Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies animales
12 chiennes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendues à leurs propriétaires. Amenées dans un centre hospitalier vétérinaire pour une ovariectomie de convenance, elles reçoivent par voie intraveineuse un analgésique en développement à la place de la méthadone habituelle, avec jusqu'à trois prises de sang. Le porteur décrit la chienne comme un bon modèle de douleur post-opératoire et attend de l'essai la dose efficace du produit, chez l'humain à moyen terme. Il écarte le remplacement en affirmant que l'évaluation repose sur des observations comportementales impossibles sans animal vivant.
Objectifs
Notre laboratoire est en cours de développement d’un analgésique non opioïde, pour le traitement des douleurs aiguës et chroniques de forte intensité et/ou réfractaire aux autres analgésiques. Le développement clinique initial se concentre sur le traitement des douleurs post-chirurgicales pour lesquelles une prise en charge adaptée est nécessaire. Dans ce cadre, il est couramment noté que la réduction de la douleur post-opératoire diminue l’anxiété et l’inconfort des patients et contribue à une meilleure récupération post-opératoire aussi bien chez les animaux que chez l’homme. Actuellement, les molécules utilisées en routine pour traiter les douleurs postchirurgicales chez le chien comme chez l’homme comprennent l’utilisation de médicaments de type opioïdes/morphiniques associés à des anti-inflammatoires et des analgésiques non opioïdes comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, médicaments inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, paracétamol, prégabaline. Concernant les anti-inflammatoires, leurs effets indésirables incluent des troubles gastro-intestinaux (les plus fréquents) et plus rarement des troubles rénaux ou hépatiques. Bien que les protocoles analgésiques varient selon les cliniques vétérinaires, les opioïdes sont souvent la pierre angulaire de la thérapie analgésique post-opératoire. Malgré leurs avantages, les effets indésirables des opioïdes chez le chien incluent la bradycardie, l’hypoventilation, le reflux gastro-oesophagien et la dysphorie. En situation postopératoire, les effets indésirables de type dysphorie, nausées, vomissements, iléus comptent parmi les plus fréquents. De plus, la fréquence élevée de l’addiction aux opioïdes chez l’homme et la « crise des opioïdes » aux Etats-Unis pourraient contribuer à une limitation des opioïdes en médecine vétérinaire. La molécule innovante que nous développons a déjà montré des effets analgésiques chez les Rongeurs de laboratoire. Les essais de toxicité et de pharmacologie de sécurité sont en cours et donnent des résultats encourageants. Les doses toxiques chez le chien sont connues. Nous devons déterminer la dose efficace chez le chien pour développer des essais d’effet/dose et en vue d’une application chez le chien voire chez l’homme à moyen terme.
Bénéfices attendus
De cet essai nous attendons de connaître la dose efficace pour traiter la douleur post-opératoire chez la chienne, qui est un bon modèle de douleur post-opératoire.
Procédures
Les sujets d'études sont des chiennes que leur proprétaires conduisent dans un centre hospitalier vétérinaire pour une ovariectomie, dans le but de les stériliser. Notre protocole conduit à essayer un produit analgésique innovant à la place de la méthadone qui est généralement administrée par voie intra veineuse chez les chiennes. Notre produit sera administré par voie intra-veineuse au même moment, à la place de la méthadone. L'ovariectomie sera réalisée exactement de la même façon que pour toute chienne prise en charge dans un centre hospitalier vétérinaire. Une telle intervention chirurgical dure 30 minutes en moyenne. Elle se déroule sous anesthésie générale. La totalité de la prise en charge de la chienne dure 24h entre le moment où elle arrive dans l'établissement, jusqu'au moment où elle ressort. Entre temps, elle reçoit les injections de la préanesthésie 15 minutes avant l'intervention, puis elle est opérée. Elle reçoit ensuite les injections post-opératoires, et 3 prises de sang sont réalisées au maximum, ce qui représente une contrainte d'une à deux minutes à chaquef fois.
Impact sur les animaux
Notre essai est réalisé en tant qu'essai préclinique de terrain, dans un contexte d'une chirurgie demandée par le propriétaire de l'animal pour sa stérilisation. Les nuisances ou effets indésirables liés au caractère expérimental de notre essai sont les suivants : - effets indésirables éventuels liés à la molécule administrée, puisqu'il est en cours de développement : il pourrait provoquer un inconfort transitoire mais jusqu’ici aucun effet indésirable n’a été observé - maintien de la chienne en hospitalisation quelques heures de plus que la durée d'hospitalisation normale pour une chienne venue pour la stérilisation. Nous pouvons être amenés à garder la chienne pour observations pendant la nuit qui suit l'intervention et la rendre le lendemain en fin matinée. Des critères d'intervention très précoces sont déterminés pour éviter toute souffrance inutile des chiennes si le produit n'est pas efficace. Dans ce cas, un antalgique de référence est administré rapidement. D'autre part, en cas d'incident, qu'il soit dû au produit testé ou non, la chienne est confiée à un service de soins intensifs dans un centre hospitalier vétérinaire performant.
Devenir
Le projet ne se déroule pas dans un laboratoire, mais sur le terrain, parmi la clientèle d'un centre hospitalier vétérinaire, sur la base d'un consentement libre et éclairé des propriétaires. Les animaux ne sont donc jamais dans aucun laboratoire, ils arrivent au centre hospitalier vétérinaire le jour de leur opération et retournent dans leur foyer le lendemain de l'opération.
Remplacement
Nous réalisons un essai clinique très précoce (qui s'assimile aux essais de phase I ou II chez l'Homme) pour connaître une dose efficace d'un analgésique. L'évaluation de l'efficacité se fait par des observations comportementales qui ne sont possibles que chez un animal vivant.
Réduction
Le calcul de la taille de l'échantillon a été effectué afin de déterminer le nombre minimum de cohortes incluses qui conduira à une recommandation de traitement avec la véritable dose efficace. Les simulations se base sur l'hypothèse que les scores de douleur suivent une distribution normale.
Raffinement
Les chiennes sont accueillies et prises en charge exactement comme toutes les chiennes qui viennent dans le centre hospitalier vétérinaire. Notre essai ne modifie rien dans tous les éléments techniques. Pour les 3 cohortes de 4 chiennes, nous substituons notre produit à l'analgésique couramment utilisé. Les chiennes sont donc hébergées dans un chenil hospitalier où elles arrivent à jeun. Elles sont opérées et le réveil, ainsi que toute la phase postopératoire sont suivis très attentivement. Au bout de 2 à 3h, si la chienne est bien réveillée, elle peut boire et manger. Ensuite, elle est gardée dans une cage confortable. Les propriétaires sont invités à lui apporter des objets familiers et peuvent lui rendre visite. La chienne est promenée en dehors de la cage pour lui permettre de faire ses besoins à l'extérieur. Elle est rendue à ses propriétaires dès le lendemain matin. Des critères d'intervention très précoces sont déterminés pour éviter toute souffrance inutile des chiennes si le produit n'est pas efficace. Dans ce cas, un antalgique de référence est administré rapidement. D'autre part, en cas d'incident, qu'il soit dû au produit testé ou non, la chienne est confiée à un service de soins intensifs dans un centre hospitalier vétérinaire performant. L'étude s'arrête là pour l'animal, qui est ainsi soigné. C'est le point limite de l'étude.
Choix des espèces
Cet essai est réalisé chez le chien qui est une espèce cible de ce produit. C'est donc sur ce modèle que sera déterminée la dose efficace. Nous incluons des chiennes adultes qui auront au moins 6 mois âge auquel elles ont eut les premières chaleurs et auquel les propriétaires viennent généralement pour une stérilisation.
Evaluation du potentiel thérapeutique de la modulation de deux gènes pour traiter les dysferlinopathies
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
163 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger, pour 35 d'entre elles, et modéré, pour 128. Modèles d'une myopathie, elles subissent des tests de force et une course forcée jusqu'à l'abandon, entretenue par de petits chocs électriques, ainsi que des prélèvements pouvant atteindre 15 % de leur volume sanguin, avant d'être mises à mort à six mois pour prélever leurs muscles. Le porteur affirme qu'un modèle cellulaire "ne suffit pas" pour évaluer une thérapie sur la contractilité musculaire et l'organisme entier. Il justifie la mise à mort précoce par la volonté d'éviter la progression de la maladie.
Objectifs
Les dysferlinopathies font partie des maladies rares du muscle et regroupent notamment la myopathie distale de Miyoshi et la myopathie des ceintures 2B. Les principaux signes cliniques sont la faiblesse musculaire et une atrophie prononcée des muscles, pouvant mener à des déficiences fonctionnelles sévères. A ce jour, il n'existe aucun traitement pour ces maladies, et aucune preuve de concept thérapeutique permettant de restaurer les fonctions motrices de souris modélisant cette myopathie. L'objectif de ce projet est ainsi d'étudier le potentiel thérapeutique de la modulation de deux gènes jouant un rôle important dans le muscle et s'étant déjà montrée efficace pour d'autres types de myopathies présentant des dérégulations similaires.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d'évaluer deux potentielles thérapies et pourrait permettre de fournir une première preuve de concept thérapeutique en vue de traiter des patients atteints de dysferlinopathie. En outre, cette étude apportera de nouvelles clés de compréhension sur les mécanismes associés à cette maladie et sur les acteurs impliqués.
Procédures
Des tests de force et de coordination non invasifs réalisés sur un temps court (une minute environ et 5 mins respectivement) seront réalisés trois fois durant la période d'étude des souris (de 4 à 6 mois d'âge). Chaque test sera réalisé trois fois avec un temps de repos de 10 minutes. Un autre test de fonction motrice consistant à faire courir la souris jusqu'à abandon sera réalisé 1 à 3 fois durant la vie de l'animal et durera au maximum 1h40. Les mouvements spontanées de l'animal seront également quantifiés durant 12h en laissant l'animal seul dans une cage. Des prélèvements de sang de 15% du volume total de l'animal seront réalisés toutes les deux semaines au maximum. Un dernier test sous anesthésie précédant l'euthanasie des animaux permettra de mesurer la force musculaire des souris. Ce test durera au maximum une heure, et l'animal sera surveillé. Afin de savoir quels sont les animaux myopathes et/ou traités, une biopsie sera obtenue par poinçonnage de l'oreille entre 14 et 28 jours d'âge. Les animaux seront identifiés par tatouage d'un numéro à la base de la queue.
Impact sur les animaux
Les premiers signes cliniques apparaîssent à 4 mois chez les souris et se limitent à de la faiblesse musculaire au niveau des membres, pouvant induire une angoisse modérée chez l'animal. Les animaux seront euthanasiés à 6 mois afin d'éviter la progression de la maladie et pour réaliser par la suite des analyses moléculaires. Les nuisances causées par les différents tests sont la chute de l'animal dans une cage remplie de litière entraînant une légère peur chez l'animal, l'extension de l'animal par tirement progressif de la queue par l'expérimentateur, l'isolement de l'animal pendant 12 h, la contrainte à la course par délivrance de petits chocs électriques pouvant entraîner des douleurs musculaires sur le court terme et l'anesthésie générale de l'animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue des deux procédures afin de récolter les muscles nécessaires aux analyses moléculaires et histologiques. Les animaux issus des accouplements ayant pour but le maintien de la lignée durant la durée du projet seront euthanasiés avant l'apparition des signes cliniques.
Remplacement
Le projet consiste à évaluer l'effet bénéfique de thérapies sur les fonctions locomotrices et la fatigue musculaire. Malheureusement, l'utilisation d'un modèle cellulaire ne suffit pas pour évaluer le potentiel d'une thérapie dans le cas d'une maladie musculaire. En effet, il est nécessaire de pouvoir évaluer les effets sur la contractilité du muscle ainsi que sur l'ensemble de l'organisme. Le modèle murin, étant suffisamment proche de l'homme physiologiquement et structurellement, permet de pouvoir étudier la physiopathologie ainsi que les effets d'une thérapie.
Réduction
Les tests phénotypiques prévus sont faiblement invasifs et permettent donc un suivi longitudinal des souris, ce qui réduit fortement le nombre de souris nécessaires. Les analyses histologiques et moléculaires seront effectuées sur les mêmes animaux après euthanasie. Le nombre d'animaux a été choisi à partir des données présentes dans une étude traitant des déficits moteurs du même modèle de souris et permettant d'observer des différences de démarche, d'activité locomotrice et de poids de muscles entre les souris myopathes et les souris saines dès 15 semaines d'âge.
Raffinement
Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu'au sevrage avant d'être hébergés en groupe. Chaque cage sera enrichie avec des nids de chanvre. En cas de difficultés locomotrices des animaux, la nourriture sera placée dans la cage. Lors des mesures in situ, le stress et la douleur liés à la procédure seront éliminés par injection intrapéritonéale d'un mélange d'anesthésiants et d'analgésiques. Durant toute l'expérience, la température corporelle de l'animal sera maintenue à sa valeur basale au moyen d'une plaque et d'une lampe chauffante. Un contrôle visuel de sa respiration sera effectué. Les animaux seront pesés deux fois par semaine et observé quotidiennement pour vérifier que leur état ne se dégrade pas. Dès lors qu'une perte de poids est observée, les animaux seront alors pesés quotidiennement. L'animal sera sorti de sa cage par les mains du manipulateur disposées en coupe. Avant chaque test phénotypique, l'animal sera familiarisé avec le matériel pour minimiser son stress.
Choix des espèces
Les souris sont suffisamment semblables à l'homme physiologiquement pour être un bon modèle d'étude des maladies musculaires. Dans notre projet, par exemple, la mutation présente chez les souris provient d'une mutation spontanée d'une lignée murine récapitulant les principaux signes cliniques observés chez l'homme. Les souris seront utilisées entre 4 mois et 6 mois d'âge, i.e. adultes. Cet âge correspond à l'apparition des signes cliniques moteurs chez les souris déficientes en dysferline. Le phénotype dégénère progressivement tout au long de la vie de la souris, il est donc préférable de réaliser les tests phénotypiques le plus tôt possible afin de limiter l'angoisse animale.
Etude des effets préventifs et curatifs de composés en développement sur un modèle murin de stéatose hépatique non alcoolique
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
196 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La plupart, 180 sur 196, sont soumises à un régime gras induisant une obésité, puis reçoivent des administrations orales quotidiennes pendant vingt-huit à quatre-vingt-dix-huit jours et des prélèvements sanguins, pour tester un composé contre la stéatose hépatique au bénéfice d'un client pharmaceutique. Le porteur euthanasie tous les animaux pour prélever leur foie et affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'étudier l'effet d'un composé sur les troubles métaboliques. Les retombées annoncées, une première molécule autorisée contre cette maladie, sont renvoyées à l'issue favorable du développement.
Objectifs
L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre du développement de composés d'intérêt thérapeutique, destinés à l’amélioration des troubles métaboliques, notamment la stéatose hépatique non alcoolique. Une première étude pilote, réalisée par le laboratoire pharmaceutique client de l'étude, a permis d'identifier ces candidats-médicaments. L’objectif de la présente étude sera de confirmer et de compléter ces résultats préliminaires en évaluant l’impact à plus long terme de ce composé sur la prise alimentaire, le poids corporel et la régulation glycémique chez des souris atteintes de stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Deux modalités seront abordées: - l'effet préventif du traitement sur le développement de la stéatose hépatique - l'effet curatif du traitement sur le développement de la stéatose hépatique.
Bénéfices attendus
Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de première étude chez l'humain pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre la stéatose hépatique non alcoolique, une pathologie pour laquelle il n'existe aucun médicament sur le marché à l'heure actuelle. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché de la première molécule autorisée pour le traitement de la stéatose hépatique.
Procédures
Les animaux seront pesés régulièrement et leur prise alimentaire mesurée une à deux fois par semaine. Ces mesures durent environ 2-3 minutes. Des prélèvements sanguins sont prévus après 4 heures de mise à jeun. Les prélèvements en eux même durent environ 3 minutes. Des mesures de composition corporelle non-invasives seront réalisées. Ces mesures sont rapides (
Impact sur les animaux
La majorité des animaux (180 sur 196) seront soumis à un régime stéatogénique pendant l'intégralité de l'étude. Ce régime induit une obésité qui peut être source d'inconfort pour les animaux. Tous les animaux seront soumis à des administrations quotidiennes du composé test, du composé de référence ou de véhicule par voie orale pendant 28 jours (Groupes de la modalité CURATIF) à 98 jours (Groupes de la modalité PREVENTIF) ce qui est une source de stress. Les animaux seront également manipulés fréquemment pour les mesures de poids corporel et de prise alimentaire e qui pourrait être source de stress. Trois mesures de composition corporelle seront pratiquées, pouvant induire du stress chez les animaux malgré la nature non-invasive et la courte durée (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de l'étude afin de collecter les foies. Des analyses histologiques et biochimiques seront réalisées a posteriori sur ces derniers.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et les troubles métaboliques comme la stéatose hépatique non alcoolique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté pour chaque série expérimentale en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, poids corporel cumulé, prise alimentaire, prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire, histologie du foie, dosages sanguins, dosages tissulaires sur le foie (triglycérides, acides gras libres, cholestérol total).
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Afin de respecter le caractère social de l'espèce, les animaux seront hébergés par 2 ou 3 en cage individuellement ventilée. Les animaux conserveront des contacts visuels avec leurs congénères des autres cages et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout de dômes en carton et de briquettes en bois. Les traitements par voie orale seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique et des canules souples à usage unique et pourvues d'embout de silicone seront employés afin de s'affranchir de toute lésion du carrefour aéro-digestif. Les prélèvements sanguins prévus seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs (100μL de sang par prélèvement). Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques (Buprénorphine).
Choix des espèces
Le modèle de souris C57BL/6NTac est un modèle murin de stéatose hépatique non alcoolique. Il est très classiquement employés dans le cadre des études précliniques dans le domaine de la stéatose. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge de 19 semaines au début des traitements. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et par le fait qu'un pré-conditionnement de 13 semaines avec une nourriture stéatogénique est nécessaire pour induire la stéatose (8 semaines de pré-conditionnement à la nourriture stéatogénique chez notre fournisseur chez des souris âgées de 6 semaines + 5 semaines de conditionnement dans notre animalerie après réception).
Evaluation de nouveaux composés dans un modèle de glaucome chronique chez le lapin.
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
250 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit sous anesthésie une injection de gel dans l'œil pour provoquer une hypertension intraoculaire maintenue pendant vingt et un jours, puis des traitements et des prélèvements de liquide intraoculaire, pour tester de nouveaux composés contre le glaucome. Le porteur indique que l'augmentation de pression "ne devrait pas générer de douleur excessive" et prévoit des points limites en cas de douleur non tolérée. Il retient l'œil du lapin comme "modèle de référence" pour sa taille proche de l'œil humain, et met à mort les animaux faute de pouvoir les réutiliser.
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer chez le lapin sur une durée de 7 à 21 jours les effets de nouveaux composés sur une hypertension intraoculaire chronique induite par une injection d'un gel dans l'oeil.
Bénéfices attendus
La cause principale du glaucome (diminution irréversible du champ visuel, 2ème cause de cécité) est une augmentation de la pression intraoculaire à l’origine de la destruction des cellules du nerf optique. Les traitements existants (β-bloquants, analogues des prostaglandines…) ont une efficacité limitée et peuvent présenter des effets indésirables. Ainsi, le bénéfice attendu de ce projet est le développement d’une nouvelle classe thérapeutique pour traiter le glaucome qui touche plus de 800 000 personnes en France.
Procédures
Les lapins vont recevoir sous anesthésie (durée maximale de 45 minutes) une injection dans l'oeil d'un gel qui va provoquer une augmentation progressive de la pression intraoculaire qui va se maintenir pendant 21 jours. Avant l'injection intraoculaire, les animaux sont habitués pendant au moins 5 jours aux expérimentateurs et au dispositif de mesure de la pression intraoculaire : plusieurs mesures de la pression seront effectuées à l'aide d'un tonomètre vétérinaire sur l'animal éveillé. Des nouveaux composés ou des traitements de référence seront administrés de manière aigüe ou répétée (maximum 2 administrations par jour) afin de tester leur efficacité sur l'augmentation de pression intraoculaire. Des prélèvements sanguins et des du liquide intraoculaire (sous anesthésie) pourront être réalisés afin de vérifier les expositions aux différents traitements effectués.
Impact sur les animaux
Deux effets indésirables principaux sont attendus sur les animaux : -Le stress lié à la contention et à la réalisation des mesures de pression intraoculaire (geste non invasif et non douloureux) : pour limiter cet effet, les animaux auront une période d’habituation à la préhension, manipulation des yeux et des mesures de pression. - L’augmentation de la pression intraoculaire : selon la technique utilisée, l’augmentation de la pression devrait être modérée (50 mmHg) et ne devrait pas générer de douleur excessives. Cependant, nous avons mis en place un protocole de suivi et d’identification de points limites permettant de mettre en place des actions en cas d’apparition de douleurs non tolérées ou d'anomalies oculaires.
Devenir
A la fin de l'expérimentation chronique, les animaux sont mis à mort. En effet la procédure ne peut pas être répétée plusieurs fois sur un même œil. De plus au sein du laboratoire ces lapins ne peuvent être réutilisés pour d’autres procédures.
Remplacement
Les modèles in vitro modélisant le fonctionnement d'un oeil ne permettent pas de tester les efficacités des molécules thérapeutiques : en effet le maintien de la pression intraoculaire fait intervenir l'interaction de nombreux mécanismes (production/élimination de l'humeur acqueuse, inflammation...).
Réduction
En raison de la variabilité liée au modèle, de la variabilité liée aux mesures de pression, un nombre de 8 à 10 lapins par groupe est nécessaire afin de mettre en évidence un effet éventuel d'un produit. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les 2 yeux de chaque lapin pourront être inclus dans la procédure. Les analyses statistiques pourront être de trois types : soit en comparant les données après administration du produit à tester aux données mesurées en conditions basales, soit en comparant les données sous traitement à celles recueillies aux mêmes temps dans le groupe contrôle, soit en comparant les données obtenues sur l'oeil d'un lapin en comparaison à l'autre oeil du même lapin qui n'aura pas reçu de traitement ou qui ne recevra pas d'injection intraoculaire afin d'obtenir des valeurs basales et faire des comparaisons appariées.
Raffinement
Les animaux sont hébergés individuellement à leur arrivée jusqu’au jour de l'expérimentation. Pour le bien-être des animaux et limiter le stress inhérent à cette espèce, nous veillons à mettre à disposition dans les cages d’hébergement une buchette à ronger et une hutte en polycarbonate rouge dans laquelle le lapin peut venir se réfugier s’il ressent le besoin de s’isoler. Pendant une phase d’habituation d’au moins 5 jours, du foin est mis à disposition de manière journalière ce qui permet de créer un contact régulier avec le lapin et de le familiariser avec l'expérimentateur. A la fin de cette période d’habituation, des mesures de pression à l'aide d'un tonomètre seront effectuées afin de familiariser l'animal avec le dispositif. La mesure de pression à l'aide d'un tonomètre n'engendre aucune souffrance chez l'animal. Chaque mesure de la pression intraoculaire sera associée à une récompense (friandise). L'injection intraoculaire sera effectuée après administration sous forme de gouttes d'un anesthésique local chez un lapin au préalable sédaté. Des points limites stricts et spécifiques ont été définis et seront appliqués.
Choix des espèces
L'oeil du lapin par sa physiologie et sa taille relativement proche de celle de l'oeil humain est le modèle de référence pour étudier les propriétés de nouvelles molécules sur la pression intraoculaire. De plus, cette taille de l'oeil facilite la précision du geste d'injection intravitréenne et facilite également la mesure de la pression intraoculaire à l'aide de tonomètres vétérinaires. L'expérimentation sera réalisée sur des lapins adultes. Le glaucome est une pathologie apparaissant avec l'âge, il n'y a aucune raison de travailler sur des individus en cours de développement.
Effet d’un candidat médicament sur l’activité neuronale mesurée sur des tranches de cerveau de souriceaux
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tuées à l'issue et une partie réutilisée pour des formations internes du personnel. Des femelles gestantes mettent bas, puis leurs petits reçoivent des injections dans l'abdomen avant d'être mis à mort vers quinze jours de vie pour prélever leur cerveau et en faire des tranches, afin de tester des candidats médicaments contre des maladies du système nerveux. Le porteur indique que sur une portée d'environ dix petits, six servent au projet et les autres sont réutilisés ou tués, les mères pouvant aussi être réutilisées pour des formations. Il affirme que l'animal est "indispensable" à la réalisation de tranches de cerveau que les organoïdes ne peuvent remplacer.
Objectifs
Ce projet a pour but de réaliser des etudes electrophysiologiques sur tranches de cerveaux de souriceaux pour etudier l'activité neuronale chez les nouveaux nés en condition saine dans un premier temps et en condition pathologique. En effet, les tests d’efficacité de candidats médicament dans des pathologies du système nerveux central (comme la maladie d’Alzheimer, l'autisme, la maladie de Parkinson et les accidents vasculaires cérébraux) est une étape clé dans le développement d’un candidat médicament neuro-actif. Pour étudier un potentiel effet thérapeutique d'un candidat médicament, les souriceaux recevront le traitement par voie intrapéritoneale pendant plusieurs jours avant d'être mis à mort pour la réalisation d'etudes électrophysiologiques sur tranches de cerveau. Pour ce projet, des souris gestantes seront hebergées jusqu'à la mise bas des souriceaux. Les enregistrements en patch clamp sur tranches se réaliseront à differents temps sur les 15 jours post naissance (P15) après le prélèvement des cerveaux des souriceaux. Les enregistrements en patch clamp sur tranches se réalisent à 15 jours post naissance (P15) car le fonctionnement des réseaux du striatum en développement est étudié et non pas le fonctionnement de ces réseaux chez l’adulte. Plus précisement, le but étant d'étudier les effets d’un traitement administré dès la naissance qui modifie le développement des réseaux GABAergiques à P15. Pour cela, l’effet de l’injection du véhicule et celui de l’injection du candidat médicament dans des conditions saines ou pathologique sera etudié en comparaison.
Bénéfices attendus
Apres avoir organisé la réception et l’hébergement des souris gestantes dans une animalerie qui leur est dédiée, les souris gestantes mettront bas. Apres 4 jours de vie, des admistrations intrapéritonéales sur un ou plusieurs jours seront réalisées avec un candidat medicament ou le véhicule pour etudier leur effet sur l'activité des neurones. Les enregistrements en patch clamp sur tranches de cerveaux se réaliseront à differents temps sur les 15 jours post naissance (P15) apres le prélèvement des cerveaux des souriceaux.
Procédures
Les principaux stress sont representés par le transport du fournisseur jusqu'au laboratoire d'accueil pour la souris gestante ainsi que le fait qu'elle soit isolée pour la préparation de la mise bas. A la fin du protocole, si la souris qui a mis bas ne peut etre réutilisée elle sera mise a mort. Pour les nouveaux nés, quelques jours apres leur naissance, les souriceaux vont recevoir une administration intraperitonéale (traitement aigu ou sur quelques jours). Le temps de l'injection IP, le souriceaux est retiré de la mère ce qui represente un stress de courte durée et la douleur potentielle d'une injection IP doit etre prise en compte. Une injection IP par jour sera réalisée au maximum. Les souriceaux qui seront utilisés pour le projet seront mis à mort pour récuperer le cerveau et les souriceaux qui ne seront pas utilisés pour le projet seront soit réutilisés pour des formations internes soit mis à mort.
Impact sur les animaux
Pour les souriceaux, les nuisances attendues sont liées aux administration intrapéritonéale (traitement aigu ou sur quelques jours). Le temps de l'injection, le souriceau est retiré de la mère, ce qui représente un stress de courte durée et la douleur legère de courte durée due à l'injection du candidat medicament ou du vehicule doivent etre pris en compte.
Devenir
Les souriceaux qui seront utilisés pour le projet seront mis à mort pour récupérer le cerveau et les souriceaux qui ne seront pas utilisés pour le projet seront soit réutilisés une fois l'age adulte atteint pour des formations internes du personnel à des actes techniques soit mis à mort. En moyenne, sur une portée de 10 souriceaux, 6 seront utilisés pour le projet et les 4 souriceaux restants seront soit réutilisés si possible, soit mis à mort. Les mères pourront etre également soit réutilisés pour des formations internes du personnel à des actes techniques soit mises à mort à la fin du projet.
Remplacement
L’utilisation des animaux est indispensable à la réalisation de tranches de cerveaux. Ces modèles de tranches de cerveaux seront justement utilisées en première intention pour les tests d'efficacité de candidat médicament ainsi que pour l'étude de leur mécanisme d'action. L’utilisation de modèles de tranches de cerveaux ex vivo est ne peut pas etre remplacer par des organoides cerebraux car l'organisation des réseaux neuronaux GABAergiques à P15 est precisement étudiée.
Réduction
Le but d’utiliser les modèles de tranches de cerveaux est de réaliser des test d’efficacité et d’etudier les mécanismes d’action des molécules testées. Le but même étant de réduire les tests d’efficacité sur les modèles in vivo. Le laboratoire N° 2 calcule le nombre nécessaire de mèes porteuses qui donneront naissance à 6 à 8 souriceaux en moyenne pour la réalisation de tranches de cerveaux à posteriori. Les etudes statistiques seront effectuées par le laboratoire N°2. Un lot expérimental (test de deux molécules) inclut au minimum 5 souris gestantes et peut aller jusqu’à 8 femelles gestantes compte tenu du nombre de neurones à enregistrer provenant de portées différentes. Il est envisagé de tester environ 10 molécules. Cela implique les portées de N=25 à 40 souris gestantes soit un maximum de 400 souriceaux pour 10 molécules testées.
Raffinement
La réception, l’hébergement et la mise à mort des souris ayant mis bas sont effectués par un personnel compétent et entraîné. Un enrichissement est mis à disposition des femelles gestantes (rondin de bois, coton pour le nidification, petite maison pour les souris…). Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Le matériel utilisé est adapté à l’espèce. La mise à mort est réalisée par dislocation après une anesthésie gazeuse dans une pièce séparée de la pièce d’hébergement. Les souris gestantes sont hébergées dans une pièce ou armoire ventilée qui leur est dédiée.
Choix des espèces
Les souris sont couramment utilisés pour etudier certains mecanismes neurochimiques qui sont comparables a ceux retrouvés chez l'Homme. L'utilisation de la souris présente également l'avantage d'avoir accés dans des futurs projets à des modèles transgeniques de pathologies du système nerveux central. Par ailleurs, les techniques d'enregistrements électrophysiologiques sur tranches sont classiquement réalisées chez le rongeur et maitrisées par le laboratoire N°2. Pour ce projet, nous utilisons les portées de souris gestantes Swiss adultes pour prélever les cerveaux des souriceaux et réaliser tranches de 4 à 15jours apres la naissance. Pour ce projet, l'etude de l'activité neuronale se réalisent à 15 jours post naissance (P15). L’âge de P15 est choisi car le fonctionnement des réseaux neuronaux en développement est étudié et non pas le fonctionnement de ces réseaux chez l’adulte. Plus précisement, le but étant d'étudier les effets d’un traitement administré dès la naissance qui modifie le développement des réseaux neuronaux specifiques impliqués dans des pathologies du système nerveux central à P15. Pour cela, l’effet de l’injection du véhicule et celui de l’injection du candidat médicament dans des conditions saines, en premier lieu, et pathologique dans un futur projet sera etudié en comparaison.
Développement préclinique d’un composé anti-obésité chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisses
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par un régime gras fournissant 60 % de l'énergie sous forme de graisses, elles reçoivent des administrations orales quotidiennes pendant huit à vingt-neuf jours et des prélèvements sanguins répétés, pour tester un composé anti-obésité destiné à un client pharmaceutique. Le porteur reconnaît que le régime gras "constitue une nuisance" et euthanasie tous les animaux pour prélever tissu adipeux, foie et muscle. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'étudier l'effet d'un composé sur le poids corporel et que l'étude pharmacocinétique exige un "organisme entier".
Objectifs
Le présent projet vise au développement d'un composé d'intérêt thérapeutique en développement dans le domaine de l'obésité. Ce composé a fait l'objet d'études in vitro préalables ayant donné des résultats prometteurs. Ces données semblent indiquer que le composé serait capable de réduire le poids corporel chez le sujet obèse par une action augmentation des dépenses énergétiques. Le présent projet vise à vérifier cette hypothèse dans un contexte in vivo. Le projet est scindé en trois étapes indépendantes qui seront menées successivement, le succès de chacune de ces étapes conditionnant la réalisation de la suivante : - Etape 1 : étude des propriétés pharmacocinétiques du composé en conditions de traitement aigu ou chronique (7 jours) chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse (60% de l'énergie fournie par les graisses). - Etape 2 : étude court terme de l'effet du composé sur les dépenses énergétiques en condition de thermoneutralité chez la souris obèse rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse (60% de l'énergie fournie par les graisses). - Etape 3 : étude long terme de l'effet du composé sur le poids corporel chez la souris obèse rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse (60% de l'énergie fournie par les graisses). L'objectif final est ainsi de vérifier l'efficacité du composé testé sur l'obésité avant de pousser son développement sur les étapes préclinique et clinique règlementaires nécessaires à sa mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composés anti-obésité visant l'humain. Alors que de nombreuses molécules anti-obésité ont été commercialisées puis retirées du marché en raison d’effets secondaires graves, seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l’obésité. L'obésité est donc une pathologie présentant un besoin médical important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule anti-obésité.
Procédures
Procédure 1 : Les souris recevront des traitements quotidiens par voie orale pendant 8 jours. Les souris seront soumises à deux séries de 5 prélèvements sanguins. Procédure 2 : Les souris recevront des traitements quotidiens par voie orale pendant 3 jours. Les souris seront soumises à trois jours de mesures des échanges respiratoires. Procédure 3 : Les souris recevront des traitements quotidiens par voie orale pendant 29 jours.
Impact sur les animaux
Procédure 1 : Les animaux seront soumis à des administrations quotidiennes du composé test, du composé de référence ou de véhicule par voie orale pendant 8 jours. Par ailleurs des prélèvements sanguins réalisés à la pointe de la queue seront pratiqués. Les animaux seront également manipulés quotidiennement pour les mesures de poids corporel. Procédure 2 : Les animaux seront soumis à des administrations quotidiennes du composé test, du composé de référence ou de véhicule par voie orale pendant 2 jours. Par ailleurs, les animaux seront placés dans des cages couplées à de la calorimétrie indirecte. Les animaux seront également manipulés quotidiennement pour les mesures de poids corporel. Procédure 3 : Les animaux seront soumis à des administrations quotidiennes du composé test, du composé de référence ou de véhicule par voie orale pendant 29 jours. Les animaux seront également manipulés quotidiennement pour les mesures de poids corporel. Il est à noté que, pour les trois procédures, les animaux seront hébergés en conditionde thermoneutralité. Enfin, les animaux seront rendus obèse par une alimentation enrichi en graisse ce qui constitue une nuisance aux animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Des prélèvements d'organes (tissu adipeux, foie, muscle gastrocnémien) sont prévus après euthanasie pour mesures biochimiques ultèrieures.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et les dépenses énergétiques. Par ailleurs, dans le cadre de l'étude des paramètres pharmacocinétiques du composé développé, ce type de protocole ne peut être réalisés que sur organisme entier.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt mesurés sur le modèle de souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisses. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés.
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. L'animal obèse est également employé dans la procédure 1 (étude pharmacocinétique) car il est déjà connu que le composé test est capable de se complexer avec les lipides circulants; les dyslipidémie observées chez la souris obèse seraient ainsi fortement susceptible d'induire une modification des paramètres pharmacocinétique comparatvement à l'animal sain. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les traitements par voie orale seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique et des canules souples à usage unique et pourvues d'embout de silicone seront employés. Les animaux seront hébergés en cages collectives pour la procédure 1 (éude pharmacocinétique) mais en cages individuelles pour les procédure 2 et 3 du fait de la nécessité de mesurer précisemment l'impact du composé sur la prise alimentaire individuelle des animaux. Néanmoins, les animaux conserveront des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les prélèvements sanguins prévus dans la procédure 1 seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultèrieurs (30µL de sang par prélèvement) et seront réalisés en bout de queue pour minimiser l'inconfort des animaux. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques.
Choix des espèces
Le modèle de souris C57BL/6 nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris le plus classiquement utilisé et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet.
Evaluation du potentiel antipsychotique de différents candidats médicaments chez le rat dans un modèle d’évitements actifs conditionnés (CAR)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
372 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils apprennent à éviter un choc électrique annoncé par un signal, à raison d'une séance par jour pendant plusieurs semaines, en recevant jusqu'à trente chocs par séance, pour tester le potentiel antipsychotique de candidats médicaments contre la schizophrénie. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution in vitro ou in silico et que l'animal constitue un "passage obligatoire" avant l'humain. Les bénéfices annoncés, de nouveaux traitements pour un trouble touchant environ 24 millions de personnes, restent renvoyés au long terme.
Objectifs
La schizophrénie est un trouble psychiatrique qui se manifeste par des problèmes de perte de contact avec la réalité tels que des hallucinations, des problèmes de contact social et des troubles cognitifs. Des médicaments appelés antipsychotiques sont utilisés dans le traitement de la schizophrénie pour stabiliser les patients et éviter les crises. Chez le rat, il a été démontré que les antipsychotiques ont la capacité de supprimer la réponse conditionnée telles les réponses d'évitements d'un stimulus aversif. Ainsi, ce projet consiste à évaluer le potentiel antipsychotique de différents candidats-médicaments dans un modèle de réponse d'évitement conditionnée.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter la schizophrénie, une pathologie humaine qui toucherait environ 24 millions de personnes dans le monde selon l'OMS (soit une personne sur 300). La recherche sur ce trouble mental est donc importante à développer. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer l'efficacité de nouveaux traitements antipsychotiques mais également, d’évaluer leurs éventuels effets secondaires avant leur passage en phases cliniques. Ainsi, ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'Homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.
Procédures
Ce projet nécessite différents types d'interventions. Les animaux de ce projet seront tenus afin d'induire une anesthésie ou analgésie (2 à 3 minutes) et administrer le candidat-médicament (1 à 2 minutes). Des prélèvements sanguins pourront être effectués sur l'ensemble des animaux inclus dans la phase expérimentale (durée des prélèvements: moins de 3 minutes). Dans un premier temps, les animaux apprendront à éviter un choc électrique suite à un signal annonciateur (son ou lumière) (=phase d'apprentissage: 5 jours/semaine pendant 2 semaines à raison de 1 session d'apprentissage par jour). Dans un deuxième temps, l'efficacité d'un candidat médicament en comparaison au placebo et médicament de référence sera évaluée (1 session d'apprentissage par jour pendant maximum 10 semaines avec 5 jours / semaines). Lors de ces 2 phases, les animaux seront isolés dans des boites électroniques pendant 30 minutes maximum. Certains animaux pourront recevoir des chocs électriques d'intensité légère à modérée sur 10 secondes maximum avec un maximum de 30 chocs par session (car 30 essais d'évitement par session).
Impact sur les animaux
Les contentions des animaux vigiles pour administrer le produit, induire une anesthésie ou pour effectuer des prélèvements sanguins peuvent engendrer un stress mineur à l'animal. Durant la phase d'apprentissage et la phase de tests, les animaux seront isolés pendant 30 minutes dans des boites électroniques. Ce qui corresponds à un stress mineur de courte durée. La phase d'apprentissage sera effectuée à raison de 1 session d'évitement par jour (5 jours/semaine). La phase de test sera effectuée à raison de 1 session d'évitement par jour (5 jours / semaine). Certains animaux pourront recevoir des chocs électriques d'intensité légère à modérée sur 10 secondes maximum avec un maximum de 30 chocs par session (car 30 essais d'évitement par session). Ainsi, ces 2 phases représenteront un stress modéré de durée moyenne à longue. Finalement, des prélèvements sanguins pourront être effectués sur animaux vigiles ou anesthésiés induisant une douleur légère de courte durée (moins de 3min).
Devenir
Les animaux de la procédure 1 seront mis à mort (procédure sévère).
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rat car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule antipsychotique sur la réponse d'évitement conditionné. De plus, avant toute administration à l’Homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat est l’une des espèces les plus adaptées à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques (n=10 par groupe). L’analyse statistique sera de façon générale la suivante : 1) Pour chaque groupe, comparaison des résultats avant et après traitement. 2) Comparaisons des résultats entre les rats traités avec du placebo et avec un médicament de référence. 3) Comparaison des résultats entre le groupe ayant reçu du placebo et les groupes traités avec le composé à tester. De plus, en général, les mêmes animaux sont utilisés pour les administrations du placebo et des produits (avec un temps de récupération entre les 2). Ainsi, cette technique permet de diminuer le nombre d'animaux en ne multipliant pas les animaux pour l'étude de divers groupes expérimentaux.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement est obtenu par : la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, la validation au préalable du modèle animal ainsi que sa validation d'un point de vue pharmacologique (validation d'au moins 1 composé de référence). De plus, le raffinement sera assuré par le suivi des signes cliniques, le suivi des points limites et le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire. L'ensemble des mesures décrites ci-dessus permet de réduire les contraintes potentielles pour l'animal à leur minimum.
Choix des espèces
Le rat fait partie des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour les modèles animaux de la recherche biomédicale. En effet, le rat et l'Homme partagent de nombreuses similarités anatomiques, physiologiques et génétiques avec l'Homme (les êtres humains et les rats ont plus de 90% de gènes en communs). De plus, les rats sont des animaux de petite taille, facile d'entretien, avec un cycle reproductif et de vie court. Par conséquent, le rat est l'une des espèces de rongeurs les plus couramment utilisées dans les tests comportementaux relatifs à la schizophrénie dont, le modèle de réponse d'évitement conditionnée. Dans ce projet seulement des animaux adultes seront utilisés. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Immunothérapie du cancer du rein chez la souris humanisée
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
192 souris humanisées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d'environ vingt minutes pour greffer des cellules tumorales sous la capsule du rein, puis des anesthésies répétées tous les deux jours pour suivre la tumeur par imagerie, la moitié recevant en plus des injections hebdomadaires d'anticorps. Le porteur décrit une chirurgie "invasive" entraînant douleur et stress, un risque de décès au réveil et des douleurs liées à la croissance tumorale et aux métastases. Il affirme que la souris humanisée est le "seul modèle pertinent" et que les procédures ont un caractère de "stricte nécessité".
Objectifs
Dans le cadre général de notre projet d'immunothérapie du cancer chez la souris humanisée, nous prévoyons d'implanter des lignées tumorales génétiquement modifiées dans le site primaire d'origine de la tumeur étudiée, à savoir le rein. Après greffe sous la capsule rénale, la croissance de la tumeur ainsi que son éventuelle dissémination metastatique sera mesurée par bioluminescence sur animaux anesthésiés. Ces expériences seront réalisées dans des lignées de souris immunodéficientes ou dans cette même souche de souris préalablement humanisées par transfert de cellules progénitrices humaines. Ces souris dites humanisées régénerent un système immunitaire humain complet et fonctionnel après quelques semaines. L'objectif du projet est donc d'évaluer la croissance sous la capsule rénale de lignées tumorales génétiquement modifiées en l'absence ou en présence d'un système immunitaire humain. La comparaison de la croissance des tumeurs exprimant ou non les molécules d'intérêt dans des souris humanisées ou non va nous renseigner sur le rôle intrinsèque de la molécule étudiée sur la qualité de la réponse immunitaire associée et sur l'impact de celle ci sur le contrôle de la croissance de la tumeur.
Bénéfices attendus
La comparaison des croissances tumorales dans différents groupes nous renseignera sur le rôle biologique d'une molécule exprimée par la tumeur sur la qualité de la réponse immunitaire contre la tumeur dans un modèle de souris humanisées. Un anticorps monoclonal est développé pour bloquer l'interaction entre cette molécule et son récepteur pour des applications thérapeutiques chez l'homme, après la validation de son efficacité dans des souris humanisées. En cas de résultats favorables, le bénéfice attendu du projet est donc de proposer un nouveau traitement pour le cancer du rein.
Procédures
La procédure implique une chirurgie sous anesthésie générale pour implanter les tumeurs sous la capsule rénale dans 192 animaux. La durée de l'acte est de 20 minutes par souris environ. Les souris sont traitées avec un analgésique 2h avant et deux fois après la chirurgie (24 et 48h). La procédure implique aussi que les souris greffées soient anesthésiées par voie gazeuse pour mesurer la croissance de la tumeur grâce à une injection dans le péritoine d'une molécule pour visualiser les tumeurs greffées et mesurer leur volume. Cet acte est de 10 minutes par souris. Il sera répété tous les 2 jours pendant un maximum de 45 jours. Tous les animaux de la procédure seront greffés et injectés avec la molécule permettant de visualiser les tumeurs. Dans la moitié des souris, soit 96 souris, une immunothérapie sera évaluée. Pour cela, les anticorps seront injectés une fois par semaine pendant 3 semaines en commencant 7 à 10 jours après la chirurgie pour une durée maximum de 45 jours.
Impact sur les animaux
Les animaux sont opérés avec une chirurgie invasive, entrainant douleur et stress. Il existe des risques infectieux suite à la chirugie. L'anesthésie présente des risques tels que hypothermie, difficultés respiratoires pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque. Le réveil de l'anesthésie est une étape critique avec un risque certain de décès. La croissance des tumeurs sous la capsule rénale pourrait entrainer douleurs et perte de poids liées soit à la croissance de la tumeur localement, soit à la dissémination métastatique de la tumeur.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de période de maintien ou avant si un point limite est atteint afin de réaliser les prélèvements et analyses nécessaires dans le cadre de ce projet.
Remplacement
Ce projet étant basé sur l'observation in vivo des croissances tumorales, il n'est pas possible de remplacer l'expérimentation animale par d'autres types d'expériences. Seul le modèle des souris humanisées permet de répondre aux questions du projet sur la fonction de molécules ciblées sur la réponse immunitaire contre la tumeur et d'obtenir des résultats potentiellement transposables à la clinique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans le projet (n=192) est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Du fait de la variabilité de croissance tumorale entre souris, nous utiliserons six animaux par groupe pour toutes les procédures et on répétera l’expérience 2 fois. Les différents groupes expérimentaux seront réalisés simultanément, réduisant le nombre d'animaux contrôles nécessaires. Chaque souris sera inclus dans un protocole d'analyse complet, allant de la mesure de la croissance tumorale aux analyses cellulaires et moléculaires subséquentes.
Raffinement
L’état général des animaux sera suivi de manière journalière par le personnel qualifié de l'animalerie et par les expérimentateurs habilités de l'équipe de recherche. Une grille de score sera remplie à chaque visite pour évaluer l'état général des souris tout au long du maintien. Tout animal atteignant un point limite défini dans la procédure sera immédiatement euthanasié. Tout état anormal sera communiqué au responsable de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en oeuvre (administration d'analgésiques, euthanasie ou arrêt du protocole). Les animaux sont anesthésiés avec des anesthésique injectables ou gazeux dans les différents actes de la procédure. Les souris sont traitées avec un analgésique vétérinaire en pré et post opératoire. Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Le milieu sera enrichi avec du papier et une maison pour permettre aux souris de faire un nid. Les animaux sont regroupés de façon à éviter les combats et permettre l'installation d'une hiérarchie stable et non conflictuelle. Les animaux reçoivent nourriture et eau en quantité non limité.
Choix des espèces
Les procédures expérimentales chez l'animal décrites dans le projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants. La souris humanisée est le seul modèle pertinent in vivo d'une réponse immunitaire de cellules humaines contre des tumeurs humaines in vivo. A ce titre, il permet la transposition des résultats à la situation physiologique chez l'homme mais aussi d'évaluer l'efficacité de molécules thérapeutiques destinées à la clinique, ce que ne permettent pas les modèles habituels. Nous travaillons depuis de nombreuses années avec les souris humanisées, ce qui nous a permis de proposer et de valider une nouvelle combinaison d'immunothérapie et de chimiothérapie dans le cancer du sein. Les souris humanisées sont livrées par le fournisseur entre 20 et 25 semaines d'âge. Ce temps est nécessaire pour le développement complet des cellules immunitaires chez la souris. Pour les animaux non humanisés, nous utiliserons des souris de 8-10 semaines.
Développement d’anticorps à visée thérapeutique pour la thérapie des cancers dans un modèle de souris immunodéprimées (mus musculus).
- Recherche appliquée
- Cancers
1 500 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules cancéreuses humaines sur le flanc, puis des injections intraveineuses répétées d'anticorps et des prélèvements sanguins, pour sélectionner un candidat destiné à des essais cliniques. Le porteur reconnaît qu'un test in vitro existe et s'est révélé "probant" sur les anticorps concernés, mais affirme que le modèle animal reste "indispensable et non substituable" avant tout passage chez les patients. Les tumeurs des groupes témoins non traités sont laissées croître jusqu'à la fin de l'expérience.
Objectifs
Les objectifs du projet sont d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’anticorps thérapeutiques ou des anticorps bispécifiques correspondants dans un modèle de souris greffées en sous cutanée avec des cellules de cancers humains Cette possibilité de combiner les anticorps ouvre la voie à de nouveaux traitements permettant une réponse thérapeutique et des rémissions plus importantes chez les patients. Les versions chimériques (= anticorps toléré chez la souris) de ces anticorps ont déjà été testés lors de précédents projets dans un modèle de souris syngénique optimisé et ont prouvé leur efficacité et leur bonne tolérance dans ce modèle. Dans ce projet, nous allons utiliser un modèle de souris immunodéficientes afin de tester les versions humanisées (= anticorps toléré chez l'Homme) de ces anticorps thérapeutiques sur des modèles de tumeurs xénogéniques.
Bénéfices attendus
Le meilleur anticorps thérapeutique sera sélectionné et développé pour des essais cliniques. Ces nouvelles biothérapies (anticorps humanisés, anticorps bispécifiques) sont plus efficaces en termes de réponse thérapeutique et plus respectueuses de la qualité de vie.
Procédures
Mesure de la masse corporelle sur animal vigile (10 pesées, 1 minute maximum chacune, soit 10 minutes au total). Implantation de la tumeur sur animal vigile : 1 injection, maximum 1 minute/ animal Injection intraveineuse anticorps sur animal vigile (8 injections, 3 minutes maximum chacune, temps de mise en boîte de contention + injection, soit 24 minutes au total). Prélèvement de sang sur animal anesthésié (5 prélèvements, 2 minutes maximum chacune, temps de mise en boîte de contention + prélèvement, soit 10 minutes au total). Mesure de la tumeur tous les 2 jours sur environ 5 semaines (18 mesures, maximum 1 minute / animal = 18 minutes)
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : premièrement le stress et la douleur liés à la manipulation (traitements, prélèvements de sang et pesées) et la contention des souris lors de l’administration de la tumeur puis des traitements (injections sous-cutanées puis intraveineuse). Deuxièmement, l’injection de cellules tumorales conduit à la formation d’une tumeur sur le flanc de l’animal, et des effets indésirables peuvent apparaître chez les animaux en fin d’expérimentation notamment sur les groupes témoins non traités par les anticorps (au fur et à mesure de la croissance des tumeurs). Ces effets indésirables sont pris en compte dans l’annexe attachée à cette demande de projet.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés afin de permettre la réalisation de prélèvements pour évaluer l’efficacité thérapeutique des anticorps et de réaliser également des analyses complémentaires.
Remplacement
Il existe à ce jour un test in vitro nommé ADCC (Test de cytotoxicité à méditation cellulaire) qui permet de contrôler que l’anticorps peut reconnaitre et lier la cellule cancéreuse cible et provoquer sa destruction via des cellules effectrices. Nous avons réalisé ces tests sur les candidats anticorps humanisés notifiés dans cette saisine et les résultats se sont avérés probants. Cette étude nécessite impérativement un tissu tumoral en place dans un système physiologique et pharmacodynamique et comprenant un réseau vasculaire capable de se remodeler à partir de toute cellule de l’organisme. Le modèle animal reste indispensable et non substituable pour de telles études et donc un passage obligé avant de pouvoir commencer les études chez les patients.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés tient compte des contraintes statistiques. De plus, nous conserverons tous les prélèvements de sang, d’organes et tissus pour des analyses ultérieures. L’optimisation du modèle syngénique dans un précédent projet et le développement du modèle par notre partenaire, nous a permis d’optimiser les injections, les prélèvements et d’ainsi de diminuer le nombre d’animaux par groupe.
Raffinement
Nous assurerons une surveillance quotidienne des animaux par l’expérimentateur (en plus de celle réalisée quotidiennement par le personnel animalier) et nous fixerons des points limites sévères qui conduiront à la mise à mort des animaux dès leur apparition. Nous assurerons aux souris un hébergement de qualité avec 5 souris maximum par cage enrichie (frisotis). Concernant les injections (cellules tumorales ou traitements), une application de lidocaïne sera effectuée sur le site d’injection quelques minutes avant injection.
Choix des espèces
La souris est un modèle de référence. Grâce à beaucoup d’études, de nombreux outils cellulaires et moléculaires ont été développés. Chez la souris, la distribution de l’antigène ciblé, est semblable à celle décrite chez l’Homme : absence d’expression dans les tissus sains et surexpression dans les cancers chez la souris De plus, nous utilisons un modèle de souris sur lequel notre équipe partenaire a déjà évalué des traitements à base d’anticorps et pour lequel nous connaissons bien le développement. Les animaux sont âgés de 8 semaines, soit un poids approximatif de 20g au début des expérimentations, ce qui est idéal pour la bonne réalisation des injections intraveineuses. De plus, ce choix s’inscrit dans la continuité des études précédentes pour lesquelles des souris de 8 semaines avaient également été utilisées dans des traitements similaires avec d’autres anticorps.
Evaluation par tomographie d’émission positronique de l’affinité de plusieurs ligands radioactifs pour le récepteur GLP-1 chez le porc dans le cadre de l’élaboration d’une thérapie contre le diabéte de type 2.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
12 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Sous sédation profonde et continue jusqu'à la mort, ils reçoivent plusieurs cathéters et des traceurs radioactifs, pour évaluer par imagerie leur fixation sur un récepteur en vue d'un futur diagnostic du diabète de type 2 chez l'humain. Le porteur justifie la mise à mort par le risque de douleur et de mal-être au réveil d'une très longue anesthésie. Il écarte le remplacement en affirmant que les alternatives non animales ne reproduisent pas la "physiologie intégrative complexe", et retient le cochon pour sa grande taille adaptée aux capteurs d'imagerie.
Objectifs
Le diabète de type 2 est une maladie endémique qui touche plus de 25 millions de personnes dans le monde. De nouveaux traitements existent mais leur efficacité est entachée par de nombreux effets indésirables. Une solution vise à rétablir la sensibilité des récepteurs au Glucagon-like-peptide 1 (GLP-1r) situés dans un très court segment de la veine porte mais pour être efficace, il est nécessaire d’identifier précisément la zone qui exprime de façon insuffisante des récepteurs GLP-1. Ceci peut être réalisé par la tomographie d’émission positronique après l’administration d’un traceur radioactif susceptible de se fixer sur les récepteurs GLP-1. Pour pouvoir être utilisé chez l’homme, ce traceur doit être produit en condition de bonnes pratiques de fabrication et être dénué d’effets secondaires. Des radiotraceurs susceptibles de se fixer sur le récepteur GLP-1 ont été développés dans le but d’identifier des cancers insulinosécréteurs mais la capacité de ces traceurs de se fixer sur les récepteurs péri-portaux reste inconnue. L’objectif du projet est d’évaluer le potentiel de fixation de plusieurs de ces radiotraceurs au niveau de l’espace péri-portal en privilégiant les composés susceptibles d’une synthèse chimique adaptée aux lignes directrices de la fabrications des médicaments afin de faciliter l’utilisation future chez l’homme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du programme sont d’abord de permettre le passage à la phase humaine. Nous visons donc à identifier une molécule traceuse possédant les caractéristiques suivantes : - Structure moléculaire stable et susceptible d’être produite en condition GMP (good manufactoring practice for pharmaceuticals - une obligation pour l'utilisation chez l'homme) avant introduction de l’atome radioactif. - Forte fixation spécifique sur le récepteur GLP-1 avec une accessibilité aux structures péri-portales - Capacité de synthétiser le traceur avec une activité massique (MBq/µg) plus importante que la molécule de référence afin de permettre une réduction de l’activité engagée sans compromettre la qualité des images. Ce point est particulièrement important dans un contexte de suivi longitudinal de la pathologie chez l’homme qui conduira à des injections répétées de produit marqué. - Absence d’effets secondaires avec notamment un focus sur la fonction cardiaque et sur la stabilité de la glycémie. Un bénéfice connexe existe si la construction moléculaire originale se révéle la plus efficace. Nous aurions alors identifié une molécule prométeuse pour la détection des tumeurs insulino-sécrétantes.
Procédures
Expérience terminale réalisée sous anesthésie générale induisant une sédation profonde et continue jusqu'à la mort. Adjonction d'une valance anesthésique en cas d'identification d'une douleur sur la base des données mesurées. L'imagerie est par nature non invasive mais elle demande, dans le contexte particulier de l'évalution d'un traceur, une mesure qui nécéssite la pose de plusieurs cathéters. Cette pose est réalisée en condition minimalement invasive sous guidage par l'image pour éviter une intervention chirurgicale.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables induit par le protocole sont limités. Les conditions de l’expérience sont conçues pour supprimer l’angoisse et la douleur puisque la totalité de l’expérience sera réalisée au cours d’une sédation continue et profonde associée, lorsque le geste le justifie, à une analgésie. Par ailleurs, l’homéostasie des grandes fonctions sera préservée en dépit de la durée significative de la sédation.
Devenir
Un réveil à la suite d'une trés longue anesthésie est potentiellement douloureux et/ou induit un mal-être sans qu'il ne soit réellement possible de contrer ces effets par un susbtitut pharmacologique. Face à ce risque, nous estimons qu'il est préférable de réaliser une euthanasie à l'issu de l'expérimentation
Remplacement
Ce projet réalisera de nouvelles recherches pour lesquelles l'information n'est pas déjà disponible dans la littérature. Bien que le remplacement par des alternatives non animales soit un atout inestimable pour la recherche, celles-ci ne peuvent pas reproduire la physiologie intégrative complexe présente chez un animal modèle, qui s’apparente étroitement à l'homme. En raison du haut niveau de complexité des systèmes étudiés, de leur intégration complexe et des conséquences multiples de leurs dérèglement, il existe trop d'inconnues pour créer des modèles fiables générés par ordinateur. Pour autant, l’une des molécules que nous testons in vivo a été développée par une approche in silico. Cependant, il n'y a pas de modèles non-animaux qui peuvent être utilisés évaluer la disponibilité des molécules traceuses au niveau de l’espace péri-portal. Le choix du modèle porcin se justifie pour des raisons de taille, la résolution spatiale obtenue par l’utilisation du modèle porcin, du fait des limitations techniques (taille des capteurs PET) et physiques (longueur du parcours du positron avant son annihilation) fait qu’un modèle de grande taille est recherché.
Réduction
Ce projet a été conçu pour utiliser le nombre minimum d'animaux, tout en garantissant l'obtention de résultats scientifiquement pertinents et l'atteinte des objectifs de l'étude. Des calculs statistiques ont été effectués sur la base des résultats d'études similaires dans ce domaine. Par ailleurs, nous n’avons pas prévu d’étude témoin sachant que des données numériques sur le même animal modèle et avec le protocole expérimental identique sont disponibles dans la littérature.
Raffinement
La totalité de la procédure est réalisée sous anesthésie volatile avec un contrôle pharmacologique de la douleur. L’animal sera équipé des abords veineux et artériels qu’après la mise en place de l’anesthésie. L’insertion des cathéters sera réalisée par échographie après une simple ponction cutanée Les possibilités d'affiner la procédure seront continuellement explorées et mises en œuvre dans la mesure du possible pendant la durée de vie du projet. Des revues de littérature régulières seront effectuées pendant toute la durée du projet pour s'assurer que les procédures utilisées sont aussi raffinées que possible et restent conformes aux recommandations de bonnes pratiques.
Choix des espèces
Le porc s’impose comme un modèle privilégié pour les études en nutrition et pour l’imagerie. Le choix du modèle porcin se justifie également du fait des limitations techniques (taille des capteurs PET) et physiques (longueur du parcours du positron) de la méthode d’imagerie qui par ailleurs est la seule a atteindre une sensibilité suffisante pour l’étude des récepteurs membranaires. Les animaux seront des adultes bien après que leur croissance ait atteint un plateau i.e. > 3 ans. Ceci se justife par le fait que la condition visée par notre solution thérapeutique est celle du diabète de type 2 chez l'adulte et que ce dernier se développe préférentiellement après 45 ans
Etude cinétique par voie orale et intra-veineuse en cross-over du devenir de l’Enniatine B chez le rat
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
8 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Achetés déjà cathétérisés, ils reçoivent l'Enniatine B, une mycotoxine des céréales, par voies orale et intraveineuse, avec des prélèvements sanguins répétés et un séjour en cage à métabolisme, pour valider un modèle mathématique censé remplacer ensuite l'expérimentation. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'alternative non animale pour reproduire la cinétique plasmatique, qu'il juge "indispensable" à la validation du modèle. La mise à mort est justifiée par le fait que leur cathétérisation les rend inutilisables ensuite.
Objectifs
Les Enniatines sont des mycotoxines produites par des souches de champignons Fusarium et appartiennent à la classe la plus courante de contaminants des céréales. L’Enniatine B est la molécule la plus prévalent parmi les 28 homologues identifiés dans cette famille de molécules et par conséquent nos concitoyens peuvent être exposés à de faible doses de manière chronique dans leur alimentation quotidienne. Malgré le nombre considérable de propriétés pharmacologiques et toxicologiques et la prévalence de cette mycotoxine dans les aliments à base de céréales il est éthiquement impossible d’étudier in vivo sa toxicologie et donc sa toxicocinétique (et notamment son devenir plasmatique) chez l’humain. Ainsi ce projet de recherche se propose d’utiliser des méthodes alternatives permettant de pallier ce manque de données toxicocinétiques chez l’humain. Ces alternatives reposent sur 3 étapes: a) la génération in vitro (à partir d’essais de laboratoires sur cellules) de données essentiellement de métabolisme qui constituent l’élément principal des différences inter-espèces dans la pharmacocinétique de la molécule étudiée puis b) par l’extrapolation vitro/vivo permettant de prendre en compte le changement d’échelle de la cellule à l’organe et enfin c) par une autre modélisation mathématique dite « pharmacocinétique basée sur la physiologie » permettant d’intégrer ces données cellulaires et tissulaires au fonctionnement de l’organisme (animal ou humain) entier. Les essais in vitro ont déjà été réalisés en incubant l’Enniatine B avec des cultures primaires d’hépatocytes humains et de rats. Il s’agit désormais de valider les extrapolations des cellules a l'organisme faites pour le rat en générant des données in vivo du devenir plasmatique et en les intégrant au modèle mathématique. Le rat a donc été choisi car la comparaison avec l’humain aura été préalablement réalisée à partir d’expérimentations in vitro réalisées sur des hépatocytes primaires de ces deux espèces.
Bénéfices attendus
D’une manière globale, ce projet vise à déterminer les paramètres métaboliques quantitatifs de l’enniatine B: clairances in vivo et in vitro. Ces nouvelles données permettront de développer un modèle mathématique humain de l’enniatine B basé sur l’extrapolation de l’in vitro vers l’in vivo et permettront d’estimer les concentrations plasmatiques en enniatine B en fonction des scénarios d’exposition. Parallèlement, nous déterminerons les réponses moléculaires induites par l’enniatine B après exposition aigüe et répétée sur des hépatocytes primaires de rat et d’humain. Ces réponses permettront de définir les concentrations effectrices de toxicité. Ces concentrations effectrices pourront être comparés aux concentrations plasmatiques déduites du modèle mathématique et ainsi déterminer un risque de toxicité de l’enniatine B pour l’Homme.
Procédures
Le design de prélèvements se fera en deux séquences. Lors de la première séquence 4 rats seront choisis aléatoirement et recevront l’administration par voie iv (en moins de 10 secondes) et seront placés en cage à métabolisme afin de recueillir l’ensemble de leurs urines (recueil continu de l'ensemble des urines grâce à la cage à métabolisme). Deux rats se verront prélevés 0,1ml de sang 0min, 10min, 20min, 45min, 2h et 6h après l’administration tandis que les deux autres rats se verront prélevés 0,1ml de sang 5, 15min, 30min, 1h, 4h et 8h après l’administration. Lors de cette même séquence les quatre autres rats recevront l’administration par voie orale (en moins de 10 secondes). Deux rats se verront prélevés 0,1mL de sang 0h, 1h, 4h, 7h, 9h et 11h après l’administration tandis que les deux autres rats se verront prélevés 0,1ml de sang 1/4h, 2h, 6h, 8h, 10h et 12h après l’administration. L’ensemble des prélèvements de sang pour chaque rat sur cette première séquence est de 0,6 mL soit si l’on approxime le volume total individuel de sang à 30 mL, un prélèvement de 2% de ce total. Entre chaque administration, un temps suffisant pour permettre l’élimination de la molécule et la reconstitution d’une partie du sang des rats, sera respecté. Ce temps de récupération sera de 1 jour. Lors de la seconde séquence, le principe des séquences veut que les 4 premiers rats recevront cette fois-ci l’administration par voie orale et à l’inverse les 4 derniers rats recevront cette fois-ci l’administration par voie iv. Les prélèvements de sang réalisés sur chaque individu ont été limités à 6 prélèvements de chacun 100 μl par rat et par séquence. Ce qui fait pour chaque rat un prélèvement total de 4% du volume de sang individuel.
Impact sur les animaux
Pour réaliser la cinétique plasmatique, les rats seront achetés cathétérisés au fournisseur. A l’aide du cathéter, les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière. Durant l'expérimentation une source de stress viendra des gavages qui nécessitent une contention ferme (1 gavage par animal) mais la contention sera effectuée par des opérateurs formés, assurant la sécurité des animaux et des opérateurs et minimisant les sources d’inconfort pour les animaux. Chaque manipulation de contention+gavage ne dure pas plus d’une à deux minutes. De plus l’inconfort due au maintien en cage à métabolisme nécessaire au recueil de l’ensemble des urines, sera réduit à son strict minimum vis-à-vis de toute la durée d’hébergement (qui lui se fera en cage individuel), c’est-à-dire la phase de prélèvement de 8 heures après l’administration par voie intraveineuse (sur 4 rats lors de la première séquence et sur les 4 autres rats lors de la seconde séquence).
Devenir
Chaque rat sera mis à mort à l’issue de la seconde séquence de prélèvement de la procédure dans des conditions éthiques, étant donné qu'ils ne seront ni réutilisés, ni replacés ni adoptés du fait de leur cathétérisation.
Remplacement
Il n’y a pas d’alternative non-animale pertinente actuellement permettant de reproduire la cinétique plasmatique et urinaire (avec la variabilité interindividuelle existante) des molécules chez des animaux vivants, indispensable à la validation des modèles mathématiques (qui une fois validés permettent de remplacer des expérimentations animales par simulation d’autres scénarii d’exposition).
Réduction
Dans un effort de réduction, le nombre d’animaux est calculé de manière à obtenir la quantité de prélèvements sanguins suffisante. Nous utiliserons 8 rats au total. La subdivision des groupes de 4 rats en deux sous-groupes permet de couvrir l’ensemble des échéances de cinétique et leur exploitation par une approche de population garantie ainsi une estimation de la variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques de la population et de chaque individu. En outre, le design en séquences permet d’utiliser les mêmes animaux entre 2 administrations, en garantissant la fiabilité des données grâce à l’instauration d’un temps de récupération.
Raffinement
Concernant le raffinement, des points limites ont été définis afin de permettre une intervention rapide sur les animaux. La douleur, le stress ou les contraintes seront atténués par des méthodes ou médications appropriées. Une analgésie sera mise en place si nécessaire. La contention sera effectuée par des opérateurs formés, assurant la sécurité des animaux et des opérateurs et minimisant les sources d’inconfort pour les animaux. Les prises de sang répétées seront effectuées par le cathéter permettant ainsi une récolte de sang non-douloureuse et limitant le stress. Les cathéters seront nettoyés à chaque utilisation avant fermeture avec un désinfectant à base de Chlorhexidine et une surveillance sera effectuée afin de détecter d’éventuels signes d’infection au niveau de cette ouverture sensible sur le système veineux. La procédure expérimentale est conçue pour limiter autant que possible la souffrance animale, en minimisant les interventions sur les animaux au strict nécessaire. Les animaux seront hébergés sur litières dans des boites en polypropylène, en respectant les normes (dimensions notamment) du bien-être animal et avec, à disposition, des enrichissements appropriés (hamac, igloo, jouets tels que des balles...). Les rats seront seuls par cage afin de limiter les risques d'arrachement du cathéter. L’hébergement en cage à métabolisme plus stressant pour l’animal mais nécessaire à un recueil rigoureux de l’ensemble des urines, sera limité à une période de 8 h par animal.
Choix des espèces
Sur la base de connaissances acquises sur l’Enniatine-B lors d’étude in vitro à partir de matériel biologique relevant des rats Sprague-Dawley, il convient de générer des données in vivo chez cette espèce afin de pouvoir les comparer aux données in vitro pour valider cette extrapolation et pouvoir la poursuivre avec le modèle mathématique. Les rats utilisés seront des rats Sprague-Dawley males d’environ 200-250 g (6-8 semaines). Ce stade a été choisi pour limiter la quantité d’Enniatine-B nécessaire tout en maximisant la possibilité d’obtenir des échantillons sériés de plasma. L’étendue indiquée ici dans leur stade de développement est due aux éventuelles contraintes du fournisseur en charge de la pose chirurgicale de cathéter.
Evaluation d’une nouvelle formulation d’un agent de contraste en échographie dans le cadre du diagnostic de tumeur dans le foie
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
24 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et les 12 qui reçoivent une greffe de tumeur dans le foie seront tués à l'issue. Chez ces derniers, une incision de 3 cm en haut de l'abdomen permet de placer deux ou trois fragments de tumeur dans le foie, puis tous les lapins subissent jusqu'à quatre anesthésies d'une heure à deux heures trente pour recevoir trois formulations d'un agent de contraste échographique et le produit de référence. Le fabricant de ce produit, autorisé surtout en Asie, veut une version prête à l'emploi pour lever un frein à sa mise sur le marché en Europe. Le porteur affirme que "l'animal en entier est essentiel" pour suivre la diffusion du produit, après une mise au point faite sur un cadavre issu d'un autre projet. Les 12 lapins sans tumeur seront réutilisés dans un autre projet s'il s'en présente un au même moment, ou sinon replacés par l'association White Rabbit.
Objectifs
Les agents de contraste sont des produits injectés par voie veineuse lors d’un examen échographique afin d’améliorer le contraste entre les différents tissus. Le principe est basé sur la présence de microbulles gazeuses à l’intérieur du produit qui vont augmenter le contraste échographique lors de leur passage. Un agent de contraste autorisé surtout en Asie présente un taux de détection des tumeurs du foie très important. Cependant, il n’est pas autorisé en Europe car il doit être préparé avant injection (ajout d’un liquide dans les bulles déshydratées). Ce processus est contraignant en clinique et une fois reconstitué, le produit ne reste stable que 2 heures maximum et doit donc être utilisé rapidement. Enfin, le process de fabrication implique une étape de lyophilisation qui est extrêmement polluante (émission d’un gaz à effet de serre). C’est pourquoi le fabricant souhaite à présent développer une nouvelle formulation du produit qui soit prête à l’emploi, sans passer par une étape de lyophilisation. Trois formulations potentielles sont disponibles et doivent à présent être testées dans un organisme vivant afin de finaliser la validation du produit prêt à l’emploi. L’objectif de cette étude est 1) de sélectionner parmi les 3 candidats celui qui a le meilleur potentiel et 2) de comparer ce candidat final au produit de référence afin de valider qu’il présente bien les mêmes caractéristiques biologiques.
Bénéfices attendus
Ce produit de contraste est très reconnu dans les pays où il est autorisé dans le cadre du diagnostic des tumeurs hépatiques. Cependant, le fait qu’il soit à reconstituer et que sa production génère un gaz à effet de serre est un frein à sa mise sur le marché en Europe notamment. Si une des formulations prêtes à l’emploi s’avère être aussi performante que la formulation d’origine, il sera un outil supplémentaire en diagnostic des tumeurs hépatiques.
Procédures
La moitié des animaux subiront une petite incision de 3 cm en haut de l’abdomen pour placer 2 ou 3 fragments de tumeurs dans le foie puis l’ouverture sera suturée (muscle puis peau). Cette intervention durera environ 20 min. Les animaux seront anesthésiés 4 fois maximum (une contention de 10 secondes et une injection dans les muscles du dos). Les anesthésies dureront entre 1h et 2h30. Les animaux seront pesées 2 fois par semaines.
Impact sur les animaux
Les nuisances/effets indésirables sur l’animal sont principalement marqués par : * Stress lors des contentions pour les prémédications avec douleur lors de l’injection * nuisances liées à la chirurgie : - douleur possible au niveau de la zone chirurgicale * nuisances liées au suivi : - pesée et examen clinique deux fois par semaine (stress).
Devenir
12 animaux seront réutilisés dans un autre projet si un autre projet nécessite des lapins au même moment ou ils seront replacés par l’association White Rabbit. Les 12 autres animaux seront mis à mort car ils auront des tumeurs dans le foie.
Remplacement
Une phase de mise au point a été réalisée sur cadavre issu d’un autre projet. L’évaluation du produit de contraste passant par le temps de diffusion, l’animal en entier est essentiel pour voir le comportement du produit à travers l’organe cible après avoir circulé dans la circulation générale. Une modélisation pourrait être créée mais il n’existe pas suffisamment de données à l’heure actuelle (une seule publication trouvée avec la même méthode de mesure).
Réduction
Le fait que le lapin soit son propre contrôle (il recevra toutes les formulations) permet de réduire de moitié le nombre d’animaux. Les mesures seront répétées 2 ou 3 fois par animal et ces données seront moyennées ce qui permettra de réduire l’effet de la variabilité intra individuelle (fréquence cardiaque, température centrale...). Une méthode statistique a permis de calculer le nombre d’animaux nécessaire.
Raffinement
Les animaux seront réchauffés et monitorés pendant les anesthésies. Les animaux seront hébergés par deux ou trois. Si les animaux sont incompatibles, ils bénéficieront de temps dans un espace de « jeux » plus grand que leur cage comportant cabane, tunnel, hamac... Ces temps de 30 min maximum, permettent aux animaux d’exprimer leur comportement de curiosité. Les animaux sont habitués aux techniciens par des temps d’échanges et distribution de friandises. L’état des animaux est évalué par un score basé sur la position des oreilles, l’aspect du poil et l’alimentation. 12 animaux seront replacés s’ils ne peuvent pas être réutilisés sur le champ dans un autre projet.
Choix des espèces
Le lapin est l’animal le plus petit permettant d’utiliser le matériel d’échographie humaine. De plus le lapin est le seul gros animal pour lequel on dispose d’un modèle tumoral permettant de tester les formulations dans le contexte dans lequel elles seront utilisées. L’ expertise sur la pousse tumorale est sur le lapin jeune adulte, c’est pourquoi ce stade de développement est choisi.