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    • Troubles nerveux
Souris : 592
Souffrances
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Devenir
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 592

Pour fabriquer un modèle de dépression, 592 souris reçoivent une hormone de stress dans leur eau de boisson afin de déclencher un comportement anxieux et dépressif ainsi que des troubles de la mémoire, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles passent ensuite jusqu'à huit tests comportementaux censés mesurer l'anxiété, la dépression et les performances cognitives. Le traitement peut aussi dégrader leur pelage et modifier leur poids. Le porteur affirme que la recherche de nouveaux médicaments contre la dépression "nécessite", scientifiquement et réglementairement, le recours à des rongeurs.

Objectifs

La dépression est une maladie fréquente qui touche environ 15 à 20 % de la population générale. Elle se traduit par une grande tristesse, une perte de plaisir ou d’intérêt, de l’anxiété, un isolement social, ainsi que des difficultés de mémoire et d’apprentissage. Les traitements actuellement disponibles présentent plusieurs limites importantes. Ils agissent souvent lentement, ne sont pas efficaces chez tous les patients, et certains symptômes persistent, ce qui favorise les rechutes. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d’améliorer la prise en charge de cette maladie. Ce projet de recherche vise à participer au développement de nouveaux médicaments pour mieux traiter la dépression et limiter les rechutes. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser des modèles animaux qui reproduisent certains aspects de la maladie humaine. Dans ce projet, nous utiliserons un modèle de souris qui repose sur l’administration prolongée d’une hormone de stress. Ce modèle permet d’induire des comportements anxieux et dépressifs durables chez le rongeur, similaires à ceux observés chez les patients souffrant de dépression. L’objectif principal de ce projet est d’adapter et de caractériser plus en détail ce modèle animal afin d’évaluer le risque de rechutes et les troubles de la mémoire associés à la dépression. Une meilleure compréhension de ces aspects permettra de développer, à terme, des stratégies thérapeutiques plus adaptées et plus efficaces. La dépression touchant environ deux fois plus les femmes que les hommes, des souris mâles et femelles seront utilisées afin de mieux refléter la diversité observée dans la population humaine. Le développement et l’amélioration de ce modèle constituent une étape clé de ce projet. Il servira ensuite à tester de nouveaux médicaments pour mieux traiter la dépression et prévenir les rechutes.

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de valider un nouveau modèle animal au sein de notre laboratoire, destiné à l’étude de la dépression et la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les différences entre mâles et femelles ont été très peu étudiées à ce jour. Ainsi, l’utilisation des 2 sexes permettra d’apporter de nouvelles données à ce sujet, d’autant que la dépression touche plus fréquemment les femmes que les hommes. Par ailleurs, l’évaluation des capacités de mémorisation des animaux permettra d’étudier le rôle des troubles de la mémoire et de l’apprentissage dans ce modèle. Ces données permettront d’identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans la dépression et pourront, à terme, orienter le développement de nouvelles cibles thérapeutiques. De plus, l’impact de la dépression sur le rythme biologique n’a, à ce jour, pas beaucoup été étudié dans ce modèle. L’analyse de ce paramètre apportera des informations complémentaires importantes, en lien avec les troubles du sommeil fréquemment observés chez les patients souffrant de dépression. En conclusion, le développement et la caractérisation de ce modèle constitueront une ressource durable pour le laboratoire. Ce modèle offrira un outil pertinent pour l’évaluation préclinique de nouveaux candidats-médicaments à visée thérapeutique, dans le cadre de ce projet et de futurs projets de recherche du laboratoire.

Procédures

Toutes les souris du projet seront exposées à un maximum de 3 expositions à 8 tests comportementaux d’une durée maximale de 48h selon le test utilisé. Les tests comportementaux choisis sont non invasifs et engendrent peu de nuisance chez l’animal. Ces tests ont pour but de tester le comportement anxieux et dépressif, les performances cognitives ainsi que le rythme biologique des animaux suite au traitement à l’hormone de stress.

Impact sur les animaux

Lors de ce projet, les animaux seront exposés à un traitement à une hormone de stress administré par eau de boisson visant à induire un comportement de type anxieux et dépressif ainsi que des troubles de la mémoire et de l’apprentissage. Ce traitement peut également entraîner des modifications physiques modérées, telles qu’un pelage de moins bonne qualité, lié à une diminution du toilettage, ainsi qu’une prise de poids (nuisance modérée)..

Devenir

A l’issue de ce projet, les 592 souris seront mises à mort.

Remplacement

Ce projet vise à développer et caractériser un modèle animal de dépression. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes des troubles dépressifs et d’en améliorer la prise en charge à travers le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. La recherche de nouveaux médicaments nécessite (scientifiquement et règlementairement) l’utilisation d’espèces animales. De plus, seuls des organismes vivants complexes tels que les rongeurs disposent d’un répertoire comportemental suffisamment riche et élaboré pour permettre une évaluation fiable des comportements anxieux et dépressifs et des fonctions cognitives. Ainsi, aucun remplacement par des modèles in vitro ou in silico (modèles mathématiques, bio-informatique) ne peut être réalisé.

Réduction

Un total de 592 souris sera nécessaire pour cette étude. Le nombre d’animaux prévus dans cette étude a été réduit au maximum – au regard des approches comportementales envisagées pour lequel le laboratoire possède une expertise internationale ainsi que sur la base de la littérature.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux auront une semaine d’habituation à l’animalerie. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation sera mis en place. Ainsi, avant le début des expérimentations, les animaux seront progressivement habitués à l’expérimentateur par des manipulations régulières. A noter que l’ensemble des évaluations comportementales sera réalisé exclusivement par un personnel qualifié. Les différents traitements seront administrés dans l’eau de boisson, permettant d’éviter toute injection. Enfin, des points limites précoces et compatibles avec les objectifs scientifiques de notre recherche ont été choisis afin d’éviter toute douleur et détresse de nos animaux.

Choix des espèces

L’utilisation de souris est nécessaire pour ce projet. L’idée est en effet de mesurer l’impact des processus cognitifs sur la propension à la rechute après induction d’un syndrome anxio-dépressif. Le modèle dépression induite par administration chronique d’une hormone de stress dans l’eau de boisson a été développé et validé chez la souris. Le phénotype anxio-dépressif des souris dans les différents tests choisis est bien décrit et caractérisé dans la littérature. Des souris adultes âgées de 8 à 10 semaines seront utilisées dans ce projet. Ce modèle animal a été décrit et publié avec des animaux à ce stade de développement.

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    • Troubles immunitaires
Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

Jusqu'à soixante-treize injections après l'opération pour les souris receveuses de greffe : 80 souris vont être utilisées dans un modèle de transplantation faciale, 40 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 40 soumises à des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Les donneuses subissent une chirurgie sans réveil et un prélèvement sanguin de grand volume, les receveuses une opération de deux heures et demie suivie de traitements immunosuppresseurs répétés sur plus de deux mois. Le porteur indique que les donneuses ne peuvent pas vivre sans souffrance une fois privées de mandibule, ce qui motive leur mise à mort. Le titre du projet revendique un "changement de paradigme" en transplantation faciale, quand la procédure repose sur la greffe entre souris.

Objectifs

​​Le projet vise à explorer de nouvelles approches permettant de favoriser une tolérance immunitaire durable tout en réduisant la dépendance aux traitements immunosuppresseurs, pourvoyeurs de complications (infections opportunistes, cancers…). Nous souhaitons développer un modèle préclinique fiable et pertinent de l'allotransplantation faciale murine pour adapter les thérapeutiques en allotransplantation faciale (d'un individu à un autre), en améliorer la tolérance et en diminuer les effets secondaires. ​Trois objectifs sont poursuivis : ​1. établir un modèle chirurgical pertinent fiable et reproductible en minimisant la souffrance animale, 2. déterminer les conditions optimales pré, per et post opératoires pour la réalisation de transplantations faciales, 3. adapter ce modèle à la réalisation d'allotransplantations faciales en conditions allogéniques.

Bénéfices attendus

​​​​La transplantation faciale représente une avancée majeure de la chirurgie reconstructrice, mais demeure limitée par la nécessité d’une immunosuppression lourde et prolongée, associée à une morbidité importante. Les bénéfices attendus de ce projet comprennent l’élaboration d’un modèle préclinique d’allotransplantation faciale pertinent indispensable à la recherche de thérapeutiques favorisant la tolérance du greffon et diminuant le risque d’effets secondaires des traitements immunosuppresseurs traditionnels. Ce projet permettra, à court terme, d’établir un modèle préclinique fiable de transplantation faciale, d’élucider les mécanismes responsables de cette tolérance et à long terme d’établir un protocole adapté à la transplantation faciale chez la souris pour pouvoir poursuivre ces recherches et permettre in fine de généraliser cette pratique de reconstruction faciale de pointe chez l’humain. Ces patients souffrent d’une exclusion sociale profonde, d’une perte d’autonomie et d’une incapacité à reprendre une vie professionnelle, entraînant une dépendance durable aux aides sociales et aux dispositifs de soutien psychologique. À cela s’ajoutent des dépenses médicales récurrentes pour traiter les complications fonctionnelles, la douleur chronique et les troubles psychiatriques associés. Ces patients pâtissent fréquemment d’une impossibilité de s’alimenter par voie orale (gastrostomie définitive), de respirer par les voies naturelles ou de parler (trachéotomie définitive), ce qui entraine un coût déjà considérable en dispositifs d’alimentation artificielle, de trachéotomie et de soins locaux. En outre, la stigmatisation et l’altération de la communication verbale et non verbale entraînent marginalisation et appauvrissement des interactions sociales. Le coût sociétal lié aux patients présentant une défiguration sévère est considérable et dépasse largement l’impact individuel. Les traumatismes maxillo-faciaux touchent chaque année 150/100 000 habitants en France. Cependant, aucune étude épidémiologique ne tient compte de la gravité des atteintes or, d’après notre expérience, environ 10% de ces traumatismes sont la cause de défiguration sévères entrainant des séquelles respiratoires, fonctionnelles ou esthétiques majeures et nécessitent des interventions chirurgicales majeures.

Procédures

Les animaux donneurs pour la greffe seront soumis à une chirurgie sans réveil associé à un prélèvement sanguin de grand volume (animal sous anesthésie et analgésie, 1 fois, 120 minutes). Les animaux receveurs de la greffe seront soumis à une unique chirurgie (animal anesthésié et analgésie, 1 fois, 150 minutes) associés à des injections en post-opératoire d’analgésiques, d’antibiotique et d’immunosuppresseur (animal vigile, 2 fois par jour pendant 3 jours puis 1 fois par jour pendant 67 jours soit 73 fois au maximum, 1 minute). Les traitements analgésiques, antibiotiques et immunosuppresseurs seront regroupés pour limiter le nombre d’injection au maximum. Avant l’euthanasie des animaux, un prélèvement sanguin de grand volume sera réalisé (animal sous anesthésie générale, 1 fois, 1 minute).

Impact sur les animaux

​Les animaux donneurs pour la greffe pourront subir un stress lié à la manipulation et un risque d’hypothermie et de détresse cardio-respiratoire liées à l’anesthésie. La chirurgie sous anesthésie pourrait engendrer de la douleur. Les animaux receveurs de la greffe subiront également un stress lié à la manipulation un risque d’hypothermie et de détresse cardio-respiratoire liées à l’anesthésie et ressentir de la douleur pendant la chirurgie. Ils pourront également ressentir de la douleur modérée après la chirurgie, un risque d’hémorragie ou de nécrose du greffon. Ils pourront également ressentir de la douleur légère de courte durée au site de prélèvement sanguin ainsi que la formation d’un hématome.

Devenir

​​Toutes les souris seront euthanasiées par une méthode réglementaire car les souris donneuses ne peuvent pas vivre sans souffrance avec l’absence de mandibule et car des prélèvements d’organes sont nécessaires aux analyses sur les souris receveuses.

Remplacement

​​Les mécanismes immunologiques impliqués dans la tolérance des greffes composites, la vascularisation dynamique du greffon et les interactions cellulaires complexes ne peuvent pas être reproduits par des modèles in vitro, ex vivo ou in silico. ​Aucun modèle substitut ne permet actuellement : la reconstruction vasculaire complexe ; les anastomoses microchirurgicales (connexion chirurgicale entre deux structures) ; l’étude du rejet et de la tolérance à l’échelle tissulaire et systémique. ​Le recours à un modèle murin est donc indispensable à ce stade de développement préclinique. Bien qu’un modèle primate ou un grand animal offrirait une anatomie et physiologie plus proche de celle de l’être humain et une réalisation chirurgicale plus aisée, le choix du modèle murin reste un bon modèle en raison de la proximité phylogénétique de la souris et de l’humain.​

Réduction

​​80 animaux seront utilisés dans le cadre de ce projet. Plusieurs mesures sont mises en place afin de limiter strictement le nombre d’animaux utilisés. Une phase technique préalable permet d’optimiser les gestes chirurgicaux et de réduire le taux d’échec. Les effectifs sont calculés au plus juste afin d’assurer une puissance scientifique suffisante sans surplus d’animaux. Enfin, des analyses multiparamétriques seront réalisées sur chaque animal, afin de maximiser l’information obtenue par animal. Les performances chirurgicales seront suivies à l’aide de méthodes de suivi dans le temps afin de vérifier la réussite de la technique, la survenue d’éventuels problèmes et la stabilisation de la durée de l’intervention. Des tests statistiques seront utilisés pour garantir une interprétation fiable des résultats. Si les conditions opératoires s’avèrent favorables et que les pertes sont inférieures aux estimations, les effectifs seront revus à la baisse ; les souris seront donc commandées progressivement.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Le temps opératoire sera réduit au maximum via la maîtrise technique acquise pendant la première phase du projet. Les interventions seront réalisées par deux opérateurs formés et expérimentés en microchirurgie. Les animaux seront sous anésthésie et analgésie pendant les chirurgies. Après la chirurgie les animaux seront sous analgésie et antibiothérapie. Un tapis chauffant est utilisé pour limiter l'hypothermie. Un gel ophtalmique est appliqué sur les yeux pour éviter l'assèchement occulaire. Une surveillance clinique rapprochée sera mise en place et application stricte des points limites. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

​​Les souris présentent des mécanismes physiologiques et immunologiques assez proches de l’humain pour en constituer un objet d’étude transposable. Dans la littérature, les modèles de transplantation faciale chez la souris est bien décrit. Ces souris ont une circulation cérébrale bien organisée, ce qui permet de se raccorder à la carotide sans risque d’accident vasculaire cérébral pour l’animal. ​Les animaux utilisés seront des souris de 8 à 10 semaines car il s’agit de souris mature sexuellement. Il correspond également à l’âge des souris utilisées pour ce type d’expérience dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 294
Souffrances
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Devenir
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Inoculées avec un virus sous anesthésie, 294 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 216 d'entre elles et sévère pour 78, toutes tuées à l'issue. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une maladie virale avec des atteintes neuro-musculaires modérées à sévères, pour mettre au point des anticorps contre les orthoflavivirus. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit la réponse immunitaire complète d'un organisme vivant et en conclut que le modèle animal est "essentiel". À la fin de chaque procédure, les souris sont tuées afin de prélever leur sang, leur cerveau et leur rate.

Objectifs

Dans un contexte d’émergence croissante de virus transmis par les moustiques et de la multiplication des épidémies associées, ce projet vise à développer des anticorps thérapeutiques, c’est-à dire des protéines capables de neutraliser ces virus. L’objectif est double : d’une part, répondre au besoin de contre-mesures médicales efficaces ; d’autre part, étudier la réponse immunitaire antivirale. L’étude se concentre sur le virus West Nile (WNV), un virus pathogène pour l’Homme responsable notamment d’affections neurologiques sévères et ne disposant à ce jour en Europe d’aucune option thérapeutique spécifique et efficace. Plusieurs versions de ce virus seront testées afin d’étudier les anticorps neutralisants produits associés et de les caractériser.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à produire des données essentielles pour le développement de nouvelles immunothérapies antivirales. Elles permettront : -De valider un modèle d’infection murin non létal pour le virus West Nile (WNV), c’est-à-dire déterminer les conditions d’infection qui garantit la survie des animaux, tout en induisant une réponse immunitaire efficace -De générer des anticorps capables de neutraliser le WNV et identifier de nouveaux candidats thérapeutiques ; -De mieux comprendre les déterminants clés de la neutralisation virale lors de la réponse immunitaire ; -De proposer une nouvelle stratégie de développement rapide d’anticorps thérapeutiques applicable à des virus similaires. Plus généralement, ce projet apportera des connaissances fondamentales sur les mécanismes de la réponse immunitaire antivirale, tout en soutenant l’effort de préparation faces aux futures épidémies virales.

Procédures

L’ensemble des animaux seront soumis à une inoculation (infectieuse ou non) sous anesthésie, une unique fois : 3 à 5 minutes par animal, incluant l’induction anesthésique, l’injection et le réveil.

Impact sur les animaux

La pesée des animaux ainsi que les injections de véhicule ou du virus faites sous anesthésie peuvent provoquer un stress de courte intensité. Le virus injecté peut entrainer le développement d’une maladie virale avec des atteintes neuro-musculaires modérées à sévères.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélever leurs organes (sang, cerveau et rate) afin d’en isoler les cellules immunitaires et étudier la réplication virale.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative fiable pour reproduire la réponse immunitaire complète d’un organisme vivant. L’utilisation du modèle animal est donc ici essentielle pour notre étude.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été calculé pour correspondre au minimum requis pour une statistique de base, à l’aide d’une analyse réalisée avec un logiciel de calcul de puissance statistique. Les résultats obtenus lors de la première phase du projet serviront directement à limiter le nombre d’animaux engagés lors de la seconde phase.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés dès réception et hébergés en groupe avec de l’enrichissement. Ils bénéficieront d’un suivi clinique quotidien afin de détecter et prendre en charge tout signe de souffrance à l’aide de points limites prédictifs et d’analgésique. Toutes les manipulations se feront sous anesthésie et la totalité des prélèvements seront réalisés en post-mortem. Les données obtenues lors de la première procédure permettront d’établir un modèle d’étude, réduisant les atteintes cliniques des animaux par la suite.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est un modèle de référence pour l’étude des maladies virales et la génération d’anticorps neutralisants. Les animaux seront adultes, commandés à 6 semaines et inoculés entre 7 et 8 semaines. Les modèles animaux décrits dans la littérature pour ce type d’expérience utilisent des animaux de cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Cochons : 15
Souffrances
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Devenir
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 15

Quinze cochons vont être utilisés dans une chirurgie de prélèvement du foie de trois heures, menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. L'opération sert à récupérer un greffon hépatique entier pour tester un anticorps, le NP-137, censé réduire l'inflammation des greffons dits marginaux avant transplantation chez l'humain. Le porteur écarte tout modèle cellulaire au motif qu'il faut un "organe entier" de taille comparable à celle de l'humain, et justifie la mise à mort par le prélèvement d'organe. Les bénéfices annoncés pour les patients en attente de greffe restent à distance de cette procédure, qui vise d'abord à évaluer le traitement sur l'animal.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer la qualité des greffons de foie disponibles, afin d’augmenter le nombre d’organes utilisables et sauver plus de vies. En France, 1 342 transplantations hépatiques curatives ont été réalisées en 2023, avec un taux de survie à un an de 88 % et 76% à 5 ans. Au 1er janvier 2024, 1332 patients étaient en attente de greffe soit 2,4 candidats pour un greffon. Cette pénurie de greffons conduit à des décès sur liste d’attente. Certains greffons sont de qualité insuffisante pour être transplantés. La technique de perfusion hypothermique oxygénée (HOPE), développée à Lyon, permet de mieux conserver les greffons de qualité dite « marginale », mais des problèmes d’inflammation persistent. Le principal défi est de diminuer ces lésions pour améliorer le pronostic des greffons marginaux et des patients transplantés. Un traitement par un anticorps nommé NP-137 sera testé pour réduire cette inflammation en bloquant une protéine spécifique : la nétrine-1. La nétrine-1 joue un rôle dans les maladies chroniques du foie et l’inflammation. Ceci permettra d’améliorer la qualité et la quantité des greffons disponibles et ainsi de réduire le nombre de patients en attente de greffe.

Bénéfices attendus

Cette étude de preuve de concept est la première étape indispensable à l’utilisation chez l’humain. Elle explore l’utilisation de l’anticorps NP-137 pour dépléter la nétrine-1, afin de réduire les lésions inflammatoires des greffons dues aux différentes phases d’ischémie-reperfusion. Grâce à l’homologation clinique du NP-137 en oncologie et l’utilisation de la machine de perfusion en clinique et de notre modèle pré-clinique, cette approche pourrait être testée chez les patients dans des délais très raisonnables. Si les résultats sont positifs, cette stratégie pourrait alors être testée et étendue à d’autres greffons d’organes solides impactés par l’ischémie-reperfusion et l’inflammation.

Procédures

Le premier et seul acte invasif réalisé vigile concerne la réalisation d’une prémédication, réalisée très rapidement en une injection (5 min), permettant ensuite le transport (20 min) et la réalisation de l’anesthésie générale (30 min) dans de bonnes conditions. La période d’acclimatation préalable permet de réalisér cette prémédication dans des conditions moins stressantes pour l’animal. Par la suite, il s'agit d'une procédure chirurgicale sans réveil (3 heures) au cours de laquelle l'animal sera anesthésié et analgésié en continu sans réveil. La chirurgie consiste en la réalisation d’un prélèvement hépatique, qui dure environ 180 minutes. Lors de la procédure chirurgicale, sous anesthésie générale, des prélèvements sanguins sont prévus afin de contrôler l’état physiologique de l’animal toutes les heures (pendant 3 heures). Une biopsie hépatique (1 min) sera réalisée en début de procédure pour avoir un examen des tissus du foie de référence avant toute manipulation mais sera là encore réalisée sous anesthésie générale. Tous ces prélèvements ne durent que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Il s’agit dans le contexte de ce projet, d’une procédure sans réveil, réalisée sous anesthésie générale, avec un monitoring de l’analgésie per opératoire. Par ailleurs, le déroulé des sessions respecte la période d’acclimatation de ces animaux et les séances se déroulent dans le respect du bien-être animal. Les nuisances habituellement rencontrées dans ce type de modèle comprennent le choc anesthésique et le risque hémorragique, plus rarement le risque de reprise de conscience généralement couvert par un monitorage approprié de l'anesthésie/analgésie et des administrations médicamenteuses adaptées. La procédure étant sans réveil, il n’y a par ailleurs pas de nuisances ou effets secondaires attendus après la procédure.

Devenir

Il s’agit d’une procédure chirurgicale sans réveil qui est principalement motivée par des raisons scientifiques qui justifient l’utilisation du modèle décrit. En effet, dans le respect du bien-être animal, par soucis de standardisation, mais aussi pour permettre une analyse pertinente et exhaustive du greffon hépatique, seule la première partie nécessitant le prélèvement d’un greffon hépatique est réalisé chez l’animal. Dans la mesure où il s’agit d’un prélèvement d’organe la mise à mort de l’animal est indispensable en fin de procédure.

Remplacement

Pour limiter au maximum, le nombre de biais, il est important que la procédure expérimentale reflète au plus près les conditions réelles d'une procédure de transplantation hépatique chez l'humain. C'est pourquoi un modèle uniquement cellulaire n'est pas envisageable pour cette étude. De plus pour se servir des machines de perfusion, il est d'indispensable d'obtenir un organe entier à perfuser de taille comparable à l'humain, éliminant le modèle murin. Il n'est pas possible de récupérer cet organe en abattoir car nous devons contrôler le décès de l'animal pour que celui-ci soit semblable aux conditions d'obtention des greffons issues de donneur à cœur arrêté en transplantation hépatique chez l'humain.

Réduction

L’utilisation de ce modèle expérimental permet ensuite de s’intégrer dans une dynamique de réduction, n’utilisant qu’un seul animal au lieu de deux. Nous n’avons en effet pas recours à un second animal pour une transplantation (un animal donneur et un animal receveur) ou pour utiliser du sang lors de la reperfusion puisqu’il s’agit du sang provenant du même animal. Sur le plan statistique, le nombre d’animaux par groupe est le nombre minimal afin d’obtenir une puissance statistique significative. Enfin, les greffons ainsi que les prélèvements d’organes et tissus seront utilisés ultérieurement pour les formations et recherches. [Modif.03/06/26 : À la suite d’une optimisation du protocole par rapport à l’ensemble de la cohorte, nous avons besoin de rajouter 3 animaux au projet. Ce point augmente l’effectif total mais nous restons dans un modèle de réduction en utilisant un seul animal au lieu de deux ]

Raffinement

Durant toute la période d’acclimatation, les animaux sont hébergés sur de la litière. Nous leur donnons en complément des briques de litières compactées avec du pop-corn ce qui leur permet de faire de la recherche de nourriture et réduit les bagarres entre individus liées au stress du voyage et de leur arrivée. Quotidiennement, le personnel passe les voir pour donner à manger et interagir avec les individus permettant leur socialisation avec l’homme. Cette socialisation est faite par un enrichissement positif avec de la banane qui est très appréciée par le porc. Afin de détecter tout mal-être, nous utilisons une grille de suivi individuel durant la période d’acclimatation. Durant la chirurgie, l’enregistrement des paramètres vitaux en continu, associé à des alarmes sonores, est complété par une vérification humaine toutes les 30 minutes, effectuée par le personnel compétent dédié. Ce suivi permet de s’assurer du stade anesthésique et de son maintien pendant toute la durée de la procédure. Pour lutter contre l’hypothermie (baisse de la température corporelle), les animaux sont installés sur une table chauffante à 37°C et sont perfusés avec du liquide de perfusion chaud (37°C). La présence d’un vétérinaire sur le site permet d’intervenir rapidement et à tous moments durant la période de présence de l’animal dans nos locaux. Pour toutes les chirurgies, l’animal est intubé puis placé sous ventilation avec un anesthésique gazeux et sur une table chauffante pour maintenir la température corporelle. Un anti-douleur (analgésique) d'action longue sera injecté à l’animal pour prévenir la sensation de la douleur la veille de la chirurgie. Le jour de la chirurgie, l’animal sera anesthésié à l’aide d’un hypnotique couplé à un analgésique.

Choix des espèces

Le foie de porc présente une taille, un poids et une microstructure similaire au foie humain. Ces caractéristiques anatomiques et histologiques permettent d’effectuer un prélèvement d’organe standardisé et reproductible, ainsi que d’utiliser des machines de perfusion d’organes identiques à celles utilisées en pratique clinique. Un argument supplémentaire est l’utilisation et la validation de ce modèle animal dans la littérature scientifique sur la préservation des greffons hépatiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 48
Souffrances
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Devenir
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48 souris obèses et diabétiques vont être utilisées dans une prestation pour un industriel pharmaceutique, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal reçoit deux formulations à libération prolongée d'un médicament contre l'obésité, avec vingt-et-une pesées et dix-huit prélèvements de glycémie. Le but est de démontrer que le médicament garde son efficacité sous une forme réduisant les injections du patient à une par mois. Le porteur présente cette étude in vivo comme une étape réglementaire "incontournable" avant les essais cliniques.

Objectifs

En 2021, 537 millions de personnes dans le monde étaient touchées par le diabète de type 2 tandis que 800 millions d’adultes souffraient d’obésité. Ces chiffres alarmants concernent deux “maladies du siècle” qui dépendent de plusieurs facteurs génétiques, environnementaux ou alimentaires. Cette prévalence inquiétante s'accompagne en outre d'une mortalité importante : on attribut directement à l'obésité et au diabète de type 2 associé environ 3,5 millions de décès par an au niveau mondial. Face à ce contexte, l'armada thérapeutique s'avère particulièrement pauvre, et s'accompagne de posologies contraignantes et d'effets secondaires non négligeables. Récemment, des médicaments ciblant les récepteurs du GLP-1 (Glucagon like peptide 1) ont été autorisés sur le marché afin de traiter à la fois l'obésité et le diabète de type 2. Néanmoins, bien que très efficaces, ces traitements s'administrent par voie sous-cutanée et des recherches actives sont en cours afin d'améliorer la posologie et de réduire la fréquence d'administration de ces traitements. L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre d’une prestation contractuelle pour le compte d’un industriel pharmaceutique qui développe des composés thérapeutiques dans le domaine des troubles métaboliques. Cet industriel a notamment développé une nouvelle forme de galénique (matrice sous-cutanée) permettant une libération lente et prolongée du médicament X. Des études précédentes ont montré que cette galénique améliore largement la biodisponibilité du médicament X sur le long terme et diminue largement les effets de pics plasmatiques. Elle aurait ainsi l'avantage de permettre une réduction drastique des prises pour le patient (une administration par mois) améliorant ainsi largement son confort de vie. La matrice à libération prolongée de notre client a été testée in sillico et in vitro et sa bonne tolérance locale au niveau sous-cutané a également été démontrée. Différentes formulations à libération prolongée du médicament X ont été développées et l'objectif du présent projet vise ainsi à démontrer que, sous ces nouvelles formes galéniques, le médicament X conserve son efficacité. La procédure du présent projet se limitera ainsi à une administration unique des formulations à libération prolongée du médicament X et du médicament X sous sa forme galénique initiale suivies de pesées de poids corporel et de dosage glycémiques quotidiens pendant 8 jours.

Bénéfices attendus

Si les résultats obtenus sont positifs, les formulations du médicament X pourront entrer en phase d'étude clinique et être ensuite autorisé à être mis sur le marché en tant que traitements anti-obésité et anti-diabétiques, et dont la posologie serait bien moins contraignante pour les patients traités que le médicament actuel. Par ailleurs, un meilleur contrôle de la biodistribution du médicament X du fait de sa libération prolongée pourrait également améliorer l'efficacité des traitements actuels.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (21 mesures au cours de l'étude ; durée de la mesure : 1 minute); 2) Administration des composés (2 administrations ; durée : 1 minute); 3) Prélèvements sanguins pour mesure de la glycémie (18 prélèvements ; durée du prélèvement : 1 minute) ; 4) Anesthésie générale avant mise à mort (durée : 5 minutes).

Impact sur les animaux

L'hébergement en cage individuelle sera source de stress du fait d'un isolement partiel des animaux qui garderont néanmoins des contacts visuels et olfactifs. Les mesures de poids corporel, les administrations des traitements et les prélèvements sanguins pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les administrations des composés et les prélèvements sanguins occasionneront également une douleur de faible intensité et de faible durée aux animaux. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

A l'issue de l'étude, l'ensemble des animaux sera mis à mort.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et la glycémie dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre de 8 animaux par groupe a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Par ailleurs, compte tenu du faible nombre de traitements et du caractère faiblement invasif des procédures employées, nous avons choisi de tester 2 formulations par animal, en laissant entre chaque traitement une période de repos suffisante (minimum deux semaines). Cette précaution nous permet ainsi de réduire le nombre d'animaux employés pour atteindre les objectifs du projet.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l’étude mais les animaux conserveront des contacts olfactifs et visuels. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les mesures de poids corporel, les administrations des traitements et les prélèvements sanguins pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Par ailleurs, une phase d'habituation sera prévue afin de réduire le stress pouvant être généré par la procédure. Les prélèvements sanguins prévus seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages glycémiques (un seule goutte de sang prélevée en bout de queue). Une période de repos d'au minimum 2 semaines sera appliquée entre deux séries de traitements afin de laisser les animaux récupérer. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris obèses et diabétiques est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 8 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 18
Souffrances
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Devenir
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 18

Dix-huit rats rendus diabétiques subissent deux chirurgies pour créer une plaie chronique sur le dos, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue pour prélever leur peau. Le pansement est changé deux fois par semaine sous anesthésie et les rats restent isolés en cage jusqu'à cicatrisation. Le projet teste un patch libérant du monoxyde d'azote, déjà essayé sur des plaies aiguës, avant un éventuel passage chez l'humain. Le porteur écarte tout remplacement, la cicatrisation mettant en jeu des mécanismes qu'il juge impossibles à reproduire en laboratoire.

Objectifs

Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec, en France, près de 500 000 patients concernés dont les pathologies principales sont des ulcères de jambe, des plaies du pied chez les diabétiques et des escarres. Une plaie est considérée comme chronique si elle n'a pas cicatrisé après 4 à 8 semaines malgré un traitement adapté. Ces plaies entraînent des impacts négatifs sur la qualité de vie du patient, et leur prise en charge induit des coûts importants. Il est connu que le monoxyde d’azote, molécule naturellement présente dans l’organisme, joue un rôle essentiel dans la cicatrisation. Aucun patch cicatrisant libérant du monoxyde d’azote n’est actuellement disponible sur le marché car sa mise en place est complexe. Pour répondre à cette problématique, un nouveau matériau a été développé. Afin d'être représentatif de la réalité clinique, ce projet consiste à tester ce patch sur un modèle animal de plaie chronique, avant d’envisager une évaluation clinique chez l’humain. Les objectifs sont donc d'abord d'évaluer la sécurité et l’efficacité des patchs libérateurs de monoxyde d’azote sur la cicatrisation d’une plaie chronique sur un modèle animal, puis par la suite d'évaluer les effets sur les cellules de la peau.

Bénéfices attendus

La cicatrisation des plaies est un processus naturel qui permet à la peau de se réparer mais une plaie mal soignée peut entraîner des complications (par exemple les plaies chirurgicales ou les ulcères du pied chez les personnes diabétiques). Ces plaies augmentent aussi le risque de mortalité des patients, pouvant atteindre jusqu’à 20 % selon les cas. Pour améliorer leur prise en charge, il est essentiel de tester de nouvelles substances, de nouveaux pansements et dispositifs médicaux. Les travaux menés dans le cadre de cette demande d'autorisation de projet viendront renforcer les résultats et les données de sécurité déjà obtenues sur l’efficacité et la sécurité des patchs développés dans le cas de plaies aigues. Ces données permettront d’initier une démarche pour aboutir à la mise en place d’une étude chez l'humain sur la plaie chronique du diabétique et l’escarre. A terme, ces dispositifs pourraient être utilisés chez l’Homme pour aider à guérir des plaies chroniques difficiles à cicatriser.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale évaluées à 30 minutes maximum chacune, pour l’induction d’une plaie cutanée au niveau du dos. Puis le pansement sera changé deux fois par semaine sous anesthésie générale (15 min environ). Un prélèvement sanguin par semaine (30 secondes) sera réalisé lors de cette anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront placés en cages individuelles juste après l'intervention et jusqu'à la cicatrisation, pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux le pansement et surtout les patchs placés dans les plaies cutanées, ce qui pourra conduire à un stress à cause de la limitation des interactions sociales directes. Par ailleurs, la plaie elle-même pourra entraîner une douleur, qui nécessitera un traitement antidouleur injectable. La répétition de l'ensemble des gestes pour changer le pansement et réaliser les prélèvements pourra altérer légèrement le bien-être des animaux.

Devenir

Les animaux ne pourront pas être gardés vivants car des prélèvements de peau seront réalisés à la fin de la procédure, pour étudier les effets des patchs au niveau microscopique. C'est pourquoi tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Le processus de cicatrisation met en jeu des mécanismes complexes entre différents types cellulaires qu’il est pour le moment impossible à reproduire en laboratoire (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, formation de nouveaux vaisseaux sanguins fonctionnels…). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être évalué que sur un organisme vivant et entier. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles autres pour réaliser des traitements et un suivi sur une durée prolongée. Le remplacement de ce modèle par des méthodes alternatives n'est donc pas envisageable dans le cadre de cette étude.

Réduction

Le choix de 6 rats par groupe, soit un total de 18 animaux répartis en trois groupes, repose sur les recommandations usuelles pour ce type d'étude. Ce nombre permet de disposer d’un effectif suffisant pour une évaluation descriptive de l’efficacité et de la sécurité du patch libérateur de monoxyde d’azote, tout en respectant le principe éthique de réduction du nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux utilisés sont des rats diabétiques, ce qui peut entraîner une plus grande production d’urine et une soif augmentée. Pour garantir leur confort, leur habitat sera particulièrement surveillé : beaucoup de litière pour absorber l’urine, litière changée au moins trois fois par semaine (ou plus si besoin), et biberons renouvelés aussi trois fois par semaine. Chaque jour leur état général, leur comportement et leur poids seront attentivement surveillés et ces informations seront notées sur une fiche de suivi. Après l'intervention chirurgicale, chaque rat sera placé seul dans une cage pour éviter l'arrachement du pansement par ses congénères. Cependant, pour qu’il garde un contact social, les cages seront transparentes et ouvertes, permettant de voir, sentir et entendre les autres animaux. Toutes les interventions (création de la plaie, changement des pansements, prélèvements) seront réalisées sous anesthésie générale afin que les animaux ne ressentent pas de douleur. Un médicament antidouleur sera donné avant la création de la plaie, puis régulièrement après si nécessaire. Les opérations seront courtes, réalisées dans un environnement propre, et la température corporelle des animaux sera surveillée. Les plaies seront protégées par un pansement, et leur cicatrisation sera suivie grâce à un système de notation. Si certains signes inquiétants apparaissent (comme une perte de poids importante ou une infection), les mesures prévues dans la fiche de suivi seront appliquées, pouvant aller jusqu’à l’euthanasie pour éviter toute souffrance supplémentaire.

Choix des espèces

Le rat est souvent utilisé dans les études sur la cicatrisation, car c’est un modèle fiable et bien connu. Dans ce projet, on utilise des rats diabétiques,car leur maladie entraîne deux problèmes qui ralentissent la guérison des plaies : une mauvaise circulation sanguine (comme chez les patients diabétiques) et un manque d’apport en oxygène dans les tissus, comme dans le cas des escarres. Cela permet donc d’étudier un modèle de plaie qui ressemble réellement à une plaie chronique chez l’être humain. De plus, un précédent test du patch a déjà été réalisé chez le rat dans un modèle de plaie aiguë, ce qui rend pertinent d’utiliser la même espèce pour pouvoir comparer les résultats. Les animaux choisis auront environ 10 semaines au début de l’étude. À cet âge, ils présentent déjà une glycémie élevée et stable, ce qui reproduit assez fidèlement le métabolisme d’une personne diabétique. C’est aussi un moment où la cicatrisation de la peau commence à être ralentie, sans que la santé générale du rat ne soit trop affectée. Ce choix permet donc d’étudier les mécanismes qui retardent la guérison des plaies et de tester des traitements dans des conditions réalistes, tout en garantissant des résultats fiables et comparables.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chats : 25
Chiens : 25
Souffrances
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Devenir
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25 chats et 25 chiens vont être utilisés pour mesurer la digestibilité d'aliments industriels, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils sont isolés à répétition en cage métabolique, cinq jours pour les chiens, onze pour les chats, puis réutilisés d'une étude à l'autre sans être tués. Le porteur affirme l'absence d'effet cumulatif et une bonne tolérance, tout en surveillant vocalisations, léchage excessif et comportements stéréotypés. Le projet sert à ajuster les rations et procédés de fabrication d'un partenaire industriel.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de s’assurer de la digestibilité des aliments fournis par nos partenaires industriels afin de permettre à ce dernier de raffiner au mieux les procédés de fabrications ainsi que les apports énergétiques des rations.

Bénéfices attendus

La digestibilité des aliments est le premier déterminant de la valeur énergétique des aliments. La connaitre permet de formuler des recommandations appropriées en réduisant aussi bien le risque de sous mais surtout de sur-alimentation chez les chiens et les chats de propriétaires.

Procédures

La procédure est un test de digestibilité de 5 jours pour les chiens et de 11 jours pour les chats. D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux et il n’y a donc pas d’effet cumulatif. Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles.

Impact sur les animaux

Bien que les procédures soient globalement bien tolérées et qu’aucune altération significative du bien-être n’ait été observée jusqu’à présent, nous considérons que la répétition des phases d’isolement en cage métabolique peut générer un stress et que l’introduction d’un nouvel aliment peut être à l’origine d’une diarrhée tout au plus passagère (jamais observé jusqu’à présent).

Devenir

La décision a été validée par un vétérinaire désigné de la plateforme et dans la continuité des années d'expérience sur la plateforme qui a permis de conclure qu’il n’y a aucune contre-indication à garder les animaux, parce que notamment il n’y a pas d’effet cumulatif. Le vétérinaire référent de l’animalerie sera néanmoins consulté au cas a priori peu probable où l’animal se serait vu attribuer six points ou plus en application du tableau figurant en annexe

Remplacement

Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune méthode in vitro de remplacement qui permette de simuler de manière satisfaisante la digestion dans l’estomac et dans l’intestin grêle ainsi que le processus de fermentation dans le caecocôlon. Compte tenu, des différences de physiologie digestives, il n’y pas non plus de modèle alternatif issu d’une autre espèce animale. La digestibilité d’un aliment est une caractéristique propre à chaque espèce. Les approches alternatives bien que prometteuses et complémentaires, ne permettent pas, à l’heure actuelle, de répondre de manière fiable et complète aux objectifs de notre étude. Elles ne peuvent donc pas se substituer aux essais in vivo dans ce contexte précis.

Réduction

Les procédure sont réalisées plusieurs fois par an (15 fois par an pour les chiens et 10 fois pour les chats) afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles. Les animaux bien qu’isolés dans des cages métaboliques voient, entendent et sentent leur congènères. Une feuille de scoring est mise en place. Elle prend en compte le comportement de l’animal (vocalisation et posture). Tout score suppérieur à 6/10 déclenche une évaluation immédiate par le vétérinaire référent. Des mesures d’enrichissement adaptées à ces contraintes spécifiques sont également mises en place pendant toute la durée de la période en cage métabolique. Celles-ci reposent notamment sur l’ajout de dispositifs spécifiques pour les chats (ex : grattoirs), une stimulation auditive (diffusion de musique), la diffusion de phéromones), des interactions quotidiennes avec les soigneurs lors des phases de nettoyage et d’entretien, ainsi que des soins individuels réguliers, notamment le brossage des animaux. En complément, une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux, au-delà d’un simple scoring général. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie, en particulier abdominale chez le chat ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont les espèces cibles. Animaux de plus d’un an car les animaux hébergés dans notre plateforme sont des animaux adultes

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 324
Souffrances
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▲ 324
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Devenir
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 324

Gavées jusqu'à neuf fois et soumises à des prélèvements de fèces et de sang, 324 souris vont être utilisées pour tester des mélanges bactériens destinés à la transplantation de microbiote, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Toutes sont tuées pour collecte d'organes. Le projet vise à vérifier que des bactéries validées en laboratoire s'implantent dans l'intestin et y produisent les métabolites attendus. Les retombées pour les patients atteints de maladies métaboliques ou inflammatoires sont renvoyées au long terme.

Objectifs

Ce projet vise le développement de technologies permettant d’accéder à l’ensemble de la diversité des bactéries intestinales en vue de concevoir un ensemble de souches bactériennes fonctionnelles pour des patients atteints de maladie métabolique et inflammatoire. Il cherche à traiter les déséquilibres des relations entre le microbiote et l’organisme de ces patients. L’objectif du projet est de vérifier l’implantation des bactéries dans le système intestinal de la souris et d’en évaluer la production métabolique.

Bénéfices attendus

Les avancées scientifiques ont souligné le rôle des bactéries intestinales dans diverses maladies humaines. L'introduction de grandes quantités de bactéries intestinales non caractérisées chez des individus malades comporte des risques significatifs, soulignant l'urgence de développer des produits mieux définis, contrôlés et fonctionnels. Des mélanges de bactéries, validés en laboratoire pour ressembler à une flore intestinale saine, pourraient aider à rééquilibrer un intestin perturbé et ouvrir la voie à des traitements efficaces et accessibles contre plusieurs maladies du système digestif. Pour comprendre comment y parvenir, des expériences sont nécessaires pour transposer nos résultats de laboratoire dans un modèle animal plus complexe. Les résultats de ce projet permettront de vérifier si les mélanges bactériens validés in vitro remplissent leur fonction métabolique. A long terme, les résultats de ce projet permettront d’améliorer les performances des thérapies de restauration du microbiote chez les patients atteints de maladie métabolique ou inflammatoire de l’intestin.

Procédures

Les souris subiront les interventions suivantes : - Gavage (1 à 2 minutes) sur animal vigile, 9 fois au maximum au cours de l’expérimentation - Prélèvement de fèces(5 minutes), 8 fois au maximum au cours de l’expérimentation - Pesée des animaux (5 minutes), 4 fois au cours de l’expérimentation- Injection (1 minute) sur animal vigile, 1 seule injection pour anesthésier les animaux - Injection (1 minute) sur animal anesthésié, 1 seule injection pour l’analgésique local - Deux prélèvements sanguins (1 à 2 minutes) sur animal anesthésié, 1 seule fois

Impact sur les animaux

Les animaux subiront un stress lors des gavages et lors des prélèvements de fèces). De plus, les animaux subiront un léger stress et une légère douleur lors des injections.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte d’organes et de tissus pour des analyses métaboliques.

Remplacement

Actuellement, aucun autre modèle que l’animal n’existe pour caractériser l’implantation de microbiote complexe dans le système intestinal et en évaluer les effets sur les différents organes. Par contre, les données cliniques recueillies dans ce projet serviront à créer des modèles informatiques du système digestif et des microbes qui y vivent (modélisation in silico). Les microbes étudiés sont d’abord analysés en détail en laboratoire, ce qui permet de mieux comprendre comment ils interagissent entre eux et ce qui se passe lorsqu’on les associe différemment. Grâce à ces informations, les expériences sur les animaux peuvent être mieux préparées et le nombre de souris utilisées est ainsi réduit.

Réduction

Le nombre d'animaux requis a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Étant donné que ces expériences testent des effets encore peu documentés, elles comportent un niveau d'incertitude. Pour contrer cela, les calculs s'appuient sur des données publiées, permettant d'estimer l’importance des effets attendus de manière fiable. Pour les groupes témoins, le nombre de souris testées lors de ces expériences a été diminué et les données seront regroupées afin d’avoir des données statistiques fiables.

Raffinement

L’expérience commencera après une semaine d’acclimatation. Il y aura une observation quotidienne des animaux depuis l’extérieur de leur cage, une observation individuelle et une pesée hebdomadaire à l’occasion des prélèvements fécaux, ainsi qu’une observation accrue dans les heures qui suivront les inoculations orales. Les animaux seront dans des cages standards par groupe de 3 souris du même sexe. Du papier absorbant ou des nids de papier kraft à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. Des points limites ont été définis et seront mis en œuvre si nécessaire. De plus, les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie.

Choix des espèces

La souris est un modèle établi pour la recherche sur le microbiote intestinal, avec une pertinence démontrée pour la situation humaine. Nous utiliserons des souris adultes âgés de 8 à 12 semaines. En effet, l’utilisation de souris à l’âge adulte garantit qu’elles ont dépassé les phases critiques du développement et que leurs systèmes immunitaire et hormonal sont relativement stables et matures, ce qui constitue une condition préalable à l’étude des différences liées au traitement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 4435
Souffrances
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▲ 1200
▲ 3235
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Devenir
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 4435

4 435 souris vont être utilisées par une plateforme commerciale de création de lignées génétiquement modifiées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles sont superovulées puis tuées pour récupérer leurs embryons, les mâles vasectomisés et les femelles ovariectomisées tués après un an devenus "trop âgés", les porteuses tuées six semaines après la chirurgie. Les souris hétérozygotes produites sont expédiées aux clients, aucun bénéfice direct n'étant attendu de ces actes. Le porteur revendique une baisse de 930 à 887 animaux par an, à l'échelle d'une activité qui répond à la demande de ses clients.

Objectifs

Pour comprendre les fonctions de l’ensemble de nos gènes, il est nécessaire de générer, analyser et caractériser des modèles de souris génétiquement modifiées. Notre module est en charge de la création des lignées de souris génétiquement modifiées par des techniques de transgénèses. Ces lignées de souris peuvent devenir des modèles de maladie humaine et vont permettre de mieux comprendre le processus de développement de ces maladies. Ces modèles peuvent également répondre à d’autres intérêts scientifiques tout aussi importants (comme par exemple devenir des modèles de choix pour la recherche fondamentale). Ces souris, en tant que modèle de maladies humaines, vont également permettre de tester des médicaments et de valider ou d’invalider des cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices ne sont pas directs après nos procédures dans le cas de création de modèles murins génétiquement modifiés. Tous les animaux hétérozygotes pour la mutation souhaitée sont expédiés et étudiés chez nos clients. Les nouveaux modèles permettront de mieux comprendre des mécanismes biologiques ou des maladies humaines, de tester de nouveaux traitements ou encore d’améliorer les stratégies thérapeutiques, en contribuant ainsi aux progrès de la recherche biomédicale.

Procédures

Une injection sous cutanées et intrapéritonéale sont réalisées sur 240 femelles par afin de les super-ovuler (1200 sur 5 ans). Pour toutes les autres procédures les animaux (587 au total par an soit 2935 sur 5 ans) subissent des injections en sous cutanée et en intrapéritonéale pour l'analgésie et l'anesthésie pour les différentes chirurgies. Nous réalisons également sur tous ces animaux une laparotomie. La vasectomie est réalisée sur 55 mâles par an (275 sur 5 ans). L'ovariectomie est réalisée sur 40 femelles par an (200 sur 5 ans). La réimplantation d'embryons est réalisée sur 480 femelles par an, cela consiste à l'injection des embryons modifiés dans l'utérus ou dans l'oviducte. Le protocole i-GONAD est réalisé sur 12 femelles par an, cela consiste à l'injection d'une molécule dans l'ampoule ovarienne et son électroporation in situ.

Impact sur les animaux

Le degré de sévérité de nos chirurgies est de classe modéré (laparotomie). Les points de surveillance en phase post-opératoire sont : l’apparence et la posture de l’animal (apparence du pelage et animal prostré), son comportement (utilisation de son environnement, toilette et fèces), l’aspect du site de chirurgie (rougeur, gonflement, écoulement, automutilation, cicatrisation,). La prise de poids ou la non perte de poids est surveillée à différents moments de la période de convalescence (au plus tard deux semaines après la chirurgie).

Devenir

A la fin de chaque procédure (fin du projet), les animaux sont mis à mort. Les femelles super-ovulées sont mises à mort pour la récupération de leurs embryons afin d'effectuer leur modification. Les mâles vasectomisés sont mis à mort après un an d'utilisation car après ils deviennent trop âgés pour produire des femelles porteuses nécessaires à la réimplantation de nos embryons génétiquement modifiés. Les femelles ovariectomisées sont mises à mort après un an d'utilisation car elles deviennent trop âgées et peuvent mettre en danger le statut sanitaire de l’animalerie. Les femelles réimplantées sont mises à mort 6 semaines après leur chirurgie et après le sevrage des animaux d'intérêt… Les femelles utilisées dans le protocole i-GONAD sont également mises à mort 6 semaines après la chirurgie et après le sevrage des animaux d'intérêt. Les animaux générés hétérozygotes (non dommageables) sont envoyés chez le client pour maintient et utilisation des animaux. Aucun animal est gardé sur Ciphe pour maintient, élevage ou utilisation.

Remplacement

Le modèle animal ne connait pas à ce jour de remplacement total et notamment pour notre domaine qui est la création de modèle murin. Il est primordial d'avoir le modèle animal pour comprendre ou étudier certaines maladies ou fonction physiologique. Aucune méthode alternative ne reproduit entièrement la complexité d'un organisme vivant et ses interactions globales. Cependant, les alternatives développées permettent de réduire progressivement l’utilisation des animaux et notamment son nombre.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum afin de garantir le succès d'une création de lignée. Nous ne pouvons pas descendre en dessous de ce nombre car sinon nous devrions reproduire la procédure plusieurs fois et ainsi utiliser plus d'animaux que prévus. Il est cependant réduit depuis notre dernière demande d'autorisation de projet. Nous sommes passés de 930 animaux utilisés annuellement à 887 animaux. Nous avons mis en place plusieurs éléments (exemple l'utilisation d'une hormone synchronisant les cycles ovariens) afin de permettre une réduction du nombre d'animaux tout en garantissant le succès expérimental. Nous sommes une plateforme de prestation de service, nous devons répondre à la demande de nos clients et assurer la création des modèles.

Raffinement

La prise en charge de la douleur ainsi que le bien-être animal est au centre de nos procédures. L'analgésie et la douleur sont prises en charge par plusieurs médicaments et couvrent une période plus longue que la période de convalescence. Une grille de score est mise en place pour chacune de nos procédures et nous permettent de suivre les premiers signes de souffrance. Des points limites sont mis en place et une surveillance quotidienne est effectuée sur les animaux. Nous respectons au mieux l'asepsie pour réaliser les chirurgies, en effet tous nos instruments sont lavés puis autoclavés et nous utilisons des champs stériles pour chaque animal. Durant la phase per-opératoire, un tapis chauffant ou isolant est installé sous la hotte de chirurgie pour pallier l'hypothermie des animaux. Les conditions d'hébergement sont également surveillées. La température, l'hygrométrie et le cycle nycthéméral sont relevés quotidiennement. L'enrichissement dans les cages est présent et les animaux disposent de plusieurs objets pour effectuer leur nid. Nous faisons également en sorte qu'aucune cage soit isolée sur le portoir ventilé afin d'éviter l'isolement visuel des congénères. Sauf contre-indication, tous nos animaux sont plusieurs dans la cage afin d'éviter l'isolement social. Toutes les manipulations sur ces animaux sont réalisées par du personnel formé afin de réduire le stress et éviter les blessures. Nous plateforme de prestation de service veille à appliquer les meilleures recommandations dans ce domaine.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. C'est également un animal de petite taille et à reproduction rapide. La gestation de trois semaines environ permet d'obtenir rapidement un grand nombre de descendants. La modification génétique est facile et reproductible sur la souris, ce qui permet d'obtenir des animaux génétiquement modifiés pour différentes études. L'hébergement des souris est moins coûteux que certaines autres espèces animales et il est possible de la maintenir dans différentes conditions d'hébergements (statut sanitaire différent). La souris est l'animal le plus utilisé et étudié depuis de nombreuses années ce qui permet d'avoir un large panel d'études bibliographiques et peut faciliter les résultats pour d'autres études. Nous avons également une bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Tous les animaux seront utilisés à maturité sexuelle sauf pour certaines femelles qui rentre dans la procédure de superovulation. Selon les fonds génétiques, il est impératif d'utiliser des femelles prépubères pour assurer une meilleure production d'ovocytes. Tous les animaux seront utilisés à maturité sexuelle sauf pour certines femelles qui rentre dans la procédure de superovulation. Selon les fond génétique, il est impératif d'utiliser des femelles pré-pubères pour assurer une meilleure production d'ovocytes.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Macaques à longue queue : 10
Souffrances
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▲ 10
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Devenir
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 10

Dix macaques à longue queue subissent une même opération de quatre heures combinant une injection dans l'œil, une dans l'oreille interne et une par voie intraveineuse, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Tous seront tués pour analyser où se distribuent les vecteurs viraux testés. Le porteur reconnaît des risques d'hémorragie du vitré, de décollement de rétine et de troubles de l'audition et de l'équilibre. Il justifie le recours au primate par l'échec fréquent, chez le singe, des vecteurs sélectionnés sur la souris.

Objectifs

Le projet est une étude préliminaire visant sélectionner des vecteurs viraux AAV permettant d’apporter à un type de cellule une molécule thérapeutique sensible à la lumière. Cette sélection sera faite d’après l’affinité de ces vecteurs pour les organes cibles (oreille interne, rétine, estomac, cerveau), ainsi que leur distribution dans l’organisme. L’étude sera effectuée comme une étude de toxicologie pour évaluer tout effet potentiellement toxique. La sélection sera faite après leur administration intraoculaire, dans l'oreille interne et intraveineuse au cours d’une même anesthésie chez le macaque fascicularis. Les vecteurs viraux AAV sont dérivés d'un virus non pathogène et sont couramment utilisés dans la recherche biomédicale afin de développer des thérapies chez l’humain. Ils permettent une transduction efficace de nombreux types de cellules de mammifères et une expression génétique stable après un seul traitement d’un ou plusieurs gènes, ce qui permet de compenser un déficit génétique. Les protéines sensibles à la lumière sont utilisées pour développer la thérapie optogénétique, une méthode prometteuse pour compenser la perte des cellules de la rétine ou de restaurer l’audition via des implants intra-auriculaire chez des patients atteints de surdité. Les résultats obtenus permettront de sélectionner les vecteurs viraux les plus prometteurs dans le développement de thérapies optogénétiques chez l’humain.

Bénéfices attendus

Il permet de sélectionner les vecteurs viraux capbles de transduire efficacement dans les différents cellules et tissus cibles pour la réalisation d’études de toxicologie règlementaire prérequis aux essais cliniques de phase I, II et III chez l’humain

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale d'environ 4h et pendant laquelle une injection dans l'oeil, une injection dans l'oreille interne et une injection intraveineuse du produit testé seront effectués successivements. Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang effectués vigiles, dans un système de contention adapté, à raison d'un par jour au maximum sur 7 jours. Le prélèvement de sang dure quelques minutes. Un prétraitement sous forme d'une perfusion pourra être effectué selon des résutlats préliminaires, d'une durée maximal de 2h. Un isolement physique pendant la durée d'observation (7 à 15 jours) après les administrations est possible, si aucun animal compatible socialement et scientifiquement n'est disponible.

Impact sur les animaux

Quatre catégories de nuisances peuvent être provoquées chez les animaux utilisés dans ce projet. Elles sont toutes prises en compte de manière préventives pour réduire leur impact. 1)Liées aux manipulations vigiles : en cours d’étude, les observations cliniques, peuvent nécessiter d’une manipulation et une contention manuelle des primates. Elles sont faites selon les bonnes pratiques vétérinaire mais cela peut néanmoins engendrer un stress chez ces espèces non domestiques 2) Liées à la chirurgie : un risque de nuisance modérée pour les animaux (inflammations, douleurs opératoires et post opératoire, etc) est possible 3) Liées aux prélèvements/administration : la réalisation de prélèvements de sang, peut provoquer des lésions locales (hématomes) et un stress modéré des animaux en cas de réalisation incorrectes, d’individus plus fragiles ou bien de l’immobilisation nécessaire. De plus, même si ces effets délétères sont rares lorsque le geste est réalisé par un opérateur expérimenté, il existe un risque d’infection lors d’administration dans la cochlée ou l’œil. Enfin, dans de rares cas, l’injection intravitréenne peut entrainer une augmentation de la pression intraoculaire, hémorragie du vitré, déchirures et décollement de la rétine, inflammation intraoculaire et endophtalmie et l’administration intra cochléaire peut provoquer des troubles auditifs et de l’équilibre se traduisant par exemple par des maux de tête ou des nausées. 4) Liées à une toxicité du mélange de vecteurs testés : ce type de nuisances est difficilement estimable, mais semblent faibles selon les données scientifiques des études chez d’autres espèces. Si des effets toxiques apparaissent, ils seront liés à la biodistribution des vecteurs dont l’évaluation est le but de cette étude.

Devenir

Les animaux utilisés seront euthansiés pour procéder à une analyse de la distribution des vecteurs dans l'organisme.

Remplacement

Actuellement, il n'existe pas de méthodes alternatives permettant d'obtenir toutes les informations collectées grâce à ce type étude, qui visent à sélectionner des variants de vecteurs viraux les plus efficaces pour poursuivre le développement de thérapies optogénétiques. Il faudra pour cela pouvoir modéliser un organisme entier, ce qui n'est pas réalisable pour le moment avec les méthodes alternatives existantes.

Réduction

L’utilisation d’un male et d’une femelle par lot est considéré comme le minimum acceptable permettant une interprétation pertinente des données. L’administration successive des variants AAV chez les mêmes animaux a pour but de réduire le nombre d’animaux d’un facteur 3 à 4 (par rapport à un criblage séparé pour chaque voie d’administration), sans introduire de charge supplémentaire pour l’animal individuel. Les 3 voies d'administrations n'interfèrent pas ensemble car chaque vecteur est identifié par un code spécifique. Les principaux organes cibles sont les cellules cilliées auditives, la rétine, le cerveau et l'estomac, d’où les 3 vois d'administration.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 15-21 jours est respectée à réception des animaux, suivie de 1- 2 semaines de training. Les animaux bénéficient d’un programme de training par renforcement positif pour réduire le stress/favoriser la coopération (habituation aux systèmes de contention -boîtes taxi, chaises, gilets- et manipulations progressives reproduisant les gestes techniques de l’étude). Un programme d’enrichissements validé par la structure en charge du bien-être animal est appliqué quotidiennement pour garantir des conditions de vie optimales/minimiser les impacts des expérimentations. Les animaux sont hébergés collectivement, sauf exceptions (bagarre, blessure), avec des enrichissements adaptés à leurs besoins. L’isolement est validé par un vétérinaire et fait l’objet d’un suivi SBEA. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux compatibles pour réduire le stress/le risque de blessures liés à un réallotement. Les animaux sont observés quotidiennement pour détecter tout signe clinique anormal et prendre rapidement les mesures nécessaires (réhydratation, isolement pour soin). Toute anomalie est rapportée au vétérinaire, qui prescrit un traitement si nécessaire. Un suivi clinique et pondéral est en place, un fois par semaine pendant la phase de suivi après l’administration. Un vétérinaire est présent aux heures ouvrées, et une astreinte vétérinaire est disponible 24h/24 et 7j/7. À leur inclusion dans le projet, tous les animaux font l’objet d’un examen clinique par un vétérinaire pour s’assurer de leur bon état de santé et exclure ceux jugés inaptes. Une traçabilité des animaux/des actes est assurée pour permettre leur suivi et analyse lors des bilans rétrospectifs. Des systèmes de contention adaptés sont développés pour limiter les manipulations directes et la contention manuelle des primates vigiles (boîte taxi, chaise à contention). Les volumes prélevés/administrés respectent les guidelines vétérinaires. Concernant les administrations : ce sont des voies standard en médecine humaine. Elles seront effectuées sous anesthésie et analgésie par des chirurgiens expérimentés ayant pratiqués ces chirurgies chez l’humain et différents modèles animaux. La réalisation de l’ensemble des administration en une seule anesthésie limite l’accumulation des anesthésies et permet d’évaluer à modérée le degré de sévérité. Pour l'isolement des animaux, celui ci ne serait que physique, et l'ajout d'enrichissements spécifique sera mis en place dès la phase de réveil.

Choix des espèces

Le macaque fascicularis est une espèce reconnue pour son aptitude à prédire les effets pharmacologiques, indésirables et/ou toxiques de produits à visée thérapeutiques humains pour des produits thérapeutiques dont la cible est la plus proche de l’humain, ce qui est le cas pour les structures oculaires et auditives. De plus, les variants AAV sélectionnés sur des modèles murins pour ce type de thérapies se révèlent souvent peu efficace chez le primate humain et non humain, ce qui explique la nécessité de passer par un primate non humain pour les sélectionner plus finement. Il convient d’utiliser de jeunes animaux sains ; les macaques sont utilisés à partir de 2 ans, et jusqu'à 5 ans.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 250
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 250
▲ -
Devenir
 100
 -
 100
 50

250 chats vont être utilisés pour tester des vaccins, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent le vaccin candidat puis se voient inoculer volontairement le virus ou la bactérie visés, calicivirus, panleucopénie, herpès, chlamydiose ou leucose, avec le risque de développer coryza, typhus ou anémie si le vaccin échoue. Cent d'entre eux seront réutilisés dans d'autres études et cent proposés à l'adoption, les autres tués. Le porteur décrit une socialisation par renforcement positif, appliquée à des chats qu'il expose ensuite à ces agents pathogènes.

Objectifs

Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie féline (FPV), le virus de l’herpès félin (FHV), la chlamydiose féline et le virus de la leucose féline (FeLV). Les objectifs principaux sont la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.

Bénéfices attendus

Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, l'herpèse virose, la chlamydiose et la leucose féline.

Procédures

Les animaux recevront des injections sous-cutanée (2 injections du vaccin sur les animaux vigiles) ainsi que des administrations du virus : intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales (sous anesthésie générale une fois par chat) et dans le respect des lignes directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 5 minutes par animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (7% du poids de l’animal maximum par semaine). À titre d’exemple, durant la phase de vaccination, nous prévoyons d’effectuer des prélèvements avant chaque vaccination ainsi qu’une fois par semaine durant les deux semaines suivant la dernière injection. En période de challenge, les prélèvements seront réalisés une fois par semaine. Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation (environ 2 minutes par prise de sang). Des écouvillonnages seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est de très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (environ 2 minutes par jour).

Impact sur les animaux

Dans le cas du développement des nouveaux vaccins, les chats recevront 2 doses du nouveau vaccin candidat. Des réactions locales au niveau du site d’injection peuvent apparaître durant quelques jours : inflammation, douleur locale et autres. Ces signes cliniques locaux restent rares et seront suivis le jour même de l’injection, puis quotidiennement grâce à une grille de scoring durant les 4 jours suivants chacune des injections. Après vaccination, les animaux peuvent développer certains signes cliniques généraux légers et transitoires (quelques jours) tels qu’un abattement, une perte d’appétit, une hyperthermie. Ces signes locaux et généraux seront suivis à l’aide de grilles de scoring le jour même de l’injection et durant les 4 jours qui suivent, un suivi hebdomadaire sera ensuite réalisé jusqu’à l’administration du phatogène. Le projet nécessite ensuite d’aministrer le phatogène aux chats, dans le cas où le vaccin candidat ne permettrai pas de protéger les animaux, ils pourraient développer des symptômes spécifiques aux maladies ciblées. - Pour le calicivirus félin, le virus de l’herpès félin, la chlamydiose féline : symptômes du coryza, incluant abattement, perte de poids, fièvre, écoulements nasaux et/ou oculaires, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, gène respiratoire. - Pour le virus de la panleucopénie féline : symptômes du typhus félin, tels qu’abattement, perte de poids, fièvre, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales - Pour le virus de la leucose féline : abattement, perte de poids, fièvre, anémie, infections récurrentes, problèmes digestifs. Après administration, l’état général des chats sera suivi minimum 3 fois par semaine (signe d’abattement, perte de poids, température). L’apparition de signes spécifiques au pathogène administré sera aussi suivie (troubles digestifs, troubles respiratoires, ulcères, écoulements nasaux ou oculaires, etc). La même grille de scoring des signes cliniques généraux sera utilisée durant la phase de vaccination et d’inoculation. Les animaux seront également soumis à des contentions brèves (quelques minutes) et à des anesthésies légères pour la réalisation des différents actes techniques. Un programme de socialisation débutera dés leur arrivée et un conditionnement positif sera mis en place afin de réduire la contrainte et le stress, garantissant ainsi leur bien-être.

Devenir

Les animaux n'ayant pas retrouvé un état de santé suffisant, présentant des risques de contagion, ou ayant atteint un point limite seront euthanasiés. Dans le cas contraire, les animaux pourront être réutilisés, sous réserve de leur état de santé, ou adoptés, à condition d'avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l'humain ou d'autres animaux et sous réserve de la validation de l'adoption par les autorités sanitaires.

Remplacement

Les tests d’efficacité et de sureté necessitent un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes/intéractions.

Réduction

Le nombre sera réduit au minimum nécessaire à l'obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, nous estimons qu’un nombre de 5 chats par groupe expérimental sera suffisant. A titre d’exemple, la pharmacopée européenne préconise l’utilisation de 10 chats par groupe pour les tests d’effficacité des vaccins contre la FCV (Ph. Eur. N°1102), le FHV (Ph. Eur. N°1206), la FeLV (Ph. Eur. N°1321), la chlamidiose (Ph. Eur. N°2324) et 5 chats par groupe pour la FPV (Ph. Eur. N°0251). Par conséquent, sur la base de ces recommandations et en tenant compte de la nature expérimentale de ces études et des données précédentes provenant des expériences de vaccination montrant une faible variabilité des signes cliniques entre les individus, nous avons estimé que 5 chats par groupe permettront d'obtenir suffisamment d'informations pour les objectifs des études. Lors des précédentes études réalisées, ce nombre est apparus suffisant pour obtenir des résultats satisfaisants. Les animaux ayant uniquement participé à la phase de vaccination pourront être réutilisés et participeront ainsi à plusiseurs études.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec des enrichissements propres à l’espèce. Afin de préserver le bien-être des animaux pendant l’essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié. Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Dans le cas où une altération de leur bien-être serait constatée, des mesures correctives appropriées seront mises en place, notamment des soins de soutien (nursing) tels que l’administration de gel nutritif, l’hydratation par injections de NaCl par voie sous-cutanée ou intraveineuse, ainsi que l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens en cas de fièvre ou d’abattement, etc. Des grilles de scoring de signes cliniques spécifiques à chaque pathogène inoculé seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et appliquera les actions correctives nécessaires (traitement si possible, sortie d'étude ou euthanasie). Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme de socialisation basé sur le renforcement positif (friandises, jeux) sera mis en place dés l’arrivée des animaux afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations..

Choix des espèces

Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au point et des pathogènes utilisés. Les animaux seront de jeunes chats âgés de 8 à 24 semaines, de façon à correspondre aux âges du schéma vaccinal envisagé et aux âges des infections expérimentales à réaliser (1 à 3 semaines après la 2ème vaccination, en général).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 336
Souffrances
▲ -
▲ 56
▲ 224
▲ 56
Devenir
 -
 -
 -
 336

336 souris reçoivent une injection unique de psilocybine, dont 56 après l'implantation chirurgicale d'un dispositif d'enregistrement cérébral de deux heures, dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour analyse histologique du cerveau. Certaines subissent des privations de sommeil répétées et deux tests comportementaux de locomotion et d'anxiété, pour décrire comment la substance modifie le sommeil sur un mois. Les améliorations du sommeil rapportées chez l'humain, que le porteur invoque, restent au conditionnel face à ces atteintes.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre comment les champignons hallucinogènes, une substance psychoactive, modifient temporairement l’activité cérébrale, et peuvent influencer le sommeil à court terme et/ou sur plusieurs semaines. Le sommeil joue un rôle essentiel dans la santé mentale et physique, mais les mécanismes biologiques expliquant pourquoi cette substance peut modifier durablement la qualité du sommeil restent mal compris. L’objectif est donc de décrire précisément les changements de sommeil induits par cette substance et d’identifier quels circuits cérébraux et quelles cellules pourraient être impliqués dans ces effets. Pour répondre à ces questions, l’étude utilisera des souris adultes. Le sommeil sera enregistré de manière répétée au cours du temps afin de comparer, chez un même animal, une période de référence (avant administration) et plusieurs périodes de suivi (immédiatement après, puis une semaine, deux semaines et un mois plus tard). En complément, des tests comportementaux simples et non invasifs permettront d’évaluer l’exploration et des indicateurs liés à l’anxiété, car ces dimensions peuvent interagir avec le sommeil.

Bénéfices attendus

La psilocybine fait l’objet d’un intérêt clinique croissant en psychiatrie, avec des essais contrôlés rapportant des améliorations rapides et parfois durables des symptômes dans la dépression (notamment épisodes dépressifs majeurs et formes résistantes), et un champ de recherche en expansion pour d’autres troubles liés au stress et au trauma dans des cadres thérapeutiques encadrés. Parallèlement, de nombreux travaux et retours cliniques chez l’humain rapportent, après une prise, une amélioration subjective de la qualité du sommeil (sommeil perçu comme plus réparateur), même si la physiologie du sommeil reste encore insuffisamment caractérisée. Le projet vise donc à mieux caractériser les effets aigus et long terme de la psilocybine sur l’architecture du sommeil et son homéostasie et identifier les effets cellulaires. Ces résultats pourraient améliorer l’interprétation des effets thérapeutiques rapportés en clinique et contribuer à l’optimisation de stratégies de prise en charge où le sommeil est un déterminant majeur du pronostic et de la résilience psychique.

Procédures

Les contraintes pour les animaux proviennent principalement de : (i) l’implantation d’un dispositif d’enregistrement chez 56 souris, correspondant à une chirurgie unique, qui dure environ 2H , suivie d’une récupération de 4 jours ; (ii) une injection expérimental unique (15s) du psychoactive sur 336 souris au total; (iii) des sessions d’enregistrement du sommeil de 24 h réalisées chez 56 souris réalisé 4 fois à 7 jours d’intervalle ainsi que, pour certains de ces animaux, des privations douces de sommeil limitées à 4 h suivies d’un enregistrement de 2 h post-privation pour étudier comment l’organisme essaye de récupérer 4h de sommeil en moins. Deux tests comportementaux non invasifs seront réalisés chez 56 souris à raison de 3 sessions espacées de 24H minimum pour chacun des tests. Le premier test consiste à mesurer la locomotion et l’anxiété (une durée de 10 minutes et qui sera réalisé deux fois pour étudier les effets de la substance psychoactive avant et après son injection). Le deuxième test étudie seulement l’anxiété, et dure aussi 10 minutes, et sera répété qu’une fois 30 jours après l’administration de la substance psychoactive.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales sont liées à la chirurgie d'implantation (douleur post-opératoire, inconfort lié aux implants, risques d'infection). La psilocybine peut induire des modifications transitoires du comportement (hyperlocomotion, réactivité accrue); la surveillance post-injection est donc renforcée.

Devenir

Le sort prévu pour tous les animaux sont une mise à mort adaptée pour chaque procédure. Les objectifs poursuivis dans cette étude nécessitent des analyses histologiques des tissus cérébraux ainsi que certains enregistrements ex vivo, ce qui oblige à mettre les animaux à mort en fin de procédure.

Remplacement

L’étude cherche à comprendre comment une substance pouvant modifier l’activité cérébrale influence le sommeil dans un organisme entier, et comment ces effets s’accompagnent de changements durables dans certaines régions du cerveau. Ces questions nécessitent d’observer simultanément le sommeil, l’activité, la température et des réponses biologiques intégrées (réseaux cérébraux, interactions entre différents types de cellules), ce qui ne peut pas être reproduit de façon fiable par des méthodes entièrement alternatives. Des approches non animales (cultures cellulaires, organoïdes, modélisation) peuvent aider à explorer certains mécanismes isolés, mais elles ne permettent pas de mesurer l’architecture du sommeil ni ses régulations physiologiques sur plusieurs semaines. L’utilisation d’animaux vivants est donc nécessaire pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le projet est conçu pour utiliser le moins d’animaux possible tout en assurant des résultats robustes. La stratégie repose sur des suivis dans le temps d’un même animal et sur plusieurs types d’expériences quand celles-ci ne sont pas invasives ou que c’est possible en respectant le bien-être des animaux, diminuant ainsi la variabilité statistique.

Raffinement

Toutes les procédures sont organisées pour limiter la douleur, le stress et la durée de contrainte. Une habituation progressive est mise en place (manipulation douce, acclimatation aux conditions d’enregistrement) afin de réduire l’anxiété liée aux manipulations. Pour les animaux nécessitant une chirurgie, l’intervention est réalisée sous anesthésie avec des mesures de prévention de la douleur en utilisant des analgiques avant et après l’opération, et une surveillance post-opératoire renforcée ; une période de récupération est respectée avant les enregistrements. Les périodes de privation de sommeil sont limitées dans le temps et réalisées par des stimulations douces, sans recours à des méthodes aversives, avec un retour rapide à des conditions calmes. Les tests comportementaux sont non invasifs, effectués sur des durées minimales, dans une salle dédiée, avec nettoyage systématique et retour rapide au logement. Des critères d’arrêt anticipé (points limites) et une mise à mort précoce sont prévus en cas de signe de souffrance non contrôlée, afin de garantir le niveau de bien-être maximal compatible avec les objectifs scientifiques.

Choix des espèces

La souris est utilisée car elle constitue un modèle de référence pour l’étude du sommeil : elle présente des états de vigilance bien caractérisés et permet des suivis répétés à l’échelle de plusieurs semaines nécessaires à l’analyse des effets persistants. Enfin, l’espèce murine permet le recours à des outils génétiques et histologiques indispensables aux objectifs du projet. De plus, nous étudierons ces effets sur des souris âgées de 80 jours, là où la maturation du cerveau est finie, et donc le sommeil stabilisé, assurant que les effets que nous allons voir ne peuvent pas être attribués à l’âge.