Recherche appliquée
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- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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- Troubles endocriniens
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- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Optimisation du modèle d’inflammation standardisé chez le poulet de chair sur la modulation de la réponse inflammatoire par un additif alimentaire
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
156 poulets de chair reçoivent à 14 jours une surdose de vaccin coccidien par la bouche, destinée à déclencher une réaction inflammatoire, puis sont saignés de 2 ml à 24, 48, 96 ou 168 heures. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance légère. Le porteur affirme que la période de vaccination est trop courte pour enregistrer une perte de poids, et écarte l'anesthésie locale avant les prises de sang au motif qu'il faudrait attraper les oiseaux deux fois. Tous sont tués pour prélever l'iléum, le cæcum, la rate, la bourse de Fabricius et le thymus, l'objet du projet étant de mesurer l'effet d'un additif alimentaire sur la croissance et la santé digestive des poussins d'élevage.
Objectifs
Une attention croissante est accordée par les consommateurs à la qualité des produits qu’ils achètent, aux conditions d’élevage, aux pratiques agricoles et à l’impact sur l’environnement et le bien-être animal. Cependant, des maladies dont les origines sont multifactorielles peuvent parfois survenir en élevage. Pour exprimer tout leur potentiel génétique, les volailles doivent être maintenues en parfaite santé, et particulièrement sur le plan immunitaire. Le système immunitaire joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies et la croissance optimale des volailles. Les principales maladies aviaires sont caractérisées par un important processus inflammatoire dont l’étude constitue un intérêt en aviculture. En effet, la réduction de l'utilisation d'antibiotique au profit d'alternatives durables pour optimiser la croissance du jeune poussin tout en préservant sa santé digestive et une bonne mise en place de son système immunitaire sont en cours d'investigation. Parmi les stratégies utilisables, la nutrition joue un rôle important avec notamment l’incorporation dans les rations alimentaires d’additif pouvant moduler la réponse immunitaire non spécifique (innée) qui constitue la réponse prédominante chez le poussin. La nutrition animale s’intéresse de plus en plus aux propriétés spécifiques des substances comme les vitamines ou autres pour soutenir les fonctions immunitaires des volailles dans un objectif de gestion intégrée de la santé. 70% de la capacité du système immunitaire des oiseaux se situe dans le tube digestif, aussi il est primordial de démontrer l'efficacité des additifs à moduler la réponse innée au travers de l’intégrité intestinale. Un précédent projet a permis d’établir un modèle d’inflammation standardisé chez le poulet, utilisant la surdose de vaccin coccidien pour générer une réponse inflammatoire. La preuve de concept de ce modèle a été établie avec une augmentation de la réponse immune un jour post vaccination. L’objectif de ce nouveau projet est d’affiner ce modèle d’inflammation en termes de régulation de la réponse immune en utilisant toujours la vitamine D comme référence dont l’effet sur la modulation de la réponse immunitaire a déjà été décrit.
Bénéfices attendus
Ce projet est la suite directe du projet de développement du modèle d’inflammation intestinale dont les bénéfices attendus étaient l’identification des paramètres les plus pertinents pour évaluer la réponse inflammatoire dans des conditions expérimentales standardisées ainsi que l’optimisation du nombre d’animaux nécessaires à l’utilisation de ce modèle une fois validée. Aussi, ce projet permettra 1) de définir les cinétiques précises et les valeurs de références des paramètres retenus, 2) de mieux caractériser l’additif de référence en comprenant mieux le mode d’action de la vitamine D3), in fine, d’améliorer la maitrise de ce modèle pour les tests futurs avec d’autres additifs alimentaires sur la modulation de l’inflammation induite chez le poulet de chair.
Procédures
Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoins nutritionels pendant 21 jours. A 14 jours d'age,une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de vaccin sera réalisée sur chaque animal de deux groupes sur trois. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal. Une partie des animaux seront soumis à un prélèvement sanguin 24 heures (1jour) post administration, une autre partie 48h après (2j), une autre partie 96h après (4j) et la dernière partie 168 heures après (7jours). A chaque temps de prélèvement, un volume de 2ml de sang nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention de l'animal ne dépassera pas 1 min.
Impact sur les animaux
La durée de la période de vaccination est trop courte (7 jours) pour enregistrer une perte de poids quotidienne suite à la surdose de vaccin, inconfort et stress du au gavage et aux prises de sang.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux impliqués dans la procédure pour réaliser les prélèvements d’échantillons biologiques (tissus intestinaux (iléum, ceacum) et organes (rate, Bourse de Fabricius, thymus).
Remplacement
Pour réduire le recours à l’expérimentation animale le développement de méthodologies alternatives comme les lignées cellulaires sont largement utilisées en biologie cellulaire aviaire pour évaluer les mécanismes de la réponse immunitaire innée et l’effet immunostimulant de tout additif d’intérêt. Ces méthodes alternatives utilisées en première intention doivent cependant être confirmées in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions cellulaires complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet. Sur la base des connaissances acquises in vitro, le développement d’un additif alimentaire avec une activité immunostimulante supposée implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné.
Réduction
Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d’autres études sur l'expression des gènes d'inflammation entre un groupe non vacciné et vacciné . Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.
Raffinement
Gavage : inconfort, stress de la contrainte lors du maintien des animaux, sont réduits par une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, un gavage unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL. Prises de sang : inconfort et le stress dus à la contention de courte durée et la douleur légère liée à l’introduction de l’aiguille sont réduits par une manipulation délicate des animaux maintenus en décubitus latérale, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie, en piquant le plus haut possible dans la veine jugulaire et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans la procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Pas d'utilisation d'anesthésique local en vue du prélèvement de sang car cela nécessiterait de capturer deux fois les animaux (application du produit et réalisation du geste) entrainant un stress et un inconfort supplémentaire. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les additifs alimentaires dont l’activité immunomodulatrice veut être confirmée au moyen de ce modèle d’inflammation, sont destinés à être incorporés dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair). Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 21 jours. Des poulets juvéniles seront utilisés dans cette étude car à cet age le système immuitaire n'est pas totalment développé et il sera donc plus facile de mesurer la réponse inflammatoire.
Etude de la vulnérabilité aux maladies psychiatriques chez un modèle murin hypocholinergique
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Quinze minutes d'observation par jour pendant trois semaines sous pulvérisations de spray sucré, dix injections intrapéritonéales en dix jours, une restriction alimentaire faisant perdre jusqu'à 25 % du poids : 1 000 souris vont être utilisées, 336 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère et 664 un niveau modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Certaines subissent en plus une chirurgie cérébrale de deux heures pour injecter un virus et implanter des fibres. Le porteur cherche à provoquer des comportements compulsifs, toilettage excessif, anorexie d'activité sur roue, effets de substances psychoactives, chez une lignée porteuse d'un variant sur-représenté dans des populations humaines poly-toxicomanes et anorexiques. Il affirme que l'absence de méthodes alternatives l'"oblige" à recourir à ces modèles murins, et ne dit rien de ce qu'un comportement de souris permet de conclure sur un trouble psychiatrique humain.
Objectifs
Ce projet de recherche s’intéresse aux mécanismes communs sous jacents aux maladies psychiatriques. Les comportements habituels persistants et la compulsion sont considérés comme des caractéristiques communes à plusieurs pathologies telles que les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles liés à la consommation de substances et les troubles du comportement alimentaire. L’identification d’un variant sur-représenté dans des populations humaines poly-toxicomanes et anorexiques constitue un atout pour étudier les mécanismes moléculaires, cellulaires et comportementaux pouvant être à l’origine de ces désordres psychiatriques à composante compulsive sur un modèle murin. Les objectifs de ce projet sont 1) identifier la vulnérabilité aux compulsions de ce modèle murin, 2) comprendre comment ce variant module l’activité de certaines régions cérébrales au cours de la mise en place de ces comportements compulsifs et 3) identifier des stratégies thérapeutiques pharmacologiques pour rétablir un comportement normal chez ce modèle murin.
Bénéfices attendus
Notre projet tend à comprendre les mécanismes neuronaux sous jacents à la mise en place de maladies psychiatriques à composante compulsive. A l’heure actuelle très peu de données permettent d’y voir clair et d’envisager une thérapie visant à empêcher voir réduire la sévérité de ces pathologies pour certaines mortelles. Notre travail permettra une meilleure compréhension sur ce sujet ainsi que d’approfondir nos connaissances sur ces pathologies psychiatriques. Nos travaux identifieront des facteurs et des processus qui permettront par la suite d’envisager de nouvelles approches thérapeutiques afin de lutter contre ces maladies dévastatrices.
Procédures
Six procédures expérimentales seront effectuées afin de comprendre les bases neurobiologiques des désordres compulsifs. En utilisant des modèles murins nous évaluerons l’efficacité d’un traitement pharmacologique sur le rétablissement d’un comportement normal. Un premier aspect consistera à s’intéresser à la mise en place comportementale de la compulsion en étudiant le toilettage compulsif chez les animaux (procédures 1 et 4) à travers l’exposition et l’analyse comportementale des animaux exposés à des pulvérisation de spray sucrée sur le pelage (15 min d’observation quotidienne durant 3 semaines max) avec ou sans administration de traitement pharmacologique en intrapéritonéale (10 injections max à raison 1 fois par jour pendant 10 jours–quelques secondes). Nous nous intéresserons ensuite à la compulsion observée lors de la mise en place de troubles du comportement alimentaire (procédures 2 et 5). Les animaux seront individualisés, exposés à une roue d’activité (libre accès dans la cage durant 3 semaines environ) et l’apport en aliment sera contrôlé (sur une période de 10 jours max) avec ou sans administration de traitement pharmacologique en intrapéritonéale (7 injections max à raison 1 fois par jour pendant 7 jours max–quelques secondes). Enfin, nous nous intéresserons aux effets après administration ou non de substances psychoactives (procédure 3) délivrées quotidiennement en intrapéritonéale (1 injection par jour durant 6 jours – quelques secondes) et leur comportement sera enregistré avec ou sans administration de traitement pharmacologique en intrapéritonéale en amont (6 injections maxi à raison 1 fois par jour pendant 6 jours–quelques secondes). Les procédures 4 et 5 incluront une unique chirurgie au niveau cérébral qui se déroulera avant la mise en place des comportements de compulsion. Cette chirurgie d’une durée de 2 heures max effectuées sous anesthésie et analgésie permettra de pouvoir suivre les modifications neurobiologiques. Enfin, la procédure 6, inclura une chirurgie au niveau cérébral permettant d’administrer des vecteurs viraux permettant de modéliser différents modèles. Cette chirurgie d’une durée de 2 heures max effectuées sous anesthésie et analgésie. Les animaux seront ensuite exposés aux 2 types de compulsions (toilettage et alimentaire) de manière successive avec un temps de repos entre les deux. Les animaux seront anesthésiés puis euthanasiés pour effectuer des analyses de prélèvements biologiques.
Impact sur les animaux
1/ La mise en place de la compulsion de toilettage peut entrainer un stress ou une anxiété chez les animaux (perte de poids 5-1 pourcents) 2/ L’isolement peut entraîner un stress et une souffrance chez les les animaux 3/ L’ABA nécessitant une restriction alimentaire progressive entraine une perte de poids conséquente chez l’animal après plusieurs jours (5-25 poucents) 4/ L’injection ip peut entraîner une douleur légère au point de piqure 5/ Les chirurgies stéréotaxiques (injections de virus et implantation de fibres) peuvent entraîner un affaiblissement des animaux pendant les heures suivant celles-ci. Un risque d’inflammation peut aussi être considéré suite aux sutures 6/ Un risque d’hypothermie est possible sous anesthésie tout comme un arrêt cardio-respiratoire
Devenir
L'ensemble des souris sera euthanasié afin de prélever les cerveaux nécessaires à la réalisation des analyses immunohistochimiques et moléculaires.
Remplacement
Un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs impliqués dans la mise en place des désordres psychiatriques que nous étudions. Ainsi l’utilisation de rongeurs est nécessaire dans la mise en œuvre de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires, moléculaires et neuronaux rentrant en jeu dans ces pathologies. L’absence de méthodes alternatives quant à l’étude des comportements compulsifs (de toilettage, du comportement alimentaire et de l’addiction) nous oblige à utiliser les modèles murins proposés.
Réduction
Le projet impliquera un total de 1000 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-individuelles et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les animaux sont hébergés dans les conditions standard sur le plateau de phénotypage. Sauf procédure expérimentale le nécessitant, les souris seront hébergées par groupe de 2-5 dans des cages adaptées à leur taille et leur nombre. Dans ces cages, l’enrichissement utilisé sera du nid végétal. Les animaux seront suivis durant l'ensemble de la procédure. A minima, une pesée hebdomadaire sera effectuée. Une détérioration de leur état général (perte de poids, prostration, poils souillés) entrainera un arrêt immédiat de la procédure, un suivi journalier de l’animal avec traitement antalgique et éventuellement une euthanasie pour éviter toute souffrance. Pour tous les tests comportementaux, les animaux sont habitués à être manipulés par les expérimentateurs avant le début des tests afin de réduire le stress. Les souris mâles logées dans la même cage peuvent se battre et se blesser ; elles sont, dans ces cas, prises en charge immédiatement avec l’avis du comité de bien être animal et/ou du vétérinaire-référent de notre établissement utilisateur. Nous avons défini des points limites pour toutes les procédures. Si ces points limites sont atteints, nous consultons notre vétérinaire référent pour décider du devenir des souris.
Choix des espèces
Notre projet est basé sur l’étude d’un variant identifié chez des patients humains. L’expression de celui-ci chez la souris est indispensable pour mieux comprendre la vulnérabilité qu’il confère aux humains envers diverses maladies psychiatriques. Ainsi, le modèle souris constitue un atout pour développer efficacement notre projet. L’étude d’animaux est indispensable puisque nous explorerons les altérations physiopathologiques dans le cerveau et leurs conséquences sur le comportement. Les mécanismes qui sous-tendent le contrôle du comportement par le système nerveux central ne peuvent pas être abordés uniquement par des études à l’échelle cellulaire. Les procédures d’expérimentation animale décrites ici sont essentielles pour comprendre les dysfonctionnement cérébraux opérants dans la mise en place des comportements compulsifs. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (électrophysiologie, comportement, chirurgie et génomique). Nos études sur la mise en place des compulsions dans les maladies psychiatriques seront importantes non seulement pour mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de celles-ci mais permettront également d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques. Dans nos études, nous utilisons des animaux adultes, de plus de 8 semaines au moment du début des procédures décrites. En effet, nos études visant à identifier les bases neurales de la mise en place de comportements compulsifs se focalisent pour le moment chez l’adulte.
Evaluation de 2 nouvelles formulations à 2 doses sur la cicatrisation chez la souris Hairless Skh-1
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Tester deux formulations de gel cicatrisant à deux doses mobilise 40 souris hairless, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une plaie de 6 mm est découpée sur toute l'épaisseur de la peau du flanc gauche de chaque souris sous anesthésie générale, puis traitée et pansée tous les deux jours sous anesthésie jusqu'à cicatrisation complète. Chaque souris reste seule en cage transparente pendant toute l'étude, pour éviter qu'elles ne s'arrachent mutuellement leurs pansements. Le porteur prévoit la mise à mort de celles qui perdent plus de 20 % de leur poids maximal ou 15 % entre deux pesées, comme de celles qui présentent cachexie, vocalises ou convulsions.
Objectifs
L’objectif de notre projet est d’évaluer les effets de 2 nouvelles formulations sous forme liquide formant un gel, administrées par application cutanée locale (voie topique) à 2 doses, sur le processus de cicatrisation sur un modèle de plaies cutanées induites par excision cutanée complète chez la souris. Une plaie cutanée sera réalisée sur le flanc gauche de chaque souris. Les 2 nouvelles formulations seront appliquées tous les 2 jours directement sur les plaies cutanées induites jusqu’à cicatrisation complète de celles-ci. Après cicatrisation complète de leur plaie cutanée, les souris seront euthanasiées avant réalisation d’un prélèvement cutané pour la réalisation d’analyses biologiques.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet va permettre d’évaluer l’efficacité sur la cicatrisation de 2 nouvelles formulations en cours de développement, formulations ayant montré des effets bénéfiques sur la prolifération cellulaire in vitro. L’évaluation se fera par des observations tous les 2 jours des plaies cutanées avec scorage de différents paramètres, la mesure de leur surface, la détermination du temps nécessaire à la cicatrisation complète, et après cicatrisation complète, par des analyses biologiques de prélèvements cutanés effectués au large de la région d’induction des plaies cutanées. Les données issues de ce projet sont d’un intérêt majeur pour déterminer les effets biologiques sur le processus cicatriciel de ces 2 nouvelles formulations in vivo dans un modèle préclinique avant d’envisager des études cliniques chez l’Homme avec l’une et/ou l’autre des 2 formulations testées.
Procédures
Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction des plaies cutanées. Sous anesthésie générale, une plaie cutanée de 6 mm de diamètre sur toute l’épaisseur de la peau sera effectuée sur le flanc gauche de chacune des 40 souris nécessaires à la réalisation de ce projet. Un traitement analgésique des souris sera administré 1 heure avant la chirurgie puis 6 heures après. La chirurgie sera réalisée en 5 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Les plaies cutanées seront traitées immédiatement après leur induction puis tous les 2 jours jusqu’à cicatrisation complète. Les plaies cutanées seront protégées par un pansement de couverture changé tous les 2 jours sous anesthésie générale et seront observées et scorées lors de chaque change effectué. Chaque retrait du pansement de couverture, observation et traitement des plaies cutanées et mise en place d’un nouveau pansement de couverture seront réalisés en moins de 10 minutes pour chaque souris. Un suivi quotidien des souris sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations. Un maintien des souris en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement de couverture permettant le maintien des traitements appliqués au contact des plaies cutanées et la protection de celles-ci.
Impact sur les animaux
L’induction des plaies cutanées peut engendrer une douleur au cours des premières heures suivant celle-ci. La répétition des anesthésies même de courte durée (moins de 10 minutes), nécessaires afin d’enlever délicatement le pansement de couverture pour observer, photographier puis traiter les plaies cutanées avant de mettre en place un nouveau pansement de couverture, induiront une nuisance pour les souris. D’autre part, un stress dû à la limitation des interactions sociales directes pourra être induit par l’hébergement en cage individuelle transparente des souris, rendu nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le pansement de couverture permettant le maintien des traitements appliqués au contact des plaies cutanées et la protection de celles-ci.
Devenir
A l’issue de l’unique procédure expérimentale permettant l’induction des plaies cutanées puis le traitement et le suivi de celles-ci jusqu’à leur cicatrisation complète, les souris seront euthanasiées. Un prélèvement cutané sera réalisé au large de la zone d’induction des plaies cutanées pour la réalisation d’analyses qui permettront de caractériser les effets des traitements effectués sur la régénération du tissu cutané.
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro (culture de cellules cutanées) ou ex vivo (explants cutanés) qui ne pourraient pas être maintenus dans un état physiologique pendant une durée prolongée, au moins 2 semaines selon notre expérience du modèle de plaie cutanée utilisé. D’autre part, le processus cicatriciel met en jeu des mécanismes complexes entre différents types cellulaires qu’il est pour le moment impossible à reproduire in vitro ou ex vivo (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, formation de nouveaux vaisseaux sanguins fonctionnels…). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé par un calcul de puissance statistique effectué à l’aide d’un logiciel adapté. Selon ce test de puissance statistique, il est ainsi nécessaire de n’utiliser que 8 animaux avec 1 plaie cutanée par animal (soit 8 plaies cutanées) par groupe expérimental pour mettre en évidence des différences significatives.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celles-ci (analgésie post-opératoire). Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré tous les 2 jours à chaque renouvellement de pansement, et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal atteint ou de 15% entre 2 pesées est observée, ou si des signes de toxicité des traitements, d’infection des plaies cutanées ou des modifications du comportement des animaux sont observés (cachexie, vocalises, convulsions…), ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les souris seront placées individuellement dans des cages de taille adaptée dans une animalerie maintenue en cycle de lumière inversé afin d’observer leur comportement avant et après traitement pendant leur phase active. Cela permet de respecter leur horloge biologique (chronobiologie) et d’évaluer l’influence des traitements sur leur activité (chronopharmacologie). Des morceaux de papier absorbants et de papier kraft seront placés dans chaque cage comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière effectué 2 fois par semaine.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa taille et de sa facilité de manipulation permettant d’induire des plaies cutanées représentatives des plaies à traiter chez l’Homme, et la souris Hairless est un modèle très utilisé et largement décrit dans la littérature scientifique pour les études dans le domaine de la Dermatologie et plus spécifiquement sur la cicatrisation. De plus, elle présente une structure de la peau relativement proche de celle de l’Homme permettant ainsi une bonne transposition des résultats obtenus. Les animaux seront de jeunes souris âgées de 6 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour la réalisation d’études sur la cicatrisation (généralement 6 à 8 semaines), et de souris utilisées lors d’études précédentes menées dans notre laboratoire selon le même protocole expérimental et ayant donné des résultats très intéressants.
Raffinement et évaluation du niveau de stress pendant l’hébergement d’une lignée murine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Exposées à un prédateur, isolées deux heures, agitées une heure sur plaque, laissées douze heures dans une cage inclinée à 45 degrés puis douze heures sur de la litière sale de rat, éclairées en continu pendant trente-six heures : dix souris subissent un stress chronique et imprévisible, la moitié des tests répétés deux fois pour éviter l'habituation. Le lot complet compte 30 souris dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, avec trois pesées par semaine et deux prises de sang sous anesthésie. Le projet est déclaré au titre du bien-être animal et mesure le stress selon les conditions d'hébergement, hormone du stress dans les selles, globules blancs, test d'anxiété, poids. Aucune souris n'est tuée à l'issue, toutes sont gardées vivantes pour être réutilisées dans des formations réglementaires à l'expérimentation animale.
Objectifs
Notre unité est une unité d'appui à la recherche dont une des fonctions principales est d'élever et d'héberger des rongeurs (souris, rats, hamsters...) à des fins d'utilisation dans des projets expérimentaux. La prise en compte du bien-être animal regroupe le respect des 5 libertés individuelles : absence de faim, de soif et de malnutrition, absence de peur et de détresse, absence de stress physique et/ou thermique, absence de douleur, de lésions et de maladie et la liberté d'exprimer le comportement normal de son espèce. Certaines de ces libertés individuelles sont faciles à mettre en oeuvre comme l'absence de faim, de soif et de malnutrition tandis que l'absence de peur, de détresse et de stress physique sont difficilement évaluables. Le stress aboutit à la production d'hormone qui modifie des fonctions biologiques dans l'organisme avec des conséquences sur le métabolisme, la reproduction, la croissance, le système immunitaire...Ces conséquences ont un retentissement sur la qualité des résultats des expérimentations mises en oeuvre dans notre animalerie par les chercheurs dans des disciplines variées. Nous souhaiterions par ce projet évaluer le niveau de stress d'animaux hébergés dans différentes conditions (1: standard de notre animalerie; 2: avec un raffinement augmenté;3 : en condition dégradée par un stress chronique). Différents paramètres seront étudiés : niveau d’hormone du stress dans les selles, analyse des quantités et des types de globules blancs circulants, test de mesure de l’anxiété, nourriture consommée et masse corporelle.
Bénéfices attendus
Nous espérons pouvoir quantifier différents niveaux de stress. Ce projet doit nous permettre de déterminer si nos conditions d'hébergement standard induisent un stress chez nos animaux et si nous pourrions le diminuer en raffinant nos conditions de change et de manipulation des animaux (tail handling vs cup handling). Nous déterminerons des valeurs de référence relative à l’hormone du stress et au différentes populations de globules blancs pour notre animalerie pour envisager des contrôles ponctuels ultérieurs.
Procédures
Les animaux seront manipulés 3 fois par semaine pour être pesés vigiles (2 minutes par pesée). Les animaux subiront deux prélèvements de sang sous anesthésie (50µl prélevés,2 minutes d'anesthésie gazeuse chacune, l'interval sera proche de 3 semaines). Tous les protocoles de stress induiront une nuisance pour les animaux du lot 3 (5 mâles et 5 femelles) : - test 1 exposition à un prédateur ; durée 30 minutes - test 2 stress d'isolement ; durée 2 heures - test 3 stress d'agitation sur plaque ; durée 1 heure - test 4 exposition à un nouvel environnement ; durée 30 minutes - test 5 changement multiple de cage ; durée 4 heures - test 6 inclinaison de cage à 45° ; durée 12 heures - test 7 exposition à de la litière sale de rat ; durée 12 heures - test 8 absence de litière et de raffinement ; durée 12 heures - test 9 exposition à une lumière continue ; durée 36 heures - test 10 inversion de cycle jour/nuit ; durée 48 heures. Les tests 1,2,3,5,6 et 7 seront faits 2 fois non consécutives pour faire varier le type de test en tenant compte de la faisabilité pendant certains jours de la semaine et pour éviter une habituation.
Impact sur les animaux
Tous les animaux subiront un stress pour les prises de sang au début et à la fin du projet. Ils seront anesthésiés par inhalation de gaz anesthésiant et la quantité de sang prélevée sera environ de 50µl. Les animaux du lot 3 soit 10 animaux (5 mâles et 5 femelles) subiront un stress chronique et imprévisible au cours des différents protocoles de stress.
Devenir
Les animaux seront tous gardés en vie afin de pouvoir les réutiliser dans des projets pour lesquels nous avons une autorisation à savoir des formations règlementaires à l'expérimentation animale .
Remplacement
Le remplacement du modèle murin in vivo n'est pas possible car il n'existe pas de système ex vivo qui nous permette de déterminer les marqueurs biologiques de stress décrits dans la littérature à savoir le niveau de corticostérone et le ratio polynucléaires neutrophiles/ lymphocytes. Les tests de Maze ne peuvent être effectué que sur animaux vigiles.
Réduction
Nous avons déterminé 3 groupes d'animaux (5 mâles et 5 femelles) pour étudier l'effet sur les deux sexes. L'effectif de 5 animaux par sexe et par groupe est suffisant pour observer une variation significative de 10%.
Raffinement
Les animaux seront manipulés après une période d'acclimatation de 1 semaine. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les animaux sont hébergés dans des salles ou l'hygrométrie et la température sont controlées. L'eau et la nourriture sont ad libitum. Des points limites ont été définis à savoir la présence d'une blessure ou une perte de poids > 20% déterminée par la pesée des animaux pendant la procédure.
Choix des espèces
La souris a été choisie car notre unité est spécialisée dans l'hébergement, l'élevage et l'appui à l'expérimentation animale sur des rongeurs. Les marqueurs de stress comme la corticosterone sont facilement dosables par des kits commerciaux et les automates d'hématologie sont adaptés à la mesure des parmètres hématologiques de la souris. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte car les animaux que nous recevons pour hébergement sont âgés de 6 semaines et les animaux qui proviennent de nos élevages sont très généralement impliqués dans des procédures expérimentales à l'âge adulte.
Modifications de la signalisation calcique dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les souris de cette lignée transgénique perdent spontanément leurs synapses à partir de six mois, dégénérescence construite pour reproduire la maladie d'Alzheimer. 700 vont être utilisées, 620 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère et 80 un niveau modéré, toutes tuées. Un fragment de queue est prélevé sur les souriceaux de 7 à 10 jours pour lire leur génotype, une partie subit une injection intracérébrale sous anesthésie d'une heure, une autre une injection intrapéritonéale. Les reproducteurs sont gardés jusqu'à six mois puis tués, le porteur indiquant qu'il ne sera possible ni de les placer ni de les réutiliser du fait de leur modification génétique.
Objectifs
Au cours de la maladie d’Alzheimer, des pertes de synapses, les connexions entre les neurones, se produisent dans le cerveau. Ces pertes sont bien corrélées à l’intensité des troubles cognitifs caractérisant la maladie. Ainsi, des traitements visant à réduire ces pertes pourraient protéger contre les déficits cognitifs. Un contrôle local des quantités de calcium au niveau des synapses est indispensable à leur maintien. Notre objectif est de déterminer si les pertes de synapses dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer pourraient être dues à des altérations de la régulation du calcium au niveau des synapses.
Bénéfices attendus
On estime que plus de 850 000 personnes sont affectées par la maladie d’Alzheimer en France, avec une espérance de vie de 8 à 12 ans à partir du moment où le diagnostic est établi. Le mécanisme des pertes de synapses dans la maladie d'Alzheimer est encore très mal connu. Ce projet a pour objectif de tester l’implication d’altérations du contrôle des niveaux de calcium au niveau des synapses dans ces pertes. La preuve de l’implication de telles altérations pourrait, à plus long terme, orienter vers une nouvelle piste thérapeutique.
Procédures
Un élevage de souris transgéniques modèles de maladie d'Alzheimer présentant des pertes de synapses sera effectué. Cela nécessitera de prélever un fragment de queue à l’âge de 7 à 10 jours (une fois, durée de moins d’une minute par animal) pour déterminer leur patrimoine génétique. Des souris auront une chirurgie consistant en une injection intracérébrale unique sous anesthésie générale, avec une prise en charge analgésique adaptée. Cette procédure durera une heure et sera faite une seule fois. D’autres souris recevront une injection intrapéritonéale unique d’un traitement pharmacologique (une fois, durée de moins d’une minute par animal). Les souris seront euthanasiées en fin de période de maintien par une méthode réglementaire pour prélèvement et analyses.
Impact sur les animaux
Les animaux ressentiront une légère et brève douleur lors du prélèvement de l’extrémité de la queue pour déterminer leur patrimoine génétique. Les souris génétiquement modifiées que nous utilisons dans ce projet développent spontanément une perte de synapses avec l'âge, mais elles seront euthanasiées au début de cette perte. La contention des souris nécessaire pour les manipulations et notamment pour les injections peut entrainer du stress.. Les injections peuvent entrainer une légère douleur au point d’injection. La chirurgie effectuée sous anesthésie générale comporte des risques rares associés à l'anesthésie (hypothermie, arrêt cardio-respiratoire). De plus, les souris pourraient ressentir un inconfort et des douleurs post-opératoires suite à la chirurgie.
Devenir
A la fin des procédures les souris seront euthanasiées afin de prélever leur cerveau pour analyser l'effet des traitements. Les animaux reproducteurs seront maintenus jusqu’à 6 mois pour garder des facultés de reproduction optimales. Ils seront ensuite euthanasiés car il ne sera pas possible de les replacer ou les réutiliser du fait de leurs modification génétique.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative, autre que le recours aux modèles animaux, pour atteindre les objectifs du projet. En effet le mécanisme de la neuro-dégénérescence dans la maladie d’Alzheimer n’est pas connu. Or les modèles animaux de la maladie d’Alzheimer sont les seuls à permettre d’étudier la perte progressive de synapses adultes au sein d’un organisme où les voies de signalisation sont interconnectées.
Réduction
Au cours du projet nous estimons que nous produirons au maximum 700 souris. Les animaux générés permettront de renouveler les reproducteurs de notre élevage, de réaliser les procédures expérimentales, et de réaliser des analyses nécessitant uniquement la collecte de tissus post-mortem. Nous ne produirons que le nombre strictement nécessaire d’animaux. De plus, le nombre d’animaux utilisés pour les procédures expérimentales (320) est réduit au maximum, la taille des groupes d’animaux ayant été établie pour obtenir une puissance statistique suffisante. Il sera en effet nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Le prélèvement d’un fragment de queue pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera limité à une taille minimale et sera réalisée en même temps que l’identification pour limiter le nombre de manipulations des souriceaux. Il est réalisé dans un endroit calme par des personnes compétentes. Si un reprélèvement était nécessaire il sera réalisé au niveau de l’oreille de l’animal et n’aura lieu que s’il est justifié auprès de la structure chargée du bien-être animal. Pour réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse : (i) les souris ont à disposition, comme élément d’enrichissement, des composants de nidification et des batonnets ; (ii) une surveillance quotidienne des paramètres environnementaux (lumière, température, hygrométrie) est réalisée ; (iii) une surveillance quotidienne des animaux est effectuée, afin de détecter un état de stress ou de douleur. Des points limites sont définis pour chaque procédure et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. La procédure chirurgicale est réalisée sous anesthésie avec une analgésie adaptée. Nous réaliserons un suivi rapproché en post-opératoire afin de détecter tout signe de douleur de l’animal. Les souris que nous utilisons dans ce projet présentent une perte de synapses à partir de l’âge de 6 mois, elles seront euthanasiées à ce moment là donc au début de la perte de synapses, et donc avant que cela n’engendre un impact visible sur leur état général.
Choix des espèces
Nous utilisons des souris génétiquement modifiées, modèle de la maladie d’Alzheimer. Il n’existe pas à notre connaissance de modèles autres que ces souris pour atteindre les objectifs du projet. Le traitement visant à prévenir les pertes de synapses sera effectué à 3 mois, avant que les pertes de synapses ne soient observées chez les souris, et ses effets seront analysés 3 mois après injection, quand ces pertes sont significatives. Le traitement pharmacologique visant à réverser la perte de synapses sera effectué à 6 mois, quand cette perte est significative. Ses effets seront analysés après 1 jour, 1 semaine et 1 mois pour déterminer s’il y a un effet, et combien de temps il persiste. Les géniteurs seront utilisés entre 2 et 6 mois d'âge, période optimale pour la reproduction des souris.
Evaluation de l’induction de la réponse immunitaire de différents vaccins thérapeutiques pour le traitement du cancer du sein triple négatif, dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Cancers
Départager trois candidats vaccins contre le cancer du sein triple négatif avant un développement chez l'humain : 46 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection unique dans le muscle de la patte, puis une prise de sang à l'œil sous anesthésie gazeuse avec collyre anesthésiant. Le porteur écrit qu'un produit ne peut pas passer en clinique sur la seule base de résultats obtenus in vitro et qu'il est donc "obligé" de recourir à un vertébré. Il annonce des points limites précoces et une surveillance de la motricité de la patte injectée, sans préciser ce qui déclencherait l'arrêt de la procédure.
Objectifs
Le développement de vaccins thérapeutiques contre le cancer, ciblant de nouvelles molécules sur les cellules tumorales (antigènes tumoraux), est indispensable afin de répondre à un besoin médical urgent pour les patients qui ne répondent pas aux traitements conventionnels. Un premier vaccin thérapeutique évalué chez la souris a donné des réponses prometteuses, mais il n’est applicable qu’à un nombre de patients restreints. L'objectif de ce projet est de développer un vaccin thérapeutique qui utilise un plus grand nombre de cibles et qui soit efficace sur une plus large population. Trois nouveaux candidats ont été conçus et nous voulons évaluer dans un modèle murin leur capacité à induire une réponse immunitaire spécifique et de comparer ces réponses à celles obtenues avec le 1er candidat vaccin. Le but de cette étude est de sélectionner le candidat le plus efficace pour poursuivre un développement clinique chez l’homme.
Bénéfices attendus
En cas de résultats positif, cette étude permettra La sélection d’un vaccin thérapeutique optimisé validant une nouvelle option thérapeutique pour les patients qui ont épuisé les possibilités de traitement conventionnel.
Procédures
Pour réaliser l’injection intra musculaire des candidats vaccins, la souris est maintenue environ 20 secondes. Une seule injection de 50µL est effectuée par animal. Un prélèvement sanguin sera réalisé sur animaux anesthésiés , l’animal est maintenu immobile environ 50-60 secondes (15 secondes pour l’application de l’anesthésique puis 45 secondes pour le prélèvement). Une prise de température en rectal pourrait être effectuée en cas d’apparition de signes cliniques sur animaux vigiles, la souris serait maintenue en contention environ 40 secondes.
Impact sur les animaux
L’injection dans le muscle de la patte devrait entrainer une douleur temporaire légère. Le prélèvement sanguin au niveau l’œil pourrait entrainer une douleur temporaire ou une gêne pour l’animal. Il sera de ce fait effectué après anesthésie générale et application d’un collyre anesthésiant).
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever certains organes. Ces organes vont permettre d’évaluer les réponses immunitaires induites par les candidats vaccin
Remplacement
Les objectifs de ce projet étant de sélectionner le meilleur candidat d’immunothérapie pour un développement clinique d’un vaccin chez l’homme, il est donc indispensable de respecter les obligations réglementaires, à savoir qu’un produit ne peut pas passer en clinique en se basant uniquement sur des résultats générés in vitro. Ceci implique que l’évaluation de l’efficacité des candidats doit se faire dans un organisme entier. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro susceptible d’apporter le même degré d’information pour répondre à ces objectifs. L’utilisation des invertébrées ne semble pas judicieuse en raison d’un système immunitaire très différent de celui d’un vertébré. Nous sommes donc obligés de faire appel à un vertébré communément utilisé pour ce type d’étude, la souris
Réduction
L’utilisation d’un outil statistique permettant de définir le nombre d’animaux nécessaires et suffisant pour démontrer une différence entre les groupes a été utilisée. Par ailleurs, un nombre optimal d’échantillons et de données seront collectés pour chaque souris pour utiliser un nombre minimal d’animaux nécessaire pour répondre à l’ensemble des questions de l’étude.
Raffinement
Les animaux sont acclimatés à minima une semaine au sein de l’animalerie avant le début de la procédure et seront gardés en groupe. Des points limites précoses ont été définis pour cette étude. La motricité des animaux sera surveillée après administration du traitement par voie intramusculaire dans la patte. Le prélèvement sanguin à l’œil se fera sur animaux anesthésiés (anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésique local). En cas d’apparition de signes cliniques (, une prise de température sera effectuée. En cas de fièvre, une administration d’un antalgique sera effectuée.
Choix des espèces
Le modèle murin est un bon modèle pour tester les candidats vaccins car son système immunitaire est bien décrit et proche de l’homme. Des souris adultes de plus de 7 semaines seront utilisées afin de travailler sur des animaux ayant un système immunitaire mature. De plus, les réactifs nécessaires sont largement disponibles. Il n’existe donc pas de méthode alternative susceptible d’apporter le même degré d’information. En effet, l’utilisation des invertébrées ne semble pas judicieuse en raison d’un système immunitaire très différent de celui d’un vertébré. Nous sommes donc obligés de faire appel à un vertébré communément utilisé pour ce type d’étude, la souris.
Etude de la variabilité de l’effet thérapeutique de cellules issues de cordons ombilicaux humains dans la maladie du greffon contre l’hôte.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Dépourvues de système immunitaire par construction génétique, les souris de ce projet reçoivent des cellules sanguines humaines qui vont attaquer leurs propres tissus. 375 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Après une irradiation de cinq minutes, elles reçoivent l'injection dans la veine de la queue, développent la maladie du greffon contre l'hôte, perdent du poids puis leurs poils, et subissent une prise de sang à la joue chaque semaine pendant quarante-cinq jours. Le porteur prévoit de les tuer avant terme si leur état se dégrade brutalement ou si une grille de signes cliniques l'indique, l'enjeu déclaré étant de comparer l'efficacité de cellules de cordon ombilical selon les donneurs.
Objectifs
Les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) sont des cellules de soutien particulières, présentes dans le cordon ombilical. Elles ont des fonctions biologiques intéressantes pour la régulation et la modulation du système immunitaire : on parle de propriétés immunomodulatrices. Les CSM de cordon ombilical (CSM-CO) humain émergent depuis plusieurs années comme une perspective pour le développement de médicaments de thérapie cellulaire (médicaments composés de cellules, qui portent l’activité thérapeutique), en particulier dans les maladies immunitaires et inflammatoires (maladies associées à une réaction excessive du système immunitaire) très sévères et ne répondant pas aux traitements classiques (maladies infectieuses, maladies auto-immunes…etc.). Cependant l’hétérogénéité de leurs propriétés en fonction des donneurs soulève un réel défi qui limite aujourd’hui leur utilisation en clinique. En effet, l’utilisation de CSM-CO isolées de donneurs dont les cellules présentent de moins bonnes propriétés immunomodulatrices, peut-être à l’origine d’un échec thérapeutique chez les malades, sans aucune autre alternative. Dans ce projet, l’objectif est d’étudier cette hétérogénéité des CSM-CO sur un modèle de maladie inflammatoire bien connu chez la souris : la maladie du greffon contre l’hôte (GVH). Nous étudierons les différences de propriétés qui existent entre les CSM issues de plusieurs donneurs, entre des sous populations de CSM issues d’un même donneur, ainsi que l’intérêt d’un mélange de ces cellules (= pool) pour lisser la variabilité observée entre les dons individuels et obtenir une efficacité thérapeutique reproductible entre les malades.
Bénéfices attendus
La détermination et la caractérisation de « bons » donneurs de CSM et/ou d’une stratégie de construction d’un pool de CSM présentant des propriétés modulatrices du système immunitaire fortes permettrait de valider notre stratégie de développement pour un médicament de thérapie cellulaire. Ce projet contribuera à la progression des connaissances sur les CSM dans le traitement de l’ensemble des maladies immunitaires et/ou inflammatoires.
Procédures
Afin d’étudier les différences de propriétés immunomodulatrices de CSM issues de sources différentes, nous utiliserons un modèle de souris parfaitement décrit dans la littérature scientifique. Des souris immunodéficientes (dépourvues de système immunitaire) seront soumises à une irradiation, étape d'une durée de 5 minutes non douloureuse permettant de "faire de la place" avant l'injection des cellules sanguines humaines qui seront à l'origine du développement d’une maladie du greffon contre l’hôte (GVH). C’est cette maladie, due à la réaction des cellules du donneur contre les cellules du receveur qui constituera notre modèle de maladie inflammatoire. Un jour après l'irradiation, les souris recevront par voie intra-veineuse (injection dans la veine de la queue réalisée sur souris éveillées, durant moins d'une minute par souris) les cellules sanguines humaines. Pour étudier l’effet de nos CSM sur le contrôle de l’évolution de la GVH, les souris recevront 18, 21 et 24 jours après l’administration de cellules sanguines humaines et par voie intra-veineuse des CSM. Nous suivrons le développement de la GVH par l'apparition des signes cliniques mais également grâce à des prélèvements sanguins hebdomadaires. Ces prélèvements sanguins (au niveau de la joue, geste réalisé sur souris éveillées durant une minute par souris) seront effectués chaque semaine sur toute la durée (45 jours) de la procédure expérimentale. Le volume sanguin prélevé est faible et compatible avec une répétition hebdomadaire..
Impact sur les animaux
Les souris développant une GVH vont présenter une perte de poids dans les 30 jours après le début de la procédure. Une atteinte cutanée sera également observable (poils hérissé puis perte de poils). La mise en place du modèle implique une étape d'irradiation à une dose qui ne devrait pas avoir d’effet néfaste sur le bien-être de l’animal. Les administrations répétées par voie intra-veineuse pourront également avoir un impact sur le bien-être de l’animal (saignement, stress, perte de mobilité...).
Devenir
L’euthanasie de tous les animaux à l’issue de chaque procédure est rendue nécessaire pour l’évaluation de la réponse immunologique des CSM sur la GVH. Les différents organes liés au système immunitaire ou connus pour être des organes cibles de la GVH seront prélevés pour analyse.
Remplacement
L’objectif à long terme de ce projet est le développement d’un médicament de thérapie cellulaire, or les nouvelles stratégies pour le développement de ce type de traitements sont très difficiles chez l’homme et requiert au préalable une preuve de concept réalisée sur un modèle animal pertinent. Il n’existe pas d’alternatives non animales dans ce domaine. En effet, le processus de développement d’une maladie inflammatoire concerne l’ensemble des organes d’un organisme vivant. L’étude de l’efficacité d’une thérapie cellulaire sur la modulation de la réaction inflammatoire ne peut donc se faire que chez un organisme vivant entier. Le maximum d’études n’utilisant pas d’animaux ont été réalisées en amont de ce projet, pour démontrer les propriétés de régulation des CSM sur le système immunitaire, mais des expériences chez l’animal sont nécessaires avant de valider nos hypothèses avant leur application chez les malades.
Réduction
Grâce à une analyse statistique, nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum tout en s’assurant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus nous optimisons au maximum nos expériences pour réaliser le plus d’analyse possibles sur les cellules obtenues à partir d’un même animal (récupération dans une seule expérience d’un grand nombre d’organes du système immunitaire afin de réaliser le maximum d’analyse, optimisation des prélèvements sanguins réalisés …).
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Tout d'abord, les souris seront hébergées dans un environnement enrichi (présence de papier kraft pour la création de nid et de buchette en bois à ronger). Une surveillance quotidienne obligatoire des animaux sera réalisée par le personnel technique et/ou les expérimentateurs. Les animaux seront euthanasiés si leur état se dégrade soudainement ou si le score déterminé à partir d'une fiche d'évaluation des signes cliniques indique des signes de souffrance. Les souris dépourvues de système immunitaire utilisées pour la mise en place du modèle expérimentale, seront manipulées dans des conditions particulières (environnement propre, sous hotte) afin d'éviter leur contamination par des organismes pathogènes.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme espèce animale pour réaliser les expériences de ce projet est pertinent, car un modèle reproduisant de nombreux signes de la GVH humaine est parfaitement décrit dans la littérature. C’est un modèle de maladie inflammatoire idéal pour répondre à notre question scientifique. De plus nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et la possibilité de les prendre en charge facilement et rapidement. Les souris utilisées dans le cadre de ce projet seront des souris immunodéficientes (dépourvues de système immunitaires murin) adultes, car nous nous intéressons à traiter la GVH de l’adulte humain.
Etude de l’activité antitumorale et sénolytique d’anticorps couplés à des drogues dans des modèles de xénogreffes humaines
- Recherche appliquée
- Cancers
Les 470 souris de ce projet, de la souche NMRI nude athymique, sont immunodéprimées et reçoivent sous anesthésie une greffe de cellules cancéreuses humaines sous la peau du flanc. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des anticorps couplés à des drogues censés éliminer les cellules tumorales sénescentes. Chacune reçoit ensuite une injection intraveineuse par semaine pendant 2 à 6 semaines, puis une ponction dans le cœur sous anesthésie, et toutes sont tuées à l'issue, une souris portant une tumeur au flanc ne pouvant entrer dans un autre protocole. Le porteur écrit que la greffe et les injections peuvent "engendrer un stress et une douleur", et annonce une surveillance pour que les souris ne subissent "aucune souffrance".
Objectifs
La sénescence est un processus biologique naturel qui intervient en protégeant les cellules contre des stress cellulaires comme le raccourcissement des télomères, les dommages à l’ADN ou encore le stress oxydatif. Durant certains processus naturels, comme par exemple l’embryogénèse, la senescence a un rôle fondamental. Cependant, l’accumulation de ces cellules sénescentes dans l’organisme au cours du temps conduit à l’émergence de pathologies que l’on retrouve majoritairement chez les personnes âgées. Par exemple, les fibroses comme celle du foie, des poumons, des reins ou du coeur, le cancer, les maladies neurodégénératives ou l'arthrose sont des ptahologies directement liées à l’accumulation de ces cellules sénescentes. L'objectif de ce projet est la mise au point de thérapies innovantes capable d'éliminer les cellules senecentes dans les tumeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de valider l'efficacité de nouveaux composés dans le traitement du cancer. Ces thérapies ciblées permettent d'éliminer spécifiquement les cellules senescentes tumorales responsables des mécanismes de résistance aux drogues et de la formation des métastases. De plus, le ciblage des cellules senescentes cancéreuses permettra de limiter les effets secondaires associés aux traitements classiques comme la radiothérapie comme par exemple la formation de tissus fibrotique.
Procédures
Les animaux seront greffés en sous-cutané avec des modèles de lignées cellulaire humaines tumorales. Au début du protocole, les souris seront anesthésiés puis des cellules cancéreuses seront implantées sous la peau au niveau du flanc droit. Puis, les animaux se verront injecter différents produits par intraveineuse, une par semaine, durant 2 à 6 semaines consécutives en fonction de la progression des tumeurs. En fin de protocole, les souris seront anesthésiées afin de permettre une ponction intracardiaque puis euthanasiées.
Impact sur les animaux
Plusieurs éléments peuvent nuire au bien être des animaux et engendrer un stress et une douleur notamment lors des greffes sous cutanées des cellules tumorales et lors des injections intraveineuses.
Devenir
Tous les animaux inclus dans le protocole expérimental seront mis à mort soit en fin de procédure. En effet, les animaux présentant une tumeur dans le flanc ne pourront être réutilisés ou inclus dans un autre protocole.
Remplacement
Ce projet a pour but le développement de potentielles thérapies ciblées pour la traitement du cancer. Ces études in vivo font suite à de nombreux résultats in vitro qui nous permettent d'affirmer que nos nouveaux ADC présentent un réel intérêt thérapeutique. Cependant, à ce stade du développement de nos recherches, l'utilisation de modèles complexes, comme des modèles de xénogreffes, est requise pour pouvoir prouver l'efficacité thérapeutique de nos candidats. De plus, pour le développement préclinique de nos ADC, nous devons apporté la preuve d'une efficacité sur des modèles complexes en plus d'étude de pharmacocinétique précise des molécules en développement.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été réduit au maximum tout en maintenant la possibilité d'une analyse statistique des résultats. Etand donné que l'originalité de nos ADC, ces expériences n'ont jamais été faites précédemment dans la littérature.
Raffinement
Nous mettrons en place une surveillance adaptée et individuelle des animaux afin de s'assurer que les animaux expérimentaux ne subissent aucune souffrance. L'apparition de signes évocateurs de souffrance, de mal-être comme la prostation, un comportement erratique ou une altération de l'état général de la souris permettra rapidement, en fonction de la gravité des observations, de procéder soit à une prise en charge de l'animal (administration d'un antalgique) soit à la mise à mort de l'animal concerné.
Choix des espèces
La souche NMRI nude athymique sera utilisée dans l'étude de modèles de xénogreffes de cellules humaines cancéreuses en greffées en sous-cutanée. Il s'agit d'un modèle immunodéprimé avec une courbe de poids homogène et couramment utilisée dans la littérature associée à la recherche en oncologie. Ce souche permettra l'évaluation de l'effiacité anti-tumorale de nos candidats médicaments dans des modèles de xénogreffes exprimant les cibles d'intérêts thérapeutiques. Les souris NMRI athymique nude seront âgées de 6-7 semaines lors de la greffe sous-cutanée pour garantir une prise tumorale homogène.
SARS-CoV-2 : histoire naturelle de l’infection, essais d’efficacité de traitements et de vaccins sur hamster doré
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Tués à l'issue au motif du risque lié à un agent pathogène de groupe III, 1 000 hamsters dorés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit le SARS-CoV-2 par voie nasale sous anesthésie gazeuse, puis des traitements ou des vaccins administrés sur animal vigile, et jusqu'à trois prélèvements de sang au sinus rétro-orbital. Le porteur décrit l'infection comme une perte de poids transitoire d'environ 10 %, que l'animal contrôle au bout d'une semaine, et présente le hamster doré comme un modèle des formes non sévères de la COVID-19. La mise à mort de la totalité des animaux est acquise dès le départ, quelle que soit leur récupération.
Objectifs
Depuis fin 2020, la COVID-19 évolue par vagues épidémiques et l’émergence de variants préoccupants de SARS-CoV-2 requiert dans l’urgence de nouvelles données scientifiques. Dans ce contexte, l’apport de la recherche utilisant des espèces animales modèles est essentiel à la gestion de la crise sanitaire. De nouveaux besoins urgents de recherche sont apparus en lien avec l’apparition de formes symptomatiques longues de la maladie et l’émergence des variants préoccupants du SARS-CoV-2. Le présent projet a pour objectifs (i) l’étude de la physiopathologie des infections à SARS-CoV-2 et ses variants et ce, principalement, au niveau de l’épithélium respiratoire du hamster Syrien modèle de la COVID-19, (ii) une meilleure compréhension de la diffusion et de la multiplication du SARS-CoV-2 et ses variants dans les tissus (immunité croisée, transmissibilité, réinfection) et (iii) l’évaluation de vaccins, et d’approches thérapeutiques adaptés à l’évolution épidémiologique des infections à SARS-CoV-2.
Bénéfices attendus
L’étude chez le hamster des infections à SARS-CoV-2 et des stratégies de prévention et/ou de contrôle est déterminante pour l’élaboration de stratégie de lutte contre la pandémie de COVID-19. Ce projet s’inscrit dans une démarche de sciences appliquées au domaine médical en lien avec les déclarations d’intérêt, d’urgence ou de priorité nationale du gouvernement et des organismes publics de recherche.
Procédures
L’inoculation de la souche virale est réalisée par voie nasale sous anesthésie gazeuse. Les traitements (thérapeutiques ou vaccinaux) sont administrés par différentes voies à l’animal vigile par des manipulateurs expérimentés. Ces manipulations durent quelques secondes. Le traitement par voie nasale est administré sous anesthésie. Des analyses sérologiques seront réalisées au cours des essais vaccinaux. Les prélèvements sanguins nécessaires pour ces analyses seront réalisés au sinus rétro-orbital sur animal anesthésié avec ajout d’un collyre anesthésique. Ces prélèvements effectués par un manipulateur expérimenté durent quelques secondes. Un maximum de 3 prélèvements sanguins sont prévus sur les animaux sur toute la durée du protocole.
Impact sur les animaux
Dans les conditions expérimentales les plus défavorables, l’infection du hamster doré par le SARS-CoV-2 se traduit par une perte de poids transitoire d’environ 10%. L’animal infecté contrôle l’expression pulmonaire de la maladie au bout du septième jour de l’infection et retrouve son poids d’origine vers le 10ème jour.
Devenir
La mise à mort des animaux est requise au regard de la gestion du risque d’exposition de l’agent pathogène de groupe III utilisé dans cette procédure.
Remplacement
L’étude de la physiopathologie de l’infection et de l’efficacité vaccinale ne peut être menée sans avoir recours à l’administration de l’agent pathogène à l’animal vivant. En revanche, les stratégies thérapeutiques sont validées préalablement sur des modèles d’infection utilisant des lignées cellulaires appropriées. L’effet du traitement antiviral sur la multiplication du SARS-CoV-2 ainsi que son innocuité sont ainsi entérinés par des analyses in vitro. Les essais vaccinaux et thérapeutiques sont ensuite réalisés chez l’animal dans les meilleures conditions possibles afin d’évaluer l’efficacité du traitement.
Réduction
Les modèles d’infection à SARS-CoV-2 chez le hamster sont maîtrisés depuis 2020 au laboratoire. Nous disposons d’un protocole d’administration de souches virales présentant des conditions de répétabilité et reproductibilité satisfaisantes qui nous permettent de réduire nos études à des groupes de 6 animaux pour atteindre une significativité statistique.
Raffinement
Nous nous sommes employés à définir les conditions optimales d’hébergement des hamsters dorés. L’observation du comportement du hamster, d’une part, et l’adaptation des méthodes d’anesthésie, de contention et des gestes techniques à l’animal, d’autre part, garantissent une bonne prise en compte du principe de raffinement : enrichissement et habituation de l’animal à la manipulation une semaine avant les expérimentations. Les hamsters sont hébergés par deux dans des portoirs ventilés, avec à leur disposition du matériel de nidification (coton), des tunnels et des maisonnettes en carton ainsi que des bûchettes de bois à ronger. Une grille de points limites est établie afin de limiter la douleur des animaux.
Choix des espèces
Le hamster doré est naturellement sensible aux infections à SARS-CoV-2, quel que soit le variant, et représente un modèle de choix pour étudier les formes non sévères de la COVID-19. Ce modèle restitue naturellement la physiopathologie humaine de la COVID-19. Les signes cliniques sont transitoires (perte de poids modérée et hyposmie/anosmie), l’animal contrôlant naturellement l’infection au bout d’une semaine. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes mâles ou femelles. Ils sont sensibles à l’infection SARS-CoV-2 et ne développent pas de symptômes graves.
Évaluation de la dermatite atopique induite par des extraits d’acariens
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
Rats : 1150
Une trentaine d'études d'efficacité sur des candidats médicaments contre l'eczéma : 1 150 souris et 1 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le dos rasé, ils reçoivent un extrait d'acariens appliqué ou injecté dans la peau jusqu'à neuf fois en trois semaines, puis le produit à tester tous les jours. Pour mesurer le grattage, chaque animal est isolé jusqu'à cinq heures dans une enceinte, et jusqu'à sept prises de sang sont pratiquées en trois semaines, la dernière suivie d'une mise à mort sans réveil. Le porteur justifie le recours aux rongeurs par l'impossibilité de faire apparaître un comportement de grattage in vitro, et annonce des traitements "sans effets secondaires majeurs" pour les patients.
Objectifs
La dermatite atopique, ou eczéma atopique, est une maladie inflammatoire chronique de la peau, fréquente chez les nourrissons et les enfants, qui se caractérise par des démangeaisons, une sécheresse de la peau, un érythème et une peau épaisse causés par une perturbation immunitaire, des défauts génétiques et des facteurs environnementaux. En médecine humaine, on estime jusqu'à 20 % des personnes souffrant de dermatite atopique . La sècheresse de la peau, son irritabilité et son hyperréactivité s'expliquent par une diminution des graisses à la surface cutanée. Les patients dits atopiques sont génétiquement prédisposés (terrain familial). Leur système immunitaire est très réactif et leur peau présente une anomalie de perméabilité. Les allergènes environnementaux (poussières, pollens…), normalement bien tolérés, vont alors pouvoir pénétrer plus profondément dans l'épiderme et stimuler de façon excessive le système de défense immunitaire. En particulier, une altération de la barrière cutanée entraîne une sensibilité élevée aux allergènes aériens atopiques, y compris les acariens . Les acariens constituent un vecteur non seulement de protéines allergènes, mais aussi d'adjuvants microbiens qui peuvent tous deux conduire à l'allergie. Dans la dermatite atopique, les lésions liées au grattage (conséquences des démangeaisons), peuvent être responsables de surinfection bactérienne (ex : staphylocoque doré) ou virale (ex : virus de l'herpès) dont les conséquences sur l’état général peuvent être plus ou moins importantes. Le projet concerne des tests d'évaluation de réactions cutanées, de comportements de grattage chez le rongeur. Le modèle de dermatite atopique (induit par des extraits d’acarien) décrit dans ce projet cible l'évaluation des effets de substances dans le cadre de développement préclinique de produits pharmaceutiques. Le modèle est mis en place et utilisé afin de tester l'efficacité de médicaments à lutter contre les conséquences directes ou aggravantes (comportement de grattage) de l’allergie aux acariens.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra l'évaluation de nouveaux traitements nécessaires pour améliorer la prise en charge et la qualité de vie des patients, car les traitements actuels présentent des effets secondaires qui peuvent être importants. Par exemple, même si les corticoïdes, appliqués par voie topique ou orale, sont fréquemment utilisés pour traiter de nombreuses affections cutanées, ces derniers ne restaurent pas la barrière que constitue l’épiderme. Leur utilisation est de plus fréquemment accompagnée d’une immunosuppression, ce qui a pour conséquence de prolonger leur utilisation à des doses fortes entrainant ainsi de nombreux effets secondaires (atrophie de la peau, augmentation du risque d’infection). Pour ces raisons, de nouveaux traitements, sans effets secondaires majeurs, sont en développement.
Procédures
Les animaux seront rasés au niveau du dos. 2-3 fois par semaines et pendant environ 3 semaines (soit en 9 occasions maximum), un extrait d’acariens est appliqué ou injecté au niveau de la peau. Cette procédure ne dure que quelques minutes et est réalisée sous anesthésie gazeuse si nécessaire. Les administrations d’éléments d’essai pourront être réalisées tous les jours pendant la durée de l’étude (environ 1 minute par administration). Avant la première application de l’extrait d’acariens, puis à différents jours jusqu'au lendemain de la dernière application, l’épaisseur des oreilles est mesurée et la peau est observée. Cette procédure ne dure que quelques minutes et est réalisée sous anesthésie gazeuse si nécessaire. Les animaux sont placés individuellement dans une enceinte pour évaluer le comportement de grattage, généralement en une occasion et pendant 5 heures maximum. Les jours qui précédent cette évaluation, une ou plusieurs phases d’habituation à l’enceinte d’environ 1 heure sont mises en place. Des prélèvements de sang pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse, procédure d’une durée de quelques minutes (7 prélèvements maximum en 3 semaines). Si le prélèvement est effectué en fin d’étude, les animaux sont immédiatement euthanasiés (sans retour à l’état conscient).
Impact sur les animaux
Les phases d’induction de l’anesthésie et de réveil (nécessaires pour la réalisation des administrations, des prélèvements sanguins et des évaluations le cas échéant), tout comme les phases de contentions nécessaires aux administrations substances (produit test) ou d’isolement (évaluation du comportement de grattage, généralement 2 à 5 heures) peuvent être source de stress ou d’inconfort pour l’animal. Des démangeaisons pourraient apparaitre au niveau du site d'application des extraits d'acariens.
Devenir
Dans la procédure, les animaux sont euthanasiés, les prélèvements de peau/oreilles et de sang (pour analyses) ne permettant pas le réveil et le maintien en vie.
Remplacement
Dans le cadre du développement des médicaments testés, des tests in vitro, ont déjà eu lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substances à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne reflètent pas la complexité de l’environnement biologique, du système endocrinien et immunologique chez l’Homme, ou l’apparition d’un comportement de grattage. De même, il n'est pas possible de prédire les effets secondaires des substances utilisées. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.
Réduction
Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Selon les données de la littérature, il est estimé qu’un effectif de 8-10 animaux en standard par groupe (nombre d'animaux et groupes variables, selon l’objectif de l’étude) sera nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. Une étude comprendra en général 4 groupes et une trentaine d'études sont anticipées. L'analyse statistique prévue repose sur des tests paramétriques adaptés aux objectifs de l'étude. Par ailleurs, des prélèvements terminaux (tissus, organes, sang) peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude.
Raffinement
Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant de d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères.... En cas de doute, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou attendus ou jusqu’à atteinte des points limites. Tous les points limites et leur cotation sont décrits dans un formulaire interne. Cette observation faite par du personnel formé inclut une surveillance de l'aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal sous stimulation, la respiration, l’appétit, l’état d’hydratation, les tremblements ou convulsions… Une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal pourra permettre de réévaluer et d’adapter à postériori la catégorie si nécessaire. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données.
Choix des espèces
Aujourd’hui encore, les rongeurs (souris et rats) demeurent essentiels pour étudier la dermatite atopique, comprendre les mécanismes moléculaires de la pathogenèse de cette affection cutanée et étudier l'efficacité de nouveaux traitements. Tous les animaux seront utilisés après 4 semaines de développement (après sevrage) que ce soient des rats ou des souris conformément à la bibliographie scientifique.
Restauration par thérapie génique de la fonction auditive et vestibulaire chez des souris modèles de surdités et troubles vestibulaires humains
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
14 305 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections de vecteurs viraux dans l'oreille interne, certaines in utero au quatorzième jour de gestation, puis un suivi auditif toutes les deux semaines pendant six à neuf mois. 972 d'entre elles subissent en plus un test de réflexe de sursaut d'une heure par jour, et d'autres une pièce de maintien posée sous anesthésie suivie de quatre semaines de restriction hydrique, avec deux heures de test quotidien. Le porteur indique qu'il n'existe ni lignée cellulaire ni cellule souche de l'oreille interne et conclut que le modèle murin reste "l'outil indispensable".
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de développer des thérapies géniques pour restaurer l'audition et l'équilibre dans des modèles murins de pathologie de l'oreille interne humaine, applicables aux patients. Les fonctions d'audition et d'équilibre des mammifères reposent respectivement sur la cochlée et le vestibule, organes sensoriels spécialisés dans l'oreille interne. La surdité et les défauts de l'équilibre sont les troubles sensoriels héréditaires les plus répandus chez l'homme. Environ 1 nouveau-né sur 700 est affecté par une surdité congénitale, dont 80 % ont une cause génétique, avec 30 % de ces cas associés à des troubles de l'équilibre. A ce jour, il n’existe aucune approche thérapeutique pour soigner la surdité et les troubles de l’équilibre. Cependant, les virus adéno-associés (AAV) sont récemment apparus comme des vecteurs prometteurs pour la thérapie génique (TG). Bien qu’elle se soit révélée encourageante dans les essais précliniques et cliniques pour divers troubles héréditaires, la TG n’a pas encore été utilisée pour traiter la perte auditive. Au cours de la dernière décennie, nos recherches se sont concentrées sur le développement de la TG virale pour restaurer l'audition et l'équilibre chez des modèles murins de surdité humaine. Récemment, nous avons rapporté la première preuve de principe selon laquelle la TG peut inverser le phénotype de surdité profonde d’un modèle murin, suscitant l'espoir de futurs essais cliniques chez certains patients. Néanmoins, de nombreux défis persistent. Premièrement, le début de l'audition se produit après la naissance chez la souris et in utero chez l'homme, ce qui rend difficile la transposition des fenêtres temporelles thérapeutiques murines aux patients. Cela implique que la TG doit être administrée à l'oreille interne de souris (mâles et femelles sans distinction) presque adultes. Cependant, le taux de transduction des cellules sensorielles auditives et vestibulaires par les AAV diminue considérablement avec l'âge, soulignant le besoin crucial d'identifier de nouveaux variants AAV avec un fort tropisme pour ces cellules. Deuxièmement, il est essentiel de déterminer si la TG périphérique restaure une perception auditive centrale normale étant donné qu’il existe une période critique (PC) de plasticité, au cours de laquelle les circuits auditifs centraux perdent progressivement leur capacité à encoder correctement de nouveaux signaux acoustiques.
Bénéfices attendus
Notre projet de recherche vise à apporter une contribution significative à la compréhension de la physiopathologie de l'oreille interne et des voies auditives. Les résultats de notre étude devraient non seulement avoir un impact décisif sur le développement d'approches thérapeutiques pour les surdités humaines héréditaires, mais aussi mettre en lumière le rôle crucial de la thérapie génique dans la restauration de la perception auditive et des troubles de l'équilibre dans les modèles animaux de déficiences de l'oreille interne chez l'homme. En étudiant la faisabilité et la fiabilité de la thérapie génique pour restaurer l'audition et l'équilibre dans des modèles murins de surdité humaine, dans une fenêtre temporelle transposable à l’homme, nous espérons avoir un impact significatif sur la santé et la société. En effet, l'acquisition anticipée de connaissances sur l'impact de la fenêtre temporelle et de la période critique sur la thérapie génique pour la surdité, ainsi que l'identification de vecteurs spécifiques à l'oreille interne, seront cruciales pour la conception des futurs essais précliniques. Ces avancées auront à leur tour des répercussions médicales, sociales et économiques majeures, étant donné le fardeau considérable que représente la surdité pour la santé publique et les interactions sociales.
Procédures
- Une biopsie (30 secondes) sera effectuée sur tous les animaux du projet afin de les marquer et de les génotyper. - Nous effectuerons des injections (environ 20 minutes) à différents niveaux du système auditif via différentes voies d’administration. - Un suivi audiologique (environ 20 minutes) sera réalisé sur nos modèles souris ayant reçu une injection de vecteurs Cette procédure sera répétée tous les 2 semaines pendant 6 à 9 mois de vie de l’animal. - Nous effectuerons un suivi comportemental des modèles souris de surdité humaines ou de synaptopathies. Un test de réflexe de sursaut sera effectué une fois par jour (environ une heure) pendant 2 à 3 jours par intervalle de deux semaines sur une période de 2 à 3 mois (n= 972 animaux. Un autre test impliquant la pose au préalable d’une pièce de maintien (sous anesthésie, durée une heure) puis l’application d’un protocole de restriction hydrique, aura lieu tous les jours (environ 2 heures) pendant 4 semaines. Enfin, des tests locomoteurs vestibulaires (30 minutes pour l’ensemble des tests) auront lieu tous les 15 jours sur une période de 1 à 5 mois.
Impact sur les animaux
A l’exception du modèle murin du syndrome d’Usher de type 1G qui présente un défaut vestibulaire bilatéral, se caractérisant par un hochement de tête et une tendance à tourner en rond en permanence, nos autres modèles murins ne manifestent, outre la surdité, aucun autre symptôme et leur phénotype est indiscernable de celui des souris sauvages. Pour les mesures perceptuelles, les souris peuvent être soumises à du stress et de l’angoisse pendant les épisodes de contention. De plus, le protocole de restriction hydrique peut entraîner une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, l’ensemble des animaux du projet sont des organismes génétiquement modifiés empêchant tout replacement ou adoption. Par ailleurs, de nombreuses procédures nécessitent la mise à mort de l’animal pour récupérer des tissus afin d’effectuer différentes expérimentations de physiologie, ou d’immunohistochimie. Les autres procédures impliquent des interventions comme des injections ou des entraînements comportementaux auditifs ou des chirurgies. On ne peut donc pas considérer ces animaux comme naïfs expérimentalement. De plus, la plupart des animaux sont porteurs de mutations de gènes de surdité très spécifiques rendant leur réutilisation, par exemple par d’autres équipes, encore plus difficile. Leur réutilisation pourrait donc mettre en péril les conclusions des nouvelles expériences car trop de paramètres pourraient ne pas être contrôlés. Cependant, une fois les animaux mis à mort, nous essayons de les utiliser pour des entraînements à la dissection et la mise au point de nouveaux protocoles. Ces partages se font typiquement à l’échelle de l’Institut au-delà de notre équipe de recherche.
Remplacement
Près de 100 gènes responsables de surdité chez l’Homme ont été identifiés, mais autant restent à découvrir. La restauration de l’audition par thérapie génique chez des souris modèles de surdités humaines représente une étape cruciale pour ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme. A ce jour, nous ne disposons ni de lignées cellulaires ni de cellules souches de l’oreille interne, en raison de la complexité anatomique et histologique de l’organe de l’audition. Dans ce contexte, le modèle murin reste l’outil indispensable pour étudier la physiopathologie des surdités et mettre au point des traitements curatifs. Afin de réduire le nombre de souris utilisées, l’expression de la totalité des gènes thérapeutiques utilisés dans ce projet a été testée préalablement sur des lignées cellulaires.
Réduction
Afin de minimiser l’utilisation des animaux, nous adopterons une stratégie d’expérimentation et de statistiques visant à obtenir des résultats significatifs tout en réduisant au strict minimum le nombre d’animaux impliqués. Pour chaque modèle murin, nous réaliserons une injection de vecteur à différents stades du développement. Les souris ainsi injectées seront ensuite utilisées dans plusieurs protocoles distincts, incluant des tests auditifs, comportementaux, des analyses électrophysiologiques et des marquages immunohistochimiques. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons dans la mesure du possible un nombre équivalent de mâles (50%) et de femelles (50%), et nous nous concentrerons sur le nombre limité d’animaux en fonction de la capacité des dispositifs expérimentaux et de l’application des mesures sur le même animal le cas échéant. Afin d’éviter un éventuel « effet cage », les souris d’une même cage recevront au moins 2 traitements différents. Enfin, les groupes d’animaux sont constitués afin de garantir une puissance statistique de 80% pour des différences de 10% minimum. Cette approche statistique rigoureuse vise à minimiser le nombre d'animaux tout en garantissant une évaluation fiable et significative des résultats.
Raffinement
Dans le souci du bien-être optimal des animaux tout au long des procédures expérimentales, des traitements analgésiques et antalgiques seront mis en œuvre et adaptés au stade de développement des animaux en pré-opératoire et post-opératoire afin d’assurer une analgésie optimale pour chaque procédure. Une anesthésie gazeuse à l’isoflurane sera soigneusement réalisée. Des tapis chauffants seront utilisés pour limiter le risque d’hypothermie lors des chirurgies. Les souris gestantes seront placées dans des cages isolées après la chirurgie, assurant ainsi un rétablissement dans un environnement calme. De plus, un gel buvable et de la nourriture humidifiée seront disposés sur la litière de leur cage pour permettre aux souris d’accéder à la nourriture sans exercer de tension sur les sutures. Durant une période minimale de 5 jours suivant la chirurgie, une surveillance attentive de la plaie sera effectuée afin de détecter tout signe éventuel d’infection. Le suivi systématique de l’état général de santé des souris sera suivi pendant une semaine après la procédure afin de détecter d’éventuels signes de souffrance ou d’inconfort, tels que les changements de posture, les yeux plissés ou manque de toilettage. Enfin, en vue d’enrichir leur environnement, un igloo en plastique sera ajouté à chaque cage.
Choix des espèces
Près de 95% du génome de la souris est identique à celui de l’Homme. De plus, les modèles murins utilisés dans ce projet miment fidèlement les formes de la surdité humaine. Grâce à la transposabilité des résultats entre la souris et l’Homme, nos résultats devraient faire progresser de manière significative notre compréhension de la fonction de la synapse auditive et accélérer le développement de la thérapie génique en tant qu’alternative prometteuse pour un traitement curatif des surdités génétiques chez l’Homme. Preuve en est, les résultats antérieurs provenant d’une étude sur un modèle murin de surdité humaine, ont jeté les bases du premier essai clinique en cours. Nous proposons d’injecter les préparations virales à différents stades clés du développement et de la maturation du système auditif : afin de déterminer la fenêtre temporelle qui permet une meilleure restauration des fonctions auditive et/ou vestibulaire pour chaque surdité traitée. 1) Dans l’hypothèse où l’apport du gène serait trop tardif par rapport à la mise en place de la machinerie de mécano-transduction des cellules sensorielles auditives (à E15), une solution possible serait d’effectuer la thérapie génique avant la mise en place de la touffe ciliaire. Nous allons donc effectuer des injections in utero dans l’otocyste à l’age de 14 jours embryonnaires (E14). 2) immédiatement après la naissance, entre le premier et le troisième jour postnatal (P1 à P3) 3) à un stade mature de l’audition (entre P15-P30) Les tests auditifs seront réalisés chez des souris âgées de 21 jours à 30 semaines afin de pouvoir évaluer la restauration de l’audition dans le temps. Les mesures de patch-clamp sont effectuées sur des cochlées de souris âgées entre P20 et P35. Les tests comportementaux seront réalisés 30 à 45 jours post-traitement.
Etude de la modulation du métabolisme du tryptophane sur la polyarthrite expérimentale
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
La douleur de l'arthrite induite au collagène, qualifiée de sévère dans le résumé lui-même, ne recevra aucun antalgique, aucune molécule contre la douleur n'étant selon le porteur dépourvue d'un effet anti-inflammatoire qui fausserait le résultat. 104 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'analyse histologique de leurs articulations, dont 24 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection intradermique sous anesthésie, puis des injections intrapéritonéales quotidiennes, avec une pesée quotidienne et une mesure du volume de leurs pattes arrière gonflées trois fois par semaine. Le projet, financé par des agences de recherche, vise à accélérer le développement clinique d'une molécule contre la polyarthrite rhumatoïde et à en établir la dose minimale efficace.
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires. Cette pathologie touche les articulations mobiles telles que les articulations des mains, des pieds, les poignets et les genoux. Elle est caractérisée par une inflammation articulaire et une destruction progressive des structures cartilagineuses et osseuses. C’est une maladie douloureuse qui affecte la qualité de vie des patients et qui peut provoquer un isolement social. Plusieurs traitements contre la polyarthrite rhumatoïde, notamment les biothérapies, sont actuellement utilisés. Mais des résistances et des échappements thérapeutiques sont fréquents. Ainsi, il a y une nécessité de trouver de nouveaux traitements et de comprendre les mécanismes d’action, et notamment les mécanismes cellulaires, de ces traitements. L'objectif de ce projet financé par des agences de recherche est d'accélérer le developpement clinique d'un médicament contre la polyarthrite rhumatoïde. Les objectifs spécifiques sont de comprendre le mode d'action de cette nouvelle approche thérapeutique ainsi que de déterminer la dose minimale efficace.
Bénéfices attendus
Comme l'enzyme AADAT (notre piste thérapeutique) s'est déjà avéré efficace dans le modèle de polyarthrite par injection d'anticorps anti-collagène, la présente étude permettra d'explorer les potentialités anti-inflammatoires de la molécule dans le but d'avancer cette molécule candidat médicament plus avant vers la clinique, les études prévues dans ce projet permettront entre autres d'aider à résoudre le mécanisme d'action de la molécule et donc d'envisager la mise sur le marché d'un nouveau médicament à terme.
Procédures
Certains animaux recevront des injections intradermiques (une injection unique d'une durée d'1 min environ) sous anesthésie générale. Les autres injections intrapéritonéales (d'une durée de 15 secondes et avec une fréquence maximale d'une injection par jour pendant la durée du traitement comme indiqué en 4.3.1 et 4.3.2) sont réalisées sur animaux vigiles . Les injections sont réalisées par du personnel expérimenté. Au cours de la procédure les animaux seront pesés (15 secondes maxi par animal avec une fréquence maxi quotidienne) et l'oedème des pattes arrieres mesurès par mesure du volume (1 min maximum par animal à une fréquence maxi de 3 fois par semaine).
Impact sur les animaux
Nuisance n°1 Induction de l'arthrite sous anesthésie générale, d'une durée de 3 min environ, temps d'induction compris, cette anesthésie est réalisée sous isoflurane. Nuisance n°2 Développement de l'arthrite Perte de poids et douleurs pour les animaux induits par l'arthrite. La douleur considérée comme sévère pour le modèle d'arthrite au collagène et modérée pour le modèle d'arthrite aux anticorps anti-collagène, ne peut être prise en charge pharamacologiquement car à ce jour aucune molécule antalgique n'a été identifiée comme dépourvue d'effet anti-inflammatoire. Nuisance n°3 Administration des composés pharmacologiques par injection intrapéritonéale quotidienne .
Devenir
Des analyses histologiques sur les articulations (arthrite) seront réalisées à l'issue des procédures expérimentales nécessitant la mise à mort des animaux.
Remplacement
La présente étude a été planifiée après une recherche documentaire approfondie et de nombreuses études in vitro. Après avoir soigneusement analysé les études thérapeutiques cruciales in-vivo, il a été observé que les modèles de souris utilisés ici sont les modèles de référence pour la polyarthrite rhumatoide. De plus, compte tenu des développements déjà réalisés sur cette molécule, cette étude in-vivo est cruciale et constituera un jalon pour progresser sur l'avenir de notre molécule médicament. Cette étude est une partie impérative du développement préclinique de la molécule. Après avoir consulté la littérature et considéré l'importance de cette étude pilote, le présent projet ne peut être remplacé par aucune autre étude alternative.
Réduction
Ce projet est planifié en gardant à l'esprit le nombre minimum d'animaux nécessaires (8 animaux par groupe) pour atteindre le niveau de signification pour chaque modèle. Le projet est divisé en trois groupes : le groupe témoin inflammatoire, le groupe traité avec AADAT, le groupe contrôle avec le médicament déja approuvé. Pour une étude comparative, il est important d'inclure ce groupe témoin qui servira de norme pour les comparaisons nécessaires pour comprendre l'impact du médicament sur la gravité et la progression de la maladie. Compte tenu de l'importance de chaque groupe dans l'étude, il n'est pas possible de réduire le nombre de groupes et d'animaux. Une analyse statistique sera réalisée pour les comparaisons entre les trois groupes.
Raffinement
Les souris seront hébergées par 4 dans des cages conventionnelles conformes pour cette espèce (directive 2010/63/EU) au sein de notre animalerie conventionnelle. L'enrichissement est apporté par des objets (tunnel, maison) dédiés à cet usage. Les injections intra-dermiques sont réalisées sous anesthésie gazeuse générale. Les deux modèles sont bien connus et maîtrisés au laboratoire en termes de douleurs. Nous surveillerons quotidiennement les animaux. Les animaux seront pesés deux fois par semaine. Un changement de litière bi- hebdomadaire puis quotidien lorsque les animaux seront en phase d’arthrite sévère, l'utilisation de tunnel permettra de diminuer le stress occasionné par le changement de litière. Des points limites (liés à la perte de poids et/ou des anomalies du comportement) sont mis en place.
Choix des espèces
Les souris mâles avec un fond génétique de suceptibilité à l'auto-immunité, ont été largement étudiées dans la littérature comme modèle expérimental de la polyarthrite rhumatoïde. L'immunisation avec le collagène de type II provoque une réponse auto-immune similaire à celle observée chez les patients atteints de polyarthrite Des souris adultes mâles seront utilisées pour cette étude afin de diminuer l'influence hormonale des oestrogènes.