Système musculosquelettique

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Rôle de Dlx5 et Dlx6 dans l’os

(NTS-FR-018787v1 – 02/10/2023)
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60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie euthanasiée pour prélever sérum et os, les animaux de maintien de lignée étant gardés vivants. Elles subissent un poinçonnage d'oreille, des recueils d'urine en cage métabolique, des injections de fluorochrome, puis une ponction intracardiaque terminale sous anesthésie, pour étudier deux protéines qui favorisent la formation osseuse. Le porteur affirme que les modèles cellulaires ne rendent pas compte de la structure osseuse en trois dimensions et conclut au recours "nécessaire" à la souris. Les retombées annoncées contre l'ostéoporose restent une identification de cibles thérapeutiques "potentielles", renvoyée au conditionnel.

Objectifs

L’ostéoporose est une maladie qui affecte plus de 200 millions de femmes dans le monde et qui survient lorsqu’il existe un déséquilibre entre la formation et la résorption osseuse. Cette maladie est caractérisée par une perte excessive de la masse osseuse ce qui aboutit à une diminution de la résistance osseuse et donc à une augmentation du risque de fracture. Les cellules souches de la moelle osseuse sont la source majeure de précurseurs ostéoblastiques qui sont les cellules à l’origine de la formation osseuse. Les mécanismes impliqués dans la différentiation des cellules souches en ostéoblastes ne sont que partiellement connus. Le but de ce projet est de caractériser des protéines qui favorisent la différentiation des cellules souches en ostéoblastes et donc favoriserait la formation osseuse. Dlx5 et Dlx6 sont notamment deux protéines qui sont exprimées par les cellules souches et qui sont impliquées dans la différentiation des ostéoblastes. L’objectif est de mieux comprendre leurs rôles dans la différentiation ostéoblastique et d’identifier des protéines qui intéragiraient avec et qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques en favorisant la formation osseuse, ce qui réduirait le risque de fracture. Pour cela, nous étudierons l’effet de l’absence de ces deux protéines chez la souris sur le remodelage osseux (formation et résorption) et nous identifierons les protéines qui intéragissent avec.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont une meilleure compréhension du rôle de ces deux facteurs de transcription dans la différentiation ostéoblastique et d’identifier potentiellement des partenaires qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques en favorisant la formation osseuse.

Procédures

Tous les animaux : poinçonnage d’oreille pour identification et génotypage (dure quelques secondes), recueil d’urine en cage métabolique (entre 20 minutes et 2 heures maximum), injections intrapéritonéales de fluorochrome (2 injections à 3 jours d’intervalle, durent quelques secondes), anesthésie avec injections intrapéritonéales de kétamine/xylazine pour radiographie (environ 5mn par animal), ponction intra-cardiaque (réalisée sous anesthésie profonde) pour recueil de sang.

Impact sur les animaux

Les injections de fluorochromes peuvent entrainer une douleur minime ou un inconfort passager mais qui ne nécessite cependant pas de médication. De même pour le poinçonnage des oreilles qui sera effectué pour l’identification et le génotypage. Le recueil d’urine se fait en cage métabolique durant 2 heures maximum ce qui peut engendrer un stress pour les animaux du fait d’être déplacé dans un environnement qui ne leur est pas familier.

Devenir

Procédure 1 : Maintien de lignée : animaux gardés en vie. Procédure 2 : Effet de délétion sur la formation et la résorption osseuse : euthanasie afin de récupérer du sérum qui permettra de mesurer les marqueurs de formation osseuse par biochimie, et de récupérer différents échantillons qui seront prélevés pour l’analyse de la microarchitecture osseuse, de biologie moléculaire et immunohistochimiques.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettant pas de récapituler les intéractions des cellules osseuses avec leur environnement et les autres tissus ainsi que l’analyse de la structure 3D de l’os, le recours à l’animal est nécessaire. En effet nous souhaitons identifier dans un système biologique complet l’impact sur l’architecture osseuse de la délétion de deux protéines dans des cellules qui ont la capacité de former de l'os.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires.

Raffinement

Nous procéderons à une évaluation de la densité minérale osseuse par radiographie. Les souris seront anesthésiées. Le temps de la radiographie est d’environ 5 minutes par animal. Après acquisition de la radiographie les animaux seront maintenus à 37°C le temps de leur réveil puis remis dans leurs conditions d’hébergement initiales. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance régulière. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps des procédures, poinçonnage des oreilles (pour identification et génotypage), anesthésies, injections intrapéritonéales de fluorochromes (substance chimique capable d'émettre de la lumière fluorescente après excitation) dilués dans du sérum physiologique et isolement en cage métabolique entre 20 minutes et 2 heures maximum. Cependant, dans l’éventualité d’apparitions de trouble du comportement ou de troubles physiques, les mesures retenues, surveillance plus fréquente, apport de nourriture gélifiée, et administration d’analgésique seront mises en oeuvre.

Choix des espèces

Ce modèle est nécessaire afin d’étudier le rôle de la délétion dans un système biologique complet. Les animaux seront âgés de 3 et 6 mois afin d’étudier l’impact de la délétion dans des cellules qui ont la capacité de former de l'os à différents stades : fin de la croissance et vérifier si le phénotype est maintenu dans le temps.

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Souris : 400
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400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une injection de monoiodoacétate dans l'articulation leur provoque une arthrose douloureuse et durable, avec boiterie et difficultés d'appui, avant l'essai de nouveaux anti-inflammatoires par la même voie. Le porteur reconnaît que le modèle, non résorbable, interdit toute réutilisation des animaux. Sur le remplacement, il affirme que la culture cellulaire ne rend pas compte de la composante inflammatoire et conclut que le passage par la souris est "inévitable", alors que les retombées pour les patients arthrosiques restent renvoyées au conditionnel et au long terme.

Objectifs

L’arthrose est une pathologie qui touche principalement les personnes âgées et dont la prévalence est en constante augmentation. Pour autant, à l’exception de la mise en place de prothèse, il n’existe aucun traitement de fond efficace. En effet, actuellement, aucune thérapeutique anti-arthrosique capable de réparer ou prévenir la dégradation du cartilage n’est disponible. Les traitements préconisés sont essentiellement symptomatiques et visent à soulager les douleurs et la gêne fonctionnelle. Parmi eux, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) constituent la première ligne de traitement pour la prise en charge de l’arthrose. Cependant, ils ne sont pas dénués d’effets secondaires (toxicités digestives et cardiaques), ce qui limite leur utilisation chronique par voie orale chez les personnes âgées ou souffrant de comorbidités. Lorsque la prise en charge de la douleur n’est plus maitrisée, la prothèse est envisagée. Malheureusement certains patients sont non éligibles à cette technique chirurgicale et l’arsenal thérapeutique pour les « soulager » demeure insuffisant, malgré la visco-supplémentation ou les infiltrations de corticoïdes dont l’efficacité est temporaire (environ 3 mois) et qui de plus conduiraient à long terme à un effet délétère sur le cartilage. C’est sur la base de ce constat que repose notre projet soutenu par la Société Française de Rhumatologie (SFR). Nous proposons en effet d’améliorer l’efficacité des AINS tout en diminuant les effets indésirables de la voie orale en choisissant une administration d’AINS par voie intra-articulaire. Pour autant, les AINS étant rapidement éliminés de l’espace articulaire suite au renouvellement constant du liquide synovial, nous souhaitons augmenter le temps de résidence de l’AINS au niveau articulaire en fonctionnalisant les molécules par une structure de type ammonium quaternaire présentant une forte affinité pour les charges négatives des protéoglycanes du cartilage.

Bénéfices attendus

Les données recueillies à la suite de ce projet nous permettront d’évaluer l’intérêt de nouveaux anti-inflammatoires non stéroidiens pour des administrations i.a. en termes d’optimisation de l’effet antalgique, de diminution de l’inflammation et d’impact sur la dégénérescence articulaire. Si la preuve de concept est validée, cette stratégie pourrait permettre à plus long terme d’améliorer la prise en charge symptomatique des 10 % de patients arthrosiques pour lesquels l’indication de prothèse n’est pas retenue ou contre-indiquée, et pour lesquels la prise en charge de la douleur reste encore sans réelle solution.

Procédures

Tous les animaux subiront dans un premier temps une injection en intra-articulaire de MIA ou de NaCl sous anesthésie (intervention de 1 à 2 minutes). Les traitements seront réalisés par injection en intraarticulaire sous anesthésie (intervention de 1 à 2 minutes) Les examens d'imagerie seront réalisés sous anesthésie. La durée de l'anesthésie dépendra de l'examenet variera entre 10 minutes et 1h30.

Impact sur les animaux

Le modèle MIA est un modèle qui induit une douleur arthrosique qui se met en place progressivement. L’injection de MIA en intra-articulaire entraine une augmentation de la sensibilité nerveuse. Les effets indésirables sont donc de la douleur ainsi que des problèmes de locomotion (boiterie, difficultés d’appuis, …). Une légère perte de poids peut être observée les premiers jours post induction. Concernant, les injections intra-articulaires des traitements, les effets sont comparables à l’administration de sérum physiologique en intra-articulaire et ne génèrent ni douleur, ni effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux devront être euthanasiés en fin d'expérimentation pour différentes analyses réalisées sur les pattes. De plus, ce modèle générant une arthrose douloureuse non résorbable, les animaux ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

La culture cellulaire ne représente pas la complexité du vivant et notamment sa composante inflammatoire. Les études sur cellules nous permettent de réaliser une première sélection des molécules mais doivent être complétées par des études chez l’animal, d’autant plus lorsqu’il s’agit de vectorisation, comme c’est le cas ici. Le passage sur un modèle animal est donc inévitable pour juger de façon optimale notre stratégie thérapeutique.

Réduction

Pour la réalisation des études préliminaires, nous avons constitué des groupes de 10 souris ce qui correspond au nombre de souris minimal nécessaire à la réalisation des analyses de caractérisation souhaitées avec une bonne significativité. Dans le cas où lors de cette phase, l’une des molécules se révèlait nettement moins intéressante que les deux autres, elle serait abandonnée. L'étude relative à l'évaluation des molécules selon un protocole d'administration répétée comprenant deux stades de sacrifices pour des analyses histologiques, nous avons constitué des groupes de 30 souris. Ce nombre correspond au nombre minimal de souris qui nous permettra d’obtenir les données suffisantes attendues et de façon significative pour pouvoir réaliser l’ensemble des analyses et obtenir une réponse définitive sur l’efficacité du traitement sans avoir besoin de recommencer le protocole.

Raffinement

Le modèle animal MIA étant un modèle de douleur, une surveillance accrue sera mise en place notamment par le suivi du score clinique. Une attention particulière sera effectuée quant à la locomotion et un suivi du poids tous les deux jours sera réalisé. En effet, un problème de locomotion pourrait gêner les déplacements et l’accès à la nourriture située en hauteur. Dans ce cas-là des dispositions seront prises telles que la nourriture directement dans la cage.

Choix des espèces

Le modèle d’inflammation MIA que nous avons choisi dans ce projet est très couramment utilisé et caractérisé chez le rongeur (rats ou souris). Nous avons choisi ici le modèle souris. Les souris seront utilisées à 8 semaines, un stade pour lequel leur articulation est suffisamment développée pour l’injection en intra-articulaire.

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Souris : 792
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792 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont exposées à des polluants perturbateurs endocriniens par l'eau de boisson dès le stade embryonnaire, ou par injection intra-articulaire, puis une arthrose leur est induite au genou par chirurgie ou par injection d'un composé inflammatoire. Le porteur évalue ensuite leur douleur avant de les tuer pour disséquer les articulations. Il affirme que le modèle animal est "indispensable" car aucun système in vitro ne recrée la complexité d'un "organisme entier" pour observer l'effet de ces polluants.

Objectifs

L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente, touchant plus de 500 millions de personnes dans le monde et se caractérise par une douleur et une raideur articulaire entrainant un handicap. Sa prévalence a doublé entre l’ère préindustrielle et post-industrielle. Cette augmentation est indépendante du vieillissement de la population et de l’accroissement de l’obésité entre ces 2 périodes, suggérant l’implication de nouveaux facteurs de risques environnementaux non connus et notamment celui des polluants. L’Homme est exposé dès la vie in utero à de nombreux polluants. Récemment, un mélange de polluants aux propriétés de perturbateurs endocriniens (PE), reflet de l’exposition humaine, a été retrouvé dans le liquide amniotique de femmes enceintes et est associé à des anomalies de la fonction thyroïdienne et du développement neuro-cérébral fœtal. Il a été démontré que les souris exposées à ces polluants développaient des lésions précoces du cartilage dès 3 mois et que ceux-ci avaient des effets pro-inflammatoires. Cependant, nous ne savons pas si l’exposition à ces polluants aggrave la sévérité de l’arthrose ni si cet effet est lié à un effet local intra articulaire ou plus global. Notre objectif est donc de déterminer si le mélange de polluants et les perfluorés ont un rôle dans la physiopathologie de l’arthrose et dans son expression clinique (douleur), en exposant localement et/ou de manière globale, des souris modèles d’arthrose déjà parfaitement identifiés.

Bénéfices attendus

Notre projet est original car il s’agira de la première étude s’intéressant à l’effet synergique in vivo de plusieurs polluants sur les tissus articulaires avec des résultats préliminaires très encourageants. Ce projet a un double bénéfice attendu : d’une part, celui de découvrir un nouveau facteur de risque d’arthrose et d’autre part de renforcer les données scientifiques sur les effets néfastes des polluants ayant des propriétés de perturbateurs endocriniens sur la santé.

Procédures

Les animaux seront exposés aux polluants soit de manière systémique (tout au long de la vie) via l’eau de boisson, soit de manière locale par injection intra articulaire sous anesthésie (2 injections d’une durée de 2 minutes environ). Deux modèles d’arthrose seront ensuite mis en œuvre sous anesthésie/analgésie, l’un chirurgical (ou post-traumatique) au niveau du genou et l’autre chimique (ou inflammatoire) par injection intra articulaire d’un composé. Ces actes seront effectués une seule fois et seront de moins de 5 minutes par animal. Enfin, nous réaliserons une évaluation de la douleur et de l’activité physique avant l’induction des modèles d’arthrose (1 fois) et après (4 à 5 fois selon les groupes). Ces évaluations seront effectuées sur animal vigile non contraint pour une durée d’environ 30 minutes (15 minutes + 5 minutes + temps de préparation/nettoyage). A l’issue de la période de maintien les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements pour répondre à la question scientifique.

Impact sur les animaux

L’exposition des souris aux polluants aux mêmes doses a déjà été réalisée dans le cadre d’autres projets de recherche et aucun effet indésirable spécifique majeur n’a été observé. Cependant, l’exposition chronique aux polluants (seuls ou combinés) est connue pour induire des effets pro-tumoraux, des anomalies endocriniennes ou encore des cassures dentaires. Il s’agit d’effets observés à des doses différentes (souvent supérieures) de celle utilisée ici mais il est possible qu’une exposition chronique induise des effets de ce type chez les souris exposées. L’anesthésie mise en œuvre pour les actes chirurgicaux représente un risque de complication possible mais faible (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.). L’intervention chirurgicale de déstabilisation méniscale ou les injections intra articulaires présentent un risque de douleur post-opératoire immédiat lié à l’acte lui-même puis de manière chronique en favorisant la survenue de l’arthrose. L’évaluation de la douleur et de l’activité physique peuvent provoquer un stress et un inconfort de courte durée.

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans le projet sera euthanasié car l’étude des tissus articulaires nécessite la dissection des genoux après euthanasie pour analyse histologique pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de l’arthrose qui est au cœur de ce projet. L’arthrose est une maladie multi-tissulaire impliquant l’ensemble des tissus articulaire et les tissus neuronaux impliqués dans la douleur communiquant de manière complexe entre eux. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. D’autant plus que les polluants étudiés ont des propriétés de perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils peuvent mimer l’effet des hormones, et donc un organisme entier est nécessaire pour observer leurs effets. Puisque le sexe influence la réponse à ces perturbateurs endocriniens, une analyse en fonction du sexe est nécessaire pour chacune des expériences menées.

Réduction

Le projet impliquera un total de 792 animaux dont 720 animaux nécessaires pour les analyses et 72 fondateurs exposés aux polluants (48 femelles et 24 mâles) Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Nous utiliserons les mêmes contrôles pour les 2 expositions : mix ou composés perfluorés, afin de limiter le nombre de souris utilisées. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification (pas de possibilité d’utiliser d’enrichissement en plastique). Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les cages et les biberons utilisés sont spécifiques : Nous utiliserons des biberons en verre afin de limiter les polluants par l’utilisation de plastique. Les cages seront dans un plastique garantie sans bisphenol A de même taille que les cages classiques.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : Nous utiliserons le modèle souris car c’est ce modèle qui a été utilisés dans de précédentes études sur le rôle des perturbateurs endocriniens. De plus, les modèles d’arthrose utilisés ainsi que l’évaluation de la douleur ont été développés et démontrés chez la souris. Justification des stades : Pour l’exposition systémique aux polluants, les animaux seront exposés dès le stade embryonnaire et durant toute leur vie par l’eau de boisson aux différents polluants et les fondateurs (mâles 8 semaines et femelles de 6 semaines minimum) seront exposés 15 jours avant accouplement puis durant toute la gestation et allaitement. Pour l’exposition locale, nous réaliserons des injections intra articulaires à l’âge adulte avant et après l’induction de l’arthrose (2 modèles expérimentaux d’arthrose seront étudiés) Justification du sexe : Les femelles adultes sont utilisées pour l’exposition intra-utérine des souriceaux à naitre qui seront ensuite eux-mêmes exposés de manière systémique. L’effet des polluants sur l’arthrose sera étudié chez les femelles et les mâles séparément. En effet, il est possible que les mâles développent une arthrose plus sévère que les femelles, bien que cette donnée soit actuellement controversée. En revanche, l’effet des polluants perturbateurs endocriniens peut, par ses perturbations hormonales, induire des effets différents sur les femelles et les mâles. Il semble donc pertinent dans cette étude d’étudier les deux sexes.

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1392 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour reproduire le syndrome de Leigh, une maladie mitochondriale mortelle, elles développent une perte de poids, un retard de croissance puis une faiblesse musculaire et des difficultés respiratoires avant d'être tuées à des âges définis pour prélever leurs organes. Le porteur présente cette première étude comparative de deux modèles murins comme une source de connaissances sur une maladie sans traitement. Il affirme que les lignées cellulaires ne peuvent pas reproduire les mécanismes d'adaptation de l'organisme entier.

Objectifs

Les maladies mitochondriales sont des maladies causées par des mutations du génome des mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, ou du génome nucléaire, et à l’issue souvent fatale. Elles peuvent se manifester à tout âge et se présentent comme des maladies qui affectent généralement les muscles et le cerveau. Il n’existe pas de thérapies efficaces contre ces maladies à ce jour, en raison d'une compréhension insuffisante des mécanismes sous-jacents. Des mécanismes complexes impliquant une réponse au stress lié aux déficits des mitochondries sont de plus en plus suspectés d’être impliqués dans ces pathologies. Le syndrome de Leigh représente la maladie mitochondriale pédiatrique la plus courante. C'est une maladie mortelle affectant à la fois le cerveau et les nerfs. Elle est causée par des mutations de plus de 75 gènes impliqués dans le métabolisme mitochondrial. Ce projet, financé par l’Association Française contre les Myopathies, vise à caractériser de manière exhaustive les mécanismes de réponse précoce au stress induits dans les organes par un dysfonctionnement des mitochondries, en comparant différents modèles de souris du syndrome de Leigh. Ceci devrait permettre d’avoir une meilleure connaissance des mécanismes physiopathologiques du syndrome de Leigh, afin de définir de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Il s'agit de la première étude comparative métabolomique de 2 modèles murins du syndrome de Leigh, et qui, de ce fait, devrait apporter des connaissances importantes sur cette pathologie qui ne dispose d'aucun traitement à l'heure actuelle. Elle pourrait nous aider à identifier des cibles thérapeutiques concrêtes et jusqu'à aujourd'hui non suspectées.

Procédures

Les animaux ne vont pas subir d'intervention puisqu'ils seront euthanasiés dès qu'ils atteignent l'âge requis pour un prélèvement d'organes post-mortem (7 jours, 14 jours, 21 jours, 28 jours, 35 jours et 42 jours).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet ont un phénotype dommageable qui commence par une perte de poids et un retard de croissance (à respectivement 4 et 3 semaines), puis des difficultés progressives à se mouvoir qui vont à terme résulter en phénotype de faiblesse musculaire, avec difficultés respiratoires peu avant le décès (vers 8 et 7 semaines respectivement).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure, car nous réalisons uniquement des prélèvements d'organes post-mortem à différents âges d'analyse.

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer ce modèle par un modèle in vitro, car les modèles physiopathologiques par définition étudient les conséquences pathologiques de la mutation sur l’ensemble de l’organisme. Les lignées cellulaires tels que les cellules de peau de patients atteints par le syndrome de Leigh ne peuvent pas reproduire les mécanismes complexes d'adaptation physiologique systémiques liés à ces dysfonctionnements des mitochondries.

Réduction

Nous réduisons au maximum le nombre d'animaux à utiliser pour obtenir des résultats exploitables au niveau statistique. Ainsi nous allons utiliser les mêmes souris pour les échantillons tissulaires destinés à la protéomique et la transcriptomique. Pour obtenir des résultats exploitables sur le plan statistique, nos expériences solides de ces méthodes Omics nous impose d'utiliser au minimum 15 souris/groupe expérimental pour la métabolomique.

Raffinement

Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la structure de bien être animal, les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets (maisons, copeaux, papier…). Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel compétent. En raison du phénotype dommageable des souris, nous ajoutons de la nourriture directement dans les cages, et utilisons des biberons avec tétine longue, pour permettre aux animaux de s'alimenter plus facilement.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour les maladies humaines, car l'organisation de son génome est très similaire à celles de l'homme. De plus, la disponibilité de souris génétiquement modifiées permet d'étudier finement les mécanismes sous-tendant la pathogenèse de ces maladies mitochondriales. Dans le cas présent, l'utilisation de deux modèles du syndrome de Leigh, qui présentent des atteintes mitochondriales différentes , permettra de mieux comprendre la pathogenèse de cette maladie. Les souris seront utilisés à divers stades post-naissance, de 7 jours à 42 jours, afin de déceler les changements rapides qui s'opèrent lorsque le syndrome de Leigh se développe chez ces animaux.

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    • Système gastrointestinal
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie de néphrectomie des cinq sixièmes, en deux temps, leur induit une insuffisance rénale chronique, suivie de quinze semaines de régime plus ou moins riche en phosphate, de passages en cage métabolique et de prélèvements de sang. Le porteur reconnaît que la chirurgie, le changement de régime et les prélèvements sont sources de douleur, et prévoit une analgésie post-opératoire. Il affirme que "seul un modèle in vivo" permet d'étudier les liens entre os, rein, intestin et aorte dans le métabolisme du phosphate.

Objectifs

La mortalité cardiovasculaire est la principale cause de décès dans l'insuffisance rénale chronique à cause du développement de calcifications vasculaires. En effet, le défaut de fonctionnement des reins entraine des taux élevés de phosphate circulant dans l’organisme. Nous souhaitons évaluer l’impact de la réduction de l’entrée du phosphate (=absorption) dans l’organisme sur le niveau de phosphate circulant lors de la pathologie de l’insuffisance rénale chronique et sur les complications vasculaires. Nous avons récemment découvert que des souris possédant une extinction génique de la sialoprotéine osseuse (BSP) présentent une absorption intestinale de phosphate réduite, ce qui en fait un modèle intéressant pour tester le rôle de ce paramètre dans le développement des complications vasculaires au cours de l’insuffisance rénale chronique. Ce projet implique des souris contrôles et d’autres modifiées pour la BSP qui subiront une chirurgie de néphro-réduction (procédure visant à induire l’insuffisance rénale chronique). Elles recevront une alimentation avec des taux de Pi normaux ou très élevés durant 15 semaines avant mise à mort et prélèvements des tissus pour étudier l'impact du défaut d'absorption intestinale sur le niveau de phosphate circulant des souris malades et le développement des calcifications vasculaires.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude nous permettront d’étudier si la réduction de l’absorption intestinale du phosphate via la voie paracellulaire permet de normaliser les taux circulants de phosphate et donc d’empêcher le développement de calcifications vasculaires en condition de maladie rénale chronique.

Procédures

Certains animaux seront soumis à une chirurgie de néphro reduction des 5 /6 (laissant donc 1/6ème de la masse rénale initiale en place), il s’agit de deux procédures chirurgicales à 1 semaine d’intervalle, et chaque chirurgie dure environ 30 minutes. Les animaux sham auront également deux chirurgies de même durée, avec des actes mimant la néphrectomie. Les animaux auront eu une analgésie préalable ainsi qu’une anesthésie locale et gazeuse lors des procédures. La couverture analgésique post-opératoire est également prévue et sera en continue et adaptée en fonction de l’étude des signes cliniques (avec respect du délai d'administration - délai de 4 à 8 heures). Les animaux seront ensuite placés pendant 15 semaines sous régime ± riches en phosphate. Pendant cette période, les animaux seront placés 2 fois pendant 23 heures en cage métabolique pour collecter les urines et les fèces. En cours de protocole, une goutte de sang sera prélevée sur les animaux anesthésiés via la veine caudale. 6 et 2 jours avant la fin du protocole, les animaux recevront une injection de tétracycline (marqueur de formation osseuse). A la fin de l’étude, un acte de prélèvement de sang va être réaliser (sur des animaux anesthésiés), les animaux seront ensuite euthanasiés à l’aide d’une injection d’un produit pharmaceutique, pour ensuite collecter les organes nécessaires aux analyses de l’étude.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut être source de douleur, mais également la modification du régime alimentaire, le passage en cage métabolique, la prise de sang et les injections.

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, les animaux seront mis à mort. L’enjeu du projet est d’étudier le développement des calcifications vasculaires donc l’arche aortique sera prélevée. De plus, d’autres organes comme le cœur, les os et le rein seront prélevés. Le sang sera également collecté en vue d’observer la modification du métabolisme du phosphate et les marqueurs de dysfonctionnement rénal.

Remplacement

Nous souhaitons investiguer la relation entre l’os (lieu d’expression de la BSP), le rein (insuffisance rénale chronique) et l’intestin (absorption du phosphate) et l’arche aortique (développement de calcifications vasculaires). La relation entre ces organes va nous permettre d’étudier le métabolisme du phosphate. Seul un modèle in vivo permet de réaliser cette étude.

Réduction

Avant cette étude, une étude pilote a été réalisée. Cette dernière nous a permis de déterminer le sexe des animaux utilisés dans cette étude, et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés. L’étude pilote a indiqué que nos animaux supportaient très bien la néphrectomie (2 décès sur 47 souris). Avec un risque d’erreur de type I choisi de 5% et une puissance souhaitée d’environ 60% ; il faut inclure au moins 10 animaux par groupe. Les données de littératures sur des animaux C57Bl6 indiquent un taux de mortalité inférieur à 10% 12 semaines après néphrectomie. De ce fait et prenant en compte les possibles décès des animaux suite à la chirurgie, un nombre de 12 animaux par groupe a été jugé suffisant pour obtenir une puissance statistique jugée robuste. Cela est en accord avec les résultats de notre étude pilote. De plus, toutes les procédures chirurgicales seront réalisées par un même expérimentateur de façon à réduire la variabilité inter opération. Également, la personne choisie possède de l’expérience dans la réalisation de Nx, ce point permettra de réduire le taux de mortalité.

Raffinement

Les animaux proviennent de l’élevage du laboratoire, ils sont donc habitués aux expérimentateurs et au personnel de l’animalerie, notamment via le change toutes les semaines. Les animaux sont dans la salle d’hébergement avec de la musique, un passage quotidien, ils ont également de l’enrichissement physique et sociale : cage transparente, 3-4 animaux par cage, bâtons de bois, et copeaux pour les nids. Pour limiter le stress des autres animaux dans la salle d’hébergement, tous les animaux ayant subi l’intervention seront placés dans une autre salle d’isolement. Avant l’expérience, les animaux seront déjà placés dans cette salle pour les habituer. Une grille de scoring sera proposée pour évaluer le bien-être des animaux, et cette évaluation sera effectuée régulièrement. Les actes douloureux comme la chirurgie seront effectués sous anesthésie, et la couverture analgésique sera continue et suffisante durant toute l’étude. De plus, toutes les procédures chirurgicales seront réalisées par un même expérimentateur de façon à réduire la variabilité inter opération. Également, la personne choisie possède de l’expérience dans la réalisation de cette procédure, ce point permettra de réduire le taux de mortalité. Les animaux seront sous surveillance accrue à compter de leur chirurgie. Concernant les injections de tétracycline en fin de protocole, elles seront effectuées par un expérimentateur habilité et formé. Les animaux seront habitués à la contention 48h avant les injections pour diminuer leur stress et également pour vérifier que la contention ne génère pas de douleur au niveau des cicatrices, bien que les cicatrices soient loin de la zone d’injection. Le prélèvement de sang sera réalisé sur animal anesthésié, la mise à mort sera rapide et sans douleur via l’injection d’un produit euthanasiant.

Choix des espèces

L’induction de l’insuffisance rénale chronique via une néphrectomie des 5/6ème est connue et maîtrisée chez la souris (plus de 200 animaux opérés, et un taux de mortalité global post opératoire faible). Nous disposons au laboratoire des souris déficientes en BSP. L’étude est menée sur des animaux âgés de 20 semaines. A cet âge, le phénotype des animaux est suffisamment établi pour obtenir des résultats représentatifs d’une population.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
Rats : 20
Souffrances
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Devenir
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 20

Vingt rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moitié suit six semaines d'entraînement intensif sur tapis roulant, tous passant un test d'effort poussé jusqu'à l'épuisement, classé sévère, avant des prélèvements de sang sous anesthésie puis une ponction cardiaque terminale. Le porteur indique que l'animal récupère dans les vingt secondes suivant l'arrêt de l'effort et qu'il est récompensé par un morceau de pomme. Il affirme qu'on ne peut pas prélever tous les organes d'un humain après entraînement et qu'aucun modèle cellulaire ou informatique n'apporte de réponse intégrative.

Objectifs

Les types d’entraînement physique reconnus comme étant les plus bénéfiques sur la santé sont le continu (à intensité modérée pendant une durée relativement longue (1h ou plus)) et l’intermittent (de courtes fractions de haute intensité avec des intervalles de récupération réguliers). Les effets bénéfiques de ces deux types d’entraînement sont très étudiés chez l’homme, particulièrement chez des patients présentant des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, sans que les mécanismes physiologiques ne soient bien compris. Le modèle choisi pour ce projet est le rat de souche Wistar. Même si, de par sa quadrupédie, la biomécanique de la course ne ressemble pas à celle de l’homme, tous les mécanismes physiologiques induits à l’exercice sont retrouvés chez cet animal qui comprend la tâche à réaliser. De plus, il présente l’avantage d’être représentatif de la population humaine car chaque rat répondra individuellement à l’entraînement auquel il sera soumis et c’est exactement ce que nous recherchons pour cette étude. L’entraînement de type intermittent sur des rats sains, mis en place et validé au laboratoire, a montré qu’il exacerbait davantage les capacités oxydatives par rapport à un entraînement continu tout en ne diminuant pas l’index d’adiposité. Ce résultat est tout à fait intéressant car très controversé dans la littérature, ce qui interroge sur les mécanismes physiologiques qui relient les tissus musculaire et adipeux avec de l’intermittent. Notre laboratoire va se doter d’un tapis de course calorimétrique. Cet équipement permet une mesure directe de la VO2max (indice de la capacité maximale aérobie d’un individu), complémentaire des mesures dites "de terrain" que nous réalisons habituellement avec la mesure de VMA (Vitesse maximale aérobie). Un des premiers objectifs est donc de maîtriser et de comparer ces deux outils. En effet, peu de laboratoires font directement correspondre ces deux méthodes d’exploration du métabolisme aérobie. Le second objectif concerne la mise au point d’une co-culture des cellules primaires (cellules musculaires striées squelettiques-adipocytes) issues des animaux « entraînés » afin de comprendre notre précédent résultat (pas de diminution de l’index d’adiposité) en étudiant entre autres les molécules impliquées dans l’inflammation (myokines et adipokines).

Bénéfices attendus

Tous les résultats obtenus permettront de mieux comprendre les mécanismes physiologiques impliqués dans les bénéfices de l’entraînement intensif sur l’organisme au profit de la santé humaine. A court terme, les bénéfices de ce projet portent sur la compréhension des mécanismes in vivo du métabolisme aérobie (mesuré par la détermination du quotient respiratoire obtenu directement par le test de VO2max), les activités enzymatiques plasmatiques et les marqueurs inflammatoires (prélèvements sanguins in vivo). Ces mécanismes sont aussi explorés sur les tissus prélevés après mise à mort. A moyen terme, la mise en place de co-cultures muscles-adipocytes à partir d’animaux entraînés, permettra de vérifier la durabilité des effets de l’exercice ex-vivo, et d’explorer la communication de ces populations de cellules (par le biais des adipokines et des myokines) sans repasser par un animal. A plus long terme, ces données sur cellules, en plus de proposer une alternative à l’expérimentation animale, seront une vraie plus-value sur la compréhension des mécanismes induits par l’entraînement intensif, surtout sur le tissu adipeux car les données bibliographiques sont contradictoires et principalement ciblées sur des pathologies métaboliques.

Procédures

Tous les animaux (n = 20) sont soumis à deux prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse au niveau de la veine latérale caudale aux âges de 7 et 12 semaines. Ils réalisent tous un test de capacité maximale aérobie (appelé test de VO2max) à l’âge de 8 semaines et seuls les animaux entraînés en intermittent intensif (HIIT, n=10) referont ce test (à 11 et 14 semaines) pour réajuster l’entraînement à leurs capacités individuelles. Le jour du test, ils ne feront pas leur séance d’entraînement et récupèreront 48 heures avant de reprendre l’entraînement. L’entraînement HIIT individualisé (n = 10) débute à l’âge de 9 semaines et perdure 6 semaines consécutives à raison de 5 séances/semaine d’une durée de 36 min/jour. Les animaux non entraînés (n = 10) ne courent pas mais sont manipulés quotidiennement de la même façon que les animaux entraînés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : - le stress mais ce dernier sera largement réduit par une contention et manipulation journalières des animaux par les mêmes concepteurs sur toutes les techniques utilisées. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse. - La fatigue liée au test de capacité maximale aérobie (VO2 max) d’une durée de 25 minutes maximum. Ce test est considéré comme une procédure sévère dans l’annexe de l’Arrêté du 1er février 2013 relatif à l’évaluation éthique et à l’autorisation de projet car nous atteignons l’épuisement de l’animal (point limite). Cependant, dès l’arrêt de l’exercice, l’animal est mis au repos et il récupère dans les 20 secondes suivantes. Il explore son environnement, et se toilette tout de suite après l’arrêt du test.

Devenir

Nous devons travailler sur des prélèvements d’organes et c’est la raison pour laquelle, à l’issue de notre projet, tous les animaux sont mis à mort.

Remplacement

Notre travail porte sur une étude intégrative et non invasive des effets de l’entraînement physique intensif sur le métabolisme aérobie et anaérobie chez des individus sains. A l’heure actuelle, les mesures de VO2 max sont réalisées chez l’homme mais nous ne pouvons pas récupérer tous ses organes pour étudier les mécanismes physiologiques à l’issue d’une période d’entraînement. Il n’est pas non plus possible de remplacer le modèle animal actuel par des cellules ou des modèles bioinformatiques car ces méthodes alternatives n’apportent pas de réponses intégratives. Par contre, nous souhaitons réaliser une co-culture primaire d’adipocytes-cellules musculaires sur les animaux ayant suivis notre procédure expérimentale. A terme, si la méthode fonctionne, elle constituera une méthode alternative aux expérimentations sur l’animal.

Réduction

Nous avons réduit le nombre d’animaux par groupe au strict minimum pour que les résultats soient statistiquement exploitables et pour nous donner une marge de 10 % en cas d’échec (liés au refus de courir pour le groupe HIIT). Les tests statistiques utilisés seront des ANOVA multifactorielles (2 facteurs à étudier : âge, exercice) pour des données qui seront gaussiennes, avec des groupes à petits effectifs. Si les données ne sont pas gaussiennes, un test non paramétrique sera utilisé (test U de Mann et Whitney). De plus, après mise à mort des animaux, la mise en place de co-culture muscle-tissu adipeux permet de dupliquer les expériences sans repasser par l’animal. Cette technique nous permettra, à terme, de réduire le nombre d’animaux à utiliser dans nos futurs projets.

Raffinement

Tout au long du protocole, les conditions de stabulation sont réalisées dans un souci de bien-être de l’animal et ils sont suivis quotidiennement (tables de suivi de soin fournies en annexe). Toute la procédure expérimentale est réalisée par du personnel à jour de leur maintien de compétence et parfaitement formé aux techniques mises en œuvre dans cette demande. Avant de démarrer le protocole d’entraînement intensif, les animaux sont habitués sur le tapis roulant à marcher, puis à courir jusqu’à atteindre 30 min de course quotidienne environ, pendant au minimum 4 jours. Cette étape est primordiale : elle permet à l’expérimentateur et à l’animal de créer une confiance qui conditionne la réussite de la tâche à accomplir. Les vitesses sont maintenues sur des durées adaptées à l’aptitude des rats et leur compréhension de l’exercice. Le test de capacité maximale aérobie (VO2 max) est toujours réalisé seul le vendredi (pas de séance d’entraînement ce jour-là) pour que les animaux soient au repos pendant 2 jours avant de reprendre l’entraînement le lundi suivant. A l’issue de chaque séance d’entraînement, les animaux sont récompensés par un petit morceau de pomme. Les prélèvements sanguins se feront sous anesthésie gazeuse (isoflurane induction 4%, maintien 2%), et la ponction cardiaque terminale sous anesthésie générale (Kétamine 1000 à 100mg.kg-1/Xylazine à 2%, à 10 mg/kg-1).

Choix des espèces

Le rat est un animal doué et intelligent qui peut être conditionné à l’activité physique, en particulier la souche Wistar. Les mécanismes physiologiques de l’activité physique sur ce modèle sont très proches de ce qui se déroule chez l’homme. Tous les protocoles démarrent à l’âge de 5 semaines et se terminent à l'âge de 15 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 30
Souffrances
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▲ 30
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Devenir
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 30

30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après huit semaines de traitement par une molécule dans l'eau de boisson, elles reçoivent une injection de notexine, un venin, dans un muscle de la patte, ce qui provoque une blessure musculaire et une boiterie. Le porteur indique administrer un analgésique et présente cette étude comme le prolongement fonctionnel de travaux antérieurs sur la régénération musculaire. Les souris sont tuées quatorze jours après la blessure pour analyser le muscle isolé.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’analyser d'un point de vue fonctionnel (fonction contractile) les effets d'une molécule d'intérêt, le X309, sur la régénération musculaire après blessure musculaire chez un animal sain.

Bénéfices attendus

Des études antérieures ont montré, d'un point de vue moléculaire et histologique, les effets bénéfiques du X309 sur la prolifération de cellules souches et sur la régénération musculaire après blessure chez un animal sain. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer l'impact fonctionnel de ces effets sur les capacités contractiles du muscle isolé. Ainsi, la mise en évidence potentielle d'un gain de fonction, associée à l'amélioration moléculaire et histologique du tissu musculaire, renforcera l'intérêt thérapeutique de cette molécule dans le cas de dégénérescence musculaire.

Procédures

Les souris seront placées sous traitement X309 par eau de boisson à partir de 6 semaines d'âge jusqu'à 14 semaines d'âge soit 8 semaines de traitement. A 12 semaines d'âge, tous les animaux de cette étude seront soumis à une injection de notexine dans le muscle tibialis anterior de la patte postérieure gauche, à l'origine d'une blessure musculaire. Cette opération sera effectuée une seule fois par animal, l'intervention dure en moyenne 10 minutes, et sera effectuée sous anethésie gazeuse (isoflurane) et après une injection d'antalgique (Buprénorphine).

Impact sur les animaux

Ce modèle de lésion musculaire suite à l'injection intramusculaire de notexine est reconnue sans toxicité systémique. Néanmoins, la blessure musculaire peut entrainer de l'inconfort, avec une perte de fonction du muscle engendrant une boiterie.

Devenir

L'exploration des propriétés contractiles sur muscle isolé, 14 jours après l'induction de la blessure musculaire, nécessite l'euthanasie préalable des animaux.

Remplacement

Il n'existe actuellement aucun modèle alternatif non animal pour évaluer les effets délétères d'une lésion musculaire sur la fonction contractile d'un muscle isolé et donc les bénéfices éventuels de traitement pharmacologique sur ces atteintes. Aussi, le modèle de lésion musculaire induite chez les rongeurs par injection intramusculaire de notexine est bien documenté dans la littérature scientifique et est un modèle d'étude reconnu.

Réduction

Le nombre d’animaux estimé dans ce protocole est suffisant pour justifier d’une pertinence scientifique, et est réduit au maximum tout en tenant compte de la validité statistique, des contraintes du modèle et des approches expérimentales.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon la règlementation en vigueur. Le modèle de lésion musculaire suite à l'injection intramusculaire de notexine est reconnu sans toxicité systémique. cependant, la blessure musculaire peut entrainer une douleur et de l'inconfort, avec une perte de fonction du muscle engendrant une boiterie. Aussi, un antalgique (buprénorphine) sera administré par voie intra-péritonéale avant l'injection de notexine. Dans les jours suivants l'opération, les animaux seront également observés 2 fois par jour, et si un inconfort est observé une nouvelle injection de buprénorphine sera effectuée. Des granulés de nourriture seront également disposés dans la cage pour éviter aux souris d'avoir à s'accrocher aux grilles, afin de limiter aux maximum les conséquences de la perte de fonction musculair

Choix des espèces

le modèle de lésion musculaire induite chez les souris par injection intramusculaire de notexine est bien documenté dans la littérature scientifique et est un modèle d'étude reconnu. Les animaux seront traitées de 6 semaines d'âge à 14 semaines d'âge, et la lésion musculaire par injection de notexine sera induite à 12 semaines d'âge. Ce projet a pour objectif de compléter une étude ayant mis en évidence les effets du X309 sur la régénation musculaire d'un point de vue histologique et moléculaire. Le modèle animal, la durée du traitement, les stades de lésion et d'exploration sont donc identiques à ceux de cette précédente étude.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 200
Souffrances
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Devenir
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 200

200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intramusculaires ou intraveineuses de formulations d'ARN messager, puis une injection intrapéritonéale d'un substrat luminescent avant plusieurs séances d'imagerie sous anesthésie, pour comparer six nanoparticules lipidiques et trois structures d'ARNm destinées à des vaccins anticancer et à la régénération tissulaire. Le porteur affirme qu'aucune méthode de remplacement fiable n'est disponible et que le recours à l'animal est "indispensable" pour tenir compte des interactions avec l'"organisme". Les souris sont tuées à la fin pour quantifier l'ARN dans les organes.

Objectifs

Le projet consiste en l'augmentation de l'efficacité de la vaccination anticancer par ARN et dans l’augmentation de l’efficacité de nos stratégies de régénération tissulaire à base d’ARNm. Nous voulons comparer différentes formulations et différentes structures d’ARNm. Les fins thérapeutiques sont la vaccination ARNm et la régénération tissulaire. Il n'existe pas de système permettant de modéliser l'interaction croisée des formulations d’ARNm de différentes structures avec l’organisme. De tels résultats ne peuvent pas être obtenus par des expériences in cellulo. C’est pour cette raison que l’utilisation de modèle animaux est indispensable pour évaluer l’impact des différentes formulations et structures d’ARNm sur la traduction des ARNm in vivo. Dans ce projet, nous allons tester des LNP :6 types de nanoparticules lipidiques (LNP) ainsi que 3 différentes structures d’ARNm pour maximiser l’expression de l’ARNm in vivo. L'optimisation des séquences d'ARNm et de leur formulation permettra de diminuer les quantités d'ARNm injectées et de réduire les coûts des vaccins.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de sélectionner pour chaque formulation la structure d’ARNm entraînant la plus forte expression in vivo après injection intramusculaire ou intraveineuse.

Procédures

Les souris vont recevoir des injections intramusculaires ou intraveineuses de formulations ARNm. Les souris recevront par voie intrapéritonéale le substrat de la luciférase avant imagerie à 6h, 24h et 48h. Les souris seront anesthésiées sous isofluorane (2%) durant les injections intramusculaire ou intraveineuse des formulations ainsi que durant l'injection intrapéritonéale du substrat de la luciférase.

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à une douleur suite à l’injection des formulations mis à part la douleur induite lors de l'injection liée à l'aiguille. Nous prendrons en compte la douleur générée ar les injections intramusculaires.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour quantifier l'ARNm dans les organes où le signal a été détecté.

Remplacement

L’utilisation des modèles cellulaires a déjà démontré que certaines structures augmentent la traduction des ARNm. Cependant, des études sur l'animal entier sont nécessaires pour tenir compte des interactions de l'organisme avec les formulations et les ARNm de différentes structures. Etant donné la complexité des processus mis en jeu, aucune méthode de remplacement fiable n’est disponible.

Réduction

l’effectif des souris mis en oeuvre est limité au strict minimum permettant d’obtenir des résultats exploitables statistiquement. Les formulations seront évaluées par imagerie non-invasive, le suivi longitudinal permettra de diminuer le nombre d'animaux

Raffinement

les méthodes utilisées seront mises en oeuvre par du personnel formé (niveau chirurgie) et les points limites sont validés par le comité éthique local. Les formulations seront évaluées par imagerie non-invasive chez la souris.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris Balb/c car c'est ce modèle qui a été utilisé dans nos expériences précédentes de vaccination ARNm et de régénération tissulaire. Le modèle souris permet d'évaluer les capacités des formulations ARNm dans une espèce à cycle de vie court où les mécanismes immunitaires sont les mêmes que chez l'Homme mais à des échelles de temps compatibles avec un criblage de formulations et de structures ARNm. Des souris adultes (à partir de 8 semaines) ayant un système immunitaire mature seront utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une arthrose leur est induite par injections de collagénase dans le genou, suivies de l'injection d'agents dits sénothérapeutiques et de deux prélèvements sanguins à la queue, avant la mise à mort pour prélever l'articulation. Le porteur indique que l'injection de collagénase peut provoquer une douleur au genou, et attend des bénéfices à long terme, aucun traitement n'existant à ce jour contre l'arthrose. Sur le remplacement, il affirme que l'étude de la sénescence cellulaire dans l'arthrose ne peut se faire que sur animaux vivants.

Objectifs

Comme évoqué précédemment, l’arthrose est la maladie la plus répandue en rhumatologie. Elle consiste en une dégradation progressive du cartilage. Aucun traitement n’est disponible. Il a été montré, dans une récente étude in vitro et in vivo, chez la souris ou sur des prélèvements de patients, que la sénescence cellulaire s’accumule dans le cartilage arthrosique. Cette découverte a permis de proposer une nouvelle approche thérapeutique de l’arthrose en ciblant les cellules sénescentes par injection d’agents dits séno-thérapeutiques. Nous proposons ainsi, dans ce projet, de : 1- établir la présence de cellules sénescentes dans un modèle d’arthrose induite à la collagénase chez les souris jeunes et âgées; 2- de valider l’effet sur la sénescence induite par l’arthrose d’agents séno-thérapeutiques (molécules, anticorps ou cellules) que nous avons identifié au cours d’études in vitro dans le laboratoire.

Bénéfices attendus

Nous attendons des bénéfices à long terme, le but étant de retarder et/ou éliminer l’accumulation des cellules sénescentes articulaires qui entrainent le développement de l’arthrose.

Procédures

Procédures chirurgicales : injection intra-articulaire (2 fois avec la collagénase et 1 fois avec la molécule sénothérapeutique), le temps d'une injection + Prélévement caudal 2 fois.

Impact sur les animaux

L’injection de la collagénase en intra-articulaire peut induire une douleur au niveau du genou.

Devenir

A la fin du projet, les souris seront sacrifiées pour permettre le prélevement de l'articulation du genou.

Remplacement

L’analyse du rôle de la senescence cellulaire et de son traitement sur un modèle d'arthrose ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’est donc pas possible de prévoir une méthode substitutive pour répondre à la question scientifique de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé en tenant compte des pertes éventuelles lors des protocoles et en se basant sur l'expérience acquise au laboratoire en termes d'incidence de l'arthrose chez la souris et de mise en évidence d'effet significatif sur les paramètres histologiques mesurés en fin d'expérience.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour réduire la souffrance des animaux. Les injections intraarticulaires se feront sous anesthésie gazeuse pour limiter au maximum la souffrance et l'angoisse infligé aux animaux. Le milieu d’hébergement sera enrichi (carrés de cellulose, copeaux de litière) et les animaux seront surveillés quotidiennement.

Choix des espèces

Le modèle murin d'arthrose induite à la collagénase présente l’avantage de reproduire fidèlement les caractéristiques cliniques observées chez l’Homme, c'est-à-dire chez le sujet jeune après le trauma articulaire ou chez le sujet âgé par une arthrose spontanée. Les animaux seront utilisés à 2 mois pour étudier la présence de cellules sénescentes en réponse à l’arthrose induite. Chez les souris de 18 mois pour étudier la présence de cellules sénescentes en réponse à une arthrose spontanée et naturelle. Sur les 2 modèles (jeunes et âgées), on va étudier l’effet de l’élimination de ces cellules sénescentes par des injections articulaires d’agents séno-thérapeutiques

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système musculosquelettique
Souris : 280
Rats : 81
Souffrances
▲ -
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▲ 361
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Devenir
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 361

361 rongeurs, 280 souris et 81 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteurs du défaut génétique de la maladie de stockage du glycogène de type III, ils reçoivent une injection unique d'un vecteur de thérapie génique à doses croissantes, quatre anesthésies générales, des prélèvements sanguins répétés et des tests de force musculaire, avant une mise à mort pour prélever les organes. L'objectif est de déterminer la dose efficace de cette thérapie génique en développement non clinique, en vue d'une future application chez l'humain. Le porteur affirme que le ciblage simultané de trois tissus n'est pas réalisable in vitro et que les deux espèces sont nécessaires, seul le rat reproduisant l'atteinte cardiaque.

Objectifs

La maladie de stockage du glycogène de type III (ou GSD III pour glycogen storage disease III) est une maladie génétique héréditaire rare causée par des mutations dans le gène AGL (pour amyloglucosidase glucanotransférase) qui fabrique l’enzyme débranchante du glycogène nommée GDE. Cette enzyme joue un rôle essentiel dans la transformation du glycogène, molécule de stockage composée de successions de glucose, en unité élémentaire de glucose dans les muscles et le foie. Dans la pathologie, le glycogène non décomposé s’accumule dans les muscles squelettiques et cardiaque et dans le foie, altérant leurs fonctions. L'apparition de la maladie commence dès la petite enfance et comprend l'hypoglycémie, l'hyperlipidémie (excès de graisses dans le sang) et l’élévation des taux sanguins d'enzymes hépatiques causée par la mort des cellules du foie. Au niveau du foie, les symptômes tardifs peuvent inclure une hépatomégalie (foie anormalement gros), reflétant une affection chronique (cirrhose) et, parfois, des tumeurs hépatiques non cancéreuses. Des maladies du cœur peuvent apparaitre. Les fonctions immunitaires sont altérées. Certaines personnes sont de petite taille. Aucun traitement curatif n'existe à ce jour. Notre étude vise à définir la dose efficace d’un traitement de thérapie génique ayant pour but de réintroduire un gène fonctionnel fabriquant la GDE dans les cellules hépatiques et musculaires. Un vecteur recombinant dérivé d’un virus portant le gène AGL fonctionnel sera injecté à doses croissantes dans des modèles de souris et de rats porteurs du défaut du gène agl et l'effet de la thérapie génique sera évalué au cours du temps au niveau des fonctions musculaires, cardiaques et hépatiques.

Bénéfices attendus

A court terme, les effets bénéfiques du traitement chez les souris et les rats porteurs du défaut du gène agl devraient permettre de stabiliser ou de diminuer l'accumulation de glycogène au niveau du foie et des muscles squelettiques et cardiaques, ce qui devrait entrainer une régénération des tissus, une amélioration de la masse et de la force musculaire et une amélioration de la fonction cardiaque. Ce projet de développement non clinique devrait permettre de déterminer la dose minimale efficace du traitement sur tous les organes cibles afin d'envisager, dans un second temps, une application clinique pour le traitement de la GSDIII par thérapie génique.

Procédures

Les souris et les rats recevront tous une injection intraveineuse unique de vecteur thérapeutique en début de protocole : chaque injection ne prendra pas plus de 2 minutes. Pour réaliser l’ensemble des tests et prélèvements, les souris et les rats recevront 4 anesthésies générales par voie intrapéritonéale. Chaque injection ne prendra pas plus de 2 minutes. Les souris subiront 3 mesures de test fonctionnels de suspension et de test d'agrippement et trois mesures de l'activité électrique musculaire espacées chacune de 2 mois. Chaque mesure ne prendra pas plus de 20 minutes. Les souris subiront 4 prélèvements de sang espacés de 2 mois, dont un prélèvement terminal avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 10 minutes. Les souris subiront une mesure de force musculaire juste avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les souris seront euthanasiées après la mesure de force musculaire et les organes prélevés pour analyses histologiques. Les rats subiront 3 mesures d’électrocardiogramme et d’échocardiogramme. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les rats subiront 4 prélèvements de sang espacés de 2 mois, dont un prélèvement terminal avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 10 minutes. Les rats subiront une mesure de force musculaire juste avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les rats seront euthanasiés après la mesure de force musculaire et les organes prélevés pour analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à des périodes de jeûne contrôlé de 4 heures avant les prélèvements sanguins, ce qui pourraient entrainer une sensation de faim, de stress et une hypoglycémie. Ils seront maintenus en contention manuelle ou dans une boite à contention pour les injections intraveineuses, ce qui pourrait entrainer un stress. Certains actes d’évaluation fonctionnelle seront réalisés sous anesthésie gazeuse, ce qui pourrait entrainer une confusion de l’animal au réveil en cas de surdosage. Des douleurs locales pourraient être ressenties au moment du prélèvement d’un petit morceau de queue ou d’oreille (acte réalisé pour l’identification des animaux), au moment des injections intraveineuses du produit thérapeutique, des injections intra-péritonéales d’anesthésique, des injections sous-cutanées d’analgésique, ainsi qu’un moment des prélèvements de sang par voie sous-mandibulaire. Des lésions locales de type inflammatoire accompagnées de douleurs localisées pourraient être causées par la pose d’électrodes transcutanés au moment de la mesure de l’activité électrique du muscle ou lors de certains tests de mesure de la fonction musculaire réalisés sur animal éveillé, notamment si un animal présente des blessures aux griffes ou aux pattes au moment du test. Toutes les nuisances possibles sont localisées et réversibles, ce qui constitue pour l’animal un niveau global de contrainte modérée.

Devenir

P1 et P2: Euthanasie. P3: toutes les souris hétérozygotes seront euthanasiées, toutes les souris homozygotes seront utilisées dans la procédure 1, une partie des souris wild-type sera utilisée dans la procédure 1 (14 souris) et le reste des souris wild-type sera euthanasié (56 souris).

Remplacement

Le projet consiste à mesurer l'effet thérapeutique du transfert génétique du gène agl au niveau du foie, du cœur et des différents muscles squelettiques: ce test n'est pas réalisable dans les modèles cellulaires car il est impossible de cibler trois tissus simultanément in vitro et d’étudier la biodistribution relative de notre molécule thérapeutique entre les différents organes cibles. L'utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée dans notre projet.

Réduction

Afin de respecter le principe de réduction du nombre de souris, nos prévisions d'effectifs sont basées sur des calculs de statistiques prédictives visant à observer une amélioration de la fonction musculaire dans les 2 modèles murins utilisés (souris et rats). Ces calculs permettent de prévoir un effectif de 7 souris et de 8 rats par groupe et par sexe, les deux sexes devant être inclus dans les études de recherche de dose thérapeutique afin de prendre en compte une éventuelle variabilité des effets liée au sexe (soit 14 et 16 individus par groupe pour les souris et les rats, respectivement). Pour les études réalisées sur les souris, 4 doses seront testées en parallèles d’un témoin non traité et d’un groupe de référence d’animaux en bonne santé, et 3 doses seront utilisées pour les études réalisées sur les rats avec les mêmes groupes témoins, soit un total de 84 souris et de 80 rats pour l’ensemble de l’étude.

Raffinement

Les souris et les rats étant des animaux sociaux, aucun animal ne sera isolé dans une cage, sauf si des traitements spécifiques s'avéraient nécessaires. Les animaux recevront une injection unique du traitement par veine caudale, et subiront 3 prélèvements de sang au cours des 4 mois du protocole (un avant le traitement et un tous les deux mois). Ces prélèvements seront réalisés au niveau d'une veine du museau sur animaux vigiles maintenus en contention (souris) ou sous anesthésie gazeuse (rats). Les animaux subiront également un prélèvement de sang d’un volume plus important au moment de l’euthanasie, par prélèvement au niveau du sinus rétro-orbital, sous anesthésie générale. Au cours du protocole, tous les animaux seront soumis à différents tests fonctionnels permettant de mesurer l’effet du traitement au niveau des muscles squelettiques (souris et rat) et du cœur (rats seulement). Les tests douloureux seront réalisés soit sous anesthésie gazeuse, soit sous anesthésie générale et un antalgique fort sera administré par voie sous cutanée avant de le réaliser. Le même antalgique sera également administré pendant les 48 heures qui suivront la fin de certains tests. Tous les tests fonctionnels seront effectués dans une salle dédiée isolée du lieu d'hébergement, dans un environnement calme. Les animaux seront également pesés deux fois par semaine pendant tout le protocole afin de détecter le moindre signe de souffrance.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les modèles les plus couramment utilisés par la communauté scientifique du domaine pour estimer l'efficacité d'approches thérapeutiques sur les pathologies génétiques. Le modèle de souris de la GSDIII permet une évaluation fonctionnelle très complète de différents groupes musculaires, mais ne reproduit pas l’atteinte cardiaque des individus affectés par la GSDIII. Le rat est le seul modèle reproduisant cet aspect de la pathologie. L'utilisation des deux modèles de GSDIII permettra de valider l’effet du traitement sur l’ensemble des organes affectés par la pathologie. Les souris et les rats seront de jeunes adultes âgés de 4 mois au moment du traitement et de 8 mois à la fin du protocole. La caractérisation préalable des deux modèles a permis de déterminer que la pathologie sera déjà présente au moment du traitement, ce qui permettra de tester l’effet de réversion de la pathologie, et non pas sa simple prévention. Ce choix permet de se rapprocher au plus juste de la pathologie humaine, qui sera traitée majoritairement après l’apparition des symptômes.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Rats : 160
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Leur cerveau est irradié aux rayons X en trois séances de 10 Gy, avec prises de sang, IRM cérébrales et musculaires, puis une batterie de tests comportementaux nommés, open-field, test de fatigue, croix surélevée, préférence au sucrose, reconnaissance d'objets et labyrinthe en Y. Le porteur indique que l'irradiation provoque fatigue, perte de poids et dégradation de l'état général, avec porphyrine autour des yeux et pelades sur la tête, et cherche à savoir si l'activité physique et la remédiation cognitive atténuent ces effets. Les retombées annoncées se limitent à des arguments supplémentaires pour les cliniciens afin d'améliorer la qualité de vie des patients traités par radiothérapie.

Objectifs

Le projet analysera les effets de l’irradiation encéphalique par rayons X sur le cerveau et sur les muscles squelettiques, déterminera les mécanismes sous-jacents à ces atteintes tissulaires et évaluera l’intérêt de stratégies thérapeutiques comme l’activité physique spontanée et la remédiation cognitive pour atténuer ces altérations cérébrales, musculaires ainsi que la fatigue et les déficits cognitifs. Ce projet fera suite aux travaux de thèse réalisés au sein de l’équipe, visant à évaluer l’impact de l’activité physique forcée sur les atteintes cérébrales et musculaires radio-induites chez le rat adulte. Notre projet permettra donc de comparer les effets de l’activité physique forcée et spontanée ainsi que d’évaluer l’intérêt de la remédiation cognitive associée ou non à l’activité physique spontanée pour réduire les altérations musculaires, la fatigue et les déficits cognitifs radio-induits.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d'évaluer les effets négatifs de l'irradiation cérébrale sur le tissu sain et de déterminer l'intérêt de l'activité physique spontanée ou forcée, associée ou non à une remédiation cognitive chez le rat. Il permettra donc l'apport d'arguments supplémentaires aux cliniciens pour améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancers qui nécessitent l'utilisation de traitement et d'optimiser leurs soins de support.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes procédures comme des prélèvements sanguins (2 fois pendant 5min maximum) et une irradiation cérébrale globale (irradiation fractionnée en 3 fois 10Gy pendant 3min). Ils seront également soumis à des acquisitions IRM cérébrales (2 fois pendant 45min) et musculaires (2 fois pendant 15min). L'ensemble des animaux réaliseront également des tests de comportement : test de l'openfield (activité locomotrice), test de fatigue (fatigue) , test de la croix surélevée (anxiété), test de préférence au sucrose (dépression) , test de reconnaissance d'objets (mémoire à court terme), le labyrinthe en Y (mémoire spatiale). L'ensemble des tests est réalisé 2 fois (à 2sem et 1mois après irradiation). La durée de chaque test est comprise entre 10 et 20 minutes.

Impact sur les animaux

A la suite de l'irradiation cérébrale, les animaux seront fatigués, présenteront une perte de poids (graisseuse et musculaire) et pourront présenter des signes de leur dégradation de leur état général (porphyrine autour des yeux et de la bouche, sécrétions au niveau du museau, pelades sur la tête). L'intérêt de ce projet est d'évaluer l'intérêt de l'activité physique et de la remédiation cognitive pour atténuer et réduire ces effets indésirables. De plus, des soins seront apportés aux animaux irradiés comme du sérum physiologie pour nettoyer la présence de porphyrine ou l'ajout d'une crème cicatrisante pour la pelade sur la tête.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issue des procédures #1, 2, 3, 4. Ils seront mis à mort lors de la procédure #5.

Remplacement

L’évaluation des effets de l’activité physique et de la remédiation cognitive après une irradiation encéphalique nécessite l’utilisation d'animaux. Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant une analyse intégrée des phénomènes complexes induits par l’irradiation cérébrale et permettant d’évaluer l’intérêt thérapeutique de l’activité physique en association ou non avec la remédiation cognitive.

Réduction

Grâce à l'utilisation au préalable de tests statistiques appropriés et à l'utilisation de techniques d'investigation non invasives (imagerie IRM, tests comportementaux), le nombre d'animaux nécessaire pour permettre une puissance des résultats sera réduit au minimum. Le nombre d’animaux nécessaire à cette étude est estimé à 160 rats répartis en 8 groupes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés aux normes requises, avec un ou plusieurs enrichissements dans les cages (roue d’activité, stimulation sensorielle par différents objets, stimulation sociale avec un hébergement avec plusieurs animaux par cage) ; le personnel participant au projet est formé et les inspections du bien-être des animaux seront réalisées quotidiennement. De plus, toutes les mesures visant à réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux seront entreprises, notamment en appliquant une anesthésie et une analgésie appropriées. Enfin, les points limites spécifiques et de critères d'arrêt de souffrance seront utilisés afin de réduire toute souffrance ou douleur chez les animaux.

Choix des espèces

Le rat possède un cerveau dont la taille est supérieure à la souris et qui est compatible avec les appareils permettant une irradiation encéphalique ciblée (Irradiateur X-Rad 225CX) ainsi qu’une imagerie de haute résolution (IRM 7T Pharmascan). D’autre part, plusieurs tests comportementaux visant à évaluer les déficits moteurs et cognitifs sont bien décrits chez le rat. Enfin, nous avons développé au sein du laboratoire un modèle de radiotoxicité cérébrale chez le rat, pour lequel nous avons déjà très bien caractérisé les dommages cérébraux ainsi que les modifications comportementales (fatigue, mémoire, comportements de type anxiété et de type dépression) jusqu’à 6 mois après irradiation encéphalique. Ainsi nous maitrisons très bien ce modèle animal que ce soit dans le décours temporel de sa physiopathologie et aussi en termes de prise en charge du bien-être animal. Les animaux utilisés auront un poids d'environ 400g, âgés de 6 mois au début du protocole expérimental. Cet âge correspond à l’âge adulte mature chez le rat et est équivalent à l’âge de 18 ans chez l’Homme. A ce stade de développement chez le rat, la substance blanche est complètement mature, ce qui représente un critère très important pour modéliser les atteintes cérébrales observées chez le patient adulte traité par radiothérapie. De plus, à l’âge de 6 mois, le rat présente le maximum de sa croissance squelettique et a atteint sa masse musculaire et sa force musculaire optimales (pic atteint entre 6 et 8 mois chez le rat Wistar).

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Cochons : 12
Souffrances
▲ 12
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

12 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, pour valider des instruments et méthodes de chirurgie du rachis assistée par robot. Chaque animal subit une opération de la colonne vertébrale de quatre heures, encadrée de scanners, sans phase de réveil car la colonne est ensuite instable. Le porteur affirme qu'aucun protocole "in vitro ou ex vivo" ne reproduit les conditions du bloc opératoire, notamment les flux sanguins. Il indique avoir écarté le grand primate, jugé plus proche de l'humain, pour des raisons "financières, pratiques et surtout psychologiques et éthiques", au profit du porc.

Objectifs

En médecine, la chirurgie du rachis représente une difficulté majeure à cause de la présence d’organes vitaux proches de la colonne vertébrale, tels que la moelle épinière, les terminaisons nerveuses, l’aorte, les poumons, etc. La mise de vis représente la référence pour le traitement des pathologies rachidiennes. Le taux d’échec lors de la mise de vis est de 5 à 7%.

Bénéfices attendus

Plusieurs outils et méthodes robotiques sont en cours de développement pour assister le chirurgien durant la mise de vis. Plusieurs campagnes de validation, à la fois des instruments et des méthodes, ont été effectuées in-vitro sur des vertèbres d’animaux. L’analyse des données issues de ces expérimentations a permis de valider certains concepts et approches scientifiques. Les expérimentations in vitro ne sont pas suffisantes car elles ne reproduisent pas l’environnement chirurgical au complet (présence de mouvements physiologiques, saignements, présence d’organes et tissus nobles, etc.). D’où la nécessité de validation sur un modèle animal proche de celui des humains.

Procédures

La validation sur animal est prévue en 4 séances par année sur 3 ans. Chacune des séances nécessite un animal. La durée opératoire de chaque séance est 4 heures. La procédure sera une chirurgie du rachis précédée et suivie par un scanner pour évaluer le succès. Il est à noter que le nombre d’animaux nécessaire à ce travail de validation peut diminuer en fonction du déroulement des tests et de la pertinence des données acquises à chaque étape intermédiaire.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie et analgésie durant la prrocédure. Un traitement de douleur sera donné de façon continue avec des doses supplémentaires en cas de signes de douleur.

Devenir

Tous les animaux inclus dans l'étude sont mis à mort sans réveil directement à la fin de la procédure pour éviter les douleurs post-opératoires. En plus, suite à la chirurgie rachidienne, la colonne vertébrale est instable pour permettre le déplacment des animaux.

Remplacement

L’expérimentation sur animal vivant car aucun protocole in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire fidèlement les conditions rencontrées au bloc opératoire. En particulier, la nature des tissus vivants et des flux sanguins. Le cochon représente le modèle animal le plus proche de l’homme.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux nous envisageons seulement 4 expérimentations par an pour avoir des données suffisamment représentatives de la chirurgie du rachis (placement de vis pédiculaires).

Raffinement

Les essais proposés ne requièrent pas de suivi postopératoire ni que les animaux soient en état éveillé. Les animaux seront donc endormis pendant les essais en chirurgie ouverte et mis à mort sans réveil. En dehors de cette phase très technique, ils seront maintenus dans des groupes sociaux pour assurer les meilleures conditions de confort adaptées à leur espèce. Durant toute la procédure, l’animal sera sous anesthésie générale avec traitement continu de la douleur (morphine 0.3 mg/kg en intraveineux de façon continue).

Choix des espèces

Le modèle porc (Sus scrofa domesticus) est un modèle reconnu de modélisation chirurgicale compte tenu de sa taille et de sa conformation organique. L’anatomie du cochon, notamment au niveau de la colonne vertébrale, de la qualité osseuse et des flux sanguins sont plus proches de ceux rencontrés chez l’Homme. Le modèle grand primate est considéré comme étant le plus proche de l’Homme offrant des conditions expérimentales réalistiques pour les praticiens souhaitant pratiquer une procédure chirurgicale dans des conditions les plus fidèles possibles à la réalité. Cependant, pour des raisons financières, pratiques et surtout psychologiques et éthiques concernant l'utilisation de ces animaux comme modèle, le choix s’est porté sur le porc qui offre suffisamment de similarités pour garantir la pertinence du protocole expérimental. Les animaux choisis sont âgés de plus que 6 mois permettant d’avoir une taille des pédicules adéquate pour réaliser les expérimentations et d’éviter la présence de cartilage de croissance ce qui pourra fausser les résultats.