limite étant fixé à 20 % de perte, seuil auquel la ration est augmentée. 240 souris, adultes de trois à six mois ou âgées de dix-sept à vingt mois, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant cinq à six semaines, chacune est pesée deux fois par jour et cherche des récompenses alimentaires dans des labyrinthes, une à quatre fois par jour, avant d'être tuée sous anesthésie pour prélever son cerveau. Le porteur affirme que le modèle murin offre des avantages "uniques et irremplaçables" pour ces évaluations comportementales, qui exigent selon lui les interactions d'un "organisme entier".
Objectifs
La mémoire de travail est un système cognitif essentiel au comportement dirigé vers un but : elle permet le maintien temporaire et la manipulation d'informations pertinentes en vue de la réalisation d'actions motivées . Dans ce cadre, elle joue un double rôle — planification et exécution — en assurant la coordination optimale des actions nécessaires à l'atteinte d'un objectif. Bien qu'il soit largement admis que le vieillissement physiologique altère la mémoire de travail chez l'humain comme chez le rongeur, il demeure incertain que ses différents sous-processus — maintien, mise à jour et manipulation de l'information — soient également vulnérables au vieillissement normal, en particulier dans le modèle murin. L’objectif de ce projet est de déterminer l’effet du vieillissement sain sur ces différents sous-processus de la mémoire de travail dans le modèle murin de vieillissement, en testant des souris dans différents dispositifs expérimentaux ciblant spécifiquement chacun de ces sous-processus, suivi par des études. Cette recherche pourrait contribuer à mieux comprendre les mécanismes du déclin cognitif, identifier des cibles potentielles pour des interventions thérapeutiques et améliorer la qualité de vie des personnes âgées.
Bénéfices attendus
Au cours des deux dernières décennies, l’espérance de vie a augmenté de plus de six ans, principalement en raison d’une diminution des taux de mortalité plutôt que d’une augmentation des années vécues sans incapacité. Par conséquent, l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées est devenue un enjeu majeur de santé publique, nécessitant une compréhension approfondie de la biologie du vieillissement. Par ailleurs, la trajectoire du vieillissement cognitif en bonne santé varie considérablement d’un individu à l’autre, soulevant la question suivante : pourquoi certaines personnes présentent-elles des signes de déclin cognitif plus précocement que d’autres ? Cette variabilité constitue un axe central des recherches actuelles et forme le fondement du présent projet. Ce projet vise à caractériser les différentes composantes de la mémoire de travail. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettra d’expliquer pourquoi certains individus conservent une flexibilité cognitive préservée, tandis que d’autres connaissent un déclin plus marqué.
Procédures
Le contrôle de la prise alimentaire vise à encourager les souris à apprendre et à réaliser les exercices de mémoire, leur consommation de nourriture étant régulée afin de maintenir un état de faim modérée tout en assurant leur bonne santé grâce à un suivi quotidien. Cette phase dure environ 5 à 6 semaines. Pendant cette période, les souris participent quotidiennement à des exercices dans des labyrinthes, au cours desquels elles doivent retrouver des récompenses alimentaires en mobilisant leur mémoire. Ces sessions durent quelques minutes et sont réalisées une à quatre fois par jour sur une durée totale de cinq à six semaines. À la fin de l’étude, les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire réalisée sous anesthésie et analgésie afin de permettre la réalisation des prélèvements nécessaires à l’analyse des cellules cérébrales au microscope. Cette chirurgie terminale sous anesthésie profonde durera environ 20 à 30 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus au cours de cette procédure sont d’impact léger à modéré et suivent le parcours chronologique de l'animal. En amont des tests, la mise en place du contrôle alimentaire peut générer une sensation de faim légère, susceptible d'induire un stress ou une agitation transitoire. Lors des sessions épreuves, la confrontation à la nouveauté de la tâche comportementale et le processus d'apprentissage peuvent également devenir sources de fatigue, de frustration (notamment lors des erreurs) ou de stress, se manifestant par une possible agitation. À cela s'ajoute un stress léger lié aux manipulations régulières et aux déplacements des animaux vers les dispositifs expérimentaux. Enfin, lors de l’euthanasie des animaux effectuée sous anesthésie générale et analgésie, il existe un risque lié à l’utilisation des anesthésiques (stress thermique, risque d’arrêt cardio-respiratoire, etc.).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'expérience car les tissus cérébraux doivent être préservés pour une analyse histologique ultérieure.
Remplacement
Le modèle murin est essentiel pour notre projet en raison de ses avantages uniques et irremplaçables. Les évaluations comportementales nécessitent des interactions complexes de l'organisme entier qui ne peuvent être reproduites par des méthodes in vitro ou ex vivo. Ainsi, l’utilisation du modèle murin est cruciale pour étudier de manière exhaustive les processus neurologiques et comportementaux.
Réduction
Nous avons déjà réalisé une étude comportementale pilote préalable au cours de laquelle nous avons vérifié que les dispositifs fonctionnent et que les souris sont capables d'apprendre. De plus, des tests statistiques rigoureux sont employés afin de garantir la fiabilité et la validité des données, contribuant ainsi à la réduction du nombre d’animaux nécessaires tout en maintenant la rigueur scientifique. Ces analyses permettent d’obtenir des résultats fiables avec un effectif réduit. En tenant compte de l’expérience antérieure du laboratoire et des paramètres de puissance statistique, le nombre total d’animaux requis est estimé à 240. Le nombre d’animaux par groupe est le minimum requis pour obtenir des résultats interprétables et atteindre l’objectif scientifique défini dans ce projet.
Raffinement
À l’animalerie, les souris sont hébergées en groupe et ont accès à la nourriture et à l’eau ad libitum pendant 5 jours. Après, il y a une phase d’habituation à l’expérimentateur. Le début de l’expérience correspond à la mise en place du contrôle alimentaire ; à partir de ce moment, les animaux restent hébergés en groupe de 2-3 souris par cage, où leur consommation alimentaire est surveillée au niveau de la cage, tandis que leur poids est suivi individuellement. On prendra soin de distribuer la nourriture à chaque animal dans la cage pour éviter que les animaux ne se disputent la nourriture. Un suivi rigoureux est mis en place pour détecter d'éventuels symptômes de dominance ou d'anhédonie ; en cas de comportement dominant avéré, l'animal concerné sera isolé, et si des signes d'anhédonie apparaissent, la souris sera isolée et bénéficiera d'un retour à une alimentation normale. Tout au long de ce processus, la Structures chargées du Bien-être Animal (SBEA) sera systématiquement sollicitée et assurera un suivi quotidien des animaux pour valider le maintien de leur bien-être. Chaque animal sera pesé 2 fois par jour. Le poids cible pour les procédures expérimentales est fixe à 85 pour cent par rapport au poids de référence initial. Le point limite est fixé à une perte de poids de 20 pour cent par rapport au poids de référence. Si le poids d’un animal descend en dessous de ce seuil, sa ration alimentaire sera immédiatement augmentée afin de stabiliser son poids autour de la valeur cible de 85 pour cent du poids initial. En complément du suivi pondéral, l’état de santé général sera évalué quotidiennement au moyen d’une fiche de suivi comprenant : 1) General: observation de la posture, de l’état du pelage, des yeux 2) Le comportement : détection de signes de fatigue importante, d’apathie ou d’agitation excessive 3) L’échelle de grimace : utilisation de cet outil pour détecter d’éventuels signes de douleur ou d’inconfort significatif. En cas de fatigue marquée ou de score de détresse modéré, l'animal sera retiré de la session de test, placé sous surveillance rapprochée et bénéficera d'un retour à une alimentation ad libitum si son état ne s'améliore pas dans les 24 heures. En cas de dépassement des points limites éthiques sans possibilité de récuperation, l'euthanasie sera pratiquée. L'abre décisionnel avec les point limites en en annexe.
Choix des espèces
La souris est un modèle robuste et bien validé pour l'étude de l’effet de l’âge sur des comportements cognitifs, notamment la mémoire spatiale et les apprentissages dépendants de la motivation et de la récompense. Les circuits cérébraux responsables de ces processus sont hautement conservés entre la souris et l'homme, ce qui confère à ce modèle une forte pertinence translationnelle pour répondre à notre question scientifique. Comme nous cherchons à comparer les performances des souris adultes et âgées des deux sexes dans une tâche de flexibilité cognitive, les animaux sélectionnés pour cette étude représenteront deux stades de développement distincts : 1) des souris adultes (3 à 6 mois) et 2) des souris âgées (17 à 20 mois).
Investigation chez le rat de la toxicité des opioïdes de synthèse.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système respiratoire
Deux injections d'opioïdes de synthèse par jour pendant dix jours, des chirurgies de vingt à quarante-cinq minutes, des sondes portées une à trois semaines et jusqu'à quinze prises de sang en 24 heures : 1 138 rats vont être utilisés ainsi, 891 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 247 un niveau sévère, tous tués à l'issue. Une partie porte un cathéter pendant 48 heures, une autre un guide implanté dans le cerveau pour prélever du liquide cérébral pendant neuf heures, avec des isolements de six à vingt-quatre heures en enceinte de mesure. Le projet mesure la toxicité respiratoire de ces molécules et compare des traitements de l'overdose et du sevrage. Le porteur indique que ces administrations peuvent provoquer rigidité musculaire, hypothermie et dépression respiratoire allant jusqu'au coma et à la mort, l'atteinte d'un point limite déclenchant la mise à mort.
Objectifs
Les nouveaux opioïdes de synthèse, très puissants, sont associés à un risque élevé d’intoxications graves, notamment en raison de leur toxicité respiratoire et de leur consommation fréquente avec d’autres substances. Nous étudierons leur toxicité, leurs interactions avec d’autres substances et la meilleure façon de traiter les overdoses ou le sevrage. Ainsi ce projet expérimental chez le rat vise à évaluer l’impact de ces substances sur la respiration et sur le diaphragme, principal muscle impliqué dans la ventilation, dans un contexte d’intoxication induite par injection unique, ou de tolérance après injection répétée d'opioïdes. Nous évaluerons l’efficacité de différentes molécules pour reverser ces effets respiratoires. Nous analyserons ensuite l’évolution des concentrations sanguines et cérébrales et étudierons d’éventuelles interactions en co-administration. De plus nous évaluerons l’efficacité de différentes stratégies de prise en charge du sevrage induit par ces opioïdes. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre leur toxicité et de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des intoxications associées à ces nouveaux opioïdes.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de mieux caractériser les mécanismes de toxicité mis en jeu par les opioïdes de synthèse seuls ou en association, d’explorer les mécanismes de ces interactions et de déterminer la meilleure stratégie de traitement des intoxications. Ce projet permettra d'optimiser la prise en charge de ces intoxications pouvant avoir des conséquences fatales mais aussi d’optimiser le traitement de la dépendance au-delà du simple traitement des symptômes.
Procédures
Les animaux soumis aux études de toxicité aiguë (administration unique) : subiront 1-2 injections (5-10sec). Indépendamment, les animaux soumis aux études de toxicité chronique: subiront 2 injections/j pendant 10j puis 1-3 injections supplémentaires correspondant à une molécule d’intérêt et/ou une molécule de réversion(5-10sec). Parmi eux, une 1ère partie sera soumise à : une procédure chirurgicale sous anesthésie générale (20min)+port d'une sonde de télémétrie (7 à 18j)+mise en boite de mesure isolée (6h). Une 2ème partie: procédure chirurgicale sous anesthésie générale (30min)+port d'un cathéter (48h)+ prélèvements de sang sur animal vigile (11 prélèvements de 30 sec sur 5h). Une 3ème partie: procédure chirurgicale sous anesthésie générale (45min)+port d'une sonde (7 à 18j) et isolement en cage individuelle (7j ou jusqu’à cicatrisation)+mise en cage de mesure isolé (6h). Une 4ème partie: procédure chirurgicale sous anesthésie générale (45min)+port d'une sonde (10 à 18j) + mise en cage de mesure isolé (1 à 2 fois 24h). Une 5ème partie: procédure chirurgicale sous anesthésie générale (30min)+ port d'un cathéter (48h)+prélèvement de sang sur animaux vigiles (15 prélèvements de 30sec sur 24h). Une 6ème partie: procédure chirurgicale(45min)+ port d’un guide cérébral (7 à 18j)+ prélèvements de fluides extracellulaires (1h équilibration+8h prélèvements). Une dernière partie des animaux: mesures de l’activité locomotrice (sur 3 à 4j, pendant 30min+20min d'habituation) et mesure de l’anxiété (sur 1 à 3j, pendant 5min).
Impact sur les animaux
Stress léger de quelques secondes lors des injections. Stress léger lors de l'isolement du rat dans une enceinte fermée pendant 6 heures durant l’étude de mesures respiratoires. Stress léger lors de l’isolement du rat dans un tube pendant 8h pour réaliser les prélèvements sanguins. Stress léger lors de l'hébergement des rats en cage individuelle à la suite de la chirurgie, jusqu'à la fin de la cicatrisation, puis au cours de la procédure pour évaluer l’activité des muscles (6h). Isolement du rat dans une cage individuelle pour mesures de l’activité cérébrale (1 à 2 fois 24h). Isolement du rat dans un contenant de mesure inviduel pendant 9 heures pour prélèvement de liquide cérébral. Isolement des rats au cours des études comportementales de 50 minutes pour la mesure de l’activité locomotrice et de 5 min pour la mesure d'anxiété. Léger risque de formation de caillot dans les vaisseaux et de baisse d’activité locomotrice pour certains animaux lors de la mise en place de cathéters. Chirurgie légère à modérée de 10 min à 35 min après anesthésie générale précédée d’une analgésie. L’administration des différents opioïdes peut entrainer une réduction de l’activité locomotrice, une rigidité musculaire, une hypothermie et une dépression respiratoire pouvant aller jusqu’au coma et au décès. Variabilité de la durée et de l’intensité de ces effets en fonction des molécules administrées.
Devenir
La réutilisation des animaux est impossible en raison de la récupération post-mortem de l'appareillage implanté pour réaliser des mesures ou de l'atteinte d'un point limite qui requiert la mise à mort des animaux ou de la récupération de tissu post-mortem.
Remplacement
Les procédures réalisées sur animaux, ne sont pas remplaçables par des expériences alternatives. Le rat constitue un modèle nécessaire à cette étude en raison du fonctionnement de son système respiratoire proche de celui de l’être humain.
Réduction
Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Cependant, si aucun effet ventilatoire significatif n’est perçu lors des mesures respiratoires, une partie des expériences ne sera pas réalisée dans le but de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés. De la même manière, la procédure de prélèvements de liquide cérébral ne sera réalisée que si des effets sont observés soit au niveau des concentrations sanguines soit au niveau respiratoire. Cette procédure permet de réduire le nombre d’animaux utilisé, puisqu’elle permet la réalisation d’études longitudinales en effectuant plusieurs prélèvements successifs, à différents temps, sur un même individu.
Raffinement
Tous les rats du projet bénéficient des conditions d’hébergement contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Des points limites spécifiques adaptés aux différentes procédures seront mis en place pour détecter et réduire toute souffrance ou douleur. Toutes les interventions chirurgicales prévues dans ce projet seront réalisées sous anesthésie générale et accompagnées d'une gestion adéquate de la douleur pendant la période péri-opératoire. En cas de besoin, des procédures réglementaires de mise à mort anticipée seront appliquées. De plus, une ouate en silicone sera déposée au fond de la cage après la chirurgie pour favoriser une meilleure cicatrisation et une prise en charge plus rapide en cas de saignement. Par ailleurs, concernant la procédure de mesure d’activité musculaire, les rats opérés seront ajoutés à ces cages pour enrichissement en vue de réduire le stress induit par l’isolement.
Choix des espèces
Le rat constitue un modèle nécessaire à cette étude en raison du fonctionnement de son système respiratoire proche de celui de l’être humain. En plus de sa taille adéquate qui permet une facilité et une répétition des prélèvements, son métabolisme est très semblable à celui de l’Homme, ce qui facilitera la translation des données de concentrations sanguines à l’Homme. Pour les études mesurant la respiration ainsi que l’activité du cerveau et des muscles la pose des sondes est plus aisée sur le rat et donc les résultats seront plus reproductibles. La population jeune étant la plus affectée par les problèmes de mésusage de substance, des rats jeunes adultes Sprague Dawley âgés de 6 à 8 semaines seront utilisés. Ceci nous permettra de pouvoir faire l’analogie avec les résultats déjà obtenus et les articles publiés dans la littérature. La population jeune étant la plus affectée par les problèmes de mésusage de substance, des rats jeunes adultes Sprague Dawley âgés de 6 à 8 semaines seront utilisés.
Régulation de l’horloge circadienne par les récepteurs aux hormones thyroïdiennes
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Toutes les souris de ce projet subissent une chirurgie du crâne de vingt à trente-cinq minutes sous anesthésie générale, avec injection dans la zone de l'horloge interne. 600 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour vérifier après coup où l'injection a atteint le cerveau. Selon les lots, elles vivent trois semaines seules en cage avec une roue d'activité, passent 48 heures isolées en imagerie cérébrale, ou enchaînent quatre tests comportementaux en quatre jours. Le porteur indique que les procédures reproduisent une perturbation du cycle repos-activité pouvant conduire à un état assimilé à l'anxiété, sans nommer aucun des quatre tests.
Objectifs
L'hypothyroïdie concerne près de 10% de la population. Cette maladie induit notamment des troubles de l'humeur tels qu'irritabilité, anxiété ou dépression, qui restent mal compris. Ces troubles pourraient être liés à la perturbation de notre horloge interne qui régule le cycle veille-sommeil. Nos résultats obtenus chez des souris hypothyroïdiennes soutiennent cette hypothèse. Notre objectif est maintenant de comprendre plus précisément comment les hormones thyroïdiennes, dont le taux sanguin est diminué pendant la maladie, interfèrent avec le fonctionnement de l'horloge, située dans une zone précise du cerveau. Pour répondre à cette question, nous utiliserons 2 lignées de souris génétiquement modifiées permettant de modifier l'action de ces hormones spécifiquement au site de l'horloge. Des tests comportementaux et une imagerie cérébrale permettront d'évaluer l'état d'anxiété et la physiologie de l'horloge interne de ces souris.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la régulation de l'horloge circadienne par les hormones thyroïdiennes. Cette compréhension pourrait ouvrir sur de nouvelles approches des troubles psychiques associés à l'hypothyroïdie, en tenant compte des rythmes circadiens des patients. Plus généralement, les mécanismes identifiés constitueront de nouvelles cibles thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des maladies mentales liées aux troubles circadiens dans une société moderne active 24 heures sur 24.
Procédures
Toutes les souris subiront une chirurgie crâniale sous anesthésie générale de 20 à 35 minutes. Un lot sera hébergé en cages individuelles enrichies d'une roue d'activité pendant 3 semaines, un autre lot subira une série de 4 tests comportementaux sur 4 jours consécutifs, et un autre lot suivra une session d'imagerie cérébrale en cage individuelle pendant 48h.
Impact sur les animaux
Les procédures devraient reproduire certains effets de l'hypothyroïdie liés à l'horloge circadienne, notamment une perturbation du cycle repos-activité, ce qui peut conduire à un état assimilé à l'anxiété. Dans de rares cas, l'approche chirurgicale du cerveau pourrait induire inflammation, infection ou inconfort. Les périodes en hébergement individuel sont source de stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour vérification des sites d'injection dans le cerveau
Remplacement
La réponse comportementale à une perturbation cérébrale telle que réalisée ici ne peut pas être étudiée par des méthodes alternatives. Toutefois, ce projet s'inscrit dans un cadre plus large visant à établir sur le long terme un modèle théorique du fonctionnement de l'horloge circadienne. Nous espérons aboutir à un modèle suffisamment riche et prédictif pour anticiper par le calcul sur ordinateur les réponses de l'horloge dans différentes situations physiopathologiques en complément/remplacement des modèles animaux.
Réduction
Sur la base de notre connaissance des tests comportementaux envisagés, nous avons utilisé un programme de calcul de puissance statistique. L'imagerie cérébrale permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires car chaque animal est son propre contrôle au cours du temps, et plusieurs cellules sont enregistrées dans un même champ.
Raffinement
Pour toutes les souris subissant une intervention chirurgicale, la douleur sera prise en charge avant, pendant et après la chirurgie. Les points limites définis permettent une prise en charge suffisamment précoce des animaux pour limiter les nuisances subies à un niveau modéré. Toutes les souris seront habituées progressivement à l'environnement expérimental et aux personnels en charge de l'application des procédures.
Choix des espèces
La souris est un modèle mammifère de choix dont l'horloge interne et la physiologie thyroïdienne reposent sur les mêmes principes que l'espèce humaine. Cette espèce donne un accès unique à un large éventail d'outils génétiques, notamment les 2 lignées uniques utilisées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à un stade de jeunes adultes, à partir de 6 semaines, lorsque la croissance du crâne est terminée.
Etude de l’impact de la malabsorption au fructose sur le comportement alimentaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
Jusqu'à trente gavages et cinq privations d'eau de quinze heures trente en cinq jours : 360 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent une prise de sang et jusqu'à trois injections sur animal vigile, un isolement quotidien d'environ une heure pour mesurer la prise de boisson, et deux passages en pot de plastique jusqu'à ce que l'animal défèque. Le projet cherche à savoir si les souris qui absorbent mal le fructose en boivent moins par aversion, et si leur microbiote en est la cause. Toutes seront tuées pour prélever le cæcum et son contenu.
Objectifs
Le fructose est un sucre très présent dans notre alimentation et mal absorbé lorsqu’il est consommé en excès, on parle de malabsorption du fructose. Cette malabsorption, très fréquente chez les enfants et les jeunes adultes, cause des symptômes gastrointestinaux (production excessive de gaz, diarrhées, douleurs abdominales) et peut induire une sensation de satiété. Nous étudions ce phénomène à l’aide de modèles de souris qui présentent les mêmes difficultés d’absorption du fructose que les humains. Nous avons constaté que le fructose, consommé lors d’un repas ou sur le long terme : augmente une hormone digestive pouvant jouer un rôle dans les douleurs intestinales et la prise alimentaire, modifie la composition du microbiote intestinal, et change le comportement alimentaire des animaux : ils mangent moins pendant les deux premiers jours d’exposition au fructose, puis reviennent à la normale à partir du sixième jour. Nous voulons comprendre si dans ce contexte de mauvaise absorption du fructose, ces changements de comportement alimentaire traduisent un phénomène d’aversion (réaction négative ou ressentiment fort qui pousse à éviter ou à rejeter quelque chose) puis d’habituation suite à la consommation ponctuelle ou répétée à ce sucre et identifier les médiateurs biologiques impliqués. Nous souhaitons savoir si ces modifications de la prise alimentaire sont liés aux changements du microbiote et si ce dernier en est la cause directe. Pour cela, nous comparerons des souris normales à des souris qui absorbent mal le fructose, traitées ou non par des antibiotiques déplétant le microbiote. Elles recevront un régime sans fructose, puis seront soumises à un test visant à évaluer leur préférence ou leur refus de la solution de fructose par rapport à une solution neutre telle que l’eau, un test d’aversion lors d’une exposition ponctuelle, dite « aigüe » (5 min) ou répétée, dite « chronique » (10 jours) à ce sucre. Ce test a pour but de comparer le volume de fructose ingéré sous forme liquide dans la boisson à celui de l’eau afin d’évaluer la préférence de boisson des animaux et ainsi leur potentiel refus (aversion), vis-à-vis de ce sucre. Nous analyserons aussi le microbiote et marqueurs biologiques potentiellement liés à ces modifications du comportement alimentaire. L’objectif est de mieux caractériser la malabsorption du fructose et les mécanismes associés en clarifiant le lien entre le fructose, le microbiote, la douleur viscérale et la prise alimentaire.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est d’identifier les mécanismes impliqués dans les changements de comportement alimentaire observés chez les souris qui n’absorbent pas bien le fructose, suite à une exposition répétée ou ponctuelle à ce sucre. En effet, cela permettra de mieux comprendre la mise en place de ce phénomène et de déterminer s’il existe un lien entre ces changements de comportements alimentaires, la douleur intestinale, et les changements du microbiote. En effet, l’identification des médiateurs biologiques impliqués dans l’établissement de ces symptômes de malabsorption du fructose, pourraient permettre de développer à terme, de meilleures stratégies alimentaires ou thérapeutiques et ainsi améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. De plus, on retrouve des symptômes similaires dans le syndrome de l’intestin irritable (SII), qui est le désordre intestinal le plus fréquent, avec 14,4 à 22 % des patients atteints qui n’absorbent pas bien le fructose. Ainsi, compte tenu de la forte prévalence du SII dans le monde, et d’un pourcentage non négligeable de malabsorption du fructose parmi les patients atteints de SII, il semble crucial d’en décrypter les mécanismes sous-jacents.
Procédures
Les animaux seront soumis à un et/ou deux tests comportementaux ayant pour objectif d’évaluer leur réaction (refus ou préférence) vis-à-vis du fructose via la mesure de sa consommation dans la boisson. Au cours de ce protocole qui durera au total 5 jours, les souris seront soumises à 5 périodes de restriction d’eau de 15h30, à un hébergement individuel (de courte durée (1h05/jour) nécessaire pour mesurer la prise hydrique, à un prélèvement sanguin (moins de 20 secondes) à l’état vigile, à maximum 3 injections (moins de 20 secondes/ injection) à l’état vigile, à maximum 30 gavages (moins de 20 secondes / gavage) à l’état vigile ainsi qu’à de la contention (quelques secondes) à l’état vigile. Les animaux seront soumis à deux prélèvements de fèces au total, au cours desquels les animaux seront placés dans un pot transparent, le temps (maximum 10 minutes) qu’ils évacuent deux fèces.
Impact sur les animaux
Les animaux seront susceptibles d’être seront susceptibles d’être soumis : A un stress et une potentielle déshydratation, lors des périodes de test de préférences et de mesure de la prise hydrique, nécessitant une période de restriction d’accès à l’eau. • A un stress lors de l’hébergement individuel de courte durée, nécessaire pour mesurer la prise hydrique au cours des tests d’aversion, lors de la récolte de fèces impliquant le placement de la souris dans un pot en plastique afin qu’elle émette des selles et lors du prélèvement de sang, nécessitant une contention de moins de 20 secondes. Au cours de ce prélèvement et des injections prévues, les animaux ressentiront une légère douleur due à la piqûre, de l’ordre de quelques secondes.
Devenir
L'ensemble des animaux sera euthanasié afin de prélever certains tissus (caecum et contenu de caecum).
Remplacement
À ce jour, aucun modèle ou technique in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire les interactions complexes entre le fructose, le microbiote et l’axe intestin-cerveau. Le recours à des animaux est donc indispensable pour intégrer et analyser de manière globale les données génétiques, physiologiques, du microbiote et de l’alimentation ainsi que les informations biologiques obtenues à partir des dosages hormonaux dans le sang et des analyses des tissus intestinaux et cérébraux.
Réduction
Nous avons prévu d’inclure 12 souris par groupe expérimental et par génotype afin d’obtenir des résultats fiables et significatifs. Ce nombre a été déterminé en prenant en compte la variabilité des mesures de prise hydrique et des dosages ainsi que la variabilité connue des réponses du microbiote et de son adaptation au fructose. Pour analyser les résultats, nous utiliserons des méthodes statistiques adaptées, en fonction du type de données recueillies, pour garantir des conclusions solides et précises. Dans cette perspective de réduction, nous prévoyons de n’inclure qu’un seul groupe contrôle, valable pour l’ensemble des groupes tests.
Raffinement
Pour assurer le bien-être des animaux, plusieurs mesures seront mises en place : • Un enrichissement du milieu de vie : Les souris disposeront de papier sopalin pour construire leur nid, d’un bâton à ronger, d’un abri en propylène rouge, ainsi que de deux hamacs pour réduire les risques de bagarres. • Les animaux seront en groupe ; • Une habituation à la contention : Les animaux seront habitués à la contention et à l’expérimentateur afin de minimiser leur stress pendant les manipulations expérimentales ; • Cages des souris placées côtes à côtes sur le même portoir dans des cages transparentes lors de l’hébergement individuel nécessaire au test de préférence et de mesure de la prise hydrique d’aversion ; • Une surveillance et une pesée seront réalisées quotidiennement pendant la période du test d’aversion, pour contrôler l’état des animaux et s’assurer de leur bien-être tout au long du test et pouvoir intervenir ; • Des points limites seront définis et appliqués.
Choix des espèces
Le modèle souris est largement utilisé dans les recherches sur les maladies gastro-intestinales, en raison de sa pertinence scientifique. Nous disposons de données préliminaires sur ces modèles génétiques originaux, qui sont disponibles uniquement chez la souris et indispensables pour notre étude. De plus, la souris possède les mêmes transporteurs et enzymes impliqués dans le métabolisme du fructose que l’humain ce qui renforce sa pertinence pour cette étude. Enfin, la malabsorption du fructose observée chez l’homme l’est également chez la souris et fait intervenir chez l’un comme chez l’autre, une altération dans la voie du métabolisme du fructose. Les groupes de souris seront testées pour l’aversion au fructose à 7 semaines d’âge, ce qui correspond chez l’humain à environ la tranche d’âge « 18-25 ans », groupe démographique étant le plus grand consommateur de fructose dans la population humaine.
Étude du dialogue entre les cellules nerveuses et les cellules de défense du cerveau pendant la consommation d’aliments gras chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Pour comprendre pourquoi l'obésité abîme davantage les mâles que les femelles, ce projet cible des cellules immunitaires du cerveau, les microglies de l'hypothalamus. 2 952 souris vont être utilisées, 2 880 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 72 un niveau léger, toutes tuées à l'issue. Chacune subit une chirurgie du crâne d'une à une heure et demie avec injection d'un gène dans le cerveau, parfois la pose d'une fibre optique, trois à quatre semaines de récupération, puis une semaine de tests de récompense et d'évitement à raison de deux heures par jour, certaines recevant une injection abdominale dont l'effet dure six heures. Le porteur annonce l'arrêt immédiat de l'expérience si l'état d'un animal se dégrade, sans indiquer les seuils qui déclenchent cette décision.
Objectifs
Le but du projet est de comprendre comment certaines cellules du système nerveux, nommées « microglies » influent sur les troubles métaboliques liés à l’obésité, tout en prenant compte l’impact du sexe dans ce fonctionnement. Nous nous intéresserons plus particulièrement à un type spécifique de neurones situés dans l’hypothalamus. Le projet se déroule en deux grandes étapes : 1) caractériser quelles cellules de cette structure qui s’activent lors de la prise de nourriture grasse, 2) étudier leur rôle dans différents schémas de nourrissage.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi l’obésité n’entraîne pas les mêmes complications chez les mâles et les femelles. En comparant des mâles plus vulnérables et des femelles plus résistantes aux troubles métaboliques, nous cherchons à identifier les mécanismes biologiques qui expliquent ces différences. Nous étudions en particulier le rôle de certaines cellules du cerveau appelées microglies, qui participent aux réactions inflammatoires. Mieux comprendre leur fonctionnement dans l’obésité est une étape essentielle avant d’envisager de nouvelles approches thérapeutiques. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de traitements plus ciblés et mieux adaptés aux différences entre les sexes, afin d’améliorer la prise en charge des patients souffrant de complications liées à l’obésité.
Procédures
Les souris seront soumises à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, au cours de laquelle une injection sera réalisée dans le cerveau afin d’introduire un gène permettant d’étudier l’activité de certains neurones. Selon les cas, un dispositif optique très fin pourra également être implanté pour observer ou contrôler cette activité. L’intervention dure environ une à une heure et demie et se déroule avec une prise en charge de la douleur avant et après l’opération. Une période de récupération de trois à quatre semaines est ensuite prévue. Après cette phase de récupération, les souris participeront à des tests comportementaux pendant une durée maximale d’une semaine, à raison de deux heures par jour au maximum. Ces tests permettront d’évaluer des apprentissages liés au plaisir (récompense) ou à l’évitement (réactions face à une situation désagréable). Pour certaines souris, une injection dans l’abdomen sera réalisée environ 30 minutes avant les tests afin de moduler temporairement l’activité de certains neurones, en les activant ou en les inhibant. Cette injection est très rapide et ses effets durent 6 heures. Au total, la durée complète du protocole pour chaque animal est estimée à environ cinq semaines, comprenant la chirurgie, la période de récupération, les tests comportementaux et les injections.
Impact sur les animaux
Les interventions chirurgicales réalisées chez les souris peuvent entraîner des effets indésirables temporaires. Après l’opération, les animaux peuvent ressentir une douleur ou un inconfort liés aux petites ouvertures pratiquées au niveau du crâne et aux points de suture. Ces effets peuvent s’accompagner d’une inflammation locale (rougeur, sensibilité), d’un risque limité d’irritation ou d’infection, ainsi que d’une baisse temporaire de l’activité ou du poids. Ces signes sont généralement modérés et disparaissent en quelques jours. L’utilisation de certaines souris génétiquement modifiées nécessite l’administration d’un antibiotique qui peut provoquer de légers troubles digestifs passagers. Enfin, certaines étapes de l’étude impliquent un isolement temporaire des souris pendant plusieurs semaines. Cet isolement, bien que nécessaire pour le bon déroulement de l’expérience, peut représenter une source de stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Quand cela sera necessaire, nous récupèrerons les cerveaux pour des analyses post mortem afin de récupérer les données d’intérêt et de s’assurer de la validité des chirurgies.
Remplacement
La réalisation de ce projet repose sur l’utilisation de souris génétiquement modifiées, permettant d’identifier précisément certaines populations de neurones activées à un moment précis (pendant la prise alimentaire). Ce modèle offre la possibilité d’évaluer comment des modifications ciblées dans certaines régions du cerveau influencent le comportement de prise alimentaire. À ce jour, la souris reste l’organisme le plus adapté pour combiner ces approches génétiques avec des analyses comportementales et fonctionnelles.
Réduction
Les effectifs d’animaux ont été ramenés au minimum, permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique dédié d’après des données préliminaires disponibles au sein de l’équipe, afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires. Les souris passées en comportement appétitif seront également utilisées pour le comportement aversif, réduisant ainsi le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Après chaque intervention chirurgicale, l’état des animaux sera surveillé attentivement pendant au moins deux jours. Un suivi quotidien permettra de vérifier leur comportement général, leur niveau de confort, l’aspect de la zone opérée et l’évolution de leur poids. Si des signes de souffrance ou une dégradation de leur état sont observés, l’expérience sera immédiatement interrompue et des mesures adaptées seront mises en place. Avant les tests comportementaux, les animaux seront manipulés régulièrement afin de les habituer à la présence des expérimentateurs et de réduire leur stress. Leur état de santé sera suivi tout au long du projet. Lorsque les souris seront hébergées individuellement, des aménagements supplémentaires (matériaux de nidification et dispositifs permettant de se cacher ou se reposer) seront fournis afin d’améliorer leur confort, tout en maintenant un contact visuel et olfactif avec les congénères. Pendant les interventions chirurgicales intracérébrales, les paramètres physiologiques seront surveillés en continu. La température corporelle sera maintenue à l’aide d’un dispositif adapté, un gel ophtalmique lubrifiant stérile sera appliqué dès l’induction de l’anesthésie afin de prévenir toute dessiccation cornéenne, et une hydratation adaptée sera assurée. Des mesures analgésiques et anti-inflammatoires seront systématiquement administrées avant et après l’intervention afin de limiter au maximum la douleur et l’inconfort.
Choix des espèces
Les souris fournissent des excellents modèles pour l'étude des réseaux neuronaux, au cœur de notre projet. De plus sa physiologie générale nous permet de nous rapprocher suffisamment de l'homme pour obtenir des données pertinentes sur un point de vue médical, et son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. Ce modèle est parfaitement maîtrisé pour ce type d’expérimentation, tant sur le plan des techniques utilisées que sur celui des conditions d’hébergement et de bien-être animal. Il est admis qu’à 12 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures concernant la chirurgie prévue dans le projet. Les souris ne seront plus utilisées au-delà de 11 mois, afin de limiter l’apparition de facteurs liés au vieillissement pouvant interférer avec les analyses.
Utilisation d’un peptide thérapeutique pour contrer la neuroinflammation impliquée dans le trouble dépressif majeur associé à la Trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Quatre mois d'administration nasale trois fois par semaine, trois séances d'IRM sous sédation de deux heures et demie, deux tests d'anxiété par semaine dont une suspension par la queue, puis un mois seule en cage pour installer un état dépressif : 320 souris modèles de la maladie d'Alzheimer et de la trisomie 21 vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 64 d'entre elles et modéré pour 256. Le porteur présente cet isolement d'un mois comme le meilleur compromis pour éviter des "souffrances psychologiques inutiles", alors qu'il sert à produire la détresse même que le projet veut mesurer. Il indique aussi que chaque sédation peut abaisser les défenses immunitaires des souris, tout en qualifiant l'IRM de non invasive et indolore. Les souris utilisées pour caler le protocole d'imagerie pourront être réutilisées dans d'autres procédures ou dans des projets d'enseignement, les autres étant tuées pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Plusieurs études scientifiques montrent l’importance de la neuroinflammation, c’est-à-dire l’inflammation du cerveau, dans l’aggravation des lésions cérébrales au cours de la maladie d’Alzheimer et l’intérêt de développer une approche thérapeutique la ciblant. Récemment, une nouvelle approche thérapeutique a été testée : il s’agit d’administrer un présentant des propriétés favorisant la prolifération des certains types cellulaires du cerveau et la protection des neurones. Il a été démontré que ce peptide favorisait la mémoire spatiale et l’activation de cellules qui combattent l’inflammation neuronale. Sur la base de cet effet bénéfique, nous souhaitons tester son potentiel thérapeutique pour la maladie d'Alzheimer (MA). Pour cela, nous utiliserons des souris modèles pour la MA, mais aussi pour la Trisomie 21 humaine, une pathologie associée à un risque très élevé de développer une maladie d'Alzheimer en vieillissant. La dépression est également étroitement liée à la MA et à la Trisomie 21, et est donc présente chez de nombreux patients. L'hypothèse que nous faisons ici est que, en traitant l'inflammation et, indirectement, la MA, nous obtiendrons des bénéfices également au niveau de la dépression. Les souris seront traitées avec la molécule à différents stades pour comparer les effets du traitement : avant l’apparition des symptômes de la pathologie neurodégénérative et à un stade plus avancé. Des tests comportementaux et des acquisitions d’IRM fonctionnelles seront corrélés aux informations déjà obtenues sur l’impact sur les mécanismes neuro-inflammatoires. Les tests comportementaux fournissent des informations sur certaines fonctions cérébrales, comme la mémoire spatiale. Grâce à l'IRMf, en revanche, on peut mesurer de manière non invasive à la fois le niveau d'inflammation du cerveau - et la qualité des connexions entre les régions cérébrales paramètre utilisé pour suivre certains troubles cognitifs.
Bénéfices attendus
Cette recherche doit permettre de déterminer si la molécule testée a des effets bénéfiques, en particulier anti-inflammatoires, sur la survenue et la progression de la maladie d’Alzheimer. Si les résultats sont positifs, alors d’autres études pourront être conduites jusqu’en clinique de ce candidat-médicament pour les patients atteints de maladies neurodégénératives, comme la MA et la trisomie 21.L’induction de la dépression par l’isolement social pourrait entraîner un déficit de toilettage chez l’animal, accompagné d’une perte transitoire de poids.
Procédures
Les interventions auxquelles les souris sont soumises sont les suivantes : - un traitement prolongé de 4 mois avec la molécule en question par voie nasale de la durée de quelques seconds, trois fois par semaine en vigile. - Trois séances d'imagerie de 2,5 heures maximum par résonance magnétique sous sédation pour mesurer le niveau de connectivité cérébrale. - Enfin, des tests comportementaux d'une durée maximale de 15 minutes, deux fois par semaine avec un jour de repos entre les deux, compléteront les informations obtenues par imagerie afin d’évaluer le niveau d’anxiété des animaux. Les deux tests employés visent à déterminer quel comportement un animal privilégie : celui provoqué par sa motivation naturelle ou celui influencé par un niveau d’anxiété élevé. Ainsi, un de tests vise à comparer le temps passé dans des couloirs fermés à celui passé dans des couloirs ouverts (moindre si l’animal est plus stressé). Le test de suspension vise à comparer le temps passé à essayer de se libérer à celui passé immobile (plus élevé lorsque l’animal est stressé). - À la fin de la période de traitement, les souris seront hébergées pendant un mois dans des cages individuelles afin de produire un état favorisant la dépression. - La coupe de la queue pour le génotypage est un peu douloureuse.
Impact sur les animaux
L’administration de la molécule peut éventuellement générer un stress léger lié à la manipulation de l’animal par un opérateur. Les séances d'IRM seront espacées d'au moins un mois et nécessiteront une sédation légère, mais chaque sédation peut baisser les défenses immunitaires et fragiliser les souris. La pose du cathéter sous-cutané, nécessaire pour maintenir la sédation lors de certaines sessions d'IRM, pourrait être gênante Le stress pour l'animal, induit par les tests comportementaux. L'hébergement individuel temporaire des souris dans des cages individuelles induira un état de dépression.
Devenir
Une partie des souris vont servir à optimiser un protocole d’IRM fonctionnelle. Elles n’auront pas eu d’injection de la molécule candidate. A l’issue de cette procédure, elles pourront être réutilisées dans une autre procédure ou dans le cadre de projets à des fins d'enseignement. Pour une autre partie, en revanche, il sera nécessaire d’euthanasier les animaux pour récupérer leur cerveau pour des études ultérieures ex vivo, indispensables pour s’assurer de la validité des résultats obtenus par IRM fonctionnelle.
Remplacement
Ce projet de recherche vise à valider in vivo les effets thérapeutiques d’une molécule sur la maladie d’Alzheimer. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative (modèle ex vivo ou computationnel) permettant de modéliser la complexité des mécanismes moléculaires, cellulaires, physiologiques inhérent à ce projet. L'utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes physiopathologiques et tester de nouvelles approches thérapeutiques.
Réduction
Le recours à l’IRM permet de réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce protocole : c’est un outil puissant capable d’explorer de manière non invasive de multiples paramètres en une seule séance et adapté au suivi au cours du temps. Nous avons effectué des analyses statistiques basées sur des données précédemment acquises nous permettant de constituer des groupes avec un nombre d’animaux le plus petit possible et garantissant une validité statistique de nos résultats. De plus, l'un des protocoles expérimentaux décrits ici prévoit l'optimisation du protocole utilisé pour anesthésier les souris pendant un scan IRMf, et les souris issues de ce protocole pourront être réutilisées à des fins pédagogiques. Enfin, nous procéderons à une vérification minutieuse et continue des articles scientifiques publiés, afin d'éviter toute répétition inutile des protocoles expérimentaux.
Raffinement
Les IRM, non invasives et indolores, seront réalisées sous anesthésie par un opérateur qualifié. L'anesthésie pourra être réalisée sous forme gazeuse ou injectable (anesthésique ou sédatif administré par cathéter sous-cutané, selon les besoins expérimentaux). Chaque session IRM ne dépassera pas 2,5 heures. La fréquence respiratoire des animaux sera surveillée en continu tout au long de l'examen afin de détecter tout effet indésirable. Lors des séances d’IRM, la tête des animaux sera immobilisée à l’aide d’un dispositif de maintien adapté, afin d’éviter les mouvements pendant l’enregistrement des images. Pour limiter tout inconfort, une anesthésie locale sera appliquée aux oreilles avant la mise en place du dispositif. Les animaux seront maintenus au chaud grâce à un tapis chauffant adapté, afin de prévenir toute hypothermie pendant la procédure. L’hébergement individuel nécessaire pour induire un état dépressif a été réduit à un seul mois. Des études précédentes ont montré que ce délai d'un mois est le meilleur compromis entre l'efficacité, en termes de dépression, et la brièveté, pour éviter des souffrances psychologiques inutiles. Nous avons établi une liste détaillée des points limites, avec des interventions spécifiques à mettre en œuvre pour assurer un contrôle continu du bien-être animal et une réponse rapide à d'éventuels effets secondaires des traitements et expériences prévus.
Choix des espèces
Les souris représentent la quasi-totalité des modèles connus pour la maladie d'Alzheimer et la trisomie 21. De plus, la quantité et la qualité des études des connexions entre différentes régions cérébrales déjà menées sur la souris ont permis non seulement d'optimiser les protocoles d'acquisition et d'analyse des données, mais aussi d'établir des comparaisons directes avec la connectivité du cerveau humain, qui ont montré un haut niveau de similitude. Enfin, la souris permet de suivre l'évolution de la pathologie en l'espace de quelques mois. L'âge des souris à utiliser est déterminé implicitement par les phases par rapport auxquelles nous voulons étudier les effets bénéfiques de la molécule sur la maladie d'Alzheimer.
Mécanismes de neuro-modulation de l’apprentissage et de la consolidation de la mémoire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune passe six semaines seule en cage, subit une chirurgie crânienne d'au plus 80 minutes, puis dix jours de restriction alimentaire avant d'apprendre à appuyer sur un levier pour obtenir jusqu'à 60 récompenses par jour, l'activité de son cerveau étant enregistrée pendant environ trois heures de sommeil. Le porteur justifie l'isolement par la protection des implants et l'homogénéité de la restriction alimentaire, et reconnaît qu'il provoque du stress. Les retombées annoncées pour la santé humaine sont renvoyées à cinq ou dix ans, quand l'objectif immédiat reste de décrire des mécanismes de neuro-modulation chez la souris.
Objectifs
Les neuro-modulateurs sont importants pour les processus d'apprentissage et la consolidation de la mémoire. De plus, ils sont aussi des cibles pharmaceutiques de prédilection dans le cadre des traitements de certaines maladies psychiatriques (depression, anxiété, Parkinson). Malheureusement, les mécanismes de neuro-modulation impliqués dans l’apprentissage et la consolidation de la mémoire sont peu connus. Dans ce contexte, l’objectif principal du présent protocole est de découvrir les mécanismes de neuro-modulation impliqués dans l’apprentissage et la consolidation de la mémoire chez la souris.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra : à court terme (au terme du projet), d’identifier les mécanismes de neuro-modulation de l’apprentissage et la consolidation de la mémoire chez la souris. À moyen terme (5–10 ans), les données générées pourront servir de base de travail pour le développement de stratégies thérapeutiques ciblant les différents neuro-modulateurs pour la santé humaine.
Procédures
Opérations chirurgicales : tous les animaux sont soumis à une procédure chirurgicale qui dure maximum 80min. Tests comportementaux: tous les animaux sont soumis à une procédure comportermentale pendant laquelle elles apprennent à appuyer sur un levier pour obtenir une récompense. Pendant 5 jours, une fois par jour, les souris disposent au maximum de 60 min pour obtenir 60 récompenses. Des enregistremetns seront rélasés pendant la période de sommeil qui suit le premier jour d’apprentissage (environ 3 heures).
Impact sur les animaux
Les sources éventuelles de nuissances ou effets indésirables dans notre procédure : la chirurgie, l’hébergement individuel la restriction alimentaire et les test comportementaux. La chirurgie est susceptible d’occasionner un stress, une douleur et une perte de poids de manière aigüe (3 jours). L’hébergement individuel est necessaire pour garantir l’intégrité des implants et assurer une restriction alimentaire homogène. En effet, les restrictions alimentaires en cage collective exacerbent les hiérarchies et biaisent l'accés à la nouriture de certains individus. L'hébergement individuel commence avant la chirurgie jusqu'à la fin de la procédure, soit 6 semaines. Il occasionne un stress notamment au début. La restriction alimentaire, dure 10 jours et provoque une légère perte de poid. Lors des tests comportementaux les souris sont engagées dans une tâche de recherche de récompenses alimentaires; pour enregistrer l'activté cérébrale, elles sont connectées ce qui peut constituer une contrainte physique. Cependant au vue de nos données, le déplacement d'une souris connectée et non connectée est similaire.
Devenir
Euthanasie de l'ensemble des animaux à la fin de la procédure expérimentale afin de prélever le cerveau.
Remplacement
Chez l’homme, les neuro-modulateurs sont des cibles pharmaceutiques de prédilection dans le cadre des traitements de certaines maladies psychiatriques (depression, anxiété, Parkinson). De plus, chez l’homme, aucune méthode ne permet de comprendre les mécanismes cellulaires de la mémoire. Nous devons donc utiliser des méthodes permettant de mesurer et de manipuler l'activité de neurones ou de neuro-modulateurs avec des résolutions spatiales et temporelles élevées sur un cerveau intact et vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux transgéniques et non-transgéniques (N) utilisé sera réduit à son minimum, en calculant l’estimation de la variance observée avec ce type de données pour atteindre une signification statistique. Nous avons besoin de 480 souris non-transgéniques l’étude des dynamiques des différents neuro-modulateurs et de 320 transgéniques souris pour la manipulation de la libération des neuro-modulateurs. Pour la réalisation de toutes les expériences de ce protocole nous utiliserons 800 souris.
Raffinement
Tous les soins seront pris afin de limiter la douleur et le stress des souris au minimum. Une période de 2 semaines d'acclimatation à l'animalerie (en cage collective) sera respectée à l'arrivée des souris. Après cette période, une habituation à la manipulation sera effectuée pendant une semaine. Les souris subiront des actes chirurgicaux. Afin de réduire au minimum leur souffrance, nous appliquerons systématiquement un traitement antalgique avant et trois jours suivant les actes chirurgicaux qui sont réalisées sous anesthésie gazeuse. Après la chirurgie, l’évaluation de l’état général de l’animal et de son poids est effectuée de façon journalière à partir du moment de la chirurgie. Ces mesures sont consignées dans un cahier d’expérience prévu à cet effet. Pour identifier les dommages et contraintes subis par l’animal, nous avons définis des points limites au nombre de 5. Ces cinq aspects évalués au cours de nos expériences nous aident à déterminer un point final à l’expérimentation. Chaque critère est évalué de 0 à 3 et si un critère obtient le score maximal, ceci induit un arrêt immédiat de l’expérience. Sur la base des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et les zootechniciens seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez les souris. A la suite de la chirurgie, les souris seront isolées. Le temps de maintien des souris en habitat isolé sera réduit à son minimum, et les souris auront néanmoins accès à des stimuli olfactifs, visuels et auditifs provenant d’autres cages (ventilation collective et cages transparentes)
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour les études comportementales. Son utilisation est généralisée dans le domaine des neurosciences et en particulier pour l’étude des circuits neuronaux impliquées dans les comportements. Nos objectifs scientifiques nécessitent l’enregistrement et/ou la manipulation des différents neuro-modulateurs. L’existence de différentes lignées de souris rend cette espèce la plus indiquée pour réaliser notre étude. Les animaux seront utilisés entre 2 et 6 mois post natal, soit un âge adulte, l’âge auquel les souris montrent de bonne performance d’apprentissage et de mémoire.
Évaluation de l’impact d’une exposition précoce aux polluants environnementaux sur le transcriptome de la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour mesurer les traces laissées dans l'activité des gènes par trois fongicides de la vigne et des fruits, le cyprodinil, le mépanipyrim et le pyriméthanil, 152 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les mères reçoivent ces substances pendant toute la gestation et jusqu'au sevrage, à la dose autorisée dans l'eau du robinet, et leurs petits passent à trois semaines une observation de dix minutes de leurs comportements sociaux. Les souriceaux comme les reproductrices sont ensuite tués pour prélever leurs tissus. Le porteur affirme que cette exposition "ne présente pas d'effets indésirables notables", alors que ses propres travaux précédents concluent qu'elle perturbe le développement du cerveau et produit à l'âge adulte des comportements rapprochés de l'autisme.
Objectifs
Ce projet de recherche a pour but de comprendre comment certains produits chimiques présents dans notre environnement peuvent affecter le développement du cerveau et le vieillissement. Nous nous intéressons à trois substances appelées fongicides, qui sont utilisées pour protéger la vigne et les fruits contre la moisissure. Ces produits sont le cyprodinil, le mépanipyrim et le pyriméthanil. Nous avons montré récemment que, même à très faible dose (comme celle autorisée dans l’eau potable), être exposé à ces produits tout au long de la vie peut perturber le développement du cerveau et entraîner, à l’âge adulte, des comportements ressemblant à ceux observés dans l’autisme. Dans cette nouvelle étude, nous voulons mieux comprendre comment ces produits agissent dans le cerveau en analysant les changements qu’ils provoquent dans l’activité des gènes chez les animaux exposés..
Bénéfices attendus
Ce projet aidera à mieux comprendre comment l’exposition à certains polluants présents dans notre environnement peut perturber le développement du cerveau. Il permettra notamment d’identifier les traces précises que ces substances laissent dans l’activité des gènes, ce qui pourrait expliquer certains troubles du développement.
Procédures
Les mères seront exposées à de très faibles doses de fongicides pendant toute la gestation et jusqu’au sevrage des petits, à un niveau équivalent à celui autorisé dans l’eau du robinet. À l’âge de 3 semaines, les petits seront ensuite soumis à une observation de 10 minutes afin d’évaluer leurs comportements sociaux.
Impact sur les animaux
L’exposition aux fongicides à des doses réglementaires autorisées ne présente pas d’effets indésirables notables. Dans les expériences précédentes, nous n'avons observé ni douleur, ni souffrance, ni perte de poids, ni stress liés au traitement. De plus, les animaux seront soumis à des tests comportementaux éthologiques non invasifs, ne générant pas de stress particulier, à l’exception du stress causé par la contention, la manipulation et la séparation des congénères pendant la durée des tests.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement de tissus à des fins d'analyses ex-vivo. Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de l’expérience pour des prélèvement de tissus.
Remplacement
Pour mieux comprendre les causes de l’autisme et développer de nouveaux traitements, il est essentiel de disposer de modèles animaux que les scientifiques peuvent étudier. En examinant de près le comportement de ces animaux, nous pouvons vérifier s'ils représentent bien les caractéristiques de l'autisme. Cela nous aide également à tester l’efficacité de nouveaux traitements. L’évaluation des effets d’un traitement doit se faire principalement à travers le comportement des animaux, car il n’existe pas de test biologique permettant de diagnostiquer l’autisme. En effet, le diagnostic repose uniquement sur l’observation des comportements. C’est pourquoi nous devons étudier les animaux dans leur ensemble pour capturer toute la variété de leurs comportements.
Réduction
Nous utilisons des outils statistiques appropriés pour déterminer précisément le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation des expériences.
Raffinement
Nous améliorerons nos expériences pour réduire au maximum l'inconfort ou le stress que les animaux pourraient ressentir pendant les tests. Les souris seront placées en petits groupes de 2 à 4, avec tout le nécessaire pour construire un nid (comme de la ouate et des cabanes en carton). Un même expérimentateur s'occupera d'elles tous les jours, afin qu'elles s'habituent à la manipulation. L'autisme touche aussi bien les hommes que les femmes, c'est pourquoi nous étudierons des animaux des deux sexes. Chaque souris sera testée à différents moments de sa vie, depuis sa période de développement jusqu'à l'âge adulte. Cela nous permettra de suivre leur évolution et de mieux comprendre les étapes clés du développement de la pathologie. Pendant les expériences, nous mettrons en place des points limites stricte afin d’éviter de faire souffrir inutilement les animaux.
Choix des espèces
Les souris sont des animaux sociaux, ce qui permet d’étudier facilement les difficultés de communication ou d’interaction, comme celles que l’on retrouve dans l’autisme. Elles présentent aussi une grande variété de comportements, ce qui nous aide à repérer d’autres signes qui pourraient être modifiés. Les problèmes de comportement observés chez certaines souris dans les études sur l’autisme sont assez clairs et bien connus pour que l’on puisse s’en servir comme modèle fiable. Cela nous permet de tester si nos hypothèses sont correctes et, à l’avenir, si certains traitements peuvent aider. Les femelles en âge de procréer seront exposé au cocktail de fongicide aux doses règlementaires. Dans ce projet, nous étudierons des souriceaux âgés de 3 semaines, car nous voulons repérer le plus tôt possible les effets des fongicides sur l’activité des gènes dans le cerveau.
Imagerie fonctionnelle cérébrale chez la souris éveillée et libre de ses mouvements
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Trois chirurgies du crâne d'une heure chacune, puis une vingtaine de sessions d'enregistrement de trente minutes avec un microscope miniature fixé sur la tête : 660 souris vont être utilisées, 140 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 520 dans des procédures d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur décrit des dommages osseux et tissulaires, des douleurs, des pertes de poids et une mobilité réduite, et fait porter en permanence aux animaux un faux appareil du même poids pour les y habituer. Pendant les 80 sessions de recherche de nourriture, les souris sont soumises à une restriction alimentaire. Le porteur teste aussi une lignée Shank comme modèle d'autisme, dont il annonce surveiller l'apparition de stéréotypies, et qu'il désigne comme une "lignée dommageable".
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre comment le cerveau utilise les informations sensorielles pour guider le comportement et les mouvements. Dans une première partie, nous observerons l’activité du cerveau chez des souris se déplaçant librement grâce à de petits microscopes miniatures. Nous cherchons à comprendre comment le cerveau permet à l’animal de s’orienter dans l’espace et de choisir les informations sensorielles les plus utiles (par exemple des odeurs, des repères visuels ou des sons) pour trouver une récompense. Pour cela, nous ferons varier ces indices sensoriels afin d’étudier comment le cerveau s’adapte lorsque les informations changent. Dans une seconde partie, nous étudierons une autre région du cerveau impliquée dans la coordination des mouvements. Cette région permet notamment d’ajuster les gestes en temps réel lors des déplacements. Nous mesurerons l’activité de différents neurones pendant que les souris réalisent des tâches motrices, afin de mieux comprendre comment le cerveau coordonne les mouvements de manière précise. L’ensemble de ce projet contribuera à améliorer notre compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans l’orientation et le contrôle des mouvements.
Bénéfices attendus
Notre recherche vise à comprendre les bases fonctionnelles qui permettent au cerveau de s'orienter dans l'environnement et d'effectuer des tâches motrices complexes. Nous serons ainsi en mesure, à terme, de démontrer comment le cerveau est capable d’orienter et d’orchestrer le mouvement dans des conditions physiologiques. Une meilleure compréhension du fonctionnement des neurones dans les structures concernées est nécessaire pour permettre un traitement des pathologies neurologiques liées à des dysfonctionnements moteurs et à des déficits d'orientation. Un modèle murin autistique est également testé dans le cadre d'une tâche locomotrice.
Procédures
Approche 1 : Étude de l’activité cérébrale pour comprendre le rôle du système de direction de la tête dans la navigation spatiale : 23 interventions :: Les souris seront soumises à 3 interventions chirurgicales pour permettre la mesure optique de l'activité neuronale. Ces interventions chirurgicales durent 1 heure. Les souris participeront ensuite à environ 20 sessions de tests comportementaux pendant lesquelles leurs mouvements et l'activité cérébrale seront mesurés. Chacun de ces enregistrements dure de 30 minutes, avec un maximum de deux par jour. Approche 2 : Enregistrement simultané de l’activité cérébrale pour explorer comment le cerveau contrôle les mouvements : 23 interventions :: Les souris seront soumises à 3 interventions chirurgicales pour permettre la mesure optique de l'activité neuronale. Ces interventions chirurgicales durent 1 heure. Les souris participeront ensuite à environ 20 sessions de tests comportementaux pendant lesquelles leurs mouvements et l'activité cérébrale seront mesurés. Chacun de ces enregistrements dure de 30 minutes, avec un maximum de deux par jour. Approche 3 : Tâche de localisation de récompense basée sur des indices sensoriels variables : 80 sessions de recherche de nourriture:: Les souris sont soumises à une tâche de recherche de nourriture consistant à chercher des récompenses alimentaires. La tâche est effectuée jusqu'à 4 fois par jour pendant une période pouvant aller jusqu'à quatre semaines. Afin de motiver les animaux à rechercher des récompenses alimentaires pendant la tâche de navigation spatiale, leur alimentation est restreinte et leur poids est étroitement surveillé (Approche 1 and 3).
Impact sur les animaux
Les chirurgies invasives prévues par le protocole impliquent des dommages osseux et tissulaires. En conséquence, les animaux peuvent être potentiellement exposés à la douleur combinée à une perte de poids, à l'immobilité ou à un comportement anormal. La durée typique de récupération après une opération est 2 jours, période pendant laquelle les animaux sont traités avec des médicaments. Porter le miniscope sur la tête peut induire un stress chez l'animal et réduire sa mobilité. Afin qu'il s'habitue au dispositif, l'animal portera en permanence un mini-scope factice du même poids.
Devenir
Tous les animaux (n = 660) seront mis à mort ; parmi eux, 520 seront utilisés pour des analyses histologiques du cerveau après le protocole expérimental impliquant l’imagerie in vivo.
Remplacement
L'intégration des informations sensorimotrices pendant la navigation spatiale libre implique de multiples régions et réseaux cérébraux. Afin de comprendre le rôle des neurones dans le comportement moteur et l'orientation, il est donc primordial de réaliser des expériences sur animal vivant et libre de ses movements afin de conserver la structure et l’activité des réseaux neuronaux sous-jacents. : Il s’agit d’un projet de neurophysiologie intégrative qui ne peut être conduit que sur animal vivant.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, cette étude d'activité neuronale in vivo est réalisée avec des implants chroniques. Une fois implantés, les animaux sont maintenus en vie et utilisés pour de nombreuses sessions (4-8 semaines) d'enregistrement. De plus, cette étude prévoit d’enregistrer un grand nombre de neurones depuis un seul animal, grâce à l'imagerie calcique de la population. L'optimisation des soins aux animaux contribue en outre à l'utilisation d'animaux pour de nombreuses sessions d'enregistrement. De plus, l'utilisation de souris des deux sexes permet de réduire davantage le nombre d'animaux produits pour cette étude. Enfin, nous utiliserons les tests statistiques appropriés afin d’obtenir des résultats exploitables à partir du plus petit nombre d’animaux possible.
Raffinement
Tous les animaux de cette étude seront gardés dans des cages dans l'animalerie avec leurs congénères. Les cages seront enrichies de roues de course et des rouleaux pour se cacher. Les souris seront maintenues avec eau et nourriture ad libitum, sauf pendant la tâche de recherche de nourriture au cours de laquelle les souris sont soumises à une restriction alimentaire. Leur état général et en particulier le poids sera surveillé de façon quotidienne pendant toute la durée du protocole. Pour éviter toute souffrance, tout signe de douleur, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques et anti-inflammatoires. Une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. La surveillance régulière de l'animal permettra d'arrêter toute procédure expérimentale en cas de signes d’anxiété ou de souffrance définis dans l’échelle d’évaluation. Un raffinement renforcé sera mis en place pour la lignée dommageable (Shank), incluant un enrichissement environnemental adapté (matériel de nidification, structures d’exploration), une manipulation non aversive (tunnel), et une gestion sociale optimisée avec des groupes stables. Un suivi clinique régulier permettra de détecter précocement l’apparition de stéréotypies ou de troubles du comportement, fréquents dans ce modèle.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle reconnu pour les expériences de neurophysiologie intégrative. En combinant souris transgénique et injections virales nous serons en mesure de mesurer l’impact fonctionnel d’une population neuronale spécifique. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Les animaux seront utilisés à partir de l’âge où leur activité motrice est arrivée à son niveau mature (>P30) et pendant les deux mois qui suivent. À cet âge, la locomotion est entièrement développée et les structures cérébrales impliquées dans la locomotion et l'orientation sont matures.
Analyse des niveaux de corticostérone ou de son action sur les gènes, selon l’alimentation
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Opérées du cerveau sous anesthésie générale pour implanter une canule ou une fibre optique dans l'hippocampe, 210 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau et leur tissu adipeux. L'intervention dure environ une heure, et le porteur signale des crises d'épilepsie rares ainsi que la possibilité que l'animal décolle son implant en se frottant. Chaque souris subit ensuite deux stress de cinq minutes et un test de mémoire, après un régime riche en gras et en sucre administré dès l'adolescence, avec ou sans restriction horaire. Au titre de la réduction, le porteur indique récupérer pour ses mises au point des souris "produites mais non utilisées", issues de croisements transgéniques n'ayant pas donné le génotype voulu.
Objectifs
La consommation de régime alimentaire obésogène (riche en gras et en sucre) pendant la période d’adolescence est associée à des troubles de mémoire. Ceux-ci peuvent être prévenus si l’alimentation obésogène est restreinte dans le temps (chrononutrition). Nos travaux précédents montrent que le régime obésogène entraine une modification de la régulation des hormones glucocorticoïdes (corticostérone chez la souris) qui est restaurée par la chrononutrition. Or ces hormones sont connues pour être fortement impliquées dans les processus de mémoire. Leur altération pourrait expliquer les troubles de mémoire associés à la consommation d’alimentation obésogène. L’objectif principal de ce projet est de mesurer le rôle des hormones glucocorticoïdes in vivo, en temps réel et au cours du temps dans différents contextes d’alimentation (obésogène vs contrôle, avec ou sans chrononutrition) en une utilisant une approche nouvelle basée sur la fibre optique. Nous pensons qu’avec cette technologie nous pourrons plus finement comprendre le rôle de ces hormones dans les troubles de mémoire et leur prévention par la chrononutrition.
Bénéfices attendus
L’achèvement des expériences proposées devrait fournir des preuves de concept pour de nouvelles approches thérapeutiques potentielles utilisant l’alimentation limitée dans le temps(chrononutrition) pour traiter les troubles de la mémoire (et éventuellement des troubles émotionnels) induits par l’obésité. Le projet fournira également de nouvelles connaissances sur les actions des hormones glucocorticoïdes sur le cerveau, ce qui pourrait aider à traiter les pathologies associées à un excès de ces hormones.
Procédures
Chaque animal (210 au total) subit une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. La chirurgie dure environ 1h et la récupération post-opératoire est d’environ 2 heures. Ensuite, chaque animal subit deux stress modérés de 5 min chacun. Tous les animaux subissent un test de mémoire de 2 fois 10 min. Six animaux recevont deux injections de drogue et 6 animaux recevront une injection de drogue. Les injections durent 3 min chacune.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles associées à la chirurgie du cerveau bien que toutes les précautions soient prises pour réduire la douleur ou les infections (nuisance modérée). L'implantation de canule ou de fibre optique dans la région du cerveau appelée hippocampe (siège de la mémoire), peut entrainer parfois des crises d'épilepsie (rare et de courte durée). La souris opérée peut parfois décoller la canule implantée ou la fibre optique en la frottant. Cela peut générer un inconfort qui reste modéré car il n’y a pas de plaie ouverte. Certains tests de comportement sont stressants mais ne durent que 5 min. Le régime obésogène utilisé n'entraine pas de diabète pour le temps d'exposition maximale utilisé (12 semaines).
Devenir
les animaux sont mis à mort pour prélèvement d’organes (cerveau, tissu adipeux) en vue d’analyses post mortem
Remplacement
L’objectif général du projet vise à comprendre chez l’animal les conséquences comportementales et neurobiologiques de régime obésogène sur la mémoire et les émotions et les effets de la chrononutrition. Dans ce contexte de recherche, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude de la mémoire et des émotions reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre par ailleurs que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles ou applicables.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux, nous effectuons plusieurs mesures sur le même animal dans un ordre précis afin qu'une première mesure n'influence pas la deuxième. Pour les mises au point nous utilisons des animaux produits mais non utilisés (par exemple souris récupérées de croisements de souris transgéniques n'ayant pas le génotype désiré) afin de réduire les pertes pour la réalisation des expérimentations. Le nombre d'animaux utilisé est calculé afin d'avoir des tests statistiques robustes n'obligeant pas à répéter l'expérience. Aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié
Raffinement
A leur arrivée, les animaux ne subissent pas d’expérimentation pendant 2 semaines afin de favoriser leur acclimatation à notre animalerie. Nous les manipulons régulièrement pour qu’ils s’habituent à l’expérimentateur. Lors des chirurgies nous pratiquons une anesthésie générale et une antalgie médicamenteuse. La chirurgie est réalisée dans des conditions d’asepsie et nous pratiquons des soins pré et post-opératoires adaptés. Nous avons mis en place un arbre décisionnel de points d’arrêt précoces où nous intervenons pour réduire le stress et la douleur des animaux si nécessaire.
Choix des espèces
Nous utilisons uniquement des souris car les expériences de comportement sont validées dans cette espèce et les appareillages sont disponibles. Les traitements nutritionnels sont faciles à conduire et divers aliments/régimes alimentaires sont disponibles commercialement. La plupart des expérimentations en neurosciences sont conduites sur des rongeurs (rat ou souris), nos expériences enrichissent le corpus de données en permetttant des compariasons directes avec ce qui es déjà publié. Nous étudions les souris entre 3 et 15 semaines d'âge. Ces âges couvrent la période d'adolescence (3 à 7 semaines) jusqu'à l'état jeune adulte, stades de développement que nous voulons étudier dans notre projet.