Système nerveux
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Etude de la propagation des agrégats de synucléine dans les neurones chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections stéréotaxiques dans le cerveau, la pose de pompes osmotiques et l'injection d'une toxine destinée à détruire certains neurones, pour étudier la propagation d'agrégats de protéines liés à des maladies neurodégénératives. Le porteur affirme que les produits injectés ont un impact "très limité" sur le comportement et une symptomatologie "très réduite", les effets attendus étant surtout moléculaires. Les retombées annoncées, mieux connaître ces maladies, restent générales et renvoyées au long terme, l'objectif immédiat étant de tester si la mort provoquée de neurones libère les agrégats.
Objectifs
Certaines pathologies neurodégénératives sont caractérisées par l'apparition d'agrégats intracellualires de synucléine au sein de certaines cellules nerveuses, comme par exemple les neurones, et par l'augmentation progressive "en tache d'huile" des régions cérébrales atteintes. Cette évolution "en tache d'huile" correspondrait à une transmission de ces agrégats entre les neurones. Nous souhaitons à travers cette étude nous intéresser aux mécanismes cellulaires de dispersion et de transmission de ces agrégats dans des zones cérébrales de plus en plus éloignées et de plus en plus étendues, 1/ en utilisant un modèle de maladie neurodégénérative induite chez la souris, modèle maîtrisé par notre institut, 2/ en provoquant la libération massive des agrégats contenus dans les neurones atteints, grâce à l’utilisation d’une toxine (l’acide 3 nitripropionique) largement utilisée pour détruire certains neurones dans les régions cérébrales d’intérêt (substances noire, striatum). En pratiquant de telles injections au niveau de la substance noire et de l’aire tegmentale ventrale, nous avons observé une apparition progressive d'agrégats intraneuronaux localement au site d'injection, mais aussi plus tardivement à distance et latéralement opposé au site d’injection. Cependant, au bout de 4 mois ces agrégats contenus dans un type neuronal particulier du striatum (MSNs pour medium spiny neurones) apparaissent stationnaires et ne se propagent absolument pas aux neurones corticaux, qui pourtant ont des connexions avec le striatum. Il semblerait donc que la propagation interneuronale du processus d'agrégation par transfert de fragments amyloïdes d'un neurone à l'autre n'ait pas lieu. La propagation longue distance observée entre le site d'injection, la substance noire, et le striatum, quant à elle, pourrait simplement s'expliquer par la progression intracellulaire du processus d'agrégation de la terminaison vers le corps cellulaire. En revanche, l'absence de transmission secondaire aux étages corticaux laisse penser que la libération de fragments amyloïdes par les MSNs n'a pas lieu. Nous souhaitons donc savoir si la mort provoquée des MSNs porteurs d'agrégats pourrait provoquer la libération extracelllulaire complète de ces agrégats et ainsi de provoquer une transmission secondaire au niveau du cortex dans le même hémisphère cérébral mais aussi dans l’hémisphère opposé.
Bénéfices attendus
A court terme : Ce projet permettra peut-être d’améliorer la voie d’administration d’une toxine pour l’utilisation d’un modèle animal de destruction de neurones. A plus long terme : Ce projet permettra de mieux connaître les mécanismes de transmission des agrégats entre les neurones distants et parfois même dans l’hémisphère cérébral opposé. Ainsi, ce projet s’inscrit dans la thématique de notre institut et contribuera à améliorer les connaissances sur la mise en place moléculaire des pathologies neurodégénératives.
Procédures
Les animaux sont soumis à des procédures chirurgicales : 1/ injection stéréotaxique de composé (durée 30 min maximum par animal) pour une partie des groupes 2/ pose de pompe osmotique pour une partie des groupes 3/ Les deux types de chirurgie, mais à 1 mois d'intervale, pour une partie des groupes Il seront aussi soumis à des injections intrapéritonéales (répétées pendant 7 jours à raison de deux fois par jour espacées de 12heures)
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables sont ceux liés aux chirurgies réalisées sur les animaux ainsi qu'a la fréquence d'injection intrapéritonéale. A contrario, que ce soit les produits injectés dans le cerveau ou en intrapéritonéal, ceux-ci ont un impact très limité sur le comportement (moteur par exemple) et ont une symptomatologie très réduite, car les effets attendus sont moléculaires, concernent peu de neurones et sont liés à la méchanistique de la pathologie.
Devenir
Le sacrifice des animaux permet de récupérer le cerveau pour réaliser une étude histologique des zones cérébrales impliquées dans la pathologie.
Remplacement
Nous souhaitons étudier et caractériser des modèles mimant la pathologie chez l’humain nécessitant ainsi l’utilisation de modèles animaux.
Réduction
Modèle : la souris C57BL6/JR a été choisie car nos études antérieures ont montré une bonne stabilité et reproductivité, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux pour réaliser ces études. De plus, le statut sanitaire des animaux étant maîtrisé, la stabilité du modèle est éprouvée. Enfin, nous testerons l’utilisation de pompe Alzet, pour essayer de s’affranchir d’une administration répétée par ip.
Raffinement
Acclimatation : une période de deux semaines permet une bonne acclimatation des animaux à leur nouvel environnement. Hébergement : les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs, permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. Contention : les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maitrise des méthodes de préhensions douces, les animaux sont attrapés soit par la peau du dos soit dans des tubes, afin de ne pas les manipuler par la queue. Chirurgie : une attention particulière est apportée pour un maintien de l'aseptie pendant la période opératoire. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal.
Choix des espèces
Les modèles de neurodégénérescence induite chez la souris sont bien établis au sein de notre institut. Ces travaux d'étude des maladies neurodégénératives en utilisant la souris comme modèle sont largement decrits dans la littérature ce qui nous donne une base solide pour valider nos résultats. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte qui est compris entre 8 et 12 semaines.
Lumière et homéostasie du sommeil : un nouveau marqueur de l’homéostat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
152 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une chirurgie d'implantation d'électrodes cérébrales pouvant durer près de cinq heures, puis des privations de sommeil de six heures et un isolement d'environ quarante jours, avant d'être mises à mort. Le porteur indique que la privation recourt au "gentle handling", méthode qu'il présente comme peu stressante, et que la chirurgie peut induire une douleur encadrée par des points limites. Il affirme que "l'utilisation de l'animal entier" est nécessaire pour relier signal lumineux, systèmes neuronaux et comportement.
Objectifs
La pression du sommeil se caractérise par une propension à l’endormissement progressivement croissante avec le temps passé éveillé et est classiquement étudié par mesure de l’activité cérébrale pendant le sommeil qui suit une privation de sommeil. Les données récentes de la littérature suggèrent que la lumière aurait une influence importante sur le sommeil. En effet, il existe une corrélation positive entre l’intensité de lumière à laquelle les souris sont exposées pendant la privation de sommeil et l’activité cérébrale observée durant le sommeil subséquent. De plus, la nature des cellules de la rétine mises en jeu, qui permettent la conversion de l'information lumineuse en message nerveux, pourrait dépendre de l’intensité de lumière. Alors que les cellules à mélanopsine et les cônes sont particulièrement impliqués dans la transmission du signal de forte intensité, les bâtonnets transmettent l’information lumineuse à très faible intensité. La plupart des études utilise simplement une mesure de l'activité cérébrale dans les basses fréquences afin d’évaluer la pression de sommeil. Pourtant, une nouvelle distinction est faite entre deux types d'onde permettant de montrer que seules les ondes delta reflètent la pression de sommeil. Notre étude présente donc pour objectif de caractériser l’influence de la lumière sur le sommeil en utilisant cette nouvelle approche chez la souris sauvage, rongeur nocturne, et chez différents modèles de souris transgéniques présentant une invalidation de l’un des systèmes d'intégration de l'information lumineuse. Des analyses moléculaires permettront de mettre en évidence les substrasts neurobiologiques impliqués dans ces effets.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra d’établir et de caractériser avec précision les effets de la lumière sur l’homéostat de sommeil en fonction de l’intensité lumineuse et d’identifier les mécanismes et systèmes de phototransduction impliqués. Ce projet constitue une étape importante dans la compréhension de la régulation du sommeil par la lumière. Il incitera à réaliser de nombreux travaux complémentaires dans une perspective translationnelle.
Procédures
Une partie des animaux sera soumise à une chirurgie d'implantation d'électrodes au niveau cérébral. La chirurgie aura lieu une fois et durera moins de 5h. Tous les animaux seront soumis à une ou des privations de sommeil de 6h. Un animal pourra être soumis au maximum à 3 privations, étant chacune séparée d'au minimum 10 jours de récupération. Les animaux de la procédure 1 seront isolés de la chirurgie jusqu'à leur mise à mort, soit environ 40 jours.
Impact sur les animaux
La privation de sommeil peut engendrer du stress chez l'animal. Cependant, la méthode utilisée dite de "gentle handling" est l'une des moins stressante. De plus, les animaux auront une période de récupération d'au moins 10 jours entre deux privations. La chirurgie d'implantation des électrodes peut quant à elle induire de la douleur chez la souris. Les animaux seront suivis quotidiennement après la chirurgie, un anti-inflammatoire sera administré durant les 2 jours suivant la chirugie et les points limites sont clairement établis afin de réduire la douleur au maximum et vérifier la bonne récupération des animaux. La liaison de l'animal au système d'enregistrement par un câble peut créer une gêne. Les animaux sont ainsi habitués pendant au minimum 7 jours au dispositif d'enregistrement avant le début des expériences. Leur habituation est évaluée par la posture de l'animal ainsi que par son activité locomotrice circadienne (actimétrie) ainsi que par la qualité des signaux obtenus en électroencéphalographie. Les lignées Gnat1 et Gnat2 présentent des dificits visuels (déficit de vision en condition de faire intensité lumineuse et déficit de vision des couleurs respectivement) qui cependant n'entraînent pas d'altération du comportement des animaux au sein de leur cage, leur capacité à se déplacer dans un environnement clos reposant essentiellement sur l'olfaction et le toucher par l'utilisation des vibrisses. Aucun signe de mal-être n'a jusque là été observé chez ces deux lignées présentes au laboratoire depuis plus d'un an.
Devenir
Tous les animaux de la procédure 2 sont soumis à la procédure 1 ou 3, hormis les 8 animaux géniteurs. Tous les animaux des procédures 1 et 3 sont mis à mort en fin de procédure
Remplacement
L’utilisation de l’animal entier est nécessaire au vu de la question posée impliquant des systèmes biologiques divers et complexes allant de la rétine, avec l’intégration du signal lumineux, au comportement de l’animal en passant par des systèmes neuronaux complexes.
Réduction
Le nombre d’animaux à inclure est calculé pour un risque de première espèce de 5 % avec des effectifs identiques dans les différents groupes, compte tenu des moyennes et déviations standards obtenus dans nos travaux antérieurs. Afin d’optimiser le nombre d’animaux, les enregistrements seront effectués chez des souris exposées aux 3 intensités de lumière de façon consécutive en respectant un temps minimal entre chaque privation afin d’obtenir une récupération complète de l’architecture naturelle du sommeil. Nous évaluons à 10 le nombre d'animaux nécessaires pour l'analyse des signaux (ANOVA à mesures répétées avec pour facteur indépendant les différentes lignées et pour facteur répété l'intensité de lumière). Nous prévoyons donc un effectif de n=15 / génotype, certains signaux ne pouvant être utilisés en raison d'un positionnement inexact des électrodes (le ratio d'1/3 nous a été communiqué par l'équipe de Paris qui utilise cette technique en routine). Concernant les analyses moléculaires, un n=7 / génotype est approprié afin de pouvoir comparer les effets des différentes intensités de lumière en fonction des génotypes (ANOVA à 2 facteurs).
Raffinement
Dans le cadre du raffinement des conditions d’hébergement, les animaux sont maintenus en groupe sociaux jusqu’à l’expérience (chirurgie pour le groupe 1, privation pour les groupes 2 et 3), un enrichissement est réalisé par l’ajout de nids. D’autres enrichissements tels que tubes, maisons ou balancettes ne peuvent être utilisés car empêcheraient l’exposition des animaux à la lumière et donc fausseraient les résultats du projet. La chirurgie est effectuée sours anesthésie générale (Zoletil 50 (40 mg/kg) / Paxman (10 mg/kg)). Un traitement sous-cutané de Metacam® (2 mg/kg; 5ml/kg) est effectué avant, puis durant les 3 jours suivant la chirurgie. Une grille de suivi des animaux est remplie, évaluant l'état général (apparences générale, comportement spontané et provoqué, poids) des animaux ainsi que l'apparence de la plaie à raison de 4 évaluations minimum sur une période de 7 jours suivant la chirurgie (annexe 1 - score entre 0 et 17). L'état général est ensuite surveillé au minimum une fois par semaine en suivant les mêmes critères. Points limites : - Score entre 5 et 9 "légère détresse" : surveillance attentive (1x/j), mise en place éventuelle d'analgésiques sous avis vétérinaire - Score entre 10 et 13 "détresse" : mise en place d'analgésie pour soulagement immédiat, surveillance 2x/j durant 24h. Points d'arrêt : 1. Si le poids est inférieur à 80% du poids de départ (avant chirurgie) pendant 48 heures 2. Si, après l'anesthésie, il n'y a pas de fèces et des signes d'abdomen gonflé pendant 48 heures; 3. Si l'animal présente une vocalisation spontanée ou une automutilation; 4. Si un score de 10-13 persiste pendant 24 heures sans amélioration; 5. Si un score de 14-17 est calculé. 6. En cas de détachement du "chapeau" (=puce électronique + ciment dentaire) de la boîte crânienne (jamais observé durant ces dernières années).
Choix des espèces
Grâce à différents modèles de souris transgéniques avec inactivation des différentes voies de phototransduction et de photointégration, nous pouvons évaluer l’effet spécifique de chacun de ces voies sur le comportement. Notre étude sera effectuée chez l'adulte jeune. L’étude repose sur l'exploration des comportements et nécessite que les systèmes neurobiologiques soient totalement mâtures (développement total des systèmes visuels et non visuels, des systèmes circadiens et homéostasiques et des structures cérébrales cibles).
Exploration des réseaux vasculaires et astrocytaires dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
16 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris, issue d'une lignée transgénique modèle de la maladie d'Alzheimer, reçoit sous une anesthésie de quatre-vingt-dix minutes deux injections dans la veine caudale, avant une mise à mort par dislocation cervicale pour imagerie cérébrale ex vivo. Le porteur indique mettre au point des techniques d'imagerie sur ce nouveau modèle, en vue de tester ultérieurement des traitements. Il affirme qu'aucune technologie ne permet ce marquage sur animaux post-mortem, seul l'animal vivant le rendant possible.
Objectifs
Dans le cadre de l'étude de la maladie d'Alzheimer, nous devons explorer les possibilités de transport de certaines molécules à travers les réseaux de cellules nerveuses du cerveaux sain et malade. Pour cela nous utilisons un nouveau modèle de souris transgéniques dans lequel nous devons préalablement mettre au point les techniques d'imagerie cérébrale adéquates.
Bénéfices attendus
Il y a deux bénéfices attendues : 1) Savoir utiliser en imagerie cérébrale un nouveau modèle murin de la maladie d'Alzheimer afin de pouvoir ultérieurement l'utiliser pour tester des traitements. 2) Nous aimerions savoir si les réseaux cellulaires changent autour les neurones déficients atteints dans la maladie d'Alzheimer.
Procédures
L'unique procédure dure 90 mn, sur animaux anesthésiés et sans réveil : 2 injections intra-veineuse brèves par une canule dans la veine caudale.
Impact sur les animaux
Avant leur mise à mort, les animaux seront soumis à une anesthésie générale volatile pendant 90 min. Les souris transgéniques sont viables, fertiles, de taille normale et ne présentent aucune anomalie physique ou comportementale flagrante. . Certains animaux développent très progressivement une démence endogène dont les 1ers signes neurologiques sont détectables à partir de 8 mois. Au plus tard à cet âge et avant leur mise à mort, les animaux seront soumis à une anesthésie générale volatile pendant 90 min. Durant cette anesthésie, la souris aura une canule dans la veine caudale pour les deux injections.
Devenir
mise à mort par dislocation cervicale pour imagerie cérébrale ex vivo
Remplacement
Le projet consiste à phénotyper un modèle murin transgénique existant. Pour marquer les réseaux cellulaires et vasculaires que nous devons étudier, il n'existe pas de technologie utilisable sur animaux post-mortem. Le marquage et donc le transport de macromolécules dans ces réseaux ne sont possibles que sur animaux vivants. Toutefois, une fois les réseaux marqués, la procédure d'imagerie pourra être poursuivi ex vivo.
Réduction
Il s'agit d'un protocole d'investigation technologique préliminaire nécessaitant très peu d'animaux et qui permettra de décider du "go/no-go" du projet scientifique principal (DAP ultérieure). Nous avons besoin de premières réponses de faisabilité à 2 stades de la maladie : pré-symptomatique et symptomatique ; en effet, seuls les patients symptomatiques sont traités actuellement. n=4 est le nombre minimal de répétitions de la coloration pour s'assurer que le protocole fonctionne.
Raffinement
Le protocole de coloration sera intégralement réalisé sur animaux anesthésiés, sans réveil avant la mise à mort. Les produits injectés ne sont pas toxiques et n'ont aucun effet sur l'état physiologique de la souris ; de plus nous maîtrisons parfaitement ce protocole sur la souris. Ce protocole de mise au point incluant une partie de Remplacement (étude sur orgne isolé post-mortem) permettra de réduire et de raffiner les procédures in vivo ultérieures.
Choix des espèces
L'espèce (souris) est justifiée car nous avons besoin d'un modèle transgénique qui n'existe pas chez les autres especes. La souris trangénique utilisée est un modèle performant reconnu dans l'étude de la maladie d'Alzheimer. Les souris au stade pré-symptomatique permettent l'exploration des réseaux chez un individu sain. Les souris au stade symptomatique permettent l'exploration des réseaux chez un individu malade. En parallèle, nous utilisons une souris transgénique contrôle dont les mêmes réseaux sont parfaitement connus en utilisant cette même technologie d'imagerie.
Rôle de l’autophagie dans le développement du système nerveux central : évaluation du comportement social
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un gène de l'autophagie est invalidé, puis les animaux passent des tests d'interaction sociale et d'ultrasons avant une perfusion intracardiaque sous anesthésie ou une dislocation cervicale. Le porteur indique que les nuisances tiennent à une période d'isolement, au stress des tests et aux contentions. Il affirme que l'étude d'un défaut d'autophagie sur le comportement "ne peut se faire autrement" qu'in vivo, la retombée contre les troubles du neurodéveloppement restant renvoyée au long terme.
Objectifs
Les troubles du développement sont en augmentation constante, avec un nombre de cas estimé par exemple pour les troubles du spectre autistique (TSA) à 1 enfant sur 54 aux Etats-Unis pour l'année 2014 et 1 enfant sur 89 en Europe. Les troubles du spectre autistique se caractérisent notamment par une perturbation du comportement social. Parmi les causes récemment décrites dans la littérature scientifique, l’hypothèse d’un défaut d’un processus cellulaire appelé autophagie, au sein des cellules du cerveau, lors du développement chez l’enfant, est émise. Des études récentes ont ainsi démontré, chez l’homme et chez l’animal, un rôle de la dérégulation de ce mécanisme dans la survenue de comportements de type autistique. Par ailleurs l’autophagie est le moyen par lequel les cellules éliminent des composés d’origine environnementale. Un défaut dans ce mécanisme d’élimination apparaît alors crucial dans le cadre de l’apparition de troubles du développement, reconnus comme étant le résultat d’une combinaison « gènes x environnement ». Dans ce contexte, notre projet vise alors à étudier entre autre les capacités d’interaction sociale et d’ultravocalisations, à différents âges, chez des souris pour lesquelles un gène de l’autophagie a été invalidé. Les échantillons prélevés à l’issue des tests nous permettront d’étudier les mécanismes d’autophagie et de mise en place des connexions nerveuses, par des techniques complémentaires.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie dans le développement du système nerveux central et dans la survenue de troubles du neurodéveloppement, en constante augmentation dans la population générale. A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant ce mécanisme cellulaire pour atténuer la survenue de ces troubles.
Procédures
Les animaux sont soumis à des tests de comportement non invasifs. Ils sont ensuite soumis à un protocole de quelques minutes (perfusion intracardiaque sous anesthésie se finissant par l’euthanasie de l’animal).
Impact sur les animaux
A notre connaissance, cette souris n’a jamais été étudiée d’un point de vue de son développement cérébral ou de son comportement. Le phénotype n’est à ce jour pas connu comme étant dommageable. Dans la procédure du présent projet, les animaux subissent des tests non invasifs de comportement, jusqu’à la perfusion intracardiaque (n = 120), pour laquelle un protocole d’anesthésie est mis en place ou jusqu’à l’euthanasie par dislocation cervicale (n = 120). Des nuisances et effets indésirables classés comme modérés sont attendus, en lien avec notamment la mise en place d’une période d’isolement pour les animaux, le stress induit par les tests de comportement, la réalisation de contention et d’injection de molécules anesthésiques.
Devenir
La procédure décrite dans ce projet sera réalisée sur des souris. C’est une procédure modérée qui concerne les 120 animaux issus de la lignée (animaux résidents) et les 120 animaux naïfs (visiteurs WT). L’ensemble des animaux sera euthanasié en fin de procédure.
Remplacement
L’étude de l’effet d’un défaut de l’autophagie sur le comportement de l’individu ne peut se faire autrement que par des explorations fonctionnelles menées in vivo. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle in vivo, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.
Réduction
Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris. Le nombre d’animaux est réduit en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. D'une manière générale, conçu les lots sont conçus pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des tests et des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les données obtenues seront ultérieurement étudiées statistiquement de manière classique. Par ailleurs, pour chacune des approches expérimentales, ce travail servira de base pour de futurs travaux intégrant une exposition précoce à un facteur environnemental afin de calculer le nombre juste d’animaux requis pour comparer d’une manière statistique et robuste les conditions mutantes à la condition contrôle avec une excellente reproductibilité.
Raffinement
Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés quotidiennement et une grille de suivi (annexe) est en place. Paramètres environnementaux : humidité comprise entre 45 % et 65 %, température constante entre 20 à 24 °C. L’éclairage est circadien (8h/20h) pour respecter le rythme biologique des animaux. Ils ont accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Le milieu est enrichi avec du matériel de construction de nid. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et des observations du bien-être sont réalisées quotidiennement. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de comportements anormaux (manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), l’état des animaux est surveillé plusieurs fois par jour. Un aliment enrichi et de l’eau sont mis à disposition directement dans la cage pour les animaux apathiques, surveillés 1 ou 2 fois/ jour. Si l’état général de l’animal atteint les points limites définis dans la procédure expérimentale (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture, perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids normal attendu selon la courbe de croissance standard de la souche C57BL/6Ncrl), alors il sera euthanasié. Pour le protocole de perfusion intracardiaque suivi des prélèvements de tissus, un protocole d’anesthésie adéquat est mis en place. Afin d’éviter une souffrance de la souris, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur. Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 240 souris.
Choix des espèces
L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique, ici Irgm1, est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins le modèle Irgm1 KO existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, de nombreux outils ont été conçus et sont disponible pour étudier le comportement, les paramètres physiologiques et biologiques chez la souris et nous maitrisons l’utilisation des outils à disposition. Ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement. Plusieurs stades de développement seront analysés pour comprendre les conséquences de la mutation sur l’élagage synaptique et sur la fonctionnalité de l’autophagie, qui sont des événements majeurs du développement du système nerveux central. Pour cela plusieurs stades de développement, seront étudiés : jeune (test à 20 jours de vie), adolescent (test à 33 jours de vie) et adulte (tests avant 90 jours de vie).
Rôle du Microbiote dans le traitement de la rosacée occulaire
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux modèles pathologiques sont induits, puis les animaux subissent des mesures de sensibilité avant une mise à mort par surdose d'isoflurane et dislocation cervicale pour prélèvement de tissus. Le résumé annonce l'étude de la rosacée oculaire, mais ses justifications glissent vers le syndrome de l'intestin irritable et une infection à C. rodentium, sans que le protocole soit détaillé. Le porteur affirme qu'il est "indispensable de travailler sur des animaux" et qu'il n'existe "pas d'autre alternative".
Objectifs
La rosacée est une maladie commune de la peau, inflammatoire et chronique, avec une variété de manifestations cliniques telles que l’érythème centro-facial, les papules et les pustules, ainsi qu’une atteinte oculaire. Il s’agit d’une pathologie fluctuante, avec une alternance de poussées et de rémissions. Plusieurs facteurs exacerbant la pathologie ont été décrits, comme l’alcool, l’exposition au soleil, le sport, la nourriture épicée, le stress, les émotions et les changements de température.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs et d'inflammation associées à la rosacée occulaire afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec des services de gastroentérologie. L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au SII et, in fine, à soulager les patients SII douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Suite à l'induction des 2 modèles (procédures 1 et 2), l'ensemble des animaux subiront les procédures 3 et 4 une seule fois et une semaine après l'induction du modèle.
Impact sur les animaux
Les animaux seront mis à mort par une overdose d’isoflurane puis dislocation cervicale. Ceci concernera les animaux en fin d'expérimentation mais aussi si un animal présente au moins 1 des points limites décrits par la suite.
Devenir
Pour l'ensemble des procédures, les animaux seront maintenus en vie. A l’issue de la procédure 4 (mesure de la sensibilité mécanique), les animaux seront mis à mort pour effectuer différents prélèvements de tissus.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de C. rodentium sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec C. rodentium. Ce type d’étude n’est concevable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. L’utilisation de différents modèles cellulaires in vitro pour répondre aux objectifs de ce projet n’est donc pas envisageable.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette de chez Genobio ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle expérimental est appuyé par la disponibilité de lignées d’animaux génétiquement modifiés et l’existence de nombreux outils d’analyse (anticorps, kit ELISA…) développés pour cette espèce. Les souris seront utilisées au stade de jeune adulte (4-5 semaines). En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Mise au point d’un dispositif de suivi des activités des souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
24 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation sous-cutanée d'une puce de détection sous anesthésie, dans le seul but de mettre au point un dispositif de suivi comportemental. Le porteur indique qu'aucune puce classique ne convient et que l'insertion impose une intervention chirurgicale. Il précise que ces souris ne pourront ni servir de reproductrices ni rejoindre d'autres études comportementales, et seront donc euthanasiées, quelques tissus étant conservés pour des mises au point ultérieures.
Objectifs
Le comportement social est la disposition naturelle d’un individu à interagir avec autrui au sein de son propre groupe social ou de groupes sociaux différents. Les membres d’un groupe partagent des informations, des enseignements, expriment des émotions, font preuve d'empathie et maintiennent un lien entre membres par divers moyens de communication. Les comportements sociaux sont importants pour la santé psychologique de l’individu et l’harmonie du groupe social. Des comportements sociaux inadaptés sont caractéristiques de plusieurs pathologies humaines, telles que les troubles du spectre autistique, les troubles anxiodépressifs, la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie. Les altérations des interactions sociales peuvent être de nature diverse, entre autres, le retrait social, l’absence de motivation à interagir avec autrui ou une altération de la mémorisation sociale.
Bénéfices attendus
Des nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années afin d’optimiser l’exploration comportementale du rongeur de laboratoire. Différents dispositifs ont été créés par des chercheurs de laboratoires académiques ou compagnies spécialisées visant à explorer les interactions sociales de proximité ou les activités sensori-motrices de l’animal en limitant l’intervention de l’expérimentateur. Pourtant, des dispositifs permettant l’évaluation concomitante des interactions sociales, des activités motrices et du comportement alimentaire d’un groupe conséquent d’individus (12) ne sont pas disponibles à l’heure actuelle vraisemblablement en raison des nombreux verrous techniques à dépasser.
Procédures
Intervention chirurgicale unique pour implantation d'une puce de détection, la durée de l'intervention ne devrait pas excéder 30 à 40 minutes.
Impact sur les animaux
La création d’un tel dispositif nécessite le puçage de souris. Pour différentes raisons techniques, les puces traditionnellement utilisées ne peuvent l’être ici . Les puces adéquates, (disque plat plastifié de 0,4 cm de diametre pesant moins d'1 g) devront être insérées sous la peau de l’animal nécessitant une intervention chirurgicale sous anesthésie.
Devenir
Les souris ne pourront être utilisées comme " reproducteurs" car la reproduction est interdite dans l'animalerie dédiée à l'exploration fonctionnelle des souris où se dérouleront nos expériences.Les souris ne pourront pas être transférées en zone de reproduction dont le statut sanitaire est plus contraignant que celui de la plateforme d'exploration comportementale. D'autre part, ces souris ne pourront pas non plus être intégrées dans des explorations comportementales lesquelles ne recrutent que des animaux naïfs, sans manipulations préalables qui pourraient modifier les caractéristiques comportementales et donc biaiser les résultats obtenus. Pour ces raisons, les souris seront euthanasiées. Différents tissus seront collectés et conservés et serviront à des mises au point d'analyses biologiques ultérieures.
Remplacement
Les interactions sociales, motivationnelles et alimentaires ne peuvent être étudiées que sur des animaux. Développer et tester une nouvelle approche d’exploration comportementale est la base de notre projet; de fait, le projet est impossible à réaliser in cellulo ou in vitro.
Réduction
Le dispositif est prévu pour accueillir un groupe 12 souris afin de constituer un groupe social hiérarchisé. Le même groupe de souris sera utilisé pendant toute la durée de mise au point du dispositif soit une année environ.
Raffinement
Dans ce projet, les animaux sont hébergés et libres de circuler dans un environnement spacieux, offrant la possibilité de choix d’activité diverses (roues d’exercices, nids, jouets, etc). Les souris seront hébergées en groupe de 12 individus permettant la constitution d’un groupe social hiérarchisé proche des conditions éthologiques. Le suivi de activités des animaux sera réalisé sans intervention de l’expérimentateur dans le respect de leur rythme circadien. Enfin, des analyses corrélatives seront faites entre les données comportementales et biologiques pour chaque animal indépendamment. Entre deux essais de mise au point, quand les animaux ne sont pas hébergés dans le dispositif, ils seront placés ensemble, pour ne pas perturbé le groupe social, dans une grande cage en présence de l'enrichissement cité ci-dessus.
Choix des espèces
La souris est l’animal pour lequel les paradigmes d’apprentissage, de mémorisation, d’interactions sociales et de capacités motrices et exploratoires sont bien documentés du point de vue comportemental et neurobiologique. L’utilisation de souris isogéniques limite les variations inter-individuelles observées dans les tests biologiques et comportementaux permettant de limiter les effectifs d’animaux utilisés en préservant la validité statistique. Une fois, le dispositif créé et validé, il sera mis à disposition des autres équipes de l'Institut pour répondre à des questions biologiques diverses. Toutes les équipes de l'Institut utilisent la souris comme modèle pré-clinique, justifiant le choix de cette espèce pour la présente demande d'autorisation. Les 12 souris C57BL6 âgées de 6 semaines, obtenues auprès d’un fournisseur agréé, seront hébergées toutes ensemble dans une seule grande cage (40cm X 60 cm) contenant divers enrichissements ( bâtonnets à ronger, roues d’exercices, nids, matériel de nidification, jouets, etc). A l’âge de 8 semaines, les souris seront pucées puis suivies une année durant pour des tests de validation du dispositif de mesure des comportements sociaux chez l'adulte; tests pouvant durer de quelques heures à quelques jours. En fin de test, les souris seront replacées ensemble dans leur cage de stabulation.
Recherche de la dose thérapeutique minimale et maximale des nanoparticules siRNA PMP22-SQ capable d’induire une rémission chez la souris atteinte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth 1A chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de nanoparticules siRNA pour la maladie de Charcot-Marie-Tooth, passent des tests locomoteurs et une mesure de conduction nerveuse sous anesthésie, avant une mise à mort pour prélèvement de sang et d'organes. Le porteur indique que les études de toxicité aiguë et chronique conduiront à des doses plus élevées, les souris développant alors des effets secondaires étant euthanasiées. Il décrit ce recours à la souris comme une "obligation", seuls les rongeurs pouvant selon lui servir à mettre au point le traitement, avant un passage annoncé aux primates non-humains.
Objectifs
A l’heure actuelle, la neuropathie périphérique héréditaire sensitivomotrice Charcot Marie Tooth 1A (CMT1A) ne bénéficie d’aucun traitement curatif. Le but de notre projet est d’introduire une nouvelle nanomédecine pour la CMT-1A. Nous avons développé une thérapie ciblée. Cependant, avant de passer aux études précliniques réglementaires, il faudra établir la dose minimale efficace et la dose maximale tolérée capable d'induire une réponse à long terme de notre traitement au niveau comportemental, tissulaire et cellulaire spécifiquement dans les cellules de Schwann. Cette étude sera effectuée sur deux modèles murins.
Bénéfices attendus
Ce projet est d'une importance primordiale pour les patients atteints de la pathologie CMT-1A. Cette neuropathie invalidante atteint 1/5000 personnes ce qui la classe à la limite des pathologies rares. Depuis la découverte de la CMT au 19ème siècle aucun médicament n'a été mis sur le marché pour soulager ou guérir les patients. Les résultats que nous avons déjà obtenus sont brevetés et représentent un espoir pour les patients. Dans le cas de succès des études énoncées, nous pourrons passer aux primates non humains pour valider les résultats.
Procédures
L'Injection se fera une seule fois, elle dure quelques secondes et sera réalisée sous anesthésie brève à l’isofurane. Pour tester l'efficacité du traitement, les animaux seront soumis avant tout traitement et à la fin du traitement à trois tests locomoteurs. Chaque test dure moins d'une minute et n’engendre aucun désagrément pour l’animal. La vitesse de conduction neuronale sera réalisée avant et après traitement sous anesthésie gazeuse. L'enregistement dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
A l'heure actuelle et en se basant sur nos expériences précédentes aucun effet indésirable a été souligné sur les animaux. Cependant, les études de toxicité aigues et chroniques nous amènerons à utiliser des doses supérieures. En cas d'observation d'effets secondaires (perte de poids, douleurs, stress, comportement anormal) les souris concernées seront euthanasiées et nous procéderons à une analyse histologique des organes pour comprendre la cause des effets secondaires observés.
Devenir
Toutes les souris (1080 souris) seront mise à mort pour les prélèvements de sang et d'organes.
Remplacement
Nous avons préalablement effectué des études sur des cellules de Schwann immortalisées. De plus, Les modèles de culture cellulaire ne peuvent reproduire avec fidélité et précision la complexité du système nerveux périphérique qui représentent les bases de nos études. Cependant, pour une étude à visée thérapeutique, seuls les modèles de rongeurs peuvent nous aider à mettre au point un traitement. De ce fait, nous sommes sous l'obligation d'avoir recours à un modèle murin transgénique pour pouvoir mener à terme nos travaux de recherche.
Réduction
Le nombre minimal d’animaux par lot a été prévu de façon à éviter tout double emploi injustifié. Un minimum de 5 animaux par temps et par groupe est nécessaire pour atteindre la puissance statistique nécessaire.
Raffinement
Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale et des points-limites sont établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. De plus, les animaux seront hébergés dans des conditions standards avec des enrichissement à leur disposition. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bienêtre des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (points limites adaptés) et des soins adaptés. Du gel d'hydratation et des croquettes seront mis à disposition des souris au fond de la cage pour assurer un accès à volonté à la nourriture et à la boisson dès l’apparition des troubles locomoteurs.
Choix des espèces
Les souris sont des mammifères au système métabolique et physiologique suffisamment proche de l’Homme pour servir à l’évaluation de l’activité physiologique d’un médicament. Les expériences seront uniquement effectuées chez des souris adultes âgées de 2 mois. A cet âge, la forte myélinisation juvénile est terminée. De plus, les techniques d’analyse mis à notre disposition pour évaluer l’efficacité du traitement ciblé est très bien adapté chez la souris.
Dynamique des circuits neuronaux contrôlant la persistance de l’évitement actif de lieu
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
204 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique avec injection de vecteurs viraux et implantation de fibres optiques ou de lentilles, un test d'évitement de lieu associé à des chocs électriques, puis une perfusion intracardiaque létale pour fixer le cerveau. Le porteur relie ce travail à l'évitement observé dans le stress post-traumatique et espère y trouver des cibles thérapeutiques. Il affirme qu'un "organisme vivant intègre" est nécessaire, aucun modèle in vitro ou informatique ne pouvant selon lui le remplacer.
Objectifs
Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans la persistance de l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les circuits liant l’hippocampe au noyau accumbens via le septum latéral. L’hippocampe a déjà été impliqué dans la persistance d’évitement de place et le noyau accumbens joue un rôle clef dans la génération du comportement d évitement. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’hippocampe contrôle la persistance de l’évitement de place chez la souris. Pour atteindre l’objectif général, nous réaliserons une caractérisation neuroanatomique et optogénétique des circuits neuronaux activés pendant l’encodage et le reversal de l’évitement de place. Un point clé de cette étude est l’aspect longitudinal indispensable à la caractérisation de ces circuits neuronaux. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ces différents circuits.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.
Procédures
Ce projet implique 4 procédures expérimentales décrites en item 4. Chaque procédure (classe modérée) comprend la chirurgie stéréotaxique pour des injections de vecteurs viraux (30-45 min), le comportement d’évitement de place (10-30 min par jour pendant 3-4 jours) et la perfusion intracardiaque (10 min). La procédure 3 comprend également une chirurgie stéréotaxique pour l’implantation de lentilles à gradient d’indice (30-45 min) et la pose d’une baseplate qui n’implique pas de chirurgie stéréotaxique (30-45 min) pour les études d’imagerie calcique. La procédure 4 comprend également une chirurgie stéréotaxique pour l’implantation de fibres optiques (30-45 min) pour les études d’optogénétique.
Impact sur les animaux
Le comportement d’évitement de place et la perfusion intracardiaque n’engendrent ni douleur ni stress. L'intensité du choc électrique choisie (maximum de 0.2 mA) est largement inferieure aux intensités de chocs classiquement utilisées dans la littérature (0,7 mA). Par ailleurs, ce protocole a été démontré comme n’étant pas plus stressant que l’exploration délibérée d’un environnement familier. Les approches de chirurgie stéréotaxique sont des procédures douloureuses, l’usage d’anesthésiques et analgésiques est prévu, avant, pendant et après la chirurgie (jusqu’à 8 jours).
Devenir
Notre étude nécessite d’une part de fixer les tissus cérébraux afin d’y réaliser des marquages immunohistochimiques. Ce but expérimental nécessitant la mise en place d’une méthode de mise à mort de perfusion intracardiaque. A l’issue de chaque procédure, les souris recevront une dose létale d’anesthésique et perfusées avec une solution fixatrice (4% paraformaldéhyde). Ces souris ne seront donc pas impliquées dans une autre procédure.
Remplacement
L’utilisation d'animaux vivants se justifie par la nécessité d’identifier des phénomènes physiologiques complexes au sein des circuits neuronaux impliqués dans le comportement d’évitement chez la souris, ainsi que leur interaction fonctionnelle. De nombreuses structures cérébrales entrent en jeu et communiquent entre elles. Il est donc nécessaire d’étudier un organisme vivant intègre, qui ne peut être remplacé à ce jour par des techniques in vitro. De plus, le niveau de complexité dans une telle étude est si important qu’aucun modèle informatique n’existe à l’heure actuelle pour remplacer l’animal, d’autant que de nombreux mécanismes biologiques contrôlant la persistance de l’évitement actif restent inconnus.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 204 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. De plus, ce chiffre comprend le nombre d’animaux utilisés pour des études préliminaires (pilotes), afin de 1) déterminer les conditions optimales lors des tâches comportementales de conditionnement et 2) mettre en place de nouvelles techniques, ce qui permettra de diminuer la quantité d’animaux utilisés à long terme. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées.
Raffinement
Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont rapprochées les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri-opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.
Choix des espèces
La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés (la souris est une espèce de prédilection pour la création d’animaux transgéniques, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement) et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical. Toutes les souris C57Bl6/j arriveront dans notre animalerie expérimentale à l’âge de 11 semaines. Les souris transgéniques seront élevées dans notre animalerie. Les procédures expérimentales débuteront après 1 semaine d’habituation. Il est admis qu’à 12 semaines, la croissance des os est achevée, ce qui facilite les procédures impliquant une chirurgie stéréotaxique (car les points de repère anatomiques se situent sur le crâne). Les souris ne seront plus utilisées au delà de 10 mois.
Modèle de fatigue chronique chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 264 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent sept jours de privation de sommeil paradoxal pour reproduire une fatigue chronique, passent un test moteur et exploratoire, puis sont tués par prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie ou par décapitation à la guillotine pour prélever le cerveau. Le porteur cherche à modéliser le syndrome de fatigue chronique et à y tester des molécules candidates. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour évaluer la fatigue chronique, rendant selon lui le recours à l'animal "nécessaire".
Objectifs
La fatigue chronique est l’un des principaux facteurs qui dégradent la santé humaine ; aussi appelée syndrome de fatigue chronique (SFC), il se définit comme un ensemble de symptômes d’épuisement intense et quasi permanent qui apparaissent sans raison apparente ou pathologie sous-jacente. Afin d'étudier la physiopathologie de la fatigue chronique, ce projet consiste : 1) Dans un premier temps, à mettre en place un modèle animal de fatigue chronique chez le rat. Les animaux seront exposés à une privation continue de sommeil à mouvements oculaires rapides (REM) pendant 7 jours. L’impact de cette privation de sommeil sera étudié dans un test de comportement moteur/exploratoire. A la fin de l’étude, différents prélèvements (sang et cerveau) seront réalisés pour des mesures de paramètres biochimiques; 2) Puis, dans un deuxième temps, l’objectif sera de tester, dans ce modèle, des médicaments candidats pouvant réduire la fatigue généralisée.
Bénéfices attendus
Les origines du syndrome de fatigue chronique (SFC) restent méconnues et à ce jour il n’existe pas de traitement spécifique au SFC dont l’efficacité ait été démontrée. Les traitements proposés visent à soulager les symptômes qui lorsqu’ils se manifestent de façon intense deviennent particulièrement invalidants pour le malade. Ce modèle est utile pour : 1) identifier les voies neurobiologiques impliquées dans ce syndrome; et 2) tester de nouvelles molécules candidats, pour améliorer sa prise en charge.
Procédures
La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes régulières dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal. Selon les directives du donneur d’ordre les prélèvements de sang sont réalisés : 1) soit en intracardiaque sous isoflurane pour un prélèvement sanguin compris entre 1 ml à 4 ml maximum ; 2) soit par décapitation, sous anesthésie générale, avec une guillotine dans le cas d’une nécessité de prélèvement sanguin important (supérieur à 4 ml). A la suite, du prélèvement sanguin, le cerveau de l’animal est prélevé.
Impact sur les animaux
Durant la période d'induction de la fatigue , les animaux sont pesés et leur état général est évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance pour évaluer le niveau de souffrance des animaux. Les données issues de ce suivi individuel seront enregistrées dans un tableau définissant les points limites expérimentaux, et aussitôt analysées. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort. Par ailleurs, certains effets indésirables des produits tels que des crampes abdominales ou la sédation, peuvent apparaître après administration. Ainsi pour vérifier une éventuelle toxicité et en limiter les risques, les animaux sont suivis après administration.
Devenir
L’impact de la privation de sommeil sera étudié dans un test de comportement moteur/exploratoire. A la fin de l'étude, pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à : 1) à un prélèvement de sang en intracardiaque sous isoflurane ou par décapitation (sous anesthésie générale) avec une guillotine dans le cas d'une nécessité de prélèvement sanguin important et 2) à un prélèvement de cerveau.
Remplacement
A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour évaluer la fatigue chronique, le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour étudier la physiopathologie de la fatigue et évaluer l’efficacité de nouvelles molécules qui pourrait la réduire.
Réduction
Le nombre total d’animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables ; ceci afin d'éviter de multiplier les expériences. Il correspond à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p < 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Ils seront pesés et leur état général évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance. Cette grille permet d’évaluer le niveau de souffrance des animaux selon des critères cliniques spécifiques, par un personnel dûment formé. Les données issues de ce suivi individuel seront enregistrées dans un tableau définissant les points limites expérimentaux, et aussitôt analysées. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Le répertoire comportemental des rats correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Espèce/lignée utilisée : rat mâles Sprague-Dawley Ce modèle est reconnu et sa validité a été démontrée chez le rat. Stade de développement : 6-7 semaines au moment du test (âge adulte). Les produits testés sont destinés à des patients adultes.
Etude de la réponse inflammatoire dans les modèles d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
6 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du léger au sévère, 1 200 relevant de la gravité la plus élevée. Toutes subissent une biopsie de queue pour génotypage, une partie recevant des injections intracérébrales, la pose d'une fenêtre crânienne ou des injections dans la cisterna magna, avant une perfusion intracardiaque terminale pour prélever le cerveau. Le porteur suit la douleur au moyen d'une grille d'expressions faciales et administre buprénorphine et kétoprofène. Il affirme que la réaction inflammatoire de la maladie d'Alzheimer ne peut s'étudier que dans un "organisme entier", les cultures d'organoïdes ne la reproduisant pas.
Objectifs
Les études d’analyse génomique concernant la maladie d’Alzheimer montrent l’influence de gènes intervenant dans la réponse immunitaire notamment ceux exprimés dans les cellules de la microglie. Afin de suivre cette réponse inflammatoire durant l’évolution de la maladie nous allons utiliser une souris reportrice HexdtTomato. Chez cette souris les cellules de la microglie expriment une protéine fluorescente (dtTomato) sous le contrôle de la sous-unité bêta du gène hexominidase (Hexb) facilitant la localisation et le suivie de ces cellules in vivo et ex vivo. Nous allons utiliser cette souris dans nos modèles de la maladie d’Alzheimer. Ainsi nous allons déterminer l’influence de 2 gènes d'intéret dans la réponse inflammatoire dans le modèle de souris APPSwe/Ind. La souris APP Swe/Ind exprime une forme humaine de la protéine APP (Amyloid Precusor Protein) porteuse de la mutation humaine Swedish/Indiana. Cette souris développe des plaques amyloïdes à partir de 8 mois. Nous travaillerons sur des animaux âgés de 2 à 4 mois et de 10-11 mois. Nous voulons déterminer comment évoluent les cellules de la microglie à des temps précoces de la maladie (2-4 mois) et à des temps où la maladie est installée soit 10-11 mois. Ainsi on pourra définir les rôles de nos deux gènes d’intérêt dans l’évolution de la réaction inflammatoire au sein du modèle APP Swe/Ind.
Bénéfices attendus
La mise en œuvre de ce projet provient des résultats des analyses génétiques réalisées sur des malades de la maladie d’Alzheimer. En effet de nombreux gènes liés au système immunitaire ont été retrouvés tel que Trem2. En travaillant sur 2 temps, on peut voir comment la réaction inflammatoire évolue aux cours du développement de la maladie d’Alzheimer. La réalisation de ce projet nous permettra de caractériser les différents types de microglie et nous permettra de définir la « bonne microglie » qui favoriserait la clairance et la dégradation des plaques amyloïdes.
Procédures
En vue du génotypage des animaux, ces derniers doivent subir une biopsie de queue qui se fait sous anesthésie. Nombre 6900 fréquence une fois. Sur des animaux vigiles, nous effectuons des injections intrapéritonéales (nombre 600, fréquence 5, une fois par jour), intranasales ( nombre 800, fréquence 5 fois, une fois par jour ), intraveineuses ( nombre 800 fréquence une fois) et des gavages (nombre 600 fréquence une fois par jour pendant 30 jours ou une fois par jour pendant une semaine). Sur des animaux anesthésies avec un suivi postopératoire nous réalisons des injections intracérébrales (nombre 600 une fois Injection), injection dans la cisterna magna (nombre 200 une fois) et la pose d’une fenêtre crânienne (nombre 400 une fois). Sur des animaux anesthésiés nous les sacrifions après une perfusion intracardiaque (nombre 6900 une fois).
Impact sur les animaux
Les animaux sont suivis régulièrement. Les effets indésirables dans ce projet sont essentiellement pour les procédures qui impliquent un acte chirurgical soit les procédures 6-7-9. Un tableau de « scoring » a été établi pour suivre les animaux (tableau joint). La durée maximale avant le sacrifice est de 7 jours dans le cas de la procédure 7. La phase post opératoire est la suivante: - lors de la phase de réveil, l’animal est placé dans une cage sur du papier propre afin d’éviter des contacts entre la sciure et la suture, et sous une lampe chauffante pour éviter toute hypothermie due à l’anesthésie. Pour la réhydratation de l’animal on injecte du NaCl 0.9% glucosé à 5% (500µl). - lors du réveil, les animaux reviennent dans la salle d’hébergement. Des observations fréquentes sont réalisées (2 fois par jour sur une semaine) pour vérifier l’état de la suture. Pour réduire la douleur due à certaines procédures chirurgicales nous utilisons BUPREMORPHINE (0.1MG/KG, SC 100µL) ET KETOPROFENE (5MG/KG, SC 100µL) DEUX FOIS PAR JOUR DURANT 2 JOURS. Les animaux reçoivent une nourriture humide et du Diet Boost gel pour récupérer son poids initial. -Si la perte de poids de l’animal dépasse 15% il est euthanasié. Si les animaux présentent une activité absente, une immobilité et des déplacements difficiles dans les 24 heures postopératoire, l’animal est sacrifié.
Devenir
L'ensemble de nos procédures se terminent par le sacrifice des animaux et par la réalisation de la procédure 8. En effet nous devons prélever le cerveau ce qui implique le sacrifice de l'animal pour déterminer le nombre de plaques amyloïdes, réaliser des dosages d'Abeta42, suivre l'activité de certaines enzymes intervenant dans le métabolisme de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP).
Remplacement
Les études d'analyse génomique concernant la maladie d'Alzheimer montrent l'influence de gène intervenant dans la réponse immune notamment les cellules de la microglie. Le développement de la maladie d'Alzheimer est accompagnée d'une réponse inflammatoire. Cette réponse ne peut se faire qu'au sein d'un organisme entier de l'animal. Les techniques de culture d’organoïdes in vitro ne nous permettent pas de suivre le développement d’une réaction inflammatoire lors du développement de la maladie d’Alzheimer. Mais l'utilisation d'une souris reportrice HexbdtTomato (sous unité beta du gène codant pour l'hexosaminidase), nous permettra de limiter le nombre de souris car les cellules de la microglie pourront être suivies grâce au gène rapporteur Tomato.
Réduction
Le nombre d’animaux inclut dans ce projet a été établi par rapport à des études précédentes que nous avons effectuées. Nous utilisons les 2 sexes afin de minimiser le nombre d’animaux. Pour réduire le nombre, nous effectuons sur un hémisphère cérébral pour les analyses immunohistologiques et sur le second les extractions d’ARNm ou de protéines. Le test d’analyse de variance (logiciel Graphpad) est le test que nous avons choisi afin de comparer les différents génotypes a été déterminé à l’aide du logiciel BiostatTGV. Nous utilisons le test Man et Whiney pour les études pilotes.
Raffinement
NOUS OBSERVONS REGULIEREMENT LES ANIMAUX. NOUS AVONS INCLUS DIFFERENTS POINTS LIMITES DANS NOS EXPERIENCES (PERTE DE POIDS, PILOERECTION, DOS ROND, HYPOACTIVITE, DEMARCHE ANORMALE). NOUS AVONS ETABLI UN TABLEAU DE SCORING (NC3R) DANS LEQUEL NOUS SUIVONS LES PARAMETRES D'EXPRESSION FACIALES SUIVANTS : CONTRACTION ORBITRAIRE, GONFLEMENT DU NEZ, DES JOUES, POSITION DES OREILLES ET DES MOUSTACHES). L'EVALUATION DE LA DOULEUR PAR LE SUIVIE DES EXPRESSIONS FACIALES A ETE UTILISE DANS LE CAS DE CRANIOTOMY (SCIENTIFIC REPORTS (2019)9:359). NOUS AVONS ETABLI UN TABLEAU OU SELON L'OBSERVATION EFFECTUEE NOUS NOTONS ZERO POUR UN CAS NORMAL,1 POUR UNE ALTERATION MODEREE ET 2 POUR UN SIGNE EVIDENT. LA SOMME DES OBSERVATION NOUS DONNERA UN SCORE QUI INDIQUERA L'ETAT DE L'ANIMAL. CONTRE LA DOULEUR, NOUS ADMINISTRONS DE LA BUPREMORPHINE (0.1MG/KG, SC 100µL) ET KETOPROFENE (5MG/KG, SC 100µL) DEUX FOIS PAR JOUR DURANT 2 JOURS. NOUS AJOUTONS DANS LES CAGES DE L’ALIMENT ET DE L’EAU EN GELEE. NOUS DEVELOPPONS DES CULTURES D’ORGANOÏDE MAIS NOUS POUVONS PAS ETUDIER L’ETABLISSEMENT DE LA REACTION INFLAMMATOIRE DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA MALADIE D’ALZHEIMER AVEC CE TYPE DE MODELE.
Choix des espèces
Dans cette espèce différents outils génétiques existent : des souris transgéniques, KO, KI permettant de réaliser des études dans des conditions physiologiques. Nous disposons donc de modèle qui développe la maladie d'Alzheimer mais également de souris reportrice nous permettant de suivre des cellules de la microglie par l'expression d'une protéine fluorescente la protéine tomato. Ainsi en utilisant ces souris nous pouvons suivre le développement de la réaction inflammatoire lors de l'établissement de la maladie d'Alzheimer. Pour cela nous travaillerons à deux temps, un temps précoce 2-4 mois et un temps plus tardif où la maladie est installée soit 10-11 mois. Au stade 10-11 mois nous pouvons observer des plaques amyloïdes dans le cerveau des souris. Grace à la souris reportrice HexdtTomato, nous pourrons déterminer le rôle de la microglie dans la formation de ces plaques (taille, forme, ...).
Impact de la combinaison d’une exposition prénatale aux polluants atmosphériques et au stress sur le développement et le fonctionnement cérébral
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
210 souris vont être utilisées, 180 tuées à l'issue et 60 réutilisées comme souris visiteuses, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes sont exposées à une atmosphère reconstituant la pollution de Pékin, leurs descendants reçoivent une puce RFID, subissent trois contentions de 45 minutes puis des tests d'interactions sociales, de mémoire et d'anhédonie, cinq par groupe passant une imagerie cérébrale sous anesthésie. Le porteur indique viser des biomarqueurs et des conseils de prévention aux familles et aux décideurs, retombées renvoyées au conditionnel. Sur le remplacement, il affirme que le niveau d'intégration cognitif requis interdit les modélisations informatiques et les espèces autres que les mammifères.
Objectifs
La pollution atmosphérique est un problème majeur de santé publique dans les zones urbaines. Outre les conséquences directes de l'inhalation de polluants sur le système cardiorespiratoire et les décès prématurés, l'exposition prénatale à la pollution urbaine serait associée à une augmentation du risque de développer des troubles psychiatriques, comme l’autisme ou la schizophrénie. Les dommages cérébraux liés à la pollution ont principalement été étudiés chez l’homme au travers d’études épidémiologiques. Ces dernières sont souvent limitées par des facteurs de confusion, qui résultent de l’histoire personnelle de l’individu et de l’évaluation rétrospective de l’exposition aux polluants. En outre, elles ne permettent généralement pas d’évaluer comment ces polluants affectent le système nerveux central. Les modèles animaux apportent des solutions à ces limites. Ils permettent une maîtrise des conditions d’exposition et la reproductibilité des expériences. Notre projet propose ainsi d’évaluer l’impact de l’exposition prénatale à des polluants atmosphérique sur le développement cérébral et le comportement. Par ailleurs, la vulnérabilité aux troubles psychiatriques correspond à une sensibilité qui varie d’un individu à l’autre. Celle-ci est conférée par des facteurs génétiques ou environnementaux, rendant les individus plus sensibles à des facteurs externes comme le stress. Afin de tester si la vulnérabilité induite par une exposition prénatale à des polluants atmosphériques augmente la sensibilité au stress, des souris gestantes seront exposées au cours de leur dernière semaine de gestation à une atmosphère type de la ville de Pékin, dans laquelle les taux de polluants moyens enregistrés dépassent les seuils limites recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Chez la descendance des souris exposées, nous évaluerons l’impact d’une telle exposition sur le comportement des animaux et en particulier sur leurs interactions sociales, connues pour être altérées dans l’autisme et la schizophrénie. Afin de tester la sensibilité au stress, la moitié des animaux sera exposée avant les tests à un stress aigu et l’autre non. Sur ces deux groupes d’animaux, nous testerons les capacités cognitives et sociales. Nous étudierons également la structure et le fonctionnement cérébral. Notre projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs. Les souris seront exposées à la pollution dans le premier et le comportement des descendants sera étudié dans le second.
Bénéfices attendus
Des résultats préliminaires obtenus dans le cadre d’un précédent projet ont montré une diminution des interactions sociales chez des femelles adolescentes dont les mères avaient été exposées à la pollution atmosphérique de la ville de Pékin, mais aucune différence n’avait été observée pour les mâles. Des différences d’expression de plusieurs gènes chez ces mêmes souris femelles ont également été montrées alors qu’aucune différence significative n’a été observée chez les mâles. Cette étude nous permettra de voir si les différences d’interactions sociales observées chez les femelles exposées in utéro à la pollution atmosphérique sont associées à des modifications cérébrales qui pourraient servir de biomarqueurs d’une telle exposition chez l’homme. Elle nous permettra également d’évaluer les conséquences de la combinaison de deux facteurs d’exposition environnementaux sur les comportements cognitifs sociaux et non sociaux non seulement chez les femelles, mais également chez les mâles chez qui aucune différence n’a pu être observée jusqu'alors. Cette double exposition, proche des conditions écologiques rencontrées par l’homme au cours de sa vie, nous permettra d’établir des stratégies de communication auprès des décideurs publiques ou de prévention dans les familles de personnes avec des troubles psychiatriques en leur conseillant d'éviter de vivre dans des zones fortement exposées à la pollution.
Procédures
La moitié des femelles gestantes sera exposée à une pollution atmosphérique type, équivalente à celle rencontrée dans la ville de Pékin dans le premier établissement utilisateur. Dans le second établissement, la moitié des animaux étudiés sera soumis à trois stress de contention d'une durée de 45 minutes qui précédent les tests d’interactions sociales et le premier test de mémoire. Tous les animaux étudiés seront soumis à des tests de comportement mesurant les interaction sociales (1 fois 10 min), la cognition (test de mémoire, 1 fois 10min puis le lendemain 2 fois 10 min) et l'anhédonie (3 jours consécutifs). Cinq animaux par groupe seront anesthésiés pour être étudiés par imagerie cérébrale. A 12 mois, les animaux qui n'auront pas été étudiés par imagerie cérébrale seront soumis à un test de reconnaissance sociale (3 fois 10 min) et un test de locomotion et d'anxiété (1 fois 10min).
Impact sur les animaux
Une puce RFID sera injectée à tous les descendants des souris gestantes. La moitié de ces descendants sera exposée trois fois à un stress de contention pendant 45 minutes avant l'évaluation de leurs interactions sociales et de leur cognition. Avant les tests d'interactions sociales, les animaux seront isolés pendant 30 min. Les animaux seront isolés pendant les tests de cognition pour des sessions inférieures à 10 min. Les animaux étudiés pour l’imagerie cérébrale seront anesthésiés. Les animaux soumis à des stress de contention sont considérés impliqués dans une procédure de sévérité modérée. Les autres animaux subissent une procéure de sévérité légère.
Devenir
Tous les animaux d'étude, c'est-à-dire les descendants des mères exposées (N=120), seront mis à mort à la fin de la procédure pour étudier leur cerveau. Les mères (N=30) seront mises à mort après le sevrage pour étudier l'impact de l'exposition directe à la pollution sur leur cerveau. Les souris visiteuses pour les tests des interactions sociales (N=60) seront réutilisées dans d'autres projets.
Remplacement
Les objectifs de ce projet étant de déterminer l’impact de l’exposition prénatale à une atmosphère polluée sur le développement cérébral et le comportement, incluant des profils cognitifs individuels et des comportements intégratifs, le niveau d’analyse requis n’est envisageable que chez des animaux possédant un niveau d'intégration cognitif suffisant et ne peuvent donc être remplacés par des modélisations informatiques. Pour les mêmes raisons, ces expériences ne peuvent pas être conduites chez des espèces autres que les mammifères.
Réduction
Toutes les méthodes possibles sont utilisées pour limiter le nombre d’animaux et prendre en compte leur bien-être et leur potentielle souffrance. La réduction du nombre d’animaux sera liée au fait que les mêmes animaux seront étudiés par plusieurs tests de comportement (interactions sociales, cognition sociale et non sociale, anhédonie). Ces mêmes animaux seront également utilisés pour des analyses neuroanatomiques. Les tests statistiques nous permettent d'estimer que nous devons utiliser 15 animaux par groupe pour chaque condition expérimentale pour que le nombre d’animaux utilisés corresponde au minimum requis pour que les données soient scientifiquement interprétables.
Raffinement
Les animaux sont exposés in utéro à des atmosphères polluées (exposés) et non polluées (contrôles) en isolateurs dans des cages enrichies. Après leur exposition, les animaux seront transportés en groupes par un transporteur agréé en cages de transport. Lors du transport, les cages seront munies d'un enrichissement (papier permettant de réaliser des nids), de nourriture sous forme de pellet et d'eau sous forme de gelée. Tout au long des expériences les animaux seront maintenus en conditions standard comportant un enrichissement (cotons permettant de réaliser des nids, éléments de jeux tels que tunnels, bâton de bois, igloos). Afin de suivre leur évolution individuelle, ils seront identifiés à l’aide de puces RFID injectées en sous cutanés à la base du cou au moment de leur sevrage (P21) grâce à une procédure non invasive sans anesthésie ni chirurgie. Nous étudierons l’effet sur les deux sexes pour vérifier l’absence de différence entre les sexes. Les animaux seront observés tous les jours pour détecter toute manifestation de souffrance. Nous surveillerons particulièrement les changements de poids, l’apparence physique (poils très ébouriffés, posture anormale, yeux fermés) et le changement de comportement (vocalisations non-sollicitées, automutilation, animal très agité ou immobile, yeux fermés). En cas de signes de mal-être, la fréquence d’observation passera à 2 fois par jour. En cas de persistance au-delà de 48h, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
Les objectifs de ce projet étant de déterminer l’impact de l’exposition prénatale à une atmosphère polluée sur le développement cérébral et le comportement, incluant des profils cognitifs individuels et des comportements intégratifs, le niveau d’analyse requis n’est envisageable que chez des animaux possédant un niveau d'intégration cognitif suffisant qui ne peuvent être remplacés par des modélisations informatiques ou des espèces autres que les mammifères. Nous étudierons le comportement des animaux à partir de l'adolescence (à partir de 30 jours post-natal) et jusqu'à l’âge adulte (>P90), car c'est une période clé du développement cérébral pour des manifestations phénotypique caractéristiques des troubles du spectre autistique ou de la schizophrénie (troubles cognitifs, de la communication et des interactions sociales). Nous étudierons également les animaux au cours du vieillissement, car l'exposition précoce à la pollution atmosphériqu a été associée chez l'homme à l'apparition anticipée de marqueurs de vieillissement.
Lésions cérébrales traumatiques et maladies mentales : de la caractérisation à la thérapie.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à sévère. Elles subissent un traumatisme crânien puis jusqu'à trois chirurgies avec craniotomie et pose d'implants d'enregistrement, des tests comportementaux et un hébergement isolé, le porteur annonçant des troubles anxieux, une agressivité et des atteintes cognitives durables. Le projet vise à décrire la dépression post-traumatique et à comparer mâles et femelles. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne permettent pas d'étudier les effets à long terme et présente la souris comme le moyen d'accéder aux aspects comportementaux.
Objectifs
La dépression post traumatique (PTD) est une conséquence à long terme des traumatismes crâniens (TBI), pour lesquelles il n’y a pas ou peu de thérapies efficaces. Chaque année, plus d’un million de personnes se présentent dans un service d’urgence aux Etats-Unis après un TBI. La sévérité du traumatisme est souvent considérée comme un facteur prédominant à la genèse des syndromes post traumatiques. Les dommages locaux et les contusions corticales des lobes frontaux, temporaux et pariétaux sont aussi des causes majeures des troubles cognitifs et anxieux. Le but du projet est donc d’étudier, grâce à l'utilisation d'un modèle murin, les phénomènes moléculaires et cellulaires responsables de la mort neuronale précoce et la réorganisation à long terme de leurs réseaux. Ces réorganisations, conduisant à l’apparition de syndromes dépressifs et cognitifs post traumatiques. Par ailleurs, nous souhaitons également investiguer différentes pistes thérapeuthiques adaptées à la pathologie. Pour cela, nous caractériserons cette dépression au niveau moléculaire en nous centrant sur deux éléments connus pour leur implication dans les troubles dépressifs et cibles d’un grand nombre d’antidépresseurs. Dans un second temps on évaluera l’impact d’un tel traumatisme sur les réarrangements des réseaux neuronaux impliqués dans ces troubles par une approche électrophysiologique et biochimique. Enfin, nous nous intéresserons à l’impact des divergences sexuelles dans la récupération post traumatique. Pour cela nous nous focaliserons sur la comparaison mâles/femelles sur le long terme, pour comprendre l’impact des hormones sexuelles sur le fonctionnement de ces mêmes réseaux.
Bénéfices attendus
Dans cette étude, nous nous attendons à mettre en évidence des mécanismes d'apparition des syndromes dépressifs post traumatique. A court terme, nous pensons mettre en évidence les divergences sexuelles dans la mise en place de ces troubles et leur fonctionnement - divergences souvent négligées dans les autres études et à moyen et long terme améliorer la prise en charge de la dépression post traumatique jusqu'à l'émergence de thérapeutiques efficaces contre ce syndrome.
Procédures
Lors de cette étude, les animaux seront soumis à diverses manipulations : 3 procédures chirurgicales durant entre 40 min et 1h30 chacune avec pose d'implants pour enregistrements électrophysiologiques ainsi que 4 tests comportementaux de 10 min. On note que les animaux recevront un traitement analgésique et anesthésique lors de toutes les procédures chirurgicales.
Impact sur les animaux
Les effets néfastes attendus sur les animaux sont les suivants: troubles anxieux voire aggrésivité et atteintes cognitives. Ces symptôme devraient se déclarer suite au TBI et se poursuivre tout au long de la vie de l'animal sans traitement. Par ailleurs certaines procédures en elles mêmes constituent une nuisance telle que l'injection d'analgésique lors de chaque chirurgie, les procédures chirurgicales en tant que telle (incisions, craniotomie, anesthésie) ainsi que les enregistrements en tête fixe qui sont sources de stress pour l'animal. De la même manière certains tests comportementaux constituent une source de stress pour l'animal. Enfin, on peut également noter que les animaux devront être hébergés seuls ce qui est également source de stress pour l'animal même si nous les maintiendrons en contact visuel avec leurs congénères afin de limiter au maximum cette nuisance.
Devenir
A l'issue de l'ensemble des procédures, la totalité des animaux utilisés sera anesthésiée et sacrifiée en vue de prélèvements post-mortem.
Remplacement
Les modèles in vitro ne permettent pas d'étudier les phénomènes à long terme des traumatismes, ils sont utiles pour les phases très précoces et serviront de base et de pistes aux études moléculaires. Le modèle in vivo permet pour sa part d'avoir accès, à la fois au niveau moléculaire mais aussi aux aspects comportementaux tels que l’évolution du syndrome dépressif et les phénomènes d'interactions sociales.
Réduction
Puisque le projet se fera sur le long terme, les mêmes animaux pourront prendre part à différentes phases de l'étude (comportement et enregistrements electrophysiologies) afin de limiter le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Les animaux au sein du laboratoire sont hébergés selon des conditions sanitaires strictes dans des lieux dédiés afin de favoriser leur bien-être. Leur environnement est enrichi et les animaux hébergés en groupe lorsque la procédure le permet ou restent en contact visuel olfactif avec leurs congénères dans le cas contraire. Leur environnement est enrichi (utilisation de dôme et de mèches tressées pour la nidification. Une visite biquotidienne est réalisée dans l'animalerie afin de veiller au bien-être de nos animaux par du personnel compétent et habilité. Enfin, la souffrance est évaluée chez les animaux et prise en charge soit par traitement antalgique soit en les sortant de l'étude si le cas est trop sévère et dépasse les point limites fixés sur les procédures.
Choix des espèces
Le choix de la souris permet donc de répondre à ces contraintes et nous permet aussi d’envisager l’emploi d’animaux transgéniques. Cette étude sera la première à proposer une mise en évidence claire des mécanismes sous-jacents au syndrome dépressif post traumatique et se propose de tester des traitements visant à optimiser la prise en charge des patients.