Système immunitaire

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Souris : 320
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320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc puis une injection de cellules Natural Killer dans le sinus rétro-orbitaire, avec une mesure quotidienne de la tumeur, pour étudier l'activité antitumorale de ces cellules immunitaires. Le porteur indique que les souris sont tuées quand la tumeur atteint 15 millimètres ou dès qu'un point limite est atteint, comme une gêne au déplacement ou une prostration. Sur le remplacement, il affirme que le nombre d'acteurs cellulaires et moléculaires en jeu rend la modélisation in vitro impossible et que les cellules NK n'existent que chez les mammifères.

Objectifs

Les cellules immunitaires Natural Killer (NK) appartiennent à la première ligne de défense du corps contre les agents pathogènes. En effet, ces cellules sont capables de reconnaître et d’éliminer les cellules infectées par des virus mais également les cellules cancéreuses. Ces cellules sont également douées d'une certaine mémoire, ce qui signifie que leur réponse sera amplifiée lors d'un second contact avec une cellule infectée ou tumorale. Ainsi, chez des souris porteuses de tumeurs, il a été montré une diminution de la taille des tumeurs et une meilleure survie des souris quand celles ci sont traitées avec des cellules NK pré-activées. Cette pré-activation consiste en une incubation de 16h de cellules NK purifiées avec un cocktail de cytokines. Les cellules NK ainsi pré-activées sont dites cellules NK mémoires car elles montrent une meilleure survie et de meilleures fonctions effectrices in vitro et in vivo lors d'un second contact avec des cellules tumorales. Le but de ce projet et de mieux comprendre l'interaction et l'importance de chaque cytokine prise séparément et en cocktail sur la préactivation des cellules NK. Il permettra notamment d'évaluer l'importance de différentes voies moléculaires en aval de ces cytokines pour la génération de NK mémoires. Afin d'évaluer leur rôle anti-tumoral in vivo, les cellules NK seront traitées avec différentes combinaisons de cytokines en présence d'inhibiteurs de ces voies. Ces cellules NK seront ensuite injectée à des souris porteuses de 4 types de tumeurs afin d'établir l'importance de ces voies moléculaires sur l'activité anti-tumorale des NK mémoires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l'impact des cellules NK préactivées sur la pousse tumorale et de caractériser les voies essentielles à leur fonction in vivo. Il pourra permettre d'affiner les méthodes de pré-activation des NK, méthodes potentiellement transposable en immunothérapie contre le cancer.

Procédures

Injection de cellules tumorales en sous cutanée sur le flanc droit, anesthésie sous isoflurane, quelques minutes, une fois . Injection de cellules NK purifiées préactivée en intra veineuse au niveau du sinus retro-orbital, anesthésie sous isoflurane, quelques minutes, une fois. Mesure de la tumeur, anesthésie sous isoflurane, quelques minutes, journalier.

Impact sur les animaux

Le transfert de cellules NK par injection intra veineuse au niveau du sinus retro-orbatal ne devrait créer aucun stress particulier. Les cellules tumorales seront injectées en sous cutané au niveau du flanc droit ce qui conduit à une gêne associée à la pousse de la tumeur, c'est pourquoi la mesure de la tumeur sera journalière.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude ou avant si un point limite est atteint.

Remplacement

Ce type de projet nécessite l'utilisation de modèles animaux, le nombre d'acteurs cellulaires et moléculaires mis en jeu étant trop nombreux et leurs interactions trop complexespour pouvoir être modélisés in vitro. D'autre part, les cellules NK ne sont présentes que chez les mammifères ce qui exclut le recourt à d'autres modèles animaux non mammifères.

Réduction

Une étude bibliographique appuyée par nos expériences relevant d'autres projets nous ont déjà permit de définir les doses de cellules tumorales et NK à injecter ainsi que la cinétique de croissance des tumeurs ce qui limite les études préliminaires. Le nombre d'animaux nécessaires a été calculé de façon à apporter des réponses statistiquement fiables tout en évitant des mises à mort inutiles (test de LogRank pour les statistiques reliées à la survie, nombre d'animaux par groupe calculé par epiR package version 0.9-030). Afin d'optimiser le nombre d'animaux utilisés de nombreux paramètres sur la pousse de la tumeur, la fonction des cellules NK et leur phénotype à la fin de l'expérimentation seront analysés sur un même animal.

Raffinement

Lors de cette procédure, un suivit des animaux et des mesures journalières de la tumeur seront réalisées. Ainsi l'animal sera mis à mort lorsque le plus grand diamètre de la tumeur atteint 15 mm (Workman et al, BJC, 2010). D’autre part, les animaux seront mis à mort dans l’un des cas suivants : blessure au niveau de la tumeur, gène dans le déplacement, prostration, absence d’interaction avec le groupe. Dans le cas où l'œil montrerait des signes d'inflammation après l'injection, il sera soigné par l'application d'une pommade vétérinaire ophtalmique associant un corticostéroïde et un antibiotique jusqu'à disparition des symptômes.

Choix des espèces

Les cellules NK ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des souches murines génétiquement modifiées (KO, KI, possibilité d'utiliser la technique CRISPR/cas9) et des réactifs disponibles permet une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8-12 semaines seront utilisées pour les expérimentations. Cet âge correspond, selon la courbe de croissance des souris C57BL/6, à un poids de 19-21 grammes à jeun. A cet âge, les souris ont un système immunitaire mature.

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Souris : 654
Souffrances
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 654

654 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections tous les deux jours ou des gavages, et une partie subit une excision de la peau du dos sous anesthésie pour observer la cicatrisation, dans le but d'étudier des lymphocytes appelés cellules MAIT et leur lien avec le microbiote. Le porteur indique que toutes seront tuées dans un autre établissement pour prélever le thymus, les reins, le foie et la peau. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle de peau artificielle ni aucune modélisation ne reproduit ces paramètres et se dit "obligé d'utiliser des animaux".

Objectifs

La compréhension de la réparation de la peau est un enjeu de santé publique puisqu’elle pourrait permettre l’amélioration du traitement d’épisodes cliniques aigus (brûlure, choc mécanique…) et chroniques (eczéma, psoriasis…) qui touchent une grande partie de la population. Des données préliminaires chez l’homme et la souris suggèrent que certaines cellules de l’immunité, très fréquentes dans la peau, synthétisent des molécules favorisant la réparation de celle-ci. Cependant, leur rôle exact, ainsi que la possibilité de les stimuler cliniquement pour augmenter la réparation tissulaire, restent des pistes à explorer. Les cellules immunitaires en question sont des lymphocytes T invariants associés aux muqueuses (MAIT) qui sont les cellules d’intérêts dans notre projet et qui ont la capacité de reconnaitre et d’être stimulées par des molécules produites par des bactéries. Différentes données de la littérature suggèrent que les cellules MAIT pourraient avoir des propriétés de réparation tissulaire. L’objectif de ce projet est d’étudier le lien entre les bactéries du microbiote et les cellules MAIT en condition physiologique et lors du processus de cicatrisation.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra d’évaluer le rôle de molécules synthétisées par les bactéries du microbiome dans la biologie des cellules MAIT en dehors du thymus, c’est-à-dire en périphérie. Nous pourrons évaluer le rôle du microbiote commensal intestinal et cutané dans le maintien des cellules MAIT en périphérie. A long terme, la démonstration de l’implication des cellules MAIT dans la cicatrisation des plaies cutanées et l’analyse des mécanismes impliqués peuvent aboutir à des techniques permettant le déclenchement des propriétés des cellules MAIT à des fins thérapeutiques chez les humains.

Procédures

Nous ferons des prélèvements de fèces au cours des différentes procédures à une fréquence d’une fois par semaine maximum. Pour une procédure, les animaux subiront des injections tous les deux jours (1 minute/injection, 1 à 5 injections au maximum). Pour les autres procédures comportant des injections ou des gavages, les animaux ne subiront ces gestes qu’une seule fois au cours de la procédure. Dans une autre procédure, les animaux subiront une chirurgie permettant de réaliser une excision cutanée (30 minutes) pour observer le processus de cicatrisation.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n’est attendu pour tous les produits que nous injecterons au cours du projet. Les antibiotiques utilisés n’ont jamais montré d’effet indésirable lorsqu’ils sont utilisés pour éradiquer les bactéries. Les bactéries utilisées pour le projet sont Escherichia coli et Staphylococcus epidermidis qui sont toutes les deux commensales respectivement de l’intestin et de la peau. Lors de l'excision cutanée au niveau du dos, il y a très peu de risque de créeer une infection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par du personnel expérimenté dans un autre établissement pour que les tissus prélevés soit immédiatement analysés sur des appareils spécifiques. Le thymus, les reins, le foie et la peau seront prélevés afin d’analyser l’abondance des cellules MAIT.

Remplacement

Pour ce projet, nous ne pouvons pas utiliser un modèle de peau artificielle car les cellules MAIT font partie du système immunitaire qui est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein d’un organisme selon des flux très précis. De plus, nous savons déjà que les cellules MAIT se spécialisent particulièrement en fonction de leur localisation dans l’organisme (Par exemple, elles n’ont pas les mêmes priorités dans les poumons et dans le foie). Chaque organe (voire chaque partie du corps) présente un microenvironnement particulier lié à la fois aux cellules présentes, à la façon dont elles communiquent ensemble, ainsi qu’à tout ce qui s’est passé depuis la création de l’organe en question. Aucune modélisation mathématique ou modèles in vitro existants ne permettent de reproduire tous ces paramètres à la fois. C’est pourquoi nous sommes obligés d’utiliser des animaux pour étudier ces phénomènes.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé par une formule dérivée du t-test de Sudent. Cette formule tient compte des variations attendues au sein des groupes et des différences attendues entre les groupes d’après la littérature et des études faites antérieurement. Pour tout le projet, nous avons des groupes de souris allant de 6 à 18 individus. Nous utiliserons un total de 654 animaux.

Raffinement

Il y aura une observation quotidienne des animaux, une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (changes de cages etc…) ou expérimentales (prélèvement de fèces), et une observation accrue après chaque gavage, ou injection, ou tous actes susceptibles d’entrainer de la douleur, de la souffrance ou du stress, plusieurs fois dans la journée pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effet délétère. Les animaux seront manipulés sur plusieurs jours avant le début des procédures afin de les habituer aux manipulateurs. Les injections et les gavages seront fait par du personnel expérimenté. Pour une des procédures, nous réaliserons une excision cutanée. Des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés. Une grille de score a été définie pour évaluer l’état des souris. Les animaux seront hébergés en isolateur dans des cages standards par groupes de sexe identique (3 par cage). Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. La litière sera constituée de copeaux stérilisés par irradiation (). Les souris recevront un aliment standard stérilisé par irradiation à et de l’eau autoclavée.

Choix des espèces

Les cellules d’intérêt pour ce projet (cellules MAIT) sont retrouvées uniquement chez les mammifères chez qui elles sont fortement conservées. La souris est le modèle le plus adapté pour ce projet car elle possède un système immunitaire ayant de fortes similitudes avec celui de l’homme. Nous utilisons une lignée de souris possédant le gène Castaneus (Cast) qui permet d’avoir le nombre de cellules MAIT se rapprochant de celui observé chez l’homme. Ceci permet une lisibilité accrue de leurs fonctions, localisations et rôles potentiels dans la réparation tissulaire. De plus le modèle d’excision cutanée que nous utiliserons mime le processus de réparation cutanée humain, ce qui pourrait déboucher sur des données applicables cliniquement. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (entre 6 et 8 semaines). Nous n’attendons pas d’effet lié à l’âge des souris, cependant nous éviterons d’utiliser les animaux plus âgés car leur peau est plus épaisse. Cela entraine des problèmes sur le traitement des échantillons (cellules plus compliquées à extraire), des problèmes pour l’excision cutanée (plus compliqué de faire l’incision) et des problèmes au niveau de la qualité de la peau qui est réduite avec l’âge (les souris peuvent se battre par exemple).

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Souris : 60
Souffrances
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60 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Après une mise à jeun de quatre heures, chaque souris subit une chirurgie viscérale d'une trentaine de minutes avec injection de microbilles fluorescentes ou d'une substance imitant un virus dans l'intestin grêle, puis reçoit un surdosage d'anesthésique. L'objectif affiché est de mettre au point une procédure d'analyse des molécules sécrétées dans l'intestin lors d'une infection, dans un projet pilote destiné à finaliser un article. Le porteur indique s'être appuyé sur des cultures d'organoïdes mais affirme qu'aucune méthode ne remplace l'expérimentation in vivo pour ces questions.

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste à mettre au point et optimiser une procédure permettant d’étudier les conséquences de l’exposition à certains agents d’origine parasitaire, microbienne ou viral sur la muqueuse intestinale. Plus précisément, nous souhaitons savoir quelles sont les molécules et substances sécrétées dans la lumière intestinale en réponse à des stress infectieux. Cette procédure consistera à réaliser une injection et un prélèvement de liquide intestinal, sur des souris anesthésiées. Dans ce projet, nous réaliserons deux types d’expériences, nous permettant d’optimiser la procédure : le suivi de microbilles fluorescentes, afin d’observer les interactions entre particules et cellules, ainsi qu’une substance capable de mimer la présence d’un virus, qui nous servira de contrôle positif. Cette procédure sera appliquée à deux lignées de souris, nous permettant, par comparaison des données obtenues dans ces dernières, de définir la contribution respective de certains sous types de cellules intestinales. Ce projet est un projet pilote, dans lequel nous validerons et optimiserons cette procédure

Bénéfices attendus

La balance bénéfice/risque associée à ce projet est clairement favorable. Cette procédure nous permettra d’obtenir les données nécessaires à la finalisation d’un article, visant à démontrer le rôle de certaines cellules intestinales dans la production de composés antiparasitaires. Les retombées attendues en termes de connaissances fondamentales sont importantes, et pourraient avoir des répercussions en termes de lutte contre les parasites. Au-delà de la finalisation de cette étude, cette procédure nous permettra de tester, simplement, d’autres hypothèses de travail, ayant notamment rapport avec l’immunité antivirale.

Procédures

Après une mise à jeun de 4 heures, les 60 animaux inclus dans cette saisine seront soumis à une procédure de chirurgie viscérale et injection de substances dans l’intestin grêle, procédure dite sans réveil, réalisée sous anesthésie générale, incluant l’ajout d'anti-douleur, durant une trentaine de minutes.

Impact sur les animaux

Les souris seront soumises à une mise à jeun de 4 heures, des étapes de contention, une anesthésie générale, ainsi qu'un injection/ponction intraluminale.

Devenir

Les individus seront tous mis à mort pour récupération des tissus digestifs et du contenus de l'intestin grêle.

Remplacement

Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être intégralement mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et certains agents / substances pathogènes. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Nous avons, jusqu’à présent, pu consolider nos données à l’aide de modèles alternatifs (culture d’organoïdes), légitimant cette demande d’expérimentation in vivo, et réduisant la probabilité d’échec de ce projet.

Réduction

Il est difficile de présumer, par analyse de puissance rigoureuse, du nombre total d’animaux requis pour cette procédure, sachant que les paramètres que nous souhaitons étudiés n'ont jamais été monitorés jusqu'à présent. Sur la base des données publiées d'études relativement similaires, des lots de 4 à 6 souris sont typiquement analysés lors des expériences. Compte-tenu du nombre de génotypes et de substances à tester, et prenant en compte d’éventuelles étapes de mise au point, nous estimons qu’une quinzaine de souris sera nécessaire pour chaque type d’agents/composés à tester, par génotype, incluant les contrôles. Ainsi, ce projet impliquera 60 souris au total. Les méthodes d’interprétation des résultats seront basées sur des analyses statistiques.

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière lors des phases d’élevage, et ne présentent pas de phénotype dommageable. Ces derniers ne seront en phase expérimentale que durant 30-40 minutes, sous anesthésie générale contrôlée, à la suite de quoi ils seront soumis à un surdosage d’anesthésique, dans le cadre d’une procédure de chirurgie sans réveil. Cette procédure sera réalisée dans les conditions suivantes: contrôle des substances anesthésiques et analgésique locaux, maintien de la température corporelle de l'animal sur tapis chauffant.

Choix des espèces

Le système digestif de la souris présente de nombreuses similitudes avec celui de l’homme. Les individus seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge, lorsque le système digestif est mature.

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Souris : 855
Souffrances
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 855

855 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour extraire leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une inflammation du poumon, du rein ou du pancréas leur est provoquée par injection d'un agent inflammatoire, celle de la pancréatite consistant en une injection par heure pendant dix heures sur animaux vigiles, avant un examen IRM, pour tester des agents de contraste détectant l'inflammation. Le porteur indique des atteintes possibles de la respiration et de la mobilité et une perte de poids, un analgésique n'étant administré qu'à l'apparition de signes cliniques. Il affirme que ces pathologies ne sont pas reproductibles in vitro et présente le recours à l'animal vivant comme "indispensable".

Objectifs

Les inflammations pulmonaires sont responsables de 2,5 millions de morts par an dans le monde. Une détection précoce permettrait de protéger les poumons avant que leur dégradation ne soit irréversible. Dans ce projet il s'agit de détecter une inflammation pulmonaire à ses débuts avant tout changement anatomique et physiologique visible par les méthodes actuelles. De plus dans les maladies inflammatoires chroniques (ex : granulomatose avec polyangéite, syndrome de Goodpasture, ...), il a été décrit un syndrome pneumo-renal c’est à dire que si les poumons sont touchés par l'inflammation, le rein le sera aussi ou l'est déjà (mais sans symptôme). En parallèle, les pancréatites chroniques ou aigües sont des pathologies graves avec 30% de décès pour une pancréatite aigüe et des risques de cancer pour les pancréatites chroniques. Si le diagnostic des pancréatites aigües se fait facilement, il n’en est pas de même pour les pancréatites chroniques qui échappent à toutes les méthodes d’imagerie et dont la détection bio-chimique est peu fiable. Le point commun de ces pathologies est l’enzyme élastase. Nous voulons donc développer un outil (qui donne un signal en Imagerie par Résonance Magnétique - IRM) qui détecte cette activité enzymatique dans le poumon, les reins et le pancréas. Pour cela, nous développons des agents de contraste (substrats détectables par IRM) capables d’être clivés par l’élastase et dont le produit pourrait être détectable par IRM. C’est pourquoi l’objectif de ce projet est de développer 3 modèles inflammatoires pour évaluer l’efficacité de ces nouveaux agents de contraste et leur spécificité d’action.

Bénéfices attendus

1- Notre projet devrait permettre de détecter très précocement des maladies inflammatoires : actuellement les pathologies chroniques pulmonaires sont détectées trop tardivement, uniquement lorsque les destructions du tissu pulmonaire sont irréversibles (COPD, mucoviscidose). De plus, notre projet permettra de détecter l’inflammation rénale induite par l’inflammation pulmonaire et ainsi débuter un traitement plus précocement. Finalement, notre projet devrait permettre de détecter les pancréatites chroniques avant qu’elles ne se développent en cancer. 2- Notre projet vise à développer des agents de contraste qui possèdent une forte spécificité de contraste. Ceci permettra de non seulement détecter où se trouve l’inflammation, mais aussi de quantifier le stade inflammatoire. 3- Notre projet vise à détecter toute inflammation présente dans le corps, afin de développer un outil « universel » de détection

Procédures

Pour les 285 animaux développant une inflammation pulmonaire, ils recevront une injection (sous anesthésie générale) pour créer l'inflammation. Pour le développement d’une inflammation rénale, 285 animaux vigiles recevront une seule injection d'un agent inflammatoire. Pour le développement d’une pancréatite, 285 animaux vigiles recevront une injection d'un agent inflammatoire 1 fois par heure pendant 10h pour créer l'inflammation.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus suite au développement des modèles inflammatoires seront visibles au niveau de la respiration (augmentation ou diminution du rythme et de son intensité, apparition de respiration abdominale voire orale), mobilité (marches sur les phalanges, isolement notamment), alimentation (perte de poids).

Devenir

Après la mise en place des modèles inflammatoires, les animaux subiront un examen IRM qui est indolore et sous anesthésie générale. A la fin de l'examen IRM, ils seront ensuite immédiatement euthanasiés. L'euthanasie des animaux est nécessaire pour extraire les organes et réaliser des coupes histologiques pour détecter la présence des enzymes dans les sites inflammatoires et ainsi corréler avec le signal IRM obtenu.

Remplacement

Il est indispensable d’utiliser les animaux vivants, car il n'existe pas de moyens de simuler l'anatomie et la physiologie complexes d'un organe sain ou inflammatoire en raison d'un nombre de paramètres physiques, physico-chimiques, biochimiques et pharmacologiques trop important pour être modélisé. En effet, nous souhaitons détecter une activité enzymatique, liée à une inflammation. Ces pathologies ne sont pas reproductibles in vitro car elles nécessitent soit un système immunitaire complet soit un organe fonctionnel dans lequel une situation pathologique doit être provoquée.

Réduction

Afin de limiter le nombre d'animaux à utiliser pour ce projet, des expérimentations in vitro ont été réalisées en amont, pour étudier l'effet des nouveaux agents de contraste sur des cellules en culture. Le nombre d'animaux a été évalué à 15 souris par agent de contraste, afin d'avoir un nombre suffisant pour obtenir des résultats significatifs. Les tests statistiques utilisés seront le test de Student et ANOVA.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi par des objets (bâtonnets de bois à ronger, matériaux de construction de nid, coton, maisonnette, tubes en carton) contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté. L'utilisation d'anesthésie gazeuse pendant les procédures permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. Entre la mise en place des modèles inflammatoires et l’examen IRM, un tableau d’évaluation du bien-être a été mis en place. Dès qu’un signe clinique apparaît dans les souris portant une inflammation pulmonaire ou rénale, l’administration d’un analgésique sera réalisée. Si un signe clinique apparaît dans les souris portant une pancréatite, la dose de l’analgésique sera augmentée. De plus, si une perte de poids supérieure à 10% intervient, de la nourriture sera déposé dans la cage. Des points limites ont été instaurés pour surveiller la santé et le bien-être des animaux : respiration abdominale/orale marquée, titubation, léthargie, perte de poids de plus de 15%. Si ces points limites sont atteints, les animaux seront transférés immédiatement à l’IRM et euthanasiés en fin de session d’imagerie sans réveil préalable. Les animaux seront surveillés au minimum 1 fois par jour par le zootechnicien et/ou le porteur du projet et/ou l’étudiant en charge des expérimentations.

Choix des espèces

Le dispositif d'imagerie ayant un diamètre de 3cm, les souris sont les seuls animaux utilisables dans ce projet tel qu'il existe à ce jour. De plus, de nombreuses pathologies inflammatoires peuvent y être développées. Les souris seront utilisées à 8 semaines donc au stade adulte, car nous visons des pathologies survenant principalement chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1280
Souffrances
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1 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une insuffisance rénale aiguë leur est provoquée par ischémie-reperfusion ou par injection d'agents néphrotoxiques, et certaines souris jeunes sont irradiées puis reconstituées avec les cellules de souris âgées, pour étudier le rôle du vieillissement immunitaire dans l'atteinte rénale. Le porteur indique un risque de mortalité de 20 à 30 % lié à l'induction de la maladie et décrit un stress transitoire lié aux chirurgies et injections. Il affirme que la maladie est trop complexe pour des modèles in vitro et présente la souris comme l'espèce "la moins susceptible de ressentir" douleur et souffrance.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'étudier l'impact du vieillissement sur l'infiltrat immunitaire durant l'Insuffisance Rénale Aigue (IRA) et de tenter de trouver de nouvelles interventions ciblant les cellules immunitaires pour prévenir 'lInsuffisance Rénale Aigue (IRA) et sa transition vers l'Insuffisance Rénale Chronique (IRC) chez les sujets âgés.

Bénéfices attendus

Meilleure compréhension des mécanismes immunitaireset physiopathologiques mis en jeu lors d'une agression rénale aigue chez des souris agées et recheche de traitements pharmacologiques potentiels

Procédures

1/ groupe IRA : L'IRA sera induite par ischémie-reperfusion ou injection d'agents néphrotoxiques (glycérol ou PHZ) sur des souris males et femelles de 2 et 18 mois anesthésiées. 2/ groupe inhibiteur pharmacologique : Après IRA, des souris seront exposées ou non à des traitements pharmacologiques ou moléculaires susceptibles de bloquer la fibrose rénale. 3/ groupe chimère hématopoiétique : Des souris jeunes seront irradiées puis le compartiment hématopoiétique sera reconstitué par des cellules provenant de souris agées. Par la suite une IRA sera induite >>Avant sacrifice, tous les groupes d'animaux seront soumis à des investigations in vivo pour évaluer la fonction rénale : diurèse en cage metabolique (1 fois), débit de filtration glomérulaire (2 fois : J0 et avant sacrifice), prise de sang (3 fois : J0, H6, J2) au niveau de l'artère caudale (volume inférieur à 50μl) pour mesurer l'urée plasmatique.

Impact sur les animaux

Protocole #1: stress transitoire lié à la chirurgie, apparition progressive d'une insuffisance rénale Protocole #2: stress transitoire lié à l'injection du glycerol, apparition progressive d'une insuffisance rénale Protocole #3: apparition progressive d'une insuffisance rénale Protocole #4: léger stress transitoire lié à l'irradiation Protocole #5: léger stress transitoire lié à l'installation des capateurs Protocole #6: léger stress transitoire lié aux cages métaboliques

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux sont mis à mort pour prélèvement d’organes pour des analyses post sacrifice.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation sur des animaux est justifié par le fait qu’une insuffisance rénale aiguë est une pathologie complexe, impliquant différents compartiments cellulaires (épithélium, vaisseaux, cellules immunitaires…), impossible à reproduire sur des modèles in vitro simplifiés. (ex : cultures cellulaires).

Réduction

Les effectifs des cohortes sont réduits au maximum dans la limite de l’outil statistique. Pour chaque expérience, le maximum d’échantillons sont extraits de l’animal afin d’éviter d’avoir à reproduire l’expérience par manque de matériel biologique. Compte tenu du risque de mortalité (environ 20-30%) lié à l'induction d'IRA (ischémie reperfusion ou l'injection d'agents nephrotoxiques (glycerol ou PHZ)), 5-6 animaux par groupe avec 3 à 4 protocoles seront suffisants. Les comparaisons entre groupes traités et non traités seront réalisées en utilisant un test de Mann-Whitney ou Kruskal-Wallis

Raffinement

Tous les animaux sont hébergés dans un service de zootechnie agréé par le ministère dans un environnement enrichi (ajout de papier essuie tout pour la nidification). Pendant toute la durée de nos études, les animaux sont suivis quotidiennement, pesés au moins une fois par semaine afin d’identifier une potentielle souffrance.

Choix des espèces

L’espèce utilisée permet d'utiliser le moins d'animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. De plus, la littérature indique qu’elle est celle qui fournit les résultats les plus satisfaisants et qu’elle est la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris mutantes et transgéniques ciblant des protéines d’intérêt dans la régulation de la fonction rénale. Pour ce projet portant sur l’immunosénescence, nous avons besoin de comparer des animaux jeunes à des animaux vieux. Pour cela, nous utiliserons des souris de 2 mois (jeunes) et de 18 mois (vieux).

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    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 8960
Souffrances
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8 960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Fortement immunodéprimées, elles reçoivent des cellules T humaines et des cellules tumorales, avec une à deux injections ou prélèvements par semaine, pour optimiser l'efficacité de ces cellules contre le lymphome. Le porteur indique une perte de poids possible et l'arrêt de l'expérience en cas de souffrance. Il affirme que cette analyse de cellules humaines ne peut se faire qu'in vivo, sur un modèle murin très immunodéprimé.

Objectifs

Le traitement des cancers des cellules du sang représente un enjeu majeur et dans ce contexte, de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer ont récemment été développées en utilisant notre système de défense pour cibler et éliminer les tumeurs. Notamment, des immunothérapies basées sur l’injection de cellules immunitaires spécifiques de protéines tumorales, comme par exemple les approches utilisant des cellules T modifiées pour reconnaitre spécifiquement une tumeur, ont démontré leur potentiel thérapeutique, et sont maintenant approuvées en clinique pour certaines applications. Cependant des cas de résistances/rechutes pour ces patients restent trop nombreux et de nombreuses questions demeurent pour en comprendre les raisons et en conséquence, pouvoir optimiser la persistance et la réactivité des cellules T greffées chez ces patients. Dans ce projet, nous proposons de déterminer dans un modèle murin adapté : 1) l'efficacité anti-tumorales de cellules T humaines générées à partir d’échantillons de patients atteints de lymphome 2) de quelle manière le processus de préparation des cellules T et la nature de la tumeur, affectent le devenir et l’efficacité des cellules T greffées. Les résultats obtenus pourraient permettre une amélioration de l’efficacité de ces nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de notre projet sont tout d’abord une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans une réponse anti-tumorale efficace d’une population de cellules de notre système immunitaire, les cellules T. D’autre part, nous espérons que nos résultats auront pour conséquence l’amélioration dans un premier temps du traitement des lymphomes mais également, à plus long terme, d’autres types de cancers. Cette problématique reste en effet une problématique majeure puisque le traitement des cancers des cellules sanguines en général, et du lymphome en particulier, représente toujours un enjeu de santé majeur (plus de 5000 nouveaux cas/an dont 1/3 de cas réfractaires aux traitements de premières lignes). Dans ce contexte, comme indiqué ci-dessus, le développement de nouvelles stratégies anti-tumorales, basées sur les propriétés du système immunitaire pour cibler et éliminer les tumeurs, a permis d’améliorer les traitements contre le cancer et notamment les hémopathies. Ainsi, les traitements basés sur l’injection de cellules T anti-tumorales sont maintenant approuvés en clinique pour le traitement de différents cancers hématologiques tels que les leucémies ou les lymphomes. Toutefois, malgré des résultats spectaculaires, des formes réfractaires à cette approche persistent. Différentes explications peuvent être invoquées comme une faible/absence d’expansion des cellules T anti-tumorales après infusion, un défaut de persistance ou encore une altération de leur fonctionnalité. Ainsi, il est crucial de déterminer les causes de ces échecs afin d’optimiser l’efficacité de ces nouvelles thérapies pour cet enjeu majeur de santé publique. Ce projet permettra ainsi comme indiqué précédemment d’accroître nos connaissances sur les paramètres pouvant impacter l’efficacité des cellules T anti-tumorales et ainsi, identifier de nouvelles pistes pour optimiser cette approche thérapeutique prometteuse.

Procédures

Les animaux subiront différents types d'injections ou prélèvements pour lesquelles la douleur est faible à modérée et ne requièrent pas plus que quelques minutes par animal. Par souci du bien être animal et en fonction du type d'injection, l'intervention sera réalisée sous anesthésie ou contention appropriée de l'animal. En moyenne, un animal subira 1 à 2 injections ou prélèvements par semaine au cours d’une expérience.

Impact sur les animaux

Le protocole expérimental mis en place afin de répondre à nos objectifs peut induire une perte de poids transitoire chez l’animal. Les animaux seront observés et suivis régulièrement afin de détecter l’apparition de tout signe de douleur détaillée dans une fiche de suivi clinique (perte de poids, altération du comportement, de la qualité du poil, de la mobilité, …). En cas de souffrance de l'animal, l'expérimentation sera arrêtée.

Devenir

La totalité des animaux impliqués dans cette demande sera mise à mort en fin d'expérimentation afin de prélever les organes lymphoïdes et réaliser des analyses par cytométrie en flux et microscopie.

Remplacement

La caractérisation des effets anti-tumoraux des cellules T de patients modifiées ex vivo en parallèle du suivi du développement tumoral ne peut être abordé à ce stade qu’in vivo. Il n’existe pas d’approches in vitro ou in silico qui permettent de s’en affranchir. Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de la fonctionnalité de cellules T humaines anti-tumorales, en présence de tumeurs. Toutefois, de nombreuses conditions de culture et/ou modifications des cellules T de patients seront, dans une première phase, testées ex vivo de manière à sélectionner et ainsi optimiser, le nombre de conditions testées in vivo.

Réduction

Cette étude est basée sur les données de la littérature et l’expertise de nos collaborateurs dans la réalisation d’expériences comparables. Par ailleurs, de nombreuses conditions de culture et/ou modifications des cellules T de patients seront dans une première phase testées ex vivo de manière à sélectionner et ainsi optimiser le nombre de conditions qui seront ensuite testées in vivo. Les modèles tumoraux utilisés dans cette étude permettent un suivi facilité du développement tumoral par bioluminescence et une limitation du nombre d’animaux utilisés. De plus, nous avons évalué en fonction des données connues, du degré d’hétérogénéité de la pathologie et de la prise des greffes, que le nombre d’animaux par groupe expérimental (n=8) permettait d’atteindre une puissance statistique suffisante. Les expériences proposées sont décrites en deux phases ce qui permettra de sélectionner et limiter les conditions à tester dans la deuxième phase et ajuster, si nécessaire, le nombre d’animaux requis. Par ailleurs, mâles et femelles pourront être utilisés dans ce projet afin d’optimiser au maximum l’utilisation des animaux. Enfin, les données obtenues seront systématiquement évaluées au moyen de tests statistiques adaptés.

Raffinement

Durant les expériences, les animaux seront suivis quotidiennement par les zootechniciens et/ou chercheurs. Pour leur bien être et réduire le plus possible souffrance et angoisse, les animaux seront maintenus systématiquement à plusieurs par cage avec un enrichissement suffisant pour leur permettre de construire des nids et ainsi améliorer leur bien être. Afin d'évaluer la souffrance des animaux en expérimentation, la qualité du poil, la mobilité, la posture et le poids des souris seront monitorés (en utilisant une grille d'évaluation clinique). Une attention toute particulière sera portée à la perte de poids : ainsi, le poids des animaux sera mesuré régulièrement et un peu de nourriture humidifiée (et/ou substitut gélifié) sera déposé si besoin directement dans la cage afin d’éviter aux souris d’aller chercher en hauteur la nourriture et l’eau. L’expérimentation sera arrêtée immédiatement si un état de souffrance est détecté chez les animaux.

Choix des espèces

Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de la fonctionnalité de cellules T humaines anti-tumorales, en présence ou en absence de tumeurs. Ces questions ne peuvent pas être abordées à l’heure actuelle au moyen de méthodes alternatives in vitro ou in silico, et demandent ainsi de faire appel à des modèles animaux, murins dans le cas présent, en raison des grandes similitudes du système immunitaire murin et humain. Par ailleurs, pour cette étude faisant appel au transfert adoptif de cellules T humaines, seul un modèle murin fortement immunodéprimé peut être utilisé. Dans cette optique, des animaux adultes males et femelles (agés de 8-15 semaines) seront utilisés pour les expérimentations proposées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 340
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 340

340 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Deux cent quarante subissent une chirurgie créant deux plaies sur le dos, jusqu'au muscle, pour tester si un régime cétogène ou un composé favorise la cicatrisation. Le porteur écrit que l'étude vise à apporter la preuve exigée pour déposer un brevet. Il indique traiter la douleur par de la buprénorphine et affirme que seul un modèle in vivo garantit des conditions proches de la clinique.

Objectifs

Le composé X est produit naturallemnt par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses : régime cétogène. Le composé X a montré sur les cellules immunitaires des propriétés benefiques lors de leurs infiltration des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire ou l’application topique de ce composé X lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire (brûlures, plaies…) peut être bénéfique au patient. Ce composé peut être délivré par injection ou en application topique. Ce projet a été évalué par cellule de valorisation de brevets et afin de déposer un brevet, une preuve des bienfaits de ce régime chez la souris est demandée.

Bénéfices attendus

Au-delà des informations fondamentales qui permettront de caractériser les cellules de l'immunité, les macrophages , les observations ouvrent des perspectives thérapeutiques pour le traitement de pathologies/situations nécessitant une réparation tissulaire. A titre d’exemple, nous pouvons citer les lésions post-ischémiques ou la cicatrisation de grandes zones cutanées (grands brulés). De plus, le composé X utilisé dans ce projet est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses : régime cétogène. Ce composé a montré des propriétés benefiques sur les cellules immunitaires dans un contexte de réparation tissulaire. Ce projet a été évalué par Ouest Valorisation et afin de déposer un brevet, une preuve des bienfaits de ce composé chez la souris est demandée.

Procédures

L’Injection intra péritonéale est utilisée dans les 2 procédures du projet. Elle permet une distribution systémique rapide des produits injectés. Elle concerne tous les animaux, soit 340 au total. Cet acte n’induit pas de traumatisme ou de douleur à l’animal ; selon l’article 14 de la directive 2010/63/UE le recours à l’anesthésie n’est donc pas obligatoire. Le paracetamol sera contenu dans l’eau de boisson 24h avant la mise en place du modèle et jusqu’à la fin de la procédure 2. Pour la chirurgie induisant les lesions cutanées, les souris seront anesthésiées par l’injection de kétamine et xylazine. Le maintien de l’anesthésie durant la procedure chirurgicale se fera par isofluorane. La chirurgie durera environs trente minutes et sera effectuée sur 240 souris. La buprénorphine sera administrée régulièrement en sous cutanée ) avant le réveil, 1h et 5h après. Ensuite les souris seront visitées 4 fois par jour et suivant les signes cliniques observés, la buprénorphine sera injectée. De plus chaque soir à la visite de 18h, de la buprénorphine en gel sera mise à disposition des souris pour la nuit.

Impact sur les animaux

Les animaux seront utilisés une semaine après leur arrivée dans l’établissement utilisateur. Ils subiront ensuite une procédure expérimentale appelée modèle de cicatrisation consistant en l’induction de deux lésions cutanées (tissus sous cutanés incluant la couche de muscle de la peau panniculus carnosus) sur le dos de l’animal. Les souris pourront présenter (i) aucun signe clinique particulier (asymptomatique), (ii) certains signes cliniques et comportementaux traduisant une douleur potentielle. La souris pourra présenter une fermeture plus prononcée des yeux (fatigue), une modification de comportement par l’absence de mobilité, un suintement de la plaie et une ouverture plus importante de la plaie, un aspect général de son pelage présentant des pics (poils piqué), en présence d’un de ces signes, un analgésique sera donné. La présence de 3 signes simultanés constituera le point limite de l’expérimentation car traduisant une douleur plus importante.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procedure. Les animaux ne sont pas réveillés car nous allons prélever le sang et différents organes pour des évaluations biochimiques et histologique.

Remplacement

L’utilisation des animaux est indispensable avant de proposer un traitement facile à mettre en œuvre et dénué de toxicité pour améliorer le processus de cicatrisation et de réparation tissulaire. En effet, seul un modèle in vivo nous assure de l’implication de notre traitement dans des conditions physiopathologiques proches de la réalité clinique.

Réduction

Les modèles seront réalisés sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (340 souris). Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle de cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en suivant le test de Wilcoxon-Mann Whitney.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées à l’espèce avec un enrichissement du milieu. Le protocole expérimental comprend un suivi quotidien des animaux, des indicateurs comportementaux et physiques prédéfinis (état général, prostration, poil hérissé, suivi pondéral de l’animal) seront évalués quotidiennement, et constitueront les points limites de l’expérience . Pour éviter toute souffrance de l’animal au cours du protocole expérimental des analgésiques, seront donnés. La douleur des animaux sera gérée en pré-opératoire par l’adjonction de paracétamol (1mg/ml) dans l’eau de boisson 24h avant la mise en place du modèle de cicatrisation. Les souris seront anesthésiées par l’injection de kétamine et xylazine (100microg de kétamine et 10 microg de xylazine par gramme de souris). Le maintien de l’anesthésie se fera par isofluorane 2%. Les souris seront maintenues sur tapis chauffant pendant toute la durée de l’opération et jusqu’à leur réveil. Des doses de buprénorphine seront administrées régulièrement (0,1mg/kg) en sous cutanée (sous 100 microL) avant le réveil, une seconde 1h après (100 microL) puis 5h après. Ensuite les souris seront visitées 4 fois par jour et suivant les signes cliniques observés, la burénorphine sera injectée. De plus chaque soir à la visite de 18h, de la buprénorphine en gel (15μg/ml) sera mise à disposition des souris pour la nuit. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.

Choix des espèces

Les modèles de cicatrisation chez la souris sont connus et utilisés dans la littérature chez la C57BL/6J. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines et jusqu'à 12 semaines car la cicatrisation est plus longue et peut devenir pathologique avec l’âge. Nous voulons donc tester le composé X afin de favoriser la cicatrisation indépendamment des difficultés de cicatrisation liée à l’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2259
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2259
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2259

2 259 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau ou un carcinogène associé à un produit inflammatoire dans l'eau de boisson pour déclencher un cancer du côlon, puis du tamoxifène, avant leur mise à mort par dislocation cervicale. Le projet étudie le rôle des lymphocytes T régulateurs dans les tumeurs. Le porteur indique que l'induction du cancer colorectal peut provoquer prolapsus et perte de poids, et affirme que seul l'animal permet une approche intégrée.

Objectifs

Les cancers représentent la première cause de décès en France. L'immunothérapie a permis de faire des avancées spectaculaires dans leur traitement. Des recherches précliniques et cliniques laissent espérer une augmentation du nombre de patients que nous pourront traiter dans le futur. Notre projet s’inscrit dans cette perspective. Il est maintenant clairement établi qu’une population de cellules du système immunitaire qu’on appelle lymphocytes T régulateurs, appelés plus simplement « Treg », a un rôle délétère dans les cancers en inhibant fortement les réponses immunes contre les tumeurs. Certains traitements efficaces en immunothérapie des cancers agiraient par destruction des Treg. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle joué par les Treg dans la physiopathologie des cancers et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques. Du fait de la complexité des mécanismes physiopathologiques impliqués dans ces maladies, nous devons avoir recours à l'animal pour mieux comprendre ces mécanismes et tester de nouvelles approches thérapeutiques. Le rôle fondamental du microenvironnement dans le développement tumoral ne peut être reproduit et analysé dans des modèles de culture cellulaire. Il est d'ailleurs important de rappeler ici que toutes les avancées récentes en immunothérapie des cancers proviennent directement de données obtenues d'abord chez la souris. On voit donc l'intérêt de pouvoir tester ces approches chez la souris avant de pouvoir les appliquer à l'homme. Nous allons travailler sur le rôle joué par certaines molécules exprimées par les Treg infiltrant les tumeurs ou impliquées dans la régulation du métabolisme de ces cellules. Pour ce faire, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées dans lesquelles l’expression de ces différentes molécules est éliminée dans les seuls Treg. Mieux comprendre le rôle de ces molécules dans les Treg permettra de mieux comprendre la physiopathologie des cancers. De plus, le ciblage de certaines de ces molécules dans les Treg pourrait amener à de nouveaux traitements des cancers. C’est l’objectif général de ce projet.

Bénéfices attendus

Grâce à ce travail, nous espérons avoir une meilleure connaissance de la biologie des Treg en général et plus particulièrement de la physiopathologie des cancers, notamment concernant la régulation de ces maladies par les Treg. A terme, les résultats de ce projet pourraient permettre de proposer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’homme.

Procédures

Le projet comprend 2 procédures. Pour la première procédure, l’expérience débutera par l’injection de cellules tumorales sous la peau chez des souris anesthésiée et maintenues sur une plaque chauffante. L’injection en elle-même des cellules ne durera pas plus de 30 secondes et l’anesthésie durera moins de 5 minutes par souris. On effectuera ensuite un suivi quotidien des souris pour mesurer le bienêtre animal, la taille des tumeurs avec un pied à coulisse et le poids des animaux. Le tout prendra moins de 90 secondes par souris. Pour la mesure de la taille des tumeurs, on fera une contention par la peau du cou et pour la mesure du poids des souris, on fera une contention par la queue. Certaines de ces souris seront également traitées 10 à 17 jours après le début de l’expérience avec une molécule non toxique, le tamoxifène. Le tamoxifène sera administré soit par voie orale sous la forme de croquettes alimentaires complémentées soit injecté par voie intra-péritonéale une fois par jour. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Enfin, ces souris, seront euthanasiés 18 ou 30 jours après le début de l’expérience par dislocation cervicale (compter 5 à 10 secondes par souris). Pour la deuxième procédure, le début de l’expérience consistera à injecter un produit carcinogène. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Puis, on donnera dans l’eau de boisson un produit déclenchant une inflammation dans l’intestin qui va favoriser l’apparition d’un cancer du colon sur le long terme. Ce dernier produit sera administré 3 fois (à 1 semaine, 4 semaines et 7 semaines après le début de l’expérience) pendant 1 semaine. On effectuera un suivi quotidien des souris pour mesurer le bienêtre animal et le poids des animaux. Le tout prendra moins de 20 secondes par souris. Certaines de ces souris seront traitées pendant 1 semaine, 6 semaines ou 9 semaines après le début de l’expérience avec une molécule non toxique, le tamoxifène. Le tamoxifène sera administré soit par voie orale sous la forme de croquettes alimentaires complémentées soit injecté par voie intra-péritonéale une fois par jour. Ces injections dureront moins de 20 secondes par souris dont on fera une contention par le cou. Enfin, ces souris, seront euthanasiés 12 semaines après le début de l’expérience par dislocation cervicale (compter 5 à 10 secondes par souris).

Impact sur les animaux

A l'état basal, aucun phénotype dommageable n'a été reporté ou observé au laboratoire pour les différentes lignées utilisées dans ce projet. L’inoculation des 3 lignées tumorales n’entraine pas de douleur systémique spécifique. L'induction du cancer colorectal provoque l'apparition de tumeurs dans le colon distal en 1 à 3 mois avec risque de prolapsus rectaux et une perte de poids inférieure à 10% du poids initial. Le traitement par le tamoxifène entraine une perte de poids modérée (

Devenir

Les souris seront euthanasiées pour pouvoir prélevez de nombreux tissus biologiques (rate, ganglions, tumeurs, colon etc…) sur lesquels on effectuera des analyses cellulaires et immunologiques multiples.

Remplacement

Etant donnée la complexité du développement des cancers, seule l'expérimentation animale permettra une approche intégrée de la compréhension des mécanismes impliqués. Nous utiliserons la souris dans la mesure où c’est un modèle de référence d’étude des cancers et que nous avons développé au laboratoire des modèles de souris génétiquement modifiées uniques qui permettent de répondre aux questions soulevées par ce projet. Dès que possible, on effectuera un remplacement partiel de la souris par des expériences de culture cellulaire et par des analyses bio-informatiques.

Réduction

REGLES GENERALES. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Du fait de la variabilité de maladie interindividuelle entre souris, nous utiliserons 7 souris par groupe pour les analyses de croissance tumorale, d’immunophénotypage par cytométrie de flux et d’analyse histologique. Les groupes seront constitués de 4 souris pour les analyses transcriptomiques. Les expériences seront répétées 3 fois. Nous ne pouvons descendre en dessous de ces valeurs. La taille des effectifs et le nombre de fois où les expériences seront reproduites ont été établis en tenant compte de l’expertise que nous avons développée depuis plus de 20 ans. Nous procéderons à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. STRATEGIE D’ANALYSES GROUPEES. Dans la plupart des cas, nos études portent sur des analyses multifactorielles. Une approche de réduction du nombre d’animaux utilisés est de réaliser les expériences sur différentes lignées de souris génétiquement modifiées en même temps afin les comparer entre elles et par rapport au même groupe témoin. STRATEGIE D'UTILISATION DE SOURIS GENETIQUEMENT MODIFIEES HOMOZYGOTES. Dès qu'il sera possible de le faire, nous maintiendrons nos souris génétiquement modifiées à l'état homozygote pour les transgènes. De cette façon, toutes les souris seront utilisables pour les expériences. STRATEGIE D’OPTIMISATION DES ANIMAUX EUTHANASIES. Nos études in vivo portent sur l’analyse de différents organes. Ainsi pour chaque animal euthanasié nous prélèverons le maximum d’organes afin de collecter et conserver le plus de données possibles par animal. L’ensemble de ces stratégies permet de réduire le nombre de souris utilisées à un total de 2259 pour l’ensemble du projet.

Raffinement

Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont optimisées pour réduire douleur, souffrance ou stress. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum dans des cages de Longueur 36,50 cm, largeur 20,5 cm et hauteur 12,5 cm). Les animaux sont regroupés de façon à éviter les combats et permettre l'installation d'une hiérarchie stable et non conflictuelle. L'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi pour permettre aux souris de faire un nid avec des lanières de papier Kraft. L’état général des animaux (apparence physique, changement de comportement) sera suivi quotidiennement par le personnel qualifié de l'animalerie et par les expérimentateurs au moins 3 fois par semaine. Tout état anormal sera communiqué au responsable de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en œuvre (euthanasie ou arrêt du protocole). Toute observation de souffrance animale (blessure, prostration, poil hérissé, modification majeure du comportement, expression faciale particulière indiquant des signes de souffrance) fera l’objet d’un avis au vétérinaire responsable de l'animalerie et sera suivi de l’application de ses conseils en tant qu’expert. Une discussion sera engagée pour déterminer s'il y a lieu d'administrer un analgésique et si oui lequel. Le choix dépendra de l'intensité et de la durée de la douleur éventuelle. En pratique si on trouvait un animal qui présente des signes de souffrance, soit nous l'euthanasions et le sortons de l'étude soit on lui donne un analgésique. En général, on choisira plutôt de le sortir de l'étude car les analgésiques peuvent interférer avec le système immunitaire. La dentition de chaque souris sera vérifiée régulièrement.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier le développement tumoral. De nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et Homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. Le modèle d’induction de cancer du colon est un modèle préclinique mimant la pathologie humaine. L’utilisation de souris génétiquement modifiées nous permet d'étudier le rôle de différentes voies de signalisation dans le développement tumoral. Ces modèles expérimentaux sont également des outils précieux pour étudier les mécanismes d'action d'agents pharmacologiques in vivo et pour envisager leur validation dans des études précliniques chez l'Homme. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche. Pour l’ensemble des expériences, celles-ci seront initiées chez des jeunes adultes de 6 à 12 semaines d’âge, à un moment où le système immunitaire est mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ 240
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▲ -
Devenir
 -
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 -
 240

Les souris qui perdraient plus de 20 % de leur poids ou montreraient des signes de prostration seraient tuées et autopsiées. 240 souris, dont des souris mutées privées de certaines cellules intestinales, vont être utilisées dans des procédures que le porteur classe à un niveau de souffrance léger, toutes tuées de quelques heures à cinq jours après le traitement pour prélever leurs organes digestifs. Chacune reçoit par injection dans l'abdomen ou par gavage l'une des huit substances censées imiter les étapes d'une réponse antivirale, par groupes de 15 souris, pour une étude que le porteur dit "pilote". Il juge la balance bénéfice/risque "clairement favorable" au vu de ses "données préliminaires", puis écrit n'avoir "aucune expérience préliminaire ni donnée" permettant de préjuger des effets attendus.

Objectifs

L’objectif de ce projet est simple, et consiste à réévaluer les séquences des évènements de la réponse immune précoce à la suite d’une infection virale. Nos données, obtenues dans un modèle cellulaire, indiquent que l’absence de certaines cellules épithéliales impactent de manière drastique la synthèse de molécules antivirales de type interférons, molécules sans lesquelles la réponse d’un hôte infecté est compromise. Ces données, inédites et encourageantes, méritent d’être approfondies le plus rapidement possible dans un modèle intégré, afin de mesurer le réel impact de ce défaut d’initiation de réponse antivirale. Notre stratégie expérimentale consiste à utiliser des analogues chimiques, disponibles commercialement, validés dans la littérature, capables d’activer et de mimer chaque étape de la réponse antivirale. De manière synthétique, les souris seront traitées avec les molécules ad hoc, avant d’être analysés dans un laps de temps n’excédant pas 5 jours, pour analyses histologiques et moléculaires. Nous comparerons ainsi la mise en place de la réponse immune précoce (d’où les temps de cinétique court) entre des individus contrôles et des individus dans lesquels certaines cellules intestinales sont absentes. Cette stratégie nous permettra de répondre à des questions simples : (1) quels sont les types cellulaires impliqués dans la mise en place de la réponse immune suite à une infection virale et (2), l’absence de certains type cellulaire compromet-elle l’efficacité de la réponse de l’hôte suite à une infection ?

Bénéfices attendus

La balance bénéfice/risque associée à ce projet est clairement favorable. Nos données préliminaires indiquent en effet que les expériences associées à cette étude peuvent aboutir à la découverte de nouveaux mécanismes associés à l’immunité antivirale précoce. Les retombées attendues en termes de connaissances fondamentales sont importantes, et pourraient avoir des répercussions en termes de santé publique, dans le contexte de pandémie que nous connaissons. A titre d’exemple, comprendre selon quelles modalités une réponse antivirale efficace doit se mettre en place est une question d’actualité, permettant virtuellement d’expliquer les raisons pour lesquelles certains individus réagissent favorablement à une infection virale (réponse interféron adéquate), alors que d’autres développent des formes graves (réponse inflammatoire prédominante). Notre stratégie expérimentale simple, nos données obtenues ex-vivo, le tout conjugué à la rapidité avec lesquelles nous devrions obtenir des réponses, font de ce projet une question importance majeure.

Procédures

Les souris se verront administrer 1 substance parmi les 8 testées au total, par voie intrapéritonéale ou gavage gastrique, à l'aide de seringue et de canules adaptées, via le personnel habilité de notre équipe zootechnique. Suite aux traitements, les animaux seront progressivement euthanasiés dans un laps de temps allant de quelques heures à 5 jours tout au plus, se focalisant sur les conséquences précoces de traitements initiés.

Impact sur les animaux

Les lignées utilisées dans ce projet ne présentent, à l’état de base, pas de phénotype dommageable. Les nuisances seront celles liées à l'administration des substances aux individus: injection intrapéritonéale et gavage gastrique.

Devenir

Les animaux devront être euthanasiés, puisqu’autopsiés afin de récupérer les organes digestifs

Remplacement

Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être intégralement mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et certains virus. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Nous avons, jusqu’à présent, pu valider notre hypothèse avec le modèle de culture d’organoïdes, légitimant cette demande d’expérimentation in vivo, et réduisant la probabilité d’échec de ce projet. Le système de culture d’organoides sera réutilisé en complément des données obtenues in vivo, dès que possible.

Réduction

A ce jour, nous n’avons aucune expérience préliminaire ni donnée nous permettant de pouvoir préjuger des effets attendus entre nos deux groupes d’animaux, faisant de cette étude une étude pilote. Cependant, étant donné l’absence de synthèse d’interféron dans les individus mutés, nous anticipons des différences drastiques entre nos groupes d’individus. Cette saisine intégrera donc des cohortes de 15 animaux par génotypes et par conditions de traitements, incluant tous les controles. Les conclusions seront obtenues via des analyses de comparaison de moyenne des paramètres mesurés. Lorsque possible, les analyses seront complétées en modèle ex-vivo (organoïdes intestinaux). La réduction de nombre d’animaux se fera aussi via l’utilisation de la majorité des animaux produits pour chaque lignée (études menées sur les mâles et femelles, la plupart des génotypes produits seront utilisés).

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de réduire au maximum les hypothétiques risques de douleur et d’angoisse chez les individus du groupe mutant, un suivi individuel des individus sera réalisé selon les paramètres de masse corporelle et d’activité. Une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, ou l’apparition de signe de prostration seront considérés comme des points limites. En cas de signes de détresse ou de douleur, d’atteinte d’un point limite, en accord avec le personnel qualifié, le protocole sera immédiatement stoppé pour ces animaux qui seront euthanasiés et autopsiés.

Choix des espèces

Le système digestif de la souris présente de nombreuses similitudes avec celui de l’homme. De plus, nous disposons du modèle idéal (souris mutées pour un gène essentiel pour la différenciation de certaines cellules intestinales impliquées dans l'immunité). La comparaison de la mise en place d'une réponse entre des souris contrôles et les souris mutées pour ce gène nous permettra donc de définir les types cellulaires impliqués dans la réponse antivirale. Les individus seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge, lorsque le système digestif est mature

Pose de cathéter veineux central chez le lapin

(NTS-FR-461245v1 – 18/05/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Lapins : 65
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 65
▲ -
Devenir
 -
 -
 65
 -

65 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés dans d'autres expériences. Chaque lapin subit une chirurgie d'environ vingt minutes sous anesthésie pour la pose d'un cathéter veineux central, dans le but d'offrir ce dispositif à des chercheurs dans le cadre de prestations ou de collaborations. Le porteur affirme qu'aucune douleur n'est attendue et que les animaux supportent très bien le cathéter et le gilet. Le projet installe le cathéter pour faciliter les prélèvements et injections des expériences ultérieures auxquelles ces lapins seront soumis.

Objectifs

Un cathéter veineux central (CVC) est un tube mince et flexible, introduit dans une veine de la base du cou (jugulaire) ou du thorax (sous clavière) jusqu’à atteindre la veine cave supérieure. Ce dispositif, couramment mis en place chez l’homme en clinique, peut permettre l’injection de traitements par voie intra-veineuse (IV), la perfusion de sang ou de plaquettes, le prélèvement d’échantillons sanguins ou encore la mise en place d’une nutrition parentérale (injection d’éléments nutritifs par voie IV). Le but de ce projet est d’offrir les mêmes possibilités à notre modèle animal qu’est le lapin dans le cadre de prestations ou collaborations avec d’autres chercheurs. 65 lapins cathétérisés sont prévus pour l’année 2022.

Bénéfices attendus

La mise en place d’un CVC apporte plusieurs avantages : -réduction du nombre d’injections et de piqûres d’aiguille ; -atténuation de l’endolorissement/sensation de brûlure parfois causés par un traitement IV administré par une perfusion standard périphérique ; -accroissement du confort et réduction de l’anxiété chez les lapins nécessitant un traitement IV ou des prélèvements sanguins à répétition.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 20min sous anesthésie et analgésie pour la pose d’un cathéter veineux central.

Impact sur les animaux

La nuisance la plus importante est lié à l’opération chirurgical en elle-même. Cependant, tout sera mis en œuvre pour limiter au maximum la douleur des animaux (anesthésie + analgésie pré et post-opératoire). D’après notre expérience, les animaux supportent très bien le cathéter ainsi que le gilet. Aucune douleur n’est attendue.

Devenir

Au terme de la procédure, tous les animaux seront utilisés pour des expériences nécessitant des prélèvements ou des injections qui seront facilités par le cathéter limitant ainsi les effets néfastes pour les animaux.

Remplacement

Différents types d’étude seront réalisés chez les lapins cathétérisés : analyse pharmacocinétique d’un nouveau composé, tests de toxicité, évaluation de l’efficacité de nouvelles thérapies. L’ensemble de ces utilisations met en jeu l’organisme dans son entièreté et rend le remplacement du modèle animal difficile.

Réduction

Dans un objectif de Réduction, le nombre d’animaux choisi correspond au minimum de lapins qui nous est habituellement commandé sur une année. Cependant il est possible que ce chiffre varie à la hausse (demande d’industriels). Dans le cas d’une demande plus importante, une nouvelle demande d’autorisation de projet sera rédigée. Le nombre de lapins sera de 65 sur 1 an.

Raffinement

Dans un objectif de Raffinement, la procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale par du personnel qualifié. Le design du gilet utilisé pour le maintien du cathéter permet la libre circulation de l’animal dans sa cage sans risque d’arrachement. Les conditions d’hébergement ont également été optimisées par l’enrichissement du milieu. Enfin, l’utilisation de l’analgésique buprénorphine a été mise en place pour réduire la douleur liée à l’opération.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de choix pour les essais impliquant des actes chirurgicaux. Sa taille facilite la mise en place de matériel médical tels que les cathéters. De plus, le lapin est en certains points (notamment immunitaire), plus proche de l’homme que la souris, notamment pour les études s’intéressant aux infections bactériennes. Les lapins seront utilisés lorsqu’ils auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Le poids et l’âge de l’animal sont primordiaux. En effet, l’état immunitaire de l’animal est dépendant de son âge et de son poids. Des animaux avec une immunité mature sont souvent nécessaires. Enfin, tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Cochons : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Séparés de leur mère à deux jours et logés en cage individuelle, ils reçoivent une préparation pour nourrisson pendant dix-neuf jours puis sont abattus à vingt et un jours pour prélèvement des tissus digestifs et cérébraux. Le porteur reconnaît que la séparation maternelle et l'isolement peuvent être une source de stress, qu'il dit limitée aux premières heures. Il justifie le choix du porcelet par sa proximité physiologique avec le nourrisson humain.

Objectifs

L’enjeu de ce projet est l’amélioration des propriétés fonctionnelles des préparations pour nourrisson, pour mimer au mieux les effets bénéfiques du lait maternel. L’allaitement maternel est recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé pour les nourrissons en alimentation exclusive jusqu’à 6 mois. Cependant, moins de la moitié d’entre eux sont actuellement allaités par leur mère. Ainsi, les préparations pour nourrisson sont aujourd’hui l’alternative lorsque l’allaitement n’est pas possible ou souhaité. Il est donc essentiel que leur qualité soit optimale afin d’assurer une croissance et un développement adéquat du nouveau-né. Il reste à ce jour des différences entre le lait maternel et les préparations pour nourrisson, notamment au niveau des composés bioactifs retrouvés dans le lait maternel et peu ou pas présents dans les préparations pour nourrisson. Le présent projet s’intéressera à l’un de ces composés qu’est le microbiote du lait maternel. Ce dernier participe à la mise en place de l’homéostasie intestinale du nourrisson et il pourrait contribuer aux bénéfices santé associés au lait maternel. Cependant, la plupart des préparations pour nourrisson ne contiennent pas de composantes microbiennes et, quand elles en contiennent, celle-ci se limite généralement à l’ajout d’une ou deux souches probiotiques dans des concentrations non physiologiques (forte dose). Ce projet a donc pour objectif d'évaluer l'impact santé du microbiote du lait maternel pour le nourrisson. Une collection de bactéries issues du microbiote naturel du lait de femmes ne présentant pas de problèmes de santé, a été constituée. Sur la base de leurs propriétés immunomodulatrices, des consortia bactériens d’intérêt ont été retenus. L’impact de ces PPN avec une composante bactérienne variable sera étudié sur le développement physiologique de l’intestin et de son microbiote, en utilisant le porcelet mini-porc Yucatan comme modèle du nourrisson humain.

Bénéfices attendus

L’enjeu de ce projet est d’améliorer la fonctionnalité des préparations pour nourrisson en s’intéressant à la composante bactérienne du lait de femme pour mimer au mieux les effets bénéfiques de ce dernier sur la santé du nourrisson. Son objectif est d’évaluer l’impact de deux consortiums bactériens incorporées à une dose proche de leur concentration dans le lait de femme. Les propriétés immunomodulatrices de ces deux consortiums bactériens ont été testées au préalable par différentes approches in vitro sur des modèles cellulaires. Le présent projet d’expérimentation sur porcelets fait donc suite à une sélection drastique des souches d’intérêts qui a abouti à la constitution de deux consortiums d’intérêt. L’expérimentation sur porcelets pemettra d’évaluer le réel impact de ces consortiums bactériens d’intérêt chez un individu nouveau-né présentant des caractéristiques physiologiques proches du nouvean-né humain, dans un système plus complexe que les modèles cellulaires in vitro. Ce projet participera à la conception de probiotiques de nouvelle génération, plutôt utilisés en cocktails avec des espèces et des genres variés pour avoir un spectre d'activité plus étendu, et à dose physiologique proche de celle apportée par le lait humain.

Procédures

Aucun prélèvement biologique, ni intervention chirugicale ne seront réalisés sur les animaux vivants durant la période d’expérimentation. Les paramètres mesurés concerneront la consommation alimetaire et la croissance des porcelets. Tous les animaux concernés par la procédure (n = 36) seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour réaliser des prélèvements post-mortem de tissus et contenus digestifs et de zones cérébrales ciblées.

Impact sur les animaux

Les bactéries ont été isolées du lait de femmes ne présentant aucune pathologie (conditions d’inclusion des femmes définies dans le protocole de collecte de laits). Les bactéries sélectionnées ont été testées in vitro pour leurs propriétés immunomodulatrices bénéfiques ; à priori elles sont sans danger pour la santé du porcelet. Un effet indésirable sur l’appétit des animaux qui entrainerait une perte de poids, ne peut pas être totalement exclu. A noter que la préparation pour nourrissons (PPN) qui sera distribuée aux animaux dans ce projet est très proche d’une formule porcinisée utilisée dans un précédent projet et qui n’a engendrée aucun problème d’alimentation, ni de troubles digestifs chez le porcelet Yucatan. Les porcelets seront inclus dans le protocole à 2 jours d’âge. Ils seront placés dans des cages individuelles équipées de distributeurs automatiques de lait réparties dans deux salles. Ils seront alimentés avec une des 3 PPN porcinisées pendant 19 jours avant leur abattage à 21 jours d’âge et le prélèvement post-mortem d’échantillons. La séparation brutale de la mère et l’isolement relatif en cage individuelle pendant une période de 19 jours pourraient constituer une source de stress pour les porcelets. Cependant, les porcelets ne subissent pas de stress répétés (une séparation unique et définitive de la mère), ils sont hébergés dans une salle contenant 7 cages permettant des contacts olfactif, visuel et sonore avec leurs congénères, leur environnement est enrichi avec des jouets source d’interaction avec le milieu environnant et leur alimentation répond à leur besoin nutritionnel. L’ensemble de ces éléments, associé à des interactions régulières avec les animaliers se traduit par un comportement des porcelets qui ne traduit aucun état de stress au-delà des 12 premières heures post-séparation maternelle durant lesquelles les animaliers sont en permanence présents dans les salles.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par la procédure décrite (n = 36); ils seront tous euthanasiés à la fin de l’expérience.

Remplacement

Le projet s’intéressant à l’impact de l’alimentation sur les fonctions physiologiques du nourrisson, l’utilisation d’un modèle animal vivant reste indispensable pour une évaluation globale de l’effet des consortiums bactériens. Le porcelet a été choisi pour sa proximité physiologique avec le nourrisson.

Réduction

L’étape in vitro a permis de réduire le nombre de bactéries d’inétrèt et de définir deux consortiums, représentatifs du microbiote du lait de femme en termes de composition et ne présentant pas d’effets négatifs dans les tests utilisés (pas de cytotoxicité, pas de perte d’intégrité de l’épithélium, pas d’activité pro-inflammatoire aigüe). Ils seront additionnés à une PPN reconstituée et distribuée sous forme d’alimentation liquide aux porcelets. L’impact des deux consortiums bactériens sera comparé à celui d’une soultion probiotique disponible commercialement. L’effectif (nombre total = 36) a été fixé à minima afin de permettre une évaluation statistiquement significative des effets attendus (réponses physiologiques).

Raffinement

L’alimentation sera adaptée aux besoins nutritionnels des porcelets (formule « porcinisée »). Les compétences et l’expérience des expérimentateurs garantissent le respect du bien-être animal. Des points limites ont été établis, entraînant la sortie de protocole ou l’euthanasie anticipée de l’animal en cas de nécessité.

Choix des espèces

Le mini-porc Yucatan est un modèle animal beaucoup plus proche de l’Homme que les rongeurs, de par sa taille, l’anatomie de son tube digestif, sa physiologie digestive, son système immunitaire et son microbiote.. S’intéressant à l’alimentation infantile, il est à noter que la dynamique de croissance et de développement des organes digestifs chez le porc nouveau-né est très proche de celle décrite chez le nouveau-né humain. De plus, il s’agit d’un animal omnivore monogastrique, ce qui en fait un modèle très utilisé pour des recherches en nutrition humaine. Enfin, sa taille et sa maturité à la naissance sont compatibles avec un allaitement avec des PPN dès les premiers jours de vie. Les porcelets seront inclus dans le protocole à 2 jours d’âge. Ils seront placés dans des cages individuelles équipées de distributeurs automatiques de lait et répartis dans deux salles (7 cages/salle). Ils seront alimentés avec une des 3 PPN porcinisées jusqu’à leur abattage à 21 jours d’âge et le prélèvement post-mortem d’échantillons tissulaires et de contenus digestifs. Trois traitements alimentaires, à avoir une PPN différant uniquement par la composante bactérienne additionnée, seront testés dans le cadre de ce projet : une PPN avec un consortium bactérien A, une PPN avec un consortium bactérien B, et une PPN avec une solution probiotique (ce traitement sera considérée comme le traitement témoin).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1372
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ 400
▲ 372
Devenir
 -
 -
 -
 1372

1 372 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 372 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections intravitréales répétées dans l'œil et, pour une partie, une induction de diabète par la streptozotocine, avec une mortalité annoncée de 10 %. Le porteur décrit ces injections comme proches de celles pratiquées chez les patients et signale un possible prurit lié à une fibrose hépatique chez les souris âgées. Il justifie le recours à l'animal par la complexité de la sénescence, présentée comme un processus d'"organisme entier" impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

En vieillissant, l’organisme accumule des cellules potentiellement toxiques appelées « cellules sénescentes » ou CS. L’impact des CS sur le corps reste incompris mais réduirait l’espérance de vie en favorisant l’apparition de différentes pathologies liées à l’âge comme l'athérosclérose, la prise de poids ou le diabète. Il est donc généralement considéré que leur délétion augmenterait l’espérance de vie et diminuerait les comorbidités associées au vieillissement. Néanmoins, leurs rôles et fonctions restent largement incompris. Elles apparaissent après une exposition à un stress et peuvent donc s’accumuler de 2 façons différentes : soit lentement et graduellement tout au long de la vie, reflétant ainsi la multitude d’agressions auxquelles tous tissu est normalement exposé, soit au contraire à la suite d’un stress intense éventuellement induit par une pathologie. L’œil, et notamment la rétine, est un exemple de tissu développant des pathologies liées à la senescence, tel que le glaucome et la dégénérescence de la macula. Ces maladies sont clairement associées à l’âge mais peuvent également constituer des conséquences d’autre pathologie, en particulier le diabète. L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de caractériser la senescence au niveau de la rétine ainsi que de mettre en évidence son lien avec d’autres pathologies, notamment le diabète. Cette étude pourrait ainsi aider à la compréhension et à la prise en charge de maladies provoquant des pertes ou des altérations de la vision.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des cellules sénescentes dans la rétine, laquelle est une partie de l’œil indispensable pour son fonctionnement. Il aidera à comprendre comment la senescence participe à la genèse de l’organe, puis son impact sur le vieillissement et sa contribution à la rétinopathie induite par le diabète. Enfin, ce projet permettra également de déterminer si les CS constituent une nouvelle cible thérapeutique prometteuse pour soigner les rétinopathies et les déficiences visuelles induites par l’âge.

Procédures

Procédure 1 : Activation de la CreER par exposition au tamoxifène. Traitement 3 fois par jour pendant 5 jours consécutifs par dépôt de gouttes sur les yeux. -- Procédure 2 : Traitement aux senolytiques. 1 ul de solution sera injecté dans l'œil par de façons intravitreal 3 jours avant leurs mises à mort. Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 3 : Traitement au liposome-clodronate. Cette procédure consistera donc à traiter les yeux des souris du modèle 1 (p16-Cre/GFP) par injection intravitreal d’1 ul. Les souris auront été préalablement anesthésiées. Ce traitement sera fait sur des souris de 20 jours avant leurs mises à mort à 40 jours, mais également, une fois par mois, sur des souris de 1 an jusqu'à leurs mises à mort à 18 mois (donc 4 injections). --Procédure 4 : Traitement à l'anti-VEGF. Administré aux souris de modèle 1 (p16-Cre/GFP) et 2 (p16-Cre/DTA) par injection intravitreal a raison de 1ul par œil. Nous réaliserons cette procédure sur des souris jeunes (20 jours) et plus vieilles (1 an). Les souris jeunes seront mises à mort à 40 jours après une seule injection à 20 jours. Les souris âgées seront mises à mort à 18 mois après une injection tous les mois à partir d'un an (donc 4 injections). Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 5: Induction du diabète par injection IP de STZ. 1 injection par jour durant 5 jours consécutifs sur des souris de 8 semaines. Les souris seront mises à jeun les 4 heures précèdent les injections.

Impact sur les animaux

1--Dans les procédures 1, 2 et 4, les souris p16-Cre/DTA (modèle 2) de 12 mois et plus pourraient développer une fibrose hépatique se traduisant par un prurit. En effet, nos analyses précédentes montrent les souris avant 1 an n’auront pas le temps d’activer le gène p16 dans un nombre significatif de cellules, tandis qu’a 12 et 18 mois la déplétion de CS pourrais être assez importante pour affecter la santé de la souris. Par conséquent, nos souris en reproduction générant les animaux expérimentaux seront mises à mort avant 1 an, tandis que les souris assignées aux différentes procédures seront suivies de façon hebdomadaire à l’aide d’une feuille de score adaptée. 2—Dans les procédures 2, 3 et 4, les souris devront subir des injections intravitreal. Ce type d’administration est similaire à ce qui se fait pour traiter les patients contre la dégénérescence maculaire ou les rétinopathies d’origine diabétique. Les souris seront anesthésiées pendant la procédure et ne devraient subir qu’un inconfort passager et limité apres leur réveil. 3—Dans la procédure 1, le traitement se fera par application d’une solution non toxique et non irritante sur les yeux. Nous n’attendons pas de toxicité liée à ces molécules dans le cadre d’une application topique. 4—La procédure 5 consiste à réaliser des injections de streptozotocin (STZ) pour induire le diabète. Le STZ est une toxine connue pour induire le diabète en ciblant spécifiquement les cellules sécrétrices d’insuline du pancréas. Ce produit est relativement spécifique avec peu d’effet secondaire et une toxicité réduite. Cette toxicité survient très rapidement, avant dix jours, et est due à une hypoglycémie induite par un relâchement important d’insuline dans le sang lors de la mort de cellules sécrétrices du pancréas : l’ajout de sucrose dans l’eau pendant 48 heures permet de limiter celle-ci à moins de 5%. Une mortalité évaluée à 10% survient ensuite durant une période allant de 10 jours à 9 semaines après l’injection de STZ, mais est due aux complications de l’hyperglycémie induite par le traitement. Les paramètres importants à observer pour limiter la souffrance chez l’animal sont faciles à détecter : perte de poids, torpeur, prostration. On notera que la souris sera mise à jeun 4 heures avant chaque injection, générant potentiellement un stress et un inconfort limité en intensité et en durée.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus.

Remplacement

L'étude de la sénescence est un processus intégré impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire. Il est ainsi impossible de mimer in vitro ou in silico le vieillissement de la rétine et l’effet du système immunitaire sur ce processus. Pour ce projet, le recours à l’animal reste donc indispensable et trop complexe pour être mimé in vitro.

Réduction

Les effectifs ont été choisis en prenant en compte 2 paramètres : -Le nombre minimum de souris permettant d’obtenir des résultats significatifs. Nous obtenons 16 souris/groupe en utilisant le logiciel Gpower avec un test de student unilatéral et paramétrique (comparaison de 2 groupes indépendants sous loi normale) de puissance statistique modérée (0.7) associé à un effet taille important (0.8) pour p≤0.05. -Le taux de mortalité/echec associe au travail sur les animaux et à la part d’incertitude des différentes procédures. Nous n’attendons pas de mortalité particulière pour la plupart des procédures exceptées dans la procédure 5. En effet, les injections de STZ induiront une certaine mortalité (15%) et nous estimons que 20% ne développeront pas au traitement. Par conséquent, seulement 65% des souris deviendront diabétiques. Par conséquent, la plupart des groupes comprendront 20 souris exceptés pour la procédure 5 où nous choisirons 31 souris/groupe STZ de façon à compenser cette mortalité/resistance au traitement.

Raffinement

Pour limiter la douleur que nos procédures expérimentales pourraient induire, les souris seront suivies par les expérimentateurs et le personnel technique avec une fiche de score fournie (annexe 1). Notre fiche de score est basée sur plusieurs observations d’ordre général (feuille de score standard) ou plus spécifique, car associée à un génotype ou traitement particulier (injection de produit dans différentes parties de la souris ou traitement par goutte). Ces fiches comprennent des points limites qui correspondent à un score maximum prenant en compte les différents paramètres cités plus haut et seront remplies tout au long de l'expérimentation. Ces points limites seront adaptés au modèle et suffisamment précoces afin d’anticiper toute souffrance à l’animal, notamment dans le cadre de la procédure 5 avec ‘induction du diabète. Etant donné que les yeux de nos souris seront fréquemment traités, un suivi particulier orienté sur cet organe sera fait. Les injections intravitreals seront réalisées sous anesthésie. De façon plus général : -Par souci de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage et conservés intact -Un enrichissement permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, abris dans la cage...). -les animaux seront manipulés dans le calme, hébergés 4 par cages, avec un rythme nycthéméral de 12h, eau et nourriture à volonté.

Choix des espèces

Il s’agit d’une étude exploratoire et innovante avec l’utilisation de modèles murins récents (P16-Cre et P16CreER) qui n'existent pas chez d'autres espèces. La sénescence est un phénomène complexe impliquant plusieurs types cellulaires, voire plusieurs organes différents, comme le prouve sa composante immunitaire. Elle correspond à un processus impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire, qui nécessite une étude au niveau de l’organisme entier.